Paperjam plus - Tech 100

Page 1

DÉCEMBRE 2022 Tech 100 DOSSIER 100 ambassadeurs de la tech COVER STORY MARC HANSEN « ApprĂ©hender la digitalisation d’aprĂšs tous les points de vue possibles » 50 TECH LEADERS Cyber & Security stars Start-upper VC & Business angels Corporate players 50 CIO À SUIVRE CIO Banking CIO Insurance CIO Industry CIO Public sector & Health

www.maisonmoderne.com

TĂ©lĂ©phone : 20 70 70

E-mail : publishing@maisonmoderne.com

Courrier : BP 728, L-2017 Luxembourg Bureaux : 10, rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie 10, avenue de la LibertĂ©, Luxembourg-Gare

fondateur et ceo Mike Koedinger directeur administratif et financier Etienne Velasti

RĂ©daction TĂ©lĂ©phone : (+352) 20 70 70 Fax : (+352) 29 66 19

E-mail : press@paperjam.lu Courrier : BP 728, L-2017 Luxembourg directeur de la publication

Mike Koedinger responsable d’édition des supplĂ©ments BenoĂźt Theunissen

rédacteur en chef print ad interim

Nicolas Léonard rédacteur en chef digital

Nicolas Léonard secrétaire de rédaction Jennifer Graglia free lances

Quentin Deuxant, Marie Jacquemin, Sébastien Lambotte, Michaël Peiffer photographes

Romain Gamba, Guy Wolff, Matic Zorman correction

Pauline Berg, Lisa Cacciatore, Laura Fort, Sarah Lambolez, Manon Méral, Nathalie Rachline, Elena Sebastiani

Brand Studio

TĂ©lĂ©phone : (+352) 20 70 70-300 Fax : (+352) 29 66 20 brandstudio@maisonmoderne.com

director brand studio Youcef Damardji strategic business development advisor Francis Gasparotto assistante commerciale Céline Bayle directeur de la création Jeremy Leslie studio manager

Sandrine Papadopoulos conception graphique Marielle Voisin directeur artistique José Carsi mise en page

Louna Mayer (coordination)

Une question de compétitivité

MĂȘme si les 27 États membres de l’Union europĂ©enne dĂ©montrent une tendance Ă  la convergence en matiĂšre de digitalisation, les pionniers restent cependant ostensible ment les mĂȘmes. Parmi eux, le Luxembourg occupe en 2022 la 8e place de l’indice DESI, qui mesure les indicateurs de la performance numĂ©rique en Europe. À l’instar des autres pays dans le haut du classement, le Luxembourg endosse une responsabilitĂ© morale Ă  poursuivre ses efforts et montrer l’exemple, tant Ă  l’échelle europĂ©enne que mondiale. Mais ĂȘtre un pionnier aujourd’hui ne garantit pas de le rester demain. La majoritĂ© des États europĂ©ens dont le niveau de numĂ©risation plafonnait Ă  des niveaux infĂ©rieurs il y a encore cinq ans font dĂ©sormais preuve d’une capacitĂ© Ă  progresser plus rapidement que les autres. La convergence est bel et bien amorcĂ©e. La compĂ©titivitĂ© entre les pays l’est donc aussi.

Au regard de ces Ă©lĂ©ments, le Luxembourg ne peut pas se reposer sur ses lauriers. Surtout que l’amĂ©lioration de sa performance digitale est plus lente que celle des autres pays avec des scores similaires. En effet, alors que le Grand-DuchĂ© a enregistrĂ© une progression de 6 % Ă  l’indice DESI entre 2017 et 2022, il s’agit du taux de croissance le plus faible de toute l’UE.

Pourtant, en matiĂšre de compĂ©tences numĂ©riques, le Luxembourg n’a rien Ă  envier Ă  ses voisins, grĂące Ă  un capital humain dans le domaine de l’IT supĂ©rieur Ă  la moyenne euro pĂ©enne. MalgrĂ© tout, comme dans de nombreux secteurs, le pays tĂ©moigne d’une pĂ©nurie de talents spĂ©cialisĂ©s dans l’IT. Ce qui menace de ralentir la numĂ©risation de l’économie du pays, d’autant plus que ce dernier commence Ă  accuser certains retards au niveau europĂ©en, comme la part d’entre prises qui intĂšgrent des solutions cloud dans leurs activitĂ©s. La formation de la prochaine gĂ©nĂ©ration de leaders de la tech commence donc dĂšs maintenant.

transmettez-le ou bien faites-le recycler ! Tous droits rĂ©servĂ©s. Toute reproduction, ou traduction, intĂ©grale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation Ă©crite dĂ©livrĂ©e au prĂ©alable par l’éditeur. © MM Publishing and Media SA. (Luxembourg) Maison Moderne ℱ is used under licence by MM Publishing and Media SA. — ISSN 2354-4619

DÉCEMBRE 2022 TECH 100 3 Édito #Digitalisation
t O DE 261 YACEBD Please recycle. Vous
ce
Auteur BENOÎT THEUNISSEN
avez fini de lire
magazine ? Archivez-le,
G. Back Office Expert Experience Recommendation Recruitment Made Simple Easily recruit in France, Belgium and Germany With our LUXPLUS solution
Lucas
DÉCEMBRE 2022 TECH 100 5 Tech 100 DĂ©cembre 2022
Photo 06 SUR LE RADAR La cybersĂ©curitĂ©, un enjeu pour tous 08 LE JOUR OÙ... ... J’ai rĂ©alisĂ© ma premiĂšre levĂ©e de fonds 10 INTERVIEW DE MARC HANSEN « ApprĂ©hender la digitalisation d’aprĂšs tous les points de vue possibles » p.  10 Pour le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la Digitalisation Marc Hansen, les diffĂ©rentes transformations numĂ©riques sont Ă  apprĂ©hender d’aprĂšs tous les points de vue possibles.
Guy Wolff 18 Dossier 100 ambassadeurs de la tech 20 MÉTHODOLOGIE ET JURY 50 TECH LEADERS ET 50 CIO À SUIVRE 26 CYBER & SECURITY STARS 30 START-UPPER 38 VENTURE CAPITALISTS & BUSINESS ANGELS 40 CORPORATE PLAYERS 44 CIO BANKING 50 CIO INSURANCE 52 CIO INDUSTRY 58 CIO PUBLIC SECTOR & HEALTH 66 FORECAST Les recommandations du secteur ICT AMBASSADEURS DE LA TECH

La cybersécurité, un enjeu pour tous

CONSEILS

Les gestes à éviter

Certaines actions peuvent entraĂźner une augmentation du risque de cyberattaques. Il peut s’agir de gestes que nous effectuons au quotidien et auxquels il faut donc ĂȘtre vigilant. Cases.lu, devenu NC3.lu, le centre de compĂ©tence de la cybersĂ©curitĂ©, a listĂ© les facteurs de risques ayant le plus souvent entraĂźnĂ© une faille de sĂ©curitĂ©.

1 CrĂ©ation et gestion de mots de passe 2 RĂ©seaux internet sans fil 3 ProcĂ©dure, rĂšglement et charte d’utilisation 4 Formation sur le travail quotidien, les logiciels et la sĂ©curitĂ© 5 Gestion des sauvegardes 6 RGPD 7 Accord de non divulgation 8 Communication externe 9 Gestion des sessions de travail 10 Utilisation de matĂ©riel personnel

CYBERCRIMINALITÉ Évolution des cyberattaques

Depuis 2016, le nombre de cyberattaques n’a cessĂ© d’augmenter.

Source www.circl.lu/opendata/statistics/

Total par mois Total par année Total par mois

1.200e+5 1.000e+5 8.000e+4 6.000e+4 4.000e+4 2.000e+4 0.000e+0

Radar 6 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
2018 2019 2020

La digitalisation, accĂ©lĂ©rĂ©e par la crise sanitaire, a aussi intensifiĂ© la menace cyber qui plane sur les entreprises. Il est donc devenu essentiel de prendre cet aspect en compte afin de se protĂ©ger et Ă©viter des consĂ©quences qui peuvent ĂȘtre dĂ©sastreuses.

3 QUESTIONS À

6.000e+5

Comment Ă©volue la menace cyber au Luxembourg ?

Chez nous, comme dans le reste du monde, la menace cyber Ă©volue de maniĂšre constante. La crise sanitaire a Ă©tĂ© marquĂ©e par une augmentation des menaces liĂ©e Ă  l’accĂ©lĂ©ration de la digitalisation.

5.000e+5 4.000e+5

Les entreprises luxembourgeoises sont-elles suffisamment bien armĂ©es pour y faire face ?

Total par année

3.000e+5 2.000e+5 1.000e+5

Elles sont de plus en plus nombreuses Ă  prendre conscience de l’importance de la cybersĂ©curitĂ©. MĂȘme si ce cas de figure reste rare, des structures ont dĂ©jĂ  dĂ» mettre la clĂ© sous la porte Ă  la suite d’une cyberattaque. Les entreprises mettent de plus en plus souvent en place des stratĂ©gies de protection, que ce soit en interne ou en collaboration avec des sociĂ©tĂ©s spĂ©cialisĂ©es. De plus, depuis 2010, le gouvernement accompagne le dĂ©veloppement d’un Ă©cosystĂšme dĂ©diĂ© Ă  la cybersĂ©curitĂ©, en crĂ©ant Security Made in Luxembourg (devenu la Luxembourg House of Cybersecurity en 2022), qui met Ă  disposition de nombreuses ressources afin de s’armer contre ces cyberattaques.

Comment la Luxembourg House of Cybersecurity accompagne-t-elle les entreprises dans le dĂ©veloppement de leur stratĂ©gie de cybersĂ©curité ? Nous accompagnons les entreprises en les aidant dans l’identification des risques et en leur proposant des solutions. Il peut s’agir de les mettre en relation avec les prestataires adĂ©quats ou de les accompa gner dans le dĂ©veloppement de solutions internes. Nous souhaitons Ă©galement ĂȘtre l’acteur de rĂ©fĂ©rence vers lequel les entre prises peuvent se tourner Ă  tout moment. Une entreprise qui dĂ©marre son activitĂ© peut nous contacter pour anticiper et se protĂ©ger des menaces, mais nous sommes aussi disponibles pour aider une structure qui subit une attaque.

0.000e+0

DÉCEMBRE 2022 TECH 100 7
PASCAL STEICHEN CEO Luxembourg House of Cybersecurity
Auteur M. J.
2021 2022

... J’ai rĂ©alisĂ© ma premiĂšre levĂ©e de fonds

Ma premiĂšre levĂ©e de fonds n’était pas liĂ©e Ă  Kodehyve, mais bien Ă  un autre projet entre preneurial, dĂ©veloppĂ© en 2017, qui s’appelait Univize. Il s’agissait d’une plateforme aidant les lycĂ©ens Ă  trouver la bonne universitĂ© pour leurs Ă©tudes, non seulement en fonction de classements internationaux basĂ©s d’abord sur le volume de fonds consacrĂ©s Ă  la recherche, mais aussi de la vie sur le campus, la qualitĂ© des professeurs, etc.

Cette premiĂšre incursion dans le monde de l’entrepreneuriat s’est terminĂ©e aprĂšs envi ron deux ans, mais elle m’a beaucoup appris, notamment en ce qui concerne la levĂ©e de fonds. Dans ce premier business, nous avons organisĂ© une levĂ©e de fonds, alors que nous n’avions pas encore de revenus. Une situation qui nous plaçait en position de faiblesse par rapport aux investisseurs. Nous cherchions alors Ă  rĂ©colter un montant Ă  cinq chiffres. Relativement rapidement, nous avons trouvĂ© un business angel prĂȘt Ă  mettre cette somme Ă  notre disposition. Mais il s’est vite avĂ©rĂ© que notre stratĂ©gie n’était pas la bonne.

Il faut savoir qu’au Luxembourg, comme ailleurs, beaucoup d’investisseurs se disent business angels, alors que, selon moi, ils ne le sont pas rĂ©ellement. Je pense qu’un business angel ne recherche pas le profit immĂ©diat, il doit aussi vraiment comprendre le business dans lequel il investit, ĂȘtre capable et avoir envie d’accompagner des entrepreneurs qui recherchent les bons conseils. Dans le cadre d’Univize, nous avons rencontrĂ© un bon nombre de business angels ne remplissant pas ces conditions.

Comme je le disais, nous avons toutefois tirĂ© d’importants enseignements de cette pre miĂšre levĂ©e de fonds. Quand nous avons fon dĂ© Kodehyve, nous avons dĂ©cidĂ© de nous mettre dans une position dans laquelle nous pouvions choisir les investisseurs qui nous accompa gnaient. Pour cela, il a d’abord fallu gĂ©nĂ©rer du revenu, de façon Ă  ne pas ĂȘtre Ă  la merci du premier investisseur venu.

Cette stratĂ©gie a Ă©tĂ© payante. AprĂšs quelques mois de crĂ©ation de Kodehyve, nous avons commencĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer des revenus et, quelques mois plus tard, notre cash-flow Ă©tait mĂȘme

positif. C’est Ă  ce moment-lĂ  que nous avons commencĂ© Ă  chercher des investisseurs. Certes, nous aurions pu continuer Ă  grandir trĂšs len tement, sans apport extĂ©rieur, mais nous savions que la pĂ©riode Ă©tait favorable et que cela nous permettrait d’atteindre plus rapi dement la taille critique pour rĂ©soudre les nombreux problĂšmes identifiĂ©s dans l’éco systĂšme de l’immobilier.

Nous n’avons pas dĂ» attendre longtemps avant d’avoir des retours des investisseurs sollicitĂ©s. Kodehyve Ă©tait profitable et avait fait parler d’elle. Nous avons donc eu le privilĂšge de pouvoir constituer notre Ă©quipe, en comptant non seule ment sur leur argent, mais aussi sur leurs compĂ©tences et leur passion. Au-delĂ  mĂȘme de ces Ă©lĂ©ments, il faut partager une certaine « vibe » avec ses partenaires financiers, et c’est quelque chose que l’on sent assez rapidement.

Avec des investisseurs comme Laurent Schonckert, Frank Veyder, John Li, Eric van de Kerkhove, Benoit Schaus, Bruno Beernaerts, ainsi que les investisseurs PE et immobiliers Robert Godart et Charles Sunnen, nous avons rĂ©ussi Ă  fĂ©dĂ©rer une trĂšs belle Ă©quipe autour de nous et Ă  lever 1 million d’euros pour notre premiĂšre levĂ©e de fonds, en 2021. La croissance a suivi : nous sommes passĂ©s de 4-5 employĂ©s en 2021 Ă  une vingtaine aujourd’hui et avons quintuplĂ© notre base de clientĂšle sur la mĂȘme pĂ©riode. Une deuxiĂšme levĂ©e de fonds de 2,6 millions d’eu ros a suivi en 2022. Aujourd’hui, nous cher chons Ă  internationaliser notre activitĂ©.

Si j’avais donc un conseil Ă  donner aux jeunes entrepreneurs, ça serait de choisir avant tout des investisseurs qui vous comprennent. Car, dans une start-up, rien ne se passe jamais comme on l’avait prĂ©vu, et il faut ĂȘtre en mesure de pouvoir rebondir. Si vos investisseurs ne comprennent pas les spĂ©cificitĂ©s de votre mĂ©tier et ce qui justifie certains alĂ©as, cela ne peut pas fonctionner.

Propos recueillis par Q. D.

Le jour oĂč

Matic Zorman (archives) 8 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
Photo
AprĂšs un premier projet, Felix Hemmerling a su rebondir en s’entourant d’investisseurs comprĂ©hensifs pour crĂ©er un projet porteur.
Kodehyve aide les agences, promoteurs et fonds immobiliers Ă  planifier, gĂ©rer et analyser plus efficacement leurs projets de construction et de commercialisation. L’un de ses fondateurs, Felix Hemmerling, se souvient de sa premiĂšre levĂ©e de fonds.

Vous ĂȘtes unique et ça nous plaĂźt !

Chez CGI, nous sommes convaincus que le digital et l’innovation sont un formidable levier pour accĂ©lĂ©rer la transformation de la sociĂ©tĂ© et de son Ă©conomie.

Notre mission, c’est donc d’accompagner les entreprises et les administrations au quotidien pour les rendre plus performantes.

Nos expert(e)s interviennent dans tous les secteurs d’activitĂ©s via quatre mĂ©tiers : business consulting, intĂ©gration de systĂšmes, business solutions, managed IT services.

Votre mission, en rejoignant CGI, c’est ĂȘtre au cƓur des enjeux des entreprises et vivre des missions passionnantes, oĂč l’innovation et l’excellence opĂ©rationnelle sont constamment mises au service de nos clients. Blockchain, cybersĂ©curitĂ©, big data, intelligence artificielle... autant d’enjeux qui rythmeront votre quotidien aux cĂŽtĂ©s de nos professionnels.

Faire partie de CGI, c’est enfin et surtout rejoindre une entreprise engagĂ©e pour servir le bien commun. Et qui a fait de l’inclusion par le numĂ©rique sa prioritĂ©.

Découvrez nos offres et rejoignez-nous.
CGI recrute consultant(e) et ingénieur(e) hors pair

«

ApprĂ©hender la digitalisation d’aprĂšs tous les points de vue possibles »

Le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la Digitalisation et ministre de la Fonction publique, Marc Hansen, a pris le temps d’une conversation avec la rĂ©daction de Paperjam pour Ă©voquer les enjeux-clĂ©s de la transformation numĂ©rique de l’État et de la sociĂ©tĂ©.

10 100 TECH DÉCEMBRE 2022 Interview Marc Hansen
Photo Guy Wolff Marc Hansen soutient l’usage de la blockchain dans le secteur public.

Fin septembre 2022, le Haut ComitĂ© Ă  la transformation numĂ©rique a Ă©tĂ© lancĂ©. Pouvez-vous nous rappeler le rĂŽle de cette instance ? Et en quoi est-elle importante pour soutenir les ambitions nationales en matiĂšre de numĂ©risation de la sociĂ©té ?

Pour le ministĂšre de la Digitalisation, le haut comitĂ© est un pilier essentiel de la gouvernance numĂ©rique de l’État. En effet, pour avancer dans l’ùre numĂ©rique de maniĂšre coordonnĂ©e et dans l’intĂ©rĂȘt de tous les citoyens, nous sommes persuadĂ©s qu’il est primordial d’apprĂ©hender les enjeux de la digitalisation d’aprĂšs tous les points de vue possibles. VoilĂ  pourquoi il regroupe en son sein des ministĂšres, des membres de la sociĂ©tĂ© civile et du patro nat, mais aussi des experts de divers horizons. Nous espĂ© rons ainsi avoir des Ă©changes concernant les domaines de l’économie, du travail, de l’éducation, ou encore des services publics numĂ©riques, etc. Cette approche transversale permettra une plus grande cohĂ©rence et coordination des efforts Ă  fournir pour avancer vers un gouvernement numĂ©rique rĂ©ussi.

Quelles sont les ambitions de ce gouvernement en matiĂšre de transformation numĂ©rique de la sociĂ©tĂ© et de l’économie ?

Et quelles sont les principales rĂ©alisations que l’on peut mettre Ă  son crĂ©dit ?

L’ambition principale du ministĂšre de la Digitalisation peut se rĂ©sumer en quelques mots : mettre la technologie et ses bĂ©nĂ©fices au profit du citoyen et des entreprises dans le but d’amĂ©liorer le quotidien de tout un chacun et de disposer de processus administratifs allant dans ce sens. Je cite comme exemples le dĂ©veloppement de fonction nalitĂ©s ainsi que de l’offre en dĂ©marches administratives sur MyGuichet.lu, les modifications apportĂ©es Ă  la loi concernant la carte d’identitĂ© ou encore l’introduction de la facture Ă©lectronique pour les sociĂ©tĂ©s travaillant en rela tion avec des entitĂ©s Ă©tatiques ou communales. Parlons Ă©galement de l’application MyGuichet.lu, de GouvID ou des projets d’intelligence artificielle. Ou encore du plan d’action national pour l’inclusion numĂ©rique de tous les citoyens
 Je pourrais continuer Ă  Ă©noncer une longue liste de rĂ©alisations qui rĂ©pondent Ă  notre engagement premier.

Au regard de toutes ces rĂ©alisations dans leur globalitĂ©, elles font partie d’une vision d’ensemble qui permet de faire progresser la digitalisation de la sociĂ©tĂ© telle que le gouvernement la conçoit. Nous sommes sur la bonne voie. D’ailleurs, le eGovernment Benchmark 2022 le confirme et nous classe dĂ©sormais sur la troisiĂšme marche du podium parmi 35 autres pays.

Au cƓur de l’étĂ©, tout en soulignant cette troisiĂšme place, vous avez confirmĂ© l’engagement du gouvernement en faveur de la digitalisation et la nĂ©cessitĂ© « de ne pas se reposer sur ses lauriers ». Pourquoi est-il critique de maintenir le rythme plus que jamais ?

Je suis pleinement conscient que le travail ne sera jamais complĂštement terminĂ©, Ă©tant donnĂ© que la technologie ne cesse d’évoluer. Nous aurons donc toujours une marge de progression potentielle, mais les bons rĂ©sultats actuels constituent un vĂ©ritable moteur pour aller de l’avant. Il en va de notre vie au quotidien. VoilĂ  pourquoi il nous est impossible de nous reposer sur nos lauriers.

Sur cette base, quels sont, Ă  vos yeux, les chantiers prioritaires pour les mois Ă  venir ? Dans les mois Ă  venir, les efforts seront poursuivis pour proposer des services publics encore plus axĂ©s sur les besoins des citoyens et des entreprises. À l’heure actuelle, plus de 400 projets de ce type sont en cours au Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE) et au Gov Tech Lab, des appels pour des partenariats d’innovation vont Ă©galement dans ce sens. Pour ne citer que quelques exemples de projets : un service de messagerie national, des notifications automatisĂ©es de la part de MyGuichet.lu, la signature Ă©lectronique au niveau de l’État, de nouveaux assistants MyGuichet.lu, etc. De plus, nous sommes en train de dĂ©velopper une  carte d’identitĂ© et un permis de conduire sous format digital qui pourront ĂȘtre sauvegardĂ©s dans un portefeuille Ă©lectronique. En somme, les projets ne manquent pas.

Comment la transformation numĂ©rique de l’État, et notamment de l’administration, peut-elle devenir un levier d’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© des entreprises luxembourgeoises ?

La digitalisation de l’État est partie intĂ©grante de la com pĂ©titivitĂ© des entreprises au Luxembourg, et nous nous engageons dans ce sens.

Notre ministĂšre cherche ainsi constamment des moyens pour faciliter les relations entre les administrations et le secteur privĂ©. Des interactions rapides et aisĂ©es profitent Ă  toutes les parties. VoilĂ  pourquoi nous accordons un soin particulier Ă  Ă©tendre l’offre en matiĂšre de dĂ©marches administratives pour les entreprises sur MyGuichet.lu. Dans le cadre de la facturation Ă©lectronique, par exemple, nous donnons la possibilitĂ© aux entreprises d’utiliser MyGuichet.lu pour Ă©tablir leurs factures Ă©lectroniques et les transmettre par ce biais.

Nous proposons par ailleurs au secteur privĂ© de nous contacter via zesumme-vereinfachen.lu afin de soumettre des idĂ©es concernant des simplifications administratives nĂ©cessaires Ă  leur bon fonctionnement. Le Haut ComitĂ© Ă  la transformation numĂ©rique est, en outre, une plate forme de choix pour approfondir ce genre d’échange avec les reprĂ©sentants des entreprises.

Au travers de notre GovTech Lab, nous promouvons un nouvel Ă©tat d’esprit au sein de l’État en faisant appel aux connaissances et compĂ©tences du secteur privĂ© pour faire avancer la digitalisation au Luxembourg. Ces coo pĂ©rations reprĂ©sentent un intĂ©rĂȘt aussi bien pour l’Administration que pour les entreprises, qui peuvent Ă  la fois participer Ă  la transition vers un gouvernement numĂ©rique et se dĂ©velopper constamment afin d’aug menter leur compĂ©titivitĂ© et leur capacitĂ© d’innovation.

Le Luxembourg investit dans des technologies Ă©mergentes, comme l’IA ou encore la blockchain. Pourquoi ces technologies sont-elles prometteuses Ă  vos yeux ? Quel bĂ©nĂ©fice le Luxembourg peut-il tirer en se positionnant en pionnier sur la technologie blockchain (comme il semble vouloir le faire) ? Quels sont les enjeux en la matiĂšre ? La transformation numĂ©rique de la sociĂ©tĂ© engendre une production de donnĂ©es sans prĂ©cĂ©dent. Dans sa vision stratĂ©gique de l’IA, le gouvernement mise notamment sur le dĂ©veloppement et l’utilisation d’outils ou solutions technologiques basĂ©es sur l’IA pour traiter ces quantitĂ©s

BIO EXPRESS

Jusqu’en 2009, Marc Hansen est prĂ©sentateur au sein de DNR, puis de RTL Radio LĂ«tzebuerg et de RTL TĂ©lĂ© LĂ«tzebuerg. Entre 2011 et 2014, il occupe la fonction de directeur et admi nistrateur dĂ©lĂ©guĂ© des Éditions LĂ«tzebuerger Journal. Entre ces deux postes, il occupe des fonctions d’attachĂ© parlementaire auprĂšs du DP.

Échevin de la commune d’Useldange de 2005 Ă  2014, il est Ă©lu dĂ©putĂ© lors des Ă©lections anticipĂ©es d’octobre 2013. En mars 2014, il devient secrĂ©taire d’État Ă  l’Éducation nationale, Ă  l’Enfance et Ă  la Jeunesse, et secrĂ©taire d’État Ă  l’Enseignement supĂ©rieur et Ă  la Recherche. Suite Ă  la dĂ©mission du gouvernement de Maggy Nagel, Marc Hansen est nommĂ©, en dĂ©cembre 2015, ministre du Logement, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l’Enseignement supĂ©rieur et Ă  la Recherche.

À la suite des Ă©lections d’octobre 2018, il est nommĂ© ministre de la Fonction publique, ministre aux Relations avec le Parlement, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la Digitalisation et ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la RĂ©forme administrative.

12 100 TECH DÉCEMBRE 2022
Interview Marc Hansen
experiment. exchange. innovate. govtechlab.lu

croissantes de donnĂ©es et les exploiter afin de crĂ©er plus de prĂ©visibilitĂ©, amĂ©liorer des services ou rendre les flux organisationnels plus efficients. Au sein de l’État, le comitĂ© AI4Gov encourage justement les administrations Ă  faire usage de l’IA pour dĂ©velopper de nouvelles mĂ©thodes et amĂ©liorer leurs services et leurs procĂ©dures.

Concernant la technologie blockchain, l’État exploite la premiĂšre blockchain du secteur public pour dĂ©velop per une sĂ©rie de nouvelles applications rĂ©servĂ©es Ă  ce secteur, ainsi que des applications impliquant des inte ractions entre le secteur public et le secteur privĂ©. Les caractĂ©ristiques de la blockchain rĂ©pondent aux critĂšres que nous recherchons : il s’agit d’une technologie de stoc kage et de transmission d’informations, transparente, sĂ©curisĂ©e, et qui contient l’historique de tous les Ă©changes effectuĂ©s entre ses utilisateurs depuis sa crĂ©ation.

Une concrĂ©tisation de cette blockchain du secteur public est la digitalisation des prĂȘts Ă©tudiants, que j’ai prĂ©sentĂ©e avec le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche, Claude Meisch, en septembre 2021. Il s’agit d’un exemple type de la maniĂšre dont une technologie peut faciliter la vie des citoyens, car, avec cette procĂ©dure digitale de bout en bout, les Ă©tudiants n’ont plus besoin de se rendre dans une banque pour solliciter un prĂȘt, mais ils peuvent le faire par voie Ă©lectronique, entiĂšrement sĂ©cu risĂ©e et traçable grĂące Ă  la technologie blockchain.

Dans tous les cas, l’objectif de l’utilisation de ces nou velles technologies reste toujours le mĂȘme, en l’occur rence celui de fournir toujours plus de services innovants et sĂ©curisĂ©s aux citoyens.

La transformation numĂ©rique accentue notre dĂ©pendance Ă  la technologie et nous expose Ă  de nouveaux types de risques, tels des cyberattaques menĂ©es par des cybercriminels ou des États, voire des pertes et des vols de donnĂ©es. Comment le gouvernement prend-il en compte les nouvelles typologies de risques, et comment sont-elles intĂ©grĂ©es dans les procĂ©dures de l’administration qui gĂšre des donnĂ©es sensibles de citoyens ? L’engagement du Luxembourg en matiĂšre de cybersĂ©cu ritĂ© est un fait indĂ©niable. Le Premier ministre et ministre de la Digitalisation, Xavier Bettel, a rĂ©cemment rĂ©affir mĂ© dans son discours sur l’état de la Nation vouloir constam ment renforcer ces efforts au Luxembourg. Au niveau des services publics, de nombreux acteurs sont actifs depuis trĂšs longtemps dans ce domaine et nous ne faisons pas exception Ă  la rĂšgle. La sĂ©curitĂ© des infrastructures Ă©ta tiques, des plateformes et des applications est Ă©galement une prioritĂ© pour le ministĂšre de la Digitalisation et le CTIE, principal prestataire informatique de l’État.

Nous nous efforçons chaque jour de fournir des envi ronnements sĂ»rs et fiables pour toutes les interactions des citoyens et des entreprises avec l’Administration publique ou entre entitĂ©s Ă©tatiques. Les cyberattaques font malheureusement partie du monde numĂ©rique, mais il est de notre devoir de les dĂ©tecter le plus rapidement possible et d’y rĂ©pondre de maniĂšre appropriĂ©e. Il est en effet primordial de garantir le niveau de sĂ©curitĂ© le plus haut lorsqu’il s’agit des donnĂ©es de nos citoyens et des entreprises.

enjeux en la matiùre, et quelles sont les actions mises en Ɠuvre pour permettre à chacun de tirer profit de la technologie ?

L’objectif du gouvernement est de faire de la digitalisation une chance pour tous, tout en laissant la possibilitĂ© Ă  ceux qui ne peuvent pas ou ne dĂ©sirent pas passer au numĂ© rique de ne pas se retrouver exclus. L’inclusion numĂ©rique de tous les citoyens est primordiale pour garantir une cohĂ©sion de toute la sociĂ©tĂ©. Or, pour identifier et pallier un fossĂ© numĂ©rique Ă©ventuel, il nous a semblĂ© essentiel d’avoir une bonne comprĂ©hension du contexte dans lequel nous nous trouvons afin d’identifier les populations Ă  risque et leurs besoins. En ce sens, j’ai notamment demandĂ© un dĂ©bat de consultation Ă  la Chambre des dĂ©putĂ©s et commanditĂ© un sondage d’opinion auprĂšs de la popula tion sur leurs attentes vis-Ă -vis de la digitalisation.

Le ministĂšre de la Digitalisation a alors proposĂ© un plan d’action national d’inclusion numĂ©rique, qui a Ă©tĂ© adoptĂ© par le conseil de gouvernement en septembre 2021. Le plan d’action a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© en Ă©troite concerta tion avec un groupe de travail interministĂ©riel dĂ©diĂ© Ă  l’inclusion numĂ©rique, et Ă  l’aide d’échanges bilatĂ©raux avec des associations et divers acteurs non Ă©tatiques proches des populations Ă©ventuellement Ă©loignĂ©es du numĂ©rique. Les prioritĂ©s identifiĂ©es sont diverses : il s’agit de faciliter l’accĂšs aux outils numĂ©riques, de favoriser le dĂ©veloppement de compĂ©tences numĂ©riques, de contre carrer les diffĂ©rences rĂ©gionales en offres numĂ©riques, de sensibiliser sur la sĂ©curitĂ© et la gestion d’informations en ligne et de motiver Ă  l’utilisation du numĂ©rique.

Le plan d’action prĂ©sente 40 initiatives concrĂštes pour favoriser l’inclusion numĂ©rique de tout un chacun. Parmi ces initiatives, 18 sont mises en Ɠuvre par le ministĂšre de la Digitalisation. Je tiens d’ailleurs Ă  souligner le fait que la majoritĂ© de ces mesures ont d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© lancĂ©es, parmi lesquelles, par exemple, une offre en formations en compĂ©tences numĂ©riques, en collaboration avec l’asbl ErwuesseBildung, et la mise en ligne du portail thĂ©ma tique www.zesummendigital.lu. Ce dernier livre un grand nombre d’informations aux personnes concernĂ©es, mais Ă©galement aux associations qui sont proches des popula tions Ă  risque et qui peuvent ainsi s’informer sur toutes les actions existantes qui pourraient les soutenir.

L’inclusion numĂ©rique fait aussi partie de vos prĂ©occupations. Quels sont les principaux Interview

14 100 TECH DÉCEMBRE 2022 Interview
S. L.
« Notre ministĂšre cherche ainsi constamment des moyens pour faciliter les relations entre les administrations et le secteur privĂ©. »

Les enjeux fondamentaux de la normalisation

Des normes techniques encadrent le dĂ©veloppement de la majoritĂ© des produits et services que nous utilisons au quotidien : appareils Ă©lectroniques, jouets, isolation... Ce travail de normalisation est menĂ© par des experts venus du monde entier – notamment du Luxembourg – cherchant Ă  obtenir un consensus sur les normes les plus profitables au marchĂ© et aux utilisateurs.

Le niveau de sĂ©curitĂ© d’un data center, la compatibilitĂ© d’un type de chargeur avec l’ensemble des appareils, ou encore les bonnes pratiques pour l’IoT (Internet of Things), le BIM (Building Information Modeling), le cloud computing
 Ces diffĂ©rents Ă©lĂ©ments, qui permettent de faciliter la vie des consommateurs et des acteurs Ă©conomiques, sont encadrĂ©s par des normes techniques. DiffĂ©rentes organisations, en Europe et dans le monde, se chargent de les formaliser, l’une des plus connues Ă©tant sans doute l’ISO, l’Organisation internationale de normalisation.

Trouver un consensus

Pour dĂ©velopper ces normes, des comitĂ©s sont mis en place sur des sujets spĂ©cifiques. L’ISO/IEC JTC 1 (Joint Techni cal Committee 1), par exemple, traite des technologies de l’information et de la commu nication. Les organismes nationaux chargĂ©s de la normalisation inscrivent au

sein de ces comitĂ©s des experts qui sont des professionnels de cette matiĂšre, actifs dans leur propre pays. Au Luxembourg, c’est l’Organisme luxembour geois de normalisation, au sein de l’ILNAS (Institut luxem bourgeois de la normalisation, de l’accrĂ©ditation, de la sĂ©curitĂ© et qualitĂ© des produits et services), qui, depuis 2008, se charge de cette mission.

La mise au point concrĂšte de ces normes est toutefois dĂ©licate et fait toujours l’objet de nĂ©gociations. « L’idĂ©e est de trouver le bon consensus, de s’entendre sur un langage technique commun qui puisse rĂ©pondre aux besoins du marchĂ©. Pour ce faire, il est donc important qu’un pays comme le Luxembourg envoie ses experts dans ces comitĂ©s. La norme finale pourra ainsi tenir compte des problĂ©matiques et besoins nationaux », explique le Dr Jean-Philippe Humbert, adjoint Ă  la Direction de l’ILNAS. Le nombre de dĂ©lĂ©guĂ©s luxem bourgeois (287) est en hausse ces derniĂšres annĂ©es, mais

Photo Marie Russillo (Maison Moderne)
Contenu sponsorisé par ILNAS ICT
BRAND VOICE 16 100 TECH DÉCEMBRE 2022
M. Nicolas Domenjoud, Responsable normalisation et Technologies de l’Information et de la Communication au sein de l’ILNAS, Dr Jean-Philippe Humbert, adjoint Ă  la Direction de l’ILNAS et Prof. Pascal Bouvry, ChargĂ© de Mission auprĂšs du Recteur Ă  l’UniversitĂ© du Luxembourg.

du travail doit encore ĂȘtre menĂ© pour faire prendre conscience de l’importance du sujet.

Une stratĂ©gie nationale en bonne voie C’est dans cette perspective qu’une « StratĂ©gie normative nationale 2020-2030 », signĂ©e par le ministre de l’Économie, a Ă©tĂ© mise en place par l’ILNAS. Il s’agit de la deuxiĂšme du genre, aprĂšs celle qui portait sur la dĂ©cennie 2010-2020. « La stratĂ©gie 2020-2030 comprend deux axes principaux : la performance et l’excellence, poursuit le Dr Jean-Philippe Humbert. Sous le premier axe, il s’agit de valoriser et promou voir l’utilisation de normes techniques pertinentes, mais aussi de favoriser l’implication des acteurs Ă©conomiques locaux au sein des processus de normalisation. Rejoindre un comitĂ© est gratuit et participe au dĂ©veloppement Ă©conomique futur du pays. » Pour promou voir ces normes, neuf bornes ont notamment Ă©tĂ© installĂ©es sur le territoire. Elles per mettent la consultation gratuite de toutes les normes du catalogue de l’ILNAS. Des vidĂ©os ont Ă©galement Ă©tĂ© mises au point pour mieux comprendre comment utiliser ces normes.

Le deuxiĂšme axe vise quant Ă  lui Ă  assurer la participation de l’Organisme luxembour geois de normalisation au sein des diffĂ©rentes organisations internationales de normalisation (ISO, mais aussi IEC, ITU-T, CEN, CENELEC et ETSI) et

PROCESSUS DE CRÉATION D’UNE NORME

01BESOIN DE NORME IDENTIFIÉ PAR LE MARCHÉ

l Qualité l Sécurité l Interopérabilité l Aspects environnementaux

DÉVELOPPEMENT DE LA NORME DANS UN COMITÉ TECHNIQUE

l Experts nommés par les organismes nationaux de normalisation l Respect du consensus

Ă  faciliter le rayonnement national des compĂ©tences en la matiĂšre. « Il faut Ă©galement que les acteurs Ă©conomiques luxembourgeois intĂšgrent une certaine culture de la norma lisation, ajoute M. Nicolas Domenjoud, Responsable normalisation et Technologies de l’Information et de la Communication au sein de l’ILNAS. La normalisation est importante non seulement pour le cadre qu’elle permet de fournir, mais aussi parce qu’elle informe le marchĂ© sur des technologies Ă©mergentes, comme le ‘quantum computing’ ou l’intelligence artificielle. Toute entreprise peut trouver un comitĂ© technique liĂ© Ă  son activitĂ©, et dans lequel elle peut inscrire certains de ses collaborateurs. »

Pour renforcer cette culture, l’éducation et la recherche jouent un rĂŽle fondamental. Un programme de recherche a ainsi Ă©tĂ© mis au point entre l’ILNAS, l’UniversitĂ© du Luxembourg et le SnT.

« Ce programme de recherche fait intervenir trois doctorants

03

PUBLICATION DE LA NORME

l Document de référence

l Application volontaire l Support Ă  la rĂ©glementation l Consensuelle Exemple : Une norme technique dont on parle depuis des annĂ©es est celle concernant les chargeurs de tĂ©lĂ©phones portables. L’Union europĂ©enne a en effet dĂ©cidĂ© d’adopter la norme USB-C pour l’ensemble des chargeurs de tĂ©lĂ©phones, appareils photos, enceintes Bluetooth, etc. C’est une rĂ©elle avancĂ©e pour le consommateur – 2,4 milliards d’euros Ă©taient dĂ©pensĂ©s chaque annĂ©e dans l’achat de chargeurs indĂ©pen dants –, ainsi que pour la planĂšte : cette mesure permettra de rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de 180 kilotonnes d’équivalent CO2 par an.

et un PostDoc, qui conduisent des recherches et des activitĂ©s de normalisation portant sur les secteurs identifiĂ©s comme porteurs pour l’économie dans la stratĂ©gie normative nationale 2020-2030 (TIC, aĂ©rospatial et construction), le secteur des TIC demeurant un axe transversal pour chacun d’entre eux », explique Prof. Pascal Bouvry, ChargĂ© de mission auprĂšs du Recteur Ă  l’UniversitĂ© du Luxembourg. Dans ce contexte, un Master a Ă©galement vu le jour en 2021.

Master in Technopreneurship

L’UniversitĂ© a dĂ©veloppĂ©, en collaboration avec l’ILNAS et le Luxembourg Lifelong Learning Centre de la Chambre des SalariĂ©s, un programme de cours particuliĂšrement innovant : le Master in Technopreneurship. Ce cursus qui se dĂ©roule sur deux annĂ©es est organisĂ© de façon Ă  permettre Ă  des Ă©tu diants dĂ©jĂ  actifs d’y assister. « Il est en effet indispensable d’ĂȘtre dĂ©jĂ  sensibilisĂ© Ă  certains enjeux business liĂ©s, par exemple, Ă  la

blockchain ou au big data pour le suivre de façon optimale », commente Prof. Pascal Bouvry, Directeur acadĂ©mique de ce Master en Technopreneurship. Neuf Ă©tudiants suivent actuelle ment ce programme, qui porte sur l’innovation, les Smart ICT, la confiance numĂ©rique, etc., et qui vise Ă  faire comprendre tout l’intĂ©rĂȘt de la normalisation technique pour l’industrie.

Pour en savoir plus, rendez­vous sur www.portail-qualite.lu
« L’idĂ©e est de s’entendre sur un langage technique commun qui puisse rĂ©pondre aux besoins du marchĂ©. »
Dr Jean-Philippe Humbert Adjoint à la Direction de l’ILNAS
02
DÉCEMBRE 2022 100 TECH 17
18 TECH 100 DÉCEMBRE 2022 Dossier AMBASSADEURS DE LA TECH 20 50 TECH LEADERS ET 50 CIO À SUIVRE PrĂ©sentation de la mĂ©thodologie et du jury 26 CYBER & SECURITY STARS 30 START-UPPER 38 VENTURE CAPITALISTS & BUSINESS ANGELS 40 CORPORATE PLAYERS 44 CIO BANKING 50 CIO INSURANCE 52 CIO INDUSTRY 58 CIO PUBLIC SECTOR & HEALTH

ClassĂ© 8e Ă  l’indice DESI qui mesure la performance des 27 États membres en matiĂšre d’économie et de sociĂ©tĂ© digitales, le Luxembourg doit sa position favorable Ă  son Ă©cosystĂšme technologique. Ainsi, pour la deuxiĂšme Ă©dition de son classement Tech 100, Maison Moderne met sous les projecteurs 100 influenceurs incontournables de cet Ă©cosystĂšme.

Pour cette Ă©dition, Maison Moderne innove avec la publication de deux listes distinctes afin de reprĂ©senter toute l’étendue de l’écosystĂšme. Un jury multi disciplinaire a donc sĂ©lectionnĂ© 50 tech leaders, d’une part, et 50 chief information officers (CIO), d’autre part.

Le jury a veillé à mettre en avant des professionnels reconnus au quotidien, agissant tels des ambassadeurs de leurs industries respectives. Tous ont été choisis non seulement sur base de leur carriÚre, du poids de leur entreprise ou de leur organisation, mais aussi pour leurs engage ments extraprofessionnels et leur vision.

L’écosystĂšme technologique du pays Ă©tant complexe et divers, le jury en a pris la mesure, sĂ©lectionnant 50 tech leaders issus tant de la cybersĂ©curitĂ© que du monde des start-up et de leur financement, ou de l’environnement corporate. MĂȘme principe pour la liste des 50 directeurs des systĂšmes informatiques. Tous proviennent des principaux secteurs privĂ©s et publics du pays.

Durant votre lecture, vous trouverez certains dĂ©cideurs avec une pastille 10×6. Ces ambassadeurs de la tech seront prĂ©sents au prochain 10×6 Leading CIOs’ challenges organisĂ© par le Paperjam + Delano Business Club le 25 janvier 2023. Pour venir les rencontrer sur scĂšne ou pour plus d’informations, rendez-vous sur www.paperjam.lu/club

DÉCEMBRE 2022 TECH 100 19 Photos Shutterstock Tech
100

50 tech leaders et 50 CIO Ă  suivre

Who’s who in Tech?, 2e Ă©dition !

Maison Moderne est fiĂšre de prĂ©senter les 100 influenceurs incontournables du secteur technologique au Luxembourg. ÉlaborĂ©e par un jury indĂ©pendant, diversifiĂ© et multidisciplinaire, cette liste a l’ambition d’offrir une image reprĂ©sentative d’un secteur devenu incontournable pour l’économie du pays.

Difficile de faire sans eux, que ce soit pour leur expertise, leur lea dership ou leur vision. Sans les 100 personnalitĂ©s dont vous allez dĂ©couvrir le nom au fur et Ă  mesure des pages de ce supplĂ©ment, le milieu de la tech ne serait pas ce qu’il est. Pour cette 2e Ă©dition, Maison Moderne a dĂ©cidĂ© d’ajouter Ă  la liste des 50 tech leaders une liste des 50 chief information officers (CIO) Ă  connaĂźtre.

Le Luxembourg continue d’occuper la 8e place dans l’indice 2022 relatif Ă  l’économie et Ă  la sociĂ©tĂ© numĂ©riques (DESI) parmi les 27 États membres de l’UE. Avec sa feuille de route « Ons Wirtschaft vu muer », le ministĂšre de l’Économie souhaite continuer sur la lancĂ©e des derniĂšres annĂ©es et accĂ©lĂ©rer la transformation numĂ©rique de l’économie et de la sociĂ©tĂ©. À titre d’exemple, la part du numĂ©rique dans le plan pour la reprise et la rĂ©silience du Luxembourg Ă©tait de 31,6 % avec des mesures principalement axĂ©es sur les compĂ©tences et les services publics numĂ©riques. De plus, dans le but de contribuer Ă  la rĂ©alisation de l’objectif de la dĂ©cennie numĂ©rique de l’UE visant Ă  ce que 90 % des PME au Luxembourg atteignent au moins un niveau Ă©lĂ©mentaire de digitalisation, le pays soutient activement le dĂ©ploie ment des technologies numĂ©riques dans le secteur des entreprises au sens large, y compris les PME.

Si le Luxembourg arrive Ă  se situer dans le top 10 des pays euro pĂ©ens, c’est grĂące Ă  son Ă©cosystĂšme tech, avec des professionnels inves tis, visionnaires et fĂ©dĂ©rateurs, Ă  la fois dans le public et dans le privĂ©. Mettre Ă  l’honneur 100 personnalitĂ©s dans le domaine de la tech est

Ă©videmment un exercice captivant et arbitraire par nature. Cette liste, qui n’a pas valeur de classement, a bien l’intention d’ĂȘtre reprĂ©senta tive. L’objectif est d’augmenter la visibilitĂ© des personnes qui, au quo tidien, Ɠuvrent pour placer le pays Ă  la pointe de la technologie, poussĂ©es par leur passion, leur savoir-faire et leur dĂ©termination.

L’édition 2022 du Tech 100 vous fait dĂ©couvrir deux listes : la liste des 50 tech leaders et la liste des 50 CIO Ă  connaĂźtre au Luxembourg.

La mĂ©thodologie Étaient Ă©ligibles les personnes qui, par leur fonction ou leur activitĂ© au sein du secteur ICT et technologique au Luxembourg, exercent une influence tangible sur le monde Ă©conomique et politique et qui sont des rĂ©fĂ©rences dans leur domaine de compĂ©tences. La mĂ©thodologie du processus de sĂ©lection a Ă©tĂ© la suivante : les rĂ©dactions de Paperjam et de Delano ont compilĂ© une liste de base contenant plusieurs cen taines de noms. Cette liste fut soumise au jury, composĂ© spĂ©cialement pour l’occasion. Chacun de ses membres a eu la possibilitĂ© de la com plĂ©ter avant de procĂ©der aux choix finaux rĂ©alisĂ©s sur base d’une Ă©va luation quantifiĂ©e par un classement Ă  points et de discussions portant sur des critĂšres qualitatifs. Également, la nouvelle plateforme mise en place par Luxinnovation, Startup Directory, a permis de faire une pre miĂšre sĂ©lection des start-up. Exclus du processus de sĂ©lection Ă©taient des femmes et des hommes qui exercent des responsabilitĂ©s politiques. Ils pouvaient nĂ©anmoins ĂȘtre considĂ©rĂ©s pour leurs activitĂ©s ou fonc

Photos 09_credit Incontournable
20 100 TECH DÉCEMBRE 2022

Méthodologie et jury

tions accessoires, telles que leur prĂ©sence dans des conseils d’admi nistration, leur engagement au sein d’ONG, ou autres. Les employĂ©s de Maison Moderne, les reprĂ©sentants d’autres mĂ©dias, ainsi que les membres du jury Ă©taient exclus d’office.

Les critĂšres

Les critĂšres dont le jury a tenu compte lors de la dĂ©libĂ©ration Ă©taient multiples : la situation professionnelle, la carriĂšre, le poids de l’entre prise ou de l’organisation, l’indĂ©pendance managĂ©riale, l’expĂ©rience, mais aussi la situation extra-professionnelle et sociĂ©tale. Une Ă©ven tuelle activitĂ© dans les lobbies professionnels, l’influence politique via un rĂ©seau, et la vision entrepreneuriale et sociĂ©tale des diffĂ©rentes personnes reprises dans la liste initiale Ă©taient Ă©galement prises en compte. Lors des discussions, le jury a rĂ©parti les 50 tech leaders dans les quatre catĂ©gories suivantes : Cyber & Security stars; Start-upper; Venture capitalists & Business angels; Corporate players.

Les catĂ©gories Start-upper et Venture capitalists & Business angels, dĂ©jĂ  prĂ©sentes dans l’édition de l’annĂ©e derniĂšre, ont Ă©tĂ© conservĂ©es. Les nouvelles catĂ©gories Cyber & Security stars et Corporate players ont Ă©tĂ© ajoutĂ©es afin de montrer toute l’étendue, la richesse et la por tĂ©e du secteur IT au Luxembourg. Pour l’édition 2022, Maison Moderne souhaite mettre tout particuliĂšrement en avant les CIO. Souvent inconnus du grand public, ils endossent un rĂŽle qui ne cesse de gagner en importance. Indispensables au succĂšs des entreprises et organi sations, les directeurs des systĂšmes informatiques s’occupent tant des besoins informatiques que des objectifs stratĂ©giques Ă  long terme des organismes pour lesquels ils travaillent. Les CIO incarnent donc un Ă©lĂ©ment crucial de la transformation digitale du pays. Le jury a repĂ©rĂ© les 50 CIO incontestĂ©s du pays dans quatre secteurs dĂ©termi nĂ©s, Ă  savoir le secteur bancaire, celui des assurances, celui de l’in dustrie, et celui du secteur public et de la santĂ©: CIO Banking; CIO Insurance; CIO Industry; CIO Public sector & Health.

Le jury

Les membres du jury Tech 100 de 2022 ont Ă©tĂ© choisis par Maison Moderne pour leur indĂ©pendance, leur impact et leur connaissance de l’écosystĂšme du Luxembourg. Incontournables dans leurs secteurs respectifs, les sept membres de ce jury auraient Ă©videmment Ă©gale ment pu figurer sur une des listes de ce Tech 100. Les voici :

‱ Stefan Berend, head of start-up acceleration chez Luxinnovation

‱ Philippe Linster, CEO de la House of Startups

‱ Maria Mateo Iborra, cofondatrice et CEO d’Ibisa Network

‱ Rajaa Mekouar, fondatrice et CEO de Calista Direct Investor

‱ Marc Payal, managing director de Fujitsu

‱ Jean-Christophe Witz, CIO d’Husky Injection Molding Systems

‱ Jelena Zelenovic Matone, CISO à la BEI

Un trĂšs grand merci aux membres du jury pour leur disponibilitĂ©, leur investissement et le partage de leur expertise ! Bonne dĂ©couverte !

Le jury DĂ©cideurs, influenceurs, incontournables, voici le jury du Who’s Who in Tech Ă©dition 2022.

Auteur NATHALIE REUTER

Des personnes influentes mĂ©riteraient de figurer dans l’édition 2023 du Who’s Who in Tech Écrivez-nous Ă  press@paperjam.lu.

Les portraits ont été rédigés par Quentin Deuxant, Marie Jacquemin, Sébastien

Marc Payal

MANAGING DIRECTOR, FUJITSU TECHNOLOGY SOLUTION

Directeur gĂ©nĂ©ral de Fujitsu Luxembourg depuis plus de 11 ans, Marc Payal dispose d’un regard affĂ»tĂ© sur les Ă©volutions technologiques et leurs impacts sur le business. C’est Ă  ce titre qu’il a prĂ©sidĂ© le jury de ce Paperjam Tech 100. Marc Payal Ă©volue dans les milieux informatiques depuis
 1987. C’est en tant qu’ingĂ©nieur systĂšme qu’il a dĂ©butĂ© sa carriĂšre. Il rejoint PwC en 1991, pour mettre en Ɠuvre le service informatique de la firme, et rejoint l’équipe Advisory lors de sa crĂ©ation en 1994. Il y restera trois ans, accompagnant les organisations locales dans leurs dĂ©fis organisationnels de l’époque. AprĂšs ĂȘtre passĂ© chez HP, oĂč il a Ă©tĂ© en charge du conseil avant-vente pendant trois ans, il rejoint Fujitsu en 2000. Il prend la tĂȘte du bureau luxembourgeois du groupe japonais en 2011. Titulaire d’un MBA de l’UniversitĂ© de Nancy 2, ce Luxembourgeois a fait grandir l’équipe de Fujitsu de 90 Ă  230 personnes aujourd’hui, mettant au service des entreprises des concepts et des technologies parmi les plus innovantes. Marc Payal accompagne le changement, invitant les dirigeants Ă  relever les dĂ©fis du digital en s’appuyant sur les possibilitĂ©s offertes par les derniĂšres technologies disponibles. Fujitsu est l’un des premiers acteurs Ă  engager ses clients sur des approches de design thinking et de co-crĂ©ation au Luxembourg. Marc Payal est Ă©galement engagĂ© dans la promotion du numĂ©rique et dans la dĂ©fense des intĂ©rĂȘts des acteurs ICT au Luxembourg. À ce titre, il siĂšge aux conseils d’administration d’ICTLuxembourg et de l’Apsi.

DÉCEMBRE 2022 100 TECH 21
Lambotte, Michaël Peiffer. Marc Payal

Stefan Berend

Stefan Berend occupe la fonction de head of start-up acceleration au sein de Luxinnovation. Il dirige Fit4Start, le principal programme d’accĂ©lĂ©ration au Luxembourg pour les start-up technologiques Ă  fort potentiel, ainsi que les initiatives orientĂ©es en faveur des entreprises en croissance et de soutien aux scale-up dans le contexte de l’initiative Startup Luxembourg. Avec une formation professionnelle et acadĂ©mique en Ă©conomie et finance d’entreprise, il a Ă©voluĂ© pendant plusieurs annĂ©es dans le domaine du private equity et du venture capital (au service d’un Big 4 ainsi qu’au sein d’une sociĂ©tĂ© de gestion d’actifs et patrimoniale). C’est en 2016 qu’il rejoint Luxinnovation en tant que conseiller aux start-up et en matiĂšre de financement Ă©tatique, les accompagnant de la crĂ©ation d’un business plan, les aidant Ă  obtenir des subventions Ă©tatiques ou Ă  accĂ©der Ă  des investisseurs privĂ©s, soutenant l’élaboration d’une stratĂ©gie de commercialisation pour le programme d’accĂ©lĂ©ration Fit4Start. Dans le cadre de sa mission, le head of start-up acceleration a soutenu de nombreux projets, de l’idĂ©e jusqu’à leur mise en Ɠuvre. Il dispose d’un regard avisĂ© sur la maniĂšre avec laquelle les acteurs parviennent Ă  innover, en partant des possibilitĂ©s offertes par la technologie. Stefan Berend contribue aussi Ă  la valorisation de l’écosystĂšme entrepreneurial luxembourgeois Ă  l’international. « La volontĂ© est de faire rayonner la dynamique luxembourgeoise Ă  l’étranger, de permettre Ă  nos start-up de gagner en visibilitĂ©, mais aussi d’attirer de nouveaux acteurs, aussi bien des porteurs de projets que des investisseurs au Luxembourg », explique Stefan Berend.

Philippe Linster

CEO, HOUSE OF

Sur son profil Linkedin, Philippe Linster reprend les propos du thĂ©oricien en Ă©conomie et management Peter F. Drucker : « De nombreuses personnes brillantes pensent que les idĂ©es dĂ©placent les montagnes. Mais les bulldozers dĂ©placent les montagnes. Les idĂ©es montrent oĂč les bulldozers doivent aller travailler. »

Le CEO de la House of Startups, principal campus d’innovation et accĂ©lĂ©rateur de projets entrepreneuriaux au Luxembourg, Ă©voque de cette maniĂšre sa mission : permettre Ă  des personnes ayant de bonnes idĂ©es de les concrĂ©tiser Ă  travers un projet Ă©conomique et de les engager sur le chemin du succĂšs. Titulaire d’un master de l’École de management de Strasbourg, Philippe Linster a dĂ©butĂ© sa carriĂšre en tant que corporate advisor au sein de la Banque de Luxembourg. En juillet 2017, il rejoint l’écosystĂšme de la Chambre de commerce, en tant que business advisor de la House of Entrepreneurship. En janvier 2020, il prend la succession de Karin Schintgen Ă  la tĂȘte de la House of Startups. Cette structure peut accueillir une communautĂ© diversifiĂ©e de 150 Ă  200 start-up rĂ©parties au sein de quatre pĂŽles d’innovation : la Luxembourg House of Financial Technology (Lhoft), le Luxembourg-City Incubator (LCI), le Hub@Luxembourg et l’International Climate Finance Accelerator Luxembourg (ICFA Luxembourg). À la mĂȘme pĂ©riode, il siĂšge au conseil de gĂ©rance de Luxinnovation. En septembre 2020, il prend la prĂ©sidence du conseil d’administration du LCI. Philippe Linster est un acteur-clĂ© de l’écosystĂšme entrepreneurial. Par ailleurs, il est, depuis 2018, trĂ©sorier et membre du conseil d’administration du Luxembourg Business Angel Network (LBAN).

Maria Mateo Iborra

CO-FOUNDER & CEO IBISA NETWORK

Maria Mateo Iborra Ă©volue dans le secteur spatial et des communications par satellite depuis 2005. Titulaire d’un master en ingĂ©nierie des tĂ©lĂ©communications, d’un master en communications par satellite et d’un executive MBA, c’est en Espagne qu’elle dĂ©bute sa carriĂšre dans ce secteur. En 2013, elle rejoint SES Satellites Ă  Luxembourg, occupant diffĂ©rents postes d’ingĂ©nierie et de management (gestion). Depuis son plus jeune Ăąge, Maria Mateo Iborra est aussi animĂ©e par un esprit entrepreneurial. À 16 ans, elle s’intĂ©resse aux marchĂ©s boursiers, commence Ă  investir et crĂ©e une premiĂšre activitĂ© en commençant Ă  conseiller ses amis et sa famille pour leurs propres investissements. Si elle a continuĂ© Ă  investir pour son propre compte, elle a mis sa fibre entrepreneuriale au service d’autres projets que le conseil. Parmi les entreprises qu’elle a créées, on peut Ă©voquer Mister Lemon, acteur spĂ©cialisĂ© dans la valorisation et l’exportation du citron. C’est au dĂ©part de Luxembourg qu’elle lance une nouvelle entreprise, mettant Ă  profit son expĂ©rience dans le domaine de la communication par satellite et sa connaissance de la technologie blockchain. Ibisa est un acteur insurtech qui facilite l’accĂšs aux solutions d’assurance climatique pour les agriculteurs et les acteurs agricoles des pays en dĂ©veloppement. Elle est Ă©galement partner de True Global Ventures, une sociĂ©tĂ© de capital-risque spĂ©cialisĂ© Web3 investissant dans des entreprises pionniĂšres comme Animoca Brands, The Sandbox ou Coinhouse. Maria Mateo Iborra est une personne curieuse, crĂ©ative, intĂ©ressĂ©e par la combinaison des nouvelles technologies au service du progrĂšs de la sociĂ©tĂ© et de la crĂ©ation de valeur durable.

Photos Romain Gamba 22 100 TECH DÉCEMBRE 2022 MĂ©thodologie
jury
et
Stefan Berend Philippe Linster Maria Mateo Iborra
thedots.lu Connecting the dots together and build the HUMANITY INSPIRING TECHNOLOGY SUSTAINABILITY Join our universe through

Rajaa Mekouar

FOUNDER & CEO, CALISTA DIRECT INVESTORS

CIO, HUSKY INJECTION MOLDING SYSTEMS

CIO de l’annĂ©e 2022, Jean-Christophe Witz contribue depuis plus de 6 ans Ă  la transfor mation numĂ©rique de Husky Technologies. Occupant la fonction de chief information officer de ce groupe industriel depuis 2020, il a la responsabilitĂ© d’une vaste Ă©quipe rĂ©partie Ă  travers le globe, en Europe, en AmĂ©rique du Nord et en Asie. La mission de celle-ci est de soutenir la transformation numĂ©rique de l’activitĂ© dans son ensemble, de la commercialisation Ă  la production, mettant en Ɠuvre le concept d’industriel 4.0, recourant notamment aux possibilitĂ©s offertes par la connectivitĂ© des objets. En bref, Jean-Christophe Witz contribue Ă  mettre en place l’usine du futur. « Celle-ci a recours au numĂ©rique dans l’optique de garantir une cohĂ©rence accrue des processus et de la capacitĂ© de production, d’amĂ©liorer la qualitĂ© Ă  travers des processus mieux contrĂŽlĂ©s, de gĂ©rer plus efficacement les flux d’information entre les diffĂ©rents processus de production », explique-t-il. C’est une transformation de bout en bout de la partie opĂ©rationnelle, qui s’appuie sur une gestion renforcĂ©e des donnĂ©es et de l’information Ă  travers notamment un digital twin capable de modĂ©liser les processus et de mesurer la performance suivant diverses variables.

Jelena Zelenovic Matone

SENIOR HEAD OF OPERATIONAL RISK AND CISO, BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT

Rajaa Mekouar

Au fil de sa carriĂšre, ce digital leader, titu laire d’un DESS en sciences de l’UniversitĂ© de Metz, a pu voir Ă©voluer l’importance de la technologie au service du dĂ©veloppement du business. « Le rĂŽle de l’IT leader a profondĂ© ment changĂ© au cours des 15 dernières annĂ©es, passant d’un rĂŽle technique, support de l’acti vitĂ©, Ă  celui d’acteur de la transformation de l’activitĂ©, explique-t-il. Sa responsabilitĂ© est devenue beaucoup plus large en raison de l’évolution des technologies, mais aussi de la dĂ©pendance de plus en plus grande des process au numĂ©rique. »

24 100 TECH DÉCEMBRE 2022
Photos jury
Romain Gamba et Guy Wolff Méthodologie et
Jean-Christophe Witz
Jelena Zelenovic Matone Jean-Christophe Witz

Les huit cyber & security stars sĂ©lectionnĂ©es pour cette Ă©dition du Tech 100 illustrent, Ă  elles seules, l’importance vitale de la sĂ©curitĂ© et de l’innovation cyber dans tous les pans de la sociĂ©tĂ©. Certains reprĂ©sentants, issus de domaines tels que la rĂ©gulation et la protection des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et vitaux du pays, du secteur de la dĂ©fense, de fleurons Ă©conomiques ou de l’univers des organisations internationales, rappellent le rĂŽle majeur jouĂ© par le Luxembourg dans le monde cyber. D’autres, par leurs fonctions Ă  la tĂȘte d’es paces d’incubation de jeunes pousses, crĂ©ent un cadre propice Ă  l’innovation entrepre neuriale. Des initiatives qui permettront Ă  l’écosystĂšme cyber luxembourgeois de perdurer encore demain avec l’émergence de futurs acteurs de pointe. Conscients de ces enjeux, les stars d’aujourd’hui sensibilisent les plus jeunes et favorisent leur crĂ©ativitĂ©.

Sheila Becker

Sheila Becker est responsable de l’équipe NISS (sĂ©curitĂ© des rĂ©seaux et des systĂšmes d’information) Ă  l’Institut luxem bourgeois de rĂ©gulation (ILR). Elle est, en outre, vice-prĂ©si dente de l’association Women Cyber Force. Dans ses fonctions professionnelles, elle joue un rĂŽle essentiel dans le domaine de la cybersĂ©curitĂ© au Luxembourg. L’ILR, en effet, est le point de contact unique Ă  l’échelle nationale pour tout ce qui relĂšve de la directive NIS. Celle-ci dĂ©finit les exigences de sĂ©curitĂ© des fournisseurs de services numĂ©riques, comme les gestionnaires de cloud et les opĂ©rateurs de services essen tiels liĂ©s aux infrastructures numĂ©riques (DNS, IXP), Ă  la gestion de l’énergie, aux trans ports, Ă  l’approvisionnement en eau, ou encore au domaine de la santĂ©. L’ILR, en tant que rĂ©gulateur, est aussi en charge de la sĂ©curitĂ© dans le cadre du code de communication Ă©lectro nique qui dĂ©finit les exigences de sĂ©curitĂ© des opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©communications. Titulaire d’un doctorat en informatique de l’UniversitĂ© du Luxembourg et de l’UniversitĂ© de Lorraine, Sheila Becker avait commencĂ© Ă  travailler pour l’ILR pour ensuite rejoindre l’armĂ©e luxembour geoise en tant que chef de l’équipe de cyberdĂ©fense, avant d’ĂȘtre dĂ©tachĂ©e Ă  la Direction de la dĂ©fense du MAEE. C’est en 2019 qu’elle retrouve l’ILR. « La sĂ©curitĂ© est importante pour moi. C’est dans ma nature d’ĂȘtre prĂ©parĂ©e au pire tout en espĂ©rant le meilleur », dĂ©clarait-elle Ă  nos confrĂšres de Delano, en juillet dernier. À travers Women Cyber Force, qu’elle a cofondĂ©e, elle est engagĂ©e dans la promotion du rĂŽle des femmes dans le domaine de la cybersĂ©curitĂ©.

Christophe Bianco Co-founder & managing partner

Excellium Services (intégrée à Thales)

Il fĂȘtait cette annĂ©e les 10 ans d’Excellium Services, sociĂ©tĂ© qu’il a cofondĂ©e avec son coreligion naire Xavier Vincens. PassionnĂ© de cybersĂ©curitĂ©, Christophe Bianco a menĂ© une des plus belles aventures entrepreneu riales que le Luxembourg a connues ces derniĂšres annĂ©es. Cet entrepreneur avait dĂ©jĂ  Ă  son actif une longue expĂ©rience dans la gestion des cyber-risques. De 2010 Ă  2012, il est viceprĂ©sident et directeur gĂ©nĂ©ral EMEA de Qualys. Auparavant, pendant 10 ans, il a gĂ©rĂ© le dĂ©veloppement des activitĂ©s de la division SĂ©curitĂ© de Verizon Business sur la rĂ©gion euro pĂ©enne. Avec Excellium Services, c’est un projet Ă  son image qu’il a souhaitĂ© mettre en Ɠuvre : pragmatique, innovant, engagĂ©, empreint d’un rĂ©el enthousiasme. Active dans plusieurs pays sur deux continents, avec plus de 170 collaborateurs et 180 clients, la sociĂ©tĂ© est passĂ©e cette annĂ©e sous le giron du groupe Thales. Christophe Bianco est un pas sionnĂ© de son mĂ©tier, animĂ© par une insatiable soif d’apprendre. Titulaire d’un diplĂŽme d’ingĂ©nieur des rĂ©seaux et des systĂšmes d’information, il a obtenu un executive MBA de HEC Paris en 2008. RĂ©cemment, il a Ă©tudiĂ© la criminologie Ă  l’UniversitĂ© de Paris Assas II et l’intelligence Ă©conomique Ă  l’École de guerre Ă©conomique de Paris. Depuis 2018, il est professeur associĂ© Ă  Telecom Nancy et actif dans de multiples projets visant Ă  la sensi bilisation et Ă  l’éducation dans le domaine de la cybersĂ©curitĂ©.

CYBER & SECURITY STARS

Tech 100
26 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Prof. Dr. Sergio Coronado

Diego De Biasio CEO

Chief information officer de l’Agence Otan de soutien et d’acquisition (NSPA), Sergio Coronado est un expert interna tional reconnu dans le domaine des technologies de l’informa tion et des communications (TIC), avec plus de 35 ans d’expĂ©rience. Pour lui, la seule voie pour dĂ©velopper et faire croĂźtre une activitĂ© rĂ©side dans l’innovation. « Pour ĂȘtre en mesure d’innover, nous devons apprendre, comprendre, essayer et Ă©chouer, dĂ©clare-t-il sur LinkedIn. C’est ce qui m’intĂ©resse. Je cherche constamment des rĂ©ponses Ă  ces questions : com ment les nouvelles technologies peuvent-elles amĂ©liorer l’activitĂ© et la sociĂ©té ? Comment adopter cette nouvelle technologie ? Comment transformer les processus actuels pour plus d’efficacité ? Comment mieux les sĂ©curiser, protĂ©ger et contrĂŽ ler ? » Sergio Coronado est entrĂ© Ă  l’Otan en 2003, Ă©voluant au fil de l’institution, d’ingĂ©nieur sys tĂšme principal Ă  CIO, en passant par les fonctions de technical project officer et de chief of the IT Division. Il a notamment reçu la mĂ©daille du service mĂ©ritoire de l’Otan pour avoir mis en place le premier cloud privĂ© sĂ©curisĂ© de l’Otan. Il est aussi professeur assistant (associĂ©) Ă  l’UniversitĂ© du Luxembourg, oĂč il enseigne sur des matiĂšres telles que la gestion de projet, la recherche interdisciplinaire, l’intelligence artificielle, la science de la donnĂ©e. Fondateur de l’asbl Luxembourg Tech School, Sergio contribue Ă  dĂ©velopper les futurs talents au Luxembourg, en aidant les nouvelles gĂ©nĂ©rations Ă  devenir crĂ©atives dans le monde numĂ©rique.

Quand Diego De Biasio a commencĂ© Ă  accompagner les jeunes pousses technologiques luxembourgeoises, on ne parlait pas encore de start-up nation C’est en 2001 qu’il rejoint le Technoport. L’incubateur d’entreprises innovantes, créé en 1998 dans le cadre du Centre de recherche public Henri-Tudor (qui deviendra par la suite le List), est la premiĂšre initiative du genre au Luxembourg. Jeune diplĂŽmĂ©, Diego De Biasio se voit proposer l’opportunitĂ© de dĂ©velopper l’activitĂ©. Ce qu’il va faire pendant plus de 20 ans, contribuant notamment Ă  façonner l’écosystĂšme entre preneurial luxembourgeois, dĂ©montrant l’intĂ©rĂȘt de soutenir et de bien accompagner des projets prometteurs dans une dynamique de diversifica tion Ă©conomique. La rĂ©ussite de Talkwalker, qui a pris racine au Technoport, en est une des plus belles preuves. Mais, Ă  l’époque, tout restait Ă  dĂ©velop per, en particulier les dispositifs de soutien au dĂ©veloppement des jeunes entreprises. En 2012, l’incubateur devient autonome, s’installant Ă  Belval, au cƓur de l’écosystĂšme innovant luxembourgeois. Une dĂ©clinai son industrielle est aussi créée Ă  Foetz, dans des halls plus spacieux, accueillant par exemple Leko Labs. C’est aussi le Technoport, Ă  cĂŽtĂ© de ces programmes d’incubation, qui dĂ©veloppe le premier fab lab de la rĂ©gion. S’il travaille au chevet de start-up luxembourgeoises, Diego De Biasio s’évertue aussi Ă  dĂ©velopper des connexions Ă  l’international, contribuant Ă  la reconnaissance de la structure au-delĂ  des frontiĂšres.

ou une autre. »

Genna Elvin Co-founder Tadaweb

C’est au dĂ©part de Luxembourg que Genna Elvin fait grandir Tadaweb, l’entreprise technologique qu’elle a cofondĂ©e en 2011 et qui dĂ©veloppe une technologie capable de rĂ©pliquer Ă  large Ă©chelle l’intelligence humaine dans la maniĂšre avec laquelle elle interagit avec les donnĂ©es en ligne. De nationalitĂ© nĂ©o-zĂ©landaise, diplĂŽmĂ©e d’un master en science et en psychologie de l’UniversitĂ© de Liverpool, cette entrepreneuse a particuliĂšrement bien menĂ© sa barque, dĂ©veloppant son activitĂ© entre Luxembourg, Paris, Londres et Ottawa. Tadaweb compte aujourd’hui plus d’une centaine de collaborateurs Ă  travers le monde. En 2017, elle retient l’attention du magazine Forbes, qui la place dans la liste des 100 meilleures femmes crĂ©atrices d’entreprise d’Europe. Dans sa dĂ©marche, Genna Elvin se dit dĂ©terminĂ©e Ă  ĂȘtre actrice du changement. « Je travaille pour faire la diffĂ©rence, sous une forme ou une autre, explique-t-elle dans sa bio. Je vis, respire et mange en mode start-up, et je crois que l’état d’esprit du hacker est crucial pour rĂ©aliser l’impossible. » Le chemin parcouru par Tadaweb semble lui donner raison. La sociĂ©tĂ© travaille aujourd’hui avec les gĂ©ants mondiaux de la technologie.

Femme entrepreneuse passionnée et inspirante, elle est aussi engagée auprÚs des générations à venir, multipliant les prises de parole lors de conférences ou encore dans les écoles, avec la volonté de donner aux jeunes les moyens de conduire des changements durables et technologiques.

Cyber & Security stars
CIO NATO Support and Procurement Agency (NSPA)
27
« Je travaille pour faire la diffĂ©rence, sous une forme

Manuel Picco

Manuel Picco est chef de la division SĂ©curitĂ© de l’information au Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE), l’administration en charge des services IT du gouvernement, des ministĂšres et des administrations publiques du Luxembourg.

Le CTIE agit en tant qu’acteur central dans le secteur de l’e-go vernment et est un partenaire fiable pour tous les types de projets publics de digitalisation.

Manuel Picco est passionnĂ© par la cybersĂ©curitĂ© et a rejoint le CTIE il y a plus de 15 ans. Il a dĂ©butĂ© en tant que membre de l’équipe de sĂ©curitĂ© rĂ©seaux et a contribuĂ© Ă  la crĂ©ation de l’équipe dĂ©diĂ©e Ă  la sĂ©curitĂ©. Depuis 2012, il dirige la division SĂ©curitĂ© de l’information, qui fournit des services de sĂ©curitĂ© transversaux aux niveaux orga nisationnel et technique – y compris la GRC (gouvernance, risques et conformitĂ©) et la sĂ©curitĂ© opĂ©rationnelle. Manuel Picco est titulaire d’un diplĂŽme d’ingĂ©nieur civil en informatique de l’École polytechnique de l’UniversitĂ© libre de Bruxelles.

Pascal Steichen

CEO

Nasir Zubairi CEO

Luxembourg

House of Cybersecurity

Lorsqu’il est question de cybersĂ©curitĂ© au Luxembourg, Pascal Steichen n’est jamais bien loin. Depuis plus de 20 ans, au service du ministĂšre de l’Économie, ce titulaire d’un master en astrophysique et d’un graduat en informatique appliquĂ©e est impliquĂ© dans les principales initiatives prises par le gouvernement luxem bourgeois en la matiĂšre. Il est le fondateur et dirigeant de Securitymadein.lu, l’agence nationale de cybersĂ©curitĂ© au service de l’économie luxem bourgeoise et des communes, renommĂ©e Luxembourg House of Cybersecurity (LHC) en octobre dernier. La LHC regroupe dĂ©sormais deux centres d’expertise. D’une part, le Circl, acteur de la gestion d’incidents et facilitateur d’échanges d’informations et de renseignements relatifs Ă  la menace cyber. D’autre part, le National Cybersecurity Competence Center (NC3), dont la mission est de soutenir le dĂ©veloppement de capacitĂ©s et de compĂ©tences en cybersĂ© curitĂ©, de fĂ©dĂ©rer une solide base industrielle en cybersĂ©cu ritĂ©, de contribuer Ă  l’excellence en recherche et dĂ©veloppement technologique. Pascal Steichen prend aussi part Ă  plusieurs initiatives internationales. Il est notamment prĂ©sident du conseil d’administration de l’European Cybersecurity Competence Centre (ECCC).

Nasir Zubairi a rejoint Luxem bourg en 2016 pour en devenir le Monsieur Fintech. En tant que CEO de la Luxembourg House of Financial Technology (Lhoft), il est l’un des principaux artisans du dĂ©veloppement de l’écosys tĂšme de la fintech Ă  l’échelle de la Place. En tant qu’entrepreneur, il a dĂ©veloppĂ© plusieurs entre prises dans le secteur financier (dont une banque), accompa gnant notamment l’avancement de nombreuses solutions tech nologiques qui ont contribuĂ© Ă  transformer des services. Ce Britannique connaĂźt mieux que personne l’importance du levier numĂ©rique au service de la compĂ©titivitĂ© et l’exigence qu’il y a Ă  s’engager dans une dynamique de transformation et d’innovation si l’on veut rester Ă  la pointe. Nasir Zubairi siĂšge au Groupe consultatif de haut niveau pour la finance et la technologie du FMI. Il a vĂ©cu et travaillĂ© dans huit pays en AmĂ©rique, en Europe et en Asie. Nasir est titulaire d’une licence de la London School of Econo mics et d’une bourse Sloan de la London Business School. Il a Ă©tĂ© dĂ©corĂ© officier de l’ordre de MĂ©rite du Grand-DuchĂ© de Luxembourg en 2022 pour ses services au Luxembourg.

L’UTILISATION DE L’IA DANS LES ENTREPRISES

Pourcentage d’entreprises (comptant au minimum 10 employĂ©s et excluant le secteur financier), par pays de l’UE, qui utilisent au moins une des quatre applications d’IA : un chatbot, l’apprentissage automatique pour l’analyse interne des big data, le traitement du langage naturel ou un robot de service (donnĂ©es de 2020). Source

UE27

Lituanie Espagne Danemark Finlande Malte Irlande

Slovénie Hongrie Chypre Autriche Pays-Bas Luxembourg Croatie France Slovaquie GrÚce Allemagne Belgique Italie

Tech 100
0 % 5 % 10 % 15 % 20 % 25 %
Eurostat
28 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Les start-upper sĂ©lectionnĂ©s par le jury illustrent Ă  quel point les crĂ©ateurs de jeunes pousses luxembourgeoises possĂšdent tous autant les uns que les autres une ouverture sur le monde et sont riches d’expĂ©riences multiples. D’origines diverses, issus de parcours acadĂ© miques Ă  l’étranger, avec des passages dans des entre prises qui ont pignon sur rue, les fondateurs de start-up du pays ont des profils pro fessionnels des plus pointus. Ce capital humain contribue Ă  amĂ©liorer par la technolo gie la plupart des domaines de l’économie et de la sociĂ©tĂ©. D’ailleurs, les choix du jury dĂ©montrent que plus aucun secteur n’échappe Ă  la technologie. Qu’elles soient actives dans la culture, les soins de santĂ© ou les fintech, les start-up luxembour geoises sont reconnues.

Caroline Assaf

Caroline Assaf, originaire du Liban, parcourt le monde avant de poser ses valises au Luxembourg en 2019. Durant ses annĂ©es d’expatriation, elle a dĂ©veloppĂ© ses compĂ©tences dans diffĂ©rents domaines, dont la durabilitĂ© sociale. Elle est d’ailleurs diplĂŽmĂ©e en dĂ©velop pement durable de la Harvard Extension School. Avant d’arri ver au Luxembourg, elle a vĂ©cu au Canada, oĂč elle a Ă©tĂ© prĂ©si dente de Sustainable Cities International. De 2016 Ă  2019, elle est membre du conseil consultatif du Forum Ă©conomique mondial, au sein de la cellule « Shaping the future of urban development and services ». Caroline Assaf a toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©e par le capital humain et la capacitĂ© Ă  apprendre les uns des autres. Coco World, fondĂ© en 2019 et signifiant « communicate to connect », est basĂ© sur ce principe. Elle prĂ©sente son idĂ©e au ministĂšre de l’Éducation nationale, qui, en collaboration avec le Fonds social europĂ©en, rĂ©pond favorablement au projet en apportant un support finan cier de 500.000 €. Sa start-up est aussi sĂ©lectionnĂ©e, en 2020, au hackathon StartupVsCovid19, qui lui permet de recevoir un soutien financier de 150.000 € et d’intĂ©grer le LuxembourgCity Incubator.

AprĂšs 20 ans dans les domaines bancaire et financier, Bert Boer man quitte son poste au sein de la banque ABN Amro pour se consacrer Ă  son projet. Son objectif : transformer l’industrie de la gestion d’actifs. En effet, fort de son expertise, il a pu lui-mĂȘme constater la nĂ©cessitĂ© d’amĂ©liorer les processus internes, notamment face Ă  la rĂ©glementation crois sante. C’est donc avec passion qu’en 2014, il lance – avec son frĂšre jumeau et CTO Rob Boerman – Governance.com, devenue une fintech leader au Luxembourg, opĂ©rant Ă  l’échelle mondiale Ă  travers 85 mar chĂ©s. Avec cette plateforme, il souhaite proposer une tech nologie rĂ©pondant aux besoins spĂ©cifiques des institutions dans le secteur de la gestion d’actifs, en automatisant la gestion du cycle de vie des clients, la gouvernance d’entre prise, la gestion de risques et la conformité  DĂšs les premiĂšres annĂ©es, l’entreprise est recon nue et remporte, en 2016, les premiers Fintech Awards. Ce prix donne un vĂ©ritable coup de projecteur sur l’entreprise, qui figure alors dans d’autres classe ments, tels que l’European Fin tech 100 ou le Global RegTech 100. Le fait de propo ser un produit qui s’adapte aux besoins des clients sĂ©duit, tout comme le fait que les Ă©quipes de Governance.com travaillent avec celles du client pour accompagner la transformation digitale. Depuis sa crĂ©ation, les services proposĂ©s sur la plateforme n’ont cessĂ© d’ĂȘtre Ă©toffĂ©s par Bert Boerman et son Ă©quipe d’experts.

START-UPPER

Tech 100
30 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
www.yumisign.com Experience eSignature like never before Anytime, anywhere on any device eSignature at your fingertips Sign on your desktop or on the go with your mobile or Ipad anywhere, at any time. Collaborate with your team within workspaces to achieve your signature projects efficiently. Get things done faster with template creation at any step of your workflow. YumiSign

Matteo Bucci Fondateur

Matteo Bucci, Italien d’origine, termine ses Ă©tudes d’ingĂ©nieur informatique Ă  l’UniversitĂ© de Bologne en 2017. L’idĂ©e de RoomMate germe dans son esprit Ă  cette Ă©poque, aprĂšs avoir vĂ©cu en colocation. L’application vise Ă  simplifier et gĂ©rer tous les aspects de la vie quotidienne entre colocataires, membres d’une famille.

Il est notamment possible de se rĂ©partir les tĂąches mĂ©nagĂšres, d’y gĂ©rer les dĂ©penses et factures
 Rapidement, Matteo Bucci est rejoint par quatre autres Ă©tudiants. C’est en se rendant compte qu’ils n’étaient pas les seuls Ă  faire face aux Ă©ventuelles difficultĂ©s de la colocation qu’ils se penchent sur la crĂ©ation d’une solution.

Un an aprĂšs la crĂ©ation du projet, ce dernier intĂšgre un programme d’accĂ©lĂ©ration italien. En 2019, Matteo Bucci et ses Ă©quipes s’installent au Luxembourg, ayant Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s pour intĂ©grer le programme Fit4Start. En aoĂ»t de cette mĂȘme annĂ©e, ils lancent RoomMate Estelle, qui facilite la vie des propriĂ© taires, notamment d’un point de vue administratif.

Caner Dolas

Avec un diplĂŽme en architecture et l’idĂ©e de ce qui allait devenir Gamma AR, Caner Dolas a participĂ© Ă  un programme Ă  l’universitĂ© d’Aix-la-Chapelle, en Allemagne. Il y a rencontrĂ© son cofondateur, Jayan Jevanesan, informaticien. Son expĂ©rience dans le domaine de l’architec ture et de la transformation numĂ©rique l’a aidĂ© Ă  com prendre que les ressources sont gaspillĂ©es, que les retards sont la norme, et que les prĂ©venir est la clĂ© d’une industrie de la construction rentable et durable. En dĂ©veloppant Gamma AR, les fondateurs ont commencĂ© Ă  rĂ©soudre ces problĂšmes en utilisant la rĂ©alitĂ© augmentĂ©e et la technologie BIM, facilitant ainsi la vie des professionnels de la construction en leur permet tant de travailler plus efficace ment. La jeune Ă©quipe a remportĂ© le programme  Fit4Start de Luxinnovation en 2019 et rejoint l’incubateur de la Ville de Luxembourg.

Depuis 2020, Gamma Technolo gies a levĂ© plus d’un million de fonds auprĂšs d’investisseurs et travaille avec le secteur de l’AEC Ă  l’échelle internationale (Porr AG, Strabag, ZĂŒblin, Engie) et locale, notamment avec l’entreprise ferroviaire publique luxembourgeoise CFL. Avant l’aventure Gamma Technologies, Caner Dolas a travaillĂ© dans diffĂ©rents cabinets d’architecture.

Florian Feltes Cofondateur Zortify

Florian Feltes est un ancien Ă©tudiant de l’UniversitĂ© du Luxembourg. Durant son docto rat au SnT, il convainc une premiĂšre entreprise allemande de financer un projet de recherche avec le SnT. Il a rĂ©digĂ© sa thĂšse de doctorat sur le thĂšme « Influence de la digita lisation sur le comportement de leadership de la gĂ©nĂ©ration Y ». Au cours des annĂ©es suivantes, il est actif Ă  la Cologne Business School et Ă  la Digital Creative Business School Hyper Island (Stockholm et Manchester). En 2018, Florian Feltes cofonde, avec le Dr Marcus Heidbrink, l’entreprise de deeptech Zortify, qui dĂ©veloppe le traitement du langage naturel et l’intelligence artificielle pour aider les entre prises Ă  prendre de meilleures dĂ©cisions. Selon le Financial Times, Zortify est considĂ©rĂ©e comme une des entreprises technologiques qui façonnent dĂ©jĂ  l’avenir, et pas seulement du Luxembourg. L’ambition de Zortify est de devenir le leader europĂ©en du natural language processing. Florian Feltes est l’auteur du livre Revolution? Ja, bitte! Wenn Old-SchoolFĂŒhrung auf New-WorkLeadership Trifft. En plus de Zortify, il est professeur fonda teur de la XU Exponential University Ă  Potsdam, oĂč il enseigne le leadership numĂ©rique.

Robert Glaesener CEO Fiveoffices

Robert Glaesener dĂ©bute son parcours dans le marketing chez M&M’s / Mars en Allemagne. En 2000, il rejoint la banque internationale TD Bank et y dĂ©ve loppe Internaxx.com. Il en sera le PDG durant 10 ans. En 2010, il rejoint Talkwalker, une start-up fondĂ©e par deux entrepreneurs luxembourgeois proposant une solution de veille et d’analyse du web et des rĂ©seaux sociaux en temps rĂ©el. Convaincu par la technologie et le potentiel de marchĂ©, Robert Glaesener pilote la croissance de l’entreprise. Lorsqu’il se retire du poste de CEO en 2021, plus de 500 sala riĂ©s travaillent pour Talkwalker en Europe, aux États-Unis et en Asie. Il y est toujours prĂ©sent en tant que prĂ©sident du conseil d’administration. Il siĂšge Ă©gale ment au conseil d’administration de l’entreprise Governance.com et de la Fedil. Depuis quelques mois, il s’est associĂ© Ă  Daniel Schneider et Benjamin Tillier pour un nouveau projet. Consta tant que le marchĂ© de l’immobi lier de bureaux n’est plus en adĂ©quation avec les besoins actuels des entreprises, ils lancent Fiveoffices, premier site B2B de monĂ©tisation des bureaux inoccupĂ©s. GrĂące au service, les entreprises ayant des locaux vides peuvent les propo ser Ă  la sous-location Ă  d’autres structures cherchant une alter native aux modes de location actuels, qui sont souvent soit peu flexibles, soit onĂ©reux. En plus de faciliter la recherche de bureaux, Fiveoffices prĂ©sente un vĂ©ritable impact Ă©cologique, celui de rĂ©duire l’empreinte carbone en proposant des lieux dĂ©jĂ  chauffĂ©s et meublĂ©s.

Tech 100
32 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Felix Hemmerling

Felix Hemmerling lance son premier projet Univize en 2017 Ă  Singapour, alors qu’il est Ă©tudiant Ă  l’University College Dublin. Il s’agit d’une plateforme mettant en contact des Ă©tu diants de plus de 60 universitĂ©s europĂ©ennes, de Singapour et de Hong Kong avec de potentiels futurs Ă©tudiants. Ces derniers pouvaient poser leurs questions sur l’universitĂ© et l’environnement. AprĂšs deux ans, l’aventure s’arrĂȘte. Felix Hemmerling travaille ensuite Ă  la Banque de Luxembourg et chez Finologee en tant que fintech/regtech product mana ger. En 2019, il se lance le dĂ©fi d’organiser un festival de musique, le Luxembourg Open Air. Les deux Ă©ditions annuelles sont maintenant attendues par des milliers de fans de musique Ă©lectro. Depuis 2020, il est Ă  la tĂȘte de Kodehyve, fondĂ©e avec Julien Casse. Ce systĂšme d’exploitation B2B2C optimise le travail des promoteurs et fonds immobiliers, ainsi que celui de leurs partenaires en permettant de planifier, exĂ©cuter et analyser les projets de construction et de commercialisation. Un peu plus d’un an aprĂšs le lancement, ils rĂ©alisent une premiĂšre levĂ©e de fonds en 2021 et rĂ©coltent plus d’un million d’euros, per mettant de dĂ©velopper l’entre prise et d’engager de nouveaux collaborateurs. Une seconde levĂ©e de fonds de plus de 2,6 millions est effectuĂ©e en 2022 pour prĂ©parer les premiers pas vers l’international. Cette mĂȘme annĂ©e, Felix Hemmerling dĂ©veloppe Wagmi GP, un des premiers gestionnaires de fonds web3 pour accompagner les investisseurs dans l’univers des cryptos et des NFT.

Marc Jacobs

AprĂšs plus de 25 ans d’expĂ©rience Ă  des postes managĂ©riaux, notamment au sein de Plastipak Packaging entre 2009 et 2013, Marc Jacobs devient CEO de Molecu lar Plasma Group. Fusion entre un institut de recherche belge, VITO, et le Luxembourg Institute of Science and Technology, MPG dĂ©veloppe et commercia lise des Ă©quipements pour de nombreuses industries. Ils ont notamment dĂ©veloppĂ© une technique de nanorevĂȘte ment Ă  base de plasma atmos phĂ©rique froid. L’entreprise est particuliĂšrement remarquĂ©e, en 2020, grĂące Ă  cette techno logie. En effet, avec le soutien du ministĂšre de l’Économie, et en collaboration avec SantĂ© Service SA, elle dĂ©veloppe des masques autodĂ©sinfectants.

Le principe est simple et inof fensif pour l’organisme, Ă©tant donnĂ© qu’il s’agit d’appliquer un nanorevĂȘtement sur les masques. Depuis le mois de fĂ©vrier, Marc Jacobs est le prĂ©sident exĂ©cutif de Molecular Plasma Group. Il ne s’est pas arrĂȘtĂ© lĂ  pour autant. En 2019, il a cofondĂ© le Hofstede Insights Luxembourg-Belgium, organisme de formation axĂ© sur la multiculturalitĂ© en entreprise. ThĂšme qui tient d’ailleurs Ă  cƓur Ă  Marc Jacobs, puisqu’il a Ă©galement co-Ă©crit un livre s’intitulant Negociate like a local, qui fournit des outils pratiques afin de faire face aux Ă©ventuels dĂ©fis interculturels, plus particuliĂšrement dans les affaires internationales.

Davide Martucci

Suisse d’origine, Davide Martucci entame sa carriĂšre en 2007 chez UBS, en tant qu’investment specialist. En 2014, il est Ă  la tĂȘte du comitĂ© local du Conseil en investissement pour le sud de l’Europe. En 2015, alors qu’il travaille pour le compte d’une sociĂ©tĂ© familiale, il ouvre un bureau de gestion d’actifs au Luxembourg. Rapidement, lui et son Ă©quipe, dont Semin Ibisevic, son futur associĂ©, se rendent compte des failles prĂ©sentes dans certaines procĂ©dures, notamment en ce qui concerne la gestion des donnĂ©es, la rĂ©conciliation entre les systĂšmes ou les donnĂ©es des diffĂ©rents prestataires. Afin de faciliter la vie de leurs Ă©quipes, Davide Martucci et Semin Ibisevic dĂ©veloppent une solution destinĂ©e Ă  simpli fier la gestion des donnĂ©es relatives aux transactions effectuĂ©es. Ils continuent Ă  amĂ©liorer le programme et, en 2019, crĂ©ent Next Gate Tech. PassionnĂ© par la technologie et le monde financier, il semblait Ă©vident pour Davide Martucci de s’orienter dans cette direc tion et de participer Ă  la digitali sation de cette industrie.

Aidan McClean CEO

En 2018, Aidan McClean cofonde, avec Renaud Marquet, UFODrive, une sociĂ©tĂ© de location de vĂ©hicules dont la flotte est entiĂšrement Ă©lec trique. Face aux frustrations auxquelles il a fait face Ă  de nombreuses reprises, il a simpli fiĂ© les dĂ©marches au maximum. En quelques secondes, le client peut rĂ©server sa voiture grĂące Ă  l’application et la rĂ©cupĂ©rer. Opter pour des vĂ©hicules Ă©lectriques reprĂ©sente un moyen de faire un geste pour l’environnement. Depuis le lancement de l’entreprise, plus de 2.000.000 kg de CO2 ont Ă©tĂ© Ă©vitĂ©s. Face aux fausses idĂ©es circulant sur les voitures Ă©lec triques, Aidan McClean s’est renseignĂ© et a Ă©crit un livre, Electric Revolution – Myths & truths about electric vehicles and climate disaster, dont un des objectifs est Ă©galement de dĂ©montrer l’impact des vĂ©hicules thermiques en termes d’émissions de gaz carbonique. Avant de se lancer dans la crĂ©ation d’UFODrive, Aidan McClean a travaillĂ© dans le domaine de la finance pendant 25 ans. Il Ă©tait spĂ©cialisĂ© dans les technologies de l’informa tion et avait notamment exercĂ© en tant que CIA chez Lombard International Assurance. Durant son passage au sein de l’entreprise, il a dĂ©veloppĂ© une technologie de pointe gĂ©nĂ©rant d’importants profits pour les actionnaires.

Start-upper DÉCEMBRE 2022 TECH 100 33

C’est dans le domaine de l’infor matique que le Luxembourgeois Tom Michels dĂ©bute sa carriĂšre. Il est consultant en audit informatique chez KPMG Luxem bourg avant d’intĂ©grer la chaire des systĂšmes d’information et de service Ă  l’UniversitĂ© de la Sarre en tant qu’associĂ© de recherche et assistant. Il obtient, en 2017, sa maĂźtrise en informa tique. Cette mĂȘme annĂ©e, il dĂ©veloppe Salonkee. L’applica tion permet, en quelques clics, d’effectuer une rĂ©servation chez un coiffeur, un barbier, un esthĂ© ticien ou auprĂšs d’un Ă©tablisse ment spĂ©cialisĂ© dans la beautĂ©, ou pour des thĂ©rapies alterna tives. Pour les entreprises, elle facilite la gestion des agendas et du personnel, la facturation, le marketing, et laisse ainsi plus de temps pour dĂ©velopper leur affaire. Le succĂšs est rapidement au rendez-vous, et le logiciel Salonkee devient un des leaders europĂ©ens. À peine deux ans aprĂšs le lancement, Tom Michels organise une levĂ©e de fonds et rĂ©colte un million d’euros. GrĂące Ă  cela, l’application est lancĂ©e en Belgique. En 2020, c’est en Suisse que le service est pro posĂ©. Cette mĂȘme annĂ©e, Tom Michels et son projet remportent la premiĂšre place du concours Creative Young Entrepreneur Luxembourg (Cyel). Depuis, une autre levĂ©e de fonds de 6,2 millions d’euros a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e, et Salonkee s’est lancĂ©e aux Pays-Bas et en Allemagne. Avec des milliers de salons et instituts travaillant avec Salonkee aujourd’hui et une croissance Ă  plus de 100 % par an, l’entreprise de Tom Michels a encore de beaux jours devant elle.

Casius Morea

AprĂšs un double cursus en management des sociĂ©tĂ©s et en droit des affaires internationales, Casius Morea dĂ©bute sa carriĂšre en 1998. Une premiĂšre sociĂ©tĂ© de logiciels bancaires voit le jour, suivie, en 2003, d’un groupe d’e-commerce sur base d’une plateforme dĂ©veloppĂ©e en interne. Des milliers d’e-mails devaient ĂȘtre traitĂ©s rapidement par le service client. C’est ainsi que l’idĂ©e d’EmailTree AI est nĂ©e, pour rĂ©pondre aux besoins de l’entreprise. Le dĂ©veloppement dĂ©bute en 2017, et EmailTree AI voit le jour en 2019. L’objectif est de mettre en place une solution de management intelligent d’e-mails, basĂ©e sur diffĂ©rentes techniques d’intelligence artifi cielle qui interviennent tout au long du parcours d’un e-mail. Le dialogue avec les applica tions CRM/API/RPA a permis la crĂ©ation d’un nouveau type de plateforme, les conversational business applications. Le temps de traitement d’un e-mail est fortement rĂ©duit, et la satisfac tion des utilisateurs augmente considĂ©rablement. Il s’agit de la raison finale, une montĂ©e en compĂ©tences de l’humain, qui active et contrĂŽle les outils d’automatisation Ă  sa disposi tion, pour une plus grande valeur future gĂ©nĂ©rĂ©e.

Raoul Mulheims

Les compĂ©tences de Raoul Mulheims dans la crĂ©ation d’entreprise ne sont plus Ă  dĂ©montrer grĂące, notamment, Ă  ses 23 ans d’expĂ©rience. C’est en 1996, alors qu’internet arrivait au Luxembourg, qu’il dĂ©veloppe – avec des amis – ce qui devient, Ă  l’époque, le plus grand rĂ©seau social du pays : Luxusbuerg. Plus de 70.000 personnes Ă©taient inscrites sur la plateforme. Alors qu’il est encore Ă©tudiant, en derniĂšre annĂ©e de droit Ă  Paris, il cofonde Nvision. Nous sommes alors en 1999, et l’en treprise deviendra une des principales agences digitales du pays. En 2006, il devient directeur gĂ©nĂ©ral de MPulse, une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans les micropaiements qui permet Ă  ses utilisateurs de dĂ©velopper, dĂ©livrer et facturer du contenu par tĂ©lĂ©phone. En 2012, Raoul Mulheims est un des cofonda teurs d’un tout autre projet : Digicash. MĂȘme si la vision est similaire Ă  MPulse, le principal dĂ©fi Ă©tait de convaincre de l’utilitĂ© de l’application auprĂšs des banques, des commerçants et des utilisateurs. Mission rĂ©ussie ! En 2017, Digicash Payments SA est rachetĂ©e par Payconiq, dĂ©jĂ  prĂ©sente dans plusieurs pays europĂ©ens Ă  l’époque. Depuis 2017, il fait partie des fondateurs de Finologee, premier opĂ©rateur de plateforme de finance numĂ©rique du pays.

LA PERFORMANCE NUMÉRIQUE DU LUXEMBOURG

Kevin Muller

Rien ne prĂ©destinait Kevin Muller Ă  entreprendre. Sociologue de formation, ce Français d’origine dĂ©bute sa carriĂšre d’entrepreneur de la tech Ă  Chennai. Il a alors 23 ans et lance une agence digitale spĂ©cialisĂ©e dans le dĂ©veloppe ment de projets haut de gamme Ă  prix abordable Ă  destination du marchĂ© français. Le succĂšs est au rendez-vous. Il lancera alors plusieurs start-up et projets technologiques, dont un portail permettant l’apprentis sage du français, en partenariat avec le gouvernement français. C’est en 2016 que le projet Passbolt voit le jour, afin de rĂ©soudre les problĂšmes de gestion de mots de passe auxquels Kevin Muller et son Ă©quipe faisaient face. Ils crĂ©ent une solution open source, hautement sĂ©curisĂ©e et collaborative pour rĂ©pondre aux besoins des Ă©quipes digita lisĂ©es. Rapidement, la demande explose, et ils sont approchĂ©s par le programme luxembour geois Fit4Start. Kevin Muller et son Ă©quipe reviennent alors au Luxembourg en 2016. Depuis, plusieurs levĂ©es de fonds fructueuses ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, et Passbolt continue de se dĂ©velopper. La solution s’est imposĂ©e comme une rĂ©fĂ©rence et est utilisĂ©e, Ă  l’heure actuelle, par plus de 10.000 organisa tions dans 50 pays, incluant des gouvernements, des sociĂ©tĂ©s du CAC 40 et de nombreuses start-up.

Le Luxembourg obtient des rĂ©sultats supĂ©rieurs Ă  la moyenne de l’UE dans quatre des cinq catĂ©gories, se classant au troisiĂšme rang mondial pour la connectivitĂ©. La faible performance en matiĂšre d’intĂ©gration de la technologie numĂ©rique par les entreprises (19e au classement gĂ©nĂ©ral) s’explique en partie par la faible proportion de PME qui vendent des produits au-delĂ  des frontiĂšres ou en ligne. Les notes sont indiquĂ©es sur 100.

Source Digital Economy & Society Index 2020, Commission UE

Tech 100
Connectivité Capital humain Utilisation des services internet Intégration de la technologie numérique par les entreprises Services publics numériques
0 50 100 150 200 250 300 34 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
Luxembourg Moyenne UE

Tahereh Pazouki

Tahereh Pazouki obtient son master en information et en informatique en 2015. Cependant, voulant utiliser ses compĂ©tences pour avoir un impact social positif sur le monde, elle poursuit avec un doctorat en psychologie. Elle se spĂ©cialise dans le dĂ©veloppe ment de la petite enfance. C’est dans ce contexte que Tahereh Pazouki a fondĂ© Magrid Learning Solution, au sein de l’incubateur de l’UniversitĂ© du Luxembourg, en 2017. Magrid est un pro gramme Ă©ducatif neutre en termes de langue pour l’appren tissage des mathĂ©matiques. La neutralitĂ© linguistique en fait un outil d’apprentissage accessible Ă  tous et offre des chances Ă©ducatives Ă©gales Ă  tous les apprenants. Le succĂšs est au rendez-vous. En 2021, Tahereh Pazouki et son programme ont remportĂ© le World Summit Award (WSA) dans la catĂ©gorie Apprentissage et Ă©ducation. En 2021, Tahereh Pazouki rafle la premiĂšre place au tournoi de l’innovation sociale de la Banque europĂ©enne d’investissement, et a Ă©galement reçu le titre de Jeune entrepreneur crĂ©atif (Cyel, Creative Young Entrepre neur Luxembourg). En 2022, elle a remportĂ© la premiĂšre place du JCI CYE Europe et la deuxiĂšme place au congrĂšs mondial du JCI CYE. Elle a Ă©gale ment Ă©tĂ© laurĂ©ate du MIT Solve’s Global Challenges dans la catĂ© gorie Re-engaging learners.

Peter Platzer

Peter Platzer, d’origine autrichienne, dĂ©bute sa carriĂšre dans la finance en Allemagne, aux États-Unis ou encore Ă  Hong Kong. Rapidement, il revient vers ses passions que sont la physique et la technolo gie. Il se forme notamment au Centre europĂ©en de recherche nuclĂ©aire (CERN) et Ă  l’Institut Max Planck, et suit un stage au sein de la Nasa et du Space Portal Group, spĂ©cialisĂ© dans les nanosatellites. Il est Ă©galement diplĂŽmĂ© d’un master en admi nistration des affaires de la Harvard Business School, oĂč il bĂ©nĂ©ficiait de la bourse Baker. D’ailleurs, Peter Platzer y accom pagne les Ă©tudiants afin de les aider dans le choix de leur parcours professionnel. C’est en 2012 qu’il s’associe Ă  Jeroen Cappaert et JoĂ«l Spark, et lance Spire Global. L’objectif est de fournir des donnĂ©es provenant de satellites depuis n’importe quel endroit de la Terre. Des petits satellites, capables de rĂ©colter, transmettre et exploiter rapidement d’importantes quan titĂ©s de donnĂ©es, sont envoyĂ©s dans l’espace. En 2017, l’entre prise signe un accord de coopĂ©ration avec le pays. En contrepartie, ils y installent le siĂšge social europĂ©en de Spire Global. Peter Platzer intervient rĂ©guliĂšrement dans des confĂ©rences consacrĂ©es Ă  la technologie ou l’entrepreneu riat partout dans le monde. Il est Ă©galement membre du Forbes Technology Council et Ă©crit rĂ©guliĂšrement pour la version digitale de Forbes

DĂ©tenteur d’un master en technologie de l’information, Omar Qaise s’est toujours intĂ©ressĂ© au domaine spatial. Durant ses Ă©tudes Ă  l’UniversitĂ© de BrĂȘme, en Allemagne, il a suivi des cours sur le sujet. Il obtiendra d’ailleurs le Prix de la meilleure thĂšse en science et ingĂ©nierie. Durant plusieurs annĂ©es, il travaille dans diffĂ© rentes organisations et entre prises actives dans l’industrie des satellites et des tĂ©lĂ©commu nications. Il a notamment Ă©tĂ© ingĂ©nieur chargĂ© de l’exploita tion des engins spatiaux et des commandes de vol sur plusieurs missions Ă  l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA) ou product manager pour SES Satellites. Au fil de ses expĂ©riences, il se rend compte qu’il y a des lacunes sur le marchĂ© de la tĂ©lĂ©communica tion, notamment en ce qui concerne les satellites en orbite basse et la 5G. Il fonde alors OQ Technology en 2016. Avec sa sociĂ©tĂ©, l’objectif est clair : Omar Qaise veut fournir une solution de connectivitĂ© Ă  faible coĂ»t et des analyses de donnĂ©es Ă  haute valeur ajoutĂ©e. Il construit alors une constellation mon diale de satellites destinĂ©e Ă  la communication 5G permettant de fournir de la connectivitĂ© partout dans le monde. Omar Qaise et ses Ă©quipes ont d’ailleurs dĂ©posĂ© des terminaux dans le dĂ©sert, afin de tester leur technologie de rĂ©seau 5G. Mission rĂ©ussie, Ă©tant donnĂ© que le boĂźtier reçoit et Ă©met des signaux sans difficultĂ©.

C’est en assistant au festival de musique de Sanremo, en Italie, avec Matteo Cernuschi – qui deviendra un de ses asso ciĂ©s – que l’idĂ©e d’ANote Music est nĂ©e. La plateforme que les fondateurs rĂ©sument comme Ă©tant « la main stage de l’inves tissement musical » offre la possibilitĂ© aux investisseurs d’acquĂ©rir un morceau d’un catalogue musical et de recevoir les royalties en retour.

La start-up a Ă©tĂ© fondĂ©e en 2018, Ă  Luxembourg-ville, par Marzio F. Schena, Matteo Cernuschi et GrĂ©goire Mathonnet. Le succĂšs a rapidement suivi, et ANote Music s’est qualifiĂ©e dans le top 10 des meilleures start-up au monde, Ă©tant la seule entre prise europĂ©enne lors de la finale de la Startup World Cup 2022. Marzio F. Schena, cette annĂ©e, a Ă©tĂ© nommĂ© dans le classement Forbes 30 Under 30 italien, dans la catĂ©go rie Musique. Ce classement met en avant des personnalitĂ©s qui se sont distinguĂ©es dans diffĂ© rents domaines. Avant la crĂ©a tion de la start-up, il a travaillĂ© plusieurs annĂ©es dans le domaine de la finance, notamment en tant qu’analyste financier Ă  Londres, ou chez Woodpecker Capital, au Luxem bourg, en tant que gestionnaire de fonds. Il a Ă©galement Ă©tĂ© membre du Global Shapers Luxembourg Hub, dont la mis sion est de rassembler des entrepreneurs afin de monter des projets Ă  impact positif.

Tech 100
36 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Cédric Spaas

C’est grĂące Ă  son expĂ©rience en ingĂ©nierie nanotechnologique pour les traitements oncolo giques que CĂ©dric Spaas s’est dirigĂ© vers le domaine des soins de santĂ©. Ses Ă©tudes en nano sciences et nanotechnologies lui ont en effet permis de se diriger vers ce domaine. Le fait de travailler sur des solutions de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e pour l’indus trie des soins de santĂ© lui a fait comprendre les avantages de l’affichage des informationsclĂ©s dans le champ de vision de l’utilisateur. Les avantages pour les chirurgiens de la navigation visuelle et sur cible au moyen de solutions avancĂ©es de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e sont alors devenus trĂšs Ă©vidents. Avec une idĂ©e, de bons partenaires, des utilisa teurs finaux confirmĂ©s et une volontĂ© personnelle de crĂ©er des solutions pour un avenir meilleur, le choix de lancer Arspectra Ă©tait une Ă©vidence. La sociĂ©tĂ© voit donc le jour en 2018. Les lunettes Ă  vision directe permettent aux chirurgiens de voir les informations essen tielles sur le patient plutĂŽt que sur des Ă©crans externes. L’ambi tion premiĂšre de l’entreprise est de permettre aux professionnels de la santĂ© d’amĂ©liorer leurs performances et de changer la donne dans de nombreuses procĂ©dures critiques.

Maciej Waloszyk

Maciej Waloszyk a fondĂ© Cascade Lab en 2019. Le concept est simple : proposer aux acteurs du secteur financier ou liĂ©s Ă  celui-ci une solution numĂ©rique leur permettant de digitaliser et de centraliser les donnĂ©es relatives Ă  leur clientĂšle et de bĂ©nĂ©ficier d’un cadre AML/KYC et de confor mitĂ© intĂ©grĂ© et complet. GrĂące au programme dĂ©veloppĂ©, les opĂ©rations sont fluidifiĂ©es, et le travail des Ă©quipes en est simplifiĂ©. De plus, dĂšs le lance ment du projet, il Ă©tait essentiel pour Maciej Waloszyk que les sociĂ©tĂ©s de plus petite taille puissent avoir accĂšs Ă  cette solution. En effet, ayant travaillĂ© dans des PME du secteur financier, il a Ă©tĂ© confrontĂ© aux difficultĂ©s qu’elles pouvaient avoir pour financer ou pour trouver des solutions propices dĂ©jĂ  existantes. Avant de lancer Cascade Lab, Maciej Waloszyk a agi en tant qu’administrateur dĂ©lĂ©guĂ© d’une super ManCo luxembourgeoise. En complĂ© ment de l’expĂ©rience acquise au fil des annĂ©es, il est Ă©gale ment dĂ©tenteur d’un diplĂŽme de commerce de la Luxem bourg Business Academy, reçu au terme d’un programme rĂ©sul tant de la collaboration entre la Chambre de commerce et l’UniversitĂ© du Luxembourg.

Antoine Welter

DĂšs ses Ă©tudes, Antoine Welter a commencĂ© Ă  parcourir le monde. AprĂšs une licence en administration des affaires et technologies en Espagne, il continue avec un master en affaires internationales Ă  Munich. Durant ses Ă©tudes, il passe quelques mois en Chine, dans le cadre d’un Ă©change. Il dĂ©bute sa carriĂšre profession nelle dans le milieu de la finance. Antoine Welter travaille notamment chez Accenture, en Allemagne, en tant que business analyst, puis devient consultant en finance et performance de l’entreprise. En 2019, il fonde Matuca sĂ rl, une sociĂ©tĂ© inves tissant dans le B2B. En 2021, Antoine Welter fait la connais sance de Xavier Kohll, docteur en gĂ©nie chimique. Tous deux partageant les mĂȘmes valeurs, l’idĂ©e de s’associer est naturelle. Avec cette volontĂ© de ramener l’entrepreneuriat au Luxembourg, ils y reviennent tous les deux, voulant crĂ©er une entreprise avec un but et une mission. C’est ainsi qu’ils combinent leurs connaissances et fondent Circu Li-ion en 2021. L’objectif est de donner une deuxiĂšme vie aux batteries au lithium. En effet, une fois en fin de vie, elles sont gĂ©nĂ©ralement jetĂ©es et brĂ»lĂ©es, impactant nĂ©gativement l’environnement. Au sein de Circu Li-ion, cette batterie est alors testĂ©e, et les cellules ne fonctionnant plus sont remplacĂ©es. L’expĂ©rience d’Antoine Welter n’est plus Ă  dĂ©montrer, grĂące Ă  sa maĂźtrise en finance et en marketing, et grĂące aux investissements qu’il a effectuĂ©s dans de nombreuses sociĂ©tĂ©s au fil du temps.

Charlotte Wirion

Depuis son plus jeune Ăąge, Char lotte Wirion est passionnĂ©e par l’environnement et la nature. D’origine luxembourgeoise, elle a Ă©tudiĂ© les sciences et l’ingĂ©nierie environnementale Ă  l’école polytechnique fĂ©dĂ©rale de Zurich, en Suisse. Elle a com plĂ©tĂ© son master par un doctorat en hydrologie, Ă  la Vrije Univer siteit Brussel, en Belgique. Elle a pu y faire des recherches sur les Ă©cosystĂšmes hydrauliques urbains grĂące Ă  la tĂ©lĂ©dĂ©tection, se rendre sur le terrain pour vali der les indices de tĂ©lĂ©dĂ©tection et les processus simulĂ©s du bilan hydrique, notamment. Entre 2019 et 2021, elle est chercheuse, tou jours au sein de la VUB. Un des projets sur lesquels Charlotte Wirion a pu travailler s’intitulait « Agriculture urbaine : comment irriguer ? ». L’objectif Ă©tait d’éva luer l’utilisation de l’eau, le poten tiel et les alternatives pour l’irrigation des initiatives d’agri culture urbaine, tout en adoptant une approche scientifique citoyenne. En parallĂšle, elle cofonde WEO avec l’ambition de contribuer Ă  une meilleure gestion de l’environnement grĂące aux donnĂ©es provenant de l’espace et de l’intelligence artificielle. Faire la diffĂ©rence Ă©tait essentiel pour Charlotte Wirion et son associĂ©e, Imeshi Weerasin ghe. En fondant WEO, l’objectif Ă©tait de lutter contre les pro blĂšmes liĂ©s au changement cli matique qui sont retrouvĂ©s dans l’agriculture, l’urbanisation ou les eaux de surface. WEO contribue ainsi Ă  un monde oĂč la gestion de l’environnement sera optimisĂ©e.

Start-upper DÉCEMBRE 2022 TECH 100 37

L’écosystĂšme technologique luxembourgeois n’aurait pas atteint son niveau de maturitĂ© actuel sans des financements de qualitĂ©. Les dirigeants de sociĂ©tĂ©s de capital-risque et les business angels reprĂ©sentĂ©s dans cette catĂ©gorie contribuent Ă  l’existence de l’écosystĂšme technologique du pays. Leur capacitĂ© Ă  identifier les meilleures opportunitĂ©s d’investissement reste cruciale pour la pĂ©rennitĂ© de l’écosystĂšme.

Pascal Bouvier

partner

La rĂ©putation et l’expertise de Pascal Bouvier ne sont plus Ă  dĂ©montrer. Il a dĂ©jĂ  financĂ© de nombreuses entreprises partout Ă  travers le monde. DiplĂŽmĂ© de l’Institut supĂ©rieur du commerce de Paris et de l’UniversitĂ© de Virginie, il est analyste financier agréé.

Au fil du temps, il a complĂ©tĂ© ses connaissances de l’écosys tĂšme de l’innovation financiĂšre grĂące Ă  son expĂ©rience en tant qu’investisseur et, Ă©galement, d’employĂ© dans les services financiers et technologiques.

Il a commencĂ© sa carriĂšre professionnelle en tant qu’em ployĂ© dans le domaine financier. Il a aussi occupĂ© le poste de CTO et CIO pour un important gestionnaire d’actifs. En 2010, il fonde, avec Michael Meyer, qui est l’un de ses associĂ©s actuels, Route 66 Ventures. Ils en font une sociĂ©tĂ© de capital-risque de renommĂ©e mondiale dans le domaine des technologies financiĂšres. Depuis 2018, il est Ă  la tĂȘte du fonds d’investissement Middle game Ventures, avec Michael Meyer et Patrick Pinschmidt. Ce fonds est Ă  destination des fintechs amĂ©ricaines ou europĂ©ennes qui sont en phase de dĂ©marrage, Ă  l’intersection de la fintech 3.0 et du web 3.0 qui restructurent les services financiers.

Pierre Festal

Partner

AprĂšs ses Ă©tudes d’ingĂ©nieur informatique et en traitement du signal et son master en finance d’entreprise, Pierre Festal dĂ©bute sa carriĂšre en tant qu’analyste dans une banque d’investissement spĂ©cialisĂ©e dans le secteur technologique Ă  Londres. Il travaille ensuite dans diffĂ© rentes sociĂ©tĂ©s de capitalrisque et investissement.

En 2020, il intĂšgre la sociĂ©tĂ© de capital-risque Promus Ventures. Il y a vu l’opportunitĂ© d’y dĂ©ve lopper un acteur de rĂ©fĂ©rence en early stage sur le secteur de l’espace et des deeptech en Europe, depuis le Luxembourg et Ă  partir d’une marque exis tante, experte et reconnue aux États-Unis. L’ambition de Pierre Festal est de poursuivre le dĂ©ploiement de Promus Ventures sur le sol europĂ©en et de l’inscrire comme l’acteur de rĂ©fĂ©rence dans les marchĂ©s du financement early stage de sociĂ©tĂ©s concevant des technologies de rupture. Avec plus de 17 ans d’expĂ©rience, il a ainsi pu investir dans de nombreux projets issus de divers secteurs et Ă  des stades de dĂ©veloppement diffĂ©rents, provenant de partout dans le monde. Depuis une dizaine d’annĂ©es, il se concentre plus particuliĂšrement sur les sec teurs de la deeptech et, plus spĂ©cialement, sur l’innovation de rupture et la digitalisation de secteurs traditionnels.

Uli Grabenwarter

Deputy director Equity Investments European Investment Fund

Uli Grabenwarter est actuellement directeur adjoint Investissements en fonds propres au sein du Fonds euro pĂ©en d’investissement (FEI). Cela signifie qu’il supervise les activitĂ©s du FEI dans les domaines de l’investissement Ă  impact, du transfert de techno logie et du capital-risque. Il est Ă  noter que le FEI est la plus grande plateforme d’investis sements d’Europe dans ce domaine. En plus de son activitĂ© au sein de l’institution euro pĂ©enne, Uli Grabenwarter est Ă©galement business angel et il investit principalement dans des projets axĂ©s sur les sciences de la vie. Sa carriĂšre professionnelle a commencĂ© il y a 30 ans, en tant que consul tant en finance chez PwC. C’est en 2000 qu’il intĂšgre le Fonds europĂ©en d’investisse ment comme responsable du dĂ©veloppement stratĂ©gique. Il s’en absente durant 18 mois afin d’intĂ©grer l’IESE Business School en tant que chercheur. Il travaille sur un projet de recherche, avec les principaux gestionnaires de grandes fortunes venant du monde entier, concernant l’investisse ment socialement responsable dans le capital-risque et le capital-investissement. Il par tage son savoir concernant le private equity et le capitalrisque en qualitĂ© d’enseignant.

Romain Hoffmann

Board director – head of investment committee

LBAN

L’expertise de Romain Hoffmann, luxembourgeois d’origine, en tant que business angel n’est plus Ă  dĂ©montrer. En mars 2020, il a rejoint le conseil d’administration du Luxembourg Business Angel Network (LBAN) et a repris le lead de l’investment committee Ce rĂ©seau est un acteur-clĂ© de l’écosystĂšme, notamment en investissant dans des start-up scalable et innovantes au Luxembourg et dans la Grande RĂ©gion. Avant cela, Romain Hoffmann avait fait ses premiers pas en tant que business angel en 2017, aprĂšs avoir assistĂ© Ă  une confĂ©rence sur l’écosystĂšme des start-up oĂč des membres du LBAN Ă©taient prĂ©sents. ImpressionnĂ© par la qualitĂ© des pitchs et de certains modĂšles Ă©conomiques, il devient membre du rĂ©seau peu aprĂšs. Il investira d’ailleurs dans la start-up Salonkee un an plus tard. L’entrepreneuriat a toujours Ă©tĂ© dans les aspirations de Romain Hoffmann, qui s’est lancĂ© dans la programmation de logiciels Ă  l’ñge de 17 ans, alors qu’il Ă©tait encore Ă©tudiant. En tant que business angel, il remet donc un pied dans l’entrepreneuriat tout en continuant Ă  travailler au sein du corporate banking de Spuerkeess.

Tech 100
VC & BUSINESS ANGELS
38 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Yannick Oswald

Avoir un impact rĂ©el sur la vie des gens fait partie des aspira tions de Yannick Oswald depuis toujours. Il a entamĂ© des Ă©tudes d’ingĂ©nieur Ă  Bruxelles et Ă  Buenos Aires, et a effectuĂ© un stage au Parlement europĂ©en. Mais la politique ne lui convient pas. Du moins, pas encore. C’est en tombant par hasard sur un documentaire sur l’investisseur en technologie F. Grinda, Ă  New York, que Yannick dĂ©couvre le monde de l’investissement.

Il lui faudra cinq mois avant de prendre contact et de travailler avec celui qui a investi dans des start-up comme Airbnb. Il retourne en Europe et tente d’y crĂ©er une entreprise, mais cela ne dure pas longtemps. Il devient alors responsable de la stratĂ©gie de la BIL. Ensuite, Yannick Oswald dĂ©cide de se relancer dans une start-up, et, cette fois, c’est un succĂšs. Cependant, il rĂ©alise que sa vĂ©ritable vocation se trouve dans les investissements.

AprĂšs avoir dĂ©butĂ© son MBA à Columbia, il dĂ©cide de quitter le programme afin de rejoindre Mangrove Capital. AprĂšs cinq ans, Yannick Oswald en devient le plus jeune associĂ© et intĂšgre le rĂ©seau des Kauffman Fellows. Depuis, il a investi dans des entreprises tech B2B et B2C dans divers secteurs. RĂ©guliĂšrement, il publie des analyses sur son site internet, devenu un des blogs tech les plus populaires d’Europe.

Alain Rodermann

Managing Partner Expon Capital

L’expĂ©rience d’Alain Rodermann, actif dans des sociĂ©tĂ©s de capitalrisque depuis 1997, n’est plus Ă  dĂ©montrer. Il dĂ©bute sa carriĂšre chez Bouygues et Alcatel, aprĂšs ses Ă©tudes en gĂ©nie Ă©lectrique et en informatique, Ă  des postes de manager dans des projets de construction d’infrastructures et de dĂ©veloppement logiciel. AprĂšs un MBA en 1997, il devient directeur des investissements chez Innovacom, la branche capital-risque d’Orange. Durant 10 ans, il est partner chez Sofinnova, sociĂ©tĂ© de capi tal-risque paneuropĂ©enne de premier plan. En 2009, il fonde son propre fonds d’investisse ment, Arenatis Capital. Il crĂ©e, en 2015, Expon Capital Ă  Luxembourg avec JĂ©rĂŽme Wittamer et Marc Gendebien. Depuis sa fondation, l’entreprise a financĂ© 30 sociĂ©tĂ©s innovantes Ă  impact positif, au Luxembourg et en Europe. Au total, il a investi dans plus de 50 entreprises technologiques en Europe et aux États-Unis. Parmi ces start-up figurent Spire, Lastmi nute.com, Orphalan, Refurbed, Salonkee ou Coinhouse.

Alain Rodermann est Ă©galement instructeur d’arts martiaux japonais et amateur d’art.

Michel Rzonzef a travaillĂ© durant quasiment 30 ans au sein de la sociĂ©tĂ© Goodyear. Il y est arrivĂ© en tant qu’ingĂ©nieur avant d’évoluer et devenir manager gĂ©nĂ©ral pour l’Europe centrale, puis vice-prĂ©sident Sales et Marketing pour l’Europe de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique. Au fil des annĂ©es, il continue de grimper les Ă©chelons et devient, en 2015, prĂ©sident du conseil d’administration de Goodyear Luxembourg. Pendant toutes ces annĂ©es, il a ainsi contribuĂ© Ă  la croissance de l’entreprise en transformant le modĂšle commercial d’une vente tradi tionnelle en une solution basĂ©e sur le client. Depuis, il s’est orientĂ© vers l’accompagnement d’entrepreneurs et d’entreprises en dĂ©veloppement. Il a notam ment fondĂ© Business Mentoring Luxembourg, dont l’objectif est de mettre en contact de jeunes entrepreneurs et des mentors. Michel Rzonzef est actuellement vice-prĂ©sident et secrĂ©taire du Luxembourg Business Angel Network, le plus important rĂ©seau de business angels du pays. En 2019, il crĂ©e Leodium Luxembourg, sociĂ©tĂ© de ser vices de gestion et de conseil. Il accompagne les entrepre neurs dans l’élaboration et la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies efficaces. Avec le temps, Michel Rzonzef a ainsi pu dĂ©velopper de solides compĂ©tences interpersonnelles et intercultu relles, avec un attrait pour le dĂ©veloppement personnel.

Hans-JĂŒrgen Schmitz

Co-founder & managing partner

Mangrove Capital Partners

Hans-JĂŒrgen est l’un des membres fondateurs de Mangrove Capital. Avec Mark Tluszcz et GĂ©rard Lopez, ses associĂ©s, il fonde la sociĂ©tĂ© de capital-risque en 2000. Le succĂšs est au rendez-vous, notamment grĂące au lancement de Skype et sa revente à eBay. Au fil des annĂ©es, il a donc investi dans de nombreuses entreprises situĂ©es un peu partout dans le monde, telles que Wix ou Shipsta. En 2010, il devient le premier prĂ©sident de la LPEA. Avant de fonder Mangrove Capital Partners, il a Ă©tĂ© directeur chez Arthur Andersen (Ernst & Young) durant une dizaine d’annĂ©es, au Luxembourg et Ă  Bruxelles. Il a fait partie, cette annĂ©e, du jury luxembourgeois de la Start-Up World Cup.

JérÎme Wittamer

Founding partner Expon Capital

JĂ©rĂŽme Wittamer est investisseur en venture capital technologique. Avec Expon Capital, il gĂšre deux stratĂ©gies : l’une dĂ©diĂ©e aux jeunes sociĂ©tĂ©s impliquĂ©es au Luxembourg (Digital Tech Fund), et l’autre dĂ©diĂ©e aux sociĂ©tĂ©s en croissance au niveau mondial (Expon Growth Funds). Son Ă©quipe et lui investissent dans des sociĂ©tĂ©s exceptionnelles en forte croissance, leaders de leur secteur au niveau europĂ©en ou mondial, dans les domaines de l’énergie, de la santĂ© (HelloBet ter – Allemagne), du climat et de l’espace (Spire, Hydrosat –Luxembourg et États-Unis), de l’éducation (Catalyte – ÉtatsUnis), de l’économie circulaire, mais aussi de la fintech (Next Gate Tech, Accelex Technology –Luxembourg & États-Unis) et des PME (Salonkee – Luxembourg).

Il est aussi impliquĂ© dans des organisations sans but lucratif soutenant le private equity /  venture capital (LPEA) et l’esprit d’entreprendre (JEL).

VC & Business angels DÉCEMBRE 2022 TECH 100 39

Des carriĂšres d’entrepreneurs au service de stratĂ©gies d’entreprises internationales basĂ©es au Luxembourg. Avec de tels profils, le jury a mis en avant des corporate players qui rappellent que l’innovation et la transforma tion technologique puisent aussi leur source au sein des entreprises. Le rĂŽle des intrapreneurs est primordial.

Gérard Hoffmann

Sylvain Chery

Sylvain Chery est une figure trĂšs connue de la tech luxembourgeoise. En 2004, cet ancien Ă©tudiant de HEC et d’ESPCI Paris a fondĂ© Agile Partner avec ses deux associĂ©s, Pascal Claus et Angelo Pacifico. SpĂ©cialisĂ© dans les approches Lean et Agile, il utilisait dĂ©jĂ  ces mĂ©thodologies pour encadrer le dĂ©veloppement de logiciels Ă  une Ă©poque oĂč l’« agilitĂ© » n’était pas encore sur toutes les lĂšvres. Il accompagne en outre les entreprises souhaitant mettre en place une organisa tion ouverte et collaborative. Avant de se lancer dans cette aventure entrepreneuriale, Sylvain Chery, d’origine fran çaise, avait notamment officiĂ© en tant que consultant chez Deloitte, ainsi que comme project manager auprĂšs du Parlement europĂ©en. Il se dĂ©marque Ă©galement par son fort engagement pour la cause environnementale. C’est un expert certifiĂ© membre du collectif GreenIT.fr. Il plaide ainsi rĂ©guliĂšrement pour un IT plus durable, en prĂŽnant l’écoconception des logiciels et la sobriĂ©tĂ© numĂ©rique au quotidien. DerniĂšrement, le fondateur d’Agile Partner s’est Ă©galement associĂ© au projet Time for the PlanetÂź, qui rassemble de l’argent pour dĂ©tecter et dĂ©ployer 100 inno vations mondiales contre les gaz Ă  effet de serre.

Fabrice Croiseaux

CEO

Fabrice Croiseaux est un interlocuteur privilĂ©giĂ© lorsqu’il s’agit d’évoquer les technologies Ă©mergentes et les innovations de rupture. Ce diplĂŽmĂ© de Centrale Lyon et de HEC est en effet un passionnĂ© de technologie qui, aprĂšs un passage de quelques annĂ©es Ă  la BGL, a passĂ© l’entiĂš retĂ© de sa carriĂšre au sein d’In Tech, une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans la conception et la rĂ©alisa tion de solutions informatiques, faisant aujourd’hui partie du groupe Post. Au-delĂ  de cette fonction principale, Fabrice Croiseaux est actif dans toute une sĂ©rie d’organisations : prĂ©sident du conseil d’adminis tration de Telecom Nancy, d’Infrachain et du start-up studio Lumena, membre du board de Nexten.io
 Sa grande curiositĂ© intellectuelle l’a amenĂ© Ă  s’intĂ© resser aux technologies les plus prometteuses de notre Ă©poque, notamment la blockchain ou le metaverse, des sujets Ă  propos desquels il est souvent sollicitĂ© tant par la presse que par diffĂ© rentes organisations. À cĂŽtĂ© du rĂŽle jouĂ© au sein d’Infrachain, une initiative privĂ©-public visant Ă  mettre en place un environne ment adĂ©quat pour le dĂ©velop pement de projets blockchain, le CEO d’InTech est Ă©galement animateur du groupe de travail sur la blockchain de la FĂ©dĂ©ra tion des tiers de confiance du numĂ©rique.

Pierre Henin

Country manager Dell Technologies Luxembourg

IngĂ©nieur industriel de forma tion, Pierre Henin a effectuĂ© l’ensemble de sa carriĂšre au sein du secteur IT, d’abord chez Amdahl et Sun Microsystems, puis au sein de l’équipe d’Oracle Luxembourg. En 2014, il est devenu directeur gĂ©nĂ©ral d’EMC Luxembourg, division de Dell consacrĂ©e au dĂ©velop pement et Ă  la fourniture de technologies et de solutions d’infrastructures d’informations permettant aux organisations de valoriser leurs donnĂ©es. Il a ensuite Ă©tĂ© nommĂ© country manager de Dell Technologies Luxembourg. Tout au long de sa carriĂšre, Pierre Henin a dĂ©veloppĂ© une expertise considĂ©rable en matiĂšre de dĂ©veloppement de logiciels, de services et de solutions d’infrastructures (de stockage notamment). Au sein de Dell Technologies Luxembourg, il Ɠuvre notamment Ă  la mise en place de solutions de cloud hybride, permettant aux organi sations de conserver une sĂ©rie d’applications ou d’infrastruc tures existantes tout en bĂ©nĂ©fi ciant des atouts du cloud. Dans cette optique, les Ă©quipes de Dell veillent Ă  proposer une architecture unifiĂ©e, facilitant la vie des utilisateurs des diffĂ© rentes solutions informatiques. Cette approche a pour grande vertu de permettre aux entre prises de payer pour ce qu’elles utilisent, ni plus ni moins.

GĂ©rard Hoffmann fait partie du paysage de l’IT luxembourgeois depuis de trĂšs nombreuses annĂ©es. FormĂ© au sein de plu sieurs universitĂ©s (ETH ZĂŒrich, UniversitĂ© de Saint-Gall et Stanford) en ingĂ©nierie Ă©lectrique et en management, il a com mencĂ© sa carriĂšre au sein de l’Arbed durant les annĂ©es 90, avant de poursuivre l’aventure dans cette entreprise devenue ArcelorMittal de 1998 Ă  2002.

C’est Ă  cette pĂ©riode qu’il bascule vĂ©ritablement vers l’IT, en deve nant prĂ©sident et administrateur dĂ©lĂ©guĂ© de Telindus. En 2009, il entre aussi au conseil d’adminis tration de Tango, l’opĂ©rateur mobile de Proximus Luxembourg. En 2016, GĂ©rard Hoffmann devient CEO de Proximus pour le Luxembourg, poursuivant, jusqu’à aujourd’hui, le dĂ©ploie ment du fournisseur tĂ©lĂ©coms dans tout le pays. PassionnĂ© par l’innovation, il fait partie d’un nombre important d’organisa tions dans l’environnement IT : reprĂ©sentant de Proximus Ă  la Lhoft et au Digital Tech Fund, membre du conseil de gouver nance de l’Uni et cheville ouvriĂšre de la crĂ©ation de son centre interdisciplinaire – le SnT – en 2007, prĂ©sident honoraire et membre du conseil d’administra tion d’ICTLuxembourg, membre des conseils d’administration de la Fedil, de Cloud Community Europe-Luxembourg et de Finance & Technology Luxem bourg, ainsi que vice-prĂ©sident du conseil d’administration du Groupement luxembourgeois de l’aĂ©ronautique et de l’espace.

CORPORATE
PLAYERS
Tech 100
40 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Cliff Konsbruck a rejoint le groupe Post (alors P&T) en 1999 et y a donc passĂ© prĂšs d’un quart de siĂšcle. FormĂ© en ingĂ©nierie IT Ă  l’UniversitĂ© d’Aix-la-Chapelle, Cliff Konsbruck a toutefois com mencĂ© sa carriĂšre au sein de l’entreprise Goodyear en 1993. AprĂšs cinq annĂ©es en tant qu’ingĂ©nieur dans l’industrie des pneumatiques, il rejoint Post pour occuper la fonction de head of internet services, au moment oĂč le rĂ©seau de tĂ©lĂ©communica tion entre dans sa phase d’expansion Ă  grande Ă©chelle. Son implication lui vaut d’ĂȘtre nommĂ© head of IP applications en 2005, puis head of customer services en 2013, cette derniĂšre fonction exercĂ©e au sein de l’entitĂ© nouvellement créée Post Telecom. En avril 2016, Cliff Konsbruck est nommĂ© directeur de Post Telecom SA, avant de devenir Ă©galement directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de Post Luxembourg en mars 2022.

Adepte de vĂ©lo, de lecture et de voyages, le directeur de Post Telecom dispose d’une vision d’ensemble de l’évolution des technologies digitales au sein de la sociĂ©tĂ© luxembourgeoise. Fort de cette expertise qui fait de lui une voix bien Ă©coutĂ©e au sein des communautĂ©s IT et politique du pays, il poursuit sa mission visant Ă  dĂ©ployer des solutions IT innovantes au bĂ©nĂ©fice Ă  la fois des citoyens et des entreprises.

Alexandra Patteri

Director

FormĂ©e Ă  l’universitĂ© de Metz ainsi qu’à la IAE Metz School of Management, Alexandra Patteri entame ensuite une carriĂšre dans le testing en France, au sein de diffĂ©rentes organisa tions : Transiciel, Sopra Steria, Cognizant Technology Solutions ou encore Naval Group (ex-DCNS). En 2015, elle passe la frontiĂšre, tout d’abord pour rejoindre les Ă©quipes de CGI en tant que test manager, avant d’ĂȘtre engagĂ©e par Accenture Luxembourg au poste de test lead. En 2017, Alexandra Patteri devient directrice d’Hamlet Consulting, une structure qui offre des services de business relationship management, business analysis, quality assu rance et devops. Les questions de transformation organisation nelle sont particuliĂšrement prisĂ©es par cette sociĂ©tĂ© qui travaille en partenariat avec des acteurs majeurs comme Fujitsu pour servir de nombreux clients, Ă©voluant tant dans le secteur privĂ© que public. Au sein d’Hamlet Consulting, Alexandra Patteri veille Ă  trouver les talents qui permettront Ă  la sociĂ©tĂ© de poursuivre son dĂ©veloppement, elle dĂ©finit des plans de route pour la transformation digitale des organisations, coache les collaborateurs en matiĂšre de management, de consulting ou de dĂ©veloppement de compĂ© tences personnelles, et gĂšre les alliances stratĂ©giques de l’entreprise.

Renaud Persiani Country manager Cisco Luxembourg

Renaud Persiani a rĂ©alisĂ© la plus grande partie de sa carriĂšre au Grand-DuchĂ© de Luxembourg. AprĂšs avoir suivi son cursus scolaire Ă  la Paris School of Business, il a dĂ©butĂ© sa carriĂšre chez Telindus, en tant que sales consultant. Il occupera cette mĂȘme fonction dans une sĂ©rie d’autres organisations comme ComputerSystems ou Netcore PSF SA, une structure qui deviendra quelques annĂ©es plus tard Post Telecom PSF SA. AprĂšs quatre annĂ©es passĂ©es au sein de cette derniĂšre sociĂ©tĂ©, il rejoint Cisco Luxembourg comme territory business man ager. À ce poste, il est chargĂ© de maintenir les relations commer ciales avec les clients, mais aussi de construire et d’exĂ©cuter les stratĂ©gies commerciales du groupe dans le pays. Renaud Persiani excellera tellement dans cette fonction que c’est Ă  lui qu’Arnaud Spirlet, general manager Belux de Cisco, pen sera lorsqu’il faudra trouver un remplaçant Ă  Romain Siebenaler, ancien country manager de Cisco Luxembourg, parti Ă  la retraite. Depuis janvier 2022, Renaud Persiani, qui faisait dĂ©jĂ  partie de l’équipe Country Digital Acceleration de Cisco Luxembourg, prĂ©side donc aux destinĂ©es de la filiale luxembour geoise du gĂ©ant amĂ©ricain. Pour assurer le dĂ©veloppement de la structure, le dirigeant compte notamment, comme il l’a dit lors de sa prise de fonction, « consolider, entre autres, les accords prĂ©cĂ©demment mis en place avec le gouvernement et l’UniversitĂ© du Luxembourg ».

Corporate players
« Nous avons l’intention de consolider, entre autres, les accords prĂ©cĂ©demment mis en place avec le gouvernement et l’UniversitĂ© de Luxembourg. »
TECH 100 41

Olivier Posty

Olivier Posty a dĂ©jĂ  un parcours de plus de 20 ans dans le secteur IT, principalement au Luxembourg. AprĂšs avoir suivi une formation dans une Ă©cole de commerce en France et vĂ©cu diffĂ©rentes expĂ©riences profes sionnelles en France et aux États-Unis, il s’est dirigĂ© vers l’IT – en rejoignant Alcatel Business Systems et Matra Nortel Communications –, un secteur qu’il n’a plus quittĂ© par la suite. En 1997, Olivier Posty se lance dans une autre grande Ă©tape de sa carriĂšre profession nelle en intĂ©grant les Ă©quipes de la start-up Comtech Luxembourg, qui rejoindra deux ans plus tard le groupe Dimension Data. Au sein de cette organisation, il occupe de nombreuses fonctions : account manager, sales manager, sales & solutions director, puis il passe une annĂ©e en Californie pour dĂ©velopper les activitĂ©s cloud sur la cĂŽte ouest amĂ©ricaine, avant de devenir cloud sales & develop ment director au sein de Dimen sion Data Europe et, enfin, COO de la filiale luxembourgeoise. En octobre 2015, Olivier Posty est finalement nommĂ© country manager de Dimension Data Luxembourg. Il occupera ce poste jusqu’à la crĂ©ation de NTT Ltd., un acteur global spĂ©cialisĂ© dans le dĂ©ploiement de solutions IT innovantes, dont il deviendra, en octobre 2019, le country managing director À ce poste, il est chargĂ© d’assurer l’exĂ©cution de la stratĂ©gie business du groupe NTT au Luxembourg.

Frédéric Robin

Country leader Sogeti Luxembourg

Le 1er mai 2021, FrĂ©dĂ©ric Robin est devenu le nouveau CEO de Sogeti Luxembourg, ainsi que vice-prĂ©sident de Capgemini, le groupe mondial auquel appartient la structure luxem bourgeoise. Le dirigeant a com mencĂ© sa carriĂšre en 1998 au sein de la branche luxembour geoise d’IBM, oĂč il Ă©tait dĂ©jĂ  chargĂ© du territoire luxembour geois pour les ventes d’infrastructures de serveurs et de stockage. FrĂ©dĂ©ric Robin y a poursuivi son parcours profes sionnel jusqu’en 2004 en tant que client manager Financial Services Sector, date Ă  laquelle il a rejoint IBM France en tant que client executive pour le compte d’un groupe bancaire international. AprĂšs un passage chez Accenture, oĂč il occupait le poste de senior manager –health and public services lead, FrĂ©dĂ©ric Robin a rĂ©intĂ©grĂ© la branche luxembourgeoise d’IBM Belgique, devenant country general manager et president of the board de la filiale PSF d’IBM. Durant cette pĂ©riode, il a dĂ©veloppĂ© et res tructurĂ© les activitĂ©s d’IBM, consolidant toutes les entitĂ©s et tous les services prĂ©sents au Luxembourg au sein d’une structure unique. Au-delĂ  de son travail de dĂ©veloppement du business au Grand-DuchĂ©, FrĂ©dĂ©ric Robin a pour mission de faciliter la gouvernance transversale et la collaboration avec Capgemini. Il veille donc Ă  adapter la stratĂ©gie du groupe au Luxembourg, Ă  mesurer la qualitĂ© des services fournis et la performance de l’entreprise, Ă  fixer des budgets transversaux pour les diffĂ©rents dĂ©parte ments et Ă  identifier les Ă©ven tuelles synergies possibles Ă  l’échelle du pays.

Jourdan Serderidis

Jourdan Serderidis est un selfmade-man devenu une figure incontournable de l’IT au Luxembourg et mĂȘme en Europe. Sa sociĂ©tĂ©, ArƋs, dispose en effet Ă  prĂ©sent de filiales dans huit autres pays europĂ©ens. L’entrepreneur a toutefois dĂ©jĂ  connu une car riĂšre trĂšs riche avant de lancer sa propre sociĂ©tĂ©. AprĂšs sa licence en sciences Ă  l’Univer sitĂ© de LiĂšge, Jourdan Serderi dis rejoint Wang, en Belgique, avant de travailler pour Olivetti Ă  partir de 1991. Entre 1995 et 1997, il occupera diffĂ©rentes positions commerciales au sein du dĂ©partement Institutions europĂ©ennes de cette entre prise. En 1997, il devient sales & marketing manager chez Intrasoft, une sociĂ©tĂ© Ă  la crois sance de laquelle il contribuera activement. C’est en 1999 que Jourdan Serderidis attrape le virus de l’entrepreneuriat, en fondant Cronos Technolo gies, une sociĂ©tĂ© qu’il revendra trois ans plus tard pour fonder ArƋs. DĂšs sa fondation, l’objectif de la sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© d’analyser la complexitĂ© Ă  laquelle sont confrontĂ©s ses clients et de dĂ©livrer des solutions IT fiables et Ă  la pointe de la technologie, mais qui restent simples d’utili sation. De nationalitĂ© grecque, Jourdan Serderidis s’est inspirĂ© de la mythologie de son pays pour dĂ©finir le nom de ses sociĂ©tĂ©s – ArƋs Ă©tant par exemple le fils de Zeus et le dieu de la guerre. L’entrepreneur est Ă©galement un passionnĂ© de sport automobile, une passion Ă  laquelle il s’adonne depuis 2012 et pour laquelle il a remportĂ© le titre de champion du monde en WRC Trophy en 2017.

Caroline Simon

FormĂ©e Ă  l’UniversitĂ© de Metz (Ă©changes internationaux) ainsi qu’à l’IAE Metz School of Management, Caroline Simon est avant tout une spĂ©cialiste des ressources humaines. Elle a commencĂ© sa carriĂšre en tant que consultante dans le secteur de l’intĂ©rim, avant de rejoindre en 1998 l’entitĂ© luxembour geoise du groupe international CTG, une entreprise qu’elle n’a plus quittĂ©e depuis lors, gravissant petit Ă  petit les Ă©che lons. AprĂšs avoir commencĂ© en tant que recruiter, Caroline Simon devient vite career developer, puis human resources manager, fonction qu’elle occupera durant 10 ans, entre 2002 et 2012. À partir de 2013, elle devient human resources director, jusqu’à sa nomination, en 2020, au poste de managing director de CTG Luxembourg PSF. Durant prĂšs de 25 ans, la dirigeante a donc eu l’opportunitĂ© de voir grandir la sociĂ©tĂ© dans laquelle elle a commencĂ© sa carriĂšre, passant d’une taille rĂ©duite Ă  la position d’acteur majeur du marchĂ© luxembourgeois qu’elle occupe aujourd’hui. À la tĂȘte de CTG Luxembourg PSF, Caroline Simon a pour mission de mener l’équipe des cadres dirigeants, tout en ayant la responsabilitĂ© de la gestion stratĂ©gique et opĂ©rationnelle de l’entitĂ©. Son background dans le secteur des ressources humaines est un atout prĂ©cieux pour exercer un leadership efficace, appor tant une rĂ©elle plus-value Ă  une entreprise qui compte aujourd’hui pas moins de 350 collaborateurs.

Tech 100
42 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

You say "Tech", we understand "intellectual property"

Toute entreprise ‘tech’, de la plus rĂ©cente startup digitale aux anciennes licornes comme Google, est fondĂ©e sur la mise en Ɠuvre commerciale de solutions technologiques. La propriĂ©tĂ© intellectuelle (« PI ») est inhĂ©rente Ă  ces solutions, et sa capture et valorisation est notre mĂ©tier.

La croissance soutenue de l’écosystĂšme professionnel Luxembourgeois offre aujourd’hui un environnement riche en solutions fintech, regtech, greentech, spacetech, plus rĂ©cemment encore proptech, chaque projet bĂ©nĂ©fi ciant d’opportunitĂ©s potentiellement globales.

L’innovation est un pilier commun et fondamental Ă  toutes ces initiatives, pour laquelle Marks & Clerk est votre interlocuteur privilĂ©giĂ©, tant pour dĂ©tecter vos vecteurs de valeur ajoutĂ©e et les capturer par des droits de propriĂ© tĂ© industrielle et intellectuelle appropriĂ©s, que pour vous assister dans leur gestion et leur exploitation.

La propriĂ©tĂ© intellectuelle est elle-mĂȘme synonyme de dynamisme perpĂ©tuel, reflĂ©tant les impĂ©ratifs socio-Ă©co nomiques du moment, par exemple avec l’introduction de la classification de brevets Y02, propre aux innovations

concernant l’adaptation au changement de climat, et Y04 pour les solutions digitales relevant de l’économie circu laire ; ou encore l’avĂšnement prochain de la Juridiction UnifiĂ©e du Brevet (‘JUB’) en Avril 2023, qui instaurera une procĂ©dure de dĂ©livrance d’un brevet europĂ©en unique Ă  effet unitaire et exĂ©cutoire dans 25 juridictions de l’Union EuropĂ©enne, et dont la Cour d’Appel et le Registre sont domiciliĂ©s au Luxembourg.

Marks & Clerk a su saisir le sens de l’évolution de son environnement. Ainsi, grĂące Ă  nos bureaux europĂ©ens, nord-amĂ©ricains et asiatiques, notre groupe offre quo tidiennement une gamme complĂšte de services spĂ©cia lisĂ©s en matiĂšre de brevets, marques, modĂšles, droits d’auteurs et secrets professionnels, intervenant dans tous les secteurs techniques et Ă©conomiques avec une portĂ©e globale.

EN SAVOIR PLUS MARKS & CLERK LLP

44 rue de la Vallée L2661 Luxembourg 40 02 70 www.marks-clerk.com

STÉPHANE AMBROSINI

Conseil en Propriété Industrielle (Luxembourg) European Patent & Trademark Attorney sambrosini@marks-clerk.com

PUBLIREPORTAGE
Marks & Clerks
Stéphane Ambrosini, Marks & Clerk LLP Photo

Il y a autant de CIO de banques qu’il y a de types de banques sur la Place. Qu’ils s’agissent de banques de dĂ©tail, de banques privĂ©es ou de banques de gros, leurs CIO dĂ©veloppent des expertises de niches liĂ©es Ă  la spĂ©cialisation des diffĂ©rents produits bancaires qui font la rĂ©putation du Luxembourg. De temps Ă  autre, le secteur bancaire connaĂźt des opĂ©rations de fusions et acquisitions entre acteurs. Les CIO des banques doivent alors rĂ©guliĂšrement adapter l’architecture des systĂšmes informatiques au rythme de la concentration des acteurs. De façon gĂ©nĂ©rale, les CIO des banques ont pour mission d’ali gner la technologie aux objectifs stratĂ©giques. Ce qui touche Ă  des aspects tels que l’automati sation, l’optimisation des coĂ»ts opĂ©rationnels ou la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es. Cela en parallĂšle de l’accompagnement apportĂ© Ă  la transformation organisationnelle.

Kaisu Christie

Group chief digital officer – chief information officer

Banque europĂ©enne d’investissement

NommĂ©e en septembre aux fonctions de group chief digital officer (CDO, CIO) de la Banque europĂ©enne d’inves tissement, Kaisu Christie mĂšne la transformation numĂ©rique de la banque et dirige le service Information et technologie. Elle met au service de l’institution plus de 20 ans d’expĂ©rience dans le domaine du numĂ©rique. Au fil de sa carriĂšre, cette Finlandaise a Ă©voluĂ© dans divers secteurs tels que la finance, l’assurance, la technologie, le commerce, les tĂ©lĂ©communi cations, le conseil, l’énergie et les services publics. Elle a menĂ© de multiples projets de transfor mation business, numĂ©rique et technologique, s’appuyant sur des technologies Ă©mergentes comme l’intelligence artificielle et la blockchain. Pendant son temps libre, elle explore le Web3 et la finance dĂ©centralisĂ©e (DeFi). Kaisu Christie est animĂ©e par une volontĂ© de contribuer Ă  des changements positifs au sein de sa communautĂ©.

En travaillant pour la BEI, l’un des plus importants apporteurs de fonds Ă  la transition vers un monde plus durable, elle met la technologie au service d’un avenir meilleur pour tous. Elle est membre de Women in Technology depuis 2013 et est considĂ©rĂ©e par le magazine TalouselĂ€mĂ€ comme une des 100 femmes d’affaires finlan daises les plus influentes.

Alain Courbebaisse

CIO – head of IT asset services Clearstream Luxembourg

C’est en octobre 2020 qu’Alain Courbebaisse rejoint Cleastream en tant que CIO de Clearstream Luxembourg et head of IT asset services. IT leader, il peut faire valoir une forte expĂ©rience internationale, principalement dans le secteur des services financiers. Avant de rejoindre la filiale de Deutsche Börse, ce diplĂŽmĂ© du Conservatoire des arts et mĂ©tiers Ă©voluait Ă  Paris, chez Euronext, Ă  la fonction de chief information and technology officer. PrĂ©cĂ©demment, il avait passĂ© deux ans Ă  New York, de 2015 Ă  2017, en tant que head of prime clearing services Ame ricas pour le groupe SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale. C’est en tant que CIO de Newedge qu’il s’est ensuite constituĂ© une solide expĂ© rience. Il a passĂ© 16 ans au service de cette sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans la rĂ©alisation d’opĂ©rations de compensation et d’exĂ©cution d’ordres relatifs Ă  divers produits financiers Ă  travers 70 marchĂ©s dans le monde. Newedge, créée par CrĂ©dit Agricole et SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale, a Ă©tĂ© rachetĂ©e intĂ© gralement par cette derniĂšre en 2014. Alain Courbebaisse y a dĂ©veloppĂ© une comprĂ©hension approfondie des mĂ©tiers qu’il sert encore aujourd’hui au sein de Clearstream, accompagnant leur transformation numĂ©rique Ă  travers la dĂ©finition et la mise en Ɠuvre de leur stratĂ©gie informatique.

Tech 100
CIO BANKING
44 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

NadÚge De Biasio

NadĂšge De Biasio peut faire valoir une expĂ©rience en informatique et en gestion de projets/programmes de plus de 21 ans Ă  un niveau internatio nal. NadĂšge De Biasio a dĂ©butĂ© sa carriĂšre en Italie, en tant qu’ingĂ©nieur commercial, chargĂ©e de proposer des solu tions technologiques dans le domaine des transports publics. En 2002, cette diplĂŽmĂ©e en ingĂ©nierie des technologies de l’information opĂšre un retour en France. Elle prend, pendant trois ans, la responsabilitĂ© du dĂ©partement informatique d’un site industriel. NadĂšge De Biasio a ensuite passĂ© les 17 derniĂšres annĂ©es dans le secteur financier au Luxembourg, oĂč elle a coor donnĂ© des projets informa tiques et commerciaux stratĂ©giques, ainsi que des chantiers rĂ©glementaires clĂ©s pour diverses banques et ges tionnaires d’actifs. NadĂšge a travaillĂ© neuf ans comme consultante pour EY, puis elle a accompagnĂ© plusieurs pro grammes pour RBC Investor & Treasury Services. De 2018 à 2022, elle rejoint Nordea, coordonnant la scission entre Nordea Investment Funds et Nordea Private Banking. Dans ses fonctions actuelles, son rĂŽle est d’aligner la techno logie sur la vision stratĂ©gique de l’entreprise en gĂ©rant le pipeline des projets informatiques de Clearstream Fund Services. Cela inclut l’intĂ©gration de Kneip et le nouveau partenariat avec HSBC, en combinaison avec des amĂ©liorations techno logiques autour du cloud et des amĂ©liorations de traitement.

Jean-Jacques Dubois

Jean-Jacques Dubois a rejoint la Banque GĂ©nĂ©rale du Luxembourg en 1998, aprĂšs une premiĂšre expĂ©rience profession nelle au sein d’Euroclear. Multidi plĂŽmĂ© de l’UniversitĂ© de LiĂšge (avec une licence en mathĂ©ma tiques, une autre en sciences de l’informatique et un diplĂŽme en Ă©conomie et gestion), c’est en tant que head of development support qu’il a commencĂ© Ă  travailler au service de la plus importante banque de la Place. À travers son parcours, il a donc accompagnĂ© plusieurs projets d’envergure, comme l’intĂ©gration de la BGL au sein du groupe BNP Ă  la fin des annĂ©es 2010 ou encore le portage du mainframe vers une plateforme Linux en 2015. Au fil de sa carriĂšre, il a notamment occupĂ© les fonctions de project manager, head of infrastructure & operations (CTO), head of IT application develop ment, architecture, infrastructure & production services puis de CIO et a ainsi pu toucher Ă  toutes les dimensions de l’informatique. Tout au long de sa carriĂšre, JeanJacques Dubois, pouvant s’ap puyer sur des Ă©quipes solides et engagĂ©es Ă  ses cĂŽtĂ©s, a accom pagnĂ© la transformation numĂ© rique des mĂ©tiers de la banque, veillant Ă  en moderniser les systĂšmes d’information et Ă  Ă©tendre les services digitaux proposĂ©s Ă  travers une approche multicanale. Tout cela, Ă©videm ment, en ne faisant aucun com promis sur la sĂ©curitĂ© dans une Ăšre plus ouverte et digitalisĂ©e que jamais.

En 2016, Ă  Belval, Vincent Eggen met sur pied Pictet Technologies, nouvel acteur du monde du dĂ©veloppement, rĂ©el vecteur de la transformation numĂ©rique de l’activitĂ© bancaire du groupe Pictet. À travers cette structure, s’inscrivant dans une approche start-up et recourant aux dĂ©marches Lean et Agile, ce dirigeant et ses Ă©quipes sou tiennent la dynamique d’innova tion de l’un des plus grands gestionnaires d’actifs indĂ©pen dants d’Europe. Vincent Eggen est titulaire d’une maĂźtrise en informatique. IngĂ©nieur logiciel passionnĂ© et agiliste, il a com mencĂ© sa carriĂšre en tant que consultant en technologie et dĂ©veloppement pour quelques sociĂ©tĂ©s de services basĂ©es au Luxembourg. En 2000, ce Belge rejoint Odyssey Financial Tech nologies (qui fait maintenant partie du groupe Temenos), l’un des principaux fournisseurs de logiciels pour la banque privĂ©e et la gestion de patrimoine, en tant que development manager Il a Ă©galement dirigĂ© la transfor mation Agile et l’industrialisation de l’ensemble du dĂ©partement R&D sur plusieurs sites. Avant de rejoindre le groupe Pictet, il a occupĂ© la fonction de directeur du dĂ©veloppement de Champ Cargosystems. ConfĂ©rencier occasionnel sur les pratiques de gĂ©nie logiciel et sur les stratĂ© gies de transformation Agile, le dirigeant de Pictet Technologies a reçu le prix de CIO of the Year 2019 dans le cadre de la 12e Ă©dition du gala Golden-i.

Frédéric Giuliani

Senior vice president & head of department Information technologies Spuerkeess

Fred Giuliani a passĂ© la plus grande partie de sa carriĂšre chez Spuerkeess et est aujour d’hui l’un des moteurs de la transformation numĂ©rique de la banque. En tant que CIO, il accompagne l’évolution du mĂ©tier, veillant Ă  assurer sa compĂ©titivitĂ© et sa pertinence dans un monde qui Ă©volue rapi dement. « PrĂ©parer la banque de demain implique de considĂ©rer les grandes tendances actuelles pour mieux apprĂ©hender l’avenir, dĂ©clare-t-il dans le dernier rap port annuel de Spuerkeess. Le Covid-19 a favorisĂ© l’usage inten sif des services bancaires Ă  distance et a modifiĂ© la maniĂšre de travailler entre nos collabora teurs. L’open banking, d’autre part, fait apparaĂźtre de nouveaux concurrents pour les banques. » Or, les banques font face Ă  d’autres dĂ©fis majeurs dont la cybersĂ©curitĂ© et les Ă©volutions rĂ©glementaires. Selon Fred Giuliani, un dĂ©partement infor matique agile ne peut pas se contenter d’ĂȘtre un simple four nisseur de solutions techniques : il doit devenir un partenaire des services mĂ©tier, voire le moteur dans le processus de la transfor mation digitale. Spuerkeess s’appuie sur la technologie de pointe afin d’amĂ©liorer l’expĂ© rience utilisateur et de fluidifier les processus internes. Rien qu’en 2021, Spuerkeess a rĂ©alisĂ© plus de 130 projets informa tiques. Étant considĂ©rĂ©e comme la meilleure sur le marchĂ© luxembourgeois, la solution S-Net mobile reçoit rĂ©guliĂšre ment des prix d’excellence.

Tech 100
46 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Romain Fettes

Romain Fettes a rejoint Advan zia Bank en dĂ©cembre 2019 en tant que chief information officer. Auparavant, il a occupĂ© pendant plus de cinq ans les fonctions de deputy chief executive officer et chief infor mation officer de Mitsubishi UFJ Investor Services & Banking Ă  Luxembourg. Avec plus de 20 ans d’expĂ©rience IT, principalement dans le secteur financier, Romain Fettes a acquis une connaissance globale et approfondie dans les domaines des opĂ©rations IT, de l’architecture d’entreprises et des infrastructures informatiques. Professionnel passionnĂ© par la conduite du changement, Romain Fettes place ses compĂ©tences au service de la transformation et de l’évolution des mĂ©tiers de la banque et de la finance, en prenant en considĂ©ration la diversitĂ© des Ă©lĂ©ments y contribuant : l’organisation, la communication, les compĂ© tences et les ressources humaines, la culture d’entre prise. Au fil de sa carriĂšre, usant de sa capacitĂ© Ă  dĂ©velop per de nouvelles visions et Ă  mettre en Ɠuvre de nouvelles idĂ©es, il a menĂ© Ă  bien des projets et initiatives de consoli dation, de transformation et d’alignement de toutes tailles en utilisant les cadres de l’architecture d’entreprise.

Olivier Gorin occupe aujourd’hui la fonction de chief transforma tion officer de la BIL et il est membre du comitĂ© exĂ©cutif de l’institution bancaire. Dans le cadre de ses fonctions, il gĂšre les opĂ©rations et l’IT de la banque, ainsi que les projets de transfor mation. Il peut faire valoir une solide expĂ©rience dans le domaine de la finance. Titulaire d’un diplĂŽme d’ingĂ©nieur de l’École centrale de Marseille, ce Breton a aussi rĂ©ussi un MBA au sein de HEC Paris. Tout au long de son parcours professionnel, il a multipliĂ© les expĂ©riences, travaillant notamment en tant que consultant pour diverses sociĂ©tĂ©s bancaires europĂ©ennes. En 2006, il crĂ©e Bel Air Partners Management Consulting au Luxembourg, sociĂ©tĂ© de conseil qu’il a dirigĂ©e pendant 13 ans.

Nataliia Iskra

Eric Mansuy

COO et group CTO Quintet Europe

Bernard Lhermitte

CIO

ING Luxembourg

Il connaĂźt bien la maison. Et pour cause, Bernard Lhermitte a commencĂ© sa carriĂšre au sein d’ING Luxembourg il y a plus de 30 ans, en 1989. Il y a occupĂ© diffĂ©rents postes au sein du dĂ©partement IT, de la gestion des applications et des projets Ă  celle de l’infrastructure et la sĂ©curitĂ© informatiques. À partir de 2008, ce Belge, titulaire d’un master en science informatique de l’univer sitĂ© de Namur, dirige le dĂ©parte ment IT de la banque. DĂšs 2015, il en devient CIO et COO. À partir de ce moment, il siĂšge au comitĂ© exĂ©cutif, supervisant les opĂ©ra tions Ă  travers l’ensemble des dĂ©partements d’ING Luxembourg et contribuant Ă  leur amĂ©lioration. D’autre part, lui et son Ă©quipe veillent sur les systĂšmes d’infor mation, faisant de la technologie un levier de transformation essen tiel du mĂ©tier et de l’activitĂ© bancaire. Depuis le printemps dernier, il a laissĂ© la fonction de COO Ă  Robert O’Donoghue.

Nataliia Iskra, en tant que head of IT security operations, super vise les enjeux de sĂ©curitĂ© infor matique de Clearstream, entitĂ© du groupe Deutsche Börse, une organisation boursiĂšre interna tionale et par ailleurs fournisseur d’infrastructures de marchĂ© innovantes. PassionnĂ©e par l’innovation et la technologie, qu’elle considĂšre ĂȘtre des vecteurs d’opportunitĂ©s de dĂ©veloppement dans de nombreux secteurs, Nataliia Iskra a pour mission de soutenir la robustesse des processus du groupe, en assurant des ser vices de sĂ©curitĂ© fiables et de haute qualitĂ©. Cette Ukrainienne Ă©volue depuis 2015 au sein de Clearstream, d’abord comme billing specialist puis head of billing, avant d’accĂ©der Ă  des responsabilitĂ©s de direction dans sa fonction actuelle. Nata liia Iskra est titulaire d’un master of science en banque et finance de l’UniversitĂ© du Luxembourg et d’un master en comptabilitĂ© et audit de l’universitĂ© Ă©cono mique nationale de Kiev. En 2018, elle a obtenu un master en administration des affaires Ă  la Luxembourg Business School. Cette annĂ©e, elle a suivi avec succĂšs le cursus « CybersĂ© curité : gĂ©rer le risque Ă  l’ùre de l’information » Ă  l’universitĂ© de Harvard. Au-delĂ  de ses fonc tions dans les domaines de la finance et de la sĂ©curitĂ© infor matique, Nataliia Iskra a fondĂ©, avec succĂšs, plusieurs entre prises dans des domaines aussi divers que la joaillerie et l’industrie solaire.

L’actuel chief operating officer de Quintet Europe a commencĂ© sa carriĂšre dans l’informatique au Luxembourg en 1992, dĂ©jĂ  dans le secteur bancaire Ă  l’époque. Ce Français, diplĂŽmĂ© de l’UniversitĂ© de Lorraine et de l’IMD Business School, a accom pagnĂ© la transformation numĂ© rique de l’activitĂ© bancaire, veillant tout particuliĂšrement Ă  l’optimisation des processus et Ă  la robustesse de l’architec ture technique. Il a passĂ© 14 ans Ă  la BIL, oĂč il a Ă©tĂ© en charge du dĂ©veloppement, avec notam ment le lancement d’un premier site transactionnel, puis de l’ensemble des services IT. Il a par la suite accompagnĂ© l’aven ture RBC Dexia en tant que CIO d’une nouvelle organisation globale, puis la rĂ©organisation complĂšte du groupe bancaire pour crĂ©er RBC Investor Services Bank. En 2014, il rejoint Quintet (Ă  l’époque KBL) en tant que CIO. Dans sa fonction, un des enjeux principaux a Ă©tĂ© d’accompagner la consolidation du groupe prĂ©sent dans 50 localisations Ă  travers l’Europe. Eric Mansuy a menĂ© plusieurs projets majeurs, comme la migration des activi tĂ©s bancaires vers une nouvelle plateforme et le dĂ©sengage ment de son mainframe histo rique. C’est dĂ©sormais en tant que COO de Quintet Europe et chief technology officer qu’il continue d’accompagner le groupe bancaire.

CIO Banking
Director – head of IT security operations Deutsche Börse
DÉCEMBRE 2022 TECH 100 47

Nabil Meziani

Nabil Meziani a rejoint la banque Raiffeisen en tant que CIO en 2019, avec pour mission de dĂ©finir et de mettre en Ɠuvre une stratĂ©gie IT et un plan de transformation sur trois ans. Dans ce contexte, il a repensĂ© l’organisation IT de la banque tout en supervi sant les enjeux de sĂ©curitĂ©, la gestion des processus, des politiques IT et des infrastructures. Il a dĂ©fini la roadmap technologique de l’institution et introduit de nou veaux produits et de nouvelles pratiques : Agile, devops, data science et intelligence artifi cielle. Le CIO a, entre autres, soutenu le dĂ©ploiement de solutions de paiement comme Payconiq ou encore l’intĂ©gra tion de la reconnaissance biomĂ©trique dans l’application mobile de la banque. En tant que chief technology officer et chief product officer, il a contri buĂ© Ă  l’acquisition d’une licence bancaire pour le groupe Rakuten au Luxembourg et mis en place, avec ses Ă©quipes, le systĂšme d’information de l’en titĂ© Rakuten Europe Bank. Il a prĂ©cĂ©demment travaillĂ© pour divers opĂ©rateurs en tĂ©lĂ©com munication Ă  l’international. Il a aussi Ă©tĂ© membre du conseil d’administration au sein de Rakuten Europe Bank et de LuxHub. Nabil Meziani a un diplĂŽme d’ingĂ©nieur en systĂšme d’information et gĂ©nie logiciel au sein de l’Epita et d’un MBA auprĂšs de l’Insead.

Member of the executive committee – CIO

Bourse de Luxembourg

La Bourse de Luxembourg a placĂ© le numĂ©rique, en tant que vecteur d’efficience et de confiance, au cƓur de sa stratĂ© gie. Sous l’impulsion de son CIO, Laurent Pulinckx, en poste depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2020, elle a opĂ©rĂ© une transformation profonde de son environnement informatique. Elle s’est distin guĂ©e en tant que premiĂšre institution financiĂšre luxem bourgeoise Ă  basculer intĂ©grale ment dans le cloud. Cette Ă©volution doit avant tout permettre de mieux soutenir l’activitĂ© et son Ă©volution.

« Il y a une volontĂ© forte de mettre la technologie au service du mĂ©tier, Ă  la poursuite de nos ambitions d’acteur innovant et pionnier dans le domaine de la finance durable », explique Laurent Pulinckx. Innovation et durabilitĂ© sont les deux prin cipaux mots-clĂ©s qui orientent les choix pris par la Bourse, au niveau technologique, mais aussi dans son dĂ©veloppement. L’adoption du cloud, avec une refonte complĂšte de l’architecture technologique, permet notamment d’optimiser l’utilisation des ressources informatiques et de profiter des efforts rĂ©alisĂ©s par les plateformes – en l’occurrence, dans ce cas prĂ©cis, Microsoft –, pour minimiser l’impact environ nemental des organisations. D’autre part, la transformation numĂ©rique opĂ©rĂ©e au niveau de la Bourse lui permet d’apporter plus rapidement des solutions sur le marchĂ© et de gagner en agilitĂ©.

Stephen Surpless CIO

Edmond de Rothschild Europe

Stephen Surpless a Ă©tĂ© nommĂ© CIO chez Edmond de Rothschild Europe en aoĂ»t 2021, aprĂšs avoir rejoint le groupe en octobre 2018. Au cours de ses quatre annĂ©es au sein de la banque, il a travaillĂ© Ă  la fois au Luxembourg et Ă  Londres. Il est membre du comitĂ© d’investisse ment global de la banque privĂ©e, avec les autres CIO rĂ©gionaux du groupe, et responsable des Ă©quipes d’investissement basĂ©es au Luxembourg. Stephen Sur pless a commencĂ© sa carriĂšre Ă  Londres en 1997, en rejoignant Dresdner Kleinwort Benson dans la division Corporate finance. Il a ensuite exercĂ© chez Goldman Sachs au dĂ©but de l’annĂ©e 1999 oĂč il a travaillĂ© dans le domaine de la recherche-action pendant prĂšs de quatre ans, couvrant diffĂ©rents domaines, notamment le secteur du luxe et la techno logie. En 2004, il a rejoint Cantor Fitzgerald en tant qu’equity trading analyst, avant de rejoindre un family office en 2008. Au cours de ses neuf annĂ©es au sein du family office, il a Ă©tĂ© co-CIO des actifs liquides qui totalisent environ 900 mil lions d’euros. Ces actifs Ă©taient investis dans un large Ă©ventail de classes d’actifs et de gĂ©ogra phies, Ă©tant donnĂ© la flexibilitĂ© du mandat de l’entreprise. Fin 2017, il a quittĂ© le family office et a rejoint la Banque internationale Ă  Luxembourg dĂ©but 2018, en tant que gestion naire de portefeuille senior en cross-asset, oĂč il est restĂ© moins d’un an.

Romain Weiler  COO

Banque de Luxembourg

Romain Weiler est entrĂ© Ă  la Banque de Luxembourg en 1997, aprĂšs une premiĂšre expĂ©rience professionnelle dans le domaine des opĂ©rations pour une banque suisse prĂ©sente au Grand-DuchĂ©. Au sein de la Banque de Luxembourg, il a tout d’abord Ă©tĂ© chargĂ© d’un programme de projets d’automatisation et de rĂ©organisation des opĂ©rations, avant d’ĂȘtre responsable du dĂ©partement OpĂ©rations.

En 2007, il se voit confier la mission de modernisation des outils informatiques et de migra tion vers la nouvelle plateforme Avaloq. À l’issue du projet et lors de la mise en production de la nouvelle plateforme informa tique en 2009, il est nommĂ© COO. Il dirige les dĂ©partements Informatique, Organisation, OpĂ©rations et Finance. En com plĂ©ment de la modernisation de sa plateforme informatique, ce projet a Ă©galement permis Ă  la Banque de Luxembourg de dĂ©velopper une vĂ©ritable compĂ© tence locale en la matiĂšre et de repenser sa gouvernance infor matique. En effet, l’informatique exerce aujourd’hui un vĂ©ritable rĂŽle de facilitateur et de parte naire des diffĂ©rents mĂ©tiers de la banque, en leur laissant notam ment une place plus importante dans le choix des orientations technologiques.

Tech 100
48 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Accelerate digital and technology impact

By combining deep business and industry insight with digital innovation, PwC Luxembourg diverse teams of creative, industry and technology professionals help accelerate the successful impact digital can have.

Contacts

Frédéric Chapelle Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 4185 frederic.chapelle@pwc.com

Koen Maris Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 2096 koen.maris@pwc.com

Thierry Kremser

Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 2269 thierry.kremser@pwc.com

Patrice Witz

Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 3533 patrice.witz@pwc.com

© 2022 PricewaterhouseCoopers, SociĂ©tĂ© coopĂ©rative. All rights reserved. In this document, “PwC” or “PwC Luxembourg” refers to PricewaterhouseCoopers which is a member firm of PricewaterhouseCoopers International Limited, each member firm of which is a separate legal entity. PwC IL cannot be held liable in any way for the acts or omissions of its member firms.

Reimagine your business. Embrace the right mindset and technologies to transform how you win. Advancements in digital and technology are reshaping the way we all do business.

À l’instar de nombreuses industries, le mĂ©tier d’assureur traverse une complĂšte mutation. La digitalisation du secteur impose aux chief information officers, par exemple, de piloter la crĂ©ation de plateformes de souscription entiĂšrement en ligne avec des solutions de bout en bout.

Chef du dĂ©partement informatique – sous-directeur

Lalux Assurances

Cela fait plus de 11 ans que Vincent Arnal accompagne le groupe Lalux en tant que chef du dĂ©partement informatique. Il a rejoint la compagnie d’assu rances luxembourgeoise en novembre 2011, fort d’une expĂ©rience acquise en tant que consultant spĂ©cialisĂ© dans le secteur. Au fil de la derniĂšre dĂ©cennie, il a accompagnĂ© la transformation numĂ©rique de l’entreprise pour lui permettre de relever les dĂ©fis qui l’attendent. Orchestrant une multitude de projets, il a cherchĂ© Ă  optimiser les coĂ»ts opĂ©rationnels Ă  travers une meilleure rationalisation et urbanisation des systĂšmes d’information. L’enjeu est aussi d’offrir une meilleure expĂ©rience aux utilisateurs, qu’il s’agisse des clients ou des agents, en recou rant notamment Ă  l’automatisa tion du traitement de la donnĂ©e. Une partie des assurĂ©s souhaite notamment un service plus rapide, plus accessible, plus Ă©cologique. « Dans notre dĂ©marche de digitalisation, nous prenons en compte les souhaits des consommateurs en ayant pour ambition de faire cohabiter nos process traditionnels et digitaux pour le produit qui s’y prĂȘte ou la population qui le demande », expliquait le chef du dĂ©partement informatique dans un dossier Paperjam, en mai dernier. LaurĂ©at du prix The CIO2022 de Techsense, Vincent Arnal Ă©voquait rĂ©cemment les grandes tendances tech Ă  tenir Ă  l’Ɠil, Ă  savoir l’adoption du cloud, la rĂ©duction de l’empreinte environnementale des activitĂ©s numĂ©riques et le dĂ©veloppement de l’intelligence artificielle.

Hocine Berrane

Chief information officer

CALI Europe (Crédit Agricole Life Insurance Europe)

Cela fait plus de 20 ans qu’Hocine Berrane exerce des fonctions managĂ©riales dans les technologies de l’information au service du monde de l’assurance. CIO de CALI Europe, il est en charge de plusieurs piliers, notamment l’IT, l’organisation, la data et la cybersĂ©curitĂ© de la compagnie luxembourgeoise d’assurance-vie du groupe CrĂ©dit Agricole. Auparavant, il a occupĂ© le poste de director IT & Organi sation au sein de Swiss Life Luxembourg aprĂšs avoir Ă©tĂ© head of ICT & Security de Dexia Life & Pensions. Titulaire d’un executive master en manage ment des technologies et systĂšmes d’information de HEC Paris, Hocine Berrane met en Ɠuvre la stratĂ©gie de transforma tion numĂ©rique de l’entreprise avec l’objectif d’assurer une qualitĂ© de service optimale Ă  la fois pour ses partenaires, ses clients et les utilisateurs internes. Cette stratĂ©gie a pour pilier la mise en place d’une organisation agile. Celle-ci permet d’évoluer plus rapidement et de rester en ligne avec les attentes du mar chĂ©. Elle soutient l’optimisation de la qualitĂ© de services, la mise en Ɠuvre d’un systĂšme d’infor mation robuste et pĂ©renne, ainsi que l’extension de la palette de services proposĂ©s pour une meilleure expĂ©rience client. Le digital, au cƓur de la stratĂ©gie, soutient une dĂ©marche d’innova tion Ă©coresponsable. La stratĂ©gie dĂ©ployĂ©e s’appuie Ă©galement sur des valeurs et principes qui placent l’humain au cƓur des prĂ©occupations. Hocine Berrane obtient Ă©galement la reconnais sance de ses pairs qui lui dĂ©cernent, en 2017, le Prix du CIO Of the Year.

INSURANCE

Pascal Bughin

Directeur de la transformation, de l’IT et du digital La Mondiale Europartner

Directeur de la transformation, de l’IT et du digital chez La Mon diale Europartner – AG2R La Mondiale, Pascal Bughin accom pagne la transformation digitale au service du dĂ©veloppement de la compagnie d’assurances spĂ©cialisĂ©e dans les produits « vie » Ă  l’international. DiplĂŽmĂ© en Ă©conomie de l’UniversitĂ© catholique de Louvain-la-Neuve, ce Belge a rejoint le secteur de l’assurance-vie en 1998, il y a prĂšs de 25 ans. C’est au sein de MassMutual Europe, oĂč il a passĂ© plus de 10 ans, qu’il a progressivement accĂ©dĂ© Ă  des responsabilitĂ©s exĂ©cutives pour en devenir CEO. En 2013, il rejoint La Mondiale Europartner, oĂč il a successivement occupĂ© les fonctions de chief risk officer, de chief operating & compliance officer avant d’accĂ©der Ă  sa fonction actuelle il y a un peu plus d’un an. Pascal Bughin met en Ɠuvre la stratĂ©gie de trans formation de la compagnie, celle-ci faisant de l’innovation un enjeu stratĂ©gique. Il dirige les dĂ©veloppements techno logiques, Ă  travers la mise en Ɠuvre d’une plateforme 100 % digitale et sĂ©curisĂ©e pour mieux servir les partenaires et les clients et gĂ©rer plus facilement le plus de donnĂ©es possible. Il accompagne Ă©galement l’évolu tion organisationnelle, mettant notamment en Ɠuvre les prin cipes de la mĂ©thode agile.

Tech 100
CIO
50 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Remy Els

Directeur des systùmes d’information Foyer Assurances

NĂ© en 1965 et de nationalitĂ© luxembourgeoise, Remy Els est diplĂŽmĂ© en informatiques appliquĂ©es de l’UniversitĂ© de Sarrebruck, en Allemagne. Parlant le luxembourgeois, le français, l’allemand et l’anglais, il a dĂ©butĂ© sa carriĂšre dans une spin-off de cette mĂȘme univer sitĂ©, spĂ©cialisĂ©e dans les intĂ© grations multilingues de suites bureautiques et de messagerie, notamment pour les institutions europĂ©ennes et le secteur bancaire. En 2009, il a rejoint le groupe Foyer pour mener Ă  bien diffĂ©rentes missions. Il accĂšde au poste de sous-directeur en 2011 et de directeur en 2014. En 2015, Remy Els rejoint le comitĂ© de direction en tant que direc teur des systĂšmes d’information. La direction informatique du groupe Foyer se compose d’une centaine de collaborateurs, dont les profils couvrent les mĂ©tiers traditionnels et Ă©mer gents de l’IT : dĂ©veloppeurs, techniciens, ingĂ©nieurs, administrateurs, UX designers... Une combinaison d’expertises qui crĂ©e, maintient et amĂ©liore prĂšs de 500 applications au service des collaborateurs, intermĂ©diaires et clients du groupe Foyer.

Frédéric Ruaz

Director marketing, communications & innovations Sogelife

FrĂ©dĂ©ric Ruaz porte plusieurs casquettes. Au sein de Sogelife, la compagnie d’assurance-vie de SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale Assurances au Luxembourg, il est en charge du marketing, de la communica tion et de l’innovation. À ce titre, en collaboration avec le CEO de la compagnie, Jean Elia, il veille Ă  l’amĂ©lioration de l’expĂ©rience client, notamment Ă  travers la mise en place de plateformes soutenant les Ă©changes entre l’ensemble des partenaires ou offrant une vision globale au client sur ses avoirs. Le tout en met tant le client au centre de l’at tention et en recourant Ă  des approches de design thinking Cette dĂ©marche a notamment permis de mettre en place un parcours de souscription 100 % digital, intĂ©grant notamment la signature Ă©lectronique. DiplĂŽmĂ© de Science Po, titulaire d’un DESS MĂ©dias, tĂ©lĂ©communica tion, internet de l’UniversitĂ© Paris-Dauphine et d’un MBA de la Columbia Business School, il a commencĂ© sa carriĂšre dans les mĂ©dias (France TĂ©lĂ©visions, Eurosport, Equidia, NBCUniver sal) avant d’évoluer vers des fonctions marketing et commu nication au sein d’Orange puis, au Luxembourg, au sein d’Ada.

Abraham Takom

IT Director

C’est en 2020 qu’Abraham Takom rejoint Lombard International Assurance en tant que directeur informatique. Avec plus de 15 ans d’expĂ©rience dans le domaine de l’informatique et des technolo gies, il mĂšne des projets d’enver gure avec le souci permanent d’optimiser la valeur business gĂ©nĂ©rĂ©e. Avant de rejoindre Lombard au Luxembourg, il dirigeait une Ă©quipe de Digital Business Solutions chez Husky Injection Molding Systems au Luxembourg. Auparavant, il a occupĂ© des postes de direction dans le domaine de l’informa tique au sein de diverses struc tures, notamment chez Post Luxembourg et Total en France. En juillet 2021, Abraham Takom a reçu le prix CIO of Tomorrow lors de la 14e édition de la cĂ©rĂ©monie de remise des prix Golden-i.

Filip Volders

CTO

Olivier Vansteelandt

CIO

AXA Luxembourg et AXA Wealth Europe

Titulaire d’un master en Ă©cono mie et d’un executive master en management, Olivier Vanstee landt dĂ©bute sa carriĂšre en 1998 en tant qu’analyste au sein de la sociĂ©tĂ© d’assurance la Royale Belge. Il intĂšgre ensuite le secteur du conseil pendant quatre ans avant de rejoindre AXA Belgique en tant que chef de projet IT. C’est dans ce contexte qu’il entre en contact avec les Ă©quipes d’AXA Luxembourg. En 2010, il prend la direction du dĂ©partement Infor matique et organisation de l’entitĂ© luxembourgeoise du groupe, avant d’ĂȘtre nommĂ© membre du comitĂ© exĂ©cutif en 2011. Les chantiers de transformation IT et son implication sur le marchĂ© lui vaudront la reconnaissance de ses pairs, qui lui dĂ©cernent le titre de CIO of the Year en 2014. En 2016, il participe au lancement de AXA Wealth Europe, dont il intĂšgre Ă©galement le comitĂ© exĂ©cutif en tant que CIO.

En tant que chief transformation officer (CTO) de Baloise Assurances Luxembourg, Filip Volders supervise des Ă©quipes multidisciplinaires dans diffĂ©rents domaines tels que la gestion de projet, l’accompagnement du changement, la transformation organisationnelle, les opĂ©rations informatiques et la gestion des infrastructures. À ses yeux, l’informatique, si elle doit soute nir l’activitĂ© dans une optique de continuitĂ©, a surtout la voca tion d’ĂȘtre un catalyseur pour prĂ©parer le mĂ©tier du futur. Les projets de transformation, que l’on parle de new way of working, d’adaptation des processus, d’automatisation ou de valorisa tion de la donnĂ©e, ont tous pour objectif d’amĂ©liorer la relation avec les clients et les intermĂ© diaires de la compagnie d’assu rances. Filip Volders a prĂšs de 30 ans d’expĂ©rience dans le domaine informatique et finan cier. Il a travaillĂ© pendant six ans au sein du groupe IQ-EQ en tant que group IT, change, security & facilities leader et membre du comitĂ© exĂ©cutif. Avant cela, pendant huit ans, il a accompa gnĂ© Schroder Investment Management en tant que head of change & IT EMEA. Il a dĂ©butĂ© sa carriĂšre chez Caceis en 1994 oĂč il a passĂ© 11 ans, d’abord en tant que business program manager, puis en tant que custodian cash domain responsible

CIO Insurance
Baloise Assurances Luxembourg
DÉCEMBRE 2022 TECH 100 51

Comptant plus de 20 annĂ©es d’expĂ©rience dans des fonctions de conseil et de gestion, Olivier Beaujean a dĂ©veloppĂ© une comprĂ©hension approfondie des dĂ©fis humains et technologiques pour mettre en Ɠuvre et diriger avec succĂšs des trans formations numĂ©riques d’enver gure. CIO de Cargolux Airlines International SA depuis mars 2020, il siĂšge Ă©galement au Conseil consultatif sur la transformation numĂ©rique de l’IATA (International Air Trans port Association), dont le rĂŽle est de guider le conseil d’administration et de travailler en Ă©troite collaboration avec la direction sur les questions qui façonneront l’avenir du secteur aĂ©rien. Il dirige Ă©galement l’innovation digitale ainsi que la sĂ©curitĂ© des systĂšmes d’infor mation, comprenant la partie plus spĂ©cifique Ă  Cargolux sur la cybersĂ©curitĂ© liĂ©e aux avions. De 2014 Ă  2020, il a occupĂ© les postes de chief digital officer et global head of information systems de IEE Group, oĂč il a restructurĂ© le dĂ©partement informatique et transformĂ© la chaĂźne de production pour en augmenter l’efficacitĂ© de façon significative. En 2018, il s’est d’ailleurs vu remettre le prix de CIO of the Year (IT One). Olivier Beaujean reste toujours curieux du monde qui l’entoure, dĂ©sireux d’apprendre et de s’adapter en permanence.

Avec ses nombreuses entreprises spĂ©cialisĂ©es dans des industries de pointe, le Luxembourg regorge de CIO dotĂ©s de talents de niche adaptĂ©s aux besoins du secteur des tĂ©lĂ©coms ou de la connectivitĂ© satellite. Mais le pays hĂ©berge Ă©galement une galaxie d’entreprises uniques, que ce soit dans le domaine du droit, de la consultance, de la gestion de rĂ©seaux de gaz et d’électricitĂ©, de la logistique, du transport de passagers, du commerce de dĂ©tail ou de l’e-commerce. Tous secteurs industriels confondus, ces entreprises relĂšvent les dĂ©fis de l’amĂ©lioration de l’expĂ©rience utilisateur, de la robotisation, de l’automatisation des processus et du temps de mise sur le marchĂ©. Autant de missions qui incombent aux CIO.

Olivier Cardinal CIO PwC Luxembourg

Olivier Cardinal a rejoint PwC Luxembourg en aoĂ»t 2018 en tant que managing director –head of IT delivery, avant de devenir CIO en avril 2019. Informaticien de formation, il a travaillĂ© 25 ans dans le secteur bancaire. Belge d’ori gine, il a entamĂ© sa carriĂšre Ă  la BBL – devenue par la suite ING Belgique –, oĂč il est restĂ© 13 ans. Il y a notamment occupĂ© le poste de responsable de l’architecture informatique et de l’intĂ©gration IT en retail banking pour ING Belgique et Pays-Bas. En 2007, il rejoint le groupe Fortis. « AprĂšs le second week-end de la crise, j’ai jouĂ© un rĂŽle-clĂ© dans la sĂ©paration du groupe Fortis au niveau de l’IT. Ça a reprĂ©sentĂ© une grande expĂ©rience », explique-t-il. Il participe ensuite Ă  l’intĂ©gration de Fortis Belgique dans BNP Paribas. En 2014, il rejoint le Luxembourg en tant que responsable du dĂ©veloppement IT de KBL epb. Il y assure la migration de la plateforme informatique des diffĂ©rentes entitĂ©s du groupe vers une plateforme unique créée par le groupe Lombard Odier. Une fois cette mission terminĂ©e, il rejoint rapidement PwC Luxembourg, avec pour ambi tion de gĂ©rer l’impact des nouvelles technologies dans le travail quotidien du cabinet de conseil, en interne et vis-Ă -vis des clients.

INDUSTRY

Tech 100
CIO
52 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

LES DIPLÔMES DANS LE SECTEUR ICT

AU LUXEMBOURG

Les emplois dans le secteur ICT exigent de plus en plus souvent des diplĂŽmes de l’enseignement supĂ©rieur. Le nombre de postes disponibles pour les candidats titulaires d’un diplĂŽme de l’enseignement secondaire ou professionnel diminue, les entreprises recherchant du personnel hautement qualifiĂ©.

Source ICT: Jobs with a Future 2022 (Fedil)

Claude Demuth

Ayant eu l’idĂ©e de crĂ©er un nƓud d’échange internet luxembourgeois, Claude Demuth a participĂ© activement Ă  la crĂ©ation de Lu Cix et occupe, depuis la crĂ©ation de Lu Cix Management GIE en 2009, le poste de CEO. Jusqu’en fĂ©vrier 2016, son engagement Ă©tait basĂ© sur le volontariat, mais depuis mars 2016, il en a pris la direction Ă  temps plein. En juillet 2020, le conseil d’ad ministration l’a Ă©galement Ă©lu prĂ©sident de l’asbl Lu Cix, asso ciation sans but lucratif mais qui repose sur l’adhĂ©sion de ses membres. Depuis 2021, il fait partie du conseil d’adminis tration de MyConnectivity.lu. Entre dĂ©cembre 2013 et fĂ©vrier 2016, il a Ă©tĂ© le business development manager de LuxConnect, qu’il a rejointe en tant que senior business development specialist en 2011. Avant cela, Claude Demuth a travaillĂ© pour la division TĂ©lĂ©communications de Post Luxembourg, oĂč il a notamment Ă©tĂ© responsable de la promotion et du dĂ©veloppement du backbone international de fibre optique, et pour Cetrel, en tant que chef d’équipe responsable des dĂ©partements des tĂ©lĂ©com munications et de la sĂ©curitĂ©. Luxembourgeois d’origine, diplĂŽmĂ© de l’UniversitĂ© Louis Pasteur (Strasbourg), il aime promouvoir le Luxembourg comme un endroit oĂč il fait bon vivre et faire des affaires.

AprĂšs l’obtention de son diplĂŽme de bachelier en informatique de gestion en 1988, Serge Dublet entame sa carriĂšre professionnelle au service de l’Imprimerie Centrale Ă  Luxembourg, oĂč il est engagĂ© en qualitĂ© d’analyste-programmeur. AttirĂ© par le secteur de la grande distribution, il rejoint ensuite le groupe Cactus en 1990. Il ne quittera pas cette grande entreprise familiale oĂč les nombreux projets IT lui permettront d’exercer diffĂ©rentes fonctions au sein du service Informatique, passant d’analyste-programmeur (1990-1999) Ă  chef du dĂ©parte ment Analyses & dĂ©veloppe ments (1999-2005) et directeur adjoint du service Informatique (2005-2013), avant d’en prendre la direction en 2013. En tant que directeur informa tique, il Ɠuvre aujourd’hui pour le dĂ©veloppement de solutions logicielles, l’intĂ©gra tion de progiciels, tout en veillant Ă  l’intĂ©gritĂ© du systĂšme d’information global, au dĂ©ploiement de composants d’infrastruc tures robustes, sans faire de compromis sur le thĂšme de la sĂ©curité IT. Serge Dublet parle français, anglais et nĂ©erlandais.

Manuel Fischer

Director IT for Europe, Middle East, Africa Amazon

Titulaire d’un master en systĂšme informatique et d’un master en finance et marketing, Manuel Fischer entame sa carriĂšre en 1998 chez Accenture Ă  Francfort en tant que consultant, puis manager et senior manager. En 2006, il rejoint Deloitte Luxembourg avant de devenir, fin 2007, CIO de Cetrel (Worldline). En charge du dĂ©veloppement applicatif, des centres de calcul et des opĂ©rations, il transforme les systĂšmes applicatifs vers une architecture cloud interne de microservices B2B ouverte. Pour ces travaux, il reçoit en 2010 la double nomination de CIO of the Year en Allemagne et au Luxembourg. En 2013, il rejoint Amazon en qualitĂ© de directeur IT de la logistique et des opĂ©rations dans 18 pays en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA). Il assure les services informatiques pour plus de 350 sites logistiques et plus de 180.000 utilisa teurs. Dans cette fonction, il a menĂ© une transformation digi tale et opĂ©rationnelle et inventĂ© des produits et solutions uniques : robotiser et automati ser l’IT pour augmenter l’expĂ© rience utilisateur, raccourcir le time to market, rendre l’entre prise plus agile et plus verte tout en rĂ©duisant les total cost of ownership de la fonction IT.

Jean-Alain Jachiet

CIO

Broadcasting Center Europe (BCE)

CIO de Broadcasting Center Europe (BCE) depuis 2005, Jean Alain Jachiet a toujours Ă©voluĂ© dans l’univers des mĂ©dias et des tĂ©lĂ©coms. À la fin de ses Ă©tudes, il lance une premiĂšre sociĂ©tĂ© de dĂ©veloppe ment dĂ©diĂ©e Ă  ce secteur. Il s’oriente ensuite, avec un associĂ©, vers l’information bancaire, tout en dirigeant une revue sur le théùtre. En 1991, il rejoint l’équipe informatique de Warner Music jusqu’en 1995, puis Havas Intermediation au poste de European network and telecom manager. La revente de certaines entitĂ©s du groupe Havas par Jean Marie Messier le conduit finalement au Luxem bourg en 1998. « Chez Havas IntermĂ©diation, nous nous occu pions principalement de la rĂ©gie publicitaire IP, que RTL a naturel lement dĂ©cidĂ© de racheter », explique t il. Finalement, en 2005, Ă  l’occasion d’un regrou pement stratĂ©gique, il emmĂšne son Ă©quipe chez BCE pour assurer les prestations IT et tĂ©lĂ©coms Ă  destination d’une clientĂšle mondiale. « Le secteur des mĂ©dias est passionnant. Nos clients, des chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, de radio et des sociĂ©tĂ©s de production pour la plupart, nous poussent toujours Ă  dĂ©livrer le meilleur de la technologie. » À ses heures perdues, Jean Alain Jachiet dirige la petite maison d’édition Bamertal, dĂ©diĂ©e Ă  l’histoire et Ă  la gĂ©nĂ©alogie.

CIO Industry
Technicien BaccalaurĂ©at BTS Bachelor Master / doctorat 60,4 %
DÉCEMBRE 2022 TECH 100 53
DAP
29,4 % 2,2 % 6,1 % 1,2 % 0,7 % 2021

Christian Kettmann

CIO

Société des Chemins de Fer Luxembourgeois (CFL)

CIO du groupe depuis 2015, Christian Kettmann est entrĂ© aux CFL en 1995 en tant que formateur en informatique Ă  une Ă©poque oĂč les premiers ordinateurs font leur apparition dans les bureaux. À l’approche de l’an 2000, ses compĂ©tences techniques lui permettent d’évoluer vers un poste de system administrator et de database administrator, une nouveautĂ© pour l’époque. En 2012, il devient IT produc tion systems manager, chargĂ© de l’infrastructure, des data centers et du stockage, avant de reprendre la gestion de l’ensemble de l’IT du groupe trois ans plus tard. Son rĂŽle l’a d’abord conduit Ă  rĂ©organiser l’IT de l’ensemble de l’organisa tion, y compris des filiales. « Mais nous ne sommes encore qu’au dĂ©but du voyage », confie-t-il. Avec le soutien fort de son Ă©quipe, qui est passĂ©e de 53 Ă  175 collaborateurs depuis son arrivĂ©e, il gĂšre une multitude de projets infor matiques destinĂ©s Ă  amĂ©liorer en continu la satisfaction du client final dans le train, sur le quai ou du fret, en lien Ă©troit avec la stratĂ©gie globale du groupe qui mise sur l’effi cience, l’innovation, la sĂ©curitĂ© et la qualitĂ©. « L’un de nos challenges est d’écouter les besoins des mĂ©tiers afin de les aider Ă  mieux travailler Ă  l’avenir, en exploitant les meilleures solutions techno logiques et innovantes Ă  notre disposition (AI, IoT
). »

de nos challenges est d’écouter les besoins des mĂ©tiers afin de les aider Ă  mieux travailler

Jesper Nielsen

FormĂ© Ă  la Royal Danish Naval Academy et titulaire d’un master en computer science, Jesper Nielsen dĂ©bute sa carriĂšre dans l’armĂ©e danoise comme officier et lieutenant de vaisseau, avant de rejoindre le secteur privĂ© en 1996. Il arrive au Luxembourg dĂšs 1997 au poste de senior engineer chez Fleming Fund Management. Il intĂšgre ensuite rapidement Credit Suisse, Ă©tablissement financier oĂč il reste plus de dix ans. Il y occupe le poste de head of IT technology services & CTO EMEA branches. AprĂšs un rapide passage chez Dimension Data, il entre chez Verizon Enterprise Solutions Group, d’abord en tant que head of business optimisation au Luxembourg, puis comme management consultant pour le Benelux. En novembre 2013, il devient director chez Deloitte Luxembourg. En tant que consultant, il y apporte son conseil stratĂ©gique aux clients en matiĂšre d’infrastructures technologiques et d’architec ture d’entreprise, ainsi que dans les domaines du cloud, de la mobilitĂ©, de la numĂ©risation et de la transformation des entreprises. Il devient CIO pour les entitĂ©s d’Apex Group au Luxembourg en septembre 2019, avant de rejoindre Luxair en mai 2021 avec la volontĂ© d’offrir une nouvelle expĂ©rience aux clients de la compagnie aĂ©rienne en matiĂšre de voyages, de la rĂ©servation jusqu’à l’expĂ© rience vĂ©cue Ă  destination.

Philippe Osch

Senior partner & COO  Hitec Luxembourg SA

Philippe Osch est titulaire d’un master of sciences en gĂ©nie mĂ©canique de l’École polytech nique fĂ©dĂ©rale de Zurich et d’un diplĂŽme en gestion de la techno logie de l’UniversitĂ© technique de Delft, aux Pays Bas. Il a Ă©gale ment obtenu un master en admi nistration des affaires de l’Insead de Fontainebleau. Philippe Osch a rejoint Hitec Luxembourg en fĂ©vrier 2015 au poste de chief technology officer (CTO), avant d’intĂ©grer le conseil d’administra tion quelques mois plus tard. En mai 2019, il devient senior partner de l’entreprise. Depuis janvier 2022, il occupe le poste de chief operating officer (COO) et travaille au quotidien Ă  la mise en Ɠuvre de solutions de haute technologie. Avant de rejoindre Hitec Luxembourg, il a occupĂ© diffĂ©rents postes de conseil et de gestion dans le secteur de la haute technologie et de la fabrication, entre autres chez Altran et McKinsey & Company.

Philippe Osch est membre du conseil de gĂ©rance de Luxinnovation, l’agence luxem bourgeoise de l’innovation, et du conseil d’administration de la FJD, la FĂ©dĂ©ration des jeunes dirigeants d’entreprise de Luxembourg. Il est Ă©galement prĂ©sident de l’Insead Alumni Association Luxembourg et ancien membre du conseil d’administration des IngĂ©nieurs et scientifiques du Luxembourg.

Tech 100
« L’un
Ă  l’avenir. »

L’INVESTISSEMENT DANS LES RÉSEAUX NOUVELLE GÉNÉRATION

Selon l’étude de Cisco : Future of Technology Global perspectives on new opportunities and challenges for business (2021). De nombreuses entreprises prĂ©voient d’investir dans la 5G ou le wifi 6 privĂ© avec comme principales raisons une vitesse plus rapide, une plus grande fiabilitĂ© et une meilleure expĂ©rience d’utilisation.

72 %

des entreprises envisagent d’investir dans la 5G privĂ©e au cours des deux prochaines annĂ©es.

8 %

ont déjà investi dans la 5G privée.

66 %

des entreprises envisagent d’investir dans le wifi 6 au cours des deux prochaines annĂ©es.

7 % ont dĂ©jĂ  investi dans le wifi 6.

Ruy Pinto

Ruy Pinto a Ă©tĂ© nommĂ© directeur technique (CTO – chief techno logy officer) de SES en janvier 2019. Il a rejoint SES aprĂšs 25 ans de bons et loyaux services au sein d’Inmarsat, Ă  occuper diverses fonctions techniques et managĂ©riales, dont deux ans en tant que CTO. Au cours de ses trois derniĂšres annĂ©es chez Inmarsat, Ruy Pinto a Ă©tĂ© respon sable de toutes les fonctions opĂ©rationnelles de l’entreprise en tant que group chief operations officer. Il a Ă©galement Ă©tĂ© pendant deux ans prĂ©sident de UKspace, l’association profes sionnelle du secteur spatial au Royaume Uni, et durant quatre ans administrateur et VP Espace du groupement des industries britanniques des secteurs de la dĂ©fense, de la sĂ©curitĂ© et de l’aĂ©rospatiale (ADS). Ruy Pinto vient par ailleurs de terminer un mandat de six ans en tant qu’administrateur non exĂ©cutif au sein du rĂ©seau Satellite Applications Catapult, créé par le gouvernement britan nique dans le but de promouvoir le dĂ©veloppement des applica tions spatiales au Royaume Uni. Auparavant, il avait travaillĂ© dans le domaine des rĂ©seaux VSAT de communication de donnĂ©es et des logiciels de transmission de donnĂ©es. Ruy Pinto possĂšde la double nationalitĂ© britannique et brĂ©silienne. DiplĂŽmĂ© ingĂ©nieur Ă©lectronicien, il a suivi des Ă©tudes de troisiĂšme cycle dans le domaine des systĂšmes de tĂ©lĂ©communications numĂ©riques Ă  l’UniversitĂ© pontificale catholique de Rio de Janeiro (PUC-Rio).

Abdelhay Toudma

MathĂ©maticien de formation, Abdelhay Toudma a trouvĂ© dans l’informatique un terreau idĂ©al pour laisser libre cours Ă  sa passion pour le partage et la transmission. Il dĂ©bute sa carriĂšre en 1999 dans le secteur des tĂ©lĂ©coms. Au fil des rencontres, il multiplie les expĂ© riences, passant par Mach, EBRC ou encore RBC Dexia. En 2015, il devient head of IT operations chez Lombard International Assurance avant de rejoindre Arendt en mai 2016. CIO de l’annĂ©e (IT One) en 2019, Abdelhay Toudma rĂ©sume ainsi son parcours : « Toute expĂ©rience est une aventure humaine. À mes yeux, l’empathie devient comprĂ©hension pour conduire Ă  une solution. » Aujourd’hui, sa mission premiĂšre est de poursuivre la transformation digitale des nombreux mĂ©tiers rĂ©unis au sein d’Arendt en met tant en place les meilleures solutions technologiques.

« Nous devons Ă©galement poursuivre la digitalisation de notre relation avec nos clients et, enfin, leur apporter du conseil technologique en complĂ©ment de l’expertise mĂ©tier – legal, tax, regulatory, fund administration & consulting –, en mode onestop shop » Abdelhay est Ă©gale ment co-CEO de Mobilu, sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans les processus opĂ©rationnels, la digitalisation et la robotisation, et dans laquelle Arendt a pris une participation majoritaire en 2020.

Jean-Marc Verdure

CIO

Creos & groupe Encevo

Jean-Marc Verdure est le CIO de Creos et du groupe Encevo depuis 2016. Avec un effectif de plus de 2.000 personnes, ce groupe est un acteur-clĂ© de la transition Ă©nergĂ©tique. Au Luxembourg, il possĂšde et exploite plus de 10.000 km de lignes Ă©lectriques et environ 2.100 km de gazoducs, permettant de fournir plus de 300.000 clients en Ă©lectricitĂ© et de raccorder quelque 49.000 clients au gaz naturel. En Allemagne, ses rĂ©seaux garantissent l’approvisionne ment en gaz naturel de plus de 2 millions de personnes dans 340 villes et communes. Le groupe offre Ă©galement une large gamme de services liĂ©s Ă  l’énergie par le biais de ses diffĂ©rentes filiales. Avec 120 col laborateurs, la division informa tique de Creos est Ă  la fois un facilitateur d’affaires pour les activitĂ©s principales de Creos et un fournisseur de services informatiques standards pour les diffĂ©rentes compagnies du groupe. Jean-Marc Verdure est titulaire d’une maĂźtrise en Ă©co nomie et en informatique. Avant de rejoindre Creos et Encevo, il a occupĂ© plusieurs postes de direction informatique dans les secteurs des fonds d’investissement et de la banque en Belgique, en France, au Luxembourg et aux Pays-Bas. En 2011, il a Ă©tĂ© Ă©lu CIO de l’annĂ©e par un jury composĂ© de 50 CIO.

Tech 100
56 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
Finance I C T / I n t ellectual p r operty T A X 15, rue du F ort B ourbon L 1 2 49 L u x embou r g T el. : +3522612 0 2 1 Co r po r a t e & R e s t r uctu r in g Pri v a t e E quity I nv e s tme n t F unds “ Lead your project to success” THEMIS LEX L a w ïŹrm

Les besoins informationnels des services publics sont aussi vastes et exigeants que ceux du secteur privĂ©. Avec la digitalisation de la vie publique et administrative, il en va tout simplement du bon fonctionnement de la sociĂ©tĂ©. De la dĂ©fense aux soins de santĂ© en passant par les forces de l’ordre ou encore le monde acadĂ©mique, la transformation digitale concerne toutes les strates de l’État. Au-delĂ  des aspects opĂ©rationnels liĂ©s Ă  la gestion de la vie publique, il incombe Ă  certains ministĂšres et Ă  certaines organisations Ă©tatiques de piloter le projet de gouvernance numĂ© rique du pays, de promouvoir l’innovation et la cybersĂ©curitĂ© auprĂšs du tissu Ă©conomique et de rĂ©flĂ©chir Ă  la mutualisation des services, des logiciels et des infrastructures informa tiques entre les diffĂ©rents acteurs publics.

Membre du comitĂ© de coordination du ministĂšre de l’Économie, Sasha Baillie a pris la direction de Luxinnovation en 2018. DĂšs 2014, en tant que diplomate luxembourgeoise, elle a Ă©tĂ© dĂ©tachĂ©e auprĂšs du ministĂšre de l’Économie en qualitĂ© de chef de cabinet adjoint et conseillĂšre diploma tique du ministre. Dans ce rĂŽle, elle a coordonnĂ© les dĂ©parte ments ministĂ©riels et fourni des conseils dans les domaines liĂ©s au dĂ©veloppement et Ă  la promotion Ă©conomique, ainsi qu’à l’industrie de la dĂ©fense. Elle a dirigĂ© la rĂ©forme des structures de promotion Ă©cono mique du pays qui a conduit Ă  la crĂ©ation du Luxembourg Trade and Investment Board, dont elle a Ă©tĂ© prĂ©sidente du comitĂ© directeur pour le commerce et l’investissement (2016-2018).

Elle a Ă©galement Ă©tĂ© prĂ©sidente du conseil d’administration de LuxGovSat SA, joint-venture entre le gouvernement et SES, qu’elle a contribuĂ© Ă  crĂ©er.

Elle a initiĂ© et prĂ©sidĂ© le comitĂ© de la marque nationale du Luxembourg, un groupe inter ministĂ©riel et interinstitutionnel mis en place pour dĂ©velopper et promouvoir l’image du pays dans le monde. En 1997, elle a intĂ©grĂ© le service diplomatique et occupĂ© des postes Ă  Moscou et Ă  Bruxelles. Elle a par ailleurs Ă©tĂ© ambassadrice non rĂ©sidente du Luxembourg en Serbie de 2012 à 2016.

Jan Beutler

Chief of cyberdefence Forces armées luxembourgeoises

Chef de la cyberdĂ©fense et de la sĂ©curitĂ© des Forces armĂ©es luxembourgeoises (LAF) depuis 2019, Jan Beutler a pour mission de construire et gĂ©rer l’organisation et les ressources cybernĂ©tiques de l’armĂ©e afin d’en amĂ©liorer l’efficience opĂ©rationnelle. À ce titre, il a dirigĂ© la conception de stratĂ©gie de cyberdĂ©fense du pays. En tant que respon sable national, il a notamment rĂ©uni les cyberspĂ©cialistes du pays pour qu’ils participent, au sein de l’équipe Benelux, au plus grand exercice cybernĂ© tique Ă  balles rĂ©elles du monde, le Locked Shields 2022.

De 2016 Ă  2019, il a Ă©tĂ© CIO de l’UniversitĂ© du Luxembourg, veillant Ă  la revitalisation du dĂ©partement informatique pour le faire entrer dans le top 6 des Ă©quipes TIC du Luxembourg (ICT Awards 2017) en 18 mois Ă  peine. Il a aussi Ă©tĂ© membre du conseil d’administration de la Fondation Restena (2017-2019). Avant d’arriver au Luxembourg, Jan Beutler a multipliĂ© les expĂ©riences. Il a Ă©tĂ©, entre autres, senior IT advisor au sein de la commis sion de l’Union africaine – une des plus grandes organisations politiques et Ă©conomiques du monde –, fondateur et dirigeant de Komiri Ltd (Royaume-Uni) actif dans le domaine de l’IA, ou encore expert indĂ©pendant sur le commerce Ă©lectronique auprĂšs de la Commission europĂ©enne.

CIO PUBLIC SECTOR & HEALTH

Tech 100
58 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Générateur de business depuis

plus
20 ans
€ -> En kiosque dùs
www.paperjam.lu/guide
de
10
janvier
COMMANDEZ-LE sur eshop.maisonmoderne.lu

Alain Engelhardt

Directeur central stratégie et performance

Police grand-ducale

Alain Engelhardt occupe le poste de directeur de la Direction centrale stratĂ©gie et performance (DCSP) au sein de la police grand-ducale, soit l’une des quatre directions centrales qui se rapporte Ă  la direction gĂ©nĂ©rale. À la tĂȘte de la DCSP, il supervise les ser vices qui sont en charge de la planification et du suivi stratĂ© gique, de l’organisation, de l’amĂ©lioration et du traitement de l’information, ainsi que d’une cellule StratĂ©gie des technologies d’information et de communication.

Au quotidien, Alain Engelhardt s’attelle notamment Ă  soutenir la vision de la police et s’assure de l’alignement stratĂ©gique des diffĂ©rentes directions avec la stratĂ©gie globale. Sa mission consiste Ă©galement Ă  garantir la qualitĂ© du fonctionnement des services de la police, d’optimiser le traitement des donnĂ©es et de l’information Ă  l’aide d’outils de pilotage et de business intelligence Responsable, entre autres, de l’alignement du systĂšme d’information et de la maĂźtrise des risques opĂ©rationnels, il a, par exemple, pris part au projet visant Ă  Ă©quiper les policiers de bodycams Avant de diriger la DCSP, Alain Engelhardt occupait le poste de directeur rĂ©gional du canton de Grevenmacher.

Joël Feltes

CIO – Responsable du dĂ©partement des systĂšmes d’information HĂŽpitaux Robert Schuman

JoĂ«l Feltes a rejoint les HĂŽpitaux Robert Schuman en janvier 2020. D’abord responsable IT d’exploitation, il est devenu CIO et respon sable du dĂ©partement des systĂšmes d’information six mois plus tard. Sa mission principale est aujourd’hui de mettre en place l’environne ment informatique adĂ©quat pour assurer la transformation digitale de l’institution. Sous sa direction, l’infrastructure est en cours de modernisation, tant au niveau hardware qu’applicatif. Un autre grand chantier a consistĂ© en la refonte des processus de support informa tique et de gestion de projet au sein du dĂ©partement, en Ă©troite collaboration avec le chief digital officer des HRS. Un travail trĂšs important du dĂ©par tement est le dĂ©veloppement et la maintenance du systĂšme d’information hospitalier (SIH) et du dossier patient informa tisĂ© (DPI). Le but est, dans le cadre des contraintes lĂ©gales, de faciliter au maximum le travail des collaborateurs sur le terrain. Avant de rejoindre les HRS, JoĂ«l a passĂ© 18 ans de sa carriĂšre chez Luxair, gravissant petit Ă  petit les Ă©chelons pour devenir le head of IT infrastructure de la compa gnie aĂ©rienne de 2012 à 2017. Il est ensuite passĂ© par le monde bancaire en tant que head of IT operations & infrastructure d’Advanzia Bank de 2017 Ă  fin 2019.

Alain Fontaine

Alain Fontaine semblait prĂ©destinĂ© Ă  reprendre l’entre prise familiale, la Brasserie Simon, Ă  Wiltz. Mais dans les annĂ©es 80, ses premiers contacts avec le Tandy TRS-80 de son pĂšre lui infusent sa passion pour les ordinateurs et la technologie au sens large. AprĂšs un B.Sc. en tĂ©lĂ© communications et robotique, ses premiers pas professionnels se feront au sein du groupe de presse IPM Ă  Bruxelles, au sein duquel il porte le projet d’inter nalisation des infrastructures et opĂ©rations des sites web des quotidiens La DerniĂšre Heure et La Libre Belgique. En parallĂšle, il introduit le premier cours de « technologies web » au sein de la Haute École Rennequin Sualem en tant que professeur invitĂ©. VAlain SA est la premiĂšre sociĂ©tĂ© qu’Alain Fontaine crĂ©e en 2001. Aujourd’hui, la sociĂ©tĂ© rebaptisĂ©e Vesperia continue ses activitĂ©s de consulting IT au Luxembourg et en France. AprĂšs avoir occupĂ© pendant 10 ans plusieurs rĂŽles de mana gement IT au sein du groupe atHome, et ensuite du groupe australien REA Group, il a cofondĂ© Doctena en 2013, et en est le CEO depuis 2020. Doctena est devenue une des principales plateformes de prise de rendez-vous mĂ©dicaux ou de soins en Europe, avec plus de 1,7 million de rendez-vous gĂ©rĂ©s chaque mois.

Tech 100
60 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Dix CIO partagent leurs principaux challenges Ă  relever en 2023 dans leurs secteurs respectifs : place financiĂšre, services, industrie, institutions. Seront abordĂ©s les thĂšmes de la cybersĂ©curitĂ© et du cloud lors de ce 10×6 qui rĂ©unira des experts tech de grandes entreprises et institutions comme des fournisseurs. Cette soirĂ©e sera ouverte par un mot de bienvenue de M. Marc Hansen, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la Digitalisation.

LEADING CIO s ’ CHALLENGES

25
ORGANISÉ PAR Inscriptions
paperjam.lu/club Athénée
10×6
janvier 2023 18:30—21:30
sur
de Luxembourg

Chef du dĂ©partement infor matique de StĂ«ftung HĂ«llef Doheem depuis 2017, GwennaĂ«l Goffin a rejoint cette fondation reconnue d’utilitĂ© publique dĂšs 2006 au poste de dĂ©veloppeur. GrĂące Ă  ses connaissances en matiĂšre d’infrastructure IT, il devient administrateur systĂšme en 2007 et responsable du service Infrastructure et Helpdesk en 2013. Finalement, en 2017, il devient manager IT du plus grand prestataire d’aide et de soins Ă  domicile au Luxembourg, avec plus de 2.100 collabora teurs et plus de 17.000 clients par an. « En place depuis 2012, notre dossier de soins Ă©lectro nique Ă©volue continuellement, notamment afin de faciliter la vie de nos 1.600 utilisateurs et utilisatrices sur le terrain », dĂ©clare-t-il. Un autre challenge actuel consiste en l’intĂ©gration d’un outil de collaboration afin d’amĂ©liorer la communication et les Ă©changes d’information entre les soignants, dispersĂ©s dans tout le pays, et le person nel administratif. Cela concerne notamment la mise en place du socle Microsoft Teams et de divers outils, Ă©tape indispen sable pour dĂ©velopper ensuite d’autres fonctionnalitĂ©s au service des Ă©quipes et du client final. « Nous avons la chance de travailler dans le domaine de l’aide Ă  la personne, et cela donne beaucoup de sens Ă  notre action. Nous servons une population trĂšs diversifiĂ©e, avec des utilisateurs mobiles et une multitude d’applications spĂ©cifiques Ă  nos mĂ©tiers. » Titulaire d’un bac +3 de dĂ©ve loppeur-analyste, GwennaĂ«l pratique le tennis de table et la course Ă  pied.

Mario Grotz

Director general for industry, technology and research

Ministùre de l’Économie

Mario Grotz a commencĂ© sa carriĂšre en travaillant pour la Chambre de commerce et la Chambre des mĂ©tiers, oĂč il a agi en tant que conseiller auprĂšs des PME dans les domaines de la crĂ©ation et de la gestion d’entreprise. En 2001, il a rejoint le ministĂšre de l’Économie, oĂč il s’est principa lement occupĂ© de l’évaluation des projets de R&D mis en Ɠuvre par le secteur privĂ©. De 2009 à 2012, il a Ă©tĂ© nommĂ© chef de la Direction des infrastructures et de la technologie. Depuis 2012, il est le directeur gĂ©nĂ©ral de la recherche, de la propriĂ©tĂ© intellectuelle et des nouvelles technologies, responsable du dĂ©veloppement des secteurs technologiques au Luxembourg. En 2018, il est devenu prĂ©sident de Luxinnovation, l’agence nationale de l’innovation, qui offre un large portefeuille de services aux entreprises et aux organismes de recherche publics. On le retrouve Ă©gale ment Ă  la prĂ©sidence du conseil d’administration de LuxProvide (high performance computing), d’Incert GIE, de la Luxembourg Space Agency (LSA) et de Creos. Il est par ailleurs membre du comitĂ© directeur de l’European Space Resources Innovation Centre (alimentĂ© par le List et la LSA) et du comitĂ© consultatif de l’Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust.

Patrick Houtsch

Directeur

Centre des technologies de l’information de l’État

Patrick Houtsch est le directeur du Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE), principal prestataire de services IT pour les ministĂšres et administrations luxembour geois. Les services proposĂ©s par le CTIE couvrent tous les domaines de l’informatique, y compris l’opĂ©ration des centres de donnĂ©es, du rĂ©seau sĂ©curisĂ© de l’État et le cloud gouvernemental (IaaS). Le CTIE joue Ă©galement un rĂŽle central dans le domaine de l’administra tion en ligne via la conception et l’hĂ©bergement de sites web, la fourniture de plateformes (PaaS) et de solutions logi cielles personnalisĂ©es (SaaS), ainsi que l’exploitation du guichet unique pour les citoyens et les entreprises. Outre ses fonctions exĂ©cutives au CTIE, Patrick Houtsch est membre de diffĂ©rents comitĂ©s et groupes de travail dans le domaine des technologies de l’information et de la communi cation, et de la cybersĂ©curitĂ©. Il a plus de 20 ans d’expĂ©rience dans le domaine des TIC et a Ă©té directeur du Computer Emergency Response Team du gouvernement luxembourgeois (Govcert.lu). Avant de rejoindre le secteur public, il a travaillĂ© comme expert en informatique dans le secteur financier.

Tech 100
« Nous servons une population trĂšs diversifiĂ©e, avec des utilisateurs mobiles. »
62

Thomas Kallstenius est le CEO du Luxembourg Institute of Science and Technology (List), une organisation de recherche et de technologie dont la mission est de crĂ©er des technologies avancĂ©es et d’offrir, Ă  l’économie et Ă  la sociĂ©tĂ©, des produits et services innovants. Le List dĂ©veloppe notamment des solu tions Ă  forte intensitĂ© technolo gique axĂ©es sur l’innovation environnementale, la numĂ©risa tion et les matĂ©riaux. Prenant ses fonctions en 2019, Thomas Kallstenius s’est vu confier la mission de doper l’écosystĂšme innovant luxembourgeois tant dans une perspective de diversification de l’économie que pour rĂ©pondre aux enjeux sociĂ©taux auxquels nous devons faire face. Le CEO n’a pas eu l’occasion de s’ennuyer, contribuant notamment aux rĂ©ponses Ă  apporter au cƓur de la crise sanitaire. Parmi les idĂ©es novatrices qu’il porte, on peut Ă©voquer celle d’un jumeau numĂ©rique (digital twin) du Luxembourg, autrement dit une modĂ©lisation du pays, de sa population qui intĂšgre une grande diversitĂ© de variables et de donnĂ©es disponibles, pour mieux com prendre les enjeux et anticiper les dĂ©veloppements Ă  venir. Ce SuĂ©dois peut faire valoir une carriĂšre internationale remarquable au service de l’innovation technologique. Il est aussi titulaire d’une maĂźtrise en gĂ©nie physique de l’Institut royal de technologie de SuĂšde, d’un doctorat en sciences des matĂ©riaux semi-conducteurs de l’UniversitĂ© d’Uppsala et d’un MBA de la Vlerick Business School Ă  Louvain, en Belgique.

Yannick Kirschhoffer

CIO – head of IT Laboratoire national de santĂ©

D’abord actif dans le secteur bancaire en France, Yannick Kirschhoffer est arrivĂ© au Luxembourg en 2008 en tant que consultant IT. En 2016, il rejoint Luxair au poste de head of IT architecture, avant d’en devenir le CIO en 2019. En aoĂ»t 2020, il devient le CIO du Laboratoire national de santĂ©, avec pour objectif prioritaire de contribuer, grĂące Ă  la mise en Ɠuvre de nouvelles solutions technologiques, Ă  la renommĂ©e de cet Ă©tablissement public porteur de projets innovants en matiĂšre de santĂ© publique. Durant la crise sanitaire, il a notamment pu diriger des projets utiles et concrets pour lutter contre la pandĂ©mie. Yannick Kirschhoffer se dĂ©finit volontiers comme un geek, gardant un contact trĂšs Ă©troit avec la technologie et ses Ă©volu tions. « Je veux ĂȘtre capable de comprendre et de faire le travail de n’importe quel membre de l’équipe IT, mais j’aime aussi beaucoup traduire ce langage informatique souvent complexe en mots simples pour que tout le monde le comprenne, Ă  commencer par ma direction », confie-t-il. Il est, depuis cinq ans, le co-organisateur des Voxxed Days, un Ă©vĂ©nement créé pour les dĂ©veloppeurs et par les dĂ©veloppeurs, qui rĂ©unit durant deux jours plus de 500 per sonnes au Luxembourg. Cet homme est aussi passionnĂ© de modĂ©lisation 2D et 3D. Il est impliquĂ© dans des projets communautaires sur GitLab et membre du conseil d’administration du Java User Group local. Une autre de ses passions est la vidĂ©o. Sa chaĂźne Youtube dĂ©diĂ©e Ă  Aston Le Taureau compte prĂšs de 90.000 abonnĂ©s !

« L’informatique est un outil qui aide l’humain, pas une contrainte. »

Christophe Nardin

IngĂ©nieur en mĂ©canique, passionnĂ© d’informatique depuis son plus jeune Ăąge, Christophe Nardin arrive au Luxembourg en 1995. Il intĂšgre la toute jeune Ă©quipe Advisory chez Coopers & Lybrand (devenu PwC), oĂč il restera 12 annĂ©es. Il passe ensuite deux ans chez Lombard International Assurance au poste de head of business change management. En janvier 2010, il rejoint l’Entente des hĂŽpitaux luxembourgeois en tant que responsable IT et IT project manager. « À l’époque, nous avons travaillĂ© Ă  la mise en place d’un premier systĂšme de gestion des ressources humaines et avons, en parallĂšle, créé un premier centre informatique sectoriel », explique-t-il. Trois ans plus tard, Luxith voit le jour avec pour objet la mise en Ɠuvre et l’exploitation des services, logiciels et infrastructures informatiques mutualisĂ©s dans le secteur de la santĂ©. « Nous avons commencĂ© avec six personnes en mode start-up. Aujourd’hui, l’équipe compte 22 collabora teurs et nous cherchons Ă  crĂ©er de nouveaux services mutualisĂ©s pour rĂ©pondre aux besoins du terrain. Chaque mois, 12.500 fiches de paie sont par exemple Ă©mises au dĂ©part de la plateforme RH que nous gĂ©rons. Nous avons mis en place l’Archive nationale d’imagerie mĂ©dicale (ANIM). L’équipe est actuellement occupĂ©e, entre autres, Ă  monter un centre de compĂ©tences SAP pour la partie finances. L’informatique est un outil qui aide l’humain, pas une contrainte. C’est pourquoi je ne parle jamais d’intelligence artificielle, mais

CIO Public sector & Health
63

Anne-Catherine Ries

PremiÚre conseillÚre de gouvernement Service des médias, des communications et du numérique

Anne-Catherine Ries est actuel lement premiĂšre conseillĂšre de gouvernement auprĂšs du Premier ministre et ministre des MĂ©dias et des TĂ©lĂ©commu nications, en charge de la politique des mĂ©dias, des tĂ©lĂ©coms et du numĂ©rique. Elle dirige le Service des mĂ©dias, des communications et du numĂ©rique du ministĂšre d’État luxembourgeois. Avant cette nomination en 2019, elle s’est toujours concentrĂ©e, au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies, sur le dĂ©veloppe ment de l’écosystĂšme de la tech et de l’innovation numĂ©rique au Luxembourg, entre autres via le lancement de l’initiative Digital Luxembourg en 2014. Elle a rejoint la fonction publique luxembourgeoise aprĂšs avoir commencĂ© sa carriĂšre professionnelle dans un cabinet d’avocats amĂ©ricain Ă  Paris. Anne-Catherine Ries est titulaire d’un diplĂŽme de droit de l’UniversitĂ© Paris II et de l’UniversitĂ© d’Oxford, et dĂ©tient un diplĂŽme de troi siĂšme cycle LL.M. de la London School of Economics. Elle est vice-prĂ©sidente du conseil d’administration de SES, organe oĂč elle occupe Ă©galement les postes de prĂ©sidente du comitĂ© de nomination et membre du comitĂ© de rĂ©munĂ©ration. Elle siĂšge Ă©galement au conseil d’administration de Post Luxembourg et au conseil consultatif de l’Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust).

Gaston Schmit

Premier conseiller de gouvernement MinistĂšre de la Digitalisation

IngĂ©nieur en chimie et gĂ©nie des procĂ©dĂ©s, Gaston Schmit dĂ©bute sa carriĂšre en 1998 au sein d’un laboratoire privĂ© au Luxembourg. DĂšs 1999, il intĂšgre l’Administration de l’en vironnement, oĂč il restera plus de 15 ans. D’abord responsable adjoint du Service des Ă©tablisse ments classĂ©s, il en devient le responsable principal en 2007, avant d’occuper le poste de directeur adjoint de cette mĂȘme administration en 2014. En 2015, il rejoint le ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur et de la Recherche comme premier conseiller de gouvernement.

Il s’intĂ©resse alors dĂ©jĂ  aux avan tages que prĂ©senterait la digita lisation des demandes d’aides financiĂšres pour Ă©tudes supĂ© rieures. À l’époque, il occupe Ă©galement le poste de commis saire du gouvernement au sein du conseil d’administration du Luxembourg Institute of Science and Technology (List). En dĂ©cembre 2018, il rejoint le ministĂšre de la Digitalisation nouvellement créé. « Le dĂ©fi de mettre en place ce nouveau ministĂšre m’a Ă©normĂ©ment stimulĂ©. L’équipe compte aujourd’hui 32 personnes. Notre mission principale concerne la digitalisation des dĂ©marches administratives et la mise en place de services publics numĂ© riques offrant la meilleure expĂ© rience utilisateur aux citoyens et aux entreprises », explique-t-il. Par sa formation d’ingĂ©nieur, Gaston Schmit a toujours Ă©tĂ© animĂ© par cette volontĂ© de rechercher des solutions pratiques simplifiant les processus et les procĂ©dures afin de faciliter la vie quoti dienne de tout un chacun.

Marc Serres, 46 ans, est Luxembourgeois, mais c’est en Belgique qu’il a suivi son parcours universitaire. Il est titulaire d’un doctorat en opto Ă©lectronique et d’un master en gĂ©nie Ă©lectrique avec une spĂ© cialisation en hyperfrĂ©quences, tous deux obtenus Ă  l’UniversitĂ© catholique de Louvain. En 2000, il dĂ©bute sa carriĂšre dans l’industrie de fabrication d’antennes de communication par satellite au sein de la sociĂ©tĂ© Hitec Luxembourg SA, d’abord comme ingĂ©nieur de projet, et finalement comme ingĂ©nieur en chef pour le dĂ©veloppement de produits satcom. Cinq ans plus tard, il entre au sein de l’admi nistration publique. Entre 2005 et 2013, il supervise des pro grammes de recherche de l’European Space Agency (ESA) au sein du ministĂšre de l’Ensei gnement supĂ©rieur et de la Recherche. En janvier 2014, le scientifique rejoint le ministĂšre de l’Économie pour prendre en charge les affaires spatiales. En mars 2018, il franchit une nouvelle Ă©tape dans sa carriĂšre en Ă©tant Ă©lu vice-prĂ©sident du conseil de l’ESA. Aux com mandes de la Luxembourg Space Agency depuis septembre 2018, Marc Serres et son Ă©quipe ont pour objectif de soutenir le dĂ©ve loppement de l’industrie spatiale luxembourgeoise en attirant sur son territoire de nouvelles sociĂ©tĂ©s, en dĂ©veloppant les ressources humaines, en fournis sant des solutions financiĂšres innovantes, et en apportant leur soutien aux infrastructures de l’éducation et de la recherche. Marc Serres est par ailleurs membre de l’AcadĂ©mie internationale d’astronautique.

Christine von Reichenbach

Directrice adjointe – CIO Agence pour le dĂ©veloppement de l’emploi

Christine von Reichenbach a rejoint l’Adem en 2019 en tant que directrice adjointe, CIO et responsable du dĂ©partement des services internes, dont le service IT. Dans cette fonction, elle fut en premiĂšre ligne pendant la crise du Covid-19, lorsqu’il a fallu mettre en place, en un temps record, l’ensemble des processus nĂ©cessaires Ă  la continuitĂ© des services aux entreprises et aux particuliers. Une pĂ©riode « complexe et hors normes, qui a malgrĂ© tout agi comme un catalyseur de l’innova tion, avec une accĂ©lĂ©ration des processus et de la digitalisation des services », confie-t-elle.

Aujourd’hui, son principal objectif est la mise en Ɠuvre de l’ambitieux programme eAdem qui vise la transformation digitale de l’Adem. Il s’agit notamment de doter l’agence d’une solution mĂ©tier unifiĂ©e, autour d’un logiciel, voire d’un ensemble consolidĂ© de logiciels dans une approche best-of-breed. Titulaire d’un diplĂŽme d’économie orienta tion informatique, obtenu en 1997 Ă  l’UniversitĂ© d’OsnabrĂŒck, elle a commencĂ© sa carriĂšre en Allemagne avant de rejoindre le Luxembourg en juillet 2000.

Elle intĂšgre Lettershop SA au poste de project & account mana ger, puis Luxembourg Air Rescue comme head of ICT & deputy financial manager. AprĂšs avoir travaillĂ© sept ans comme consul ting manager public sector chez PwC Luxembourg, elle intĂšgre la fonction publique en 2014 pour diriger le service Document solutions au CTIE, avant d’intĂ© grer l’Adem cinq ans plus tard.

Tech 100
64 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

La mobilitĂ© Ă©volue, et l’industrie automobile dĂ©veloppe une offre de plus en plus complĂšte de motorisations 100% Ă©lectriques. Paperjam s’intĂ©resse – pour son supplĂ©ment e-Drive + MobilitĂ© et lors de cette table ronde – Ă  cette rĂ©volution progressive des usages.

Table ronde e-Drive +Mobilité

31 janvier 2023 18:30
ORGANISÉ PAR Inscriptions sur paperjam.lu/club Foyer Assurances
- 21:30

Les recommandations du secteur ICT

Le Luxembourg s’est taillĂ© une place de choix en Europe, dans les domaines de l’innovation, des fintech et de l’ICT en gĂ©nĂ©ral, notamment grĂące Ă  des infrastructures de premier plan.

Mes principales recommandations portent sur le dĂ©veloppement d’infrastructures performantes, la cybersĂ©curitĂ©, le cloud et l’attraction de talents et de start-up. En ce qui concerne le dĂ©veloppement d’infrastructures performantes, le dĂ©ploiement de la 5G reste une prioritĂ©. Il convient de favoriser le dĂ©veloppement de nouveaux cas d’usage via des incitatifs publics, comme ce fut le cas avec les « projets d’innovation 5G ». L’objectif de dĂ©grouper la totalitĂ© des fibres dĂ©ployĂ©es est Ă©galement primordial pour proposer des offres variĂ©es au consommateur. Il est opportun de mener une rĂ©flexion sur la rĂ©gulation du cloud, comme c’est le cas dans d’autres pays. Il est capital de coordon ner l’ensemble des initiatives en matiĂšre de cybersĂ©curitĂ©. Davantage de partage d’informations entre les acteurs est nĂ©cessaire par rapport aux cybermenaces. Cela pourrait passer par un systĂšme national de partage d’informations englobant les secteurs public, privĂ© et de la dĂ©fense, pour crĂ©er un avantage compĂ©titif. Enfin, il convient de cultiver un environnement propice pour les entrepre neurs et investisseurs dans le but d’attirer de nouveaux talents et entreprises dans un secteur ICT qui a d’autres options de localisation en Europe et dans le monde.

Le principal dĂ©fi pour les annĂ©es Ă  venir sera de maintenir cette position, voire de se hisser aux premiĂšres places, en tirant parti des Ă©volutions rĂ©glementaires et technologiques amorcĂ©es : identity wallet, cloud hybride, intelligence artificielle, et bien d’autres. Cela ne pourra se faire qu’en assurant un niveau d’accompagnement et d’investissement Ă©levĂ©, dirigĂ© aussi bien vers les infrastructures technologiques (rĂ©seau, hĂ©bergement, HPC
) que vers les divers programmes europĂ©ens tels que Gaia-X et les programmes de recherche. Ce, idĂ©alement, au travers de plus de partenariats public-privĂ©, bien souvent source de solutions innovantes et exportables.

Le maintien d’un haut niveau d’attractivitĂ© pour le pays, en termes de talents et d’entre prises, reste crucial. Les domaines porteurs ne manquent pas : cybersĂ©curitĂ©, big data, informatique quantique, infrastructures distribuĂ©es
 Le financement restant le dĂ©fi de fond, le support du gouvernement restera plus que jamais dĂ©terminant.

« Il faut poursuivre les efforts et dĂ©finir des stratĂ©gies homogĂšnes Ă  l’échelle nationale. »

3JEAN DIEDERICH PrĂ©sident Association des professionnels de la sociĂ©tĂ© de l’information asbl

Le premier challenge consiste Ă  attirer et Ă  garder les talents dans l’informatique. Il y a quelques annĂ©es, faire venir des talents europĂ©ens Ă©tait plus simple. Afin de rĂ©pondre aux besoins, il faut Ă©toffer l’offre de forma tions spĂ©cialisĂ©es, et, pour cela, il est nĂ©ces saire que des enseignants soient formĂ©s sur ces sujets. L’écosystĂšme luxembourgeois doit donc se mobiliser pour trouver des solutions. Un second dĂ©fi est de rattraper les erreurs du passĂ©, en investissant dans les data centers. Cette technologie, nĂ©gligĂ©e, est pourtant utilisĂ©e dans toutes les solutions du cloud.

Afin de remĂ©dier Ă  cela, il serait intĂ©ressant d’investir massivement dans la mise en Ɠuvre d’applications de haut niveau, nĂ©cessaires pour notre Place, dans des domaines comme l’industrie de fonds d’investissement ou le private equity. Un dernier point concerne la cybersĂ©curitĂ©, autre secteur oĂč les ressources sont rares. Il faut poursuivre les efforts et dĂ©finir des stratĂ©gies homogĂšnes Ă  l’échelle nationale qui permettraient, notamment, d’optimiser les ressources publiques et privĂ©es.

Il est important de disposer d’une masse critique ayant une vraie force de frappe pour supporter le secteur informatique et la digitalisation de notre Ă©conomie.

Forecast
Photos Cloud Community Europe - Luxembourg, Eric Devillet (archives) et Guy Wolff (archives)
66 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
« Le maintien d’un haut niveau d’attractivitĂ© en termes de talents et d’entreprises reste crucial. »
Quelles sont vos recommandations, en tant que membre du secteur ICT, pour les partis qui se prĂ©parent aux Ă©lections lĂ©gislatives de 2023 ?
« Il convient de cultiver un environnement propice pour les entrepreneurs et investisseurs. »
Connecting businesses & people. We provide solutions that bring you closer. luxnetwork.eu Welcome@luxnetwork.eu

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.