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de risque de maladies du cœur et d’AVC au pays en chiffres
Pleins feux sur les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires 2026
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de risque de maladies du cœur et d’AVC au pays en chiffres
Pleins feux sur les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires 2026
Les facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC sont communs. Ils sont si communs, en fait, qu’au pays, neuf personnes sur dix ont au moins un facteur de risque modifiable important1 La bonne nouvelle est que près de 80 % des maladies du cœur et des AVC précoces peuvent être évités avec l’adoption d’un mode de vie sain 2-4. De plus, on peut souvent traiter et maîtriser efficacement les autres facteurs de risque, même si certains ne peuvent être modifiés.
Selon un récent sondage de Cœur + AVC, seule la moitié de la population du pays connaît ses propres facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC. Parallèlement, la quasi-totalité de la population (plus de neuf personnes sur dix) estime qu’il est important non seulement de connaître ses facteurs de risque, mais aussi d’agir pour les comprendre, les réduire et les prendre en charge 5. Manger sainement, faire de l’activité physique et ne pas fumer sont des mesures importantes, tout comme connaître et contrôler sa pression artérielle et son taux de cholestérol. Certains facteurs de risque ne sont pas modifiables, comme le sexe, l’âge et le patrimoine génétique, et peuvent évoluer tout au long de la vie d’une personne. Les facteurs liés à la situation personnelle et à l’environnement influent aussi sur la santé globale.
Des progrès considérables ont été réalisés en matière de santé cardiaque et cérébrale, notamment dans la prévention, le contrôle et la prise en charge des facteurs de risque ainsi que dans l’amélioration du diagnostic et du traitement des maladies du cœur et de l’AVC. Par conséquent, le taux de mortalité liée aux maladies du cœur et à l’AVC a chuté de plus de 80 %6, 7 au cours des sept dernières décennies. Cœur + AVC, avec d’autres acteurs clés, a contribué à ces avancées en finançant des recherches révolutionnaires, en accroissant la sensibilisation et la compréhension, en faisant progresser les systèmes de santé
et en promouvant des politiques publiques favorables. Parmi les exemples clés, citons l’amélioration du diagnostic, du traitement et de la prise en charge de l’hypertension et du cholestérol; les campagnes, programmes et ressources de sensibilisation du public; les lieux publics sans fumée et les mises en garde relatives à la santé sur les paquets de cigarettes; et les mesures favorisant une alimentation saine, notamment l’élimination des gras trans de l’offre alimentaire et l’étiquetage nutritionnel obligatoire sur le devant des emballages.
Malgré ces avancées, bon nombre de facteurs de risque sont en hausse; de nouvelles données ont révélé que plus de 6 millions de personnes8 à l’échelle nationale vivent avec une maladie du cœur ou les séquelles d’un AVC. Plus de 108 000 AVC 9 et plus de 62 000 crises cardiaques10 surviennent au pays chaque année et près de 135 000 personnes reçoivent un diagnostic d’insuffisance cardiaque10. En outre, un décès sur cinq est dû à une maladie du cœur ou à un AVC, ce qui équivaut à une vie perdue toutes les sept minutes 11 .
Il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la santé cardiaque et cérébrale de la population.
Ce rapport s’appuie sur les données les plus récentes en matière de facteurs de risque provenant de diverses sources, comme des enquêtes gouvernementales, pour donner un aperçu du risque de maladies cardiovasculaires actuel au pays. Lorsque des données sont disponibles, il est possible de dégager des tendances dans le temps et de déterminer les domaines dans lesquels certains groupes font face à un risque accru. La question est complexe et nécessite des solutions à multiples facettes. Le rapport se termine par des appels à l’action adressés à la population, aux prestataires de soins de santé et aux gouvernements pour améliorer la santé cardiaque et cérébrale à l’échelle nationale.
• Le taux de tabagisme chez les adultes a considérablement diminué, passant de 50 % en 1965 à 11 % en 2024. Toutefois, le tabagisme demeure la principale cause de décès et d’invalidité évitables, tuant 46 000 personnes au pays chaque année.
• Plus d’un élève sur quatre en 1re année du cégep (12e année) vapote
• Seule la moitié des adultes appliquent les recommandations en matière d’activité physique hebdomadaire. Un peu plus de la moitié des enfants et seuls deux jeunes sur dix appliquent les recommandations en matière d’activité physique quotidienne.
• La consommation de légumes et de fruits est en baisse depuis 2015 dans tous les groupes d’âge. Actuellement, près de huit adultes et jeunes sur dix consomment une quantité limitée de légumes et de fruits (moins de cinq portions par jour). Les femmes consomment plus de légumes et de fruits que les hommes.
• Près de huit personnes sur dix au pays déclarent respecter les recommandations quotidiennes en matière de sommeil
• Près d’un adulte sur quatre affirme que la plupart de ses journées sont plutôt ou extrêmement stressantes. Ce taux est généralement stable depuis 2015.
• Au Canada, le nombre d’adultes atteints d’hypertension augmente chaque année depuis 2000. Plus de 8,2 millions d’adultes ont reçu un diagnostic d’hypertension.
• Plus d’une personne sur quatre âgée de 18 à 79 ans et six personnes sur dix âgées de 60 à 79 ans ont un taux élevé de cholestérol
• Plus de 3,9 millions de personnes au pays (tous âges confondus) vivent avec le diabète, soit plus de trois fois plus qu’en 2000.
• Une part importante du risque de maladies cardiovasculaires d’une personne a pour origine le patrimoine génétique de celle-ci.
• L’âge est un facteur de risque associé aux maladies du cœur et à l’AVC, et la population du pays est vieillissante.
Qu’est-ce qu’un facteur de risque?
Un facteur de risque est ce qui augmente la probabilité de développer un trouble ou une maladie. Certains facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC sont liés au mode de vie, notamment l’alimentation, l’activité physique, le sommeil ainsi que la consommation de tabac et de nicotine. Il est plus facile pour certaines personnes que pour d’autres de faire des choix sains et d’opérer des changements dans ces domaines; les choix sont influencés par une variété de circonstances et par le soutien disponible.
« Notre environnement n’est pas neutre. Nous vivons dans un environnement qui perturbe souvent la santé. De plus, des déterminants sociaux et structurels peuvent empêcher les gens de prendre des décisions susceptibles d’améliorer leur santé et leur bien-être. Les choix que nous faisons sont dictés par les options dont nous disposons et, dans certains cas, il n’y a même pas d’option », déclare Sara Kirk, professeure en promotion de la santé à l’Université Dalhousie.
Les facteurs de risque médicaux sont liés aux maladies pouvant être diagnostiquées, comme l’hypertension, l’hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol) et le diabète. Ils peuvent souvent être maîtrisés par des changements au mode de vie et des médicaments. Les facteurs de risque non modifiables, soit ceux qui ne peuvent pas être contrôlés, comprennent
notamment le patrimoine génétique et les antécédents familiaux, l’âge, le sexe et le genre, la race, l’origine ethnique ou l’appartenance à une communauté autochtone, et le statut socioéconomique. La santé mentale, y compris le stress et les troubles de l’humeur, a également un effet sur la santé physique. Le risque de maladies du cœur et d’AVC d’une personne est déterminé par un ensemble complexe de facteurs qui interagissent et qui sont liés aux habitudes de vie, à la santé physique et psychologique, aux déterminants sociaux et au patrimoine génétique. Si certains facteurs de risque peuvent agir de manière indépendante, il est plus fréquent qu’ils se regroupent et s’amplifient les uns les autres. Par exemple, le milieu de vie et les revenus d’une personne peuvent limiter son accès à des aliments sains et le temps qu’elle consacre à l’activité physique, augmentant ainsi la probabilité d’hypertension et de taux élevé de cholestérol, en particulier si la personne y est génétiquement prédisposée. Comme ces éléments agissent rarement de manière isolée, la compréhension du risque d’une personne nécessite une approche holistique. En outre, de nombreux facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC sont communs à d’autres maladies chroniques, comme certains cancers et des maladies pulmonaires.
L’incidence est le nombre de nouveaux cas d’une maladie, d’une affection ou d’un facteur de risque au sein d’une population au cours d’une période donnée (généralement un an). Elle est souvent indiquée pour une population donnée, par exemple par 100 000 personnes, afin de tenir compte des changements de taille de la population. Par exemple, « plus de 260 000 personnes à l’échelle nationale reçoivent un nouveau diagnostic de diabète chaque année » ou « il y a 700 nouveaux cas par 100 000 personnes au pays ». L’incidence reflète la fréquence à laquelle quelque chose se produit, ce qui peut aider à cerner des tendances dans le temps et à comprendre pourquoi on note une augmentation ou une diminution.
La prévalence est le nombre de personnes ayant une maladie, une affection ou un facteur de risque à un moment donné. Elle englobe à la fois les cas nouveaux et les cas existants, et indique à quel point quelque chose est répandu. La prévalence est souvent exprimée en pourcentage de la population. Par exemple, « plus de 3,9 millions de personnes au pays, soit près de 10 % de la population, vivent avec le diabète ». Ce type de données permet de planifier et d’allouer les ressources en matière de santé selon l’étendue d’une maladie au sein d’une population donnée.
L’incidence ou la prévalence normalisée selon l’âge permet de comparer ces paramètres entre des groupes ayant des répartitions par âge différentes. Par exemple, la population actuelle du Canada est plus âgée qu’il y a 20 ans. En ajustant l’incidence ou la prévalence à une norme d’âge commune, il est possible d’effectuer des comparaisons justes dans le temps ou entre les groupes, ce qui est particulièrement pertinent si un risque varie en fonction de l’âge, comme c’est le cas pour des maladies comme l’hypertension.
Tabagisme
Au Canada, le taux de tabagisme chez les adultes a diminué considérablement depuis 1965, alors qu’il atteignait 50 %12. Ce déclin est dû à des mesures comme l’interdiction de fumer dans les endroits publics, la taxation, les emballages neutres, les mises en garde sur les emballages, les services pour cesser de fumer et l’accroissement de la sensibilisation. Malgré ces avancées importantes, le tabagisme reste la principale cause de décès et d’invalidité évitables au pays, tuant 46 000 personnes chaque année 13, soit plus d’un million de personnes depuis 200014. En outre, environ 3,6 millions d’adultes fument encore15. Il reste donc beaucoup à faire pour atteindre la cible de la stratégie nationale de lutte contre le tabac, soit un taux de tabagisme inférieur à 5 % d’ici 203516 .
Le taux de tabagisme chez les adultes est passé de 19 % en 2015 à 11 % en 2024 à l’échelle nationale. Il n’a par contre pas changé de manière importante au cours des dernières années pour lesquelles des données sont disponibles (2023 à 2024)15
La baisse la plus importante entre 2015 et 2024 a été observée chez les personnes de 18 à 34 ans, dont le taux de tabagisme a diminué de plus de la moitié, passant d’un peu plus de 22 % en 2015 à un peu moins de 10 % en 2024. Les adultes de 65 ans et plus ont le taux de tabagisme le plus bas depuis 2015, mais il n’a que légèrement diminué, passant d’un peu moins de 10 % en 2015
à près de 9 % en 2024. Les hommes ont toujours eu un taux de tabagisme supérieur à celui des femmes, et les hommes de 50 à 64 ans présentent le taux le plus élevé, soit 16 %.
Le tabagisme est plus élevé chez les populations non racisées que chez tous les autres groupes racisés (à l’exception des Arabes et des Asiatiques de l’Ouest) et plus élevé chez les personnes nées au Canada que chez celles nouvellement arrivées 17. Une situation de précarité socio-économique, notamment un revenu et un niveau d’éducation inférieurs, est associée à un taux de tabagisme supérieur 18. Le taux de tabagisme (consommation de produits du tabac commerciaux) est considérablement supérieur chez les populations autochtones : 55 % de la population inuite, 22 % de la population des Premières Nations vivant hors réserve et 18 % de la population métisse adulte (18 ans et plus) au pays fument 19
Taux de tabagisme (%) au pays chez les adultes de 18 ans et plus selon le groupe d’âge, de 2015 à 2024
50 à 64 ans
35 à 49 ans
18 à 34 ans
65 ans et plus
Vapotage chez les jeunes et consommation d’autres produits de nicotine
Le Canada a l’un des taux de vapotage chez les jeunes les plus élevés dans le monde 20. Depuis l’arrivée de la cigarette électronique au pays, le taux de vapotage a grimpé en flèche chez les adolescentes et les adolescents ainsi que chez les jeunes adultes. Ce taux reste élevé malgré la mise en œuvre par le gouvernement fédéral de politiques essentielles pour protéger les jeunes, notamment l’interdiction de la publicité et de la promotion, la limitation de la teneur en nicotine et l’augmentation des taxes. Plusieurs provinces ont également mis en place des restrictions partielles ou totales sur les arômes dans les produits de vapotage en plus de prendre d’autres mesures.
Le vapotage n’est pas sans danger. Les données probantes les plus récentes font état de nombreux effets nocifs confirmés en lien avec le vapotage, notamment un risque accru d’infection, un affaiblissement du système immunitaire, des problèmes respiratoires, de l’hypertension, des lésions des vaisseaux sanguins et un risque accru de maladies cardiovasculaires 21-26. Santé Canada reconnaît que la nicotine crée une dépendance, qu’elle est hautement toxique et qu’elle est particulièrement dangereuse pour les cerveaux en développement 27. De nouvelles données probantes montrent que le vapotage peut mener au tabagisme. En fait, les jeunes qui vapotent à l’adolescence sont quatre fois plus susceptibles de faire usage du tabac dans le futur 28-30
Le taux de vapotage est le plus faible chez les élèves de la 7e année (1re secondaire; 4 %) et le plus élevé chez les élèves de la 12e année (1re année de cégep; plus de 27 %), ce qui signifie que plus du quart des élèves de 12e année (1re année de cégep) vapotent.
Les filles de la 7e à la 12e année (de la 1re secondaire à la 1re année de cégep) sont plus nombreuses à vapoter (18 %) que les garçons (14 %) et le taux de vapotage est supérieur chez les élèves de la communauté 2ELGBTQI+ (près de 21 %)20. Un pourcentage supérieur d’élèves fréquentant des écoles dans des milieux ruraux vapotent (22 %) par rapport aux élèves fréquentant des écoles dans des milieux urbains (13 %), et le taux est plus élevé chez les élèves autochtones (35 %).
Utilisation de cigarettes électroniques dans les 30 derniers jours (%) au pays chez les élèves de la 7e année à la 12e année, de 2023 à 2024
En 2014-2015, le taux de vapotage chez les jeunes à l’échelle nationale était de 6 % chez les élèves de la 6e à la 12 e année (6e année à la 1re année de cégep), comparativement à 15 % chez les élèves de la 7e à la 12e année (1re secondaire à la 1re année de cégep) en 2023-2024 (le Québec est exclu de ces données) 20 .
Le Québec et les territoires sont exclus des données.
Il y a un manque de consensus et de recherches à l’échelle de la population quant à l’efficacité de la cigarette électronique comme outil d’abandon du tabac. Les recherches révèlent que les fumeuses et fumeurs qui utilisent les cigarettes électroniques sont moins susceptibles d’arrêter de fumer que celles et ceux qui n’en utilisent pas 31-34
La vente de sachets de nicotine a été approuvée au Canada en 2023 en tant que produit de santé naturel. Ils étaient vendus et promus dans les dépanneurs et les stations-service, dans des emballages colorés 35. Actuellement, les sachets de nicotine ne peuvent être vendus légalement qu’aux comptoirs des pharmacies. De plus, des restrictions sur les arômes, la publicité et les emballages ont été mises en place. Une récente étude québécoise a révélé que près de 3 % des adolescentes et adolescents de la province utilisent des sachets de nicotine. Parmi ces jeunes, 72 % ont également vapoté et 28 % ont également fumé des cigarettes36
Notre environnement n’est pas neutre. Nous vivons dans un environnement qui perturbe souvent la santé. De plus, des déterminants sociaux et structurels peuvent empêcher les gens de prendre des décisions susceptibles d’améliorer leur santé et leur bien-être. Les choix que nous faisons sont dictés par les options dont nous disposons et, dans certains cas, il n’y a même pas d’option.
— Dre Sara Kirk
L’activité physique est un facteur important pour la santé cardiaque et cérébrale, contribuant à la fois à la prévention et à la prise en charge des maladies du cœur et de l’AVC 37. Parmi ses bienfaits, mentionnons son rôle dans la prévention de l’hypertension et du cholestérol, dans la réduction du stress et dans l’amélioration du sommeil 38. Les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures recommandent que les adultes fassent au moins 150 minutes d’activité physique modérée à vigoureuse par semaine et que les enfants et les jeunes en fassent 60 minutes chaque jour 39
Selon les données les plus récentes (2022 à 2024), moins de la moitié des adultes (46 %) de 18 à 79 ans atteignent l’objectif recommandé d’activité physique par semaine 40. Ce chiffre est semblable aux données précédentes (2018 à 2019), où 49 % des adultes respectaient les recommandations 41. Moins d’une personne sur trois de 65 ans et plus (30 %) applique les recommandations en matière d’activité physique (2022 à 2024), comparativement à la moitié (50 %) des personnes de 18 à 64 ans. Parmi les enfants de 5 à 11 ans, un peu plus de la moitié (52 %) atteignent l’objectif recommandé d’activité physique par jour. Les jeunes de 12 à 17 ans sont les moins susceptibles d’appliquer les recommandations, avec seulement deux sur dix (21 %) qui les respectent. Il s’agit d’une baisse considérable par rapport à 2018-2019, où plus du tiers (36 %) des jeunes suivaient les recommandations.
Dans tous les groupes d’âge, les hommes sont plus susceptibles que les femmes de respecter les recommandations 40. L’écart est particulièrement prononcé chez les jeunes de 12 à 17 ans, où 33 % des garçons appliquent les recommandations, contre seulement 8 % des filles. Les hommes sont donc près de quatre fois plus susceptibles de suivre les recommandations que les femmes. En outre, chez les adultes, 53 % des hommes atteignent l’objectif recommandé, contre seulement 39 % des femmes.
Les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures recommandent de limiter les activités sédentaires à moins de huit heures par jour. Selon les données les plus récentes (2022 à 2024), les adultes au pays passent en moyenne plus de neuf heures par jour à être sédentaires, et les jeunes, plus de dix heures par jour 42
Entre 2015 et 2018, les personnes nouvellement arrivées au pays, certains groupes ethniques et les personnes ayant un statut socio-économique inférieur étaient moins susceptibles d’atteindre les objectifs recommandés en matière d’activité physique 43. Une étude canadienne récente a révélé que les membres des groupes privés d’équité continuent de ne pas avoir accès à des activités physiques, de ne pas avoir d’occasions d’en pratiquer et de ne pas y participer en raison d’obstacles systémiques et de discrimination, bien que davantage de données soient nécessaires pour comprendre et réduire les obstacles 44
Personnes au pays qui respectent les recommandations d’activité physique (%) selon le groupe d’âge, de 2018 à 2019 et de 2022 à 2024
Une alimentation saine peut contribuer à réduire le risque de maladies du cœur et d’AVC en améliorant le taux de cholestérol, en réduisant la pression artérielle et en contrôlant la glycémie. Avoir une alimentation saine implique de manger beaucoup de légumes et de fruits, des aliments à grains entiers et des aliments protéinés, de limiter les aliments ultratransformés, car ils sont riches en gras saturés, en sucre ou en sel, et d’éviter les boissons sucrées.
Selon les données les plus récentes (2023), environ 24 millions d’adultes à l’échelle nationale (près de huit sur dix) ont déclaré consommer une quantité limitée de légumes et de fruits (moins de cinq portions par jour). Le taux de consommation de légumes et de fruits a diminué dans tous les groupes d’âge15. Chez les adultes notamment, il a chuté de 32 % à 22 % de 2015 à 2023. En 2023, les personnes de 18 à 34 ans ont déclaré le taux de consommation de légumes et de fruits le plus faible (18 %), tandis que les personnes de 65 ans et plus avaient le taux le plus élevé (25 %). Les données les plus récentes disponibles (2021) pour les jeunes (12 à 17 ans) révèlent une baisse similaire de la consommation, qui est passée de 31 % en 2015 à 22 % en 2021 45. Cela signifie que près de huit jeunes sur dix consomment une faible quantité de légumes et de fruits. La consommation est plus élevée chez les femmes que chez les hommes dans toutes les catégories d’âge 15, 45. Certains groupes font face à une plus grande insécurité alimentaire que d’autres, notamment les personnes nouvellement arrivées, les Autochtones et les personnes racisées 46 .
Près de la moitié de l’apport énergétique total quotidien de la population au pays provient d’aliments ultratransformés. La consommation de ces aliments est la plus élevée chez les enfants
et les jeunes, qui en tirent plus de 50 % de leur apport énergétique total quotidien47. Seul le tiers (34 %) de la population au pays respecte les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la limite de la consommation de sucres libres (tous les sucres ajoutés aux aliments et boissons, et les sucres naturellement présents dans les sirops, les purées, les jus, etc.)48. La consommation moyenne de sodium est estimée à 2 760 mg par jour, ce qui est supérieur à la consommation quotidienne maximale recommandée de 2 300 mg 49. De plus, la population ne consomme en moyenne que la moitié de la quantité recommandée de fibres alimentaires 50
Taux de consommation de légumes et de fruits (%) au pays chez les adultes de 18 ans et plus selon le groupe d’âge, de 2015 à 2023
Les territoires sont exclus des données. Les données sont disponibles pour les années 2015 à 2017, 2020 à 2021, et 2023.
La composition corporelle, le poids et le tour de taille peuvent tous influer sur le risque de maladies du cœur et d’AVC. La composition corporelle fait référence à l’équilibre entre le gras et les muscles dans le corps, et à l’endroit où la graisse est emmagasinée, ce qui peut avoir une incidence sur le risque 51
L’indice de masse corporelle (IMC) est depuis longtemps utilisé comme outil de dépistage pour repérer les personnes susceptibles de développer des problèmes de santé liés au poids. Il s’agit d’un rapport entre la taille et le poids dont les résultats sont classés dans les catégories « poids insuffisant », « poids normal », « excès de poids » ou « obésité » (plusieurs classes). Le risque est accru dans les catégories « poids insuffisant » et « excès de poids », et les risques les plus élevés sont dans les classes d’obésité. Cette mesure de classification et son utilisation comme indicateur de risque ont été critiquées en raison de leurs limites. Par exemple, l’IMC ne tient pas compte de la composition corporelle et néglige des facteurs importants comme l’âge, le sexe et la race 52
Le tour de taille est une mesure qui fournit un indicateur de la graisse abdominale et de l’excès de graisse autour de la taille, qui peuvent accroître le risque d’hypertension, d’hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol), de maladies du cœur et de diabète de type 2 53, 54. Même lorsqu’une personne a un poids santé selon l’IMC, un excès de graisse autour de la taille peut augmenter son risque de maladies cardiovasculaires. L’IMC et le tour de taille ne constituent qu’une partie de l’évaluation des risques pour la santé.
Les lignes directrices canadiennes sur l’obésité chez les enfants et les adultes fournissent des critères détaillés pour le diagnostic et la prise en charge de l’obésité afin de soutenir les personnes vivant avec cette affection et de prioriser l’amélioration de leur santé et de leur qualité de vie. L’obésité est une maladie chronique complexe où le surplus de graisse (adiposité) peut affecter la santé physique en augmentant le risque de diabète, de maladies du cœur et d’AVC, ainsi que nuire à la santé mentale et au bien-être. Les personnes vivant avec l’obésité font face à de la stigmatisation et à des préjugés importants 55
Selon les données nationales les plus récentes (2022 à 2024), une personne sur trois de 18 à 79 ans (33 %) est considérée comme obèse selon l’IMC, comparativement à une sur quatre (25 %) de 2016 à 2019 56, 57. L’augmentation a été la plus prononcée chez les jeunes adultes de 18 à 39 ans, chez qui le taux d’obésité est passé d’une personne sur cinq (20 %) à près d’une personne sur trois (31 %). Près de la moitié des adultes (49 %) ont un tour de taille supérieur au seuil d’obésité abdominale (plus de 102 cm pour les hommes et plus de 88 cm pour les femmes); ce pourcentage augmente avec l’âge, l’obésité abdominale touchant 55 % des hommes et 66 % des femmes de 60 à 79 ans. D’après les données de 2022 à 2024, 19 % des enfants et des jeunes de 5 à 17 ans étaient considérés comme ayant un excès de poids et 11 % comme étant obèses, selon l’IMC. Ces taux n’ont pas changé de manière substantielle depuis la période 2016-2019.
Par rapport à l’augmentation moyenne observée au cours des 11 années précédant la pandémie de COVID-19, la prévalence de
l’obésité a augmenté plus rapidement au cours des quatre années suivant le début de la pandémie (2020 à 2023)58
Le sommeil joue un rôle dans la santé cardiaque et cérébrale ainsi que dans la santé globale. La qualité et la durée du sommeil peuvent avoir un effet sur le risque de maladies cardiovasculaires59. Les troubles chroniques du sommeil, comme la difficulté à s’endormir ou à rester endormi, la mauvaise qualité du sommeil ou le fait de se réveiller trop tôt, ont été associés à l’hypertension, à l’inflammation et à des changements dans la régulation de la glycémie, des troubles qui peuvent tous entraîner une contrainte accrue sur le cœur et les vaisseaux sanguins 60, 61. L’apnée du sommeil (maladie caractérisée par des arrêts et des reprises de la respiration à répétition pendant le sommeil) réduit le taux d’oxygène dans le sang et perturbe le repos. Si elle n’est pas traitée, elle peut contribuer à l’hypertension, à des rythmes cardiaques anormaux et à l’inflammation des vaisseaux sanguins, ce qui peut entraîner un AVC ou une crise cardiaque 62. En outre, une fatigue accrue peut affecter la capacité à faire des choix de vie sains et à faire face aux défis courants de la vie. L’apnée du sommeil peut également augmenter le niveau de stress, d’anxiété et de dépression 59 .
Selon les données les plus récentes (2022 à 2024), près de huit adultes sur dix au pays (77 %) ont déclaré respecter les recommandations quotidiennes en matière de sommeil adéquat pour leur groupe d’âge, soit de 7 à 9 heures pour les personnes âgées de 18 à 64 ans et de 7 à 8 heures pour les personnes âgées de 65 ans et plus 40. Selon un sondage réalisé en 2021, deux adultes sur dix (19 %) ont déclaré avoir des difficultés à s’endormir ou à avoir un sommeil prolongé la plupart du temps ou tout le temps. Cette proportion est plus élevée chez les femmes (23 %) que chez les hommes (15 %)63.

La fréquence de consommation d’alcool et la quantité d’alcool consommée peuvent influer sur le risque de maladies du cœur et d’AVC, notamment en augmentant la pression artérielle 64
La vente d’alcool a diminué en volume chaque année depuis 2021-2022 65. Elle a chuté de près de 4 % au cours de l’année la plus récente pour laquelle des données sont disponibles
(2023-2024), ce qui représente la plus forte baisse en volume depuis que le gouvernement a commencé à faire le suivi de la vente d’alcool en 1949 66 .
En 2023, plus de la moitié (54 %) des adultes ont déclaré n’avoir consommé aucune boisson alcoolisée au cours des sept jours précédant le sondage, 15 % avoir consommé un ou deux verres d’alcool, 15 % de trois à six verres d’alcool et 15 % sept verres d’alcool ou plus 67. Plus des trois quarts (77 %) des adultes ont affirmé avoir pris au moins une boisson alcoolisée au cours des 12 derniers mois. Près de deux fois plus d’hommes (19 %) que de femmes (11 %) ont déclaré avoir bu sept verres d’alcool ou plus au cours des sept derniers jours. Les personnes ayant un revenu supérieur et celles vivant dans un milieu rural ont consommé plus de verres d’alcool au cours de la semaine précédant le sondage que les personnes ayant un revenu inférieur ou vivant dans un milieu urbain.
Trop de stress peut augmenter la pression artérielle 68 et entraîner une dépression et de l’anxiété 69. Environ 7,4 millions d’adultes au pays, soit près d’une personne sur quatre, affirment que la plupart de leurs journées sont plutôt ou extrêmement stressantes15. Dans l’ensemble, le niveau de stress perçu dans la vie des adultes est resté stable depuis 2015 à l’échelle nationale, mais l’expérience du stress n’est pas uniforme selon l’âge et le sexe. En 2024, parmi les adultes, les femmes ont signalé un niveau de stress plus élevé que les hommes dans chaque groupe d’âge. De plus, le niveau de stress était plus grand chez les jeunes adultes que chez les personnes plus âgées, celles de 65 ans et plus déclarant le niveau de stress quotidien le plus bas (11 %). Parmi les femmes de 18 à 49 ans, près d’une sur trois a affirmé que la plupart de ses journées étaient plutôt ou extrêmement stressantes. Une tendance similaire a été observée chez les jeunes de 12 à 17 ans. En 2024, 24 % des jeunes femmes ont affirmé vivre du stress quotidien, contre 14 % des jeunes hommes 70. Un peu moins de 30 % des adultes de 25 à 64 ans ont déclaré que la plupart de leurs journées

de travail étaient plutôt ou extrêmement stressantes, les femmes de 45 à 64 ans vivant le plus de stress au travail (36 %) 71
Les facteurs socio-économiques, tels que le revenu, la situation d’emploi et l’éducation, jouent tous un rôle important dans l’évolution de la santé mentale. Les personnes à faible revenu et celles qui vivent de l’insécurité alimentaire affirment être moins satisfaites de leur vie et avoir une moins bonne santé mentale 72. Le racisme et la discrimination ont également été systématiquement associés à la dépression, à l’anxiété et au stress chronique 73. Les soins non rémunérés (pour les enfants ou les adultes dépendants) ont souvent une incidence sur la santé physique et mentale des aidantes et aidants, qui peuvent ressentir davantage de fatigue, d’inquiétude ou d’anxiété. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de prodiguer des soins non rémunérés et de rapporter des effets négatifs 74. Au pays, comparativement à leurs pairs hétérosexuels cisgenres, les jeunes et jeunes adultes membres de la communauté 2ELGBTQI+ présentent un risque élevé lié à plusieurs indicateurs de problèmes de santé mentale, comme des troubles liés à l’usage de substances psychoactives et les pensées suicidaires 72
Stress perçu, où la majorité des journées sont évaluées comme assez stressantes ou extrêmement stressantes, chez les adultes de 18 ans et plus au pays, selon le groupe d’âge et le sexe, 2024
La pression artérielle désigne la pression ou la force exercée par le sang sur les parois des vaisseaux sanguins (artères), selon deux mesures. Le nombre supérieur représente la force exercée lorsque le cœur se contracte et propulse le sang dans les artères (pression systolique). Le nombre inférieur correspond à la pression au moment où le cœur se détend entre deux battements (pression diastolique). D’après les plus récentes lignes directrices d’Hypertension Canada (2025), les adultes ayant une pression artérielle égale ou supérieure à 130/80 mm Hg font de l’hypertension, car des données probantes récentes montrent une augmentation importante du risque de maladies cardiovasculaires à partir de ce seuil révisé 75. Ce seuil est plus strict que ceux recommandés précédemment, qui allaient de 120/80 mm Hg pour un risque faible à 135/85 mm Hg et plus pour un risque élevé.
Certains facteurs peuvent influencer l’hypertension, comme une alimentation de faible qualité nutritionnelle (y compris des aliments à teneur élevée en sodium), la sédentarité, le tabagisme, le surpoids, le stress, l’âge, l’origine ethnique, les antécédents familiaux et le sexe. Le risque d’hypertension augmente avec l’âge, mais plus cette affection se manifeste tôt dans la vie, plus le risque de maladies cardiovasculaires est élevé 76. L’hypertension est le principal facteur de risque d’AVC 77 et un important facteur de risque de maladies du cœur 78, 79
En 2023, plus de 420 000 adultes de 20 ans et plus ont reçu un nouveau diagnostic d’hypertension (sans tenir compte de l’hypertension gestationnelle). Il s’agit du nombre le plus élevé de nouveaux cas diagnostiqués sur une période d’un an depuis 200510. Au pays, le nombre d’adultes vivant avec un diagnostic
d’hypertension augmente chaque année depuis 2000. En date de 2023, plus de 8,2 millions d’adultes avaient reçu un diagnostic d’hypertension. Le pourcentage d’adultes ayant reçu un diagnostic d’hypertension est passé de 16 % en 2000 à 24 % en 2009 et est resté relativement stable depuis. Il se situe actuellement autour de 25 %, ce qui représente un adulte sur quatre. Toutefois, il s’agit probablement d’une sous-estimation importante de la situation réelle, car 22 % des adultes de 20 à 79 ans atteints d’hypertension n’ont pas reçu de diagnostic ou de traitement (2016 à 2019) 80. En outre, les données les plus récentes ont été recueillies avant la publication des nouvelles lignes directrices sur l’hypertension, qui sont plus strictes. En fait, selon une étude basée sur des données recueillies entre 2013 et 2015, on estime que plus de 40 % des adultes au Canada seraient atteints d’hypertension en fonction du nouveau seuil 81
L’hypertension est fortement liée à l’âge : au pays, près de huit personnes âgées de 80 ans et plus sur dix vivent avec cette maladie10. L’hypertension est plus fréquente chez les hommes, toutes catégories d’âge confondues, sauf chez les personnes de 80 ans et plus.
Adultes de 20 ans et plus ayant reçu un diagnostic d’hypertension (nombre et %) au pays, de 2000 à 2023
Nombre de personnes atteintes d’hypertension Prévalence (%) de l’hypertension
Nombre de personnes atteintes d’hypertension
8 000 000
7 000 000
6 000 000
5 000 000
4 000 000
3 000 000
2 000 000
1 000 000
Prévalence (%) de l’hypertension
2023
Ne tient pas compte de l’hypertension gestationnelle. Les provinces et territoires suivants ne sont pas représentés pour les années indiquées : le Nunavut avant 2005, Terre-Neuve-et-Labrador avant 2008, le Yukon avant 2010 et le Nouveau-Brunswick pour toutes les années.
Si l’on tient compte du vieillissement de la population, le pourcentage d’adultes ayant reçu un diagnostic d’hypertension au pays a augmenté jusqu’en 2011 et diminue progressivement depuis10 « Ce résultat pourrait refléter un recul du programme national d’éducation sur l’hypertension axé sur les soins primaires et une réduction du nombre de diagnostics, car les personnes dont l’hypertension n’est pas diagnostiquée ne sont pas prises en compte », explique le Dr Norm Campbell, professeur émérite à l’Université de Calgary. Selon les dernières données disponibles (2016 à 2019), on constate une diminution du pourcentage d’adultes (de 20 à 79 ans) atteints d’hypertension et ayant reçu un diagnostic 80
« Plusieurs pays ont signalé une baisse du contrôle de l’hypertension depuis la pandémie de COVID-19. Nous ne nous attendons pas à de très bons résultats au Canada, en raison de l’attention limitée portée aux maladies chroniques et à leurs risques, de la diminution du nombre de consultations de soins primaires en personne et de la réduction de l’accès global aux prestataires de soins primaires », affirme le Dr Campbell. Au point de vue des nouveaux diagnostics d’hypertension, le taux d’incidence normalisé selon l’âge a diminué de manière constante entre 2000 et 2017, mais a augmenté en 2023 pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 201410. Bien que la qualité variable des données recueillies pendant la pandémie de COVID-19 (de 2020 à 2022) complique leur interprétation, cette augmentation récente justifie une surveillance étroite.
Certaines populations sont plus à risque. Par exemple, l’hypertension est plus fréquente chez les personnes autochtones, noires et sud-asiatiques que dans la population générale 43, 82-86. Elle est aussi plus fréquente chez les personnes à plus faible revenu ou moins scolarisées, ainsi que chez celles vivant dans des régions rurales ou éloignées 43. Le lien entre le revenu et l’hypertension est plus prononcé chez les femmes noires que chez les personnes blanches ou les hommes noirs 87. De plus, les taux de traitement et de contrôle de l’hypertension ont diminué chez les femmes entre 2007 et 2017, alors qu’ils sont restés relativement stables chez les hommes 88
Plusieurs pays ont signalé une baisse du contrôle de l’hypertension depuis la pandémie de COVID-19. Nous ne nous attendons pas à de très bons résultats au Canada, en raison de l’attention limitée portée aux maladies chroniques et à leurs risques, de la diminution du nombre de consultations de soins primaires en personne et de la réduction de l’accès global aux prestataires de soins primaires.
— Dr Norm Campbell
Le cholestérol est un gras qui se trouve dans le sang. Il existe deux types de cholestérol : de haute densité (ou cholestérol HDL) et de basse densité (ou cholestérol LDL). Le cholestérol LDL est celui qu’on dit « mauvais », car il peut former des plaques et des dépôts gras sur les parois des artères, et ainsi empêcher le sang de circuler jusqu’au cœur et au cerveau. Avoir un taux de cholestérol élevé (ou une hypercholestérolémie) est l’un des principaux facteurs de risque maîtrisables des maladies du cœur et de l’AVC. Un taux élevé de cholestérol peut être détecté par une simple analyse sanguine.
L’hypercholestérolémie peut être héréditaire ou découler d’habitudes de vie. Par exemple, une alimentation riche en gras saturés, le manque d’activité physique et le tabagisme peuvent augmenter le risque d’hypercholestérolémie, tout comme le fait de vivre avec l’obésité ou le diabète 89. Les gens qui ont des antécédents familiaux d’hypercholestérolémie ont un risque beaucoup plus élevé de développer une maladie du cœur précoce 90. Des tests génétiques pourraient être proposés aux gens qui ont des antécédents familiaux de maladies du cœur ou d’hypercholestérolémie précoces.
Selon les données les plus récentes (2016 à 2019), au pays, l’hypercholestérolémie touche plus d’une personne âgée de 18 à 79 ans sur quatre (28 %), et ce chiffre grimpe à six sur dix (60 %) chez les personnes âgées de 60 à 79 ans 91. Plus d’hommes (34 %) que de femmes (22 %) sont atteints d’hypercholestérolémie, mais ils sont aussi plus susceptibles de recevoir un diagnostic et un traitement (52 %) que les femmes (35 %). Les adultes âgés de 60 à 79 ans et atteints d’hypercholestérolémie sont beaucoup plus susceptibles de recevoir un diagnostic et un traitement.

Le diabète est une maladie chronique qui se développe quand l’organisme ne produit pas suffisamment d’insuline (type 1) ou n’utilise pas efficacement l’insuline qu’il produit (type 2) 92. Le corps utilise l’insuline pour métaboliser le sucre et contrôler la glycémie. Le sucre, c’est-à-dire le glucose, est une source importante d’énergie pour les cellules des tissus, des muscles, du cœur et du cerveau. Si le corps ne parvient pas à convertir le sucre en énergie, le taux de glucose dans le sang sera trop élevé, ce qui peut endommager les organes et les vaisseaux sanguins.
Le diabète de type 1 se manifeste habituellement pendant l’enfance, mais il peut aussi se développer à l’âge adulte. Le diabète de type 2 est le plus courant, représentant de 90 à 95 % de tous les cas de diabète au Canada 93. Bien qu’il concerne davantage les adultes, il touche aussi parfois les enfants. Le diabète gestationnel (ou diabète de grossesse) est temporaire et apparaît pendant la grossesse, lorsque le corps n’arrive pas à utiliser l’insuline correctement. Il peut augmenter le risque de diabète pour la mère et son enfant plus tard dans la vie. Le diabète gestationnel peut également accroître le risque de maladies du cœur et d’AVC chez la mère, en particulier s’il survient au cours de plusieurs grossesses 92, 94. Le diabète double approximativement le risque d’avoir une maladie du cœur ou de subir un AVC, et d’en mourir 95
En date de 2023, au pays, plus de 3,9 millions de personnes (tous âges et types 1 et 2 confondus, mais sans tenir compte du diabète gestationnel) avaient reçu un diagnostic de diabète, soit près d’une personne sur dix10. Ce nombre a augmenté chaque année depuis 2000, passant de 4,2 % de la population en 2000 à plus du double (9,7 %) en 2023. Plus de 260 000 personnes ont reçu un nouveau diagnostic de diabète en 2023. Le diabète est fortement lié à l’âge : au pays, près de trois adultes de 80 ans et plus sur dix vivent avec un diabète diagnostiqué. Chez les adultes de 40 ans et plus, le diabète est plus fréquent chez les hommes.
Si l’on tient compte du vieillissement de la population, la prévalence du diabète a continué d’augmenter chaque année depuis 2000, bien que le rythme de cette augmentation ait considérablement ralenti au fil du temps10. Le taux d’incidence normalisé selon l’âge (qui reflète les nouveaux diagnostics) est demeuré relativement stable à compter de 2012, après avoir fluctué au début des années 2000. Toutefois, en 2023, ce taux est passé à 753 nouveaux cas pour 100 000 personnes, soit le nombre le plus élevé depuis 2010. Comme pour l’hypertension, les données recueillies pendant la pandémie de COVID-19 (de 2020 à 2022) compliquent l’interprétation des tendances récentes, mais l’augmentation du nombre de cas de diabète justifie une surveillance étroite dans les années à venir.
Malgré le manque de données fiables, il existe des données probantes démontrant que certaines populations au pays sont plus à risque d’être atteintes de diabète, comme les personnes autochtones, noires, sud-asiatiques, arabes et asiatiques de l’Ouest 43, 82-86, 96
Nombre de personnes atteintes de diabète
Prévalence (%) du diabète
Nombre de personnes atteintes de diabète
Ne tient pas compte du diabète gestationnel. Les provinces et territoires suivants ne sont pas représentés pour les années indiquées : le Nunavut avant 2005, Terre-Neuve-et-Labrador avant 2008, le Yukon avant 2010 et le Nouveau-Brunswick pour toutes les années.
Le patrimoine génétique et les antécédents familiaux sont liés, mais ne sont pas interchangeables, et ils influencent tous les deux le risque de développer une maladie du cœur ou de subir un AVC. Les facteurs de risque génétiques se transmettent des parents aux enfants par l’intermédiaire des gènes, et se rapportent à la probabilité qu’une personne soit porteuse d’une mutation associée à une maladie ou qu’elle soit atteinte d’un trouble génétique en particulier.
L’âge est un facteur de risque de maladies du cœur et d’AVC, le risque étant de plus en plus élevé à mesure que l’on vieillit. Par exemple, le risque d’hypertension et de diabète augmente avec l’âge10. On prévoit que le nombre de personnes âgées au Canada passera à 10,7 millions d’ici 2040, ce qui équivaut à un quart de la population. La population des 80 ans et plus augmente rapidement et celle des 100 ans et plus encore plus rapidement 103. Selon les dernières projections démographiques, la population de personnes âgées de 80 ans et plus pourrait plus que doubler d’ici 20 ans et devrait plus que tripler au cours des 50 prochaines années 104
En 2025, l’âge médian de la population canadienne était de 41 ans; 19 % des gens étaient âgés de 65 ans et plus (8,1 millions de personnes) et 5 % étaient âgés de 80 ans et plus 105. Parmi les personnes âgées de 80 ans et plus, près de six sur dix (58 %) étaient des femmes.
Au pays, les hommes et les femmes âgés ont un profil démographique similaire, mais il existe quelques différences notables. Les femmes sont plus susceptibles de vivre sous les seuils de faible revenu, d’être à la retraite ou de ne pas travailler à temps plein. Elles sont moins susceptibles d’être mariées ou de vivre en union de fait, et plus susceptibles de vivre seules 103
Le risque augmente chez les gens qui ont un proche (parent, frère ou sœur) atteint d’une maladie du cœur précoce ou ayant subi un AVC précoce 97-100. Les antécédents familiaux de maladies du cœur sont un facteur de risque distinct, ce qui signifie qu’une personne qui en présente doit être évaluée, même en l’absence d’autres facteurs de risque. Une part importante du risque de maladies cardiovasculaires d’une personne a pour origine le patrimoine génétique de celle-ci. De plus, des études ont montré que le risque de mourir d’une maladie du cœur est à 50 % attribuable au patrimoine génétique 101, 102. L’adoption d’un mode de vie sain et la prise en charge des facteurs de risque médicaux jouent un rôle tout aussi important pour favoriser la santé du cœur et du cerveau, malgré les prédispositions génétiques.
Outre les gènes, le milieu familial joue également un rôle dans le risque et les antécédents familiaux. « Les gens associent généralement les antécédents familiaux au patrimoine génétique, et c’est important parce que les gènes sont responsables d’une grande part du risque. Cependant, les parents transmettent aussi à leurs enfants des habitudes de vie, et on observe la même chose dans certaines communautés. Les habitudes saines s’inculquent, mais malheureusement, les habitudes mauvaises pour la santé se transmettent tout aussi facilement », déclare le D r Guillaume Paré, professeur de pathologie et de médecine moléculaire à l’Université McMaster.
Le sexe et le genre, l’origine autochtone, le statut socio-économique, l’origine ethnique, l’emplacement géographique, la discrimination et le racisme influent tous sur la santé cardiaque et cérébrale. Par conséquent, certaines populations peuvent présenter un plus grand nombre de facteurs de risque. En outre, certaines personnes ont un risque plus élevé en raison d’inégalités interreliées.
Les femmes ont des facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC distincts, et ce, à différentes étapes de leur vie, notamment lorsqu’elles sont en âge de procréer, à la périménopause et après la ménopause. Par exemple, la grossesse peut entraîner de l’hypertension et du diabète gestationnel, qui augmentent tous deux le risque de développer une maladie du cœur et de subir un AVC au cours de la vie. De plus, ce risque augmente à mesure que le taux d’œstrogènes diminue à la ménopause. Cela dit, seuls 11 % des femmes au pays sont en mesure de nommer au moins un des facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC propres aux femmes106
Au Canada, environ 1,3 million de personnes (soit plus de 4 % de la population de 15 ans et plus) sont bispirituelles, lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres ou queers, ou s’identifient autrement comme faisant partie de la diversité sexuelle ou de genre (2ELGBTQI+)107. Les données probantes montrent de plus en plus clairement que les personnes de la communauté 2SLGBTQ+ font face en tant que groupe à davantage d’inégalités en matière de santé que les personnes cisgenres et hétérosexuelles108
Selon les dernières données disponibles (recensement de 2021), 1,8 million d’Autochtones vivent au pays, ce qui représente 5 % de la population totale 107. Le colonialisme a créé des conditions qui ont mené à d’importantes inégalités en santé chez les peuples autochtones, y compris un risque accru de maladies du cœur et d’AVC. Ils continuent de subir énormément de discrimination et de mauvais traitements au sein du système de santé. Par conséquent, ils sont beaucoup moins susceptibles de chercher à se faire soigner et ils ont beaucoup plus de risques de recevoir un diagnostic erroné lorsqu’ils le font 109-112. Les Autochtones sont plus susceptibles de développer une maladie du cœur ou de subir un AVC que la population générale 83, 113-116. Ce risque accru est attribuable en partie à la difficulté d’accéder aux soins de santé, de prendre des médicaments sur ordonnance et de les payer117 L’appel à l’action 18 de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada stipule ce qui suit : « Nous demandons au gouvernement fédéral, aux gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’aux gouvernements autochtones de reconnaître que la situation actuelle sur le plan de la santé des Autochtones au Canada est le résultat direct des politiques des précédents gouvernements canadiens. » L’appel à l’action 19 souligne la nécessité « d’établir des objectifs quantifiables pour cerner et combler les écarts dans les résultats en matière de santé entre les collectivités autochtones et les collectivités non autochtones ».
Lors du dernier recensement (2021), 9,6 millions de personnes ont déclaré faire partie d’un groupe racisé107. Certains de ces groupes font face à un risque accru de maladies du cœur et d’AVC. Par exemple, comparativement aux personnes blanches, les personnes noires sont plus susceptibles de présenter certains facteurs de risque de maladies cardiovasculaires 84, 85 et sont moins susceptibles d’avoir accès à une ou un prestataire de soins de santé 118. De plus, les personnes d’origine sud-asiatique sont plus susceptibles de présenter certains facteurs de risque cardiovasculaires86
Certaines régions sont exposées à des taux de pollution atmosphérique plus élevés ou à une mauvaise qualité de l’air. Selon l’OMS, cette exposition est étroitement liée aux maladies du cœur et aux AVC 119. La pollution atmosphérique est à l’origine de plus de 1 000 consultations au service des urgences et de plus de 800 hospitalisations pour troubles cardiaques par année au Canada120. Même une faible exposition à la pollution atmosphérique est associée à un risque accru de décès en raison d’une maladie du cœur ou d’un AVC 121. Certains groupes méritant l’équité qui vivent dans des zones urbaines sont exposés à des taux plus élevés de pollution atmosphérique, comme les personnes à faible revenu, les nouvelles et nouveaux arrivants ainsi que les populations autochtones et racisées122
Les gens associent généralement les antécédents familiaux au patrimoine génétique, et c’est important parce que les gènes sont responsables d’une grande part du risque. Cependant, les parents transmettent aussi à leurs enfants des habitudes de vie, et on observe la même chose dans certaines communautés.
Les habitudes saines s’inculquent, mais malheureusement, les habitudes mauvaises pour la santé se transmettent tout aussi facilement.
— Dr Guillaume Paré
Depuis plus de 70 ans, grâce au soutien généreux de donatrices et donateurs et de bénévoles, et en collaboration avec des partenaires, Cœur + AVC sensibilise le public, finance des recherches et mène des actions visant la défense des intérêts et la transformation des systèmes afin de promouvoir la santé, de préserver la vie et de favoriser le rétablissement.
Ce que fait Cœur + AVC
• Au cours des 70 dernières années, Cœur + AVC a investi 1,73 milliard de dollars dans des recherches de classe mondiale afin de promouvoir la santé, de prévenir des maladies, de préserver la vie et de favoriser le rétablissement. Le financement de ces recherches a contribué à améliorer la compréhension des facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC et de la manière dont ils peuvent être modifiés. Des recherches ont notamment été menées sur des domaines comme l’alimentation, l’activité physique, la consommation de tabac et de nicotine, le sommeil, et le traitement et la prise en charge de l’hypertension et d’un taux élevé de cholestérol. Les recherches financées par Cœur + AVC ont aussi porté sur le rôle du patrimoine génétique en ce qui a trait aux risques de maladies cardiaques et de troubles cérébraux.
• Cœur + AVC et ses partenaires ont plaidé avec succès en faveur de la mise en place de politiques de santé publique auprès de tous les ordres de gouvernement du pays afin de soutenir la santé cardiaque et cérébrale. Voici les résultats de ces efforts :
• Produits du tabac et de vapotage, et nicotine : interdiction de fumer et de vapoter dans les lieux publics; restrictions relatives à la promotion et au marketing; emballages neutres et mises en garde relatives à la santé sur les emballages; augmentation des taxes sur ces produits; services de soutien pour cesser de fumer; cadre de recouvrement des coûts des activités gouvernementales de lutte contre le tabagisme visant à faire payer l’industrie; règlement relatif à l’action en justice contre les compagnies de tabac, qui a mené au versement d’indemnités aux provinces et territoires et aux fumeuses et fumeurs, ainsi qu’à l’établissement d’une fondation qui financera des recherches sur les maladies liées au tabac; et réglementation sur les sachets de nicotine.
• Alimentation saine : élimination des gras trans d’origine industrielle dans les aliments; révision du Guide alimentaire; obligation d’ajouter des étiquettes nutritionnelles sur le devant des emballages des aliments et des boissons; et mise en place du programme national d’alimentation en milieu scolaire.
• Activité physique : création d’infrastructures favorisant le transport actif.
• Programme d’assurance médicaments : adoption d’une réglementation relative au programme national d’assurance médicaments en octobre 2024, et signature d’ententes bilatérales par plusieurs provinces et territoires.
• Cœur + AVC continue de plaider en faveur de politiques qui favorisent la santé cardiaque et cérébrale, comme la taxation des produits du tabac et de nicotine, l’interdiction des arômes des produits de vapotage, les règlements visant à interdire la publicité d’aliments et de boissons à faible valeur nutritive destinée aux enfants, et les ententes bilatérales pour la mise en œuvre du programme d’assurance médicaments.
• En 2024, Cœur + AVC a lancé une campagne de sensibilisation et d’information pluriannuelle axée sur la santé cardiaque et cérébrale des femmes et portant spécifiquement sur les facteurs de risque associés aux étapes de la vie des femmes.
• En 2025, Cœur + AVC a lancé Vérif-Risques, un outil de dépistage en ligne pour aider les gens à comprendre les risques pour leur santé cardiaque et cérébrale, et les inciter à agir. Cet outil prend en considération les facteurs individuels (p. ex. les habitudes de vie, les antécédents médicaux, le sexe et l’âge), ainsi que les étapes de la vie des femmes (comme la grossesse et la ménopause), puis génère un plan d’action personnalisé.
• Cœur + AVC continue de travailler à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une stratégie d’équité en matière de santé, en adoptant une approche de partenariat pour promouvoir la santé cardiaque et cérébrale auprès des populations et des communautés méritant l’équité.
Mesures que la population peut prendre
• Connaître ses risques. Répondre aux questions de l’outil Vérif-Risques de Cœur + AVC, qui est gratuit, facile à utiliser et fondé sur les données probantes les plus récentes (coeuretavc.ca/verif-risques).
• Prendre ses médicaments selon les directives données.
• Bouger. Les adultes doivent viser au moins 150 minutes d’activité physique aérobique d’intensité modérée à élevée par semaine, en séances de 10 minutes ou plus. Il convient de commencer doucement et de viser à atteindre graduellement le temps d’activité recommandé.
• Opter pour une alimentation saine et équilibrée qui comporte beaucoup de légumes et de fruits, de grains entiers et d’aliments protéinés. Limiter sa consommation d’aliments ultratransformés, car ils représentent souvent une source importante de gras saturés, de sucre et de sel. Éviter les boissons sucrées et faire de l’eau sa boisson de choix. Suivre le Guide alimentaire canadien et consulter les étiquettes sur le devant des emballages avant d’acheter des produits.
• Ne pas fumer et ne pas consommer de nicotine. S’il y a lieu, préparer un plan pour arrêter de fumer ou de vapoter à l’aide des ressources et traitements dont l’efficacité a été prouvée, et en parler à son prestataire de soins de santé.
• Limiter sa consommation d’alcool à de petites quantités. Boire lentement et prendre beaucoup d’eau en même temps.
• Gérer son stress. Déterminer ses facteurs de stress et essayer de les éliminer si possible. Utiliser des outils et des stratégies de réduction du stress, comme l’activité physique, les exercices de relaxation et un repos suffisant.
• Dormir suffisamment. Pour les gens qui croient avoir un trouble du sommeil, discuter avec son prestataire de soins de santé de l’orientation vers des spécialistes du sommeil et de la possibilité de passer des examens du sommeil.
• Discuter avec ses prestataires de soins de santé dès le début et de façon continue pour réduire son risque en cas d’antécédents familiaux de maladies du cœur ou d’AVC précoces.
• Parler de toute inquiétude concernant sa santé physique ou mentale à un professionnel de la santé.
• Visiter le coeuretavc.ca pour obtenir de plus amples renseignements.
Mesures que les prestataires de soins de santé peuvent prendre
• Favoriser la promotion de la santé et la prévention des maladies dans leur pratique clinique.
• Parler à leurs patientes et patients des facteurs de risque de maladies du cœur et d’AVC, et leur recommander des outils et des sources de renseignements fiables provenant des gouvernements ou d’autres organismes de confiance, y compris Cœur + AVC. Consulter le coeuretavc.ca
• Suivre les lignes directrices de pratique clinique pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge des facteurs de risque.
• Orienter les patientes et patients vers des ressources et des programmes communautaires.
• Fournir des conseils sur l’arrêt du tabagisme et du vapotage, l’alimentation saine, la consommation d’alcool, l’activité physique, la santé mentale, le stress, et le sommeil. Accompagner les gens dans leur cheminement vers une meilleure santé cardiaque et cérébrale.
• Effectuer des tests de dépistage pour l’hypertension, l’hypercholestérolémie et le diabète, et contribuer à la prise en charge de ces maladies en recommandant de saines habitudes de vie ou en prescrivant des médicaments.
• Plaider en faveur d’une modification des programmes d’études des professionnels de la santé afin d’accorder une plus grande place à la promotion de la santé et à la prévention des maladies chroniques.
• Participer à des formations sur les préjugés inconscients et la sécurité culturelle.
Mesures que les gouvernements peuvent prendre
• Mettre en œuvre des politiques favorisant une alimentation saine, l’activité physique, la lutte contre la consommation de tabac et de nicotine, et la prise en charge des facteurs de risque.
• Adopter des règlements visant à interdire la publicité d’aliments et de boissons à faible valeur nutritive destinée aux enfants.
• Imposer une taxe sur les boissons sucrées afin d’en réduire la consommation.
• Veiller à ce que l’activité physique fasse partie du programme scolaire et continuer d’investir dans les infrastructures de transport actif.
• Interdire la vente de produits de vapotage aromatisés dans tout le pays.
• Faire respecter les réglementations fédérales existantes sur les sachets de nicotine afin de protéger les jeunes de la dépendance à cette substance.
• Augmenter les taxes sur le tabac et les produits de vapotage.
• Investir une part importante des fonds que les gouvernements provinciaux reçoivent du règlement historique avec l’industrie du tabac dans la prévention et la réduction du tabagisme et de la dépendance à la nicotine, notamment en offrant un soutien à l’abandon et en s’attaquant au problème du vapotage chez les jeunes.
• Finaliser les ententes bilatérales sur le programme d’assurance médicaments entre le gouvernement fédéral et les autres provinces et territoires.
• Élargir la liste nationale de médicaments remboursés afin d’y inclure des médicaments d’ordonnance pour les maladies du cœur et l’AVC, à commencer par ceux pour les maladies cardiovasculaires fréquemment administrés aux personnes atteintes de diabète (p. ex. médicaments d’ordonnance pour l’hypertension et le taux élevé de cholestérol), d’insuffisance cardiaque et d’autres maladies.
• Continuer de mettre à jour les lignes directrices et les recommandations concernant l’alimentation saine, l’activité physique, la consommation d’alcool et d’autres domaines pertinents.
• Soutenir les efforts visant à sensibiliser les professionnels de la santé, la direction et les décisionnaires des systèmes de santé, le milieu de l’éducation et le grand public aux facteurs de risque liés aux maladies du cœur et à l’AVC, y compris aux facteurs propres aux femmes.
• Mettre en place, dans le cadre d’une collaboration fédérale, provinciale et territoriale, un système de surveillance à l’échelle nationale des principaux facteurs de risque des maladies chroniques, y compris des maladies cardiovasculaires, en se basant sur le système de surveillance existant et sur une analyse élaborée en collaboration avec la communauté scientifique et faisant l’objet d’un rapport annuel.
1. Agence de la santé publique du Canada. 2009 Suivi des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux au Canada : points saillants. 2009. Consulté le 16 novembre 2025. https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/migration/phac-aspc/publicat/2009/ cvd-avc/pdf/CVD_report-fra.pdf
2. Chiuve SE, Rexrode KM, Spiegelman D, Logroscino G, Manson JE, Rimm EB. Primary prevention of stroke by healthy lifestyle. Circulation. 2008;118(9):947-954. DOI : 10.1161/ CIRCULATIONAHA.108.781062.
3. Chiuve SE, McCullough ML, Sacks FM, Rimm EB. Healthy lifestyle factors in the primary prevention of coronary heart disease among men: benefits among users and nonusers of lipid-lowering and antihypertensive medications. Circulation. 2006;114(2):160-167. DOI : 10.1161/CIRCULATIONAHA.106.621417.
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5. Cœur + AVC a commandé un sondage en ligne national et bilingue. Celui-ci a été mené du 8 au 22 mai 2025 par IPSOS auprès de 2 842 personnes résidant au Canada âgées de 30 à 74 ans.
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