

JÉSUS : PLUS BIEN QUE LA GUÉRISON COSTI W. HINN
Réflexions d’un ex-adepte de l’évangile de prospérité sur la maladie et la souffrance
COSTI W. HINN

JÉSUS : PLUS BIEN QUE LA GUÉRISON
Réflexions d’un ex-adepte de l’évangile de prospérité sur la maladie et la souffrance
Jésus : bien plus que la guérison
Titre original en anglais : More Than a Healer
Copyright © 2021 by Costi W. Hinn
Originally published by Zondervan Publishing 3900 Sparks Dr. SE, Grand Rapids, Michigan 49546
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© édition française : Ourania, 2026
Case postale 31
CH-1032 Romanel-sur-Lausanne, Suisse
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Tous droits réservés.
Traduction : Olivia Festal
Conception de la couverture : Visuall Communication, Genève
Sauf indication contraire, les textes bibliques sont tirés de la version
Segond 21 © 2007 Société Biblique de Genève www.universdelabible.net
ISBN édition imprimée 978-2-88913-091-7
ISBN format epub 978-2-88913-654-4
Imprimé en France par Sepec numérique
TABLE DES MATIÈRES
REMERCIEMENTS
En fait, l’idée de ce projet m’est venue, alors que je travaillais à la rédaction d’un précédent livre racontant mon histoire : Les coulisses de l’évangile de prospérité - Un témoignage enrichissant. 1 C’est ainsi que, deux ans plus tard, l’idée est devenue réalité. Mon désir, c’est que cet ouvrage tourne les regards des lecteurs vers Jésus-Christ. Mais il n’aurait pas pu voir le jour si je n’avais pas eu l’aide de quelques personnes clés de mon entourage que j’aimerais mentionner ci-après.
Erik Wolgemuth est plus qu’un agent littéraire : il est pour moi un ami, avec lequel je peux servir la cause de l’Évangile. Je ne pourrais imaginer me lancer dans un tel projet avec quelqu’un d’autre.
Carolyn McCready a, une fois de plus, joué un rôle essentiel en ce qui concerne le travail d’édition, et la complémentarité qui caractérise notre collaboration est un cadeau du Seigneur. Elle a le don d’affiner la totalité d’un texte en posant des questions difficiles qui obligent l’auteur que je suis à réfléchir plus en profondeur. Mais elle ne se contente pas de poser des questions difficiles ; elle sait aussi encourager et manifeste un réel enthousiasme pour le contenu des ouvrages sur lesquels elle travaille. Enfin, elle est animée d’un désir inégalé de voir les lecteurs se rapprocher de Jésus.
1 Éditions Ourania, 2020.
Sans surprise, mon épouse Christyne a joué, elle aussi, un rôle primordial dans la concrétisation de ce projet. Je ne pourrais plus me passer des discussions riches et profondes que nous avons régulièrement le soir et qui se terminent bien plus tard que prévu. Et si je doutais de l’amour et de l’attention qu’elle me porte (mais je n’en doute pas un instant), je n’aurais qu’à penser à tout le temps qu’elle me consacre en se donnant pour nos quatre petits, et ce, en prenant discrètement soin d’autres personnes. Les gens finiront par comprendre qu’après Jésus, c’est elle ma « recette secrète ». Je ne connais personne, en dehors d’elle, qui ait autant le souci du détail et qui désire autant me voir glorifier Dieu à travers ce que je prêche et j’écris.
Enfin, avant toute chose, je reconnais publiquement que JésusChrist est la motivation derrière ce projet. C’est lui qui en est la force, et le but est sa gloire. Car les pages que vous vous apprêtez à parcourir parlent de lui. Et existe-t-il expérience plus enrichissante que celle de laisser de côté les distractions de ce monde, pour se plonger dans l’étude de sa personne ? Je t’aime de tout mon être, Seigneur Jésus, et je t’apporte ma reconnaissance.
Jésus : bien plus que la guérison
INTRODUCTION

SEIGNEUR, NOUS AVONS BESOIN DE GUÉRISON !
En 2020, alors que je me consacrais à ce travail d’écriture, les événements se sont enchaînés très rapidement : pandémie, bouleversements dans la société, graves divisions au sein de l’Église, élections aux États-Unis… Bref, dire que cette année a été mouvementée est un euphémisme. Elle a même été tellement particulière que le nombre 2020 a fini par symboliser tout ce qui est imprévisible dans ce monde. Cette année-là, en effet, alors qu’on pensait qu’il ne pouvait plus rien arriver de pire, un nouvel imprévu surgissait. J’ai eu l’impression que, chaque mois, quelqu’un mettait en ligne une information relative à quelque chose de fou qui venait de se produire, en disant : « Une fois de plus, 2020 a frappé » ou : « Juste au moment où vous pensiez que 2020 avait fini d’être 2020, eh bien… »
Pour nous, tout au long de cette période si particulière, les choses n’ont pas été simples, tant sur le plan du ministère pastoral que
de notre vie familiale. En avril, nous avons accueilli notre quatrième enfant (une petite Ruth Joy). C’était peu après le premier confinement, et les infirmières nous tenaient nerveusement informés des protocoles de sécurité à suivre. Dans notre État, les autorités avaient presque tout fermé.
En tant que pasteur, j’ai eu à gérer les divergences de vues sur la pandémie, en priant pour que l’église reste unie. Et je peux dire que cela s’est bien passé dans l’ensemble, même si nous avons vu partir un ou deux mécontents (enfin, plutôt une vingtaine). Finalement, toutes les parties ont trouvé un terrain d’entente, et notre équipe de responsables a vivement exhorté chacun à privilégier les relations fraternelles au lieu de chercher à gagner un combat personnel.
Par la grâce de Dieu, dans les mois qui ont suivi, l’église a incroyablement grandi, spirituellement et en nombre, et la libéralité des frères et sœurs a atteint un niveau sans précédent. Nous étions émerveillés de voir ce que le Seigneur accomplissait à un moment où, à l’échelle de la planète, tout partait en vrille.
Mais en discutant avec d’autres pasteurs et en voyant le climat général qui régnait au sein du corps du Christ, j’ai bien compris que cette phase de profonds désaccords et de conflits allait durer.
Compte tenu de tout cela, il m’a semblé que 2020 était l’année idéale pour écrire un ouvrage sur la personne de Jésus. Et, honnêtement, ce travail de rédaction est devenu pour moi une sorte de refuge sur le plan spirituel. Le fait de réfléchir ainsi sur la personne de Christ a eu sur mon cœur et mon esprit un effet profondément apaisant. Cela a été comme un baume, une guérison pour mon âme, tandis qu’autour de moi, l’enfer semblait se déchaîner. C’était comme si je me détendais, assis dans l’herbe d’une paisible prairie d’alpage.
Jésus : bien plus que la guérison
NOUS AVONS TOUS BEAUCOUP
À APPRENDRE ET À RÉAPPRENDRE AU SUJET DE JÉSUS.
Il y a de fortes chances que les problèmes et les conflits soient quelque chose de familier pour vous aussi. Par conséquent, l’aspiration à la restauration ou au soulagement ne vous est certainement pas étrangère non plus. En réalité, nous y aspirons presque tous et presque tout le temps, que ce soit en lien avec un diagnostic de cancer, des douleurs dans notre corps, un mariage brisé, un enfant rebelle, une division dans l’église, des minorités qui souffrent autour de nous ou ailleurs, une société déchirée, etc. C’est un fait, nous avons soif de guérison, de rétablissement, de délivrance.
Cependant, dans notre ardent désir que les choses aillent mieux, n’avons-nous pas tendance à oublier Celui qui est la source de toute guérison et de toute restauration ? Se pourrait-il que nous soyons atteints de « myopie spirituelle » et que, par conséquent, nous n’ayons de Jésus qu’une vision floue, éloignée de la réalité ? Et si, malgré notre profonde soif de soulagement, nous n’avions pas seulement besoin qu’il guérisse nos maladies et apaise nos souffrances ? Et s’il avait bien plus à nous offrir que cela ? Et si l’épreuve avait une raison d’être ? Et si, finalement, nous avions beaucoup à apprendre en attendant son intervention ?
Si vous êtes comme moi, spontanément, face à ces questions, vous vous direz probablement quelque chose comme : Bien sûr, bien sûr. Jésus n’est pas uniquement celui qui guérit. Il est bien plus. Il est merveilleux, il est amour, il est Dieu, il est bon, il est ....... [vous pouvez insérer ici d’autres vérités apprises à l’école du dimanche]. Mais justement, compte tenu de tout ça, il veut forcément soulager ma douleur. Alors est-ce qu’on peut revenir à la partie « guérison », s’il vous plaît ?
Qu’en pensez-vous ? Ces réflexions sont-elles justes ? Je reconnais pour ma part que, parfois, c’est ainsi que je raisonne. Et je pense que si vous êtes vraiment, vraiment honnête, cela vous arrive aussi. Au milieu des supplications sincères que nous adressons au Seigneur pour la guérison, nous sommes enclins à l’oublier, lui. Nous réclamons le don et ignorons celui qui en est le dispensateur. Nous ne voulons pas l’admettre, mais se pourrait-il que nous cherchions Dieu uniquement pour ce qu’il peut faire en notre faveur, sans prendre le temps de nous réjouir de ce qu’il est ? Ou bien se pourrait-il, à l’inverse, qu’étant tellement accaparés par notre souffrance, nous ayons renoncé à lui demander ce qu’il a déclaré possible ? Dans un cas comme dans l’autre, nous passons à côté de la connaissance plus profonde de sa personne, connaissance dont nous avons pourtant désespérément besoin.
POURQUOI J’AI ÉCRIT CE LIVRE
Que nous soyons riches ou pauvres, jeunes ou vieux, en bonne santé ou malades, pleins d’espoir ou désespérés, que nous ayons le vent en poupe ou traversions des difficultés, nous avons tous beaucoup à apprendre et à réapprendre au sujet de Jésus. Si j’ai écrit ce livre, c’est donc pour une triple raison :
Raison n° 1 - Nous avons besoin d’un cadre permettant d’aborder en toute franchise les questions difficiles sur la guérison
Pendant longtemps, je pensais maîtriser le sujet de la guérison divine. C’était même LE sujet que je croyais connaître mieux que quiconque, puisqu’il s’agissait pour ainsi dire de notre « business familial ». Il se trouve en effet que, durant la plus grande partie de ma
Jésus : bien plus que la guérison
vie jusqu’à il y a un peu plus de 15 ans, j’ai baigné dans l’univers de l’évangile de prospérité.1 Mais quand j’ai compris que ce que je vivais et croyais depuis tant d’années était un mensonge et que nous exploitions et trompions les gens par de faux enseignements au sujet de Jésus, de la guérison et de l’Évangile, j’ai fait ce que chacun aurait fait à ma place : je me suis mis à étudier la vérité.
Soudain, j’ai été placé devant le vrai Jésus et l’ intégralité de son Évangile. J’ai découvert alors la véritable espérance, celle qui dure, et cela a eu un impact dans tous les domaines de ma vie. Ma façon de voir les choses a changé ! J’ai cessé de penser que je pouvais disposer à ma guise d’une puissance « divine » de guérison. De même, je n’osais plus croire qu’il soit possible de « vendre la guérison » pour de l’argent ou en échange d’une « offrande spéciale ». Et, surtout, j’ai commencé à comprendre que la puissance de Dieu ne se manifeste pas seulement à travers les grands miracles, mais aussi au milieu du quotidien « inintéressant » de ceux qui souffrent. Réfléchissons-y un instant : il y a, dans ce monde, des gens qui, en ce moment même, ne connaissent pas la guérison après laquelle ils soupirent. Alors Dieu est-il toujours bon ? Et quel espoir peut-on avoir, quand on attend une délivrance qui tarde à venir ?
Pensons encore aux personnes qui vivent dans la pauvreté : on pourrait dire que, sur le plan financier, elles ont besoin d’une guérison (c’est du moins ce qu’affirmeraient les partisans de l’évangile de prospérité). Malgré tout, l’espoir peut-il remplir leur cœur ? Peuvent-elles s’attendre à Dieu et croire qu’il prendra soin d’elles ?
Jésus n’avait-il pas, envers les pauvres, une profonde et tendre sollicitude ? Et ne veut-il pas apporter à ces personnes bien plus que la guérison ? Ne veut-il pas nous apporter bien plus que la guérison ?
1 Je raconte cela en détail dans le témoignage intitulé Les coulisses de l’évangile de prospérité
NOUS AVONS
BESOIN DE NOUS
RÉVEILLER POUR
VOIR JÉSUS
TEL QU’IL EST VRAIMENT.
Peut-être vous dites-vous : Ça fait beaucoup de questions pour une simple introduction… Et vous avez raison. Mais si je commence ainsi, c’est parce que ce livre doit justement vous permettre de poser toutes les questions que vous souhaitez. Je pourrais dire qu’à chaque page, vous avez la possibilité de m’interroger et, si vous êtes d’accord, de me laisser remettre en question certaines de vos convictions. J’aimerais qu’ensemble, nous étudiions la personne de Jésus, nous menions une réflexion approfondie sur le thème de la guérison, nous nous examinions nousmêmes et nous acceptions de mettre à nu notre cœur.
Comme vous le verrez, chacun des chapitres se termine par quelques questions. Le but est de nous donner l’occasion de passer en revue chaque doute et chaque espoir que nous avons pu avoir, chaque injustice, chaque promesse mensongère, chaque croyance sans fondement qui a pu nous faire souffrir, ainsi que chaque appel à l’aide qui a jailli de notre cœur.
Raison n° 2 - Nous avons besoin de réponses aux questions difficiles sur la guérison
Mais nous n’allons pas en rester au stade du questionnement. Mon désir, c’est qu’à travers cet ouvrage, vous puissiez trouver des réponses, et même plus.
Il m’arrive presque toutes les semaines d’être en contact avec des personnes qui ne sont pas au clair concernant la guérison et, aussi, concernant Jésus. Des gens de tous les milieux aspirent sans cesse à être guéris, restaurés, délivrés. Certains recherchent avidement la guérison, soupirent désespérément après la délivrance. Ils
Jésus : bien plus que la guérison
supplient : « Dieu, guéris mon corps malade ! » ou : « Dieu, interviens dans ma situation financière… dans mon mariage brisé… dans ma détresse ! » D’autres, à l’inverse, ont mauvaise conscience de prier pour la guérison. Ils pensent qu’il s’agit là d’une demande trop audacieuse et qu’il faut traverser la souffrance dans le contentement. D’autres encore sont dans la supplication et le doute tout à la fois. Mais c’est un fait, nous avons besoin de guérison. Et plus encore, nous avons besoin de réponses.
Pour compliquer les choses, les partisans du revivalisme font l’éloge des « ministères de guérison » qui promettent signes et miracles à tous ceux qui « ont la foi » ou qui donnent suffisamment d’argent. Des mystiques parcourent le monde à la recherche d’un soulagement pour tous les maux qui existent sous le soleil. Des télévangélistes aux cheveux gominés promettent santé et richesse à des millions de personnes en détresse par smartphone interposé. Tout le monde veut sa « part du gâteau », dans le milieu de la guérison. Et, la plupart du temps, dans tout cela, Jésus n’est guère plus qu’un produit qu’on cherche à vendre à grand renfort de techniques de marketing, et qui n’est connu que pour une seule chose : la guérison !
Alors, oui, nous avons besoin de réponses concernant la guérison, mais notre aspiration véritable va bien plus loin que cela. En réalité, nous avons besoin « de plus de Jésus » et « de moins de nousmêmes ». Nous avons besoin de Celui qui guérit. Nous avons besoin de sa présence. Si la guérison tarde, ne vivons-nous pas pour lui malgré tout ? Et si nous sommes guéris, n’y a-t-il pas plus que cela ? plus à connaître ? plus à faire ? plus de glorieuses victoires à remporter en passant par la difficulté ?
Sans aucun doute, il y a tellement plus en réserve pour nous en Jésus ! Tel est le sujet du livre que vous avez entre les mains.
Raison n° 3 - Nous avons besoin d’un réveil personnel pour voir et connaître Jésus tel qu’il est réellement
C’est là la plus importante des raisons qui m’ont poussé à écrire. Nous avons en effet besoin d’apprendre à connaître Jésus au-delà de ce qu’il peut faire. Nous avons besoin de revenir à ce qu’il est. Mon désir, c’est que nous découvrions non seulement qu’il est celui qui guérit, mais aussi qu’il est bien plus que cela. Ce que je souhaite pour chacun de nous, c’est que ce qu’il est ait véritablement un impact sur notre vie, dans tous les domaines. Apprenons à voir comme lui voit. Apprenons à faire nôtre sa vérité. Apprenons à marcher dans ses voies.
Les réponses proposées dans cet ouvrage dépassent largement le domaine de la santé physique. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais personnellement, cela me rend malade, lorsque je prends conscience de ma tendance égoïste à aimer de manière intéressée : ma chair est toujours prête à aimer Dieu… s’il fait ce que je désire et me donne ce dont je crois avoir besoin. Mais quel genre d’amour est-ce que celui-là ? Le jour du mariage, à l’église, les époux se promettent-ils de « s’aimer aussi longtemps que l’autre fera tout ce qu’ils ont envie qu’il fasse » ? Certainement pas ! Pourtant, souvent, c’est exactement ce que nous disons à Jésus ; pas avec des mots, bien sûr, mais par nos actions – ou nos réactions –, quand les choses ne vont pas comme nous le voulons.
Nous avons donc besoin de nous réveiller pour le voir tel qu’il est réellement et pour comprendre plus pleinement ce que signifie « l’aimer », quelles que soient les circonstances que nous pouvons traverser. Que nous vivions la guérison maintenant ou dans quelques années, ou bien seulement lorsque nous arriverons aux portes du ciel, Jésus est plus que suffisant pour nous. Le but de cet ouvrage est donc de nous aider à le voir tel qu’il est réellement.
Jésus : bien plus que la guérison
« PLUS DE TOI, SEIGNEUR JÉSUS »
Pourrons-nous jamais dire : « Maintenant, Jésus me remplit suffisamment » ? Si nous pensons que c’est possible, nous devrions revoir notre position. Jean-Baptiste, quant à lui, disait : « Il faut qu’il grandisse et que moi, je diminue » (Jean 3.30). Et Paul était tellement émerveillé devant son Seigneur et Sauveur que, malgré les épreuves, la persécution et les sacrifices qui ont jalonné son existence, il pouvait proclamer : « En effet, Christ est ma vie et mourir représente un gain » (Philippiens 1.21). Assurément, nous avons besoin « de plus de Jésus ». Lui-même nous adresse l’invitation suivante :
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger.
Matthieu 11.28-30
Un des prédicateurs du passé, parmi ceux que je préfère, a bien connu la maladie et les épreuves, mais cela ne l’a pas empêché d’être une bénédiction pour d’innombrables personnes. Son nom ?
Charles Haddon Spurgeon. Il était un être humain comme nous tous, mais sa manière de voir les choses, lorsqu’il passait par la souffrance, n’était pas humaine. C’est lui qui est l’auteur de cette phrase : « J’ai appris à embrasser la vague qui me jette contre le Rocher des siècles. » Des mots qui sont un bon point de départ pour commencer notre voyage à la découverte du Jésus qui n’est pas celui que nous voulons, mais celui dont nous avons réellement besoin.
1. JÉSUS EST CELUI QUI GUÉRIT


Quand Jésus sortit de la barque, il vit une grande foule et fut rempli de compassion pour elle, et il guérit les malades.
Matthieu 14.14
C’ était le 16 août 2018. Nous venions de coucher les enfants et l’horloge de la cuisinière affichait 19 h 30. Un début de soirée typique, un peu fou et drôle, au sein de notre maisonnée très animée.
À l’époque, nous avions trois enfants, âgés respectivement de 4 ans, 2 ans et 3 mois. Et, comme c’est souvent le cas pour les jeunes familles, les choses s’étaient enchaînées rapidement ce soir-là. Le programme est en effet toujours bien rempli, au point que nous avons parfois l’impression d’être engagés dans une véritable course d’obstacles. Il y a tout d’abord le moment récréatif, quand je rentre du travail, puis le dîner, le bain, le rangement de la cuisine, le culte familial (avec une courte lecture, un petit temps de prière et des chants, le tout se terminant par quelques pas de danse plutôt comiques de nos enfants). Après cela vient enfin le coucher. Et, bien sûr, cette routine quotidienne est toujours agrémentée de
QUOI QU’IL
ARRIVE, DIEU
EST BON ET IL
LE RESTE !
quelques contretemps, par exemple lorsqu’une couche déborde ou qu’une dispute éclate au sujet de jouets « volés ». Tels des canards qui semblent glisser doucement sur la surface d’un étang, alors que, sous l’eau, leurs pattes s’agitent frénétiquement, ma femme et moi tentons de garder notre calme, en réprimant parfois notre impatience, mais aussi en riant secrètement et en chérissant ces moments. Car au final, cette phase de notre vie de famille fera bientôt partie du passé. Et lorsque les soirées seront devenues plus calmes et la moquette moins tachée, je suis certain que nous regretterons ces moments de chaos enfantin. La plupart du temps, une fois les petits couchés, nous échangeons quelques réflexions à leur sujet et rions bien de leurs pitreries. Ensuite, nous nous réservons le reste de la soirée pour passer du temps ensemble ou pour accomplir une autre tâche utile. Ce jour-là, cependant, les choses ne se sont pas déroulées comme à l’accoutumée…
Je me trouvais dans la cuisine, tandis que mon épouse finissait de mettre Timothy dans son berceau. Étant à l’époque le bébé de la famille, il avait toujours droit à un « petit rituel spécial avec maman », comportant des câlins supplémentaires, un instant musical et une dernière inspection de sa couche, car il fallait s’assurer qu’elle ne s’était pas à nouveau remplie. Christyne surveillait aussi de près des sortes de taches rouges qui se propageaient sur son corps et commençaient à se transformer en quelque chose de différent d’une éruption cutanée habituelle. Il y en avait maintenant plus d’une douzaine, contre un tout petit nombre quelques semaines auparavant. Sept jours plus tôt, nous avions décidé de faire analyser une des plus grandes. Nous voulions savoir s’il s’agissait d’une simple éruption cutanée, d’une maladie de la peau ou éventuellement d’une
Jésus : bien plus que la guérison
réaction allergique. Sachant que spéculer ne nous serait d’aucune aide, nous attendions simplement les résultats.
Après avoir couché Timothy, Christyne s’est connectée sur notre compte et a vu que les résultats étaient arrivés dans la journée.
Elle a imprimé le document et me l’a apporté dans la cuisine, où je me trouvais.
– Timothy a un cancer, a-t-elle dit, sa voix se brisant et ses yeux s’emplissant de larmes.
– Un cancer ? Comment le sais-tu ? Tu es sûre ?
C’était comme si, soudain, quelqu’un avait aspiré la totalité de l’oxygène dans la pièce.
– J’ai trouvé les résultats sur notre compte, a-t-elle répondu en brandissant la feuille. Je ne pense pas qu’ils s’attendaient à ce qu’on les voie aujourd’hui même, mais en fait, je vérifiais tous les jours. Je ne sais pas pourquoi, mais je savais que c’était quelque chose de grave. Et j’ai cherché les termes médicaux utilisés dans le rapport : il s’agit d’une forme rare de cancer.
Je l’ai serrée dans mes bras et les larmes ont coulé. Nous sommes restés ainsi en silence, jusqu’à ce que je dise la seule chose qui me venait à l’esprit :
– Il n’était pas prévu qu’on sortirait indemnes de cette vie, n’estce pas ?
Elle a secoué la tête.
– Maintenant, il va falloir vivre ce que nous avons prêché. Il n’y avait qu’une chose à faire : prier. Et c’est ce que nous avons fait.
Cela faisait effectivement plusieurs années que nous rappelions aux autres que Dieu demeure bon, même lorsque les circonstances de la vie ne le sont pas. Nous avions affirmé clairement que suivre Jésus et être chrétien ne garantit ni la santé, ni la richesse,
Jésus est celui qui guérit
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JÉSUS: BIEN PLUS QUE LA GUÉRISON
COSTI W. HINN
La guérison nous y aspirons tous à un moment ou à un autre de l’existence. Mais dans notre ardent désir que les choses aillent mieux, n’aurions-nous pas tendance à oublier Celui qui peut l’accorder ? Et se pourrait-il que nous ayons de Jésus une vision floue, éloignée de la réalité ?
UN LIVRE REMARQUABLE. JE NE
PEUX QUE CHAU
DEMENT LE RECOMMANDER !
— JONI EARECKSON TADA
Ayant grandi au sein d’une des familles les plus connues du milieu de l’évangile de prospérité, Costi Hinn était bien placé pour réfléchir à ces questions. Fort de son propre vécu, il nous adresse ici un profond encouragement à connaître le Jésus dont nous avons réellement besoin, au lieu de chercher le Jésus que nous désirons.
Un livre qui donne à réfléchir, édifie, montre le chemin du contentement et de la paix et apporte une réponse on ne peut plus équilibrée sur un sujet qui concerne chacun.

Costi Hinn est pasteur de la Shepherd's House Bible Church, aux Etats-Unis (Arizona). Il termine actuellement un doctorat en théologie et est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont celui-ci est le deuxième à être traduit en français, après Les coulisses de l’évangile de prospérité, paru chez le même éditeur. Costi est marié à Christyne, et ils sont les parents de cinq enfants.