06 08 QUE NOUS COÛTENT LES MILLIARDAIRES ? L’influence des ultra-riches sur notre démocratie
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Le commerce oui, mais équitable !
Comment la solidarité peut combler le déficit budgétaire
Sous prétexte d’un déficit budgétaire à combler, notre gouvernement a choisi de sacrifier l’éducation, la santé ou encore la coopération internationale. Face à ces mesures d’austérité drastiques, nous avons fait front commun. Le 14 octobre fera date : ce jour-là, 140.000 personnes se sont réuni.es dans les rues de Bruxelles, la plus grande manifestation en Belgique des dix dernières années. Ensemble, nous avons défendu une tout autre vision : une société solidaire, juste et équitable.
La coopération internationale, amputée de 25 % de son budget, est un puissant outil pour garantir un monde stable. Elle prévient des crises, des déplacements forcés ou encore des risques de maladies. Ces coupes budgétaires coûtent donc des vies humaines. Alors que ces secteurs essentiels ploient, certains se retrouvent épargnés. En effet, l’Arizona ne demande toujours pas de contribution équitable aux personnes les plus riches. On sait pourtant qu’un impôt sur les millionnaires en Belgique rapporterait 4,7 milliards. De quoi investir dans les soins de santé, des pensions dignes et la solidarité internationale.
Bienvenue
Nouvelle année, mêmes dérives, y compris en Belgique. Je me demande où sont passées les bonnes résolutions de nos responsables politiques. Qu’il s’agisse de vœux de parti ou de la préparation d’une nouvelle réforme, on observe toujours le même fil rouge : des promesses qui finissent par devenir des « choix difficiles mais nécessaires », et qui, surtout, nous tombent dessus comme une douche froide.
Et pendant que les gouvernements serrent la ceinture, une petite élite continue d’accumuler des richesses. Dans le monde, on compte à peine 3 000 milliardaires, mais leur pouvoir pèse plus lourd que celui de milliards d’êtres humains réunis. Une telle concentration de richesse mine la démocratie : les pays les plus inégalitaires ont jusqu’à sept fois plus de risques de basculer vers l’autoritarisme. Car qui détient des fortunes colossales peut également influencer la politique, via le financement de partis, le lobbying ou un accès direct aux décisions politiques.
Le débat public n’échappe pas non plus à cette emprise. Sept des dix plus grands groupes médiatiques appartiennent à des milliardaires, et les grandes plateformes sociales comme Meta sont dirigées par eux. Mais c’est surtout ici que le bât blesse : en matière d’impôts, ce sont les citoyen.nes ordinaires, comme vous et moi, qui supportent l’essentiel de la charge. Environ 80 % des recettes fiscales proviennent des « gens ordinaires », tandis que la taxation des grandes fortunes ne représente qu’environ 4 % dans le monde. Et la TVA continue d’augmenter, créant davantage de frais et d’incertitudes pour celles et ceux qui ont déjà la tête sous l’eau.
Fin janvier, les PDG les plus puissant.es et des figures politiques se sont à nouveau réuni.es à Davos pour le Forum économique mondial. À cette occasion, nous avons frappé fort : un camion, baptisé l’Arizona Express pour l’occasion, a sillonné les rues de Bruxelles, flanqué d’un message sans équivoque : « En route avec des milliards pour les ultra-riches. Payés par vous. »
Oui, c’est un raccourci. Pas pour choquer, mais pour informer. Car décider où trouver les recettes de l’État, c’est un choix. Et décider où couper dans les dépenses, c’en est un autre. Tant que ces choix épargnent les ultra-riches, ils se traduiront toujours par la même conséquence : faire payer ceux qui ont déjà le moins.
Eva Smets
Directrice d’Oxfam Belgique
QUE NOUS COÛTENT LES
MILLIARDAIRES ?
L’influence des ultra-riches sur notre démocratie
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Ce qui fait notre actu
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Comment préparer une délicieuse shakshuka ?
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La vie en état de siège
OXFAMILY
Rencontrez la famille Oxfam, des changemakers dans l’âme
RENCONTRE AVEC
LES MINISTRES DU CLIMAT À LA COP30
Nos voix ont été entendues : lors de la COP30 au Brésil, Oxfam a rencontré le Ministre fédéral en charge du climat Jean-Luc Crucke ainsi que la Ministre wallonne Cécile Neven Nous leur avons remis une pétition signée par plus d’un million de personnes dans le monde, dont 30.000 Belges, pour faire payer les riches pollueurs et investir dans une transition juste. Message reçu !
POUR UNE SOCIÉTÉ FÉMINISTE ET DÉCOLONIALE
Partout dans le monde, les droits des femmes reculent. Des mouvements de plus en plus décomplexés attaquent leurs droits fondamentaux, corps et libertés. Partout dans le monde, se construit aussi une solidarité féministe et décoloniale. Le 8 mars, lors de la journée internationale pour les droits des femmes, rassemblons-nous, prenons soin de nous et manifestons pour un futur à égalité. Rejoignez Oxfam lors de la marche nationale.
0 % D’ALCOOL, 100 % DE BULLES ÉQUITABLES
Il existe mille façons de soutenir un monde plus juste. Et parfois, oui, ça commence simplement par un verre de bulles. Avec la Tilimuqui Zero de La Riojana, c’est facile : un pétillant sans alcool élaboré à partir de raisins Moscatel récoltés à la main. Fines bulles, fraîcheur citronnée, notes de pêche juteuse… tout y est, sauf l’alcool. Dès maintenant disponible dans les magasins équitables d’Oxfam.
CRISE HUMANITAIRE AU SOUDAN ET SOUDAN DU SUD
Depuis avril 2023, la guerre civile au Soudan oppose les Forces de soutien rapide (RSF) et les Forces armées soudanaises (SAF). Plus d'un million de personnes ont fui vers le Soudan du Sud, lui-même plongé dans une grave crise humanitaire. Près de 6 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, souffrent d’une grave crise de la faim et ont difficilement accès à l'eau potable et à des installations sanitaires. Oxfam soutient les personnes déplacées dans les camps de Renk au Soudan du Sud en leur fournissant de l'eau potable et des services d'assainissement. Faites un don au fonds d’urgence d’Oxfam pour soutenir nos interventions humanitaires.
Faites un don ici: donate.oxfambelgium.be/sudan
OXFAM
TRAILWALKER
LANCE UN PARCOURS DE 50 KM
On a hâte de vous retrouver les 15 et 16 mai pour un Oxfam Trailwalker inoubliable. En plus du mythique 100 km, un tout nouveau parcours de 50 km vous attend pour découvrir la belle région de Saint-Hubert et ses grandes forêts. Alors n’hésitez plus et venez marcher avec nous pour un monde plus juste !
Inscrivez-vous Oxfamtrailwalker.be
OFFREZ UNE SECONDE VIE À LA QUALITÉ
Le marché de la seconde main déborde de textiles bon marché qui finissent trop vite dans un conteneur. Plus que jamais, miser sur la qualité est essentiel. Avec la collecte Refive d’e5, ces vêtements de qualité trouvent une nouvelle vie dans les boutiques Oxfam de seconde main. Du 21/02 au 17/03, déposez vos vêtements réutilisables dans une boutique e5.
Il existe « seulement » 3 000 milliardaires sur terre. C’est peu comparé aux 3,83 milliards de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, soit près de la moitié de la planète. Pourtant, ils accumulent à eux seuls un pouvoir immense. Dans un rapport nommé « Résister au règne des plus riches », Oxfam fait le tour d’horizon de ce que nous coûtent ces inégalités économiques extrêmes.
Démocratie à vendre
« Nous devons faire un choix. Nous pouvons avoir la démocratie ou nous pouvons avoir la richesse concentrée entre les mains de quelques-uns mais nous ne pouvons pas avoir les deux. ». Cette célèbre déclaration de Louis Brandeis, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, résonne encore cent ans plus tard. Une étude a démontré que les pays les plus inégaux ont sept fois plus de risque de voir leur démocratie s’éroder et basculer dans l’autoritarisme . La cause principale : les ultra-riches qui traduisent leur
richesse économique en pouvoir politique.
En amassant des fortunes insensées, les milliardaires sont en mesure de « s’acheter » des politicien.nes ou des partis notamment à travers le financement de leurs campagnes électorales. Ils peuvent aussi directement s'inviter à la table des décisions : Oxfam estime que les milliardaires ont au moins 4 000 fois plus de chances d’occuper une fonction politique que les citoyen.ne.s ordinaires. On retrouve des exemples frappants à travers le globe, du
côté des États-Unis où le président milliardaire Trump s'est allié un temps avec l'homme le plus riche du monde Elon Musk mais aussi au Liban où Najib Mikati, l'homme le plus riche de son pays, a été choisi à trois reprises Premier Ministre "de consensus".
Liberté d’expression détournée
Pour légitimer leur pouvoir via le discours public, les milliardaires investissent le monde médiatique. Citons entre autres Jeff Bezos qui a racheté le Washington post, Elon Musk Twitter ou encore Larry Ellison qui
détient une grande part de TikTok aux États-Unis. Sept des dix plus grands groupes de presse mondiaux appartiennent à des milliardaires, tandis que la totalité des principaux réseaux sociaux sont dirigés par des milliardaires. Ces plateformes encouragent des discours de division et de haine envers les femmes, les personnes racisées et migrantes. Elles détournent ainsi l’attention des véritables responsables des difficultés économiques : les ultra-riches euxmêmes.
Nos droits fondamentaux en péril
"Les milliardaires défendent un agenda politique en leur faveur, ce qui explique que 80% des recettes fiscales totales proviennent des gens ordinaires, tandis que les impôts sur la richesse ne représentent que 4 %. Si nous payons autant d’impôts et que nous sommes pourtant si endettés, c’est parce que les plus riches parviennent à contourner leur part de contribution.
Les conséquences sont dramatiques : qui dit absence de contribution des ultra-riches dit trou dans la trésorerie que les
la fortune des milliardaires a augmenté trois fois plus vite l’année dernière que la moyenne des cinq années précédentes
gouvernements doivent compenser. Deux options sont sur la table : premièrement la redistribution, c’est-à-dire une taxation juste pour tout le monde qui garantirait des ressources publiques suffisantes tout en réduisant les écarts de richesse dans la population. Ou alors, l’austérité. On vous laisse deviner la pente que prend nos politiques actuelles, qui se résume ainsi : réduction des dépenses publiques (éducation, santé, pensions…) et augmentation d’impôts comme la TVA. Un cercle vicieux qui plonge des millions de personnes à travers le monde dans la précarité et bafoue nos droits fondamentaux. "
Les milliardaires ont 4 000 fois plus de chances D’occuper un poste politique que les citoyen.nes ordinaires
Reprendre le contrôle sur nos vies
Qui dit injustices dit révoltes. Sur l’année écoulée, on dénombre 152 manifestations anti-gouvernement à travers le monde, un chiffre en hausse. Ces mouvements de protestation sont souvent réprimés avec violence, un indicateur que les dirigeant.es y reconnaissent là une forme de contre-pouvoir. Car oui, on s’allie. Des populations indigènes qui réclament la reconnaissance de leurs droits aux manifestations contre les réformes de l’Arizona se tisse une volonté commune : celle de reprendre le contrôle sur nos vies.
Retrouvez notre rapport et nos recommandations pour construire un futur plus égal ici : oxfambelgique.be/publications/ resister-au-regne-des-plus-riches
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BITE TO FIGHT… MAIS POUR QUOI EXACTEMENT ?
Avant tout, pour dénoncer l’injustice dans la filière cacao. Mais notre combat vise surtout un objectif clair : garantir aux cacaoculteurs et cacaocultrices un revenu minimum vital. Un revenu couvrant leurs besoins essentiels et les coûts de production, tout en permettant d’investir dans l’avenir. Aujourd’hui, pour des milliers de producteur.trices en Côte d’Ivoire ou au Ghana, cet objectif reste hors de portée. Les rapports de force sont inéquitables : grandes marques et supermarchés imposent leurs prix, tandis que celles et ceux qui vivent de la cacaoculture s’enfoncent dans la pauvreté. Cette précarité entraîne des conséquences en cascade : abandon scolaire, endettement, pratiques agricoles nocives…
Avec le projet pilote Bite to Fight, la coopérative CPR Canaan, avec laquelle nous travaillons en Côte d’Ivoire, change la donne. Elle investit la prime Fairtrade et la prime Oxfam dans la diversification, la formation, l’agriculture durable, l’épargne et le microcrédit. Et les résultats parlent : depuis 2022, de plus en plus de familles atteignent un revenu vital. Selon Julien Tayoro, coordinateur du projet, 71 % des familles de la coopérative y parviennent aujourd’hui.
LES FEMMES AUX COMMANDES
« Les femmes gèrent mieux l’argent ». Julien Tayoro ne mâche pas ses mots. Elles jouent un rôle clé dans le projet Bite to Fight. La coopérative CPR Canaan a mis en place des caisses d’épargne gérées par des femmes, qui octroient des microcrédits pour des projets communautaires. Dans les écoles paysannes, elles apprennent à élever des lapins, des poules et à cultiver des légumes et des fruits comme la tomate. Ces ventes complètent le revenu familial, même en dehors de la saison du cacao.
UN CHOIX QUI CHANGE TOUT : MOINS D’EAU, PLUS DE RESPECT.
Sa production consomme jusqu’à 90 % d’eau en moins que le coton classique, grâce à des pratiques durables comme la récupération des eaux de pluie. Les cultures sont diversifiées, ce qui préserve la santé des sols et leur capacité à retenir l’eau. Sans pesticides chimiques, c’est meilleur pour la santé des producteur.trices… et pour votre peau.
Résultat : un textile doux, respirant, sans résidus nocifs. Un nuage à porter.
Écharpe en laine beige, fleurs bleues peintes à la main Inde
34,90 € (600193)
CÉRAMIQUE BRILLANTE Vietnam
POURQUOI NOS JUS VIENNENT-ILS DE PAYS LOINTAINS ?
L’ÉQUITÉ, PAS
SEULEMENT LE GOÛT
Jus Happy
BIO Belgique
Jus pommerhubarbe BIO
Belgique
Jus pommecerise BIO Belgique
DZJING Classic BIO
Dans plusieurs jus de fruits et dans notre orangeade bio, nous utilisons du concentré d’orange provenant du Brésil. « Mais Oxfam ! Vous avez entendu parler des kilomètres alimentaires ? » La question est légitime : pourquoi aller chercher notre jus d’orange à l’autre bout du monde ? En réalité, la distance ne détermine pas à elle seule l’empreinte écologique d’un produit. La méthode de culture et les choix de transport comptent aussi, et bien plus qu’on
Il y a également l’impact socio-économique. Dans l’industrie de l’orange au Brésil, le pouvoir est concentré entre les mains de quelques grandes entreprises. C’est pourquoi nous travaillons volontairement avec des coopératives à petite échelle qui produisent des oranges biologiques de régions comme Rio Real, dans le nord du Brésil. En se regroupant, elles sont plus fortes contre la concurrence ! Avec le commerce équitable, elles peuvent
Jus d’orange
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Brésil et Paraguay
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L'ÉCLAT ÉQUITABLE
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Portefeuille à rabat 34,90 €
• bleu et crème (600205)
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SANS FRONTIÈRES, SANS COMPROMIS
Il y a 46 ans, l’organisation indienne de commerce équitable EMA voyait le jour pour offrir des perspectives d’avenir à des groupes économiquement fragilisés et marginalisés : artisan.es, agriculteur.trices ou encore personnes vivant avec un handicap.
Grâce à une gestion solide et à la qualité reconnue de leurs produits, la coopérative est devenue au fil du temps une véritable référence internationale. Pour ses membres, EMA représente non seulement un emploi, mais aussi une reconnaissance et un regain de confiance en soi.
Aujourd’hui, l’impact d’EMA dépasse largement les ateliers en Inde. Leurs produits circulent en Europe, en Australie, aux États Unis et en Nouvelle Zélande. Mais leur priorité reste le marché intérieur. C’est là que s’ancre leur mission première : renforcer leur impact social positif.
Écharpe Inde laine bleue et beige 24,90 € (600230)
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Boucles d’oreilles en cuivre Pérou Cercle vieux rose 29,90 € (600313)
CHEERS ÉQUITABLES
En Argentine, la coopérative viticole La Riojana a construit ces dernières années un important centre médical, où plus de 10 000 personnes peuvent désormais recevoir des soins.
BON + BON = FORMIDABLE !
Quand vous choisissez un vin Oxfam, vous soutenez bien plus qu’une bonne bouteille : vous contribuez à un système commercial qui place les personnes et la planète au centre.
Nos vins ne viennent pas par hasard d’Afrique du Sud, du Chili ou d’Argentine : nous collaborons avec des coopératives fair trade engagées dans un changement structurel. Le commerce équitable agit comme un tremplin : grâce à des prix justes, des primes et une organisation démocratique, les membres des coopératives peuvent vivre dignement.
En Afrique du Sud, la coopérative Koopmanskloof a fait des travailleurs et travailleuses de la vigne des co propriétaires de l’exploitation.
Chenin Blanc–Chardonnay
Sensus Extra Brut
Au Chili, Capel, producteur de vin mousseux et de pisco, garantit à ses membres un débouché stable, un véritable filet de sécurité sociale et un accompagnement administratif.
Mousseux Ecologica
Sensus Brut Rosé Mousseux
Et toujours au Chili, Vinos Lautaro investit dans la transition écologique et l’efficacité énergétique grâce à un système d’irrigation alimenté par énergie solaire.
(L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.)
Shakshuka façon Selda
INGRÉDIENTS POUR 2 PERSONNES
• 2 à 4 œufs
• Persil frais haché
• Sel, poivre, huile d’olive*
• 1 boîte de Shakshuka Mixblik*
• Pain turc ou baguette
(*) Disponible en magasin Oxfam
PRÉPARATION (15 MIN.)
Faites chauffer la Shakshuka dans une poêle avec un filet d’huile. Creusez 2 à 4 petits puits, cassez-y les œufs et laissez cuire sans remuer. Parsemez de persil, assaisonnez et servez avec du pain.
ASTUCE
Pour la version turque, remplacez le pain par du boulgour et ajoutez de la feta émiettée.
MIXBLIK, C’EST QUOI ?
Une entreprise sociale qui aide des femmes réfugiées à Rotterdam à retrouver une place dans la société en cuisinant des recettes de leur pays.
Des plats végétariens, sains et pleins de saveurs.
Deux ans après le début de la guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza, la vie n’a pas repris. L’attention médiatique s’est détournée, comme si le cessez-le-feu avait mis un terme aux souffrances. Mais il n’est pas appliqué : Israël a tué au moins 345 Palestinien.nes depuis le 10 octobre et continue de bloquer largement l’aide humanitaire. Malgré un contexte difficile et grâce à votre solidarité, Oxfam agit pour sauver des vies et restaurer la dignité.
Hiba Al-Sayed:
« Le soutien d’Oxfam m’a permis de reconstruire ma vie et celle de mes enfants. »
Dans la bande de Gaza, la réalité est brutale. Les bombardements ont cessé, mais la famine et la soif continuent. 500 000 personnes sont en situation de famine. Les civils survivent avec 4,5 litres d’eau par jour. Les infrastructures sont détruites, les hôpitaux débordés. Les traumatismes sont immenses.
Des vies derrière les chiffres
Face à cela, Oxfam agit. Grâce à votre soutien, nous avons pu atteindre 1,2 million de personnes avec une aide vitale : cash, nourriture, eau potable, kits d’hygiène, latrines, soutien psychosocial. Nous avons distribué 28 690 colis alimentaires, 73 000 kits d’hygiène, installé 5 unités de dessalement et réparé 40 réseaux d’eau.
Plus de 961 latrines ont été construites. L’essentiel de ces actions ont été réalisées par nos équipes et des ONGpartenaires actives à Gaza.
Derrière ces chiffres, il y a des vies. Hiba Al-Sayed, 27 ans, veuve deux fois, mère de quatre enfants, a tout perdu, jusqu’aux papiers prouvant son identité. Dans un espace sûr créé par Oxfam et la Culture and Free Thought Association (CFTA), organisation fondée en 1991 à Gaza pour offrir des espaces sûrs aux femmes et aux enfants, elle a reçu un soutien juridique et psychologique. « Après avoir récupéré mes documents et reçu l’aide nécessaire, j’ai pu reprendre ma vie et celle de mes enfants. Mais aller chercher de l’aide dans les centres militaires gérés par
Israël, ces pièges mortels, c’est risquer sa vie. Nous voulons un accès sûr et digne. », confie-t-elle.
Il y a aussi Mahmoud Abu Khalil, agriculteur à Khan Younès. Sa serre a été pulvérisée par les bombes. Oxfam lui a fourni des intrants agricoles et des outils pour relancer sa production : « Je croyais que tout était fini. Aujourd’hui, je peux nourrir ma famille et vendre quelques légumes. Ce n’est pas la vie d’avant, mais c’est un début. Et savoir que mes tomates nourrissent des enfants déplacés me donne la force de continuer. »
Et ces canalisations que nos équipes réparent chaque jour : des conduites éventrées par les bombes israéliennes, des réseaux d’eau potable remis en service pour des quartiers entiers. À Rafah, Khan Younès et Gaza City, nos techniciens et partenaires, comme la Coastal Municipalities Water Utility (CMWU), le principal service des eaux du territoire palestinien, travaillent sans relâche pour reconnecter des milliers
de familles à une source d’eau propre. Chaque réparation est une victoire contre l’effondrement.
L’accès humanitaire n’est pas une faveur
Mais nos efforts ne doivent pas occulter la réalité : 50 millions de dollars d’aide restent bloqués aux frontières. Entre le 10 et le 21 octobre, 99 demandes d’ONG pour acheminer de l’aide ont été rejetées. Tentes, nourriture, kits d’hygiène, matériel médical : tout est prêt, mais les cargaisons sont bloquées par des restrictions arbitraires israéliennes, en violation flagrante du droit humanitaire, malgré l’hiver, malgré les pluies torrentielles. Comme le dit Bushra Khalidi, responsable du plaidoyer pour Oxfam Palestine : « Nous attendions un flot d’aide dès le cessez-le-feu. Ce qui arrive, ce sont les miettes. Gaza ne se reconstruit pas. Elle survit. »
Le soi-disant « plan de paix » discuté à l’ONU, qui promettait une
Mahmoud Abu Khalil est un agriculteur dévoué et père de quatre enfants. Bien qu’il soit diplômé en économie, le manque d’opportunités d’emploi à Gaza l’a conduit vers l’agriculture, un secteur dans lequel il travaille depuis cinq ans.
« Gaza ne se reconstruit pas. Elle survit. »
Bushra Khalidi
“reconstruction”, a été dénoncé comme un projet colonial visant à priver les Palestinien.nes de leur droit à l’autodétermination. Pendant que ces négociations se jouent loin des ruines, Oxfam et 40 autres organisations appellent Israël à respecter le droit international et à laisser circuler l’aide librement. L’accès humanitaire n’est pas une faveur : c’est une obligation légale à laquelle Israël est tenue en tant que nation occupante.
Nous continuerons à agir et à plaider pour un accès libre à l’aide et pour la fin des conditions inhumaines imposées par Israël qui détruisent un peuple. Parce que survivre n’est pas vivre. Et parce que chaque don, chaque voix compte pour que Gaza retrouve un jour la dignité.
VOTRE SOUTIEN SAUVE DES VIES. SCANNEZ LE QR CODE ET AGISSEZ MAINTENANT POUR GAZA.
Oxfam agit pour une filière plus juste. Vous retrouverez désormais vos grains de café préférés dans un nouvel emballage dans votre magasin équitable Oxfam.
Bienvenue dans notre communauté, dans laquelle chaque personne contribue, à sa manière, à la mission d’Oxfam Belgique. Ces artisan.ne.s du changement partagent leur expertise, donnent de leur temps et s’engagent pour un avenir à égalité aux côtés d’Oxfam Belgique. Des bénévoles aux Climate Changers, en passant par nos donateurs et donatrices, nos client.e.s et nos partenaires, ce sont elles et eux – et vous – la vraie OxFamily !
« Les bénévoles font tenir la société, souvent dans l’ombre. »
UN VOYAGE QUI A TOUT CHANGÉ
Jeannine Van den Heuvel était une habituée du magasin équitable d’Oxfam de Breendonk depuis des années quand un voyage en Amérique centrale, en 1994, a bouleversé sa vision des choses. À son retour, elle a eu l’opportunité d’ouvrir une boutique Oxfam à Puurs. « Ce voyage m’a transformée », confie-t-elle.
« Les échanges avec les habitants m’ont fait prendre conscience de la chance que nous avons ici ».
Depuis 31 ans, Jeannine est bénévole dans la boutique de Puurs. Elle se définit volontiers comme coordinatrice : « J’essaie que chacun trouve sa place et que tous les bénévoles se sentent bien ici ». Son engagement, elle le puise dans la philosophie d’Oxfam : « Ce que fait Oxfam, ce n’est pas de la charité, et c’est essentiel pour moi. Nous soutenons des personnes qui prennent elles-mêmes des initiatives pour leur famille et leur communauté. »
Que 2026 soit l’année du bénévole, Jeannine y voit une belle occasion de leur rendre hommage : « Si le bénévolat s’arrêtait demain, notre société retomberait comme un soufflé », explique-t-elle. « Les bénévoles sont partout, ils maintiennent tout en place sans qu’on s’en rende compte. Les autorités et la société n’y pensent pas assez ».
« Avant, elles n’osaient pas parler. Maintenant, elles siègent face aux ministres. »
AU CAMBODGE, LES FEMMES DÉPLACENT
LES LIGNES DU POUVOIR
Visal Tan coordonne un programme d’Oxfam au Cambodge, soutenu par la coopération belge, pour renforcer la protection sociale et les droits du travail dans le pays. L’un de ses nombreux combats ? « Empêcher que les travailleuses informelles glissent sous le seuil de pauvreté ». Avec six partenaires, dont deux syndicats, Oxfam aide vendeuses de rue, agricultrices et travailleuses du divertissement à mieux accéder à la protection sociale. Et mise sur deux leviers : le leadership des femmes et la libre représentativité des travailleur.euses dans les syndicats, essentielle pour obtenir des droits comme les pensions ou l’assurance maladie.
« Dans les syndicats, trois des cinq postes de direction doivent revenir aux femmes. » Longtemps freinées par les normes patriarcales, elles dirigent aujourd’hui des représentations syndicales et défendent leurs droits devant les décideurs. « Avant, elles n’osaient pas parler. Maintenant, elles siègent face aux ministres », conclut Visal.
Oxfam Magazine
magazine trimestriel d'Oxfam Belgique
4e année - 16e numéro
Paraît en février, mai, août et novembre (jan26 - 010)
Rue des Quatre-Vents 60 1080 Bruxelles 02/501.67.00
@oxfam.be
Rédaction
Mark Anthierens, Hannelore Bara, Hélène Danneels, Sotiris Gasialis, Fei Lauw, Annelies Lenain, Louise Monville, Belinda Torres Leclercq
Photo de couverture
Ghada Alhaddad, Alef Multimedia/Oxfam
Rédaction photo Tineke D’haese
Styling et mise en page Eric de Mildt & Efraïm Sebrechts
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Ce magazine est imprimé sur du papier de type MACO SILK, 80 gr
OXFAM MAGAZINE magazine trimestriel d’Oxfam Belgique, février, mars, avril 2026, 4e année – 16e numéro, numéro d'agrément : P927591 Bureau de dépôt : Stapelplein, 9000 Gand - Expéditeur : Oxfam Belgique - Rue des Quatre-Vents 60 - 1080 Molenbeek-Saint-Jean.