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L’approvisionnement de la restauration collective contribue-il à la transition agroécologique

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POLICY BRIEF N° 33 JANVIER 2026 La Chaire Unesco Alimentations du monde décloisonne les savoirs sur l’alimentation. La série So What? vise à traduire des résultats de recherche en conclusions lisibles pour l’action.

CLÉS

POINTS

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● Les collectivités territoriales déploient des démarches très hétérogènes pour rendre leurs approvisionnements alimentaires plus durables. Cette diversité traduit différentes visions de la durabilité, allant de critères environnementaux stricts à des approches centrées sur l’ancrage local. ● Dans les cas étudiés, le levier de la restauration collective apparaît marginal dans les processus d’écologisation des pratiques agricoles. ● Ce levier doit s’accompagner d’une réorientation ambitieuse d’autres politiques publiques visant l’écologisation des pratiques et le soutien aux petites et moyennes exploitations, afin de transformer en profondeur les modèles de production dominants.

L’approvisionnement « durable » de la restauration collective contribue-il à la transition agroécologique ? Veronica Bonomelli, chercheuse post-doctorante au CIHEAM-IAMM, UMR MoISA, Montpellier, France.

E

n France, les lois EGalim (2018) et climat et résilience (2021) ont imposé à la restauration collective publique des objectifs chiffrés d’achats d’aliments « durables » et « de qualité ». Ces catégories regroupent des produits dotés de labels aux exigences environnementales très hétérogènes (indications géographiques, label MSC Pêche Durable, Label Rouge, Haute Valeur Environnementale – HVE – agriculture biologique) ainsi que des Les collectivités produits issus d’approvisionnements directs. Dans ce contexte, les collectivités territoriales responsables expérimentent de la restauration collective (RC dans la suite du document) expédifférentes rimentent une grande diversité de stratégies d’approvisionnestratégies ment alternatif. Celles-ci visent à réorganiser les achats des d’approvisionnement cantines en intégrant de nouveaux produits et producteur·ice·s alternatif (agriculteur·ice·s, transformateur·ice·s, groupements de producteur·ice·s, en rupture avec la dépendance historique aux grossistes et aux circuits de distribution classiques) et ambitionnent souvent d’accompagner la transition des systèmes agri-alimentaires. Pour mettre en œuvre ces stratégies, les collectivités associent de plus en plus de nouveaux·elles acteur·ice·s à la gouvernance de leurs approvisionnements, notamment des organisations de développement agricole (ODA) comme les FR CIVAM ou les Chambres d’agriculture. Cet élargissement renforce le lien avec l’offre agricole de proximité et peut conduire à des compromis qui influencent la manière même dont est défini un approvisionnement « durable ». La recherche s’est par ailleurs penchée sur la capacité de la commande publique d’aliments à soutenir des modèles de production plus écologiques. Cette contribution peut être directe, via des critères d’achat intégrés dans les appels d’offres, ou indirecte. En occupant une place privilégiée dans l’agenda politique et médiatique, les cantines - notamment scolaires - peuvent créer une demande nouvelle incitant les producteur·ice·s à adopter des pratiques plus écologiques. Les résultats de ces travaux restent néanmoins controversés.

Avec le soutien de Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture

Chaire Unesco en alimentations du monde France


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