Un p'tit air de carna 2026

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Le Phare dunkerquois

Le Journal des Flandres

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Les Masquelours sont de retour

La tradition, ça a du bon : depuis quelques jours, la folle ambiance du carnaval dunkerquois et de ses cousins est repartie de plus belle sur la Côte d’Opale.

Les premières bandes ont ouvert le bal à Uxem et à Cappelle-la-Grande avant de déferler dans toutes les Flandres.

La saison du carnaval poussera ses derniers rendez-vous après le début du printemps, à Pitgam.

Evidemment, les clet’ches sont de sortie pour respecter les fondamentaux de ce rendez-vous incontournable des purs et durs comme de ceux qui viennent découvrir pour la première fois la folle atmosphère qui règne pendant plusieurs semaines dans la cité de Jean-Bart et les communes du littoral dunkerquois.

Bals, bandes, chapelles : tous les passages obligés du Carnaval de Dunkerque sont à nouveau inscrits à l’agenda.

Ce supplément du Phare dunkerquois et du Journal des Flandres est l’occasion de réviser certains de ses classiques et passages obligés.

Presse, sites d’informations locales, réseaux sociaux, vidéos...

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Laurent Lavieu 06 60 71 21 39

C’est surtout un petit guide qui vous permettra de ne rater aucun des grands rendez-vous d’un carnaval que tout le monde attend chaque année avec gourmandise.

Jean-François Duquène

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Carnaval de Dunkerque est aussi une affaire de femmes

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jeter sur la voie publique

Agenda Bandes, bals et autres

FÉVRIER

Mercredi 11 février

• Bande enfantine de Grande-Synthe

• Bal des Aînés à Dunkerque

Vendredi 13 février

• Bal des Nucholards à Gravelines (Arsenal)

• Bal des Pint’jes à Grande-Synthe (Palais du Littoral)

Samedi 14 février

• Bal enfantin des Chucheurs à Winnezeele

• Bande de la Basse-Ville

• Bal de l’Oncle Cô au Kursaal

• Bande de Grande-Synthe

• Bande enfantine de Grand-Fort-Philippe

Dimanche 15 février

• Bande de Dunkerque (les Trois Joyeuses) Petite Bande de Cassel, Bal des Acharnés au Kursaal

Lundi 16 février

• Bande de la Citadelle (les Trois Joyeuses)

Mardi 17 février

• Bande de Rosendaël

• Bande de Grand-Fort-Philippe

• Bande de Petit-Fort-Philippe

• Bande des Huttes

• Bal des Flibustiers à Grand-Fort-Philippe

Mercredi 18 février

• Bal enfantin des Chevaliers au Kursaal

• Bal enfantin des Amis des Géants à Grande-Synthe

• Bal enfantin Ménière Marfan Handicap à Rosendaël

Vendredi 20 février

• Kiekeun Festival à Coudekerque-Branche

• Bande de Saint-Georges-sur-l’Aa

• Bal des Creut’ches à Armbouts-Cappel

• Bal des Zigomards à Gravelines (Arsenal)

Samedi 21 février

• Bal des Gigolos et Gigolettes au Kursaal

• Bande de Petite-Synthe

• Bal des Berguenards à Bergues

• Bande de Saint-Pierre-Brouck

• Bande enfantine de Hoymille

Dimanche 22 février

• Bande de Malo-les-Bains

• Bal de la Violette à Kursaal

Mardi 24 février

• Bal Carn’Ados à Gravelines

Mercredi 25 février

• Bande enfantine de Rexpoëde

Vendredi 27 février

• Bal des Potes-Iront à Coudekerque-Branche

• Bal des Zotes à Gravelines (Arsenal)

Samedi 28 février

• Bande enfantine de Loon-Plage

• Bande de Loon-Plage

• Bande enfantine de Coudekerque-Branche

• Bal enfantin de Zegerscappel

• Bal du Sporting à Kursaal

• Bal des Optimistes de la Poudrière à Leffrinckoucke

MARS

Dimanche 1er mars

• Bande de CoudekerqueBranche

• Bande de Warhem

• Bande de Wormhout

• Bande matinale de Ledringhem

Mercredi 4 mars

• Bal des Seniors à Coudekerque-Branche

• Bal enfantin de CoudekerqueBranche

Vendredi 6 mars

• Bal des Bierenaeres à Bierne Repas des Roses Marie à Gravelines (Arsenal)

Samedi 7 mars

• Bal enfantin de Ledringhem

• Bande de Leffrinckoucke

• Bal du Printemps à Kursaal

• Bande enfantine de Wormhout

• Bande enfantine des Berguenards

Dimanche 8 mars

• Bande matinale de Hoymille

• Bande de Bergues

Vendredi 13 mars

• Bal des Boucaniers à Gravelines (Arsenal)

Samedi 14 mars

• Bande d’Houtkerque

• Bal enfantin de Drincham

• Bal des Buckenaeres à Wormhout

Dimanche 15 mars

PAS DE BANDE (ÉLECTIONS)

Agenda Bandes, bals et autres

Vendredi 20 mars

• Carnaval enfantin des Vent’ches à Ruminghem

• Les Zamuztaërs à Bourbourg

• Nuit du Podingue à Rexpoëde

Samedi 21 mars

• Bande de Gravelines

• Bal des P’tits Baigneurs à Gravelines (Arsenal)

• Bal des Gais-Lurons à Bray-Dunes

Dimanche 22 mars

PAS DE BANDE (ÉLECTIONS)

Samedi 28 mars

• Bande de Bollezeele

• Bal des Stekebeilles à Ghyvelde

• Bal enfantin des Cop’1 d’abord à Bourbourg

Dimanche 29 mars

• Bande de Bourbourg

Rendez-vous d’orientation

Vendredi 13 mars 17h-19h

Samedi 14 mars 9h-12h

De la4ème De la4ème Au

Bac Pro Au Bac Pro

Vendredi 22 mai 17h-19h

Samedi 23 mai 9h-12h

Agenda Bandes, bals et autres

AVRIL

Vendredi 3 avril

• Bande enfantine de Ruminghem

Samedi 4 avril

• Bande enfantine de Ghyvelde

• Bal enfantin d’Houtkerque

• Bal des Stekebeilles à Ghyvelde

• Bande et bal des Swingelaeres à Killem

Dimanche 5 avril

• Bande enfantine de Gravelines

• Bal enfantin des P’tits Mousses à Gravelines-les-Huttes

Lundi 6 avril

• Bande de Cassel

Samedi 11 avril

• Bal de Ruminghem

Dimanche 12 avril

• Bande de Pitgam

Samedi 18 avril

• Bal du Prestige à Ruminghem

À Gravelines, les pêcheurs naviguent en bande

Les amoureux du carnaval ont rendez-vous à Gravelines le samedi 21 mars pour la bande des pêcheurs, le rendez-vous phare de la saison qui finit en apothéose place Albert Denvers.

Le cœur du carnaval bat intensément aux quatre coins du Dunkerquois et la ville de Gravelines n’est pas en reste. Dès la fin du mois de janvier, les festivités débutent avec une brocante de carnaval à Petit-Fort-Philippe, pour se dérouler jusqu’à la fin du mois de mars avec un bal et une bande spécialement pensés pour les plus jeunes. Le temps fort reste évidemment la bande des pêcheurs, qui se tient cette année le samedi 21 mars prochain avec une avant-bande dès 11h et un départ à 15h de la bande (de la Porte aux Boules). Cette bande à taille humaine et à l’ambiance familiale permet de passer un beau moment en parcourant les remparts de la ville.

Avec l’association Atouts Ville, Gravelines propose son Carn’Ados le mardi 24 février, à la Scène Vauban. Cet événement est exclusivement réservé aux jeunes âgés de 11 à 17 ans. Le Carn’Ados est le mix parfait entre les traditions du carnaval (avec les loups de mer, les associations carnavalesques de Gravelines et le Carna’jeu gratuit qui permet de gagner de nombreux lots) et une touche ultra moderne et 100 % jeunes avec DJ Corentin

aux platines ! Les horaires sont adaptés aux jeunes : dès 18h jusqu'à minuit. Toutes les générations sont mises en avant avec un carnaval des seniors prévu le mardi 3 mars dès 14h30, à la Scène Vauban.

Des rendez-vous pour tous les goûts

De nombreux autres rendez-vous vont émailler la saison du carnaval à Gravelines. Vous pouvez noter sur vos tablettes le 31e Bal des Nucholaerds (à la Scène Vauban) le vendredi 13 février dès 22h30 ; à l’occasion du Mardi Gras le mardi 17 février, un repas et des animations Au Cap Nord dès 12h par la Patate Gravelinoise et à la salle des Sports des Huttes dès 12h30 par les Amis des Huttes, et la Bande du Mardi Gras (départs de la salle des sports aux Huttes et du Père Tranquille à Petit-Fort-Philippe dès 18h) ; le 28e Bal des Zigomards (à la Scène Vauban) le vendredi 20 février dès 22h30 ; le 25e Bal des Zotes (à la Scène Vauban) le vendredi 27 février dès 22h30 ; le 6e Repas des Rose Marie (à la Scène Vauban), le vendredi 6 mars dès 19h ; le Loto carnavalesque et soirée des

Hutt'nards (à la Scène Vauban), le samedi 7 mars dès 19h ; le 18e Bal des Boucaniers (à la Scène Vauban), le vendredi 13 mars dès 22h30 ; le 18e Bal des P’tits Baigneurs (à la Scène Vauban) et Concert des Prout le samedi 21 mars ; le 10e Repas de la Team Loisirs (à la Scène Vauban), le samedi 28 mars dès 19h ; enfin, la Bande enfantine et bal des P’tits Mousses (Place Albert Denvers et salle des Sports des Huttes), le dimanche 29 mars à 15h.

En parallèle, depuis la fin du mois de janvier jusqu’à la fin février, le Centre Artistique et Culturel FrançoisMitterrand propose une exposition sur le carnaval d’ici et d’ailleurs, réalisée par les élèves de l’école des arts visuels.

Cette exposition réunit les créations d’élèves de l’École Municipale des Arts Visuels autour du thème du carnaval, célébré aux quatre coins du monde. Entre exploration des matières, tissu, carton, fil de fer..., fabrication de masques en volume et illustrations aquarelle, peinture, feutre..., les élèves ont exprimé leur imagination et leur sens du détail. Couleurs, formes et cultures se rencontrent pour faire vibrer l’esprit festif et universel du carnaval !

La mode marine s’impose dans la bande

La tradition, ça a du bon quand il s’agit de choisir son clet’che. Mais de nouvelles tendances s’affichent dans les rangs, comme celle du look marin.

La playlist qui se répand dans les haut-parleurs du magasin ne laisse aucun doute : chez Ciel en fête à Socx, la saison du carnaval est bien engagée. Et la valse des palettes de costumes et d’accessoires laisse peu de temps pour souffler à Nicolas, le gérant de la boutique, et à toute son équipe. Les habitués parcourent les allées avec l’aisance de ceux qui connaissent les lieux. D’autres, les nouveaux venus, sont friands de conseils. Mais tous n’ont qu’une idée en tête : compléter ou constituer leur clet’che. Pour une bande ou pour un bal, il faut impérativement enfiler son costume. Blouson en fourrure ou avec des plumes, chapeau, jupe, boa, pépin (parapluie), maquillage... Il n’y a pas vraiment de règle, à part éviter certaines tenues comme les vêtements ecclésiastiques ou les uniformes des forces de l’ordre (policiers, gendarme ou militaires).

« Certains s’équipent dans les braderies et les brocantes pour constituer leur tenue, poursuit

Nicolas. Ils achètent de vieilles fringues, des manteaux de fourrure d’occasion, des chapeaux, des accessoires, mais ça ne plaît pas à tout le monde. Beaucoup préfèrent acheter des vêtements et des accessoires neufs ». Adopter la recette de la mode marinière

Pour le coup, les boutiques spécialisées donnent le choix : les blousons de fourrure neufs se parent des couleurs les plus improbables. Et ils offrent un avantage certain en termes d’hygiène. Il sera bien temps d’y ajouter un petit fumet inimitable après une bande, un bal ou une chapelle un peu poussée… Chapeaux, boas, ceintures et autres costumes thématiques sont innombrables et répondent aux moindres attentes.

D’une année à l’autre, les tendances changent. « Depuis quelques années, la mode des pirates est en train de passer, constate Nicolas. Maintenant beaucoup de gens se laissent emporter par l’air du large : les cirés et les marinières sont à la mode ». Les rayons

du magasin proposent une large collection de vêtements, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Dès un an, les petits pourront s’équiper, et, pour les adultes, les plus corpulents trouveront un modèle à leurs mesures : on trouve du 4XL ! Ces véritables vêtements ne serviront pas que pour le carnaval. Pour rester dans l’ambiance maritime, les marinières et les vareuses complètent la tenue. Et pour se couvrir la tête, vous pourrez coiffer un de ces calots qui plaisent énormément. Pour achever sa panoplie, le carnavaleux doit aussi s’équiper d’un berguenard, le fameux parapluie qui permet de se repérer dans la foule. « C’est un peu un accessoire indispensable, estime Nicolas. Depuis plusieurs années, on en vend de plusieurs couleurs ». Le patron de Ciel en Fête a décidé de commander des exemplaires personnalisés : « On a maintenant des modèles jaune et noir avec le lion des Flandres et un modèle blanc et bleu avec Jean Bart ». De quoi porter haut et fort les couleurs du carnaval de Dunkerque.

Ce qui tombe du balcon dépend des élections !

La tradition veut que le maire de Dunkerque jette des harengs, mais pas que, du haut du beffroi. Les élus successifs ont décidé de personnaliser l’exercice. Passage en revue des différents projectiles avant les municipales de mars.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, à savoir que le jet de harengs est une tradition ancestrale du carnaval de Dunkerque, ce n’est pourtant pas le cas. Tout commence en fait au tout début des années 1960. Une discussion au sein du syndicat d’initiatives tourne autour d’idées mises en pratique chez des voisins : les lancers de chats (en peluche…) à Ypres et de louches à Comines donnent des idées aux Dunkerquois. Ils s’arrêtent sur le hareng, poisson emblématique de la ville portuaire. L’idée plaît immédiatement aux élus du conseil municipal qui la mettent en pratique. Le premier lancer de harengs (sous cellophane) a lieu le dimanche 4 mars 1962, du haut du balcon de l’hôtel de ville. C’est Paul Asseman qui occupe à l’époque le fauteuil de maire. À son décès, en juillet 1966, son deuxième adjoint Claude Prouvoyeur lui succède et maintient la tradition naissante. Son premier lancer de harengs doit se tenir l’année suivante. Les carnavaleux malicieux lui chantent volontiers « Prouvoyeur, des kippers ! » pour s’attirer les bonnes grâces du maire.

En mars, changera-t-on de farce ? En 1989, c’est le socialiste Michel Delebarre qui s’installe sur le siège majoral. Les Dunkerquois ont de l’humour et le sens de la rime. Pour le passage de la bande devant l’hôtel de ville, ils clament désormais « Delebarre, des homards ! ». Michel Delebarre et ses troupes lancent désormais chaque année près de 500 kilos de harengs saurs, mais surtout une demi-douzaine de homards en plastique à échanger contre un vrai dans une poissonnerie de la ville. Beaucoup préfèrent de loin garder la belle pièce comme un trophée. Avec l’arrivée de Patrice Vergriete en 2014, changement de projectile. Certains avaient imaginé que le nouveau maire de la cité de Jean Bart allait balancer des truites. Mais le poisson d’eau douce colle finalement assez mal avec l’ambiance bord de mer de la ville portuaire. Pour respecter la rime, Patrice Vergriete choisit finalement les frites, toujours en plastique. 19 d’entre elles donnent droit à une moule-frites pour deux personnes dans un restaurant

dunkerquois. La 20e frite (bleu marine et blanche) vous conduit au « Valhalla » du carnavaleux et ouvre les portes de la salle du balcon de l’hôtel de ville pour le prochain lancer de harengs. En mars prochain, les élections municipales vont créer un petit suspense. Les projectiles gourmands lancés du balcon du beffroi rimerontils encore avec météorite ? Réponse après l’édition 2026 du carnaval de Dunkerque.

Le carnaval s’affiche en beauté

Chaque année, un artiste réalise l’affiche officielle du Carnaval de Dunkerque. Les amateurs les plus mordus s’arrachent les versions alternatives.

C’est un moment toujours attendu, scruté et décrypté par les carnavaleux les plus chauvins ou les plus polémistes. Chaque année, l’affiche officielle du carnaval de Dunkerque amène son lot de discussions plus ou moins tendues, notamment sur les réseaux sociaux. Il y a deux ans, l’artiste Aket en avait fait l’amère expérience avec son affiche de style cubique.

Dévoilée mi-décembre en mairie de Rosendaël, l’affiche de la saison 2026 fait à première vue plutôt l’unanimité. Conçue sans pression particulière, elle est l’œuvre de Pierre Evrard et de Ian Pavaux. « L’affiche du carnaval, c’est un concours. On a proposé notre visuel, on l’a faite avec l’envie de mettre le tambour-major et les musiciens au premier plan, explique ce dernier. C’est une vision artistique, on est tout à fait conscient qu’elle ne peut pas plaire à tout le monde mais ce n’est pas grave. L’objectif était de pouvoir postuler, on a été pris et on en est très fiers. » Si les prénoms de ces deux Dunkerquois ne vous sont pas familiers, leur activité professionnelle l’est sans doute davantage puisqu’ils sont les créateurs de la marque « Les

Givrés » avec laquelle ils imaginent depuis six ans des affiches représentant pour la plupart les communes de la région. « On est restés dans notre thème graphique, commente Ian Pavaux. On fait des illustrations où on met en avant le patrimoine, des personnages, c’est ce qu’on retrouve dans notre visuel. »

Plus que les essentiels du carnaval présents sur l’affiche, c’est presque un retour aux basiques qui est évoqué. Le tambour-major est au premier plan, suivi des musiciens et des carnavaleux, sur fond de monuments locaux. Une réflexion qui fait évidemment écho à la concertation lancée il y a plusieurs mois, après les regrettables incidents de la dernière bande de Malo-les-Bains. Le slogan – Ce qui nous rassemble – est d’ailleurs une invitation à retrouver ce qui fait l’essence même du carnaval : la solidarité et le partage, commente Pierre Evrard.

La version officielle n’est pas la seule à faire le bonheur des amateurs de belles images ! De nombreux carnavaleux attendent chaque année les versions alternatives proposées par Yoann Haynau – connu sous son nom d’artiste Scka. Depuis 2010, ce Dunkerquois de

35 ans, grand spécialiste des logiciels de retouche, réalise des affiches spécifiques très prisées. Scka a par ailleurs signé l’affiche officielle en 2016. Cette année, l’artiste a dévoilé sa traditionnelle affiche alternative du carnaval de Dunkerque le 3 janvier. L’édition 2026 capture l’essence de la tradition : on y admire des carnavaleux costumés, maquillés et parés de leurs clet’ches, rassemblés autour des symboles forts de la fête comme la statue de Jean Bart, monument emblématique de la ville.

À Grande-Synthe, une bande le jour des amoureux

Pour cette édition 2026, la bande des pêcheurs se déroule le 14 février, jour de la Saint-Valentin.

À Grande-Synthe, il va y avoir une drache de zôt’ches !

L’heure de sortir les clet’ches, les berguenards et les beurt’che sonne chaque année, au mois de février, à Grande-Synthe. La tradition de la bande des pêcheurs y est ancienne : « Il y en avait déjà une dans les années 19681969, mais elle s’est arrêtée. On a repris en 1989 », évoquait en 2019 dans les colonnes du Phare dunkerquois René De-Lys, alias Pint’je Bier.

La bande de Grande-Synthe a évolué au fil des années, toujours située juste avant les Trois-Joyeuses, mais pas en dehors non plus. « Avec la bande de Grande-Synthe, on lance les Quatre Joyeuses ! C’est une bande familiale et conviviale, où tout le monde est bien reçu. », soulignait René De-Lys à l’occasion du trentième anniversaire de la bande.

Depuis 2015, la bande a la particularité d’être lancée entre 11h30 et 12h, le samedi, pour se terminer avant le démarrage de celle de la Basse Ville, à Dunkerque. « Comme ça, ceux de Grande-Synthe peuvent aller là-bas dans la foulée. » L’aspect convivial du rendez-vous attire toujours autant, avec des visiteurs qui viennent parfois

de loin pour profiter d’une ambiance authentique : « Même si les gens se donnent à fond pendant la bande, on est moins chahuté qu’ailleurs ! »

Bal et carnaval pour les plus jeunes Cette année, la « Visscherbende » se tient le samedi 14 février, jour de la Saint-Valentin. C’est la tradition, les géants locaux Pin’je et Pin’jebierette se sont invités à la grand-messe familiale. Mais le carnaval à Grande-Synthe ne se résume pas à la bande des pêcheurs. Le samedi 7 février, la municipalité organise dès 9h le réveil des structures en musique (AFEJI résidence Fairise, Gem atout cœur, EHPAD Zelie Quenton, l’Union des commercants). L’ouverture de la saison carnavalesque se tient à la maison communale à 12h15 avec la traditionnelle remise des médailles. Le bal des Pint’jes est programmé le vendredi 13 février, il se tient au Palais du Littoral. Le carnaval de GrandeSynthe fait également la part belle aux plus jeunes avec son carnaval enfantin le mercredi 11 février et un bal enfantin, le mercredi 18 février (de 14h à 18h) au palais du littoral. L’événement est organisé par les Amis des Géants.

Révéil dés structurés Carnaval énfantin ét Rémisé dés prix du concours d’affichés

Bal dés Pint’jés Bal énfantin

Samedi 07 février

Mercredi 11 février

Vendredi 13 février

Mercredi 18 février

Une basse-cour de compét’ pour la saison du Carnaval

Il n’y a pas que des chants qui retentissent à la saison du carnaval. En Flandre, on entend aussi des cris étonnants avec de drôles de championnats du monde. Mouette, vache, coq et poule composent ce bestiaire.

Àtout seigneur, tout honneur.

C’est un moment phare des Trois

Joyeuses : le championnat du monde du cri de la mouette est un concours qui consiste, tout simplement, à imiter le cri… d’une mouette. Mais au fait, d’où vient cette compétition insolite ? La première rencontre organisée remonte à 2013, à l’initiative de trois amis. Cette année-là, Dunkerque était capitale régionale de la culture. Ainsi, en réponse à l’appel à projet lancé par la ville et par l’agglomération, des animations avaient lieu devant le local des Corsaires. Les trois amis ont donc décidé de créer un concours. Si, au début, le championnat réunissait six ou sept compétiteurs, aujourd’hui, les candidats ne manquent pas.

Si Dunkerque a sa mouette, Bergues fait dans le bovin avec son concours international du cri de la vache. Prenez une tradition locale, mélangez-la avec un animal élevé en Flandre et de nombreux carnavaleux, toujours prêts à relever des défis, et vous aurez un concours qui détone (ou plutôt mugit) et qui met en appétit avant le lancement de la bande de Bergues. Mais connaissez-vous l’origine de ce concours ? Contrairement

au concours international du cri de la mouette, celui de la vache n’est vieux que de 7 ans ! C’est en effet en 2019 que tout commence, à l’initiative de trois Berguois : Olivier Delassus, Patrick Blanckaert et Edouard Coulon, le gérant de la brasserie Le Berguenard. Nostalgiques, ils souhaitaient remettre la rouge flamande au cœur des festivités du carnaval, comme cela se faisait avant. Le principe va de soi pour les concurrents : faire le meilleur cri de la vache. Où ? Au Berguenard, bien sûr ! À côté de la mouette, la tâche semble simple. Mais le meuglement l’est-il vraiment ? « On a élaboré plusieurs critères comme la durée du cri, le ton, la gestuelle, l’engouement… », listaient alors les compères. Et face aux concurrents, un jury bien décidé à élire le meilleur cri de la vache. Cette année, on voit l’organisation d’un nouveau concours : celui du cri du cochon, et toujours le jour de la bande de Bergues. Le chant du coq à Cassel À Cassel aussi, on a innové en organisant le championnat du monde du cri du coq. Le Lundi de Pâques, face au restaurant « À la porte de Bergues », vingt candidats, le nombre maximum autorisé par les organisateurs, se

succèdent sur l’estrade pour hurler leurs plus beaux cocoricos dans le micro. Ambiance potache et franche rigolade sont au menu de ce concours. Pour rester dans le registre des volatiles, place désormais au championnat du cri de la poule… mais pas n’importe quelle poule, non. Celui de la poule qui pond. C’est le concours insolite qui est organisé à Ledringhem, à l’occasion du repas organisé par les Quickepitchenaeres pour la bande matinale. Le jury se compose de trois à quatre membres. « Les accessoires sont un plus! Mais attention, nous ne voulons pas qu’ils soient comestibles, pas de gaspillage. » Alors, qui effectuera le meilleur caquètement?

Le Carnaval de Dunkerque est aussi une affaire de femmes

Le carnaval de Dunkerque n’est pas qu’une histoire d’hommes : les femmes ont su trouver leur place peu à peu au fil des siècles. Les Rose Marie prouvent que les femmes savent faire aussi bien que leurs homologues masculins.

Si l’on remonte au XVIIe siècle, le carnaval ne ressemblait pas tout à fait à celui que l’on connaît aujourd’hui. Il s’agissait d’une grande fête populaire qui était organisée pour les marins avant leur départ pour la pêche à Islande, un départ en mer qui pouvait s’avérer long et périlleux. De leur côté, les femmes, si elles participaient aux festivités, avaient davantage un rôle d’organisatrices et de soutien moral. Avec le temps, vers le XIXe siècle, les femmes se sont davantage mêlées à la fête et notamment aux bandes qui étaient, jusque-là, majoritairement masculines. Si les hommes piquaient les robes des femmes pour se déguiser, certaines ont commencé à prendre l’apparence d’hommes pour s’amuser aussi.

Une asso qui commence comme un pari

Il aura tout de même fallu attendre 2003 pour qu’une association exclusivement féminine soit constituée : les Rose Marie.

« On était une bande de 13 copines originaires de Gravelines et des environs à se réunir tous les ans pour faire le carnaval, se rappelle Sandrine Zonnequin, présidente de l’association. On avait toutes le même déguisement et on en changeait chaque année. » Au fil des ans, la bande de copines commence à faire parler d’elle, jusqu’à ce que le maire de Gravelines lance un jour l’idée de monter une association. « On s’est lancées sur un pari, beaucoup n’y croyaient pas au départ, poursuitelle. Une asso tenue par des femmes, ça laissait perplexe. Mais il ne faut jamais dénigrer une femme et la mettre au défi. » Très vite, les Rose Marie ont dû organiser leur premier bal à l’Arsenal qui s’est avéré être un succès. « On a du monde qui est venu, se souvient Isabelle Blocklet, vice-présidente de l’association. Je crois qu’on était comme des étrangers et beaucoup de curieux ont voulu voir ce qu’était capable de faire une asso de femmes. » Et il semble

que les curieux ont été impressionnés puisque l’association existe encore 22 ans après. « Le regard des gens a changé par rapport au début. On apporte une touche de douceur et de féminité, je pense que la décoration est un peu différente des autres bals et ça plaît », enchérit la présidente. Aujourd’hui bien connues des carnavaleux, les Rose Marie font partie intégrante du carnaval et ne se posent pas la question de la légitimité. « On a toujours été dans le respect de l’autre, ça fait partie de nos valeurs et visà-vis des hommes, ça c’est toujours bien passé, assure la vice-présidente. On est acceptées dans le monde des hommes. » Si bien que chaque année, le repas d’avant bal et le bal se retrouvent complets des jours, voire des semaines à l’avance. « On est victimes de notre succès », s’amusent les deux femmes à la tête de l’association. Qui l’aurait cru il y a 20 ans ? Les femmes certainement...

DK Bus

Quand le réseau facilite le carnaval

Pour cette édition 2026 du carnaval, DK Bus remet en place le dispositif qui permet de se rendre aux bandes et bals l’esprit tranquille.

C’est une affaire qui roule : la belle mécanique lancée depuis plusieurs années par DK Bus est relancée cette année avec un dispositif qui facilite la vie des carnavaleux.

« On a acquis une bonne expérience avec les carnavals d’avant la crise sanitaire, explique-t-on chez DK Bus. Le transport était déjà gratuit à Dunkerque depuis septembre 2018. Pour les bandes, on met des moyens supplémentaires dans toutes les villes de l’agglomération ».

Un dispositif particulier est organisé pour s’adapter aux pics d’affluence. Pour ce qui concerne les bals qui se tiennent au Kursaal, des circuits seront mis en place afin de desservir toutes les communes du territoire de la CUD.

Pour l’aller, 7 circuits sont à votre

SANS RÉSERVATION

100 % GRATUIT

disposition, 2 horaires de départ par circuit et par commune (bals du dimanche soir, pas d’aller).

Pour le retour, 3 horaires de retour avec les mêmes circuits depuis l’arrêt « Malo Plage ». Les départs se tiennent à 3h, 4h15 et 5h30 (bals du dimanche soir, uniquement 2 retours à 3h30 et 5h).

Les arrêts desservis seront disponibles sur dkbus.com

Les bus sont sans réservation et 100% gratuits.

Toutes les infos et horaires seront disponibles sur dkbus.com

Bals 2026

Le carnaval

j'y vais en bus

Pour aller aux BALS DU KURSAAL * :

• 7 circuits à votre disposition.

• 2 horaires de départ par circuit et par commune horaires disponibles sur dkbus.com, au 03 28 59 00 78 ou à l’Espace DK’BUS

5 place de la Gare à Dunkerque

* Bals du dimanche soir : pas de circuit “Aller”

Retrouvez toutes les informations du carnaval sur l’appli DK’BUS

Pour revenir des BALS * :

3 horaires de retour avec les mêmes circuits depuis l’arrêt “Malo Plage” : 3h, 4h15 et 5h30. (à proximité de la piscine Paul Asseman)

* Bals du dimanche soir : 2 retours à 3h30 et 5h

Retrouvez “ Ben qu’est c’ça dit ! ” l’appli officielle pour profiter pleinement du carnaval ! Bandes, charte, histoire, chansons, quiz…

Quand carna rime avec grivois

Si le carnaval dunkerquois est bien connu pour sa convivialité, ses costumes et ses traditions, il est impossible de l’imaginer sans ses chants et chansons aux textes parfois lestes.

Chantal, t’as mis… », « Marie patate, elle a son… » ou « Ah, Léon, il a dans son caleçon… ». En lisant ces trois textes à trous, issus des chansons du répertoire du Carnaval de Dunkerque, nombreux seront les carnavaleux à compléter les paroles. Les connaissant, vous comprendrez donc pourquoi nous avons préféré opter pour le texte à trous. Mais pourquoi, les paroles de ces chansons sont-elles si peu poétiques ? Dans l’ouvrage « Les enfants de jean Bart » , publié dans les années 1970, Jean Denise fournit une partie de l’explication. D’ailleurs, pour commencer, l’auteur l’admet : « privé de ses chansons, le carnaval perdrait une grande partie de son originalité (…) Qu’elles soient gaies, moqueuses, ridicules ou parfois grivoises, que leur rythme soit entraînant pour tenir les « tiens bon d’sus », ou lent pour souffler un peu après la compression des chahuts, elles sont profondément ancrées au cœur des Dunkerquois. »

Des origines hétéroclites

Traditionnelles comme « Allum’ ta pipe à la pompe » ou « Où irons-nous le mercredi des cendres ? » ou plus récentes à l’image de « Putain d’Islande » ou « l’hommage à Cô pinard », toutes deux écrites par les Prout, en observant bien les paroles de ces airs entonnés à tue-tête, « l’origine des chansons est pour le moins hétéroclite », pointe Jean Denise dans son ouvrage. Si l’auteur rappelle que les auteurs des chansons sont « locaux » et « plus ou moins connus », les airs ont des origines diverses. « On retrouve pêle-mêle un air de Mozart (Mitche et Cotche sur le port), une marche militaire de l’époque royale (talire, taloure) ou des airs du XIXe siècle comme Bon voyage monsieur Dumollet (Roule ta bosse) », liste Jean Denise. Peu importe le ton des paroles, l’origine de l’air choisi, tout le monde les chantera –faisant parfois même évoluer les textes – « et les expatriés iront même jusqu’à emporter leur disque de carnaval » (ou leur playlist, aujourd’hui, NDLR), peuton lire dans l’ouvrage « Les enfants de Jean Bart ».

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’ouvrage de Jean Denise, Les enfants de Jean Bart, à retrouver entre autres à la BIB de Dunkerque.

Clause toujours Marié avec le Carnaval

Tout le monde en parle mais qui peut se vanter d’avoir signé un contrat de mariage avec la clause carnaval ?

Il est convenu entre les futurs époux qu’ils pourront chacun ensemble ou séparément participer activement aux différentes bandes de carnaval de la région dunkerquoise et aux bals de carnaval organisés pendant cette période sans que les rentrées tardives ou matinales au domicile conjugal puissent faire l’objet d’un quelconque reproche. » : voici la fameuse clause carnaval qui traîne comme un serpent de mer dans les esprits quand on évoque les côtés libertins du Carnaval de Dunkerque.

Pour le folklore

Nathalie Saint-Martin reconnaît avoir rédigé un contrat de mariage avec cette clause en 2001 : « Mais c’est vraiment anecdotique, sourit la notaire dunkerquoise. Elle nous est quelquefois demandée par quelques

carnavaleux « purs et durs » mais c’est plus du folklore qu’autre chose. » Par le passé, l’adultère était considéré comme un crime, puis plus récemment comme un délit pour la femme : jusqu’à une nouvelle loi promulguée en 1975, il était puni de deux ans d’emprisonnement par le code pénal. Un homme ne risquait qu’une peine d’amende, et seulement si l’adultère avait lieu au domicile conjugal… Mais il était considéré comme complice d’un délit féminin.

La fameuse clause carnaval avait donc

bien un certain intérêt pour éviter des tracas judiciaires entre époux. Carnavaleuses et carnavaleux étaient également protégés par ces quelques lignes glissées dans un contrat de mariage. Mais ça, c’était avant. Depuis la réforme de 2004, la faute d’adultère n’a que très peu de conséquences dans un divorce et ne donne plus lieu qu’à des dommages et intérêts plutôt limités. Aussi la clause carnaval a-t-elle perdu beaucoup de son intérêt dans un couple, sinon pour marquer son attachement à la tradition.

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Un label Bon Bistrot pour préserver l’âme du carnaval

Un groupe d’indépendants décerne le label Bon Bistrot à des bars. Il récompense les commerçants du secteur respectant les valeurs du carnaval, mais vise surtout à faire perdurer l’esprit carnavalesque.

Ils préfèrent rester anonymes, mais leur action pourrait, elle, être connue et faire avancer les choses. Ils décernent le label Bon Bistrot, à des bars dunkerquois. Cette action s’inspire d’un label créé en 1995 par « Le petit indépendant ». Il récompense et valorise les commerçants qui respectent les valeurs du carnaval tout en incitant à faire perdurer son âme. Derrière cette démarche se cache un groupe d’indépendants constitué de carnavaleux et de musiciens. S’ils désirent rester anonymes, c’est pour deux raisons principales : « Éviter que les commerçants viennent réclamer une plaque et que des politiques essayent de s’approprier le truc, d’en faire quelque chose de plus officiel ou promotionnel », justifie le groupe. Un esprit avant tout positif que critique

Le groupe s’appuie sur une liste d’endroits « où on a déjà été bien reçus et qui sont dans l’esprit carnavalesque », pour désigner les commerçants légitimes à recevoir ce label. Les critères évoquent notamment des

points de polémique depuis plusieurs années autour du carnaval et des bars. On y retrouve notamment : des tarifs raisonnables, une gestion correcte des écocups, aucun bracelet pour entrer, l’arrêt de la musique lorsque la bande passe, l’accueil des musiciens dans le bar où on les laisse également jouer, une ambiance musicale, mais toujours dans le thème du carnaval, ou encore l’accès aux toilettes pour les femmes. Chaque commerçant choisi a ainsi reçu récemment une plaque. « Le but n’est pas à des fins de promotion ou touristiques. C’est de valoriser ceux qui font les choses correctement, sans dénigrer les autres, on veut être positif », explique le groupe. Pour le moment, ce sont déjà une quinzaine de commerçants qui ont reçu ce label sur le centre-ville, Malo, Rosendaël et la Citadelle. Le groupe réfléchit également à décerner ce label dans d’autres communes du Dunkerquois comme Bergues, Leffrinckoucke ou encore Wormhout. Et la continuité du label pour les prochaines années est en pleine réflexion. « Il faut que ça

reste assez rare pour que cela garde son sens, mais assez récurrent pour que les commerçants qui font les efforts nécessaires soient récompensés. »

Une réaction aux réunions publiques

Cette idée de remettre au goût du jour ce label intervient notamment à la suite des concertations publiques et des ateliers participatifs qui ont « déçu » les indépendants.

« Si les échanges ont été intéressants, le résultat, c’est surtout de la répression et de la communication. Beaucoup de thèmes abordés sont passés à la trappe, notamment les commerçants et la commercialisation du carnaval. » Alors par l’intermédiaire de ce label, ils souhaitent « inciter les commerçants à conserver cette ambiance » et « faire découvrir les endroits conviviaux où tu es dans une ambiance carnavalesque, où quand quelques musiciens arrivent, on les laisse jouer et tout le monde chante. » Avant de conclure : « Certes, le carnaval et les mœurs évoluent, mais il faut en conserver la spécificité. »

HEURES D’OUVERTURE :

Mardi à samedi : 8h30 - 12h & 13h - 18h30 - dimanche : 9h - 12h. Fermé : lundi

MARS, AVRIL, MAI : aussi ouvert tous les dimanches et jours fériés : 9h - 18h30

Aussi ouvert lundi de Pâques 6 avril, vendredi 1er mai, vendredi 8 mai et Ascension

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