MRO - French April 2019

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Dans ce numéro

ARTICLE DE FOND – SURVEILLANCE D’ÉTAT

Évaluer le rendement, la fiabilité et les besoins de maintenance d’un actif Recherche des défectuosités potentielles d’un équipement grâce à la surveillance d’état

GESTION DES ACTIFS / 6

La MAF aide une centrale électrique à mieux gérer ses risques Comment les services publics peuvent optimiser la fiabilité de leurs équipements

DÉPANNAGE / 12

Doit-on s’inquiéter de la corrosion par frottement ? Indicateurs de problèmes mécaniques pouvant entraîner la défaillance du roulement

Rubriques

Éditorial / 4

Nouvelles de l’industrie / 5

Produits de l’industrie

Quoi de neuf dans l’équipement spécialisé? / 20

Photo de la couverture : Getty Images

LL’importance d’aller

jusqu’au

bout

e début de chaque année est un moment où des résolutions sont prises avec les meilleures intentions du monde. Néanmoins, après quelques mois, plusieurs d’entre elles se voient abandonnées. Bien que des objectifs comme manger moins de sucre ou aller plus souvent au centre de conditionnement physique soient louables, si vous ne tenez pas ces résolutions, ce ne sera quand même pas la fin du monde. Cependant, l’impact des résolutions en matière de maintenance d’équipement revêt une tout autre importance. En outre, si se fixer des objectifs de maintenance annuels se révèle important, ce qui s’avère encore plus important, c’est le suivi que nous effectuerons tout au long de l’année pour nous assurer que nos objectifs demeurent au coeur de nos actions. Que nos intentions soient de réduire le temps d’arrêt par machine, de remplacer de l’équipement désuet ou d’améliorer la formation des employés, la clé de leur concrétisation consiste à aller jusqu’au bout de nos démarches. Tout le monde se fixe des objectifs, mais ceux qui se donnent des moyens pour les atteindre ont assurément plus de chances d’y parvenir. Par exemple, de nombreuses entreprises envoient leurs employés à des conférences, des Salons commerciaux et des séminaires pour les outiller en vue d’améliorer leurs activités professionnelles. Très bon raisonnement! Toutefois, si les employés ne mettent pas les connaissances apprises en pratique, ni ne les partagent avec d’autres membres de l’équipe, ces ressources collectives se voient pour ainsi dire « gaspillées » au profit du seul enrichissement personnel.

En tant que rédacteur en chef du magazine MRO, j’ai le privilège d’assister à de nombreux événements et d’interagir avec plusieurs professionnels de l’industrie. Je trouve utile de pouvoir partager les meilleures pratiques des entreprises dans le but d’aider leurs homologues à améliorer également leur exploitation. Si après avoir assisté à une réunion, une conférence ou une exposition, vous êtes en mesure de rapporter une seule bonne idée qui permettra à votre entreprise d’améliorer ses activités, votre déplacement en aura valu la peine.

Dans cet esprit, MRO prévoit couvrir une série d’événements en 2019 (dans ses publications francophones et anglophones), lesquels méritent assurément unevisite. En avril, Cleveland sera l’hôte du Reliable Plant 2019 Conference and Exhibition; en juin, Calgary prendra la relève avec l’Operational Excellence in Energy, Chemicals, and Resources; et en septembre, Edmonton abritera le MainTrain 2019 de la PEMAC. Et il s’agit seulement d’un aperçu des expositions commerciales présentées en 2019. Pour leur liste complète, rendez-vous à la page des événements de notre site Internet : www.mromagazine.com/events/.

La maintenance se révèle une tâche cruciale et, d’une certaine manière, sans fin. Une fois que vous en avez fini avec un équipement, vous passez au suivant, et ainsi de suite. L’objectif principal de cette démarche demeure cependant toujours de rendre la tâche aussi simple que possible, et de minimiser le temps d’arrêt de l’équipement. Pourquoi 2019 ne serait-elle pas l’année où vous êtes allés jusqu’au bout des objectifs que vous vous étiez fixés? MRO

AVRIL 2019

Volume 5, numéro 1 Depuis 1985 www.mromagazine.com www.twitter.com/mromagazine

Mario Cywinski, Rédacteur en chef 226-931-4194 mcywinski@annexbusinessmedia.com

Collaborateurs

Alexander Bakulev, Douglas Martin, James Reyes-Picknell, Jesus Sifonte

Michael King, Éditeur 416-510-5107 mking@annexbusinessmedia.com

Mark Ryan, Directeur artistique Barb Vowles, Coordonnatrice de comptes 416-510-5103 bvowles@annexbusinessmedia.com

Beata Olechnowicz, Directrice de la diffusion 416-442-5600 x3543 bolechnowicz@annexbusinessmedia.com

Tim Dimopoulos, Vice-président tdimopoulos@annexbusinessmedia.com

Mike Fredericks, Président-directeur général

Le magazine Maintenance, Réparation et Opération est publié par Annex Publishing & Printing Inc., 111 Gordon Baker Road, Suite 400 North York, ON, M2H 3R1; tél. : 416 442-5600, téléc. : 416 510-5140.

© 2019 Le contenu de cette publication est sous droit d’auteur et ne peut être reproduit entièrement ou en partie, de quelque façon que ce soit, sans la permission écrite de l’éditeur. L’éditeur n’assume aucune responsabilité ou engagement pour des réclamations résultant des articles publiés ou des produits annoncés.

Le magazine Maintenance, Réparation et Opération est un supplément du magazine Machinery & Equipment MRO. ISSN 0831-8603 (imprimé). Entente de publication postale no : 40065710. Port de retour garanti. Note au maître de poste : Retourner les copies non livrables d’adresses canadiennes à MRO, Service de la diffusion, 111 Gordon Baker Road, Suite 400, North York, ON, M2H 3R1.

De temps à autre, nous mettons notre liste d’abonnés à la disposition d’organisations dont les produits et services pourraient intéresser nos lecteurs. Si vous préférez ne pas recevoir ce genre d’information, veuillez communiquer avec nous de l’une des façons suivantes : tél.: 800 6682374; courriel : privacy@annexbizmedia.com; poste : Bureau des renseignements personnels, 111 Gordon Baker Road, Suite 400, North York, ON, M2H 3R1.

Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d’édition.

Rio Tinto nommé parmi les Meilleurs employeurs à Montréal

Rio Tinto a été nommé parmi les Meilleurs employeurs à Montréal dans le cadre du concours annuel soulignant les entreprises du Grand Montréal qui font figure de chefs de file dans leur industrie en offrant des lieux de travail exceptionnels.

Les gagnants de ce concours se sont démarqués en fonction de huit critères : le milieu de travail; l’ambiance de travail et le cadre social; les soins de santé; les avantages financiers et familiaux; les vacances et les congés; les communications avec les employés; la gestion de la performance; la formation et le développement des compétences; ainsi que l’engagement communautaire.

« Montréal constitue un centre mondial pour notre entreprise, dont la mission est de soutenir nos différents établissements à travers le monde », a fait valoir Alf Barrios, directeur national de Rio Tinto. « Nous sommes fiers d’être un employeur de premier plan dans cette ville dynamique, qui offre à la fois des conditions de vie exceptionnelles et d’excellentes occasions de carrière dans des entreprises comme la nôtre. »

Avec ses quelque 15 000 employés, Rio Tinto est la plus grande société minière et métallurgique en exploitation au Canada.

Le gouvernement du Canada soutient des projets au Québec

Trois entreprises du Québec recevront un montant total de 772 979 $ en contributions remboursables de la part de Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec. Fabspec, Technolaser et Les Aciers Richelieu pourront ainsi aller de l’avant avec l’acquisition et l’installation de nouveaux équipements.

« Nous avons choisi de miser sur la capacité d’innovation et la volonté de progrès de ces entreprises qui se démarquent dans un marché en constante évolution. Leur dynamisme, leur audace et leur sens de l’innovation contribuent à la vitalité économique de la Montérégie », a déclaré François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités.

Les fonds, consentis par le gouvernement du Canada en vertu du Programme de développement économique du Québec, permettront aux entreprises bénéficiaires d’atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés. La réalisation de leurs projets respectifs générera des investissements totaux de 2,2 M$ ainsi que la création de 21 emplois dans la région de Sorel-Tracy.

« À titre de ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, j’ai pour objectif d’aider les entreprises à croître et à innover, afin qu’elles puissent accroître leur compétitivité et créer des emplois de qualité et de la richesse pour les Canadiens. Voilà pourquoi nous apportons notre soutien à Fabspec, à Technolaser et aux Aciers Richelieu, trois entreprises dont le succès rejaillit sur la région et sur l’économie canadienne dans son ensemble », a énoncé Navdeep Bains, ministre responsable de DEC.

LA MAF AIDE UNE CENTRALE ÉLECTRIQUE À MIEUX GÉRER SES RISQUES

Notre vie dépend fortement de l'électricité, et son approvisionnement s’avère extrêmement fiable. Tellement, que nous y pensons rarement... jusqu'à ce que les lumières s'éteignent. Heureusement, une telle situation se produit assez rarement. La conception des réseaux de distribution de nombreuses villes permet une certaine redondance de l’approvisionnement, en particulier dans les secteurs comptant davantage d’hôpitaux, d’universités, de bureaux gouvernementaux et privés ainsi que les zones où de nombreux achats y sont ef-

fectués, pour ne citer que quelques exemples.

En Amérique du Nord, les provinces et les États ont commencé à introduire des principes de gestion des actifs dans leurs lois et règlements régissant les infrastructures publiques électriques ou civiles. Les centrales électriques ont anticipé cette tendance et ont commencé à adopter de bonnes pratiques de gestion des actifs au cours des dernières années. Ces centrales et leurs municipalités s'améliorent continuellement tout en respectant les exigences réglementaires en matière de réduction des coûts.

Comment les services publics peuvent optimiser la fiabilité de leurs équipements

Par James Reyes-Picknell et Alexander Bakulev

Leurs ingénieurs comprennent qu'il est moins coûteux de gérer un actif fiable que de le laisser devenir moins fiable.

Nouvelle approche

Les normes internationales en matière de gestion d'actifs – ISO 55000, 55001 et 55002 – font référence à la gestion des risques. Pour l’instant, ces normes sont volontaires et la province n’en exige pas explicitement la conformité. Néanmoins, il est fortement recommandé que toute organisation relevant de la province dispose d’un bon programme de gestion des risques liés

aux actifs. Au cœur de cette sensibilisation réside l'identification de toutes sortes de risques. Dans des installations de distribution d'électricité, de nombreux risques sont directement imputables à différents modes de défaillance d'actifs déterminés. Cela nécessite un examen approfondi de la manière dont les nombreux actifs gérés peuvent tomber en panne.

Certains services publics ont fait l’expérience de la maintenance axée sur la fiabilité (MAF) dans les années 1990. Les premiers essais n’ont pas été vraiment concluants et la méthode, comme elle était appliquée à l’époque, s’est révélée lourde. Au début des années 2000, une installation de services publics nord-américaine – avec laquelle les auteurs ont travaillé – s’est lancée dans une nouvelle tentative selon une approche basée sur la formation appropriée des parties impliquées ainsi que sur la supervision d’une série de projets pilotes. Grâce à l’excellence des résultats obtenus, la méthode fut adoptée et utilisée sur la majorité de leurs classes d'actifs.

Cette installation pu ainsi éliminer les activités de maintenance superflues – lesquelles contribuaient parfois à l’augmentation des défaillances – instaurer une politique de maintenance préventive et prédictive où il n’y en avait pas; implanter divers programmes de test; et réaménager leurs actifs et leurs systèmes. Le programme développé a été intégré au système informatisé de gestion de la maintenance, et a été exécuté selon l’échéancier. Cela a permis d’obtenir une fiabilité accrue tout en réduisant les coûts.

Grâce à la MAF, cette installation de services publics a évalué la manière dont les actifs pourraient tomber en panne, les conséquences de ces défaillances et ce qu'il y avait de mieux à faire pour les éviter, les minimiser ou atténuer leurs conséquences. Les risques ont été identifiés et, dans une large mesure, quantifiés grâce aux suggestions des participants à l'analyse, de la

« Comme c’est le cas avec beaucoup de produits fabriqués aujourd’hui, les nouveaux actifs plus légers et plus rentables offraient des capacités supérieures. Par conséquent, ils pouvaient être sollicités davantage que les actifs plus anciens qu’ils remplaçaient, sans subir leurs modes de défaillance. »

documentation et de l’interprétation des défaillances passées, ainsi qu’à la prise en compte des données du système de gestion de la maintenance. Le processus de décision s’appuyait ainsi sur des faits, et il visait à gérer les risques liés à leur vaste parc d’actifs destiné à fournir de l’électricité.

Une fois les analyses terminées et les programmes de maintenance mis en place, l’exploitation s’est stabilisée et le rendement des actifs a essentiellement satisfait les attentes. L'installation avait ajouté des champs de données à son logiciel de gestion de la maintenance pour collecter les renseignements nécessaires aux fins d'amélioration continue. L’intention était d’utiliser ces données pour faciliter l’analyse de fiabilité et procurer des éléments de preuve plus articulés sur lesquels fonder les futures décisions relatives à la MAF. Cela a bien fonctionné jusqu’à ce que plusieurs années plus tard, on constate que certains actifs brisaient plus qu’avant. On se trouvait devant une nouvelle tendance : il semblait que certains des avantages de la MAF étaient en train de s’estomper. Pourquoi?

Changement du contexte d’exploitation

La réponse courte à cette question est que le « contexte d'exploitation » de la centrale électrique avait changé. Le contexte d'exploitation décrit les actifs, leur utilisation et leur importance pour l’installation et ses clients. Plusieurs facteurs contextuels avaient changé depuis l’initiative initiale de MAF. Par

exemple, l’infrastructure électrique principalement construite dans les années 1950 à 1980 commençait à dépasser les limites de sa durée de vie utile. Avec des fonds limités pour son renouvellement, la fiabilité de l’électricité s’orientait sur une pente négative inquiétante. Les actifs obsolètes ont révélé de nouveaux modes de défaillance, lesquels n’avaient pas été pris en compte dans l'analyse initiale. Dans le but de contrer cet impact du vieillissement, la centrale à instauré une nouvelle approche de gestion des actifs reposant principalement sur la norme PAS 55 (PAS 55-1, Spécification rendue publique, « Spécification pour la gestion optimisée des actifs physiques », 2004, British Standards Institute), laquelle comprend une évaluation de l'état des actifs et de leurs risques. Grâce à cette meilleure compréhension de la condition d’actifs en fin de vie, la centrale d’électricité a élaboré un plan de gestion rigoureux de ces derniers visant à contrer la tendance négative amorcée. Ils ont augmenté le personnel de terrain et lancé un programme de renouvellement des infrastructures, incorporant de nouveaux actifs dans le système. Comme c’est le cas avec beaucoup de produits fabriqués aujourd'hui, les nouveaux actifs plus légers et plus rentables offraient des capacités supérieures. Par conséquent, ils pouvaient être sollicités davantage que les actifs plus anciens qu’ils remplaçaient, sans subir leurs modes de défaillance. Le territoire desservi par la centrale électrique s’était également

développé, abritant désormais une population plus dense, logée dans des immeubles de grande hauteur.

L’installation de services publics a donc étendu son réseau, construit de nouvelles centrales et mis à niveau sa capacité d’approvisionnement là où la demande avait augmenté. Conséquemment, de nouveaux actifs devaient être entretenus, dont certains nouveaux modèles inconnus du personnel. Par exemple, de nouveaux disjoncteurs et transformateurs isolés au gaz SF6, installés dans un nouveau poste électrique, ont été analysés à l'aide de la méthode de MAF. Les deux actifs comportaient des conceptions relativement nouvelles. Bien que des centaines d’installations aient été réalisées dans le monde, aucun équipement n’était encore vraiment vieux. Il était donc difficile de mettre la main sur un historique d’activité et de maintenance. À notre connaissance,

aucune autre centrale électrique n’avait implanté une MAF sur ces actifs.

Les deux analyses ont été soutenues par les fabricants d’équipement et, dans les deux cas, des modes de défaillance ont été identifiés, à la surprise même des fabricants. Comme ces derniers n’exploitent ni n’entretiennent leurs propres actifs, il n’était pas surprenant qu’ils n’en sachent pas autant sur leurs produits qu’on aurait pu s’y attendre. Bien que les nouveaux actifs semblent plus complexes à première vue, leurs programmes de maintenance, définis à l'aide de la MAF, devraient leur permettre une longue durée de vie, sans interruption. Ils bénéficient également de l'expérience acquise avec les conceptions plus classiques actuellement en service. À la lumière des analyses, les fabricants ont proposé de nouvelles recommandations de maintenance à leurs clients.

Autres facteurs d’influence

Les changements climatiques viennent également influencer la donne, en particulier dans les endroits de la ville plus exposés aux inondations. Les appareils souterrains s’avèrent vulnérables aux inondations et les centrales électriques connaissent une augmentation de défaillances à ces endroits. Les orages d'été sont plus sévères avec plus d’inondations et plus d’éclairs. D'autres installations de services publics sont confrontées à une augmentation des inondations printanières en raison de la débâcle des rivières. Ces conditions météorologiques changeantes entraînent des défaillances liées aux inondations dans les salles de câbles. Des discussions ont eu lieu sur la question des avaloirs de sol (drains) bouchés : les défaillances qu’ils occasionnent devaient-elles être traitées de façon directe (évidente) ou indirecte (cachée) ? En outre, quelle serait la meilleure façon de les tester?

Chaque facteur en soi peut avoir un effet mineur. Néanmoins, ensemble ils influencent le comportement des actifs, justifiant l’évaluation et l’implantation de nouveaux plans de maintenance. L'augmentation du nombre de défaillances inattendues sur la base de la MAF originale, en raison du vieillissement de l’équipement, de l’arrivée de nouveaux actifs, de la croissance de la demande de charge localisée et du changement climatique a engendré la nécessité de revoir les programmes initiaux de MAF.

Après l’effort de mise en oeuvre de cette maintenance proactive, la centrale électrique a dispensé de la formation dans ce domaine, afin d’actualiser les compétences de ses effectifs. Néanmoins, de nombreux ingénieurs ayant pris leur retraite, le risque de perte des connaissances s’est vu accru. Finalement, il a fallu organiser de nouveaux cours à l’intention des ingénieurs récemment embauchés et réanalyser de nombreux actifs.

Les anciennes analyses étaient stockées dans un système logiciel

L’entreprise AMCAN a été fondée en 1998 – elle célèbre donc son vingtième anniversaire ! Nous tenons à remercier nos précieux clients pour cette réalisation. AMCAN est un important fournisseur de produits de roulements à billes et à rouleaux destinés aux distributeurs et aux équipementiers. Notre inventaire comprend plus de 22 000 roulements et produits connexes.

Amcan Bearing est fier d’annoncer une entente exclusive visant à représenter D&D Belting au Canada, avec une gamme complète de courroies pour mieux servir nos clients.

KYK est la gamme de roulements de qualité moteur électrique (EMQ) d’Amcan. Elle regroupe des roulements de 60 mm ABEC 3 et plus, avec indices de bruit et de vibrations Z3V3, et les roulements de 60 mm de diamètre intérieur ABEC3 avec indices de bruit et de vibrations Z2V2. Les deux sont livrés graissés avec le lubrifiant d’application électrique approprié. Emballés avec flasques de roulement et joints C3.

SWC est distribué exclusivement par Amcan en Amérique du Nord. SWC a été fondée en 1994, et elle s’est spécialisée en roulements à gorges profondes et à haute température ainsi qu’en roulements à billes à insertion radiale. Ils renferment une graisse spéciale leur permettant de fonctionner à des températures pouvant atteindre 350 °C, et sont offerts avec des joints ouverts 2ZR et Viton. SWC est homologuée selon la norme ISO 9001:2008 depuis 2005.

FSQ est un important fournisseur taïwanais de paliers de battement, de paliers à joint diamétral (paliers de battement à semelle), de manchons de serrage et de joints. Amcan est son concessionnaire autorisé en Amérique du Nord.

Notre équipe au service à la clientèle s’avère hautement compétente et professionnelle. Elle est en service 24 h par jour, 7 jours par semaine pour vous fournir des solutions sur mesure répondant à vos exigences spécifiques en matière de roulements et produits d’entraînement.

• Toronto 1-877-275-6304

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de MAF dédié, lequel n’est désormais plus pris en charge, ce qui les rend difficiles d’accès. Comme elles se révèlent difficiles à modifier, l’installation envisage un nouveau départ. Cela se traduit par des modifications de la politique de gestion des pannes découlant de l'initiative précédente. Le système de gestion de la maintenance contient présentement plus de données, en grande partie plus précises, et il s'avère plus utile pour les équipes d'analyse que la version précédente. La centrale compte maintenant un groupe d'ingénieurs plus jeunes dotés d'excellentes compétences en matière de recherche et d'analyse de données. Ainsi, les données recueillies, qui tirent parti des champs ajoutés les années précédentes, peuvent être utilisées à bon escient.

Nouvelle méthode certifiée

La qualité des analyses de MAF initiales dépendait de la qualité de la facilitation, de la compréhension

de l’équipe d’analyse et de la bonne application de la méthode de MAF. C’est encore le cas aujourd’hui, cependant, pour s’assurer que les gestionnaires d’actifs procèdent de façon efficace, ces derniers ont maintenant recours à une méthode de MAF certifiée de manière indépendante et conforme à la norme MAF SAE JA-1011.

Les gestionnaires conduisent également des révisions indépendantes approfondies de chaque analyse. Ces révisions permettent de s’assurer que l’analyse suit la méthode et les directives JA-1011 décrites dans la norme SAE JA-1012. La plupart des révisions d’analyses – étoffées de remarques, réponses et corrections – ont abouti à des amendements de ces dernières, afin de les rendre totalement conformes. Une fois que l’analyse a franchi cette étape, une lettre de certification est émise. Tout cela fait partie d’une pratique rigoureuse de gestion des actifs, assurant une démarche solide reposant sur

la vérification, les audits et l’amélioration continue. Chaque changement est identifié et soumis à des boucles de rétroaction des données réelles sur le terrain, dans le but de planifier la maintenance de l’actif au mieux.

La MAF s’avère un excellent moyen de rassembler des preuves pour prendre de bonnes décisions en matière de stratégies de gestion des défaillances, et d’appuyer ces dernières sur de la documentation. Cette approche contribue également à démontrer que l’installation de services publics dépense sagement pour protéger ses actifs, de sorte à maintenir des tarifs aussi bas que possible.

La centrale électrique a mis en place un certain nombre de bonnes pratiques de gestion des actifs, lesquelles sont en application depuis des années. Elle gère les risques inhérents à ses activités en utilisant la MAF pour identifier les actifs de son parc d’équipements de distribution d'électricité susceptibles de tomber en panne. La logique avisée de la MAF permet de déterminer les gestes à poser pour atténuer, éliminer ou gérer autrement les conséquences d’un risque raisonnable jugé susceptible de se produire à un moment donné. La MAF a résisté à l'épreuve du temps, et elle procure une base solide sur laquelle fonder ses politiques de gestion des défaillances et ses besoins en ressources pour les appliquer. MRO

James Reyes-Picknell, ingénieur, est consultant principal chez Conscious Asset, une firme qui offre des services-conseils et de la formation aux entreprises en matière de gestion des actifs physiques, de la gestion de la maintenance et de la fiabilité. Alexander Bakulev est PDG de Metsco Energy Solutions. Il s’est occupé de nombreux projets de gestion des actifs, d'optimisation du cycle de vie, de profilage des risques et de régulation au sein de grandes installations de production, de transport et de distribution d'hydroélectricité. Il est titulaire d'un doctorat en économie.

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DOIT-ON S’INQUIÉTER DE LA CORROSION PAR FROTTEMENT?

Indicateurs de problèmes mécaniques pouvant entraîner la défaillance du roulement

PAR Douglas Martin

On peut souvent observer de la corrosion par frottement sur les surfaces externes des roulements (alésage, surfaces du diamètre extérieur et faces latérales). Ce degré de corrosion peut varier. En tant

qu’utilisateur, devrais-je m’inquiéter de la « corrosion par frottement », aussi appelée tribocorrosion?

Premièrement, de quoi s’agit-il au juste? La norme ISO 15243 la définit comme suit : « La corrosion par frottement se produit dans des

interfaces d’ajustement transmettant des charges par micromouvements oscillatoires sur une surface de contact. Les aspérités des surfaces s’oxydent et sont enlevées. Conséquemment, de la poussière de rouille (oxyde de fer) se développe. La surface d’appui devient brillante ou d’un rouge noirâtre décoloré. »

La première chose que révèle cet énoncé est que deux facteurs doivent être présents : un contact entre deux surfaces et un micromouvement entre celles-ci.

En supposant que nous soyons en présence d’un montage de roulements typique dans lequel l’arbre tourne, la charge se voit alors dirigée dans le sens radial de façon stationnaire (car elle ne tourne pas). Dans un tel montage, la bague intérieure du roulement s’avère généralement ajustée serrée sur l’arbre, alors que la bague extérieure est ajustée moins serrée dans le logement.

Si le roulement s’avère un modèle flottant, les faces latérales de la bague extérieure ne seront pas en contact avec les ergots ou les bagues de fixation. Si ce roulement s’avère un modèle fixe, il sera en contact avec les bagues de fixation ou les ergots situés sur les faces de la bague extérieure.

Dans la bague intérieure, les faces latérales sont probablement en contact avec un épaulement d’un côté et un écrou de blocage et/ ou une rondelle de l’autre.

En observant le frottement (marque laissée par la corrosion par frottement), on peut répondre aux questions suivantes :

• Dans quelle direction la charge était-elle appliquée sur le roulement (dans le sens axial et dans le radial)?

• À partir de cette observation, on peut déterminer si la charge est appliquée dans la direction prévue ou non.

• On peut également déterminer si une charge rotative inattendue est appliquée.

• Quel était le degré d’ajustement

entre la bague et son siège?

• Le montage était-il assez serré?

• Y avait-il des points de pincement?

Corrosion par frottement : « légère » ou « sévère »

Une corrosion par frottement « légère » ressemble à une tache noire sur les surfaces en contact. En observant son étendue sur la surface de contact ainsi que l’arc qu’elle recouvre, il est possible de tirer des conclusions sur le degré d’ajustement obtenu (par rapport à l’ampleur de la charge), la qualité du contact transmis, la charge et la zone de charge du roulement.

La corrosion par frottement « sévère » est d’apparence noire, et parfois rouge. Cette situation s’avère inquiétante, car elle peut être le résultat d’un mouvement excessif entre les surfaces. Ce phénomène s’observe le plus souvent sur la surface des bagues extérieures, principalement sur la surface du diamètre extérieur. On le rencontre néanmoins aussi sur les faces latérales qui subissent une charge axiale.

Lorsque nous constatons une forte corrosion par frottement sur la surface extérieure d’un roulement, cela indique la présence d’un mouvement d’entraînement forcé entre le roulement et son siège dans le logement. Cette force d’entraînement provient le plus souvent d’une charge radiale en rotation en état de déséquilibre ou d’une vibration mécanique provenant de la machine elle-même en raison de certaines conditions. Une corrosion par frottement « sévère » peut indiquer qu’il existe un problème mécanique pouvant entraîner la défaillance du roulement ou d’un autre composant.

Étant donné que la corrosion par frottement génère des particules d’oxyde de fer, qui est un matériau abrasif, il existe maintenant un produit abrasif qui s’intègre dans le montage du roulement. Comme certains roulements, tels que les roulements à rotule sur rouleaux,

« En observant son étendue sur la surface de contact ainsi que l’arc qu’elle recouvre, il est possible de tirer des conclusions sur le degré d’ajustement obtenu (par rapport à l’ampleur de la charge), la qualité du contact transmis, la charge et la zone de charge du roulement. »

sont alimentés en graisse par un trou et une gorge de lubrification (rainure W33), et qu’une forte corrosion par frottement est générée entre le diamètre extérieur du roulement et le logement, on peut voir comment cet oxyde de fer peut être transmis à l’intérieur du roulement lors de l’opération de regraissage.

Finalement, faut-il s’inquiéter?

Si vous constatez des traces de corrosion par frottement légère, il est possible d’évaluer comment l’arbre usé s’avère serré sur le roulement, ainsi que la charge qui s’exerce sur la bague extérieure. Il n’y a donc pas vraiment lieu de s’inquiéter, en posant les bons gestes ponctuellement. Les roulements retirés de service constituent aussi de bons témoins du fonctionnement de l’application.

Par contre, si vous constatez des traces de corrosion par frottement sévère, il y a lieu de vous inquiéter, car le roulement indique que quelque chose pourrait bien mal se passer avec votre machine, et un changement de roulement ne va pas régler la situation. Vous devez rechercher le problème mécanique,

tel qu’un déséquilibre ou une autre condition générant des vibrations. Cela peut également indiquer un mauvais contact entre les surfaces, occasionné, par exemple, par un arbre de dimension insuffisante ou un logement arrondi.

Par conséquent, portez une attention particulière à la corrosion par frottement, car elle peut vous en dire beaucoup sur votre machine. MRO

Douglas Martin est ingénieur de machinerie lourde en poste à Vancouver. Il est spécialisé en conception, dépannage et lubrification d’équipements rotatifs.

ÉVALUER LE RENDEMENT, LA FIABILITÉ ET LES BESOINS

DE MAINTENANCE

D’UN ACTIF

Recherche des défectuosités potentielles d’un équipement grâce à la surveillance d’état

Par Jesús R. Sifonte

La surveillance d’état (SE) est un terme faisant référence au processus systématique de collecte de données servant à évaluer le rendement, la fiabilité et les besoins de maintenance d’un actif, dans le but de planifier les travaux de réparation avant que des défaillances fonctionnelles se produisent. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de collecter des données pertinentes sur l’état des actifs, et d’en examiner les tendances. Le principal avantage de la surveillance d’état réside dans l’intégration des activités de surveillance des indicateurs d’état pendant le fonctionnement de la machine. La défaillance des actifs peut être prédite bien avant son apparition, ce qui permet de planifier les réparations de manière sécuritaire et économique pour l’usine.

Les décisions de maintenance sont prises en fonction de l’état réel des actifs, évitant les réparations inutiles occasionnant des défaillances de démarrage. La défaillance catastrophique d’un actif essentiel présentant des tendances d’usure accélérée peut être évitée en utilisant les tâches C et en procédant à un arrêt planifié plus tôt pour éviter la catastrophe.

La SE englobe la maintenance prédictive, la surveillance des paramètres de procédé et les tâches d’essai non destructif. Cette approche repose sur la mesure et la tendance des données d’un actif pour prédire une défectuosité dès ses premiers signes. La plupart des mesures sont de nature numérique. Des paramètres descriptifs sont également utilisés. La tendance des paramètres pertinents de défectuosité (valeurs ou conditions) s’avère la clé d’une application réussie de SE. Par conséquent, les valeurs absolues ne sont pas aussi pertinentes qu’une tendance à la hausse (ou à la baisse) de la SE.

MAF et surveillance d’état

L’analyse de maintenance axée sur la fiabilité-révisée

Figure 1 – Diagramme de décision MAF standard général

(MAF-R) permet de prendre des décisions sur la base des tâches de surveillance d’état. Lors de l’examen des diagrammes de décision de MAF standard, il est a noter que les tâches C (en fonction) sont considérées comme le premier choix de politique de gestion des conséquences de défaillance, tel qu’illustré à la Figure 1, indépendamment du type de conséquences de défaillance. La colonne de gauche de la Figure 1 indique les quatre types de conséquences de défaillance possibles (H-caché, S-sécurité, P-production, M-maintenance).

La deuxième colonne indique le premier choix de politique de gestion des conséquences : « C » pour chaque option. Les tâches C sont toujours considérées comme le premier choix, et elles sont adoptées dans la mesure où elles se révèlent techniquement réalisables et justifiées. La troisième colonne indique le temps (T) comme deuxième tâche prioritaire pour toutes les politiques. Il est courant de voir de quatre à huit tâches de type C, ou davantage sont recommandées pour chaque tâche T dans un rapport d’analyse de MAF.

SE : collecte de données et intégrité

La surveillance d’état (SE) s’avérera efficace uniquement si le paramètre surveillé peut détecter la défaillance potentielle du mode de défaillance déterminée assez longtemps avant la manifestation de la défaillance fonctionnelle. L’absence de procédures standard de collecte de données, associée à une connaissance technique insuffisante de l’exécutant et à l’utilisation d’instruments non fiables ou erronés conduira à des diagnostics incorrects entraînant une mauvaise prise de décision. La collecte de données doit être effectuée chaque fois de la même manière. Des procédures de SE efficaces définissent les paramètres de fonctionnement de l’actif, le bon emplacement du capteur et la configuration unique de l’instrument. Elles représentent les conditions standard de collecte des données.

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Tendance des données et réglage de l’alarme

Les tendances seront effectives une fois que les indicateurs de paramètres d’état des actifs et les conditions de collecte de données standard correspondantes auront été correctement choisis etétablis. Des outils mathématiquesd’ingénierie de fiabilité permettent de calculer les fréquences de tâches C appropriées. Plusieurs variables, telles que le coût des tâches C, l’intervalle potentiel fonctionnel (P-F), le temps moyen entre deux pannes, le coût des pannes, le coût des corrections planifiées, etc., doivent être prises en compte pour réaliser un calcul précis des intervalles de tâches C. En l’absence de données de MAF ou d’analyse de fiabilité, les fréquences de tâches C peuvent être établies à 1/3 (ou moins) des intervalles P-F.

Normalement, la plupart des programmes de SE regroupent de nombreux points de mesure périodiques. Par conséquent, il est impératif que des alarmes soient configurées pour trier les actifs nécessitant une attention immédiate. Il est impossible pour les techniciens ou les ingénieurs d’analyser manuellement chaque point de données et d’effectuer un diagnostic pour tous les équipements surveillés. Les alarmes doivent être configurées correctement et en temps opportun de sorte qu’elles se déclenchent avant que des défaillances indésirables se produisent. Il existe de nombreuses méthodes pour déterminer les niveaux d’alarme en fonction de la technique de surveillance de l’état et de la tâche appliquée pour détecter les défaillances potentielles des actifs.

Les alarmes de niveau « alerte » et « défaillance » doivent être établies chaque fois que possibles. La Figure 2 illustre un point d’alerte représentant une valeur entre les niveaux de rendement P et F. Aucune alarme n’est signalée au niveau de rendement de défaillance potentielle. Une alarme d’alerte est émise quand le niveau de rendement correspond à la moitié ou au tiers de l’intervalle de temps P-F. L’alarme de défaillance doit être

configurée au niveau de rendement de défaillance fonctionnelle afin que l’actif soit arrêté et réparé. La Figure 2 indique qu’une alarme d’alerte a été définie à un niveau de rendement d’environ 800 GPM pour lequel il reste encore environ un tiers du temps P-F pour procéder à une action corrective planifiée.

Techniques de maintenance prédictive

La maintenance prédictive (PdM) implique l’utilisation de technologies et techniques déterminées pour appliquer la surveillance d’état. Les principales technologies utilisées pour la maintenance prédictive sont l’analyse de vibrations, la thermographie infrarouge, les ultrasons et l’analyse de l’huile. Voici les grandes lignes de chacune de ces technologies.

1 - Analyse de vibrations

L’analyse de vibrations permet de détecter les défectuosités des machines tournantes en surveillant les signaux de vibrations produits par ses composants, et en extrapolant sur leurs effets. Toutes les machines tournantes, en bon ou en mauvais état, vont vibrer. Une analyse de vibrations permet de déterminer si la vibration de la machine s’avère normale. Elle peut permettre de détecter des pannes potentielles suffisamment tôt, afin de planifier des réparations à un moment opportun, évitant ainsi l’arrêt dispendieux des installations. Il existe différents types et niveaux d’analyses de vibrations, dont la réalisation appropriée nécessite différents degrés d’expertise. Les analyses de vibrations globales ne requièrent qu’un compteur de vibrations général et une formation minimale, tandis que les analyses spectrales nécessitent des analyseurs de transformation de Fourier rapide (TFR) sophistiqués et plus coûteux, lesquels exigent une grande expertise. La forme d’onde du temps de vibration est convertie en spectre par le processus TFR. Le spectre des vibrations est un graphique de l’amplitude en fonction de la fréquence permettant l’identification de vibrations complexes sur les machines. L’analyse spectrale des vibrations permet de détecter de nombreuses défectuosités à un stade précoce de leur développement, et ce, sans perturber le fonctionnement de la machine. Procéder à l’analyse des vibrations s’avère une technique de maintenance selon l’état (MSE) avisée. Les conditions les plus courantes diagnostiquées par l’analyse spectrale des vibrations sont les suivantes :

• Déséquilibre et excentricité des rotors

• Désalignement et torsion des arbres

• Desserrage mécanique

• Antifriction et usure des paliers lisses

• Défectuosités induites électriquement

• Problèmes d’engrenages

• Problèmes causés par l’écoulement (cavitation, turbulence, usure des pales)

• Usure de la courroie

Figure 2 – Représentation d’alarmes de niveau alerte et défaillance

2- Thermographie infrarouge

La thermographie infrarouge consiste en la visualisation, l’analyse et la sauvegarde d’images infrarouges prises à l’aide d’un dispositif d’imagerie infrarouge. Les instruments infrarouges ne voient pas la température et ne mesurent pas la température. Une fois que l’appareil infrarouge a mesuré l’énergie radiante, son ordinateur calculera la température à l’aide de la loi de Stefan-Boltzmann.

La thermographie infrarouge s’avère un atout dans tous les programmes de maintenance prédictive. Ces derniers se subdivisent en quatre catégories principales, chacune détectant des modes de défaillance donnés :

• MSE de l’équipement électrique

• connexions trop serrées

• connexions oxydées ou sales

• composants ou matériaux inappropriés

• mauvaise qualité

• relâchement

• MSE de l’équipement mécanique

• roulement qui chauffe

• raccord désaligné

• boîte d’engrenages qui surchauffe

• arbre qui frotte

• MSE de l’équipement de procédé

• estimation de l’épaisseur des briques réfractaires du four

• débit bloqué ou restreint dans les tuyaux

• vannes et siphons défaillants

• présence de fluides et de boues dans les réservoirs

Image prise par thermographie infrarouge

• MSE des installations

• isolation manquante ou endommagée

• entrée d’eau

• infiltration d’air

• exfiltration d’air

• Fuite dans le réseau de chauffage à eau chaude

• Fuites sur le toit plat

3- Ultrasons

La technologie des ultrasons consiste en une onde de pression acoustique dont la fréquence de répétition est supérieure à 20 000 Hz. Les fréquences qui conviennent le mieux à la surveillance d’état des actifs et à la fiabilité des systèmes de machines oscillent entre 30 000 et 40 000 Hz. Les détecteurs à ultrasons sont utilisés pour quantifier ou mesurer le son à haute fréquence par hétérodynage. Les instruments à ultrasons permettent aux humains d’entendre des ultrasons.

Les modes de défaillance augmentant le frottement, développant tout type d’impact mécanique et produisant une turbulence pouvant être détectée avec les ultrasons. De nombreux modes de défaillance courants peuvent être détectés avec l’utilisation de divers instruments et techniques à ultrasons, dont les suivants :

• Fuites d’air

• Fuites dans une vanne

• Purgeurs de vapeur défectueux

• Roulements usés

• Arcs électriques

• Cavitation de pompes

• Vannes de compresseurs alternatifs défectueuses

• Fuites dans l’échangeur de chaleur

4- Analyse de l’huile

L’analyse de l’huile permet d’évaluer l’état du lubrifiant. Elle s’avère un excellent complément à d’autres outils de MSE tels que l’analyse des vibrations et la thermographie. L’analyse de l’huile permet de détecter l’usure précoce d’une machine, y compris les modes de défaillance qui ne sont pas directement liés à la lubrification. Elle contribue à garantir que l’huile de base et les additifs contenus dans l’huile sont toujours sains et que le lubrifiant peut demeurer en service. Ces modes de défaillance peuvent être détectés par l’utilisation de diverses techniques d’analyse d’huile, dont les suivantes :

• Usure des composants internes de l’équipement rotatif

• Contamination par l’huile

• Humidité dans le lubrifiant

• Épuisement des additifs

• Mauvais choix de lubrifiant

Surveillance des paramètres de procédé

Les actifs utilisés dans les procédés industriels comportent des contextes d’exploitation définis par les utilisateurs ou les propriétaires. La surveillance des paramètres de procédé implique la mesure et l’observation des tendances des variables quantitatives ou qualitatives témoignant de l’état des actifs. Le débit de la pompe, la pression de refoulement et la température du fluide s’avèrent les paramètres de procédé courants d’un réseau d’eau de refroidissement. Le propriétaire du système a déterminé leur niveau de rendement. La surveillance de ce niveau assurera de procéder à la maintenance lorsque requise, afin de restaurer les capacités nominales avant que survienne une défaillance.

Plusieurs variables couramment mesurées affectent les procédés chimiques et physiques, dont la pression, la température, le niveau et le débit. La surveillance des procédés révèle souvent des symptômes de défaillance pouvant être liés à des modes de défaillance précis. La surveillance des paramètres de procédé représente environ 85 % de toutes les tâches de surveillance d’état.

Essai non destructif

De nombreuses techniques d’analyse ont recours aux essais non destructifs (END) pour évaluer les propriétés d’un matériau, d’un composant ou d’un système sans causer de dommages. En règle générale, les techniques d’END ne peuvent pas être appliquées lorsque l’actif est en fonction. Ces dernières s’avèrent utiles pour détecter des mécanismes de défaillance comme la corrosion et l’érosion, ainsi que l’éclatement d’un tuyau ou les forces externes exercées sur la tuyauterie, les cuves, les réservoirs, les chaudières et autres.

Les défaillances commencent par de minuscules imperfections indétectables à l’œil nu. Une multitude de

techniques sont utilisées pour effectuer des END en vue de détecter une défaillance donnée, dont les suivantes :

• Essai visuel

• anomalies de surface

• Particules magnétiques

• fissures de surface

• Inspection par liquide pénétrant

• détection de fissures de surface

• Radiographie

• défectuosités internes

• Essai d’écho par impulsions ultrasoniques

• perte d’épaisseur d’un matériau

• corrosion

• fissures

Outre les méthodes d’essais non destructifs classiques, il existe également plusieurs outils et technologies de pointe, notamment la détection et le dimensionnement des fissures par ultrasons, la cartographie de la corrosion et la détection des défectuosités par balayage C, et la dif fraction en fonction du temps de vol.

Jesus Sifonte est un conférencier, consultant et instructeur éminents en matière de fiabilité et de maintenance des actifs. Il est le créateur de l’analyse de maintenance axée sur la fiabilité-révisée (MAF-R), une approche optimisée de la méthodologie MAF originale. Il est cofondateur de Conscious Reliability et président de PdMtech. Il est également un membre actif de la PEMAC et fait partie de l’équipe de direc-

Exposition

Graphique de perception auditive

Quoi de neuf dans l’équipement spécialisé?

Solutions logiques

TwinSAFE de Beckhoff

La nouvelle génération de contrôleurs de sécurité TwinSAFE de Beckhoff – conçue à partir de la borne logique TwinSAFE EL6910 – permet d’adapter plus précisément le système TwinSAFE aux exigences données d’un concept de machine, ainsi qu’à un plus large éventail d’applications de sécurité programmables.

Voici les nouveaux composants d’entrée/sortie (E/S) offerts :

• Borne EtherCAT TwinSAFE EL1918 : borne numérique comprenant huit entrées de sécurité;

• Borne EtherCAT TwinSAFE EL2911 : borne d’alimentation de sécurité comprenant quatre entrées de sécurité et une sortie de sécurité;

• Boîtier EtherCAT TwinSAFE 19

Terminaux mobiles

de Mitsubishi

Electric Automation

Mitsubishi Electric Automation propose désormais des modèles portables pour sa série

EP1957-0022 : module combiné numérique homologué IP67 comprenant huit entrées de sécurité et quatre sorties de sécurité.

Trois nouveaux modules d’E/S peuvent être utilisés comme contrôleurs pour l’exécution directe de projets de sécurité spécifiques au client. À l’instar d’un contrôleur dédié, le projet de sécurité comprenant un composant d’E/S TwinSAFE correspondant peut entrer en communication directe avec d’autres appareils de sécurité, et y prétraiter les données. Les projets de sécurité peuvent être conçus de manière modulaire dans le logiciel TwinCAT. Cependant, la nouvelle fonction de personnalisation permet de configurer chaque module dans les modes de fonctionnement suivants : désactivation temporaire, désactivation permanente et passivation. Avec la configuration correspondante des valeurs de remplacement pour les interfaces entre les différents modules, les utilisateurs peuvent mettre en œuvre des architectures complexes, modulaires et évolutives tout en réduisant les coûts de développement.

GOT2000 : le Handy GOT GT25, offert en modèles 5,7 po et 6,5 po. Cet appareil se connecte aisément aux dispositifs d’automatisation industriels, dont les automates programmables, les télécommandes par variation de fréquence, les servocommandes et les régulateurs de température. Le système d’interface

personne-machine portable affiche les informations sur un écran tactile VGA à haute résolution, et il permet aux opérateurs de les transporter d’une seule main.

Le Handy GOT GT25 peut être utilisé dans des applications impliquant une configuration, une exploitation, une surveillance et une maintenance locales des composants du système à partir d’une interface graphique requérant de la mobilité.

Pour en savoir plus, visitez le : https://us.mitsubishielectric. com/fa/en.

Caméra HD d’imagerie optique des gaz de Flir

Flir Systems inc. a annoncé le lancement de la caméra haute définition (HD) portative d’imagerie optique des gaz GF620 pour détecter et visualiser les fuites invisibles d’hydrocarbures, tels que le méthane et les composés organiques volatils courants. Conçue pour les professionnels de l’industrie pétrolière et gazière, la GF620 aide les inspecteurs à contrôler les émissions fugitives d’hydrocarbures à des distances possiblement plus sécuritaires qu’avec des caméras du même type à plus basse résolution.

Équipée d’un détecteur infrarouge de résolution 640 x 480, cette caméra est réglée pour mesurer la température, ce qui permet à l’utilisateur d’évaluer le contraste thermique entre le gaz et le milieu, afin d’ajuster l’appareil pour améliorer la visibilité. La GF620 comporte également un mode haute sensibilité qui accentue le mouvement de panache pour améliorer la détectabilité du gaz dans les milieux à faible contraste.

La GF620 présente également le mode quantification (Q-Mode) : un préréglage automatique à utiliser avec le système de quantification des gaz QL320 (offert en option) de Providence Photonics. Ce système quantifie les fuites d’hydrocarbures avec des mesures de masse ou volumétriques, et il colore les émissions pour une évaluation plus facile.

Pour en savoir plus, visitez le : www.flir.com/GF620.

Système de reconnaissance des dangers de Rite-Vu

Rite-Hite a maintenant mis au point des éléments permettant à son système de reconnaissance des dangers Rite-Vu d’être installé comme équipement de modernisation ou autonome à tous les quais de chargement. Auparavant, les alertes de sécurité multisensorielles de ce système étaient uniquement offertes avec les produits Rite-Hite.

Voici les équipements destinés aux applications de modernisation : Approach-Vu, Pedestrian-Vu et Lok-Vu.

Pedestrian-Vu utilise la technologie de détection de mouvement pour projeter une lumière bleue brillante sur le niveleur de quai lorsqu’il détecte un mouvement à l’intérieur de la remorque provenant d’un équipement de manutention et/ou d’un piéton.

Lorsqu’il est utilisé conjointement avec les produits Dok-Lok, le Pedestrian-Vu alerte également les débardeurs sur le quai et les caristes pénétrant dans une remorque non sécurisée avec son chariot élévateur. La lumière bleue clignote et une alarme sonore retentit pour avertir les employés de la présence d’un risque,

Drone Delivery

Canada dévoile le Condor

C’est dans la Galerie du Centre de diffusion TMX de Toronto qu’a été présenté le Condor, le drone de livraison le plus gros et à la plus grande portée de Drone

Delivery Canada (DDC).

Ce véhicule aérien sans pilote a une charge utile de 180 kg (397 lb) et il peut potentiellement couvrir une

Caméra de détection du méthane de Flir

La caméra thermique non refroidie GF77 de Flir Systems inc. est conçue pour détecter le méthane à l’aide de la technologie infrarouge (IR). Ses caractéristiques permettent de détecter les fuites de méthane invisibles et potentiellement dangereuses dans les centrales électriques au gaz naturel, les installations de production d’énergie renouvelable, les usines industrielles et autres lieux approvisionnés en gaz naturel.

S’appuyant sur la plateforme

tandis que le système d’éclairage extérieur passe simultanément au rouge, avertissant le conducteur du camion d’une activité à l’intérieur de la remorque, et qu’il ne doit pas s’éloigner du quai.

Le capteur Approach-Vu détecte le mouvement d’une semi-remorque reculant au quai. Une alarme visuelle et sonore située à l’extérieur du bâtiment, sous le niveleur, alerte les débardeurs et les piétons de l’approche d’une situation dangereuse.

Lok-Vu utilise une caméra extérieure pour vérifier la présence d’une remorque et l’engagement du dispositif de verrouillage. Des systèmes à une ou deux caméras sont offerts. L’option à deux caméras permet des vues interchangeables parmi deux de trois emplacements.

distance jusqu’à 200 km (124 mi). Il est propulsé par un moteur à gaz de nouvelle génération.

Le Condor mesure 6,7 m (22 pi) de long, 1,5 m (5,1 pi) de large et 2,1 m (7 pi) de haut. Son envergure totalise environ 6 m (20 pi). Capable de décoller et d’atterrir verticalement, cet appareil de pointe est équipé du système de gestion Flyte breveté par DDC, lequel utilise la même plateforme que celle des autres drones de livraison de DDC.

DDC travaillera avec Transports Canada pour obtenir les autorisations nécessaires afin de commencer les essais en vol du Condor au troisième trimestre de 2019.

de caméras de la série T de Flir, la GF77 présente une conception ergonomique, un écran tactile ACL et un viseur. Elle a été spécialement fabriquée pour détecter le méthane, améliorant ainsi les vérifications de contrôle de gaz et réduisant les lectures erronées. La GF77 est équipée du mode haute sensibilité (HSM) breveté de Flir, lequel accentue les mouvements pour rendre visible le moindre panache de gaz.

Parmi les caractéristiques technologiques de cet appareil, mentionnons la mise au point automatique assistée par laser et l’amélioration du contraste en ap-

puyant sur une seule touche. Une interface graphique à réponse rapide contribue à son efficacité en permettant à l’utilisateur d’organiser des dossiers de projet, d’enregistrer des notes et d’ajouter une annotation de position GPS sur la caméra.

Roulements Dodge de qualité alimentaire d’ABB

La compagnie ABB a lancé la gamme de roulements à billes Dodge de qualité alimentaire. Ces produits sont conçus pour résister aux processus de nettoyage et de stérilisation utilisant des substances caustiques et de la haute pression. Ils s’avèrent les premiers roulements industriels à atteindre la certification IP69 en matière de protection contre l’eau, sans nécessiter de couvercles d’extrémité. Ces roulements sont également les seuls à être couverts par une garantie contre les défaillances dues à une pénétration d’eau.

Fournaise robuste de Grieve

Ces roulements de qualité alimentaire résistent aux agents de nettoyage. Leur conception interne 100 % en acier inoxydable, combinée à une couche de finition KleenTec, offre une protection contre la corrosion. Leur logement sans graisseur minimise également les risques de contamination. Scellés et lubrifiés à vie, ces roulements voient leurs coûts de maintenance réduits au minimum.

Pour prévenir le lessivage de la graisse, ces roulements de qualité alimentaire sont dotés d’un système d’étanchéité – composé d’un déflecteur en acier inoxydable et de quatre joints à lèvre – pour empêcher l’eau et la contamination de pénétrer dans le roulement. La cage Maxlife d’ABB – cage de retenue des billes – retient un grand volume de graisse dans les compartiments situés autour des éléments roulants, afin d’empêcher tout lessivage lors du nettoyage à haute pression.

Ces roulements de qualité alimentaire sont offerts avec une variété de logements, y compris les modèles avec paliers à semelle, à base taraudée et à rebord, dans des dimensions allant de 20 à 50 mm.

Extracteur de dents de tarière

Auger Technologies présente le Tooth Extractor, un outil breveté permettant de retirer les dents des tarières en une fraction du temps normalement requis pour cette opération.

Les tarières dont les dents sont usées et collées peuvent être retirées aisément en quelques minutes grâce à cet outil, qui convient parfaitement à toute tarière à dents coniques standard.

Il suffit d’ouvrir les mâchoires à l’extrémité de l’extracteur et de les refermer sur la dent à remplacer. Faire ensuite glisser le manchon par-dessus les mâchoires en le bloquant en place. Actionner la vis d’extraction à l’aide d’une perceuse. Cette opération aura pour effet d’extraire la dent.

Une fois la dent enlevée, inverser le mouvement de la perceuse pour dégager la dent des mâchoires. L’outil peut être utilisé avec une perceuse à percussion (recommandée – non fournie) ou manuellement avec une clé.

Le modèle 1039 de Grieve s’avère une fournaise à atmosphère inerte robuste destinée au traitement thermique de composants de turbines directement chez le client. D’une capacité de 2000 °F (1093 °C), l’unité occupe seulement une superficie de 36” L x 60” P x 36” H. Toutes ses surfaces intérieures – y compris la porte et le dessus du foyer – sont composées d’une fibre céramique réfractaire formée sous vide, et ses bobines de fil en fer-chrome-aluminium (ICA) génèrent 73 KW de puissance.

Cette fournaise de Grieve est équipée d’un ventilateur de circulation en alliage résistant à la chaleur et alimenté par un moteur de 1 HP avec entraînement par courroie trapézoïdale; roulements refroidis à l’eau; et joint d’arbre sous atmosphère inerte. Cette fournaise renferme les caractéristiques suivantes :

• Parois isolées de 9 po d’épaisseur, composées de 5 po de fibre de céramique (capacité de 2300 °F) et de 4 po d’isolant (1900 °F);

• Fond isolé de 8,5 po d’épaisseur, composé de 4,5 po de brique réfractaire (capacité de 2300 °F) et de 4 po d’isolant (1900 °F);

• Plaque extérieure de 1/4 po renforcée d’acier de construction;

• Face avant en acier de 1/2 po avec porte à ouverture verticale (commande pneumatique).

De par sa construction en atmosphère inerte, l’unité comprend une coque externe à soudure continue, un joint de porte résistant aux températures élevées, des boîtes électriques scellées, une entrée/ sortie et débitmètre pour atmosphère inerte, ainsi qu’un robinet de gaz manuel. En matière de commandes, le modèle noo 1039 comprend un régulateur de température à programmation numérique, un régulateur de surtempérature à réinitialisation manuelle avec des contacteurs séparés, un enregistreur d’événements sans papier et un régulateur de courant SCR.

Pour en savoir plus, visitez le : www.grievecorp.com.

Des composants essentiels pour l’industrie

LES

JOINTS

Les solutions de joints Daemar permettent à la fois de prolonger la durée de vie des roulements et de réduire leurs frais d’entretien. De dimensions impériales et métriques, ces joints o rent une variété de conceptions et de matériaux pour satisfaire toutes les applications – grandeur de l’arbre : 1/4" à 40".

Des composants essentiels au maintien du rendement de votre équipement

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Joints usinés au CNC
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Joints pour service intense
Joints toriques

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