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AL’été continue... 305

ÉDITION DU 21 AOÛT 2025

lors que la dernière semaine d’août sonne pour beaucoup le glas des vacances, d’autres commencent à profiter de l’une des meilleures périodes sur l’île de Ré, avec celle du mois de juin. Météo souvent ensoleillée (sans les affres de la canicule), une île toujours dynamique (sans la surfréquentation de la première quinzaine d’août), des animations qualitatives, la redécouverte des plages nettement plus clairsemées, la réappropriation d’une Nature moins pressurisée... Bref, tous les plaisirs de notre territoire sans la plupart de ses inconvénients estivaux.

Côté festivités, la fin août et le mois de septembre n’ont rien à envier au cœur de l’été avec moult animations : festival Jazz en Ré, fête des Associations, fête des Vignes en Ré, festival Boire La Tasse, festival de la Fleur de sel, journées du Patrimoine, fête du Coquillage... les Rétais et les vacanciers d’arrière-saison ont de quoi goûter à la convivialité rétaise en toute quiétude...

Belle arrière-saison à tous !

Nathalie Vauchez

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Savon au lait d’ânesse

Les Vignerons font la Fête... avec les Rétais

Après avoir organisé Les Nuits du Cellier en juillet & août dans une ambiance guinguette, la Coopérative Uniré organise le premier week-end de septembre la Fête des Vignes en Ré.

Un peu tôt pour fêter les vendanges ? « Elles devraient commencer vers le 20 août cette année, pour une belle mais petite récolte. La véraison s’est déroulée à merveille, les baies se gorgent de sucre et grossissent. Nous avions peur d’un stress hydrique vu le manque d’eau que nous accusons depuis avril mais la pluie tombée (pendant la nuit) le week-end du 20 juillet est arrivée comme du pain béni, au bon moment et sans violence pour le raisin. », explique Stéphane Thomas, responsable du cellier et de l’œnotourisme.

Et chaque week-end du mois de septembre, un évènement est déjà prévu sur l’île de Ré : Fête des Associations le 7 septembre, festival Fleur de sel le 14 septembre, Journées européennes du Patrimoine du 19 au 21 septembre, Fête du Coquillage le 27 septembre. D’où les dates choisies du 5 au 7 septembre pour la fête des vendanges désormais baptisée depuis deux ans Fête des Vignes en Ré.

Théâtre immersif à la Coopérative

Grande nouveauté cette année, dès le vendredi soir, ainsi que le samedi soir et dimanche fin d’après-midi, une pièce de théâtre « Un chapeau de paille d’Italie » proposée par le Théâtre Amazone, conçu et mis en scène par Laurence Andreini Allione. Une performance théâtrale & musicale immersive et participative, du cellier à la salle des alambics en passant par les chais de Cognac et de Pineau de la Coopérative des vignerons au Bois-Plage (lire notre article ci-dessous).

Une journée de découverte & dégustation

Samedi 6 septembre, à partir de 9h et toute la journée, (re)découvrez la viticulture rétaise et rencontrez ses acteurs. Un marché de producteurs de l’île de Ré & alentours vous proposera moult produits du terroir, devant la boutique et sur la terrasse. Toute la journée, devant et dans les chais à Cognac seront exposés des engin s

FÊTE DES VIGNES EN RÉ

agricoles et des matériels et panneaux retraçant l’Histoire de la Vigne (avec le Musée du Platin).

Au cellier, à 11h et 15h les jeunes étudiants du Lycée Hôtelier de La Rochelle vous proposeront un atelier mixologie, en élaborant sous vos yeux des cocktails à base de Cognac, de Pineau ou encore de Trousse Chemise, que vous pourrez déguster sur place.

Toute la journée, les plus téméraires s’essaieront à la course de barriques, devant la distillerie !

De grandes tablées seront installées pour déjeuner sur place, grâce à trois food-trucks (deux salés, un sucré) et le banc des huîtres de l’île de Ré, tenu par les ostréiculteurs de l’Association des producteurs (APH-Ré). Les Sauniers de l’île de Ré seront aussi présents, prolongeant ainsi la synergie entre producteurs du terroir de l’île de Ré créée à l’occasion du salon de l’Agriculture, pour lequel ostréiculteurs, vignerons et sauniers se sont présentés groupés sur le même stand. Il sera aussi possible d’emporter ses achats.

Le déjeuner se déroulera de 11h à 16h, dans une ambiance musicale, devant le cellier, grâce au DJ Nina Ly installé sur la terrasse du cellier.

Saint Vincent, Grande Messe et dégustation du bourru

Pour la journée plus « officielle » du dimanche 7 septembre, la cave coopérative Uniré et le Comité d’animations communales (CAC) du Bois-Plage se sont associés. Dès 10h, départ du square du 19 mars avec Saint Vincent, patron des vignerons, direction l’église du Bois-Plage où une Grande Messe se déroulera à partir de 10h30. Elle sera suivie à 11h30 de la traditionnelle Aubade par la Banda Loup, sur le parvis de l’église. Puis retour vers la cave coopérative Uniré pour la dégustation du bourru de 12h à 12h15 avec pain à l’anis, brioche et Pineau des Charentes, devant le cellier !

Les Vignerons de l’île de Ré vous feront mieux connaître leur métier et apprécier leurs produits, rien de tel qu’un contact avec les producteurs du terroir...

Nathalie Vauchez

Nouveau : du théâtre dans les chais d’Uniré

Dans le cadre des réjouissances que les vignerons développent depuis quelques années, Uniré accueillera pour la première fois une pièce de théâtre interprétée par la compagnie Théâtre Amazone.

La pièce choisie pour cette première, Un chapeau de paille d’Italie, est l’une des plus célèbres comédies

d’Eugène Labiche, montée pour la première fois en 1851, au théâtre du Palais Royal. Le spectacle raconte la folle journée du héros, Fadinart, qui court la ville pour remplacer un chapeau de paille d’Italie. En effet, son cheval a mangé le chapeau d’Anaïs Beaupertuis, alors que la dame était « en pleine affaire » avec son amant. Pour ne pas éveiller les soupçons du mari d’Anaïs, ni ceux du futur beau-père de Fadinart qui arrive justement avec toute la noce, Fadinart entraîne cette dernière dans sa quête à travers les décors exceptionnels du cellier et des chais ! Un théâtre de tréteaux, en quatre tableaux dansés et chantés.

d’Eugène LABICHE

Voyage de noces adapté par Laurence ANDREINI ALLIONE et Gabrielle ORDAS

avec Clémentine BERNARD, Eric BERGEONNEAU, Anne Charlotte DUPUIS, Marie Hélène GARNIER, Brice ORMAIN, Damien SOBIERAFF, Benjamin THOLOZAN, Aurélie TOUCAS

Conception et Mise en scène l Laurence ANDREINI ALLIONE

Régie Générale l Laurent SEMELIER

Musique et Chant l Wilfried HILDEBRANT - Mise en corps l Pascale MAYERAS

Communication l Amélie MALEVAL - Administration l Sébastien DALLET

FÊTE des VIGNES en RÉ à la Coopérative des Vignerons du Bois-Plage

Vendredi 5 et Samedi 6 sept. I 20h30

Dimanche 7 sept. I 17h rue de Sainte-Marie / Le Bois Plage en Ré

Cette pièce, considérée comme le chef d’œuvre comique de Labiche, est interprétée par huit comédiens, dont six que l’on a pu admirer dans Le Songe d’une Nuit

d’Eté en août 2022 au Fort La Prée. C’est un théâtre léger, mêlant des situations burlesques et idéal pour une distraction d’été, mais qui, sous couvert d’humour, exprime cependant une critique de la bourgeoisie et de ses travers. L’intérêt de cette prestation est renforcé par le lieu qui l’accueille. La performance théâtrale et musicale transitera par la distillerie et les chais de Cognac et Pineau des Charentes. Un moyen fort agréable de découvrir ce patrimoine qui par contre n’est pas extensible. Cent personnes pourront participer, pas une de plus, et les réservations sont plus que conseillées. Les séances auront lieu le soir à 20h30 les vendredi 5 et samedi 6 septembre, ainsi que le dimanche 7 septembre à 17h.

réservation conseillée (jauge limitée) - Billetterie en ligne Tarifs 20 euros et 15 euros pour les – 26 ans Renseignements au 07 49 82 11 11 et theatreamazone@gmail.com

C’est un plus pour les visiteurs que de pouvoir assister à une pièce de Labiche dans ce décor. La preuve aussi qu’Uniré fait des efforts pour proposer des animations différentes et d’un bon niveau. Et sans aucun doute une opportunité pour Laurence Andreini de trouver un site de qualité où jouer sa pièce. Les conditions pour monter ce genre de projet sont techniquement et financièrement de plus en plus difficiles. Mais, pour Laurence en tout cas, même si elle déclare que « cela n’a jamais été aussi difficile », l’envie est toujours là.

Catherine Bréjat

Un chapeau de paille d’Italie Cave coopérative Uniré

Tarif : 20 € par personne (15 € pour les - 26 ans)

Réservations conseillée (jauge limitée) en flashant ce QR Code

Renseignement : theatreamazone@gmail.com

C’est le jour des noces de Fadinard qui voit son cheval manger le chapeau de paille d’Anaïs Beauperthuis, en pleine « affaire » avec son amant. Contraint de se lancer et pour ne pas éveiller les soupçons de son futur beau-père, qui arrive avec toute publique

Les étudiants du Lycée Hôtelier de La Rochelle animeront un atelier mixologie et proposeront leurs créations en dégustation.
Moment de convivialité, le déjeuner se déroulera de 11h à 16h, dans une ambiance musicale, devant le cellier.

Le meilleur pour la fin

Au moment de clore la saison, laissons-nous bercer par une douce espérance : que La Java aura gardé le meilleur pour la fin, et que le feu de ses deux dernières soirées nous réchau f fera jusqu’à l’été prochain.

« Comme à la maison » Des fêtes, ils en ont animées plus d’une avec leur tube 1 qui propulse invariablement les plus récalcitrants sur la piste de danse : Mouss et Hakim, co-fondateurs de Zebda, seront à la Java le 26 août pour un concertrétrospective, qui revient sur trente-cinq ans de carrière. « De Zebda aux Darons de la Garonne » refait le chemin depuis les quartiers populaires de Toulouse où les deux frères, Mustapha et Hakim Amokrane, ont forgé leur identité musicale : multiculturelle, solidaire et festive. Ils seront sous le chapiteau pour la troisième fois, au terme d’une tournée de trois ans où ils ont chanté la mémoire de Nougaro, après que sa sœur Hélène Bignon leur a fait don de textes inédits du chanteur et poète toulousain.

Avant de repartir sur les routes avec un nouvel album, ils se poseront sur l’île de Ré, accompagnés de deux musiciens, Simon Barbe à l’accordéon et Rémi Mouillerac à la guitare, pour une formule « comme à la maison » d’un concert en forme de récit. « Ça nous rappelle nos débuts », raconte Mouss, « dans les bars et les clubs, cette sensation dans la proximité qu’on cherche ensuite à retrouver devant dix mille personnes. » Mais attention : intimiste ne veut pas dire ronronnant. « On a des choses à raconter », insinue Mouss, « et on va chercher la fête ! » Après les frères

Enhco, le 19 août, ce sera le deuxième duo de frères programmé à la Java cet été - et la même émotion à partager la scène. « C’est la chance de notre vie », se confie Mouss. « A l’âge où les frères d’ordinaire s’éloignent, nous, on a prolongé l’enfance. » Joyeux, ludiques, espiègles, festifs, solidaires, tous ces adjectifs s’appliquent aux hommes comme à la musique qu’ils portent en eux et au monde, avec un engagement jamais démenti, et une force qu’ils tirent de leur lien - comme le savait leur père, rassurant leur mère les soirs où, adolescents, ils sortaient tard : « Que veux-tu qu’il leur arrive ? Ils sont deux. »

« Juste un grand bal » Ils seront des dizaines à partager la scène en frères, pour la soirée de clôture de La Java, le 29 août. Salariés, bénévoles, artistes partenaires et amis de la Java conspirent à l’organisation de ce qui, dans un premier temps, est présenté comme « juste un grand bal » - dixit Jonathan Odet. « Chaque année, on part d’une page blanche, avec humilité. On préfère se dire : c’est juste un grand bal, agrémenté de numéros. » Des numéros qui ont pu aller jusqu’à quatre-vingts, les années passées, et forment un ensemble bigarré comme

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le costume d’Arlequin, représentatif de l’esprit de La Java. « Tout le monde est le bienvenu », continue Jonathan, « on n’a pas besoin d’avoir un numéro rodé pour participer. Ça peut même être juste une apparition. » Ou un simple déguisement. Depuis sept ans, l’appel est entendu des amateurs qui s’expriment dans tous les arts, danse, poésie, chant, théâtre, arts plastiques, s’adressant aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Pour cette septième édition, ils auront à plancher sur le thème de… la fête. Toutes les fêtes : Noël, Pâques et le 14 Juillet, mais aussi les ferias de Bayonne, la Saint-Patrick ou la fête des Morts du Mexique. De 20h à 2h du matin, l’esprit de la Fête planera sur La Java, invoqué par le pouvoir du grand DJ Djuke aux platines et alimenté par le crépitement des pieds sur le plancher. Venez célébrer votre non-anniversaire, la Saint-Nicolas en août, le Nouvel-An en tenue de carnaval et Halloween avant la rentrée !

Eugénie Rambaud

1 : Je veux parler de Tomber la chemise, évidemment, parue en 1998 sur leur troisième album, Essence ordinaire.

Infos +

Cette année, la soirée de clôture de La Java sera la fête de toutes les fêtes : un final en feu d’artifices pour une saison enlevée !

La Fête des Associations migre au Bois-Plage

L’an passé la fête des associations avait été contrainte, en dernière minute, de se replier sur la salle polyvalente du Bois-Plage, pour cause de météo incertaine. Pour l’édition 202 5 , qui se tiendra le 7 septembre, les associations ont plébiscité Le Bois, versus le parc de La Barbette à Saint-Martin.

C’était finalement un mal pour un bien d’avoir l’an passé pris la décision d’investir la salle du Bois-Plage, puisque finalement cette configuration plus resserrée a plu aux associations, qui ont apprécié la plus grande proximité entre elles et avec les visiteurs », explique Brice Samson, directeur du pôle Services à la population de la Communauté de Communes, organisatrice de l’événement.

Bien que la salle polyvalente du Bois-Plage n’offre pas le même cadre bucolique que le parc de La Barbette de Saint-Martin, les associations ont apprécié lors de l’édition 2024 de la fête la convivialité facilitée par la proximité. Le parvis et le parking extérieurs apporteront cette année des espaces de respiration !

« Au-delà de la salle, nous investirons le parvis, ainsi qu’une bonne partie du parking attenant, pour des animations et pour la restauration et la buvette. »

Une fête dedans & dehors

Au moins quatre-vingts associations ont de nouveau souhaité participer à cet incontournable de la rentrée rétaise, point de départ d’un recentrage sur la vie permanente, même si la saison touristique est encore bien active en septembre. Sports et loisirs, social, environnement, culture & patrimoine, de nombreuses activités seront ainsi présentées directement sur les stands, avec animations et démonstrations. Certaines associations se produiront

AR S-EN-RÉ

sur la scène, installée au centre du site, et même sur le parvis extérieur : musique et éveil musical, théâtre, arts martiaux, danses de tous types, rugby, skate, escrime, twirling... petits et grands pourront trouver leur bonheur pour démarrer ou continuer une activité durant cette année scolaire.

« De Paname à Cuba »

La Cie Le Doigt dans l’Œil proposera, le matin (10h30), lors de la pause déjeuner (13h30) et en fin de journée (16h30), alternativement sur la scène de la salle et sur le parvis, une prestation musicale avec le spectacle « De Paname à Cuba » En trio ou en quartet, elle invitera les visiteurs à un voyage musical dans

une caravane transformée en scène mobile. Un répertoire éclectique qui va de la chanson française matinée de Bossa Nova, des standards pop revisités en passant par les boléros latinoaméricains, des valses chaloupées ou des morceaux à la sauce swing.

Sur place une offre de restauration sera assurée par l’Amicale des anciens cols bleus et le Football club réthais, ainsi qu’une buvette. Des grandes tablées et des bancs seront installés sous les arbres, sur le parking.

Côté stationnement, compte tenu de l’habituelle forte affluence, il est vivement recommandé de se garer sur le parking de la plage des Gollandières et d’emprunter les navettes gratuites

mises à disposition des visiteurs. Celles-ci circuleront toutes les quinze minutes entre ce parking et la salle polyvalente. La balade à pied, le long de la plaine des Gollandières, est aussi fort agréable.

Une richesse associative essentielle

« L’engouement suscité par cet événement témoigne de la richesse de notre vie associative. Participer à son organisation est, en complément des subventions versées aux associations, une manière de les soutenir et de leur donner de la visibilité. Nous y tenons car elles contribuent au dynamisme de la vie permanente », précise Lionel Quillet, président de la CdC de l’île de Ré.

La vie associative est en effet essentielle sur un territoire rural comme l’est l’île de Ré, vecteur important de socialisation pour les enfants comme pour les adultes, et facteur de diversité.

Fête des A ssociations de l’île de Ré Dimanche 7 septembre 2025 De 10h à 17h

Vauchez

Salle polyvalente du Bois-Plage en Ré Parking de la plage des Gollandières Navettes gratuites toutes les 15 mn ou marche à pied (10 mn environ).

La placette « Gisèle Casadesus » est née

La placette de la salle des fêtes de la cité casseronne a été baptisée du nom de la comédienne Gisèle Casadesus le 1 4 août, lors d’une cérémonie emplie d’émotions.

C’est en présence d’une dizaine de membres de la famille Casadesus que cette cérémonie dirigée par la maire d’Ars-en-Ré, Danièle Pétiniaud-Gros, a eu lieu, dont JeanClaude Casadesus, le fils de Gisèle et éminent chef d’orchestre.

« Nous rendons hommage à plus d’un siècle de grâce, de talent et de fidélité à l’art », a exprimé Danièle PétiniaudGros dans son discours. « Cette placette portera désormais le nom d’une femme dont la carrière longue, riche, intense a rendu honneur à la littérature, au cinéma et à la musique. En nommant cet endroit Gisèle Casadesus, nous offrons au village un espace dédié au théâtre et à la musique. »

Gisèle Casadesus, décédée le 24 septembre 2017, repose au cimetière d’Ars-en-Ré dans le caveau familial. La comédienne était une fidèle de l’île de Ré depuis 1922, date à laquelle son père acheta un moulin à Ars. Elle s’y réfugia

Jean-Claude Casadesus a pris la parole devant la cinquantaine de personnes présente pour l’occasion.

en 1940 pour fuir l’Occupation de Paris par les Allemands avec ses deux enfants

Jean-Claude et Martine. Nommée deux fois aux Molières en 1993 et en 1994 pour finalement obtenir un Molière d’honneur en 2003, Gisèle Casadesus

eut une carrière riche et longue. Elle revenait régulièrement à Ars-en-Ré, terre de vacances et de repos de toute la famille Casadesus.

« Je me souviens d’elle sur son vélo

jusqu’à 95 ans, descendant la rue Thiers en saluant d’un signe de tête tous les gens qu’elle croisait, avec beaucoup d’amour et de respect. (…) Elle était une femme élégante, lumineuse, coquette et bienveillante, accordant à chacun son sourire aimable et discret », s’est souvenue Danièle Pétiniaud-Gros.

Très ému, son fils JeanClaude a ensuite pris la parole et a remercié la municipalité d’Ars-en-Ré pour cet hommage rendu à sa mère. « Elle a adoré ce village, son port, ses paysages, ses marais, son air iodé. Et cet amour forcené, elle nous l’a transmis », a-t-il dit.

Au Bois-Plage, naissance ofcielle du lotissement du Pas des Bœufs

Lundi 4 août, entre souvenir et avenir, un nouveau quartier prend vie.

Familiale et détendue, l’ambiance est celle d’une belle fin de journée estivale. Avenue du Pas des Bœufs, sur le vaste terrain dévolu au programme boitais d’accession à la propriété et désormais découpé en onze parcelles, une ribambelle d’enfants trouvent le rendez-vous fort amusant.

Un projet enfin incarné Lancé en 2023, ce programme d’accession à la propriété répond à l’un des enjeux de la mandature en faveur du logement à l’année. Objectif : favoriser l’installation pérenne de jeunes familles en leur permettant de devenir propriétaires à des prix accessibles. Une stratégie visant notamment à maintenir la vitalité de l’école communale.

Après deux ans d’une procédure longue et complexe dont le résultat final a été validé à l’unanimité en conseil municipal le 20 mai dernier, les onze familles lauréates (sur quarante-deux dossiers reçus et vingt-neuf admissibles selon les critères déterminés), sont invitées ce lundi 4 août à visiter leurs parcelles, après avoir été reçues en mairie en juin pour les choisir et prendre connaissance de leurs engagements. Parmi eux, des visages connus, membres de

personnels communaux ou encore jeune entrepreneur sur l’Ile de Ré, tous conscients et heureux à la perspective de venir prendre racine ici, dans cet environnement exceptionnel situé entre plage et centre village, non loin de l’école où sont déjà scolarisés leurs enfants les plus âgés.

Vingt enfants à date

Et une moyenne d’âge de trente-trois ans pour leurs parents. « Les premières installations interviendront dès 2026 et ça tombe bien les classes sont gelées jusqu’en 2026 ! », se réjouit Gérard Juin, évoquant la convention d’insularité signée entre la CdC et l’Education nationale tout en rappelant que pour le moment, les fermetures de classes ne sont pas d’actualité au Bois. « Surtout avec le potentiel d’enfants », ajoutet-il, invitant avec humour les mamans à poursuivre l’élargissement de leurs familles. « C’est un projet qui nous tient cœur, maintenant à vous de le faire vivre », affirme l’élu.

Hommage à une élue engagée Une voie interne étant inscrite au plan général du lotissement, il convient de la baptiser et le nom choisi par la

municipalité est riche de sens à double titre puisque à la fois premier nom féminin de la commune et hommage appuyé à une ancienne élue, aujourd’hui disparue. « Brigitte Haas était médecin et adjointe en charge des affaires sociales et scolaires sous la mandature de Jean le Mao. C’est elle qui a créé la première garderie périscolaire du Bois-Plage », explique Gérard Juin. Ouverte tout d’abord uniquement le mercredi avant d’être élargie aux vacances scolaires, cette garderie était alors située… sur le site même où se tient l’assistance. La

plaque officielle est ensuite dévoilée par l’élu, accompagné de l’époux de Brigitte Haas, se déclarant extrêmement touché, ainsi que ses filles.

Après ce moment empreint d’émotion, place à la convivialité autour d’un verre de l’amitié, les nombreux enfants et futurs habitants de ce nouveau quartier n’ayant pas attendu pour s’égayer dans toutes les directions sur leur nouveau terrain de jeu...

Pauline Leriche Rouard

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Moment d’émotion devant la plaque portant le nom de Brigitte Haas.

Des dauphins, des enfants, des artistes : un festival tout en poésie

La Java des Baleines a vibré ce 12 août au rythme des animaux marins, des rires d’enfants et des notes de musique au milieu d’un décor orchestré par Grégory Ziebacz, Pierre Caillaud et Christian Charbonnel.

Dès 18h30, l’atelier argile a connu un joli succès : mains curieuses, yeux concentrés, les plus jeunes ont façonné baleines, dauphins et hippocampes, emportant avec eux un peu de l’âme marine du festival, sous la bienveillance de Christine Malbosc et Patricia Caillaud.

À 20h30, plus de cent cinquante personnes se sont rassemblées pour découvrir « Incroyables sauvetages de dauphins à l’île de Ré, le film de J.R. Meslin ». Un document captivant relatant les interventions menées ces dernières années par les pompiers, le Réseau National Échouages de Ré

Alerte à la population de La Flotte

Nature Environnement et les biologistes de l’Observatoire Pélagis. Dans la salle, les enfants ont été particulièrement attentifs, multipliant les questions après la projection. Guidés par Olivier Van Canneyt, Directeur adjoint de l’Observatoire Pélagis et Jean-Roch Meslin, réalisateur, ils ont exploré avec curiosité les mystères du comportement des dauphins et les défis du sauvetage des animaux.

Cette année, des dauphins ont également « volé »… mais dans les airs sous le chapiteau, grâce à la générosité du Rotary Club Île de Ré, qui a financé l’acquisition de ces surprenantes créatures marines. Frédéric Frouin, les a fait évoluer en apesanteur au-dessus des festivaliers. Une œuvre remarquable a été exposée : une grande vague sculptée, peuplée de mammifères marins, hommage poétique et esthétique aux océans. Ce travail collectif a été réalisé par Sandrine Mardon, responsable de l’atelier artistique et les résidents du Centre Départemental d’Accueil de Île de Ré (CDAIR) situé à St Martin. La soirée s’est achevée à 21h30 sur une note envoûtante avec le concert atmosphérique de Terminal Requin. Vibraphone, trombone et voix se sont mêlés aux sonorités électroniques pour transporter le public dans un voyage musical jusqu’aux abysses. Et pour sublimer cette immersion, les artistes de La Javadanseurs, acrobates et voltigeurs - ont

offert une prestation tout en douceur, évoquant le mouvement fluide des vagues et la grâce des animaux marins. Sous les jeux de lumière et les costumes illuminés, les corps virevoltaient comme des créatures bioluminescentes des profondeurs, créant un spectacle visuel aussi magique qu’aquatique. Andare Storto a accompagné ce concert par la création d’un tableau évoquant une

femme à la chevelure océane peuplée de mammifères marins.

Un festival où les dauphins étaient à l’honneur, la poésie au cœur et les enfants rêveurs...

Ré Nature Environnement

Avec le Plan Communal de Sauvegarde, mettez-vous à l’abri de l’information ! Inscrivez-vous au système d’alerte de la commune.

Dans le cadre de la mise à jour annuelle du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), la commune renforce son dispositif d’alerte à la population. Pour être prévenu rapidement en cas d’événement majeur (canicule, inondation, incendie, accident industriel, crise sanitaire, etc.), les habitants (permanents ou occasionnels) sont invités à s’inscrire au système d’alerte par SMS ou appel vocal.

Cette inscription permet à la municipalité de vous transmettre directement les consignes de sécurité et les informations essentielles lorsque le PCS est déclenché.

Pour vous inscrire, il vous suffit de remplir le formulaire disponible en ligne à l’adresse suivante : https://app.numerisk.fr/picrim/La_Flotte/inscriptions/ 538b113c-97da-49fb-877d-d8567d31eaf3

Les informations recueillies sont strictement confidentielles et ne seront utilisées qu’en cas d’urgence ou d’événement lié à la sécurité civile. Ce service est gratuit et ouvert à tous les résidents et visiteurs de la commune, quel que soit leur âge ou leur situation.

Date limite de déclaration pour la prochaine mise à jour du dispositif : 17 octobre 2025. Pour toute information complémentaire ou assistance à la saisie du formulaire, vous pouvez contacter la mairie au 05.46.09.60.13 ou par mail à mairie@laflotte.fr.

Anticiper, c’est déjà se protéger. Ensemble, soyons prêts. Communiqué de la mairie de La Flotte

Numerisk : un outil de planification des opérations.

Les danseurs de La Java accompagnent le groupe Terminal Requin.
Olivier Van Canneyt et Jean-Roch Meslin répondent aux nombreuses questions.
Les trapézistes de La Java avec le dauphin.

Des enchères décalées pour le patrimoine maritais

Organisées par l’association Ile, Arts et Culture, en partenariat avec la commune de Sainte-Marie de Ré, ces enchères d’œuvres artistiques auront lieu le samedi 13 septembre prochain. Objectif : contribuer au financement de la restauration du patrimoine maritais, notamment de son église.

Ces enchères exceptionnelles porteront sur cinquante-quatre œuvres artistiques : peintures, photos, dessins, sculptures, céramique, objet décalé... Offertes par les artistes pour cette soirée d’enchères, celles-ci seront exposées au public le même jour de 14 heures à 19 heures, salle des Paradis. Les œuvres émanent en priorité d’artistes rétais,

La restauration de l’église en bref

- Eglise du XIV e siècle

mais aussi rochelais, vendéens ou encore bretons. Les mises à prix s’étaleront entre 35 € et 500 € , nul doute que les enchères grimperont, du fait de la qualité des œuvres et de l’enjeu de ces enchères, au service du patrimoine. L’entrée sera gratuite pour cette vente aux enchères qui débutera à 20 heures (accueil à partir de 19h), orchestrée

- Le clocher a été restauré, ainsi que les vitraux, le parvis sera terminé mi-septembre 2025

- Doivent encore être restaurés l’intérieur de l’église : sol, portails, murs

- Coût total : 1,5 M € , financés essentiellement par un emprunt.

- Des ressources complémentaires sont issues des recettes d’animations : loto, vente de bouteilles de vin, belote, action Fondation du Patrimoine... et donc ces enchères.

E XPOSITION- V ENTE

par un comédien incarnant le rôle de commissaire-priseur. Bien connu à Sainte-Marie de Ré où il a plusieurs étés de suite joué le rôle de crieur de rue, pour annoncer notamment les animations, mais aussi sur l’île de Ré où il arpente pour le second été les pistes cyclables en tant que Cap’tain sécu de la CdC, Sébastien Blanc mettra eux enchères et attribuera chaque œuvre, l’ensemble de celles-ci étant remises à leurs heureux acquéreurs en fin d’enchères.

En milieu de soirée, une pause gourmande avec la vente de desserts et boissons sera proposée aux participants.

Nous présentons à titre d’illustrations une sélection de quelques œuvres, bien d’autres artistes seront à découvrir...

La capacité de la salle étant limitée à 250 chaises, il est possible de réserver sa place (voir encadré).

Anne Pawlak, conseillère municipale de Sainte-Marie de Ré, déléguée au patrimoine, et Isabelle Chevallier, présidente d’Île, Arts et Culture vous attendent nombreux à ces enchères, inédites sur l’île de Ré.

Nathalie Vauchez

Enchères exceptionnelles et décalées

Samedi 13 septembre 2025

Exposition de 14h à 19h

Début des enchères à 20h

Salle des Paradis - Sainte-Marie de Ré

Réservation possible au 06 74 53 57 99 ou à info@saintemariedere.fr

Une biennale pour la restauration de l’église d’Ars

La quatrième exposition-vente « L’Amer et le Clocher » a eu lieu du 4 au 10 août à la salle du Havre, à Ars-en-Ré. Quelle est la philosophie de ce qui est devenu une biennale et se préoccupe d’aider à la restauration d’un bâtiment emblématique : l’église d’Ars ?

Imaginée et animée par Valérie Solvit, directrice d’une agence de communication, sous le haut patronage de la mairie d’Ars-en-Ré et de l’Association des Amis de l’église d’Ars, cette exposition-vente créée en 2019 a lieu tous les deux ans et permet de rassembler des fonds afin de contribuer à la restauration de certains éléments du mobilier de l’église comme prévu dans les statuts de l’association : « réunir tous les acteurs de la vie spirituelle, culturelle et matérielle de l’église en vue d’apporter l’aide nécessaire à l’aménagement, l’entretien et la valorisation de son patrimoine. »

Des talents différents pour une cause patrimoniale Attachée depuis toujours à Ars-en-Ré où elle a passé son enfance, Valérie Solvit consacre beaucoup de temps et d’attention à cette biennale. On dit qu’elle est capable de déplacer des montagnes lorsqu’elle souhaite obtenir quelque chose. La réalité est plus simple : communicante parisienne connue, elle sait mobiliser un carnet d’adresses bien fourni.

Soixante-dix artistes : peintres, photographes, sculpteurs ont ainsi répondu à son appel pour cette dernière édition, dont le thème était « Le Ciel et l’Amer ». Depuis le début, cette manifestation attire les dons de grandes signatures telles Fabrice Hyber qui a pour l’occasion réalisé une maquette de l’église Saint-Etienne, Richard Texier, Olivier Suire et d’intellectuels aimant Ars, telles Sylviane Agacinski ou Julie Cristeva. De toute manière, Valérie Solvit, qui décide du thème de la manifestation, opère un choix très qualitatif parmi les œuvres offertes, si bien que cette exposition est un véritable événement artistique. Un catalogue est réalisé tous les deux ans sur un papier de qualité, « un véritable petit musée portatif » selon Valérie Solvit, que l’on peut acquérir pour 30€. Cette année, il était vendu avec la possibilité de choisir entre trois couvertures représentant chacune le don de l’un de ces trois artistes : François Cante-Pacos, Anne Roger-Lacan et Pierre Wiazemsky alias Wiaz, trois fidèles qui soutiennent régulièrement la biennale.

Ainsi que Valérie Solvit l’explique, les dons peuvent se présenter de manière différente ; il peut s’agir « d’un geste d’une forme, d’une pensée, d’une écriture, d’un regard, d’un élan de beauté et de cœur. » Jean-Claude Casadesus a ainsi offert la partition du 2e mouvement de la 5e Symphonie de Franz Schubert annotée de sa main, l’ancien premier ministre Lionel Jospin avait en d’autre temps, composé un poème ayant pout objet l’amer et la commissaire de l’exposition elle-même a écrit un florilège de poèmes traitant de notre vie ici bas sous la forme du clocher d’Ars.

Résultat d’une mobilisation sans faille

Concrètement un certain nombre de travaux ont déjà pu être effectués avec les fonds récoltés, entre autres la restauration de tableaux du XVIIe et du XVIIIe siècles et la fabrication de nouveaux bancs. Le plus important reste à faire, la sacristie, lieu sacré mais également une pièce contenant des équipements faisant fonctionner toute l’église et qui ont besoin d’être remis aux normes ; il faudra probablement plus d’une biennale pour en assurer la restauration.

Catherine Bréjat

Le Lizay - Olivier Tourillon.
Bijou : Astrolabe Ré Ruben Henriquez.
Les Sonates - Patrick Pacciarella. Portrait - Joseph. Je Guette (le chat) Elisabeth Mertz.
Peinture de la côte réalisée par le dessinateur de presse Wiaz, un amoureux du village d’Ars-en-Ré.

L’île aux Livres, « un foisonnement de talents »

Miguel Bonnefoy, Grégoire Delacourt, Dorothée Olliéric, Eric Fottorino, François-Henri Désérable, Christophe Licata, Emmanuel Ruben, Allain Bougrain-Dubourg, Christian Saint-Etienne... les têtes d’a f fiche étaient nombreuses cette année encore au Salon du livre de l’île de Ré. Et les rencontres belles avec bien d’autres auteurs présents.

Au-delà des dédicaces dans la grande salle polyvalente, occasion de brefs et parfois émouvants échanges avec nos auteurs préférés ou avec d’autres que l’on découvre à l’occasion de cet évènement, l’un des incontestables succès du Salon fut encore les tables rondes.

Le « best-seller » des tables rondes Dès le vendredi après-midi, la première d’entre elles, réunissant les écrivains

de l’île de Ré et de la région a réuni un public dense, elle fut empreinte d’une forte émotion. Toutes celles qui ont suivi ont fait le plein, témoignant de l’appétence du public pour ce type d’exercice, où les auteurs livrent un peu plus d’euxmêmes. Car comme le disait Marcel Proust, « lire c’est une amitié », ouvrir un ouvrage c’est créer un lien d’amitié avec quelqu’un que l’on ne connaît pas, rentrer dans une forme d’intimité. Les tables rondes permettent de prolonger ce lien et d’échanger avec l’auteur. Comme chaque année depuis longtemps maintenant, elles ont été « modérées » bénévolement par Pauline Leriche Rouard et Marie-Victoire Vergnaud, qui les préparent longtemps à l’avance, en commençant par lire l’intégralité des ouvrages concernés avant d’envisager

les dialogues avec leurs auteurs. Les ateliers créatifs, animés à tour de rôle par différents auteurs jeunesse, sous un tivoli sur le parvis, ont aussi très bien fonctionné. Une autre forme de rencontre ludique et artistique, de nature à faire naître ou renforcer l’amour des livres auprès des plus jeunes. L’inauguration formelle samedi en début d’après-midi par les organisateurs Joschi Guitton et Stéphane Guillot, entourés du député, du président de la CdC, des conseillers départementaux et des maires du Bois-Plage et de Saint-Martin et des écrivains présents au salon fut encore et toujours l’occasion pour chacun de rappeler le caractère essentiel de la lecture. Les élus de l’île de Ré sont attachés au Salon, qui depuis dix-huit ans anime intelligemment le cœur de l’été et « La CdC continuera de soutenir cet événement, qui connaît des hauts et des bas mais est désormais profondément ancré dans l’agenda estival », dixit Lionel Quillet, son président. Puis ce fut le temps de la remise des prix l’Île aux Livres : celui d’Ici La Rochelle à Grégoire Delacourt pour « Polaroïds du frère » édité par Albin Michel. Et celui de Ré à la Hune au très talentueux Mathieu Latour. Au-delà de son magnifique ouvrage de photos et textes, co-réalisé avec Hervé Roques « L’île de Ré sauvage et naturelle » édité par La Geste, notre journal a souhaité saluer l’ensemble de la démarche de ce jeune Rétais en faveur de la sensibilisation du public aux espèces animales menacées,

avec notamment son projet « Regards d’extinction » . Les deux lauréats ont reçu des mains du président de l’Atelier Quillet leur ouvrage habillé et relié par cette entreprise du patrimoine vivant nichée au cœur du village artisanal de Loix, un exemplaire unique qu’ils garderont chacun précieusement.

« Les rencontres sont l’ADN du Salon »

« Cette édition a été positive, malgré la chaleur nous avons eu du monde très régulièrement, les tables rondes ont été un « best-seller » dès le vendredi début d’après-midi et jusqu’au dimanche soir, y compris les premières du matin à 10h. Les sujets intéressent vraiment les Rétais et les vacanciers. Ces rencontres entre

Une petite pause gourmande au tivoli marocain.
Christophe Licata, danseur-chorégraphe star de l’émission « Danse avec les stars ».
Démarrage du Salon, vendredi après-midi.
L’heure de l’inauguration pour Joschi et Stéphane, entourés des élus.
(Lire la suite page 9)
Allain Bougrain-Dubourg, fidèle du Salon du livre de l’île de Ré.
Mathieu Latour, prix l’Île aux Livres - Ré à la Hune 2025 et Joschi Guitton.
© Nathalie

auteurs et lecteurs lors des conférences mais aussi dans la grande salle sont l’ADN du Salon, mais aussi celles entre auteurs, qui apprécient de se découvrir ou d’approfondir leurs liens. Le Salon du livre est un lieu de rencontres ! Les ateliers créatifs avec les enfants, très variés illustrent aussi cette volonté que nous avons de privilégier la proximité et la rencontre », explique Joschi.

Cette 17è édition a vu aussi l’organisation d’une « rencontre olfactive » avec Paul Richardot, un moment interactif très apprécié des soixante heureux inscrits, jauge maximum. Autre moment très fort, la projection du film « La Liberté ne meurt jamais. Chroniques ukrainiennes. » de Damien Castera, suivie d’un entretien avec l’auteur du livre édité chez Gallimard. Contrairement à la plupart des salons littéraires, où les auteurs sont rémunérés pour participer à des rencontres, tous les participants des tables rondes du BoisPlage interviennent gratuitement.

Côté ventes, même si tous les comptes ne sont pas encore faits alors que les portes du Salon viennent de se refermer, Joschi estime qu’elles sont du même niveau que celles de l’an passé. Si la crise sanitaire du Covid a marqué une inflexion dans la courbe, qui n’a depuis retrouvé ses niveaux des années fastes, les ventes restent intéressantes. Pour l’anecdote, notre jeune lauréat Mathieu Latour a vendu tout son stock, qu’il a dû réapprovisionner dès le vendredi soir auprès de la librairie du Bois-Plage !

Rendez-vous à l’été 2026 !

Grâce aux nombreux bénévoles - une denrée qui se raréfie dans les associa-

tions - l’organisation de l’île aux Livres fut fluide. « Tout s’est bien passé, à tous les niveaux, le livre fédère tous les acteurs autour de lui et c’est là la plus belle réussite du Salon », concluent Stéphane et Joschi.

Rendez-vous est donné à tous les amateurs de l’île aux Livres à l’été 2026, sans qu’aucune date ne doit encore donnée. Si une rumeur a couru dans les allées du Salon, prêtant aux organisateurs l’intention de le décaler au mois de septembre - qui marque la rentrée littéraire et pourrait être propice à la venue d’auteurs en promotion de leur tout dernier livre -, Joschi et Stéphane ne confirment ni n’infirment, même si le maintien au mois d’août semble tenir la corde... Ré à la Hune mettra fin au suspense en avant-première, c’est promis !

Nathalie Vauchez

L’expression d’un terroir préservé

Cellier de vente

Vin Charentais, Cognac, Pineau des Charentes

Oenotourisme

Dégustation, visite de cave, balade à vélo ou à cheval dans les vignes

Evénements professionnels

Séminaires, team building, journées d’études, assemblées générales

Les ateliers créatifs - ici avec l’éditrice jeunesse Fabienne Billon - ont fait le plein.
Miguel Bonnefoy et François-Henri Désérable, complices.
Paul Richardot, ici avec Joschi, a animé une rencontre olfactive très appréciée.
Beaucoup d’émotion avec Hervé Tamé et son île ado Ré.

Boire La Tasse : un festival pop et électronique engagé

Samedi 6 et dimanche 7 septembre 202 5 , tout l’après-midi et une bonne partie de la nuit, le site de Sablanceaux accueillera la 3 ème édition de ce festival pop, électronique, de la chanson et musiques du monde destiné à un public jeune et familial. Plus de deux mille personnes sont attendues par l’équipe organisatrice de Café noir production.

Une belle programmation musicale, bien sûr, mais aussi une gastronomie locale, un marché de créateurs et des animations tout le week-end pour toutes les générations, sans oublier un grand vide-dressing ouvert à tous (sur inscription) le dimanche, c’est tout cela le festival Boire La Tasse... un évènement engagé pour la diversité, l’équité et la protection du littoral. Alors que la rentrée scolaire aura tout juste sonné et que les aoûtiens auront laissé place à un tourisme d’arrièresaison plus serein, Boire La Tasse traversera pour la 3è fois le pont de l’île de Ré, pour un week-end d’été indien. Après deux ans d’open-airs gratuits sur l’île et d’évènements produits avec succès en Charente-Maritime, la formule évolue mais l’esprit du festival reste le même.

2 scènes, 20 artistes, 200 bénévoles, 2000 festivaliers !

L’accessibilité est au cœur de la démarche des organisateurs avec une journée entièrement gratuite et une entrée sur billetterie à prix avantageux via Shotgun à partir de 18h le samedi 6 septembre. La journée et la soirée du dimanche seront entièrement gratuites. Et comme l’ambition du festival est de proposer une offre culturelle « hors saison » de qualité qui fait le pont entre Rochelais et Rétais, une navette gratuite permet de passer le pont de l’île de Ré. Les festivaliers sont accueillis au camping Les Acacias de Rivedoux (20 mn à pied du site du festival), à réserver aussi sur la billetterie du festival.

Deux scènes seront installées pour les deux jours, vingt heures de musique programmées, par plus de vingt artistes.

Samedi 6 septembre, entre 15h et 18h, un atelier d’écriture rap et poésie, gratuit et sur inscription, sera proposé par le rappeur-poète rochelais Hippocampe Fou. Un tremplin « More women », concours dédié à la visibilité des femmes DJ dans la scène électronique donnera lieu - après sélection des candidates - à des sets en live durant le festival. Juliette Magnevasoa, Hugo Pillard et son projet Trente, Miel de Montagne pour un concert tendre et explosif, Marta - duo techno atypique - Jabberwocky - groupe phare de la French touch des années

2010 et la DJ Naajet – qui proposera un DJ set explosif accompagnée de deux danseurs, le programme du samedi sera dense et diversifié.

Dimanche 7 septembre , place au vide-dressing participatif pour chiner, échanger ou vendre vêtements et accessoires dans une ambiance conviviale. Cet espace sera ouvert à tout le monde, l’inscription de 15 € vous donnera accès à un stand pour exposer vos trésors de placard. Née de l’imagination d’Hugo Pillard, la radio live SOPORI FM diffusera des berceuses ambiantes et poétiques, pour une parenthèse musicale douce. Tiny Mess, musicienne rochelaise alliant pop expérimentale, néo-soul et folk, suivie de Pat Kalla - poète grooveur franco-camerounais qui sera entouré du Super Mojo pour un show musical multiculturel -, puis de Bonne Nuitduo new wave engagé et du groupe rochelais Le Biscuit proposant une pop raffinée, bien connu des Rétais.

Des animations éclectiques tout au long du festival Tout au long du festival, se dérouleront un marché de vingt-cinq créateursbijoux, accessoires, vêtements, tatouage, cosmétiques..., des animations variées l’après-midi - karaoké live, atelier d’écriture, pétanque, fresque, stand paillettes et déguisements, beer pong, aérobic électronique, sieste musicale, contes pour enfants, DJ sets rétro et une gastronomie locale et de qualité, en circuit court avec différents partenaires - bulles de Bières de Ré et de Mélusine, huîtres de Dealer d’Iode, food-trucks locaux : Crocos Club et Matahari Boui Boui avec options végétariennes et vegans !

Familles la journée, jeunes en soirée, le public visé est large et hétéroclite, gageons que « le festival le plus iodé de Charente-Maritime » fera le plein pour cette 3è édition.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

Festival Boire La Tasse Samedi 6 et dimanche 7 septembre 2025 à Sablanceaux (au 1 er rond-point à l’entrée de l’île)

Le site sera ouvert de 14h à 3h samedi 6 et de 12h à minuit dimanche 7 septembre Gratuit jusqu’à 18h samedi 6 puis entrée sur billetterie. 100 % gratuit dimanche 7 septembre (prix libre encouragé).

Billetterie via Shotgun www.festivalboirelatasse.fr boirelatasse.festival

Ciné concert et stage de création musicale

le compositeur et cinéconcertiste Christian Leroy, accompagnateur de films de renommée internationale, qui animera également le ciné-concert.

Sous l’égide d’Alain Pétiniaud, coordinateur de « cinéma en bibliothèque » à Ars-en-Ré, la bibliothèque d’Ars organise un cinéconcert dans la salle des fêtes autour du film Le Caméraman (intitulé également L’Opérateur) de Buster Keaton, le mercredi 27 août à 20h30.

Cet évènement sera cette année précédé d’une offre de stage de création musicale sur des films muets des tous débuts du cinéma. Il sera encadré par

Cette formation musique à l’image apporte les fondements de la recherche musicale adaptée à l’image, elle sensibilise à la fonction du son et de la musique au cinéma et comment produire une musique de film.

A l’issue du stage les jeunes présenteront le 27 août à la salle des fêtes d’Ars-en-Ré un ciné-concert en première partie de Christian Leroy. Le film présenté sera Les Pionniers du Cinéma produit par les Enfants de Cinéma et le CNC.

L’objectif de ce stage est de guider les jeunes dans les différentes étapes de la création de la musique à l’image, par la réalisation de maquettes à l’aide

de programmes de musiques assistées par ordinateur (MAO). Sont concernés les musiciens de tous instruments et de tous niveaux.

Au programme : compréhension de la culture de l’image, analyse des scènes, développement du discours musical, établissement d’une structure musicale globale, programmation des idées dans le séquenceur « Logic pro », utilisation d’instruments acoustiques et virtuels en fonction de l’esthétique choisie, arrangement et orchestration,restitution des différents travaux et diffusion d’un ciné-concert.

Compositeur, pianiste, ciné-concertiste , Christian Leroy s’est imposé depuis voici 40 ans comme l’un des compositeurs les plus créatifs en Europe. Christian Leroy commence très tôt à accompagner des films muets. Ainsi explore-t-il le répertoire du cinéma muet comme improvisateur dans à

peu près 200 films. Par ailleurs, il est invité comme ciné-concertiste dans des Festivals et Scènes Nationales à l’étranger. Outre ses compositions pour le cinéma muet, Christian Leroy a composé une cinquantaine de musiques de films : animation, documentaires, cinéma d’auteur, sélectionnés et primés dans les plus grands festivals.

Informations recueillies par NV

A telier de musiques de films

Production M.A.I.R.M. Direction : Christian Leroy - Création sonore et musicale collective sur grand écran. Du lundi 25 au mercredi 27 août de 9h à 12h et de 14h à 17h

27 août : 17h répétition

Le nombre de place est limité à 8 stagiaires. Inscription à la bibliothèque d’Ars-en-Ré, 13 rue du Havre, au 05 46 43 16 46 ou sur bibliotheque@arsenre.fr

Sainte-Marie de Ré, village étoilé

Pour la 12 ème édition du Village Etoilé (gratuite), la commune de Sainte-Marie de Ré vous donne rendez-vous mardi 26 août 2025 à partir de

18h sur le Parvis de la mairie. Au planétarium, salle des Cérémonies, plongez au cœur de la voûte céleste et de l’univers : 2 séances d’1 heure à 18h et à 20h. Attention, places limitées.

De 19h30 à 21h, la LPO répondra à vos questions sur la biodiversité.

A 20h30, le groupe « Baby Brass Band » animera le Parvis de la Mairie.

A 21h15, muni d’un lampion qui vous sera distribué, vous partirez en musique à travers les ruelles du village en direction de la place de l’église. Vous vous arrêterez en chemin pour découvrir les animaux de la nuit avec les écogardes de la CDC de l’île de Ré et pour écouter un conte sur le ciel et ses étoiles. Terminus place de l’église où vous observerez le ciel étoilé avec Ré Astronomie. CP

Une course des OFNI aux couleurs de l’Amérique

Rendez-vous immanquable pour tous les Casserons, le challenge des Objets Flottants Non Identifiés s’est tenu le 3 août sur le bassin des Optimist d’Ars-en-Ré.

Une fois encore cette course bonenfant a réuni plusieurs centaines de personnes. L’Association d’Information Arsaise avait choisi cette année un thème en lien avec les 80 ans de la

libération de l’île de Ré : l’Amérique. Les festivités ont commencé par des joutes nautiques qui ont opposé une douzaine de concurrents. Le Challenge a ensuite rassemblé huit embarcations, toutes aussi farfelues les unes que les autres, et qui avaient pour mission de ramener un maximum de chevaux et de vaches « sauvages » disséminés sur le plan d’eau.

AB

R é à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.

Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Pauline Leriche Rouard, Eugénie Rambaud, Jordan Riché, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 - rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240 Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr

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© Patrick Goumard
Les rires et les applaudissements du public ont une fois encore résonné sur le plan d’eau d’Ars grâce aux OFNI.

Après la submersion, l’érosion au cœur des préoccupations

La déclaration de Fabrice Luchini* à la mi-septembre 202 3 aura décidément suscité bien des moqueries. Prenant le contre-pied de ces propos « choc », Lionel Quillet, président de la CdC de l’île de Ré, et Patrick Rayton, 1 er vice-président en charge du littoral, se sont attachés à présenter devant un auditoire de 400 personnes la stratégie de défense du territoire menée à l’unanimité par les élus communautaires.

Beaucoup de résidents secondaires bien sûr pour cette 1ère réunion 2025 qui se tenait à Ars-en-Ré au plus fort de l’été, mais aussi des habitants permanents soucieux de connaître l’avancée du projet de défense contre l’érosion, après les réunions publiques de l’été 2024.

Un choix politique unanime des élus rétais Première des protections de l’île de Ré, l’urbanisation faible (20 % du territoire), même si Xynthia a rappelé que « l’Etat n’a pas fait le boulot sur l’entretien des digues pendant 70 ans ». Ne pas construire dans l’inondable, autre prise en compte du risque. Oui l’île de Ré est à risque, comme 78 % de La France à risque d’inondation - maritime ou fluviale -, sismique, nucléaire, industriel... Mais elle a pris à bras le corps une gestion intégrée de son territoire et de son littoral. Et elle a fait le choix de ne pas laisser aux communes la responsabilité de la gestion du trait de côte. Or, autant la protection contre la submersion, via la compétence Gemapienne, est une obligation de la collectivité intercommunale, autant rien ne l’oblige à prendre en charge la lutte contre l’érosion. Le président de la CdC a évoqué l’île toute proche d’Oléron, où la CdC souhaite solliciter financièrement les communes, ce qui n’est pas de leur goût. « Sur l’île de Ré nous avons le projet, les financements (l’écotaxe va être d’une aide précieuse) et la gouvernance avec la CdC qui assure la cohérence de l’action. Il s’agit d’un choix politique fait à l’unanimité des élus. » Or, si l’Etat a largement contribué, notamment via le Fonds Barnier, au financement des travaux dits d’urgence puis du PAPI 1** (digues) et continuera, dans une moindre mesure au financement du PAPI 2 (protection des communes du nord autour du Fier d’Ars), il n’interviendra pas en matière d’érosion.

Une protection « endiguement » à 119 M€

On ne revient pas sur les travaux d’endiguement déjà réalisés (Xynthia + travaux d’urgence + PAPI 1), qui représentent 68 M € dont 15 M € financés par la CdC et sur ceux prévus au PAPI 2 aujourd’hui estimés - après actualisation liée aux surcoûts de 14 M€ pris en charge par la seule CdC à ce stade - à 51 M € , qui seront théoriquement financés à hauteur de 23 M€ par la CdC rétaise. Soit un plan de protection PAPI 1 + 2 à 119 M€, dont 38 M€ financés par la CdC « sans hausse de la fiscalité locale », qui fait et fera de l’île de Ré « le territoire le plus protégé de France ». Du moins à niveau Xynthia + 20 cm, « toutes nos digues sont au niveau le plus élevé possible, l’île est protégée du risque submersion ». « Le plus gros risque pour l’île de Ré n’est pas la montée des eaux liée au réchauffement climatique mais l’évènement climatique. Le zéro risque n’existe pas », a tenu à préciser Lionel Quillet, remerciant au

passage le soutien politique fort de Dominique Bussereau, alors président du Département de Charente-Maritime et... une certaine Elisabeth Borne, alors ministre de l’Environnement, qui a donné in extremis son feu vert à la CMI (Commission Mixte Inondation) pour un PAPI 2 à 35 M € , alors que celle-ci s’apprêtait à le valider à 3 M€ « Pas mal pour protéger trois mille personnes, les résidents secondaires n’étant pas pris en compte par l’Etat » dans ses analyses coûts-bénéfices (ACB) !

On espère qu’à horizon 2030 la commune des Portes sera protégée, le début des travaux étant espéré pour 2027, ainsi sur la période 2011-2030, ce sont 100 M€ de travaux de digues qui auront été réalisés. Et pour les maisons en vulnérabilité, car hors zone PAPI mais en zone à risque de submersion, un plan d’action a été lancé***.

La lutte contre l’érosion, second volet de protection du littoral rétais

Si digues et enrochements représentent une protection efficace, il n’en reste pas moins qu’une partie importante de notre littoral est composée de cordons

dunaires et falaises, comme l’illustre la carte ci-dessus. Autant de points faibles par lesquels peut rentrer la mer.

Ainsi, Patrick Rayton a-t-il présenté la stratégie de lutte contre l’érosion élaborée par la CdC de l’île de Ré avec ses cabinets d’études. Répondant d’emblée à ceux qui prétendent que « l’île de Ré ne s’y prend que maintenant », le 1er viceprésident de la CdC a rappelé que « voilà déjà quinze ans qu’on y travaille ». « On a mis en place un observatoire de l’évolution du trait de côte dès 2013 avec des suivis topographique,

bathymétrique, du niveau d’eau et climatologique, on l’a étendu aux côtes à falaise en 2021, on a élaboré un bilan de dix années d’observations en 2023 et lancé l’élaboration de la Stratégie locale de gestion de la bande côtière (SLGBC) de l’île de Ré. Cela nous permet de bâtir un Schéma de lutte contre l’érosion à 30 ans. Il a été lancé en septembre 2024, il nous reste une étape à partir d’octobre 2025 pour clôturer ce Schéma et prioriser les cent actions qu’il prévoit et définir qui en est responsable. Ce qui veut dire que pendant 30 ans et au-delà il faudra que la CdC et les élus de l’île de Ré restent solidaires sur ce sujet. Et évidemment ce plan sera évolutif. L’intercommunalité va en assurer la gouvernance, les communes agissant au niveau de leur Plan communal de sauvegarde (PCS). » « Bien sûr, il faudra la bénédiction des services de l’Etat, qui ont demandé à la CdC de leur présenter un « projet global enrochement, réensablement, entretien » pour toute l’île de Ré ». Si la CdC de l’île de Ré est très volontariste, en fonction du statut de chaque ouvrage, il faudra définir qui de la collectivité ou du privé (particulier, entreprise... ) en endossera la maîtrise d’ouvrage ; par exemple, on sait que dans le plan de poursuite de l’activité d’Atalante (devenu Relais Thalasso île de Ré) post Xynthia il est prévu que cette entreprise assume les travaux. Par ailleurs, dans le cadre de la révision du PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) en cours jusqu’en 2029, la connaissance du risque Erosion devra être prise en compte, avec des contraintes réglementaires supplémentaires. Des relocalisations, par exemple de chemins, bâtiments ostréicoles ou commerciaux, parking... seront possibles, s’il n’y a pas de solution de lutte contre l’érosion.

Priorisation des actions « L’ensemble des actions et leur calendrier seront présentés dans quelques mois. Ce Schéma tient compte de la sensibilité socio-économique, environnementale et patrimoniale des secteurs, celle-ci pouvant être « très forte », « forte » ou « moyenne ». » Cette carte ci-contre est explicite, les sites du Sémaphore de Saint-Clément, de Grignon et du Martray à Arsen-Ré, de

l’Atalante à Sainte-Marie, de La Garenne et de La Corniche à Rivedoux-Plage sont à sensibilité très forte, donc on l’imagine aisément, prioritaires.

La « résilience adaptée »

Les modes de gestion de l’érosion côtière seront adaptés, ce que Lionel Quillet appelle « la résilience adaptée » : évolution naturelle surveillée, accompagnement des processus naturels, lutte active souple ou dure, repli stratégique. Seront différenciées l’érosion pouvant entraîner de la submersion marine et l’érosion uniquement. En fonction de chaque typologie de secteur : zone urbaine dense, zone naturelle aménagée ou zone d’activité économique, les scénarios seront identifiés, puis hiérarchisés. « On a du mal à savoir comment intervenir sur les falaises », a précisé Patrick Rayton. La gestion de la bande côtière (études et travaux) a déjà coûté 6,1 M€ TTC entre 2013 et 2025 (financés par la CdC à hauteur de 5,7 M € ) et la CdC prévoit de financer des travaux à hauteur de 1,5 M € par an sur les dix prochaines années, soit 15 M € . Ce montant doit encore être délibéré en Conseil communautaire à la rentrée.

Si l’on cumule luttes contre la submersion et contre l’érosion, le total de la protection du littoral rétais devrait coûter 140 M € , dont 60 M € financés par la CdC, l’équivalent de son budget annuel. Avec heureusement le principe de financement de la lutte contre l’érosion dunaire par l’écotaxe acté par les services de l’Etat. « Bien sûr, l’Etat doit valider l’ensemble, cela passe même par la signature du Ministre, tout va se jouer dans les six mois. De même, on n’est pas à l’abri de contentieux, comme il y en a eu sur les digues. On espère réaliser les premiers travaux en 2026, on veut aller vite, on va demander aux maires de valider les cent projets à réaliser. Chaque commune aura son projet prioritaire. », a conclu Lionel Quillet, saluant « le socle phénoménal » que représente Patrick Rayton (qui ne se représente pas aux élections municipales 2026), ainsi que le travail des services de la CdC.

Nathalie Vauchez

* « Moi, j’ai revendu ma baraque de l’île de Ré, parce que le mec m’a dit que dans douze ans, il n’y aura plus d’Île de Ré. J’ai senti qu’il fallait s’arracher. Dans douze, quinze ans, il n’y aura plus d’Île de Ré, plus de Noirmoutier, il n’y aura plus rien ! La mer va monter... », avait-il déclaré le 15 septembre 2023 dans l’émission « C à vous », sur France 5, avec toute la mesure qui le caractérise...

**PAPI : Plan d’actions de prévention des inondations

***Lire notre récent article paru dans Ré à la Hune 304 : www.realahune.fr/maisons-vulnerables-sepremunir-contre-les-inondations/

Une 2 ème réunion publique « Stratégie de lutte contre l’érosion » se tiendra mardi 23 septembre à 18h30 salle des Paradis, à Sainte-Marie de Ré.

La Biscuiterie de Ré mise sur l’authenticité

La Biscuiterie de Ré est une belle réussite à la rétaise, issue du dynamisme, du sens commercial, de la passion du métier et de la volonté de Daniel Vallégeas de n’utiliser que des produits de qualité. Mais cela ne s’est pas réalisé sans di f ficultés.

C’est en 1972, alors jeune artisan boulanger, que Daniel prend en main la boulangerie coopérative du bourg de la Noue et pose les bases d’un savoir faire très attaché à la qualité. Daniel va fabriquer en priorité ce qu’il sait magnifiquement réaliser : du pain et des viennoiseries, dont les brioches, produit phare de la maison, puisque l’entreprise en produit environ dix-sept mille par an dont mille cinq cents vendues la semaine du 15 août. Les clients viennent directement au « P’tit Labo », Place des Tilleuls, guidés par la bonne odeur de la brioche et des biscuits tout juste sortis du four. Le « P’tit Labo » est le centre névralgique de l’entreprise : on y fabrique tous les produits et le point de vente est ouvert en juillet et août, 7 jours sur 7 et de 7 heures à 13 heures !

atteindre quotidiennement en période estivale vingt-trois à vingt-cinq mille biscuits, fabriqués au labo entre 4h du matin et 12h30. En 1995, son fils Eric rejoint l’entreprise et c’est ensemble qu’ils vont fonder, à SaintMartin de Ré, un atelier et une boutique dédiés à l’univers du chocolat et du caramel, donnant naissance à la marque « île de Ré Chocolats ». Une incursion majeure, à l’époque dans l’île de Ré, dans le monde du chocolat que Daniel a dû apprendre à connaître et à travailler. Le magasin « Au planteur de cacao » à SaintMartin propose une trentaine de chocolats dont le célèbre Fort Boyard (marque déposée et protégée) ainsi qu’une visite de la fabrication avec salle de projection où découvrir l’histoire et la transformation du chocolat.

pour développer sa diffusion, Daniel n’aurait pas tenu le coup sans le soutien de sa conjointe Corinne, également rétaise. Arrivée à la boulangerie en juin 1997 pour faire la saison avant d’intégrer la chocolaterie où un poste l’attendait, Corinne se révélera une aide indispensable s’occupant de développer la prospection. Infatigable, elle a l’œil à tout, empêchant Daniel de céder à son péché mignon, c’est-à-dire, créer des nouveautés, dont il est préférable d’avoir étudié la rentabilité au préa-

lable ! Et sans elle, Daniel, qui est 2e adjoint à la mairie de Sainte-Marie de Ré, en charge des marchés, du commerce et de l’agriculture aux côtés de la maire Gisèle Vergnon, n’aurait pu remplir correctement sa tâche.

Entreprise familiale typiquement rétaise dans son fonctionnement et son développement, la Biscuiterie de Ré a encore de beaux jours devant elle avant de se poser le problème de la transmission.

Catherine Bréjat

Daniel Vallégeas devant Le P’tit Labo, arborant fièrement ses brioches, produit phare de la maison.

Une fabrication artisanale, fidèle aux traditions

Puis, Daniel développera petit à petit une gamme de biscuits simples et naturels, dont l’irrésistible sablé rétais et le sablé aux algues, tous les deux à la fleur de sel de l’île de Ré, devenus emblématiques dès la fin des années 90. Début 2000, suivront le sablé aux pépites de caramel ou chocolat, les croquants, dont le celui du soleil aux agrumes et noix de coco, la galette citron en forme d’huître, les galettes charentaises, nature ou à l’angélique. Aujourd’hui, la Biscuiterie produit une vingtaine de spécialités toutes plus délicieuses les unes que les autres. Dans tous les cas, si les ingrédients de base sont connus et que l’on sait qu’il ne leur est ajouté aucun additif, ni colorant, ni conservateur, les recettes, elles, restent confidentielles et protégées. Les ventes vont prendre de l’ampleur jusqu’à

Installation dans la ZAC des Clémorinants

La progression spectaculaire des ventes conduira, en 2004, la Biscuiterie à s’installer dans la zone artisanale des Clémorinants à la Noue. Cela a marqué une étape importante dans le développement de l’entreprise, lui permettant d’avoir une boutique où présenter ses biscuits dans de nombreux conditionnements tels que les boîtes en carton ou en métal (biscuits en sachet fraîcheur) et de proposer des produits rétais (bières, vins, caramels, miel, confitures) et des articles de décoration.

Ne possédant qu’un CAP de Boulanger quand il démarre dans la vie active, Daniel a essentiellement appris par luimême qu’il s’agisse de fabrication, en particulier du chocolat, ou de gestion. L’évolution de son entreprise a nécessité qu’il fasse appel à une banque... avec beaucoup de circonspection au départ, peu familier qu’il était avec le monde de la finance. Il s’adressera à deux banques, le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole, qui vont l’aider à développer son entreprise et à se former aux subtilités des affaires. Ces deux banques sont toujours ses partenaires aujourd’hui

Une structuration nécessaire à la croissance

La nuit à la boulangerie, puis à la chocolaterie, le jour sur les routes

Un aperçu de l’énorme choix que propose le magasin de la Biscuiterie de Ré dans la zone des Clémorinants à La Noue.

Le renoncement de l’État à Oléron 1 et 2 : de plus en plus probable et... justifié !

Chères et chers élus, adhérents, sympathisants, citoyennes et citoyens de Charente Maritime, aujourd’hui 20 août 202 5 , le Collectif NEMO, qui vous accompagne depuis 2016 sur l’éolien o f fshore au large de nos côtes, peut écrire que chaque jour qui passe renforce un peu plus la certitude des risques encourus du fait des projets industriels éoliens d’Oléron 1 et 2 dans toutes leurs dimensions.

Qu’elles soient environnementales, socio-économiques, financières, technologiques, juridiques, politiques, d’acceptabilité... ou même démocratiques, tant l’échec est maintenant prévisible car évident, et palpable par tous les citoyens qui n’accepteront pas de payer très cher (ce sont eux qui payent !) les atermoiements et errements de dirigeants irresponsables et dispendieux favorables à ces projets !

« Que diable sont-ils allés faire dans cette galère 1 ?», c’est la question que doivent se poser nos gouvernants et les services de l’État. Car ces projets rassemblent de tels inconvénients qu’ils n’auraient pas dû voir le jour : mal pensés, mal menés, mal documentés... Qui prendra enfin la bonne décision, celle d’abandonner cette aventure inadaptée et si dispendieuse ?

1 - Molière, les fourberies de Scapin

1- Rappel cartographique : les projets éoliens offshores prévus par l’État au large de nos côtes

Décision du Journal Officiel du 18 octobre 2024 :

La richesse et la fragilité de ces milieux ont été largement documentés par les organismes scientifiques: MNHN, LPO, Pelagis, CNRS, Université La Rochelle :

Zones vitales de stationnement pour des milliers d’oiseaux 8 mois par an avant leur nidification au nord de l’Europe et de l’Amérique !

« Fly way », tracé migratoire des oiseaux entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique pour des dizaines de millions de migrateurs deux fois par an !

Espèces rarissimes comme le Puffin des Baléares !

Destruction des fonds benthiques, perturbation (turbidité, courants, frayère, nourriceries, migration...) car les superstructures installées

finalement les appauvrissements durables par l’affaiblissement des activités locales !

Et OUI à l’économie réelle et historique de CharenteMaritime ! Tourisme, pêche, conchyliculture, aviation, agriculture...

L’éolien industriel marin d’ O léron détruira les paysages

Ceci est confirmé malgré des simulations complaisantes..., et amplifié par le gigantisme des éoliennes prévues (15 MW, 300 m de haut).

La non prise en compte des activités déjà exercées en mer alors que la Directive européenne «Planification des activités en mer» de 2014 a été décidée pour tenir compte de leur existence antérieure ! Pourquoi Oléron 1 et 2 ont-ils été localisés avant que la planification des zones propices ne soit réalisée en France ? A fortiori dans des sites Natura 2000 !

Enfin des projets refusés par une grande majorité de la population et des élus lors du Débat Public, alors qu’on parle d’acceptabilité nécessaire !

Les projets Oléron 1 et 2, en orange sur la carte, programmés pour 2032 – 2034, à 50 km d’Oléron et de Ré, n’ont pas encore fait l’objet de décisions administrative et juridique. Mais situés en zone Natura 2000, nous poursuivrons les contentieux.

Les projets en rose, Golfe Gascogne Nord et Golfe Gascogne Sud, pour 2035, à 100 km d’Oléron et Ré, ne sont pas en Natura 2000.

Les projets en vert, Golfe Gascogne Ouest, pour 2050, à 135 km d’Oléron et Ré, ne sont pas en Natura 2000. L’Etat nous a donc partiellement écoutés...

Planification éolien offshore - Commission spécialisée éolien en mer 17/12/2024

2 - Les 5 raisons pour lesquelles NEMO se bat depuis 10 ans

L’éolien industriel marin d’ O léron détruira des écosystèmes marins riches et fragiles

brasseront puissamment les colonnes d’eau et les colonnes d’air (sources OFB et Conseil National de Protection de la Nature).

Rappelons que les localisations Oléron 1 et 2 ont été décidées sans évaluations environnementales préalables.

L’éolien industriel marin d’ O léron détruira la filière Pêche artisanale régionale par suppression des zones de pêche, et installera l’insécurité maritime pour les navigants

Des espèces à forte valeur ajoutée concernées (bar, thon, merlu, sole, langoustine...).

Au moins 350 bateaux impactés, 900 marins, 4000 emplois...

L’éolien industriel marin d’ O léron détruira la socio-économie réelle du département

Il faut dire NON à l’économie éolienne sous perfusion de subventions publiques dont on connaît les considérables charges budgétaires, les fausses prévisions et promesses d’emplois, et

3 - Les nouvelles donnes qui « plombent » gravement Oléron 1 et 2

1 - La nouvelle donne du contexte international

Le contexte géopolitique avec ses guerres, tensions exacerbées, accords internationaux, et OMC bafouée, voit la loi des 3 grands USA - Russie - Chine s’imposer au profit de leurs seuls intérêts actuels : tensions et actes de guerre par la Russie, appropriation de fonciers et de droits d’exploitations, ralentissement ou suppression des approvisionnements par la Chine chef de file industriel mondial de l’éolien (compétences, coûts bas, quasi- monopole des terres rares ...), droits de douanes augmentés, America First, et abandon de grands projets éoliens par les USA...

Ce contexte à risques joue contre l’industrie de l’éolien qui paie le prix fort et subit des délais pour les terres rares et matériaux spécifiques transportés par mer.

L’Europe et la France subissent sans résistance ces risques.

L’inflation, facteur d’instabilité qui se nourrit des tensions géopolitiques, réapparaît dans de nombreux pays, et augmente les prix.

2 - La nouvelle donne politique en France sur l’énergie

Le dossier Énergie est maintenant au cœur des débats politiques en France et en Europe. Une opposition organisée contre les énergies renouvelables s’est développée.

La 3ème Programmation pour l’Energie (PPE3) fait l’objet de tristes manœuvres avec des conflits au sein de tous les partis politiques notamment sur l’arbitrage entre énergie nucléaire et énergies renouvelables.

L’augmentation très forte des prix de l’électricité devient à juste titre centrale dans tous les débats. Le discours enchanteur des énergies, solaire et éolien, propres, écologiques, aux mille vertus «vivrait ses derniers jours».

La presse en parle : changement notoire, car hier c’était l’omerta !

3 - La nouvelle donne financière

Les subventions publiques ont nourri l’éolien offshore allemand, espagnol, danois, belge, hollandais. Ces pays ont soutenu leurs industriels producteurs d’éoliennes comme Siemens, Gamesa, Iberdrola, Orsted, Vestas, Bladt industries.

La France, sans filière industrielle éolien offshore, a donc subventionné jusqu’à aujourd’hui ces industriels étrangers en leur achetant leurs éoliennes.

Jusqu’à la descente aux enfers actuelle des finances publiques qui rend insupportable ces perfusions d’argent public, dans un contexte économique très dégradé pour la France. Signe classique, les financiers attirés hier par cette manne publique s’éloignent aujourd’hui rapidement devant les risques nombreux du marchés des éoliennes marines. A plus forte raison, avec l’arrivée imminente des industriels chinois qui vont laminer le marché des éoliennes par des prix bas sans concurrence. Conséquence de la générosité française à l’égard des ENR, le prix de l’électricité, longtemps stable, vit une hausse d’environ 9 %/an, puisqu’entre 2008 - date de l’envol de l’éolien et du solaire - et 2024, le prix du MWh (sources SDES du Ministère de la transition écologique, RTE) est passé de 112 euros à 278 euros soit une augmentation de 148 %, proportionnellement à l’augmentation de la puissance installée en éolien et solaire2.

Insupportable pour le particulier comme pour l’artisan (boulangers, métiers de bouche) !

2 - http://www.eolien-oleron.fr/wp-content/ uploads/2024/03/Lettre-cout-de-leolien-7.pdf

Puffins des Baléares posés.

Les projets éoliens comme Oléron 1 et 2 rendent l’avenir encore plus sombre! Car le péché originel des ENR (éolien, solaire..) est leur intermittence, leur production dépendant du vent ou du soleil. Elles sont donc non pilotables, avec l’impossibilité d’un stockage autre que marginal de la production, c’est-à-dire non garanties à tout moment. Du fait des contrats signés par l’État français et des règles actuelles du marché européen de l’électricité les ENR sont prioritaires sur les réseaux de distribution d’électricité, avantageant ainsi les producteurs ENR sur les producteurs d’électricité pilotable, pourtant garanties à tout moment (surtout centrales nucléaires et hydroélectriques en France).

Que l’État privilégie de prioriser des électricités non pilotables, non garanties, sur des électricités pilotables garanties et moins chères, peut être admis pour une expérimentation, mais devient une tare condamnable en exploitation industrielle habituelle. Sauf à considérer que le citoyen -consommateur paiera la facture, des largesses des gouvernants aux industriels ! Inadmissible !

4 - La nouvelle donne technologique

S COOP/ FL OP N° 1

Le raccordement des éoliennes d’Oléron 1 à Granzay-Griptautoroute A10 voit son coût passer de 1 Milliard d’euros annoncé en déc 2023 à 2,5 Milliards annoncés en déc 2024 et à 3 Milliards en août 2025 aujourd’hui (source RTE) payés par les consommateurs citoyens ! Combien demain ? Il est vrai que c’est le record du monde de longueur pour aller chercher la Haute Tension : 160 km.

La localisation d’Oléron 1, par des fonds de moins 70 m, prévoit un parc posé, or implanter à cette profondeur n’a jamais été réalisé dans le monde. En Mer du nord, on est maxi à – 60 m, idem aux USA, en Chine... Les industriels interrogés, affirment que c’est plus cher, et possible dans une phase prototype exploratoire, mais pas directement en parc d’exploitation (fixer un prix sans expériences menées et réussies est plus qu’hasardeux). Davantage de matériaux, et plus de difficultés d’implantation, des bateaux d’installation des structures qui n’existent pas encore...

Il faut ici rappeler que le raccordement à terre présentera une autre originalité européenne, sa longueur. De la station en mer jusqu’à la connexion avec la Très Haute Tension à Granzay Gript : 160 km ! Passage dans le Pertuis d’Antioche (Natura 2000, Parc Naturel Marin), arrivée en site classé pour l’atterrage, passage dans le Marais Poitevin en Natura 2000 : coût 2025 = 3 milliards d’euros (source RTE) ; combien demain ? Partout dans le monde, les connections THT se font sur un emplacement côtier équipé de THT, ex Saint-Nazaire...

La localisation d’Oléron 2 prévoit un parc flottant qui pose d’autres questions : l’immaturité de la technologie, la course au gigantisme assumée

des structures éoliennes (15 MW, 300m) et les contraintes propres au Golfe de Gascogne (houles importantes, vents parmi les plus faibles d’Europe) alors que l’entreprise chinoise Mingyang SE vient de tester un prototype d’éolienne de puissance 20 MW, dont les impacts sur le climat local sont en cours de documentation. Pas grave ! En France on ne fait pas d’évaluation environnementale préalable ! Amis Rétais, Oléronnais, Rochelais accepterez-vous qu’on change le climat de votre lieu de vie ? Plus chaud, plus sec !

Soyons clairs, la technologie n’est jamais un problème technique (dit l’ingénieur) mais c’est vite un sujet économique (tranche le DG), il faut gagner de l’argent.

5 - La nouvelle donne économique avec l’exemple explicite d’oléron 1 et 2

S COOP/ FL OP N° 2

Un raccordement GILA pour Gironde – Loire-Atlantique qui partira de la presqu’ile du Médoc (ligne à Haute Tension) jusqu’à SaintNazaire (ligne à Haute Tension) sur plusieurs centaines de km, pour connecter et collecter l’électricité produite par deux parcs éoliens offshores AU LARGE dont Oléron 2, seulement. C oût faramineux attendu !

L’éolien industriel marin a bénéficié en Europe d’un modèle économique subventionné qui a attiré les industriels allemands, danois, espagnols et autres et leur a permis de faire tourner les usines métallurgiques (acier) et à béton pour chercher le vent en hauteur et produire de l’électricité. Aujourd’hui « le vent a tourné » :

1. Les financements publics mais aussi privés se raréfient. Fin des subventions open bar !

2. Le système éolien industriel marin cherche un modèle viable qui est percuté de plein fouet par :

a. les limites économiques et financières de l’empilage production d’énergie pilotable + production d’énergie intermittente. Cet empilage est insupportable car il augmente le prix de l’électricité de 100 % tous les 10 ans, alors que

se profile une explosion des factures d’électricité pour les Français. Qui peut penser qu’on puisse électrifier toutes les activités (transports et habitats par ex) avec une telle menace ?

b. Les coûts de la mise à niveau du réseau électrique et le raccordement des ENR disséminés sur le territoire en mer et à terre sont estimés pour le moment à 200 milliards d’euros pour RTE et ENEDIS, somme qui sera facturée aux citoyens sur leur consommation d’énergie et de taxes sur le raccordement au réseau. L’inadaptation du réseau électrique de distribution aux ENR est considérable et n’a pas été prévue en amont. Aux Pays-Bas3 le retard d’adaptation du réseau interdit désormais tout raccordement de nouveaux consommateurs avant dix ans !

c. Les exemple des coûts de raccordement de 3 milliards d’euros d’Oléron 1, les coûts faramineux non chiffrés de raccordement d’Oléron 2 entre la Gironde et la Loire Atlantique sont évocateurs...

d. des complexités technologiques qui s’ajoutent pour Oléron 1 et 2, et qui renchérissent encore les coûts...

S COOP/ FL OP N° 3

Les connexions RTE des éoliennes et photovoltaïques chiffrées à 100 Milliards d’euros pour les 10 ans à venir en France. (source CRE et RTE) à la louche comme d’habitude ! Combien demain ? Voir l’exemple du coût de raccordement d’Oléron 1

S COOP/ FL OP N° 4

Le Grand Port Maritime de La Rochelle trop à l’étroit ! L’État envisage de stocker les flotteurs des éoliennes prévues dans le pertuis d’Antioche ! Un pertuis d’Antioche avec ses raccordements sous-marins destructeurs, ses trafics de bateaux industriels et maintenance, ses flotteurs d’éoliennes, sans oublier ses paquebots laids et terriblement polluants ! « Un égoût industriel annoncé » ! Merci au GPM de La Rochelle pour l’ensemble de ses pollutions chimiques et visuelles ! (sources débat public GILA)

S COOP/ FL OP N° 5

Les projets Oléron 1 et 2 cités comme des projets où atermoiements et errements de l’État atteignent des sommets jamais atteints ! Lancé en juillet 2015 par Ségolène Royal au Parc Naturel Marin, le projet éolien offshore d’Oléron entre dans sa 11 ème année ! Et devrait être en exploitation en 2032 - 2034 (source JO du 18 oct 2024), soit 18 ans à 20 ans pour un parc très contesté ! Avec 4 reculades successives de l’État en matière de localisation.

3. Des industriels qui renoncent aux projets en Mer du nord, en Bretagne, au Danemark, en Allemagne, aux USA ... Pour Oléron 1, le renoncement de 8 candidats sur 9 à l’appel d’offres AO7, est un signal fort. Qu’Oléron 2 ne soit pas cité pour les subventions accordées dans l’appel d’offres AO9 en est un autre.

Du point de vue juridique, les recours, puisqu’il y aura des contentieux lourds si ces projets sont finalisés, seront consistants et documentés.

L’avenir des projets Oléron 1 et Oléron 2 était clairement menacé par les 5 raisons fondamentales qui ont motivé la création du collectif NEMO, les 5 nouvelles donnes de l’actualité semblent profiler un peu plus leur abandon !

3 - https://contrepoints.org/pays-bas-une-crise-delelectricite-a-cause-des-renouvelables/

Le Collectif NEMO

S COOP/ FL OP N° 6

Les zones éoliennes Oléron 1 et 2 sont des zones de vents faibles en comparaison des implantations en Manche et Mer du Nord. Cela contraint directement la rentabilité de ces projets. Surtout que le réchauffement climatique réduirait de 10 % la puissance des vents dans les tendances observées.

1 https://geoconfluences.ens-lyon.fr/images/articles/ img- scandinavie-merenne

Se rajoutent les effets de sillage développés par Sylvain Berjon (nos conférences précédentes) qui sont repris aujourd’hui dans plusieurs parutions. La densité des éoliennes de premier rang qui captent l’énergie du vent, diminuent la production des éoliennes ou parcs éoliens situés derrière ! Franchement surprenant qu’on ne découvre qu’aujourd’hui cette contrainte d’une productivité moindre !

C ollectif N EM O : N on à l’éolien marin à oléron et à ses extensions

S I GNATA IRES

P hilippe F AVRE A U

Ex Dirigeant d’entreprise - Responsable associatif - Membre de NEMO

Dominique C HEVILL ON Dirigeant d’entreprise - Ex Président du CESER Nouvelle AquitaineResponsable associatif - Membre de NEMO

C laude RIE G

Ingénieur énergéticien - Membre de NEMO

Bernard DUR AN D

Ingénieur - Ex Directeur de l’Ecole nationale supérieure de géologie - Ex Président du Comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers - Membre de NEMO

A lain D A UBI GN É

Ex Cadre secteur bancaire - Collectif Oléronais

Membre de NEMO

Monique HYVER NA UD

Ex Cadre d’entreprise - Responsable associatif

Membre de NEMO

AUPPG : 3 0 ans et le bilan d’une

réussite

Mercredi 6 août, l’Association des usagers et plaisanciers de la pointe du Grouin a tenu son assemblée générale, pas tout à fait ordinaire… ©

Une centaine de personnes a répondu à l’invitation de l’AUPPG le samedi 9 août.

Car l’AUPPG fête cette année ses trente ans, l’âge de la maturité dynamique. Et si son actuel président Régis Baudonnière l’incarne sans fausse note, il ne manquera pas de remercier quelques jours plus tard, ses prédécesseurs l’ayant conduit « de la naissance à l’âge adulte », lors de la célébration proprement dite de ce bel anniversaire, in situ évidemment. Mais pour l’heure c’est comme toujours dans la salle des fêtes de Loix que se retrouvent les adhérents.

Communication permanente

Elle est toujours à l’honneur du rapport moral de Régis Baudonnière et vaut aussi bien à l’interne qu’envers l’ensemble

PLAISANCE

des interlocuteurs de l’association, avec lesquels elle entretient des liens réguliers tout au long de l’année. La municipalité loidaise bien sûr et son interlocuteur privilégié, le premier adjoint Patrick Boussaton, mais aussi les associations locales concernées par le site, l’AAPL*, l’APSL* et l’APE*, sans oublier l’URCAN* et l’UNAP-CM* pour une vision élargie sur les questions concernant la plaisance, ni la SNSMIle de Ré, unanimement respectée et soutenue.

Rigueur et vigilance Si la vie de l’AUPPG a des allures de long fleuve tranquille, ce n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’un travail constant et régulier, allant d’une gestion administrative méthodique à l’application de consignes respectées de tous en passant par un programme d’actions propres à préserver le site exceptionnel dont les plaisanciers ont la chance de pouvoir disposer. Bref confiance, respect et veille permanente sont toute l’année au menu.

L’hiver 2024 a ainsi été l’occasion de débarrasser le site d’anciens pneus bétonnés, compliqués à traiter car n’allant pas en déchetterie. Côté chenal d’accès, l’installation des bouées est achevée, Régis Baudonnière rappelant que la structure d’État Phares & Balises n’entretient plus. Certaines bouées ayant été mises au mauvais endroit une réclamation a été

faite, aujourd’hui en attente de réponse. Avec le printemps revient la nécessité du nettoyage complet du site, effectuée en lien avec la mairie et avec l’APE* et l’APSL*.

Autre point de vigilance, les amarres et plusieurs bateaux ont perdu les leurs, l’un deux ayant été égaré pendant trois jours. « Il faut faire attention », souligne Régis Baudonnière, rappelant qu’un « schéma valide est fourni par l’association et que l’utilisation d’un cordage spécifique est nécessaire ».

Sujet récurrent, une solution a été trouvée sur le balisage des parcs à huîtres et autre bonne nouvelle, « les sites de Loix et de Rivedoux seront nettoyées l’année prochaine », se réjouit le président de l’association, évoquant les opérations de défrichage des zones ostréicoles menées par le Parc National Marin.

Une vie de partage

Le devoir n’excluant pas le plaisir, l’AUPPG cultive aussi le goût de la convivialité propre aux gens de la mer. L’été est l’occasion de joyeux moments sur le site ou en participant à la fête du port de Loix et le bureau de l’association se réjouit de la fréquentation croissante du local tout comme de l’augmentation du nombre d’adhérents (quatre-vingt onze en 2024 contre quatre-vingt-six en 2023), ou encore du succès des sorties pêche et de cette intéressante visite de la Criée de La Rochelle, poursuivie d’un atelier.

30 ans d’une réussite collective L’AUPPG a officiellement célébré son anniversaire le samedi 9 août. Tout a commencé par une animation nautique réunissant tofinous, bateaux à moteur mais aussi paddle et kayak, avant de se poursuivre par une soirée au Domaine

AUPPPSC : redevance exigible

pour

Arica. L’occasion pour Régis Baudonnière de rappeler les grandes dates de l’association mais aussi de rendre un hommage appuyé à la municipalité et à son maire Lionel Quillet, « précurseur » dans la transformation et l’aménagement d’un site favorisant le vivre ensemble et aujourd’hui riche d’une ZMEL* d’une plage surveillée et d’une école de voile.

En vitesse de croisière, l’AUPPG entend garder le cap. « Nous avons un endroit exceptionnel à protéger et de la chance », insiste Régis Baudonnière, rappelant que la ZMEL* de la Pointe du Grouin a été vue comme une bonne chose, ce qui n’est pas toujours le cas, avant de conclure sur la soirée de soutien annuelle à la SNSM. La date était déjà calée, le 4 septembre. Le lieu l’est désormais aussi : ce sera et pour la première fois, à Saint-Martin.

*AAPL : Association des Amis du Port de Loix – APSL : Association de Protection des Sites de Loix – APE : Association des Parents d’Élèves – URCAN : Union Rétaise des Clubs et Associations Nautiques – UNAP-CM : Union des Associations de Plaisanciers de CharenteMaritime – ZMEL : Zone de Mouillages et d’Équipements Légers.

les mouillages des plages sud

Troisième assemblée générale pour l’Association des plaisanciers et pêcheurs des plages sud de la Couarde (AUPPPSC), et la situation n’est pas simple…

Pour rappel, l’association est née en janvier 2023, suite à un courrier recommandé de la DDTM*, rappelant aux plaisanciers le statut illégal de leurs mouillages au large des plages sud de La Couarde, pratique dans la ligne de mire des services de l’État et exigeant création d’une ZMEL*. Un gros dossier dont s’empare la jeune association en partenariat avec la Mairie, la DDTM en étant aussitôt informée. Mais le temps nécessaire à un tel projet n’exempt pas de payer l’État et cette année, le ton se durcit. Voilà la DDTM au cœur de l’AG du 6 août dernier.

Contrôles le 17 juillet

Alors que les usagers et adhérents de l’association n’ont a priori pas reçu l’année dernière d’Autorisation d’Occupation sans

Titre (AOST) des Finances Publiques, le site a en revanche reçu le 17 juillet dernier, la visite de la Gendarmerie maritime renforcée de deux plongeurs, avec pour mission le repérage des immatriculations des embarcations et bouées ainsi que leur type d’amarrage. Ajoutons que les bouées non immatriculées et donc non identifiées se sont vues gratifier d’une affichette les enjoignant à retirer leurs mouillages et à se faire connaître de la DDTM.

Redevances à venir

Aussitôt informée des contrôles, la mairie a obtenu, par l’entremise du 1er adjoint Denis Giraudeau, confirmation de la DDTM que les onze mouillages identifiés seraient soumis au paiement d’une

indemnité au titre d’une AOST, ceux non immatriculés étant également concernés et invités à se faire connaître rapidement. De fait, les plaisanciers immatriculés ont d’ores et déjà reçu le 3 août un courrier confirmant une redevance à venir, sans avis de contravention toutefois, le projet de ZMEL étant considéré comme en cours d’étude. Variable selon le seul critère de taille de l’embarcation, l’indemnité exigée s’échelonne de 130 à 295 €, le président de l’association Bruno Lefeuvre précisant que les obligations déclaratives vont être transmises aux adhérents.

Quel avenir pour la ZMEL ?

Voilà finalement la vraie question. « Le dossier n’est pas clos », assure le maire

Patrick Rayton, invité à l’assemblée générale pour un point d’étape. Précisant avoir été interrogé par la DDTM sur l’avancée du dossier, il invite au passage l’association à « être réglo » avec les services de l’État pour éviter de futurs problèmes.

Initialement prévues pour un lancement cette année, deux études réglementaires préalables (sur la biodiversité et la faisabilité financière) ont été reportées, la municipalité ayant alloué le budget (50 K€ environ) à un dossier jugé plus prioritaire, en des temps où la prudence budgétaire est de mise. Mais le cahier des charges est prêt confirme Patrick Rayton, laissant à la future municipalité la responsabilité

Pour ses 30 ans, l’AUPPG s’est offert une nouvelle signature visuelle.

du dossier. Liaison toute trouvée avec les deux candidats aux prochaines élections, Peggy Luton-Borie et Didier Houin étant également présents.

ASSOCIATIONS À L A HU N E

Dans la lignée de Patrick Rayton, il s’agit de faire le maximum pour une légalisation pour la première, venue accompagnée de Thierry Delavaud, qui serait en charge du sujet en cas d’élection. « Un travail important est à faire sur le cahier des charges », estime Peggy LutonBorie s’interrogeant sur les possibilités techniques, phase essentielle qui orientera fonctionnement et budget. « Il faut avoir assez de bateaux et assurer une approche analytique pour séparer les secteurs nord et sud », ajoute-t-elle, le budget de ZMEL devant nécessairement être partie du budget annexe de la commune jusqu’alors seulement dédié au site de Goisil. Même conviction pour Didier Houin, réaffirmant son attachement à l’univers maritime de

L’APSC au cœur de la vie couardaise

La Couarde. Tous deux s’accordent sur la nécessité d’associer les usagers au projet. Mais « les usagers ne sont pas que les plaisanciers », rappelle Patrick Rayton, estimant qu’il y aura forcément des conflits d’usage à gérer.

Le débat n’est effectivement pas clos et s’invitera sans aucun doute dans la campagne à venir. Reste à l’AUPPPSC à maintenir la mobilisation de ses troupes, quarante-neuf adhérents à ce jour, dont trois sympathisants.

Pauline Leriche Rouard

*DDTM : Direction Départementale des Territoires de la Mer / ZMEL : Zone de Mouillages et d’Équipements Légers.

Après un Café couardais prometteur le 2 5 juillet, l’Association pour la Protection des Sites de La Couarde a fait salle comble à son assemblée générale du 12 août.

Et finalement cet exercice d’usage sera bref, une large part de plus de deux heures de réunion étant consacrée à plusieurs invités, allant du maire Patrick Rayton au président de la CdC Lionel Quillet en passant par les deux têtes de liste déclarées pour les prochaines élections municipales. Bref, l’ordre du jour s’annonce dense et riche en échanges. Mais comme le souligne le président de l’association Eric Revel, il est « très attentif » à ces prochaines échéances.

Un nouveau site pour un lien permanent Rapidement évoqué lors du Café couardais, le nouveau site internet de l’association est présenté par le trésorier adjoint Jorge Viera da Silva qui a pris en charge une refonte attendue. Fluide et moderne, ce nouvel outil fait la part belle à la vie couardaise dans tous ses états, sans omettre de rappeler les engagements de l’association, soit veiller au maintien de la qualité de vie du village et au respect de son histoire, être force de proposition active et plus largement s’intéresser à tous sujets importants concernant l’Ile de Ré. « Nous avons beaucoup d’ambitions pour ce site et du travail reste à faire », assure Eric Revel, souhaitant le voir s’enrichir en contenu et photos, et précisant qu’il évoluera en fonction des usages. Invités à y contribuer, les Couardais y retrouveront l’ensemble des actions de l’association et son actualité à jour. Détailler ce nouveau site permet en un tour de main de dérouler les rapports d’usage. Il est maintenant temps de renouveler le mandat de deux administrateurs.

Un président non candidat L’un d’eux est justement Eric Revel et voilà déjà plusieurs semaines que courent de nombreuses rumeurs. « J’ai été très sollicité et j’ai reçu de nombreux mails, j’en ai parlé avec le maire Patrick Ratyon mais aussi avec les candidats en lice et non, je ne me présenterai pas aux prochaines élections », annonce

clairement le président de l’APSC avant de poursuivre. « Ceci pour deux raisons : d’une part, je ne suis pas sûr d’en avoir les compétences et d’autre part, je suis très attaché à l’association. Je ne serai pas non plus sur une liste », conclut-il. Estimant que l’APSC doit continuer le chemin qui est le sien et que là est sa place, Eric Revel met fin avec un brin d’humour « à ce suspense insoutenable » tout en espérant en une prochaine équipe « innovante ». Sans surprise, il est reconduit à son poste d’administrateur.

Place aux invités

L’échange sera direct entre l’assistance et Patrick Rayton, interrogé sur la question de l’érosion mais aussi sur le respect de l’interdiction de fumer sur les plages ou d’y venir en compagnie de son chien. « Oui des gens fument encore sur les plages », admet l’élu expliquant la difficulté à faire respecter la loi avec seulement deux policiers municipaux pour tout le village. Côté chiens, plus de vigilance est de mise, en raison de quelques alertes sur la qualité des eaux de baignade à l’heure où la commune prétend au Pavillon bleu.

Pour les deux têtes de liste, ce seront des présentations en règle, sans programme bien sûr car il est trop tôt. Souhaitant une équipe équilibrée, Peggy Luton-Borie s’est entourée de personnes d’âges et de quartiers différents, de vieilles familles

mais aussi de Couardais plus récents avec lesquels elle travaille actuellement selon une méthode double allant de réunions de formation à un diagnostic du village en vue de l’élaboration d’un programme aux « enjeux forts et structurants ». De son côté, Didier Houin rappelle sa situation de chef d’entreprise couardais, assurant « vouloir rendre au village ce qu’il lui a donné » au travers d’un programme en douze points, dont le stationnement, l’éclairage public et la vie de centre village, et assumant un désaccord sur le contrôle des meublés de tourisme « qui ferait baisser l’économie ». Répondant à une question directe sur son appartenance politique, Peggy Luton-Borie se déclare « sans étiquette et certainement pas aux extrêmes », comme certaines rumeurs le prétendent. « Une approche transpartisane est très importante sur l’Île de Ré. Il faut savoir travailler ensemble car l’essentiel est le territoire », affirme-t-elle avant de renouveler sa conviction qu’un encadrement touristique est nécessaire. « D’ailleurs le quota concernant La Couarde n’est à ce jour pas atteint

précise-t-elle aussi en tant que vice-présidente de la CdC déléguée au logement.

Les enjeux de la CdC « On a réussi à bloquer l’urbanisme, on est l’un des territoires les plus protégés de France alors oui on embête et on fait face à des intérêts mais notre intérêt n’est pas d’avoir plus de monde », proclame Lionel Quillet. « On veut travailler sur la qualité. On est à la limite de ce territoire. Léon Gendre d’abord et moi ensuite n’avons pas travaillé pendant trente ans pour lâcher tout », poursuit-il incisif et déterminé, rappelant « un système plutôt vertueux reposant sur 98% des actions votées à l’unanimité des élus communautaires ». Le projet de l’avenir, c’est la préservation de l’Ile de Ré, assure-t-il. Autre grand projet, la lutte contre l’érosion avec un budget à hauteur de 150 M € et le « premier programme national de protection contre l’érosion ». « On est Rétais, on défend notre territoire », affirme Lionel Quillet évoquant le choix politique d’une CdC là encore unie. Précédant le verre de l’amitié et pour conclusion, le président de l’APSC Eric Revel invite l’assistance à remercier Patrick Rayton pour le travail accompli sur ses mandats de maire. Décidément, au fil des récentes assemblées générales des associations locales, force est de constater que la campagne des élections municipales est, à La Couarde, quasi

Pour tous, plaisanciers ou non, les bateaux amarrés du côté des plages sud font partie du paysage estival couardais.
Hier, aujourd’hui, demain… plusieurs générations entourent Eric Revel. De gauche à droite, Didier Houin, les élus Patrick Rayton, Peggy Luton-Borie, Paul Neveur (ancien maire) et Lionel Quillet.

ASSOCIATIONS À L A HU N E

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1 ans, l’âge du changement pour l’APSL

Le 5 août dernier a eu lieu la dernière assemblée générale de l’APSL 1 présidée par Pierre Boulanger, au terme de son deuxième mandat.

Il l’avait annoncé lors de la précédente assemblée générale, en août dernier : Pierre Boulanger ne fera pas de troisième mandat, en raison de son état de santé. L’appel à candidatures était d’abord resté sans effet, et pendant une grande partie de l’année, l’association avait vécu dans l’incertitude quant à son avenir, allant jusqu’à envisager sa dissolution. « Cela explique que nous ayons été moins actifs que les années précédentes », se justifie Pierre Boulanger devant l’assemblée réunissant une centaine de personnes. La solution finit par se présenter en la personne de Jean Naslin, secrétaire de l’association depuis quatre ans. En ce mardi 5 août, avant de lui laisser la parole, Pierre Boulanger s’est donc livré au traditionnel exercice du rapport moral, pour la dernière fois.

Retour sur une année de transition Il est revenu sur les actions en direction des adhérents : publication des Enjeux, nettoyage traditionnel de l’estran, installation d’un bac à jouets au Grouin, mise en valeur du patrimoine avec les sorties guidées de Dominique Chevillon, l’association s’est acquittée en cette année de transition de sa mission de communication et d’information. Pierre Boulanger a ensuite balayé les grands axes de

travail de l’APSL, à commencer par le plan érosion de la Communauté de Communes qui doit faire l’objet d’une présentation publique, le 13 août. Des places de parking aux parcs éoliens, en passant par la politique du logement ou la révision du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) à l’’horizon 2030, le président a revisité les problématiques qui ont occupé l’essentiel de ses deux mandats et conclu en évoquant des pistes d’évolution dont il reviendra à son successeur de se saisir.

Un bilan positif

Ce dernier, Jean Naslin, après avoir remercié Pierre Boulanger pour son dévouement à l’association, a annoncé sa « ligne de conduite » : intégrer plus encore l’APSL au tissu social du village, en pleine évolution. Il se présente comme un conciliateur, soucieux de maintenir l’équilibre entre préservation du patrimoine et bien-vivreensemble, et met en avant la collaboration avec les autres associations loidaises. Pour le président sortant, la passation se fait dans un climat de bonne entente. S’il jette un regard en arrière sur les six années de sa

présidence, Pierre Boulanger peut se flatter d’avoir fait passer le nombre d’adhérents de cent quatre-vingts à plus de trois cents, une inflexion qui témoigne de l’intérêt accru des résidents secondaires pour l’avenir de l’île. Il aura vu se réaliser certains aménagements du village demandés par l’association depuis longtemps, tel que le parking saisonnier ouvert depuis cet été dans la zone artisanale. Enfin, la mission d’information, avec le concours de Dominique Chevillon et de Jacques Buisson, aura contribué à faire participer l’association à la vie d’un village pour lequel Pierre Boulanger a un grand attachement. Pour preuve, le cadeau offert par les adhérents, avec la participation de Lionel Quillet, au futur ex-président : un document sur l’élévation de l’église de Loix en 1831, dont Jean Naslin précise qu’« il le regardait chaque fois qu’il allait à la librairie, paraît-il. »

Au-revoir, Monsieur le Président Avec un nombre d’adhésions record en 2024, une trésorerie confortable et une vision pour l’avenir, Pierre Boulanger laisse donc à son successeur une association en bonne santé, assise dans le paysage loidais, forte d’une longue expérience et d’une collaboration durable avec Lionel Quillet qui participe à toutes les assemblées générales.

Eugénie Rambaud 1 - Association de protection du site de Loix.

Le dragage, perpétuelle préoccupation de

l’AUPAR

L’AG de l’Association des usagers du port d’Ars du 7 août dernier a commencé par la projection d’une vidéo, réalisée par un drone volant au-dessus du Fier d’Ars en mars dernier et dont les prises de vue permettent de constater les travaux e f fectués depuis les derniers dragages.

L’appréciation du président JeanLuc Bénard sur le travail fini était plutôt positive puisqu’il déclarait avec le sourire que cela commençait à ressembler à un chenal avec encore, cependant cinq à six bosses à faire disparaître. Les dragages effectués en mars ont retiré 6 500 m3 de sédiments alors qu’il est prévu que 8 000 m3 soient prélevés.

Le président Jean-Luc Bénard s’est plié à l’exercice du rapport moral, mentionnant que l’association avait participé à deux conseils portuaires et que l’augmentation des redevances était de 1,5%, ce qu’il considère comme correct et qu’une demande d’adhérer à Passeport Escale avait été faite qui devrait être entérinée d’ici la fin de la saison. Le dragage du port du village est toujours d’actualité mais il est nécessaire de disposer d’un lieu pour évacuer les sédiments. Une météo un peu plus clémente cette année a permis plusieurs sorties en flottille dont la remontée de la Charente jusqu’à Cognac fin juin qui semble avoir laissé un bon souvenir. Depuis le mois d’avril, les Apéros marée basse ont lieu chaque mois.

Jean-Luc Bénard attira l’attention de l’audience sur le fait que le conseil

d’administration avait besoin d’aide et en tant que président, il aimerait pouvoir envisager de s’éloigner, mais ne le peut pas. Cette année encore, figurant sur la liste des sortants, il a été réélu à l’unanimité. Isabelle Gau-Verdon s’en va, ayant déménagé.

Une municipalité motivée Comme à chaque AG de l’association, la deuxième partie de la réunion s’effectua

en présence de représentants de la municipalité. Jean-Luc Benard réitéra sa satisfaction quant à la manière dont le dragage de mars dernier a été effectué, tout en montrant sur l’écran de la vidéo les bosses restant à rectifier. Danièle Pétiniaud-Gros indiqua que toute modification nécessitait qu’une demande soit faite auprès de l’Etat et qu’un dossier soit déposé auprès de la DDTM (Direction départementale des territoires de la mer) dès septembre.

A propos du bassin de la Prée, JeanLuc Bénard suggéra MT Foucardage, entreprise spécialisée en aménagement aquatique à laquelle il pourrait être fait appel, les tarifs de cette dernière lui paraissant intéressants. Danièle Pétiniaud-Gros n’y est pas opposée, mais souligne que cela ne règle pas le problème des sédiments, que l’on ne sait où stocker une fois enlevés. La situation est aggravée par le fait que le PAPI 2 a pris beaucoup de retard et qu’une solution définitive risque de ne pas voir le jour avant 2028 !

Les deux autres difficultés mises en évidence par cette vidéo sont le rétrécissement du banc du Bûcheron et le non balisage des parcs ostréicoles contre lequel l’association se bat depuis des années car il représente un sérieux danger. Jean-Luc Bénard envisage de sensibiliser Phares et balises, le service de la sécurité marine, au problème. Régis Baudonnière, président de l’URCAN (Union Rétaise des clubs et associations nautiques) a pris contact avec l’organisme, mais n’a jamais reçu de réponse pour autant. La municipalité demande une liste précise des concessions accordées afin de pouvoir intervenir de son côté.

Catherine Bréjat

© Eugénie Rambaud
Depuis cet été, un parking saisonnier a été ouvert dans la zone artisanale, « désengorgeant le village », de l’avis de Pierre Boulanger. « On ne voit plus de parkings sauvages en zone naturelle remarquable », se félicite-t-il.
Eugénie Rambaud
Le président Jean-Luc Benard est satisfait du dragage effectué en mars dernier.

Saint-Martin : une capitale patrimoniale et vivante

Evidemment à l’évocation de Saint-Martin de Ré, son patrimoine historique et architectural - au premier rang desquels ses fortifications Vauban et son port - est la première vision que l’on a de la capitale de l’île de Ré.

Un patrimoine dont le maire, Patrice Déchelette est fier, même si son entretien nécessite des fonds considérables.

73 M€ de travaux à réaliser sur les fortifications

Témoin, cette étude de diagnostic pour la restauration pluriannuelle de l’enceinte fortifiée de Saint-Martin de Ré réalisée par l’Architecte en Chef des Monuments

Historiques, Philippe Villeneuve, qui chiffre à la bagatelle de 73 M€ l’ensemble des travaux de restauration à entreprendre autour des remparts à la mer. « L’ampleur

et au climat marin les ont fragilisées au fil du temps. Des interventions ponctuelles sont régulièrement réalisées pour parer aux effondrements des parties les plus dégradées, comme ce fut le cas notamment après la tempête Xynthia », écrit, en préambule de son rapport daté de févier 2024, l’architecte.

Le « plan général de l’état sanitaire de l’enceinte de Saint-Martin issu du diagnostic des pathologies et interventions », qui figure dans le très volumineux rapport de Philippe Villeneuve, permet de visualiser l’ensemble de ce diagnostic et les priorités (plan ci-dessous).

tard, ÎLOYA reste fidèle à son ADN : une sélection atypique, exclusive, et souvent inattendue, qui invite au voyage et reflète les coups de cœur mode et déco de Marie. Celle-ci a su s’entourer de deux précieuses alliées : Laure et son homonyme, Marie. Ces trois drôles de dames vous accueillent avec le sourire et cette joie communicative, tout en vous prodiguant des conseils aussi attentionnés que personnalisés.

Un écrin discret, des trésors partout ÎLOYA se découvre comme on explore une adresse confidentielle : ici, chaque détail compte. Les portants dévoilent un

prêt-à-porter féminin raffiné, des lignes simples, naturelles, dans des tissus beaux, originaux, agréables à porter, ponctué de pièces homewear douces et de lingerie sans armature chic et confortable. Bien-sûr, les enfants ne sont pas oubliés avec des vêtements joyeux et pratiques, mêlant douceur, style et fantaisie pour accompagner toutes leurs aventures.

Côté ambiance, c’est un doux mélange de mode, décoration, accessoires, parfums, chaussures et bijoux, dans un esprit boutique de niche où l’on trouve ce que l’on ne voit nulle part ailleurs.

mune - réfection des locaux de La Poste et réhabilitation de l’Hôtel de Clerjotte (2019), réfection du chemin de la Citadelle (2020), réfection du rempart du Vert Clos (2022), restauration de la Porte des Campani (2023), réfection de l’escalier de l’église (2024)... les investissements au profit du patrimoine représentent une part importante du budget communal. Et vient d’être achevée et inaugurée la restauration de La Poudrière Saint-Louis, un joyau historique et patrimonial ouvert à la vie associative et aux animations culturelles.

Les travaux de réfection de l’Hôtel des Cadets Gentilshommes, qui abrite les locaux de la mairie, vont démarrer en octobre 2025, ils sont devenus urgents du fait des fuites d’eau un peu partout... Voilà pour le patrimoine, les travaux de réfection de voirie et réseaux VRD et l’entretien des bâtiments communaux représentant une autre part très importante du budget d’investissement.

du Port de Saint-Martin

Une expérience plus qu’un achat Chez ÎLOYA, on ne vient pas seulement pour trouver la pièce parfaite : on vient pour un moment agréable, un conseil sincère, un échange authentique. La clientèle locale comme de passage apprécie cette atmosphère où bonne humeur et bienveillance se mêlent naturellement.

Vingt ans plus tard, ÎLOYA reste ce port d’attache pour les amoureux de belles choses, toujours fidèle à son esprit libre et sélectif. Une adresse à visiter encore et encore, car on y découvre toujours quelque chose de nouveau.

lot
6, quai Nicolas Baudin à Saint-Martin de Ré
Vue du ciel, l’étoile de Vauban ceinturant Saint-Martin de Ré intra-muros.
(Lire la suite page 20)
État moyen

SAINT-MARTIN-DE-RÉ À LA HUNE

En 2025, la réalisation de la piste cyclable avenue de Philippsburg, qui dessert le collège et les campings a permis de sécuriser la circulation sur cet axe très fréquenté et la construction du pôle accueil et technique du camping est en cours. Bref, la liste des réalisations égrenées par le maire est longue et permet de mesurer l’ampleur de la tâche.

La qualité de vie à Saint-Martin Mais, au-delà de ce cadre patrimonial exceptionnel, qu’est-ce qui fait la qualité de vie à Saint-Martin ?

« Pour 2350 âmes en hiver (12 000 en été), on y dispose de tous les services médicaux – labo d’analyses, radiologie,

médecins, dentistes, kinés, ostéopathes, infirmiers - de trois grandes surfaces, des services publics, d’importants équipements sportifs - centre aquatique, stade de foot, complexe sportif Marcel Gaillard, terrains de tennis couverts... et d’une offre d’hébergement touristique importante », explique le maire.

La qualité de vie se mesure aussi à l’aune de l’offre culturelle proposée - le Musée et ses amis y contribuent grandementdes animations pour les enfants, tel de festival des Martinelles dont la 3è édition a rencontré cet été un vrai succès, mais aussi les animations festives.

Le maire tient à souligner aussi la qualité de travail en régie des ateliers communaux « très performants » et la

propreté, à laquelle s’emploie l’équipe des services techniques, « un travail de Pénélope chaque jour renouvelé ».

La qualité de vie passe aussi par les actions sociales du CCAS au profit des aînés, qui peuvent profiter de deux voyages par an, au printemps et à l’automne. Et bien sûr par le parc de logement social, permettant de maintenir une population permanente sur la commune, malgré la pression touristique. Outre le parc historique important - le plus important de l’île avec celui de La Flotte - les 63 logements du Pertuis ont pu être réalisés (et livrés en 2018/2019) grâce à la préemption de l’ancienne maison de retraite dès le début de mandat en juin 2008, obtenue à l’arrachée à une voix près, et financée grâce à la prise de compétence Logement de la Communauté de Communes - là aussi en tout début de mandat.

Et 25 logements sont en cours de réalisation au Clos Baudin, à la place de l’ancienne gendarmerie devenue vétuste, qui devraient être livrés début 2027. Des T1, T2 et T3 comme le

souhaitait le maire, cette typologie de logements manquant cruellement dans le parc de logement social rétais.

Le chantier des trente mouillages du site de La Cible, réalisé en plusieurs étapes, fut aussi un sacré casse-tête, il apporte un service important aux plaisanciers, la liste d’attente pour une place dans le port étant longue.

Saint-Martin mise aussi beaucoup sur la nature, au cœur du village et sur ses extérieurs : éco-pâturage au Vert Clos, entretien des glacis par les ânes de Léau, plantation d’arbres et création d’espaces verts, création de trois refuges LPO (jardin du Musée, parc de La Barbette, Vert Clos), sans oublier les jardins familiaux en cours de création, qui devraient être mis à disposition des familles d’ici la fin de l’année.

Bref, Patrice Déchelette, engagé depuis 1995 au service de la commune en tant que conseiller municipal, puis en tant que maire depuis 2008, entend bien valoriser ses réalisations et celles de son Conseil municipal sous ses trois mandats.

TERRACOTTA

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Le port et l’église de Saint-Martin de Ré, vus depuis la mer.

Une arrière-saison haute en couleurs à Saint-Martin

Festival Jazz en Ré, braderie commerciale, journées du Patrimoine puis fête du Coquillage, la in de haute saison et l’arrière-saison seront très animées dans la capitale rétaise.

Jazz en Ré, une 27ème saison un peu différente… Du 22 au 24 août

Le festival revient du vendredi 22 au dimanche 24 août 2025. Le présentet-on encore ?

Voilà près de trente ans que Daniel Lagarde, entouré de proches tout aussi passionnés que lui, s’est lancé dans cette incroyable aventure musicale : un festival de jazz aux derniers jours du mois d’août et sur le port de SaintMartin, résolument éclectique et surtout totalement gratuit. Une initiative aux allures de pari un peu fou et il s’en souvient encore, « nombreux ont été ceux me disant que c’était impossible ». Vingt-sept ans après, le Festival Jazz en Ré n’a pas pris une ride et la prochaine édition s’annonce réjouissante, « avec quelques nouveautés », nous glisse Daniel Lagarde dans un sourire.

Lire l’article complet de Pauline Leriche Rouard paru dans Ré à la Hune 304 : www.realahune.fr/jazz-en-re-une27eme-saison-un-peu-differente/

Festival Jazz en Ré

Les journées commerciales les 21 et 22 août

Dans les rues piétonnes et sur le port, les commerçants vous proposeront de faire de bonnes affaires, durant deux jours. Ces journées commerciales sont très appréciées.

Les journées européennes du patrimoine les 20 et 21 septembre

Au programme :

Exposition - Salle des Colonnes (Association Océ’Art)

Du mercredi 17 au mardi 23 septembre de 10h à 18h30, une dizaine d’artistes boitais exposeront et vendront leurs œuvres : peintures (acrylique, huile, aquarelle, leporellos ou livresaccordéons), portraits, bijoux en micro-macramé, reliure ancienne et récente, mosaïques, sculptures, œuvres originales, telles les cougourdonnières : instruments de musiques et autres objets fabriqués avec des courges. Un pot d’accueil sera organisé le 17 septembre.

Du Vendredi 22 au Dimanche 24 août - A ccès libre - P arking de la C ourtine à Saint-Martin

- Vendredi 22 août : Cabin Tales (21h) – Aurore Voilqué (22h15)

- Samedi 23 août : Jean-Marie Ecay (21h) – Cactus Riders (22h15)

- Dimanche 24 août : Michel Delage Big Band (21h) www.jazzenre.fr

Chaque fin du mois d’août le festival Jazz en Ré, entièrement gratuit, attire la foule sur le port de Saint-Martin
Les artistes boitais d’Océ’Art exposent régulièrement, comme ici à Loix.
(Lire la suite page 22)

L’Apothicairerie et l’Hôpital

(Service Patrimoine, CdC Île de Ré)

Rue de l’Hôpital

- Visite libre : samedi, horaires à préciser.

- Visite commentée : samedi à 14h30 (45 min) – RDV au siège de la CDC.

Concert – «Résister en musique»

(80e anniversaire de la Libération)

(Assoc. Sur les traces de René Herbin en partenariat avec la Mairie)

Samedi 18h30 – Église Saint-Martin15 € / Gratuit -15 ans - Piano, violon et violoncelle (Élisabeth Herbin, Clara Froger, Jacques Froger).

Musée Ernest Cognacq 13, avenue Victor Bouthillier

- Visite libre du musée et des expos « Ré occupée, Ré libérée » et « Murmures de l’Atlantique » (Jérôme Bouyer).

- Visite commentée « Ré occupée, Ré libérée » :

- Samedi 15h (45 min)

- Dimanche 11h (45 min).

La Poudrière Saint-Louis (Mairie)

Cours Vauban

Dimanche 10h-17h

Découverte du site restauré :

- Visite libre

- Visite commentée

- Exposition sur l’histoire du lieu

- Livret jeu

BAR DU CENTRE

A côté de l’Eglise de Saint-Martin 05 46 66 99 79

Bar du centre le cercle

mois de septembre, la fête du coquillage anime le port jusqu’à tard le soir. De grandes tablées permettent de déguster des coquillages en toute convivialité.

Fête du coquillage samedi 27 septembre

Au programme de cette 15° édition, à partir de midi et jusqu’à 14h sur l’îlot : Dégustation d’huîtres de Ré & de frites avec boissons et Bières de Ré, avec animation musicale

Reprise à 16 heures avec en plus, sur l’îlot et les quais : Barquettes de coquillages, desserts (tartes et crêpes).

Cette année, les animations musicales seront assurées par la batucada des Batala de La Rochelle et Fifres et

Tambours d’Aunis & Saintonge qui défileront sur le port à partir de 17h Quizz et tombola permettront de s’amuser et gagner des lots.

A partir de 21h, DJ Chris animera le port jusqu’à 23h30

La fête du Coquillage est organisée par le Cercle nautique martinais (CNM) avec le concours de nombreux partenaires, cette 15° édition regroupe près de 80 bénévoles.

Nathalie Vauchez

les 2 chapelleries et MADARÉ (sauf STETSON et nouvelle collection)

Chapellerie Comme au Marché 6 rue du Docteur Kemmerer 17410 Saint-Martin de Ré (ouvertd’avrilànovembre)

Chapellerie de Sully 4 rue de Citeaux 17410 Saint-Martin de Ré (ouvertàl’année)

Chaque

PUBLI-RÉDACTIONNEL

Intermarché : Soirée privée Foire aux Vins 202 5 !

Les deux magasins Intermarché de Saint-Martin de Ré et La Flotte organisent chacun, le lundi 8 septembre, à partir de 20h, leur traditionnelle soirée avant-première de la Foire aux vins. Celle-ci se déroulera du 9 au 28 septembre.

Pour découvrir des vins riches de leur terroir et du savoir-faire des vignerons qui les font, pour vous faire conseiller au mieux dans vos choix, laissez-vous guider par la sélection des experts Intermarché.

D écouverte, conseil et dégustation

Près de trois cents références seront proposées dans chaque magasin, les sélections étant en partie différentes. Certaines Appellations seront proposées uniquement lors de la soirée, en dégustation, et bien sûr à l’achat.

Qui dit dégustation dit aussi accompagnement, ainsi le traiteur Intermarché proposera notamment quelquesunes de ses nouveautés, ce sera aussi l’occasion de découvrir certains produits des rayons frais. Des œnologues et des fournisseurs - producteurs ou négociants - seront présents pour vous conseiller chacun sur une sélection de quelques vins de leur domaine.

Grands crus, millésimes de l’année, caisses de vins en bois... chacun ira à ses préférences. Evidemment, certains vins ne seront disponibles qu’en petites quantités, aussi il est intéressant de participer à la soirée de lancement ou de profiter de la Foire aux vins dans les premiers jours pour être certain d’en profiter. Cette année, le groupement Intermarché met en avant la viticulture de demain. Des vins innovants qui bousculent les codes de leurs régions de production pour vous offrir une nouvelle vision du monde viticole.

Profitez de notre 2+1 : Une sélection rigoureuse de références variées, alliant qualité et diversité, pour vous garantir de belles découvertes à prix avantageux !

Expert Club : Des vins soigneusement élaborés par nos équipes pour vous offrir des rapports qualité/ prix exceptionnels, avec une offre exclusive en 4+2 pour allier plaisir et bonnes affaires.

Coup de cœur : Pépite ou classique, une sélection de vins qui a fait l’unanimité auprès de notre comité de dégustation.

Inscrivez-vous vite !

Si vous souhaitez participer, n’oubliez-pas de vous inscrire à l’accueil d’un des deux magasins Intermarché, à partir de ce 20 août.

Dès le 10 septembre, retrouvez le prospectus, sur le site ou l’application Intermarché pour parcourir en détail la sélection de vins d’exception. D’autres vins, hors prospectus, seront aussi proposés lors de la soirée.

A noter : L’avantage carte de 10% (dès 40 € d’achat) ou de 15% (dès 80 € d’achat) sera appliqué sur tous les vins, champagnes et effervescents du prospectus du 9 au 28 septembre et dès la soirée de lancement du 8 septembre.

Intermarché île de Ré recrute en CDD, CDI, apprentissage, sur différents postes

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Horaires d’ouverture jusqu’au 31 août : du lundi au dimanche 8h30 à 20h Et n’oubliez pas le Drive Intermarché

L’île accueille la 3e édition des Antoine Albeau Series

Du 2 9 au 3 1 août, la plage du Peu Ragot, à La Couarde-sur-Mer, sera le décor d’un rendez-vous sportif qui mêle spectacle, compétition et ambiance estivale. Plus de cent riders sont attendus pour participer aux Antoine Albeau Series, une épreuve qui, cette année, sera support du Championnat de France.

Une compétition qui monte en puissance C’est une scène de plus en plus familière pour les habitués de l’île de Ré : des voiles colorées glissant à vive allure au large de La Couarde, portées par le vent, que les compétiteurs espèrent inspiré. Du 29 au 31 août, la plage du Peu Ragot accueillera la 3e édition des Antoine Albeau Series, une compétition de windsurf et de wingfoil fondée par le champion rétais Antoine Albeau. Ce dernier souhaitait créer un événement à domicile, entre performance sportive et valorisation de son territoire. Cette année, l’épreuve prend un relief particulier en intégrant le cadre fédéral, puisqu’elle fait office de Championnat de France, avec plusieurs titres en jeu.

Du beau monde sur la ligne de départ Ils seront plus de cent compétiteurs à s’élancer sur les différentes manches, réparties selon les disciplines et les formats de course. Parmi les participants,

quelques figures bien connues du milieu : Pierre Mortefon, champion du monde de windsurf, sera présent, tout comme Pierre Schmitz, jeune Rétais qui évoluera ici à domicile. Tous deux pourraient bien venir titiller Antoine Albeau lui-même, qui, malgré son rôle d’hôte, compte bien rester compétitif. « J’ai eu la chance de naviguer partout dans le monde, mais j’aime aussi accueillir les gens ici, leur faire découvrir notre spot », explique-t-il. Face à ses concurrents, le champion local, à domicile, face à son école de voile sera l’un des compétiteurs les plus regardés.

Soirée A ntoine A lbeau

Un événement soutenu localement Si l’événement repose sur une organisation sportive exigeante, il s’appuie aussi sur un réseau de partenaires locaux, publics et privés. La Communauté de Communes de l’île de Ré, le Département de la CharenteMaritime et la Région Nouvelle-Aquitaine soutiennent activement la compétition, aux côtés de plusieurs commerçants et entreprises rétaises comme Intermarché Saint-Martin-de-Ré, Optic 2000. Grâce à ce soutien, un prize money de 7 000 euros sera attribué aux vainqueurs de chaque tableau. Par ailleurs, la compétition est aussi la première étape de la Wing Cup 17, un circuit régional qui s’étendra jusqu’en 2026.

« On est un peu comme des footballeurs, mais sans le staff, on se prépare et pour cela, il faut des moyens », explique Antoine Albeau, justifiant ainsi la mise en place de ces dotations importantes sur le plan financier, sans compter les dons de matériels dédiés à la pratique (voile, montre, etc.) de certains sponsors. De son côté Antoine Albeau peut aussi compter sur son école de voile, ouverte tout l’été et pour laquelle « il ne compte pas ses heures » aux côtés de son épouse.

Un week-end sportif et convivial

Tout au long des trois jours, un village dédié à l’évènement sera installé sur

Le 26 août sont prévus un concert et un cinéma plein air au marché de Mail pour une soirée autour d’Antoine Albeau.

Une soirée dense avec un concert à partir de 19h, suivi de la projection vers 21h30 du documentaire « Légendes » distribué par Canal + qui revient en profondeur sur la longue carrière du champion rétais.

A cette occasion, Antoine Albeau sera présent pour échanger sur sa discipline et ses expériences. Un rendez vous à ne pas manquer pour les amoureux du sport et pas que !

L’Échappée Rhétaise est née !

l’esplanade Antoine Albeau. Sans excès ni fioritures, mais avec l’envie de créer un lieu de rencontre entre pratiquants, curieux et familles. L’accès sera libre, et plusieurs commerces, restaurants et campings de La Couarde proposeront des offres spéciales à l’occasion du week-end. Si les conditions météo sont au rendezvous, le spectacle devrait être assuré au large, visible directement depuis la plage. La venue de l’équipe de France olympique de planche à voile est également évoquée, ce qui donnerait un cachet supplémentaire à cet événement à la fois sportif et spectaculaire.

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A ntoine A lbeau Series 3 e édition

Du jeudi 29 au samedi 31 août 2025 Plage du Peu Ragot, La Couarde-sur-Mer www.antoinealbeauseries.com

Organiser sur l’île de Ré une course à pied était l’un des objectifs du club Run in Ré dès sa création. Deux ans plus tard, c’est chose faite. La première Échappée Rhétaise aura lieu le 11 octobre

On voulait une course qui ressemble à notre île : nature, belle, un peu sauvage », explique la présidente du club, Alexandra AllidièresAzevedo. L’ Échappée Rhétaise empruntera donc tous les chemins qui font l’identité de l’île, qu’ils soient dans les marais ou dans les bois, sur la plage ou dans les villages. Cette première édition se déroulera au Bois-Plage mais les organisateurs souhaitent changer de commune chaque année afin de faire découvrir tous les recoins

de notre territoire aux participants. Deux parcours seront proposés le 11 octobre au départ du centre village du Bois-Plage à 14h15, l’un de 10 km et l’autre de 20 km. Des courses ouvertes à tous, « coureurs du dimanche, traileurs confirmés, challenge familles ou entreprises », détaille Alexandra Allidières-Azevedo. « Tant qu’ils viennent avec le smile et l’envie de partager un bon moment, ils seront au bon endroit ! »

L’évènement se veut convivial et festif. Des animations et un concert seront proposés au Bois-Plage. « Nous allons

également en faire un événement solidaire », complète la présidente. « Une partie des bénéfices ira à Épilepsie France, une cause qui nous tient à cœur et d’ailleurs nous aurons Hélène Gaudin la représentante de Épilepsie France La Rochelle avec nous. » Sept cent cinquante dossards sont mis en vente et les places partent vite, le 20 km étant quasiment complet.

A.B.

Les inscriptions se font sur : Run in Ré ou le site runinre.fr

Les concurrents attendront forcément les soutiens du vent et du public sur le spot couardais ! Infos

Un festival est un voyage

Dimanche 3 août. Le chapiteau de la Java des Baleines est encore vide, les spectateurs font la queue aux foodtrucks. On repère aisément parmi eux les tee-shirts turquoise, estampillés Jazz au Phare 2025, qui tranchent avec l’élégante sobriété de l’équipe de la Java, tous de noir vêtus. Dans le silence feutré de l’avant-spectacle, l’atmosphère se tend imperceptiblement. Qu’est-ce qui distingue un concert d’un concert en festival ? La foule qui s’amasse progressivement sur la piste de danse et alentour semble embarquer pour une traversée qui la tiendra unie et solidaire pendant les quatre jours du festival. En bord de scène, Boney Field attend de faire son entrée, dissimulé derrière ses lunettes noires et son chapeau feutre, le saxophone à la main. Jean-Michel Proust grimpe sur scène pour déclarer la seizième édition de Jazz au Phare ouverte : la traversée a commencé.

Festival pour trois chanteuses (et un chanteur)

Cette année aura été sujette à controverses : la présence de Sheila aura fait couler beaucoup d’encre (virtuelle) dans la communauté jazzophile. On a un peu moins dit que la grande scène accueillerait trois chanteuses pour un chanteur, et que les premières parties seraient toutes féminines. Jazz au Phare nous a donné à entendre cette année un large spectre de voix de femmes, aux tessitures et styles infiniment variés, à la présence scénique envoûtante et électrisante. Il est revenu au seul homme de conclure le festival, par une performance qui a largement rencontré son public, venu très nombreux pour applaudir Keziah Jones, le roi du blufunk - la contraction du blues et du funk, un son qu’il a lui-même forgé. Malgré son absence légendaire d’empathie avec le public, il aura fait cette fois-ci un effort louable pour communiquer avec les spectateurs qui se serrent contre la scène et dans les gradins, allant jusqu’à tenter de les faire chanter. Est-ce à dire que, comme l’a laissé entendre Jean-Michel Proust dans sa brève introduction, le public de l’île est particulièrement sympathique et participatif ?

La petite chanteuse qui dérangeait

C’est sans doute l’expérience qu’aura eu Sheila, malgré la petite jauge qui l’accueille de ses applaudissements, au troisième

jour du festival. Ils sont peu nombreux mais ils font du bruit pour deux, et leur enthousiasme est communicatif. Des « Sheila, on t’aime » fusent des tribunes où s’aperçoivent surtout des cheveux blancs. Les fidèles ne se sont pas laissé décourager par la polémique, ce « choc des cultures » entre jazz et pop yéyé. Ils ont emmené avec eux leurs enfants et petits-enfants, qui pour certains retrouvent aussi leur jeunesse lorsque la chanteuse de quatre-vingts ans entame « Quand les rois mages en Galilée… » La différence de générations s’efface, on se déhanche avec la même conviction sur la bande-son des vacances, à trente ans comme à soixantedix. Parmi les bénévoles, il se murmure que Sheila est très accessible et qu’elle a même honoré de sa présence la cantine du festival. D’ailleurs, la voici qui les remercie pour leur accueil, et la cuisinière pour la qualité de sa cuisine. Une vie sur scène, sept cents titres et quatre-vingtcinq millions d’albums vendus n’ont rien enlevé de sa simplicité à la star des yéyés et la franche camaraderie avec laquelle elle lance ses chansons (« Attention, j’envoie du lourd ! ») ne font que la rendre plus proche et plus émouvante. N’en déplaisent aux esprits chagrins, Sheila a embrasé le phare de son énergie solaire et de sa formidable générosité.

Back to… pink

Dans le registre des reprises, il en est une autre qu’on attend avec curiosité. Dix ans après la disparition d’Amy Winehouse, son groupe d’origine remonte sur scène avec une chanteuse inconnue, Bronte Shande dont on dit qu’elle a sa voix, et un concert hommage qui tourne depuis quatre ans. La trajectoire tragique de la diva de la soul à la longue chevelure noire relevée en un improbable chignon choucroute jette sur la nouvelle égérie du groupe une ombre mi-bienveillante, mi-menaçante. Qui est-elle pour endosser le costume d’une telle artiste ? Comment se sortira-t-elle de cet exercice périlleux ? Le costume, justement, Bronte Shande ne l’emprunte pas mais impose son style, apparaissant dans une robe blanche à grosses fleurs roses, inspirée des années 50. L’effet de contraste est saisissant. Certes, la voix est bien là - magnifique pour les uns, un peu en-dessous pour les autres - mais il n’y a qu’Amy pour donner à ses chansons l’intensité émotionnelle qui, pour finir, a eu sa peau. Bronte Shande fait le choix de

rendre hommage, et lorsqu’elle évoque la diva, c’est toujours pour s’inquiéter de se montrer à la hauteur de l’héritage. Pourtant, il arrive que l’on entende derrière l’interprète poindre l’artiste, lorsqu’à de certains moments elle s’approprie un rythme, une inflexion, une rupture mélodique. Cela ne dure qu’un instant : la modestie est aussi le signe de l’artiste.

De la joie à la grâce Modeste, Ayo l’est, autant qu’elle est artiste. « Point d’orgue du festival » dira le communiqué de presse, elle apparaît sur une scène presque nue, sinon pour le piano et la contrebasse qui

un septième album. Il ne savait même pas que j’en avais sorti un deuxième. » Les heures filent dans la compagnie de cet être à part, humble, drôle et puissant, au service d’une musique qui semble venir de plus loin qu’elle et qu’elle incarne avec une grâce bouleversante.

Généreux : c’est peut-être cela, l’aventure d’un festival. Faire l’expérience de la générosité. D’abord celle des cent bénévoles, remerciés par tous les artistes, du in comme du off. Générosité des propositions, de 10h30 le matin à 2h le lendemain : de la scène enfant au bœuf du soir, dix formations différentes ont fait entendre leur voix, leur style et leur

l’accompagnent. Le talent des musiciens est à la mesure de cette autre diva dont le nom signifie, en yoruba1, « joie ». Elle est venue présenter son dernier album, Mami Wata, « en hommage à l’eau », précise-t-elle. Ses compositions sensibles et rythmées, qu’elle soutient parfois seule à la guitare acoustique, et qui parfois s’abandonnent au fil d’un dialogue avec ses deux compagnons, Vincent Bidal et Laurent Vernerey, avec lesquelles elle entretient une merveilleuse complicité musicale, parlent souvent d’elle. Elle se confie aussi entre deux morceaux, avec une facilité dont elle se moque elle-même–« Je suis bavarde », avoue-t-elle – sur sa vie de famille, son fils à New-York qui est « un peu trop cool » et bloque sa mère sur les réseaux, sur cet homme rencontré à un kiosque, qui la reconnaît – « Vous êtes Yao ! ». « Il ignorait que j’avais sorti

musicalité singulières dans le cadre désormais unique du Café du Phare. Générosité dans les rencontres, dans la queue des glaciers, devant les grilles de la grande scène lorsqu’il faut finir sa gaufre avant d’entrer, à l’abord des petites scènes dans l’attente du prochain set, en voisins de comptoir au café du Phare passée une heure du matin, ou collés à la grande scène, les mains levées : le contact devient si aisé lorsqu’on a la musique en partage. Il y a, paraît-il, des couples Jazz au Phare, qui, d’un échange de regards entre festivaliers, ont fait un mariage. Il y a, paraît-il, des traversées de quatre jours qui durent toute une vie.

Eugénie Rambaud

1 : Le yoruba est la langue parlée par le peuple Yoruba, présent notamment au Niger, l’un des pays d’origine d’Ayo.

© Eugénie Rambaud
© Eugénie Rambaud
C’est à Keziah Jones, ici sur scène, qu’il revient d’avoir rassemblé le plus grand nombre de spectateurs, mais c’est Ayo qui emporta leur cœur.
Sous les arbres du café du Phare, Gwen alias Lucie Royet se demande comment livrer trois kilos de chansons aux pommes à un public de tout-petits et d’un-peu-plus-grands qui la dévorent… des yeux.

La Galerie Glineur invite ses artistes à vous accueillir

Cet été, la Galerie Glineur a décidé de faire dialoguer entre elles les œuvres de ses fidèles artistes, les laissant se singulariser ou au contraire découvrir leurs similitudes.

Aurélie Legros-Glineur a souhaité se livrer à une expérience nouvelle, en accueillant en même temps dans la galerie, les dernières œuvres des artistes, qu’elle présente habituellement séparément et en petit comité. Une expérience collective où finalement chacun garde son identité, une approche ludique et différente de l’œuvre qui mise sur l’émotion immédiate et la fait souvent bénéficier d’une visibilité accrue. Il est intéressant de voir comment les peintres à la force flamboyante tel Hopkins, qui se trouve au fond de la galerie, résistent aux univers tonitruants d’autres coloristes comme Christian Nicolas Hoët et sa construction charpentée,

JOU R NÉE D’A R TISTES

respirant l’équilibre par exemple. La palette de ce dernier, composée à la fois de tons doux et d’une dominante de couleurs fortes, rouges éclatants, bleus foncés et vert sapin, se marie aussi fort bien avec les figures longilignes mi-homme, mi-animal de la sculptrice Karine Chaudé ou avec les sculptures d’Edmundo Solari, dont les personnages sobres et élancés s’intègrent parfaitement dans ce monde coloré. Mascarade, qui vient de l’univers de la rue et des graffiti, provocateur, utilise la peinture pour questionner les normes sociales et les masques que nous portons dans la vie quotidienne. Son œuvre apporte une touche d’ironie et de critique sociale au sein de cette rencontre d’artistes bien élevés !

Des céramistes à qui l’on donne la place de s’exprimer De l’autre côté de la galerie, un univers en apparence plus sombre, à la trompeuse apparence classique, vous attend : les paysages intérieurs de Véronique Gerbaud-Lambert, où seul l’animal est accepté, s’apparentent sans difficulté au monde de silence et de poésie de Marina Ho, empreint de douceur, mais aussi d’une passion qui ne demande qu’à s’embraser. Une geisha au sombre costume, portrait de Jean-Michel Auclerc, délimite l’espace et fait la transition via les sculptures qui se trouvent au centre de la pièce, dont les extraordinaires créatures de la céramiste Florence Richard, inspirées de différentes cultures dans lesquelles l’ours, protecteur et féroce, joue un rôle majeur. Dominique Pouchain, céramiste sculpteur, qui évolue ces dernières années de manière très intéressante, se mêle à la conversation avec des créations aux lignes épurées jouant sur les effets de matière. Quant à Marine de Soos, elle les séduit tous avec ses sculptures en bronze chargées

de poésie et d’émotion. Marine Le Gall, céramiste parmi les derniers artistes à avoir rejoint la galerie, raconte des histoires à l’aide du brillant bestiaire sorti de son imagination et qui nous rappelle les fables de La Fontaine, pendant que les personnages étonnés de Béatrice Terra se demandent à quoi est dû ce remue-ménage ! Pendant ce temps, les personnages rêveurs de Thomas Bossard se hâtent afin de ne pas rater l’un des véhicules de Yannis Lagresle et de faire le voyage aux côtés des Yasyas avec lesquels ils s’entendent si bien.

Ensemble, ces artistes créent un espace où la couleur, la forme, et les idées se croisent et se répondent, offrant au spectateur une expérience riche et complexe. Leur diversité stylistique et thématique permet d’établir un dialogue dynamique entre l’abstrait, le figuratif, le ludique et le sérieux, enrichissant ainsi le panorama de l’art contemporain proposé par la galerie.

Catherine Bréjat

Sous l’égide de l’association des Arts loidais, l’ancienne Journée des peintres, devenue le 1 5 de Loix, s’o f fre une seconde jeunesse.

Initié par l’office du tourisme au temps où celui-ci relevait des services de la mairie, l’événement avait été repris un temps par une association boitaise, avant que les Arts loidais ne se proposent pour son organisation, en 2023. Les deux éditions précédentes avaient connu un beau succès, dépassant la soixantaine d’exposants réunis au centre du village. Ils sont quarante-cinq, cette année, dans la rue du Couvent et sur la place de l’Eglise, défiant la chaleur étouffante d’un 15 août caniculaire. « Il y a moins d’amateurs que les autres années », remarque la présidente de l’association, Michèle d’Amiens ; on reconnaît, parmi les stands, des habitués des marchés de l’été, ainsi que des membres de l’association Accros d’arts, présente également à Sainte-Marie et à La Flotte.

Certains sont venus exprès, parfois de loin - la Creuse, pour Mathieu Rapp, cet ancien entomologiste qui sculpte dans le métal les insectes qu’il connaît « par le cœur ». Pour Alain Rouvreau, peintre de l’armée installé à Niort, ce

Découvrez l’île de Ré authentique et communiquez dans :

sont des retrouvailles après quinze ans.

« A l’époque, c’était un rendez-vous pour les peintres de toute la région », se souvient-il. Laurent Abadie aussi évoque le souvenir de la Journée des peintres, et de tous ces artistes, la toile vierge sous le bras, qui installaient leur chevalet au coin des rues pour peindre sous le regard des passants. Les Arts loidais ont relancé l’idée d’un concours, et l’an passé, une dizaine de personnes avaient répondu à la consigne « Étonnez Loix ». Cette année, le concours est annulé, faute de participants. Côté fréquentation, la foule se presse aux alentours de midi, à la sortie de la messe du 15 août. Si, pour Sophie Touet, céramiste, cette journée est parmi les plus profitables de l’été, tous cependant n’y trouvent pas leur compte. L’art académique d’Alain Rouvreau, les œuvres abstraites et recherchées de Marie Blandin ne répondent pas aux attentes d’un public venu chercher des produits plus « rétais ». Après 14h, la température

Avec le soir, les ombres étirent une protection bienfaisante sur les artistes-exposants du 15 de Loix ayant bravé la chaleur.

avoisine les 40 degrés et retient les vacanciers, fussent-ils amateurs d’art, dans la fraîcheur des maisons. Les heures s’étirent tandis que la chaleur s’installe. A 18h, le bilan de la journée est inégal. « Mais on sait qu’il faut être

là », conclut Karine Meilhan, artiste loidaise. « On ne sait jamais quand une rencontre entre un tableau et une sensibilité peut se produire. »

Eugénie Rambaud

@ rhea@rheamarketing.fr

« Le Toi du Monde » de K. Chaudé.
© Eugénie
Rambaud

Un 3 8 e festival qui sort de l’ordinaire

Cette 3 8 e édition de Musique en Ré se présentait de manière angoissante pour les organisateurs. La réduction des aides, dont une dramatique de 5 0% du Département, la di f ficile recherche de logements, tout cela avait jeté un voile inquiétant sur la préparation de ce festival. Contrairement aux attentes, cette édition 202 5 a été l’une des plus réussies depuis le début.

Un concert a dû être bissé, ce qui par ce temps caniculaire représente une performance incroyable de la part des artistes et plus de deux cents personnes se sont vu refuser l’entrée au concert de clôture faute de place ! Sur le plan logistique, les hébergements pour les musiciens qui se faisaient rares se sont, au final, avérés en trop grand nombre ! Est-ce l’effet de la réduction de seize à treize concerts qui a, pour les amateurs éclairés, sonné l’hallali avec pour résultat une plus grande participation à tous les concerts ? Ou bien les efforts tarifaires réalisés tout au long de ces vingt dernières années pour rendre la musique classique accessible à tous font-ils enfin leur effet ? Rappelons que sur les treize concerts, cinq étaient gratuits et que le tarif pour le concert jeune public était de 4 € ! Devant l’affluence observée pour

tous les concerts de cette session, des mesures vont devoir être étudiées pour accueillir tout le public dans de bonnes conditions l’année prochaine.

Un succès fou, fou pour Le Carnaval des animaux à Sainte-Marie

Le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, concert joué le 30 juillet à Sainte-Marie et qui tient au cœur de Kamiar Kian car il représente l’avenir et la transmission, a dû être bissé : la queue allait bien au-delà du parking tant le public était venu nombreux et la direction du Festival décida immédiatement, en accord avec les musiciens, de faire une seconde représentation à la suite de la première. Et pourtant, ce « petit bijou narratif » qui parle aux enfants par le truchement des instruments et qui

deviendra le chef d’œuvre de SaintSaëns, n’était pas un favori du grand homme qui le considérait comme une pièce de salon réservée à ses amis !

Final exceptionnel avec Jean-Claude Casadesus Le 8 août, pour la soirée de clôture, JeanClaude Casadesus dirigeait l’orchestre symphonique pour une soirée Mozart en l’église Saint-Martin. A chaque fois que Jean-Claude Casadesus se produit quelque part, on risque l’émeute, et l’on voit apparaître dans le public les connaisseurs et les personnalités qui se targuent de culture. Ce fut le cas ce soir-là où l’on aperçut entre autre l’ancien premier ministre Lionel Jospin.

Jean-Claude Casadesus semblait en grande forme et sa prestation faite de qualité et de charme, séduisit la totalité du public qui avait réussi à s’installer à l’intérieur de l’église, soit huit cent soixante amateurs. Malheureusement ce paradis fut refusé à deux cents autres personnes ! Ce qui pose le problème de 2026, car d’ici là, l’église de Saint-Martin ne s’agrandira pas et il n’est pas envisageable de faire jouer Jean-Claude Casadesus dans un complexe sportif qui est à peu près la seule structure dans l’île de Ré susceptible d’accueillir la totalité de ses fans !

L’Opéra, un autre temps fort du festival

La soirée du 4 août, sur la place de la République à Saint-Martin fut également un moment privilégié. Le Docteur Miracle de Georges Bizet dirigé par Pierre Dumoussaud passionné de répertoire symphonique et Victoire de la Musique de la « Révélation Chef d’orchestre » en 2022 a emballé le public au moins autant que s’il s’était agi de Carmen ! Les chanteurs Kaëlig Boché, Héloïse Mas, Florent Karrer et Sheva Tehoval en parfaite harmonie avec l’orchestre ont transmis une émotion palpable. Une très belle soirée !

Le festival avait commencé en fait le 25 juillet par un concert de musique de chambre à la prison de Saint-Martin, pour rattraper le concert manqué du printemps. Un détenu, qui en avait fait la demande, a même pu interpréter au piano « Le Cygne » de Saint-Saëns, en compagnie d’un musicien du festival. Moins de concerts peut-être, mais des concerts pour toutes les sensibilités et comme toujours des musiciens exceptionnels pour cette 38e édition qui devrait faire réfléchir à l’avenir.

Saint-Martin de Ré - Vert clos Du mardi 12 août au dimanche 31 août 2025

2 PLACES ACHETÉES, 1 OFFERTE sur présentation de

Une foule sous l’emprise de la musique, place de la République à Saint-Martin.
SAINT-MARTIN DE RÉ - VERT CLOS

Dimanche

10h

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