Édit. resp. : Guides Catholiques de Belgique asbl (Thaïs Dewulf - Présidente Fédérale) rue Paul-Émile Janson, 35 • 1050 Bruxelles • Tél. : 02/538.40.70 • www.guides.be • info@guides.be
Tous différents et pourtant…
Recette : truffes surprises
Jeu : Battle des stéréotypes
Dépôt Bruxelles n° agréation : P918265
Sommaire
Photo de couverture : 4e HO - Ath
Photo pages 2 et 3 : 24e NaN - Vedrin
Photo 4e de couverture : 32e LCi - Ans
Une publication des Guides Catholiques de Belgique asbl 2025.
Nos publications appliquent les recommandations orthographiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En application de la charte orthographique/grammaticale prévalant en FW-B, pour l’instant, nous utilisons une orthographe où le genre masculin s’utilise aussi pour les ensembles mixtes.
Édito
Être un Mouvement d’ouverture est le premier principe de notre projet pédagogique. Durant les douze prochains mois, les Guides le mettront particulièrement en avant à travers le thème annuel : « Faisons la différence ». Ce thème d’année constitue le prolongement de celui de l’année 2024-2025 « Moi en mouvement », qui t’encourageait à te découvrir, et à reconnaitre ce qui t’anime, tes forces, tes passions et tes envies. Cette année, nous t’invitons à te tourner vers les autres, pour découvrir les richesses qu’ils recèlent, mais aussi leur présenter ta singularité afin qu’ensemble, vous construisiez de nouveaux liens solides, que ce soit chez les Guides ou dans ta vie quotidienne.
Cette année, nous t’invitons donc à incarner encore plus fort les valeurs de solidarité, de justice et d’inclusion au sein de ton Unité, tes projets et tes choix. Parce que la diversité est notre force, parce que la solidarité nous relie, et parce que l’égalité est notre cap, « Faisons la différence » !
Les étiquettes��� ça colle !
Qu’est-ce qu’un stéréotype ?
Un stéréotype c’est une image préconçue, une représentation simplifiée d’une personne ou d’un groupe. Il repose sur une croyance partagée relative aux traits de caractères, au physique ou aux comportements censés caractériser ces personnes ou groupes. Pour simplifier, un stéréotype, c’est comme un « cliché ». Dans le langage courant, « cliché » signifie « photo ». Et bien un stéréotype, c’est une image réductrice, comme une photo prise à un instant T, qui est ensuite généralisée et prise pour une vérité universelle.
Comment les reconnaitre ?
Reconnaitre un stéréotype, c’est assez facile. Premièrement, il concerne un groupe de personnes supposé homogène : les femmes, les pauvres, les Belges, les jeunes, etc.
Deuxièmement, il colle une étiquette sur ce groupe de personnes, lui attribuant une caractéristique considérée négativement ou positivement par la personne qui l’énonce.
Ainsi, un stéréotype se formule la plupart du temps comme ceci :
Les ………………………………………. sont ……………………………………….
Exemples négatifs : Les jeunes sont impolis, les personnes bisexuelles sont infidèles…
Exemples positifs : Les femmes sont minutieuses, les Belges sont des bons vivants…
Différentes catégories de stéréotypes
Comme expliqué plus haut, un stéréotype est une image simplifiée que l’on applique à tout le monde, comme si tous les individus d’un même groupe étaient tous pareils. Ainsi, ils peuvent concerner différents aspects de l’identité d’un individu dont voici quelques exemples :
• stéréotypes religieux : se fondent sur les croyances et coutumes d’une religion ;
• stéréotypes raciaux : se fondent sur l’origine géographique ou culturelle ou sur la couleur de peau ;
• stéréotypes de classe : ils se fondent sur le pouvoir économique des individus ;
• stéréotypes de genre : ils se fondent sur l’identité (hommes - femme - autre genre ou aucun genre) ou l’expression de genre des individus (féminin - masculin - androgyne). Cela passe par les diktats de beauté, de minceur, l’assignation aux tâches ménagères... Ce sont probablement les stéréotypes les plus ancrés et les plus difficiles à changer dans notre société ;
• stéréotypes liés à l’orientation sexuelle : ils se fondent sur l’orientation sexuelle des individus et leur attribuent certains rôles de caractères ou de comportements ;
• stéréotypes physiques : ils peuvent être liés au poids, à un handicap, à une caractéristique physique, à une norme de beauté établie… ;
• stéréotypes générationnels : ils se basent sur l’âge et l’expérience…
20e HE - Trazegnies
D’où ça vient ?
Les stéréotypes viennent souvent de ce que tu entends autour de toi (dans la famille, ton cercle d’amis, les médias, les réseaux sociaux, etc.) et sont liés à la façon dont ton cerveau fonctionne. Tu ne peux pas les faire disparaitre complètement, car ton cerveau adore aller vite et faire des raccourcis pour traiter toutes les informations qu’il reçoit. Pour lui, les images simples et toutes faites, c’est pratique !
Ton cerveau trie donc les informations et les range dans des « cases ». C’est très utile dans certaines situations : par exemple, si tu t’es déjà brulé la main sur une plaque chaude quand tu étais petit, ton cerveau a retenu la leçon. Maintenant, il sait qu’une plaque allumée brule, et tu n’as pas besoin de vérifier à chaque fois.
Le problème, c’est que ce même mécanisme s’applique aussi aux personnes : le cerveau associe des caractéristiques toutes faites à des groupes, sans toujours se demander si c’est vraiment vrai.
Ben alors, en quoi c’est un problème ?
Si le stéréotype est un processus automatique naturel qui permet de gagner du temps dans tes jugements, il introduit évidemment des biais, comme si ton esprit mettait des lunettes déformantes sans que tu ne t’en rendes compte, faussant ainsi ton raisonnement logique.
• Le biais de confirmation : tu exagères les différences entre les groupes, tout en minimisant celles à l’intérieur d’un même groupe. Cela renforce ta croyance initiale. Exemple : si tu penses que les garçons sont plus forts que les filles, inconsciemment, tu remarqueras davantage les filles frêles et les garçons costauds, ignorant les contre-exemples. Ainsi, tu seras renforcé dans ta vision du garçon plus fort, alors que ce n’est pas toujours vrai.
• La généralisation : tu perçois tous les membres d’un même groupe comme semblables et interchangeables. Exemple : un youtubeur calé en jeux vidéos porte des lunettes. À un moment tu coinces dans ton propre jeu et tu demandes à ton voisin de t’aider en partant du principe que « vu qu’il porte des lunettes (comme le youtubeur), il s’y connait surement ».
• L’effet de halo : c’est quand un seul trait te fait tout voir sous le même angle. Une caractéristique « brille » tellement qu’elle influence ton jugement sur tout le reste.
Exemple : tu trouves quelqu’un charismatique, tu lui prêtes aussi de l’intelligence ou du leadership sans preuve.
• L’effet Pygmalion : ce que tu crois d’une personne peut finir par influencer son comportement et ses performances. Si tu penses qu’elle est nulle, tu risques de moins l’encourager, ce qui peut la démotiver et confirmer ton idée de départ. Exemple : si tu penses qu’un garçon est naturellement plus à l’aise en sport, tu l’encourageras plus, et il finira vraiment par mieux réussir, confirmant ta croyance de départ.
2e HE - Montigny-le-Tilleul
Ces biais montrent que les stéréotypes ne sont pas seulement des filtres qui déforment notre manière de voir les autres : ils peuvent aussi influencer la réalité elle-même. Quand on s’attend à ce qu’une personne se comporte d’une certaine façon, on agit différemment avec elle… et elle finit souvent par adopter ce qu’on attend d’elle.
C’est ce qu’on appelle une prophétie auto-réalisatrice : nos croyances finissent par créer la réalité qu’on imaginait au départ.
Alors, puisque les stéréotypes existent et que tu ne peux pas totalement t’en débarrasser, que faire ? La solution, c’est d’éviter qu’ils se transforment en préjugés et qu’ils influencent tes comportements.
Même quand ils semblent « positifs », les stéréotypes restent dangereux car ils réduisent les personnes à une seule facette de leur identité, comme si tout leur être se résumait à cela. On appelle ça l’essentialisation : considérer qu’un groupe est uniforme et que chacun de ses membres est défini uniquement par une seule caractéristique (par exemple, son genre). En faisant ça, on oublie que chaque personne est unique et qu’elle ne peut pas se résumer à une seule particularité.
Qu’est-ce qu’un préjugé ?
Avoir un préjugé, ça veut dire « juger avant de connaitre », c’est-à-dire se faire une opinion sur quelqu’un avant même d’avoir pris le temps de l’écouter ou de le découvrir vraiment. Ce jugement émotionnel s’appuie souvent sur un stéréotype. Et même s’il peut être positif ou négatif, il influence toujours la façon dont tu regardes la personne et la manière dont tu te comportes avec elle.
Autrement dit, le stéréotype (qui n’est au départ qu’une idée ou une image dans ta tête) prend forme dans la vie réelle à travers le préjugé, parce qu’il guide tes attitudes et tes actions envers les autres.
Voici un exemple concret pour t’aider à bien comprendre. Prenons le stéréotype « les filles sont nulles en sport ». C’est une image préconçue que t’a peut-être transmise la société par des blagues, ton éducation, des remarques, des représentations médiatiques, etc.
Ce stéréotype devient un préjugé lorsqu’il influence :
• ton comportement : lors d’un match de basket, tu ne fais que des passes à des garçons car, influencé par le stéréotype, tu penses qu’une fille ne les rattrapera pas ;
• tes pensées : tu es fan de basket mais tu ne veux pas regarder les matches de basket féminin parce que tu as peur de t’ennuyer si ce sont des filles qui jouent.
Ainsi, les préjugés peuvent conditionner tes actes, mais également tes pensées. Même si tu ne fais pas ressentir ton jugement préconçu à la personne concernée, tes pensées à son égard sont influencées par le stéréotype.
Discrimination
La discrimination, c’est quand tu agis de façon injuste envers une personne ou un groupe à cause d’un stéréotype ou d’un préjugé. Cela ne reste plus seulement une idée ou un jugement dans la tête : ça devient un comportement concret qui désavantage quelqu’un.
La discrimination peut prendre plusieurs formes : exclure, se moquer, refuser une opportunité, traiter différemment, ou encore limiter les droits d’une personne. Elle peut être très visible (par exemple, insulter quelqu’un à cause de son apparence) ou plus subtile (par exemple, ne jamais donner la parole à une personne parce qu’on pense qu’elle « n’a rien d’intéressant à dire »).
Ce qui rend la discrimination particulièrement grave, c’est qu’elle a des conséquences réelles : elle peut blesser, humilier, isoler et empêcher une personne de montrer qui elle est vraiment. À plus grande échelle, elle crée de l’injustice et des inégalités entre les individus. Pour résumer :
Les filles sont nulles en sport.
Stéréotype - cliché réducteur
4e HO - Ath
Maintenant que tu comprends mieux comment tout ça fonctionne, tu te demandes surement quel rôle toi tu peux jouer. Comment agir, à ton échelle, pour faire bouger les choses ?
Rends-toi en page 12 pour apprendre à déconstruire les stéréotypes !
Lucas pense que Marie va rater ses passes et ses tirs parce qu’elle est une fille, au risque de faire perdre le match.
Préjugé - jugement trop rapide
Lucas ne prend pas Marie dans son équipe parce qu’il a peur de perdre.
Discrimination - comportement injuste basé sur un péjugé
Sources :
• Ocarina. (s.d.). Les stéréotypes [PDF]. Extrait de https://ocarina.be/app/uploads/2022/04/Fiche-stereotype-Theorique.pdf.
• Qualiopi. (s.d.). Stéréotypes et préjugés exemples et différences. Extrait de https://calietgali.fr/stereotypes-et-prejuges-exemples/.
• Réseau Canopé. (s.d.). Stéréotypes et préjugés. Extrait de https://valeurs-de-la-republique.reseau-canope.fr/ decouvrir/notice/stereotypes-et-prejuges/des-simplifications-dangereuses-de-la-realite.
Recette : truffes surprises de Noël
Dans le film Forest Gump, le personnage éponyme, un homme simple qui profite des petits instants de la vie, nous donne cette belle image de la diversité et des aléas de la vie : « La vie est comme une boite de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ! ». Alors voici une recette pour surprendre tes proches avec des saveurs inattendues pendant les fêtes.
Ingrédients
• 100 ml de crème entière
• 250 g de chocolat noir 65%
• 20 g de beurre doux
• Cacao en poudre non sucré
• Ingrédients « surprises » (ex : raisins secs, morceaux de spéculoos, grains de café ou de poivre, sel, maïs, cornichon…)
Matériel
• Un poêlon
• Un plat à gratin
• Un bol ou une assiette creuse
• Une maryse ou une spatule
• Une cuillère à café
• Du film plastique
• Un petit saladier (résistant à la chaleur)
Préparation
1. Hache grossièrement le chocolat et metsle dans le saladier.
2. Fais chauffer la crème dans un poêlon et coupe le beurre en dés.
3. Quand la crème commence à frémir, verses-en la moitié sur le chocolat, tout en mélangeant délicatement avec la maryse de manière à éviter que trop d’air n’entre dans la préparation.
4. Ajoute petit à petit le reste de la crème en continuant à mélanger puis les morceaux de beurre jusqu’à obtention d’une ganache bien lisse.
5. Verse la ganache dans un plat à gratin et filme-la au contact avant de la mettre au frigo pour au moins une heure (elle doit solidifier).
Sois créatif en ce qui concerne les ingrédients cachés dans tes truffes, mais veille à ce que tout soit comestible et qu’aucune des personnes qui en consommera n’ait d’allergie à l’un de ces aliments.
6. Prélève la ganache avec une petite cuillère puis, avec tes mains, forme des petites boules autour des ingrédients mystères et roule-les dans le cacao.
7. Les truffes se conserveront une dizaine de jours maximum au frigo. Conseil : sors-les 15 minutes avant la dégustation.
Cheese !
13e HO - Grandmetz
13e HC - Villers-Saint-Ghislain
6e Lux - Athus
4e HO - Ath
1re LO - Hannut
20e HE - Trazegnies
32e LCi - Ans
Les idées toutes faites, on les démonte !
Les plus anciens stéréotypes acquis sont les plus difficiles à déconstruire. Il est nécessaire de comprendre que plus on banalise les stéréotypes, les blagues, les remarques inappropriées, plus les impacts sur la vie des personnes qui subissent ces stéréotypes sont réels. Pour limiter leur influence, tu peux agir sur différents aspects.
• Un premier aspect renvoie aux croyances et aux connaissances que l’on a ou que l’on pense avoir. Jouer sur cet aspect consiste à montrer d’une part que les stéréotypes ne sont pas forcément vrais, et d’autre part que ce sont la culture et les normes qui créent, véhiculent et maintiennent ces idées reçues.
• Un second est le niveau cognitif, autrement dit, la prise de conscience. Il s’agit de se rendre compte que notre perception d’autrui est biaisée de manière inconsciente par les stéréotypes.
• Enfin, un troisième aspect sur lequel il est possible de travailler est la dimension émotionnelle. Montrer les conséquences des stéréotypes permet de mettre en avant l’impact de ces derniers ainsi que leur importance et leur ampleur.
Contrer
les stéréotypes et les préjugés
• Par les chiffres : ils permettent de montrer les réalités d’un point de vue des statistiques, permettant de contredire les stéréotypes.
Exemple : On dit parfois que « les filles ne s’intéressent pas aux sciences ». Pourtant, en Belgique, près de quatre étudiantes sur dix choisissent une filière scientifique ou technique dans l’enseignement supérieur (source : Statbel).
• Avec la loi : elle permet de montrer que la discrimination est prise au sérieux par la justice, et que cela peut donner lieu à des sanctions.
Exemple : Un employeur qui n’engagerait pas une personne au seul motif de sa religion ou de son âge serait dans l’illégalité.
• Grâce à des rôles modèles : il s’agit de quelqu’un qui a réussi et qui nous inspire en ce qui concerne la déconstruction des stéréotypes. Un rôle modèle se réfère à une personnalité atypique, dans le sens où elle a réussi dans un domaine dans lequel on ne l’attendait pas, selon les stéréotypes.
Exemple : Lors d’un concours de mathématiques organisé en 2022, deux lycéennes de Louisiane (États-Unis) ont surpris leurs enseignants avec une nouvelle méthode prouvant le théorème de Pythagore. Ne’Kiya Jackson et Calcea Johnson ont présenté leurs travaux lors de la conférence de la Société américaine de mathématiques, en mars 2023, à Atlanta. Elles ont ainsi prouvé que les mathématiques et la recherche n’étaient pas l’apanage des adultes ni des garçons !
• Au moyen de témoignages : des personnes qui racontent leurs expériences positives ou négatives et leurs réussites.
Exemple : témoignage d’une personne immigrée qui aurait fait face à des actes d’exclusion, de discrimination, voire de violence en raison de son origine et qui, malgré ses difficultés, aurait réussi à s’intégrer et à trouver le bonheur.
En Belgique comme ailleurs : les chiffres montrent la réalité, la loi protège, les rôles modèles inspirent, et les témoignages ouvrent les yeux.
Concrètement
• Demande-toi toujours si une information est vraie pour tout le monde et mets-toi à la place de l’autre. Imagine ce que tu ressentirais si on te jugeait uniquement à partir de ton genre, de ta couleur de peau ou de ton accent.
• Fais l’exercice d’identifier les stéréotypes que tu connais et que tu partages avec ton entourage.
• Prends le temps de réfléchir à tes interactions/actions passées et vois lesquelles sont influencées par des stéréotypes.
• Lorsque quelqu’un pointe un préjugé dans ton discours, écoute et fais attention la prochaine fois.
• Choisis de ne pas laisser un préjugé guider ton comportement. Ose poser des questions plutôt que de supposer. Parle directement avec les personnes, cela permet souvent de briser un préjugé.
Agir face aux discriminations
• Refuse l’exclusion : si quelqu’un est mis de côté dans une équipe ou un groupe, propose de l’intégrer.
• Interviens face aux moqueries ou aux propos discriminants : tu peux dire « ce n’est pas drôle » ou « tes propos sont blessants / discriminants » pour arrêter le comportement de la personne qui les tient et montrer que tu n’es pas d’accord.
• Être un allié : soutiens une personne qui est victime de discrimination, même par un petit geste, ça compte énormément.
Sources :
• Diversidée. (s.d.). Comment déconstruire nos stéréotypes. Extrait de https://www.diversidees.com/ comment-deconstruire-nos-stereotypes/.
• Qualiopi. (s.d.). Stéréotypes et préjugés exemples et différences. Extrait de https://calietgali.fr/stereotypes-et-prejuges-exemples/.
9e HO - Kain
Diversité en action
Dans la vie, tu rencontres beaucoup de personnes différentes par leur culture, leur langue, leur façon de penser, ou parce qu’elles vivent avec un handicap. Cette diversité, c’està-dire le fait que chacun soit unique, apporte plein de richesses. Elle permet de découvrir de nouvelles idées, de nouvelles façons de faire et de mieux se comprendre les uns les autres. Mais alors, comment faire pour que chacun trouve vraiment sa place ? En t’ouvrant à la diversité ! S’ouvrir à la diversité, c’est reconnaitre et respecter les différences visibles ou invisibles quelles qu’elles soient.
15e BWE - Hamme-Mille
Intégration ou inclusion : quelle différence
En général, la société a tendance à se tourner plutôt vers l’inclusion, pour s’éloigner de l’intégration. Il est cependant encore fréquent que les deux termes soient utilisés dans le langage courant comme des synonymes. Parallèlement à l’évolution de la société, ce qui se vit chez les Guides se rapproche plutôt de l’inclusion que de l’intégration.
L’intégration
Imagine que tu arrives dans une Patrouille déjà bien installée. Le groupe a ses habitudes, son rythme et ses règles. Pour être accepté, tu dois t’adapter à leur manière de faire, apprendre leurs usages et leurs codes. C’est ça, s’intégrer : rejoindre un groupe qui reste tel qu’il est, et où c’est surtout à toi de faire l’effort. Cela peut donner l’impression qu’il faut « rentrer dans le moule » pour être accepté, ce qui est dommage.
L’inclusion
Maintenant, imagine que quand tu rejoins ta Patrouille, les Aventures qui la composent prennent le temps de t’écouter, adaptent certaines activités pour que tu puisses y participer pleinement, et inventent même de nouvelles traditions avec toi. Là, ce n’est pas seulement toi qui t’adaptes, mais le groupe tout entier qui change un peu pour que chacun soit vraiment à sa place. C’est ça, l’inclusion : faire en sorte que les différences deviennent une richesse pour le groupe et que chacun ait le sentiment d’appartenir vraiment à la même aventure !
Intégration = « Tu peux venir, mais il faut que tu t’adaptes à nous� »
Inclusion = « On change tous un peu pour que tu sois vraiment des nôtres� »
24e NaN - Vedrin
Jeu : Battle des stéréotypes
20’
Ce jeu te fera réfléchir et échanger sur les stéréotypes liés au genre, en lien avec ta vie chez les Guides.
Règles du jeu
• Découpe les cartes des pages suivantes et forme deux pioches distinctes suivant leur couleur.
• Distribue, faces cachées, cinq cartes bleues (cartes contre-argument) à chaque joueur.
• Un joueur retourne une carte rouge et lit le stéréotype qu’elle reprend à voix haute.
• Les autres joueurs utilisent alors une des cartes bleues dans leur main pour proposer un contre-argument à ce cliché. Il y a également des cartes « … » qui leur permettent de donner leur propre argument. Pour ce faire, chacun à son tour (à part le joueur qui a lu le stéréotype) pose sa carte et développe son argument.
• Quand chacun a donné son argument, le groupe discute, échange, débat et détermine l’argument le plus convaincant. Le joueur qui l’a énoncé remporte la carte rouge correspondante.
• Quand la pioche « stéréotypes » est vide, le joueur qui a le plus de cartes rouges gagne la partie.
Si tu souhaites prolonger le plaisir, tu trouveras des cartes supplémentaires imprimables sur le site des Guides : guides.be > Bibliothèque > Documents pédagogiques > Aventure > Revues Aventures.
STÉRÉOTYPE
STÉRÉOTYPE
STÉRÉOTYPE
STÉRÉOTYPE
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Les garçons sont sales, ils pètent, ils rotent et ils ne se lavent pas au camp.
Les filles ont un très mauvais sens de l’orientation.
Les filles sont les reines des ragots.
Quand quelqu’un est triste, c’est une fille qui vient le consoler car elles sont plus douces et sensibles.
Les garçons n’ont peur de rien, ils sont forts et ne pleurent pas !
Les filles sont précieuses et ne se donnent pas à fond dans les activités Guides, certainement pas quand c’est sportif.
Les filles ne savent pas faire de constructions.
Les garçons ne savent pas contrôler leurs émotions, ce qui les rend violents.
Les garçons sont désordonnés.
STÉRÉOTYPE
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CONTRE-ARGUMENT
À part ... (complète), ça doit être l’exception qui confirme cette soi-disant règle ridicule…
Se perdre c’est aussi une excuse pour découvrir de nouveaux endroits donc au final, c’est un peu un super pouvoir.
Comportement humain, pas masculin.
Comme beaucoup d’autres choses, ce n’est pas écrit dans les gênes, ça s’apprend !
Se perdre, c’est universel, même ton téléphone s’égare parfois !
Ne confondons pas « besoin » et « envie » et d’ailleurs, qui n’a pas envie de confort ?
Les filles ont besoin de confort et partent avec deux valises pleines.
Et ça, t’oserais le dire comme ça à ta mère ou ta sœur ?
Chez moi, c’est mon père qui... (complète)
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Et nos Red Panthers, elles ne se donnent pas à fond lors de leurs matchs ?
Pleurer, c’est comme transpirer, mais par les yeux : c’est naturel et incontrôlable.
Ah, donc il y a un manuel secret « garçons vs filles » qu’on n’a jamais lu ?
#GrosMytho !
Et pleurer de rire, ça compte ou pas ?
Comportement humain, pas féminin.
Sous Louis XIV, les hommes nobles se maquillaient, se parfumaient et portaient des vêtements colorés pour afficher leur rang. C’est qui la « princesse » dans l’histoire ?
Les larmes, c’est juste lié à nos émotions humaines, tout le monde en a !
Les pères seraient-ils donc condamnés à ne jamais consoler leurs enfants ?
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C’est n’importe quoi !
Heureusement que ce n’est pas vrai car sinon, les garçons auraient disparu depuis longtemps de la surface de la Terre !
C’est une question de compétences, pas de genre.
C’est avant tout une question d’éducation.
Des garçons deviennent médecins, éducateurs, pompiers : des métiers où il faut beaucoup de contrôle émotionnel.
Pourtant, chaque jour, des ingénieures et des cheffes de chantier participent avec brio à la construction de nombreux bâtiments.
Ah oui ? Et qui a décidé ça, le comité des clichés ?
C’est une question de personnalité, pas de genre.
Chez moi, c’est ma mère qui... (complète)
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... ... ...
On devrait sérieusement prévenir les chercheurs : visiblement, le chromosome Y / X contiendrait un gène secret... (complète). Étrange que personne n’ait réussi à le localiser...
Pourtant, une culotte, comme un slip, ça se retourne et se réutilise tout pareil non ?
Les réseaux sociaux (TikTok, Insta, Snap) montrent que les ragots viennent de tout le monde.
Attention, si tu continues, tu vas recevoir le prix du plus gros stéréotype de l’année !
À la fin du camp, tout le monde sent le feu !
C’est le signe d’un esprit créatif !
La place des femmes, on en parle ?
80% des membres de notre Mouvement sont de genre féminin, c’est pourquoi nous agissons pour que chacune trouve sa place. Réponds à ce quizz, découvre certaines inégalités entre hommes et femmes en Belgique et discutes-en avec ton entourage. Les solutions se trouvent à la page 28.
En Belgique, en 2022, quel pourcentage les femmes gagnaient-elles de moins, en moyenne, par heure, par rapport aux hommes ?
A) 2 %
B) 5 %
C) 10 %
En 2024, quel pourcentage de femmes (1) et d’hommes (2) ont réduit leur temps de travail pour s’occuper de leurs enfants (ou d’autres personnes dépendantes) ?
A) 15 % - 15%
B) 25 % - 9.5%
C) 40 % - 22%
Dans le monde, parmi les CEO (dirigeants d’entreprises cotées en bourse), quelle est la proportion de femmes?
A) 6 %
B) 10 %
C) 20 %
Qui réussit le plus souvent des études supérieures (université, haute école) en Belgique ?
A) Les hommes
B) Les femmes
C) C’est égal
En Belgique, qui occupe la grande majorité des emplois dans les secteurs des soins (santé, éducation, aide sociale) ?
A) Les hommes
B) Les femmes
C) C’est égal
En Belgique, à combien de jours de congé les coparents* ont-ils droit après une naissance (depuis 2023) ?
A) 10 jours
B) 15 jours
C) 20 jours
À la Chambre des représentants (l’assemblée de 150 élus qui votent les lois et contrôlent le gouvernement en Belgique), quel pourcentage de sièges est occupé par des femmes ?
A) 25 %
B) 41 %
C) 60 %
Combien dépense en moyenne une femme sur toute sa vie pour ses protections hygiéniques ?
A) 5 300 €
B) 13 600 €
C) 23 500 €
* Personne participant à la mise au monde et à l'éducation d'un enfant sans avoir nécessairement de lien biologique avec lui.
Solutions du quizz
Écart salarial : en Belgique, en moyenne, le salaire horaire des femmes est 5% inférieur à celui des hommes, même pour un emploi similaire (exemple : un salaire de 1 800 € pour les hommes correspond à un salaire de 1 705 € pour les femmes). Dans le travail à temps partiel, l’écart salarial est même de 19,5 % (exemple : 1 400 € pour les hommes, 1 127 € pour les femmes) !
Travail à temps partiel : en 2024, 25% des salariées belges déclaraient prendre un temps partiel pour s’occuper de leur enfant (ou d’une autre personne dépendante). Ce pourcentage n’est plus que de 9,5 chez les hommes, ce qui démontre que la charge liée à la famille est généralement plutôt assumée par les femmes.
Plafond de verre : on observe dans le monde entier que plus on monte dans la hiérarchie dans les postes à responsabilités, moins il y a de femmes (seulement 6% pour les CEO). Et pourtant, elles sont tout autant diplômées et compétentes que les hommes.
Diplôme supérieur : en Belgique, en 2024, 56,9 % des femmes âgées de 25 à 34 ans sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 44,4 % des hommes. Il y a donc statistiquement plus de femmes diplômées que d’hommes, mais cela ne se reflète pas dans les postes à responsabilité. Paradoxal non ?
Répartition inégale des femmes dans les métiers : on constate que les femmes sont surreprésentées dans certains métiers (soins, action sociale, enseignement, petite enfance…) et sous-représentées dans d’autres (industrie, artisanat, agriculture…). Or, les métiers n’ont pas de genre : chaque personne devrait pouvoir exercer celui qu’elle préfère.
Congé de naissance : en Belgique, le congé de maternité est de 15 semaines pour les mères contre 20 jours pour les coparents. Cela renforce les inégalités dans la charge de travail nécessaire à l’accueil d’un enfant à la maison, car cette responsabilité retombe de facto sur les épaules de la mère, et empêche le coparent de prendre sa pleine place au sein de la famille.
Politique : avant, il y avait très peu de femmes en politique (environ 10 % dans les années 1980). Depuis les années 2000, la Belgique a mis en place des quotas électoraux :
• les listes de candidats doivent compter maximum 2/3 de personnes du même sexe ;
• dans les deux premières places, il faut obligatoirement un homme et une femme.
Ces règles ont obligé les partis à présenter plus de femmes, ce qui a fait grimper leur nombre d’élues à 41% en 2024. On n’est cependant pas encore à la parité parfaite (50-50), surtout dans les postes de pouvoir (chefs de parti, Premiers ministres…).
Précarité menstruelle : en Belgique, la population menstruée représente 23,5% de la population totale, soit près de 3 millions de personnes. Le début des règles ayant lieu vers l’âge de 12-13 ans et la ménopause (la fin des règles) aux alentours de 50 ans, on estime qu’une vie menstruelle dure plus ou moins 38 ans et que cela représente plus de 500 cycles menstruels. Sachant que l’on estime l’achat de protections hygiéniques à une dizaine d’euros par mois, sur une vie, cela représente environ 5 300€. Cette somme ne tient compte que des protections et non des médicaments ou visites chez le gynécologue qui font encore grimper la note. En Belgique, plus de 350 000 femmes sont victimes de précarité menstruelle, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas les moyen de se procurer leurs protections…
Position des Guides
Savais-tu qu’un jour, des filles se sont invitées à un rassemblement scout (alors réservé aux garçons), et que c’est cet évènement qui a donné l’idée à Robert Baden-Powell et sa sœur Agnès de créer les Girls Guides ?
Savais-tu aussi que Les Guides est un des membres fondateurs de l’AMGE (Association Mondiale des Guides et Éclaireuses) ? C’est une association qui permet aux filles du monde entier de développer leur potentiel de citoyennes du monde à travers le Guidisme. Notre Mouvement offre un espace à celles et ceux qui désirent se dépasser, développer leur leadership et se battre pour ce en quoi ils et elles croient.
« Celles et ceux » et « ils et elles », parce que depuis plus de 40 ans, nous fonctionnons en « coéducation ».
Notre Mouvement considère que les jeunes peuvent apprendre ensemble dans un espace de partage égalitaire et propice à l’autonomie. En effet, les Guides veulent donner la possibilité à tous les jeunes de s’épanouir ensemble, en tant que partenaires égaux et autonomes, et de réinventer ainsi les relations humaines d’aujourd’hui et de demain. C’est pour nous la meilleure manière de lutter contre les stéréotypes de genre et d’avancer vers une société plus égalitaire.
Depuis toujours, les Guides encouragent leurs membres à devenir des personnes sensibles à la place des femmes, engagées, écoactives, débrouillardes, ouvertes, responsables, solidaires, enthousiastes, proactives et critiques.
6e Lux - Athus
Les Guides, un mouvement féministe ?
Chez les Guides, chaque femme a le droit d’être et de devenir qui elle veut, sans que son genre ne devienne une source de discrimination. Les Guides, en Mouvement, continuent à prendre une place active dans la société et font grandir le monde ensemble. Alors, à la question « Les Guides sont-elles féministes ? », la réponse est « OUI ».
Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées philosophiques ayant pour vocation de définir et de promouvoir l’égalité politique, économique, culturelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Sur la base de cette définition, comment le Mouvement pourrait-il se dire sensible à la place des femmes sans s’identifier comme féministe ?
Notre Mouvement pousse ses membres à développer un ensemble de valeurs dont la confiance et l’ouverture aux autres. Chaque Guide est amené à s’investir par des actions simples et en phase avec son développement, pour prendre une place active au sein de son Groupe, son quartier, sa commune, et en point de mire : la société.
Le plus important est que, quelle que soit la manière dont tu te définis, tu as ta place chez les Guides. C’est ensemble que nous pouvons construire une société plus juste, inclusive et féministe. Cette ambition se traduit dans la structure et les statuts des Guides, et notamment aux postes à responsabilités. Par exemple, le Mouvement est piloté par une Présidente (actuellement Thaïs Dewulf), accompagnée par son Équipe Fédérale.
Thaïs Dewulf - Présidente Fédérale
Des progrès, mais toujours pas d’égalité
Il y a certes des avancées en matière d’égalité, mais si la situation des femmes en Belgique s’améliore, c’est notamment grâce aux luttes féministes qui n’ont de cesse de revendiquer cette égalité dans les droits. Découvre ci-après quelques victoires féministes historiques en Belgique :
• 1948 : les femmes ont obtenu le droit de vote ;
• 1973 : elles ont pu ouvrir un compte bancaire sans devoir passer par leur mari ;
• 1991 : elles ont pu avorter légalement et en sécurité ;
• 1993 : un décret recommande la féminisation des noms de métier, grade, fonction et titre quand on se réfère à une femme ;
• 2023 : le coparent peut bénéficier, sous certaines conditions, d’un congé de naissance de 20 jours, qu’il soit issu d’un couple mixte ou non.
… À quand l’égalité totale ?
Ce n’est pas parce que certains droits semblent acquis aujourd’hui qu’ils le seront encore demain : il faut rester vigilants et continuer de les revendiquer. L’égalité est l’affaire de tous !
• Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. (2020). Femmes et hommes en Belgique. Statistiques et indicateurs de genre. Troisième édition. Extrait de https://igvm-iefh.belgium.be/fr/documentation/ femmes-et-hommes-en-belgique-statistiques-et-indicateurs-de-genre-troisieme-edition.
• 2002 : une série de lois a introduit l’obligation de proposer des listes paritaires lors des élections ;
• 2014 : les femmes peuvent désormais transmettre leur nom de famille à leurs enfants ;
• 2021 : la notion de consentement est désormais inscrite dans la loi ;
• Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. (2023). Congé de naissance : pères, coparentes et coparents durant les premiers mois après la naissance. Extrait de https://igvm-iefh.belgium.be/fr/documentation/conge-de-naissance-peres-coparentes-et-coparents-durant-les-premiers-mois-apres-la
• Parline UIP. (s.d.). Belgique. Chambre des représentants. Extrait de https://data.ipu.org/fr/parliament/ BE/BE-LC01/.
• Peoplesphere. (2024, 24 juin). Au rythme actuel, la parité de genre pour les présidents et CEO ne sera pas atteinte avant 2073 et 2111… Extrait de https:// peoplesphere.be/fr/au-rythme-actuel-la-parite-degenre-pour-les-presidents-et-ceo-ne-sera-pas-atteinte-avant-2073-et-2111/
• Statbel. (2025, 26 mars). Les professions en Belgique. Extrait de https://statbel.fgov.be/fr/themes/ emploi-formation/marche-du-travail/les-professions-en-belgique.
• Statbel. (s.d.). En 2022, les femmes gagnaient toujours 5% de moins que les hommes. Extrait de https:// statbel.fgov.be/fr/nouvelles/en-2022-les-femmes-gagnaient-toujours-5-de-moins-que-les-hommes
• Statbel. (s.d.). Le travail à temps partiel. Extrait de https://statbel.fgov.be/fr/themes/emploi-formation/ marche-du-travail/le-travail-temps-partiel#figures
• Statbel. (s.d.). Slight increase in young people with a higher education diploma. Extrait de https://statbel. fgov.be/en/news/slight-increase-young-people-higher-education-diploma.