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LE JOURNA L D’INFORMATION GRATUIT

Une Ăźle foisonnante

ÉDITION DU 10 MARS 2023

Al’approche du printemps, tant attendu, l’üle se prĂ©pare pour une nouvelle saison touristique. L’appel des communes de Saint-ClĂ©ment des Baleines et de Loix, un temps menacĂ©es de perdre leur statut de station de tourisme, parce qu’elles ne disposent pas d’une pharmacie, a Ă©tĂ© entendu (page 9).

Autre bonne

nouvelle pour l’üle de RĂ© toute entiĂšre, le Directeur AcadĂ©mique a proposĂ© aux dix Maires de s’engager dans l’élaboration collective d’un projet de territoire, ce qu’ils ont acceptĂ© avec comme condition prĂ©alable le gel de la carte scolaire pour les trois annĂ©es Ă  venir. Le spectre de fermeture de classes, contre lequel ils se battent chaque annĂ©e Ă  pareille Ă©poque, s’éloigne ainsi pour quelque temps (pages 8 & 9).

Dans un registre plus lĂ©ger et non moins essentiel, un nouveau projet culturel a pris forme durant l’automne et l’hiver. La Java s’installe dĂšs ce printemps, pour six

DE L ’Î L E DE R É

semaines, au Fort la PrĂ©e. 23 soirĂ©es seront ainsi proposĂ©es en avril & mai par « La Java du Fort », de quoi rĂ©jouir les RĂ©tais et vacanciers ! Puis Ă  partir du 27 mai, « La Java des Baleines » devrait prendre le relais pour trois mois. « Devrait » car son ouverture est suspendue Ă  une dĂ©cision de justice attendue en ce mois de mars, Ă  la suite du recours menĂ© par l’APSSC (page 3).

A propos de recours, celui qui devrait ĂȘtre dĂ©posĂ© de façon imminente par le collectif de riverains contre le projet de la nouvelle caserne d’Ars aura semĂ© la zizanie, chacun tentant de se reïŹler « la patate chaude ». Foin de discordes, tous les Ă©lus sont dĂ©terminĂ©s Ă  mener le projet Ă  son terme, tout en souhaitant Ă©couter les opposants. La marge de concertation reste Ă©troite, seuls les aspects paysagers pouvant encore ĂȘtre amĂ©liorĂ©s (pages 4, 5 & 6).

Le CafĂ© littĂ©raire Quillet devient un vrai lieu de vie et d’animations, le partenariat nouĂ© avec Le Radeau de la MĂ©duse y contribue (page 19).

L’üle de RĂ© foisonne de vie, Ă  l’approche du printemps !

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accueiLLe
ses
ageNces www.orpi.com Les Portes Ars LA CouArde LA FLotte Le Bois sAint-MArtin LA noue rivedoux Ăźle de rĂ© 4 b i s , r u e G u s t a v e D e c h Ă© z e a u x L A F L O T T E - 0 5 4 6 0 9 1 6 2 0 - a g e n c e @ r e v a s i o n c o m - w w w r e v a s i o n c o m DĂ©part de LA ROCHELLE le 19 octobre 2023 M A L T E M A L T E RÉSERVER DÈS MAINTENANT !
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Au printemps, La Java s’installe au Fort La PrĂ©e !

A partir du 7 avril et jusqu’au 1 7 mai, La Java animera les soirĂ©es printaniĂšres rĂ©taises au Fort la PrĂ©e. VoilĂ  longtemps que l’équipe de La Java des Baleines cherchait un site sur lequel s’installer au sud de l’üle de RĂ©, en avant-saison. Ce rĂȘve se concrĂ©tise grĂące au hasard de belles rencontres...

C’est lors d’une soirĂ©e d’anniversaire de son frĂšre Harald, en septembre dernier, que Sonja Lesaigle dĂ©couvre les prouesses aĂ©riennes de Mathilde, dite Matou, sur son portique mobile, accompagnĂ©e de Victor au trombone. Elle a un dĂ©clic et se dit qu’il y a lĂ  une superbe opportunitĂ© d’animation en soirĂ©e au Fort, dont elle est la responsable*. DĂšs le lendemain, elle contacte Jonathan Odet et Mouche, associĂ©s de la Java des Baleines. Ceux-ci sont immĂ©diatement sĂ©duits par le lieu, « site idĂ©al » Ă  leurs yeux pour dĂ©ployer leurs animations culturelles sur le sud de l’üle de RĂ©. EloignĂ© du centre du village de La Flotte, bĂ©nĂ©ïŹciant d’une jauge de 300 personnes et donc d’autant de places de stationnement en son sein, le Fort offre un superbe Ă©crin patrimonial aux animations culturelles de La Java. La magie du lieu devrait contribuer Ă  leur donner une Ăąme...

Emmanuel Giraud, prĂ©sident du CNOSAP* donne sa bĂ©nĂ©diction pour un partenariat de « mise Ă  disposition des lieux avec redevance variable ». Il s’agit d’une dĂ©lĂ©gation, Fort La PrĂ©e ne participant pas Ă  l’organisation de La Java.

« La Java du Fort »

Six mois de dĂ©marches et d’élucubrations plus tard, ce sont vingttrois soirĂ©es que La Java proposera durant les vacances de PĂąques des trois zones, du mercredi au samedi soir, entre 19h et minuit (1h du matin le samedi), ainsi que les 12, 13 et 17 mai. En journĂ©e, Fort la PrĂ©e continuera ses habituelles activitĂ©s jusqu’à 18h30, La Java prenant le relais Ă  partir de 19h. Evidemment les installations seront bien plus lĂ©gĂšres qu’à Saint-ClĂ©ment

des Baleines, il n’est pas question d’arrimer le grand chapiteau sur la place d’Armes, cour intĂ©rieure du Fort, ni de laisser des tentes ou bĂąches la journĂ©e, puisque le Fort est ouvert aux visites en journĂ©e. L’équipe de La Java entend toutefois bien y recrĂ©er l’ambiance cabaret qui fait tout son charme, avec ses chaises et tables disposĂ©es autour de la scĂšne, protĂ©gĂ©es par une toile de tente les jours de pluie, sans oublier l’inĂ©vitable bar qui dĂ©livrera sodas, cocktails et alcools lĂ©gers uniquement**. Des food-trucks seront Ă©galement installĂ©s sur les glacis extĂ©rieurs, dans l’enceinte du Fort. Tous les jeux extĂ©rieurs en bois de la Java des Baleines seront installĂ©s au Fort, ils concourent aussi beaucoup Ă  l’attractivitĂ© de la Java auprĂšs des familles.

La Java entend aussi utiliser les salles entourant la cour intérieure du Fort pour y proposer des scénarios, entresorts ou encore des projections.

23 soirĂ©es en avril & mai CĂŽtĂ© programmation, les membres de l’association Label Oyat se sont rĂ©unis Ă  de multiples reprises depuis octobre dernier, en groupes de travail thĂ©matiques et pleiniers, aïŹn de rĂ©ïŹ‚Ă©chir Ă  tous les concepts, animations, contenus culturels et artistiques qui seront proposĂ©s en 2023 par La Java du Fort puis La Java des Baleines.

Commune aux deux sites, « La Saison des festivals » envisage de programmer dix temps forts, Ă  l’image de l’hommage Ă  Claude Nougaro organisĂ© en aoĂ»t 2022 ou encore du festival Gipsy Island. Festival de glisse au Fort la PrĂ©e et aux Grenettes, en partenariat avec le FIFA, festival de danses traditionnelles, de musiques d’Europe, ou encore festival des mammifĂšres marins avec RĂ© Nature Environnement et la mairie de SaintClĂ©ment sont quelques-uns des thĂšmes travaillĂ©s pour ces temps forts, qui se dĂ©rouleront Ă  la Java du Fort ou Ă  La Java des Baleines.

Jonathan Odet Ă©voque, les yeux brillants, le rythme d’une semaine au Fort : le mercredi seront proposĂ©es des soirĂ©es d’atmosphĂšres avec

jeux sportifs, d’adresse, de stratĂ©gie, enquĂȘtes grandeur nature dans le Fort, tournois de palets, de pĂ©tanque ou encore de belote... Les Insolistes apparaĂźtront sur diffĂ©rents points du Fort, aïŹn de mettre l’ambiance musicale ! Le mercredi offrira aussi l’opportunitĂ© de scĂšnes ouvertes.

Le jeudi , place aux grands banquets populaires, autour de belles tablĂ©es communes, aïŹn de favoriser convivialitĂ© et rencontres, le tout rythmĂ© par des quizz patrimoniaux, musicaux, des lectures de contes ou encore des rĂ©cits.

Les soirĂ©es concerts du vendredi seront prĂ©cĂ©dĂ©es d’apĂ©ros danses traditionnelles, de salon, de couple (rock, tango...). Marque de fabrique de La Java, la diversitĂ© des musiques proposĂ©es au grĂšs de ces soirĂ©es permettront de sĂ©duire toutes les gĂ©nĂ©rations.

Que serait La Java sans son cabaret cirque suivi de son bal du samedi soir ? La troupe Ophidie Circus, mĂȘlant artistes professionnels et quelques Ă©lĂšves de l’école de cirque de Marie La BohĂšme, enïŹ‚ammera le Fort chaque ïŹn de semaine, notamment grĂące Ă  son portique mobile. NumĂ©ros de Jonglerie, d’équilibre, prestations aĂ©riennes au tissu, trapĂšze, cercle, corde et danse du feu enchanteront un public trĂšs familial.

Au sujet des trois soirées supplémentaires du mois de mai, les seules disponibles pour La Java, puisque le Fort reprend ses animations en journée et activités nocturnes au mois de mai, mystÚre et bouche cousue, les lecteurs de Ré à la Hune en sauront bientÎt plus !

En attendant, la soirĂ©e d’ouverture du 7 avril est Ă  inscrire forcĂ©ment dans les agendas, tout comme la soirĂ©e de clĂŽture du 17 mai, celle-ci mettra en scĂšne « Les Scouts des bƓufs Ă  1000 pattes », Jonathan a dĂ©jĂ  en tĂȘte le thĂšme : Les colonies de vacances. La boucle sera bouclĂ©e avec Fort la PrĂ©e, qui fut un lieu emblĂ©matique pour de nombreux petits colons...

« Transcender l’ñme de la Java du Fort »

« Il s’agit d’une vraie aventure, une nouvelle histoire Ă  Ă©crire Ă  partir du premier soir, pour que ce lieu magique vive pleinement, pour ressentir les vibrations du site et faire que l’ñme de La Java du Fort y soit transcendĂ©e... Il ne s’agit pas de plaquer nos animations sur le site, mais de crĂ©er une symbiose entre patrimoine et culture artistique... Nous partageons avec le CNOSAP l’envie de valoriser ce patrimoine remarquable,

de faire de ces soirĂ©es des moments d’excellence. », explique Jonathan, sous le regard pĂ©tillant de Sonja. Elle en rĂȘvait, la Java s’apprĂȘte Ă  faire swinguer le Fort la nuit !

L’entrĂ©e de la Java du Fort se montera Ă  6 € : « Nous ne pouvons ouvrir le site gratuitement, en soirĂ©e, nous dĂ©lĂ©guerons la billetterie Ă  La Java », explique Sonja Lesaigle. La Java compte aussi sur les consommations au bar pour au mieux atteindre l’équilibre, cette premiĂšre annĂ©e, si les planĂštes sont bien alignĂ©es... et la mĂ©tĂ©o clĂ©mente.

La Java du Fort sera un peu moins ambitieuse que souhaitĂ© pour cette premiĂšre annĂ©e, du fait notamment de contraintes techniques et rĂ©glementaires, le projet Ă©voluera tout au long de ces six semaines d’activitĂ© et dans le futur, pour l’amĂ©liorer en permanence.

Elle permettra d’offrir aux RĂ©tais et vacanciers d’avant saison des activitĂ©s et animations culturelles tout en faisant connaĂźtre ce site patrimonial magniïŹque. Un partenariat gagnant pour La Java, Fort la PrĂ©e... et le public, notamment celui du sud de l’üle, qui ne se dĂ©plaçait pas forcĂ©ment jusqu’à Saint-ClĂ©ment des Baleines... et le fera peut-ĂȘtre dĂšs la rĂ©ouverture de La Java des Baleines, prĂ©vue si tout va bien le 27 mai 2023***. Quand on goĂ»te Ă  La Java, difïŹcile ensuite de s’en passer ! Nathalie Vauchez

* Propriété du CNOSAP, le Fort la Prée est un site patrimonial privé.

**A l’heure oĂč nous Ă©crivons, le Maire de La Flotte n’a pas encore dĂ©livrĂ© la Licence 3 temporaire, mais cela devrait ĂȘtre imminent, aprĂšs quelques vĂ©riïŹcations.

*** Ouverture conditionnĂ©e par le jugement qui sera rendu suite au recours de l’ASPSSC fait en 2022.

La Java du Fort

La Flotte

Du 7 avril au 6 mai 2023, du mercredi au samedi à partir de 19h Soirées concerts en plus les 30 avril, 7, 12, 13 et 17 mai 2023

La Java des Baleines

Saint-Clément des Baleines

Du 27 mai au 27 août 2023***

Fort La Prée

La Flotte

RĂ©ouverture le 9 avril jusqu’à fin septembre 2023

Ouvert Ă  la visite 6 jours/7 pendant les vacances, sauf le samedi Animations Ă  partir du 7 mai

Brocante le 14 mai

ZAP’ARTS 3 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 S uivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr ACTUALITÉ
ANIM
TIONS
A
CULTURELLES
Sonja Lesaigle et Jonathan Odet travaillent depuis l’automne dernier pour que swinguent les soirĂ©es de « La Java du Fort ». © Nathalie Vauchez

AMÉN A GEMENT - POLÉMIQUE

DĂ©but d’incendie maĂźtrisĂ© autour de la (future) caserne

d’Ars ?

Un recours gracieux Ă  l’encontre du permis de construire de la nouvelle caserne d’Ars-en-RĂ© a mis le feu aux poudres, alors qu’aucun projet public sur l’üle ne se fait sans qu’il n’y ait de recours, s’agissant d’un sport... bien rĂ©tais. Tentons d’y voir clair sur ce dossier.

Le projet n’est pas nouveau, RĂ© Ă  la Hune s’en est fait l’écho Ă  de nombreuses reprises depuis plusieurs annĂ©es. L’actuelle caserne des pompiers Ă©tant en zone inondable, mais aussi en Ă©tat vĂ©tuste et plus aux normes, une nouvelle caserne doit ĂȘtre Ă©diïŹĂ©e sur un site faisant face au magasin U Express et Ă  la pharmacie. Certains rĂ©sidents et commerçants l’ont dĂ©couvert, semble-t-il, Ă  l’occasion de l’afïŹchage du permis de construire et disent que, s’ils en avaient bien entendu parler, ils n’avaient pas mesurĂ© l’envergure du futur bĂątiment, du mĂȘme type que celui de Sainte-Marie de RĂ© en cours de construction.

Recours contentieux du collectif

Si « le collectif de riverains et Casserons » pilotĂ© par Nathalie Hurel-Debray travaille depuis dĂ©but fĂ©vrier sur le dossier, le commerçant Gilles Bertran, gĂ©rant du LĂ©on Dit, a le premier manifestĂ© publiquement ses inquiĂ©tudes. Il dĂ©nonce l’emplacement de la future infrastructure, au regard des commerces et habitations et en matiĂšre d’accĂšs Ă  la route dĂ©partementale. « CĂŽtĂ© architectural, nous sommes bien loin des normes, qui nous sont imposĂ©es, en matiĂšre d’urbanisme sur l’üle de RĂ©... Alors que pour pallier le problĂšme de circulation, les pouvoirs publics ont fait l’acquisition d’un terrain (nu de toutes constructions et voisinage) pour crĂ©er une voie permettant l’accĂšs des forces de secours Ă  la caserne, il sufïŹrait de dĂ©placer le projet d’une centaine de mĂštres, pour ne pas impacter les riverains et commerçants du lieu-dit « Le Cinq Un ». A moins que nous ne servions de bouclier pour cacher ce projet peu esthĂ©tique. Nous allons nous battre ! » nous Ă©crivait-il le 14 fĂ©vrier dernier. Il est vrai que l’ensoleillement de la terrasse

extérieure de son établissement sera impacté par le futur bùtiment de la caserne.

« L’intĂ©gration architecturale et paysagĂšre » en question

« Le collectif de riverains et Casserons », qui a rĂ©guliĂšrement informĂ© RĂ© Ă  la Hune de l’ensemble de ses dĂ©marches depuis un mois, en toute transparence, a dĂ©posĂ© un recours gracieux contre le permis de construire et prĂ©voit d’aprĂšs Nathalie HurelDebray de dĂ©poser prochainement un recours contentieux par le biais d’une requĂȘte en annulation auprĂšs du Tribunal Administratif. « Le recours reposera en grande partie sur la question de l’intĂ©gration architecturale et paysagĂšre du projet. », nous prĂ©cise-t-elle. Elle dĂ©nonce, elle aussi, l’im-plantation « entre le clocher d’Ars et ses plages, en bordure de champs, dĂ©ïŹgurant le paysage », mais aussi « au carrefour d’un lieu de vie de grand passage », « dans le pĂ©rimĂštre classĂ© de 500 mĂštres autour de l’église d’Ars. » On le sait, ce pĂ©rimĂštre, tout comme l’intĂ©gralitĂ© des villages de La Flotte, Saint-Martin et Sainte-Marie, est soumis Ă  l’avis conforme de l’Architecte des BĂątiments de France, alors que les autres communes reçoivent un avis simple. « Comment ce bĂątiment monumental a-t-il pu obtenir la conformitĂ© de l’ABF ? », s’interroge le collectif, qui dĂ©nonce Ă©galement le manque d’amĂ©nagement paysager du projet et l’absence de concertation de la part des Ă©lus. Par son recours administratif il va demander « l’arrĂȘt immĂ©diat du projet actuel » et a lancĂ© « une pĂ©tition auprĂšs de tous pour soutenir notre action vis Ă  vis de la Mairie d’Ars en RĂ©, de la CommunautĂ© de Communes, du DĂ©partement et des services de l’État. » La pĂ©tition Ă©voque aussi les alternatives proposĂ©es par le collectif, d’une implantation sur un

terrain jouxtant la dĂ©chetterie d’Ars, Ă  proximitĂ© de Saint-ClĂ©ment ou sur le terrain au Grignon, prĂ©vu pour le programme de logements sociaux, trouvant plus judicieux de prĂ©voir les logements en « frange urbaine ».

La Maire d’Ars trĂšs remontĂ©e

La Maire d’Ars-en-RĂ©, DaniĂšle PĂ©tiniaudGros, qui a reçu des reprĂ©sentants du collectif en mairie, ne dĂ©colĂšre pas :

« Le bĂątiment de la caserne dĂ©passe Ă  peine d’un cm les bĂątiments des commerces, il n’y a pas de vue sur le clocher. L’ABF a donnĂ© un avis conforme, j’ai passĂ© deux heures et demie avec lui pour faire Ă©voluer certains aspects, comme la couleur et les rayures rouges, par exemple ou encore un amĂ©nagement arborĂ©. Ce projet remplit toutes les prescriptions. Il n’est pas entendable qu’il soit remis en question et encore moins que le prĂ©sident du SDIS et vice-prĂ©sident du DĂ©partement dĂ©clare que s’il y a blocage, l’argent du DĂ©partement ira sur d’autres projets. Les consĂ©quences de l’abandon de ce projet seraient dramatiques pour les habitants des Portes, de Saint-ClĂ©ment et d’Arsen-RĂ©. Ceux qui le combattent n’ont pas l’histoire, le dossier a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en conseil municipal, le terrain a Ă©tĂ© nĂ©gociĂ© par Jean-Louis Olivier et cĂ©dĂ© au DĂ©partement, tout le monde le sait. Il aurait Ă©tĂ© bien que les membres du collectif viennent aux portes ouvertes de l’actuelle caserne pour se rendre compte de sa vĂ©tustĂ©... »

« Quelques personnes mettent en danger toute une population, en termes de sĂ©curitĂ© mais ce serait aussi une catastrophe Ă©conomique, qui achĂštera une maison dans le canton Nord s’il n’y a plus de pompiers. Et s’il n’y a pas de caserne il n’y aura pas de rond-point de sĂ©curisation routiĂšre, l’endroit est trĂšs dangereux, il faut savoir qu’à 5h du matin les

camions de livraison U Express doivent reculer sur la route dĂ©partementale pour manƓuvrer ! » Elle prĂ©cise que « l’implantation sur un terrain plus au nord, vers la dĂ©chĂšterie entre Ars et Saint-ClĂ©ment, comme proposĂ© par le collectif, induirait un temps trop long pour les pompiers pour rejoindre la caserne, c’est inenvisageable ». Le terrain serait, de toutes façons, non constructible, d’aprĂšs le prĂ©sident de la CommunautĂ© de Communes, Ă©tant en espace naturel. « Les pompiers sont sidĂ©rĂ©s. On a eu de la chance qu’on accepte de nous vendre ce terrain, mon prĂ©dĂ©cesseur a dĂ» nĂ©gocier, les opposants mettent en danger un canton dĂ©jĂ  fragilisĂ©, on n’a vraiment pas besoin de cela. », martĂšle la Maire d’Ars. Elle a aussi demandĂ© au DĂ©partement l’amĂ©nagement d’un giratoire pour sĂ©curiser les entrĂ©es et sorties du U Express et de la future caserne, notamment, et insistĂ© auprĂšs de celui-ci pour que ces travaux d’amĂ©nagements routiers se fassent de façon concomitante Ă  la construction de la caserne. « Cela s’accompagnera d’un parking agrandi pour l’étĂ© pour les commerçants du « Cinq-Un » et par une vingtaine de places en plus pour le U Express et la pharmacie. » La Maire prĂ©cise qu’elle n’a pas Ă©tĂ© associĂ©e par le DĂ©partement, porteur du projet, au Concours des architectes, ni concertĂ©e pour les amĂ©nagements paysagers. « Des amĂ©nagements paysagers peuvent et doivent ĂȘtre concertĂ©s avec les Ă©lus et les riverains. », conclue-t-elle.

StĂ©phane Villain « Ă  l’écoute » StĂ©phane Villain, co-prĂ©sident du SDIS pour l’opĂ©rationnel (Le PrĂ©fet est co-prĂ©sident pour la sĂ©curitĂ©), et vice-prĂ©sident du DĂ©partement, ne comprend pas cette contestation : « Tout Ă©tait ok, le travail a Ă©tĂ© fait avec la commune depuis 2011, Jean-Pierre Tallieu a travaillĂ© avec Jean-Louis Olivier sur la faisabilitĂ© de la caserne sur un autre terrain, en 2016 le DĂ©partement a actĂ© les diffĂ©rentes casernes. Cela met un peu de mou et peut retarder l’échĂ©ance, on a soixante casernes Ă  construire. Le recours gracieux contre le permis concerne d’abord la commune et l’intercommunalitĂ©, pour trouver une solution. S’il faut revoir l’amĂ©nagement du projet, le DĂ©partement est prĂȘt Ă  le faire mais c’est un problĂšme communal Ă  gĂ©rer, un compromis Ă  trouver entre la commune et le collectif. Nous n’avons pas Ă©tĂ© appelĂ©s encore dans le cadre de ce recours, pour le moment nous sommes observateurs. Si la Maire d’Ars m’appelle, je serai Ă  ses cĂŽtĂ©s comme facilitateur, pour que la caserne se fasse. Je suis Ă  la fois serein et optimiste. »

4 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr ACTUALITÉ
DR (Lire la suite page 5)
Vue « aérienne », en venant des plages de Motronne et de la Grange.

Patrice Raffarin :

« Je me réjouissais de ce projet »

De son cÎté, Patrice Raffarin explique :

« En 2011 je n’étais pas Conseiller dĂ©partemental, les Ă©lus d’Ars ont dĂ» ĂȘtre associĂ©s, le coup est parti depuis longtemps. Je rappelle que le permis de construire est instruit par la CdC et signĂ© par la Commune. Il y a deux options, soit il est possible d’amĂ©liorer l’amĂ©nagement paysager et les infrastructures routiĂšres et la sortie du site vers la RD, soit si les changements sont trop importants il faudra un nouveau permis de construire, le DĂ©partement est prĂȘt Ă  tout. Dans ce second cas, les moyens du DĂ©partement iront pour le moment ailleurs, le projet sera diffĂ©rĂ©. Nous sommes Ă  l’écoute pour recevoir les requĂ©rants, pour nous mettre tous autour d’une table, avec la Maire d’Ars, la CdC. Nous sommes disposĂ©s Ă  Ă©couter la Maire d’Ars, je ne comprends pas pourquoi elle dit qu’elle n’a pas Ă©tĂ© concertĂ©e, le dossier est ancien. Il faut que ce centre de secours se fasse dans les meilleurs dĂ©lais, sinon nous allons passer notre tour. Or le besoin est immĂ©diat, je me rĂ©jouissais de ce projet. Je regrette que les opposants ne se soient pas manifestĂ©s plus tĂŽt, nous aurions pu ensemble - DĂ©partement, CdC, Commune et riverains - amender le projet. »

Sur l’amĂ©nagement routier via notamment un rond-point, rĂ©clamĂ© par La Maire d’Ars de façon concomitante Ă  la construction de la caserne, Patrice Raffarin la soutient : « Je suis Ă  fond auprĂšs d’elle pour cette demande, je m’en suis entretenu avec la Direction des infrastructures routiĂšres du DĂ©partement, c’est une Ă©vidence. »

Lionel Quillet dans la contre-offensive avec les Maires du Nord

Le PrĂ©sident de la CommunautĂ© de Communes de l’üle de RĂ© et ancien 1er Vice-prĂ©sident du DĂ©partement est lui dĂ©jĂ  Ă  la contre-offensive, quelque peu atterrĂ© par le bruit et l’affolement gĂ©nĂ©rĂ©s par ces recours, ainsi que par le « dĂ©faussement de responsabilitĂ©s » de certains. EntourĂ© de tous les Maires du Nord de l’üle de RĂ©, de La Couarde aux Portes-en-RĂ© il convie tous les RĂ©tais Ă  une rĂ©union publique jeudi 9 mars (lire encadrĂ© 1). Les cinq Maires ont signĂ© vendredi 3 mars un communiquĂ© commun. Ils y rappellent que le projet de construction du nouveau centre d’incendie et de secours d’Ars-en-RĂ©, entrĂ© dans sa phase opĂ©rationnelle dĂ©but janvier 2023 avec la dĂ©livrance du permis de construire, est « connu de longue date, indispensable pour la sĂ©curitĂ© des habitants des villages du Nord et celle des touristes, nĂ©cessaire pour que nos pompiers assurent leurs missions dans des conditions optimales. » Ils tiennent ainsi « Ă  rĂ©afïŹrmer haut et fort notre position commune quant Ă  l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© que constitue ce projet d’utilitĂ© publique pour nos administrĂ©s, fournir toutes les

informations utiles Ă  la comprĂ©hension du projet de nouvelle caserne, rĂ©unir toutes celles et tous ceux qui soutiennent nos pompiers dans l’exercice de leurs missions. » « Nous aussi, on peut faire une pĂ©tition ! », Ă©voque le Maire de Loix.

Surpris du flot d’informations incomplĂštes, erronĂ©es, approximatives qu’il a pu lire, Lionel Quillet rappelle l’historique et prĂ©cise les responsabilitĂ©s de chacun.

« En 2008, il n’y avait rien. J’ai fait inscrire, en tant que Conseiller dĂ©partemental Ă  l’époque, les trois nouvelles casernes de l’üle de RĂ© : rĂ©novation pour celle de Sainte-Marie, construction d’une nouvelle caserne Ă  Saint-Martin et Ars-en-RĂ©. Pour SainteMarie, il n’y avait pas de problĂšme majeur, pour Saint-Martin il fallait trouver et acheter un terrain extĂ©rieur Ă  la Zone artisanale aïŹn de faciliter les sorties de la caserne. Quant Ă  Ars, on s’est retrouvĂ© en toute urgence aprĂšs Xynthia. Le SDIS / l’Etat nous a fait savoir qu’au vu du niveau d’eau, la caserne devait ĂȘtre dĂ©localisĂ©e. Ces trois dossiers ont Ă©tĂ© inscrits au dĂ©but des annĂ©es 2010 dans la liste des casernes du SDIS, avec le soutien de Dominique Bussereau. »

« Une caserne relÚve à 100 % du Département »

« Une caserne de pompiers relĂšve totalement de l’action du DĂ©partement, qui porte le permis de construire, acquiĂšre le terrain, assure la maĂźtrise d’ouvrage via le SDIS. La Charente-Maritime est l’un des plus performants de France et a dĂ©cidĂ© sous Dominique Bussereau de prendre en charge 100 % du ïŹnancement de la construction des casernes. Il est Ă  100 % maĂźtre d’ouvrage et dĂ©positaire du permis. Le permis d’une caserne est trĂšs normĂ©, pour des raisons techniques Ă©videntes, tant en espace puisque le nombre de m2 est proportionnel au nombre de pompiers, qu’en hauteur de bĂątiment pour permettre l’accĂšs aux camions de pompiers, qu’en point de sortie, ainsi que pour les amĂ©nagements intĂ©rieurs comme par exemple les vestiaires sĂ©parĂ©s homme/femme, ou encore un espace d’entraĂźnement sportif... Un projet de caserne se dessine donc quasi automatiquement, en fonction du nombre de pompiers et d’interventions. Le rĂŽle de la CdC est simplement d’instruire le permis de construire du DĂ©partement et de donner un avis de conformitĂ© par rapport Ă  la Loi et au PLUi, le Maire signe le permis. »

« A Ars, seconde prioritĂ© aprĂšs Sainte-Marie, le choix du terrain Ă©tait compliquĂ© : il ne peut ĂȘtre en zone submersible (les 2/3 d’Ars le sont), pas en centre de village et pas en environnement protĂ©gĂ© ni en pleine nature, il doit ĂȘtre conforme Ă  la Loi Littoral. Une caserne doit ĂȘtre dans la zone urbanisĂ©e de la commune. Un seul terrain a Ă©tĂ© trouvĂ©, qui appartenait Ă  une famille d’Ars, j’ai

alors mandatĂ© le Maire Jean-Louis Olivier Ă  l’époque, pour aller nĂ©gocier ce terrain. Les nĂ©gociations ont durĂ© trois ans, elles ont failli Ă©chouer, cela a Ă©tĂ© largement dĂ©libĂ©rĂ© en conseil municipal. La Commune a pu acquĂ©rir le terrain et l’a cĂ©dĂ© au DĂ©partement, et nous avons rĂ©ïŹ‚Ă©chi Ă  la sĂ©curisation de l’ensemble, notamment pour l’accĂšs des pompiers Ă  la RD et l’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© pour les commerçants et la pharmacie. »

« Ensuite, venait la caserne de SaintMartin, le Maire a pu acheter le terrain idĂ©alement situĂ© pour 400 K€ et le cĂ©der au DĂ©partement, des promesses lui ont Ă©tĂ© faites dĂšs l’achat du terrain, il attend... » (lire encadrĂ© 2).

Quelle concertation avec les riverains ?

Pour la caserne d’Ars, Lionel Quillet rejoint la Maire d’Ars, ainsi que les riverains et commerçants, sur le manque de concertation : « Quand le permis de construire est prĂȘt, prenant en compte toutes les demandes des pompiers, c’est au DĂ©partement d’agir. Les Conseillers et les Services dĂ©partementaux vont vers la mairie, pour intĂ©grer les spĂ©cificitĂ©s d’amĂ©nagement, discuter avec les riverains des aspects paysagers, intĂ©grer les contraintes d’accĂšs Ă  une piste cyclable, etc. C’est ce que j’ai fait Ă  l’époque, en tant que 1er viceprĂ©sident du DĂ©partement, auprĂšs de la Maire de Sainte-Marie et des riverains de la caserne maritaise. En 2021, j’ai quittĂ© le DĂ©partement, je n’ai personnellement jamais vu le projet architectural d’Ars. A la mi-2022, le permis Ă©tait prĂȘt, ce travail aurait dĂ» ĂȘtre fait, il Ă©tait alors encore temps de faire Ă©voluer le permis. De mĂȘme, la Maire n’a pas Ă©tĂ© associĂ©e Ă  l’Appel Ă  projets des Architectes, il y a eu un manque. Ce boulot de concertation doit ĂȘtre fait Ă  la demande des conseillers dĂ©partementaux. »

Au sujet du contentieux prochain des riverains, le prĂ©sident de la CdC explique : « Les riverains ont le droit de faire un contentieux, tous les bĂątiments publics de l’üle de RĂ© ont des prĂ©-contentieux ou des contentieux, que ce soit les dĂ©chetteries, les logements sociaux, les digues, comme les casernes de pompiers. Il n’y a pas Ă  s’inquiĂ©ter ni s’affoler, surtout quand un permis est lĂ©gal, conforme et d’utilitĂ© publique.

Il faut rĂ©expliquer trĂšs clairement que ce projet va se faire, suivant la procĂ©dure lĂ©gale. Encore faut-il que chacun fasse son travail et que le DĂ©partement tienne ses positions, d’autant qu’il est habituĂ©, lui aussi, Ă  ce genre de litiges. Il y a toujours des amĂ©nagements paysagers Ă  prĂ©voir et l’accessibilitĂ© Ă  travailler, encore faut-il que quelqu’un s’occupe du dossier. »

Lionel Quillet propose de reprendre la main

Lionel Quillet vient d’écrire Ă  la PrĂ©sidente du DĂ©partement, Sylvie Marcilly, et au PrĂ©sident du SDIS 17,

StĂ©phane Villain, « aïŹn de demander que chacun garde son sang-froid et rappeler qu’un projet d’une telle importance, d’intĂ©rĂȘt public pour la population, doit se faire ». Il leur propose - avec leur autorisation puisqu’il s’agit d’un projet du DĂ©partement« de le laisser mener lui-mĂȘme et avec la Maire d’Ars, les actions de concertation qui n’ont pas Ă©tĂ© faites par le Conseiller dĂ©partemental. »

Le PrĂ©sident de la CdC et Maire de Loix entend bien expliquer tout ceci lors de la rĂ©union publique organisĂ©e par les cinq Maires du Nord de l’üle, Ă  laquelle devraient aussi se rendre des Maires du Sud, nombre d’habitants du Nord de l’üle, trĂšs inquiets et probablement des membres du « Collectif de riverains et Casserons. », forts des 353 signatures Ă  leur pĂ©tition, mise en ligne sur deux sites (lire encadrĂ© 3).

La rĂ©union devrait donc ĂȘtre trĂšs animĂ©e. Peut-ĂȘtre aura-t-elle le mĂ©rite de faire en sorte que tout le monde se parle et s’assoit autour d’une table, posĂ©ment, pour avancer dans le bon sens, les revendications des uns en termes d’intĂ©gration architecturale et paysagĂšre pouvant certainement encore ĂȘtre en partie intĂ©grĂ©es au projet des autres, notamment pour la seconde composante, sans remettre en question tout le projet.

Il serait dommage qu’à nouveau la petite sirĂšne : « rĂ©sidents secondaires contre rĂ©sidents permanents » refasse surface, or on la sent sous-jacente dans certains propos. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, tout le monde est logĂ© Ă  la mĂȘme enseigne.

Nathalie Vauchez

Lire aussi notre article page 6.

R éunion publique

Les Maires du Nord de l’üle vous invitent Ă  participer Ă  une rĂ©union publique le jeudi 9 mars Ă  18h30, salle des fĂȘtes d’Ars.

Dates prévues de livraison des casernes

- Sainte-Marie : Juin 2023

- Ars-en-RĂ© : 2025

- Saint-Martin : pas avant 2026/2027

Lettre ouverte aux élus et pétition

Jean-Louis et Nathalie Hurel, Gilles et Sophie Bertran, Thierry et MichÚle Pichard, Jean-Baptiste et Anne-Christine Romet, Roger et Christine Boyer, ont envoyé une lettre ouverte aux élus au nom du collectif des 353 signataires* de la pétition mise en ligne sur deux plateformes :

https:// www.change.org/p/ars-enré-y-a-le-feu

https:// chng.it/tYsKsPkkLH

*Au 4 mars 2023

ZAP’ARTS 5 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 S uivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr ACTUALITÉ

POLÉMIQUE Caserne d’Ars : le DĂ©partement prĂ©cise sa position

Lors d’un point presse ce lundi 6 mars, StĂ©phane Villain a tenu Ă  rassurer sur sa dĂ©termination, ainsi que celle de la prĂ©sidente Sylvie Marcilly, Ă  mener Ă  bien la construction de la caserne d’Ars-en-RĂ© (lire notre article en pages 4 & 5 ).

En prĂ©sence du Lieutenant-Colonel Pascal Couzinier et des deux Conseillers dĂ©partementaux de l’üle de RĂ©, le co-prĂ©sident du SDIS et vice-prĂ©sident du DĂ©partement a retracĂ© l’historique de ce projet et les rĂ©unions ayant eu lieu entre septembre 2021 et octobre 2022, notamment avec la DREAL, la DRAC et la Mairie. « Le DĂ©partement est dĂ©terminĂ© pour que cela se fasse dans le cadre du plan pluri-annuel 2015-2033 de construction des dix-huit casernes urgentes, dont celles d’Ars et de Saint-Martin, et des vingt-quatre rĂ©habilitations. »

Le Chef du pĂŽle territorial Ouest des sapeurs-pompiers a rappelĂ© la nĂ©cessitĂ© vitale de la caserne d’Ars pour tout le nord de l’üle, depuis La Couarde jusqu’aux Portes-en-RĂ©, avant d’évoquer le fonctionnement de la caserne d’Ars, la vĂ©tustĂ© de son actuelle conïŹguration et les Ă©quipements prĂ©vus dans la future caserne. Il a conïŹrmĂ© que le futur bĂątiment Ă©tait Ă  la mĂȘme hauteur que les commerces riverains (2 cm plus haut, trĂšs prĂ©cisĂ©ment) et que les nuisances gĂ©nĂ©rĂ©es par une telle caserne Ă©taient extrĂȘmement

limitĂ©es, d’autant que le projet a Ă©tĂ© conçu pour que ce soit la cour de la caserne qui jouxte les commerces voisins, et non la remise.

StĂ©phane Villain et Patrice Raffarin sont convaincus que le projet sera rĂ©alisĂ©, ce qui ne les empĂȘche pas de vouloir « Ă©couter et convaincre les quelques personnes rĂ©fractaires de la nĂ©cessitĂ© du projet. Conseiller dĂ©partemental rĂ©tais a tenu Ă  rappeler que les bĂątiments publics ne relĂšvent pas des mĂȘmes rĂšgles d’urbanisme que celles qui s’imposent aux particuliers.

« Le projet est dĂ©jĂ  trĂšs vĂ©gĂ©talisĂ© », estiment StĂ©phane Villain et Pascal Couzinier, montrant la perspective architecturale en appui de leurs propos, le DĂ©partement est toutefois prĂȘt Ă  rĂ©ïŹ‚Ă©chir avec le collectif pour amĂ©liorer l’intĂ©gration paysagĂšre. L’intĂ©gration architecturale, elle, ne

C ONCOURS GÉNÉR A L A GRICOLE

S’il a prĂ©vu de recevoir personnellement le « chef de ïŹle » des contestataires, Jean-Louis Hurel, StĂ©phane Villain, dans un apartĂ© avec RĂ© Ă  la Hune, nous a conïŹrmĂ© qu’il ne voyait pas d’inconvĂ©nient Ă  ce que Lionel Quillet mĂšne lui-mĂȘme les concertations avec les riverains, comme il l’a proposĂ© via

DĂ©terminĂ©s Ă  poursuivre le projet, tout en Ă©tant tous enclins Ă  se concerter avec les riverains et commerçants contestataires, le DĂ©partement, la CdC et la Mairie d’Ars entendent avancer dans la mĂȘme direction. L’avenir dira s’ils rĂ©ussiront Ă  travailler ensemble...

De nouvelles mĂ©dailles rĂ©taises au Salon de l’Agriculture

Du 2 5 fĂ©vrier au 5 mars avait lieu le Salon de l’Agriculture Ă  Paris. L’occasion pour nos producteurs rĂ©tais de proposer leurs produits Ă  la dĂ©gustation et de les faire Ă©valuer auprĂšs d’un jury de professionnels.

sociĂ©tĂ© Bournisien-Moreau Ă  La Flotte “Nous sommes trĂšs contents de cette reconnaissance, ça prouve que l’on fait du bon travail et ça permet de se faire connaĂźtre un peu plus, c’est top !”, nous explique le patron.

HuĂźtres Bournisien-Moreau (HBM)

6 Route du Praud

17630 La Flotte

prouve que nous faisons un travail de qualitĂ©â€, nous dit David.

HuĂźtres et Ma RĂ© 601 avenue de la Corniche 17940 Rivedoux

L’ann Ă©e derniĂšre cinq artisans rĂ©tais avaient dĂ©crochĂ© des mĂ©dailles au Concours gĂ©nĂ©ral agricole, cette annĂ©e ils sont trois Ă  en avoir reçu


La mĂ©daille d’or pour les huĂźtres ïŹnes revient Ă  HBM et reste rĂ©taise Et c’est encore un de nos talentueux RĂ©tais qui a dĂ©crochĂ© l’or au Concours gĂ©nĂ©ral agricole dans la catĂ©gorie huĂźtres ïŹnes. Il s’agĂźt des huĂźtres de la

Les huĂźtres ïŹnes de HuĂźtres et Ma RĂ© mĂ©daillĂ©es pour la troisiĂšme fois Karine et David, les patrons de HuĂźtres et Ma RĂ© Ă  Rivedoux ont dĂ©crochĂ© pour la troisiĂšme fois une mĂ©daille pour leurs huĂźtres dans la catĂ©gorie huĂźtres ïŹnes de Charente-Maritime. Si la mĂ©daille Ă©tait d’or les deux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, elle est cette annĂ©e de bronze, ce qui reste une trĂšs belle place Ă  ce niveau d’exigence : “Nous sommes heureux d’avoir eu une nouvelle mĂ©daille, bien qu’elle soit de bronze. Ça nous permet de nous remettre en question et d’éviter de rester sur nos acquis. Et puis trois mĂ©dailles trois annĂ©es consĂ©cutives nous satisfait quand mĂȘme et nous

L’entreprise BiĂšres de RĂ© continue sur sa lancĂ©e ! Comme en 2022, l’entreprise rĂ©taise BiĂšres de RĂ© a dĂ©crochĂ© trois mĂ©dailles au concours gĂ©nĂ©ral agricole, mais pour des produits diffĂ©rents. Si l’annĂ©e derniĂšre la biĂšre ambrĂ©e bio, la biĂšre blanche bio et le pastis Le Pertuis avaient dĂ©crochĂ© chacun une mĂ©daille, cette annĂ©e ce sont la biĂšre blonde et la biĂšre au miel qui ont dĂ©crochĂ© le bronze, et le gin français distillĂ© Ă  l’alambic a reçu, quant Ă  lui, la mĂ©daille d’argent. “Nous sommes toujours contents d’ĂȘtre rĂ©compensĂ©s pour le travail effectuĂ©, et quand en plus il s’agĂźt d’un concours trĂšs reconnu comme celui-ci, on est d’autant plus ravis de recevoir des mĂ©dailles”, nous conïŹe Fleur Gaspard-Huit, responsable commerciale des BiĂšres de RĂ©.

BiĂšres de RĂ©

RD201, Les hauts des Peux Bertaud 17440 Sainte-Marie-de-RĂ©

6 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr ACTUALITÉ
DR
Les hußtres Bournisien-Moreau (HBM) sont en vente au 6, Route du Praud, à La Flotte, ainsi que sur le marché de la Flotte. © Nathalie Vauchez

Saint-Martin : gestion courante au Conseil

Premier Conseil Municipal 202 3 rondement mené le lundi 20 février, pour des élus en comité restreint et la gestion des a f faires courantes.

AprĂšs un premier chapitre dĂ©diĂ© aux ressources humaines, l’ordre du jour se poursuit par un point Finances.

Tarifs 2023 inchangés

Au menu, la prĂ©sentation des tarifs de la saison 2023 proposĂ©s aux entreprises occupant le domaine public (Parc de la Barbette), ou louant des biens communaux (bureau au sein de l’ofïŹce de tourisme et garage de La Cible). Sur proposition du Maire Patrice DĂ©chelette et votĂ©s Ă  l’unanimitĂ©, ils resteront identiques Ă  ceux de 2022.

Du cÎté du camping municipal

Retraite prise pour le GĂ©rant du Snack. VoilĂ  qui impose Ă  la commune de trouver un nouveau partenaire. Le 3Ăšme Adjoint dĂ©lĂ©guĂ© au camping et au cimetiĂšre Vincent Le Baron propose de recourir aux services d’une agence immobiliĂšre martinaise, autant pour la sĂ©lection des candidats que pour le bon dĂ©roulement technique et juridique du dossier. Le bail commercial proposĂ© sera « saisonnier », soit d’une durĂ©e de huit mois maximum (correspondant Ă  la pĂ©riode d’ouverture du camping), et « sans droit au renouvellement automatique ».

Protection animale Sur la question, non nĂ©gligeable, des animaux trouvĂ©s errants sur la voie publique, Patrice DĂ©chelette propose, « conformĂ©ment Ă  la rĂ©glementation sanitaire en vigueur », la signature d’une Convention avec l’APAR (Association de Protection des Animaux RĂ©tais). Par celle-ci, le refuge animalier s’engage sur les missions de recherche des propriĂ©taires d’animaux perdus (ou abandonnĂ©s)

et/ou le recours aux dĂ©marches en vue d’adoptions quand nĂ©cessaire. Pour rĂ©munĂ©ration, l’APAR recevra une redevance Ă©gale Ă  0,96 centimes par habitant (sur la base de 2 215). Pour conclure, les questions diverses font le point sur les travaux de voirie en cours sur l’ülot du port mais aussi l’avancĂ©e des dĂ©marches initiĂ©es auprĂšs des commerçants. En effet, la 4Ăšme Adjointe dĂ©lĂ©guĂ©e au logement, commerce et patrimoine Anne MĂ©min

C ONSEIL MUNICI PA L DU 6 FÉVRIER 2023

La Couarde ouvre 202 3

souhaiterait contribuer Ă  une nouvelle dynamique fĂ©dĂ©rant les commerçants martinais, orphelins d’association dĂ©diĂ©e. « Il s’agit d’essayer qu’ils travaillent ensemble », conïŹe-t-elle, Ă©voquant par exemple ceux du marchĂ©. Une dĂ©marche qui semble ne pas aller de soi, Patrice DĂ©chelette soulignant par ailleurs la nĂ©cessitĂ© pour la commune « d’avoir des interlocuteurs ». A ces ïŹns, une rĂ©union est envisagĂ©e courant mars.

Une nouvelle enseigne rue de S ully

La rumeur courait avec insistance et le Conseil municipal est l’occasion d’une confirmation. En haut de la rue de Sully, une maison vendue il y a deux ans et en travaux depuis, verra l’installation d’une grande enseigne. C’est en effet Carrefour qui ouvrira lĂ  une petite supĂ©rette. De quoi susciter des rĂ©actions du cĂŽtĂ© de l’épicerie Vival sur le port. Mais Patrice DĂ©chelette l’affirme, s’il a bien signĂ© la demande de changement de destination d’habitation en commerce, il n’était pas pour autant informĂ© de l’activitĂ© prĂ©vue.

Des finances au personnel en passant par marchĂ© et camping, la MunicipalitĂ© couardaise dĂ©bute l’annĂ©e par de nombreux Ă©changes.

selon le 1er Adjoint Denis Giraudeau. Une conïŹrmation Ă  « affermir suite au travail sur le budget », prĂ©cise M. le Maire.

Marchés et camping

Premier Conseil municipal de l’annĂ©e ne rime pas toujours avec ordre du jour lĂ©ger. Au menu du lundi 6 fĂ©vrier, pas mal de chiffres, sans oublier la vie Ă©conomique et les projets.

Des dĂ©penses qui n’attendent pas Si le vote du budget n’interviendra que courant mars, « certains engagements de dĂ©penses s’avĂšrent urgents »,

induisant une autorisation de rigueur. A noter, outre divers investissements en matĂ©riel, les travaux de voirie et d’espaces verts du tennis couardais pour 185 K € et 105 K € ainsi que l’amĂ©nagement de la cuisine de la nouvelle maison des saisonniers (20 K€) ainsi que les travaux prĂ©vus au cimetiĂšre pour 585 K€, en une premiĂšre phase « ferme » de rĂ©novation. ComplĂ©mentaire mais soumise Ă  l’inïŹ‚ation des devis, la phase 2 mise en suspens pourrait nĂ©anmoins se faire,

Plusieurs points Ă©voquĂ©s lors de la rĂ©union de la Commission paritaire des marchĂ©s du 30 novembre dernier sont prĂ©sentĂ©s Ă  l’équipe municipale par le Conseiller dĂ©lĂ©guĂ© Jean-Yves Dutertre : un calendrier de 274 jours d’ouverture pour l’annĂ©e ou encore l’acceptation des nouveaux tarifs. Sur la prĂ©sence obligatoire des commerçants et suite Ă  la demande de la municipalitĂ© de l’élargir aux vacances de La Toussaint et de NoĂ«l, ainsi qu’aux vacances d’Hiver pour la « zone dite de Paris », il faudra attendre une commission paritaire exceptionnelle et dĂ©diĂ©e, l’ensemble des commerçants n’ayant pu ĂȘtre consultĂ©s.

EnïŹn, le MarchĂ© du Mail accueillera cette annĂ©e deux entrants : l’ostrĂ©iculteur Tony Brin (suite Ă  un dĂ©part en retraite) et Jules Caspar, jeune maraĂźcher couardais permaculteur/bio.

Au chapitre Questions diverses, deux sujets importants. Le 1 er Adjoint

Denis Giraudeau prĂ©sente au Conseil son retour sur l’exercice menĂ© rĂ©cemment sur le Plan de Sauvegarde Communal (voir RĂ© Ă  la Hune N°255). Les dysfonctionnements relevĂ©s sur les ouvrages hydrauliques ont Ă©tĂ© reportĂ©s Ă  la CdC et au DĂ©partement, celui-ci restant le MaĂźtre d’Ouvrage tant que la globalitĂ© de chantier n’est pas achevĂ©e. « Il est convenu que la gestion en revienne ensuite aux communes, mais on n’en est pas lĂ  ! », souligne le Maire. Dans le cadre de la GEMAPI, un impĂŽt dĂ©diĂ© devrait voir le jour, celui-ci existant dĂ©jĂ  sous forme de taxe affectĂ©e, mais uniquement en cas de besoin.

Second sujet abordĂ© et non des moindres, l’école sur laquelle Patrick Rayton s’attarde, rendant compte de la rĂ©union entre Ă©lus rĂ©tais et Mahdi Tamene*, Directeur AcadĂ©mique, M. le Maire entendant bien dĂ©fendre « une Ă©cole couardaise fragile », tout en reconnaissant la nĂ©cessitĂ© de « faire des concessions ».

*Lire notre article en pages 8 et 9 de cette édition ou sur realahune.fr www.realahune.fr/projet-educatif-et-gelde-la-carte-scolaire/

ZAP’ARTS 7 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 S uivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr ACTUALITÉ
C ONSEIL MUNICI
L DU 20 FÉVRIER 2023
PA
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La municipalitĂ© souhaite renouer le dialogue avec les commerces martinais, notamment au marchĂ©. 274 jours d’ouverture et de nouveaux arrivants pour le MarchĂ© du Mail en 2023.
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Le Directeur acadĂ©mique des services de l’éducation nationale de Charente-Maritime a proposĂ© aux Ă©lus de s’engager dans l’élaboration collective d’un projet de territoire, devant aboutir Ă  une convention, ayant pour objectif de « lutter contre les fragilitĂ©s de l’école rurale
 et d’offrir aux Ă©lĂšves de ces territoires une Ă©cole de proximitĂ© et de qualitĂ© ».

Un courrier signé des 10 Maires

Dans un courrier commun datĂ© du 28 fĂ©vrier 2023, les dix Maires conïŹrment leur intĂ©rĂȘt pour cette approche, tout en rĂ©affirmant quelques principes fondamentaux pour eux. Ils y soulignent l’esprit constructif du DASEN, ainsi que sa « rĂ©elle volontĂ© d’associer Ă©troitement les Ă©lus locaux Ă  l’évolution de l’organisation de l’Education nationale sur notre territoire tout en maintenant le principe de la prĂ©sence d’une Ă©cole dans chacun de nos dix villages
 La condition que vous avez posĂ©e comme prĂ©alable Ă  cette construction partenariale, Ă  savoir le gel de la carte scolaire Ă  compter de ce jour et durant quelques annĂ©es, nous paraĂźt en effet constituer le prĂ©requis Ă  notre adhĂ©sion Ă  cette dĂ©marche aïŹn de travailler en toute sĂ©rĂ©nitĂ© et en toute conïŹance. »

« 1

village = 1 école »

Le prĂ©sident de la CdC et Maire de Loix, Lionel Quillet, salue cet Ă©tat d’esprit, auquel l’üle de RĂ© n’avait pas Ă©tĂ© vraiment habituĂ©e jusqu’ici, comme nombre de territoires ruraux. « Cette proposition est rare, lors de la rĂ©union chaque commune a pris la parole, pour Ă©voquer ses spĂ©ciïŹcitĂ©s mais aussi celles du territoire. Nous avons tous exprimĂ© notre attachement au principe « un village = une Ă©cole » et notre souhait de gel de la carte scolaire, autrement dit pas de fermeture d’école ni de classe durant cette pĂ©riode de travail. »

Il peut ĂȘtre d’autant plus satisfait, qu’au-delĂ  de cette approche trĂšs intĂ©ressante pour l’üle de RĂ©, trois classes menacĂ©es de fermeture Ă  la rentrĂ©e prochaine Ă  Loix, Saint-ClĂ©ment et Les Portes vont immĂ©diatement bĂ©nĂ©ïŹcier de ce moratoire. « Nous allons travailler sur le projet de territoire, les projets de logements attendus d’ici Ă  2026, les crĂšches, les projets pĂ©dagogiques comme par exemple Ă  Loix l’école « tous dehors », les moyens mis en place par les communes et les efforts qualitatifs de tous, depuis les TPS (TrĂšs petite section) en maternelle jusqu’au collĂšge. Toute la chaĂźne de l’Education nationale va ĂȘtre concernĂ©e par ce projet Ă©ducatif de territoire. La communication positive du collĂšge ces derniĂšres annĂ©es

a permis de contrebalancer en partie la concurrence d’établissements privĂ©s. »

L’approche est nouvelle, du moins sur l’üle de RĂ©, car Mahdi Tamene l’a dĂ©jĂ  Ă©prouvĂ©e avec succĂšs dans sa prĂ©cĂ©dente affectation, dans le Jura. Ces « Conventions de ruralitĂ© », créées par l’Etat en 2016, concernent en effet les communes de Montagne et les territoires ruraux.

« Une carte scolaire du temps long »

« Entre ïŹn fĂ©vrier et dĂ©but avril, nous sommes en pĂ©riode d’élaboration de la carte scolaire partout en France. Je souhaite, avec nos services, rĂ©ïŹ‚Ă©chir Ă  comment organiser l’offre scolaire de Charente-Maritime dans les annĂ©es Ă  venir. Si l’on s’en tenait au quantitatif, les problĂ©matiques dĂ©mographiques sont encore plus importantes sur l’üle de RĂ© (- 20 % d’effectifs scolaires du premier degrĂ© entre 2012 et 2022) que sur le dĂ©partement (- 8,9 % sur la mĂȘme pĂ©riode). Nous souhaitons travailler la carte scolaire avec tous les maires du dĂ©partement sur un temps long, le temps de participer Ă  l’amĂ©nagement du territoire, c’est ce que l’on appelle l’offre scolaire participative, l’Etat se veut plus en accompagnateur des Maires. », explique Mahdi Tamene.

« Un travail coopératif »

« Nous voulons une politique publique partagĂ©e en matiĂšre d’école en France, ce qui est d’autant plus justiïŹĂ© que les Maires mettent Ă  disposition les locaux des Ă©coles, des ATSEM, l’entretien et des investissements, cela reprĂ©sente un budget fort. Nous ne voulons pas de rapports de force. Les Ă©lus sont trĂšs mobilisĂ©s, nous voulons apporter cette ingĂ©nierie de territoire aux Maires et aux intercommunalitĂ©s. »

Car certaines CommunautĂ©s de Communes ou d’AgglomĂ©ration prennent la compĂ©tence scolaire, qui est optionnelle, comme par exemple la CdA de Saintes. Cela n’est pas le cas sur l’üle de RĂ© et Lionel Quillet est catĂ©gorique :

« La CdC de l’üle de RĂ© ne prendra pas cette compĂ©tence, les Maires sont trĂšs attachĂ©s Ă  leurs Ă©coles et cela doit rester une compĂ©tence communale. »

La CdC peut jouer en la matiĂšre un rĂŽle de coordinateur, facilitateur, elle porte l’amĂ©nagement du territoire, notamment au travers du ïŹnancement des programmes de plus de vingt logements sociaux, mais l’école reste avant tout l’affaire de chaque commune.

« L’Education nationale n’a pas Ă  se positionner ni inciter Ă  la prise de compĂ©tence ou non par les intercommunalitĂ©s. Sur l’üle de RĂ©, le fait d’ĂȘtre en insularitĂ©, avec des spĂ©ciïŹcitĂ©s fortes, et d’avoir une CommunautĂ© de

Communes qui permet de rencontrer d’un coup tous les maires, facilite grandement l’approche. », nous exlique le DASEN.

« Notre dĂ©marche concerne l’école, mais aussi le pĂ©riscolaire et plus largement tout ce qui touche Ă  l’éducation, Ă  la jeunesse et au sport, notre dĂ©marche partagĂ©e concerne l’ensemble de ces domaines. »

Quid du collĂšge ?

Le collĂšge est-il concernĂ© ? « Il sera nĂ©cessairement liĂ© Ă  ce projet. Il ne sera pas forcĂ©ment dans la Convention de ruralitĂ©, du moins en termes de moyens mais Ă©videmment au plan pĂ©dagogique il constitue la suite logique de la rĂ©ïŹ‚exion, d’autant que le cycle 3 du primaire concerne aussi la 6Ăšme La Convention aura donc forcĂ©ment des dĂ©clinaisons au niveau du CollĂšge, d’autant que la dĂ©croissance va y arriver aussi, dans quelques annĂ©es cela va s’accĂ©lĂ©rer
 », estime Mahdi Tamene.

« Nous allons rĂ©ïŹ‚Ă©chir pour les trois
 quatre, cinq annĂ©es Ă  venir, tout reste Ă  faire ensemble. Notre sujet n’est pas forcĂ©ment de parler d’ouverture ou de fermeture de classes mais davantage de conforter une Ă©cole de qualitĂ©. L’Education nationale a une vision, c’est Ă  chaque territoire de s’en emparer. Nous souhaitons travailler sur un projet pluriannuel d’au moins trois ans. En identiïŹant les points Ă  dĂ©velopper sur les aspects pĂ©dagogiques, de ressources humaines, de bĂątiments, nous allons passer au crible les besoins scolaires et pĂ©riscolaires. Le gel de la carte scolaire peut ĂȘtre une des propositions de la convention ruralitĂ©. »

Rivedoux et La Flotte rencontrent le DASEN

Patrice Raffarin, Maire de Rivedoux et Conseiller dĂ©partemental et JeanPaul HĂ©raudeau, Maire de La Flotte, ont souhaitĂ© rencontrer le DASEN quelques jours aprĂšs la rĂ©union Ă  la CdC pour prĂ©ciser certains points. Si le premier n’était pas prĂ©sent Ă  la rĂ©union commune, mais y Ă©tait reprĂ©sentĂ© par son adjointe Julie Foulquier, le second, absent de l’üle, ne s’y Ă©tait pas fait reprĂ©senter. Or le lancement de la dĂ©marche d’élaboration d’une Convention de ruralitĂ© nĂ©cessite l’accord des dix Maires de l’üle, concrĂ©tisĂ© par la signature d’un courrier commun rĂ©digĂ© par la CdC de l’üle de RĂ©. Sans quoi il aurait Ă©tĂ© compliquĂ© pour le DASEN de la justiïŹer.

« J’ai souhaitĂ© le rencontrer Ă  la fois avec ma casquette dĂ©partementale et celle de Maire », nous explique Patrice Raffarin. « Jean-Paul HĂ©raudeau et moimĂȘme avons bien compris qu’aujourd’hui nos Ă©coles de La Flotte et de Rivedoux-Plage ne sont pas menacĂ©es de fermeture de classe, mais dans un esprit de solidaritĂ© nous avons signĂ© le courrier. Une fermeture de classe dans un village fragilise tout le territoire L’unanimitĂ© des Maires donne du sens Ă  ce contrat. Toutefois, d’un point de vue dĂ©partemental, je m’inquiĂ©tais du principe d’équitĂ©. L’üle de RĂ© est souvent vue du reste du dĂ©partement comme un territoire riche et je me demandais comment justiïŹer que nous n’aurions pas de fermeture de classe, sachant qu’à l’échelle du dĂ©partement il y a vingt postes budgĂ©taires Ă  rendre. Le Directeur acadĂ©mique m’a rassurĂ© : cette dĂ©marche est proposĂ©e sur d’autres territoires et j’invite ainsi tous les territoires ruraux de CharenteMaritime Ă  s’engager dans ce sens avec l’Education nationale. »

Autre rĂ©serve cette fois-ci du Maire de Rivedoux, le fait que le terme de trois ans coĂŻncide avec la ïŹn du mandat en cours. « J’espĂšre que l’on rĂ©ussira, mais si ce n’était pas le cas, si le couperet tombait Ă  la ïŹn du mandat/dĂ©but du suivant nous reïŹlerions la patate chaude aux Ă©lus suivants. J’ai demandĂ© Ă  ce que l’on travaille sur une Ă©chĂ©ance de quatre annĂ©es. En plus, cela nous donnera une annĂ©e de plus pour concrĂ©tiser de nouveaux logements. Le DASEN m’a entendu ». InterrogĂ© par RĂ© Ă  la Hune, celui-ci n’exclue pas la prolongation de la rĂ©ïŹ‚exion au-delĂ  des trois ans, mais estime plus prudent de partir dĂ©jĂ  sur ce tempo triennal
 « Nous partirons sur une convention de trois ans, avec possibilitĂ© Ă©ventuelle d’un avenant pour une 4Ăšme voire une 5Ăš annĂ©e. », prĂ©cise-t-il. Patrice Raffarin et Jean-Paul HĂ©raudeau souhaitaient aussi s’assurer que le collĂšge est inclus dans la dĂ©marche. « Le collĂšge est fragilisĂ© pour le niveau de la 5Ăšme. A un Ă©lĂšve prĂšs nous pourrions n’avoir plus que quatre

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E DUC A TION N A TION A LE – ÎLE DE R É
Sur Ré, convention de ruralité rime avec gel de la carte scolaire
Les dix Maires ont signĂ© la lettre prĂ©parĂ©e par la CdC de l’üle de RĂ© Ă  l’intention du DASEN.
DĂ©but fĂ©vrier, Mahdi Tamene, DASEN 17, a conviĂ© Ă  la CommunautĂ© de Communes de l’üle de RĂ© tous les Maires de l’üle aïŹn de faire le point sur l’organisation des services de l’Education nationale sur le territoire.
© Nathalie Vauchez
(Lire la suite page 9)

classes de 5 Ăšme au lieu de cinq Ă  la rentrĂ©e prochaine, les classes seraient surchargĂ©es avec trente Ă©lĂšves. Mahdi Tamene nous a rĂ©pondu favorablement, il va reconsidĂ©rer le nombre de classes. L’intĂ©rĂȘt d’intĂ©grer le collĂšge dans ce travail de concertation dans le cadre d’une convention de ruralitĂ© permettrait de ïŹger le nombre de classes », estime Patrice Raffarin. Si Mahdi Tamene conïŹrme l’intĂ©gration du collĂšge dans la rĂ©ïŹ‚exion en termes pĂ©dagogiques, le collĂšge Ă©tant le prolongement immĂ©diat de l’école (lire ci-dessus), le DASEN reste lĂ  aussi prudent : « On va approcher le collĂšge pour qu’il soit intĂ©grĂ© dans notre dĂ©marche pĂ©dagogique, mais ce ne sera pas le cas en termes de moyens. Je rĂ©ïŹ‚Ă©chis dĂ©jĂ  comment inclure dans une rĂ©ïŹ‚exion globale Ă©coles et collĂšge, mais je ne voudrais pas gĂ©nĂ©rer une dĂ©ception en faisant des promesses non rĂ©alisables. »

« Enfance inadaptée »

Un autre souhait des deux Ă©lus est que soit lancĂ©e une rĂ©ïŹ‚exion d’intĂ©gration des enfants en difïŹcultĂ©, au travers la crĂ©ation d’une classe ULIS au collĂšge. « Il s’agit pour moi d’un engagement politique de campagne, faisant suite Ă  la dissolution de « La TĂȘte dans les nuages » qui n’avait pas reçu l’agrĂ©ment, Ă  l’issue de cinq ans d’existence. Je souhaite que nous ayons sur l’üle de RĂ© un vrai projet pour accueillir au collĂšge les enfants inadaptĂ©s, avec aussi la possibilitĂ© d’en accueillir certains en internat. Y accueillir d’autres proïŹls d’élĂšves serait bĂ©nĂ©fique Ă  la fois pour les collĂ©giens et pour mieux remplir l’internat. Le DASEN nous a conïŹrmĂ© qu’il partage cet objectif et que nous allons y travailler. » conclue Patrice Raffarin.

CLASSEMENT TOURISTIQUE

Un projet motivant dans un contexte tendu L’accord formalisĂ© par une lettre signĂ©e des dix Maires de l’üle de RĂ© ayant Ă©tĂ© envoyĂ© ce 28 fĂ©vrier par la CommunautĂ© de Communes de l’üle de RĂ© au DASEN, la dĂ©marche reste Ă  ĂȘtre validĂ©e ces jours-ci par les structures de consultation : le CTSD (ComitĂ© technique dĂ©partemental), puis le CDEN (Conseil dĂ©partemental de l’éducation nationale) qui travaille sur la carte scolaire et doit notamment se rĂ©unir ce 8 mars 2023.

En attendant, Lionel Quillet se rĂ©jouit de la signature par les dix Maires rĂ©tais d’un courrier commun au DASEN.

« L’initiative de Monsieur Tamene est positive pour notre territoire et je suis particuliĂšrement heureux que les dix Maires de l’üle aient su saisir cette opportunitĂ©. Tout reste Ă  Ă©crire et je suis certain que l’Education nationale

saura entendre la voix des Ă©lus locaux et prendre en compte dans son organisation nos spĂ©ciïŹcitĂ©s insulaires. Nous avons tous un seul et mĂȘme objectif : la qualitĂ© de l’enseignement conjuguĂ©e Ă  l’épanouissement de nos enfants. »

Tout le monde est bien conscient que « la dĂ©croissance dĂ©mographique » –observĂ©e partout en France rurale -, qui touche dĂ©jĂ  nos Ă©coles et commence Ă  affecter le collĂšge, entraĂźnera dans les annĂ©es Ă  venir une rĂ©organisation scolaire. Dans ce contexte, une telle dĂ©marche d’anticipation et de concertation, visant Ă  privilĂ©gier le qualitatif plutĂŽt que la seule lecture « comptable » des effectifs, qui prĂ©valait jusqu’ici et que dĂ©nonçait chaque annĂ©e les Ă©lus, est Ă  applaudir des deux mains. Tout comme l’unanimitĂ© trouvĂ©e parmi les Maires, devenue plus rare ces derniers temps.

Stations de Tourisme : Loix et Saint-Clément voient

On se rappelle qu’un projet d’arrĂȘtĂ© menaçait les communes de Saint-ClĂ©ment des Baleines et de Loix, n’ayant pas de pharmacie sur leur commune, de se voir retirer la dĂ©nomination de « Station de tourisme », et donc les subsides a f fĂ©rents. L’horizon s’est Ă©clairci ce lundi 6 mars, ce dont se rĂ©jouissent Lina Besnier et Lionel Quillet.

En effet, ce 6 mars, le ministĂšre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme a soumis Ă  consultation publique le projet de nouvel arrĂȘtĂ© relatif aux stations de tourisme. Ce projet d’arrĂȘtĂ© prĂ©voit notamment « la prĂ©sence d’une offre pharmaceutique sur le territoire de la commune ou la prĂ©sence d’une ofïŹcine de pharmacie dans un rayon de vingt minutes de trajet automobile ». Les pharmacies d’Ars et Les Portes, ainsi que celle de La Couarde, sont respectivement situĂ©es dans ce rayon de Saint-ClĂ©ment et de Loix.

arrĂȘtĂ© pour Ă©clairer les communes et les prĂ©fectures dans l’application des nouveaux critĂšres de classement. », Ă©crit la DGE.

Les élus rétais soulagés

Fin

d’une situation Kafkaïenne

La situation Ă©tait KafkaĂŻenne puisque la crĂ©ation de nouvelles pharmacies en France est strictement rĂ©glementĂ©e, encadrĂ©e et gĂ©rĂ©e par l’ARS. Quinze communes s’étaient regroupĂ©es, dont celle de Saint-ClĂ©ment, pour alerter les pouvoirs publics. Elles ont Ă©tĂ© entendues.

« Le projet d’arrĂȘtĂ©, soumis Ă  une nouvelle consultation publique, insĂšre des critĂšres « verts » liĂ©s au dĂ©veloppement des mobilitĂ©s douces et durables, Ă  la sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique, Ă  la prĂ©servation du patrimoine naturel et de la biodiversitĂ©, ou encore Ă  la mise en valeur des circuits courts et de l’économie circulaire.

En outre, des solutions de substitution au critĂšre de la prĂ©sence obligatoire d’une pharmacie sur le territoire communal ont Ă©tĂ© insĂ©rĂ©es pour lever les difïŹcultĂ©s rencontrĂ©es par certaines communes. Un guide mĂ©thodologique accompagnera la publication du nouvel

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux -

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Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Stessy Bourreau, Catherine Bréjat, Mathieu Delagarde, Pauline Leriche Rouard, Florence Sabourin, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse

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« Il y a un an, la Commune de SaintClĂ©ment des Baleines s’est regroupĂ©e avec quatorze autres Communes de France pour alerter les pouvoirs publics sur la nouvelle situation des Communes touristiques n’ayant pas de pharmacie et risquant, de ce fait, de perdre leur dĂ©nomination de station de tourisme avec les consĂ©quences pĂ©cuniaires que cela implique. Notre appel a Ă©tĂ© entendu et je tiens Ă  remercier les Ă©lus qui se sont mobilisĂ©s pour faire Ă©voluer cette rĂ©glementation : Madame Berthet, SĂ©natrice de Savoie et membre du groupe ministĂ©riel en charge du dossier. Madame Corinne Imbert e t

monsieur Laurent, SĂ©nateurs de Charente maritime, Monsieur Olivier Falorni, DĂ©putĂ© de Charente-Maritime, Madame Battistel, DĂ©putĂ©e de l’IsĂšre, Messieurs Pellevat et Rambaud, sĂ©nateurs de Haute-Savoie et d’IsĂšre, monsieur Barbier prĂ©sident du DĂ©partement de l’IsĂšre. Merci Ă  tous. », nous a dĂ©clarĂ© Lina Besnier dĂšs qu’elle a appris la bonne nouvelle.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

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ZAP’ARTS 9 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 S uivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr ACTUALITÉ
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l’horizon s’éclaircir
Le phare des Baleines vu de la vieille tour.

Des budgets stables, un groupe scolaire baptisé

Budget écotaxe

Concernant le budget annexe Ă©cotaxe, il faut savoir qu’il est alimentĂ© par des recettes stables permettant de lui garantir sufïŹsamment de ressources pour couvrir l’ensemble des dĂ©penses dont il fait l’objet. En investissement, le budget primitif 2023 prĂ©sente une proposition de dĂ©penses prĂ©visionnelles, Ă©quilibrĂ©es avec les recettes d’investissement, d’un montant de 59 912 € , dont 37 000 € pour l’acquisition d’une tondeuse autoportĂ©e destinĂ©e Ă  l’entretien des espaces naturels ou encore 6 000 € destinĂ©s Ă  la protection, Ă  l’amĂ©nagement de ces mĂȘmes espaces et Ă  des plantations. La section de fonctionnement prĂ©sente un montant prĂ©visionnel de dĂ©penses de 123 112 € financĂ©es par des recettes liĂ©es Ă  l’écotaxe et par l’excĂ©dent de fonctionnement reportĂ©. Compte tenu de l’ensemble de ces Ă©lĂ©ments, la prĂ©vision budgĂ©taire globale du budget annexe 2023 Ă©cotaxe s’élĂšve Ă  la somme de 183 025 € pour l’exercice 2023.

Un budget principal principalement dédié à un service public de qualité

Patrice Raffarin a lu cette note Ă©crite par la Directrice gĂ©nĂ©rale des services, Lisa Teixeira : “La bonne santĂ© ïŹnanciĂšre de la commune lui

permet Ă  la fois de ïŹnancer de façon importante la section d’investissement et de supporter les surcoĂ»ts liĂ©s Ă  l’augmentation de l’inïŹ‚ation Ă©tablie Ă  5,2% pour l’annĂ©e 2022. Le budget communal prĂ©sentĂ© pour l’exercice 2023 est un budget prudent en fonctionnement sur le maintien gĂ©nĂ©ral d’un service public de qualitĂ©. Le budget d’investissement augmente de façon significative en vue du dĂ©marrage de projets importants et de la rĂ©alisation de deux acquisitions fonciĂšres. En investissement, les prĂ©visions de dĂ©penses sont d’un montant total de 5 987 K € incluant par exemple les travaux de l’école, de l’église, de la salle des fĂȘtes, du centre de loisirs, de la mairie, de l’aire naturelle des Tamaris ou encore de la Redoute. En fonctionnement, le budget prĂ©visionnel des dĂ©penses est de 4 371 K €. Il est liĂ© aux charges Ă  caractĂšre gĂ©nĂ©ral prenant en compte la hausse des prix prĂ©visible, mais Ă©galement aux charges du personnel, Ă  celles liĂ©es aux emprunts, aux dĂ©penses imprĂ©vues et aux charges de gestion diverses. Tout cela est Ă©quilibrĂ© en recettes principalement par les impĂŽts et taxes, ainsi que par les dotations et participations
 La prĂ©vision budgĂ©taire globale du budget principal de la commune de Rivedoux-Plage s’élĂšve Ă  la somme de 10 358 K € pour l’annĂ©e 2023.”

Du changement Ă  l’école

Concernant les travaux de dĂ©simpermĂ©abilisation des cours de l’école, Patrice Raffarin a dĂ» reporter le sujet qui Ă©tait Ă  l’ordre du jour mais il a tout de mĂȘme prĂ©cisĂ© que ceux de la cour Colette aurait lieu l’étĂ© prochain et ceux de la grande cour Ă  l’étĂ© 2024. La commission Ă©ducation s’est rĂ©unie pour trouver un nom Ă  l’école car elle grandit, se dĂ©veloppe, avec un brassage de la population de plus en plus important, d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de fĂ©dĂ©rer les enfants autour d’un nom porteur de valeurs qu’ils partageraient

tous autour de leur Ă©cole en plus de ceux de la RĂ©publique. Trois noms ont Ă©tĂ© proposĂ©s, celui d’AndrĂ©e Chedid, grand-mĂšre de Mathieu Chedid (le chanteur M), une femme de lettres et poĂ©tesse, celui d’Isabelle Autisser, une navigatrice rochelaise prĂ©sidente de la WWF, engagĂ©e pour la protection des ocĂ©ans et celui de Boris Cyrulnik, un pĂ©dopsychiatre qui est pĂšre de la rĂ©silience et qui travaille auprĂšs des enfants. C’est celui d’Isabelle Autissier qui a Ă©tĂ© retenu.

Stessy Bourreau

Sainte-Marie, un Conseil dĂ©sertĂ© par l’opposition

L’ordre du jour du Conseil municipal du 2 3 fĂ©vrier Ă  Sainte-Marie Ă©tait restreint et ne comportait que quelques dĂ©libĂ©rations.

derniĂšre minute. Ce n’est pas la premiĂšre fois que cela arrive dans l’üle, c’est une technique utilisĂ©e en leur temps par les oppositions des communes du Bois-Plage ou Saint-Martin, par exemple.

de la mairie de ce qui semble ĂȘtre devenu « une affaire », mais c’est surtout le fait que Marie-HĂ©lĂšne Scotto La Masses ait trĂšs mal vĂ©cu cet incident et le ton sur lequel les Ă©changes ont eu lieu que le groupe Autrement qualifie de mĂ©prisant qui ont entraĂźnĂ© cette dĂ©cision. Par ailleurs, Didier Guyon craint qu’aprĂšs les Ă©changes compliquĂ©s des deux premiĂšres annĂ©es, l’amĂ©lioration des relations avec le maire depuis l’étĂ© dernier ne dure pas et que cet

incident en soit le mauvais augure. Les Ă©lus de l’opposition en proïŹtent pour rappeler leur souhait de pouvoir discuter de certaines questions en Conseil municipal lorsque l’ordre du jour est sufïŹsamment lĂ©ger pour le permettre. Mais est-ce lĂ  le rĂŽle du Conseil municipal ? N’entĂ©rinet-il pas plutĂŽt les discussions ayant eu lieu prĂ©alablement dans les commissions ?

Dont l’approbation d’une modiïŹcation du rĂšglement intĂ©rieur, la dĂ©claration de cession d’un droit au bail cours des JarriĂšres et la mise Ă  disposition des associations de personnel pour les aider Ă  la mise en place d’évĂ©nements. Un Conseil municipal tout Ă  fait courant donc, marquĂ© cependant par l’absence des membres de l’opposition. DĂ©cision prise Ă  la

A la suite du Conseil municipal du 19 janvier qui avait vu la proposition de planter un arbre Ă  chaque nouvelle naissance dans la commune de Sainte-Marie, par le groupe d’opposition Autrement, les membres de ce dernier ont dĂ©cidĂ© de ne pas assister collectivement au Conseil municipal du 23 fĂ©vrier. Les motivations sont plurielles : il n’y a pas eu de retour dans le procĂšs-verbal

Sainte Marie de RĂ©

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C ONSEIL MUNICI PA L DU 23 FÉVRIER 2023
DR
Le groupe d’opposition de Sainte-Marie souhaiterait l’amĂ©lioration des relations avec le Maire, constatĂ©e un temps. Des tensions ont resurgi.
Ce jeudi 2 mars, le budget Ă©tait le sujet principal d’un conseil municipal rivedousais dense, avec de nombreux autres points Ă  l’ordre du jour

C ONSEIL MUNICI PA
L DE R IVEDOUX
©
Stessy Bourreau Le groupe scolaire de Rivedoux portera dĂ©sormais le nom d’Isabelle Autissier, cĂ©lĂšbre navigatrice rochelaise engagĂ©e pour la protection des ocĂ©ans, prĂ©sidente de la WWF !
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La lutte contre la ïŹ‚avescence dorĂ©e porte ses fruits

AprÚs une contamination en 2008 par cette redoutable maladie de la vigne, la coopérative Uniré a mis en place une surveillance poussée du vignoble. Explications.

Nous sommes sur le qui-vive ». Face Ă  la propagation continue de la ïŹ‚avescence dorĂ©e sur l’ensemble du vignoble charentais, JĂ©rĂŽme Poulard, responsable technique de la coopĂ©rative UnirĂ©, reste sur ses gardes. Alors que les premiers foyers ont Ă©tĂ© constatĂ©s en 1997 dans cinq communes de Charente et de CharenteMaritime, on compte aujourd’hui plus de 200 villes et villages du vignoble charentais touchĂ©s par ce ïŹ‚Ă©au. En France, la quasi-totalitĂ© du vignoble est aujourd’hui concernĂ©e 1. Le 1er mars dernier, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a d’ailleurs annoncĂ© une aide de l’Etat d’au moins 30 millions d’ € 2 pour ïŹnancer l’arrachage « sanitaire » de vignes dans le Bordelais. Ce plan d’arrachage massif, censĂ© rĂ©pondre Ă  la crise de surproduction, visera Ă©galement Ă  lutter contre la propagation de la ïŹ‚avescence dorĂ©e.

Cette maladie est due Ă  un phy-

toplasme, une petite bactĂ©rie qui contamine la sĂšve de la vigne. La cicadelle 3, un petit insecte importĂ© accidentellement d’AmĂ©rique du Nord au milieu du XX Ăšme siĂšcle, va alors « piquer » la sĂšve pour se nourrir et propager progressivement le phytoplasme Ă  l’ensemble du vignoble. ConsĂ©quences ? Les feuilles se recroquevillent sur elles-mĂȘmes, deviennent jaunes pour les cĂ©pages blancs (cette maladie est classĂ©e parmi les jaunisses de la vigne), rouges pour les cĂ©pages rouges, les grappes sĂšchent et le bois de la vigne devient mou. A terme, la ïŹ‚avescence dorĂ©e provoque le dĂ©pĂ©rissement de la plante et des pertes de rĂ©coltes considĂ©rables pour les viticulteurs.

Alerte en 2008

Si la CoopĂ©rative des Vignerons est vigilante, c’est que la ïŹ‚avescence dorĂ©e a dĂ©jĂ  fait une incursion sur l’üle : en 2008, la maladie avait Ă©tĂ©

De nouveaux cépages pour moins de pesticides ?

La lutte prĂ©ventive contre la flavescence dorĂ©e a Ă©galement pour but d’éviter le recours Ă  des traitements supplĂ©mentaires sur le vignoble rĂ©tais. Alors que la coopĂ©rative UnirĂ© a pour objectif une labellisation « Haute valeur environnementale niveau 3 » (HVE 3) Ă  l’horizon 2025, environ 1500 pieds d’une dizaine de nouveaux cĂ©pages ont Ă©tĂ© plantĂ©s Ă  Sainte-Marie en 2021. « Ces variĂ©tĂ©s rĂ©sistent beaucoup mieux au mildiou et Ă  l’oĂŻdium, et nĂ©cessitent seulement 2 traitements phytosanitaires au lieu de 8 actuellement », explique JĂ©rĂŽme Poulard, responsable technique Ă  la coopĂ©rative des Vignerons de l’üle de RĂ©. Cette expĂ©rimentation va donner ses premiers rĂ©sultats cet Ă©tĂ© avec les premiĂšres vendanges. Pour obtenir des rĂ©sultats fiables et comparables, des cĂ©pages « tĂ©moins » (variĂ©tĂ©s dĂ©jĂ  prĂ©sentes sur l’üle de RĂ©) ont Ă©tĂ© plantĂ©s Ă  cĂŽtĂ© des nouvelles variĂ©tĂ©s. « On va voir ce qui a bien fonctionnĂ© ou non, et comment ces cĂ©pages inconnus chez nous rĂ©pondent Ă  notre terroir », explique JĂ©rĂŽme Poulard. Ce n’est pas tout, puisqu’il faudra qu’ils rĂ©pondent aux attentes de la coopĂ©rative au niveau gustatif. Sachant que la plantation d’une vigne reprĂ©sente un investissement sur 25 ans, il faudra y rĂ©flĂ©chir Ă  deux fois avant de se lancer.

identifiĂ©e sur un cep de vigne Ă  Saint-Martin-de-RĂ©, entrainant la mise en place d’un pĂ©rimĂštre de lutte obligatoire. Comme il s’agit d’une maladie dite « de quarantaine », l’Etat impose des protocoles prĂ©cis, gĂ©rĂ©s par les diffĂ©rentes prĂ©fectures, afin d’éradiquer toute souche de la maladie. « Il s’agit de traiter l’ensemble du vignoble de la commune concernĂ©e avec un insecticide, trois fois par an, aïŹn d’éradiquer l’insecte vecteur, la cicadelle », explique JĂ©rĂŽme Poulard. A l’époque, les viticulteurs des communes limitrophes du Bois-Plage et de La Couarde avaient Ă©galement dĂ» appliquer un insecticide3 sur leurs vignes. Il aura fallu quatre ans de traitements pour venir Ă  bout de la ïŹ‚avescence dorĂ©e sur l’üle de RĂ©. « Au bout de deux ans sans symptĂŽmes sur la commune, il est possible de sortir du pĂ©rimĂštre de lutte obligatoire. C’est ce que nous avons demandĂ© et obtenu en 2012 », explique le technicien de la coopĂ©rative. A noter que lorsque 20% d’une parcelle est atteinte, l’Etat exige l’arrachage de l’ensemble de la parcelle.

Prospection annuelle Depuis, l’üle semble Ă©pargnĂ©e, contrairement au reste du vignoble charentais oĂč elle se rĂ©pand inexorablement. Comment expliquer cette sorte d’exception rĂ©taise ? « Nous sommes probablement protĂ©gĂ©s par notre cĂŽtĂ© Ăźlien. Le fait d’ĂȘtre entourĂ© d’eau limite la propagation de la maladie », avance JĂ©rĂŽme Poulard. Comme sur d’autres vignobles hexagonaux, un systĂšme de veille a Ă©tĂ© mis en place, aïŹn de dĂ©tecter le plus rapidement possible toute apparition de la ïŹ‚avescence dorĂ©e. Chaque viticulteur doit prospecter ses rangs de vigne, entre juillet et septembre, aïŹn de

dĂ©tecter tout signe douteux, puis remplir une ïŹche de prospection. En cas de doute, le viticulteur peut faire appel Ă  JĂ©rĂŽme Poulard, rĂ©fĂ©rent « flavescence dorĂ©e » pour l’üle de RĂ©, qui vient observer le pied suspect. « Lorsqu’il y a des symptĂŽmes caractĂ©ristiques, nous le signalons au Service rĂ©gional de l’Alimentation (SRAL) puis nous effectuons un prĂ©lĂšvement pour l’envoyer Ă  un laboratoire spĂ©cialisĂ© », explique le responsable technique. S’il y a bien eu quelques alertes depuis 2008, les analyses se sont toutes avĂ©rĂ©es nĂ©gatives. « Il peut s’agir de maladies comme le bois noir, dont les symptĂŽmes ressemblent Ă  ceux de la ïŹ‚avescence dorĂ©e », explique le responsable technique de la coopĂ©rative.

Cette maladie se caractérise par un changement de couleur et une crispation des feuilles, puis par un dépérissement de la plante.

(1) La cicadelle a Ă©tĂ© accidentellement importĂ©e d’AmĂ©rique du Nord lors de l’introduction des vignes amĂ©ricaines rĂ©sistantes au phylloxĂ©ra. Depuis l’apparition des premiers foyers Ă©pidĂ©miques de ïŹ‚avescence dorĂ©e dans le vignoble du Sud-Ouest au milieu du XXĂšme siĂšcle, la maladie s’est rapidement rĂ©pandue en France jusqu’à la Corse, puis a gagnĂ© l’Italie, la Suisse et tout le Sud de l’Europe.

(2) Une enveloppe qui sera complĂ©tĂ©e par 19 millions d’euros provenant du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).

(3) De son nom scientiïŹqueScaphoideus titanus.

(4) Les communes dites « tampon » sont soumises à deux traitements obligatoires.

11 Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA RS 2023 | N ° 256 TERROIR À LA HUNE
Mathieu Delagarde JĂ©rĂŽme Poulard, responsable technique Ă  UnirĂ©, accompagne les viticulteurs de la coopĂ©rative pour prĂ©venir toute rĂ©surgence de la ïŹ‚avescence dorĂ©e.
DR V IGNE
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La LPO se bat pour la survie des dauphins

En ce mois de fĂ©vrier, la LPO, Allain Bougrain-Dubourg en tĂȘte, a sensibilisĂ© l’opinion publique sur le massacre des dauphins et renforcĂ© son action juridique contre l’Etat.

sur l’esplanade des Invalides et depuis le 25 janvier, plus de 40 000 personnes ont cosignĂ© le courrier qu’Allain Bougrain Dubourg a adressĂ© Ă  Emmanuel Macron aïŹn de lui demander de mettre ïŹn au massacre des dauphins. Outre la prĂ©sence d’Allain Bougrain Dubourg, Arnaud Pennarun, skipper du Pen Duik III Ă  la Route du Rhum 2022 a parlĂ© des dauphins, de leur rĂŽle pour les marins ; Romain Trouble, Directeur GĂ©nĂ©ral de la Fondation Tara OcĂ©an Ă©tait Ă©galement prĂ©sent.

Des Rétais présents aux Invalides

des dauphins en pleine santĂ© dans la mer, les autres montrent des cadavres Ă©chouĂ©s sur la plage. Morts ou vivants, ça dĂ©pend du gouvernement : seule la suspension des pratiques de pĂȘche non sĂ©lectives qui chaque hiver dĂ©ciment les populations de cĂ©tacĂ©s dans les eaux françaises peut mettre ïŹn Ă  cette odieuse hĂ©catombe. Cette opĂ©ration « coup de poing » se fera l’écho de notre action en justice devant la Commission europĂ©enne. », a expliquĂ© Allain Bougrain-Dubourg.

Ainsi mercredi 22 fĂ©vrier, la LPO a exposĂ© 400 photos de dauphins en taille rĂ©elle sur l’Esplanade des Invalides Ă  Paris pour sensibiliser l’opinion publique au massacre des cĂ©tacĂ©s dans le Golfe de Gascogne. De plus, elle a renforcĂ© l’action juridique

en cours contre l’État français aïŹn d’obtenir la suspension urgente des pratiques de pĂȘche en cause.

Plus de 40 mĂ©dias et 150 sympathisants ont Ă©coutĂ© la dĂ©claration d’Allain Bougrain-Dubourg, prĂ©sident de la LPO

ARRÊT DU M A SS A CRE DES D A U P HINS

Trois RĂ©tais trĂšs investis dans la protection des mammifĂšres marins avaient notamment fait le dĂ©place-ment : Dominique Chevillon, prĂ©sident de RĂ© Nature Environnement et vice-prĂ©sident de la LPO ; Jean-Roch Meslin et GrĂ©gory Ziebacz, correspondants sur l’üle de RĂ© du rĂ©seau National d’Echouage des mammifĂšres marins, PĂ©lagis.

« La moitié des photos représentent

« Depuis le mois de dĂ©cembre 2022, plus de 400 cadavres de dauphins ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s sur les plages de la façade atlantique. Un nombre beaucoup plus important ne seront jamais dĂ©couverts : l’observatoire Pelagis du CNRS estime qu’entre 5000 et 10000 cĂ©tacĂ©s sont piĂ©gĂ©s annuellement dans les eaux françaises par les ïŹlets de bateaux de pĂȘche, oĂč ils meurent d’asphyxie. Cette odieuse hĂ©catombe, qui se reproduit chaque hiver, se rĂ©vĂšle encore plus prĂ©coce et plus intense cette annĂ©e. Toutes les espĂšces de mammifĂšres marins sont pourtant strictement protĂ©gĂ©es par la loi. » a-t-il assĂ©nĂ©.

Informations recueillies par NV

Les espoirs reposent sur les seuls contentieux !

Les récents espoirs de la fin du massacre des dauphins viennent des seuls contentieux, admettons le malheureusement comme tel.

Depuis cinquante ans (dĂ©jĂ  !), nous Ɠuvrons dans les registres de la conservation des Ă©cosystĂšmes et de leurs biodiversitĂ©s associĂ©es, avec une certitude, c’est que les choses ont changĂ© sur la pĂ©riode des sept derniĂšres annĂ©es Ă©coulĂ©es : aujourd’hui, les massacreurs de tous poils ou de toutes plumes, sont soutenus contre vents et marĂ©es par l’État.

Une

campagne trÚs documentée

MĂȘme quand leur responsabilitĂ© est indiscutable dans la destruction du vivant qui nous entoure. C’est ce que nous vivons avec le massacre des dauphins par la pĂȘche. Un phĂ©nomĂšne que nous sommes quelques-uns Ă  connaĂźtre depuis quarante ans, mais qui s’est accentuĂ© considĂ©rablement depuis 2016 et qui nous a amenĂ© Ă  lancer une campagne d’alerte trĂšs documentĂ©e sur le plan scientiïŹque. Avec des sĂ©ries statistiques de la mortalitĂ© par la pĂȘche remontant Ă  35 ans grĂące au RĂ©seau National d’Échouage (RNE), sources Laboratoire

PELAGIS CNRDS/UniversitĂ© de La Rochelle, validĂ©es par IFREMER et l’IRD, et avec des protocoles d’examens externes et internes de la mĂȘme

source, attestant le lien de causalitĂ© direct entre les pĂȘcheurs ïŹleyeurs (diffĂ©rentes pĂȘcheries) et la mortalitĂ© des petits cĂ©tacĂ©s parmi lesquels 85 Ă  95 % de Dauphins communs Delphinus delphis. Les lecteurs de l’ƒillet des dunes ont pu lire les trois numĂ©ros spĂ©ciaux consacrĂ©s au massacre des dauphins par la pĂȘche. Mais aussi avec des tĂ©moignages de

pĂȘcheurs reconnaissant les faits, et enïŹn des photos et vidĂ©os attestant des faits.

Aucune dĂ©cision efïŹcace NommĂ© ïŹn 2018 premier reprĂ©sentant d’une association de protection de la nature au Groupe de travail national sur la capture des petits cĂ©tacĂ©s par la pĂȘche, reprĂ©sentant France Nature Environnement puis la LPO, je peux

en témoigner.

Depuis cinq ans, de 2018 Ă  aujourd’hui, le Groupe de travail n’est arrivĂ© Ă  aucune dĂ©cision permettant de rĂ©duire ou attĂ©nuer la mortalitĂ© des dauphins communs tuĂ©s par la pĂȘche par milliers chaque annĂ©e (12 000 les plus fortes annĂ©es) aprĂšs

(Lire la suite page 13)

ENVIRONNEMENT Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr 12 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256
S ENSIBILIS A TION
Les RĂ©tais GrĂ©gory Ziebacz, Jean-Roch Meslin et Dominique Chevillon entourent Allain Bougrain-Dubourg, devant l’exposition sur le parvis des Invalides. Devant une quarantaine de mĂ©dias, le prĂ©sident de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg a annoncĂ© que l’association renforçait ses actions juridiques contre l’Etat français. © Jean-Roch Meslin © Jean-Roch Meslin

des asphyxies de 20 Ă  30 minutes. La faute Ă  qui ? Aux ministres successifs et Ă  leurs gouvernements. Citons les inefficacitĂ©s mortifĂšres de Nicolas Hulot, François de Rugy, Barbara Pompili, Annick Girardin, Christophe BĂ©chu, et bien sur celle des premiers ministres Edouard Philippe, Jean Castex et Élisabeth Borne, avec le vĂ©to systĂ©matique du prĂ©sident Emmanuel Macron. Et bien sĂ»r la complicitĂ© de la majoritĂ© de la reprĂ©sentation nationale de la pĂȘche, Ă  l’exception de quelquesuns. Avec qui nous collaborons. Alors que les solutions existent pour mettre un terme (ou vraiment l’attĂ©nuer) Ă  la mortalitĂ© des dauphins.

Plusieurs contentieux

Devant les mesures dilatoires et l’absence totale de volontĂ© pour faire Ă©voluer les choses, des contentieux ont Ă©tĂ© lancĂ©s :

- Plainte en juillet 2019 contre la France et l’Espagne auprĂšs de la Commission EuropĂ©enne aux ïŹns de renvoyer ces deux pays devant la Cour de Justice de l’Union EuropĂ©enne pour destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es par des lois et conventions nationales

et internationales. 28 Organisations Non Gouvernementales (ONG) parmi lesquelles la LPO, France Nature Environnement et des associations de tous les pays d’Europe sont signataires de cette plainte.

Cette procĂ©dure vise la condamnation de la France de l’Espagne pour destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es, les dauphins, sans mettre en Ɠuvre de solutions pour l’éviter. En Juillet 2020, la France et l’Espagne ont Ă©tĂ© mises en demeure de trouver des solutions efficaces. Puis en Juillet 2020, Ă©tape supplĂ©mentaire, la Commission EuropĂ©enne a transmis un Avis NotiïŹĂ© sur l’insufïŹsance des mesures prises par ses États pour Ă©viter la destruction des dauphins. La prochaine dĂ©cision de la Commission EuropĂ©enne sera de renvoyer la France est l’Espagne devant la Cour de Justice de la CommunautĂ© EuropĂ©enne pour qu’elles soient condamnĂ©es (fortes amendes et obligations de mesures pour faire cesser le massacre). Cette procĂ©dure est toujours en cours.

- Saisie du Conseil d’Etat par France Nature Environnement, Sea Shepherd et DMA (l’association de DĂ©fense des Milieux Aquatiques) pour faire

L P O - R ÉSERVE DE L ILLE A U DES N IGES

condamner la France pour l’absence de mesures urgentes pour Ă©viter la destructions des dauphins. L’audience du 24 fĂ©vrier du Conseil d’État par sa rapporteure publique annonçait une probable condamnation de l’État Ă  des mesures obligatoires d’arrĂȘts spatiotemporels de la pĂȘche en hiver pour les mĂ©tiers responsables de la mortalitĂ© des dauphins et la gĂ©nĂ©ralisation des effaroucheurs acoustiques (pingers).

Et ceci dans les six mois Ă  venir (pingers) . Cette annonce devrait faire l’objet d’une dĂ©cision du Conseil d’Etat dans les trois semaines. Ce serait une vraie victoire, mĂȘme si la mise en place matĂ©rielle des mesures sera sĂ»rement discutĂ©e.

- Suite Ă  la manifestation de la LPO aux Invalides, exposant 400 Formes de dauphins massacrĂ©s (nombre des dauphins Ă©chouĂ©s Ă  la cĂŽte au 22 fĂ©vrier 2023), un recours gracieux Ă©tĂ© fait auprĂšs du Ministre BĂ©chu pour absence de mesures pour sauver les dauphins. Ce recours sera suivi d’un recours contentieux devant le Conseil d’État.

- La LPO a demandé à la Commission E uropéenne de hùter sa future décision de renvoi de la France et de

l’Espagne devant la Cour de Justice de la CommunautĂ© EuropĂ©enne, pour urgence, devant le nouveau massacre de ce dĂ©but 2023.

Nos espoirs de mettre un terme Ă  ces massacres annuels des dauphins du golfe de Gascogne n’ont donc jamais Ă©tĂ© aussi proches grĂące aux seuls contentieux, pour lesquels il faut saluer le pouvoir judiciaire, seul pouvoir constitutionnel Ă  dĂ©fendre le vivant, en l’absence totale d’actions du pouvoir lĂ©gislatif et du pouvoir exĂ©cutif.

On soulignera bien sĂ»r les actions de la presse dite libre et indĂ©pendante qui participe Ă  la dĂ©nonciation de ces massacres insoutenables de dauphins
 Et bien sĂ»r la dĂ©termination des associations qui assurent l’alerte et les contentieux
 Parmi lesquelles RĂ© Nature Environnement, Nature Environnement 17 (mouvement France Nature Environnement), sans oublier Ă©videmment la LPO.

Dominique Chevillon

Président des Ré Nature Environnement Administrateur de NE 17 Vice-Président de la LPO France

La réserve prépare le retour des oiseaux nicheurs

Des chantiers de remise en Ă©tat des Ăźlots de nidification ont actuellement lieu sur la rĂ©serve naturelle nationale de Lilleau des Niges, aux Portes-en-RĂ©. Des chantiers organisĂ©s par la LPO, avec l’aide de bĂ©nĂ©voles, qui permettront aux oiseaux nichant au sol de se reproduire au printemps.

oiseaux ne choisissent pas forcĂ©ment la rĂ©serve, ils peuvent s’installer sur d’autres marais. Mais en tout cas, si jamais quelque chose venait Ă  les perturber, ils trouveront toujours ici de quoi nicher en paix. Notre objectif est d’offrir aux oiseaux un milieu favorable et un refuge en cas de besoin. »

Des bénévoles indispensables

Les Ă©chasses et les sternes sont actuellement en Afrique et en Espagne et elles reviendront au printemps pour nicher. Tout doit donc ĂȘtre prĂȘt avant ! Pour cela, trois Ă  quatre chantiers sont organisĂ©s chaque hiver. « Les bĂ©nĂ©voles sont indispensables », estime Julien Gernigon. « Nous ne sommes pas assez nombreux en interne et ils abattent un super travail. »

quipĂ©s de pelles et de cuissardes, les sept bĂ©nĂ©voles de la LPO suivent Julien Gernigon dans un marais au cƓur de la RĂ©serve. « J’ai auparavant vidĂ© l’eau aïŹn qu’il soit accessible », explique le garde technicien de la LPO. « Et maintenant, l’objectif est de remonter les anciennes structures de ce marais. Faites d’argile, elles s’érodent naturellement tout au long de l’annĂ©e sous l’effet des clapotis. Tout simplement, avec l’aide d’une pelle, nous allons les rĂ©hausser avec l’argile et la vase du marais. »

Car ces structures sont les lieux prĂ©fĂ©rĂ©s de nombreux oiseaux nicheurs pour se reproduire au printemps. « C’est le cas des avocettes Ă©lĂ©gantes, des Ă©chasses blanches et des sternes pierregarin », explique JeanChristophe Lemesle, le conservateur de la rĂ©serve. « Ces espĂšces nichent au sol et elles aiment ĂȘtre au milieu de l’eau ! Ces structures sont donc idĂ©ales pour elles. On accueille chaque annĂ©e plusieurs dizaines d’avocettes et une quarantaine de sternes. Ce sont des chiffres approximatifs car les

Aujourd’hui, sept personnes ont rĂ©pondu Ă  l’appel, dont Philippe, qui fait partie du noyau dur. « J’aime venir filer un coup de main ici, car les responsables sont vraiment sympathiques. Il n’y a pas de rĂ©tention de savoir comme on a pu le connaitre Ă  une Ă©poque. Avec eux, on apprend vite, ils partagent tout leur savoir. » MĂȘme son de cloche chez Jacques.

« J’ai testĂ© il y a deux ans un premier chantier et j’ai adorĂ© ! Depuis, je viens dĂšs que je peux. C’est un vrai plaisir. On apprend tout en travaillant, et en plus dans la nature ! »

Les bĂ©nĂ©voles participent tout au long de l’annĂ©e Ă  tous types de travaux d’entretien, comme le changement de barriĂšres ou le dĂ©montage de clĂŽtures. Mais aussi Ă  des missions d’animation ou d’accueil du public. Dans les semaines Ă  venir, c’est un chantier de remise en Ă©tat des pontons permettant d’enjamber les passages d’eau qui va dĂ©buter. Avis Ă  tous les amateurs de nature : Ă  la LPO, on a besoin de bras, et on vous le rend bien !

Aurélie Bérard

13 Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA RS 2023 | N ° 256 ENVIRONNEMENT
DR VOTRE CONSEILLÈRE EN IMMOBILIER ÎLE DE R É 06 09 88 24 37 Yannic Vernaz-FranchY yannic.vernaz-franchy @iadfrance.fr
ÉJulien Gernigon, garde technicien de la LPO, explique aux bĂ©nĂ©voles comment rehausser les Ăźlots de nidiïŹcation. EIRL Yannic Vernaz-Franchy mandataire indĂ©pendant en immobilier (sans dĂ©tention de fonds), agent commercial indĂ©pendant de la SAS iad France immatriculĂ© au RSAC de La Rochelle sous le n° 435364336.Titulaire de la carte de dĂ©marchage immobilier pour le compte de la sociĂ©tĂ© I@D France SAS

Administ’RĂ© accompagne entreprises, associations et particuliers

Douce et lumineuse, Jennifer mĂšne parfaitement sa barque, en prenant le temps de bien faire. Ainsi a-t-elle mĂ»rement rĂ©ïŹ‚Ă©chi son projet depuis plusieurs mois, avant de le lancer en ce dĂ©but d’annĂ©e. La SAS Administ’RĂ© a ainsi Ă©tĂ© créée le 19 janvier dernier.

Rochelaise d’origine, devenue RĂ©taise il y a plusieurs annĂ©es, Jennifer a travaillĂ© plusieurs annĂ©es Ă  la CPAM, puis dans de grands groupes tels Les SurgelĂ©s Picard et la Maison Thiriet, ainsi que dans des PME familiales, Ă  La Rochelle et sur l’üle de RĂ©. Assistante de direction et aide-comptable, de formation et de mĂ©tier, elle connaĂźt parfaitement les rouages administratifs d’une entreprise.

« Vos papiers - Notre Métier »

BasĂ©e Ă  La Flotte, Administ’RĂ©, qui a pour slogan : « Vos papiers - Notre mĂ©tier », entend accompagner bien sĂ»r les entreprises, commerciales et artisanales, TPE ou PME, pour lesquelles elle peut gĂ©rer les devis et factures, relancer les impayĂ©s,

monter les dossiers administratifs, assurer la rĂ©ception des appels, gĂ©rer les agendas ou encore classer et archiver les documents. Aidecomptable elle peut aussi enregistrer les factures clients et fournisseurs et prĂ©parer la dĂ©claration de TVA. Jennifer propose Ă©galement de faire des remplacements lors des vacances du personnel. EnïŹn, elle peut assurer des publications sur les rĂ©seaux sociaux et en assurer un suivi.

Flexibilité, professionnalisme... et sourire

TrĂšs ïŹ‚exible, elle s’adapte aux souhaits de chaque entreprise, pouvant travailler sur site ou depuis son bureau, de façon

ponctuelle ou rĂ©guliĂšre, partout sur l’üle de RĂ©. Évidemment, elle Ă©tablit un devis avant chaque mission, qui sera notamment fonction du volume d’heures nĂ©cessaire. Jennifer pratique des tarifs trĂšs compĂ©titifs, il serait dommage de se priver de ses compĂ©tences.

Enjoy, une conciergerie de prestige

Si les professionnels constituent son cƓur de cible, Administ’RĂ© peut tout autant accompagner les associations dans leur gestion administrative et comptable, ainsi que les particuliers « qui souffrent de phobie administrative », ne s’y retrouvent pas dans les labyrinthes administratifs ou tout simplement ne souhaitent pas s’occuper de leurs dĂ©clarations et autres dĂ©marches ofïŹcielles. Quels que soient ses clients, Jennifer intervient en toute discrĂ©tion et fait bĂ©nĂ©ïŹcier chacun de son professionnalisme, de sa rigueur etcerise sur le gĂąteau - de sa lĂ©gendaire bonne humeur. Impossible de ne pas la repĂ©rer, Ă  bord de sa mini blanche, ïŹ‚oquĂ©e aux couleurs de son entreprise, sourire aux lĂšvres !

AprĂšs avoir o f ficiĂ© plusieurs annĂ©es dans le spectacle et l’évĂ©nementiel au ZĂ©nith de Clermont-Ferrand, Justine Leperlier est venue s’installer l’étĂ© dernier Ă  Sainte-Marie. Elle y a créé Enjoy Ăźle de RĂ©.

« On peut vite ĂȘtre dĂ©bordĂ© dans ce mĂ©tier en acceptant trop de rĂ©sidences, je souhaite maintenir ce niveau de qualitĂ© et pour cela maĂźtriser le dĂ©veloppement de mon activitĂ©. », prĂ©cise-t-elle.

EntourĂ©e de son Ă©quipe, Justine propose trois formules : trois Ă©toiles, pour la prĂ©paration de votre rĂ©sidence, avant votre arrivĂ©e ou aprĂšs votre dĂ©part, pour vous ou vos locataires ; quatre Ă©toiles avec une prestation complĂšte de conciergerie « check-in/check out » ; ou cinq Ă©toiles pour une conciergerie Ă  l’annĂ©e et l’entretien de votre rĂ©sidence.

faire le tour complet de la propriĂ©tĂ©, est aussi proposĂ©e sur le nord de l’üle.

Dans une logique de personnalisation et d’ancrage sur le territoire, Enjoy a aussi mis en place un livret d’accueil prĂ©sentant une quinzaine de partenaires proposant des bons de rĂ©duction sur leurs produits ou prestations, ainsi que des plans et numĂ©ros utiles.

Justine et son équipe sont à vos cÎtés, pour une prestation qualitative.

Nathalie Vauchez

Justine Leperlier s’est installĂ©e depuis l’étĂ© dernier sur l’üle de RĂ©, qu’elle frĂ©quente depuis longtemps, pour y crĂ©er son entreprise Enjoy.

Enjo y est une conciergerie de prestige, par les prestations proposĂ©es. Que ce soit en termes d’accueil, d’accompagnement des locataires et de services tels la mise en propretĂ©, l’entretien des extĂ©rieurs, tout est qualitatif » , explique Justine, qui sĂ©lectionne les maisons avec lesquelles elle travaille.

Accueil, accompagnement durant le sĂ©jour, Ă©tat des lieux, mĂ©nage de sortie et pendant le sĂ©jour, location de linge... selon les services souhaitĂ©s, le propriĂ©taire se voit proposer un forfait (ou un devis Ă  l’heure pour du simple nettoyage), aprĂšs qu’un rendez-vous ait eu lieu avec Justine Leperlier, sur place. Ses prestations concernent principalement le sud de l’üle de RĂ©. Toutefois, la prestation de gardiennage proposĂ©e par Enjoy, consistant Ă  passer deux fois par mois

Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr 14 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 ÉCO À LA HUNE
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11Úme édition pour le Forum du recrutement saisonnier

Mardi 21 fĂ©vrier s’est tenu au Bois-Plage le traditionnel rendez-vous entre entreprises et candidats Ă  l’emploi. Objectif ? Trouver la perle rare des deux cĂŽtĂ©s.

obstacles au recrutement identiïŹĂ©s tel le logement, sur lequel un travail est en cours avec l’ensemble des Ă©lus, ou encore la mobilitĂ©, pouvant ĂȘtre facilitĂ©e par les navettes gratuites mises Ă  disposition par la CdC au dĂ©part de La Rochelle, il est Ă©galement clair que les candidats manquent sur certains mĂ©tiers : « Tout le monde cherche des cuisiniers », souligne-t-il pour exemple.

Ce n’est pas une nouvelle, le recrutement des personnels saisonniers n’est plus chose aussi aisĂ©e qu’auparavant. Au-delĂ  des problĂ©matiques proprement insulaires, une tendance plus gĂ©nĂ©rale (et nationale) signe la pĂ©riode post-covid. Retour sur un forum rĂ©tais en demie teinte.

700 offres Ă  satisfaire

DĂšs l’entrĂ©e de la salle polyvalente du Bois-Plage, un grand tableau donne le ton : les quatre-vingt- douze entreprises participantes proposent sept cents postes. Alors certes sont intĂ©grĂ©s Ă  ce chiffre beaucoup de postes similaires, mais l’offre est nĂ©anmoins consĂ©quente. Si Lionel Quillet Ă©voque rapidement les

Plus de concurrence

« Le taux de chĂŽmage en CharenteMaritime est le plus bas depuis 40 ans », relĂšvent ensemble Alain Pochon, VicePrĂ©sident dĂ©lĂ©guĂ© au DĂ©veloppement Economique Ă  la CdC et Laurent Coppin, Directeur Territorial DĂ©lĂ©guĂ© PĂŽle Emploi. Un contexte favorable aux candidats (y compris dans le secteur public), d’autant que « de nombreux secteurs sont en recrutement simultanĂ© », ajoute Laurent Coppin, estimant que « la concurrence crĂ©e les conditions d’une pĂ©nurie », mais se voulant nĂ©anmoins rassurant sur les Salons de Recrutement qui retrouvent une meilleure frĂ©quentation.

Inquiétudes sur les ailes de saison

Si nombre d’entreprises essaient aujourd’hui de conserver leurs employĂ©s d’une annĂ©e sur l’autre, un souci persiste sur les ailes de saison. Autrefois concentrĂ©es sur le plein Ă©tĂ©, les saisons touristiques s’étirent aujourd’hui de mars-avril Ă  novembre. Une bonne chose pour l’économie insulaire mais une inquiĂ©tude pour les employeurs, les Ă©tudiants n’étant pas disponibles et les saisonniers de profession encore occupĂ©s ailleurs aux pĂ©riodes intermĂ©diaires. Sur certains postes, voilĂ  qui s’ajoute aux autres difïŹcultĂ©s,

mĂȘme si nombre de recruteurs avouent parvenir Ă  se dĂ©brouiller.

A la ïŹn de la matinĂ©e, plus de trois cent candidats seront passĂ©s par le Forum du Recrutement rĂ©tais. Offre satisfaite ou pas ? Nous aurons l’occasion d’en reparler avec directeurs de camping, restaurateurs, hĂŽteliers
 qui se prĂ©parent activement pour accueillir les visiteurs 2023.

Contact : Alexandre Vincent 06 59 09 01 06 contact@re-jobs.fr

RĂ© Jobs, un portail pour l’emploi rĂ©tais

L’initiative est privĂ©e. Trouvant insatisfaisantes les propositions sur les rĂ©seaux sociaux notamment, deux jeunes RĂ©tais se lancent dans l’aventure d’un portail pour l’emploi. RĂ© Jobs, c’est son nom, a Ă©tĂ© conçu par Alexandre Vincent et Julien Trousset sur le principe des grands du genre. Gratuit pour les candidats qui n’ont qu’à crĂ©er leur profil, RĂ© Jobs propose trois formules (payantes) aux employeurs : une annonce pour 20 € , 5 annonces pour 70 € et enfin 5 annonces avec accĂšs aux CVS des postulants pour 150 € , les annonces ayant une durĂ©e de vie de six mois. Les secteurs ? HĂŽtellerie, restauration, grande distribution
 le portail a pour ambition de couvrir le spectre des besoins et les diffĂ©rents contrats, CDD, CDI ou seulement saisonniers. L’avantage ? La concentration d’une offre dĂ©diĂ©e Ă  l’Ile de RĂ© et une visibilitĂ© qui n’a pas de frontiĂšres. On leur souhaite bon vent ! PLR

PUBLI-RÉDACTIONNEL

Sapoline blanchisserie : le Phénix renaßt de ses cendres

AprĂšs l’incendie ayant touchĂ© les locaux de la blanchisserie Sapoline Ă  La Flotte, Christophe Thez et son Ă©quipe sont heureux d’annoncer sa rĂ©ouverture au 4 avril 202 3 . L’occasion de (re)prĂ©senter ses activitĂ©s.

Des clients sur toute l’üle de RĂ© Ses activitĂ©s de blanchisserie, location de linge, pressing (en sous-traitance) concernent pour 75 % du chiffre d’affaires les professionnels : hĂŽtels, campings, restaurants, rĂ©sidences, conciergeries et femmes de mĂ©nage, agences immobiliĂšres et pour 25 % les particuliers.

RĂ©activitĂ©, qualitĂ©, proximitĂ© sont les maĂźtres mots de Christophe Thez et de ses trois salariĂ©es Ă  l’annĂ©e, auxquels s’ajoutent trois saisonniers d’avril Ă  novembre. 95 % du linge est traitĂ© sur l’üle de RĂ©, dans ses deux magasins, seuls les vĂȘtements fragiles sont sous-traitĂ©s auprĂšs d’un pressing de La Rochelle. Christophe fait lui-mĂȘme la tournĂ©e des clients, du sud au nord de l’üle, le matin pour rĂ©cupĂ©rer le linge sale, l’aprĂšs-midi pour le ramener aux clients professionnels. Pendant ce temps-lĂ  ses salariĂ©s s’activent aïŹn de toujours respecter des dĂ©lais extrĂȘmement serrĂ©s.

des particuliers, qu’elle traite dans le dĂ©lai de 7 Ă  10 jours en haute saison, 3 Ă  4 jours hors saison. La location de linge, Ă  rĂ©server en boutique ou via la plateforme de location du site web, constitue une autre activitĂ© importante de Sapoline, qui propose aussi Ă  la vente dans ses deux magasins des brumes d’oreillers.

Les efforts de dĂ©veloppement de Christophe Thez vont porter cette annĂ©e sur la clientĂšle des particuliers, dont il souhaite accroĂźtre la part. D’accĂšs facile Ă  La Croix-Michaud (Village artisanal de La Flotte), l’équipe Sapoline vous accueillera trĂšs prochainement dans un magasin ïŹ‚ambant neuf !

SAPOLINE blanchisserie

VoilĂ  cinq ans que l’actuel gĂ©rant et son Ă©pouse Murielle ont repris Sapoline, Ă  La Flotte et Ă  Sainte-Marie. Le 14 septembre dernier, la boutique de La Flotte est dĂ©vastĂ©e par un incendie. AprĂšs avoir sollicitĂ© les assurances, diligentĂ© les expertises Ă  l’automne dernier, puis rĂ©alisĂ© tous les inventaires aïŹn d’indemniser ses quelque 150 clients, qui l’ont tous Ă©tĂ© entre mi-dĂ©cembre et ces jours-ci, les travaux ont commencĂ© dĂ©but janvier. Les entreprises s’activent pour une rĂ©ouverture de Sapoline La Flotte prĂ©vue juste avant le dĂ©marrage de la saison. Le magasin de Sainte-Marie est bien sĂ»r restĂ© ouvert et a pris le relais durant cette pĂ©riode.

Des matériels de pointe

A La Flotte, Sapoline disposera de cinq machines Ă  laver industrielles Girbau de 40kg, 30kg, 13kg, 9kg et 7 kg, de trois sĂšche-linges Ă  gaz de 17k et 33 kg de capacitĂ©, ainsi que d’une calendreuse (sĂ©cheuse-repasseuse-plieuse) Electrolux de 4 mĂštres. A une tempĂ©rature de 180 degrĂ©s, cette derniĂšre permet de sĂ©cher puis repasser et plier automatiquement les draps, housses de couette, nappes et serviettes de table. Le linge professionnel est livrĂ© dans des sacs de transport, Ă  bord deux camionnettes Sapoline. La blanchisserie utilise le moins d’emballage possible. Evidemment Sapoline repasse manuellement le linge

La Croix Michaud - 10 rue des Sablins - 17630 La Flotte en Ré 09 78 80 40 74 (nouveau numéro) info@sapoline.com www.sapoline.com

Réouverture au 4 avril 2023

Ouvert toute l’annĂ©e du mardi au vendredi de 9h Ă  12h et de 14h Ă  18h30, et le samedi matin de 9h Ă  12h.

Du 1er juin au 30 septembre ouvert Ă©galement le lundi (mĂȘmes horaires) et le samedi de 9h Ă  12h et de 14h30 Ă  16h30.

SAPOLINE RECRUTE EN CDD (35 H HEBDO) UN EMPLOYÉ EN BLANCHISSERIE, DU 1ER JUILLET AU 30 SEPTEMBRE 2023

15 Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA RS 2023 | N ° 256 ÉCO À LA HUNE
© PLR E M P LOI
Alexandre Vincent et Julien Trousset, concepteurs de Ré Jobs, bien sûr présents au Forum du Recrutement.
© Ré à la Hune
Christophe Thez s’active au milieu des travaux pour qu’au 4 avril son magasin de La Croix Michaud puisse accueillir ses clients, particuliers et professionnels.

IAD : Un réseau de mandataires qui maille le territoire

Créé en 2008, le groupe IAD a su, en quinze années à peine, devenir un acteur incontournable du marché immobilier en digitalisant entiÚrement la traditionnelle agence physique, avec un réseau de conseillers immobiliers indépendants. Sur La Rochelle-ßle de Ré il avoisinerait les 1 5 % de part de marché, en volume de transactions.

ImpactĂ© depuis le second semestre 2022 par la situation gĂ©opolitique, l’inïŹ‚ation et l’accĂšs au crĂ©dit plus difïŹcile, IAD a tout de mĂȘme progressĂ© de 11 % en 2022, sur un marchĂ© en recul de 7 %. Entre 2019 et 2022, le rĂ©seau a doublĂ© son chiffre d’affaires. Le modĂšle, quelque peu dĂ©criĂ© par les acteurs historiques du marchĂ©, se rĂ©vĂšle solide et ïŹ‚exible.

Digitalisation innovante

« Pour le client, la recherche d’un bien se fait sur Internet, puis il visite le lieu, la signature se fait chez le notaire, dans ce parcours-lĂ , pour une partie grandissante des Français, il n’y a plus besoin d’agences physiques », relĂšve Chrystelle Longeville, qui fut longtemps Ă  la tĂȘte de plusieurs agences immobiliĂšres sur l’üle de RĂ©. Centrale Ă  ce modĂšle, la digitalisation de toutes les facettes du mĂ©tier est couplĂ©e Ă  la constitution d’un rĂ©seau de mandataires trĂšs dense. La grande force de tels rĂ©seaux a Ă©tĂ©, outre la numĂ©risation du mĂ©tier, de savoir organiser cette indĂ©pendance. LibertĂ© et mode de rĂ©munĂ©ration - ce dernier Ă©tant directement corrĂ©lĂ© Ă  la performance de chacun - constituent des gages de rĂ©ussite. Le faible coĂ»t de structures liĂ© Ă  l’absence d’agences physiques fait qu’IAD, comme les autres rĂ©seaux dĂ©matĂ©rialisĂ©s, est en mesure de rĂ©trocĂ©der des commissions trĂšs confortables Ă  ses mandataires, qui seraient de l’ordre de 70% Ă  80 % des honoraires perçus. De quoi ĂȘtre motivĂ© ! « Tous ceux qui s’y sont vraiment investis gagnent bien voire trĂšs bien leur vie, Ă  moyen terme », reconnaĂźt aisĂ©ment Chrystelle Longeville. Pour mettre en musique tous ces agents, IAD a dĂ©veloppĂ© - et continue de le faire - des moyens digitaux innovants. Une structure dĂ©diĂ©e, « IAD Studio », fortement dotĂ©e en moyens (environ un million d’ € par an), recherche et expĂ©rimente en permanence de nouveaux outils. « La digitalisation de nos process, pour rendre l’expĂ©rience de nos conseillers, des Ă©quipes du siĂšge et des clients, plus

ïŹ‚uide, plus simple, plus intuitive et plus sĂ»re, est centrale », explique l’un des dirigeants d’IAD. « RĂ©cemment, nous avons lancĂ© la facturation 24h Chrono, pour que nos conseillers puissent recevoir leurs commissions en 24 heures et en quelques clics. Une solution EasyPlans leur est proposĂ©e aïŹn de leur permettre de fournir Ă  leurs clients des plans de leurs biens en quelques heures et bientĂŽt nous leur proposerons une solution de retouche de leurs photos et d’optimisation de leurs annonces. EnïŹn, l’application NosRĂ©zo, permettant la prescription et sa rĂ©munĂ©ration, vient de faire peau neuve et va prochainement changer de nom. ».

Ce modĂšle marie l’humain et la proximitĂ© avec une dĂ©matĂ©rialisation trĂšs avancĂ©e des process des mĂ©tiers de l’immobilier. La mutualisation des moyens - ressources humaines, service juridique, communication, gestion... - est aussi un facteur de rĂ©ussite fondamental de ce modĂšle Ă©conomique, comme nous l’explique Isabelle Dean. IAD met ainsi Ă  disposition un gestionnaire pour cent cinquante mandataires !

Le métier de mandataire immobilier

Les mandataires peuvent ĂȘtre dĂ©ïŹnis comme des intermĂ©diaires qui travaillent depuis leur domicile pour le compte du siĂšge IAD, seul Ă  dĂ©tenir une carte professionnelle, dans le cadre de locations ou de ventes immobiliĂšres. Ces conseillers crĂ©ent leur entreprise et dĂ©veloppent leur propre activitĂ©. Ils sont

une bonne trentaine sur l’üle de RĂ©, les quelques dĂ©parts Ă©tant compensĂ©s par de nouveaux venus. Si certains, Ă  l’image de Chrystelle Longeville ou de Catherine Duplessis, Ă©taient des professionnels du mĂ©tier, ayant quittĂ© leurs agences pour aborder diffĂ©remment le mĂ©tier, prĂšs de 80 % des conseillers rejoignant IAD France ne viennent pas du monde immobilier. C’est le cas d’Isabelle Dean, qui fut la premiĂšre Ă  rejoindre le rĂ©seau sur l’üle de RĂ©, il y a plus de dix ans, connaissant l’un des trois fondateurs d’IAD. Cette indĂ©pendance, clĂ© de voĂ»te du modĂšle, constitue un facteur d’attractivitĂ© pour des proïŹls souvent en reconversion et des femmes - majoritaires - souhaitant coupler le plus harmonieusement possible vies professionnelle et personnelle. Pour ceux qui souhaitent davantage s’investir, le mĂ©tier offre des opportunitĂ©s d’évolution. En effet, dĂšs qu’un mandataire a atteint un chiffre d’affaires de 15 000 €, il peut prĂ©tendre crĂ©er son Ă©quipe, recruter et parrainer de nouveaux mandataires, les former et toucher ainsi un pourcentage sur leurs ventes. Il y a cinq niveaux de managers, « du manager de bronze au platinium associĂ©. »

Maillage et formation, deux piliers IAD

Tout le monde ne franchit pas la porte d’une agence immobiliĂšre, la rencontre avec un mandataire se fait sur le lieu de visite, chez lui... ou au cafĂ© du coin. Parfois spontanĂ©ment car les IAD vivent leur mĂ©tier aussi dans leur quotidien privĂ©, il n’y a plus vraiment de frontiĂšre. A la sortie de l’école, dans les activitĂ©s

associatives ou sportives, en allant faire ses courses, le mandataire IAD travaille son relationnel, Ă©lĂ©ment essentiel pour gagner la conïŹance des habitants de son territoire et « rentrer » des biens. « Ils sont partout, ils sont nombreux, ils sont inïŹltrĂ©s. Quand un conseiller IAD rejoint le rĂ©seau il connaĂźt son quartier, il a l’ancrage local », explique Chrystelle Longeville. Les biens sont mis en commun pour ĂȘtre proposĂ©s par tous Ă  la vente, le mandataire ayant rentrĂ© un bien Ă©tant assurĂ© d’avoir sa part (importante) de rĂ©tribution. « Le but est que nos clients vendent leurs biens le plus vite possible. »

Le fait que 80 % des mandataires « ne sont pas du mĂ©tier », comme il leur est parfois reprochĂ©, pourrait constituer un handicap. Cela ne l’est pas, d’aprĂšs Isabelle Dean et Chrystelle Longeville, car IAD mise beaucoup sur la formation : « A IAD, le premier pas c’est la formation », expliquent ces managers d’équipes, qui savent de quoi elles parlent. « Un triptyque fondamental : formation en prĂ©sentiel, en distanciel et un parrain qui accompagne, permettent de former en dix mois des conseillers qui deviennent d’excellents professionnels de l’immobilier », estiment-t-elles. Le groupe a mis en place une universitĂ© en ligne pour que chacun puisse se former Ă  son rythme, des classes virtuelles et des pĂŽles physiques de formation sur chaque territoire. A La Rochelle, en l’occurrence, pour les mandataires de l’üle de RĂ©.

2023, une annĂ©e-dĂ©ïŹ IAD anticipe un marchĂ© en rĂ©gression, avec un net recul au premier semestre 2023, puis une relance du nombre de transactions au second semestre, avec des taux d’usure stabilisĂ©s. Si leur baisse n’est pas encore ïŹ‚agrante pour le rĂ©seau IAD, ses dirigeants admettent que « les prix seront la variable d’ajustement si les taux restent Ă©levĂ©s ».

C’est donc dans ce contexte plus difïŹcile du marchĂ© immobilier qu’IAD pourra dĂ©montrer la pĂ©rennitĂ© de son modĂšle.

BILAN ET PROJETS

L’Association d’information arsaise

multiplie les projets

L’AIA, association d’information arsaise, a tenu son assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale en ce dĂ©but mars. AprĂšs avoir tirĂ© le bilan d’une saison 2022 trĂšs riche, l’association, qui comptabilise 2 3 6 adhĂ©rents, a annoncĂ© une programmation 202 3 encore plus Ă©to f fĂ©e.

L’association peut ĂȘtre ïŹĂšre de son bilan. « Bien sĂ»r que nous sommes satisfaits », sourit

François Barbotin, son président. « Nous sommes, cette année encore, trÚs fiers des deux numéros du

Tambour d’Ars, mais aussi de nos Causeries car nous avons eu beaucoup de monde, 80 personnes à chaque

fois. Ce fut des soirées trÚs sympas avec des thÚmes trÚs variés ». Lors de

Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr 16 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 ÉCO À LA HUNE
I MMO B ILIER
DR (Lire la suite page 17)
L A HU N E
L’image d’accueil du site IAD : www.iadfrance.fr
ASSOCIATIONS À

cette AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du 3 mars, le prĂ©sident a tirĂ© un bilan exhaustif de toutes les actions menĂ©es en 2022. Hormis la publication du traditionnel journal d’information local, le Tambour d’Ars, et l’organisation des non moins cĂ©lĂšbres Causeries rĂ©taises (six entre janvier et dĂ©cembre), l’association a proposĂ© de nombreuses festivitĂ©s sur la commune. La course des OFNI du 24 juillet a rassemblĂ© une dizaine d’objets ïŹ‚ottants non identiïŹĂ©s. AprĂšs deux annĂ©es de Covid et d’annulations dues aux mesures sanitaires, cette course fut un beau succĂšs. Il y eut Ă©galement trois animations organisĂ©es lors des journĂ©es du patrimoine au mois de septembre, ainsi que la projection privĂ©e de la 1 Ăšre partie du ïŹlm « Ars Ă  l’heure allemande ». RĂ©alisĂ© sous la direction de Sabin e

Franel, ce ïŹlm se construit sur des tĂ©moignages de nos anciens sur leur vie pendant la seconde guerre mondiale.

Projets 2023

En 2023, le travail autour de ce ïŹlm se poursuit et il sera prĂ©sentĂ© dans sa version ïŹnale, en deux parties, au mois de mai. La parade des OFNI quant Ă  elle se dĂ©roulera dans le bassin des Optimists le 30 juillet. Les journĂ©es du patrimoine des 16 et 17 septembre 2023 seront certainement consacrĂ©es Ă  Mardi-Gras, avec une exposition de photos, de tĂ©moignages et de costumes. Des visites commentĂ©es et peut-ĂȘtre théùtralisĂ©es du cimetiĂšre sont Ă©galement envisagĂ©es. La 3 Ăšme saison des Causeries rĂ©taises est dĂ©jĂ  en prĂ©paration, et la sortie du prochain Tambour est attendue

pour le vendredi 7 juillet. Sans oublier la grande nouveautĂ© 2023, un Ă©vĂšnement qui dĂ©bute cette semaine : Le Printemps des poĂštes, avec deux spectacles Ă  la salle des fĂȘtes les samedis 11 et 18 mars, et des animations au moment du marchĂ© les vendredi 10, 17 et 24 mars*.

Pour clÎturer cette assemblée générale, les bilans moral et financier ont été acceptés. Marcelle Budet et Gabriel Grellier rejoignent Yvonne Couturier, Bertrand Dupic, Laure Faure et Martine Taboury au sein

Les embarcations toujours originales de la parade des OFNI, ici en 2022. L’édition 2023 aura lieu le 30 juillet dans le bassin des Optimists d’Ars-en-RĂ©.

du Conseil d’administration.

Aurélie Bérard

*Lire notre article paru dans RĂ© Ă  la Hune 255 : www.realahune.fr/laia-organise-leprintemps-des-poetes-2023/

BientÎt un espace associatif dédié à la parentalité ?

C’est en tout cas l’envie de Maroussia et Jeanne qui sont en train de crĂ©er une association ayant un objectif simple : mettre en place un systĂšme vertueux d’entraide autour des problĂ©matiques liĂ©es Ă  la parentalité 

familles rĂ©cemment installĂ©es et les habitants de plus longue date, mais aussi une difïŹcultĂ© Ă  s’impliquer dans la vie publique (associative, politique, sportive, etc.) pour les parents d’enfants en bas Ăąge. EnïŹn, elles ont Ă©voquĂ© le budget Ă©norme Ă  l’arrivĂ©e d’un enfant, et le peu d’alternative locale et solidaire Ă  la consommation (rĂ©fĂ©rence au Dressing, reprĂ©sentĂ© par deux bĂ©nĂ©voles dans la salle, avec qui des partenariats sont dĂ©jĂ  envisagĂ©s).

Les deux amies ont donnĂ© rendez-vous aux personnes intĂ©ressĂ©es le mercredi 1er mars pour une premiĂšre rĂ©union ouverte dans le hall de la salle des Paradis Ă  Sainte-Marie aïŹn de prĂ©senter ce projet, exposer leurs idĂ©es et Ă©couter celles des personnes prĂ©sentes


À l’origine, deux mamans Parents, enfants et seniors ont fait le dĂ©placement pour en savoir plus sur ce projet qui semble intriguer, tant le dĂ©bat Ă©tait agitĂ© et les questions nombreuses. Maroussia et Jeanne ont donc commencĂ© par se prĂ©senter avant d’expliquer l’origine de leur projet


Maroussia est arrivĂ©e Ă  La Rochelle en 2014 pour ses Ă©tudes et aprĂšs plusieurs expĂ©riences professionnelles est devenue maman dĂ©but 2022, ce qui a complĂštement modiïŹĂ© sa façon de voir les choses. Elle a pris un congĂ© parental pour rĂ©flĂ©chir Ă  ses nouveaux objectifs et surtout pouvoir s’occuper de sa petite ïŹlle. DĂ©but 2023, elle commence une formation d’accompagnante en pĂ©rinatalitĂ© et parentalitĂ©, c’est ainsi

qu’elle a rencontrĂ© Jeanne. Cette derniĂšre est titulaire d’un master en sciences politiques, elle a vĂ©cu onze ans en Argentine oĂč elle a rencontrĂ© son conjoint, ils ont eu un ïŹls lĂ -bas et ont dĂ©cidĂ© de revenir en France en 2019, ils se sont installĂ©s sur l’üle de RĂ©. En 2022, ils ont eu leur deuxiĂšme enfant, une petite ïŹlle.

Maroussia et Jeanne estiment que l’accompagnement Ă  la parentalitĂ© est un enjeu de santĂ© publique. Les deux jeunes femmes ont ainsi fait plusieurs constats qui les ont amenĂ©es Ă  penser ensemble ce projet sur l’Ile de RĂ©. Pour commencer, il n’y a pas ou peu de lieux ouverts Ă  l’annĂ©e, pensĂ©s pour la dĂ©tente des adultes et des enfants (rĂ©fĂ©rence Ă  la Java des Baleines, qui brille dans cet exercice, mais seulement quelques mois dans l’annĂ©e..) ; ensuite la conception occidentale moderne de la parentalitĂ© provoque l’isolement et la surcharge de la fonction parentale, ainsi que la difïŹcultĂ© d’impliquer la communautĂ© dans l’éducation des enfants (contrairement Ă  l’Argentine comme Jeanne a pu le voir lĂ -bas). Elles ont Ă©galement constatĂ© la difïŹcultĂ© de crĂ©er des ponts entre les gĂ©nĂ©rations, et en particulier entre les

Fortes de tous ces constats, elles souhaitent donc rĂ©unir dans un lieu de convivialitĂ© des services permettant aux parents de s’épanouir socialement, d’enrichir la vie des enfants et d’embellir le quotidien de la communauté 

Trois projets en un !

Plus prĂ©cisĂ©ment, l’idĂ©e est de crĂ©er un nouvel espace de vie associatif sur l’üle de RĂ© regroupant un cafĂ© familial, une recyclerie petite enfance et et une salle d’activitĂ©s multiples (par exemple des ateliers intergĂ©nĂ©rationnels) oĂč convivialitĂ©, partage, entraide et consommation responsable seraient les maĂźtres-mots. L’utilitĂ© sociale du projet est de renforcer l’attractivitĂ© du territoire rĂ©tais pour les familles, de crĂ©er une dynamique de citoyennetĂ© participative axĂ©e sur les prĂ©occupations actuelles de transition Ă©cologique et sociĂ©tale et de proposer des alternatives pour les parents qui voudraient aller vers une parentalitĂ© moins individualiste. Maroussia et Jeanne souhaitent Ă©galement renforcer la cohĂ©sion sociale Ă  l’échelle des villages en favorisant l’entraide intergĂ©nĂ©rationnelle, mais Ă©galement en mettant Ă  contribution la communautĂ©.

Les porteuses du projet ont été transparentes sur leurs attentes à

court terme. Elles souhaitent trouver un lieu adaptĂ©, spacieux et accessible, Ă  prix modique de prĂ©fĂ©rence sur la commune de Sainte-Marie sinon elles devront aller sur La Rochelle oĂč un local leur a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© proposĂ© par la CdA. Maroussia et Jeanne veulent fĂ©dĂ©rer une vĂ©ritable communautĂ© investie dans le projet, pour administrer l’association selon les besoins Ă©mergents; elles veulent travailler en synergie avec les autres associations et acteurs locaux et mettre un place un modĂšle Ă©conomique soutenable grĂące aux activitĂ©s des trois pĂŽles. EnïŹn elles aimeraient trouver un nom qui laisse transparaĂźtre les objectifs et valeurs du projet.

Aujourd’hui Ă  100% dans le montage du projet, les deux jeunes femmes vont intĂ©grer un incubateur spĂ©cialisĂ© dans l’Économie sociale et solidaire (Pop Incub, France Active) et, prĂ©sĂ©lectionnĂ©es pour un concours de ïŹnancement de montage de projet (Prime de l’Émergence, France Active), elles attendent de savoir si elles pourront bĂ©nĂ©ficier d’une prime. Elles cherchent Ă  ĂȘtre soutenues par la CAF pour devenir Espace de Vie Sociale, et Ă  ĂȘtre reconnues par l’ARS comme Maison des 1000 premiers jours. A terme, elles espĂšrent pouvoir ĂȘtre salariĂ©es de l’association, qui a vocation Ă  gĂ©nĂ©rer une activitĂ© Ă©conomique Ă  part entiĂšre sur l’üle, et Ă  crĂ©er de l’emploi par ailleurs. Affaire Ă  suivre donc
Nous leur souhaitons beaucoup de rĂ©ussite dans ce beau projet !

Pour contacter les porteuses du projet Maroussia Michaut : 06 72 55 90 90 Jeanne Nicod : 07 88 85 09 23

Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr 17 ASSOCIATIONS À L A HU N E RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256
© Iona Bermon
PETITE ENF A NCE
©
La rĂ©union s’est dĂ©roulĂ©e devant une quarantaine de personnes, de tous Ăąges, dont quatre Ă©lus maritais. Des amĂ©nagements ludiques Ă©taient proposĂ©s pour les plus petits

Jeanne Nicod

L’excellente vitalitĂ© du chant choral dans L’üle

L’üle de RĂ© prĂ©sente un bel Ă©ventail de chorales, preuve s’il en Ă©tait besoin de sa vitalitĂ© culturelle et sociale. Nous en avons rencontrĂ© certaine pour constater comment elles reprenaient leur sou f fle aprĂšs ces longs mois de pandĂ©mie.

Ă©coles et musicienne Ă  la formation poussĂ©e, ravit petits et grands. Sous une apparente douceur, Arlette est une perfectionniste et son exigence obtient le meilleur de ce que ses choristes peuvent produire. Iavnana propose un rĂ©pertoire original avec des chants anciens gĂ©orgiens ou sĂ©farades et plus modernes en provenance d’Afrique. Le chant typique de cette formation, trĂšs mĂ©lodieux, se passe de l’accompagnement d’un instrument et sĂ©duit particuliĂšrement les jeunes enfants.

De tous temps le chant collectif a existĂ©, expression de diffĂ©rents groupes sociaux et utilisĂ© comme moyen de rassemblement autour d’une mĂȘme culture. Aujourd’hui, le chant choral vĂ©hicule essentiellement des valeurs culturelles et accompagne les diffĂ©rentes manifestations ponctuant notre vie sociale comme le montre l’activitĂ© des chorales de notre Ăźle.

Des ensembles vocaux dynamiques et variés

FaçonnĂ©es par leur cheffe de chƓur (ou chef, mais dans l’üle, il semble qu’il y ait plus d’élues parmi les femmes), qui dĂ©ïŹnit le rĂ©pertoire tout en dirigeant les choristes aprĂšs les avoir aidĂ©s Ă  trouver leur place au sein du groupe, les chorales se distinguent Ă©galement par leur maniĂšre de travailler.

Brigitte Delzenne, cheffe de chƓur, conçoit pour Vives Voix, une chorale de 33 adhĂ©rents basĂ©e Ă  La Flotte, un programme variĂ©, comprenant des chants religieux de qualitĂ© tel le Requiem de Mozart ou celui de FaurĂ©, tout un panel de musique baroque et classique, mais aussi des musiciens amĂ©ricains comme Gerschwin ou Leonard Bernstein dont le drame lyrique West Side Story a fait l’objet d’un concert public de leur part. On vient dans cette chorale qui existe depuis sept ans pour le plaisir de chanter ensemble, cependant il n’est pas question de la frĂ©quenter en dilettante, cela nuirait au fonctionnement collectif. IntĂ©grer une chorale reprĂ©sente un engagement, une implication rĂ©guliĂšre et un travail suivi. De mĂȘme, des rĂšgles implicites : arriver Ă  l’heure, ne pas se critiquer les uns les autres, facilitent la vie en commun. Vives Voix bĂ©nĂ©ïŹcie de la prĂ©sence de Philippe Garreau, pianiste et organiste titulaire du Grand Orgue de la cathĂ©drale de La Rochelle.

Les Hautes Raises, chorale existant depuis une trentaine d’annĂ©es et rassemblant 38 adhĂ©rents est d’importance similaire. Sous la direction de BĂ©atrice Samoyault, sa

cheffe de chƓur, Ă©galement professeur de musique Ă  La Rochelle, le rĂ©pertoire va du classique au contemporain, avec du gospel et des chants modernes. Outre les concerts, la chorale qui rĂ©pĂšte Ă  Ars et SaintMartin, se produit dans les maisons de retraite. A la question pourquoi les choristes choisissent-ils de venir dans votre chorale, HervĂ© Juramy, le prĂ©sident, rĂ©pond : « Chez nous, c’est sĂ©rieux mais cela reste bon enfant ! »

A La Flotte, les Chordiales , un ensemble vocal fĂ©minin Ă©voluant entre 12 et 16 membres au maximum, travaille sous la direction de la trĂšs dynamique cheffe de chƓur Odile Ancel. Celle-ci, issue d’une famille de musiciens, enseigne Ă  ses ouailles Ă  « sortir » leur voix et explique Ă  quel point il est important de bien respirer et d’ĂȘtre bien dans sa tĂȘte pour bien chanter. Pour Odile Ancel « chanter aide Ă  transcender les Ă©motions et engage le corps tout entier. » Le groupe, accompagnĂ© au piano par la talentueuse Anne-Lise Saint-Amans, conjugue qualitĂ© et travail (les rĂ©pĂ©titions hebdomadaires durent deux heures et demi et sont complĂ©tĂ©es par une journĂ©e mensuelle de rĂ©pĂ©tition) et aborde des domaines musicaux allant du classique au baroque, romantique, post romantique et contemporain avec des auteurs comme Gustav Holst par exemple.

Parmi les petits ensembles de qualitĂ©, citons Ă©galement Le Petit ChƓur Minuscule de Dominique MĂ©tayer, professeur de piano et de chant, qui anime cet ensemble depuis plus de quinze ans et se livre au plaisir d’explorer des rĂ©pertoires trĂšs diffĂ©rents comprenant, outre des chants sacrĂ©s plutĂŽt calĂ©s, de la musique pop ou des chants brĂ©siliens exprimant ainsi l’universalitĂ© de la musique.

EnïŹn Iavnana, un chƓur composĂ© de 19 femmes (seulement 12 en concert) originaires de toute l’üle et qui depuis 2006, date de sa crĂ©ation par Arlette Sarthou, ancienne professeure des

Le chant choral, c’est plus que chanter On parle frĂ©quemment du plaisir donnĂ© et partagĂ© avec le public, on Ă©voque moins le bien-ĂȘtre que retire le choriste de ce travail en commun. Michel Lardeux, animateur bien connu des RĂ©tais et longtemps choriste de RĂ©sonance (1) insiste sur le fait que

rĂ©pertoire d’une cinquantaine de titres lors de nombreuses manifestations. Ils sont Ă  l’origine du premier festival de Chants Marins dans l’üle, Ă  SainteMarie/La Noue. Ce groupe qui compte une trentaine de membres recherche de nouveaux chanteurs ; aucune compĂ©tence particuliĂšre n’est requise hors la bonne humeur et l’envie de chanter. Les Gaillards des Pertuis , quant Ă  eux, fĂȘteront leurs 20 ans le 16 avril Ă  la salle des FĂȘtes d’Ars. Ils interprĂštent dans les diffĂ©rentes manifestations qu’ils animent un rĂ©pertoire d’environ 80 titres dont le plus plĂ©biscitĂ© est Santiano. La recette semble la mĂȘme pour les deux groupes : faire plaisir Ă  un public de ïŹdĂšles tout en se faisant plaisir. La prĂ©sence des femmes dans ces chorales a quelque peu modiïŹĂ© le rĂ©pertoire actuel qui est devenu moins paillard et s’est assagi sur le plan des histoires qu’il raconte.

« le chant choral, c’est plus que chanter » et mentionne le bien-ĂȘtre et l’apaisement que cette activitĂ© a pu lui apporter Ă  certains moments difïŹciles de son existence. Au-delĂ  de la sociabilisation qu’il offre, de l’accomplissement d’une rĂ©alisation Ă  laquelle chacun participe, il est scientiïŹquement dĂ©montrĂ© que le chant renforce le systĂšme immunitaire, fait diminuer dans le sang le taux de cortisol, une des hormones du stress et aide le corps Ă  produire l’endorphine et l’ocytophine surnommĂ©es les hormones du bonheur !

Les chants de marins

Dans un autre registre, les chants de marins, qui servaient Ă  rythmer le travail sur les bateaux et Ă  se divertir dans les tavernes lors des escales, sont trĂšs vivants dans l’üle et pratiquĂ©s de nos jours par deux grandes chorales : Les FrĂšres du Port Ă  Sainte-Marie et les Gaillards des Pertuis Ă  Ars.

Née en 2004, la chorale Les FrÚres du Port rassemble des chanteurs et chanteuses ainsi que des musiciens bénévoles qui donnent vie à leur

Ce qui fait l’essence mĂȘme de la chorale, c’est-Ă -dire un travail en commun nĂ©cessitant la prĂ©sence de l’autre, a disparu pendant prĂšs de deux ans du fait de la Covid 19. Celle-ci a eu un effet dĂ©vastateur sur toutes les chorales qui ont dĂ» recrĂ©er le lien et commencent tout juste Ă  pouvoir se projeter sur la future saison estivale.

BrĂ©jat 1) L’activitĂ© de la chorale RĂ©sonance a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e Ă  la suite du dĂ©part de la cheffe de chƓur.

Contacts

Vives Voix : Jean-Marie Balmas, président - 06 34 96 74 32

Les Hautes R aises : Hervé Juramy, président - 06 73 59 05 13

Les Chordiales : Dominique Ancel, Cheffe de ChƓur - 06 63 31 41 99

I avanana : Arlette Sarthou06 82 61 96 80

Les Gaillards des Pertuis : Jean-Pierre Neveur, Président06 66 66 85 06

Les FrÚres du Port : Régis Baudet, président - 05 46 30 14 80

Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr 18 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 ZAP’ARTS
C HOR A LES ET CH A NTS M A RINS
DR DR
La chorale Vives Voix lors d’un concert dans l’église de La Flotte. Les Gaillards des Pertuis Ă  La Redoute en juillet 2022

PROGRAMMATION CULTURELLE

Le CafĂ© littĂ©raire Quillet, lieu de vie et d’animations

InaugurĂ© en avril 2022, le cafĂ© littĂ©raire de la Librairie Quillet Ă  Loix est de plus en plus animĂ©. La volontĂ© d’Olivier Quillet et Juliette Merlaud, sous l’Ɠil attentif de Lionel Quillet, est de proposer des temps forts et trĂšs qualitatifs, pour plus de partages et de convivialitĂ© au milieu des livres et a f fiches.

de l’Atelier Quillet il sera possible de faire restaurer des affiches anciennes, les entoiler et les encadrer. Le devis sera Ă©tabli en fonction du format et de la prestation souhaitĂ©e. Durant toute l’exposition, une vidĂ©oprojection sur le mur de la salle d’exposition permettra de visionner nombre de ces afïŹches. Un catalogue numĂ©rique des afïŹches en vente sera Ă©galement consultable par tous.

Une rétrospective Villemot exceptionnelle

et les Rochelais, de plus en plus nombreux Ă  venir ici », expliquent de concert Juliette et Olivier. « La programmation des concerts, lectures, piĂšces de théùtres, rencontres avec les auteurs, rĂ©sidences d’artistes se fait en partenariat avec Le Radeau de la MĂ©duse, trĂšs professionnel en la matiĂšre. »

Ainsi, cĂŽtĂ© concerts *, sont programmĂ©s le concert Swing Cherry’s on Top le 18 mars prochain Ă  20h30, puis le Duo Jauvain-Grassot vendredi 16 juin Ă  20h30.

Vendredi 14 avril Ă  20h30, La Prose du TranssibĂ©rien sera interprĂ©tĂ©e par Les SoufïŹ‚eurs de RĂȘve, d’aprĂšs l’Ɠuvre de Blaise Cendrars, accompagnĂ©e d’un saxophoniste et d’un violoncelliste*.

Marine sur l’üle de RĂ©, et exposera ses nouvelles Ɠuvres.

Les Book’s in Days, braderie annuelle, se dĂ©rouleront sur le parvis de la librairie de Loix, les lundi 14 et mardi 15 aoĂ»t.

Concerts, expositions, lectures rythmeront ainsi le printemps et l’étĂ© 2023, la programmation des animations Ă©tant concoctĂ©e en partenariat avec Le Radeau de la MĂ©duse, association culturelle bien connue des RĂ©tais, basĂ©e Ă  Loix.

A l’automne 2022, la soirĂ©e 100 % rĂ©taise avec exposition de documents historiques rĂ©tais, confĂ©rence de l’Historien Jacques Boucard et dĂ©gustation gastronomique de plats rĂ©tais cuisinĂ©e par le Chef Daniel MassĂ©, avait explosĂ© les compteurs, la Librairie et l’Atelier Quillet avaient dĂ» pousser les murs... En janvier et fĂ©vrier 2023, Les Nuits de la lecture et Sur la Corde d’Eros, lecture de contes Ă©rotiques accompagnĂ©e d’une harpiste, ont Ă©galement connu un beau succĂšs.

Il devrait en ĂȘtre de mĂȘme pour les Ă©vĂšnements prĂ©vus au printemps et Ă  l’étĂ© 2023 !

AfïŹches de cinĂ©ma des annĂ©es 1950-1990

Le CafĂ© littĂ©raire Quillet prĂ©voit trois expositions-ventes par an, sur avril/ juin, juillet/septembre et octobre/ dĂ©cembre, en entrĂ©e libre. Et quelles expos ! A partir du 12 avril (vernissage Ă  18h30) et jusqu’à ïŹn juin, le cinĂ©ma des annĂ©es 1950 aux annĂ©es 1990 sera Ă  l’honneur au travers de mille cinq cents afïŹches. Des ïŹlms Ă©rotiques aux Westerns, sous tous les formats du 40 x 60 cm au 120 x 160 cm, lithographies et afïŹches modernes, tout le monde pourra s’offrir l’afïŹche de son ïŹlm culte, les prix allant de 15 €, 30, 50 € Ă  250 € pour les afïŹches cotĂ©es. GrĂące aux prestations artisanales

Faisant partie de la derniĂšre gĂ©nĂ©ration d’illustrateurs d’afïŹches des annĂ©es 1950-1980, la patte et les coloris chauds de l’afïŹchiste prĂ©fĂ©rĂ© d’Orangina et de Perrier est reconnaissable par tous. Bernard Villemot a Ă©tĂ© l’un des derniers artisans de l’afïŹche publicitaire Ă  rĂ©sister Ă  l’apparition de la publicitĂ© marketing, qui privilĂ©gie l’efïŹcacitĂ© au dĂ©triment du travail artistique. Cet artiste iconique a aussi rĂ©alisĂ© des affiches engagĂ©es, comme par exemple pour La Croix Rouge Française. Cette exposition-vente prĂ©sentera un panel complet de son travail sur les annĂ©es 1960 Ă  1980, sur les mois de juillet Ă  septembre 2023.

« De niveau national, cette exposition est rendue possible par un contact que nous avons eu avec la famille Villemot, qui nous donne accĂšs Ă  un fonds jamais sorti », s’enthousiasme Lionel Quillet, qui garde bien sĂ»r un Ɠil trĂšs attentif sur les activitĂ©s du cafĂ© littĂ©raire, pilotĂ©es par Olivier et Juliette.

« Nous proposerons une sĂ©lection d’Ɠuvres allant des gouaches originelles, Ă©preuves d’artiste constituant des piĂšces uniques jusqu’à de petites tirages. Beaucoup de collectionneurs parmi notre clientĂšle seront trĂšs intĂ©ressĂ©s, tout comme des Fonds d’Archives et des MusĂ©es. LĂ  aussi, toutes les gammes de prix seront proposĂ©es », renchĂ©rit en chƓur Olivier Quillet. Le vernissage de l’exposition est prĂ©vu mercredi 19 juillet Ă  18h30, l’entrĂ©e sera libre.

Un cafĂ© littĂ©raire vivant « Nous souhaitons faire de ce cafĂ© un lieu de rencontres, de partages et de culture autour de l’amour du livre, un lieu de vie pour les RĂ©tais

Jeudi 27 avril Ă  partir de 18h, l’entrĂ©e sera libre pour une rencontre avec l’autrice Pascale Dewambrechies, en dĂ©dicace pour son nouveau livre « GĂ©ographie d’un pĂšre ».

Samedi 3 juin Ă  20h30 sera donnĂ© CĂ©leste, monologue d’aprĂšs l’Ɠuvre de G. Belmont Monsieur Proust, interprĂ©tĂ© par Sigrid Gloanec et mis en scĂšne par Chica Bigarnet. Il s’agira d’une avant-premiĂšre*.

Du vendredi 14 au dimanche 16 juillet, la librairie Quillet recevra une rĂ©sidence d’Artiste avec Marine Le Breton, qui crĂ©era sur place une Carte

Lionel Quillet, dĂ©cidĂ©ment jamais trĂšs loin, annonce pour la Toussaint un nouvel Ă©vĂšnement « 100 % Ăźle de RĂ© », avec Jacques Boucard, Daniel MassĂ© et lui-mĂȘme, Ă  l’instar de la soirĂ©e organisĂ©e Ă  la Toussaint 2022. On ne change pas une telle « dream team » ! Au-delĂ  de toutes ces animations, le cafĂ© littĂ©raire Quillet constitue un lieu de vie chaleureux, oĂč il est possible de venir se poser, seul ou en groupe, autour d’une boisson et d’un livre, pour feuilleter des ouvrages parmi les milliers proposĂ©s, ou tout simplement avec son ordinateur pour un temps de travail, dans une ambiance calme et cosy, tout Ă  la fois. Il serait dommage de ne pas en proïŹter !

*Sur réservation : 06 16 79 04 17 ou leradeaudelamedusel@gmail.com

Librairie et café littéraire Quillet

Village Artisanal de Loix 05 46 29 04 25 librairie@quillet.fr www.quillet.fr

Rédacteur/Rédactrice

Dans le cadre de son dĂ©veloppement, RĂ© Ă  la Hune recherche rĂ©dacteur/rĂ©dactrice. Vous habitez l’üle de RĂ©, vous avez un vrai talent rĂ©dactionnel, vous ĂȘtes curieux et empathique, vous disposez d’un peu (ou beaucoup) de temps ?

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ZAP’ARTS 19 Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA RS 2023 | N ° 256
© Librairie Quillet ©
Vauchez
Nathalie
La soirĂ©e de lecture de contes Ă©rotiques « Sur la Corde d’Eros », accompagnĂ©e d’une harpiste, crĂ©ation de la Cie DedansDehors a enchantĂ© le public hivernal. Olivier Quillet et Juliette Merlaud souhaitent faire du CafĂ© littĂ©raire Quillet un lieu de vice culturel chaleureux.
CONFIDENTIALITÉ GARANTIE

Deux évÚnements en mars au « Moulin Moreau »

Ecole d’équitation labellisĂ©e par la fĂ©dĂ©ration française d’équitation, dispensant une formation d’animateur Ă©quitation, Les Ecuries du Moulin Moreau organise deux Ă©vĂ©nements de CCE* en mars.

Ceux-ci s’inscrivent dans le cadre de la 2Ăšme Ă©tape du circuit rĂ©gional de Nouvelle Aquitaine de concours complet d’équitation niveau Amateur les 11 et 12 mars 2023 (240 couples cavaliers attendus) et du challenge dĂ©partemental de concours complet d’équitation niveau Club le 19 mars (150 cavaliers). Ces Ă©vĂšnements sont ouverts Ă  tous, participants, passionnĂ©s d’équitation ou simples spectateurs.

Le CCE, « seul sport olympique mixte »

« Nous organisons des Ă©vĂšnements hors saison touristique pour promouvoir l’Île de RĂ©. 390 couples cavalier/ cheval sont attendus sur les deux week-ends. Plus de mille personnes vont faire le dĂ©placement sur l’Île de RĂ©, nous participons ainsi Ă  l’économie locale. Nous organisons des compĂ©titions de concours complet d’équitation, le seul sport olympique mixte, pour participer Ă  la promotion de l’Île de RĂ© Terre de Jeux 2024 », expliquent BĂ©nĂ©dicte Lavaud, propriĂ©taire des lieux depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, aprĂšs avoir rachetĂ© les Ecuries Ă  Alain Corbinus et Pascale Audonnet, consultante internationale, venue poser ses valises sur l’üle de RĂ©, Ă  ses cĂŽtĂ©s.

Un centre labellisĂ© « Bien-ĂȘtre animal »

Le « Moulin Moreau » s’étend sur un site de 20 hectares, en lisiĂšre de forĂȘt, c’est tout Ă  la fois un Ă©levage avec une soixantaine de naissances par an, BĂ©nĂ©dicte Lavaud Ă©tant experte en reproduction assistĂ©e d’équidĂ©s, une pension de chevaux, une Ă©cole d’équitation (135 licenciĂ©s), un centre de formation, ainsi qu’un site sur lequel des animations privatives

peuvent ĂȘtre organisĂ©es. Le bienĂȘtre et le respect des chevaux y sont privilĂ©giĂ©s, le centre est ainsi labellisĂ© « Bien-ĂȘtre animal », ce dont les animateurs du centre sont trĂšs ïŹers. Pascale Audonnet va dĂ©sormais faire partie de l’aventure Ă  plein temps. AprĂšs ĂȘtre partie aux quatre coins du monde, en tant que consultante de la FĂ©dĂ©ration Ă©questre internationale, pour accompagner les fĂ©dĂ©rations nationales dans la mise en place

de formations pour enseignants et cavaliers, puis avoir continuĂ© de bourlinguer comme autoentrepreneur, elle va assister BĂ©nĂ©dicte Lavaud dans la coordination des cours, stages, balades en forĂȘt et sur la plage... et participer au dĂ©veloppement des Ecuries du Moulin Moreau. Plusieurs projets sont en gestation.

Pour (re)dĂ©couvrir le trĂšs beau site des Ecuries du Moulin Moreau et assister aux prouesses des couples cavaliers en dressage, cross et saut d’obstacles (les trois disciplines du Concours complet d’équitation), rendez-vous aux Ecuries du Moulin Moreau en ce mois de mars !

*Concours Complet d’Equitation des 11 & 12 mars et du 19 mars 2023

Ces évÚnements sont ouverts à tous Parking gratuit

Entrée gratuite

Buvette et restauration sur place

Contacts : Bénédicte Lavaud & Pascale A udonnet

Chemin des DuranciĂšres

(Route de la Noue) Ă  La Flotte contact@ecuries-moulinmoreau.com

05 46 09 32 34

Jamais 2 sans 3
 le triomphe de belles valeurs

Le 1 9 fĂ©vrier dernier, Ile de RĂ© G alop a rĂ©uni Ă  l’écurie de Saint-ClĂ©ment le petit monde du cheval rĂ©tais.

laisse la libertĂ© d’avoir les conditions physiques et mentales alors il y va Ă  fond ».

Autrement dit, outre une qualitĂ© d’alimentation, de soins et de disponibilitĂ©, l’homme doit s’adapter au cheval et non l’inverse. Une approche bien diffĂ©rente de celle qui prĂ©vaut aujourd’hui.

Pour un autre modĂšle

Pour fĂȘter quoi ? Non pas une, ni deux, mais trois victoires successives de l’honorable Royal Vati. Belle performance pour un cheval (dĂ©jĂ ) ĂągĂ© de 10 ans. Mais Ă  y regarder de plus prĂšs, il n’y a peut-ĂȘtre pas de hasard.

Un cheval d’hiver

Il en va des chevaux comme des humains : ils ont leurs tempĂ©raments et leurs prĂ©fĂ©rences. Et pour Royal Vati c’est l’hiver. Alors que les 4 et 28 janvier il se distinguait dĂ©jĂ  par un doublĂ©, la victoire du 13 fĂ©vrier (toujours sur l’hippodrome de Pau) est d’autant plus Ă©clatante que « la concurrence Ă©tait plus rude du

fait du passage en 2Úme division », souligne Véronique Vigouroux. Le champion hivernal se reposera donc cet été, passant le relais à ses deux homologues Jasmin doré et Albertinelli.

Une approche payante

ArrivĂ© Ă  l’écurie ĂągĂ© de six ans, « Royal a attendu d’avoir dix ans pour nous offrir ce triplĂ© », se rĂ©jouit Capucine Nicot avec un brin d’humour. Il aura fallu du temps et de la patience pour qu’il donne le meilleur de lui-mĂȘme. Un rĂ©sultat que VĂ©ronique Vigouroux explique en quelques mots : « On ne prend pas Ă  un cheval ce qu’il ne peut pas donner. Mais quand on lui

Dans le monde des courses actuel, « la pression ïŹnanciĂšre est tellement prĂ©sente et dure que l’on ne s’adapte pas au cheval », poursuit VĂ©ronique Vigouroux, convaincue que « l’économie ne doit pas reposer sur ses sabots ». CondamnĂ©s Ă  la rentabilitĂ©, les chevaux sont ainsi pressĂ©s au maximum et parfois jusqu’au burn-out. « C’est un modĂšle qui gĂ©nĂšre beaucoup d’argent depuis vingt ans
 mais aussi beaucoup de dĂ©chets. Et les dĂ©chets ce sont les chevaux », regrette-t-elle.

Un choix assumé

« Avec seulement trois ou quatre chevaux comme chez nous, c’est

plus facile mais ça rapporte moins », reconnaĂźt VĂ©ronique, assumant ses choix. Et ce ne sont pas les trois victoires de Royal Vati qui la feront changer d’avis, bien au contraire !

« Royal est venu conforter cette approche, Ă  l’opposĂ© de la logique actuelle qui va de toute façon ĂȘtre un jour ou l’autre dĂ©noncĂ©e », assure-t-elle.

CohĂ©rent avec sa philosophie, le projet d’écurie de territoire et de championnat dĂ©diĂ© « est en train de repartir », se rĂ©jouit VĂ©ronique.

« Certains nous regardent et se rendent compte qu’il est possible d’exercer un mĂ©tier qu’on aime sans le travestir ni se trahir. C’est un changement de modĂšle qui redonne du sens », conclut-elle.

Donner ou redonner du sens, changer de modĂšle
 des propos que l’on entend dĂ©cidĂ©ment de plus en plus souvent, des grandes chaĂźnes d’information jusqu’à SaintClĂ©ment des Baleines, et dans bien des domaines


Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr SPORTS À LA HUNE 20 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256
C ENTRE ÉQUESTRE - LA F LOTTE I LE DE R É GA LO P
Pascale Audonnet, Jean-BenoĂźt Lagedamont et BĂ©nĂ©dicte Lavaud devant le guĂ© de l‘espace de cross des Ecuries du Moulin Moreau. En arriĂšre-plan les Ă©curies et le club-house.
©
© Ile de Ré Galop
Le 13 février à Pau, Royal Vati coiffe au poteau des concurrents bien plus jeunes que lui.
Nathalie Vauchez

Graines de champions du ïŹ‚euret

CoachĂ©s par leur maĂźtre d’arme JĂ©rĂ©my Moine, Simon et ThĂ©o, deux jeunes RĂ©tais, tireurs de la section escrime de l’üle de RĂ©, se rĂ©vĂšlent des talents prometteurs.

ÂgĂ©s de dix ans, ces deux Couardais pratiquent l’escrime depuis cinq ans au sein de l’association L’Amicale des Chardons Bleus, section escrime basĂ©e Ă  Sainte-Marie-de-RĂ©. Qu’est-ce qui a motivĂ© leur goĂ»t pour cette pratique ? Simon nous raconte que c’est sa marraine qui l’incite Ă  se renseigner sur cette discipline. AprĂšs des recherches sur des sites web sportifs, il est conquis. Quant Ă  ThĂ©o qui vivait Ă  Tahiti et pratiquait dĂ©jĂ  ce sport, c’est tout naturellement qu’il a souhaitĂ© continuer Ă  son arrivĂ©e sur l’üle. PassionnĂ©s, quand on leur demande ce qu’ils aiment dans ce sport, ils rĂ©pondent Ă  l’unisson : « Les combats ! ». On ressent Ă  leur contact, une vĂ©ritable maturitĂ© et une motivation dans un esprit de compĂ©tition.

section comptait dix-sept Ă©lĂšves. Depuis la reprise des entraĂźnements, moins d’une dizaine d’enfants sont inscrits. Sachant qu’en septembre dernier cinq enfants entrĂ©s au collĂšge poursuivent dĂ©sormais leur entraĂźnement Ă  La Rochelle. Comme le souligne une maman prĂ©sente, en Ă©cho Ă  l’équipe encadrante : « L’escrime apporte beaucoup Ă  l’enfant. Il permet de s’amuser tout en dĂ©veloppant des capacitĂ©s de motricitĂ© ïŹne, de rĂ©ïŹ‚exe, de stratĂ©gie et de loyautĂ©. Il initie au respect de l’autre et canalise les enfants turbulents ».

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La ïŹne Ă©quipe de l’escrime rĂ©tais et les deux jeunes espoirs, Simon et ThĂ©o (les deux derniers sur la droite), en compagnie de JĂ©rĂ©my Moine, leur maĂźtre d’arme.

L’Amicale des Chardons Bleus

En partenariat avec le Cercle d’escrime Rochelais, l’Amicale des Chardons Bleus dispense des cours d’escrime depuis huit ans. A raison d’une heure trente par semaine, salle des Paradis, le mercredi aprĂšsmidi, les enfants ĂągĂ©s de 6 Ă  16 ans peuvent s’initier Ă  la dĂ©couverte de ce sport de combat aux belles valeurs morales, intellectuelles et physiques. C’est Claudette Gaucher qui est Ă  l’initiative de la crĂ©ation de cette section. Aujourd’hui toujours prĂ©sente et trĂšs engagĂ©e dans son devenir, elle est secondĂ©e par Marie-France Bousquet la responsable, entiĂšrement dĂ©vouĂ©e Ă  la pĂ©rennitĂ© de cette belle aventure. MalgrĂ© des rĂ©sultats prometteurs des jeunes tireurs, le staff dĂ©plore une dĂ©saffection de participants. Avant le Covid, la

C’est JĂ©rĂ©my Moine, maĂźtre d’arme depuis vingt ans, passionnĂ© par son mĂ©tier, qui forme les champions de demain et dĂ©tecte leur potentiel. C’est le cas actuellement avec les deux jeunes tireurs Simon et ThĂ©o. « Cela fait un petit moment qu’ils pratiquent l’escrime et Ă©tant donnĂ© que c’est un sport de maturitĂ©, leur travail, leur assiduitĂ©, leur technique et l’envie qu’ils ont de gagner, leur permettent d’afficher de belles ambitions sportives. Ils se sont classĂ©s deuxiĂšme pour l’un et sixiĂšme pour l’autre parmi une vingtaine de compĂ©titeurs lors des challenges auxquels ils ont participĂ© en dĂ©cembre et janvier dernier. Leur participation aux prochains Championnats dĂ©partementaux, prĂ©vus le 18 juin, devraient rĂ©compenser leur progression et leur permettre d’accĂ©der aux marches du podium. Une belle saison en perspective. »

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E SCRIME
DR
Orias n° 08045031

H ISTOIR E

L’APE La Couarde sur Mer organise, pour sa 1 Ăšre Ă©dition, dimanche 2 avril, toute la matinĂ©e, une course familiale sur la commune de La Couarde, avec plusieurs parcours.

L’Esplanade du Peu Ragot constituera le point de dĂ©part course nature de 7 km entre bois, plage et arriĂšre-plage ouverte aux 20 ans (nĂ©s en 2003) et plus.

Course chronométrée. Départ à 9h (un ravitaillement à mi-course).

petite boucle de 800 mÚtres entre plage et petit bois ouverte pour les enfants à partir de 7 ans (nés entre 2014 et 2016).

Parents et accompagnateurs bienvenus pour une course en famille ! Départ : 11h.

petite course familiale d’environ 1,8 km entre plage et arriĂšre-plage ouverte Ă  tous Ă  partir de 10 ans (nĂ©s en 2013) Parents et accompagnateurs bienvenus pour une course en famille ! Course chronomĂ©trĂ©e. DĂ©part : 11h45.

Ravitaillement, aire de piquenique, buvette et concert sont prévus pour que tous, coureurs et

spectacteurs-supporters passent un moment convivial !

Cet évÚnement sportif est parrainé par le champion mondial et couardais Antoine Albeau et soutenu par trois partenaires : Crédit Agricole, Tennis des Pertuis et Mairie de La Couardesur-Mer.

Informations : 06 49 93 57 82 ape.lacouarde@gmail.com

Iinscription jusqu’au 30 mars. www.sportinnovation.fr

Un aspect peu connu de l’histoire des femmes

Lorsque l’on Ă©voque les bagnes de G uyane et de Nouvelle CalĂ©donie, on n’imagine jamais que des femmes furent Ă©galement envoyĂ©es dans cet enfer. Pourtant, elles transitĂšrent aussi par l’üle de RĂ© avant d’aller purger leur peine. En ce mois de mars, mois de la femme, nous avons souhaitĂ© rappeler ce que ces bagnardes ont vĂ©cu.

C’est le Second Empire qui inaugure la politique d’envoi des femmes au bagne. Lors du dĂ©cret portant sur la crĂ©ation des bagnes, le 27mars 1852, les femmes sont l’objet de l’article 3 : « Les femmes condamnĂ©es aux travaux forcĂ©s pourront ĂȘtre conduites Ă  la Guyane Française et placĂ©es dans un Ă©tablissement créé dans la colonie. Elles seront employĂ©es Ă  des travaux en rapport avec leur Ăąge et avec leur sexe. »

L’objectif de la crĂ©ation du bagne colonial est Ă  l’origine le moyen d’éloigner les repris de justice et les opposants politiques au rĂ©gime du territoire national. NapolĂ©on III y verra aussi une maniĂšre de favoriser le peuplement des colonies, notamment de la Guyane en plein marasme aprĂšs l’abolition de l’esclavage en 1848 qui fait disparaĂźtre toute main d’Ɠuvre gratuite. L’Empereur ïŹ‚irte avec l’idĂ©e d’une colonisation avec des femmes qui Ă©pouseraient des bagnards et auraient beaucoup d’enfants ! Les directeurs de prison reçoivent des instructions pour inciter les condamnĂ©es aux travaux forcĂ©s Ă  partir en Guyane et font miroiter aux femmes la possibilitĂ© d’une seconde chance et des avantages dont il ne sera plus question une fois sur place.

Une criminalité défensive

La criminalitĂ© des ces femmes est gĂ©nĂ©ralement moindre que celle des hommes. On la qualifie de dĂ©fensive et le crime qui leur est reprochĂ© le plus souvent est celui d’infanticide, crime par excellence du

XIXe siĂšcle, l’avortement Ă©tant celui du XXe. Le deuxiĂšme crime est le vol, ressenti par les bourgeois comme une contestation de classe et un danger pour une sociĂ©tĂ© matĂ©riellement prĂ©caire. L’infanticide Ă©tait frĂ©quent chez les domestiques, le vol fut le dĂ©lit des ouvriĂšres. L’assassinat est la troisiĂšme raison de l’envoi au bagne pour celles qui Ă©chappaient Ă  la peine de mort. Les femmes sont classĂ©es en trois catĂ©gories selon le dĂ©lit perpĂ©trĂ© et se retrouvent en majoritĂ© chez les sƓurs ou placĂ©es dans des familles ou bien encore, pour la petite dĂ©linquance, seule avec la possibilitĂ© de travailler c’est Ă  dire le droit de crever de faim.

Un dernier espoir : le mariage

Sur place les femmes vivent jusqu’à ce qu’elles soient mariĂ©es sous l’autoritĂ© des religieuses dont les conditions d’existence ne valent guĂšre mieux que celles des dĂ©tenues. Leur prĂ©occupation essentielle est de ramener dans le droit chemin ces brebis Ă©garĂ©es et elles n’hĂ©sitent pas Ă  se montrer trĂšs sĂ©vĂšres. InstallĂ©es dans des « carbets », maisons typiques de Guyane, sans murs et au toit de paille peu rĂ©sistant, entre le ïŹ‚euve Maroni et l’immense forĂȘt tropicale et marĂ©cageuse, les bagnardes dĂ©couvrent un horizon clos et des conditions de vie extrĂȘmement

difïŹciles. DĂ©cimĂ©es par les Ă©pidĂ©mies et les ïŹĂšvres, le mariage Ă©tait leur dernier espoir et, pour le gouvernement, un passage incontournable vers une colonisation efïŹcace et une mise en valeur des terres.

Cependant, les directeurs de prison dans le choix qu’ils opĂ©raient, avaient tendance Ă  proposer le dĂ©part Ă  des prisonniĂšres qu’ils considĂ©raient irrĂ©cupĂ©rables et devant ĂȘtre Ă©loignĂ©es de l’hexagone plutĂŽt qu’à des femmes en Ă©tat de peupler une colonie, or c’était le but initial. Si bien que celles qui arrivent en Guyane sont souvent malades, dans un Ă©tat physique dĂ©plorable, stĂ©riles la plupart du temps en raison de leur vie antĂ©rieure et ont beaucoup de mal Ă  trouver mari. On les considĂšre et on les Ă©value comme du bĂ©tail et les bagnards, soutenus par l’administration locale, demandent qu’on leur envoie de la meilleure qualitĂ© ! Rien ne changea. Les prĂ©posĂ©es au dĂ©part ayant eu

c onnaissance de l’hĂ©catombe des premiers convois ne se prĂ©cipitĂšrent plus pour s’en aller et le ministĂšre fut confrontĂ© Ă  une pĂ©nurie de femmes ! ConfrontĂ©es au souhait de colonisation sans disposer de compagnes pour des milliers de bagnards, l’administration dĂ©cide, pour accĂ©lĂ©rer le peuplement, d’envoyer Ă©galement en Guyane les condamnĂ©es aux travaux forcĂ©s de la Martinique, de la Guadeloupe, de la RĂ©union, et d’origine africaine et asiatique.

Echec d’une colonisation annoncĂ©e Lorsqu’elle se marient, les femmes passent sous le joug d’un Ă©poux auquel elles doivent obĂ©ir jusqu’à Ă©ventuellement se prostituer. Elles sont plus jeunes que leurs conjoints, mais la fĂ©conditĂ© des couples reste faible. A peine un enfant par foyer. Au-delĂ  des maladies et de la fatigue, la raison en est que les bagnardes ne veulent pas d’enfant et les avortements sont nombreux.

La cĂ©rĂ©monie-farce du mariage ne les a nullement sorties de l’enfer. « Il n’y eut pratiquement pas de survivantes en Guyane », explique Odile Krakovitch(1) , « C’est ce que voulait la sociĂ©tĂ© qui attendit pour voter les crĂ©dits du rapatriement
 sufïŹsamment longtemps pour qu’il n’y ait plus de bagnardes. »

Suivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr SPORTS À LA HUNE 22 RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256
L ES
U
A GNE
(1) Les Femmes Bagnardes – Odile Krakovitch – Ed Olivier Orban - 1990
FEMMES A
B
Femmes transportĂ©es allant au travail – Gravure, la Guyane Française de F. Bouyer, 1867. C OURSE À P IED
© (coll. MusĂ©e Ernest Cognacq –Saint-Martin de RĂ©) La Couardaise : une premiĂšre pour cette course familiale
CP

Rencontre avec la Dame Blanche

Comme chaque annĂ©e depuis 25 ans, la LPO organise la nuit de la chouette. L’occasion de dĂ©couvrir la vie secrĂšte des rapaces nocturnes. Sur les quatre espĂšces nichant sur l’Île de RĂ©, il en existe une particuliĂšrement insaisissable. Elle n’est active qu’à la nuit tombĂ©e et ses apparitions furtives lui ont valu le surnom de « Dame Blanche » : la Chouette Effraie des Clochers (Tyto Alba) Reconnaissable Ă  sa tĂȘte ronde, son visage et le dessous du corps blanc et le haut du corps orangĂ©, elle est la plus cĂ©lĂšbre et la plus rĂ©pandue des chouettes. Comme toutes les chouettes, elle dispose d’une excellente vision nocturne et d’une des ouĂŻes les plus ïŹne du

royaume animal. Elle peut Ă©galement tourner la tĂȘte Ă  270 °C et ainsi voir dans toutes les directions. De plus, la structure unique de ses plumes absorbe les sons des battements d’ailes, rendant ainsi son vol extrĂȘmement silencieux. Une combinaison d’atouts faisant d’elle un chasseur trĂšs efïŹcace, rĂ©gulant les populations de rongeurs dans nos campagnes.

L’effraie niche dans un arbre creux, un vieux bĂątiment, une grange ou, comme son nom l’indique, le clocher d’une Ă©glise. Les petits sont recouverts d’un duvet blanc et ressemblent Ă  de petites peluches toujours affamĂ©es.

Jadis trĂšs commune en France, l’effraie a Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©e au Moyen-Âge,

accusĂ©e de porter malheur. La tradition voulait qu’on cloue ces oiseaux sur les portes pour Ă©loigner le mal. Aujourd’hui, ses plus grands ennemis sont les phares bas et aveuglants des camions, causant d’importantes mortalitĂ©s routiĂšres. Sans compter les bĂątiments grillagĂ©s, l’empĂȘchant de pouvoir nicher. L’espĂšce est trĂšs rare sur l’Île de RĂ©, avec seulement une dizaine de couples rĂ©sidant Ă  l’annĂ©e. Pendant l’hiver, le photographe animalier Mathieu Latour a eu le privilĂšge de pouvoir photographier un couple d’effraies, sortant chasser sous la lumiĂšre du coucher de soleil. Son tĂ©moignage parle de luimĂȘme : « Cela restera l’une de mes plus belles rencontres animaliĂšres

sur l’Île de RĂ©. Et ce alors mĂȘme que je passais par un chemin que je n’emprunte jamais. DĂšs que j’ai vu ce drĂŽle d’oiseau blanc voler dans un champ, j’ai sorti mes jumelles et mon sang s’est glacĂ©. Jamais je n’aurais imaginĂ© photographier une effraie sous une telle lumiĂšre, avec une telle proximitĂ© depuis ma voiture. Comme quoi parfois, il sufïŹt juste de sortir non loin de chez soi et le hasard peut nous faire vivre des rencontres inoubliables ».

M athieu Latour

Photographe animalier

Administrateur RĂ© Nature Environnement mathieu.latour98@gmail.com

NA TURE
La Dame Blanche Ă  l’affĂ»t d’une proie. Chouette effraie au coucher du soleil. TenaillĂ©e par la faim, cette effraie choisi de chasser avant la nuit.
PH OTOS À L A HUNE RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 10 MA R S 2023 | N ° 256 S uivez l’actualitĂ© de l’üle de RĂ© sur realahune.fr 23
En vol, les ailes ne produisent aucun son.

Depuis 24 ans à La Flotte, les tulipes poussent pour que l’on repousse le cancer.

Une organisation Lions Club au profit de la Ligue contre le cancer 17

DĂšs le 17 mars

Un bouquet de tulipes

c’est 10 € pour la Ligue contre le cancer.

Tous les jours de 9h à 18h à l’Abbaye des Chateliers.

© Yann Werdefroy

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