PCC - Septembre 2019

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TENDANCE DES APPAREILS DE PLOMBERIE DE LUXE

MISE AU POINT

NOUVELLE RÉALITÉ des chaudières à condensation

TECHNOLOGIE PROMETTEUSE pour les thermopompes à l’air

Concevoir des réseaux sans eau stagnante

CHAQUE MAISON MÉRITE

LA MEILLEURE KNIGHT DE TOUS LES TEMPS !

Répondre aux besoins de chau age de l’eau de chaque propriétaire demande la meilleure e cacité et la plus grande flexibilité d’installation de l’industrie. C’est pourquoi les plus grands entrepreneurs du monde comptent sur la nouvelle, et encore davantage améliorée, chaudière résidentielle KNIGHT® de Lochinvar. Regroupant 6 modèles de plancher et 7 modèles muraux, les capacités de la chaudière KNIGHT varient maintenant entre 55 000 et 399 999 BTU. Elle intègre une pompe à vitesse variable équipée d’un moteur à commutation électronique (ECM) écoénergétique en équipement standard – tout en pouvant atteindre un rendement thermique de 95 %.

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Éditorial

Nouvelles de l’industrie

Installations de chaudières à condensation multiples maintenant à maturité

Nouvellescaractéristiquesinnovantes,stratégiesdeconceptionettechniques d’installation

Par ROBERT WATERS

Enveloppes de bâtiment étanches

Lestestsd’infiltrométrieoffrentdenouvellesoccasionsauxentrepreneurs

PAR JILLIAN MORGAN

Nouvelle technologie qui pallie les problèmes d’autrefois

Règlesàsuivreettechniquesàapprendreetàutilisercorrectementsurle terrain

PAR IAN MCTEER

Nouveau style de vie

Tendanceaumieux-être,auxtechnologiesdurablesetauxmatériauxnaturels

PAR JILLIAN MORGAN

Norme CSA-B52:18 – Code sur la réfrigération mécanique

Enaoût2019,quelleéditiondelanormeCSAB52s’appliqueauQuébec?

PAR CLAUDE DUMAS, DAVID D-LANDRY, LUCIE LANTHIER

Bâtiment performant à la hauteur de ses athlètes

Unétablissementsportifdeclassemondialequisortdupeloton

PAR RALPH KITTLER

Au fil du courant

Lesmeilleurespratiquespourmaintenirl’écoulementdel’eaudanslesréseaux deplomberie

PAR DAVID DESJARDINS

ÉDITORIAL

Tant à offrir !

Maintenant que les étudiants de tous les niveaux sont retournés sur les bancs d’école et que les entreprises ont repris leur vitesse de croisière après la période estivale, certaines dynamiques refont surface, dont celle de la maind’oeuvre : aussi cruciale pour les premiers concernés, désireux de faire un choix de carrière éclairé et à long terme, que pour les seconds, cherchant des moyens pour sensibiliser la relève à leur secteur d’activité, histoire d’en assurer l’exploitation rentable et la pérennité. Le 13 août dernier, Olivier Schmouker a publié un article intéressant dans Les Affaires à ce sujet, intitulé « Employeurs, corrigez le tir, vite! ».

Par ailleurs, selon le dernier rapport « Postes à pourvoir » de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), au deuxième trimestre de 2019, le Québec demeurerait l’un des endroits au pays où le marché du travail est le plus en ébullition, avec un taux de 3,9 % et 116 000 postes vacants. Le secteur de la construction affiche le second taux de postes vacants le plus élevé (4,8 %), et celui de l’information affiche le taux le plus bas (2,1 %). Comparativement, le taux de postes vacants dans le secteur privé au Canada s’est maintenu à son niveau record pour un quatrième trimestre de suite. À 3,2 %, il représente au total 429 000 postes restés vacants pendant au moins 4 mois, soit 23 000 de plus qu’au deuxième trimestre de 2018.

Le mois de septembre témoigne aussi de la reprise des activités dans plusieurs secteurs. Dans notre industrie, je vous invite à prendre note des événements suivants à venir dans les prochains jours : Batimatech (17 septembre) aux Studios des 7 doigts à Montréal (Nouvelles, page 6); le Sommet Hydronique moderne (19 septembre) à l’International Centre de Mississauga (en anglais); la Conférence canadienne sur l’hydronique (24 et 25 septembre) au Centre de conférences et d’événements d’Ottawa (en anglais); et le congrès Woodrise sur la construction en bois de moyenne hauteur (30 sept. au 4 oct.) au Centre des congrès de Québec.

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Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada (FCP) pour nos activités d’édition.

FIER MEMBRE DE :

En ce qui concerne ce numéro, j’aimerais attirer votre attention sur les percées réalisées dans le domaine des chaudières à condensation multiples (page 12) et des thermopompes à l’air (page 16). Et un message aux étudiants encore indécis : notre industrie a tant à vous offrir !

NOUVELLES DE L’INDUSTRIE

CONFÉRENCE CANADIENNE SUR L’HYDRONIQUE

Les 24 et 25 septembre 2019, les professionnels oeuvrant dans le secteur hydronique sont invités à participer à la Conférence canadienne sur l’hydronique (www.ciph.com/page/chc2019) du Conseil canadien de l’hydronique (CCH) – relevant de l’Institut canadien de plomberie et de chauffage (ICPC) – laquelle se tiendra au Centre de conférences et d’événements d’Ottawa . 20 conférenciers de renom y feront des présentations techniques et administratives (en anglais seulement) pendant les deux jours de l’événement. Près de 50 exposants y présenteront également leurs produits. Le magazine soeur de PCC , HPAC , sera sur place. Deux déjeuners, deux dîners et des collations santé sont inclus dans les frais de 299 $ (plus taxes) par personne. Aux dires de Jean-Claude Rémy ( Uponor ), membre du comité organisateur : « C’est un rendez-vous pour découvrir de nouvelles idées et de nouvelles solutions, ainsi que pour développer vos affaires et accroître vos profits ». Passez le mot !

RÈGLEMENT SUR L’EFFICACITÉ

ÉNERGÉTIQUE – MODIFICATION

Ressources naturelles Canada (RNCan) a annoncé qu’elle modifiera son Règlement sur l’efficacité énergétique (modification 15) le 12 décembre 2019, dans le cadre de son Plan prospectif de la réglementation 2019-2021. Pour les intéressés, cette modification a été publiée dans la partie II de la Gazette du Canada (accompagné d’un Résumé de l’étude d’impact de la réglementation). Il est à noter que les paragraphes 5(4) et (7), 6(1) et (2), et l’article 7 sont déjà en vigueur. Par ailleurs, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a récemment fait savoir que la période de consultation du projet de règlement modifiant le Code de construction par l’insertion du chapitre I.1, Efficacité énergétique du bâtiment, a été prolongée de 45 jours. Les gens ont donc jusqu’au 7 octobre 2019 pour transmettre leurs commentaires en se rendant à la page Projets de règlement en consultation (au www.rbq.gouv. qc.ca). Ils trouveront également à cet endroit un document facilitant la compréhension des modifications apportées au Code national de l’énergie pour les bâtiments – Canada 2015 visant à

répondre aux besoins spécifiques du Québec.

CONSTRUCTION : COTES RENDUES

PUBLIQUES

Depuis le mois de juin, et en conformité avec la Politique d’information sur l’entrepreneur de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), les consommateurs peuvent connaître la cote technique (ainsi que la cote satisfaction) d’une entreprise de construction résidentielle accréditée par Garantie de construction résidentielle (GCR), l’organisme qui administre le Plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs pour l’ensemble du Québec, et qui assure la protection des acheteurs (www.garantiegcr.com). Rappelons qu’en vertu du Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs, une entreprise doit obligatoirement être accréditée par GCR si elle souhaite construire, notamment, une maison unifamiliale, jumelée ou en rangée, ou encore de la copropriété dans un petit bâtiment. Soulignons que l’Association des consommateurs pour la qualité de la construction (ACQC), la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP) et le Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ) appuient la démarche de GCR.

RENDEZ-VOUS AU BATIMATECH 2019

Avec pour thème « L’avenir de l’industrie de la construction aujourd’hui », la quatrième édition de Batimatech se tiendra le 17 septembre prochain aux Studios des 7 doigts à Montréal. Organisé par Sim5 , cet événement d’une journée complète réunit des dizaines d’exposants et de conférenciers (séances pouvant être admissibles à la formation continue). Voici un aperçu des sujets abordés cette année : Mipim – le futur de l’immobilier; la technologie de rupture; s’adapter et intégrer les nouvelles technologies d’ici 2025; la numérisation au service de l’architecte et du manufacturier; la recette du développement durable dans la construction; bâtiment intelligent, ça veut dire quoi; BIM et réalité virtuelle; la coordination à l’ère du numérique chez les entrepreneurs généraux et les entrepreneurs spécialisés. Comme le fait valoir Francis Bissonnette, MBA, président et fondateur de Sim5 : « l’événement Batimatech s’avère une occasion de

réseautage avec les participants, les conférenciers et les représentants d’entreprises du domaine de la construction qui expriment l’importance des technologies et du développement durable dans leurs pratiques d’affaires ». Architectes, ingénieurs, constructeurs, promoteurs, entrepreneurs, investisseurs, développeurs de logiciels, fabricants, chercheurs, concepteurs... y trouveront assurément leur compte.

COPROPRIÉTÉ – CHANGEMENTS À PRÉVOIR

Le dépôt du projet de loi 16 en avril dernier par le gouvernement du Québec vise à réformer le domaine de l’habitation par diverses dispositions législatives relatives à la copropriété divise et à la Régie du logement. Ce projet de loi propose notamment des mesures réformant la gestion de la copropriété, l’inspection de bâtiment, ainsi que les informations à fournir aux acheteurs. Plusieurs organisations en lien avec l’industrie de la construction ainsi que de la gestion de bâtiment ont émis leurs opinions et formulé des recommandations lors du dépôt du projet de loi ou bien lors de consultations ayant eu lieu en mai 2019. Rappelons que l’une des propositions majeures du projet de loi 16 est la mise en place d’une contribution annuelle des copropriétaires au fonds de prévoyance, fixée conformément à une étude établissant les sommes nécessaires pour que ce fonds soit suffisant. Cette proposition abrogerait la règle actuelle exigeant le versement d’au moins 5 % des contributions aux charges communes du syndicat au fonds de prévoyance. En outre, tout immeuble détenu en copropriété divise devra faire l’objet d’un carnet d’entretien tous les cinq ans.

GRANDS PRIX SST – INNOVATION À L’HONNEUR

Orchestrés par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail ( CNESST), les Grands Prix santé et sécurité du travail (SST) reviennent en force cette année, avec un accent sur l’innovation, visant à récompenser des réalisations, des projets tangibles ou des démarches proactives en santé et sécurité du travail. Les prix seront d’abord remis dans toutes les régions du Québec, et les lauréats régionaux se verront ensuite

Quand l’innovation humaine rencontre la précision robotique

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Le chef de file des technologies à condensation

en lice pour le Gala national. Les participants peuvent également s’inscrire dans deux autres catégories : Leader en SST et Éducation à la prévention. Vous vous démarquez comme chef de file dans votre secteur en contribuant, par vos réalisations, à améliorer la situation en matière de santé et de sécurité du travail ? Posez votre candidature d’ici le 26 octobre 2019 au www. grandsprixsst.com/innovation.

PROGRAMME À L’INTENTION DES GESTIONNAIRES DE L’ÉNERGIE

Depuis le 1 er août, et jusqu’au 30 septembre 2019, le Programme à l’intention des gestionnaires de l’énergie accepte les propositions de projet. Ce programme vise à déterminer et à adopter des solutions d’efficacité énergétique en offrant des fonds pour l’embauche de gestionnaires de l’énergie et pour des évaluations énergétiques d’installations industrielles, commerciales et institutionnelles et des parcs de véhicules industriels. Son objectif est de réduire la consommation d’énergie, les coûts d’exploitation et les émissions de gaz à effet de serre. Le programme s’adresse aux petites et moyennes entreprises, municipalités, universités, collèges, écoles, hôpitaux, et certains organismes à but non lucratif. Information au https://www. rncan.gc.ca.

MESSAGES DE L’INDUSTRIE

LOCNEST : UNE SOLUTION POUR LES PROPRIÉTAIRES ET LES LOCATAIRES

Dans un contexte où la demande de logements s’avère plus élevée que l’offre dans plusieurs régions du Québec, locataires en recherche et propriétaires en démarche de location pourraient vouloir profiter des services de Locnest (www.locnest.com), une entreprise montréalaise qui propose une solution attrayante aux deux parties concernées en matière de garantie et de sécurité. D’une part, cette solution peut aider un locataire vulnérable financièrement à assurer sa capacité de paiement et, d’autre part, à assurer au propriétaire que son logement ne

sera pas abîmé ou, le cas échéants, que des fonds seront disponibles pour le remettre en état. Le service de cautionnement de baux résidentiels offert par la firme – qui remplacent les dépôts de garantie, interdits au Québec – protège les propriétaires contre un non-paiement de loyer et permet à des locataires plus à risque de trouver un toit. Locnest protège ainsi la relation propriétaire-locataire tout au long du bail, et également à la fin de celui-ci. En effet, la caution (jusqu’à 5000 $) pourrait être appliquée aux dégâts qu’aurait subis une unité de location. Les frais annuels, payables par les locataires, sont de 8 % du montant de la caution. Une caution de 2000 $, par exemple, coûterait 160 $ par année au locataire.

BOURSE JOCELYNE-MEUNIERDESJARDINS 2019

Étudiante au Centre de formation professionnelle Vision 20-20 de Victoriaville, Sandra Raymond a décroché la bourse Jocelyne-MeunierDesjardins 2019 (de 1000 $), décernée annuellement par la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ) à une étudiante ayant complété au moins 600 heures de cours à temps plein d’un programme menant à l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) en plomberie et chauffage. Cette démarche fait partie du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction de l’organisme. Rappelons que le nom attribué à la bourse se veut un hommage à Jocelyne Meunier-Desjardins, ex-vice-présidente

et actionnaire de Plomberie St-Pie-X de Rimouski, qui fut la première femme à siéger au conseil d’administration de la CMMTQ il y a plus de 30 ans. Sur la photo, Sandra Raymond est entourée de Jean-Marc Lacroix, président de la CMMTQ, et de Manon-Josée D’Auteuil, représentante au conseil d’administration de la région Montérégie.

RBC PROJET ENTREPRISE FAIT

L’ACQUISITION DE SMART RENO

RBC Projet Entreprise inc ., une filiale de la Banque Royale du Canada, a fait l’acquisition de Smart Reno – un joueur majeur dans le marché de la rénovation domiciliaire au Canada – cet été. Actuellement offerte au Québec, en Ontario et en Alberta, la plateforme de Smart Reno met (gratuitement) les consommateurs en relation avec des professionnels de la rénovation qualifiés tout en aidant les entrepreneurs et les ouvriers à faire croître leur entreprise en leur recommandant des clients qualifiés. Selon l’entreprise, les Canadiens dépensent près de 80 milliards dollars par année en rénovations. En plus de cibler le marché en ligne de la mise en relation de consommateurs et de professionnels de la rénovation, Smart Reno a développé un logiciel de gestion des projets de rénovation utilisé par de grands détaillants en rénovation domiciliaire pour gérer leurs services d’installation. Le jumelage client/entrepreneur est optimisé par une plateforme technologique qui repère les meilleurs candidats de la région pour un projet donné, parmi un réseau exclusif formé de milliers de professionnels réputés. Les utilisateurs sont invités à donner des commentaires sur leur expérience avec chaque entrepreneur, et seuls les membres bien notés demeurent actifs dans le réseau.

ICPC – NOUVEAU PRÉSIDENT

Lors de son assemblée générale annuelle de juin dernier, l’Institut canadien de plomberie et de chauffage (ICPC) a procédé à l’élection de son président 2019-2020. C’est ainsi qu’Andrew Dyck (vice-président des ventes chez Barclay Sales ) succède à Allen Taylor, président sortant.

Sandra Raymond (centre), lauréate

Actif au Conseil d’administration depuis 2011, il devient le premier agent de fabricant à en devenir le président depuis que l’Institut a été créé il y a 86 ans. Mentionnons que M. Dyck Andrew a occupé le poste de président régional à deux reprises ainsi que celui de président du Conseil des agents de l’ICPC. Il oeuvre dans l’industrie depuis plus de 30 ans.

NOWA : NOUVEL OUTIL POUR LES INSTALLATEURS

Le système proactif de contrôle des fuites d’eau Nowa de la compagnie Inflotrolix offre maintenant un nouvel

outil de soutien technique aux installateurs. Ces derniers n’ont qu’à s’enregistrer pour avoir accès à toute la documentation et les guides pratiques pour configurer le système. Nowa a également actualisé son image pour mieux refléter ses valeurs et faciliter la navigation.

PREMIÈRE TECHNOLOGIE D’IA POUR BÂTIMENTS AUTONOMES

L’entreprise BrainBox AI a récemment dévoilé une technologie unique mettant à profit l’apprentissage profond, l’infonuagique et divers algorithmes pour propulser le fonctionnement autonome en continu des bâtiments. Aux dires de la firme de gestion éner-

gétique créée en 2017 à Montréal, sa technologie permet de réduire les coûts énergétiques des bâtiments de 25 à 35 % et leur empreinte carbone de 20 à 40 %. En proposant la toute première technologie d’intelligence artificielle (IA) pour les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) des bâtiments, BrainBox AI prétend redéfinir l’automatisation des bâtiments et se positionner aux premières lignes de la révolution écologique dans le secteur de l’immobilier commercial. La solution proposée tire parti de l’intelligence artificielle pour prévoir la consommation énergétique d’un bâtiment, et elle permet aux systèmes de CVC de fonctionner de manière autonome, en temps réel, réalisant d’importantes économies d’énergie et de coûts, réduisant l’empreinte carbone et améliorant le confort des occupants, et ce, en moins de trois mois selon la compagnie.

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Andrew Dyck
Redéfinit l’automatisation des bâtiments

NO UVEAU PRÉSIDENT CHEZ GROUPE MASTER

Le distributeur de produits de CVC/R Groupe Master a annoncé avoir confié la présidence de l’entreprise à Neil Stuart McDougall le 1 er juillet dernier. Le PDG, Louis St-Laurent, a indiqué qu’il agirait désormais comme chef de la direction et jouerait un rôle d’ambassadeur, visant à se rapprocher des employés, des

clients et des fournisseurs. Quant à M. Mc Dougall, son mandat inclura la poursuite de la progression de l’entreprise, entre autres en sol américain, ainsi que sur les marchés ontariens et ouest-canadiens en croissance. Détenteur d’une maîtrise en administration des affaires et d’un diplôme en ingénierie, il occupait précédemment le poste de vice-président chez Johnson Controls Le nouveau président a dit accepter ce rôle au sein de l’équipe avec beaucoup d’enthousiasme.

STELPRO : P.-Y. MARTIN À LA HAUTE DIRECTION

Le fabricant de solutions de chauffage intégrées Stelpro est heureux d’annoncer la promotion de Pierre-Yves Martin au poste de viceprésident, Ventes et développement en date du 22 juillet. Dans le cadre de ses fonctions, il sera notamment appelé à définir et à déployer des stratégies visant le développement des ventes et des affaires, afin

et

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d’assurer la croissance continue de l’entreprise. M. Martin occupait le poste de directeur national des ventes au sein de l’équipe Stelpro depuis un an. Il cumule une expérience à la direction de plus de 10 ans dans le domaine des ventes et du développement dans diverses industries.

NOUVELLE DIRIGEANTE DU RÉSEAU ENVIRONNEMENT

Constituant le plus important regroupement de spécialistes en environnement au Québec, Réseau Environnement est dirigé par M e Christiane Pelchat depuis le printemps, en remplacement de Jean Lacroix. La présidente du conseil d’administration, Karine Boies, a salué les habiletés de gestionnaire, les connaissances en politique publique et les qualités de leader de la nouvelle PDG, lesquelles pourront avantageusement être mises au profit de l’association. Avocate de formation, Mme Pelchat a travaillé au sein de nombreux organismes québécois et internationaux.

Outils
Étaux Pour Tuyaux Depuis 1896
Neil McDougall
Pierre-Yves Martin
Christiane Pelchat

Ne prenez pas de risques sur vos installations d’évacuation

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des gaz de combustion

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Installations de chaudières à condensation multiples maintenant à maturité

Nouvelles caractéristiques innovantes, stratégies de conception et techniques d’installation

Les installations de chaudières à condensation multiples fournissent désormais de la chaleur à d’innombrables bâtiments par l’intermédiaire de systèmes de chauffage hydronique fiables, efficaces et intégrés. Cela n’a pas toujours été le cas.

Il a fallu près de 20 ans aux chaudières à condensation pour acquérir la part de marché et l’accueil dont elles bénéficient aujourd’hui. De nombreuses difficultés ont dû être surmontées, notamment des problèmes de fiabilité des produits, d’interface de commande, ainsi que des dynamiques de tuyauterie, de ventilation et de condensation. Il y a eu également une longue période d’apprentissage pour les ingénieurs de spécifications et les installateurs. Le marché a réagi en proposant une vaste gamme de nouveaux produits dotés de nombreuses caractéristiques innovantes pour résoudre les problèmes originaux. De nouvelles stratégies de conception et techniques d’installation sont couramment utilisées pour simplifier les projets. Si tous les problèmes n’ont pas disparu, on peut néanmoins affirmer que de façon générale, le marché des

chaudières à condensation multiples a atteint son niveau de maturité. Cet article se concentre sur certaines des tendances récentes qui ont émergé avec ces produits. Plusieurs vétérans de l’industrie des chaudières – qui sont en poste depuis le début de l’industrie des chaudières à condensation – y ont ajouté leur point de vue, fournissant ainsi des informations précieuses sur les tendances de l’industrie sur le marché canadien.

QU’EST QUI A CHANGÉ ?

Pour comprendre la popularité de ces nouveaux produits, il est important d’examiner les anciennes installations de chaudières et leur fonctionnement. De nombreux anciens modèles d’installations renfermaient une ou deux grosses chaudières à combustion ou atmosphériques. Ces chaudières comportaient généralement un volume d’eau élevé, fonctionnaient à un débit constant et à des températures élevées constantes (généralement entre 180 et 200 °F), et elles répondaient à une commande unique du point de consigne.

Les nouvelles installations de chaudières modernes regroupant des chaudières à condensation multiples

sont construites et fonctionnent très différemment, offrant ainsi de nombreux avantages.

Fonctionnement plus efficace – Dans la plupart des régions, les conditions nominales prévalent dans moins de 5% de la saison de chauffage. Plusieurs petites chaudières sont en mesure de répondre plus précisément à la charge de chauffage plus légère pendant les saisons intermédiaires. Les petites chaudières équipées de brûleurs à modulation fonctionneront pendant de longs cycles, éliminant ainsi de nombreux cycles inutiles de brûleurs. Une chaudière à condensation moderne présente également l’avantage d’être plus efficace en raison d’un effet de condensation accru par fonctionnement à charge partielle.

Réduction de la charge du bâtiment –Le rendement des grosses chaudières sans condensation dégringole lorsque le cycle de fonctionnement passe sous les 35 %. La plupart des chaudières à condensation affichent un ratio de modulation d’au moins 5:1, et fonctionnent très efficacement à de faibles taux de combustion. Lorsqu’une installation cumule plusieurs chaudières, elle a la capacité de s’adapter précisément la charge, et ce, dans toutes

Installation de chaudières comportant trois chaudières à condensation murales et un réservoir d’eau chaude domestique
Installation de chaudières comportant quatre chaudières à condensation murales et un collecteur à faible perte
FIGURE 1
FIGURE 2

les conditions. Par exemple, si une chaudière peut moduler de 150 000 à 30 000 Btu/h, quatre chaudières de ce type pourraient générer autant que 600 000 Btu/h et aussi peu que 30 000 Btu/h, permettant à l’installation de bénéficier d’un ratio de modulation de 20:1.

Redondance – Les installations de chaudières à condensation multiples se composent généralement de deux à quatre chaudières murales ou de plancher. Si l’une de ces chaudières tombe en panne, les autres chaudières de l’installation généreront presque toujours une capacité suffisante pour répondre à la charge de chauffage du bâtiment.

Accès plus aisé à la salle mécanique – De nombreux projets de rénovation ne permettre pas d’ajouter une grosse chaudière dans une chaufferie existante en raison de l’espace limité dans le bâtiment. En outre, les portes sont rarement assez larges pour laisser passer un tel équipement. Dans le cas de salles mécaniques en terrasse, une nouvelle chaudière devra possiblement être déplacée dans l’ascenseur. Ces deux contraintes de construction signifient qu’une installation avec des chaudières modulaires plus petites s’avère nécessaire. Des chaudières à condensation préfabriquées plus petites peuvent être utilisées dans les bâtiments commerciaux au lieu d’y introduire des sections en fonte et de construire la chaudière en place.

léger surplus sur les secondes. Cela a considérablement contribué à accroître la popularité des produits à condensation. Un fabricant a déclaré que « tout le monde veut des produits à condensation maintenant, même si l’application visée ne requiert pas une unité de condensation à basse température ».

COMBIEN DE CHAUDIÈRES ?

Les installations de chaudières à condensation multiples comportent généralement entre deux et quatre

sur place. Ils garantissent également que tous les composants requis sont inclus dans le système et que rien n’a été oublié.

Certains entrepreneurs ne réalisent pas pleinement la valeur de leur temps, et continuent de construire des systèmes sur place. Un fabricant m’a dit que ces systèmes préfabriqués étaient utilisés dans environ 50 % de leurs projets. Un autre a déclaré qu’il s’était rendu compte que ces systèmes étaient principalement utilisés là où la main-d’œuvre d’installation qualifiée était rare, comme dans les régions éloignées du Nord.

« Si une chaudière peut moduler de 150 000 à 30 000 Btu/h, quatre chaudières de ce type pourraient générer autant que 600 000 Btu/h et aussi peu que 30 000 Btu/h, permettant à l’installation de bénéficier d’un ratio de modulation de 20:1. »

À mesure que les entrepreneurs découvriront les avantages des économies de temps réalisées et des erreurs d’installation évitées, je pense que les systèmes préfabriqués se verront de plus en plus.

RÉSEAU DE VENTILATION

Réduction de l’espace – Les chaudières à condensation ont une taille réduite en raison de leurs échangeurs de chaleur compacts et de leur volume d’eau réduit. Cela signifie que de la surface de plancher peut souvent être libérée dans la salle mécanique, en particulier lorsque des chaudières murales sont utilisées.

Maintenant que de nombreux propriétaires d’immeubles et ingénieurs reconnaissent les avantages que procurent les chaudières à condensation multiples, plusieurs tendances se sont dessinées sur ce marché. L’une des plus encourageantes est certainement que leur coût ne figure plus comme un obstacle majeur à leur utilisation.

Au début des années 2000, les chaudières à condensation coûtaient souvent le double de celles sans condensation. Désormais, les premières n’affichent souvent qu’un

chaudières. La quantité de Btu/h requise détermine généralement le nombre de chaudières et souvent leur type (mural ou de plancher). Normalement, lorsque les charges requises se révèlent moins imposantes, deux à quatre chaudières murales suffisent. Lorsque les charges excèdent la capacité de quatre chaudières murales, on utilise généralement deux ou trois chaudières de plancher.

Dans les cas de modernisation d’équipement, une grosse chaudière pourra généralement être remplacée par deux chaudières, chacune dimensionnée pour fournir 66 % de la charge. Ainsi, chacune des chaudières générera une capacité suffisante pour fournir la majeure partie de la charge si l’une ou l’autre devenait hors service. Pour les installations existantes comportant deux chaudières, il sera courant d’opter pour trois chaudières.

SYSTÈMES PRÉFABRIQUÉS

Au cours des dernières années, les fabricants de chaudières ont commencé à produire des ensembles préfabriqués et de la tuyauterie pour les chaudières à condensation multiples. Ces systèmes réduisent de façon considérable le travail des entrepreneurs comparativement à la construction de systèmes

L’utilisation d’un réseau de ventilation commun constitue une autre tendance en pleine croissance des installations de chaudières à condensation multiples, tant neuves que de remplacement. Dans les nouvelles installations, l’architecte cherche souvent à faire le moins de trous possible dans le bâtiment. Dans les installations existantes, l’ancienne cheminée sera souvent utilisée comme accès pour le nouveau réseau de ventilation. Un réseau de ventilation commun permet l’utilisation d’un seul tuyau d’évacuation. Les fabricants de chaudières ne fournissent généralement pas l’équipement de ventilation, mais ils stipulent des exigences de ventilation spécifiques qui doivent être respectées. C’est le fournisseur de l’équipement de ventilation qui s’occupera de la conception du réseau de ventilation.

Le réseau de ventilation commun ne fait toutefois pas l’unanimité en matière de choix. Par exemple, un fabricant a indiqué que « chaque chaudière serait plus heureuse d’être ventilée individuellement ». Ce commentaire repose sur le ratio de modulation élevé des installations de chaudières à condensation multiples, lequel peut constituer un défi pour un réseau de ventilation unique. Néanmoins, compte tenu des demandes des architectes et des difficultés à trouver un emplacement d’évacuation dans les projets de rénovation, il est justifié de prétendre que la ventilation commune

CHAUDIÈRES

deviendra de plus en plus populaire dans les installations de chaudières à condensation multiples.

À mesure que de tels systèmes seront installés, j’ai confiance que les fabricants de réseaux de ventilation surmonteront les défis actuels.

COMMANDES INTÉGRÉES

La façon de commander les installations de chaudières à condensation multiples a changé considérablement. Au début, les commandes de ces installations s’avéraient compliquées, et un entrepreneur spécialisé dans les commandes devait souvent être embauché. Les fournisseurs de systèmes de gestion d’immeuble (SGI) ont changé la donne en disant à tout le monde qu’ils pouvaient tout contrôler, y compris les chaudières. Les entreprises de SGI souhaitaient simplement avoir une commande de chaudière de base, et ils feraient le reste.

Comme il n’est pas facile de commander efficacement plusieurs chaudières avec des brûleurs à modulation, ces premiers systèmes n’ont pas toujours fonctionné aussi bien que prévu. Les chaudières finissaient souvent par être allumées et éteintes comme des interrupteurs d’éclairage, ce qui compromettait l’efficacité de l’installation et créait des problèmes d’entretien des chaudières.

Aujourd’hui, la situation a considérablement changé, maintenant que les fabricants de chaudières fournissent leurs propres commandes de chaudière intégrées, lesquelles s’avèrent simples et faciles à utiliser. Ces commandes intègrent désormais généra -

lement le contrôle de l’installation de chaudières, gérant la modulation des brûleurs ainsi que la mise en marche et la rotation des chaudières.

L’installation de chaudières interface donc désormais avec le SGI via BACnet, Modbus ou un protocole de communication similaire. Cette situation offre le meilleur des deux mondes, car la chaudière peut fonctionner de la manière la plus efficace possible, tout en fournissant au SGI les informations et l’influence requises. Le SGI peut obtenir des renseignements tels que l’état de la chaudière et de la pompe, et il peut gérer la quantité de chaleur générée en indiquant à l’installation de chaudières quelle température est requise pour l’alimentation principale du bâtiment.

Bien que des progrès considérables aient été réalisés avec les installations de chaudières à condensation multiples au cours des 20 dernières années, il subsiste des domaines dans lesquels des problèmes courants se posent encore. Les préoccupations relatives à la ventilation sont encore courantes, chaque projet comportant ses propres exigences.

DÉFIS PERSISTANTS

La ventilation à travers le mur s’avère souvent le premier choix des projets, mais cette option n’est pas toujours la meilleure. Avec les basses températures des gaz de combustion des chaudières à condensation, le panache de gaz de combustion provenant d’une installation de chaudières à condensation d’importance peut causer des dégâts considérables sur le côté des bâtiments. En outre, perdre la vue

d’une fenêtre à cause d’un panache de gaz de combustion n’est pas très populaire auprès des occupants d’un immeuble. L’accumulation de glace peut aussi constituer une source de préoccupation dans de nombreuses régions froides du Canada.

Alors que les réseaux de ventilation communs deviennent de plus en plus populaires, obtenir toutes les pièces appropriées auprès des fabricants de réseaux de ventilation peut ne pas être évident. Comme l’a souligné un fabricant de chaudières, « la ventilation s’avère souvent la partie du projet qui ne concerne personne – c’est parfois une réflexion après coup ».

Un autre problème qui se pose de plus en plus souvent concerne l’approvisionnement en gaz naturel. Les installations de chaudières à condensation multiples fonctionnent maintenant avec des ratios de modulation très élevés, de l’ordre de 20:1. La nouvelle technologie de brûleur à modulation se révèle plus sensible aux problèmes d’approvisionnement en gaz que les équipements atmosphériques d’autrefois.

Les installations de chaudières à condensation multiples rencontrent souvent un problème d’alimentation en gaz irrégulier, en provenance du compteur et du régulateur de la chaudière. Cela occasionne des problèmes de brûleur, car l’alimentation en gaz ne répond pas correctement à la demande changeante, et souvent très faible, des brûleurs à modulation. Ce problème s’avère souvent difficile à diagnostiquer, car le doigt se tourne d’abord vers la chaudière.

Ces nouvelles installations constituent néanmoins des systèmes de chauffage efficaces, fiables et intégrés dans un grand nombre de bâtiments au Canada. S’ils ne conviennent pas parfaitement à tous les bâtiments, ils continueront de dominer le marché des chaudières commerciales en fournissant la consommation d’énergie réduite requise pour les bâtiments écologiques d’aujourd’hui et de demain.

■ Robert Waters est président de Solar Water Services inc., qui offre des services de formation et de soutien à l’industrie hydronique. Technologue en génie mécanique diplômé du collège Humber, M. Waters cumule plus de 30 ans d’expérience dans l’industrie du chauffage hydronique et solaire de l’eau.

Installation de chaudières avec réseaux de ventilation et d’alimentation en air de combustion communs
Figure 3 : gracieuseté de Navien
FIGURE 3

Enveloppes de bâtiment étanches

Les tests d’infiltrométrie offrent de nouvelles occasions aux entrepreneurs

Qu’il s’agisse d’un projet de nouvelle construction ou de rénovation, l’étanchéité à l’air ne constitue pas un acquis. Le repérage des fuites d’air dans une maison ou un bâtiment commercial peut permettre d’économiser de l’énergie et améliorer le confort des occupants. Le boom des bâtiments écologiques a rendu la construction de structures étanches à l’air essentielle.

Chad Deschenes, inspecteur en chef et propriétaire de la firme albertaine CHP Inspections & Consulting Services* explique que cette tendance a eu comme résultat d’augmenter les besoins pour des services tels que les tests d’infiltrométrie et la thermographie. « Tout le monde veut y participer. C’est comme la nouvelle ruée vers l’or », dit-il. Néanmoins, des tests de qualité nécessitent une expertise et une formation précises.

dans des villes canadiennes telles que Vancouver, qui requièrent des audits énergétiques lors des projets de rénovation de bâtiments existants, précise M. Deschenes.

« De plus en plus, avec la venue des bâtiments étanches, nous sommes confrontés à des problématiques telles que le manque d’efficacité énergétique et l’infiltration d’air. Ces situations entraînent des problèmes environnementaux tels que la moisissure dans les bâtiments, en particulier ceux qui sont situés dans des régions au climat plus froid, fait valoir M. Deschenes. Comme les problèmes sont davantage présents à ces endroits, les gouvernements provinciaux ou fédéral s’y concentrent davantage. »

« Les tests d’infiltrométrie sur l’enveloppe du bâtiment servent à évaluer à quel point un bâtiment est étanche. »

Ainsi, M. Deschène déplore le côté négatif de la popularité des tests d’infiltrométrie. « Étant donné la demande, plusieurs entrepreneurs s’improvisent spécialistes dans le domaine, et ce, sans avoir suivi la formation requise – du fait que ces tests ne doivent actuellement répondre à aucune exigence, affirmet-il. Il n’y a pas de loi qui encadre la formation et la certification des professionnels oeuvrant en infiltrométrie et en thermographie. » Il ajoute qu’un entrepreneur ne peut pas simplement acheter l’équipement requis et effectuer les tests. Il doit connaître et appliquer les procédures appropriées.

INFILTROMÉTRIE

Le regain d’intérêt pour les tests d’infiltrométrie – lesquels utilisent un ventilateur spécialisé pour dépressuriser une structure afin de localiser les fuites d’air – est en grande partie attribuable aux codes du bâtiment

Les tests d’infiltrométrie sur l’enveloppe du bâtiment servent à évaluer à quel point un bâtiment est étanche. Les infiltrations d’air seront calculées en nombre de renouvellements par heure, indique M. Deschenes. Il existe deux types de tests : l’audit énergétique et l’enveloppe du bâtiment. Le premier consiste à tester une structure au cours d’une journée typique, tandis que le second peut nécessiter entre un et trois jours de préparation. « Une fois les étapes de préparation complétées, et avant de démarrer le test, vous devez fermer TOUS les systèmes de ventilation et vous assurer que toutes les mesures sont prises, commente-t-il. Cela inclut que plusieurs personnes doivent se poster aux portes pour garantir qu’elles ne sont pas ouvertes pendant le test. Selon la configuration et l’emplacement du bâtiment, vous devrez peut-être louer du matériel pour vous rendre dans certaines zones inaccessibles. Tout l’équipement et les harnais de sécurité pertinents sont requis. Si tous les projets doivent être abordés avec la même rigueur, la réalisation de chacun demandera plus

Équipement pour réaliser un test d’infiltrométrie dans une porte

ou moins d’effort selon la nature du chantier. »

THERMOGRAPHIE

Pour M. Deschenes, la thermographie se révèle une technologie essentielle lors de l’inspection d’une enveloppe de bâtiment. « Beaucoup d’entrepreneurs visent la construction de bâtiments très étanches. Néanmoins, si cet objectif n’est pas entièrement atteint, comment savoir où se situe l’erreur? Réponse : avec la thermographie. » À l’aide d’une caméra thermique, l’équipe est à même de localiser les inefficacités énergétiques ou les défauts dans la propriété, et suggérer des actions pour remédier à la situation.

* Exerçant ses activités dans l’Ouest du pays (Alberta et Colombie-Britannique), CHP Inspections & Consulting Services est spécialisée dans les bâtiments commerciaux et les projets résidentiels particuliers. L’entreprise se démarque par la formation qu’elle offre à son personnel, selon le principe suivant de son propriétaire : « Comme notre travail a une répercussion sur la qualité de vie des gens, nous tenons à nous assurer que les bons gestes sont posés à tous les coups! ».

Nouvelle technologie qui pallie les problèmes d’autrefois

Règles à suivre et techniques à apprendre et à utiliser correctement sur le terrain

Nous avons sans doute tous été vraiment déçus par quelque chose au moins une fois dans notre vie : peut-être un nouveau véhicule de service prometteur qui a passé plus de temps au garage que sur la route; peut-être une nouvelle compagnie de services apparemment géniale pour laquelle la politique « toutes les fins de semaine de congé » n’était que de belles paroles; etc. Les déceptions – défendent les psychologues, les accompagnateurs en développement et les penseurs inspirants – «n’arrivent pas dans notre vie pour nous détruire, mais bien pour nous renforcer ». Ma déception à moi, ce sont les thermopompes à l’air (TA).

J’étais pâmé sur les TA : « Hé, trois watts de chaleur pour chaque watt d’électricité »! Qu’est-ce qui est venu étouffer mon enthousiasme initial? Pourquoi ai-je commencé à me sentir viscéralement déçu par les thermopompes?

Cela a commencé au milieu des années 1980, quand un partenaire et moi avons créé une compagnie de sous-traitance. La première vocation de notre petite entreprise était de vendre des TA. Nous avons choisi une marque haut de gamme, avons suivi de nombreux cours techniques et de commercialisation, et n’avons jamais manqué une occasion de vendre une thermopompe. Il s’est avéré que de telles occasions se présentaient plutôt rarement.

Les informations sur les ventes qui circulaient à l’époque tenaient un discours que je qualifierais de « très loin de la réalité ». Le tableau de la Figure1 suggère que l’ajout d’une thermopompe à une fournaise au propane d’un rendement annuel (AFUE) de 55% pourrait s’avérer un choix judicieux. Foutaise!

L’astérisque dans le tableau fait remarquer que le rendement d’une fournaise à efficacité standard jumelée avec une thermopompe air-air varie en fonction de la température extérieure. Les estimations correspondent au climat du sud de l’Ontario.

Les données météorologiques compilées par Lennox pour les villes américaines et certaines villes canadiennes ont fourni des données plus convaincantes quant au fonctionnement d’une thermopompe à l’air dans notre climat froid. Le tableau de Lennox indique le nombre d’heures moyen où chaque ville est susceptible de connaître une température donnée. Par exemple, le temps moyen où Toronto pourrait connaître des températures entre -3,8°C (25 °F) et 15,5 °C (60 °F) est de 4691 heures, soit une bonne partie de l’hiver.

Il s’agit de conditions météorologiques optimales pour une TA, car tout système correctement conçu et installé peut facilement avoir un point d’équilibre égal ou inférieur à -3,8 °C (25°F). Il ne s’agit pas d’heures de charge, mais d’heures de chauffage poten -

tielles pour une TA. Pour Montréal, ce chiffre passe à 4307 heures pour cette même plage de températures. De ce fait, l’installation de thermopompes à l’air au Québec – jumelées à un chauffage d’appoint électrique ou au mazout – a été encouragée par des incitatifs financiers gouvernementaux pendant de nombreuses années.

DÉBUT DE

LA DÉCEPTION

Un programme incitatif du gouvernement fédéral encourageant les propriétaires à convertir leurs systèmes de chauffage au mazout semblait être l’occasion idéale d’introduire davantage de TA sur le marché. Cependant, comme le gaz naturel était devenu le carburant de prédilection dans plusieurs grandes villes, lorsque l’occasion de vendre une thermopompe se présentait, plusieurs clients étaient rebutés par le prix. Certains ont notamment déclaré : « Les devis que j’ai obtenus d’autres entrepreneurs sont non seulement moins chers, mais aucun d’entre eux ne recommande de rénover les conduits », comme si nous essayions de vendre du travail supplémentaire. La vente de thermopompes ne fonctionnait pas pour nous et, quand j’y repense, cette déception a peut-être été une bénédiction déguisée.

Ensuite, notre fabricant de TA haut de gamme a décidé de quitter le secteur du CVC du jour au lendemain. Ce fabricant était en train de mettre au point une thermopompe à l’air « nor-

dique » intégrant une nouvelle technologie révolutionnaire. Cependant, l’unité avait la mauvaise habitude de pomper le frigorigène pendant le dégivrage. Un manostat basse pression à réinitialisation manuelle arrêtait le fonctionnement du compresseur, occasionnant un ou plusieurs appels pour service d’entretien.

Pour ajouter au malheur, si l’unité fonctionnait au-dessus du point d’équilibre au moment du blocage du compresseur, le chauffage auxiliaire ne prenait pas automatiquement le relais. Les propriétaires frustrés devaient alors passer manuellement en mode « chauffage d’urgence », permettant uniquement à la fournaise d’appoint de fonctionner. En fin de compte, ne disposant pas de solution au problème de pompage, ni d’assistance de l’usine, ces déceptions ont éteint mon enthousiasme. Je n’ai plus jamais installé une autre thermopompe à l’air chez un consommateur résidentiel.

Malgré mon manque de succès commercial avec les TA, certaines unités installées par d’autres entrepreneurs en mécanique fonctionnaient bien lorsque toutes les règles (y compris l’entretien) étaient suivies. J’ai effectué l’entretien sur des TA en service depuis 25 ans et plus, lesquelles ont assurément fait économiser de nombreux Btu à des propriétaires satisfaits.

Pourquoi la majorité des TA installées dans la même période ne fournissaient-elles pas cette même valeur et ne procuraient-elles pas ce même confort? Dans les installations problématiques, le blâme revient souvent, en partie, aux fabricants, aux entrepreneurs (j’ai eu ma part de responsabilité) et aux propriétaires.

FABRICANTS : À QUOI AVEZ-VOUS PENSÉ ?

1. Efficacité – Il ne fait aucun doute que les thermopompes à l’air classiques fonctionnent parfaitement bien dans les climats hivernaux moins rigoureux. La région climatique IV de l’AHRI (voir Figure2, page 19 ) s’avère la référence pour établir le coefficient de performance de la saison de chauffage (CPSC) pour toutes les thermopompes vendues en Amérique du Nord. Bien que la régionV (la majeure partie du

FIGURE 1 - Comparaison des coûts énergétiques

GAZ NATUREL

Rendement standard (55 %)

Rend. st. (55 %) avec TA à haute eff.*

Rend. moyen, sans condensation (80 %)

Haut rend., avec condensation (92 %)

$ par m3

Ultra haut rend., avec condensation (96 %)

PROPANE

Rendement standard (55 %)

Rend. st. (55 %) avec TA à haute eff.*

Rend. moyen, sans condensation (80 %)

Haut rend., avec condensation (92 %)

Ultra haut rend., avec condensation (96 %)

MAZOUT

Rendement standard (50 %)

Rend. st. (50 %) avec TA à haute eff.*

Rend. moyen, sans condensation (80 %)

$ par l

$ par l

Rend. moyen, sans cond. (80 %) et TA haute eff.

Canada) offre de nombreuses bonnes heures de chauffage à une TA, des facteurs de complexité – tels que des chutes de neige abondantes, des périodes de dégel fréquentes, de faibles élévations de température – viennent augmemter le défi de rendement des équipements, et n’ont jamais été abordés de manière adéquate jusqu’à tout récemment.

2. Faible élévation de température –Même lorsque l’équipement fonctionnait parfaitement, l’air sortant des registres était ressenti comme frais; pas froid, mais frais. Les TA chauffent généralement de l’air entre -6 et -1 °C (20 à 30 °F). La température de l’air sortant des registres à l’intérieur dépasse rarement 41°C (105 °F) selon mon expérience. Ensuite, pendant le dégivrage, si la fonction « chauffage d’appoint pendant le dégivrage» n’a pas été activée, de l’air plus froid sera acheminé dans le réseau. Bien que l’air généré par les thermopompes à l’air autonomes était suffisamment chaud pour chauffer la maison, il n’était tout simplement pas assez confortable pour les occupants. Résultat : les thermostats étaient constamment tripotés. Les thermostats modernes comportent un retardateur intégré délibérément destiné à frustrer les tripoteux. Les propriétaires inconfortables se

par m3

494

607

0,599 $ par l

058

083

631

227

758

0,799 $ par l

570

249

714

857

0,849 $ par l

493 48 803

remettent à utiliser des appareils de chauffage d’appoint, éliminant tous gains d’efficacité du système, et ils se plaignent évidemment très fort de la situation.

3. Commandes de dégivrage – Certaines des premières thermopompes à l’air que j’ai vues sur le terrain ne possédaient qu’un manostat connecté à un tube de détection en cuivre situé à l’intérieur du serpentin extérieur, juste en dessous de la rangée supérieure de tubes. Ce tube de détection se remplissait d’herbe coupée, de saleté, d’insectes et de glace, empêchant le manostat de déclencher la vanne d’inversion. Les unités extérieures gelaient comme des blocs de glace. Plus tard, des commandes actionnées selon un différenciel de temps et/ou de température ont été utilisées. Presque universellement, ce type de commande de dégivrage déclenchait un dégivrage programmé toutes les 30 minutes, que du dégivrage ait été nécessaire ou non. Cette opération mettait le système en mode refroidissement et déclenchait un appel de chaleur de la source auxiliaire, afin de maintenir la température de l’air acheminé dans les locaux. Les commandes de dégivrage réagissant au contrôle s’avéraient inutiles dans un climat nordique. La situation ne s’est améliorée que dans les années

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Consultez les articles antérieurs de Ian Mc Teer au PCCMAG.CA dans la section ÉDITIONS PRÉCÉDENTES.

THERMOPOMPES

POINTS À CONSIDÉRER LORS DE L’INSTALLATION

1 2 3 4 5 6

1 Avons-nous besoin de nous inquiéter? Parfois, les nouvelles technologies conduisent à des raccourcis d’installation inacceptables. En voici un exemple : une installation de TA-CF dont toute la tuyauterie (y compris un boîtier de dérivation) est installée à l’extérieur du bâtiment. Une partie de la chaleur sera perdue, peut-être pas assez pour s’inquiéter, mais les niveaux de rendement annoncés ne seront probablement pas atteints.

2 Idéalement, la tuyauterie et les accessoires devraient être installés à l’intérieur (pour réduire les pertes de chaleur). Je peux cependant comprendre qu’un propriétaire ne veuille pas voir de tuyaux et autres composants sur les murs intérieurs de sa résidence s’il n’entend pas effectuer de rénovations.

3 La tuyauterie peut souvent être camouflée par des conduits en PVC à l’intérieur de la maison.

4 De l’eau qui dégoutte est l’ennemi juré de toutes les thermopompes, y compris les modèles TA-CF.

5 Cette thermopompe à convertisseur complètement givrée (probablement un modèle TA-CF), a été transformé en bonhomme de neige par un rigolo (source : LinkedIn).

6 Les filtres à air et les serpentins (intérieurs et extérieurs) doivent être maintenus propres. Ne pas oublier les ailettes de la soufflante.

1980, quand un fabricant a mis au point des commandes de dégivrage réagissant à la demande. Ai-je déjà mentionné que le dégivrage n’est PAS un problème pour les thermopompes géothermiques?

4. Formation technique et commerciale des entrepreneurs – Plusieurs joueurs majeurs tels que Carrier, Lennox, General Electric (devenu Trane ) et Westinghouse Electric proposaient une formation complète aux revendeurs intéressés par les thermopompes. Cependant, en considérant tous les acteurs du marché émergent des TA, il n’y avait pas assez de formation de qualité. Il y avait beaucoup plus d’« exubérance » et de propagande qu’autre chose. Même les cours techniques étaient assurés par des vendeurs. Pourtant, nul doute que la vente et l’installation de ce type d’équipement dans notre climat froid nécessitent une approche bien conçue, articulée par des installateurs et des techniciens dûment formés.

ENTREPRENEURS : TROP D’ERREURS !

J’ai dit que j’avais vu plusieurs des premières installations de TA fonctionner à la satisfaction des utilisateurs. Néanmoins, en tant que technicien et représentant de service, j’ai tenté de corriger beaucoup de systèmes installés en dehors des règles de l’art. Par exemple :

1. De nombreux entrepreneurs dimensionnaient mal leur thermopompe. Sans calcul de la charge, il est impossible de savoir si le système de traitement d’air existant convient à une unité donnée ni de déterminer le point d’équilibre avec précision.

2. J’ai de nombreuses fois été confronté à un débit d’air intérieur inadéquat et une mauvaise répartition de l’air. Les thermopompes nécessitent généralement un débit d’air supérieur à celui d’une unité de refroidissement directe (450 pi³/min/tonne). Une TA jumelée à un système de traitement d’air à chauffage électrique nécessite plus d’air qu’une unité de refroidissement directe. Ces règles ont souvent empêché la réalisation de projets de rénovation avec cet équipement. Seule une nouvelle installation technique ou un projet de rénovation complet pouvaient donner des résultats satisfaisants avec les premières thermopompes à l’air.

3. Des serpentins intérieurs de dimensions incompatibles avec de minuscules plénums installés sur des fournaises ne pouvant pas fonctionner de manière statique ont trop souvent endommagé les compresseurs, lesquels s’avéraient très difficiles à réparer en hiver.

4. Il est préférable d’installer les termopompes à l’air pendant les mois chauds. Les procédures d’évacuation, de déshydratation et de chargement peuvent alors être complétées avec une plus grande précision que par temps froid. Tous les graphiques fournis par le fabricant pour vérifier les charges en hiver sont spécifiques à une plage de températures, et un débit d’air intérieur adéquat est requis, de même qu’un serpentin extérieur complètement dégivré.

5. Des sites d’installations mal choisis créés des problèmes de dégivrage et de faible rendement :

a. Les thermopompes à l’air ne doivent pas être exposées aux vents dominants de l’hiver. Il n’est pas rare de trouver des unités extérieures partiellement couvertes ou même complètement ensevelies sous un banc de neige.

b. Toute TA doit disposer d’un dégagement suffisant autour et au-dessus du serpentin extérieur pour empêcher la recirculation de son propre air.

c. Toutes les unités doivent être installées bien au-dessus du niveau de neige prévu, afin de permettre un drainage adéquat et empêcher l’eau fondue du serpentin de s’accumuler à l’intérieur de l’unité, ce qui pourrait endommager le serpentin.

d. Les unités extérieures ne peuvent pas être installées à un endroit où de l’eau qui dégoutte viendrait recouvrir le serpentin de glace.

e. Des gouttes d’eau peuvent geler sur la pale du ventilateur de refoulement vertical, la déséquilibrant, et cassant même parfois un éclat de métal pouvant perforer le serpentin extérieur.

HEURES DE CHARGE DE CLIMATISATION ET CHAUFFAGE PAR RÉGION CLIMATIQUE

RÉGION CLHz HKHz

I 2400 750

II 1800 1250

III 1200 1750

IV 800 2250

V 400 2750

VI 200 2750

Arrondissement des valeurs SEER, CPSC et APF à des fins de rapport. Après avoir calculé le SEER conformément à la section 4.1, arrondissez comme indiqué à la souspartie B 430.23(m)(3)(i) du titre 10 du Code des règlements fédéraux. Arrondissez les valeurs de CPSC de la section 4.2 et de la section 4.3 de APF conformément au paragraphe B 430.23(m) (3)(ii) et (iii) du titre 10 du Code des règlements fédéraux.

6. Des points d’équilibre mal réglés ont forcé plusieurs thermopompes à l’air à fonctionner en mode de chauffage autonome trop longtemps après que la charge de la maison ait dépassé la capacité de l’unité extérieure. Ou, peut-être pire encore, le point d’équilibre était réglé trop haut, transférant ainsi la charge à la source de chaleur auxiliaire plus coûteuse plus tôt que nécessaire.

Si le type plutôt optimiste que je suis a sombré dans les bas fonds de la déception des thermopompes à l’air – en partie en raison de propagandes marketing démesurées, de manuels d’instructions non lus, de rapports de mise en service incomplets et de lettres de clients mécontents – il n’en demeure pas moi que ma passion pour ces produits n’a pas été éteinte. Elle a même été attisée par l’arrivée récente d’une nouvelle technologie fantastique comportant les caractéristiques suivantes :

• Une meilleure technologie de compresseur à spirale et rotatif utilisant l’injection de vapeur par convertisseur a créé une classe de thermopompe entièrement nouvelle : les thermopompe à l’air pour climat froid (TA-CF).

• Les TA-CF peuvent être facilement zonées, même jumelées à des ventiloconvecteurs, des unités murales ou de plafond et des appareils de traitement d’air. Certaines peuvent même chauffer une zone du bâtiment et en refroidir une autre en même temps.

• Les TA-CF comportent une meilleure commande de dégivrage, ne dégivrant que lorsque cela est absolument nécessaire.

• Leurs commandes électroniques et sondes plus fiables fournissent des renseignements relatifs à l’installation et au fonctionnement permettant de simplifier considérablement les activités d’entretien et de réparation.

• Les unités extérieures à refoulement latéral peuvent être montées au mur, et elles s’avèrent beaucoup plus silencieuses que les TA classiques.

• Les thermopompes géothermiques (TG) ne présentent aucun problème d’unité extérieure : dégivrage, vent du nord, pales de ventilateur.

• Non subventionnées, les TG font malheureusement face à un problème de coût majeur pour beaucoup de propriétaires. On rencontre beaucoup plus cette techno -

logie dans les applications commerciales et institutionnelles, comme les projets de condominiums qui utilisent une grande boucle souterraine commune pour alimenter en chauffage et climatisation des dizaines, voire des centaines, d’unités intérieures individuelles.

Me voici peut-être encore une fois trop enthousiasmé par les thermopompes. Cependant, je suis convaincu que les TA-CF constituent désormais le moyen le plus rentable de fournir, non seulement un fonctionnement fiable, mais également un système de CVC confortable au plus grand nombre de ménages résidentiels. Évidemment, il y a encore des règles à suivre et des techniques à apprendre et à utiliser correctement sur le terrain. « Sans entretien » demeurent toujours des mots vains.

■ Ian McTeer est un consultant en CVC comptant 35 ans d’expérience dans l’industrie. Plus récemment, il était représentant sur le terrain pour Trane Canada DSO. M. McTeer est mécanicien en réfrigération et technicien gazier, classe 1. Pour communiquer avec lui, SVP acheminez vos questions et commentaires au LBoily.pcc@ videotron.ca.

FIGURE 2 - Heures de charge de chauffage aux États-Unis

PLOMBERIE DE LUXE

Prévu pour lancement cette année, le fini en acier inoxydable noir sera offert sur certains robinets de cuisine Moen. « Ce fini est conçu pour se démarquer ou se fondre avec les éléments existants l’entourant », explique Garry Scott, vice-président du marketing et du commerce électronique chez Moen Canada

Nouveau style de vie

Tendance au mieux-être, aux technologies durables et aux matériaux naturels

Le marché de la plomberie de luxe ne laisse rien au hasard. De l’évier à la douche, les fabricants ont adopté une nouvelle approche alliant fonctionnalité et style dans des milieux haut de gamme.

La tendance vers le mieux-être et la durabilité a, entre autres, entraîné une demande pour des matériaux naturels, des caractéristiques d’économie d’eau et une technologie connectée dans les cuisines et les salles de bains de luxe.

« Les matériaux réutilisés et recyclés s’avèrent en forte demande », souligne Naomi Neilson, fondatrice et PDG de Native Trails . « Les produits fabriqués de manière socialement responsable ont un impact sur les gens, comme le monde est plus connecté que jamais. »

Face à l’explosion du progrès dans le secteur de la plomberie de luxe,

les fabricants ont lancé des produits innovateurs répondant, non seulement à cette demande, mais favorisant également les occasions d’oser le style.

ALLURE NATURELLE

La combinaison de différents matériaux venant « ajouter de la chaleur et de la texture » aux gammes de produits contemporains devrait beaucoup se voir cette année, fait valoir Mme Neilson. Par exemple, la collection Solace de Native Trails associe du béton et du chêne durable. La collection Americana de la compagnie réutilise du bois provenant de structures telles que des granges et des clôtures, donnant ainsi à ce matériau « une nouvelle vie en tant que vanité ou miroir de salle de bains issus du patrimoine », précise Mme Neilson. « Le bois texturé et durable affichant les signes de son histoire rejoint

souvent les gens profondément », explique-t-elle. L’entreprise propose également des éviers et des baignoires en cuivre et en nickel recyclés.

Jacques L’Hénaff, vice-président du design chez Lixil Americas pour American Standard et DXV va dans le même sens que Mme Neilson, ajoutant que les matériaux naturels ont gagné en popularité. Il fait remarquer que les surfaces en noir mat, ainsi que les combinaisons de finis métallisés à base de laiton, d’or et d’or blanc demeurent très prisées par les consommateurs. « Nous voyons apparaître plus de gris chauds, commente Mme Neilson. Le nouveau fini terre de Native Trails fait désormais partie de la collection NativeStone d’éviers et de baignoires en béton durable. Ce gris chaud se situe quelque part entre le gris et le sable.» Garry Scott, vice-président du marketing et du commerce électro -

PAR JILLIAN MORGAN

La baignoire autoportante NativeStone Avalon de Native Trails est offerte en versions 62 po et 72 po; en finis terre, cendre, ardoise et perle.

« Les baignoires autoportantes gagnent en popularité, les gens semblant accorder plus que jamais la priorité aux bienfaits d’un bain relaxant pour la santé », déclare Naomi Neilson, fondatrice et PDG de Native Trails .

nique chez Moen Canada exprime pour sa par que « les consommateurs sont de plus en plus disposés à se laisser

tenter par des couleurs et des finis non traditionnels ». Moen élargit son offre de remplisseurs de baignoire

Le robinet de cuisine avec bec retractable Seager de Newport Brass comprend un système de blocage magnétique et un diffuseur à deux jets – incluant une tête pivotante pour un meilleur contrôle directionnel du jet dans l’évier.

autoportante pour inclure de nouveaux styles et finis, en plus d’étoffer son offre de produits en noir mat et en or brossé. « Historiquement, les appareils dorés étaient souvent associés au design traditionnel, mais à présent, les propriétaires ont également recours à ce fini dans un esprit d’esthétique moderne », indique-t-il.

EXPÉRIENCE

L’expérience utilisateur se révèle un élément clé du développement de produits de plomberie de luxe. Chez Moen , par exemple, plusieurs produits axés sur la facilité d’utilisation ont été lancés ces dernières années. « Nous vivons dans un monde en constante évolution, et les consommateurs souhaitent que chaque expérience de la journée soit facile, rapide et fluide, y compris les interactions avec l’évier, déclare M. Scott. C’est à nous qu’il revient, en tant qu’entreprise expérimentée dans la gestion de l’eau, d’utiliser l’innovation et la technologie dans nos produits afin d’offrir les meilleures interactions avec l’eau à chaque utilisation. »

La technologie MotionSense de la compagnie, offerte sur certains robinets de cuisine, permet d’actionner un robinet « d’un simple geste de la main », dit-il.

Le système d’eau Grohe Blue Professionel offre une source d’eau fraîchement filtrée (plate ou pétillante) à l’utilisateur, et ce, directement du robinet de cuisine. « Le système combine l’aspect moderne d’un robinet stylisé avec un filtre à haut rendement, un refroidisseur et un saturateur », décrit Maria Bosco, directrice du marketing des produits chez Lixil Canada .

Robinet imprimé en 3D de DXV , une marque de Lixil .

La collection Levoir de Brizo comprend des robinets, des remplisseurs de baignoire et des systèmes de douche, ainsi que des accessoires et du matériel. Les consommateurs peuvent choisir parmi une variété de types de poignées, de hauteurs de bec et d’emplacements de montage.

« C’est idéal quand vous avez les mains trop pleines ou trop souillées pour accéder facilement au robinet. Cette technologie permet également de minimiser la propagation de la saleté et des germes, car il n’est pas nécessaire de toucher la poignée pour actionner l’écoulement. »

En outre, le contrôleur de douche à commande numérique U by Moen offre une connectivité mobile Wi-Fi aux consommateurs, permettant à ces derniers de la commander avec leur voix, avec l’application pour téléphone intelligent ou avec le régulateur dans la douche. « Ce produit peut également désormais être actionné par l’intermédiaire d’Alexa ( Amazon )

Infinity Drain propose des produits d’évacuation sur mesure répondant aux spécifications du client. Les options de personnalisation offertes comprennent le fini, la longueur, la forme, la configuration, le rayon de cintrage et l’architecture d’évacuation extérieure.

– compatible avec les groupes et les séquences – HomeKit ( Apple ) et Assistant ( Google ) », avance M. Scott.

L’industrie se concentre sur des technologies efficaces et innovantes, mais cette évolution passe par des produits offrant de nouvelles fonctionnalités et la capacité de les personnaliser.

« Il existe une demande pour des produits combinant fonctionnalité et style, renchérit Mme Neilsen. Les gens veulent plus que des installations institutionnelles; ils veulent des conceptions de qualité qui se démarquent. »

Pour Barbara Kratus, directrice des ventes et du marketing chez

Infinity Drain , la conception de salles de bains de luxe tourne autour de la personnalisation. « Notre programme de fabrication sur mesure permet aux concepteurs et aux architectes de se concentrer sur la forme, la beauté et l’unicité de leur conception, tandis que nous nous concentrons sur l’aspect fonctionnel de la douche et de ses alentours, expose-telle. C’est lorsque l’art se marie avec la science que la conception d’une douche peut devenir un lieu unique en son genre pour le client. »

Les robinets imprimés en 3D de DXV se présentent comme une gamme de produits misant sur le mariage parfait fonctionnalité/

Le robinet CUR78MB de Bélanger UPT est doté d’un bec rétractable pivotant avec sélecteur de jet à bouton-poussoir et tuyau flexible. Il offre un débit maximal de 1,8 gpm à 60 psi.

design. « Nos robinets offrent au consommateur une expérience jamais imaginée auparavant », a déclaré la compagnie dans un communiqué publié en 2017. « Les nouveaux robinets fabriqués en 3D de DXV viennent révolutionner la fabrication additive dans l’industrie de la plomberie, soutien M. L’Hénaff. Ce procédé d’impression en trois dimensions ouvre la porte à des possibilités très attrayantes en matière de conception et de fonctionnalité des robinets de luxe, proposant aux utilisateurs de s’approvisionner en eau de façon avant-gardiste, redéfinissant complètement l’expérience utilisateur. »

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CODES et NORMES

Norme CSA-B52:18 Code sur la réfrigération mécanique

En août 2019, quelle édition de la norme CSA B52 s’applique au Québec ?

Certains d’entre vous sont au courant qu’une nouvelle édition anglaise de la norme CSA B52:18 a été publiée au printemps 2019. Néanmoins, comme l’édition française demeure encore à venir, quelle édition de cette norme prévaut actuellement chez nous? Voilà la question sur laquelle se penche cet article. Mentionnons tout d’abord que la « Loi sur les appareils sous pression » RLRQ,c. A-20.01 a été remplacée par la « Loi sur le bâtiment » RLRQ, c. B-1.1, compte tenu des pouvoirs délégués à la Régie du Bâtiment (RBQ) par la Loi B-1.1, en vertu de l’article 185 de la Loi B-1.1 (depuis le 8 mars 2018), et selon le Décret 86-2018 (Gazette Officielle du Québec, février 2018). Ce texte explique le changement apporté, soit le remplacement du Règlement sur les appareils sous pression (RLRQ, cha -

l’article 96, la référence réglementaire est maintenant la suivante : Règlement sur les installations sous pression (RLRQ, c. B-1.1, r.6.1). 2

Le seul endroit où le décret fait référence à la norme CSA B-52 figure à la fin de l’article 3, en bas de la page 936 de ladite Gazette officielle du 21 février 2018 (sans toutefois préciser la date de l’édition).

À la première publication du Code de construction (règlement B-1.1, r.2) dans la Gazette Officielle du

« La norme applicable est donc l’édition 2013 de CSA B52, tant qu’elle n’est pas remplacée. »

pitre A-20.01, r.1) par le Règlement sur les installations sous-pression (RLRQ, chapitre B-1.1, r.6.1).1

RÉGLEMENTATION

Les installations de réfrigération mécanique sont assujetties à la réglementation sur les installations sous pression (ISP). Cette réglementation est intégrée par les articles 37, 37.1, 37.2, 37.3 et 37.4 de la Loi sur le bâtiment (RLRQ c. B-1.1). Ces articles prescrivent les pouvoirs de la Régie pour déterminer les modalités d’application, par règlement, de ce domaine. Ce domaine (ISP) possède maintenant son règlement propre (règlement B-1.1, r.6.1) découlant de la Loi sur le bâtiment, et n’apparaît ni dans le Code de construction (règlement B-1.1, r.2), ni dans le Code de sécurité (règlement B-1.1, r.3).

Depuis l’entrée en vigueur de ce nouveau règlement, 15 jours après la date de publication du Décret 89-2018 (21 février 2018), et comme stipulé à

30 août 2000, un chapitre VI était prévu. Néanmoins, entre l’article 5.06 et l’article 7.01, on ne retrouve aujourd’hui aucun article commençant par 6.00. Comme professionnels, il s’avère donc légitime de se poser des questions sur l’édition applicable.

QUESTIONS SOULEVÉES

Les questions soulevées sont les suivantes :

1. Faut-il appliquer l’édition 2005 de ladite norme « CSA B-52-05 Code sur la réfrigération mécanique », tel que citée au tableau 1.3.1.2 division B volume 2, pages 1-7, du Code de Construction du Québec – chapitre I bâtiment, code national du bâtiment – 2010 modifié?

2. Dans la négative, quel règlement (article) fait mention de l’édition applicable, et quelle est-elle?

Voici les réponses à ces questions. Ledit règlement mentionne qu’un

Code sur la réfrigération mécanique

renvoi à un code réfère à l’édition la plus récente publiée par l’organisme concerné (version française). La norme applicable est donc l’édition 2013 de CSA B52, tant qu’elle n’est pas remplacée.

Précisons que c’est l’article 6 du nouveau Règlement sur les installations sous pression (adopté par le Décret 89-2018) qui mentionne l’édition applicable de la façon suivante : « Dans le présent règlement, un renvoi à un code ou à une norme réfère à l’édition la plus récente publiée par l’organisme, et comprend toutes les modifications ultérieures qui y sont apportées. Cependant, les modifications et les éditions des codes et des normes publiées après le 8 mars 2018 ne s’appliquent aux installations sous pression qu’à compter du dernier jour du sixième mois qui suit la publication des versions française et anglaise de ces textes. Lorsque ces versions ne sont pas publiées en même temps, le délai court à partir de la date de publication de la dernière version. Si les modifications ou les éditions sont unilingues, le délai court à partir de leur publication. » (89-2018, a. 6) 3 Ainsi, depuis la publication de la version anglaise, il faut attendre la version française de l’édition 2018 de la norme CSA-B52 (toujours à venir en date d’août 2019), et compter six mois suivant la date de cette publication pour appliquer la nouvelle édition.

■ Vous pouvez adresser vos questions ou commentaires à Claude Dumas, ing., expert en systèmes de réfrigération dans les arénas pour la Ville de Montréal, au cdumas@ ville.montreal.qc.ca. Il est à noter que la Ville de Montréal possède et exploite 49 patinoires réfrigérées : 41 à l’intérieur et 8 à l’extérieur.

NOTES

1 : Règlement sur les installations sous-pression accessible gratuitement au http://legisquebec.gouv. qc.ca

2 : Règlement RLRQ, c. B-1.1, r.6.1 accessible gratuitement au http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cr/ B-1.1,%20r.%206.1

3 : Information additionnelle sur le site de Groupe CSA : https://www.csagroup.org/fr/ © 2019 Claude Dumas, David D-Landry, Lucie Lanthier

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Avec ses 50 000 habitants, la ville de Rimouski se passionne depuis longtemps pour le sport local et l’entraînement sportif. Elle est d’ailleurs la ville de résidence des Océanic de Rimouski, une équipe de la ligue de hockey junior majeur du Québec. Elle compte également deux institutions postsecondaires majeures possédant leurs propres équipes sportives.

Le complexe sportif Desjardins de Rimouski fait un avec son environnement.

Réalisé au coût de 40 M$, le complexe sportif Desjardins, qui a ouvert ses portes au début de 2019, s’avère le fleuron de la communauté avec ses installations de natation et ses deux patinoires –où se disputent les matchs de hockey sérieux.

TECHNOLOGIES ET MATÉRIAUX

MODERNES

La firme rimouskoise Consortium H20 Architecture a créé un projet qui s’intègre parfaitement au tissu urbain de la communauté environnante et qui se marie à la topographie du site, avec sa pente du nord au sud. Les deux piscines sont visibles à

travers une grande vitrine d’un style moderne et invitant.

La conception LEED Or du projet générera assurément d’importantes économies d’énergie à l’installation tout au long de sa vie. Parmi les appareils contribuant à ces économies, mentionnons un déshumidificateur qui régularise les conditions de l’espace piscine. Un récupérateur de chaleur et un économiseur de purge permettent également de réduire considérablement la demande en énergie tout au long de l’année, en plus de contribuer à l’obtention de points LEED.

La déshumidification joue un rôle prépondérant dans tout projet comportant une ou des piscines intérieures. Sans un bon système, les locaux deviennent rapidement chauds, humides et inconfortables. Bien que les déshumidificateurs consomment

énergie au profit de l’établissement. Prenons l’exemple du chauffage de l’eau de la piscine. Les piscines perdent constamment de la chaleur par évaporation, et doivent de ce fait être chauffées en permanence pour compenser cette situation. Cela prend beaucoup d’énergie. Il n’est pas rare que de grandes installations comme le Complexe Desjardins dépensent des centaines de milliers de dollars par an uniquement pour chauffer l’eau de la piscine.

PAS DE CHALEUR PERDUE

Les deux piscines sont visibles à travers une grande vitrine d’un style moderne et invitant.

beaucoup d’énergie, ils peuvent renfermer certaines caractéristiques clés qui réduiront leur demande et permettront de réutiliser une partie de leur

Dans le but de réduire ces coûts, la firme Stantec – entrepreneur principal et ingénieur en mécanique – a prévu un déshumidificateur en mesure de chauffer également l’eau de piscine. En effet, la piscine récupère la chaleur générée par le processus de déshumidification et la réinjecte dans l’eau. Ce processus utilise essentiellement l’eau de la piscine comme un puits thermique pour la chaleur perdue du déshumidificateur. Le chauffeeau de la piscine peut fonctionner à tout moment lorsque le compresseur est en marche. Étant donné la dimension des deux piscines et le fait qu’elles généreront toujours une charge de déshumidification (même lorsqu’elles ne sont pas utilisées – l’évaporation d’une piscine s’avère considérable), cette situation se produira certainement une bonne partie de l’année. Ainsi, un chauffage

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Le réseau de conduits de distribution est intégré au plafond en bois de cèdre.

d’appoint de sera pas requis aussi souvent pour chauffer les piscines du Complexe Desjardins, ce qui entraî -

nera des économies d’énergie.Étant donné le climat qui règne à Rimouski, le déshumidificateur est équipé du mode économie de purge permettant d’éteindre automatiquement ses compresseurs lorsque la condition de l’air extérieur peut contrôler la condition des locaux intérieurs, sans besoin de déshumidification mécanique. Même si cette solution n’est utilisée que quelques dizaines d’heures par an, elle pourra généralement être rentabilisée en 12 mois environ.Étant donné les températures froides qui sévissent pendant une bonne partie de l’année, la condensation pouvant se former sur les fenêtres, murs et portes extérieurs lorsque les conditions passent sous le point de rosée constitue toujours un problème. Outre l’aspect inesthétique, la condensation sur les surfaces favorise la corrosion et la moisissure.

DISTRIBUTION D’AIR

Si un déshumidificateur à haut rendement s’avère essentiel pour empêcher la condensation dans un local où se

MOINS DE GROGNE

LA FAÇON SIMPLE

D’AUGMENTER LA PRODUCTIVITÉ

trouve une piscine intérieure, le bon fonctionnement de ce dernier repose néanmoins sur le réseau de distribution d’air. Stantec a conçu un réseau de conduits qui achemine le débit d’air exactement aux bons endroits, incluant les fenêtres et autres surfaces où il est susceptible de se former de la condensation. De plus, la zone « respirable » – où séjournent les occupants – reçoit une certaine quantité d’air frais pour éviter des zones stagnantes. L’équipe a accordé une attention particulière à l’intégration des conduits au plafond en bois de cèdre.

Les entrées d’air d’évacuation ont également été placées de façon stratégique dans l’installation, de manière à capter à la source les produits chimiques nocifs s’évaporant de la surface de l’eau, les expulsant ainsi à l’extérieur du bâtiment avant qu’ils aient la possibilité de se diffuser dans les locaux.

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Les supports à échelle pivotants/coulissants et à blocage rapide d’Adrian Steel sont conçus dans un esprit d’ergonomie et de sécurité. Que vous équipiez une seule fourgonnette ou une flotte entière, Adrian Steel a exactement ce qu’il vous faut. L'efficacité accrue commence maintenant.

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Réaliser cet établissement à Rimouski a nécessité un effort public à tous les points de vue. Les travaux ont débuté en 2017 avec l’aide financière de la ville de Rimouski, de la province de Québec et du gouvernement du Canada, ainsi qu’une contribution de 4 M$ en provenance du bureau local des caisses populaires Desjardins. Il a été construit sur un terrain fourni par l’Université du Québec à Rimouski.

Grâce à la collaboration des trois paliers de gouvernement et d’autres partenaires de la communauté, les citoyens de Rimouski sont maintenant les hôtes et les utilisateurs d’un centre sportif unique en son genre.

■ Ralph Kittler, PE, cumule plus de deux décennies d’expérience dans la conception et la déshumidification de piscines intérieures. Actuellement vice-président des ventes, comptes nationaux chez Dehumidified Air Solutions (DAS), il était auparavant vice-président des ventes et du marketing chez Seresco, une entreprise de déshumidificateurs qu’il a cofondée et qui est maintenant une division de DAS. En tant que conférencier émérite de l’ASHRAE, il a été révise ur responsable du chapitre 25 (Déshumidificateurs mécaniques et équipements connexes) du manuel Système et équipement 2012 de l’ASHRAE.

Note de la rédaction : Ce projet est l’un des neuf projets de la région financés en partie par le Fonds Chantiers Canada pour les petites collectivités – Volet infrastructures provinciales-territoriales.

© Adrian Steel Company 2019, tous droits réservés. Adrian Steel Company est un fabricant d'équipement indépendant. Les prix peuvent varier. Veuillez visiter AdrianSteel.com ou communiquer avec votre distributeur régional pour plus de détails.

CONCEPTION

Au fil du courant

Le raccordement en série des appareils sanitaires réduit le risque de stagnation dans les tuyaux des appareils inutilisés.

Minimiser la prolifération des bactéries dans le réseau d’approvisionnement d’eau potable est devenu de plus en plus important dans l’industrie de la plomberie ces dernières années. Nous parvenons à atteindre ce résultat en grande partie par la régulation de la température et le maintien du débit. Les ingénieurs en plomberie, les ins -

passent pas nécessairement un test de dépistage de légionelle.

Deux des plus gros responsables de maladies d’origine hydrique sont la stagnation et une température d’eau inappropriée. La stagnation dans un réseau de distribution d’eau pose un problème dans la plupart des bâtiments modernes, mais le problème s’intensifie dans les établissements de

« Deux des plus gros responsables de maladies d’origine hydrique sont la stagnation et une température d’eau inappropriée. »

tallateurs et les exploitants d’installations sont particulièrement préoccupés par la légionelle, une bactérie d’origine hydrique causant un type très grave de pneumonie appelée légionellose.

Aux États-Unis, jusqu’à 113 000 personnes sont infectées par la légionelle chaque année. Au Canada, le nombre annuel moyen de cas de légionelloses déclarés est généralement inférieur à 100. Cependant, on pense que le nombre réel de cas est beaucoup plus élevé, car de nombreuses personnes atteintes de pneumonie ne

santé où se combinent des patients immunovulnérables, des fins de boucle de tuyauterie et des intervalles d’occupation irréguliers entraînant des périodes de stagnation. La stagnation peut entraîner une accumulation de biofilms et d’agents pathogènes dans le réseau, occasionnant des problèmes de santé aux personnes exposées.

Un écoulement continu (voire intermittent) permettra un échange d’eau fraîche, contribuant à réduire la stagnation dans le réseau et aidant à maintenir l’eau plus proche de la

température désirée. Même avec de la recirculation, la stagnation peut survenir dans les sections inactives (zones mortes) en raison du manque de renouvellement d’eau. En maintenant le débit d’eau et en conservant la température de l’eau en dehors de la plage de croissance de la légionelle, les ingénieurs et les installateurs peuvent considérablement réduire les risques. La compagnie Viega propose plusieurs options pour résoudre les problèmes de qualité de l’eau.

RÉGULATION DE LA TEMPÉRATURE

La légionelle est incapable de se reproduire ou de vivre à des températures au-delà de 55 °C (131 °F). Le biofilm dans lequel peut vivre la bactérie vient cependant compliquer la situation. Comme ce dernier agit comme un protecteur isolant, les bactéries qui se retrouvent à l’intérieur peuvent ne pas être soumises une température élevée dans le réseau. Il est à noter que la désinfection thermique n’est pas recommandée dans la mise à jour de la directive 12, laquelle est actuellement en phase d’examen auprès du public. Les tuyaux d’eau chaude et de

recirculation d’eau chaude doivent être isolés afin d’empêcher toute perte de chaleur excessive. Selon la température ambiante à proximité de la tuyauterie, l’isolation des tuyaux d’eau froide peut également être requise. Toute la plomberie doit être installée de manière à minimiser le transfert de chaleur entre les tuyaux de températures différentes. Le regroupement de tuyaux bien isolés et à la même température contribuera à réduire le transfert de chaleur indésirable risquant de modifier la température de l’eau vers la plage où la légionelle et d’autres agents pathogènes d’origine hydrique peuvent proliférer.

MAINTIEN DU DÉBIT

Le maintien du débit offre plusieurs avantages clés au réseau de plomberie. Premièrement, l’eau en mouvement gêne la prise des bactéries sur la paroi du tuyau. Deuxièmement, l’eau stagnante refroidie est remplacée par de l’eau fraîche réchauffée, ce qui facilite le maintien de la température. De plus, si un désinfectant chimique est utilisé, l’eau qui circule dans un réseau permettra de l’évacuer.

RECIRCULATION

Une section inactive peut provoquer de la stagnation, car l’eau qui y est emprisonnée peut ne pas s’écouler pendant de longues périodes. Une fois stagnante, l’eau prendra la température ambiante, laquelle se situe, dans la plupart des cas, exactement dans la plage de températures propice à la colonisation de la légionelle. Un moyen de favoriser une tempéra -

ture d’alimentation constante dans un réseau d’eau chaude consiste à utiliser la recirculation. Cette stratégie peut s’avérer efficace pour les colonnes montantes et les conduites principales, dans la mesure où le réseau est bien équilibré, à savoir que l’ensemble de ses composants bénéficie du débit nominal pour compenser les pertes de chaleur.

Il peut s’avérer difficile de maintenir l’eau des branchements et des sections inactives à une température donnée, même en utilisant un système de recirculation qui maintient la température dans les colonnes montantes et les conduites principales. Il n’est pas toujours possible de recirculer l’eau dans les branchements secondaires. Il est encore moins possible de recirculer l’eau alimentant des appareils en fin de boucle. Cela signifie que la configuration d’un réseau avec des branchements et des raccords en T implique automatiquement des sections inactives.

BRANCHEMENTS

Il existe plusieurs stratégies de recirculation efficaces qui aident à minimiser les sections inactives. L’une d’entre elles consiste à raccorder les appareils sanitaires en série, à savoir les brancher l’un à la suite de l’autre. L’utilisation de raccords à écoulement continu dans une installation en série comparativement à des branchements en T standard a pour effet de rapprocher le té de l’appareil, réduisant ainsi le risque de stagnation dans les conduites d’alimentation des appa -

reils inutilisés. En mettant l’appareil le plus utilisé à la fin de la série, chaque fois qu’il servira, il provoquera un écoulement dans les autres appareils en amont jusqu’à leur point de raccordement, qu’ils soient utilisés ou non. Ces sections inactives deviendront ainsi « actives » d’un point de vue hydraulique, puisque l’eau y circulera comme si les appareils étaient utilisés.

Si l’appareil le plus utilisé n’est pas connu, le groupe d’appareils peut être alimenté en provenance de deux directions (configuration en anneau). De cette manière, tout appareil utilisé dans l’anneau provoquera un écoulement dans les deux sens, quelle que soit la distance de l’appareil par rapport au branchement, minimisant ainsi la stagnation pour l’ensemble d’appareils.

De façon générale, les professionnels de la conception et de l’installation devraient envisager toutes les options afin de minimiser les risques, en utilisant des composants tels que des coudes de montage doubles, des venturis sertis ou un système de recirculation interne pour réduire le gaspillage d’eau et augmenter les économies d’énergie tout en maintenant la température. Ainsi, en plus de se protéger contre les bactéries, les utilisateurs économiseront de l’eau et de l’argent.

■ David Desjardins est coordinateur de formation chez le fabricant de systèmes de raccords en plomberie, chauffage et tuyauterie Viega.

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