MAGAZINE OFFICIEL des 3 Vallées #27

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LIFESTYLE AND PLEASURE

Les Chalets Célénia | Méribel

MÉRIBEL

Le Bois des Ours

LIVRAISON HIVER 2025

Quartier du Rond-Point des Pistes

Résidence de prestige

Skis aux pieds

Espace bien-être

Dernières opportunités 4 et 5 pièces

LE BETTEX

Naos

LIVRAISON IMMÉDIATE

Dernier village sur la route des stations des Menuires et de Val Thorens

Entrée indépendante pour chaque logement

Dernières opportunités 4 pièces

MÉRIBEL

Les Chalets Célénia

LIVRAISON IMMÉDIATE

Quartier de la Gittaz

Cadre de vie à la fois

intimiste et convivial

Belles prestations

Derniers chalets disponibles 4 et 5 pièces

Les chiffres le confirment, mais surtout les regards, les conversations, les avis, les envies : la montagne ne se vit plus uniquement skis aux pieds. Dans les 3 Vallées, plus vaste domaine skiable du monde -et sans doute le plus beau-, on ne vient plus seulement pour dévaler la pente, mais pour s’élever autrement. L’étude récente du spécialiste de l’immobilier alpin qu’est de Knight Frank, menée auprès d’une clientèle internationale fortunée, révèle à cet endroit un basculement discret mais significatif : le bien-être, l’inspiration, l’expérience globale prennent désormais le pas sur la seule performance du domaine skiable. Respirer, contempler, rencontrer, goûter, découvrir : l’art de vivre en altitude devient une motivation en soi. A sa mesure, ce nouveau numéro en est le reflet. Nous célébrons 80 ans d’audace à Courchevel, explorons l’âme chalet de Méribel, ouvrons la porte d’un refuge contemporain à Saint-Martin-de-Belleville.

LA MONTAGNE totale

Design, décoration, objets désirés ou iconiques, mode, patrimoine, ou talents visionnaires comme Willy Bogner, fondateur de la célèbre marque éponyme et cinéaste de talent qui, à lui seul, pourrait symboliser cet art de vivre montagne qui se nourrit de ski, mais pas que… La montagne ici n’est plus seulement un décor : elle devient culture, identité, projection. On y skie, on y vit !

Les 3 Vallées continuent d’offrir le meilleur du ski. Mais elles racontent désormais une histoire plus large : celle d’un territoire qui inspire le corps, le regard et l’esprit. Bienvenue dans la montagne en version intégrale.

Les 3 Vallées continuent d’offrir le meilleur du ski. Mais elles racontent désormais une histoire plus large

Claude Borrani

sommaire

HIVER 20 25-26

3 VALLÉES INSIDE

ANNIVERSAIRE

Courchevel, 80 ans d’éclat sur la piste aux étoiles.

DÉDICACE

Méribel, la station chalets…

VISITE PRIVÉE

Refuge contemporain à Saint Martin de Belleville.

DESIGN

Des idées et des objets.

INSPIRATION

Repérages déco…

PORTRAIT

Les couleurs de l’hiver ! 8

RENCONTRE

Artishok

Willy Bogner, créateur d’une marque iconique et cinéaste pionnier.

ÉCONOMIE

Focus sur l’immobilier de montagne, une valeur rafuge !

MODE

sommaire

Les 3 Vallées MAGAZINE est édité par EDITIONS COSY

Savoie Technolac

73 382 Le Bourget Du Lac Cedex

Tel : 00 33 (0)4 79 65 46 10

Fax : 00 33 (0)4 79 65 46 12 contact@cosy-editions.com

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

_Claude Borrani : claude@cosy-editions.com

RÉDACTION

_Patricia Parquet

D.A. MAQUETTE

_Séverine Béchet www.studiosbdesign.fr

RÉDACTION

_Editions Cosy

DIRECTRICE COMMERCIALE

_Olivia Gontharet : olivia@cosy-editions.com

CONSEILLERS EN COMMUNICATION

_Fanny Marguet: fanny@cosy-editions.com

_Yannick Mougel : yannick@cosy-editions.com

ADMINISTRATION ET RELATIONS CLIENTS compta@cosy-editions.com

PÉRIODICITÉ : Annuelle

PARUTION / PUBLICATION : décembre 2025

DÉPÔT LÉGAL EN COURS

NUMÉRO ISSN 1761-1199

Les 3 Vallées Magazine et Les 3 Vallées® sont des marques déposées.Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faite sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et d’ autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’ information de l’ oeuvre dans laquelle elles sont incorporées (art. L.122-4, L.122-5 et L.335-2 du Code de la propriété intellectuelle).

ANNIVERSAIRE

°Fahrenheit Seven fête ses 10 ans

Il y a dix ans, lorsque Véronique et Stéphane Vidoni, associés à Glen et Claudia De Unger, décident de se lancer dans l’aventure du °F7 Val Thorens, pas sûr qu’ils imaginaient le chemin parcouru depuis, mais la vision, elle, était déjà bien concrète : bousculer les codes de l’hôtellerie alpine pour inventer un concept à la fois design, festif et chaleureux. Exit les chalets figés dans le bois sculpté : place à une esthétique rétro-chic, à des espaces ouverts, de la couleur et un esprit libre, convivial et audacieux.

Dès son ouverture, l’adresse fondatrice du groupe s’impose comme une référence pour une clientèle en quête d’hôtellerie “lifestyle”. Au cœur de la plus haute station d’Europe, le °Fahrenheit Seven Val Thorens devient un lieu de vie à part entière : ski room-bar iconique, terrasses baignées de musique et d’énergie, et atmosphère joyeuse qui réinvente l’après-ski.

Pour célébrer cette décennie d’audace, l’hôtel promet un hiver anniversaire haut en couleurs : le retour du DJ Vladimir Cauchemar le 12 mars 2026, deux collaborations exclusives avec Pine to Palm et Manufacture Alpine, et bien d’autres surprises qui rythmeront la saison.

En dix ans, le groupe °Fahrenheit Seven s’est imposé comme un acteur majeur de l’hôtellerie indépendante, entre Val Thorens, Courchevel et les déclinaisons balnéaires de sa marque sœur Roc Seven (Cap Ferret, Porto-Vecchio, Biarritz). Fidèle à son ADN d’hospitalité sincère et festive et aux 3 Vallées, la maison poursuit son expansion avec l’ouverture d’un nouvel hôtel aux Menuires en décembre 2026.

Une déco innovante, une cuisine de qualité saupoudrée d’une animation musicale pointue : telle est la formule imaginée par Véronique et Stéphane Vidoni, associés à Glen et Claudia De Unger (de gauche à droite).

WORK IN PROGRESS

Mama Shelter s’installe à Val Thorens

Après les grandes villes, Mama Shelter prend de la hauteur !

L’enseigne fondée par la famille Trigano, déjà à l’origine du Club

Med, posera ses valises à Val Thorens en 2027 pour y ouvrir son tout premier Resort alpin. Au sommet du domaine des 3 Vallées, la marque imagine un lieu de vie vibrant et festif, fidèle à son ADN de convivialité et de créativité.

Le projet, porté par Mama Shelter, Vista, Financière Galata et Cogeco, déjà à l’œuvre sur la partie construction, réunira 148 chambres, un vaste restaurant de 428 m², une terrasse panoramique, un spa avec piscine intérieure, hammam et sauna, sans oublier un bar, un ski lounge et même une teen room.

CŒUR DE TARENTAISE

Halte artistique à Moûtiers

L’exploitation sera assurée par une équipe aguerrie, déjà aux commandes du Novotel Megève, confirmant la volonté commune de faire de cette adresse un nouveau repère alpin où se conjuguent design, hospitalité et plaisir partagé. Avec cette implantation à Val Thorens, Mama Shelter signe une première en montagne et un retour inspiré aux sommets chers à la famille Trigano.

Labellisée « Ville étape », située au pied de toutes les grandes stations de ski de la Tarentaise, Moûtiers recèle un parcours de street-art d’envergure nationale. Plus de quarante fresques monumentales, pochoirs, graffitis ou collages colorent les rues de la cité tarine, faisant revivre la mémoire de la vallée de la Tarentaise à travers des clins d’oeil à la faune locale, des portraits d’habitants ou des hommages aux traditions. L’occasion rêvée de se dégourdir les jambes avant de chausser les skis en station.

Le monde à l’envers. Place Louis Longo, 73600 Moûtiers.

3 VALLEES INSIDE

JOAILLERIE

Dans l’atelier de Jacques Topalian

Sa famille souhaitait qu’il travaille dans un autre domaine que celui du sertissage, pourtant une tradition familiale. Après un CAP puis un BEP d’électricien, un diplôme de frigoriste, il revient rapidement vers la joaillerie pour en devenir aujourd’hui l’un des plus grands acteurs, « sans le faire exprès », comme il aime le dire.

Ala recherche de la perfection, mais aussi du sur-mesure et de l’excellence, Jacques Topalian commence toujours par écouter. Les clients lui donnent alors les pleins pouvoirs pour créer de magnifiques œuvres d’art sorties de son imagination et de sa sensibilité.

Après avoir ressenti, l’artisan crée, en passant du crayon à l’ordinateur, du logiciel à l’imprimante 3D pour la mise en forme d’un moule en cire qui recevra le métal précieux après avoir été peaufiné avec précision. Une fois la pièce sablée, le méticuleux travail de sertissage des pierres précieuses avec une loupe binoculaire X20 révèle ses créations. Une description en cinq lignes qui dans la vraie vue du joaillier prend des centaines d’heures.

Tombé dans la marmite du sertissage à Lyon en 2005, Jacques Topalian a finalement rapatrié sa société, ses machines et son savoir-faire à Belley, dans le Bugey Sud. Plus qu’un métier, on peut parler ici de passion, laquelle se caractérise par une exigence à tous points de vue, une précision du geste qui se conjugue à une patience à toutes épreuves et le talent pour trouver les plus belles qualités de pierres précieuses.

DE LA PLACE VENDÔME À BELLEY

Après avoir œuvré pour les plus grandes maisons de haute joaillerie de la place Vendôme et de Suisse, Jacques Topalian est devenu l’un des rares joailliers à concevoir et à réaliser ses créations de A à Z. Une prouesse à souligner quand on sait qu’aucun sous-traitant n’intervient et que tout se fait dans son atelier.

Aujourd’hui Jacques Topalian a repris la bijouterie de Dominique et Bertrand Levet qui a vu le jour en 1922. Une histoire d‘amitié de 16 ans avec Bertand Levet, ancien client, mais aussi collaborateur avec lequel il a travaillé pour des donneurs d’ordre des plus grandes maisons. Quand la passion, rencontre la passion, la transmission n’est que plus facile.

Dans la bijouterie, en plus des bijoux, le bijoutier a tenu également à mettre aussi en avant des gardes-temps français à fort héritage et Lip a trouvé sa place à côté de Pequignet et de son calibre Royal, le premier mouvement manufacture française.

Pas de doute, le Monsieur fait partie de ces artisans-artistes qui sont allés au bout de leurs rêves. De la place Vendôme à la place des terreaux à Belley, il n’y avait qu’un pas que Jacques a franchi avec succès.

COURCHEVEL

L’art au sommet

Depuis plus de 15 ans, la station de Courchevel et les Galeries Bartoux amènent L’Art au Sommet, transformant le domaine skiable en musée à ciel ouvert. Chaque hiver, un ou deux artistes contemporains sont invités à exposer leurs oeuvres monumentales au plus haut des pistes et dans la station. Une galerie d’art époustouflante à découvrir à ski ou à pied lors de visites guidées gratuites proposées par la Fondation pour l’action culturelle internationale en montagne (Facim). Cet hiver, skieurs et promeneurs pourront admirer sept œuvres de l’artiste italien Andrea Roggi et cinq œuvres de l’artiste français Bruno Catalano, exposées dans les villages de La Tania, Courchevel Le Praz, Courchevel Village, Courchevel Moriond et Courchevel. Pour une balade artistique complète, des œuvres seront également présentées en photo sur des bâches grand format installées dans les villages de la station à Courchevel, Courchevel Moriond et Courchevel Village. Une démarche artistique que l’on doit au savoir-faire des Galeries Bartoux et ses 30 ans d’expérience qui lui valent aujourd’hui d’exposer des artistes de renom dans 10 galeries, en France (Honfleur, Paris, Courchevel, Saint-Paul de Vence, Cannes et Saint-Tropez, mais aussi à l’étranger (Miami, Londres et Venise).

L’artiste italien Andrea Roggi crée principalement des sculptures en bronze, souvent inspirées par des arbres (oliviers, cyprès) et mêlant figures humaines et végétales.

L’artiste français Bruno Catalano est connu pour sa série emblématique Les Voyageurs : des sculptures en bronze où des parties du corps sont volontairement manquantes, symbolisant le voyage, l’errance, l’identité.

La Bouitte** 50 ans de transmission

Le 4 décembre 1976, quand ils ouvrent La Bouitte, un humble restaurant où ils régalent les premiers skieurs avec une cuisine simple et généreuse, René et Marie-Louise Meilleur ne s’imaginent pas qu’ils vont participer à la transformation de la vallée des Belleville. Et pourtant, cinquante ans après leurs débuts, désormais doublement étoilés et entourés de leur fils Maxime, ancien biathlète et désormais de leurs petits-fils Oscar et Calixte, La Bouitte inscrit l’aventure familiale dans la durée, incarnant une excellence et un art de vivre enracinés dans un terroir vivant.

3 générations de Meilleur, de gauche à droite : Maxime, Delphine, Calixte, René, Marie-Louise et Oscar.

ANNIVERSAIRE

Courchevel,

80 ANS D’ÉCLAT

sur la piste aux étoiles

Il y a 80 ans, la station naissait dans la simplicité d’un village savoyard. De ces humbles racines, elle est pourtant devenue une étoile montante…

ANNIVERSAIRE

En ce mois de septembre, une cinquantaine de grues strient le ciel de Courchevel. Hôtels rénovés, résidences hôtelières en chantier, chalets en pleine construction : la station se prépare comme un théâtre avant la première représentation. La gigantesque fourmilière disparaitra à l’ouverture, en décembre. Ici, plus qu’ailleurs, on rénove, on agrandit, on surélève afin « d’offrir le meilleur ». Station de tous les superlatifs et de tous les excès aussi, Courchevel ne peut pas se réduire à ses hôtels de luxe, ses restaurants étoilés, ses palaces et ses folles soirées. « Ce n’est pas une station de milliardaires, mais une station familiale et sportive que le monde nous envie », insiste Claude Pinturault, figure hôtelière de la station. Ici, débutants et champions olympiques se croisent sur les mêmes pentes, dans un ballet parfaitement orchestré.

LE PLONGEON DANS L’INCONNU

À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le Conseil général de la Savoie mise sur un site vierge à 1850 mètres, pour rivaliser avec les stations suisses et autrichiennes, avec l’objectif de développer le tourisme social.

Le mercredi 28 novembre 1945 précisément, le conseil municipal de Saint-Bon et son maire, Francis Mugnier, acceptent finalement céder leurs terrains d’alpages (Saint-Martin-deBelleville refusant), non sans douleur et sans l’opposition de certaines grandes familles… C’est ainsi que Courchevel 1850 démarre très rapidement avec un hôtel départemental, « l’hôtel des Trois Vallées », et deux emontées aux pylônes en bois (de 1550 à 1850 et de 1850 au col de la Loze), vite confortés par d’autres remontées, des chalets, des hôtels, la route dès 1947...

Une équipe visionnaire, formée autour de l’architecte-urbaniste Laurent Chappis, l’architecte Denys Pradelle et l’ingénieur, Maurice Michaud, dessine une station intégrée où le paysage guide l’urbanisme. Toits papillon, façades vitrées, chalets pensés pour le ski : Courchevel invente un style qui fera école.

Dès 1954, l’ancien champion de ski Émile Allais structure le domaine skiable, du damage aux secours, imposant un savoirfaire encore étudié aujourd’hui. « À la montagne, sans revenus, nous nous sommes lancés comme moniteurs. La richesse, c’était de rencontrer ces gens de la ville qui découvraient la montagne », se souvenait Noël Pachod, pionnier de l’École de ski français.

« La richesse, c’était de rencontrer ces gens de la ville qui découvraient la montagne »

Pachod

LE TOURNANT DES ANNÉES 80

Pour sauver l’hôtellerie, le maire Michel Ziegler encourage la rénovation et l’extension des hôtels, dans les années 80. Courchevel adopte, petit à petit, un style inspiré des villages autrichiens. Le Byblos des Neiges, mythique palace de SaintTropez, s’installe, puis Raymonde Fenestraz transforme les Airelles 3* en palace ouvrant la voie au luxe international. La station part séduire le monde entier. « Au retour de ces voyages de promotion, quand un pays nous disait être intéressé, les problèmes arrivaient. Nos hôteliers ne parlaient pas souvent de langues étrangères et se demandaient ce qu’ils allaient faire de ses touristes avec lesquels ils ne pouvaient pas communiquer. Certains préféraient fermer quinze jours en plein mois de

janvier. Puis tout le monde s’est mis à l’anglais. Nous sommes allés prospecter partout dans le monde. Les premiers russes débarquent à Noël 1993. Ce n’était pas gagné au départ, mais cela a fonctionné », se souvient Michel Giraudy, ancien directeur de l’office de tourisme. Les Jeux olympiques de 1992 achèvent de donner à Courchevel une aura planétair

« C’était vraiment l’aventure !

Claude Pinturault

ANNIVERSAIRE

« J’ai envie que toutes classes sociales puissent profiter de Courchevel. »

Aurore Charvin-Maitre

HÉRITAGE ET MODERNITÉ

Au Jardin Alpin, le palace Le Cheval Blanc du Groupe LVMH et ses nouveaux chalets incarnent l’ultra-luxe. À l’opposé, certains hôteliers veulent rester accessibles. « J’ai envie que toutes classes sociales puissent profiter de Courchevel », confie Aurore Charvin-Maitre, petite-fille de Maurice Charvin, l’un des premiers moniteurs de la station. Elle a repris le bâtiment créé par son grand-père et ouvre l’hôtel familial Les Monts Charvin 3*, « pas trop cher pour ne pas faire comme les autres », souhaitant

« recréer ce que j’ai connu de Courchevel quand j’étais petite ». Elle vient de confier la gérance à un couple d’amis de Saint-Bon qui partage sa philosophie.

Au-delà de l’hôtellerie de luxe, Courchevel reste fidèle à ses origines : un terrain de jeu exceptionnel fruit d’une audace collective, où luxe et authenticité continuent de dialoguer.

REINE DES NEIGES

« Surnommée

La Castafiore », Raymonde Fenestraz sillonne la planète pour promouvoir Courchevel.

« Un jour, je deviendrai une des reines de la montagne ». Raymonde Fenestraz n’a que 16 ans quand elle prononce cette phrase à la ferme familiale de Moûtiers. Fille d’agriculteurs, elle observe les voitures chargées de skis filer en montagne et rêve d’un autre destin. Avec l’argent de la vente d’une vache, elle part en Angleterre pour apprendre l’anglais. De retour, elle travaille dans une agence immobilière à Courchevel avant de la racheter. Elle rencontre son mari et ensemble ils achètent les Airelles, alors un modeste hôtel 3*. Lorsque Courchevel est désignée pour accueillir des épreuves sportives et le Comité olympique dans le cadre des Jeux olympiques d’Albertville en 1992, elle s’exclame : « Je veux avoir le plus bel hôtel des Alpes pour recevoir les têtes couronnées et les plus hautes personnalités ». Après trois ans de voyage d’inspiration en Suisse, en Autriche, en Italie, le couple Fenestraz transforme les Airelles en un palace mythique.

L’ÉLÉGANCE

COMME EXIGENCE

Surnommée « La Castafiore », Raymonde Fenestraz sillonne la planète pour promouvoir Courchevel. « Elle portait sa dirndl (ndlr. robe tyrolienne), venait avec du beaufort, du blanc de Savoie et du saucisson. Du Brésil au Japon, en passant par les Etats-Unis, elle expliquait que Courchevel est la plus belle station au monde et présentait son hôtel. Sa force de travail et de conviction étaient incroyables », se souvient son fils Raoul Fenestraz. Visionnaire, elle pressent très tôt l’arrivée des Russes, nouveaux clients décisifs pour la station. Perfectionniste et excentrique, elle veillait à l’élégance de ses hôtes. « Le soir, s’ils n’étaient pas assez élégants au restaurant, elle leur disait : Ça me ferait plaisir si vous faisiez un petit effort », sourit son fils aujourd’hui à la tête du Groupe Maison Fenestraz. « Ma maman a bâti son rêve dans le luxe à Courchevel. Avec mon épouse et dans un style plus sobre, nous perpétuons l’hospitalité des hôtes du monde entier en Argentine, au Brésil et dans le sud de l’Italie où nous vivons désormais », conclut Raoul Fenestraz, qui a construit il y a 20 ans El Colibri, une authentique Estancia en Argentine « leurs petites Airelles » à eux.

MAISON

Méribel,

LA STATION CHALETS DÉDICACE

Voyage au pays des chalets, du charme authentique et de la discrétion… Au beau milieu des Trois Vallées, nous avons poussé les portes de chalets afin de mieux comprendre la force et la beauté de ces hauts lieux d’hospitalité que viennent découvrir des hôtes du monde entier.

DÉDICACE

Pousser la porte d’un chalet pour le visiter, c’est exaltant. C’est comme découvrir un trésor. Avant d’entrer, respecter un rituel. Prendre le temps d’observer le village, les constructions voisines pour saisir le génie des lieux. Jeter un œil au panorama pour apprécier l’implantation. Ausculter la façade le regard curieux pour dénicher quelques détails et commencer à en percer les secrets. À l’intérieur, le sourire qui vous accueille en dit long sur la qualité d’un séjour.

BEAUX COMME DES BIJOUX

Gaëlle et Dorian Duchosal nous ouvrent les portes de « La Ferme de mon Grand-Père » à Méribel-Mussillon. Dans leur chalet, hérité du grand-père de Dorian, ils ont poussé les exigences de l’hospitalité. La récente extension de 300 m2 permet d’offrir trois nouvelles chambres. Conçu pour 18 personnes, le chalet de 800 m2 abrite de multiples salons, avec un espace bar, une cuisine professionnelle, des chambres spacieuses avec terrasse, un espace bureau, une piscine, un spa digne d’un hôtel avec entre autres un vital dôme un sauna infrarouge pour chasser les tensions du corps et jet-lag, un salon cinéma… De mémoire de berger, on n’avait jamais imaginé une telle transformation. « Les voûtes où les moutons s’abritaient l’hiver accueillent désormais l’espace jeux. Là où le foin était stocké, nous avons installé le salon-cheminée. Les pierres et de la ferme et le vieux bois de l’ancienne charpente sont réemployés afin de poursuivre l’histoire. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’en faire profiter à des hôtes qui se sentent comme à la maison. Certains réservent le chalet hors saison et y passent tout leur temps. On ne s’ennuie pas et le personnel dédié s’occupe de tout », souligne Dorian Duchosal, qui accueille des hôtes toute l’année.

UNE ROUTE DE CHALETS

Beaucoup de chalets sont nichés au milieu des sapins. Les plus anciens se situent sur le Sentier des Chalets, une route à sens unique qui serpente sur un kilomètre où l’on découvre les constructions qui datent de la création de la station, en pierre et en bois, à l’abri des regards. Parmi elles, le chalet de l’architecte Charlotte Perriand, datant de 1960-61 resté dans son état d’origine, est classé Monument Historique, mais attention il ne se visite pas. « Leschaletssontdesbijouxquiappartiennentàdes

« Nous sommes bénis des Dieux, il faut le reconnaître. Nous avons tout ici. La bonne neige, les sapins, un décor de carte postale »

familles souvent propriétaires depuis toujours. Cette clientèle sélecte perdure. Autrefois, les gens recevaient beaucoup dans leur chalet, cela se fait moins. On se recentre désormais sur la famille », nous confie Fabrice Bonnet, 2e génération d’hôteliers dans la station. Et pour vivre heureux et cachés, quoi de mieux qu’un chalet discret ?

SIMPLICITÉ ET DISCRÉTION

Méribel n’est pas une « start-up station » : les habitués fréquentent, pour la plupart, la station depuis plusieurs générations. Les chalets de famille se transmettent aux enfants qui n’auraient pas idée de skier ailleurs qu’aux Trois Vallées et ses 600 km de pistes. Rappelons-le il s’agit du plus grand domaine skiable au monde. Mais qu’est-ce qui a changé ?

Autrefois, les plus fortunés venaient accompagnés de leur personnel de maison qui se chargeait de l’intendance.

SYLVAIN AYMOZ

A Méribel, il arrive même que les appartements offrent tous les codes du chalet. C’est le cas dans la résidence Falcon, hameau composé de chalets reliés entre eux pour former une grande résidence accrochée à la pente, dans le quartier de Morel, à 500 m du centre de Méribel village et à 200 m des pistes de ski.

Elu meilleur chalet au world ski award 2024, le chalet Harmony est le résultat d’une histoire d’une complémentarité particulièrement réussie entre le maître d’ouvrage, l’architecte Michel Soubeyrand, David Roffet de T&MPO Ingénierie, et Agence Amevet.

PHILIPPE GAL
PHILIPPE GAL

DÉDICACE

« Les chalets sont des bijoux qui appartiennent à des familles souvent propriétaires depuis toujours… »

Cet ancien chalet, implanté à Méribel, n’est plus du tout le même depuis sa rénovation et son agrandissement par l’agence d’architecture Antoine Barbeyer.

DÉDICACE

Les nouvelles générations ont simplifié les codes en faisant euxmêmes leurs emplettes chez le boucher, à la boulangerie… pour le plaisir de partager de bons moments : bon ski, bien-être et le bonheur d’être là.

TOUT POUR LES FAMILLES

« Nous sommes bénis des Dieux. Il faut le reconnaître. Nous avons tout ici. La bonne neige, les sapins, un décor de carte postale », nous confie Fabrice Bonnet qui gère avec son épouse le Chalet Hotel l’Adray-Télébar, sur les pistes de ski qu’ils souhaitent transmettre à leur fils. En près de 5 ans, la station a perdu dix hôtels. Que s’est-il passé ?

Les hôtels, créés pendant les Jeux Olympiques de 1992, devaient rester ouverts en tant qu’hôtel pendant 30 ans. En 2022, soit 30 ans plus tard, certains propriétaires en l’âge de prendre la retraite ont cédé leurs affaires. Vendus à des promoteurs, les hôtels sont pour la plupart transformés en appartements.

MOINS D’HÔTELS ET PLUS DE CHALETS-RÉSIDENCES

Les résidences hôtelières avec conciergerie poussent comme des champignons au cœur des forêts, en plein virage, accrochés sur des terrains pentus. Toutes ces constructions qui sortent de terre ressemblent à des chalets de luxe. Quand vous séjournez dans un appartement comme dans la nouvelle résidence Falcon Lodge, l’esprit chalet persiste. Un salon de taille généreuse, avec des grandes baies vitrées face à la vue panoramique, la cheminée et les pistes à proximité. La demande reste forte et les prix continuent leur ascension. Au centre, de vieilles bâtisses sont détruites, reconstruites et vendues à prix d’or. Pour vous donner une idée, sur le quartier du Plateau, trois chalets privés (Himalaya) sont en vente à 3,4 millions, 5 millions et 9,8 millions pour 378 m2 avec piscine et espace détente. Au Rond-Point des Pistes, la luxueuse résidence Le Bois des Ours sera livrée en fin d’année avec accès direct aux pistes. Un rêve accessible pour 3,3 millions d’euros pour un 160 m2. Mais bientôt, il ne restera plus de terrains à construire alors comme l’encourage la loi Allur, les constructions se densifient et prennent place dans « les dents creuses », c’est-à-dire entre les bâtiments déjà existants. Dans les hameaux, les vieilles granges sont transformées les unes après les autres.

DE CHALET EN CHALET, L’ESPRIT DE FAMILLE

« Ici, c’est une vallée de familles ». Nous avons entendu cette phrase à de nombreuses reprises. Depuis toujours les familles Blanche, Martin, Gacon, Raffort, Laissus, Chardonnet, Barral participent à l’essor de la station. À sa création (voir notre encadré), ils sont devenus hôteliers, restaurateurs, gérants de magasins de sport, moniteurs de ski, gestionnaires de chalets.

À Méribel, Le Bois des Ours incarne l’élégance alpine. Conçu par EDIFIM Montagne et JMV Resort, ce programme d’exception mêle architecture discrète, matériaux nobles et art de vivre en altitude.

« L’ouverture de la station a permis à ces familles de rester vivre sur place. Ces noms de famille figurent sur un parchemin datant de 1360, conservé aux archives diocésaines de Moûtiers. Dans 100 ans, la répartition sera différente car nous avons accueilli des gens de l’extérieur, heureux à leur tour de vivre dans une si belle commune », explique Denis Laissus, guide du patrimoine, moniteur de ski et président de l’association Terre des Allues, en charge du patrimoine et investi dans l’ouverture du futur musée local qui doit ouvrir en août 2026.

CHARME ET AUTHENTICITÉ

« On ne voit pas une boutique Dior ou Rolex s’installer dans le centre de Méribel. La station possède une discrète clientèle familiale qui vient pour skier et se retrouver. Nous voulons garder ce charme et cette authenticité. Aujourd’hui, notre enjeu est de développer l’été. Et pour cela nous avons un bel atout : le col de Loze qui culmine à 2 304 m. Une ascension de 7 km réservée uniquement aux cyclos. Depuis que cette voie verte est ouverte, c’est impressionnant le nombre de cyclistes venant rouler sur l’étape du Tour de France », nous explique Gilles Léonard, directeur de Méribel Tourisme. L’enjeu des prochaines années ? Développer la saison estivale pour faire de la randonnée, du VTT, des activités liées au bien-être parce qu’il n’y a pas le ski dans la vie ! En 2038, la station fêtera ses 100 ans d’existence. D’ici là, la mairie des Allues a prévu de réaliser plus de 100 actions en faveur de la transition environnementale et sociale avec ses partenaires. Elle a reçu en décembre 2024, deux flocons dans le cadre de sa labellisation Flocon Vert. Elle compte parmi les destinations de montagne reconnues pour leur engagement en faveur d’un tourisme durable. De bon augure avant les Jeux Olympiques de 2030.

MISTER MERIBEL

Peter Lindsay, mister Méribel, « un homme charmant, distingué », disaient ceux qui avaient pu croiser sa route à Méribel.

• Dans les années 30, Peter Lindsay, un Ecossais, adepte du ski et de la montagne, est envoyé à Méribel avec des investisseurs pour repérer les lieux d’une future station de ski. La clientèle internationale cherche une alternative aux stations de ski allemandes et autrichiennes.

• 1936 : le conseil municipal désigne l’architecte parisien Paul Sirvin, en charge de définir le plan d’aménagement de la future station.

• « Méribel 1938 » : c’est inscrit en toutes lettres et en grand format quand on arrive dans la station. À quoi correspond cette date ? À la création du ski-club des Allues et de la première remontée mécanique.

• 1938 : ouverture du premier hôtel, le chalet Doron (décoré par Charlotte Perriand), avec 4 chambres, une salle de restaurant et un garage.

• 1939 : la Seconde Guerre mondiale éclate et les travaux sont suspendus jusqu’en 1945.

• 1946 : le conseil municipal et Peter Lindsay, chargé des opérations, relancent le projet de station de ski. Une société foncière est créée avec des amis de Peter Lindsay et des habitants de la vallée pour acheter des terrains privés et démarrer une station de ski.

Plusieurs architectes viennent travailler sur la station. Les plus connus sont Christian Durupt, André Detour et Paul-Jacques Grillo (Grand Prix de Rome) ; ce dernier ne reste pas longtemps car il part travailler aux EtatsUnis. Les architectes sont rejoints par Charlotte Perriand. Peter Lindsay ne pouvant pas payer Charlotte Perriand, il lui offre un terrain où elle bâtit son chalet. L’architecte parisien Christian Durupt, passionné de montagne, resta à Méribel jusqu’à son décès à 87 ans en 1997. Il a veillé au respect des plans de la station tels qu’ils avaient été définis à l’origine.

DÉDICACE

ARCHITECTURE CHALET LA GRANGE COMME MODELE

Comment les architectes conçoivent-ils les premiers bâtiments ? Ils veulent rester modeste face à la nature, sans s’imposer. Ils se promènent dans les villages, regardent à quoi ressemblent les habitations et les écuries. Ils partent du modèle de la grange, réparti sur deux niveaux. La partie basse abritant les animaux est en pierre, la partie haute qui correspond à la grange est en bois. L’idée de la grange typique de la vallée est le point de départ des premières habitations. Ici, les toits à deux pans recouverts d’ardoises ou de lauzes deviennent la référence. Dès le départ, les architectes imposent que les constructions et plus tard les copropriétés plus volumineuses, ne dépassent pas la cime des épicéas. Les toits sont recouverts de lauze/ardoises ou de tavaillons (planchettes de bois). Aujourd’hui, la couverture du toit reste sombre pour rappeler la lauze ou le tavaillon qui noircit avec le temps. Dans les villages, il est autorisé d’utiliser le bac acier, le bardeau toisite, les tuiles, l’ardoise et la lauze. Dans le centre de la station, la tôle n’est pas autorisée. Dans des zones complètement construites, il est impératif de mettre de la lauze comme à Méribel Village.

Dès le départ, les architectes imposent que les constructions et plus tard les copropriétés plus volumineuses, ne dépassent pas la cime des épicéas.

Art de confectionner des cocktails et, en particulier, de créer ou d'adapter des recettes, par des assemblages de boissons complexes et originaux.

Bar évènementiel privé, réservez ici !

VISITE PRIVÉE

Escapade

UN REFUGE contemporain

Véritable joyau alpin, le chalet Escapade s’impose comme l’adresse la plus spectaculaire de Saint-Martin-de Belleville. Experte en aménagement sur-mesure, l’agence Nouvel Angle signe ici son plus beau projet en montagne.

PAR PATRICIA PARQUET. PHOTOS ANNE-SOPHIE HJORT

« Le couple était inspiré par des projets modernes, épurés, loin du chalet traditionnel. Le défi a consisté à leur proposer un chalet revisité »

Bastien Jovelet, architecte d’intérieur.

La solution fut radicale. Raser complètement le chalet vétuste des années 70 acheté cinq ans plus tôt et le reconstruire deux fois plus grand. Les propriétaires rêvaient d’un chalet sur mesure avec un maximum de confort et d’équipement afin de venir hiver comme été et le louer en leur absence. Ils ont fait appel à Clémence et Bastien Jovelet, co-fondateurs de l’agence Nouvel Angle, connus dans le village de Saint-Martin-de Belleville pour l’architecture d’intérieur de l’hôtel M Lodge & spa 5* et d’une vingtaine de chalets. « Le couple était inspiré par des projets modernes, épurés, loin du chalet traditionnel. Le défi a consisté à leur proposer un chalet revisité », résume Bastien Jovelet, architecte d’intérieur.

Oubliez le vieux bois. Le placage en orme, raffiné et contemporain, règne en maître. Les lignes sont épurées. Afin de rendre les espaces chaleureux, l’éclairage indirect a fait l’objet de soin particulier. « La lumière crée toute la magie du lieu. Ici, chaque détail est dessiné sur-mesure. Je n’ai jamais autant dessiné pour un projet », souligne Bastien Jovelet, qui a travaillé avec l’architecte Sylvain Ventre dès les premiers croquis.

LA VUE, UN SPECTACLE

L’atout majeur du chalet ? Une immense pièce de vie, baignée de lumière où la cheminée, les salons, la cuisine ouverte s’organisent autour d’un luminaire pensé comme une cascade de glaçons. Elle se prolonge sur la terrasse avec une vue sur le village, l’église de SaintMartin et son clocher emblématique.

Le chalet de 650 m2 s’étend sur 5 niveaux, reliés par un ascenseur. Dès l’entrée supérieure, un salon mezzanine dévoile une vue imprenable sur les montagnes. L’escalier central, véritable colonne vertébrale du projet, mène à la grande pièce de vie. Un étage entier accueille quatre suites et un dortoir tandis que l’étage détente réunit piscine, salle de cinéma, sauna, hammam et bar lounge. En sous-sols, la salle de sports, le ski room et la chambre du personnel complètent ce refuge d’exception.

Sélectionné pour concourir au World Ski AwardsTM, le chalet Escapade pourrait devenir l’un des plus beaux chalets au monde, selon le vote du public dévoilé en octobre. Avec ses volumes plus que généreux, son design sur mesure et sa vue à couper le souffle, le chalet Escapade est prêt à séduire les esthètes du monde entier.

VISITE PRIVÉE

« L’atout majeur du chalet ?

Une immense pièce de vie, baignée de lumière où la cheminée, les salons, la cuisine ouverte s’organisent autour d’un luminaire pensé comme une cascade de glaçons.»

VISITE PRIVÉE

« Sélectionné pour concourir au World Ski AwardsTM, le chalet Escapade pourrait devenir l’un des plus beaux chalets au monde, selon le vote du public dévoilé en octobre.»

DESIGN & (ART)ISANAT

MUSIQUE SUR-MESURE

Le bois comme langage

Depuis son atelier de Theys, en Isère, l’ébéniste designer JÉRÔME FORT

réinvente le meuble HiFi.

Dans un ancien atelier de montagne longtemps resté silencieux depuis plus de trente ans, le bois retrouve sa place. À Theys, au cœur du massif de Belledonne, Jérôme Fort conçoit des meubles sur mesure, à la croisée du design contemporain et du savoir-faire traditionnel. Formé chez les Compagnons du Tour de France après une première vie dans le marketing, l’ébéniste est revenu s’installer sur ses terres d’origine pour y développer une pratique sensible, exigeante, ancrée dans l’éco-conception.

UN GESTE LOCAL, DURABLE ET ENGAGÉ

Spécialisé dans les meubles HiFi et vinyle, il imagine des pièces conçues pour accueillir platines, amplis ou disques, en alliant équilibre acoustique et exigence esthétique. Lignes sobres, volumes justes : ses créations évoquent l’élégance du design nordique des années 50, tout en répondant aux besoins concrets de chaque espace. À 700 mètres d’altitude, son atelier privilégie les circuits courts : bois locaux certifiés, colles limitées, finitions naturelles, et même les chutes de bois qui chauffent l’espace. Une approche artisanale où chaque meuble devient instrument.

Lignes sobres, volumes justes : ses créations évoquent l’élégance du design nordique des années 50

DESIGN & (ART)ISANAT

TRADITION REVISITÉE

Florian Hauswirth, architecte alpin

La chaise VNA est une Stabelle, une chaise en planches inspirée de l’artisanat traditionnel alpin. Son nom provient d’un petit village de montagne de l’Engadine, lieu de rencontre entre le designer FLORIAN HAUSWIRTH et la marque Zeitraum au début du projet.

Dans les régions alpines, les objets du quotidien étaient autrefois conçus par des artisans locaux ou des paysans habiles, à partir de matériaux trouvés sur place. Tables et chaises étaient fabriquées de manière simple mais robuste, souvent à partir de planches et de poteaux, parfois enrichies de détails ornementaux.

(ART)ISANAT

S’inscrivant dans cette tradition, la collection Alpenraum réinterprète ces principes à l’aide de technologies contemporaines, notamment l’usinage CNC de haute précision.

La construction de la chaise met en valeur l’assemblage, la pénétration et la fusion des éléments, une approche intuitive qui célèbre le matériau autant que le geste. Ses contours, à la fois doux et contrastés, soulignent la structure naturelle du bois et s’harmonisent dans une forme claire, essentielle. La VNA transpose le caractère artisanal d’autrefois dans un langage de production industrielle maîtrisé. Résolument authentique et d’un confort remarquable, la chaise VNA est une pièce épurée, où l’histoire des Alpes résonne dans des formes accueillantes et intemporelles.

La construction de la chaise met en valeur l’assemblage, la pénétration et la fusion des éléments, une approche intuitive qui célèbre le matériau autant que le geste.

DESIGN & (ART)ISANAT

RELIEFS

Ben & Manu

sculptent l’âme alpine

Dans leur atelier, au cœur des Vosges, BENOÎT VAUTHIER et MANU LERENDU

transforment le bois local, noyer, chêne, érable sycomore, en œuvres uniques.

Ce duo de sculpteur et ébéniste insuffle une poésie alpine au mobilier et l’art de la table. Leur signature ? Faire surgir des reliefs montagneux sur des tables, des chevets, des assiettes, des tableaux et même sous des consoles, évoquant les sommets mythiques comme le mont Blanc, les Écrins ou le Cervin. Ben & Manu repensent leur métier et questionnent le design contemporain. « Nous nous interrogeons sur le design ultra utilitaire et fonctionnel du XXIe siècle. Aujourd’hui, ce qui est précieux réside dans le temps long et la contemplation. En tant qu’ébénistes, notre mission est d’apporter de la poésie au mobilier », confient-ils. Leur créativité séduit des chefs de Courchevel, Chamonix, Megève jusqu’au bord du lac d’Annecy, pour qui ils revisitent l’art de la table.

Leur démarche créative est à découvrir au Salon Révélations (biennale internationale des métiers d’art et création) au Grand Palais à Paris du 21 au 25 mai.

PAR PATRICIA PARQUET – PHOTOS : ANNE CLAIRE HÉRAUD
Sculptées par le duo Ben & Manu, les 13 tables uniques du restaurant gastronomique de Yoann Conte, au bord du lac d’Annecy, invitent à voyager entre mets et montagnes. Une expérience immersive où chaque table révèle un sommet, inspiré de la haute montagne et en particulier le massif du Mont-Blanc.
Ce bol en céramique (Villeroy & Boch) évoquant la majesté d’un glacier, a inspiré ce support en bois lui servant d’écrin. Quand l’art de la table rencontre la poésie de la nature.

WOOD MADE

Du tronc à la table

Des tables bois XXL signées du valdôtain DUCLOS LEGNOSTRUTTURE.

L’entreprise valdôtaine Duclos Legnostructure, installée à Aoste, se distingue par ses créations en bois exceptionnelles, dont ses tables sculptées avec un savoir-faire unique. Chaque pièce est réalisée à partir de bois récupéré de manière responsable. Chêne, châtaignier, peuplier, frêne, cèdre ou séquoia : ces essences de qualité sont scrupuleusement sélectionnées, les troncs proviennent d’arbres centenaires en fin de cycle. Duclos Legnostructure leur offre alors une seconde vie en transformant ces bois en objets d’exception.

LE PRIX DU SUR MESURE

Le processus de fabrication est minutieux et rigoureux. Les troncs sont d’abord découpés en tranches à l’aide d’une machine de haute précision, capable de couper des longueurs allant jusqu’à 10 mètres et des largeurs de 1,70 mètre. Après

Les troncs sont d’abord découpés en tranches à l’aide d’une machine de haute précision, capable de couper des longueurs allant jusqu’à 10 mètres et des largeurs de 1,70 mètre.

un lavage soigné, les tranches sont mises dans des étuves pour éliminer l’humidité et garantir leur solidité. Ensuite, les fissures sont comblées avec des résines spéciales avant un ponçage et un rabotage minutieux pour obtenir une surface lisse et uniforme. La dernière étape consiste en la fabrication et l’application du pied de table, et enfin, le transport. Ces tables, à la fois robustes et esthétiques, se déclinent en plusieurs tailles et finitions, ce qui rend leur prix variable, allant de 2 000 € à 30 000 €, selon la complexité et la taille de chaque projet. La durée de réalisation est actuellement d’environ deux mois, et chaque table témoigne de l’engagement de Duclos Legnostructure à offrir des produits alliant élégance et durabilité.

DESIGN & (ART)ISANAT

MOBILIER

Le tabouret, icône des alpages

Fabio Rutishauser, designer suisse basé à Zurich, nous dévoile les secrets du tabouret Alvra, une réinterprétation du tabouret de traite hérité des montagnes suisses.

PROPOS RECUEILLIS PAR PATRICIA PARQUET – PHOTOS : FABIO RUTISHAUSER

Àpremière vue, le tabouret semble très simple, mais il donne envie d’y regarder de plus près. Conçu par Fabio Rutishauser et le designer italien Gabriele Lucchitta, pour un concours organisé dans le canton des Grisons, le tabouret Alvra incarne la simplicité et l’authenticité alpine. « Nous avons joué avec notre fascination pour les objets ayant cette origine fonctionnelle et ce langage simple », explique le designer suisse. Leur approche a consisté à réduire les détails au maximum. Certains d’entre eux ne sont même pas visibles, mais sont essentiels pour assurer la solidité du tabouret. « Les détails sont tout simplement magnifiques à voir, même pour un instant pendant la production. Pour moi, le tabouret a une expression unique, avec des détails subtils et délibérément placés », avoue ce créatif qui aime les meubles et les produits qui ne révèlent pas tout d’emblée.

Le tabouret Alvra produit par Okro, une galerie reconnue et également une marque de meubles suisses, est conçu pour résister à l’épreuve du temps. Ce fut le premier meuble édité de Fabio Rutishauser. Et quand nous lui demandons à quoi ressemblera le prochain, il nous confie : « Je suis actuellement d’humeur colorée alors peut-être qu’il sera coloré. »

Répérages DÉCO

Rêver

SOUS LES ÉTOILES

Où ? À Méribel, dans la Ferme de mon grand-père.

La bonne idée ? Concevoir un plafond, parsemé de lumières, offrant l’impression d’être sous la voûte céleste.

Les salles de cinéma dans les chalets sont de plus en plus équipées et sophistiquées afin d’offrir un maximum de sensations. Trois rangées de canapés, un immense écran, des tissus confortables, des matériaux qui absorbent le son et un plafond soigné. Plus personne ne ressent l’envie, ni le besoin, de sortir du chalet !

PAR PATRICIA PARQUET

Travailler EN TOUTE TRANSPARENCE

Où ? À Méribel Village, dans le chalet Lady Mijane. La bonne idée ? Juste avant d’entrer dans le salon et la cuisine, situés à l’étage, le visiteur découvre une pièce vitrée dédiée au travail. La transparence permet de rester au contact de la famille. Qui ? Architecte : JMV Resort. Architecture d’intérieur : Atelier Giffon. Menuiserie Léger, tapissier décorateur Galetas.

CIMALPES

INSPIRATION

Penser la cheminée COMME UN FEU DE CAMP

Où ? Le chalet Beloukha à Courchevel, proche du centre-village du Praz.

La bonne idée ? Avoir prévu une cheminée ronde qui ressemble à un feu de camp à l’intérieur.

On imagine le plaisir ressenti par les enfants qui prennent place sur un tabouret autour de la cheminée pour se réchauffer les mains et le visage après avoir joué dans la neige et le froid.

Le + : L’espace déco pour stocker les bûches.

CIMALPES

Imaginer

L’UNIVERS DES PETITS

Où ? À Méribel, dans la Ferme de mon grand-père.

La bonne idée ? Concevoir un plafond, parsemé de lumières, offrant l’impression d’être sous la voûte céleste.

Les salles de cinéma dans les chalets sont de plus en plus équipées et sophistiquées afin d’offrir un maximum de sensations. Trois rangées de canapés, un immense écran, des tissus confortables, des matériaux qui absorbent le son et un plafond soigné. Plus personne ne ressent l’envie, ni le besoin, de sortir du chalet !

Penser

LA BIBLIOTHÈQUE VIVANTE !

Où ? À Méribel, hameau du Raffort, dans le chalet Tyrosolios.

La bonne idée ? Ajouter une bibliothèque, dessinée sur mesure par l’architecte d’intérieur Valentine Rossignol, dans le salon. Chaque livre a fait l’objet d’une sélection pointue. « Nous avons fait appel à une curatrice de bibliothèque qui a réalisé une sélection éclectique de romans graphiques, de polars, de nouvelles, de poésies, de livres de montagne ainsi que d’ouvrages en anglais. Nous voulions une bibliothèque vivante pour se sentir bien », explique Pénélope Tessier, la directrice du hameau.

DAVID ANDRÉ
DAVID ANDRÉ

RENCONTRE

QUAND LE DESIGN INTÉRIEUR

SE NOURRIT D’UNE EXPÉRIENCE DE VIE

Née à Chambéry, Sandrine Boscaro Compain ne pouvait ignorer les montagnes qui l’entouraient. Pour mieux les rencontrer, elle les a conquises, accompagnée de sa passion pour l’art et le design, armée aussi d’un parcours international qui la différencie… Forte d’expériences singulières, sa carrière trouve aujourd’hui son équilibre entre business, art et immobilier, toujours en quête de solutions uniques et intemporelles pour une clientèle venant du monde entier.

PROPOS RECUEILLIS PAR LA RÉDACTION

3 Vallées. Votre parcours est assez atypique, racontez-nous !

Sandrine Boscaro Compain. Après avoir suivi des études de commerce pour nourrir ma passion pour la vente, les clients et le marketing, j’ai choisi de vivre à l’étranger. Plutôt que de me tourner vers l’anglais, j’ai préféré apprendre le chinois ! En 1995, je me suis donc envolée pour la Chine afin d’y étudier la langue, puis intégrer l’Université des Affaires Internationales de Pékin, considérée comme la meilleure école de commerce du pays. Mes professeurs, brillants, m’ont permis de vivre une expérience extrêmement enrichissante.

3V Une expérience riche au point d’y revenir !

SBC. Après une étude sectorielle pour le groupe Schneider contribuant à l’analyse du plan quinquennal chinois pour l’entreprise, j’ai été recrutée par le groupe Somfy pour monter une filiale en Asie. Expatriée à Singapour, j’étais en charge du marketing pour l’Asie du Sud-Est, couvrant des pays tels que la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie, mais aussi Taïwan où j’ai eu la chance de pouvoir m’impliquer dans des projets de grande envergure dans le secteur de la construction haut de gamme. Somfy, engagée dans les plus belles réalisations architecturales du monde, m’a offert l’opportunité de collaborer avec des artisans et des façadiers sur des chantiers prestigieux. J’ai donc passé sept ans à Taïwan, dix-sept ans au total en Asie.

3V La France ne vous manquait pas trop ?

SBC. Si, bien sûr ! Après des années passées dans l’industrie, je ressentais le besoin de changement. Passionnée par l’art et le design depuis l’enfance, je suis donc revenue pour évoluer

pendant une dizaine d’années dans un cercle d’architectes, d’artistes et d’antiquaires. J’ai ouvert une galerie et monté des expositions et projets d’art contemporain, mais je me suis sentie rapidement à l’étroit dans ce domaine. C’est là que j’ai entamé une collaboration avec un architecte d’intérieur sur des projets prestigieux, notamment des hôtels, spas et résidences de luxe à Paris. Alors que mon partenaire s’occupait de l’architecture `intérieure, je gérais l’achat de mobilier et de luminaires. Forte de cette collaboration, j’ai pu mener ensuite mes propres projets, notamment un restaurant asiatique réalisé avec mon amie et partenaire de projet, Francine Conejero, architecte d’intérieur, et inspiré de mes 17 années en Asie.

3V Qu’est-ce qui vous caractérise sur ce marché de l’architecture d’intérieur ?

SBC. J’apprécie la relation avec les clients professionnels, et le rapport différent qu’ils entretiennent avec la rentabilité et l’investissement. Formée à l’investissement immobilier, je comprends leurs attentes, notamment ceux investissant dans des résidences de montagne, qu’ils souhaitent à la fois luxueuses et rentables. Mon expérience de marchand de biens m’a permis d’avoir une vision globale des projets, alliant business et créativité. Mon parcours a fait aussi que je suis habituée à une clientèle internationale, j’ai développé une grande sensibilité aux différentes cultures et attentes. Ma maîtrise du chinois et de l’anglais est un atout précieux, notamment pour les clients asiatiques, dont je comprends parfaitement les goûts et les habitudes.

3V Par quelles inspirations ou thèmes forts se caractérisent vos créations ?

SBC. J’aime penser des projets à la fois contemporains et intemporels, qu’ils soient nourris de culture et d’art. Selon moi, un bon projet doit traverser les âges sans se démoder. Si j’en crois ce que disent mes clients, ils apprécient particulièrement ma capacité à gérer leurs projets comme s’il s’agissait des miens.

Je mets un point d’honneur à instaurer des relations de confiance durables avec eux. Mon client idéal est celui qui recherche un projet unique, artistique, et qui souhaite être conseillé sur des acquisitions à forte valeur ajoutée.

3V. L’art occupe une place importante dans votre travail. En quoi cela vous distingue-t-il ?

SBC L’art est mon fil conducteur. Je conçois chaque projet comme une composition où dialoguent matières, lumière et pièces iconiques. Certaines maisons nourrissent particulièrement mon univers. EDRA, d’abord, dont j’admire la liberté créative : le Boa Sofa est une sculpture habitable qui transforme immédiatement un intérieur. À l’inverse, le travail d’Alain Ellouz sur l’albâtre apporte une douceur lumineuse, presque spirituelle, que j’aime intégrer dans des projets en montagne. Je suis également sensible à l’approche de Jacopo Foggini, dont les créations lumineuses deviennent des œuvres à part entière. Toutes ces influences m’aident à imaginer des espaces à la fois contemporains, sensibles et intemporels, où chaque détail raconte une histoire.

« J’aime

penser des projets à la fois contemporains et intemporels, qu’ils soient nourris de culture et d’art. »

Boa by EDRA, FERNANDO ET HUMBERTO CAMPANA
Veronica Poltrona by EDRA, JACOPO FOGGINI

PORTRAIT

1970, Willy Bogner passe derrière la caméra pour réaliser « Ski Fascination », un premier film qui révèle déjà sa signature visuelle unique.

Wil ly Bogner

CSTAR SKI et

TOUCH !

’est à Munich, en 1942, que commence l’histoire de ce destin hors norme. Né dans une famille où le ski n’est pas un simple loisir mais une véritable passion transmise de génération en génération, le jeune Willy grandit dans l’ombre tutélaire de son père, Willy Bogner Senior, fondateur de l’entreprise textile éponyme en 1932. L’enfant respire très tôt l’air raréfié des sommets, chaussant ses premiers skis presque avant de savoir marcher. La neige et la vitesse coulent dans ses veines. À peine sorti de l’adolescence, Bogner Junior intègre l’équipe nationale allemande de ski alpin. Son talent indéniable le propulse jusqu’aux Jeux Olympiques de 1960 à Squaw Valley et de 1964 à Innsbruck. Mais alors que sa carrière de sportif de haut niveau semblait tracée, le destin frappe cruellement : la même année, son père décède dans un accident d’avion. À seulement 22 ans, le fils doit reprendre les rênes de l’entreprise familiale. Loin de se laisser abattre, Willy Bogner transforme cette épreuve en tremplin. Sous sa direction, la marque

Bogner s’impose comme référence du luxe alpin, alliant technicité et élégance. Sa vision avant-gardiste bouleverse les codes du vêtement de ski, intégrant style et performance dans des créations qui habillent aussi bien les pistes que les rues des stations huppées.

PROUESSES SPORTIVES ET NARRATION CINEMATOGRAPHIQUE

Mais l’âme artistique de Willy Bogner ne pouvait se contenter des seuls tissus comme support d’expression. Sa passion pour la vitesse et les paysages montagneux le conduit naturellement vers la caméra. Pionnier des prises de vue en ski, il révolutionne l’image de la glisse avec une technique inédite : filmer en dévalant les pentes, skis aux pieds, caméra à la main. Cette approche lui ouvre les portes d’Hollywood. James Bond lui-même fait appel à son expertise pour chorégraphier et filmer les scènes de poursuites sur neige dans L’Espion qui m’aimait et Rien que pour vos yeux. Réalisateur accompli, il signe Fire and Ice en 1986, œuvre culte qui redéfinit le film de ski, mêlant prouesses sportives et narration cinématographique. Sa signature visuelle, reconnaissable entre mille, capture l’essence même de la liberté que procure la glisse. L’aventure Bogner transcende aujourd’hui

PORTRAIT

Willy Bogner a élevé le cinéma de montagne au rang d’art à part entière et influençé durablement l’esthétique des films d’action et de sports extrêmes.

largement le cadre des sports d’hiver. De l’équipement technique aux collections de mode, des productions cinématographiques aux collaborations artistiques, l’empire bâti par Willy s’est diversifié sans jamais perdre son âme. Derrière chaque création persiste cette quête d’excellence et d’élégance qui caractérise l’homme.

ALLIANCE CRÉATIVE ET AMOUREUSE

Pour autant, la trajectoire exceptionnelle de Willy Bogner ne saurait être pleinement comprise sans évoquer la présence déterminante de Sônia Ribeiro dans sa vie. Leur rencontre, au début des années 1970, s’apparente à l’un de ces moments charnières où le destin semble avoir orchestré la convergence de deux âmes complémentaires. Sônia, mannequin brésilienne rayonnante, croise le chemin de Willy lors d’une séance photo pour la collection Bogner. Ce qui devait n’être qu’une collaboration professionnelle se transforme rapidement en une alchimie indéniable. Le coup de foudre est immédiat entre le sportif allemand devenu entrepreneur et cette beauté exotique au tempérament solaire. Au-delà de l’attraction physique évidente, c’est une véritable communion d’esprit qui s’établit entre eux. Willy, alors en pleine reconstruction après la

perte de son père et à un tournant décisif pour son entreprise, trouve en Sônia bien plus qu’une compagne, une véritable partenaire de vie et de création.

SONIA, LA FEMME ET LA MUSE

Leur mariage en 1972 scelle officiellement cette union qui transcende largement le cadre personnel. Sônia devient instantanément la muse et l’ambassadrice idéale de la marque Bogner. Sa grâce naturelle, son élégance innée et son charisme devant l’objectif incarnent parfaitement cette fusion entre sophistication et dynamisme sportif qui définit l’identité de la maison. Dans les campagnes publicitaires des années 1970 et 1980, son visage devient indissociable de l’image de Bogner, apportant une touche d’exotisme et de glamour international à cette marque ancrée dans la tradition alpine. Mais réduire Sônia au simple rôle de mannequin ou d’égérie serait méconnaître profondément son influence. En coulisses, elle s’impose comme une force créative majeure et une conseillère avisée. Son regard neuf, étranger aux conventions européennes, permet à Willy d’envisager de nouvelles directions stylistiques. Elle l’encourage notamment à explorer des palettes de couleurs plus audacieuses et des coupes plus sensuelles,

Le coup de foudre est immédiat entre le sportif allemand devenu entrepreneur et Sônia, cette beauté exotique au tempérament solaire.

PORTRAIT

Sa vision avant-gardiste bouleverse les codes du vêtement de ski, intégrant style et performance dans des créations qui habillent aussi bien les pistes que les rues des stations huppées.

contribuant à moderniser l’image parfois trop classique des vêtements de ski. Lorsque Willy s’aventure dans la réalisation cinématographique, Sônia devient naturellement sa première spectatrice et critique. Pour Fire and Ice, son film emblématique de 1986, elle ne se contente pas d’apparaître à l’écran mais participe activement aux choix esthétiques et narratifs. Sa sensibilité artistique affine la vision parfois trop technique de Willy, humanisant ses créations et leur insufflant une dimension émotionnelle supplémentaire. Sur le plan des affaires, Sônia joue un rôle également déterminant dans l’expansion internationale de la marque. Ses origines brésiliennes, sa maîtrise de plusieurs langues et son réseau dans le monde de la mode ouvrent à Bogner des marchés jusqu’alors peu explorés. Elle devient l’ambassadrice idéale pour conquérir l’Amérique du Sud et contribue significativement à l’implantation de la marque aux États-Unis, où le couple séjourne régulièrement.

UNE MARQUE ET UNE VIE LEGENDAIRES

La force de leur union réside peut-être aussi dans cette capacité rare à maintenir un équilibre entre vie personnelle et professionnelle, sans que l’une n’empiète sur l’autre de manière destructive. Ensemble, ils cultivent un mode de vie qui reflète parfaitement les valeurs de leur marque : dynamisme, élégance et joie de vivre. Leur domicile munichois, tout comme leurs résidences secondaires en montagne, devient un laboratoire vivant où s’élaborent les collections futures, dans une atmosphère d’effervescence créative constante. Les épreuves n’épargnent pourtant pas ce couple en apparence idyllique. En 2011, Sônia est diagnostiquée d’un cancer. Face à cette adversité, Willy démontre un dévouement sans faille, ralentissant considérablement ses activités professionnelles pour l’accompagner dans son combat contre la maladie. Cette période difficile renforce encore leur complicité et révèle la profondeur de leur attachement mutuel, bien au-delà des succès partagés et de la gloire.

PORTRAIT

De l’équipement technique aux collections de mode, des productions cinématographiques aux collaborations artistiques, l’empire bâti par Willy s’est diversifié sans jamais perdre son âme.

Lorsque Sônia s’éteint en 2017, après plus de quarante-cinq ans de vie commune, c’est une partie essentielle de l’univers Bogner qui disparaît avec elle. Willy perd non seulement sa compagne mais aussi sa principale source d’inspiration et sa partenaire la plus fidèle. Ce deuil marque profondément l’homme et l’artiste, l’amenant à reconsidérer son implication dans l’entreprise familiale. L’héritage de Sônia Ribeiro-Bogner perdure néanmoins dans chaque création de la marque, dans cette fusion subtile entre rigueur germanique et sensualité latine, entre tradition alpine et ouverture internationale. Plus qu’une simple égérie ou épouse de créateur, elle reste dans l’histoire de la mode comme l’exemple parfait de ces femmes dont l’influence, souvent exercée dans l’ombre, a façonné des empires et redéfini des univers esthétiques entiers. La relation entre Willy Bogner et Sônia Ribeiro illustre magnifiquement comment une rencontre amoureuse peut transcender la sphère intime pour devenir le moteur d’une aventure créative et entrepreneuriale extraordinaire, transformant non seulement deux destins individuels mais également l’histoire d’une marque devenue légendaire.

ÉCONOMIE

Immobilier de montagne

LA valeur refuge

Deux stations des 3 vallées se classent parmi les « Big Five », les stations françaises où le prix de l’immobilier est le plus élevé. Comment expliquer que les prix grimpent, jusqu’où peuvent-ils aller et comment se justifient-ils ? Décryptage.

Elles affichent des hausses de prix de l’immobilier quasiment chaque année, + 9,5 % pour Courchevel par exemple : ce sont des hausses exceptionnelles, sur des marchés matures où l’offre est rare. « Ces stations prestigieuses, nous les appelons en interne les Big Five : Val d’Isère, Courchevel, Méribel, Megève et Chamonix. Elles représentent les stations françaises ayant la plus forte notoriété internationale et la plus forte diversité de marché. Elles offrent tout ce que l’on peut chercher sur un segment haut-de-gamme : l’après-ski, la culture, le bien-être, le shopping, la restauration… Elles cochent toutes les cases, par conséquent les prix peuvent encore grimper ; l’offre est en phase avec une demande qui grandit. C’est la pression de la demande sur l’offre qui fait augmenter les prix », confie Benjamin Berger, directeur général et associé de Cimalpes, agence de locations et transactions dans les plus belles destinations des Alpes.

TEXTE PATRICIA PARQUET

MÉRIBEL : PEU D’OFFRES, ÉNORMÉMENT DE DEMANDES

ÉCONOMIE

Depuis 30 ans, le marché de l’immobilier à Méribel augmente environ de 4 % par an. Si les prix avaient atteint des sommets post-Covid avec des hausses de + 10 % à 15 %, ils ont retrouvé une hausse plus raisonnable. La demande reste forte malgré tout.

« Nous avons encore moins de biens à vendre dans l’immobilier ancien que l’année précédente. Avec la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de 2030 et les épreuves à Méribel, les propriétaires préfèrent garder leur bien. Lors de JO de 1992 en Savoie, les prix de l’immobilier avaient explosé entre 1990 et 1993. Il faut s’attendre à ce que les prix grimpent encore un peu », analyse Guillaume Charrier, négociateur immobilier pour l’agence GSI by Foncia à Méribel. Quand il met en vente un bien immobilier, il lui arrive de recevoir quatre propositions le même jour au prix et sans même visiter. 80 % des appartements anciens en vente sont à rénover. Le budget moyen dans l’ancien oscille entre 8 000 et 22 000 €/m2 et dans le neuf, entre 22 000 et 50 000 €/m2.

Les meilleurs emplacements ? « Les Parisiens préfèrent le centre de Méribel car ils veulent tout à proximité et pouvoir acheter leur baguette le matin. Les Lyonnais recherchent le calme : route de la Renarde, route des Chalets, le plateau. Et les ultra-riches, le belvédère au sommet de la station », détaille le négociateur de GSI by Foncia. Quand il ne sera plus possible de construire, les prix augmenteront encore. Bientôt ce sera ultra-exclusif d’être propriétaire à Méribel.

Avec la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de 2030 et les épreuves à Méribel, les propriétaires préfèrent garder

leur bien.

LE SUCCÈS « RUISSELANT » DE COURCHEVEL 1850…

Côté immobilier aussi Courchevel se conjugue au pluriel : 5 villages avec un écart de prix de l’immobilier qui varie de 10 000 à 50 000 € le mètre carré. A Courchevel est né le prestige qu’on lui connaît et qui ruisselle vers les autres hameaux. Les prix de l’immobilier y sont les plus chers des Alpes françaises, avec des prix comparables à ceux de Val d’Isère. Il est possible de se porter acquéreur dans les autres villages, à des altitudes plus basses, tout en profitant de l’éclat de Courchevel 1850 : comme Courchevel Village à 1500 m (connecté par câble) ou Courchevel Morillon 1650, le village le plus ensoleillé et le plus familial de Courchevel, ou encore le Praz à 1300 m, relié par câble et qui permet d’atteindre 1850 en sept minutes tout en offrant le charme authentique d’un village de montagne.

« Le Praz a été sous le feu des projecteurs après les Championnats du monde de ski en 2023, avec un immobilier qui a pris de la valeur. L’aspect charmant et authentique de ce Courchevel, peu connu dans l’inconscient collectif, a été très médiatisé. Il existe aussi des programmes neufs, ce qui est plutôt rare à 1500, c’est-àdire à Courchevel-Village et à Morillon. Il existe des opportunités partout » précise Benjamin Berger, directeur général de Cimalpes. À condition de ne pas être pressé car dénicher la résidence secondaire de ses rêves peut parfois prendre plusieurs années.

(*) Source : Notaires de France, BDD Perval, 2025. Évolution des prix des appartements anciens sur 1 an

Les prix de l’immobilier à Courchevel 1850 sont les plus chers des Alpes françaises, avec des prix comparables à ceux de Val d’Isère.

DES VENTES IMMOBILIÈRES EXCEPTIONNELLES

Certains biens immobiliers vendus en 2024 affichent des prix de vente spectaculaires, confirmant ainsi l’attrait international de nos stations alpines.

À Courchevel, certains appartements anciens dépassent les 30 000 € / m2, tandis que des maisons atteignent des sommets à l’image de cette vente enregistrée par les notaires, à plus de 29 millions d’euros à Val d’Isère.

En Haute-Savoie, Megève et Chamonix restent des valeurs sûres, avec des transactions dépassant régulièrement les 5 millions d’euros, aussi bien pour des appartements que pour des chalets. Ces chiffres traduisent une demande soutenue pour des biens rares, portés par une clientèle fortunée à la recherche de biens exclusifs, très bien situés et offrant de magnifiques panoramas.

ÉCONOMIE

L’immobilier de montagne en 10 chiffres

Nombre de stations de ski en France, réparties sur 436 communes.

719 809

NOMBRE DE LOGEMENTS

COMPOSANT LE PARC DES COMMUNES STATIONS DE SKI, composé à 58 % de résidences secondaires (contre 10 % de résidences secondaires dans l’ensemble du parc français).

79

Proportion des principales stations de ski du monde (enregistrant plus d’un million de visites/ skieurs par hiver) abritées dans les Alpes. (**)

370  % %

+40

Variation du prix de l’immobilier relevé dans les Alpes sur une période de 10 ans dans les stations situées au-dessus de 1 500 mètres.

Prix du mètre carré des biens d’exception, situés dans les plus grands domaines skiables français comme l’Espace Killy et les Trois Vallées.

Parmi eux : 47 % pratiquent le ski alpin/snowboard et 24 % pratiquent le ski de fond. 79% 34% 78 82 +20 + 10 000 €

% % %

Augmentation du prix de l’immobilier

relevé dans les Alpes sur 10 ans dans les stations situées en-dessous de 1 500 mètres.

Proportion de logements dans les stations de ski ayant une étiquette E, F ou G, concernés par l’interdiction de louer en 2034.

Pourcentage de Français ayant séjourné en montagne l’hiver au cours des trois dernières années ayant pratiqué des activités de neige.

Pourcentage de Français s’étant rendus à la montagne au cours des trois dernières années.

Ce sont des séjournants, c’est-à-dire qu’ils ont réalisé un ou plusieurs séjours comprenant à chaque fois au moins une nuit sur place.

Parmi les personnes de moins de 35 ans, ayant séjourné en montagne en France au cours des trois dernières années, proportion des personnes ayant choisi de séjourner en hiver dans les Pyrénées. 19 % ont fait le choix du Jura et 16 % les Vosges.

Source : Fnaim, nov 2024 (*) Source : Enquête « Les Français à la montagne l’hiver » réalisée par Toluna Harris pour Atout France en octobre 2024, réalisée du 13 au 27 septembre 2024, sur un échantillon de 3 078 personnes ayant séjourné en montagne en France au cours des trois dernières ann ées. (**) International report on Snow & Mountain tourism

HAUTE COULEUR MODE

TONI SAILER. L’ATELIER. Courchevel

PHOTO TONI SAILER

BERNARD ORCEL. Courchevel

LACROIX. L’IGLOO. Courchevel

PHOTO STÉPHANE COUCHET

MACKAGE BOUTIQUE MACKAGE.

GOLDBERGH . L’ATELIER. Courchevel

PHOTO GOLDBERGH
PHOTO

HIGH SOCIETY

JEAN BLANC. Courchevel

PHOTO
Photographie © David André

5 Boots Iconiques

L’automne arrive, et c’est le moment idéal pour ressortir sa collection de boots en vue de l’hiver et du style qui va avec. Mais au-delà de la simple tendance, certaines paires portent en elles une histoire, une âme, un héritage. Les boots ne sont plus seulement un accessoire pratique : elles sont devenues un statement. Que vous soyez attiré par l’héritage streetwear de Timberland, l’authenticité alpine de Galibier et Paraboot, le luxe discret de Brunello Cucinelli ou l’innovation technique de Nike, votre choix raconte une histoire. Celle du travail bien fait, de l’aventure, du style ou de l’innovation. À vous de choisir la vôtre. Petit tour d’horizon de cinq pièces cultes, véritables piliers d’un dressing intemporel.

DU WORKWEAR.

Impossible

d’évoquer l’automne sans penser à la Yellow Boot. Née en 1973 dans le New Hampshire, elle était à l’origine conçue pour résister aux conditions extrêmes des ouvriers américains. Son cuir nubuck épais, ses coutures étanches et sa semelle crantée en ont fait un véritable must-have. Son destin bascule dans les années 1980, lorsqu’elle est adoptée par la scène hip-hop new-yorkaise. Érigée en icône streetwear, la "Timber" devient le symbole d’une robustesse assumée et d’un style audacieux.

Aujourd’hui, elle incarne parfaitement cette alliance unique entre un héritage workwear indéniable et une influence lifestyle mondiale. La pièce idéale pour un look urbain qui ne transige pas sur l’authenticité.

TEXTES YANNICK MOUGEL

PARABOOT L’ARTISANAT FRANÇAIS À L’ÉPREUVE DU TEMPS.

C’est en Isère qu’une autre histoire s’écrit. Dans les années 1920, Rémy-Alexis Richard découvre aux États-Unis le caoutchouc naturel et les semelles en latex. Inspiré par le port de Pará, en Amazonie, il associe ce matériau à la robustesse du cuir et fonde la marque Paraboot en 1927. La marque séduit d’abord ouvriers et montagnards en quête de confort et de solidité. Puis viennent les modèles iconiques : la Michael, derby intemporel, et l’Avoriaz, chaussure de montagne devenue citadine.

Paraboot, c’est l’assurance d’un savoir-faire artisanal préservé, maintenu en France, et d’un style qui navigue avec une élégance discrète entre la randonnée et les pavés parisiens.

Une pièce racée, synonyme de confort absolu, idéale aussi bien pour les week-ends à la campagne que pour les journées de bureau.

Toujours dans le berceau alpin français, à Voiron, Galibier voit le jour en 1927. Son nom, emprunté au célèbre col, est un programme à lui seul : effort, performance, sommets. Équipant les guides et alpinistes dès les années 1930, puis l’armée française, Galibier écrit sa légende pied après pied sur les parois les plus redoutables.

La Super Guide est ainsi entrée au panthéon des modèles mythiques. Après une éclipse, la marque connaît un renouveau bien mérité, portée par un public en quête d’authenticité et de patrimoine. Porter des Galibier, c’est arborer un morceau de l’histoire alpine française : un objet robuste, chargé de récits d’ascensions héroïques — parfait pour affronter les premiers frimas avec un style vintage assumé.

(Et pour info, la Super Rando Low fait un carton au Japon chez les connaisseurs pointus.)

STYLE & HÉRITAGE

BRUNELLO CUCINELLI LE LUXE À L'ITALIENNE.

hangement de registre pour ceux qui voient la botte comme un objet de raffinement ultime : Brunello Cucinelli en offre une interprétation magistrale. Depuis 1978, le "magicien du cachemire teint" imprègne sa maison ombrienne d’une philosophie de luxe humaniste et artisanal. Ses boots, produites en Italie par des maîtres bottiers, sont de véritables merveilles de noblesse. Elles marient avec grâce l’élégance urbaine et les inspirations montagnardes, dans des cuirs patinés, travaillés à la main. Les finitions sont impeccables, les détails raffinés — mais l’ostentation est absente.Ici, la botte incarne un luxe discret, durable, éthique, pour une clientèle en quête de beauté intemporelle autant que de valeur profonde.

NIKE SFB L’INNOVATION TACTIQUE.

Preuve que l’héritage peut aussi être résolument moderne, la ligne SFB (Special Field Boot) de Nike apporte une touche d’innovation technique au vestiaire automnal.Conçue en 2008 par le légendaire designer Tinker Hatfield, elle réinvente la botte militaire en la rendant légère, agile et performante.

Le modèle SFB Field 2 8” allie cuir résistant, nylon respirant et semelle adhérente pensée pour la vitesse.Adoptée aussi bien par les forces spéciales que par les amateurs de streetwear, elle est devenue une pièce culte.

Elle incarne l’esprit du mouvement : une botte protectrice et dynamique, capable de traverser la ville comme les sentiers — avec agilité et un style résolument contemporain.

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