

L'ODJ I-MAG N°49 Octobre 2025

Lire notre ancien numéro I-MAG
L'ODJ I-MAG est un mensuel de l'ODJ Média du groupe de presse Arrissala, publié la fin de chaque mois.
Ce n'est pas un Magazine papier, ni un PDF classique, c'est un magazine Web connecté en format FlipBook, le premier et le seul magazine connecté au Maroc.
DIRECTEUR DE PUBLICATION: AHMED NAJI RESPONSABLE ÉDITORIALE ONLINE & MARKETING: RIM KHAIROUN
COUVERTURE: IMAD BEN BOURHIM DIRECTEUR DIGITAL & MÉDIA: MOHAMED AIT BELLAHCEN
STAFF WRITERS: ADNANE BENCHAKROUN NISRINE JAOUADI - SALMA LABTAR - HAFID FASSI
FIHRI - BASMA BERRADA - MAMOUNE ACHARKIKARIMA SKOUNTI
L'ODJ Média © 2025 - Groupe de presse Arrissala SA
BREAKING NEWS page 04
SANTÉ & BIEN ETRE page 08
CONSO & ENVIRONNEMENT page 16
CULTURE page 23
Dossier Spécial du mois page 30
DIGITAL & TECH page 55
SPORT page 59
LIFESTYLE page 65
AUTOMOBILE page 70
Edito
Urgences médicales : l’autre
défi de la CDM2030
ParAhmedNaji
L’organisation de la 24ᵉ édition de la Coupe du monde de football, co-organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal en 2030, représente une opportunité unique pour le royaume de relever un défi majeur : la modernisation de sa prise en charge des urgences médicales.
Actuellement marquée par de nombreuses insuffisances, cette dernière nécessite une attention particulière afin de répondre aux exigences d’un événement international de cette envergure.
Il y a deux ans, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a publié un avis détaillé sur le système des urgences médicales au Maroc, mettant en lumière les lacunes existantes et proposant des recommandations pour y remédier. Au-delà des impératifs liés à la CDM2030, l’enjeu fondamental reste de sauver des vies et d’offrir des soins de santé de qualité à une population de plus en plus exigeante sur ce sujet.
Les défis à relever sont multiples. Ils concernent notamment la formation des ressources humaines, avec un manque criant de médecins urgentistes et de personnel paramédical spécialisé, ainsi que l’amélioration du transport sanitaire. L’absence de normes claires dans l’organisation des services d’urgence, tant dans le secteur public que privé, constitue également un obstacle majeur.

Le dossier spécial de ce numéro du magazine L’ODJ explore cette thématique à travers douze articles. Ceux-ci abordent des sujets variés, tels que l’amélioration des infrastructures hospitalières d’urgence, la modernisation du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente), et l’intégration d’outils numériques pour optimiser l’organisation des services et réduire les délais d’intervention.
Par ailleurs, des stratégies adaptées sont proposées pour étendre la prise en charge des urgences médicales en milieu rural et renforcer les partenariats public-privé.
Plutôt que d’opposer les investissements destinés à l’organisation de la CDM2030 à ceux alloués au système de santé, il est essentiel de considérer cet événement comme une opportunité pour accélérer les réformes nécessaires, tant dans le domaine de la santé en général que dans celui des urgences médicales en particulier.
Plutôt que d’opposer les investissements destinés à l’organisation de la CDM2030 à ceux alloués au système de santé, il est essentiel de considérer cet événement comme une opportunité pour accélérer les réformes nécessaires, tant dans le domaine de la santé en général que dans celui des urgences médicales en particulier.
En effet, un système d’urgences médicales performant ne se limite pas à sauver des vies : il constitue également un atout majeur pour renforcer l’attractivité touristique du royaume.
En relevant les standards de la prise en charge des urgences pour répondre aux exigences de la CDM2030, le Maroc pourrait marquer un but symbolique, salué par l’ensemble de sa population.
Breaking News

Unfestivaldedialogueetdedécouverte
Visa digital canadien : Le Maroc a été choisi comme pays pilote
Le Canada vient d’ouvrir une nouvelle page de sa politique migratoire en testant, pour la première fois, un visa entièrement digitalisé. Et c’est le Maroc qui a été sélectionné comme premier pays pilote, selon Travel and Tour World. Une décision qui interroge et intrigue mais qui, contrairement aux interprétations trop enthousiastes, s’explique avant tout par des critères techniques. Le programme, lancé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), cible un groupe restreint de Marocains ayant déjà obtenu un visa classique. Ces voyageurs recevront désormais une version électronique sécurisée, en plus de la vignette traditionnelle. Objectif : tester en conditions réelles la solidité du dispositif digital, mesurer les retours des utilisateurs et identifier les ajustements nécessaires avant une éventuelle généralisation.
Au-delà du vernis technologique, cette phase pilote répond à des impératifs très pragmatiques. Le Maroc présente un volume significatif de voyageurs vers le Canada, un historique administratif déjà consolidé et un profil d’usagers considéré comme représentatif pour un premier test. Il ne s’agit donc ni d’un privilège diplomatique ni d’un classement, mais d’une sélection fonctionnelle pour une expérimentation contrôlée. Pour les voyageurs concernés, la procédure digitalisée promet une réduction des contraintes administratives.
Le Prince Moulay Rachid préside l'ouverture de la 22e édition du Festival International du Film de Marrakech
Dîner royal pour l'ouverture du festival : Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, Président de la Fondation du Festival International du Film de Marrakech, accompagné de SAR la Princesse Lalla Oum Keltoum, a présidé un dîner offert par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, à l'occasion de l'ouverture officielle de la 22e édition du Festival International du Film de Marrakech, qui s'est tenu à Bab Ighli à Marrakech. À leur arrivée, le Prince et la Princesse ont passé en revue une section des Forces Auxiliaires qui rendait les honneurs, avant d’être accueillis par plusieurs personnalités, dont la ministre de l'Économie et des Finances, Mme Nadia Fettah, la ministre de l’Aménagement du Territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Mme Fatima-Ezzahra El Mansouri, la ministre du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire, Mme Fatim-Zahra Ammor, et le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, M. Mohamed Mehdi Bensaid.

Breaking News

Cetteinitiatives’inscritdanslecadredelastratégienationaledegestion durabledesressourceseneau
Les armateurs alertent sur la souveraineté maritime du Maroc
L’appel des armateurs marocains à une clarification stratégique sur la souveraineté maritime intervient alors que les échanges extérieurs reposent massivement sur le transport par mer. Si Tanger Med a propulsé le Royaume au rang des hubs majeurs, la question de la maîtrise des maillons critiques : flotte battant pavillon national, services maritimes, assurance, affrètement, maintenance ... revient au premier plan à l’heure des chocs géopolitiques et des routes déviées.
La pandémie, puis les tensions en mer Rouge, ont rappelé la fragilité des chaînes mondiales. Pour le Maroc, la sécurité d’approvisionnement en énergie, céréales et composants industriels dépend de l’accès fiable aux capacités de fret. Or, la dépendance à des transporteurs étrangers expose à la volatilité des taux et des priorités d’allocation. Les autorités marocaines ont pris conscience des déséquilibres existants entre les régions en matière d’accès à l’eau, et la politique actuelle vise à remédier à ces inégalités.
La construction de ces barrages permettra de distribuer l’eau de manière plus uniforme, en accordant une attention particulière aux zones les plus vulnérables.
Flottenationaleàrenforcer:compétitivitéetsécuritébleue
Gestion durable de l'eau et compétitivité économique : Le Maroc investit dans l'avenir
Vers une gestion équitable de l’eau au Maroc : une politique hydraulique ambitieuse
Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, dans un discours récent devant la Commission des infrastructures, a annoncé la construction de 155 nouveaux petits barrages et lacs collinaires à travers le Maroc. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à réformer la gestion des ressources en eau du pays, un secteur stratégique particulièrement crucial face aux enjeux climatiques actuels.
Ces nouvelles infrastructures, prévues dans plusieurs régions, ont pour objectif principal d’assurer une meilleure répartition des ressources en eau à travers le royaume. Mais cette politique de gestion de l’eau ne se limite pas seulement à la construction d’infrastructures, elle fait également partie d’une vision plus large d’équité territoriale, et de renforcement de la résilience des régions marocaines face aux défis de plus en plus pressants liés au changement climatique et à la sécheresse.



Edito Santé & Bien-être
Régionalisation de la santé
ParDrAnwarCHERKAOUI
Le Maroc peut il s’aider de ses hauts cadres compétents… Même après la retraite ?
Le Maroc avance à grands pas vers l’une des réformes les plus structurantes de son histoire sanitaire : la régionalisation de la santé. Un chantier lourd, complexe, exigeant.
Il repose sur un défi simple à formuler, mais difficile à réaliser : mettre en place, dans chaque région, une direction solide, efficace, moderne et capable de piloter l’ensemble de l’offre de soins. Cela nécessite des femmes et des hommes d’expérience.
Or l’administration marocaine, fidèle à ses textes, voit chaque année partir à la retraite des cadres chevronnés, formés durant des décennies, et maîtrisant parfaitement les rouages du système de santé.
Ces compétences quittent le navire au moment même où le pays en a le plus besoin.
D’où une question légitime : est-il vraiment impossible, juridiquement ou politiquement, de continuer à mobiliser ces hauts cadres sous forme de contrats temporaires ?
Quand l’âge administratif ne correspond pas à l’âge de la compétence
L’administration raisonne en chiffres : 60 ans, 63 ans, fin de carrière, fin de mission. Mais la compétence, elle, ne connaît pas l’âge administratif.
Un cadre de haut niveau qui a encore la force, la lucidité, la connaissance et l’efficacité ne devrait pas être écarté simplement parce que son dossier a atteint une date limite.

Dans une réforme aussi titanesque que la régionalisation, perdre ces profils revient à perdre du savoir stratégique, du savoir-faire organisationnel, une mémoire institutionnelle précieuse et surtout une capacité d’exécution que les jeunes cadres, aussi brillants soient-ils, ne possèdent pas encore.
L’administration moderne n’est plus figée : place à la contractualisation
De nombreux secteurs publics dans le monde ont déjà amorcé une évolution majeure : passer d’une administration rigide à une administration agile.
Cette agilité repose sur une idée simple : quand l’intérêt général l’exige, les textes doivent s’adapter.
Au Maroc, rien n’empêche dans l’esprit sinon parfois dans la lettre de recourir à des contrats temporaires, ciblés, limités dans le temps.
Imaginons un cadre de haut niveau, parti à la retraite mais encore largement opérationnel.
Pourquoi ne pas lui proposer un contrat de 12, 24 ou 36 mois pour : - monter la Direction Régionale de la Santé de Rabat-Salé-Kénitra ;
- structurer les équipes ;
- superviser la mise en place des outils de gouvernance ; - élaborer les processus administratifs et techniques ; - transférer son expertise aux équipes permanentes ; - former les futurs directeurs régionaux adjoints.
Mission claire, durée limitée, objectifs mesurables. Un modèle gagnant pour l’administration, pour la région… et pour le pays. D’autres pays l’ont déjà fait : et cela fonctionne
La contractualisation de hauts cadres après la retraite n’est pas une innovation improbable. Elle existe partout où l’administration moderne a compris que l’expérience est un capital.
France
La fonction publique française permet le recrutement de retraités comme “contractuels expérimentés” dans des missions stratégiques, notamment dans la santé, l’éducation ou la sécurité civile.
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Santé & Bien-être

Ilfautpensersérieusementàdéfinirdespolitiquesqui préserventlaconcentration.
Addiction aux odeurs fortes : quand le gasoil, la peinture ou l’huile de cade deviennent une dépendance invisible
Dans de nombreuses cultures, certaines odeurs sont liées à des souvenirs précis : l’enfance, le travail, la maison familiale.
C’est cette mémoire olfactive qui, souvent, crée une connexion émotionnelle forte. Mais lorsque cette attirance devient compulsive, lorsqu’on recherche volontairement ces odeurs, on quitte le terrain du plaisir pour entrer dans celui de la dépendance sensorielle.
Cerveau sous tension : comment l’hyperconnexion numérique altère notre concentration
Le Maroc connaît une forte pénétration mobile : en 2025 le pays comptait des dizaines de millions de connexions mobiles et une part importante d’abonnements “broadband”.
Cette réalité crée un environnement où interruptions et sollicitations sont permanentes. (données digitales 2025 sur la pénétration mobile). Nombre d’études internationales et locales montrent des liens entre durée d’écran élevée et difficultés d’attention, troubles du sommeil et baisse des performances scolaires.
Au Maroc, des publications universitaires entre (2024–2025) rapportent corrélations entre usage excessif du smartphone, insomnie et baisse des résultats académiques chez les étudiants.

Lecurcuma,àlacroiséedelagastronomieetdela phytothérapie,offreunéventaildebienfaits
Curcuma : l’épice aux multiples vertus pour la santé
Le curcuma est une plante de la famille du gingembre, originaire d’Asie du Sud. Sa racine, séchée et réduite en poudre, contient un principe actif appelé curcumine, reconnu pour ses propriétés antiinflammatoires et antioxydantes. Utilisé dans la cuisine indienne, le curry et certaines préparations médicinales, il attire aujourd’hui l’attention des chercheurs pour ses effets bénéfiques sur la santé humaine.

Recongeler : le faux pas que ton estomac déteste
On l’a tous entendu : « Ne recongèle pas ton plat ! » Mais avouons-le, on s’est tous posé la question en voyant ce tajine ou cette viande au frigo… Pourquoi ce conseil est-il vraiment sérieux ?
Spoiler : ça n’a rien à voir avec la magie du froid, et tout avec ces vilaines bactéries qui adorent se réveiller.
Quand vous sortez un poulet du congélateur et que vous le laissez décongeler, de petites cellules de l’aliment se fragilisent. Normalement, la congélation stoppe presque tout… sauf quelques bactéries coriaces.
Santé & Bien-être

Misersurlechaud,c’estprotégertoncorps,éviterlesmauvaisessurprises etsavourertesplatsàfond.
L’infertilité masculine silencieuse : l’impensé qui concerne de plus en plus d’hommes
Pendant longtemps, quand un couple rencontrait des difficultés à concevoir, les regards se tournaient presque automatiquement vers la femme. Par habitude culturelle, par méconnaissance médicale, par automatisme. Pourtant, aujourd’hui, les faits sont indiscutables : dans près de 50 % des cas, les causes de l’infertilité sont liées à l’homme. Un chiffre qui bouleverse les idées reçues et qui met en lumière un sujet longtemps resté dans l’ombre : l’infertilité masculine silencieuse. Ce phénomène, encore peu discuté au Maroc, progresse discrètement sous l’effet d’un ensemble de facteurs biologiques, environnementaux et sociétaux. Il ne s’agit pas d’une “crise de la masculinité”, mais d’une réalité de santé publique qui mérite enfin d’être traitée avec sérieux, nuance et empathie. Dans cet article, on explore les causes, les signaux, les tabous et les pistes d’action pour mieux comprendre ce qui se joue réellement derrière ce dysfonctionnement encore trop invisibilisé.
Salades livrées : fraîcheur ou piège à microbes ?
Rien de plus séduisant qu’une boîte pleine de laitue croquante, de tomates juteuses et de rondelles de concombre.
Sauf que la réalité de la livraison change tout. Le temps d’emballage, le trajet du livreur et l’attente sur le pas de ta porte font flétrir les feuilles et ramollir les légumes. Même la carotte perd son pep’s.
Et ce n’est pas qu’une question de goût : ces légumes “fatigués” deviennent un terrain idéal pour les bactéries. La fameuse chaîne du froid ? Elle saute souvent à la sortie du restaurant.
Résultat : une salade qui semblait fraîche peut te causer des maux digestifs ou une petite intoxication alimentaire. Les soupes fumantes, gratins ou tajines bien cuits ne sont pas là que pour le plaisir des papilles : ils limitent le risque microbien.
La cuisson détruit les germes qui se cachent parfois dans les crudités mal conservées.
Le chaud protège ton système digestif, te donne de l’énergie et aide à traverser les virus et le froid.

Lesspécialisteslerépètent:l’infertilitémasculinen’estpasrare,elleestjustesilencieuse

Santé & Bien-être
Le retour des maladies respiratoires : pourquoi les bronchiolites et pneumonies progressent fortement chez les enfants marocains en 2025
Depuis l’automne 2025, les services pédiatriques marocains observent un phénomène aussi préoccupant que révélateur : une hausse marquée des bronchiolites, pneumonies et infections respiratoires chez les nourrissons et jeunes enfants. Le Maroc n’est pas une exception ; c’est un mouvement global, amplifié par les conditions météorologiques, l’évolution des virus respiratoires, l’environnement urbain et des habitudes post-pandémie qui ont profondément transformé l’écosystème sanitaire.
Ce retour en force soulève une question essentielle : pourquoi connaît-on une recrudescence simultanée de plusieurs virus et bactéries respiratoires chez les enfants en 2025 ?
Et surtout, quelles habitudes familiales, urbaines et sociétales modèlent ce nouveau paysage de la santé infantile ?
1. Une saison virale plus précoce, plus longue, plus dense
Le premier élément majeur de cette hausse tient à la saisonnalité. Les infections hivernales ne suivent plus les cycles classiques que l’on connaissait. Elles commencent plus tôt, durent plus longtemps, et atteignent des pics plus élevés. Plusieurs facteurs concourent à cette dynamique. Des virus qui circulent mieux que jamais.
Avec le retour à un mode de vie pleinement normal après les années Covid, les virus respiratoires ont retrouvé un terrain de jeu idéal : écoles, crèches, transports, lieux clos climatisés. Les mesures d’hygiène strictes : masques, lavage intensif des mains, aération sont nettement moins présentes dans le quotidien.
Résultat : le VRS (virus respiratoire syncytial), les rhinovirus, les virus grippaux et les coronavirus saisonniers circulent en même temps, se croisent, se superposent. On parle d’un phénomène de “co-circulation dense”. Or, pour un système immunitaire infantile encore en apprentissage, cette superposition rend les infections plus fréquentes et parfois plus sévères.
Un climat qui favorise la stagnation des virus Les hivers marocains sont de plus en plus particuliers :
– Des périodes très froides, très brusques, – suivies de redoux rapides, – le tout dans un environnement sec et parfois très pollué
Les virus respiratoires adorent ces variations. Le froid sec permet leur survie prolongée dans l’air ambiant ; le redoux accélère les contaminations ; la pollution affaiblit les voies respiratoires des plus jeunes. On assiste donc à un cocktail météorologique particulièrement favorable aux infections.
2. Un système immunitaire infantile encore “en rattrapage” post-pandémie
C’est un point que de nombreux pédiatres à travers le monde ont observé : la “génération Covid” et la génération juste après présentent un système immunitaire qui a moins été exposé que les enfants nés avant 2020.
Moins d’exposition dans les premières années = plus de sensibilité ensuite Entre 2020 et 2022, les enfants ont été moins exposés aux virus saisonniers, en particulier au VRS, qui est pourtant l’un des premiers virus que les bébés rencontrent normalement.

Cette exposition tardive entraîne aujourd’hui :
– Des premières infections plus tardives, – mais souvent plus intenses, – et une transmission plus rapide dans les structures collectives.
La reprise brutale de la vie sociale. Depuis 2023, les crèches et écoles connaissent une fréquentation record. Les contacts ont explosé.
Le système immunitaire, lui, a dû rattraper plusieurs saisons perdues en une seule. En 2025, ce phénomène n’est pas encore terminé.
On assiste toujours à un rythme de circulation virale inhabituellement élevé, marquant une vraie rupture par rapport aux cycles pré-2020.

Urbanisation,pollutionethabitat:letriosilencieux quipèsesurlesbronchesdesenfants
ParSalmaChmantiHouari
Santé & Bien-être
Quand la maternité rencontre les rhumatismes : ce que la science permet désormais
ParDrAnwarCHERKAOUI,aveclacontributionduPrAbdellahElMAGHRAOUI,Président delaSociétéMarocainedeRhumatologie
Pendant des années, la grossesse a été perçue comme un terrain risqué pour les femmes souffrant de maladies rhumatismales.
Beaucoup redoutaient que leurs douleurs, leurs traitements ou l’évolution de leur maladie ne compromettent la santé du bébé ou la leur.
Cette inquiétude, largement partagée, a longtemps pesé sur les projets de maternité.
Mais les avancées de la médecine viennent changer la donne.
Grâce à un suivi personnalisé et à une meilleure connaissance des effets des médicaments, la grossesse est désormais non seulement possible, mais aussi plus sûre que jamais pour les patientes bien accompagnées. Lors du dernier congrès ACR 2025 à Chicago, une actualisation majeure des recommandations internationales a apporté une vision plus claire sur l’usage des traitements antirhumatismaux pendant la grossesse et l’allaitement.
Une mise à jour attendue, que le Pr
Abdellah El Maghraoui, président SMR, nous aide à décrypter
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène, conservent leur place en début de grossesse. Ils restent efficaces et sans danger jusqu’au sixième mois.
Au-delà, ils deviennent à proscrire en raison de risques pour le fœtus. En revanche, aucune contre-indication n’existe pour l’allaitement. Les biothérapies anti-TNF, souvent indispensables pour contrôler les maladies inflammatoires, bénéficient aujourd’hui d’un recul rassurant. Elles peuvent être utilisées en toute sécurité, avec une mention spéciale pour le certolizumab, capable d’accompagner la grossesse du premier au dernier mois.
Pour les autres molécules, un arrêt au deuxième trimestre reste la règle de prudence.
Le rituximab, lui, demeure une option de dernier recours. Puissant, il ne sera maintenu que si la maladie l’exige vraiment.
Son passage très faible dans le lait maternel ouvre toutefois la possibilité de l’utiliser en période d’allaitement, de manière exceptionnelle.
La liste des médicaments compatibles avec la grossesse et l’allaitement s’élargit et apporte un soulagement aux patientes. Colchicine, hydroxychloroquine, azathioprine, tacrolimus ou encore ciclosporine : des traitements éprouvés, désormais adoubés par les experts.
Le méthotrexate, seul, peut exceptionnellement être utilisé pendant l’allaitement si aucune alternative thérapeutique n’existe. Au final, le message est limpide : la grossesse n’est plus un rêve inaccessible pour les femmes vivant avec des rhumatismes.
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Edito
Conso & Environnement
Le Maroc compte désormais 17 usines de dessalement
opérationnelles
ParMamadouBilalyCoulibaly
Lundi 1ᵉʳ décembre à Marrakech, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé une accélération massive de la stratégie hydrique nationale.
Le Maroc compte désormais 17 usines de dessalement, prépare 11 nouvelles unités, et vise une capacité colossale de 1,7 milliard m³ d’ici 2030. Le tout, sous le signe des énergies renouvelables.
Une ambition nationale : 1,7 milliard m³ d’eau dessalée d’ici 2030
C’est à l’ouverture du 19ᵉ Congrès mondial de l’eau, organisé avec l’Association internationale des ressources en eau (IWRA), que Rabat a dévoilé sa feuille de route hydrique. L’événement se déroule à Marrakech du 1ᵉʳ au 5 décembre, sous le thème « L’eau dans un monde en mutation ».
Face à un stress hydrique devenu structurel, le Maroc pose les bases d’un système complet : dessalement de l’eau de mer, rechargement des nappes, barrages, réutilisation des eaux usées, irrigation intelligente.
Un puzzle hydrique qui se veut cohérent, durable et interconnecté.
Le pays dispose aujourd’hui de 17 stations de dessalement produisant 350,3 millions m³ par an.

Quatre autres, totalisant 567 millions m³, sont en cours de construction. Et ce n’est qu’un début : 11 nouvelles usines sont programmées pour l’eau potable, l’agriculture et l’industrie.
Objectif 2030 : passer le cap historique des 1,7 milliard m³ par an, alimentés en grande partie par les énergies renouvelables.
Nizar Baraka l’a martelé : « Les défis hydriques du Maroc ne sont plus cycliques, ils sont structurels ».
Une manière de dire que les sécheresses répétitives ne relèvent plus du hasard climatique, mais d’une nouvelle réalité.
Le gouvernement fait donc évoluer sa doctrine. Les schémas directeurs des bassins hydrographiques deviennent la colonne vertébrale du Plan national de l’eau.
Ce choix vise à créer une gouvernance hydrique plus fine, plus régionale et plus coordonnée entre l’État, les collectivités et les acteurs économiques.
Cette stratégie s’inscrit aussi dans un contexte très large : un Maroc qui avance sur l’hydraulique agricole, sur l’irrigation responsable, et sur l’utilisation des eaux usées pour les espaces verts et l’industrie. Un Maroc qui passe d’une gestion de crise à une gestion d’anticipation.
Le Congrès mondial de l’eau est une scène rêvée pour envoyer ce message. Experts, chercheurs, industriels, ONG : tout l’écosystème mondial de l’eau est réuni pour discuter technologies, climat, et solutions d’avenir.
Les travaux du congrès se clôtureront avec la Déclaration de Marrakech, un texte censé rapprocher science, politique et action.
Reste à suivre : le rythme réel des chantiers, l’impact sur les régions les plus touchées et la manière dont le Maroc traduira cette ambition hydrique en résultats concrets.
Le pays joue gros : son futur hydrique se construit maintenant.

Conso & Environnement

Leretourdu“fait-maison”:ungesteéconomique…etaffectif
Agrumes : 2,1 millions de tonnes attendues
La campagne agrumicole annonce une production de 2,1 millions de tonnes et des exportations estimées à 600 000 tonnes. Malgré les aléas climatiques, la filière confirme sa résilience grâce à l’adaptation agronomique, à la maîtrise logistique et à la recherche de valeur sur les marchés.
Les agrumes demeurent un pilier agricole et exportateur. Après des campagnes heurtées par la sécheresse et la variabilité des températures, les producteurs ont ajusté les itinéraires techniques, optimisé l’irrigation et réorganisé les parcelles pour stabiliser les rendements. Les stations de conditionnement ont renforcé la calibration, la traçabilité et la flexibilité commerciale afin de répondre aux exigences des clients internationaux, tandis que les corridors logistiques sécurisent les délais vers l’Europe, le Moyen‑Orient et l’Afrique.
Le niveau d’export prévu à 600 000 tonnes reflète un arbitrage entre satisfaction du marché local et recherche de marges à l’export sur des segments premium, notamment pour la clémentine et l’orange tardive. La filière fait toutefois face à des coûts élevés de l’énergie et des intrants, à la pression hydrique et à une concurrence accrue. Les réponses passent par l’efficacité hydrique, l’innovation variétale, la réduction des pertes post‑récolte et une meilleure valorisation des sous‑produits.
Heureusement,ilexistedesalternativessimplesetnutritives
Le choc des assiettes : comment l’inflation alimentaire change les menus des familles marocaines
L’inflation alimentaire n’est plus une courbe sur un graphique : c’est une histoire racontée chaque jour dans les cuisines marocaines.
C’est une mère qui revoit sa liste de courses.
Un père qui compare trois souks pour trouver les meilleurs prix.
Une famille qui redécouvre le fait-maison.
Des enfants qui mangent différemment de leurs aînés.
Oui, les prix ont augmenté, mais derrière cette hausse, c’est un changement profond des habitudes, des choix, et même de la culture culinaire qui s’opère.
On assiste à une transformation silencieuse des assiettes marocaines et cette transformation en dit long sur qui nous devenons.
La cuisine marocaine n’est pas seulement nourricière : elle est identitaire. Elle raconte les régions, les saisons, les familles, les fêtes, les transmissions entre générations.
Mais aujourd’hui, beaucoup de ces habitudes parfois ancrées depuis des décennies sont en train de bouger.


Conso & Environnement

LeMaroc,pionnierdel’énergiedusoleil
L’ascension des marques low-impact : pourquoi les jeunes Marocains veulent acheter moins, mais mieux
Depuis quelques années, un changement profond traverse la consommation marocaine. Après des décennies dominées par le “koulchi zwin et rkhis” et l’attrait irrésistible pour les nouveautés, une rupture s’installe dans les habitudes des jeunes. Le Maroc découvre une génération qui ne cherche plus à posséder plus, mais à consommer mieux. Cette transformation, encore minoritaire mais exponentielle, porte un nom : l’essor des marques low-impact, ces entreprises qui misent sur la durabilité, la transparence, les matériaux responsables et une production raisonnable parfois même limitée. Cette évolution n’est pas un simple effet de mode importé.
Elle traduit une prise de conscience profonde, liée à la crise climatique, à l’épuisement économique, au rejet du gaspillage et à une recherche identitaire plus authentique. Les jeunes Marocains veulent désormais donner du sens à leurs achats. Et ce sens se trouve de moins en moins dans la fast fashion, les gadgets jetables ou les tendances éphémères.
Énergie solaire : le Maroc mise sur le microsolaire pour les foyers ruraux
Au lever du jour, dans un petit douar perché aux abords du Haut Atlas, la lumière d’une ampoule éclaire timidement une cuisine en terre battue. Elle ne provient pas d’un réseau électrique classique, mais d’un simple panneau solaire fixé sur le toit.
Depuis quelques années, cette scène devient de plus en plus courante dans les campagnes marocaines. L’énergie solaire, autrefois symbole d’avenir lointain, s’invite désormais dans les foyers les plus isolés. Et elle change des vies.
Le Maroc s’est imposé comme l’un des leaders africains de la transition énergétique, grâce à des projets phares comme Noor Ouarzazate, l’une des plus grandes centrales solaires au monde. Mais au-delà des mégaprojets spectaculaires, un mouvement plus discret se dessine : celui du micro-solaire, une solution de proximité qui vise à apporter l’électricité là où les grands réseaux n’arrivent pas.

Conso & Environnement
OCP innove avec un nouvel engrais hybride pour le marché européen
Le groupe OCP continue d’enrichir sa gamme d’engrais en lançant un nouveau produit, le NP 5-42, un engrais hybride azoté-phosphaté conçu pour répondre aux besoins croissants du marché européen.
ParlaRédaction
Ce lancement marque une étape clé dans la stratégie d’OCP visant à diversifier ses formules et à réduire sa dépendance à l’ammoniac, tout en consolidant sa position de leader mondial dans la chimie du phosphate.
Un produit conçu pour l’avenir de l’agriculture
Le NP 5-42, un engrais qui combine 5% d’azote et 42% de P₂O₅, est une innovation qui s’inscrit dans la volonté du groupe OCP d’évoluer avec le marché.
Déclinaison du triple superphosphate (TSP), ce produit permet de mieux répondre aux défis de l’agriculture moderne, tout en offrant une flexibilité accrue.
Grâce à sa formulation, le NP 5-42 peut être associé à différentes sources d’azote, telles que l’urée, le sulfate d’ammonium, le nitrate
d’ammonium et le nitrate de calcium ammoniacal, facilitant ainsi la production et l’optimisation des cultures. Contrairement au TSP traditionnel, qui ne contient pas d’azote, le NP 5-42 présente une alternative intéressante, tout en maintenant une concentration de phosphore similaire à celle d’autres produits comme le DAP (18-46-0), mais avec un faible coût en termes d’ammoniac.
Le groupe OCP se concentre principalement sur la commercialisation du NP 5-42 en Europe, bien que les prix de ce produit ne soient pas encore rendus publics. Toutefois, la situation sur le marché européen est complexe, avec une demande en phosphates qui reste faible, les entreprises privilégiant actuellement la sécurisation de leurs approvisionnements en azote.
Cette réalité rend l’introduction du NP 5-42 quelque peu tardive pour les besoins immédiats des formulateurs d’engrais NPK cette saison, mais le produit reste pertinent à long terme. Entre janvier et octobre 2025, les exportations marocaines de DAP et MAP vers l’Europe ont atteint respectivement 585 000 tonnes et 209 000 tonnes. Les exportations de TSP, de son côté, ont été de 96 000 tonnes, marquant une reprise notable pour cette catégorie d’engrais phosphatés.
L’introduction du NP 5-42 s’inscrit dans la stratégie d’OCP pour réduire sa dépendance aux prix volatils de l’ammoniac, un élément clé dans la production d’engrais azotés.
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Edito Culture

Rabat désignée capitale arabe de l'information en 2026 : un nouvel élan pour la culture et l'information
Le Conseil des ministres arabes de l’Information a désigné Rabat comme capitale arabe de l'information en 2026. Découvrez les implications de cette décision et la réhabilitation de la gare routière "Kamra" en médiathèque.
Rabat, nouvelle capitale arabe de l'information
Le Conseil des ministres arabes de l’Information, relevant de la Ligue des États arabes, a officialisé, au Caire, la désignation de Rabat comme capitale arabe de l'information pour l'année 2026.
Cette décision a été prise à l'issue de la 55ème session ordinaire du Conseil, qui a également attribué les titres de capitales arabes de l'information à Doha et Damas pour les années 2027 et 2028, respectivement.
La gare routière “Kamra” transformée en médiathèque
La gare routière “Kamra”, un bâtiment emblématique de Rabat, sera prochainement réhabilitée en médiathèque. Après une période de débat intense, alimentée par des images de bulldozers entourant l'ancienne gare, les autorités ont confirmé que le bâtiment circulaire ne sera pas démoli.
Au contraire, il sera préservé et transformé en une vaste bibliothèque et médiathèque dans le cadre du programme « Rabat, Ville Lumière ».
Cette décision rassure les citoyens et redéfinit l'avenir d'un lieu profondément ancré dans la mémoire collective.
En outre, le Conseil a exhorté le Maroc à élaborer un programme intégré pour célébrer Rabat en tant que capitale arabe de l'information.
Ce programme devra inclure des activités et des événements dédiés à Al Qods Acharif.
Le Conseil a également encouragé les médias arabes à porter une attention particulière à la question d’Al-Qods occupée, en s'efforçant de mettre en œuvre la décision de faire de cette ville sainte l'éternelle capitale arabe de l'information.

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Le Maroc brille au Caire : Bahija Simou, gardienne des archives arabes
Jeudi 14 novembre, Bahija Simou, Directrice des Archives Royales du Maroc, a été distinguée au Caire pour sa contribution exceptionnelle à la préservation du patrimoine documentaire et des archives arabes. L’événement s’est déroulé au siège du Secrétariat général de la Ligue des États arabes, à l’occasion de la Journée du document arabe, célébrée cette année sous le thème : "La Ligue des États arabes : quatre-vingts ans d’action arabe commune" Parmi les invités figuraient le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, et de nombreux experts du monde des archives. La cérémonie a également été marquée par une exposition présentant des documents retraçant le rôle du Maroc et des autres institutions arabes dans la préservation du patrimoine documentaire. Pour marquer l’importance de cette distinction, Latifa Mouftakir, Directrice de l’institution Archives du Maroc, a reçu le trophée honorifique au nom de Bahija Simou.
Le caftan marocain en candidature pour le patrimoine culturel immatériel de l'humanité 2025
Le Royaume du Maroc propose l'inscription du Caftan sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. L'UNESCO examinera cette candidature en décembre 2025, mettant en lumière l'art du Caftan marocain.
Une candidature prometteuse à
l'UNESCO
Le Royaume du Maroc a soumis une candidature pour inscrire le Caftan marocain sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2025. Annoncée par l'UNESCO, cette candidature sera examinée lors de la vingtième session ordinaire du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se tiendra du 8 au 13 décembre à New Delhi, en Inde.
Présentée sous le titre « Caftan marocain : art, traditions et savoir-faire », cette initiative vise à reconnaître et promouvoir la diversité des pratiques culturelles et des savoir-faire des communautés.
Dans son dossier de candidature, le Caftan est décrit comme une tenue traditionnelle marocaine dont les racines plongent dans une riche histoire vestimentaire, évoluant depuis l'époque médiévale. Il est le résultat des savoir-faire des artisans et couturiers m’almīne, issus des cultures arabe, amazigh et juive. Ce vêtement se distingue par sa synthèse ornementale, incluant passementerie en fils de soie, broderies en fils d'or, ainsi que des décors

LeCaftan:unhéritageculturelévolutif
Culture

La Fondation Trois Cultures : éveilleur de dialogues interculturels
La Fondation Trois Cultures a été honorée par l'UNESCO en étant désignée comme « Centre de Catégorie 2 ». Ce statut élite, réservé à des institutions reconnues pour leur contribution au dialogue interculturel, a été officialisé lors de la 43e Conférence Générale de l'UNESCO à Samarcande, en Ouzbékistan, où 194 États membres étaient présents.
L'ambassadeur d'Espagne auprès de l'UNESCO, Miquel Iceta, a souligné que cette reconnaissance fait de la Fondation la troisième institution espagnole et la première en Andalousie à recevoir une telle distinction, couronnant ainsi 26 ans d'engagement en faveur de la diversité culturelle et du respect des différentes spiritualités. Fondée en 1999 par le Maroc et le gouvernement régional d'Andalousie, la Fondation Trois Cultures incarne une approche novatrice visant à utiliser la diversité culturelle comme un levier de respect et de compréhension mutuelle.
Dans un contexte mondial souvent marqué par le repli identitaire, les co-présidents de la Fondation, André Azoulay et Patricia Del Pozo, rappellent que la diversité est une richesse et que le dialogue entre civilisations est porteur d'espoir. En intégrant le réseau des Centres de catégorie 2 de l'UNESCO, la Fondation s'engage à promouvoir la protection du patrimoine culturel et à favoriser le dialogue interculturel, renforçant ainsi son rôle de référence dans le paysage méditerranéen.
Le Maroc : une destination incontournable pour 2026
Plongez dans l'avenir du tourisme au Maroc en 2026, avec Fès en tête d'affiche grâce à ses projets de revitalisation qui célèbrent son patrimoine culturel unique.
Le Maroc se positionne parmi les dix destinations touristiques « incontournables » pour 2026, offrant aux voyageurs une expérience riche et mémorable, selon le magazine américain Travel and Tour World (TTW). Le Royaume se démarque par ses cultures vibrantes, son histoire fascinante, ses paysages variés et ses nouvelles expériences de voyage.
Dans cet article, TTW met particulièrement en lumière la capitale spirituelle du Maroc, Fès, qui connaît une véritable renaissance grâce à des projets de restauration ambitieux qui revitalisent son ancienne médina.
Fès, reconnue pour son architecture ancienne et son patrimoine culturel exceptionnel, invite les visiteurs à déambuler dans ses souks colorés, à explorer ses monuments emblématiques et à découvrir les trésors cachés de ses ruelles étroites.
Le magazine décrit cette ville comme un « musée vivant », où l’histoire et la modernité se rencontrent.

Culture

La FNM et la FRMJE : une alliance innovante
pour réinventer la culture au Maroc
Le 12 novembre 2025, la Fondation Nationale des Musées (FNM), la Fédération Royale Marocaine des Jeux Électroniques (FRMJE) et la Ligue Régionale RabatSalé-Kénitra des Jeux Électroniques (LRRSKJE) ont signé une convention de partenariat inédite au Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain à Rabat. Cet accord vise à promouvoir la valorisation du patrimoine culturel marocain à travers l'utilisation du numérique et des jeux vidéo. Ce partenariat tripartite a pour but de renforcer la présence de la culture numérique dans les musées marocains. En proposant des initiatives innovantes et pédagogiques, il cherche à rapprocher les jeunes générations de l'art et du patrimoine. La FRMJE jouera un rôle clé dans l'enrichissement de l'expérience muséale en introduisant des jeux interactifs dans les musées gérés par la FNM.
Ces dispositifs ludiques visent à moderniser les visites, les rendant plus immersives tout en sensibilisant le public aux dimensions sociales, éducatives et culturelles des jeux vidéo. La Ligue Régionale Rabat-Salé-Kénitra des Jeux Électroniques soutiendra ce projet en concevant des jeux spécifiquement adaptés à chaque musée. Elle sera également responsable de l'aménagement des espaces pédagogiques, incluant le mobilier, le matériel informatique et les consoles, ainsi que la création d'un design graphique immersif en accord avec l'identité artistique de chaque établissement.
Le grand retour du livre papier : pourquoi les jeunes Marocains reçoivent plus de recommandations de lecture… que de séries
Il suffit d’ouvrir Instagram un dimanche matin pour comprendre : entre deux stories de brunch et un reel de voyage, on tombe désormais sur une citation soulignée au Stabilo, un roman posé sur une table en bois, un marquepage artisanal, un “lecture du moment” filmé à la lumière dorée d’un café.
Les jeunes Marocains lisent. Mais surtout : ils recommandent.
Ils partagent.
Ils donnent envie. Et phénomène inattendu : dans les conversations entre amis, dans les DM, dans les groupes WhatsApp, on s’envoie aujourd’hui plus de recommandations de livres que de séries.
Le livre papier, ce compagnon que l’on avait relégué au rang d’objet nostalgique est en train de signer un retour spectaculaire.
Un retour culturel, social, émotionnel.
Un retour qui dit beaucoup plus sur notre époque qu’on ne le croit.


literature, what's new ?
Livre du mois
Parution du livre : Rébellion silencieuse : la Génération Z marocaine face aux valeurs
UnlivredeAdnaneBenchakroun
Rébellion silencieuse : La Génération Z marocaine face aux valeurs explore les tensions entre la jeunesse marocaine contemporaine et les valeurs traditionnelles qui ont façonné la société.
À travers un prisme critique, l’auteur, un senior marocain, se penche sur l’attitude de la Génération Z, souvent perçue comme désengagée et apolitique, mais qui réinvente à sa manière l’engagement et la citoyenneté.
Le livre analyse comment cette génération, immergée dans les technologies numériques, navigue entre héritage culturel et influences mondiales, cherchant à redéfinir des notions telles que le civisme, le bénévolat et l’implication communautaire.
Loin de se contenter des formes d'engagement traditionnelles, elle privilégie l’activisme numérique et les mouvements sociaux.
L’auteur, tout en exprimant une certaine fatigue et désillusion face aux échecs passés, propose un regard
lucide et tendre sur cette rébellion silencieuse, véritable force de transformation qui pourrait redéfinir l’avenir de la société marocaine. Préambule : Pourquoi moi, senior marocain à la retraite, j’écris ce petit livre ? Peut-être parce qu’avec le temps, les silences deviennent plus lourds que les mots. J’ai vu défiler des décennies de réformes annoncées, d’élans brisés, de promesses ajournées. J’ai vu le pays se transformer, ses villes s’étendre, ses horizons numériques s’ouvrir… mais aussi ses fractures sociales se creuser. À mon âge, on apprend à regarder la société sans fard, sans l’enthousiasme naïf de la jeunesse ni le cynisme confortable de ceux qui renoncent.
Cette génération montante, qu’on appelle aujourd’hui “Z”, suscite autant de fascination que d’incompréhension. On la dit insaisissable, connectée mais distante, brillante mais
apathique, critique mais insatisfaite. Les jugements s’accumulent, souvent superficiels, rarement interrogés. Pourtant, derrière les écrans et les postures, quelque chose bouillonne. Un refus discret. Une quête de sens. Une réinvention silencieuse des valeurs que ma génération, par habitude ou par peur, avait fini par croire immuables.
Ce livre n’est pas un procès, encore moins une leçon. C’est un témoignage. Celui d’un Marocain dont la mémoire a traversé les années comme un long couloir. Chaque génération a sa façon de contester l’ordre établi ; celle-ci choisit la discrétion, les réseaux, l’individualité assumée. Est-ce une faiblesse ou une mutation ? Je ne tranche pas. J’observe, je questionne, et je transmets.
LivredeAdnaneBenchakrounà feuilletersansmodérationouà téléchargerencliquantsurl'imageou enscannantlecodeQR

Coup de coeur
La Foire
Une si belle invention : les réseaux sociaux !
La possibilité d'informer, de communiquer, de se connaître, de partager, de faire visiter, d'éduquer. Un moyen qui transcende les frontières, annihile les distances se joue des langues, des cultures, des races. Un moyen fantastique donné en pâture à une majorité d'imbéciles, ignares et ignorants.
ParElMontacirBensaid
Les profils les plus tordus qui donnent des conseils à la planète. Des femmes et des hommes, vulgaires sans pudeur, sans honte, sans principes au langage ordurier et dont la seule ambition est de provoquer en tenant les propos les plus pervers, illustrés par l'exposition obscène de leurs corps.
Des charlatans qui sont devenus des médecins, des philosophes, des gourous qui proposent des poudres de perlimpinpin pour soigner tous les maux.
Des stratèges militaires et des journalistes au rabais, qui commentent l'actualité.
Des influenceuses bac -2 qui font du business sur toile, armées de leur inculture et de leurs lèvres gonflées à l'hélium et leurs seins siliconés.
Les couples qui se déchirent se croient obligés de nous faire étalage de leur misérable intimité, tant verticalement qu'horizontalement.
Une foire gigantesque composée, en majorité , de ceux qui n'ont aucun droit à la parole dans la vraie vie.
Tout se tricote et se détricote dans le virtuel, faute de mieux.
Les filtres transforment les grenouilles en princesses Vivement un réseau social où il faudrait montrer patte blanche pour communiquer, parler de tout sans tabou mais avec le style et l'intelligence qui conviennent.
Ce n'est pas possible que ces outils de contacts et de connaissance, ne soient accaparés que par des zigotos qui croient posséder la science infuse... StayWoke.

Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
Édito :
La Santé en Urgence - Le défi de la Coupe du Monde 2030 au Maroc
Le Maroc se trouve à un tournant décisif.
À l’horizon de la Coupe du Monde 2030, il doit relever un défi sans précédent : garantir la sécurité sanitaire de millions de spectateurs, de joueurs et de travailleurs, tout en offrant une gestion optimale des urgences médicales.
Cet événement mondial, dont l’impact dépasse largement le cadre sportif, imposera au pays une organisation impeccable de ses services de santé, afin de répondre aux exigences de santé publique et d'urgence. Les enjeux sont colossaux et vont bien au-delà des infrastructures de stade : ils touchent à l’organisation globale de l’urgence sanitaire, à la rapidité de l’intervention, à la gestion des crises sanitaires massives, et au bien-être psychologique des participants.
Le Maroc, bien que disposant d’un système de santé en pleine évolution, doit faire face à une réalité incontestable : son infrastructure d'urgence n’est pas encore à la hauteur des défis qui se profilent.
La gestion des urgences médicales, qu’elles soient physiques ou psychologiques, la coordination entre les services publics et privés, ainsi que l’optimisation des transports sanitaires, sont des enjeux majeurs pour garantir une prise en charge rapide et de qualité.
L’accueil de plus de 3 millions de spectateurs, répartis sur plusieurs villes et dans des zones parfois enclavées, implique une organisation d’ampleur, à la fois préventive et réactive, pour éviter que des incidents mineurs ne se transforment en catastrophes humaines.
Ce dossier spécial se penche sur les actions urgentes à entreprendre pour que le Maroc soit prêt à assurer la sécurité sanitaire de tous. À travers ces 12 articles, nous explorons les principaux défis à relever et proposons des solutions adaptées pour transformer ce défi en un véritable atout pour le pays.
Des investissements dans les infrastructures de santé d’urgence, à l'amélioration de la régulation des services de secours, en passant par la digitalisation des systèmes de gestion des urgences, chaque aspect de cette transformation sera primordial pour garantir la sécurité de tous.
L’une des priorités est l’intégration des technologies numériques dans le système de régulation des urgences, afin de garantir une coordination sans faille entre les différents acteurs.
Cela passe également par la création d’un réseau d’urgence intégré, capable de répondre rapidement à l’afflux massif de personnes dans les zones de forte affluence.
En parallèle, la formation continue du personnel médical et paramédical à la gestion des urgences spécifiques à un tel événement est essentielle pour renforcer la réactivité des équipes sur le terrain.

Mais, au-delà de l’aspect physique des urgences, la gestion des urgences psychologiques doit également faire l'objet d’une attention particulière.
L'expérience de grands rassemblements sportifs a démontré qu’une approche intégrée et complète de la santé doit inclure le bien-être mental des participants.
Prévenir, détecter et accompagner les personnes confrontées au stress posttraumatique ou à d'autres traumatismes émotionnels sera tout aussi crucial pour assurer un événement réussi et sécurisé.
Dans ce contexte, la communication en
Chaque mesure prise aujourd'hui pour renforcer ces capacités contribuera à la réussite de la Coupe du Monde 2030 et à l’héritage qu’elle laissera en termes de gestion de crises sanitaires.
Le Maroc a une occasion unique de se positionner comme un modèle de gestion des urgences à l'échelle internationale, en conciliant progrès technologique, formation spécialisée, et coopération renforcée entre secteur public et privé.
temps réel, tant pour la prévention que pour la gestion des urgences, se révèle être un autre axe fondamental. Un plan de communication clair, précis, multilingue et accessible à tous est indispensable pour orienter et rassurer les spectateurs, tout en coordonnant les interventions des équipes médicales et sécuritaires.
À travers ces articles, il devient évident que le Maroc doit anticiper les besoins en termes de ressources humaines, d’infrastructures et de technologies pour répondre aux urgences sanitaires d’un événement de cette ampleur.
Si les bases sont posées aujourd'hui, alors les secours d’urgence lors de la Coupe du Monde seront non seulement un gage de sécurité, mais aussi un témoin de l'engagement du Maroc à offrir un événement sûr et inoubliable pour tous.

Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
Modernisation du SAMU marocain : vers une régulation médicale unifiée
À l'approche de la Coupe du Monde 2030, le Maroc se prépare à relever des défis colossaux en matière de gestion des urgences médicales.
La qualité de la prise en charge des urgences est un facteur déterminant pour assurer non seulement la sécurité des citoyens, mais aussi celle des millions de visiteurs attendus lors de cet événement mondial.
La modernisation du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) et la mise en place d’un système de régulation médicale unifié sont des priorités incontournables pour garantir une intervention rapide et efficace dans tout le pays.
Le défi de la régulation médicale
Actuellement, le système de régulation médicale au Maroc est fragmenté. En 2011, le pays a mis en place le SAMU, un service destiné à coordonner les secours médicaux urgents. Cependant, ce dispositif souffre de plusieurs carences, notamment une couverture territoriale limitée et une faible visibilité auprès de la population.
Le SAMU, bien qu’ayant montré des signes de progrès, reste encore trop peu connu, particulièrement dans les régions les plus éloignées.
L'une des principales faiblesses de ce système réside dans l’absence d’un numéro d’appel unique pour coordonner les secours.
Des actions coordonnées et efficaces
Le modèle du SAMU marocain est en grande partie inspiré de celui de pays comme la France, où le numéro d’appel unique 15 permet une régulation centralisée et la coordination immédiate entre les différents acteurs du secours (ambulances, hôpitaux, unités de réanimation).
Au Maroc, bien que des efforts aient été déployés pour implanter un système de régulation via le numéro 141, il reste encore des disparités importantes entre les grandes villes et les régions rurales.
Afin de faire face à ce défi, il est impératif de renforcer le SAMU en lui fournissant les moyens nécessaires à son expansion. Cela passe par une meilleure formation des agents régulateurs, l’introduction de technologies numériques avancées pour une gestion plus rapide des appels d’urgence, et surtout, l’intégration d’un numéro d’urgence national unifié. Ce système devrait permettre une centralisation des appels, avec un seul interlocuteur pour chaque urgence médicale, capable de guider les citoyens et de coordonner l’intervention des secours.
Une couverture étendue à tout le territoire
Aujourd’hui, seuls neuf SAMU sont opérationnels au Maroc, rendant difficile une couverture complète, notamment dans les zones rurales et les régions enclavées. Pour que le pays puisse faire face aux défis sanitaires de la Coupe du Monde 2030, il est crucial de déployer un réseau SAMU dans toutes les régions. Cela nécessite des investissements dans les infrastructures médicales et une augmentation du nombre de centres de régulation médicale. La formation des personnels, la mise à jour des équipements et l’adaptation des protocoles médicaux sont des priorités qui doivent être prises en compte pour une couverture complète et efficace.
Le Maroc devra également intégrer davantage le secteur privé dans le dispositif SAMU.
Actuellement, les services d’urgence privés et publics ne sont pas suffisamment coordonnés. Les cliniques privées et les entreprises de transport sanitaire pourraient jouer un rôle clé dans l’expansion du SAMU, mais leur intégration dans un réseau national de régulation reste limitée. Un partenariat public-privé solide permettrait d’augmenter la capacité d’intervention, de diversifier les moyens de transport, et d’assurer une réponse plus rapide et plus adaptée aux besoins de la population.
L’intégration des nouvelles technologies
La numérisation des services d’urgence est un levier majeur pour améliorer l’efficacité de la régulation médicale au Maroc. Le pays dispose déjà d’une plateforme numérique de consultation citoyenne via « Ouchariko.ma », qui pourrait servir de modèle pour d’autres applications mobiles. Ces technologies permettraient non seulement une gestion plus fluide des appels d’urgence, mais aussi une meilleure information des citoyens sur les services disponibles.
L’utilisation de la télémédecine et des consultations à distance est également un aspect prometteur pour désengorger les hôpitaux et accélérer la prise en charge des urgences. En cas d’incidents graves, un médecin pourrait évaluer la situation et donner des instructions à un secouriste sur place, avant l’arrivée d’une équipe d’intervention. Former pour sauver Un des éléments clés de la réussite du SAMU marocain réside dans la formation du personnel médical et paramédical. Le Maroc connaît une pénurie de médecins spécialisés en médecine d’urgence, avec seulement 29 médecins urgentistes formés depuis la création de la spécialité. La situation des infirmiers spécialisés est également préoccupante, avec seulement 460 infirmiers formés aux soins d’urgence et aux soins intensifs. Cette pénurie de professionnels qualifiés dans les services d’urgence doit être résolue par une augmentation du nombre de formations spécialisées et une meilleure valorisation de cette spécialité auprès des étudiants en médecine.
Les urgentistes et le personnel de santé en général font face à des conditions de travail difficiles, marquées par des horaires décalés et une charge de travail élevée. La formation continue, la gestion du stress et la reconnaissance de la pénibilité du travail sont des axes d’amélioration qui doivent être impérativement pris en compte pour éviter l’épuisement du personnel médical et garantir une prise en charge optimale des patients.
Vers un SAMU à la hauteur des enjeux de 2030 À l’horizon de la Coupe du Monde 2030, le Maroc doit absolument moderniser son système d’urgence et créer un dispositif coordonné et performant. La régulation médicale unifiée est une priorité, permettant de simplifier l’accès aux soins d’urgence pour tous, tout en améliorant la réactivité et l’efficacité des secours. L’intégration de nouvelles technologies, le renforcement des infrastructures, et l’amélioration de la formation du personnel médical et paramédical permettront d’assurer la sécurité des citoyens et des visiteurs étrangers lors de cet événement de grande envergure.
La modernisation du SAMU marocain doit s’inscrire dans une vision à long terme pour améliorer non seulement la gestion des urgences médicales, mais aussi la qualité des soins à l’échelle nationale. Le développement d’un réseau de régulation médicale robuste et l’amélioration continue de la prise en charge des urgences devraient constituer un pilier central de la politique de santé du Maroc, et ce, bien au-delà de la Coupe du Monde 2030.

Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
Urgences médicales et transports sanitaires : défis et solutions
La prise en charge des urgences médicales au Maroc est un enjeu crucial pour la santé publique, particulièrement à l'approche de la Coupe du Monde 2030. L’un des éléments les plus importants de cette prise en charge réside dans l'efficacité du transport sanitaire.
En effet, le temps est un facteur décisif dans la survie des patients, et la rapidité avec laquelle ils sont transportés vers les établissements de santé peut faire la différence entre la vie et la mort.
Cependant, le Maroc fait face à de nombreux défis dans ce domaine, notamment des insuffisances en matière de coordination, d’équipements et de ressources humaines. Des transports sanitaires inégaux
Le système de transport sanitaire au Maroc est caractérisé par une forte disparité entre le secteur public et le secteur privé. Le transport sanitaire public est principalement assuré par la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), qui possède une flotte d’ambulances destinées au ramassage des blessés de la voie publique.
Toutefois, le nombre d’ambulances disponibles reste insuffisant pour couvrir l’ensemble du territoire, particulièrement dans les zones rurales.
Selon les chiffres officiels, il y a une ambulance pour 47 512 habitants, un ratio bien inférieur à celui des pays européens, où l’on trouve généralement une ambulance pour 1 000 habitants. En comparaison, la France dispose d’un service de secours très développé, avec un temps moyen d'intervention de 14 minutes, un chiffre qui reste encore loin de la réalité marocaine.
Le secteur privé, bien que plus développé, est également marqué par des lacunes importantes. Avec environ 310 entreprises de transport sanitaire, dont une majorité n’a pas de statut juridique officiel, il existe une prolifération de services de secours qui échappent à une régulation stricte.
Ces entreprises, bien qu’importantes dans les grandes villes, manquent de moyens et de formation pour garantir une prise en charge médicale adéquate, surtout en cas d’urgence vitale.
La coordination entre public et privé : un défi majeur
La coordination entre les différents acteurs du secteur sanitaire, notamment la protection civile, le SAMU, et les entreprises privées, reste largement insuffisante. Bien que le SAMU ait été créé en 2011 pour centraliser la régulation des urgences, il peine à intégrer le secteur privé, qui reste en grande partie autonome et non coordonné avec le reste des services d'urgence. Cette fragmentation rend l’interaction entre les services de secours inefficace, avec des délais de réponse parfois importants.
Le manque de coordination se manifeste particulièrement dans le transport des patients entre les différents établissements de santé. En l'absence d'un système centralisé et intégré de régulation, le transfert des patients d'un hôpital à un autre, ou d'une
clinique privée à un hôpital public, est souvent ralenti par des décisions administratives et logistiques. Le système de régulation actuel, basé sur plusieurs numéros d’appel distincts, empêche une réponse rapide et efficace.
La nécessité d'une réglementation stricte et d'une centralisation des services Face à ces défis, il est impératif de mettre en place une réglementation plus stricte du secteur du transport sanitaire et d’élargir la coordination entre le secteur public et privé. Le Maroc doit développer un système unifié de régulation des urgences, où un numéro d’appel unique permettrait de coordonner l’intervention des ambulances publiques et privées. Un tel système permettrait de réduire les délais d’attente et d’assurer une prise en charge plus rapide et plus sûre des patients. La mise en place d’une régulation légale contraignante pour les entreprises privées, notamment en matière de certification des véhicules, de formation du personnel et de
gestion des tarifs, est également nécessaire. Actuellement, le secteur privé, bien qu’il représente un maillon important dans la chaîne de secours, est souvent critiqué pour son manque de transparence et son absence de normes rigoureuses.
Le développement de partenariats publicprivé (PPP) dans le secteur du transport sanitaire, tel que prévu par la loi-cadre 06-22 relative au système national de santé, pourrait permettre de renforcer la coopération entre les deux secteurs, tout en garantissant une meilleure couverture des besoins en matière de transport sanitaire.
La digitalisation du transport sanitaire : une solution pour améliorer la prise en charge L'intégration des nouvelles technologies dans le système de transport sanitaire pourrait également jouer un rôle clé dans l'amélioration de la prise en charge des urgences médicales.


Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
Urgences médicales et transports sanitaires : défis et solutions ( suite )
L’utilisation d’applications mobiles pour la régulation des secours et le suivi des véhicules en temps réel permettrait de mieux coordonner les interventions, d’optimiser les trajets des ambulances et de réduire les délais d’intervention. Ces technologies pourraient également permettre une meilleure gestion des ressources disponibles et la planification des interventions en fonction de l’urgence et de la gravité des cas. De plus, la télémédecine et les services de téléconsultation pourraient être utilisés pour pré-évaluer l’état des patients avant leur transport, permettant ainsi aux équipes médicales de se préparer à l’avance et de mieux adapter le traitement en fonction des besoins spécifiques des patients. Cette approche numérique permettrait également d’améliorer l’accès aux soins dans les zones les plus reculées du pays.
La formation des personnels : un enjeu clé pour la qualité des soins
Une autre dimension essentielle pour améliorer le transport sanitaire au Maroc est la formation des personnels qui interviennent dans les services d’urgence, qu’ils soient médicaux, paramédicaux ou logistiques. Actuellement, de nombreux ambulanciers et secouristes n’ont pas suivi de formation adéquate, ce qui compromet la qualité des soins prodigués pendant le transport. Il est crucial d’investir dans la formation des personnels du secteur public comme du secteur privé, en leur offrant des formations spécialisées en soins d’urgence et en transport médicalisé. De plus, des programmes de sensibilisation et de formation en secourisme doivent être généralisés à l’ensemble de la population pour renforcer la chaîne de secours dès les premières minutes suivant l’accident.
Conclusion : préparer le Maroc aux urgences médicales de 2030
À l’approche de la Coupe du Monde 2030, le Maroc doit impérativement moderniser son système de transport sanitaire pour garantir une prise en charge efficace et rapide des urgences médicales. Cela implique une meilleure coordination entre le secteur public et privé, l’introduction de technologies de régulation avancées, et la formation d’un personnel qualifié et bien préparé. Le développement de partenariats public-privé, la digitalisation des services d’urgence et l’amélioration de la régulation du transport sanitaire permettront au Maroc d’être mieux préparé pour faire face aux défis médicaux de l’événement sportif, tout en assurant la sécurité et la santé des citoyens et des visiteurs étrangers.
Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
Partenariats public-privé dans la gestion des urgences : le modèle à adopter
L’organisation des urgences médicales est un pilier central de tout système de santé efficace. En prévision de la Coupe du Monde 2030, le Maroc se doit de renforcer son infrastructure de prise en charge des urgences pour répondre aux exigences de sécurité sanitaire et garantir un traitement rapide et de qualité aux millions de visiteurs et de citoyens.
Une des solutions proposées pour relever ce défi majeur repose sur l’optimisation des partenariats public-privé (PPP) dans le secteur de la santé, particulièrement dans la gestion des services d’urgence.
Si ces partenariats sont déjà utilisés dans plusieurs secteurs de la santé, leur pleine intégration dans le système des urgences est encore un chantier en devenir.
Une coopération nécessaire mais encore embryonnaire
Le Maroc, comme de nombreux autres pays, a choisi d’impliquer le secteur privé dans son système de santé pour élargir l’accès aux soins, notamment en milieu urbain.
Si des initiatives telles que les centres d’hémodialyse en partenariat public-privé ont connu un certain succès, l’intégration du secteur privé dans les services d’urgence reste limitée. Les établissements publics tels que les hôpitaux universitaires (CHU) et la protection civile restent les acteurs principaux de la gestion des urgences médicales. Cependant, l’ampleur des défis à venir — à l’horizon 2030 — exige que cette coopération soit approfondie et structurée de manière plus systématique.
Les services d’urgence au Maroc souffrent encore de plusieurs carences, comme le manque d’ambulances médicalisées, la pénurie de personnel qualifié, ainsi que de la lenteur et de la fragmentation dans les réponses aux urgences. Le secteur privé, qui dispose de cliniques modernes et de ressources humaines spécialisées, pourrait jouer un rôle central pour combler ces lacunes. Toutefois, pour que ces partenariats soient réellement efficaces, il est nécessaire d’harmoniser les efforts entre le public et le privé, et de définir un cadre de coopération clair et bien régulé.
Les enjeux de la régulation et des standards de qualité
L’une des premières étapes pour une collaboration réussie entre les secteurs public et privé dans la gestion des urgences médicales est la mise en place de normes et de standards de qualité qui soient opposables à l’ensemble des acteurs. Actuellement, l’absence d’un cahier des charges commun empêche une véritable synergie. Les établissements publics et privés gèrent les services d’urgence selon leurs propres critères, ce qui entraîne une hétérogénéité dans la qualité des soins et dans l’organisation des services.
Le Maroc doit impérativement adopter une réglementation spécifique pour les services d’urgence qui encadre à la fois les établissements publics et privés.
Cette réglementation doit se concentrer sur plusieurs aspects cruciaux : les équipements médicaux, la formation du personnel, la gestion des infrastructures et la tarification des services.
Un système de certifications et de contrôles réguliers garantirait que tous les établissements respectent les mêmes standards de qualité, quel que soit leur statut, public ou privé.
Une gestion unifiée des urgences grâce aux PPP
La création d’une structure nationale de régulation des urgences, intégrant aussi bien les services publics que privés, permettrait de centraliser les appels d’urgence et de coordonner les interventions sur tout le territoire. En effet, la création d’un numéro d’appel unique, couplée à une plateforme numérique permettant de gérer en temps réel les ressources disponibles, est essentielle pour optimiser les secours. Le secteur privé, à travers des entreprises spécialisées, pourrait être intégré à ce système centralisé, notamment pour gérer les transports sanitaires et les soins d’urgence à domicile.
Les PPP dans ce contexte pourraient permettre de compléter l’offre publique en matière de services d’urgence. Par exemple, des cliniques privées bien équipées pourraient prendre en charge certains cas d’urgence moins graves, libérant ainsi des places dans les hôpitaux publics pour les urgences vitales. Ce modèle pourrait également inclure la gestion partagée des ambulances, avec des partenariats pour développer un réseau d’ambulances privées médicalisées, en complément des services publics.
Cette approche de complémentarité permettrait de réduire la pression sur les hôpitaux publics tout en garantissant une prise en charge rapide et efficace.

Au-delà de la régulation et des infrastructures, l’une des pierres angulaires de la réussite d’un partenariat public-privé dans la gestion des urgences réside dans la gestion des ressources humaines.
Le Maroc manque cruellement de personnel qualifié, tant dans le secteur public que privé, notamment des médecins urgentistes et des infirmiers spécialisés. Si le secteur privé dispose de professionnels formés, notamment dans les grandes cliniques urbaines, ces derniers sont souvent concentrés dans les zones urbaines, laissant les régions rurales sousdesservies.
Les PPP pourraient permettre de pallier cette pénurie en créant des programmes de formation conjoints entre les secteurs public et privé, ainsi que des dispositifs de mobilité pour les professionnels de santé.
De plus, les cliniques privées pourraient servir de centres de formation pour les jeunes médecins et infirmiers, leur offrant des expériences pratiques dans un environnement structuré et équipé.

La valorisation de ces formations, serait essentielle pour attirer des talents dans la médecine d’urgence.
Les ressources humaines : un levier essentiel pour la réussite des PPP

Dossier Spécial : Plan
d’urgence pour les urgences médicale
à l’horizon de la coupe du monde 2030
Amélioration des infrastructures des services d’urgence au Maroc
La gestion des urgences médicales est un défi majeur pour le Maroc, un défi qui prend une importance encore plus grande avec la perspective de la Coupe du Monde 2030.
La qualité des infrastructures des services d’urgence joue un rôle déterminant dans la rapidité et l’efficacité de la prise en charge des patients.
Cependant, malgré les efforts déployés ces dernières années, les infrastructures actuelles sont loin de répondre aux standards internationaux. Si le pays souhaite accueillir des millions de visiteurs en 2030 tout en assurant la sécurité sanitaire de ses citoyens, une modernisation profonde des infrastructures des services d’urgence est indispensable.
L’état actuel des infrastructures d’urgence
Le système de services d’urgence au Maroc repose en grande partie sur les hôpitaux publics et les cliniques privées, avec des services d’urgence répartis à travers le pays. Cependant, ces infrastructures sont marquées par une inégale répartition géographique, des équipements souvent obsolètes, et des conditions de travail difficiles pour le personnel médical. L’une des plus grandes faiblesses de ce système est le sousdimensionnement des capacités d’accueil dans les hôpitaux publics. Les services d’urgence sont fréquemment saturés, avec des délais d’attente pouvant dépasser plusieurs heures, notamment dans les grandes villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech.
Les hôpitaux de proximité et les établissements de
santé régionaux, qui devraient constituer les premiers points d’entrée dans le système de soins d’urgence, sont souvent mal équipés et sous-financés. Les équipements médicaux dans ces services sont vieillissants, et les infrastructures manquent de places et de lits d’hospitalisation adaptés aux besoins urgents.
De plus, certains hôpitaux sont confrontés à une maintenance défaillante de leurs équipements, ce qui complique la gestion des urgences vitales.
Une inégale répartition géographique
L’une des principales problématiques en matière d’infrastructures d’urgence est la disparité géographique entre les zones urbaines et rurales. Si les grandes villes disposent généralement de services d’urgence bien équipés, les zones rurales et les régions enclavées sont mal desservies.
Cette inégalité dans l’offre de soins crée des lacunes dans la prise en charge des urgences et expose certaines populations à des risques accrus. Ainsi, dans des régions comme le Draa-Tafilalet, GuelmimOued Noun et Dakhla-Oued Eddahab, l’accès aux services d’urgence est limité, ce qui peut retarder la prise en charge des patients en situation critique.




des infrastructures : un impératif pour 2030
La modernisation des infrastructures des services d’urgence au Maroc doit devenir une priorité nationale si le pays veut faire face aux défis sanitaires de 2030. Plusieurs axes de développement sont nécessaires pour répondre aux exigences de qualité et de rapidité de la prise en charge des urgences. Il est crucial de moderniser les hôpitaux publics en renforçant les capacités d’accueil dans les services d’urgence. Cela passe par l’augmentation du nombre de lits disponibles, l’acquisition de nouveaux équipements médicaux, et la mise en place de technologies de pointe.
L’hôpital public, qui reste l’acteur principal de la gestion des urgences, doit être renforcé pour qu’il puisse absorber le volume de patients, en particulier lors d’événements de grande envergure comme la Coupe du Monde.
Des investissements doivent être réalisés pour améliorer les infrastructures existantes, notamment les salles d’urgence, les unités de réanimation et les équipements de transport médical. Le pays doit également investir dans des équipements de diagnostic rapide, tels que des scanners et des équipements de radiologie, pour améliorer la prise en charge des patients dans les moments critiques. Ainsi, une décentralisation efficace des services d’urgence est indispensable pour garantir une couverture territoriale équitable. Les régions rurales et les zones reculées doivent bénéficier d’un accès amélioré aux soins d’urgence. Cela pourrait se faire par la création de nouvelles infrastructures dans ces régions, telles que des unités d’urgence médicalisée mobiles et des hôpitaux régionaux mieux équipés. Les hôpitaux provinciaux doivent également être renforcés, avec des services d’urgence adaptés aux besoins spécifiques de la population locale.
Des partenariats public-privé pourraient être envisagés pour créer des structures d’urgence dans les zones sous-desservies, avec une collaboration entre les autorités locales, le secteur privé et les ONG spécialisées. L’objectif serait de réduire les délais de transport et d’assurer une prise en charge rapide et de qualité, quel que soit le lieu de l’incident. Autrement, l’intégration des technologies numériques est un levier fondamental pour moderniser les infrastructures d’urgence.
Le développement d’un système centralisé de gestion des urgences, incluant une plateforme numérique pour la régulation et le suivi des interventions, permettrait de coordonner en temps réel les différentes actions des services de secours. Cette plateforme pourrait inclure des outils de téléconsultation, de suivi des ambulances en temps réel, et de communication entre les différents acteurs du système de santé.
Les hôpitaux et les services d’urgence devraient également adopter des systèmes d’information hospitaliers (SIH) modernes, permettant une gestion efficace des dossiers médicaux, des flux de patients et des ressources.
Modernisation
Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe
du monde 2030
La formation des personnels médicaux et paramédicaux dans les services d’urgence
La qualité des soins d'urgence ne dépend pas seulement des infrastructures et des équipements médicaux, mais avant tout de la compétence et de la réactivité du personnel médical et paramédical. Les urgences, par leur nature imprévisible et parfois grave, exigent une réponse rapide et appropriée, capable de sauver des vies.
Le Maroc, face à la pression croissante exercée sur ses services d’urgence, doit impérativement investir dans la formation continue de ses équipes de soins, qu’elles soient issues du secteur public ou privé. En effet, la formation des personnels dans ce domaine constitue un levier essentiel pour améliorer la gestion des urgences et garantir des interventions efficaces et sécuritaires.
Le manque de professionnels formés dans les urgences
L’une des principales lacunes du système marocain des urgences réside dans le manque de médecins et d’infirmiers spécialisés dans les soins d’urgence.
En 2020, seuls 29 médecins ont été formés à la spécialité de médecine d’urgence depuis la création de la filière, une situation qui souligne l'ampleur du déficit de spécialistes dans ce domaine. Alors que les services d’urgence sont souvent gérés par des médecins généralistes ou des internes, leur expérience et leurs compétences en gestion des urgences médicales sont limitées, ce qui peut entraîner des erreurs de jugement ou des retards dans la prise en charge des patients.
Les infirmiers et les aides-soignants, qui représentent une part importante des équipes de soins dans les services d’urgence, souffrent également d’un manque de formation spécialisée. Bien que de nombreux professionnels soient formés « sur le tas », cette approche ne suffit pas à garantir la qualité et la sécurité des soins dans un environnement aussi exigeant que celui des urgences
Le manque de personnel qualifié dans les services d’urgence se traduit par un stress accru pour les soignants, des conditions de travail difficiles, et une prise en charge qui ne répond pas toujours aux standards de qualité requis.
L’importance de la formation spécialisée en urgences
Pour combler ce manque, le Maroc doit impérativement investir dans la formation spécialisée en médecine d’urgence et en soins paramédicaux. La mise en place de programmes de formation continue pour les médecins, les infirmiers et les secouristes est essentielle pour améliorer la gestion des urgences. Cela passe par l’introduction de formations spécifiques en urgentologie dans les cursus universitaires de médecine, mais également par la promotion de diplômes interuniversitaires (DIU) et de formations spécialisées pour les professionnels déjà en activité. Ces formations doivent couvrir des aspects variés, allant des soins de réanimation à la gestion des urgences traumatologiques, neurologiques, cardiovasculaires et pédiatriques.
Les formations doivent également inclure des simulations de catastrophes et des exercices pratiques afin de préparer les équipes à faire face à des situations de crise. Le recours à des technologies de simulation et à des formations sur des mannequins de haute technologie permet de rendre ces exercices plus réalistes et de renforcer la réactivité des équipes en situation réelle. La formation doit également inclure l’utilisation de nouveaux outils numériques pour la gestion des urgences, tels que les systèmes de régulation à distance, la télémédecine et la communication entre les équipes de secours.
La reconnaissance de la pénibilité du travail en urgence
Un autre aspect important de la formation des personnels est la reconnaissance de la pénibilité du travail dans les services d’urgence. Les médecins et infirmiers travaillant dans ces services font face à un
stress constant, à des horaires irréguliers, et souvent à des conditions de travail difficiles. La formation doit également inclure une dimension psychologique, en permettant aux soignants de mieux gérer le stress, les situations de violence et la pression exercée par l’intensité du travail.
En parallèle, il est crucial de mettre en place des leviers de motivation pour attirer davantage de professionnels dans cette spécialité. Cela pourrait inclure des incitations financières, des primes de risque, et une meilleure valorisation du travail effectué dans les services d’urgence. Il est également nécessaire de revoir les conditions de travail des professionnels du secteur, en allégeant leur charge de travail et en leur offrant un soutien psychologique pour éviter l’épuisement professionnel.
Le rôle des cliniques privées dans la formation des personnels
Les cliniques privées, qui jouent un rôle croissant dans la prise en charge des urgences, doivent également participer à la formation du personnel médical et paramédical.
Ces établissements, souvent mieux équipés et plus flexibles en termes d’organisation, peuvent servir de centres de formation pour les jeunes médecins et infirmiers en leur offrant une expérience pratique sur le terrain. Les cliniques privées pourraient également contribuer à la formation continue, notamment en matière de gestion des urgences spécifiques comme les traumatismes, les soins intensifs ou la réanimation.
Le secteur privé, en collaborant avec le secteur public, pourrait jouer un rôle clé dans l’amélioration de la formation en urgences médicales, en créant des programmes conjoints de formation et en partageant les bonnes pratiques.
Cette coopération public-privé, lorsqu’elle est bien structurée, permettrait de renforcer l’ensemble du système de santé, en offrant aux professionnels de santé une formation de qualité, adaptée aux défis actuels et à venir.
La formation des personnels médicaux et paramédicaux dans les services d’urgence est un enjeu majeur pour l’avenir du système de santé marocain.
À l’approche de la Coupe du Monde 2030, il est impératif que le Maroc mette en place des programmes de formation spécialisés, continue et adaptés aux besoins du terrain. Cela nécessite un investissement considérable dans la formation des médecins, des infirmiers et du personnel paramédical, mais aussi dans la reconnaissance du rôle crucial de ces professionnels pour assurer des soins de qualité.
La modernisation du système des urgences passe par un renforcement des compétences, une meilleure coordination entre les secteurs public et privé, et une attention particulière à la gestion du stress et à la valorisation du travail effectué. C’est seulement ainsi que le Maroc pourra garantir un système d’urgence moderne et efficace, à la hauteur des défis de 2030.
Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
La digitalisation des services d'urgence : le rôle des technologies dans la gestion des urgences
À l’ère du numérique, la digitalisation est devenue un levier essentiel pour améliorer l’efficacité et la rapidité de la gestion des urgences médicales.
La transformation numérique des services d’urgence est une étape cruciale pour le Maroc, notamment à l’approche de la Coupe du Monde 2030, un événement qui exigera une gestion optimale des crises sanitaires et des interventions médicales urgentes.
L’intégration de technologies avancées dans la régulation des urgences permettra de réduire les délais d’intervention, de coordonner les services plus efficacement et d’améliorer la prise en charge des patients.
Dans ce contexte, le Maroc doit saisir l’opportunité d’implémenter des solutions numériques adaptées pour moderniser son système d’urgence et répondre aux défis de demain.
Les avantages de la digitalisation dans la gestion des urgences
La digitalisation des services d’urgence offre de multiples avantages, allant de l’optimisation du temps de réponse à la gestion des ressources humaines et matérielles.
L’un des principaux enjeux dans la gestion des urgences est le délai d’intervention.
Une réponse rapide peut sauver des vies, particulièrement en cas d’accidents graves, de crises cardiaques ou de traumatismes. La digitalisation permet de raccourcir ces délais en optimisant la communication et la coordination entre les différents acteurs du système de santé, tels que les services d’ambulance, les hôpitaux et les équipes médicales. Un système de régulation numérique permettrait de centraliser les appels d’urgence, de les analyser rapidement grâce à des outils d’intelligence artificielle (IA) et de diriger les patients vers le service de soins le plus adapté, qu’il soit public ou privé. En temps réel, la régulation numérique
permettrait d’évaluer la gravité de l’urgence, d’allouer les ressources disponibles et de suivre l’évolution de la situation. Cela rendrait les interventions plus efficaces, tout en réduisant le temps d’attente pour les patients.
La mise en place d’une plateforme numérique de gestion des urgences
L’un des éléments clés de la digitalisation des urgences est la création d’une plateforme numérique centralisée pour la gestion des appels d’urgence et la coordination des secours.
Le Maroc pourrait s’inspirer de modèles internationaux, comme le système des SAMU en France ou en Espagne, qui utilisent des centres de régulation médicale intégrés pour diriger les secours en temps réel. Cette plateforme permettrait de connecter tous les services d’urgence (SAMU, ambulances privées, hôpitaux) et de centraliser les informations essentielles à la gestion des urgences.
La plateforme pourrait inclure des fonctionnalités telles que la géolocalisation des incidents, l’affectation des ambulances en fonction de la proximité, et la mise à jour en temps réel des disponibilités des établissements de santé. En outre, un tel système permettrait de mieux gérer les pics d’urgence, notamment en période de forte affluence, comme lors de grands événements sportifs ou de catastrophes naturelles. Grâce à cette plateforme, les équipes
médicales pourraient prendre des décisions éclairées et rapides, ce qui permettrait d’optimiser la gestion des flux de patients et d’éviter les engorgements.
L’utilisation de l’intelligence artificielle et de la télémédecine L’introduction de l’intelligence artificielle (IA) dans les services d’urgence pourrait révolutionner la régulation médicale. Par exemple, un système basé sur l’IA pourrait analyser les appels d’urgence, identifier les priorités en fonction de la gravité des cas, et recommander la meilleure intervention. Les algorithmes d’IA pourraient également être utilisés pour surveiller l’état des patients pendant le transport, en intégrant des données telles que les constantes vitales, et ainsi alerter les équipes médicales de toute dégradation de l’état de santé du patient.
La télémédecine est un autre outil numérique qui peut être intégré dans la gestion des urgences. Les consultations à distance permettent de décharger les hôpitaux en permettant à des médecins spécialisés de prodiguer des conseils médicaux à distance, en particulier pour les urgences moins graves. En cas de besoin, une équipe de secours pourrait être envoyée sur place.
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Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
La digitalisation des services d'urgence : le rôle des technologies dans la gestion des urgences ( suite )
La télémédecine est particulièrement utile pour les zones rurales, où l’accès à des soins spécialisés est limité. Elle offre la possibilité d’assister les patients en temps réel, tout en réduisant la pression sur les hôpitaux urbains.
L’optimisation de la gestion des ressources humaines et matérielles
La digitalisation permet également une gestion plus efficace des ressources humaines et matérielles dans les services d’urgence. Un système intégré permettrait de suivre en temps réel l’affectation du personnel médical et paramédical, ainsi que l’utilisation des équipements nécessaires aux interventions. Cela faciliterait la planification des ressources et garantirait une meilleure réactivité en fonction des besoins. Par exemple, les ambulances pourraient être équipées de dispositifs de suivi en temps réel pour garantir que les véhicules et le matériel médical sont toujours prêts à intervenir. Les équipes de secours seraient également informées à l’avance de l’état des patients qu’elles doivent prendre en charge, ce qui leur permettrait de se préparer adéquatement avant d’arriver sur les lieux.
La gestion des stocks médicaux, des médicaments et des consommables est également un domaine où la digitalisation peut jouer un rôle clé. En intégrant des systèmes de gestion des stocks en temps réel, il serait possible de suivre la disponibilité des équipements et des médicaments, et d’éviter les ruptures de stock en cas de crise.
Les défis à surmonter pour une digitalisation réussie
Bien que la digitalisation offre des avantages indéniables, sa mise en œuvre dans le domaine des urgences médicales présente plusieurs défis. Le principal obstacle reste la question de l’infrastructure numérique. Pour que la digitalisation des services d’urgence soit efficace, il est essentiel d’avoir une couverture Internet fiable,
notamment dans les régions rurales et éloignées, où les infrastructures de communication sont souvent insuffisantes.
De plus, la formation du personnel médical et paramédical à l’utilisation de ces nouvelles technologies est indispensable. Les professionnels de santé devront être formés à l’utilisation des plateformes de gestion des urgences, à la télémédecine et aux outils d’IA. Un effort de formation massif doit être mis en place pour garantir que les équipes soient prêtes à utiliser ces technologies dans des situations réelles.
Enfin, la protection des données personnelles des patients est une
priorité. Les systèmes numériques doivent être sécurisés pour garantir la confidentialité des informations médicales, en conformité avec les normes de protection des données personnelles.
La digitalisation des services d’urgence représente un tournant majeur dans l’amélioration de la prise en charge médicale au Maroc. En intégrant des technologies avancées telles que les plateformes numériques, l’intelligence artificielle et la télémédecine, le pays pourra améliorer la réactivité de ses services d’urgence, optimiser la gestion des ressources et offrir une prise en charge plus rapide et plus sûre à ses citoyens et visiteurs


Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe
du monde 2030
La mise en place d’un réseau d’urgence intégré : vers une meilleure coordination des services
À l’approche de la Coupe du Monde 2030, le Maroc doit renforcer son système de gestion des urgences médicales pour garantir une prise en charge rapide et efficace, tant pour ses citoyens que pour les millions de visiteurs attendus.
Si la modernisation des infrastructures et la formation des équipes médicales sont essentielles, un autre axe fondamental de cette transformation reste la mise en place d’un réseau d’urgence intégré.
Ce réseau vise à améliorer la coordination entre les différents acteurs de l’urgence — SAMU, services d’ambulances, hôpitaux publics et privés, ainsi que les collectivités locales — afin de créer une réponse unifiée et cohérente face aux crises sanitaires. L’objectif est d’assurer une gestion plus fluide et plus rapide des situations d’urgence, tout en optimisant l’utilisation des ressources disponibles.
Un système fragmenté et les défis de la coordination Le système d’urgence marocain est aujourd’hui caractérisé par une fragmentation importante. Les services d’urgence sont gérés par plusieurs entités, avec des missions parfois redondantes et des responsabilités mal définies. Le SAMU, le service d’aide médicale urgente, les ambulances de la protection civile et celles des cliniques privées agissent souvent de manière isolée, sans coordination systématique. Cette fragmentation engendre des retards dans les interventions, des doublons d’efforts, et une perte d’efficacité dans la prise en charge des patients.
En l’absence de régulation centralisée, il est courant que les équipes de secours se retrouvent à coordonner leurs actions sur le terrain sans disposer des informations nécessaires pour prendre les bonnes décisions rapidement.
Par exemple, les équipes de SAMU peuvent ne pas être informées des ressources disponibles dans les hôpitaux ou des conditions de trafic qui peuvent ralentir leur déplacement. Les problèmes d’accès, en particulier dans les zones rurales ou en cas de forte affluence, exacerbent encore cette situation. La gestion des urgences devient ainsi plus complexe et moins fluide.
Un réseau intégré : pour une gestion optimale des urgences Pour répondre à ces défis, le Maroc doit mettre en place un réseau d’urgence intégré, qui centralise toutes les informations nécessaires à une prise de décision rapide et efficace.
L’idée est de créer une plateforme numérique qui permette une coordination en temps réel entre tous les acteurs impliqués dans la gestion des urgences médicales. Cette plateforme pourrait inclure un système de régulation centralisé, avec des outils de géolocalisation, de suivi des ambulances et des lits disponibles dans les hôpitaux, ainsi que la gestion des priorités en fonction de la gravité des cas.
L’un des principaux avantages d’un tel réseau intégré serait d’éviter les doublons et de mieux répartir les ressources disponibles en fonction des besoins. Par exemple, lorsqu’un appel d’urgence est reçu, le système pourrait immédiatement alerter les équipes les plus proches, qu’elles soient publiques ou privées, et les diriger vers l’établissement de santé le plus adapté, en fonction de la nature de l’urgence. Cela permettrait de réduire les délais d’attente et d’améliorer l’efficacité de l’intervention.




La centralisation des appels et la coordination des secours
Un élément clé de ce réseau intégré serait la mise en place d’un numéro d’appel unique pour toutes les urgences médicales. Actuellement, le Maroc dispose de plusieurs numéros pour contacter les secours, ce qui engendre une confusion pour les citoyens et retarde l’intervention.
Un numéro d’appel unique, couplé à une plateforme numérique de régulation, permettrait de centraliser les demandes d’aide, de les traiter de manière cohérente et d’assurer une réponse rapide et appropriée.
Le numéro unique pourrait également être associé à une application mobile permettant aux citoyens de signaler rapidement un accident ou une urgence, avec des informations précises sur la localisation et la nature du problème.
Cette application pourrait être utilisée pour guider les citoyens dans les gestes de premiers secours en attendant l’arrivée des équipes médicales. Elle pourrait aussi être utilisée par les témoins d’un accident pour envoyer des informations utiles, comme des photos de la scène ou des descriptions des blessures, facilitant ainsi l’évaluation rapide de la situation.
Un rôle renforcé des collectivités locales et du secteur privé Le développement d’un réseau d’urgence intégré repose également sur un renforcement de la coopération entre les collectivités locales, les hôpitaux publics, les cliniques privées et les entreprises de transport sanitaire. Les collectivités locales, qui jouent un rôle central dans la gestion des infrastructures publiques et l’organisation des secours, doivent être pleinement intégrées dans ce réseau. Elles peuvent contribuer à l’amélioration des infrastructures routières, à la création de voies dédiées aux ambulances, et à la mise en place de dispositifs de secours de proximité, notamment dans les zones rurales.
Le secteur privé, quant à lui, dispose de ressources importantes en termes de cliniques modernes et d’entreprises spécialisées dans le transport médical. Leur intégration dans un réseau national de régulation permettrait de diversifier les moyens de secours disponibles et de garantir une réponse plus rapide et plus flexible, surtout dans les grandes agglomérations où la demande est plus forte. Les partenariats public-privé (PPP) dans ce domaine pourraient faciliter cette intégration en créant des mécanismes de collaboration efficaces.
La gestion des urgences en période de crise : une priorité nationale
Le développement d’un réseau intégré est d’autant plus crucial lors d’événements de grande envergure, comme la Coupe du Monde 2030, où le volume de patients et les risques sanitaires seront accrus. Lors de tels événements, des plans de gestion des urgences spécifiques doivent être établis, avec des protocoles de coordination renforcés entre les services d’urgence et les autorités locales.
Le réseau intégré permettrait de garantir une gestion fluide des crises sanitaires en facilitant la répartition des patients entre les différents hôpitaux et cliniques, et en coordonnant les interventions des équipes de secours. En outre, la centralisation des informations sur les capacités des hôpitaux et des équipes médicales permettrait d’éviter les engorgements et de garantir que les ressources soient utilisées de manière optimale.
La mise en place d’un réseau d’urgence intégré est une étape fondamentale pour garantir une gestion efficace des urgences médicales au Maroc, en particulier à l’horizon de la Coupe du Monde 2030. Un tel réseau permettrait d’améliorer la coordination entre les différents acteurs du secteur de la santé, de réduire les délais d’intervention, et d’assurer une prise en charge rapide et de qualité pour tous les citoyens et visiteurs. En investissant dans la création de plateformes numériques, la formation du personnel et le renforcement des partenariats public-privé, le Maroc pourra se doter d’un système d’urgence moderne et réactif, capable de faire face aux défis de demain.
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d’urgence pour les urgences médicale
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Les défis du transport sanitaire dans les zones rurales et isolées
Le transport sanitaire est un élément clé dans la prise en charge des urgences médicales. Cependant, au Maroc, comme dans de nombreux pays en développement, la gestion du transport sanitaire dans les zones rurales et isolées demeure l’un des plus grands défis pour garantir une prise en charge rapide et efficace des patients.
Alors que les grandes villes bénéficient d’infrastructures modernes et d’un accès relativement facile aux services de secours, les régions rurales restent souvent marginalisées, avec des routes difficilement praticables, un manque d’équipements et des délais d’intervention qui peuvent s’avérer fatals. À l’approche de la Coupe du Monde 2030, il est impératif de résoudre ces défis pour garantir une couverture d’urgence équitable et de qualité sur tout le territoire.
Un accès limité aux services d’urgence
L’une des principales difficultés rencontrées par les habitants des zones rurales et isolées est l’accès limité aux services d’urgence. Dans ces régions, les infrastructures de transport sont souvent obsolètes, avec des routes de mauvaise qualité, parfois inexistantes, et une couverture routière qui se réduit dans certaines zones montagneuses ou éloignées.
Les délais de transport peuvent alors s’étendre de manière significative, souvent au-delà du temps nécessaire pour intervenir efficacement. Par exemple, dans certaines régions reculées, les secours peuvent prendre jusqu’à plusieurs heures pour arriver sur les lieux d’un accident, alors que la prise en charge dans les 30 premières minutes est essentielle pour sauver des vies.
La situation est particulièrement préoccupante en cas d’accidents graves, comme les polytraumatismes, où le temps de transport jusqu’à un établissement de soins adapté peut être déterminant.
Dans ces conditions, les services d’urgence, qu’ils soient publics ou privés, sont souvent incapables de fournir une réponse rapide et coordonnée, ce qui peut entraîner des conséquences dramatiques.
La pénurie de ressources humaines et matérielles
Outre les difficultés d’accès, les zones rurales souffrent également d’une pénurie de ressources humaines et matérielles pour faire face aux urgences. Les équipes médicales, souvent composées de médecins généralistes ou d’internes peu spécialisés en urgences, n’ont pas toujours les compétences nécessaires pour gérer les cas graves. De plus, les équipements médicaux disponibles dans les hôpitaux ruraux ou les structures mobiles d’urgence sont souvent insuffisants ou obsolètes. Les ambulances ne sont pas toujours équipées pour traiter les urgences spécifiques, comme les accidents de la voie publique ou les arrêts cardiaques.

Le manque de formations spécialisées en médecine d’urgence dans ces régions contribue également à la mauvaise gestion des urgences. Si le personnel paramédical a souvent des connaissances de base, il lui manque fréquemment la formation nécessaire pour répondre efficacement à des situations critiques.
L’équipement de base, comme les défibrillateurs, les appareils de réanimation ou les kits de premiers secours, est parfois absent, ce qui aggrave la situation lors de crises sanitaires.
Les solutions pour améliorer le transport sanitaire rural Pour résoudre ces défis, plusieurs solutions doivent être mises en place, notamment l’amélioration des infrastructures routières et l’extension des services de transport sanitaire.

L’une des premières actions à mener est l’amélioration des infrastructures routières dans les zones rurales et montagneuses.
Le Maroc doit investir dans la construction et l’entretien de routes adaptées aux véhicules d’urgence, permettant aux ambulances d’accéder plus rapidement aux lieux d’accident. Le développement de routes sécurisées et mieux entretenues réduira les délais de transport et facilitera l’intervention rapide des secours.
Les autorités locales, en partenariat avec le gouvernement central, doivent également mettre en place des voies d’accès réservées aux secours. Ainsi, Dans les zones rurales, il est essentiel d’augmenter le nombre d’ambulances et de véhicules de secours. Le Maroc pourrait développer un réseau d’ambulances mobiles spécialement

Vers une meilleure prise en charge des urgences rurales
équipées pour intervenir dans les zones les plus isolées.
Ces véhicules, équipés de matériel médical de base, permettraient de stabiliser les patients avant leur transfert vers des hôpitaux plus équipés.
L’extension du système SAMU dans ces régions, avec des unités mobiles de réanimation, pourrait également réduire les délais d’intervention. Il est également important de moderniser le transport sanitaire, en s’assurant que toutes les ambulances soient équipées de matériel médical adapté, comme des défibrillateurs, des moniteurs de surveillance et des équipements de réanimation.
L’adoption des technologies numériques dans le transport sanitaire pourrait également améliorer l’efficacité des interventions en zones rurales. L’implémentation d’un système de géolocalisation des ambulances permettrait de suivre en temps réel les véhicules et d’optimiser leur itinéraire en fonction des conditions de circulation et des priorités des urgences.
Le secteur privé peut jouer un rôle clé dans le transport sanitaire en milieu rural. Les entreprises privées spécialisées dans les services d’ambulance peuvent compléter l’action des services publics en offrant des solutions flexibles et efficaces. Un partenariat public-privé (PPP) dans le domaine du transport sanitaire permettrait de mutualiser les ressources et d’offrir une couverture plus complète dans les zones difficiles d’accès.
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Les infrastructures de soins d’urgence dans les grands événements internationaux
À l’horizon de la Coupe du Monde 2030, le Maroc se prépare à accueillir un événement mondial d’une envergure sans précédent.
Outre la logistique des stades, des transports et des infrastructures hôtelières, l’un des aspects essentiels de cet événement réside dans la gestion des soins d’urgence.
La sécurité sanitaire des millions de visiteurs attendus, ainsi que des équipes sportives et des bénévoles, dépendra en grande partie de la capacité du Maroc à fournir des infrastructures de soins d’urgence adaptées, efficaces et accessibles. Cet article explore les défis, les enjeux et les solutions pour mettre en place un système de soins d’urgence performant lors d’événements de cette taille.
L’importance des infrastructures de soins d’urgence pour un événement majeur
L’organisation d’un événement de la taille de la Coupe du Monde implique un afflux massif de spectateurs, d’équipes sportives, de médias et de personnel logistique, chacun susceptible de nécessiter des soins médicaux à un moment donné. En 2026, par exemple, la Coupe du Monde au Qatar a nécessité la mise en place de plus de 30 installations médicales, y compris des hôpitaux de campagne, des unités mobiles et des centres de santé temporaires. Le Maroc devra non seulement assurer une couverture d’urgence dans les stades et dans les zones d’entraînement, mais aussi dans les zones résidentielles et les lieux touristiques qui recevront les visiteurs.
La capacité de réaction rapide et l’accessibilité des soins sont des critères indispensables pour garantir la sécurité sanitaire durant toute la durée de l’événement. En cas d’accident grave, de problème de santé soudain ou d’incident de grande ampleur, les infrastructures de soins d’urgence devront être prêtes à intervenir rapidement, en assurant une prise en charge de haute qualité. Défis à surmonter dans la mise en place d'infrastructures de soins d’urgence
Les principaux défis dans la création d’infrastructures de soins d’urgence adaptées à un événement de l’ampleur de la Coupe du Monde 2030 concernent la gestion des flux de patients, la couverture des zones géographiques, la rapidité d’intervention et la coordination entre les différents acteurs du système de santé.
L’un des défis majeurs pour la gestion des urgences est la capacité à gérer un grand nombre de patients, souvent simultanément. Dans les stades, il est possible que des milliers de spectateurs aient besoin de soins en cas d’incident, d’accident ou de malaise. De plus, l’afflux de spectateurs peut varier en fonction des matchs, des horaires et des sites, ce qui crée des pics de demande. Il est donc essentiel d’avoir des infrastructures capables de prendre en charge une grande variété de cas médicaux, du traitement léger aux urgences plus graves.
Le Maroc devra également faire face à la dispersion géographique des lieux de compétition et des zones touristiques
Les infrastructures de soins d’urgence devront être présentes non seulement dans les grandes villes où se dérouleront les matchs, mais aussi dans les zones périphériques et rurales. La capacité à répondre aux urgences dans des régions éloignées sera un critère déterminant pour la couverture sanitaire globale de l’événement.
En cas d’urgence grave, chaque minute compte.
Les infrastructures doivent être capables de fournir une prise en charge rapide et efficace.
Cela implique une coordination parfaite entre les services d’urgence, les hôpitaux et les centres de santé temporaires.

La réussite des infrastructures de soins d’urgence repose sur une coordination fluide entre différents acteurs : les services d’urgence (ambulances, SAMU), les hôpitaux et cliniques, les forces de sécurité et les autorités locales.
Solutions pour une gestion optimale des soins d’urgence pendant la Coupe du Monde 2030
Le Maroc doit mettre en place des solutions stratégiques pour répondre aux défis identifiés et garantir une couverture sanitaire optimale pendant l’événement.
1. Création de centres de soins temporaires
Pour répondre à l’afflux massif de spectateurs et aux besoins accrus en soins, il est nécessaire de créer des centres de soins temporaires, qui pourront fonctionner comme des hôpitaux de campagne. Ces centres seront répartis près des zones à forte affluence, comme les stades, les fan zones et les hôtels accueillant les équipes et les médias. Ils devront être équipés de matériels médicaux modernes et gérer des équipes de soignants capables de répondre à différents types de demandes, des soins de premiers secours à la réanimation.
2. Renforcement du transport sanitaire
Les infrastructures de transport sanitaire devront être considérablement renforcées.
Le Maroc devrait investir dans une flotte d’ambulances modernes et bien équipées, capables de transporter rapidement les patients entre les lieux d’urgence et les hôpitaux.

Les routes menant aux stades et aux lieux stratégiques doivent être adaptées pour garantir un accès rapide aux ambulances, sans obstacles ni retards.
3. Formations spécifiques pour le personnel médical
Le personnel médical et paramédical devra être formé spécifiquement pour la gestion des urgences lors d’événements de grande envergure. La formation inclura la gestion des flux de patients, les soins en situation de masse et la coordination avec les autres services d’urgence. Les équipes devront être capables de traiter des cas de blessures de guerre, de traumatismes multiples et de maladies soudaines dans un contexte de grande affluence.
4. Technologies numériques pour la gestion des urgences
La digitalisation sera un facteur clé pour la gestion des soins d’urgence. Un système de régulation numérique permettra de coordonner l’ensemble des acteurs (services d’ambulance, hôpitaux, services de police et de sécurité) et d’optimiser les interventions.

Un modèle de soins d’urgence à l’échelle
Des applications mobiles pourraient permettre aux spectateurs de signaler rapidement des incidents, de recevoir des instructions de premiers secours, et d’orienter les secours vers les zones les plus critiques. L’utilisation des technologies permettra une gestion optimale des ressources humaines et matérielles, en anticipant les besoins et en ajustant la répartition des équipes et des équipements.
La Coupe du Monde 2030 représente un défi exceptionnel pour le Maroc en termes de gestion des soins d’urgence.
Pour assurer la sécurité sanitaire des spectateurs, des équipes et des travailleurs, le pays devra développer des infrastructures de soins d’urgence de haute qualité, intégrées et coordonées.
Cela nécessitera une collaboration étroite entre le secteur public et privé, un investissement dans des équipements modernes, et une formation continue du personnel.
Le Maroc aura l’opportunité de démontrer son expertise en matière de gestion des soins d’urgence à l’échelle mondiale, tout en garantissant la sécurité de tous ceux qui participeront à cet événement majeur.
Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
La gestion des urgences sanitaires lors des grands rassemblements : Leçons à tirer des précédentes
éditions de la Coupe du Monde
La gestion des urgences sanitaires lors de grands événements comme la Coupe du Monde est complexe en raison des foules, des déplacements massifs et des risques sanitaires. En vue de 2030, le Maroc doit s’inspirer des éditions précédentes pour préparer un système capable d’assurer la sécurité sanitaire de millions de personnes.
Les défis rencontrés lors des précédentes Coupes du Monde :
Les Coupes du Monde en Russie (2018) et au Qatar (2022) ont montré divers défis sanitaires : accidents liés aux foules, risques liés à la chaleur et propagation de maladies infectieuses. Ces expériences ont renforcé la nécessité d’une bonne coordination en santé publique.
1.Les urgences médicales liées aux foules :
Les Coupes du Monde en Russie (2018) et au Qatar (2022) ont montré divers défis sanitaires : accidents liés aux foules, risques liés à la chaleur et propagation de maladies infectieuses. Ces expériences ont renforcé la nécessité d’une bonne coordination en santé publique, les équipes médicales ont dû être prêtes à intervenir rapidement pour traiter ces urgences et, dans certains cas, gérer des situations de saturation dans les hôpitaux.
2. Les risques liés aux épidémies et aux maladies infectieuses
Les pays hôtes ont dû gérer les risques de maladies infectieuses, comme la grippe, la COVID-19 ou les infections alimentaires. Des protocoles stricts d’hygiène et de prévention ont été nécessaires pour éviter la propagation de maladies parmi les visiteurs.
3. Les conditions environnementales extrêmes
Les conditions climatiques extrêmes ont aussi représenté des défis : froid intense en Russie, chaleur étouffante au Qatar. Cela a obligé les organisateurs à adapter les horaires, renforcer les mesures de prévention et protéger spectateurs et joueurs.
Les leçons tirées des précédentes éditions
Les expériences passées offrent une série de leçons clés qui devraient guider le Maroc dans la préparation de la gestion des urgences sanitaires pour la Coupe du Monde 2030. Notamment en matière de coordination, de prévention et d’usage de technologies.
1. Une meilleure coordination entre les acteurs de la santé
L'une des principales leçons tirées des précédentes Coupes du Monde est l'importance de la coordination entre tous les acteurs impliqués dans la gestion des urgences sanitaires. Cela inclut les services d’urgence, les hôpitaux, les cliniques privées, les autorités locales et les services de sécurité. Une coordination fluide et efficace entre ces acteurs permet de mieux répartir les ressources et d’assurer une réponse rapide et adaptée à chaque situation. Le Maroc devrait créer une plateforme numérique centralisant les informations et permettant des interventions rapides grâce à la géolocalisation et à la gestion en temps réel des ressources.
2. Des infrastructures adaptées aux grandes foules
Les événements passés ont démontré l'importance de disposer d'infrastructures de soins d’urgence capables de gérer un afflux massif de spectateurs. Le Maroc devra investir dans des infrastructures temporaires de santé (telles que des hôpitaux de campagne, des centres de soins mobiles et des unités de traitement d'urgence dans les stades) pour répondre aux besoins accrus pendant la Coupe du Monde 2030. Il faudra aussi multiplier les points de premiers secours dans les zones à forte fréquentation.
3. La gestion des risques environnementaux et sanitaires
Les conditions environnementales doivent être prises en compte lors de la planification des mesures de sécurité sanitaire. Le Maroc, avec son climat varié, doit être prêt à faire face à des risques liés à la chaleur, aux tempêtes de sable et à d’autres conditions extrêmes.
Il est important d’adopter des protocoles de prévention et de protection pour réduire les risques de déshydratation et de coup de chaleur, et de fournir un accès rapide à des soins médicaux en cas de besoin. Pour minimiser les risques sanitaires liés aux maladies infectieuses : hygiène stricte, vaccination du personnel et surveillance sanitaire continue.
4. L’utilisation de la technologie pour la gestion des urgences
Le recours à des technologies de pointe — géolocalisation, outils numériques de gestion des ressources, télémédecine — permettra une meilleure coordination des secours et un traitement plus efficace des urgences.
La Coupe du Monde 2030 représente un défi majeur pour le Maroc, mais aussi une occasion de démontrer sa capacité à gérer efficacement les crises sanitaires. En s’inspirant des expériences précédentes, le pays pourra mettre en place un système d’urgence performant pour protéger les millions de personnes présentes. L’usage de technologies modernes, une bonne coordination entre les acteurs de santé et des infrastructures adaptées aux risques environnementaux seront essentiels pour assurer la sécurité sanitaire et garantir le bon déroulement de l’événement. Il faut donc se préparer à l'inédit.
Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de la coupe du monde 2030
La gestion des urgences psychologiques et le soutien psychologique post-traumatique
Les urgences sanitaires ne se limitent pas seulement aux soins physiques. Les urgences psychologiques, en particulier dans le cadre de grands événements internationaux comme la Coupe du Monde 2030 au Maroc, représentent un défi majeur dans la gestion globale de la santé publique. L'afflux massif de spectateurs, les événements imprévus, les risques d'attentats ou de catastrophes naturelles peuvent entraîner des situations traumatiques pour les individus.
Dans ce contexte, il est crucial d’intégrer la gestion des urgences psychologiques dans les stratégies de santé publique et de renforcer le soutien psychologique, tant pour les victimes immédiates que pour ceux qui sont exposés à des événements stressants ou traumatiques.
Les urgences psychologiques : un enjeu croissant
Les urgences psychologiques sont souvent sous-estimées mais peuvent avoir des effets graves. Les crises, bousculades ou violences peuvent provoquer stress intense, anxiété ou traumatisme.
Elles nécessitent une prise en charge immédiate pour éviter des troubles durables comme le TSPT. C’est pourquoi, en plus des soins physiques immédiats, la prise en charge psychologique en urgence est primordiale.
Lors des Coupes du Monde précédentes, des équipes psychologiques ont été mobilisées pour gérer ces impacts émotionnels.
La gestion des urgences psychologiques : une préparation essentielle
Pour la Coupe du Monde 2030, le Maroc doit mettre en place un dispositif capable de répondre rapidement aux besoins psychologiques des victimes et prévenir les troubles mentaux graves.
Ce dispositif inclut la détection précoce des signes de stress, la mobilisation de réseaux de soutien dans les lieux à forte affluence, et l’orientation vers des ressources adaptées, en collaboration avec psychologues et psychiatres.
1. La détection précoce des traumatismes psychologiques
Identifier rapidement le stress ou le traumatisme est essentiel. Les premiers secours doivent inclure une évaluation psychologique, et les équipes formées doivent reconnaître les signes d’anxiété ou de stress posttraumatique. La formation du personnel d’accueil et des volontaires permet également de repérer les personnes en détresse et de les orienter vers des soins spécialisés.
2. Les centres de soutien psychologique temporaire
Des centres temporaires doivent être installés près des stades, fan zones et gares pour offrir un soutien immédiat. Équipés pour gérer la panique et fournir un premier accompagnement psychologique, ces centres doivent également diriger les victimes vers des services spécialisés si nécessaire. Leur accessibilité et un environnement calme sont essentiels pour un soutien efficace.
3. La coordination entre les services médicaux et psychologiques
Une prise en charge efficace nécessite une coordination parfaite entre services d’urgence, psychologues, psychiatres et autorités locales. Un réseau intégré, incluant hôpitaux et centres médicaux, doit assurer une aide rapide et continue. Un numéro d’appel unique pourrait faciliter l’accès au soutien psychologique pour les personnes en crise.
4. Les interventions de soutien posttraumatique à long terme
La gestion des urgences psychologiques doit s’étendre au-delà de l’événement.
Un suivi post-traumatique, avec thérapies et groupes de soutien, est nécessaire pour les personnes ayant subi un stress post-traumatique ou d’autres troubles psychologiques. Les services de santé mentale doivent offrir un accompagnement continu adapté à chaque individu, avant, pendant et après l’événement.
D'où une grande nécessité de former le personnel aux urgences psychologiques
Le personnel médical, paramédical et de sécurité doit être formé pour gérer le stress, reconnaître les troubles mentaux et accompagner les personnes en détresse. Cette formation inclut des techniques de communication, de gestion du stress et des connaissances sur les troubles psychologiques courants, afin d’améliorer le rétablissement des victimes.
La gestion des urgences psychologiques est donc une composante essentielle d’un système de soins d’urgence global et efficace.
À l’horizon de la Coupe du Monde 2030, le Maroc devra intégrer cette dimension dans sa stratégie sanitaire, en mettant en place des infrastructures de soutien psychologique, en formant le personnel médical et en garantissant un suivi à long terme pour les victimes de traumatismes.
Protéger le bien-être psychologique des spectateurs, participants et travailleurs est indispensable pour une gestion complète et cohérente des urgences sanitaires.
Dossier Spécial :
Plan d’urgence pour les urgences médicale à l’horizon de
la coupe du monde 2030
Les plans de communication et de sensibilisation autour des urgences sanitaires pendant la Coupe du Monde 2030
La Coupe du Monde 2030 au Maroc ne sera pas seulement un événement sportif d’envergure mondiale, mais également un défi en matière de gestion de la santé publique et des urgences sanitaires. Avec l’afflux de millions de spectateurs, de participants et de travailleurs, la gestion des urgences sanitaires, qu’elles soient physiques ou psychologiques, nécessitera des stratégies de communication claires et efficaces.
Les plans de communication et de sensibilisation doivent non seulement informer le public sur les dispositifs de santé et de secours, mais aussi promouvoir des comportements préventifs et assurer une gestion efficace des urgences sur le terrain. Un système de communication bien pensé est indispensable pour garantir la sécurité sanitaire de tous les participants.
Les défis de la communication pendant un événement de grande envergure
La gestion de la communication en situation d’urgence est un aspect crucial dans l’organisation d’un événement tel que la Coupe du Monde. La multiplicité des publics — spectateurs, joueurs, journalistes, travailleurs, etc. — et les différents types de crises possibles, qu’elles soient liées à la santé physique (accidents, épidémies, blessures) ou à la santé mentale (stress, panique), rendent la communication complexe. Les messages doivent être clairs, rapides et adaptés à chaque situation.
La préparation du public : sensibilisation avant l'événement
La sensibilisation à la gestion des urgences doit commencer bien avant l’arrivée des spectateurs au Maroc. Des campagnes de communication, multicanaux et multilingues, doivent être mises en place pour informer le public sur les gestes de premiers secours, les numéros d’urgence, les protocoles à suivre en cas de crise, et les lieux de soins d’urgence disponibles. Ces campagnes doivent également aborder des sujets préventifs tels que les risques liés à la chaleur, les infections, et les comportements responsables lors des événements massifs.
Les informations peuvent être diffusées par divers canaux, notamment les réseaux sociaux, les sites web officiels de la Coupe du Monde, les applications mobiles dédiées à l’événement, ainsi que via les médias traditionnels (télévision, radio, presse). Les spectateurs devront être informés sur les procédures à suivre en cas d’accident ou de malaise, les points de secours à proximité, et les gestes de premiers secours à adopter en attendant l’arrivée des secours.
La communication en temps réel pendant l'événement
Pendant la Coupe du Monde 2030, la communication en temps réel sera cruciale pour coordonner les
secours et informer les spectateurs en cas d’incident. Des plateformes numériques seront nécessaires pour diffuser des informations sur les urgences sanitaires, comme les fermetures de certaines zones en raison de risques sanitaires, les alertes relatives à des épidémies ou des incidents de foule, et les lieux d’évacuation en cas de crise majeure.
Les autorités devront mettre en place des systèmes de notification d’urgence accessibles à tous les spectateurs, qu’ils soient dans les stades, dans les fan zones ou ailleurs. Cela pourrait inclure des alertes par SMS, notifications sur des applications mobiles dédiées à l’événement, et affichages numériques dans les lieux publics. Les messages devront être simples, clairs, et adressés en plusieurs langues pour s'assurer que tout le monde puisse les comprendre et y répondre de manière appropriée.
De plus, les équipes de sécurité et de santé présentes dans les lieux de compétition devront être formées à une communication fluide et rapide entre elles. Des canaux de communication en temps réel permettront de coordonner les interventions sur le terrain et d’assurer que les secours arrivent.

Le rôle des médias dans la gestion des urgences sanitaires
Les médias, qu’ils soient traditionnels ou numériques, joueront un rôle central dans la gestion des urgences sanitaires pendant la Coupe du Monde 2030. En cas d’incident majeur, les médias devront être prêts à diffuser des informations sur la situation sanitaire en cours, les mesures prises par les autorités, et les instructions à suivre pour les spectateurs.
Les responsables de la communication devront entretenir des relations étroites avec les journalistes et les rédactions pour s’assurer que les informations qui circulent soient exactes et fiables. Une communication transparente est essentielle pour éviter les rumeurs et la panique.
Les autorités devront également être prêtes à répondre rapidement aux questions des journalistes pour fournir des informations actualisées et fiables sur l’évolution des situations d’urgence.
La formation du personnel de communication et des bénévoles Une bonne gestion des urgences sanitaires repose également sur la capacité de communication des équipes médicales, de sécurité et des bénévoles. Tous ces acteurs doivent être formés à la gestion des situations de crise et à la communication en situation d’urgence. Les bénévoles, qui joueront un rôle clé dans l’accueil des spectateurs, devront être capables de communiquer rapidement et efficacement avec les spectateurs et de les orienter vers les points de secours ou les équipes médicales en cas de besoin.
Les formations devront inclure la communication de crise, la gestion des foules, des exercices pratiques et des simulations d’urgence pour préparer le personnel à intervenir efficacement.
Les défis de la communication en situation de crise
Les situations de crise, notamment les accidents de grande envergure ou les incidents de santé publique (épidémies, malaises massifs), nécessitent une gestion particulièrement délicate de la communication. Les autorités devront être prêtes à gérer des informations sensibles tout en maintenant la confiance du public. Les messages doivent être clairs, rassurants, et adaptés à la gravité de la situation. Dans les situations de panique, les informations doivent être communiquées de manière calme et rassurante, en évitant de semer la confusion. Il est crucial de ne pas sous-estimer la portée des événements et de ne pas minimiser l’impact des crises sanitaires, tout en maintenant la transparence
En conclusion, il convient de dire que la communication est un pilier de la gestion des urgences
La communication et la sensibilisation sont des éléments clés pour garantir la sécurité sanitaire lors de la Coupe du Monde 2030. Des campagnes préventives, une communication en temps réel et la formation des équipes permettront de coordonner efficacement les secours et d’informer le public, assurant ainsi la santé et la sécurité des spectateurs et participants, tout en contribuant au succès de l’évènement.
Ainsi, le Maroc pourra non seulement offrir un évènement sportif réussi, mais aussi démontrer son engagement à assurer la santé et la sécurité de tous.


Le mur invisible : pourquoi nos algorithmes nous empêchent de découvrir de nouvelles idées
ParSalmaChmantiHouari
On croyait qu’internet était une porte ouverte sur le monde. Une bibliothèque infinie, un terrain de jeu pour l’imagination, une source d’inspiration sans limites. Puis, lentement, sans vraiment s’en rendre compte, nos écrans ont commencé à ressembler à des miroirs. Des reflets de nos goûts, de nos habitudes, de nos opinions.
Aujourd’hui, nous vivons dans un monde ultra-connecté… mais paradoxalement de moins en moins curieux. La raison ? Il existe un mur invisible entre nous et les idées nouvelles : les algorithmes de recommandation. Ils savent ce qu’on aime, ce qu’on lit, ce qu’on écoute, ce qu’on achète, ce que l’on craint et ils nous renvoient tout cela, encore et encore… jusqu’à épuisement. Ce qui devait nous ouvrir les portes finit par nous enfermer dans une zone de confort numérique qui rétrécit chaque année. Ce mur invisible ne fait pas du bruit. Il ne se voit pas. Mais il oriente discrètement la manière dont nous pensons, apprenons, consommons, votons, ou rêvons.
La promesse initiale : un monde où tout devient accessible
On s’en souvient encore : au début du web 2.0, l’idée était magnifique. YouTube nous permettait d’accéder à n’importe quelle discipline artistique. Spotify ouvrait toutes les musiques du monde. Facebook nous mettait en contact avec des univers différents. Google nous promettait les réponses à toutes les questions possibles.

C’était l’ère où la découverte semblait illimitée. Mais cette vision s’est rapidement heurtée à un défi : la surcharge d’information.
Le web est devenu trop vaste pour que l’humain y navigue seul. C’est là que les algorithmes de recommandation sont entrés en scène.
Leur promesse : “Nous allons trier ce monde infini pour vous montrer ce qui vous intéresse.” L’intention était bonne. La conséquence, beaucoup moins.
Comment les algorithmes fabriquent notre réalité ?
Les algorithmes travaillent selon un principe simple : te montrer ce que tu es le plus susceptible d’aimer… ou au moins de regarder. Ils analysent en continu : ce que tu cliques ce que tu lis jusqu’au bout ce que tu ignores ce avec quoi tu interagis les gens qui te ressemblent tes préférences implicites (temps de visionnage, vitesse de scroll, pauses…)
Leur objectif n’est pas la diversité. Leur objectif est le confort, la prévisibilité et l’engagement maximum. Résultat : ils resserrent ton univers. Ce que tu vois n’est pas ce qui existe. Ce que tu vois, c’est ce qui te ressemble déjà. C’est la naissance du mur invisible.
L’effet “chambre d’écho” : quand le monde se contracte À force de nous proposer ce qu’on connaît, les plateformes finissent par éliminer le reste : Tu écoutes du RnB ? On ne te montre plus de rock indépendant. Tu cliques sur une vidéo de comédie ? On t’en donnera cent.
Tu consultes un article sur le minimalisme ? On te cache l’exubérance.
Tu montres une sensibilité environnementale ? On filtre les opinions opposées.
Loin d’être un complot, c’est un mécanisme automatique : moins de diversité = plus de certitude = plus de confort = plus d’engagement. Mais cette mécanique crée un effet collatéral dramatique : on ne découvre plus rien qui ne nous ressemble pas déjà. On ne remet plus en question nos goûts. On ne fait plus l’effort de s’aventurer ailleurs.
Quand la créativité s’appauvrit sans que personne ne s’en rende compte
Le mur invisible n’affecte pas que nos opinions. Il modifie aussi notre créativité.
La créativité naît du choc de deux idées qui ne se seraient jamais rencontrées autrement.
Or, si nos algorithmes nous isolent dans une bulle de contenu homogène : on lit moins d’opinions divergentes on voit moins d’esthétiques nouvelles on n’entend que les mêmes artistes ou les mêmes styles on associe moins d’idées lointaines on produit des choses prévisibles et convenues.
C’est pour cela que beaucoup d’artistes, designers, écrivains, musiciens ou entrepreneurs disent avoir l’impression d’être “bloqués”, “moins créatifs”, “toujours dans le même moodboard”.
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TECH

2025:l’annéeoùInstagramsouffleenfin?
Publicité digitale : la fin du tracking traditionnel
Le marketing digital entre dans une nouvelle ère marquée par la fin du tracking traditionnel. Ce bouleversement, accéléré par le RGPD, l’App Tracking Transparency (ATT) d’Apple, et la disparition progressive des cookies tiers, transforme la collecte et l’exploitation des données publicitaires. Pour les marques, ces changements entraînent une visibilité réduite sur les performances publicitaires et des campagnes plus coûteuses. Cependant, ils ouvrent également la voie à une approche plus stratégique et responsable.
Depuis la mise en place de l’ATT fin 2021, des géants du digital tels que Facebook, Snapchat et YouTube ont perdu près de 10 milliards de dollars de revenus. Même Apple est touché, faisant face à des sanctions pour des pratiques anticoncurrentielles liées à son système.
Dans ce contexte de fragmentation, les marques recentrent leurs efforts sur leurs propres données (firstparty data) et explorent le ciblage contextuel, combiné à des signaux propriétaires, afin de maintenir la pertinence de leurs campagnes sans dépendre des identifiants personnels.
Les agences, experts en marketing et partenaires technologiques accompagnent ce virage en proposant des solutions telles que les data clean rooms et le server-to-server tracking.
Instagram 2025 : la fin des Reels boostés ?
L’année où l’algorithme dit stop à la surenchère.
En 2025, Instagram ne ressemble déjà plus au réseau social d’avant.
L’ère des Reels omniprésents; ces vidéos courtes qui ont saturé nos feeds pendant trois ans touche peutêtre à sa fin.
Non pas parce que les créateurs s’en lassent, mais parce que l’algorithme a changé de philosophie. Depuis l’annonce de Meta début novembre 2025, le réseau teste (et déploie doucement) des modifications profondes de son moteur de recommandation.
Au centre du débat : la limitation des contenus artificiellement boostés et le retour d’un feed plus naturel, plus stable, plus personnalisé.
Est-ce la fin des Reels dopés à la visibilité ?La fin des créateurs qui “jouaient” avec l’algorithme ? Ou simplement une nouvelle transformation qui impose un autre style de stratégie ?

Mesurerlaperformanceneconsisteplusàtouttracer,maisàconnecterintelligemmentlessignauxdisponibles.
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GPT-5.1 débarque : votre nouvel assistant plus humain que jamais
Si vous pensiez que ChatGPT était déjà un compagnon ultra pratique pour vos questions, préparez-vous à rencontrer sa version boostée : OpenAI n’a pas traîné ! À peine quelques mois après le lancement de GPT-5, la firme californienne dévoile GPT-5.1, une version améliorée pensée pour être plus chaleureuse, plus efficace et surtout plus… compréhensive. Fini l’IA qui te balance des réponses plates et froides : GPT-5.1 peut maintenant adapter son ton, prendre le temps de réfléchir à vos questions complexes et même vous réconforter avec un peu d’empathie virtuelle.
Maroc : la génération silencieuse des tab workers, ces jeunes qui gèrent leur business depuis leurs téléphones
Ils ne possèdent ni bureaux, ni locaux, ni équipes formelles. Parfois même, ils n’ont pas encore de diplôme, ni de vraie expérience professionnelle. Pourtant, ils génèrent un revenu réel, gèrent des clients, négocient des tarifs, gèrent des stocks, créent des stratégies marketing, exportent, importent, produisent du contenu, pilotent des mini-entreprises complètes… le tout depuis un seul objet : leur smartphone.Au Maroc, cette jeunesse a désormais un nom : les tab workers.
Réseaux
sociaux
: 22,8 millions d’utilisateurs au Maroc
Avec 22,8 millions d’utilisateurs actifs à fin octobre, le Maroc franchit un cap décisif dans l’adoption des réseaux sociaux. Ce volume, tiré par la généralisation du smartphone, l’extension 4G et la poussée de la création de contenu, redessine les usages de communication, de commerce et d’information. La dynamique est structurelle. La pénétration mobile soutient une consommation sociale ubiquitaire où la messagerie, la vidéo courte et les lives prennent le pas sur les formats classiques.
Cette massification transforme la relation client pour les entreprises, qui investissent la publicité ciblée, le social commerce et le service après-vente conversationnel. Elle modifie aussi la circulation de l’information publique, avec des autorités et médias plus présents sur les plateformes pour contrer la désinformation et capter les audiences jeunes. L’essor des créateurs de contenu et des micro-influenceurs nourrit un écosystème économique nouveau, des studios de production aux agences d’influence, tout en posant des enjeux de transparence et de protection des données. L’arbitrage entre liberté d’expression et modération des contenus illicites demeure un sujet de gouvernance numérique, notamment face aux risques de harcèlement, d’escroqueries et de manipulation.

Edito Sport

L'affaire Bouchra Karboubi
ParHafidFassiFihri
Des hommes et des femmes en noir, et des complots dans l'ombre !?
C'est intrigante affaire que cette lettre adressée par l'arbitre Bouchra Karboubi au président de la fédération où elle explique avoir subi des pressions pour mettre fin à sa brillante et courte carrière.
A quelques longueurs seulement du début de la CAN 2025, ce scandale qui éclabousse le football marocain arrive à un très mauvais moment. Mais, comme il n'y a eu aucune réaction officielle de la FRMF, de la ligue professionnelle et encore moins de la commission d'arbitrage on peut facilement croire qu'il y a une volonté d'étouffer l'affaire avant qu'elle ne fasse trop de vagues sur la place publique. Elle avait disparu de la circulation depuis son retour des jeux olympiques de Paris, elle avait également brillé lors de la dernière CAN en Côte d'Ivoire, et puis plus rien.
Depuis, on n'a plus revu l'arbitre Bouchra Karboubi ni en Botola Pro, ni en Coupes et africaine et encore moins lors du dernier CHAN. Et elle ne sera malheureusement pas de la partie lors de la CAN !
Elle avait pourtant fait avec brio et classe l'unanimité sur ses qualités professionnelles dans l'univers du football masculin tant sur les stades du Royaume que sur le plan international.
Alors comment se fait-il que Bouchra Karboubi ait été poussé à la démission et vers la porte de sortie alors qu'elle avait encore de belles et longues années de carrière devant elle !?
Qu'il s'agisse de divergences d’opinions, d'incompatibilités d'humeurs ou d'un refus de respecter certaines consignes, il est évident que ce départ précipité ne risque pas de redorer le blason d'une commission d'arbitrage dont l'image et la réputation sont régulièrement mises à rude épreuve par des scandales d'arbitrages à répétition.
Opération sifflets propres !?
Convenons-en, il n'y a rien de plus compliqué que d'établir des preuves de corruption chez un arbitre, mais là en l'occurrence si Bouchra Karboubi peut prouver qu'elle aurait reçu des consignes pour favoriser telle ou telle équipe, il serait urgent et légitime qu'une enquête soit ouverte.
Et en même temps, si la commission d'arbitrage fait en sorte de favoriser certains clubs, il est évident et compréhensible qu'au sein des instances du football national il n'y a pas grand monde pour souhaiter un déballage public et une opération sifflets propres !
Oui bien sûr, il est à espérer que le ménage soit fait et que le cocotier ou le nid de vipères soit secoué, comme on aurait aimé que Bouchra Karboubi puisse officier lors de la CAN.
Malheureusement, sauf grosse surprise, il faudra se résigner à l'idée que l'affaire Bouchra Karboubi sera tout simplement classée.
Brèves Sportives

Malgrétout,Yamalnerenierien.Ilrefusemêmel’idéed’uneopposition entresesdeuxidentités.
Achraf Hakimi soutient le PSG depuis les tribunes malgré sa blessure
Forfait pour plusieurs semaines en raison d’une entorse à la cheville,
Achraf Hakimi était présent le mercredi 26 novembre au Parc des Princes pour encourager le Paris Saint-Germain face à Tottenham, dans le cadre de la 5ᵉ journée de la Ligue des Champions de l’UEFA.
Le latéral droit, arrivé au stade sans sa trottinette, s’est déplacé normalement, sans aucun support.
À ses côtés se trouvait également le sélectionneur national, Walid Regragui.
Hakimi poursuit parallèlement sa rééducation dans l’optique de retrouver sa pleine forme et d’être prêt pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025, programmée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026.
Yamal « Voilà pourquoi j’ai choisi l’Espagne et pas le Maroc »
Lamine Yamal, le prodige du FC Barcelone, a levé le voile sur l’un des choix les plus commentés de sa jeune carrière : représenter l’Espagne et non le Maroc. Une décision qui a fait couler beaucoup d’encre des deux côtés de la Méditerranée, et sur laquelle le joueur est revenu avec une rare franchise.
Il admet avoir réellement hésité. « Au fond de moi, je pensais à jouer avec le Maroc. À ce moment-là, le Maroc venait d’atteindre les demi-finales de la Coupe du monde. » Une phrase qui résume bien le dilemme d’un jeune talent partagé entre deux cultures, deux histoires, deux couleurs. Le parcours héroïque des Lions de l’Atlas au Mondial 2022 a clairement pesé dans la balance. Pour un gamin de 16 ans à l’époque, voir le Maroc bousculer les plus grands et faire rêver tout un continent, c’était forcément une source de fierté et d’inspiration. Mais quand l’heure de trancher est arrivée, Yamal dit que tout s’est aligné. « Au moment de vérité, je n’ai jamais douté.Avec tout l’amour et tout le respect que j’ai pour le Maroc, j’ai toujours voulu jouer l’Euro et jouer en Europe. »

Brèves sportives

Lacérémonied’ouverture,tenueàlasalleAllalFassi,aétéponctuéede témoignagesinspirants
CAN 2025 : cinq arbitres marocains retenus par la CAF pour officier au Maroc
La Confédération Africaine de Football (CAF) a dévoilé, jeudi, la liste des officiels sélectionnés pour arbitrer les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations (Maroc 2025). Cinq arbitres marocains figurent parmi les 73 professionnels retenus pour cette édition programmée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Au total, la CAF a sélectionné 28 arbitres centraux, 31 arbitres assistants et 14 officiels dédiés à l’assistance vidéo (VAR), souligne l’instance africaine sur son site officiel.
La délégation marocaine inclut Jalal Jayed et Mustapha Kech Chaf en tant qu’arbitres centraux, Zakaria Brinsi et Mostafa Akarkad comme arbitres assistants, ainsi que Hamza El Fariq parmi les arbitres spécialisés dans l’assistance vidéo. La CAF précise que ces officiels, issus de l’ensemble du continent, figurent parmi les plus expérimentés d’Afrique et ont officié lors de plusieurs grandes compétitions régionales et internationales. Tous rejoindront le Maroc le 15 décembre 2025 pour un stage préparatoire intensif avant le coup d’envoi du tournoi. Ce programme, piloté par le Département des arbitres de la CAF, comprendra des évaluations physiques, techniques et théoriques afin d’assurer un niveau de performance optimal pendant la compétition.
Rabat : lancement d’une formation de football féminin dans le cadre de la coopération maroco-allemande
Une initiative conjointe entre l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), le Comité national olympique allemand (DOSB), le Comité national olympique marocain (CNOM), la Ligue nationale féminine de football (LNFF) et la Direction régionale de la jeunesse de RabatSalé-Kénitra a donné le coup d’envoi d’une formation dédiée au football féminin, du 24 au 27 novembre 2025, à Rabat.
Vingt entraîneuses issues de différentes régions du Maroc participent à ce programme.
Cette formation s’inscrit dans le cadre de la coopération maroco-allemande et vise à préparer de jeunes leaders capables de contribuer au développement du sport et, plus spécifiquement, du football féminin.
Elle est animée par des expertes de renom, parmi lesquelles Mme Nawal El Moutawakil, vice-présidente du CIO et championne olympique, ainsi que Mme Kim Bui, triple olympienne et championne allemande de gymnastique.

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"CartaRouge"représenteledébutd'unenouvelleèrequesonpublicattend avecimpatience,tantauMarocqu'àl'international.
Mr.
ID lance
ASKI : une odyssée artistique entre musique et mémoire
L’artiste et producteur marocain Mr. ID, de son vrai nom Abderrahman Elhafid, a dévoilé son nouveau projet multidisciplinaire intitulé ASKI, une création hybride qui allie musique, image et mémoire. Conçu comme une invitation au voyage, ASKI, qui signifie « viens » en langue amazighe, explore les racines identitaires et la richesse sonore du Sud marocain. Ce territoire, où se mêlent traditions, poésie et transmissions orales, forme un patrimoine immatériel d’une grande profondeur.
En hommage aux cultures sahariennes, amazighes et hassanies, le projet s’est nourri d’un long parcours artistique à travers des villes comme Laâyoune, Guelmim, Tan-Tan, Zagora, Ouarzazate et Kelaat M’gouna. Mr. ID a eu l’opportunité de côtoyer musiciens traditionnels, poètes populaires et gardiens d’une mémoire ancestrale, transformant chaque échange en matière créative.
Le Volume 1 de l’album ASKI propose une fusion audacieuse entre les rythmes du Sud marocain et l’électronique moderne, une signature distinctive de Mr. ID. La direction artistique visuelle a été confiée à l’artiste Alikanane, qui revisite les formes et textures du désert, intégrant les reliefs de dunes, les palettes minérales et les gestes rituels.
Manal Benchlikha : un retour triomphant avec "Carta Rouge"
Découvrez le retour puissant de Manal Benchlikha avec sa nouvelle chanson "Carta Rouge". Un hymne à la libération et à l'affirmation de soi, mêlant raï marocain et flamenco, qui marque le début d'une nouvelle ère dans sa carrière musicale.
Dans "Carta Rouge", Manal adresse un message clair à ceux qui n'ont plus leur place dans sa vie : à ceux qui ont trahi, déçu, manipulé ou exploité. Cette chanson transforme la douleur en force, se présentant comme un hymne à la libération et à l'expression de soi.
L'artiste affirme avec conviction : «J'optepourmoi-même, jemerespecteetjecoupelesponts»
C'est une invitation à fermer les portes qui nous épuisent, marquant le début d'un nouveau chapitre, plus conscient et résilient.
Musicalement, "Carta Rouge" explore un mélange audacieux entre le raï marocain et des influences flamenco, créant une fusion rare qui met en avant la sensibilité artistique de Manal et sa touche unique.

Avecceprojet,Mr.IDsouhaiteporterlesmusiquesduSudau-delàdesfrontièresetinscrirecethéritagedansl’expressionartistiquecontemporaine
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Cemorceauseralancéàl'occasiondelarééditionenvinyledel'album "IsThisWhatWeWant?",prévuepourle8décembre


Laclôturedufestivalaétéunmomentdecélébration intense,avecdesperformancesquiontmarquélesesprits
Paul McCartney annonce la sortie d'un morceau silencieux pour dénoncer l'IA et le droit d'auteur
Le musicien britannique Paul McCartney s'apprête à sortir un morceau silencieux en décembre, dans le cadre de la réédition d'un album également muet.
Cette initiative, qui inclut la participation d'artistes tels que Hans Zimmer et Kate Bush, vise à dénoncer un projet de loi sur l'intelligence artificielle (IA) qui assouplirait les droits d'auteur. Intitulé "(Bonus Track)", ce nouvel enregistrement de McCartney, le premier depuis cinq ans, consiste en un "studio vide".
"Sahra Dyalna" : Elam Jay fusionne tradition et modernité pour célébrer l'histoire du Maroc
À l'occasion du 50e anniversaire de la Marche Verte et suite au vote historique du Conseil de sécurité de l’ONU qui valide le plan d’autonomie marocain pour le Sahara, Elam Jay fait son retour sur la scène musicale avec son nouveau titre "Sahra Dyalna", le premier extrait d’un EP très attendu. Sorti le 6 novembre, ce morceau emblématique représente le retour d'un artiste qui, depuis ses débuts, a su allier créativité musicale, engagement patriotique et vision globale.
Clôture éblouissante de la 20e édition du Festival des Andalousies Atlantiques à Essaouira
La Cité des Alizés a scintillé de mille lumières lors de l’ouverture de la 20e édition du Festival des Andalousies Atlantiques.
Cet événement s'est établi, au fil des ans, comme l'un des rendez-vous artistiques les plus prestigieux tant au niveau national qu'international. Organisé par l'Association Essaouira-Mogador, ce festival musical a attiré un large public de passionnés, venus découvrir les riches nuances de la musique andalouse.
Les performances, réalisées par des artistes de diverses nationalités et confessions, ont favorisé un vibrant dialogue culturel et spirituel, fidèle à l'esprit d'Essaouira, qui prône l'ouverture, la tolérance et le vivre-ensemble.
La cérémonie d'ouverture a été honorée par la présence d'André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi et Président fondateur de l'Association Essaouira-Mogador, ainsi que d'éminentes personnalités marocaines et internationales des domaines diplomatique, culturel et artistique. Dans son discours, Kaoutar Chakir Benamara, secrétaire générale de l'Association, a souligné que le festival représente "un pont vivant entre les civilisations", un espace où se côtoient les mémoires, sensibilités et talents du Maroc et d’ailleurs.

Lifestyle En bref

Lamiseenscènedulien:entrecomplicitéetperformance
Le syndrome de la maison témoin ou l’illusion du bonheur bien rangé
Dans un monde où l’apparence a pris le pas sur le sens, certaines vies ressemblent à des vitrines impeccables, mais vides d’émotion.
Ce phénomène, qu’on appelle désormais le syndrome de la maison témoin, traduit une quête d’idéal étouffante, où le besoin de perfection finit par masquer un profond désarroi intérieur.
C’est une scène familière : un salon immaculé, des coussins parfaitement alignés, des murs couleur lin, une lumière douce et maîtrisée. Rien ne dépasse.
Le brunch qui valait 10 stories : quand l’amitié devient un contenu
Sur une table lumineuse, les cafés sont alignés, les pancakes encore tièdes, et les sourires figés le temps d’une story.
Ce n’est plus tout à fait un moment partagé; c’est une mise en scène collective, un instant calibré pour les réseaux. À l’ère où la sincérité doit passer par un filtre, le brunch est devenu bien plus qu’un repas : c’est une vitrine, parfois même un test de loyauté digitale.
Ce n’est plus seulement un moment à vivre, c’est un contenu à optimiser.

Lemiragedubonheurcalibré
Neutralité, nuance et peau : la montée des teintes “minérales” en mode féminine
Il y a des tendances qui surgissent comme des éclairs bruyantes, saturées, prêtes à faire du bruit avant de disparaître. Et puis il y a les tendances qui murmurent. Celles qui avancent doucement, presque imperceptiblement, jusqu’à devenir le nouveau langage silencieux de l’élégance. En 2025, c’est exactement ce qui se passe avec l’essor des teintes minérales dans la mode féminine : ces couleurs douces, complexes, à michemin entre la peau, la roche, la poussière, la terre cuite ou le métal brûlé.

La règle des trois couleurs : l’astuce stylistique qui rend n’importe quelle tenue chic instantanément
Il existe une règle simple, discrète, presque invisible.
Une règle qui traverse les décennies, les cultures, les tendances.
Une règle que suivent instinctivement les maisons de luxe, les grandes éditrices de mode, les stylistes, les personnalités qui respirent l’élégance et que beaucoup méconnaissent encore : la règle des trois couleurs.
Trois couleurs.Pas une de plus. Pas une de moins. Une méthode aussi minimaliste qu’imparable pour créer des looks harmonieux, cohérents, raffinés… même avec des vêtements simples.
Astuces & insolite

Etsiquelqu’unosevousdemanderpourquoivousnel’épluchezpas… souriezetlaissez-ledécouvrirladifférenceenbouche.
Microfibres : le secret pour qu’elles restent douces et super absorbantes
Marre de voir vos chiffons microfibres devenir rêches et inefficaces après quelques lavages ? Suivez cette astuce toute simple qui leur redonne vie et garde vos surfaces nickels, même en plein hiver !
Laver vos microfibres avec les draps, les serviettes ou vos fringues du quotidien ? Mauvaise idée ! Résultat : peluches collées, fibres bouchées et chiffons qui laissent plus de traces qu’ils n’essuient. Et le pire : l’adoucissant. Même une seule dose suffit à recouvrir chaque fibre d’un film invisible qui empêche l’absorption.
Ajoutez un essorage à fond ou une machine trop chaude et vos microfibres rendent les armes avant l’hiver. Bref, un vrai gâchis… C’est ultra simple : lavage à 40 °C max, sans adoucissant, avec juste un peu de lessive et un bon rinçage. Cette routine respecte la structure des fibres, garde la douceur et le pouvoir absorbant.
Pour le Maroc, avec l’eau souvent calcaire, vous pouvez ajouter de temps en temps une pincée de vinaigre blanc dans le cycle de lavage pour redonner du ressort à vos chiffons.
Résultat : des microfibres qui gardent leur gonflant et leur efficacité, sans effort supplémentaire.
Faut-il vraiment éplucher l’ail ? La petite astuce qui change tout !
Si vous pensiez que l’ail n’était bon qu’à être pelé, détrompez-vous !
Dans nos cuisines marocaines, on a l’habitude de jeter ces petites pelures fines sans réfléchir, et pourtant… elles cachent un secret capable de transformer vos plats du quotidien.
Oui, même le tajine du dimanche ou la soupe aux légumes façon mama peut passer à un niveau supérieur grâce à ce petit geste tout simple. Traditionnellement, on épluche l’ail pour éviter que la peau ne traîne dans le plat ou que la découpe ne soit compliquée. Mais attention : retirer cette fine pellicule peut parfois priver vos recettes d’une partie de leur charme. L’ail en chemise, par exemple, garde sa chair douce et confite, idéale pour des légumes rôtis, un poulet au four ou même un gratin de courge.
Résultat : un goût moins agressif, une texture fondante et une présentation rustique qui fait toujours son petit effet.

Unchiffonmicrofibrebientraité,c’estunalliédeménagequidurepluslongtemps,économisevotreargentetlimitelesdéchets.

Astuces & Insolite

UnenouvellebarrièrepourentrerauxÉtats-Unis
"3ssila" : le petit ratel qui fait trembler les lions… et les réseaux
Dans un monde où tout va vite et où les héros se comptent sur Instagram, un petit animal têtu a chamboulé les timelines marocaines : "3ssila", le ratel intrépide, devient la star du moment.
Mais pourquoi ce petit casse-cou a-t-il fait fondre le cœur des internautes ?
Le ratel, ou honey badger, n’est pas un débutant du danger. Ses vidéos virales montrent cet animal fonçant sur des lions, déterrant des ruches ou affrontant des serpents sans une once d’hésitation.
Résultat : un spectacle fascinant et absurde, où chaque sortie devient un petit miracle.
Les internautes marocains, toujours prompts à repérer le caractère audacieux, l’ont rapidement surnommé « 3ssila », clin d’œil au miel et à son goût pour les ruches. Entre rires et admiration, le buzz est né.
Sur les réseaux sociaux, les commentaires se multiplient : certains saluent son courage, d’autres se contentent d’éclater de rire devant ses affrontements avec des cobras.
« LEGEND 3SSILA » ou « Même les serpents déposent les armes »… la créativité des internautes n’a pas de limite
Au Maroc, "3ssila" devient plus qu’une star animale : un symbole du tempérament tenace et débrouillard qui résonne avec la culture locale, entre humour et admiration pour la ruse.
Donald Trump durcit l’immigration et évalue désormais votre poids
Donald Trump remet l’immigration à l’heure du « fitness » : une directive du Département d’État américain propose désormais d’évaluer la santé des demandeurs de visa permanent, ciblant notamment l’obésité et certaines maladies chroniques.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump ne fait pas dans la dentelle. Les ambassades et consulats américains doivent désormais examiner la condition physique et les ressources financières des candidats à l’immigration. Obésité, diabète, troubles cardiovasculaires, cancers… autant de critères qui pourraient fermer la porte des ÉtatsUnis aux futurs résidents.
L’objectif officiel ? Éviter que certains immigrants ne deviennent une « charge publique » pour les contribuables américains.
Les agents consulaires devront évaluer si chaque demandeur peut financer ses soins sur le long terme, même à la retraite.
Les visas temporaires, comme ceux pour touristes ou étudiants, ne sont pas concernés… pour l’instant.

LesMarocainsvoientenluiunrefletdeleurpropreobstination:tomber,encaisser,etserelevertoujours,avecunpetitsourireencoin.

Édito Automobile
Plateformes VTC : Le Conseil de la concurrence ouvre une enquête officielle sur les pratiques du marché
Les plateformes de mise en relation entre chauffeurs de VTC et clients entrent dans une nouvelle phase, avec l’annonce par le Conseil de la concurrence de l’ouverture d’une enquête approfondie sur d’éventuelles violations des règles de concurrence dans ce secteur en pleine expansion.
Cette initiative fait suite à une plainte déposée par la société marocaine Itechia TV, éditrice de l’application Taxi Sahbi, lancée en juillet 2023. La société affirme faire face à des pratiques qu’elle considère non concurrentielles de la part de plusieurs plateformes opérant au Maroc. Son dossier a été accepté, se basant sur les articles 2 et 16 de la loi 20-13, permettant ainsi au Conseil de mener une enquête complète.
Dans le cadre de cette enquête, le Conseil a décidé d’élargir son analyse en invitant les syndicats de chauffeurs de taxi à soumettre leurs contributions. Une session est prévue le 5 décembre au siège du Conseil, où les syndicats pourront donner leur avis sur le marché, clarifier le cadre légal des chauffeurs de taxi et discuter de plusieurs questions sensibles : conditions d'accès à la profession, obligations professionnelles, relations entre chauffeurs et plateformes numériques, ainsi que les méthodes de recrutement utilisées par ces services.
Un rapport du journal L’Economiste indique que l’instance souhaite également obtenir davantage d’informations sur le modèle économique des applications VTC : niveaux de commissions, mécanismes d'incitation pour attirer les chauffeurs, critères d’adhésion, et même les pratiques commerciales pouvant influencer la concurrence ou la situation financière des chauffeurs traditionnels. Une analyse complète de toutes les contributions sera effectuée dans les semaines à venir dans le cadre de cette enquête
Cette affaire intervient à un moment où le secteur connaît déjà un regain d'intérêt, avec l’annonce du retour d’Uber, après son retrait en 2018 en raison de problèmes de réglementation. Depuis 2019, la société américaine a maintenu une présence indirecte au Maroc en rachetant Careem, qui est déjà implantée dans le pays. Actuellement, InDrive domine le marché, réalisant environ un million de trajets mensuels, avec un tarif moyen de 25 dirhams. Selon les estimations, la plateforme génère environ 25 millions de dirhams par mois, dont environ 3 millions proviennent des commissions prélevées sur les chauffeurs (12 % par trajet).

Retour d'Uber et
défis du marché

Mohamed Ait Bellahcen
Automobile Brèves

Voitures électriques : la Chine capte 68 % du marché mondial
La Chine confirme son statut de géant incontesté de la voiture électrique. Entre janvier et octobre 2025, le pays a absorbé 68 % des ventes mondiales de véhicules à énergies nouvelles. En octobre, cette domination est même montée à 75 %, un record historique qui redéfinit l’équilibre mondial du secteur.
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Le marché automobile marocain franchit un cap historique
à fin novembre 2025
L’Association des Importateurs de Véhicules au Maroc (AIVAM) a récemment publié les résultats des ventes automobiles pour le mois de novembre 2025, révélant une dynamique exceptionnelle sur le marché national. Avec un total de 208 018 unités écoulées à fin novembre, le secteur atteint un volume record, marquant un jalon historique dans l’évolution du marché marocain des véhicules neufs.
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