
MAINTENANCE, RÉPARATION ET OPÉRATION
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MAINTENANCE, RÉPARATION ET OPÉRATION

TESTS DE FIABILITÉ DES POMPES
POMPES INTELLIGENTES CONNECTÉES REMISE À NEUF DES ROULEMENTS

GESTION DE FLOTTE / 10
Ingénierie du cycle de vie
Optimiser le rendement sur capital investi de votre flotte
SYSTÈMES HYDRAULIQUES / 14
Anticiper les problèmes
Cinq tests pour améliorer la fiabilité des pompes hydrauliques

INTERNET DES OBJETS / 18
Les pompes intelligentes
Miser sur la technologie en nuage pour optimiser l’entretien des pompes

ROULEMENTS / 20
De retour à la vie
NOUVELLES DE L’INDUSTRIE

PRODUITS DE L’INDUSTRIE
Quoi de neuf dans l’équipement spécialisé?
4 5 21
RON CRUTCHFIELD, MOTION INDUSTRIES 10 14 18 14 18 5 21
Un programme de remise à neuf permet de récupérer les roulements endommagés

« C’est la manière avec laquelle un actif a été traité tout au long de son existence qui détermine sa durée de vie. »
JEFF SMITH, 4TG INDUSTRIAL
« Il n’y a pas pire que de changer une pompe et d’avoir toujours le même problème hydraulique. »
JACK WEEKS, GPM HYDRAULIC
« Vos pompes peuvent désormais utiliser la technologie pour vous dire ce que vous devez savoir pour leur maintenance. »

u moment de finaliser le numéro d’avril 2018 du magazine MRO, aucune entente n’était conclue concernant le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Jusqu’à présent, l’appel au protectionnisme au sud de la frontière – particulièrement dû à l’insistance du président Donald Trump sur le fait que cet accord vieux de 24 ans était injuste envers les États-Unis – a déclenché une bataille politique sur les enjeux commerciaux.
Le président américain a également tiré parti du commerce de l’acier et de l’aluminium en prenant le Canada en otage, brandissant la menace d’imposer des droits de douane de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur les importations d’aluminium. L’Ontario s’avère un important fournisseur des États-Unis dans les secteurs de l’acier et de l’automobile, tandis que le Québec se révèle un fournisseur clé de l’aluminium. Le Canada a exporté pour 24,1 milliards de dollars d’acier et d’aluminium vers les États-Unis en 2017, et la majeure partie des exportations du Québec se sont concentrées sur l’aluminium, selon une analyse de BMO Marchés des capitaux.
Des tarifs douaniers en défaveur du Canada nuiront également à l’industrie automobile américaine et entraîneront des coûts plus élevés pour les consommateurs des deux côtés de la frontière, met en garde Unifor, le plus important syndicat du secteur privé au Canada, représentant 40 000 travailleurs dans l’industrie automobile et des milliers d’autres dans les secteurs de l’acier et de l’aluminium (y compris 1000 travailleurs chez Rio Tinto en Colombie-Britannique et 3000 travailleurs de l’aluminium au Québec).
Les chefs d’entreprise, de part et d’autre de la frontière, ont sonné l’alarme sur les risques de retombées défavorables de telles mesures, notamment 107 républicains de la Chambre qui ont exhorté le président américain à « reconsidérer l’idée d’imposer des tarifs douaniers excessifs pour éviter des conséquences négatives sur l’économie américaine et ses travailleurs ».
L’Association de l’aluminium du Canada (AAC) a rédigé une missive stipulant que le Canada a aidé à maintenir l’approvisionnement américain sans profiter du déclin de la production des États-Unis. L’AAC pointe plutôt la Chine pour sa surcapacité dans le secteur de l’aluminium, indiquant qu’elle produit mondialement 54 % de l’aluminium primaire et 53 % de l’aluminium ouvré, et que les coûts de la Chine, partiellement subventionnés, ont entraîné une « spirale de fermetures ». « Les États-Unis exposent leur économie à des effets négatifs plus graves que les gains attendus », a déclaré Jean Simard, PDG de l’AAC.
On ne sait pas où pourra mener une fureur commerciale entre les États-Unis et ses principaux alliés stratégiques, mais les observateurs sont témoins de la direction imprudente empruntée par M.Trump – des représailles s’avérant inévitable si la menace est mise à exécution.

Rehana Begg Rédactrice en chef

Avril 2018
Volume 4, numéro 1 www.mromagazine.com
Rehana Begg, Rédactrice en chef 416 510-6851 rbegg@annexweb.com
Luc Boily, Traducteur technique
Guy Rhéaume, Directeur artistique
AFFAIRES
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Jay Armstrong, Directeur des ventes 416 510-6803 jarmstrong@mromagazine.com
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Ted Markle, Directeur de l’exploitation tmarkle@annexweb.com
Mike Fredericks, Président-directeur général
Le magazine Maintenance, Réparation et Opération est publié par Annex Publishing & Printing Inc ., 111 Gordon Baker Road, Suite 400 North York, ON, M2H 3R1; tél. : 416 442-5600, téléc. : 416 510-5140

Magazine primé
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Le magazine Maintenance, Réparation et Opération est un supplément du magazine Machinery & Equipment MRO. ISSN 0831-8603 (imprimé). Entente de publication postale no : 40065710. Port de retour garanti. Note au maître de poste : Retourner les copies non livrables d’adresses canadiennes à MRO, Service de la diffusion, 111 Gordon Baker Road, Suite 400, North York, ON, M2H 3R1.
De temps à autre, nous mettons notre liste d’abonnés à la disposition d’organisations dont les produits et services pourraient intéresser nos lecteurs. Si vous préférez ne pas recevoir ce genre d’information, veuillez communiquer avec nous de l’une des façons suivantes : tél.: 800 668-2374; courriel : privacy@annexbizmedia. com; poste : Bureau des renseignements personnels, 111 Gordon Baker Road, Suite 400, North York, ON, M2H 3R1.

Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d’édition.
Le Groupe CSA, un organisme majeur d’élaboration de normes et un fournisseur mondial de services d’essais et de certification, a publié le Code canadien de l’électricité 2018, partie I (Code CE). Mis à jour tous les trois ans, ce Code constitue un élément essentiel du système de sécurité électrique du Canada et sa vocation est de maintenir et améliorer la sécurité. La plus récente édition comprend plus de 260 mises à jour et révisions visant à améliorer la clarté des propos par le biais d’exigences simplifiées. Son objectif se veut une installation et une maintenance plus sécuritaires des équipements électriques. Il soutient également la mise en œuvre en toute sécurité de nouvelles technologies et de solutions d’énergie renouvelable. Pour plus d’informations, visiter le site www.csagroup.org/fr.
La quatrième édition de la norme CSA Z462 – Sécurité en matière d’électricité au travail, a été publiée conjointement avec le Code canadien de l’électricité 2018, partie I. La norme révisée vise à aider les travailleurs à installer, utiliser et entretenir l’équipement électrique en toute sécurité. Elle fournit des mesures supplémentaires à ceux qui travaillent à proximité d’équipements électriques sous tension. L’édition 2018 s’appuie sur les éditions précédentes, auxquelles viennent s’ajouter avec des exigences supplémentaires, notamment les suivantes :
1. En plus de l’approche de la sécurité fondée sur les risques, les contrôles de sécurité doivent être élaborés et priorisés selon les évaluations documentées des risques.
2. Des exigences relatives à l’état de la maintenance, aux inspections périodiques et à la vérification du programme ont été ajoutées à la section sur les programmes de sécurité électrique.
3. La hiérarchie du contrôle est maintenant obligatoire avec une nouvelle exigence qui considère l’élimination des dangers comme la priorité numéro un lors de la mise en œuvre de pratiques de travail liées à la sécurité.
4. Les programmes de sécurité électrique doivent maintenant inclure l’enquête sur les incidents « évités de justesse ».
5. Le seuil minimum d’énergie potentiellement dangereuse a été réduit de 50 V à 30 V. Une version mise à jour de la norme soeur CSA Z463 – Maintenance des systèmes électriques sortira plus tard cette année. Informations additionnelles au www.csa.ca/fr.
L’exploitant sidérurgique et minier ArcelorMittal Produits longs Canada a mis de l’avant des investissements majeurs de près de 70 millions de dollars d’ici 2020 dans ses installations de production d’acier de Contrecoeur au Québec. Ces sommes permettront à l’entreprise de conserver sa position de chef de file de l’acier en Amérique du Nord, en mettant l’accent sur la qualité de ses produits grâce à des usines plus modernes et à l’empreinte environnementale réduite. ArcelorMittal procédera au remplacement de deux fours de réchauffe, soit celui du laminoir à fil machine de Contrecoeur-Est (environ 30 M$) et celui du laminoir à barres de Contrecoeur-Ouest (environ 33 M$). Ces nouveaux fours, qui visent à augmenter de

100 000 tonnes la capacité de laminage de l’entreprise, permettront une plus grande productivité, une utilisation optimale de l’énergie et une réduction des gaz à effet de serre. Les travaux devraient s’étendre jusqu’à la première moitié de 2020. ArcelorMittal effectuera également le remplacement du dépoussiéreur de l’aciérie de Contrecoeur-Ouest afin d’améliorer son rendement et d’accroître la santé et la sécurité au bénéfice de ses travailleurs et de ses communautés d’ici la fin de 2018. Ces travaux seront réalisés au coût d’environ 6 M$. Ces investissements sont notamment rendus possibles grâce au Programme de rabais d’électricité applicable aux consommateurs facturés au tarif « L », annoncé par le gouvernement du Québec dans le budget 20162017.
Source : ArcelorMittal Produits longs Canada
Le gouvernement du Canada investit jusqu’à 950 millions de dollars dans l’Initiative des supergrappes d’innovation. On s’attend à ce que l’investissement, qui fera l’objet d’un financement de contrepartie équivalent de la part du secteur privé, permette de créer plus de 50 000 emplois pour la classe moyenne et fasse croître l’économie du Canada de 50 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années. En 2017, le gouvernement du Canada a mis au défi les entreprises de toutes les tailles de travailler de concert avec d’autres intervenants de l’innovation, y compris les établissements postsecondaires et les établissements de recherche, en vue de proposer des stratégies audacieuses et ambitieuses destinées à entraîner une transformation des économies régionales et la mise sur pied de supergrappes d’innovation créatrices d’emplois, comme la Silicon Valley.
Voici les cinq supergrappes canadiennes mises de l’avant :
• la supergrappe SCALE.AI (située au Québec) aidera le Canada à devenir un leader mondial de l’exportation en permettant aux entreprises de développer des chaînes d’approvisionnement intelligentes grâce à l’intelligence artificielle et la robotique;
• la supergrappe de la fabrication de pointe (située en Ontario) développera les capacités technologiques du Canada en collaboration avec le secteur de la fabrication pour faire de notre pays un chef de file mondial de la fabrication au sein de l’économie de demain;
• la supergrappe de l’économie océanique (située au Canada atlantique) misera sur l’innovation pour renforcer la compétitivité des industries canadiennes du secteur maritime, comme les pêches, le gaz et le pétrole et les énergies propres;
• la supergrappe des industries des protéines (située dans les Prairies) fera du Canada une principale source mondiale de protéines végétales pour aider à nourrir le monde entier;
• la supergrappe des technologies numériques (située en Colombie-Britannique) fera appel à des ensembles de données plus volumineux ainsi qu’à des technologies numériques pour améliorer la prestation de services dans les secteurs de la santé, des ressources forestières et de la fabrication.
L’Initiative des supergrappes d’innovation est au cœur même du Plan pour l’innovation et les compétences du gouvernement du Canada, une stratégie pluriannuelle visant à préparer le Canada aux emplois novateurs d’aujourd’hui et de demain.
Source : Innovation, Sciences et Développement économique Canada
Dignitaires lors de l’annonce du 12 février 2018
Baldor Electric intégrée à ABB
L’entreprise ABB a intégré le nom Baldor Electric Company à sa marque mondiale ABB dans le cadre de sa stratégie Next Level (niveau suivant), laquelle comprend l’harmonisation des différentes marques détenues par ABB sous la marque maîtresse du groupe. C’est ainsi que depuis le 1 er mars 2018, la compagnie Baldor – membre d’ ABB depuis plus de sept ans – a été fondue dans le groupe. C’est donc sous cette nouvelle dénomination que l’entité continuera à fabriquer, concevoir et commercialiser les marques de moteurs Baldor-Reliance et les produits de transmission de puissance mécanique Dodge à partir des 15 sites de fabrication aux États-Unis. Elle continuera de soutenir les affaires américaines d’ ABB en matière de moteurs et de générateurs, y compris les moteurs CEI de marque ABB , les gros moteurs CA et les génératrices, et d’assurer les services
L’Association minière du Québec (AMQ) dresse un bilan positif de l’année 2017. Elle fait état que le secteur minier québécois a repris de la vigueur, grâce notamment au prix de l’or qui se maintient à un bon niveau, permettant ainsi d’accélérer le développement de nouveaux projets miniers. Parmi les faits saillants de 2017, notons la remontée du Québec du 8e au 6 e rang dans le classement de l’Institut Fraser sur les meilleures juridictions mondiales où investir (glissement de la 2 e à la 3 e place au Canada); la confirmation de la hausse des investissements miniers qui sont passés de 2,49 à 2,57 milliards de dollars (hausse de 2,9 %); et la relance de la mine de fer du lac Bloom sur la Côte-Nord par Minerai de fer Québec . Parmi les dossiers et enjeux
sur les moteurs, générateurs et produits mécaniques du siège social de Fort Smith en Arkansas.
Renseignements additionnels au www.abb.com.
Rio Tinto investit 250 millions de dollars canadiens pour prolonger l’exploitation de sa raffinerie d’alumine Vaudreuil (Arvida) située à Saguenay, arrondissement Jonquière. Alf Barrios, directeur général de Rio Tinto Aluminium , a fait valoir que : « cet investissement prolongera les activités de la raffinerie Vaudreuil au-delà de 2022. L’alumine de haute qualité et à prix compétitif de cette usine continuera de soutenir nos fonderies d’aluminium à faible teneur en carbone de classe mondiale dans la région, afin de continuer à livrer une gamme de produits répondant aux besoins de nos clients ». Le projet inclut la construction d’une usine de filtration et l’optimisation du site de disposition des résidus de bauxite du complexe Jonquière. Les activités de l’usine Vaudreuil consolident plus de 1000 emplois dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et génèrent annuellement des retombées économiques de l’ordre de 135 M$. Information supplémentaire disponible au www.riotinto.com.

clés sur la table, mentionnons les exigences gouvernementales liées notamment à la réduction des émissions de gaz à effet de serre; les nouvelles modalités des processus d’autorisation environnementale; la révolution industrielle 4.0; les besoins de main-d’œuvre; et la relève. L’AMQ note que les dépenses totales des sociétés minières atteignent annuellement 5,8 milliards de dollars sur tout le territoire québécois.
Source : Association minière du Québec


Lubrifiants Shell a récemment annoncé l’expansion de son réseau de distribution interentreprises (B2B) au Canada. En effet, trois nouveaux distributeurs – WestPier , Pepco et Boss Lubricants – se joindront au réseau canadien de Shell . Les clients interentreprises du pays peuvent également profiter de la distribution de lubrifiants Shell par le biais de Bluewave Energy , Filgo (Philippe Gosselin et Ass.) et Lubesource (entrepôt de pièces d’origine).
« Ces nouveaux ajouts au réseau doublent le nombre de distributeurs de Lubrifiants Shell au Canada et devraient amorcer un changement tangible dans le milieu des affaires en général », fait valoir Jay Schippanoski, directeur général des ventes régionales chez Produits Shell Canada , basé à Calgary et cumulant 15 ans d’expérience au sein de l’entreprise.
M. Schippanoski. Néanmoins, depuis 2017, une tendance à la hausse est apparue et seulement deux mois après le début de 2018, la compagnie observait une croissance marquée (au visuel graphique d’un bâton de hockey).
M. Schippanoski se dit prudemment optimiste quant à ces données provisoires, et espère que la demande de lubrifiants industriels en 2018 ramènera la croissance au niveau de 2014. « Le commerce interentreprises ouvre la porte à de formidables occasions de croissance pour Shell », ajoute-t-il avec enthousiasme.

« Partie intégrante du secteur industriel et des ressources, Lubrifiants Shell a connu un ralentissement économique considérable entre 2014 et 2016, en particulier dans l’Ouest», soutient
Néanmoins, on est encore loin de la coupe lèvres car, comme le reste de l’industrie, Shell doit récupérer les baisses dans le secteur industriel de l’entretien. « Le déclin du marché des deux dernières années a forcé les usines industrielles à recadrer leurs affaires, à chercher des moyens de réduire les coûts et à tirer le maximum de l’équipement utilisé chaque jour », analyse M. Schippanoski.
Cependant, grâce à des améliorations continues dans les marchés
en aval de l’industrie, on peut s’attendre à une augmentation de la demande de machinerie et d’équipement industriels en gros selon les tendances et les indicateurs du secteur, aux dires de Kline , une firme d’experts-conseils en recherche et gestion sur le marché mondial.
« C’est précisément pourquoi les lubrifiants sont désormais encore plus intimement liés au coût total de possession », explique M. Schippanoski, en précisant que Shell adopte une approche de « coût total de possession moindre» pour aider ses clients à gérer efficacement leur lubrification, en visant la réduction des coûts d’entretien, l’augmentation de la longévité de l’équipement et la réduction de la consommation énergétique.
À cet effet, un livre blanc intitulé « Optimiser sa gestion de véhicules: réduire le coût par kilomètre grâce à une lubrification efficace » indique que les projets de Shell ont permis à ses clients de réaliser des économies de 139 millions de dollars.
M. Schippanoski conclut en disant que les entreprises qui misent sur la création de valeur peuvent se développer selon un modèle beaucoup plus efficace.
Propos recueillis par Rehana Begg, rédactrice en chef de MRO.
L’augmentation des coûts par les gouvernements, le fardeau d’une réglementation inefficace et le manque d’infrastructures permettant d’acheminer l’énergie canadienne jusqu’aux marchés émergents minent la confiance des investisseurs dans le Canada et nuisent à la capacité qu’a le pays d’attirer les capitaux nécessaires à la création d’emplois et à la prospérité nationale, selon le rapport intitulé L’avenir du pétrole et du gaz naturel du Canada : Une perspective mondiale , premier d’une série de rapports économiques que publiera l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) en 2018. Le rapport fait état que les investissements dans l’industrie du pétrole et du gaz naturel ont augmenté dans le monde entier en 2017, mais ont diminué au Canada. Les dépenses totales en immobilisations dans l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel ont été de 45 G$ en 2017, soit 19 % de moins qu’en 2016, et 46 % de moins qu’en 2014. En comparaison, l’an dernier, les dépenses totales en immobilisations dans
l’industrie américaine du pétrole et du gaz naturel ont augmenté de 38 % pour atteindre 120 G$. Il a fallu au Canada 150 ans pour porter sa production de pétrole et de gaz naturel aux niveaux actuels, et il en a fallu seulement huit aux États-Unis pour atteindre les mêmes niveaux.
MRO
Le rapport peut être téléchargé à l’adresse : www.capp.ca/ rapportéconomiques


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Optimiser le rendement sur capital investi de votre flotte

Comment expliquez-vous à un directeur de mine qui est convaincu que ses coûts s’avèrent considérablement plus élevés que ceux des autres mines de la société en raison de sa flotte de camions de roulage désuète et inadéquate? Il est convaincu qu’en ne renouvelant pas sa flotte, il économise des millions de dollars. Mais quelle est la valeur réelle de cette situation? Quels sont les risques d’une mauvaise gestion de flotte?
Les flottes peuvent être constituées de nombreux types d’actifs dans l’industrie : véhicules de livraison, camions de roulage, camions routiers ou tout simplement la flotte de véhicules de service qui transportent le personnel. Dans le cadre de cet article, j’ai choisi de me concentrer sur les camions de roulage, car ils sont de grande valeur et se révèlent souvent mal gérés. Ne vous offusquez pas si vous gérez une flotte de camions de roulage! J’ai constaté que des connaissances dépassées dans l’industrie minière conduisent souvent à de mauvaises décisions.
« Le nombre d’unités de la flotte correspondrait aux besoins de production + des unités supplémentaires pour pallier les interventions planifiées + 1 unité additionnelle par unité d’excavation. »
Raisonnement erroné
Voici deux énoncés que vous entendez dans l’exploitation minière :
1. Nous pouvons toujours acheter plus de camions.
2. Tout le monde sait que les camions de roulage durent 20 ans.
Avant de commenter ces énoncés, passons en revue ce que serait une gestion optimale de la flotte dans le secteur minier. Pour commencer, la flotte serait mise en service au fur et à mesure que les morts-terrains seraient retirés et que la production normale commencerait. Cela décale les défaillances qui sont vraiment fonction du temps et de la charge de travail. Le nombre d’unités de la flotte correspondrait aux besoins de production + des unités supplémentaires pour pallier les interventions planifiées + 1 unité additionnelle par unité d’excavation. La maintenance planifiée se conformerait rigoureusement aux exigences. Les considérations externes seraient étroitement surveillées : l’entretien des routes, la propreté de l’huile et du carburant, les charges optimales, la qualification des opérateurs, etc. L’espace d’atelier répondrait aux exigences du calendrier d’entretien et à une petite quantité de travaux réactifs. Les pièces stratégiques et les pièces de rechange seraient bien gérées (cycle de stockage dynamique en synergie avec le cycle de vie des actifs). Les unités des flottes seraient progressivement remplacées à leur fin de vie utile, et la vie de la flotte arriverait à terme en même temps que celle de la mine. Qu’est-ce qui nous empêche de gérer les flottes ainsi? Dans la plupart des cas, c’est malheureusement la direction générale qui applique des attentes irréalistes. Il y a aussi la dynamique qu’une grande fiabilité exige une grande quantité de choses à faire tout le temps.
ÉNONCÉ 1 :
Nous pouvons toujours acheter plus de camions.
Oui, si vous perdez du temps de production en raison d’actifs peu fiables, l’achat d’un ou de deux nouveaux camions vous aidera, mais au prix d’un plus grand espace d’atelier, de techniciens et d’opérateurs requis. Mais pourquoi votre flotte n’atteint-elle pas la valeur que vous voudriez? Si sa taille initiale a été sous-évaluée, il s’agit d’un bon choix, mais les ingénieurs devraient avoir figuré la flotte requise sur la base des plans de la mine et en tenant compte de critères de fiabilité. D’où vient donc le manque?
J’aime utiliser la formule du TEEP (Rendement effectif total de l’équipement) pour déterminer la nature du problème.
TEEP (%) =
Temps d’utilisation (%) x Disponibilité (%) x Efficacité du rendement (%) x Niveau de qualité (%)
Comment cette formule s’applique-t-elle pour une flotte de camions de roulage? D’abord, clarifions la formule.
Utilisation – Utilisez-vous l’actif? Il ne sert à rien d’avoir plus de camions s’ils attendent en ligne. Lorsque les actifs sont mal gérés, il s’en suit de grands écarts de
disponibilité, de sorte que l’achat de nombreux camions constitue une police d’assurance pour répondre à des périodes de demande isolées, comme au printemps, lorsque les dommages causés aux routes occasionnent des défaillances hors de la normale.
Temps d’utilisation (%) = (Temps total disponible – Temps d’inactivité) x 100
Si la valeur de ce pourcentage est faible, vous n’utilisez pas les actifs dont vous disposez. Le problème ne réside donc peut-être pas dans le nombre de camions. Envisagez d’influencer certains facteurs, comme la disponibilité de la pelle.
Disponibilité (l’actif est-il disponible?) – Puisque la disponibilité inclut les temps d’arrêt planifiés et non planifiés, elle dépend de plusieurs facteurs. Il est possible d’entretenir un actif à l’excès, de sorte que toutes les interruptions de service sont considérées comme mauvaises. Les responsables de la maintenance peuvent soutenir que nous devons faire de la maintenance préventive (MP) des actifs. Je suis bien d’accord, mais si vous pensez que les temps d’arrêt planifiés sont bons et que ceux non planifiés sont mauvais, vous ne cherchez pas à optimiser le fonctionnement de l’atelier et à trouver des moyens d’améliorer la maintenabilité des actifs. Si un actif rapporte de l’argent quand il est utilisé, une démarche de MP devrait être considérée comme un arrêt au puits pour un coureur automobile. On y fait ce qui doit être fait au plus vite, et on retourne en piste aussi tôt et aussi efficacement que possible. C’est une des raisons pour lesquelles je crois aux inspections de pré-MP pour les actifs de la flotte. Lorsque nous avons l’actif entre les mains, nous devons savoir ce qui doit être corrigé, et nous devons planifier de le faire.
Temps de service (Temps total disp. – Temps d’inact.)
Disponibilité (%) = x 100
Si la valeur de ce pourcentage est faible, séparez les éléments planifiés des éléments non planifiés et recherchez des améliorations dans les deux. Pour les temps d’arrêt planifiés, utilisez la maintenance basée sur la fiabilité (MBF) ou la maintenance planifiée ordinaire (PMO) pour déterminer le « bon travail à effectuer », celui qui génère de l’efficacité. Utilisez la méthode DILO (un jour dans la vie de) et la méthode des 5S pour améliorer l’efficacité. Pour les temps d’arrêt non planifiés, déterminez vos « sources de problèmes » et créez des plans stratégiques pour les examiner et les résoudre.
Efficacité du rendement – Cette efficacité pour une flotte de camions de roulage est gérée par temps de cycle. Les routes de roulage tendent à être dynamiques, mais toute boucle (cycle) offre un temps de déplacement optimal. Si le temps de cycle est trop court, la valeur en est affectée. Si le temps de cycle est trop long, le camion est trop sollicité et il est fort probable que des dommages entraîneront une indisponibilité. L’efficacité du rendement était difficile à mesurer par le passé, mais avec l’Internet des Objets (IdO) et la disponibilité des données, la plupart
« Tous les actifs ont des cycles de vie, et le temps n’est pas le facteur déterminant pour établir la fin de la vie utile. C’est la manière avec laquelle l’actif a été traité tout au long de son existence qui détermine sa durée de vie. »
des organisations peuvent utiliser le système de répartition ou la surveillance des camions en ligne pour gérer les temps de cycle. Si vous avez des données, utilisez-les! Avec de bonnes données, vous pouvez savoir combien de production est perdue dans un temps de cycle par un seul mauvais point sur la route.
Performance = 100 % –
(Temps de cycle – Temps de cycle optimal) (Temps de cycle optimal)
Si la valeur de ce pourcentage est faible, passez en revue vos pratiques de maintenance routière. Des vitesses intermittentes indiquent une mauvaise condition de la route, si le phénomène se répète avec la majorité des camions sur le cycle. Supprimez les données périphériques, car elles peuvent s’avérer aléatoires et avoir un impact sur le temps de cycle. Si les vitesses de cycle sont trop élevées sur une seule unité, vérifiez si c’est le cas pour tous les chauffeurs conduisant cette unité. Les temps de cycle cible peuvent être dynamiques pour prendre en compte les variables de sécurité saisonnières.
NOTE : J’aime calculer le temps entre le départ de la pelle d’une unité et le moment où elle revient dans la file en attente de chargement. De cette façon, le temps d’attente et les inefficacités de la pelle sont gérés séparément.
Niveau de qualité – Cette variable se mesure par le poids de la charge par rapport à la capacité cible de l’unité. La vocation d’un camion de roulage est de déplacer des matériaux. Si le camion est sous-chargé, de la valeur sera perdue. S’il est surchargé, des dommages seront encourus. Les sites avec des camions à capacité multiple s’avèrent difficiles à gérer, car la taille du godet et le nombre de pelletées pour le chargement s’avèrent variables. Une chose que nous ne voulons pas, c’est que l’opérateur de la pelle utilise un demi-godet pour remplir une charge ou qu’il y ait du déversement.
Qualité = 100 % –
(Chargement – Chargement optimal)
(Chargement optimal)
Si les camions sont constamment sous-chargés, il peut s’agir d’un problème de dimensionnement du godet, en supposant qu’il ne s’agit pas seulement de matériaux
légers ou de déversement. Si les camions sont constamment surchargés, il peut également s’agir du dimensionnement du godet ou du nombre de pelletées de chargement. L’inconstance du chargement est influencée par les modèles d’explosion utilisés et l’habileté de l’opérateur de la pelle.
ÉNONCÉ 2 :
Tout le monde sait que les camions de roulage durent 20 ans.
J’ai fourni 15 ans de données à mon analyste de confiance (un ingénieur brillant détenant des qualifications en économie et en génie mécanique). Je lui ai demandé de déterminer, avec nos pratiques actuelles, quel serait le meilleur moment pour remplacer la flotte et pourquoi. Il a disséqué les données et a produit un rapport indiquant que la flotte devrait être remplacée à 13,5 ans. Le facteur décisif ayant motivé cette suggestion ne reposait pas sur les grands composants ou des problèmes de châssis –comme nous pourrions tous penser – mais sur des problèmes de câblage, lesquels ont entraîné de nombreuses séances de dépannage et de réparations électriques. Le rapport a également fait état que si nous conservions les unités encore cinq années, les problèmes de châssis et de composants électriques nous obligeraient à dépenser l’équivalent du prix d’achat d’une nouvelle flotte, et nous devrions encore remplacer la flotte. Lorsque le rapport a été présenté à la haute direction, la réponse a été la suivante : « Ce rapport est manifestement erroné. Tout le monde sait que les camions de roulage dure 20 ans ! » ...soupir.
Tous les actifs ont des cycles de vie, et le temps n’est pas le facteur déterminant pour établir la fin de la vie utile. C’est la manière avec laquelle l’actif a été traité tout au long de son existence qui détermine sa durée de vie. Combien a-t-il subi de chocs de chargement? Quelles étaient les conditions environnementales de charge? A-t-il fonctionné à une vitesse excessive? A-t-il été utilisé sur des routes accidentées? A-t-il circulé à travers des sables bitumineux?
Deux aspects s’avèrent déterminants pour un actif : 1. Quel est le premier point de défaillance? Si c’est le changement d’huile qui a occasionné la première intervention planifiée, alors toutes les autres interventions devraient s’aligner sur cette fréquence, si possible.
2. Qu’est-ce qui limite la vie? Qu’est-ce qui détermine que cet actif a atteint sa fin de vie utile? Cette obsolescence pourrait être causée par l’usure, la fatigue, des problèmes économiques ou des dynamiques environnementales.
Note : J’essaie de ne pas me prononcer sur le temps que votre flotte devrait durer. Je dis que vous devriez procéder à l’ingénierie du cycle de vie et optimiser le rendement sur capital investi de votre flotte. MRO
• Jeff Smith est un expert en matière fiabilité et propriétaire de 4TG Industrial. Son travail couvre un large éventail d’industries, y compris les sables bitumineux, l’exploitation minière, les pâtes et papiers, l’emballage, la pétrochimie, le secteur maritime, l’industrie brassicole, le transport et les carburants de synthèse.

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Cinq tests pour améliorer la fiabilité des pompes hydrauliques
La seule procédure de fiabilité hydraulique que la plupart des usines mettent de l’avant s’avère de faire analyser l’huile pour vérifier sa propreté et de changer les filtres. Selon mon expérience, lorsqu’un problème hydraulique survient, la pompe se révèle le premier composant remplacé. Pourtant, la pompe hydraulique représente souvent la pièce la plus chère du système hydraulique. Il y a des pompes dont la seule remise en état s’élève à 20 000 $. Et il n’y a pas pire que de changer une pompe et d’avoir toujours le même problème hydraulique. En effectuant les cinq tests de fiabilité énumérés dans cet article, vous serez en mesure de repérer les problèmes potentiels d’une pompe et d’éviter les temps d’arrêt non planifiés. Commençons par le premier.
Toutes les pompes hydrauliques à cylindrée variable (et certaines pompes à cylindrée fixe) sont dotées d’un drain de carter. Une pompe à piston à cylindrée variable typique est représentée à la Figure 1 . Le but du drain de carter est de faciliter l’écoulement de l’huile vers le réservoir en raison de l’espace restreint entre les composants internes. Sans cette issue d’écoulement, la pression du carter pourrait grimper et entraîner une défaillance du joint d’arbre.
Les tolérances internes s’avèrent exceptionnellement élevées, habituellement 0,0005 “ . Naturellement, lorsque la pompe s’use, le jeu entre les composants internes augmente, ce qui entraîne une augmentation de l’écoulement du carter. Si cet écoulement est mesuré régulièrement, l’état de la pompe peut facilement être surveillé.
« normal » soit différent en août et en février. Pour déterminer si l’écoulement du carter se révèle anormalement élevé, nous devons savoir ce qui est normal pour différentes périodes de l’année.
Le troisième facteur qui affecte l’écoulement du carter est la chute de pression entre les composants internes de la pompe. Ce facteur
« Règle générale, les pompes doivent être remplacées lorsque l’écoulement du carter atteint 10 % du volume total de la pompe. »
Bien que des pannes générales de pompes se produisent, elles sont toutefois extrêmement rares. L’usure de la pompe se présente généralement comme un processus très graduel, pouvant facilement être surveillé par une mesure périodique de l’écoulement du carter. Nous recommandons des vérifications mensuelles de l’écoulement, car il y a trois facteurs qui peuvent affecter l’écoulement du carter, l’usure de la pompe n’étant que l’un d’entre eux.
Le deuxième facteur est la température de l’huile. Comme la viscosité de l’huile est inversement proportionnelle à sa température, il y a de fortes chances que l’écoulement

variera en fonction de la charge imposée à la pompe. L’écoulement du carter sera le plus élevé lorsque la pompe fonctionne à sa charge maximale. Ainsi, même si une mesure au ralenti peut sembler parfaitement acceptable, l’écoulement du carter risque d’être excessif lorsque la pompe sera davantage sollicitée. L’écoulement du carter doit donc être mesuré au moment du cycle où la pompe génère son écoulement maximum et à sa pression la plus élevée.
Même si l’écoulement maximum admissible varie en fonction du modèle de pompe et de l’application, la plupart des pompes à pistons à cylindrée variable dériveront environ 1 à 3 % de leur puissance totale lorsqu’elles sont relativement neuves (2 à 5 % pour les pompes à palettes). La plupart des systèmes ne nécessitent pas plus de 85 à 90 % de la puissance maximale de la pompe. Règle générale, les pompes doivent être remplacées lorsque l’écoulement du carter atteint 10 % du volume total de la pompe.
De loin, la meilleure façon de mesurer l’écoulement du carter est d’installer un débitmètre ( Figure 2 ) de façon permanente sur la conduite du drain de carter. Ce dernier pourra être facilement surveillé lorsque la charge de la pompe variera et il enregistrera la lecture la plus élevée.

Dans de nombreux cas, le débitmètre n’est pas installé sur la conduite, en raison qu’un tel modèle n’est pas disponible ou qu’il nécessiterait un trop long temps d’arrêt pour l’installer. Une autre méthode pour déterminer l’usure et la dérivation de la pompe consiste à enregistrer initialement les températures dans les conduites d’aspiration et de drain de carter. L’huile dans la conduite d’aspiration doit être très proche de la température de l’huile dans le réservoir. Comme l’huile qui s’écoule par la conduite du drain de carter n’effectue pas un travail utile, de la chaleur sera générée. Bien entendu, cette conduite sera plus chaude que l’huile entrant dans la pompe par la conduite d’aspiration. On peut voir les températures d’aspiration et de drain de carter à la Figure 3 . L’huile pénètre dans la pompe à 126°F (52 °C) et sort dans le drain de carter à 135 °F (57 °C). Au fur et à mesure que la pompe s’use, la dérivation augmentera, ce qui aura pour effet d’augmenter la température de la conduite du drain de carter. Une pompe vérifiée un mois plus tard, dont la température dans le drain de carter s’élèverait à 145 °F (63 °C), aurait subi une usure considérable. Étant donné que l’écoulement d’un drain de carter peut varier d’un fabricant de pompes à l’autre, il est essen-
tiel de procéder à des vérifications de température initiales lorsque la pompe est relativement neuve, afin d’établir des valeurs de référence. Si le système fonctionne lentement et que la température du drain de carter a considérablement augmenté, le problème vient probablement de la pompe.
La cavitation et l’aération constituent deux problèmes audibles communs avec les pompes hydrauliques. Comme le bruit émanant de ces deux conditions se ressemble, elles sont souvent confondues. Néanmoins, la cavitation se caractérise par un son aigu et régulier, tandis que l’aération est plus un sifflement irrégulier, souvent accompagné d’un son semblable à celui du gravier ou de billes retentissant à l’intérieur de la pompe. Beaucoup de gens croient que ces sons prépondérants indiquent que la pompe doit être remplacée. Si un cas de cavitation ou d’aération prolongé peut, en effet, détruire une pompe, une correction rapide permettra probablement de prolonger sa vie utile de façon considérable.
La cavitation consiste en la formation et l’éclatement de cavités d’air dans le liquide ( Figure 4 ). Elle se pro -
duit chaque fois que la pompe essaie de fournir plus de volume que celui qu’elle reçoit par sa conduite d’aspiration. Chaque fois que le débit d’aspiration est altéré, la pression d’aspiration chute très bas. Cela entraîne la formation de cavités d’air dans l’huile lorsque les molécules d’air sont extraites de « l’air dissous » dans le fluide. Lorsque les cavités d’air arrivent du côté pression de la pompe, la haute pression provoque leur implosion, endommageant la pompe. La pompe réduira alors son débit, et finira par se détruire ellemême.
La cause la plus fréquente de cavitation repose dans un filtre d’aspiration ou une crépine bouchés. Les crépines d’aspiration se situent à l’intérieur du réservoir en dessous du niveau d’huile, loin des yeux... et de l’esprit. Dans certains cas, la crépine est montée à l’extérieur dans la conduite d’aspiration. Elles sont souvent laissées pendant de longues périodes sans vérification ni nettoyage. La crépine d’aspiration devrait être accessible facilement, afin de pouvoir la vérifier périodiquement. Nous recommandons de le faire tous les trimestres.
Une autre cause fréquente de cavitation repose dans une visco -


sité élevée du fluide, généralement causée par le démarrage du système avec de l’huile trop froide. Le système ne devrait jamais être démarré lorsque la température de l’huile se situe à moins de 40 °F (4 °C), et ne devrait jamais être mis sous charge avant que l’huile ait atteint au moins 70 °F (21 °C).
Une cause un peu moins fréquente repose dans un régime de moteur élevé. À l’occasion, nous avons
« La quantité de courant consommé par le moteur électrique dépend du débit de la pompe et de la pression du système. »
constaté qu’un moteur d’entraînement a été remplacé par un modèle dont le régime dépasse la valeur nominale de la pompe. Puisque les pompes hydrauliques sont des dispositifs volumétriques – ce qui signifie que chaque rotation apporte une quantité d’huile très spécifique – si le moteur d’entraînement tourne plus vite que l’huile peut être distribuée par l’orifice d’aspiration, la pompe essaiera de fournir plus d’huile qu’elle n’en obtient de son aspiration, entraînant de la cavitation.
De l’aération se produit chaque fois que l’air extérieur pénètre dans la conduite d’aspiration de la pompe. L’air extérieur n’entrera pas à un rythme constant, causant un son plus irrégulier que celui de la cavitation. Une de ses causes communes s’avère une fuite d’air dans la conduite d’aspiration. Comme la pression dans la conduite d’aspiration est inférieure à la pression atmosphérique, l’huile ne fuit pas – c’est l’air qui fuit. Pour tester la présence d’une fuite d’air, de l’huile peut être vaporisée le long de la conduite d’aspiration. Si l’aération s’arrête momentanément, la fuite a été découverte.
Un joint d’arbre usé sur une pompe à cylindrée fixe peut causer de l’aération. Un bon moyen de vérifier le joint d’arbre est d’appliquer de la crème à raser autour du joint. Si de l’air entre, de petits trous apparaîtront dans la mousse.
La cause la plus fréquente d’aération repose dans une mauvaise installation – les accouplements incorrectement alignés ou serrés, ou la mauvaise rotation de l’arbre.
4- Pressions minimales et maximales du système Dans de nombreuses installations, la pression du système est vérifiée uniquement lorsque la machine semble ne pas fonctionner correctement ( Figure 5 ). Les pressions minimales et maximales du système doivent
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être vérifiées et enregistrées tous les mois. Dans la plupart des systèmes, la pression doit être surveillée dans l’intégralité du cycle de la machine. Pour de nombreux systèmes, la pression devrait rester stable tandis que pour d’autres, la pression fluctuera considérablement en fonction de la charge. En général, la pression de la plupart des systèmes équipés de pompes à cylindrée variable doit demeurer relativement stable. Des écarts de pression considérables indiquent généralement que le système manque de débit, justifiant un examen plus approfondi. Les causes les plus courantes de variation de pression reposent dans des pompes usées, des composants de dérivation défectueux, des fuites de grande importance et des défectuosités de l’accumulateur.
Parfois, les opérateurs ou les techniciens augmentent les pressions dans une tentative mal avisée d’accélérer le système. Bien que cette procédure puisse effectivement fonctionner, ce n’est assurément pas la bonne façon d’augmenter la vitesse, et une force excessive s’en verra générée – laquelle s’attaquera aux points faibles du système, provoquant des chocs, des fuites et de la surchauffe.
La quantité de courant consommé par le moteur électrique dépend du débit de la pompe et de la pression du système. Les contrôles de courant s’avèrent particulièrement effi -
caces sur les pompes à cylindrée fixe, car elles sont normalement drainées à l’interne. Les enregistrements de l’appel de courant minimum et maximum du moteur d’entraînement au cours d’un mois peuvent constituer une référence précieuse en cas de problème. Il s’agit de la meilleure indication du travail déployé par le système. Les baisses de vitesse du système peuvent ne pas être immédiatement perceptibles jusqu’à ce qu’elles causent un problème, mais l’appel de courant changera immédiatement avec toute fluctuation de pression ou de débit.
Il y a quelques années, nous faisions de la consultation auprès d’une compagnie utilisant huit pompes à palettes à cylindrée fixe de 100 gpm pour fermer une presse à panneaux de particules. L’intensité de courant sur chaque moteur a été vérifiée pour déterminer l’usure de la pompe. Cinq moteurs d’entraînement des pompes affichaient 180 ampères, tandis que les trois autres se situaient en dessous de 110 ampères. Une fois que ces trois moteurs furent changés, le temps de fermeture de la presse a diminué de manière considérable. Cet article a seulement touché la question de la fiabilité des pompes hydrauliques. Selon le système, 15 à 20 autres vérifications peuvent être effectuées sur les accumulateurs, les vannes de régulation de la pression, les tuyaux et les boyaux du système, les filtres, les bouchons de reniflard et les échangeurs de chaleur. La clé réside dans le préenregistrement des informations lorsque le système fonctionne normalement, afin d’établir des valeurs de référence lorsque des problèmes surviendront. MRO • Jack Weeks est consultant chez GPM Hydraulic Consulting inc. depuis 1997. Située à Monroe en Géorgie, GPM offre des formations en hydraulique, de la consultation et des évaluations de fiabilité à des compagnies au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Amérique du Sud.

L’association Canadienne en maintenance et ingénierie d’usine (PEMAC) vous invite à sa conférence nationale - MainTrain
La conférence MainTrain de la PEMAC (Plant Engineering and Maintenance Association of Canada) est une source de perfectionnement pour les professionnels de la maintenance, de la fiabilité et de la gestion d’actifs de toutes les industries, autant dans le secteur public que privé.
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La période d’appel de candidatures pour des présentations d’études de cas en français pour la conférence MainTrain 2018 est ouverte! Veuillez vous rendre sur le site www.MainTrain.ca pour tous les détails.
L’invitation aux commanditaires est maintenant ouverte:
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Avoir des pompes et des appareils mouvement rotatif dans votre usine peut être une occasion ou un défi, selon votre point de vue. Il peut être difficile de voir au bon fonctionnement de l’équipement quand les ressources et le temps sont comptés. Néanmoins, voilà peut-être une merveilleuse occasion de miser sur la technologie et l’information pour rentabiliser votre exploitation. De nos jours, le personnel d’entretien et les temps d’arrêt de l’usine pour maintenance de l’équipement doivent être gérés très judicieusement. La planification de l’horaire d’entretien s’avère un élément clé dans la rentabilité de l’usine. Si vous ne savez pas comment vos pompes fonctionnent ou quand elles peuvent vous lâcher, vous vous exposez à un temps d’arrêt impromptu. Par ailleurs, disposer d’appareils d’usine recourant à une technologie permettant d’enregistrer et de prévoir la maintenance peut se révéler une excellente occasion de minimiser les temps d’arrêt, de réduire les dépenses et de maximiser la productivité et l’efficacité.
Tout comme l’a fait l’industrie de l’automobile, les usines industrielles ont évolué. Les premières automobiles comportaient peu d’instruments pour informer l’utilisateur sur sa condition. Au fil des ans, les constructeurs ont ajouté des jauges et des voyants lumineux ainsi que des alarmes pour atti -
rer l’attention de l’utilisateur sur les éléments à surveiller. Les voitures les plus récentes comportent des écrans tactiles et des systèmes vocaux. Il reste peu de place aux devinettes avec ces produits modernes. Les usines industrielles avaient des opérateurs qui savaient par expérience ce que les systèmes faisaient. Ensuite, les gens ont commencé à ajouter des jauges, des compteurs et des alarmes à l’équipement d’usine. La technologie a maintenant évolué à un point tel que les usines industrielles peuvent l’utiliser pour éviter que des appareils comme les pompes tombent en panne dans les pires moments. Plusieurs usines ont encore du mal à intégrer des méthodes simples de surveillance de leurs
pompes, comme l’utilisation de jauges et de débitmètres. Ces usines s’exposent davantage aux inconvénients d’une défectuosité à des moments inopportuns, avec les coûts élevés résultant du transport en urgence de composants ou pompes, sans parler du manque à gagner considérable engendré par un arrêt imprévu.
Dans une démarche proactive pour réduire ces coûts, certaines usines utilisent des jauges. Ces dernières enregistrent les lectures recueillies et les analysent selon une base de référence pour déterminer quand des réparations seraient judicieuses. D’autres usines ont poussé plus loin en s’équipant de pompes « intelligentes», lesquelles intègrent des voyants indiquant si la


pompe fonctionne dans des standards acceptables ou non.
Que les exploitants d’usine réagissent, prédisent ou utilisent des indicateurs pour savoir quand des réparations doivent être effectuées, ils essaieront encore de rattraper les usines qui commencent à utiliser la technologie moderne pour établir le moment optimal de réparation/entretien de leurs pompes. Des notions comme la maintenance prédictive, les cycles de vie, la maintenance préventive, la maintenance prescriptive et l’Internet des objets (IdO) dans le secteur industriel font désormais partie des discussions quotidiennes des usines où l’entretien et la productivité des systèmes de pompage sont évalués sur une base technologique. La technologie existe et elle s’installe dans les usines industrielles pour recueillir des données en temps réel et les analyser, afin de déterminer les défaillances potentielles des appareils et établir un calendrier d’entretien approprié. Les grandes entreprises du monde entier dépensent des milliards de dollars pour développer les systèmes permettant d’offrir ce service. Cette démarche peut faire partie de votre politique d’usine ou non, mais elle s’en vient à grands pas d’une manière ou d’une autre.
Vos pompes peuvent désormais utiliser la technologie pour vous dire ce que vous devez savoir pour leur maintenance
prédictive. Des capteurs peuvent être ajoutés ou intégrés à vos pompes et vos appareils à mouvement rotatif pour transmettre la température des roulements, l’amplitude des vibrations, l’écoulement et autres mesures critiques de fonctionnement de l’équipement. Ces capteurs envoient les données sans fil au nuage, où elles peuvent être compilées et analysées. Ces systèmes sont en mesure de déterminer quelles pièces seront à remplacer et quand elles le seront, de manière à réduire les dépenses imprévues au minimum : temps d’arrêt, pièces de rechange et frais de transport.
Accessibilité
En raison de leur capacité sans fil, l’intégration de ces technologies se révèle plus simple que lorsque

tout devait être câblé. En outre, l’accès actuel au nuage permet aux systèmes d’intégrer l’information. Maintenant, les entreprises technologiques appliquent des algorithmes aux données recueillies pour déterminer le moment optimal pour effectuer un entretien ou une réparation avant que ne survienne une
panne, rendant l’opération plus ardue et dispendieuse. Ce processus va beaucoup plus loin que l’ancien modèle qui se contentait d’analyser les données après une défaillance, dans le but d’en évaluer la cause probable. Si vous êtes directeur d’usine ou directeur de maintenance, et que
votre usine comprend des pompes et des appareils à mouvement rotatif, il est temps de faire des recherches sur l’IdO dans le secteur industriel et de vous familiariser avec les composants et les technologies de l’information pour augmenter votre productivité et entrer dans l’ère numérique. Votre usine fonctionne-t-elle toujours dans l’ère de la voiture sans cheval, ou se tourne-t-elle progressivement vers la voiture autonome?
• Ron Crutchfield cumule 35 ans d’expérience comme ingénieur de pompes. Il est actuellement ingénieur de projet principal chez Motion Industries Process Pumps and Equipment à Omaha au Nebraska, où il a servi pendant 20 ans comme spécialiste de produits.







Un programme de remise à neuf permet de récupérer les roulements usés ou légèrement endommagés
Les machines dans l’industrie lourde constituent généralement des actifs de grande valeur. Ajoutez à cela l’importance croissante de la durabilité et la nécessité de réaliser des économies en préservant les ressources, et l’option de remise à neuf des roulements devient évidente. Mais comment savoir s’il faut remplacer ou réparer un roulement? Certains types de roulements sont de meilleurs candidats que d’autres, explique Jason Allen, directeur du marché stratégique chez NSK – un fabricant mondial de roulements à billes et à rouleaux.
sion et réemballage jusqu’au réusinage des chemins de roulement et à la fabrication de nouveaux composants. Des réductions de coûts supplémentaires peuvent être réalisées sur le coût des stocks, le délai de livraison et le mode de transport.

MRO : Quels sont les avantages et les inconvénients d’utiliser des roulements remis à neuf?
Jason Allen : L’utilisation de roulements remis en état/réusinés présente plusieurs avantages. Cette pratique s’avère un moyen rapide, fiable et rentable de maintenir la productivité et de réduire les temps d’arrêt. Les roulements remis à neuf offrent une solution de rechange à celle plus onéreuse de leur remplacement par des unités nouvellement fabriquées. Cette solution s’obtient généralement plus rapidement, et un roulement réusiné bénéficie de la même garantie qu’un roulement neuf. Un inconvénient : ce ne sont pas tous les roulements qui peuvent l’être.
MRO : Les économies réalisées peuvent être de quel ordre en choisissant de réparer et de remettre à neuf un roulement plutôt que de le remplacer? Qu’implique une réparation typique?
JA : Un roulement remis à neuf est plus rentable que l’achat d’un nouveau. Le niveau d’économies dépend du niveau de remise en état requis. NSK propose différents scénarios : du simple nettoyage sous pres -
MRO : Comment décidez-vous si vous devez réparer ou remplacer? Est-ce toujours économique?
JA : Malheureusement, tous les roulements ne peuvent pas être remis à neuf. De nombreux facteurs contribuent au potentiel de réusinage, notamment la dimension, le type de produit et le niveau d’usure. NSK inspecte chaque roulement pour déterminer s’il se révèle un bon candidat. Des recommandations sont ensuite faites quant au niveau de remise en état nécessaire. Une telle procédure peut améliorer la rentabilité grâce à la réduction des temps d’arrêt imprévus, des coûts et délais de remplacement des roulements ainsi que des déchets devant être éliminés.
MRO : Quels types de roulements s’avèrent de bons candidats pour la remise à neuf?
JA : Les roulements plus gros constituent de meilleurs candidats en raison de leur coût plus élevé. Investir dans le réusinage offre une plus grande valeur. Tous les types de roulements, y compris les modèles coniques, sphériques, cylindriques et à billes – et en provenance de tous les fabricants – peuvent être remis à neuf. Les roulements conçus sur mesure se révèlent également souvent de bons candidats en raison de leur disponibilité limitée.
MRO : Quand un roulement est en processus de remise à neuf, quels roulements sont-ils utilisés?
JA : De nombreux clients ont en main plusieurs roulements pour la même application. Ils utilisent donc les ensembles supplémentaires pendant la remise à neuf. Il s’agit d’un processus de rotation.
MRO : Remis à neuf ou non, quel est le meilleur moyen de prolonger la durée de vie des roulements?

JA : Les utilisateurs ne devraient pas sous-estimer la contamination. La contamination entraîne inévitablement une diminution du rendement des roulements, car elle interfère avec le film d’huile de lubrification qui se forme entre les billes et les chemins de roulement, créant des dommages internes. Même des quantités infimes de contamination réduiront la durée de vie des roulements. Les utilisateurs doivent prêter une attention particulière au milieu dans lequel évolue l’application ainsi qu’à la manipulation soignée des roulements. MRO
• Rehana Begg est rédactrice en chef du magazine Maintenance, Réparation et Opération; et Jason Allen est directeur du marché stratégique comptant 19 ans d’expérience chez NSK.
Capteur d’imagerie thermique portable Flir Systems a récemment annoncé le programme « Thermal by Flir » conçu pour les partenaires technologiques qui ont recours aux capteurs d’imagerie thermique Flir. Ce programme de développement de produits et de marketing coopératifs soutient les fabricants d’équipement et les innovateurs de produits qui utilisent ces capteurs dans leurs produits. L’une des premières innovations du Programme s’avère l’Arsenz ThermoGlass : un dispositif de réalité augmentée portable qui se fixe à des lunettes. L’utilisateur peut ainsi voir une image thermique d’un coup d’œil, tout en gardant les mains libres. www.flir.com

pérature de la machinerie en mouvement rotatif. Permet de visualiser les données immédiatement ou de les enregistrer sur le nuage pour une analyse plus approfondie. Conception robuste. www.skf.com

Le capteur QuickCollect de SKF est un dispositif portatif Bluetooth qui se connecte aux applications compatibles iOS et Android des tablettes et téléphones intelligents (et à la montre intelligente iOS). Le capteur combine la détection des vibrations et de la température, et il permet au personnel de maintenance et de contrôle de la fiabilité d’obtenir les mesures de vitesse, d’accélération et de tem-
1 08/09/2017 10:53:01 AM

Les capteurs intelligents Ability d’ ABB pour les moteurs sont composés de capteurs compacts qui collectent plusieurs données sur les moteurs, telles que la basse tension, et qui transmettent des renseignements concernant leur état et leur rendement via un téléphone intelligent ou un portail web. L’analyse prédictive basée sur les données de la solution peut permettre de réduire les temps d’arrêt jusqu’à 70 %, de prolonger la durée de vie du moteur jusqu’à 30 % et de diminuer la consommation énergétique jusqu’à 10 %. http://new.abb.com 22

La filiale luxembourgeoise de KSB , SISTO Armaturen S.A. , a lancé un actionneur pneumatique à simple ou double effet conçu pour les vannes à membrane utilisées dans l’industrie des aliments et boissons et les applications en milieu stérile. Une des particularités de cette gamme d’actionneurs MD30-MD115 est que le boîtier de l’actionneur et le chapeau de la vanne sont fabriqués d’une seule pièce. Ce changement de conception réduit la hauteur totale de l’actionneur, ce qui diminue considérablement l’espace requis et accommode avantageusement les vannes de sectionnement multivoies. Ces actionneurs s’avèrent également 45 % plus légers que le modèle en deux parties. www.ksb.com

En plus des entraînements IndraDrive Mi à moteur intégré et à moteur proche, Rexroth a développé des modules principaux et d’alimentation décentralisés qui permettent aux fabricants d’installer tous les composants d’entraînement électriques directement sur la machine. Ces nouveaux modules comportent des options de convection et de refroidissement à air forcé qui ne nécessitent aucune eau de procédé pour le refroidissement. Les modules comprennent des options de refroidissement pour une vaste gamme d’applications, dans les technologies alimentaire, d’emballage de convoyage et de manutention. www.boschrexroth.ca

Avec son convertisseur Sinamics S210 spécialement conçu pour utilisation avec les nouveaux moteurs Simotics S-1FK2, Siemens propose un nouveau système d’entraînement servo innovateur dans une première génération de 50 à 750 watts. Les convertisseurs sont dotés de fonctions de sécurité intégrées et permettent une ingénierie rapide par le biais de la technologie de mouvement des contrôleurs Simatic S7-1500. Ces derniers sont connectés à des contrôleurs de niveau supérieur via Profinet, et ils sont rapidement/facilement programmés

par paramétrage automatique du moteur et par réglage à l’aide d’un seul bouton. Parmi les utilisations typiques, notons les machines d’emballage, les applications de manipulation du type preneur-placeur, le traitement du bois et des plastiques ainsi que l’impression numérique. usa.siemens.com/sinamics-s210
Les moteurs de catégorie alimentaire Reliance de Baldor font partie de la nouvelle génération de moteurs en acier inoxydable conçus pour répondre aux exigences de sécurité sanitaire des aliments dans des milieux extrêmes.
La conception ergonomique et l’étanchéité supérieure de ces moteurs leur permettent d’excéder la norme IP69K pour l’eau, maximisant ainsi la durée de vie du moteur dans les milieux de nettoyage sanitaire à haute pression. Les boîtiers à indice de protection élevé de ces produits renferment des enroulements entièrement encapsulés, scellant efficacement le moteur à l’intérieur et à l’extérieur. Il peut ainsi résister aux procédures de nettoyage rigoureuses des installations. www.baldor.com

Beaucoup de marchandise se retrouve sur votre chaîne et des informations précises s’avèrent essentielles. Le nouveau système de surveillance et de gestion de l’hygiène Clean-Trace de 3M est l’outil idéal qu’il vous faut. Il vient accompagné d’un luminomètre et d’un logiciel, et il permet de déterminer le niveau de contamination d’un échantillon à l’aide du 3M Clean-Trace Surface ATP UXL100, du 3M Clean-Trace Water Plus – Total ATP AQT200 et du 3M Clean-Trace Water – Free ATP AQF100. Trouvez rapidement l’origine d’un problème et agissez rapidement. www.3m.com





Les solutions de joints Daemar permettent à la fois de prolonger la durée de vie des roulements et de réduire leurs frais d’entretien. De dimensions impériales et métriques, ces joints o rent une variété de conceptions et de matériaux pour satisfaire toutes les applications – grandeur de l’arbre : 1/4" à 40".

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