OF - Juin 2024

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L’entrepreneur parti de loin

Kevin Therrien est devenu l’un des plus gros entrepreneurs forestiers en terres privées de la Côte-du-Sud

57 M$ POUR UN HUB DE BOIS D’ŒUVRE À SENNETERRE

POUR UN SERVICE APRÈS-VENTE À VIE FAITES CONFIANCE À SENNEBOGEN

Vous faites confiance à SENNEBOGEN pour une productivité, une sécurité et une efficacité à la pointe de l’industrie. Maintenant, pensez « au-delà de la machine » avec le soutien à vie de SENNEBOGEN.

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Formation gratuite en usine

Conseil en optimisation

12 SCIERIE

57 M$ pour un hub de bois d’oeuvre à Senneterre

PFR investit 57 M$ à Senneterre.

8 ÉCONOMIE

Les coûts augmentent de 3,53%

Selon l’Indice Pondéré des Forestiers les coûts d’opération ont augmenté de 3,53% en 2023 et en excluant le diesel de 5,79%.

10 ÉVÉNEMENT

IA, prix du bois et participation record

Avec 1150 participants et 112 kiosques, l’événement a fracassé un nouveau record.

16 FORËT

L’entrepreneur parti de loin

Kevin Therrien est devenu l’un des plus gros entrepreneurs forestiers en terres privées de la Côte-du-Sud

Kevin Therrien, propriétaire des Entreprises AKT 16

SECTIONS

4 Champ libre

6 Nouvelles de l’industrie

30 Le dernier mot

20 ÉQUIPEMENT

Pleins feux sur le rabotage

OF vous présente les plus récents équipements pour les usines de rabotage sur le marché.

24 TECHNOLOGIES

Intégrer l’IA dans l’industrie forestière

Oui, mais comment?

27 ÉQUIPEMENT

Revue des déligneuses

OF vous présente les plus récents équipements sur le marché.

SUR LA COUVERTURE

GUILLAUMEroy groy@annexbusinessmedia.com

IA : vecteur de croissance

Le secteur forestier a déjà commencé à prendre le virage de l’intelligence artificielle (IA), mais il faut poursuivre sur cette lancée.

L’IA prend de plus en plus de place dans nos vies et les entreprises n’ont pas d’autres choix que d’embarquer dans l’aventure si elles souhaitent rester compétitives.

Le secteur forestier a déjà pris le virage alors que les machines forestières et les usines de sciage récoltent une foule de données en temps réel. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour optimiser chaque bille de bois afin de créer le maximum de valeur. De plus, l’IA a le potentiel d’optimiser toute la chaîne logistique en étant plus performante.

Selon Benjamin Tal, directeur général et économiste en chef adjoint de Marchés mondiaux CIBC, l’intelligence artificielle est la source de la croissance de la productivité aux États-Unis, à l’heure actuelle.

Malgré la hausse des taux d’intérêt marquée, l’économie est toujours en croissance, car elle est propulsée par l’IA. C’est une partie du témoignage qu’il a livré au Congrès de Montréal sur le bois (p.10) qui a connu un achalandage record.

L’IA est devenue omniprésente dans les conversations, que ce soit dans une discussion de couloir avec des manufacturiers ou encore lors du panel des PDG. David Usher, chanteur de Moist, mais aussi fondateur de Reimagine AI, a aussi fait une présentation sur sa vision de l’IA comme source de créativité. L’IA permet de réinventer des processus et de réaliser des tâches ennuyantes et répétitives en un temps record pour ainsi libérer du temps afin d’être plus créatif pour rendre une entreprise plus performante.

Comme plusieurs d’entre vous, je ne suis pas un « geek » d’informatique et je suis encore néophyte en ce qui a trait à l’IA. Mais j’ai décidé de m’y intéresser et d’y consacrer un peu de temps chaque semaine, comme l’a proposé David Usher pour apprivoiser la technologie.

Je ne sais pas trop encore comment ça m’aidera à terme, mais je commence déjà à mieux comprendre comment ça peut aider à faire des recherches journalistiques (l’IA est aussi en train de transformer le

journalisme, comme la plupart des secteurs d’activité). L’IA permet aussi de résumer de longs textes en quelques secondes.

L’IA ne fait pas tout le travail, car il faut vérifier l’information étant donné que certaines erreurs apparaissent. Mais l’idée de l’utiliser comme copilote me semble très pertinente.

Le temps est une des ressources les plus en demande pour la majorité des gens. Accepteriez-vous une offre proposant de libérer 5 ou 10 heures par semaine pour faire d’autres tâches plus stimulantes? C’est ce que vous offre l’IA.

Pour essayer d’y voir plus clair sur les possibilités pour l’industrie, Hugues Foltz, vice-président exécutif chez Vooban, présente des applications concrètes qui ont mené à des résultats tangibles (p.24).

Comme je disais plus tôt, l’IA est maintenant partout et c’est un sujet qui a aussi été discuté lors de l’atelier-conférence sur le séchage du bois du CIFQ présenté en avril dernier (p.27).

Au fil des pages de cette édition, nous vous présentons aussi un texte sur la nouvelle usine de rabotage de Senneterre où Produits forestiers Résolu a investi d’importantes sommes pour développer un « hub » de bois d’œuvre (p.12).

Parti de loin, Kevin Therrien saura aussi vous inspirer, car l’homme a relevé de nombreux défis pour devenir un entrepreneur forestier d’envergure (p.16).

Bonne lecture!

Guillaume Roy Rédacteur en chef

PULP

& PAPER

UNE FINITION INCOMPARABLE AVEC LES TÊTES TGV

LE DÉFI

Améliorer la finition du bois et maintenir la qualité des copeaux, tout en réduisant les interventions des mécaniciens et les changements de couteaux quotidiens.

LA SOLUTION

Améliorer la géométrie de coupe de l’équarrisseuse en l’équipant de Têtes à Géométrie Variable (TGV). Les TGV offrent la possibilité de remonter la hauteur des têtes, permettant le réglage d’un angle de coupe optimal pour améliorer la finition de la surface du bois. Avec des lames TurnKnife III, plus durables, la fréquence de remplacement a été réduite.

Pour plus d‘information, visitez notre site.

“Avec les TGV, la finition est incomparable, parce que les couteaux coupent au millième près. Avec une meilleure précision, on produit plus de meilleurs copeaux ce qui génère plus d’argent pour la scierie. En plus d’améliorer la qualité, on a moins de maintenance à faire, parce que les couteaux durent deux fois plus longtemps. On sauve beaucoup de temps et le temps, c’est de l’argent.”

JAMES PROVOST

Surintendant général

“On a un super service de proximité avec Andritz. Ils nous offrent un produit fiable, durable et facile à utiliser, ce qui facilite la logistique d’inventaire tout en stabilisant un important poste de dépense. Avec les têtes TGV, on a aussi amélioré la qualité du bois et des copeaux.”

JEAN-FRANÇOIS CHAMPOUX

Président directeur général

Scierie St-Michel à St-Michel-des-Saints, QC

347,5 M$ pour le secteur forestier

Québec investira 347,5 millions de dollars de plus dans le secteur forestier au cours des cinq prochaines années selon ce qui est prévu dans le budget 2024-2025 du gouvernement du Québec. De ce nombre, 320 millions de dollars seront investis dans les forêts québécoises sur cinq ans, dont 150 millions en forêt publique et 147 millions en forêt privée. De plus, 10 millions de dollars serviront à la lutter contre l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, alors que 9 millions

iront à la recherche avec FPInnovations notamment pour évaluer le potentiel d’automatisation des travaux sylvicoles. Un autre mon-

tant de 4 millions de dollars est investi pour améliorer la participation des communautés locales et autochtones à l’aménagement durable des forêts. Pour compléter le portrait des investissements forestiers, 27,5 millions de dollars sont investis sur deux ans pour maximiser la récolte des volumes de bois disponibles. De plus, 9 millions de dollars seront alloués à la récolte de biomasse forestière notamment dans les secteurs affectés par les feux de forêt de 2023.

29 MILLIONS DE DOLLARS DE PLUS POUR LA SOPFEU

Québec alloue 29 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans à la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), dont 7 millions de dollars cette année, pour embaucher plus de pompiers forestiers et pour acheter de l’équipement. Avant cette annonce, la SOPFEU comptait sur 240 pompiers forestiers pour éteindre les feux de forêt. L’investissement de Québec permettra d’ajouter 80 pompiers forestiers, en plus de 80 autres employés pour mieux protéger les communautés et les forêts et de bien former ses ressources. La SOPFEU lancera aussi une importante campagne de publicité sur les feux de cause humaine, qui représentent 80 % des feux de forêt.

Transporter du bois par ballon dirigeable

L’innovation fait partie de l’ADN de l’entreprise Chantiers Chibougamau, qui a l’ambition de transporter le bois avec des ballons dirigeables au cours des prochaines années. Cette dernière a signé un protocole d’entente avec Flying Whales, une compagnie franco-québécoise spécialisée dans les ballons dirigeables.

L’idée peut paraître farfelue pour certains, mais ce type transport permettrait d’atteindre des zones difficiles d’accès en limitant l’impact sur le territoire, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre. Ce type de transport, qui pourrait être disponible en 2028, a le potentiel de réduire les GES

de 60%. Un ballon pourrait transporter 60 tonnes de bois à une vitesse de 100 km/h. Chantiers Chibougamau pense que 5 à 10% du bois qu’elle récolte pourrait être ainsi transporté.

Rayonier : 275 mises à pied à Témiscaming

Rayonier Advanced Materials, emploie plus de 700 personnes à Témiscaming, a annoncé la mise à pied temporaire de 275 employés à partir du 2 juillet, car l’entreprise a décidé de fermer sa ligne de production de cellulose de haute pureté (CHP) pour une durée indéterminée. Les lignes de production de carton et de pâte à haut rendement demeurent ouvertes. Le syndicat Unifor dénonce la

Un plan de protection du caribou partiel

Québec annonce un investissement de 60 millions de dollars pour la protection du caribou forestier, avec le déploiement de stratégies régionales en Gaspésie et dans Charlevoix. Qualifiées de projet-pilote, elles serviront à déployer la stratégie caribou dans les autres régions du Québec. Aucun échéancier n’est fixé pour les autres régions, alors que le ministre de l’Environnement évoque la possibilité de repousser les annonces après les prochaines élections provinciales.

Avec cette annonce, Québec crée de nouvelles formes de protection du territoire. En termes concrets, Québec crée deux zones d’habitat en restauration (ZHR) de près de 5000 kilomètres carrés dans Charlevoix et en Gaspésie. Certaines activités forestières et minières pourraient être maintenues dans ces ZHR avec un avis favorable du MELCC. Deux massifs de conservation de 910 et 2300 km2 sont également créés en Gaspésie et dans Charlevoix. Théoriquement, ces annonces devraient affecter la possibilité forestière, car les taux de perturbation des deux hardes, qui s’élèvent à 87 et 92 %, devront être abaissés à un taux de 35%.

De plus, Québec annonce un agrandissement de 4826 km2 de l’aire protégée des Caribous-Forestiers-de-Manouane-Manicouagane, en plus de créer la réserve de biodiversité Vallières-Saint-Réal en Gaspésie, un territoire de 96 km2 déjà mis de côté dans les annonces de 2020.

situation « totalement dépourvue de considération humaine ». Le Syndicat Unifor en appelle à Ryam pour qu’elle reconsidère sa décision et qu’elle conserve l’intégrité du site industriel d’exception qu’est l’usine de Témiscaming. De même, il demande instamment au gouvernement provincial d’intervenir immédiatement pour préserver les emplois et les communautés touchés par cette crise.

Opitciwan : Un pas de plus vers la centrale çà la biomasse

Stantec a été sélectionnée par la Société en commandite Onimiskiw Opitciwan pour concevoir la future centrale de cogénération à la biomasse forestière destinée à la communauté atikamekw d’Opitciwan, en Mauricie. La nouvelle centrale de cogénération alimentera en électricité la communauté d’Opitciwan, située sur la rive nord du réservoir Gouin à 220 km au nord-ouest de La Tuque. Puisqu’elle sera construite à proximité de la scierie existante d’Opitciwan, la centrale utilisera des technologies de pointe pour convertir la biomasse générée

par la scierie, tels que les écorces, les sciures de bois et autres déchets organiques, en électricité et en chaleur. Cette approche permettra de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, tout en contribuant à l’essor et à la diversification de l’économie locale. Une fois en opération, la centrale d’une puissance de 4,8 MW produira de l’électricité pour la distribution aux clients de la communauté, en étant reliée au réseau d’Hydro-Québec.

La centrale alimentera également la scierie grâce à des artères exploitées à 4,16 kV et à 25 kV.

Entente de prix minimum sur la vente de bois

Rayonier Advanced Materials, qui emploie plus de 700 personnes à Témiscaming, a annoncé la mise à pied temporaire de 275 employés à partir du 2 juillet, car l’entreprise a décidé de fermer sa ligne de production de cellulose de haute pureté (CHP) pour une durée indéterminée. Les lignes de production de carton et de pâte à haut rendement demeurent ouvertes. Le syndicat Unifor dénonce la situation « totalement dépourvue de considération humaine », appellant Ryam à reconsidèrer sa décision pour conserver l’intégrité du site industriel d’exception.

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Guillaume Roy RÉDACTEUR EN CHEF

Opérations Forestières et de scierie

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Opérations Forestiéres et de Scierie est publiée par Annex Business Media.

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ÉCONOMIE Indice de prix

Les coûts d’opération ont augmenté de 3,53% en 2023

Selon l’Indice Pondéré des Forestiers les coûts d’opération ont augmenté de 3,53% en 2023 et en excluant le diesel de 5,79%.

L’Indice Pondéré de la Variation des Coûts des Entrepreneurs Forestiers du Québec, aussi appelé Indice Pondéré des Forestiers (IPF), développé en 2022 a été remis à jour au 31 décembre 2023. En voici les principales conclusions.

En 2023, nous avons assisté à un ralentissement des pressions inflationnistes. L’IPF est passé d’une croissance de 12,46% en 2022 à une hausse de 3,53% en 2023.

Ces chiffres sont cependant quelque peu trompeurs, car en excluant les dépenses de diesel, l’IPF a enregistré une augmentation de 5,79% en 2023 versus 8,53% en 2022.

L’indice, en excluant le diesel, est donc supérieur au taux d’inflation générale (IPC) de 4,50% constaté au Québec en 2023.

La hausse des salaires occasionnée par la pénurie d’opérateurs qualifiés s’est définitivement fait sentir en 2023. Elle représente le poste avec la plus significative augmentation en 2023. En effet, la rémunération annuelle moyenne s’est accrue de 9,5% en 2023, versus une hausse de 5,5% en 2022 et de

5,8% en 2021.

Les pénuries de toutes sortes et les perturbations des chaînes d’approvisionnement se sont aussi apaisées en 2023, bien que les prix de la machinerie et des camionnettes ont tout de même continué à progresser de 7,4% en 2023 versus 15,9% en 2022 et les pièces de rechange de 6% en 2023 contre 13% en 2022. En conclusion, considérant que 94% des coûts sont reliés

directement à la machinerie forestière et à ceux qui les opèrent, les pressions inflationnistes continuent d’impacter significativement les entrepreneurs forestiers dont les marges bénéficiaires sont très faibles, voire même inexistantes, surtout que plusieurs d’entre eux ont perdu des revenus importants avec les arrêts occasionnés par les incendies de forêt historiques du printemps 2023.

PAR Louis Dupuis, économiste, consultant et ancien banquier spécialisé dans le financement de machinerie lourde

ÉVÉNEMENT Congrès de Montréal sur le bois

IA, PRIX DU BOIS ET PARTICIPATION RECORD

Avec 1150 participants et 112 kiosques, le Congrès de Montréal sur le bois a fracassé un nouveau record.

L’intelligence artificielle, la hausse des prix du bois à venir, et la consolidation de l’industrie ont fait partie des sujets phares abordés pendant le Congrès de Montréal sur le bois, qui continue sa progression en attirant plus d’acteurs chaque année.

Êtes-vous prêts à prendre le virage de l’intel-

ligence artificielle (IA)? Si vous n’avez pas encore commencé, il est temps de s’y mettre, car l’IA créera une véritable révolution industrielle selon David Usher, le fondateur de Reimagine AI.

« C’est le début d’une perturbation massive de notre manière de travailler », a-t-il mentionné, lors d’une conférence tenue dans le cadre du Congrès de Montréal sur le bois. L’homme qui est également connu pour ses talents de chanteur dans le groupe Moist, croit que l’IA est une source de créativité incroyable dont les entreprises doivent tirer profit.

Selon mentionné Benjamin Tal, directeur général et économiste en chef adjoint de Marchés

mondiaux CIBC, l’intelligence artificielle est la source de la croissance de la productivité aux États-Unis, à l’heure actuelle. « Je crois que nous entrons dans une ère ou la productivité grimpera rapidement avec la révolution de l’intelligence artificielle », a-t-il remarqué.

Et les entreprises canadiennes doivent s’intéresser à ce phénomène plus tôt que tard, car les changements arrivent rapidement. Par où commencer? Selon David Usher, chaque entreprise doit trouver la personne la plus intéressée par l’IA, pour qu’elle fasse une veille technologique, en suivant différents experts du milieu sur Youtube et LinkedIn par exemple, afin de dénicher des opportunités d’affaires.

À court terme, David Usher croit que l’IA transformera les bureaux administratifs. « L’IA rendra les travailleurs plus productifs en coupant le temps de traitement d’un dossier de 80% en comptabilité ou pour rédiger une proposition d’affaires », dit-il, faisant référence à différents copilotes de l’IA. Par la suite, pourra être intégrée à différents procédés et elle fera rapidement partie de nos vies. Ne pas s’y intéresser sera un énorme désavantage économique.

UN CONGRÈS RECORD

Parler des sujets chauds pour l’industrie du bois fait partie de l’ADN du Congrès de Montréal sur le bois, soutient Sven Gustavsson, directeur, bois résineux, pour le Bureau de promotion des produits du bois (QWEB) et responsable de l’événement, fier du succès de l’événement. «On a encore battu un record d’achalandage cette année », dit-il, alors que 1150 participants ont assisté au Congrès, tout en accueillant 112 kiosques. « Notre rayonnement s’élargit ».

Julie Gravel, directrice des ventes de bois d’œuvre chez GreenFirst Forest, qui était aussi membre du comité organisateur, estime que le Congrès de Montréal sur le bois est une plaque tournante essentielle pour toutes les personnes impliquées dans l’industrie du bois.

« L’événement est important pour s’informer non seulement sur son domaine de travail spécifique, mais aussi sur les nouvelles tendances de l’ensemble de la chaîne de l’industrie du bois », dit-elle.

VERS UNE HAUSSE DES PRIX DU BOIS

Les perspectives de reprises sont bonnes, mais il ne faut pas s’attendre à revoir des prix du bois qui ont prévalu pendant la pandémie, estime Dustin Jalbert, économiste sénior spécialisé dans les produits du bois pour Fastmarkets, une entreprise américaine qui analyse les marchés de différents produits de commodité.

Selon les analyses de son équipe, les prix du bois devraient croître de 7% sur deux ans. La croissance de la demande sera générée par la reprise de l’industrie de la construction. « Selon nos estimations conservatrices, il existe un manque d’au moins deux millions de maisons unifamiliales aux États-Unis », a remarqué Dustin Jalbert, dans le cadre de son allocution faite dans le cadre du Congrès de Montréal sur le bois

que l’expert a présenté ses prévisions du marché du bois, où près de 1200 acteurs du milieu étaient rassemblé, à l’hôtel Le Reine Élisabeth.

TROP LENT POUR BAISSER LES TAUX D’INTÉRÊT

La Banque du Canada surestime les impacts de l’inflation et elle devrait abaisser les taux d’intérêt le plus tôt possible, a pour sa part mentionné Benjamin Tal, directeur général et économiste en chef adjoint de Marchés mondiaux CIBC. Ce dernier souligne que le Canada est le seul pays de l’OCDE, avec l’Islande, à calculer le taux d’inflation en incluant le prix coût des hypothèques. Ce calcul vient fausser l’image réelle de la situation, car les taux d’intérêt font grimper les hypothèques. « C’est comme un peu comme si on mettait un humidificateur et un déshumidificateur dans la même chambre », a-t-il lancé à

la blague. En excluant les hypothèques, l’inflation est de 1,5 % au Canada, soit sous le seuil « arbitraire » de 2% fixé par la Banque du Canada.

Selon ce dernier, la Banque du Canada a une bonne marge de manœuvre pour baisser les taux d’intérêt avant la Réserve fédérale des États-Unis (Fed), car les taux différaient de 0,75% avant la pandémie, alors que cette différence n’est que de 0,25% aujourd’hui. Benjamin Tal croit que la Fed bougera lentement, abaissant de 0,50% d’ici la fin de l’année, avant d’atteindre et de se stabiliser à un niveau de 3% en 2025. Ce niveau sera plus élevé qu’auparavant, mais les industries pourront prospérer à un tel niveau. « Le coût de l’argent était mal évalué », croit-il, ajoutant que l’économie s’en portera mieux.

LA PERSÉVÉRANCE PAIE

Michelle Romanow, une entrepreneure en série qui participe à l’émission « Dragon’s Den », a pour sa part souligné l’importance de la persévérance. « 80% de mes projets se sont soldés en échecs », a-t-il témoigné, ajoutant que c’est la réalité des entrepreneurs. C’est en persévérant que l’on réussit à trouver l’idée qui permettra de se démarquer et de percera le marché.

Dans le cadre du panel des PDG, qui regroupait Steve Rhone, de Weston Forest, L.T. Gibson, de US LBM, Amar S. Doman, de Doman Building Materials Group, et Ian Fillinger, d’Interfor, les chefs d’entreprises ont mentionné l’importance d’une future consolidation de l’industrie pour permettre de mieux gérer la fluctuation des prix. L’intelligence artificielle a aussi été un sujet phare, car toutes les entreprises doivent s’y intéresser pour demeurer compétitives.

David Usher, le fondateur de Reimagine AI.
Le panel des PDG a été apprécié du public.

SCIERIE Profil

57 M$ POUR UN HUB DE BOIS D’OEUVRE À SENNETERRE

Produits forestiers Résolu compte faire de Senneterre un «hub» autosuffisant articulé autour du bois d’œuvre grâce à des investissements totalisant 57 millions de dollars au cours des dernières années.

PAR ÉMILIE PARENT-BOUCHARD

Le projet de modernisation de l’usine de rabotage a cumulé les retards, mais c’est peut-être pour le mieux pour la communauté forestière située au carrefour de l’Abitibi-Témiscamingue et du Norddu-Québec. Alors que les doutes persistent quant à l’approvisionnement des usines québécoises et à la viabilité de certaines d’entre elles, Senneterre est en bonne position, jouissant d’infrastructures à la fine pointe de la technologie.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme dans les installations de Produits forestiers Résolu à Senneterre. Pour désigner les opérations de sciage, de séchage, de rabotage et de production d’énergie, le directeur de l’usine, André Boucher,

parle d’un complexe autosuffisant.

«Tout ce qui entre sort. Quand le billot entre et qu’on l’écorce dans l’usine de sciage, toute l’écorce s’en va dans les bouilloires. J’ai une bouilloire ici et j’en ai une à la centrale, précise-t-il, en référence à la centrale de biomasse forestière d’une capacité de 34,5 mégawatts acquise de Boralex pour 10 M$ en 2022. Ensuite on passe à travers l’usine et on scie ce bois écorcé, il va y avoir de la sciure. La sciure est vendue à un particulier, les copeaux aussi. Après, il reste juste à transformer le bois d’œuvre : il va dans le séchoir [à Lac-Clair, à quelques kilomètres du site principal] et revient à la nouvelle usine de rabotage», explique André Boucher, très excité des

possibilités offertes par le lecteur optique du nouvel optimiseur GradExpert Comact, du Groupe BID, qui permet de tirer le maximum de chaque planche.

Cette nouvelle usine de rabotage est le fer de lance autour duquel construire à Senneterre, poursuit André Boucher, qui s’appuie sur une expérience de 30 ans dans l’industrie, dont 11 à titre de

directeur d’usine de part et d’autre de la frontière avec l’Ontario où il travaillait pour Greenfirst avant de faire le saut à Senneterre. Ces installations à la fine pointe de la technologie ont nécessité un investissement de 47 M$, notamment pour faire l’acquisition d’une raboteuse de Produits Gilbert, Novilco, un décanteur en continu d’Inotech, un classeur et

un ébouteur de planche de Jamec, d’une emballeuse de DO2 Solutions. L’usine est encore en rodage, mais elle laisse entrevoir des performances de haut niveau.

QUAND MODERNISATION RIME AVEC MAINTIEN DES EMPLOIS… ET MÊME

PLUS !

«C’est ce qu’on appelle un green start, on part à zéro. On savait que le nouveau rabotage allait prendre pas mal plus de bois que le vieux rabotage. Depuis novembre passé, il y a eu ce que j’appelle la grande tornade. Donc, ça prend quatre factions au sciage au lieu de trois. En même temps, on décolle à une, on monte à deux puis à trois factions au nouveau rabotage», précise-t-il.

Même s’il est en gestion du changement en continu depuis novembre dernier — horaires, recrutement, transferts graduels d’employés et approvisionnement en intrants de chacune des opérations du complexe —, André Boucher se réjouit de pouvoir maintenir les quelques 200 emplois à Senneterre, en plus des emplois en forêt. Et il s’étonne déjà que des gains de productivité des nouvelles installations.

André Boucher, le directeur de l’usine de rabotage de Senneterre.

Vue sur l’emballeuse de Produits forestiers Résolu à Senneterre. L’emballage automatisé d’une palette de bois dure un peu plus d’une minute.

«On a tapé des factions pas mal plus hautes qu’on pensait. On parle d’heures où on roulait jusqu’à 67 000 pieds-planches à l’heure, dit-il, précisant le sourire aux lèvres qu’il s’agit pratiquement du double de l’objectif de production pour la période de rodage. C’est à se demander si on ajoute des machines. Tout est en questionnements comme c’est là. Est-ce qu’on va opérer à trois factions parce qu’on n’aura pas assez de volumes pour quatre? Est-ce qu’on cherche

ailleurs, parce que ça se pourrait que d’autres compagnies [vendent du bois]?»

La situation enviable de Senneterre incite d’ailleurs certains employés de la scierie Comtois, dont les activités à Lebel-sur-Quévillon ont été suspendues en mars dernier, à parcourir les quelques 90 kilomètres qui séparent les deux municipalités forestières. André Boucher ajoute que l’incertitude du marché et de l’approvisionnement a forcé Résolu à faire

des choix déchirants.

«Je suis certain qu’il y a du monde qui regardent Senneterre et qui se demandent pourquoi ils n’ont pas fait ça à Comtois. Mais c’est simplement parce que l’endroit où Senneterre est basé, c’est dans le milieu. En plus, à Senneterre, il y a une centrale thermique. Cette acquisition a été stratégique : c’est pour ça que les investissements sont venus à Senneterre. Oui, on a un transfert d’employés de Comtois. Pour ceux qui sont intéressés à venir travailler, les portes sont ouvertes pendant la période d’arrêt», laisse-t-il tomber.

UN AVENIR POUR SENNETERRE

La mairesse de Senneterre se réjouit évidemment des investissements de Résolu à dans sa municipalité. Nathalie Ann Pelchat demeure tout de même sur le qui-vive en raison de la période de morosité dans l’industrie. Elle dit d’ailleurs compatir avec son homologue de Lebel-sur-Quévillon avec qui elle a développé une grande solidarité pendant les feux de forêt de l’été dernier.

«S’il n’y avait pas eu les investissements, je me poserais la question si je suis la prochaine à être touchée par une fermeture, soutient-elle, rappelant au passage le caractère mono-industriel de Senneterre. Je me dis que Résolu va tout faire pour rentabiliser ses investissements. C’est rassurant, mais avec le prix du bois qui est bas, ça fait peur quand on voit des fermetures un peu partout. On suit le dossier de près», ajoute-t-elle.

Si les défis demeurent — course contre-la-montre pour traiter le bois brûlé accumulé dans la cour, derniers ajustements avant d’atteindre la pleine capacité de rabotage, recrutement de travailleurs —, André Boucher, lui, voit d’autres beaux jours à l’horizon. Dans quelques années, il croit que des séchoirs alimentés par la centrale permettraient une meilleure synergie.

«L’idée pour plus tard, ce sont des projets à Senneterre pour des séchoirs alimentés par la centrale. C’est vraiment pour ces raisons-là que la compagnie regarde pour faire de Senneterre un hub. La centrale est ici, l’approvisionnement est correct, tu es centralisé et tu as le potentiel de projets futurs à l’entrée de l’usine », conclut-il, espérant aussi attirer les talents grâce à ces installations «flambant neuves» qui permettent de rêver l’avenir de Senneterre.

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LA SURVEILLANCE DES PROCESSUS EN :

• Détectant les irrégularités dans la production pour prévenir les interruptions majeures et les défaillances de l’équipement

• Améliorant les mécanismes de contrôle afin d’optimiser la singularisation des produits, d’optimiser l’efficacité des processus et de réduire les temps d’arrêt

• Réduisant les accidents grâce à une dépendance moindre envers les interventions humaines

LE SYSTÈME PEUT ÊTRE DÉPLOYÉ À N’IMPORTE QUELLE ÉTAPE DU PROCESSUS.

Voyez comment la Smart Vision aurait pu empêcher un tel incident.

Contactez-nous pour en savoir plus. 450-435-2121 | info@bidgroup.ca | bidgroup.ca

FORÊT Profil

L’ENTREPRENEUR PARTI DE LOIN

PAR EUGÉNIE ÉMOND

À 40 ans, Kevin Therrien est devenu l’un des plus gros entrepreneurs forestiers en terres privées de la Côte-du-Sud avec près de 90 000 mètres cubes de bois abattus l’an dernier. .

«Ce matin, je gère une crise», confie Kevin Therrien, en embarquant dans son pickup. Nous ne sommes qu’à la mi-février, mais le temps doux des derniers jours lui fait craindre le dégel. «J’ai une centaine de voyages à faire et je ne pense pas avoir le temps de tout sortir le bois parce que ça va caler», explique-t-il.

Kevin et ses employés sont sur le point de terminer un chantier sur la Côte-du-Sud, chez un

client qui possède près de 300 terres à bois dans la région. La chaleur attendue dans les prochains jours lui a fait revoir ses plans. «Je vais envoyer mes trucks le plus loin que je peux, vers une usine de bois franc à 7h de route aller-retour, pour pas qu’ils reviennent jouer dans la boue icitte», explique-t-il.

La coordination des opérations occupe aujourd’hui à temps plus que plein l’entrepreneur.

Jusqu’à l’an dernier, en plus de gérer 14 employés et s’occuper de la mise en marché du bois, il opérait aussi les ma-

chines. «On cible des secteurs de coupe, on met le bois en marché, on le coupe, puis on le livre à l’usine», résume-t-il. Il

n’accumulait ainsi pas moins de 110 heures par semaine, sans jamais prendre de répit. Au cours de la dernière année, il a dû se résigner et laisser les machines aux employés. «Je n’aime pas déléguer, mais j’apprends», note-t-il.

Dans la forêt, deux abatteuses neuves sont à l’œuvre. La plus récente a fait son arrivée ici il y a deux semaines à peine, l’autre en mai dernier. «En six mois, les prix ont grimpé», déplore Kevin. À preuve, les deux abatteuses, d’une valeur de un million de dollars chacune, achetées chez le même fabricant à quelques mois d’intervalle, ont une différence de prix de 35 000$.

La rareté des pièces, l’augmentation du prix du carburant et des équipements depuis la pandémie est le plus gros défi auquel il fait face. «Et je ne peux pas augmenter trop mes prix parce que la compétition est là aussi», avance-t-il. Alors Kevin met beaucoup de temps à chercher le meilleur prix de vente pour son bois auprès des scieries. «Le coût de transport, c’est ça qui fait mal».

Kevin Therrien investit aussi beaucoup

Kevin Thérien mise sur des têtes d’abattage Logmax 7000 XT.

DE DÉLINQUANT À ENTREPRENEUR

Quand on demande à Kevin où il a pris ses talents de gestionnaire, il répond du tac au tac : «J’ai un secondaire 3 pas fini et un cours d’abattage et façonnage à Dolbeau», résume-t-il. «Ça a l’air niaiseux, mais quand tu n’as pas d’argent, il faut que tu sois créatif. C’est l’école de la vie», ajoute-t-il. Kevin vient d’une famille modeste de Saint-Cyprien, dans Chaudière-Appalaches. «Quand ma mère est partie, c’est mon père qui nous a élevés tout seul avec les banques alimentaires. Quand il m’a envoyé aux études, il a été obligé de vendre sa maison pour payer le tout», relate-t-il, reconnaissant.

dans ses employés, qu’il forme dès la sortie de l’école. Il leur offre des semaines de 4 jours à 13 heures par jour durant lesquelles il fournit le logis. Et il s’assure qu’ils

travaillent avec du matériel adéquat, voire à la fine pointe de la technologie - et du confort. «J’essaie de donner aux employés ce que je voulais quand j’étais opérateur».

C’est en feuilletant un livre sur les métiers qu’il a trouvé celui d’opérateur forestier. «Je voyais qu’un gars de bois ça gagnait quand même bien sa vie», se rappelle-t-il. À 16 ans, Kevin quitte pour Dolbeau et complète son DEP. Il travaille ensuite comme opérateur forestier, mais sa délinquance et sa consommation quotidienne de stupéfiants lui nuisent. Il accumule les dettes. «Je devais 50 000$ à la caisse et je n’avais même pas d’auto», se souvient-il. La rencontre avec

Un transporteur Logset 10F à l’ouvrage pour l’entrepreneur de Saint-Cyprien en qui peu de gens croyaient.

sa conjointe, qui l’accompagne encore aujourd’hui, va changer la donne.

Pour se reprendre en mains et rembourser ses dettes - dont une voiture que lui paye sa conjointe - il quitte deux ans pour Fermont où il travaille comme opérateur. «Je partais 42 jours, je revenais 3 jours», résume-t-il. Kevin réussit à payer ses dettes et accumule 30 000$, assez pour contracter un prêt de 150 000$ à la banque. Il achète de la machinerie usagée et démarre sa propre entreprise. Il engage même son père comme chauffeur de camion.

Neuf ans plus tard, son chiffre d’affaires atteint quelques millions de dollars. «On est en pleine expansion», assure-t-il. Les clients de Kevin sont aujourd’hui de grands propriétaires terriens. Il débute sa saison en juin à Stoneham, puis déplace ses équipements à Saint-Raymond-dePortneuf et il termine ici, sur la Côtedu-Sud à la fin de l’hiver. «Ma plus-value, c’est le clés en main, on n’est pas beaucoup à faire ça». Les Entreprises AKT font de l’aménagement, de l’abattage, du transport, du fardier. Durant la pandémie, le nombre d’entrepreneurs forestiers a augmenté, alimentant la concurrence.

«Le fuel était pas cher et plusieurs se sont improvisés entrepreneurs, mais là ça commence à s’équilibrer un peu parce que plusieurs ont laissé tomber», soutient-il.

Aujourd’hui, il essaie de se diversifier davantage. «Il faut comprendre qu’une compagnie forestière, il faut que tu fasses de l’argent à la seconde que tu coupes un arbre. Ce n’est pas comme en immobilier, alors que c’est dans le temps que tu vas faire ton argent», explique-t-il. Suite à la hausse des dépenses qu’il connaît depuis quelques années, il tente ade stabiliser ses revenus en achetant des terres à bois. Il en possède maintenant 53. «Je veux me diversifier, parce qu’en termes de coupes, je suis pas mal plafonné».

Sur la banquette arrière de son pickup, Kevin a déposé son sac à dos. Il dort souvent dans sa voiture. «Je suis là où la job le demande». Il revient chez lui la fin de semaine. Et encore. Le jeune quadragénaire est un workaholic et ne s’en cache pas. «Le travail c’est ce qui m’a sauvé et fait oublier mes démons. C’est pour ça que je travaille 100 heures par semaine», justifie-t-il. «Là c’est

réglé, mais je suis pris dans la roue. C’est tellement rendu gros que je suis obligé de travailler», ajoute-t-il. Mais Kevin ne s’en plaint pas. Il aime bien son boulot et il est surtout très fier du chemin parcouru.

Une flotte diversifiée

Entreprises AKT a bâti une grande flotte pour offrir en forêt privée. Pour le transport forestier, l’entreprise possède 5 camions Kenworth et 4 remorques forestières Manac, ainsi qu’une remorque autochargeuse Manac.

Pour les transports des équipements, AKT détient un fardier Manac avec un Jeep Dolly et un 4e essieu, ainsi que deux chargeuses Prentice 210, pour le chargement.

Pour les équipements de récolte, l’entreprise opère deux abatteuses Tigercat et un transporteur Logset. Finalement, AKT possède deux camions 10 roues et une pelle Cat pour la réfection de chemins.

Pleins feux sur les équipements de rabotage

PAR L’ÉQUIPE DE RÉDACTION

Opérations forestières vous présente les plus récents équipements pour les usines de rabotage sur le marché.

CARBOTECH

Depuis plusieurs années, l’intelligence artificielle a fait son incursion dans notre industrie et plusieurs l’utilisent déjà. Autolog avec une expertise de plus de 35 ans offre des résultats fort impressionnants voir même spectaculaires dans diverses applications. Que ce soit pour nos produits de détections d’essences (iDNA), d’identification de pièces de bois (ABI), de classification de bois transversale et évidemment notre classificateur automatique au rabotage le Prograder, la IA nous a permis d’atteindre des niveaux inégalés. A cet effet, des mises à jour sont constamment réalisées et disponibles sur les Prograders existants garantissant l’atteinte des plus hauts niveaux de performances. www.carbotech.ca

BID GROUP

La raboteuse Miller de BID Group est conçue pour les applications les plus exigeantes. Elle est montée sur un châssis et système de sous-structure les plus robustes de l’industrie. La technologie IFP (Integrated Force Position) permet aux opérateurs d’alimenter

BID GROUP
CARBOTECH

efficacement du bois épais, mince et ondulé, même s’il est partiellement recouvert de neige ou de glace. La raboteuse est équipée de dispositifs de réglage qui garantissent la répétabilité, de vérins anti-contrecoup, de verrous hydrauliques et d’un servomoteur. Les fonctionnalités récentes incluent des indicateurs de santé machine ainsi que l’analyse des vibrations et de la température. Les données sont affichées sur un tableau de bord afin de fournir une visibilité de toutes les conditions de fonctionnement.

www.bidgroup.ca

INOTECH CANADA

Inotech Canada est un leader reconnu dans la construction et la fabrication d’usines de rabotage clé en main. Avec plus de 40 années d’expérience, l’équipe Inotech maîtrise parfaitement chaque étape du processus, de la conception à la mise en service. Son approche personnalisée garantit des solutions sur mesure, répondant aux besoins spécifiques de chaque client. Grâce à son savoir-faire pointu et à son engagement envers l’excellence, Inotech Canada assure des

installations efficaces, fiables et durables, contribuant ainsi à l’optimisation des opérations de leurs clients dans l’industrie du bois. Tous les équipements présents dans une usine de rabotage sont disponibles chez Inotech, que ce soit un décanteur, un système de récupération des lattes, une raboteuse ou une empileuse pour en nommer quelques-uns. www.inotechcanada.com

WOLFTEK

Le système de tension dynamique (DTS) de Wolftek révolutionne la transformation du bois avec son approche axée sur la préservation de la qualité du bois et l’optimisation de l’alimentation dans les lignes de rabotage. Son interface simplifiée permet une configuration rapide et précise, tandis que son installation de rouleaux suspendus

Une nouvelle ère de chargeuses sur roues chez
INOTECH

maximise le temps de fonctionnement et facilite l’entretien. Le DTS assure une cohérence dans le traitement du bois, améliorant la qualité et la productivité globale. Il offre également des réglages de pression ajustables pour un contrôle précis, adapté à divers types de bois et exigences. En somme, le DTS promet une efficacité accrue et des résultats de qualité supérieure. www.wolftekindustries.com

JAMEC

Depuis 1987, JAMEC offre des solutions de manutention du bois pour les usines de sciage et de rabotage en Amérique du Nord. JAMEC conçoit des produits de qualités contribuant à atteindre des niveaux plus élevés de performance, de productivité et de rentabilité. La recherche & développement est au cœur de sa stratégie d’affaires. Au moment d’écrire ces lignes, JAMEC confirme être en sur le point d’introduire une nouvelle innovation technologique unique qui suscitera un grand intérêt pour l’industrie.

Pour tous vos types de projets au sciage et au rabotage, l’équipe d’in-

génierie JAMEC est en mesure de vous accompagner, de l’ingénierie, à la fabrication, à l’installation avec un service après-vente 24/7.

www.jamec.ca

PRODUITS GILBERT

Avec un nombre croissant de clients recevant du bois de différentes scieries, la variabilité des produits est devenue significative. Cependant, la raboteuse Gilbert a démontré des performances remarquables dans la manipulation de planches d’épaisseurs variables.

Alors que la flexibilité et l’adaptabilité aux nouveaux produits deviennent

cruciales, Gilbert a introduit le système vGRIP : Gilbert Roll Intelligent Positioning. Ce système est disponible dans tous les modèles de raboteuses Gilbert et est contrôlé par le système de positionnement automatique Gilbert. Il permet le déplacement précis des rouleaux supérieurs vers une position spécifiée, maintenant un contact optimal avec la planche sans causer de dommages.

Utilisant sa technologie unique PullThrough, la raboteuse Gilbert « tire » chaque planche individuellement. Cela permet une application précise de la force appropriée sur chaque planche. www.gilbert-tech.com/

WOLFTEK
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PRODUITS GILBERT

Votre expert en rabotage

• #1 Système de tension des raboteuses et des tables d’alimentation dans l’industrie

• Réglages électriques

• Entraînements électriques et conversions

• Rouleaux spécialisés (table d’alimentation, pont et raboteuse)

• Systèmes de caméras thermiques à infrarouge

• Jonction automatique des têtes

• Tables d’alimentation, ponts et optimiseurs de ponts d’alimentation

• Nombreuses pièces pour toutes les raboteuses

• Rétrofits pour toutes les raboteuses

• Conversion des moteurs des têtes latérales

• En plus : des équipements d’occasion pour répondre à de nombreuses opportunités

WOLFTEK PROPOSE DES MISES À NIVEAU POUR TOUS LES BESOINS DE VOTRE LIGNE DE RABOTAGE

TECHNOLOGIES IA Intégrer l’IA dans l’industrie forestière:

oui, mais comment?

Si vous n’avez pas entendu parler d’intelligence artificielle dans les derniers mois, c’est que vous n’êtes pas beaucoup sortis de chez vous !

Blague à part, cette technologie a effectivement pris le monde d’assaut. L’IA n’est plus seulement un concept futuriste, mais une réalité tangible qui offre des solutions concrètes dans toutes les industries, y compris celles de la foresterie et de la transformation du bois.

L’été dernier, au Canada, 4 millions d’hectares de forêt ont brûlé, une superficie qui dépasse la somme des 20 dernières années réunies. Face à cette réalité, l’industrie forestière doit se tourner vers des solutions innovantes afin d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles au maximum, autant au niveau de la forêt que dans les usines de

transformation du bois.

Que pourrions-nous faire différemment si nous avions plus d’outils et de données en main ? L’impact que l’intelligence artificielle pourrait avoir sur votre entreprise n’est plus à prouver ; explorez avec nous les possibilités qu’elle offre dans votre industrie, autant pour la maximisation des ressources que pour l’efficacité des usines de transformation du bois.

PLANIFIER LA PRODUCTION EN USINE

L’IA peut être utilisée pour améliorer les opérations forestières de diverses manières. Maximiser les coupes de bois, organiser la production, gérer les stocks dans l’usine, coordonner les chantiers… Les possibilités sont nombreuses. En plus, grâce à des algorithmes avancés, l’IA peut prendre en compte une tonne de variables comme la qualité du bois, la disponibilité des machines, la main-d’œuvre et la prévision de la demande. Par exemple, une usine de transformation du bois peut produire des pièces de bois sur mesure selon les commandes qu’elle reçoit. Dans cette situation où la production varie sans cesse, la planification des tâches devient rapidement ardue, car beaucoup de variables sont à prendre en considération. L’IA peut non seulement venir résoudre des problèmes trop complexes pour le cerveau humain, mais également le faire de façon à trouver LA bonne solution parmi toutes les possibilités, en n’oubliant aucune contrainte. Pour un client, cela signifie ordonnancer les différentes tâches des projets pour optimiser la matière première et minimiser les changements de réglages sur les machines, gérer la charge de travail globale ainsi que les dates de livraison.

PAR Hugues Foltz, vice-président exécutif chez Vooban.
L’IA peut être utilisée pour améliorer les opérations forestières de diverses manières.

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Productive, confortable et économique dans toutes les conditions!

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Solutions performantes en matière de systèmes d’aspiration et de procédés industriels

En forêt, en usine ou dans les bureaux, l’IA promet des gains de productivité importants.

MAXIMISER L’UTILISATION DES RESSOURCES

Les ressources naturelles ne sont pas inépuisables et nous l’avons réalisé avec les changements climatiques et les réglementations environnementales qui deviennent de plus en plus sévères. Il est donc de l’intérêt de tous d’optimiser l’utilisation des ressources, notamment en réduisant les pertes et en planifiant la production de manière plus durable. L’IA peut tout à fait être utilisée à cet escient.

Reprenons l’exemple d’un client qui produit des pièces de bois sur mesure selon les commandes qu’il reçoit. Dans ce contexte, il est évident que les pièces de bois à découper varient en longueur et en quantité, ce qui complexifie la production. Afin de maxi-

Annonce du partenariat de Wallingford’s avec

Wallingford’s est honoré de l’opportunité qui lui est offerte de distribuer la technologie de pointe des grappins d’HSP Gripen de Suède, ici en Amérique du Nord.

Conception unique des pinces Facilite un fonctionnement souple et rapide sur divers matériaux, garantissant une utilisation sans faille et des taux de remplissage élevés.

miser les ressources de cette entreprise, ce qui signifie ici réduire la quantité de bois inutilisée, l’IA aide à prendre des décisions éclairées basées sur des données, pour optimiser les coupes de façon à diminuer les pertes au maximum!

PRATIQUES DURABLES ET ÉCOLOGIE

D’autres pratiques écologiques et durables peuvent également être pensées et proposées par l’IA. Outre la planification de la reforestation, la conservation des habitats naturels ou la gestion de l’eau, la logistique du transport peut également être optimisée. L’IA peut améliorer la planification des routes de transport du bois, vous permettant ainsi de réduire les distances parcourues, les émissions de carbone et les coûts logistiques.

Prenons l’exemple d’une entreprise qui souhaite optimiser les déplacements de machinerie extrêmement lourde à travers plus de 500 chantiers répartis dans toute la province. Dans un projet concret, l’implantation d’un modèle d’IA a permis de réduire de 3 % l’utilisation en carburant de cette compagnie, grâce à une meilleure gestion de la flotte et à une planification des déplacements plus efficace.

En intégrant des systèmes basés sur l’IA dans les processus décisionnels, les entreprises forestières peuvent prendre des décisions plus éclairées et surtout, durables.

SURVEILLANCE DE LA SANTÉ DES FORÊTS ET PRÉVISION DES CATASTROPHES NATURELLES

Nous en arrivons donc au sujet sensible des catastrophes naturelles. Feux de forêt, inondations, zones touchées par des maladies ou insectes ravageurs… Les dangers qui menacent les forêts, et donc le bois, sont nombreux. Imaginez comment votre résilience face aux incertitudes concernant votre matière première augmenterait, si vous pouviez prévoir les catastrophes avant qu’elles n’engendrent des dégâts, ou mieux encore, avant qu’elles ne se produisent !

Acier à haute résistance Les opérations de découpe au laser, au gaz, et au plasma, associées au soudage robotisé avec des machines modernes, assurent une production efficace. Tous les grappins font l’objet d’une finition méticuleuse, y compris d’une couche de peinture en poudre et sont soumis à des tests rigoureux.

Wallingford’s Inc. est le leader nord-américain dans les fournitures pour l’exploitation forestière offrant les tracks forestiers, les chaines de traction, les guidechaînes, les chaines de scie, les grappins et plus.

Visiter notre site web ici : www.wallingfords.com 800-323-3708 • info@wallingfords.com

Parlez avec nos représentants des ventes:

Lydia Larson : 207-250-3284 (français et anglais)

JD Moore : 548-887-2626 (anglais)

Des cylindres jumelles

Les deux cylindres contribuent à une basse charge sur l’essieu et l’amortissement en fin de course, ce qui se traduit par une grande maniabilité.

Option pour une boîte à scie disponible.

L’IA peut prendre la forme de modèles prédictifs qui analysent les données météorologiques, les tendances historiques et les caractéristiques du terrain pour anticiper les risques. Grâce à des techniques telles que l’imagerie par satellite et l’apprentissage automatique, ou encore à des drones équipés de technologie d’IA, il est possible de surveiller la santé des forêts à grande échelle, d’identifier les zones sensibles et de détecter un départ de feu très rapidement, ce qui permet une intervention rapide qui limite les dommages.

Serez-vous les premiers au Québec à implanter ces types de technologies pour protéger nos forêts ?

S’il y a quelque chose à retenir de ce texte, c’est que l’intégration de l’IA dans l’industrie du bois offre de nombreuses opportunités pour améliorer votre efficacité opérationnelle et l’utilisation de vos ressources, pour atteindre les critères élevés du gouvernement en termes de pratiques durables et même pour renforcer la résilience face aux catastrophes naturelles qui affectent directement la matière première de votre industrie. Ces avancées technologiques sont essentielles, non seulement pour vous assurer de rester compétitifs sur le marché, mais également pour garantir un avenir durable pour nos forêts.

*VOOBAN est une compagnie spécialisée dans la conception et la mise en œuvre de projets d’intelligence artificielle appliqués en entreprise.

2024-05-09 7:21 AM

30 ANS D’ATELIERSCONFÉRENCES SUR LE SÉCHAGE DU BOIS

Les ateliers-conférences sur le séchage du bois du CIFQ tenaient leur 30e édition en avril dernier. Au menu: IA, innovations technologiques et efficacité énergétique. PAR EUGÉNIE EMOND

« Les gens ne réalisent pas à quel point le processus de séchage a une influence sur la qualité du bois qui sort de l’usine de rabotage. Et la qualité influence directement les revenus des usines », résume Paul O’Dowd, directeur de la Qualité des produits au CIFQ. Or le déclassement du bois en raison du séchage n’est pas à négliger. De 1 à 9% de la valeur du bois peut s’évaporer lors de cette

étape. D’où l’importance de comprendre les facteurs qui entrent en jeu lors de cette étape cruciale

LA CLEF: MAÎTRISER LE TAUX D’HUMIDITÉ

Au fil des ans, les méthodes de séchage se sont affinées, mais le défi de mesurer et maîtriser la teneur en humidité de la matière ligneuse demeure tout au long du procédé, de l’arrivée du bois vert dans la ÉQUIPEMENTS Séchage

cour à bois à sa sortie de l’usine. « Cette mesure a considérablement évolué », note Vincent Lavoie, ingénieur forestier chez FPInnovations. Si on peut aujourd’hui établir avec précision la quantité d’humidité contenue dans du bois vert en se basant notamment sur le volume et la densité moyenne de l’essence, on peut aussi faire

des prédictions. « Maintenant on utilise cette mesure pour faire de la prédiction de préséchage à l’air »’, avance-t-il.

UN PARC DE SÉCHOIRS VÉTUSTES

Bien que les séchoirs soient aussi de plus en plus performants, plus de 80% des équipements au pays pourraient être

améliorés et optimisés, tant au niveau de la performance des ventilateurs que de l’étanchéité des portes, selon les données analysées et présentées par Marc Savard, chercheur principal chez FPInnovations. « La vétusté du parc de séchoir est un enjeu majeur », déplore Paul O’Dowd. Or, la conjoncture économique actuelle ne laisse pas présager de nouveaux investissements pour le moment. « On connaît une année difficile et les cycles baissiers ne nous sont pas favorables », souligne-t-il en citant la fermeture de la scierie Béarn dans le Témiscamingue pour une période indéterminée.

LES PROMESSES DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Pour rendre les équipements plus performants, l’intelligence artificielle pourrait s’avérer être une bonne alliée, ne serait-ce qu’en analysant les données de performance des séchoirs. « Le problème est de colliger et de standardiser l’information quand on a plusieurs séchoirs ou plusieurs usines », analyse Paul O’Dowd. « L’étape suivante sera de comparer les résultats obtenus à la fin du processus quand on génère les paquets à l’usine

Carol Racine de l’entreprise Chantier Chibougamau

de rabotage versus le lot qu’on a traité dans le séchoir et faire des corrélations », poursuit-il.

Plusieurs participants attendent d’ailleurs avec impatience que l’IA s’implante davantage dans les usines. C’est le cas

de Carol Racine de l’entreprise Chantier Chibougamau où il s’occupe des séchoirs depuis deux ans. Les promesses des nouvelles technologies l’intéressent particulièrement comme l’utilisation du séchage à micro-ondes, mais aussi de

SOLUTIONS COMPLÈTES

DE SCIAGE ET DE RABOTAGE

TRONÇONNAGE OPTIMISÉ

MANUTENTION DE BILLES

DÉBITAGE/PROFILAGE OPTIMISÉ

MANUTENTION DE PLANCHES

AUTOMATISATION ET OPTIMISATION DES PROCÉDÉS

Vincent Lavoie, ingénieur forestier chez FPInnovations

l’intelligence artificielle pour comparer la performance d’un équipement à un autre. « On s’enligne là-dessus. On a acheté une application. Elle n’est pas encore en fonction, mais on est en train de regarder », affirme-t-il enthousiaste.

UN PREMIER PRIX YVES FORTIN

Cette trentième édition a aussi été l’occasion de rendre hommage à Yves Fortin, professeur au département des sciences du bois et de la forêt à l’Université Laval, décédé l’an dernier peu après l’atelier-conférence sur le séchage du bois. « Il a enseigné le séchage pendant 30 ans à plein de gens ici et il a réussi à inculquer sa passion à plusieurs », résume Paul O’Dowd, ému. Le premier prix Yves Fortin qui souligne la passion, l’accomplissement, l’engagement et l’innovation d’acteurs de l’industrie a été remis à Pierre Asselin, formateur-consultant qui a connu une longue carrière dans le domaine du séchage du bois.

DÉBITEUSE/PROFILEUSE INSTALLÉE CHEZ GROUPE LEBEL, DÉGELIS, QC.

carbotech.ca | autolog.com

MOT DE LA FIN Opinion

Avenir de notre forêt, les municipalités au premier plan

Martin Damphousse

Président de l’UMQ et maire de Varennes

Benoit Lauzon

Président du comité sur la forêt et maire de Thurso

Micheline Anctil

Membre du comité sur la forêt et mairesse de Forestville

Roch Audet

Membre du comité sur la forêt et maire de Bonaventure

Sylvie Beaumont

Membre du comité sur la forêt et mairesse d’Alma

Daniel Bourdon

Membre du comité sur la forêt et maire de Mont-Laurier

Manon Cyr

Membre du comité sur la forêt et mairesse de Chibougamau

Simon Deschênes

Membre du comité sur la forêt et maire de Sainte-iiAnne-desMonts

Jimmy Bouchard

Membre du comité sur la forêt, conseiller de Saguenay et vice-président de l’arrondissement de Jonquière

Claude Duplain

Membre du comité sur la forêt et maire de Saint-Raymond

Marcel Furlong

Membre du comité sur la forêt et préfet de la MRC de Manicouagan

Luc Gibbons

Membre du comité sur la forêt et maire de Saint-Félicien

Guy Lafrenière

Membre du comité sur la forêt et maire de Lebel-sur-Quévillon

Luc Martel

Membre du comité sur la forêt et maire de La Tuque

Alain Thibault

Membre du comité sur la forêt et maire de Port-Cartier

Alors que la consultation du gouvernement du Québec sur l’avenir de la forêt bat son plein et que la période critique pour les feux de forêt est à notre porte, nous, élues et élus membres du comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), désirons partager nos réflexions quant à l’avenir de la forêt et son importance pour nos communautés.

Les feux de forêt de 2023 ont dévasté plus de 4,3 millions d’hectares au Québec, soit environ la taille du territoire de la Suisse. Cette destruction affecte certaines régions qui ont déjà vu leurs possibilités forestières diminuer. Il y a urgence d’adapter notre régime forestier pour assurer la pérennité de nos communautés. Cette pérennité passe également par un juste retour des redevances sur les ressources naturelles afin de financer la diversification de nos économies.

Afin que le Québec soit en mesure de capter une juste part de la richesse découlant de sa forêt, nous soulignons l’importance de maintenir le Bureau de mise en marché des bois (BMMB). Le BMMB a d’ailleurs été créé pour mettre en place un marché libre des bois des forêts. Il est toutefois essentiel de ne pas négliger la modernisation du BMMB pour qu’il soit en mesure d’assurer la compétitivité de l’industrie

forestière québécoise.

La restauration de nos écosystèmes forestiers prendra du temps et nécessitera des efforts soutenus. Nous demandions en janvier dernier un plan d’investissement sur 15 ans pour le reboisement des zones touchées par les perturbations naturelles. La prévisibilité des investissements et des possibilités forestières est essentielle pour préserver le moteur économique que constitue la forêt.

Il est important de reconnaitre que chaque région a ses propres réalités et enjeux forestiers, il n’existe donc pas de solution universelle. Nous croyons fermement que la gestion des territoires forestiers doit prendre une place plus grande au sein du monde municipal tout en tenant compte des dynamiques économiques nationales et internationales.

Nous connaissons nos territoires et nous sommes alors dans une position privilégiée pour assurer une cohabitation harmonieuse des différents usages au bénéfice de l’ensemble des usagers de la forêt.

À titre d’élues et élus, nous avons à cœur la pérennité de nos communautés et de la forêt. Le bois, matériel sobre en carbone, mérite une place de choix dans les efforts de lutte aux changements climatiques et visant à répondre à la crise du logement.

Par les maires de l’Union des municipalités du Québec (UMQ)

Tigercat a développé la nouvelle tête de broyage 4161-15 : une tête de broyage robuste et performante présentant un rapport poids/résistance optimisé pour les transporteurs à chenilles. La tête a été spécialement conçue pour permettre un broyage de précision dans les opérations de réduction de la charge en combustible et de lutte contre les incendies.

www.tigercat.com/fr

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