Je vais donc m’aventurer, en toute conscience, sur un terrain glissant. Celui des hypothèses, des lectures à froid, des interprétations qui dérangent. Certains y verront de la pure spéculation, d’autres une forme de science-fictionfootballistique, d’autres encore une tentative d’explication psychosomatique d’un échec qui refuse de se laisser enfermer dans les seules lignes du règlement. On pourram’accuser àtortouà raison dechercheràjustifier l’injustifiable. J’assume le risque. Le football, surtout quand il devient affaire nationale, n’est jamais seulement une question de ballons, de poteaux et de penalties.
Une vitrine continentale réussie,presqueparfaite Les faits, eux, sont têtus et ne demandent aucune poésie La CAN2026s’estjouéecheznous LeMarocaperduenfinaleface au Sénégal Un penalty décisif a été manqué Le trophée nous aéchappé Point
Et pourtant, réduire cette Coupe d’Afrique à une défaite serait une lecture paresseuse, presque malhonnête Car dans le même mouvement, le Maroc a « sauvé » la CAN, au sens plein du terme : infrastructures au niveau des standards mondiaux, organisation maîtrisée, sécurité exemplaire, public discipliné et fair-play, ambiance festive sans débordements majeurs Sur le terrain,lesdistinctionsindividuelles sont venues confirmer ce que les tribunes savaient déjà : meilleur gardien, meilleur buteur, meilleure équipe fair-play Une vitrine continentale réussie, presque parfaite
Mais c’est précisément là que le malaise commence. Car cette réussiteglobalemasqueunvertige plus profond. Le Maroc a frôlé un scénario qui aurait pu devenir un traumatismehistorique
Imaginons un instant et l’exercice est volontairement inconfortable que l’arbitre ait sifflé une victoire marocaine sur tapis vert après la sortie des Sénégalais Le pays aurait exulté Les rues auraient explosé de joie. Les plateaux télé auraient parlé de « destin » , de « justice » , de « victoire méritée » . Un quart d’heure de gloire, peut-être une nuit entière d’euphorie collective
Mais à quel prix ? Cette victoire administrative aurait laissé une tache noire, indélébile, dans l’histoire du football marocain et africain Une victoire toujours assortie d’un astérisque, d’un « oui, mais » Les commentateurs étrangers , amis ou hostiles, n’auraientjamaislâchél’affaire.
Les historiens du football africain auraient rangé cette CAN dans la catégorie des titres controversés, discutables, gênants Et nous, Marocains, aurions dû porter ce poids pendant des décennies, au moment même où nous nous présentons au monde pour la Coupe du monde 2026 auxÉtats-Unis,vitrineplanétaire,terrain impitoyabledelamémoiresportive. Perdresurunpenaltyratéfaitmal.
Gagner sur tapis vert aurait peut-être été pire C’est là que la question cesse d’être sportive pour devenir presque morale, presque psychologique
Ouétions-nous,collectivement,entrain de franchir un cap plus important : celuid’unpayscapabled’organiser,de rayonner, d’imposer une image forte, quitte à accepter une défaite propre plutôtqu’untriomphesuspect?
Ce n’est pas une consolation. Ce n’est pas non plus une absolution. C’est une invitation à penser le football autrement,surtoutquandildevientmiroird’unenationquiseprépareàentrerdansuneautredimension.
Alors, comment a-t-on évité ce scénario toxique, cette victoire empoisonnée qui aurait collé au palmarès commeunsparadrappollué?
C’était une pression maximale exercée sur l’arbitre, sur l’organisation, sur l’opinion. Du chantage pur et simple. Certains,dansl’emballement,ontmêmeparléde«terrorismesportif» lemotestexcessif,sansdoute,maisil ditquelquechosedelaviolencesymboliquedel’acte:prendrelematchenotage,suspendrelejeupourforcer unedécision
Et pourtant, le miracle n’est pas venu des règlements, ni des officiels, ni même de la VAR Il est venu du terrain Desjoueurs.Desfootballeursqui,l’espacedequelquesminutes,ontcesséd’êtredesimplesacteursd’unmatch pour endosser un rôle autrement plus rare : celui d’hommes d’État du football. Achraf Hakimi d’un côté, Sadio Mané de l’autre. Deux capitaines de fait, deux figures respectées, deux symboles qui dépassent leur maillot. Peut-être aussi, dans l’ombre, un Claude Le Roy version sage africain, cette mémoire longue du football continentalquisaitquandilfautcalmerlejeupoursauverl’essentiel
La négociation a été simple, presque irréelle dans un football moderne habitué aux cris, aux menaces et aux communiquésincendiaires Revenirsurleterrain Tirerlepenalty Nepasletransformer Allerenprolongation Et quelevainqueurgagneproprement,sansprocèsd’intention,sanstribunalparallèle,sanséternel«si» Unpacte tacite,fragile,maisdécisif Unesorted’accorddepaixfootballistiqueconcluàmêmelapelouse,loindesmicros etdesréseauxsociaux
Cequis’estjouélàdépasselargementlecadred’unmatch.C’estunmomentrareoùlefootballafricainarefusé le chaos Où il a choisi la dignité plutôt que l’humiliation, la clarté plutôt que la combine Oui, le Maroc a perdu sportivement Oui, la blessure est réelle Mais la CAN, elle, a été sauvée Sauvegardée dans sa crédibilité, dans sonimage,danssacapacitéàproduireautrechosequedespolémiquesrecycléestouslesdeuxans
Dansquelquesannées,quandonreparleradelaCAN2026,onsesouviendrapeut-êtredupenaltyraté Maison sesouviendrasurtoutdecemomentsuspenduoùlefootballafricainamontréqu’ilpouvaitsetenirdebout,sans artifices, sans victoire administrative, sans gloire frelatée. Et à l’approche du Mondial 2026, ce détail-là vaut peut-êtreplusqu’untrophéesoulevédansledoute
Non, il n’y a pas eu de coup de fil officiel, pas d’instruction venued’enhaut,pasde«lignerouge»transmisedepuisun bureaufeutré
De cela j'en suis convaincu : Aucune autorité n’a décroché son téléphone pour dicter la marche à suivre Et c’est précisément ce qui rend la séquence intéressante. Ce qui s’est joué à ce moment-là relève moins de la diplomatie formellequed’unréflexedesurviecollective
Une intuition partagée : si ce match basculait dans l’absurde,c’esttoutelaCAN entantqu’institution,entant queproduit,entantquesymboledufootballafricain qui risquaitd’ylaisserdesplumes.
Car le danger n’était pas seulement sportif Il était structurel Une finale décidée sur tapis vert, dans un stade plein, sous les caméras du monde entier, au moment où l’Afrique tente de repositionner son football dans l’économieglobaledusport,auraitétéundésastrenarratif
Un mauvais feuilleton de plus, aussitôt recyclé par les chaînes étrangères, les chroniqueurs condescendants et les réseaux sociaux toujours prompts à caricaturer le footballafricaincommeinstable,émotionnel,incapablede segouvernerlui-même
Ce réflexe de survie, il faut le dire, n’a pas été calculé Il n’a pas été écrit. Il a émergé. Chez des joueurs conscients que ce qu’ils faisaient dépasserait le score final. Chez des acteursquisaventquelaCANnesejoueplusseulementen
Afrique, mais aussi dans les droits TV, les partenariats, la crédibilité internationale, la capacité à organiser des compétitionsmajeuressansincidentmajeur Àcemoment précis,lefootballafricainacomprisqu’iln’avaitplusleluxe duscandale.
On peut toujours chercher des complots, des ordres cachés, des arrangements obscurs C’est tentant, c’est confortable, c’est vendeur Mais la réalité est souvent plus simple et plus cruelle : il y a des instants où le chaos est à portée de main, et où seuls ceux qui sont sur le terrain peuventl’empêcher.Pasparhéroïsme,maisparlucidité.
LaCAN2026aétésauvéenonpasparunrèglement,mais par une conscience diffuse de ce qui était en jeu Une organisation fragile, perfectible, mais désormais trop exposée pour se permettre un naufrage en mondovision Cesoir-là,lefootballafricainn’apasgagnéunecoupe Ila évité une crise. Et parfois, dans l’histoire du sport, éviter le pireestdéjàuneformedevictoire.
Non, il ne s’agit ni d’une conviction arrêtée, ni de confidences glissées à voix basse, encore moins d’une véritérévélée Il s’agit d’une intuition. Une lecture à hauteur d’homme, nourrie par l’observation, par le contexte, par ce que le football laisse parfois deviner quand il échappe aux communiqués et aux versions officielles Une intuition fragile, discutable, peut-être même contestable et dérangeante
Maislefootballn’estpasqu’unsportdecertitudes C’est aussi un langage de signes, de silences, de gestesminusculesquidisentplusquelesdiscours Ce soir-là, quelque chose s’est joué qui dépassait le score final Une conscience diffuse que gagner mal aurait coûté plus cher que perdre proprement. Une compréhension tacite que l’Afrique du football n’avait plus droit à l’erreur, surtout à l’ère des écrans globaux et des mémoiresnumériqueséternelles
Libre à chacun d’y voir une simple coïncidence, une lecture trop intellectuelle d’un match tendu, ouunrécitreconstruitaprèscoup.Maisparfois,ce sont précisément ces intuitions non prouvables qui éclairent le mieux les moments charnières La CAN2026n’apasoffertletrophéeauMaroc Ellea peut-êtreoffertaufootballafricainquelquechose deplusrare:uninstantdeluciditécollective
Lecoupdesiffletfinaldel’arbitrecongolaislorsla rencontre Maroc-Sénégal a, croient nos détracteurs, mis fin à nos illusions et signifier un échecretentissantdenotrenation.
*
J’ai eu de, prime abord, un énorme sentiment d’échec, un goût amer dans la bouche et surtout uneénormecolèreàchaud.
Puisj’airéalisé,j’aicomprisquecettevictoireàla
Pyrrhus de l’équipe adverse, sans gloire, sans panache ni une once d’esprit sportif, n’avait rien d’une victoire et que dans la grandeur de notre âme de marocains, nous n’avons pas voulu entacherlatenuedecetteCANexceptionnelle,par le comportement d’un entraîneur indigne, de quelques joueurs et de certains supporters sauvages,toutaussiindignes.
Ce dénouement inattendu et honteux d’une finale de CAN, sera longtemps analysé et disséqué par nosamisetnosennemis,grandbienleurfasse!
La seule réalité intangible, celle qui nous a donné desailes,cellequepersonnenepeutcontester,elle, demeureraadvitamaeternam:
Sous la houlette de SA Majesté Mohammed VI, que Dieulegardeetl’assiste,lesautoritésdenotrepays ontfaitdesmiraclestantparleurengagementque par leur encadrement de l’événement à tous les niveaux
*LameilleureorganisationdeCANdel’histoire
*Lasécuritélaplusabsolue
*Des stades et Des équipements sportifs que peuvent nous jalouser les plus grandes nations du monde
*Une infrastructure routière, des aéroports et des garesuniquesenAfrique.
Nousavonsprouvéàtousdequoilegéniemarocain est capable, sa capacité à se mobiliser pour les grandescausesetréussirl’impossible
Notre Nation sort forte de cette expérience et nous savonsmaintenantque:
ParElMontacirBensaid.
CAN : L’URGENCE D’UN CODE ÉTHIQUE POUR RESTAURER L’ESPRIT DU FOOTBALL AFRICAIN
La très récente Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, pourtant voulue comme une célébration du football africain dans toute sa diversité et sa ferveur, a laissé un goût amer, une grosse amertume,unedéceptionincommensurable,une douleurimmense,desblessésetunmort.
Quel dommage que de récompenser ainsi un pays qui a tout donné pour que soit célébré l'Afrique.
Quelle honte que de haranguer les foules jusqu'à leur faire commettre un crime et laissé orpheline unefamille
Au-delà des performances sportives, plusieurs comportements observés tout au long de la compétition ont suscité l’incompréhension, l’indignationetparfoislahonte.
Des débordements verbaux, des attitudes provocatrices, des mises en cause répétées de l’arbitrage et des déclarations irresponsables de personnessenséesincarnerlesvaleursmêmesdu sportontternil’imagedelaCAN
Enconférencedepresse,pourtantorganiséeparla CAF à la gloire du sport et en dehors, certains ont commis des propos invraisemblables, fruits de leursimaginationsdébordantesetdepetitscalculs imbéciles.
Leparoxysmedecesdérivesaétéatteintlorsdela finale, avec le comportement indigne d'un entraîneur, aujourd'hui largement relayé et commentésparlesmédiasetlesréseauxsociaux.
Quelles que soient les tensions inhérentes à un match de ce niveau, rien ne saurait justifier des attitudes contraires aux valeurs du sport, de respectetdefair-play Cen’estpasseulementune question d’émotion ou de rivalité, mais une question de responsabilité vis à vis d'une jeunesse etd'uncontinentendevenir
La CAN au Maroc n’a pas été une compétition commelesautres.
Ellefutunevitrinedufootballafricain,observéepar le monde entier, suivie par des millions de jeunes quiycherchentdesmodèles Lesentraîneurs,
Par AzizDaouda
3.Lecomportementhorsduterrainfaitpartiedu tout:
Le respect des adversaires, supporters, médiasetinstitutions.
La signature obligatoire du code par tous les joueurs, entraîneurs, dirigeants et officiels dans un document individuelaccompagnantleslistesdejoueursetofficiels engagésdansunecompétitionafricaines
La signature du code est une condition préalable à touteaccréditationpourlaCAN
La reconnaissance écrite des sanctions en cas de violationestobligatoire.
Le but du code est bien évidemment d'instaurer l’exemplaritépourprotégerl’avenirdufootballafricainet sescompétitions.
L'introduction d'un code éthique dans les procédures de participationauxCAN,n’estpasunaveudefaiblesse,mais unsignedematurité
Le football africain a atteint un niveau de visibilité et de compétitivité grâce à cette CAN au Maroc Le niveau ainsi atteintimposedesstandardsélevésetdesgaranties
Onnepeuttolérerqueparlafauted'unindividusurchauffé tout un édifice s'écroule et que des vies soient menacées, voireperdues.Lapassionnepeutplusservird’alibiàl’excès, lavictoirenejustifierajamaislapertedevaleurs,laferveur nepeutdisculperuncomportementexcessif
La CAN doit rester une fête, pas un théâtre de dérives En posantuncadreéthiqueclair,laCAFenverraitunmessage fort:lefootballafricainsedoitd'avancer,desestructureret deserespecter
Le football doit rassembler et non provoquer la haine, l'hostilité,larépugnance,lescrisesentrenationsouencore servirdeterreauàdesfroidsdiplomatiques
Ladouchefroide,danslesdeuxsens,propreetfiguré… C’est en effet sous une pluie battante que le Maroc a encaissélebutsénégalaisdeGueye,jetantunfroidsur leterrain,lestadeetleroyaumetoutentier.LeMaroc a-t-ilperdusafinale?
Oui.LeMaroca-t-ilréussi«sa»CAN?Làaussi,oui.Mais, pourautant,celan’apasempêchéunegueuledebois nationale, le goût très amer de la défaite après un match où les Sénégalais n’ont pas joué le jeu. Cela ne remet pas en cause leur victoire, mais cela atténue la dimensionetlaportéemoraledecettevictoire
CetteCANauratenutoutessespromesses.
Est-elle la meilleure à avoir jamais été organisée, commeonseplaîtàlediresurnosterres?Onn’ensait rien, mais le Maroc a rempli l’ensemble de ses engagements,etdefortbellemanière
Unmoisdurant,c’étaitlafêtedansleroyaume:desfans enflammésetdesfeuxd’artifice,descouleursbigarrées et des rythmes enfiévrés, des danses partout et du folkloreàtouslescoinsderue,desdélégationsofficielles pléthoriques et des supporters venant de tout le continent encore plus nombreux, les villes marocaines pavoisées aux couleurs des 24 équipes sélectionnées etunpublicenchantéetenchanteur,unpublicdansant etchantant,unpublicfidèleetrespectueux
Le Maroc avait tout prévu, et même le reste Tous les détailsavaientétéétudiésetsoignésettouslesaspects d’une telle compétition continentale de football avaient été examinés et traités pour en faire un événement d’envergure mondiale. Bien évidemment, le parfait n’existepas,etilyadonceudeserreursicietlà,dansles stadesetleurenvironnement,dansletransport,dansla billetterie
Maismaintenant,nouspouvonsledire…
Nous avons, nous autres Marocains, été traités de voleurs et de tricheurs, de corrompus, d’arrogants, et mêmedemeurtriers!Nousavonstoutsubi,toutenduré, opposant à cette acrimonie continentale notre humour inégalableetnotrelégendairebonnehumeur
Nous étions les hôtes et cela nous obligeait car pour nous, recevoir signifie beaucoup ; cela signifie la gentillesse, la qualité de l’accueil, l’obligeance, la générosité et même de l’indulgence et de la compréhension en cas de dérives cela signifie égalementledévouementetl’altruisme
ParAzizBoucetta
Une rencontre de football, fusse-tellelafinaledelaCAN,rayerait-elle donc toute cette amitié entre les deux pays ? Il faut croire que oui Et celaaétéaggravéparlesnon-vérités des officiels du Sénégal sur l’hébergement et sur le lieu d’entraînement de l’équipe, affirmations erronées qui ont conduit laCAFàrétablirlavérité
EtlapréméditationdesSénégalaisest devenue encore plus évidente quand la cohorte de supporters colorés se sont transformées en commandos d’attaqueœuvrantd’envahirleterrain !
Le public marocain et étranger a été profondémentconsternéparl’attitude dusélectionneursénégalaisquiafait quitterleterrainàsesjoueurs;ilsavait cequ’ilfaisaitetonaeulesentiment d’un jeu de rôles entre lui et Sadio Mané,lepremierpoussantsesjeunes vers les vestiaires et le second leur ordonnantderevenir
Le public marocain a été encore plus meurtri par le comportement des supporters sénégalais à la fin du match ; des dizaines d’entre eux ont entrepris d’envahir la pelouse pour « se faire justice » , enfonçant avec violence et même, disons-le, sauvagerie,lesrangsdesstadiers,leur jetant des chaises et autres objets divers à la figure, avec l’intention de blesser, de faire couler le sang, au moment même où Ssi Brahim tirait sonpenalty
C’était certes seulement une partie des supporters sénégalais, mais on n’a encore noté aucune réaction de condamnation des autres supporters decepays,qu’ilsviventiciounon… Est-ce ainsi qu’on se comporte en terreamie?Est-ceainsiqu’ongagne des compétitions ? Est-ce là l’esprit sportif et le fair-play qui va, ou qui devraitalleravec?Est-ceainsiqu’on s’impose dans une discipline quelconque?Non Définitivementnon, et c’est bien dommage de la part de nosamissénégalais
Etcen’estpasl’étrangecommuniquéduministèredesAffairesétrangères du Sénégal qui chante et loue la rencontre de l’unité entre frères qui atténueraleschoses,saufàêtresuividemesuresdisciplinaires!...
Unmoisdurant,leMarocatoutsupporté…
Il a déployé tout son savoir-faire pour faire de cette compétition une fête pourleshommesetuneréférencepourlesportengénéraletlefootballen particulier Entémoignelaqualitéetlenombredesvisiteursdumondedu sportetdufootballainsiqued’autreshorizons
La qualité de l’organisation à tous points de vue a été remarquée et largement rapportée par les médias et les influenceurs du monde entier Mais il y a eu cette finale où le comportement des Sénégalais, officiels, joueursetpublicaternilafêteetécornél’imagedufootballafricain!
Il a aussi et surtout appris une leçon, celle d’être accueillant et hospitalier, agréableetempathique,sansverserdansunexcèsdesentimentalismequi, finalement, n’est pas partagé par tant et tant de nations à travers le continent
Oui,leMarocaperduunefinale,maisilagagnéuneéquipe,ilagagnéen confiance,celleden’avoirenrienfailliàsamission;iladel’espoirdesavoir que même dans l’adversité, les Marocains savent s’unir et se mobiliser, endurer,puisdépasser
La réussite n’est jamais un fait neutre… Lorsqu’elle survient dans un espace traversé par des rivalités structurelles,ellecessed’êtresimplementconstatée pour devenir un objet de tension… Le football africain,loind’échapperàcettelogique,enoffreune illustrationéclairante…LaCouped’Afriqueorganisée parleMarocn’apasseulementétéunecompétition sportive… elle a constitué un test politique, symboliqueetstratégique…
En relevant de manière manifeste les standards d’organisation,d’infrastructureetdegestion,leMaroc n’a pas uniquement réussi un événement Il a introduit une rupture Or, toute rupture expose celui qui la porte Là où certaines éditions antérieures avaient banalisé les dysfonctionnements, la réussite marocaine a déplacé le débat… l’erreur, autrefois tolérée, est devenue soupçon… la performance, motif decontestation…Lesuccèsn’aplusétédiscuté,ilaété interprété,puisconfronté…
C’est dans ce contexte que les épisodes sportifs, les décisions arbitrales et même les gestes techniques ont été chargés d’une signification excédant largement le jeu Le terrain s’est transformé en espace de projection de tensions plus profondes, révélant que la compétition n’opposait plus seulement des équipes, mais des modèles, des trajectoiresetdesvisionsduleadershipcontinental
« Mon Dieu, qu’il rate le penalty. » Non pas pour perdre,maispoursurvivre!! Il arrive que le football cesse brutalement d’être un jeu… Que le ballon, au lieu de rouler sur la pelouse, traverseleslignesinvisiblesquiséparentlesportdela violence,lacompétitiondelasurvie Laséancedetirs aubutmanquéeparIbrahimDíazlorsdelafinalede la Coupe d’Afrique n’a pas seulement scellé un sort sportif Elle a, dans certains lieux éloignés des caméras et des discours officiels, pris une dimension autrementplusgrave!!
ParMohammed YassirMouline
chaque incident comme preuve d’un agenda caché
L’erreur, constitutive du jeu partout ailleurs, n’a plus été acceptée dès lors qu’elle survenait dans un cadre marquéparl’exemplarité…
Le terrain comme espace de régulationpolitique
La finale disputée à Rabat a cristallisé ces tensions Le retrait temporaire de la sélection sénégalaise, suivi d’un retour rapide et sans explication claire, a renforcé le sentiment d’un scénario partiellement écrit hors du terrain... La priorité semblait moins être la logique sportive quelapréservationd’équilibres symboliques,voirepolitiques…
Dans ce contexte, les joueurs eux-mêmes apparaissent comme des acteurs pris dans un dispositif qui les dépasse
Leurs gestes sont surinterprétés, leurs choix chargés de significations étrangères au jeu Le football devient alors un espace de régulation indirecte, où l’on évite certains dénouements jugés dangereux pour l’ordre global, y compris au prix de la dénaturationdusport
Défaite sportive, sauvegarde del’essentiel
La défaite du Maroc est, sportivement, une désillusion Mais elle évite un scénario autrement plus destructeur celui d’une victoire obtenue dans un climat explosif, susceptibled’attiserlaviolence et de nourrir durablement la suspicion... Dans un monde où l’image compte autant que le résultat, une victoire entachée de doutes peut coûter plus cherqu’unedéfaitenette
LeMarocafaitdusportunoutildeprojectionstratégique,relevantdela puissance douce Chaque compétition organisée sur son sol est lue à travers un prisme politique Dans ce cadre, préserver la crédibilité et la cohérence institutionnelle devient un enjeu supérieur au palmarès immédiat
Assumerlecoûtpolitiquedelaréussite
Ce qui a été combattu, en l’occurrence, ce n’est pas une erreur précise, maisunsuccèsdevenudérangeant...Lorsquelaréussiteestévidente,elle n’estplusdébattue elleestcombattue LeMaroc,enassumantcecoût politique,confirmeunetrajectoirefondéesurlelongterme,lastabilitéetla crédibilité
Il est des défaites qui affaiblissent, et d’autres qui structurent Celle-ci appartientàlasecondecatégorie Carlevéritableenjeun’étaitpasune coupe,maisuneposition Etdansunenvironnementoùcertainspeinent encore à contenir la violence de leurs propres frustrations, le Maroc avance,conscientquelamaturitésemesureparfoisàcequel’onaccepte denepasforcer…
L’histoire retiendra peut-être une défaite sportive... Mais elle retiendra surtoutunpositionnement Cartouteslesnationsnesontpasjugéessur leurs trophées certaines le sont sur leur crédibilité Le Maroc, en choisissant la rigueur, la transparence et la maîtrise plutôt que l’arrangement,aconfirméqu’ilentendinscriresonparcoursdansladurée, etnondansl’instant
Il est des victoires qui rassurent à court terme, et des défaites qui consolident un rang En refusant que le succès soit obtenu au prix du doute, le Maroc a préservé l’essentiel la cohérence entre ambition, méthodeetimage Cechoixn’estpasunefaiblesse,maisuneaffirmation dematuritépolitiqueetinstitutionnelle…
Car le véritable enjeu n’était pas une coupe, mais une trajectoire... Et dans un environnement où certains se battent encore pour exister, le Marocavance,assumelecoûtdesaréussiteetaccepted’enpayerle prix politique... C’est souvent le lot de ceux qui ne cherchent plus à survivre,maisàcompter…WaSalamAleykoumwaRahmatouAllah.
Le rideau tombe sur cette compétition avec un sentiment contrasté, mais dominé par une fierté inébranlable. Si le résultat sportif immédiat laisse un goût d’inachevé, la victoire structurelle et organisationnelleduRoyaumeest,elle,indiscutable.
SouslaclairvoyancedeSaMajestéleRoiMohammedVI, queDieuL’assiste,leMarocaopéréunetransformation radicale, passant de l’improvisation à la planification stratégique.
Une réussite qui dérange, Il faut avoir le courage de le dire.
Le Maroc avance, progresse et rayonne Cette trajectoire multidimensionnelle suscite jalousies et rancœurs, transformantparfoisleterraindesportenarènepolitique
Ce qui s’est passé tout au long de cette compétition le démontre sans ambiguïté : la trajectoire de développement du Maroc ne plaît pas à tout le monde Elle crée une forme de rancœur vis-à-vis d'un pays en mouvement,sûrdesesforcesetconscientdesdéfis.
Nous gardons la tête haute et l'esprit Fair-play. Félicitations au Sénégal pour ce deuxième titre continental etBonnechanceàl'équipenationalepourle Mondial2026,oùilseraattenducommeTop8FIFA,etvers laprochaineCANen2027
ParAbdessamad ALHYAN
Ilyadessoirsoùlefootballdevientunefêtenationale. Paspardécret,maisparémotion.LafinaledelaCoupe d’AfriquedesNationsdisputéeauMarocestdeceuxlà. Elle arrive comme un couronnement logique d’un long travail, d’une vision patiente, et d’un rêve partagé : voir le Maroc s’installer durablement au sommetdufootballafricain.
Ceparcoursverslafinalen’ariend’unmiracle Ilestle fruit d’années d’investissement, de formation, de professionnalisationetdeconfiancedansletalentlocal. LeMarocnesurprendplus:ilconfirme.Chaquematch a montré une équipe sûre d’elle, organisée, solidaire, capable de souffrir sans paniquer et de frapper au moment juste Les Lions de l’Atlas ne jouent pas seulementbien:ilsjouentjuste
Cette finale, c’est aussi celle d’un public Des tribunes vibrantes,desruesenfête,unenationentièrequirespire aurythmeduballon Lestaden’estplusunsimplelieu sportif, il devient une place publique géante où se rencontrentl’espoir,lafiertéetlajoied’êtreensemble Le football réussit là où peu de choses réussissent : il rassemblesansconditions.
Face au Maroc, le Sénégal apporte le parfum des grands défis. Champion expérimenté, équipe redoutable,référencecontinentale Etc’estprécisément cequirendcettefinalesibelle:leMarocn’apaspeur dessommets Illescherche Illesaime Ilsaitdésormais qu’ilalesmoyensd’yrester Cematchestmoinsuntest qu’une célébration du niveau atteint par le football africainetparleMarocenparticulier
Mais cette soirée dépasse largement les quatre lignes du terrain Elle raconte un pays qui sait organiser, accueillir, mobiliser, séduire. Un pays qui transforme le sport en vitrine de modernité, de compétence et d’ouverture. Chaque détail, chaque sourire, chaque chantdanslesgradinsditlamêmechose:leMarocsait recevoir,etilsaitinspirer
Pour cette génération de joueurs, l’heure est venue de transformerl’admirationenvictoire Ilsontdéjàfaitrêver l’Afrique et le monde Ils ont déjà inscrit leur nom dans les grandes pages du football Il ne leur manque plus qu’unmot:champion Etcemot,ilspeuventl’écrirechez eux,devantlesleurs,portésparuneénergiequerienne peutfreiner
Par SaidTemsamani
Lorsd’unévénementaussiformidablequelafêtedu footballafricain,commelaCAN,ilseproduittoujours desmerveillesqu’aucunetéléneréussiraàmontrer: des émotions, des rencontres, des échanges, des amitiés qui se tissent entre peuples, au delà des rivalitésetdesfrontières.
Cette année les villes marocaines résonnent encore des chants, danses et couleurs africaines. Qu’en restera-t-il?
DuCongo,nousretiendronsl’effigievivantedePatrice Lumumba, érigée dans les stades, comme une criminalisationdelacolonisation.
Mais que retenir du pays dont le joueur Amoura a tentéenvaindemettreàterrecettestatuevivantequi symboliseunlibérateurafricainassassinéetdissout dansl’acideparl’anciennepuissancecolonisatrice?
Le pays des martyrs à l’égo surdimensionné, celui qui tire ses titres de noblesse du pétrole, du gaz, de la détestation de tous ses voisins, spoliés de leurs territoires au profit de l’Algérie française, et dont les habitantsdéformentjusqu’aunomdeleurproprepays, qu’ilsprononcent(One-Two-Three,vival'Algéraie)
De ce pays voisin on ne retiendra ni l’ignorance de l’histoire de Patrice Lumumba, ni les débordements au Maroc ou en France, à l’issue de chaque match, ni l’échauffourée autour d’un arbitre, ni les accusations insensées…
Onretiendrauntroublepsychiatrique: L’urophilie, plus exactement l’omorashi (mouiller ses vêtements)vulgairementappeléedouchedorée
Par AzizaBenkirane
CAN 2025 OU LE MAROC, VITRINE PANAFRICAINE EXEMPLAIRE...
LaCouped’AfriquedesNations2025organiséeau
Maroc marque une rupture nette avec les 34 éditions précédentes par le niveau de standards qu’elleimposeetparlemessagequ’elleadresse aucontinentetaurestedumonde.
LeRoyaume,dèsledépôtdesacandidature,avait promis une édition en tout point exceptionnelle, allant jusqu’à présenter sans détour cette CAN comme la meilleure de tous les temps Cette ambition n’a pas été un simple slogan: elle s’est traduite dans les faits par une mobilisation sans précédent de l’État, de ses institutions et de la société
Larendez-vousendevintunconcentrédesavoirfaire marocain au service de l’Afrique toute entièreoupresque.
Le Maroc disposait déjà, CAN ou pas, d’infrastructures difficilement égalables sur le continent en termes de gamme, de capacité d’accueiletdeconnectivité
Son réseau routier et ferroviaire figure parmi les plus développés, ses aéroports assurent des liaisons fluides avec les grandes capitales du continentetdumonde
A cela s’ajoute un maillage rare de grandes villes capables d’accueillir un événement sportif internationaldepremierplan.
Au plan strictement sportif, le Royaume a modernisé l’ensemble des stades retenus pour la compétitionetenaconstruitdenouveaux,portant touteslesenceintesauxnormeslesplusexigeantes delaFIFA,qu’ils’agissedecapacités,desécuritéou dequalitédespelouses
Le pays connaît depuis deux décennies une métamorphose tous azimuts: infrastructures, économie,politiquessociales,diplomatie,rienn’est laissédecôté
Par AzizDaouda
LavisiondeSaMajestéleRois’appuiesurcepotentielen plaçant la jeunesse au centre des priorités. Investir dans les académies, les infrastructures sportives et les compétitions, c’est investir dans la stabilité du continent et,parricochet,danscelledumonde
LeMaroc,quis’estvuconfierparsespairsafricainsunrôle depremierplansurlaquestionmigratoire,articulecette politique sportive avec une approche inclusive de l’intégration:lesressortissantssubsahariensreprésentent aujourd’hui plus de 70% des étrangers vivant au Maroc, soitplusde200000personnes,témoignantd’unevolonté d’accueiletdeco-constructiond’undestincommun
Dans ce contexte, la CAN 2025 joue pleinement son rôle de test grandeur nature pour la Coupe du Monde 2030, queleMarocorganiseraavecl’EspagneetlePortugal.
Elle démontre la capacité opérationnelle du Royaume à gérerunévénementdegrandeampleur:52matchssur31 jours, 24 équipes, une logistique lourde en flux de supporters,demédiasetd’équipes
Uneorganisationfluide,desstadesmoderniséscommele PrinceMoulayAbdellah,desinfrastructureshôtelièresàla hauteur, des réseaux de transport efficaces et une sécurité maîtrisée constituent autant de signaux positifs adressésàlaFIFA.
L’accueil de plus d’un million de spectateurs sans incidents renforce l’image d’un pays capable d’offrir une expérience globale réussie aux stades et dans les multiplesfan-zones,danstouteslesvillesdupays
Sur le plan symbolique, les performances des Lions de l’Atlas, portés par l’engouement populaire, renforcent l’idéed’unMarocpivotdufootballafricainàl’horizon2030
Ladimensionpolitiquen’estpasenreste. Faceàlapuissanced’attractiondemodèlesnordaméricainsoueuropéens,cetteCANdonnecorps à une autre forme de coopération, triangulaire et équilibrée,entrel’Afriqueetl’EuropeduSud
Le dossier conjoint Maroc–Espagne–Portugal trouve dans cette édition une validation grandeur naturedelacomplémentaritéentrelestroispays: synergies d’infrastructures, connectivité, capacité àabsorberdesfluxmassifsdesupporters,diversité desculturesetdeslangues
LesuccèsdelaCAN2025confortelacrédibilitéde cette candidature en montrant que le Maroc est un pilier fiable du dispositif à trois, pleinement intégré aux standards mondiaux de l’organisation sportive
Au-delà des chiffres, des statistiques d’audience ou des retombées économiques, l’impact le plus précieux pour le Royaume demeure cependant immatériel:c’estl’estimedespeuplesafricains
L’image laissée par cette CAN dans la mémoire des joueurs, des délégations, des médias et des supporterspèseralongtemps.
C’est sur ce capital de confiance, fait de respect, d’hospitalité et de sérieux, que le Maroc entend bâtirlasuitedesonprojetcontinentaletmondial, dans le football comme au-delà, bien évidemment
AulendemaindelafinalechaotiquedelaCAN, je vois sur les réseaux des commentaires reprenantuneidéedeLaroui,selonlaquellele Maroc serait une île et que, par conséquent, nous devrions nous comporter comme une population insulaire Cette lecture sert à légitimer des réflexes isolationnistes, parfois xénophobes,voired’extrêmedroite.
Cesidéestrouventunéchoauprèsdefranges deplusenpluslargesdelapopulation,quiont vu dans l’attitude de certains joueurs et supporters sénégalais une trahison, voire une remise en cause des liens historiques entre le Maroc et les pays d’Afrique saharienne Or, le Maroc n’a jamais été une île Nous sommes unesociétémultiple,forgéeparladiversitéde ses composantes historiques, culturelles et humaines C’estprécisémentcettepluralitéqui afaitnotreforce.
On ne construit pas une identité nationale sur lerejetdel’autrenisurunprétendusentiment desupériorité
Par ZakariaGarti
Je l’écris avec un mélange de fierté et d’incompréhension.
En tant que Marocaine, j’ai suivi cette CAN avec toutmoncœur,encouragénotreéquipe,applaudi l’organisation, célébré nos stades magnifiques, notre logistique sans précédent et l’hospitalité sincèredenotrepays
Au départ, sur les réseaux sociaux, venant de supporters frustrés : j’ai dit “ok, c’est juste de la passion,desmauvaisperdants”
Puis ce sont apparus des buzz négatifs, des commentaires malveillants dans la presse et sur certainsmédias.
Etenfin,cequim’avraimentsurprisetblessée:des professionnels, des coachs, des responsables sportifsquiontrepriscesdiscours
Au lieu de célébrer un pays africain qui brille, au lieu d’être fiers de cette réussite, ils ont critiqué, douté,accusé,mêmeavantlafinale
C’estlàquej’aicomprisunevéritédouloureuse:ce n’est pas l’Occident qui n’est pas prêt à voir l’Afriqueréussir.C’estl’Afriqueelle-même.
Ce leadership marocain, cette excellence, cette capacitéàorganiser,àbriller,dérangent
Au lieu de célébrer ensemble, beaucoup ont préféré nous critiquer, nous juger, voire nous poignarderparderrière
Pourtant, le Maroc a fait preuve de maîtrise, de bienveillanceetdevision
Son équipe nationale, aujourd’hui 8ᵉ mondiale au classement FIFA, et son sélectionneur, Walid Regragui, ont incarné un leadership exemplaire : calme, cohérent, respectueux, concentré sur l’essentiel.
Par SophiaElKhensae Bentamy
Les enseignements stratégiques d'une campagne narrative
Larécentecouped'Afriquedesnationsarévéléune
dimension souvent négligée dans l'analyse des compétitions internationales : la bataille pour le contrôle du récit médiatique s 'avère aussi déterminante que la préparation technique ou logistique.
Cetteréalitémetenlumièrelesnouvellesdimensions delacompétitiongéopolitiqueàtraverslesport,oùla maîtrise narrative constitue désormais un enjeu stratégiquemajeur
Laconstructionpréventivedunarratifadverse Plusieurssemainesavantlecoupd'envoi,undiscours s 'est progressivement installé dans l'espace médiatique continental : le Maroc bénéficierait d'un traitement arbitral favorable Cette affirmation, dépourvue de fondement factuel, a néanmoins acquis une forme de légitimité par sa répétition systématiquedanslescanauxd'informationinfluents
Le phénomène illustre un principe fondamental des stratégies d'influence moderne : la vérité factuelle devient secondaire face à la puissance de diffusion d'un récit. Lorsqu'une narration trouve suffisamment de relais médiatiques, elle crée sa propre réalité perceptuelle, indépendamment de sa véracité initiale.
Les adversaires sportifs ont rapidement intégré ce discours dans leur propre communication, transformantuneaffirmationnonvérifiéeenélément destratégiepsychologique
Cette dynamique a contraint l'encadrement technique marocain à une posture défensive permanente Chaqueconférencedepressedevenait l'occasion d'aborder cette controverse fabriquée, détournant l'attention des aspects strictement sportifs.
L'investissementmassifdansdesinstallationssportivesde classemondiale,bienquenécessaire,s'avèreinsuffisantsi ces efforts ne s 'accompagnent pas d'une capacité équivalenteàdéfendreetpromouvoirsaproprenarration
Les stades ultramodernes et l'excellence organisationnelle peuvent être neutralisés par une campagne médiatique bienorchestrée,commel'adémontrécettecompétition
Lafragilitédunarratiffaceauxcampagnescoordonnées
L'expériencemarocaineillustreunevulnérabilitéstructurelle : lorsqu'un pays ne dispose pas de relais médiatiques suffisammentpuissantspourimposersaversiondesfaits,il se trouve contraint de subir les narratifs construits par d'autresacteurs
Cette asymétrie informationnelle crée un désavantage compétitifsignificatif.
Les campagnes de déstabilisation narrative fonctionnent selon des mécanismes éprouvés : installation progressive d'un doute, amplification par répétition, légitimation par multiplication des sources apparemment indépendantes, puis cristallisation en perception dominante. Face à ces dynamiques,uneréponseponctuelleoudéfensives'avère largementinsuffisante.
La question dépasse largement le cadre sportif Elle concerne la capacité d'un pays à préserver son image internationale, à protéger ses intérêts stratégiques et à maintenir sa cohésion interne face à des pressions externes
Dans un environnement médiatique mondialisé et fragmenté, où l'information circule instantanément sans filtrage préalable, cette vulnérabilité peut avoir des conséquencesconsidérables
Perspectivesstratégiquesetchantiersprioritaires
L'analysedecetteséquencefaitémergerplusieursaxesde réflexion pour les décideurs marocains et plus largement pour tout acteur cherchant à renforcer son influence internationale
Premièrement, la nécessité de développer une infrastructure médiatique internationale de premier plan apparaîtcommeuneprioritéstratégique
Cetteinfrastructuredoitêtreconçuenoncommeunsimple outil de propagande, mais comme un média crédible, professionnel, capable de produire une information de qualité tout en défendant une grille de lecture nationale desévénements.
Deuxièmement, la formation d'experts en communication d'influenceconstitueuninvestissementindispensable.Ces professionnels doivent maîtriser les mécanismes de constructionnarrative,
comprendre les dynamiques médiatiques contemporaines et être capables d'anticiper etdecontrerlescampagnesadverses
Troisièmement, la coordination entre les différents acteurs nationaux devient cruciale Les institutions sportives, diplomatiques, médiatiquesetpolitiquesdoiventdévelopper une capacité de réponse coordonnée face aux campagnes narratives, évitant les messages contradictoires qui affaiblissent la positionnationale.
Enfin, cette expérience souligne l'importance d'uneapprocheproactiveplutôtqueréactive
Construire son propre narratif en amont, imposer ses thématiques dans le débat public, anticiper les angles d'attaque adverses constituent des stratégies plus efficacesquelaposturedéfensive
Le chemin reste long et exigeant Les investissements nécessaires, tant financiers qu'humains,sontconsidérables.Maisdansun monde où la perception façonne la réalité aussipuissammentquelesfaitseux-mêmes, cette dimension de la compétition internationalenepeutplusêtrenégligée
La récompense sportive, certes importante, n 'est qu ' une manifestation d'un enjeu plus large : la capacité d'un pays à défendre efficacement ses intérêts dans l'arène médiatiquemondiale
AutermedecettefinaledelaCouped’Afriquedes Nations, une chose demeure intacte, au-delà du scoreetdutrophée:lafierté.
Avanttoutechose,unimmensemerciàcesenfants du Maroc, à ces joueurs qui ont porté le maillot national avec une sincérité, une intensité et un amourdupaysquinetrompentpas.
Qu’ilssoientnésauMarocouailleurs,ilsontmontré, sur chaque ballon disputé, ce que signifie être profondément attaché à cette nation Leur engagement, leur discipline et leur comportement ont honoré le drapeau marocain bien au-delà du rectanglevert
Cette reconnaissance va également à l’ensemble du Royaume du Maroc, pour l’organisation exceptionnelle de cette Coupe d’Afrique des Nations.
Dans cette finale, le Maroc a peut-être perdu une coupe Maisilagagnéinfinimentplus
Il a gagné le respect du continent africain Il a gagné l’estime du monde du football. Il a gagné l’admirationpouruneéquipeexemplaireetunpays debout.
ParDrAz-Eddine Bennani
CALMER LES ESPRITS !
Suite à la défaite du Maroc contre le Sénégal en finale de la CAN, des milliers de vidéos, posts et commentaires,pullulentsurlesréseauxcherchant àanalyser,décortiquer,critiquer,soutenir,maudire ou vilipender cette rencontre qui restera dans l’histoiredelamanifestationsportivecommelapire finalejamaisjouéedansl’histoiredecettecoupe.
Le responsable ? Le comportement de l’équipe sénégalaiseetdupublicdecepayssuiteaupenalty accordéparl’arbitredelarencontreauxmarocains
Le coupable ? Certainement l’entraîneur de l’équipe sénégalaisequiademandéauxjoueursdequitterle terrain,contestantladécisiondel’arbitre.
Toutdesuitedesheurtsontéclatéprovoquésparles supporterssénégalaisquivoulaientenvahirlestade, s’en prenant aux stadiers qui cherchaient à les contenir.
On a vu ces mêmes supporters casser les installations, utiliser les chaises des photographes comme armes avec lesquelles ils ont frappé les stadiers Toutcelaestdocumenté
LeSénégal,àtraverslecomportementdesonéquipe de football et son entraîneur, ne sort pas digne de cette rencontre Des sanctions de la CAF tomberont sans doute, mais elles n’effaceront pas le mal qui a étéportédurablementàcettecompétitionsportive.
Maislàoùc’estgrave,c’estquandlesconséquences hors stade sont dangereuses À lire les dizaines de commentaires, on en veut aux sénégalais, aux africains,auxnoirs
Cen’estpasparcequenousavonsperducontreune équipe de football que nous allons à chaque fois vouerauxgémonieslepeuplequ’ellereprésente
Encoreunefoisnousavonsévitélepirecedimanche dans le stade. Cela aurait pu gravement dégénérer. La décision marocaine, à travers Diaz, a permis de calmerleschosessurleterrain
Pourlereste,lemondeavuquiétaitresponsablede ces débordements et ce n’était pas les marocains Celasuffitamplement
Par Rachid boufous
Un pays, le Maroc, sans trop de moyens, a démontré que l’Afrique peut sortir du sousdéveloppementetcomptersurelle-même,sansrienimporter.
Cela dérange la majorité des gouvernements africains qui n’ont aucune réponse concrète à apporterauxquestionsdeleurspeuplessurcequ’ilsontvuauMaroc
ÀcommencerparleSénégal,oùlebinômeaupouvoir,Faye-Sanko,estauxprisesavecunecrise économique larvée et au bord de l’explosion C’est dire que cette coupe d’Afrique mettra un cataplasme sur des blessures économiques graves qui nécessitent une intervention chirurgicale lourde
Le Maroc ouvre les yeux aux peuples africains, qui se dépêtrent dans la misère et la pauvreté, malgrélesfabuleusesrichessesdeleurspays
C’est en cela qu’il devient urgent d’attaquer le Maroc de toutes part, car sa réussite insolente dérangeenAfrique Ilnefautdoncpasprêterleflancàtoutescesprovocationsémanantdepays etdegouvernementsaigris,ayantpeurpourleurlongévitéetleurpouvoir,misànuparleMaroc
Il est impératif que les esprits se calment et que les marocains ne répondent pas aux multiples provocationsdontilsfontl’objet Lesmarocainsdoiventcontinuerletravailentrepris,seconcentrer surleursprioritéssociales,éducativesetdesantépublique Toutcelafiniraparpasseretseraoublié.
LA VESSIE COMME
PROJET POLITIQUE ALGÉRIEN…
URINER POUR EXISTER !!
Entrehéritagemaldigéré,imitationdusommet et régression assumée, un simple geste dans lesgradinsd’unstademarocainsetransforme en métaphore politique… Quand l’idéologie se vide de sens, il ne reste parfois que le réflexe primairepoursignifiersaprésence...Chronique d’unprojetsansvision,maisavecbeaucoupde pression… Ou quand l’histoire bégaie… par la vessie!!
Ibn Al-Jawzi rapporte dans Al-Mountadam : « Alors que les pèlerins tournaient autour de la Kaabaetpuisaientdel’eauaupuitsdeZamzam, unBédouinseleva,relevasonvêtementeturina danslepuitssouslesyeuxdesgens Ceux-cise ruèrent sur lui et le rouèrent de coups, au point qu’il faillit mourir Les gardiens du Haram le sauvèrent et l’amenèrent devant l’émir de La Mecque, qui lui dit : “Que Dieu te fasse honte ! Pourquoias-tufaitcela?!!”Ilrépondit:“Pourque les gens me reconnaissent et disent : voilà celui quiaurinédanslepuitsdeZamzam.”»…
Ce récit a été relayé par des centaines de contemporainscesdernièresannées Uneautre version,trèsproche,aégalementétédiffuséepar des dizaines de personnes et attribuée au livre Akhbaral-Hamqawaal-Moughaffalin(Lesrécits des sots et des simples d’esprit) d’Ibn Al-Jawzi ellediffèreencequeleBédouinauraitrépondu:« J’aivouluqu’onsesouviennedemoi,fût-cepar les malédictions » Mille ans plus tard, l’histoire n’apasdisparu Elleajustechangédedécor,de gradinsetdemaillot!!
Dans les tribunes du stade Prince Moulay El Hassan à Rabat, lors d’un match de Coupe d’Afrique des Nations, un jeune supporter algérienadécidé,luiaussi,delaisserunetrace Non pas dans les annales sportives, mais sur le béton des gradins Le tout filmé, revendiqué, assumé
ParMohammed YassirMouline
Nousentronsalorsdansunephaseplusprimitive Anthropologique Zoologique,même!!L’homme quin’estplusreliéàlaloiserabatsurl’instinct Commecertainsanimaux,ilmarquesonterritoire Nonparlapensée,lacultureoulerespect,maisparl’urine...Marquageterritorial,appellentcelales biologistes !! L’acte n’a rien de noble… il est fonctionnel… Il dit simplement « je suis passé par ici » , jamais«j’élèvecelieu»!!C’estpeut-êtrecela,ledramemoderne…confondrevisibilitéetexistence, exhibitionetidentité,souillureetaffirmation…
Cen’estdoncpasunehistoiredevessiemalcontrôlée C’estunehistoirederepèresperdus De frontières mentales abolies D’un rapport au monde où le geste le plus bas devient un message politique involontaire À l’image du Bédouin de Zamzam, notre époque semble avoir choisi d’être mémorable, même par l’indignité Quitte à être cité, autant l’être pour le pire Quitte à exister, autantsalir !!Unefarce,oui Unefarcenoire!!Quifaitsourireuneseconde Etréfléchirlongtemps aprèsquel’odeursesoitdissipée!!
Le comportement du sélectionneur sénégalais qui a intimé l’ordre aux joueurs de son pays de quitter le terrain quand l’arbitre avait adjugé un penalty au Maroc,estsommetoutesscandaleuxetinadmissible.
Tout aussi inadmissible le comportement des supporter sénégalais qui s’en sont pris méchamment au stadiers cherchantàcasserlesinfrastructuresdustadesMoulay Abdallah
A la reprise du match, Ibrahim Diaz a eux le meilleur comportement pour calmer les esprits en ratant un penalty «inrattable» C’était le prix à payer pour que les chosesnedégénèrentpas
L’équipe du Sénégal n’a pas gagné à la loyale mais en instaurantlechaos.C’estuncomportementquidemeure loin de l’esprit du fair-play du football, quand on voit comment des officiels de cette même équipe versaient desliquidesdeperlimpinpinsurlapelouseousebalader avec des serviettes imbibées d’incantations c’est le signemanifested’unsous-développementdesespritset desattitudesàavoirdurantunemanifestationsportive
Le Maroc doit être fier de ce qu’il a réalisé durant cette CAN,quetouslescommentateursafricainsouétrangers, notamment européens qualifient de meilleure manifestation footbalistique organisée sur le continent depuisquecettecoupeexiste.
L’équipe du Maroc n’a pas à rougir de son palmarès durantcetteCAN,puisqu’elleestarrivéeenfinalegrâceà de très grands joueurs et à un excellent Coach, Walid Regragui
Le Maroc a été accusé de tous les torts durant cette CAN, notamment par une Algérie faiblarde et rancunière:queleMarocavaitachetélesmatchs,
Les arbitres, le public, avait loué les infrastructures et réalisélesstadesen3D Brefs,cellesetceuxquiontété dans les stades à travers le pays, ont vu et ne peuvent pas nier ce qui a été réalisé en un temps record. Ils et elles ont vu l’organisation professionnelle, la sécurité, la qualité de l’accueil et des infrastructures routières, ferroviaires,hôtelières,
C’est de l’anti-jeu !! Si les marocains l’avaient voulu, personne ne serait sorti indemne du match, mais les marocains sont civilisés et ont abandonné depuis longtemps le hooliganisme comme méthoded’encouragement Paslepublicsénégalaisapparementtoujoursadeptedesincidentsde stade Il devra apprendre à se civiliser un peu plus On n’arrive à rien par la force brute et irresponsable
MerciBrahimDiazd’avoirratélepenaltyetcontribuéainsiàmaintenirlecalmedanslestade!Merci au public marocain, merveilleux et solidaire durant toute cette CAN ! Merci Faouzi Laqjaa et aux instancesdufootballmarocain!
Merci aux diverses autorités et forces de l’ordre pour la sécurité et l’organisation de cette coupe ! MerciMajestédenouspermettredevivrecesmomentsmerveilleuxauMaroc LeMarocestuneÎle, etc’estencelaqu’ilestexceptionnel!
LE VRAI RÔLE DU DOUZIÈME JOUEUR
On entend ça et là beaucoup de critiques concernant le fameux « douzième joueur » : certains pensent que la victoire dépend uniquement de l’ambiance dans les tribunes, d’autres estiment que la discipline et la sécurité réduisent cette ferveur. C’est un débat intéressant, mais il ne suffit pas de juger depuis l’extérieur.
La CAN 2025 est déjà en cours, et le Maroc n’accueille pas un simple match local Chaque rencontre, chaque tribune et chaque image diffusée montrent que le pays organise un événement suivi par toute l’Afrique et le monde. Chaquedétailcompte,ettoutdoitêtrepenséavec rigueuretresponsabilité.
La passion populaire fait partie de l’histoire du football marocain et elle reste essentielle Mais cettepassiondoitêtreencadrée Unstadequin’est pas sécurisé, où des spectateurs viennent pour casser, provoquer ou saboter, ne profite à personne La sécurité dans les stades n’empêche paslaferveur:ellepermetàtous familles,jeunes, supporters , de vivre pleinement le match sans risque,etelleprotègel’espritmêmedufootball
L’exemple européen est clair. Des stades filtrés et sécuriséssontparfoisplusanimésquedesstades où tout est laissé au hasard. Les supporters y chantent, y célèbrent, y créent une atmosphère unique,maischacunsaitquelecadreestrespecté Leséquipesygagnent,nonpasparcequelepublic estbruyant,maisgrâceautravail,àlapréparation etàladiscipline Lepublicsoutient,accompagneet renforcelesjoueurs,maisilneremplacejamaisle travaildel’équipe
Le Maroc d’aujourd’hui progresse pour les mêmes raisons:organisation,professionnalisme,formation des joueurs, infrastructures modernes et travail collectif. Le football de haut niveau exige préparationetdiscipline;laseulepassionnesuffit paspourremporterunmatchouuntournoi. Cela ne signifie pas qu’il faille enlever l’âme populairedufootball Aucontraire:ilfautpermettre aux supporters de vivre leur passion tout en respectant les règles et la sécurité Les tribunes doivent être animées, mais de manière encadrée, sûreetconstructive
Par Omar Hasnaoui
QUAND LE REGARD DES AUTRES RÉVÈLE UN
PAYS EN MARCHE…
DepuisledébutdelaCAN2025organiséeauMaroc,les réseauxsociauxsontenvahispardesdizaines,puisdes centaines de vidéos tournées par des visiteurs algériens, égyptiens, tunisiens, subsahariens, européensparfois.
Des vidéos spontanées, non commandées, sans filtre institutionnel ni discours officiel Des vidéos brutes Et ce qu’ellesmontrent,inlassablement,c’estlamêmechose: la surprise, l’admiration, parfois l’incrédulité face au niveaudepropretédesvillesmarocaines,àlaqualitédes infrastructuresdetransport,àlamodernitédesstades,à la fluidité des déplacements, à l’organisation urbaine, à lasécurité,ausensdel’accueil
Ce ne sont pas des clips promotionnels. Ce sont des regardsextérieurs.Etc’estprécisémentpourcelaqu’ils comptent.
Car il y a quelque chose de profondément révélateur dans le fait que ce constat vienne de citoyens de pays qui, pour beaucoup, disposent de ressources naturelles autrementplusabondantesquecellesduMaroc:
Pétrole, gaz, rentes énergétiques colossales, devises faciles Le Maroc, lui, n’a rien de tout cela Pas de puits miraculeux, pas de manne tombée du ciel Il a autre chose:letravail,laplanification,ladurée,l’effortcollectif, parfoisdouloureux,souventcritiqué,toujoursperfectible
Ces vidéos disent une vérité simple que nous avons parfois du mal à voir de l’intérieur : le Maroc a changé. Profondément.Structurellement.Visiblement.
Les routes, les trains, les tramways, les aéroports, les stades, les espaces publics, les villes réhabilitées, les quartiersnouveaux,leséquipementssportifsetculturels ne sont pas apparus par enchantement Ils sont le fruit dedécenniesd’investissement,dechoixstratégiques,de paris à long terme, souvent faits contre l’opinion immédiate, parfois au prix de sacrifices sociaux, budgétaires ou politiques Le développement n’est jamaisunslogan C’estuneaccumulationpatiente
Ce que ces visiteurs voient en quelques jours, les Marocainsl’ontconstruitenplusieursgénérations.
Par Rachid boufous
Un peuple qui refuse la fatalité Un pays qui veut sortir du sousdéveloppement non pas par la plainte permanente, mais parl’effort,l’investissementet ladurée
Certes, nous, Marocains, ne sommes pas entièrement satisfaits Etc’estpeut-êtrelà notre force Un pays qui se satisfait de lui-même est un paysquis’arrête OrleMaroc ne s’arrête pas Il doute, il critique, il débat, il proteste parfois, il s’impatiente souvent.
Les disparités territoriales persistent, entre un littoral suréquipéetdesarrière-pays longtemps relégués Les problèmes sociaux demeurent structurels : chômage des jeunes, précarité, accès inégal à la santé, à l’éducation, au logement Nul ne les nie Nul ne peut honnêtement les balayerd’unreversdemain. Mais la différence essentielle, etquecesvisiteursétrangers perçoiventparfoismieuxque nous-mêmes, c’est que le Marocneniepassesfailles Il tente de les corriger Lentement, imparfaitement, parfoismaladroitement,mais avecconstance
Les politiques d’aménagementduterritoire, les investissements dans les infrastructures des régions enclavées, les programmes de protection sociale, la généralisationdel’assurance maladie,lesgrandschantiers éducatifs et sanitaires, tout cela procède d’une même logique : réduire les écarts, recoudre le pays, ne laisser aucun territoire définitivement hors du récit national
Ledéveloppementmarocainn’estpaslinéaire. Ilestheurté Ilavanceparà-coups,parcorrectionssuccessives,parajustements Et c’est précisément ce qui le rend crédible Il ne repose pas sur une rente qui anesthésie,maissuruneffortcontinuquiobligeàpenser,àprioriser,àarbitrer Là oùlarentecréesouventl’illusiondelarichesse,letravailimposeladisciplinedu réel
Ce que la CAN 2025 met en lumière, c’est donc moins une réussite achevée qu’unprocessusencours.
Les stades flambant neufs, les transports performants, les villes propres et organiséesnesontpasunefinensoi.Ilssontlessymptômesvisiblesd’unÉtatqui planifie, d’institutions qui fonctionnent, d’une société qui, malgré ses tensions, restearriméeàl’idéedeprogrès
Non pas par la violence ou le chaos, non pas par l’attente messianique d’un miracle, mais par le travail, l’apprentissage, la patience Un peuple qui sait que rien n’est donné, que tout se conquiert, que chaque route, chaque hôpital, chaqueécole,chaquetramwayestlerésultatd’annéesd’effortscumulés
Lesvidéosdesvisiteursétrangersneflattentpasseulementl’egonational.Elles rappellent une vérité essentielle : le Maroc avance parce que ses citoyens, malgré la dureté de la vie, continuent d’y croire. Ils critiquent l’État, mais ils respectent l’idée d’État. Ils dénoncent les injustices, mais ils refusent l’effondrement.Ilsréclamentdavantage,nonpourdétruire,maispouraméliorer. C’est là, sans doute, la différence majeure avec d’autres trajectoires : le Maroc construit sans brûler ce qu’il a déjà bâti Il réforme sans rompre totalement Il change sans renier Et cette continuité, souvent invisible au quotidien, devient évidenteauxyeuxdeceuxquiarriventdel’extérieur
La CAN 2025 n’aura pas seulement été un événement sportif Elle aura été un momentdevérité UninstantoùleMarocs’estvuàtraverslesyeuxdesautres, non pas comme il se fantasme, mais comme il est : un pays imparfait, inégal, parfoisinjuste,maisrésolumentenmouvement
Unpaysquin’apasleluxedelarente,maisquiachoisiladignitédel’effort. Et peut-être est-ce cela, la leçon la plus forte de cette CAN : parfois, il faut le regard de l’autre pour mesurer le chemin parcouru. Parfois, ce sont ceux qui viennentd’ailleursquinousrappellentqueriendetoutcelan’estbanal Etpeut-êtreest-cecela,aufond,laplusbellevictoire.
SÉNÉGAL : LA QUESTION D’UNE RÉCIDIVE…
LÀ OÙ LES FAITS EXISTENT VRAIMENT
Depuis la finale de la Coupe d’Afrique des NationsdisputéeàRabat,unmotrevientavec insistance dans certains commentaires sportifs et politiques : récidive. L’équipe du Sénégalseraitcoutumièredesdébordements, des tensions, voire des ruptures avec l’ordre sportif.
Le terme est fort Trop fort pour être utilisé sans précaution Encore faut-il savoir de quoi l’on parle exactement, et surtout où les faits sont documentés
L'investigationmontreuneréalitéplusnuancée: si l’épisode du refus temporaire de jouer en finale relève d’un événement rare et juridiquement singulier, il existe en revanche un historiqueclair,établietsanctionné,concernant les incidents de supporters sénégalais lors de matchsàtrèsfortenjeu.C’estlà,etseulementlà, que la notion de récidive trouve un fondement solide
Quand la tribune devient un facteur disciplinaire
Le football international fonctionne selon un principe simple et souvent mal compris : les fédérations sont responsables du comportement de leurs supporters, y compris lorsque ces comportements échappent au contrôle direct des joueurs ou du staff. Ce principe, appelé responsabilité objective, est au cœurdenombreusessanctionsprononcéespar laFIFAetlaCAFcesdernièresannées.
Le cas le plus emblématique concernant le Sénégal remonte à mars 2022, lors du barrage qualificatif pour la Coupe du monde entre le Sénégal et l’Égypte à Dakar Ce match, décisif, s’est déroulé dans un climat décrit à l’époque comme extrêmement hostile : usage massif de pointeurs laser visant les joueurs égyptiens, notammentMohamedSalah,jetsdeprojectiles, pressions sonores constantes et tensions généralisées.
À l’issue de cette rencontre, la FIFA n’a pas tergiversé.Aprèsanalysedesrapportsofficielset des images, elle a infligé à la Fédération sénégalaisedefootballunelourdesanction: –uneamendefinancièresignificative, –etl’obligationdedisputerunmatchcompétitif àhuisclos
parAdnaneBenchakroun
Parlerde“récidivehabituelle”sansprécision estpourtantuneerreuranalytique.Iln’existe pas de série documentée de matchs où l’équipe nationale du Sénégal aurait quitté le terrain ou refusé collectivement de jouer danslesgrandescompétitions.L’épisodede Rabat est, à ce stade, une anomalie, pas unehabitude.
En revanche, la récidive institutionnelle liée auxsupporters,elle,esttraçable,vérifiableet déjà sanctionnée par le passé C’est cette distinction que le débat public tend à brouiller
Or,endroitdusport,lesnuancescomptent Une fédération peut être exemplaire sportivementtoutenétantdéfaillantesurle plan organisationnel Et c’est précisément sur ce second terrain que le Sénégal se retrouve aujourd’hui sous surveillance renforcée
Pourquoi les instances sont plus sévères qu’avant
Le contexte international a changé Les instancessportives,longtempsaccuséesde laxisme, ont durci leur approche face aux violences en tribunes. Les raisons sont multiples : sécurité des joueurs, protection des arbitres, image des compétitions, mais aussi pressions politiques et médiatiques croissantes.
Dans ce cadre, la répétition d’incidents similaires, même espacés dans le temps, est interprétée comme un signal d’alerte. Les commissions disciplinaires ne jugent plus un événement isolé, mais une trajectoiredegestiondurisque
La finale de Rabat intervient donc dans un moment où la tolérance est minimale Et c’est ce qui explique que le dossier sénégalais soit traité avec autant d’attention,voiredesévéritépotentielle
FINALE MAROC–SÉNÉGAL : QUAND UN MATCH
BASCULE DU TERRAIN VERS LE DROIT
LafinaledelaCouped’Afrique des Nations disputée le 18 janvier 2026 à Rabat restera comme l’un de ces matchs où le football cesse brusquement d’êtreunsimplesport.Nonpas enraisonduscore,nimêmedu penalty décisif, mais parce qu’un enchaînement de décisions, de refus et de débordements a fait basculer la rencontre dans un terrain bienplusrareetplussensible: celui du droit disciplinaire international.
Par Larédaction
Le droit prévoit alors un éventail de sanctions : amendes financières lourdes, sanctions individuelles contre l’entraîneur ou certains joueurs, mesures sportives allant jusqu’au huis clos,voiredessanctionsplusstructurellesencas de récidive. Dans les compétitions majeures, la notion de « gravité » est appréciée de manière renforcée.Unefinalecontinentalen’estjamaisun matchordinaire.
Un autre élément clé réside dans le rôle de l’arbitre et du délégué de match. Si l’arbitre est l’autorité suprême sur le terrain, son absence de déclenchementd’uneprocédureformellen’efface paslesfaits Lesinstancesdisciplinairesdisposent d’un pouvoir autonome d’appréciation, fondé sur lesrapportsofficiels,lesimages,lestémoignages et l’ensemble des éléments disponibles Autrement dit : ce qui n’a pas été sanctionné en tempsréelpeutl’êtreaprèscoup
Troisissuessontalorsthéoriquementpossibles La première consisterait à minimiser l’incident, à le qualifierdeprotestationexcessivemaistolérable, et à prononcer des sanctions symboliques sans impact sur la compétition Une option politiquement confortable, mais juridiquement fragile
La deuxième, plus cohérente avec la jurisprudencesportive,consisteàqualifierlesfaits commeunrefusillégaldepoursuivrelejeu,sans allerjusqu’àl’abandon Ellepermetdesanctionner sévèrement le comportement, de rappeler la primauté du droit, tout en préservant le résultat sportif. Cette voie crée un précédent clair, dissuasif,sansprovoquerdechaosinstitutionnel.
La troisième, la plus radicale, serait de requalifier l’ensembleenabandondematch,avectoutesles conséquences sportives que cela implique. Mais cette hypothèse se heurte à une réalité procédurale : l’absence de décision formelle de l’arbitre et la reprise effective du jeu rendent ce scénariojuridiquementpeuprobable
« COMMENT VEUX-TU RÉUSSIR QUAND
TOUT UN CONTINENT EST CONTRE TOI ? »
L’ondedechocdel’éliminationmarocainedela CAN2025nes’estpaslimitéeauxfrontièresdu royaume. Alors qu’une immense déception s’estabattuesurlesvillesdupays,unautreson de cloche, fait de soulagement et parfois de jubilation discrète, a résonné dans plusieurs capitalesafricaines.Cecontrastesaisissantest plus qu’une simple réaction sportive ; il est le symptôme d’une relation complexe entre une nationperçuecommeunleaderambitieuxetun continent qui observe son ascension avec un mélanged’admirationetdedéfiance.
Depuis plusieurs années, le football marocain s’est imposé comme un modèle de développementenAfrique Uneinfrastructurede haut niveau, des résultats historiques en Coupe du Monde, et une organisation d’événements majeurs sans faille ont placé le pays sur un piédestal.Cetteréussite,aussilégitimesoit-elle,a transformé involontairement l’équipe nationale en « favori permanent » , en symbole d’une réussiteparfoisjugéetropéclatante,troprapide, outropprochedesstandardseuropéens.
Cette position engendre une dynamique psychologique particulière lors de chaque compétition Affronter le Maroc n’est plus un simple match ; c’est une opportunité de renverserl’ordreétabli,deremettreencauseune hiérarchie perçue La défaite du favori devient ainsi,pourcertains,unévénementàcélébreren soi, indépendamment du vainqueur Elle est vécue comme une victoire symbolique, un rééquilibrage.
par MohamedAitBellahcen
CAN TERMINÉE, RÉCITS DÉMASQUÉS : COMMENT LA DÉSINFORMATION A CIBLÉ
LE MAROC ORGANISATEUR
LaCouped’AfriquedesNationsestderrièrenous. Lesstadessesontvidés,lestrophéesonttrouvé preneur, les bilans sont en cours. Reste une évidence difficile à ignorer : parallèlement au tournoi, une campagne structurée de déstabilisationmédiatiqueetnumériqueaviséle Maroc, pays organisateur. Non plus au conditionnel, non plus dans l’hypothèse, mais dans les faits. Ce qui relevait du soupçon s’est muéenméthodeidentifiable,traçable,assumée parsesrelais.
UneCANachevée,unrécitquis’effondre Il faut commencer par là La CAN est finie Et contrairement aux récits anxiogènes diffusés pendant la compétition, elle s’est tenue sans incident majeur, sans crise institutionnelle, sans contestation officielle de la Confédération africaine de football Les matchs ont été joués, arbitrés, validésmalgré une finale bizarroïde et insolite, c 'est le moins qu ' on puisse dire a ce stade.Les décisions ont été actées. Les classementsentérinés.
Rien, absolument rien, dans le bilan final, ne vient confirmer les accusations distillées durant des semaines : ni favoritisme structurel, ni manipulation arbitrale systémique, ni dérive organisationnelle Leréel,brut,areprissesdroits Ce décalage entre le bruit produit et la réalité observée constitue déjà un premier aveu Celui d’un récit fabriqué pour survivre au présent, mais incapablederésisteràl’épreuvedutemps
La mécanique de la désinformation : désormais documentée
Cequidistinguecetteséquencedesprécédentes, c’estlalisibilitédudispositif.Lesattaquescontrele Maroc n’ont pas émergé de manière diffuse ou organique Elles ont suivi une logique reconnaissable:
–mêmesnarratifs, –mêmesvisuelsrecyclés, –mêmesmots-clés, –mêmescomptesamplificateurs, – mêmes temporalités, souvent synchronisées aveclesmatchsàenjeu.
parLarédaction
alignement sur une polémique fabriquée vaut souvent désaveu. Les partenaires du Marocontobservé,évalué,puislaisséfairela réalité C’est peut-être la réponse la plus nette à ceux qui cherchaient à isoler le Royaume
Le Maroc n’a pas eu besoin de surjouer la défense Lesfaitsontparlépourlui
Le poison du soupçon et de l'insinuation commearmesportive:letreizièmejoueuret l'arbitrefantôme
Il serait irresponsable de minimiser l’impact decescampagnes Mêmeinefficacesàlong terme, elles abîment le football africain Elles déplacentlejeuhorsduterrain,transforment chaquedécisionarbitraleenprocèspolitique, installent une suspicion généralisée qui finit parnuireàtous
Ce poison est lent. Il ne gagne pas des matchs, mais il fragilise les institutions. Et sur cepoint,laresponsabilitéestclaire:ceuxqui ont préféré le doute organisé à la confrontation sportive ont choisi une voie dangereuse.
Mais heuresement le football n’est pas condamnéàlaguerredesrécitsimaginaires
Mais tout n’est pas à jeter La CAN a aussi montré autre chose : des stades pleins, une ferveur populaire intacte, des équipes africaines compétitives, une organisation qui progresse Lefootballafricainavance,malgré lestentativesdeparasitage
Le Maroc, en tant qu’organisateur, n’a pas gagnéunecoupe Ilagagnéunechoseplus durable : la confirmation de sa capacité à porterunprojetcontinental Celan’immunise pas contre les critiques Cela oblige à rester exigeant Maiscelainstalleuneréalitédifficile àcontester
CAN 2025 : DROIT DE RÉPONSE AU
QUOTIDIEN "L'EQUIPE" DU 19 JANVIER 2026
Cher(e)sconfrèresdeL’Équipe,
Votre numéro du 21 janvier constitue, à bien des égards, un cas d’école. Non pas au sens d’unmodèleàsuivre,maiscommeunexemple précis de ce que le journalisme ne doit pas devenir lorsqu’il cède à la tentation du récit facile, de l’insinuation et du soupçon non démontré.Àcetitre,ilmériteraitd’êtreétudié danslesécolesdejournalismemarocaineset africaines,nonpourêtreimité,maispourêtre analysé,déconstruitetdiscuté.
Car ce que vous proposez ce jour-là n’est pas une enquête, encore moins une démonstration C’est une construction narrative où l’émotion l’emporte sur la preuve, où le doute tient lieu d’argument,etoùunpays,leMaroc,seretrouve placé au banc des accusés sans jamais avoir été entendu Voilà exactement ce qu’il ne faut pasfaireenjournalisme
Il existe une frontière claire entre l’analyse sportive, même sévère, et l’installation d’un soupçonsystémique.
Cette frontière, le traitement de la finale de la CAN 2025 par L’Équipe l’a franchie à plusieurs reprises Nonparunmensongefrontal,maispar une accumulation d’insinuations, de raccourcis narratifsetdeglissementssémantiquesqui,mis bout à bout, construisent une idée lourde : le Maroc aurait été, sinon coupable, du moins suspect. Suspect d’influence, suspect de pression, suspect de manipulation Même dans ladéfaite
Ce texte n’est ni une plainte, ni une réaction à chaud Ilestundroitderéponse Unrappeldes faits,desrègles,etd’unprincipefondamentaldu journalisme:laresponsabilitédurécit
Untitren’estjamaisinnocent,votretitren'est pasinnocent «Vainqueurparchaos».EnUne.Lemotestfort.Il frappe. Il imprime. Mais il ne décrit rien précisément. De quel chaos parle-t-on ? D’incidents en tribunes, communs à de nombreuses finales sous tension ? D’un arbitrage contesté comme dans la majorité des grandes compétitions ? D’une pression émotionnelle extrême, inhérente à une finale continentale?
coupable
Voicisansdoutel’angleleplustroublantdu récit proposé. Le Maroc perd la finale. Il ne remporte pas le trophée. Et pourtant, il demeure le centre du soupçon. On parle d’une CAN qui aurait pu lui être « donnée » . Onévoqueuntriomphequiauraitété«sale ».Onsuggèreunevictoireillégitime…quin’a jamaiseulieu.
Ce raisonnement est paradoxal, presque absurde : le pays hôte perd, mais reste suspect d’avoir voulu gagner par des moyens contestables La défaite n’efface paslesoupçon,ellel’alimente C’estunbiais narratifprofond,révélateurd’unedifficultéà envisager le Maroc autrement que sous le prismedudoute
BrahimDiaz,oulaviolencesymbolique
L’épisode du penalty manqué de Brahim Diazadonnélieuàl’undesglissementsles plus problématiques À force d’interprétations psychologisantes, certains récitsontfrôlél’indécence:lejoueuraurait-il raté volontairement ? Aurait-il refusé une victoire«sale»?Aurait-il,consciemmentou non,«sauvél’honneur»dufootballafricain?
Ces hypothèses, présentées parfois sur le mode de la discussion de comptoir, ont pourtant été relayées dans un cadre médiatiquesérieux.Ellesexposentunjoueur àunelecturemoraledesongestesportif.Or unpenaltyratén’estniunactepolitique,ni un choix éthique. C’est un échec sportif, dansuncontextedepressionextrême.Tout leresterelèvedelafiction.
Uneparoleabsente,unrécitdéséquilibré
Autre élément frappant : l’absence quasi totale de parole institutionnelle marocaine
Ni fédération, ni comité d’organisation, ni responsables techniques n’ont été cités pourrépondreauxaccusationsimplicites Le Maroc est parlé, commenté, disséqué maisraremententendu
effondrementorganisationnel
– Aucune enquête factuelle ne démontre une défaillancestructurellemarocaine.
– Le choix lexical installe un récit émotionnel avanttouteanalyse.
2. « Arbitrage désastreux qui a penché en faveurduMaroc»(page2)
Affirmationrépétéed’unarbitragefavorableau Maroc, sans démonstration juridique précise, sanscitationdurèglementCAF,nianalyseVAR indépendante
– Le papier reconnaît lui-même que la faute surDiaz«n’étaitpasimaginaire»
– La notion de « zone de non-droit » est journalistiquement lourde et juridiquement vide
– Le doute est présenté comme quasicertitude
3 Soupçon de pression politique marocaine (FouziLekjaa)–page2
Allusiondirecteàl’influencesupposéedeFouzi Lekjaa « dans les couloirs » , sans preuve, sans source,sanscontradiction
– Assimilation implicite à une corruption d’arbitrage
Lefootballaimeleshérosquimarquent Iloubliesouventceuxqui,sanslesavoir,évitentu c’est parfois ainsi que naissent les vraies légendes : non pas dans le triomphe éclatant, m instantambiguqueletempsfinitparcomprendremieuxquenous
QUAND LES PENALTIES RATÉS HANTENT
L’HISTOIRE DES LIONS DE L’ATLAS
À chaque génération, le même refrain revient, chargé d’émotion et parfois de colère : « On n’avait qu’à marquer ce penalty…»
Après la dernière désillusion, beaucoup ont parlé d’un traumatisme inédit, d’un moment jamaisvudansl’histoiredufootballmarocain. Pourtant, l’enquête historique raconte autre chose Les penalties ratés, au mauvais moment, font partie d’une longue mémoire sportive marocaine Une mémoire fragmentée,souventrefoulée,maisbienréelle
Le penalty, en théorie, est l’arme de la justice footballistique Une faute sanctionnée, une chanceclaire,presquerationnelle Enpratique, ildevientsouventuneépreuvepsychologique cruelle, surtout lorsque l’enjeu dépasse le simple score. Pour le Maroc, plusieurs éliminations majeures se sont jouées là : à onzemètres,faceaugardien,dansunsilence assourdissantousousunvacarmehostile.
Le premier épisode marquant remonte à la Coupe d’Afrique des Nations 1988, organisée au Maroc Le match pour la troisième place faceàl’Algériesetermineparuneséancede tirs au but perdue Les archives ne détaillent pas précisément tous les tireurs marocains ayantéchoué,maisleverdictestsansappel: défaiteauxpenalties,frustrationàdomicile,et un premier signal de cette relation compliquée avec l’exercice suprême. À l’époque déjà, le penalty n’était pas qu’un geste technique : c’était une charge symbolique
Trenteansplustard,lescénarioserépètede manière encore plus brutale lors de la CAN 2019 en Égypte, face au Bénin Le Maroc domine,pousse,obtientcequetoutlemonde attend:unpenaltydansletempsadditionnel Hakim Ziyech s’élance Le ballon frappe le poteau Quelques minutes plus tard, les Lions sont éliminés aux tirs au but, avec deux nouveaux échecs lors de la séance. Trois penaltiesratésdanslemêmematch.
historique montre une chose essentielle : le penalty raté n’est pas un accident isolé, c’est un symptôme Celui d’une pression spécifique qui pèse sur la sélectionnationalelorsdesmatchescouperets
FINALE DE LA HONTE : QUAND LA CAN 2025
EXPOSE LES FAILLES BÉANTES DU FOOTBALL AFRICAIN
Ces images resteront. Elles resteront longtemps, douloureusement, comme une cicatrice sur le visage du football africain. Des visagesfermés,tendus,presqueincrédules.Des motslourds,prononcésaprèscoup,pourtenter deréparerl’irréparable.Etsurtout,unefinalede Coupe d’Afrique des Nations qui n’a pas seulement sacré un champion, mais mis à nu les dérives profondes d’un football qui peine encoreàsehisseràlahauteurdesesambitions.
Walid Regragui, le regard dur, la voix contenue mais tranchante, parle d’« image malsaine » depuis le début de la compétition Ce n’est pas une phrase lancée sous le coup de l’émotion C’estunconstataccablant ÀRabat,lorsdecette finale2025,lefootballafricainn’apasseulement perduencrédibilité:ils’esttiréuneballedansle pied,enmondovision.
Unefinalequibasculedansl’indigne Tout aurait pu – dû – se jouer sur le terrain Le MarocetleSénégalavaientoffertjusque-làune finale âpre, tendue, parfois fermée, mais globalement fidèle à l’exigence du très haut niveauafricain Puisestarrivécepenalty Etavec lui,lechaos
Les images sont sans appel : tentatives d’envahissement de terrain, pressions sur l’arbitre,joueurssénégalaisregroupés,menaçant dequitterlapelouse,unentraîneur PapeThiaw dépassant la simple contestation pour entrer dansunelogiquederupture.Lematcharrêtéde longues minutes Le rythme brisé Le tireur marocain, Brahim Diaz, laissé seul face à une hostilitédevenuepresquephysique
Dans ces conditions, parler de sport devient presqueindécent
Walid Regragui, lui, a parlé Peut-être trop franchement pour certains. Mais ses mots résonnent parce qu’ils disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Oui, ce qui s’est passé«n’honorepasl’Afrique».Oui,interrompre une finale pendant de longues minutes sous la pressionestunaveudefaiblesse
LeMarocaatteintlafinaleavecuneaut unematuritéquiconfirmentsaplacepa grands.Pourtant,faceauSénégal,laren s’est jouée sur un détail devenu tempê penalty accordé après VAR, une interruption et une atmosphère irrespirable, avant un but sénégalais e fin de match. Entre fierté et frustration finale laisse un enseignement clair : le estarrivéhaut,maispeutencoreappre gagner même quand le match cesse seulementdujeu.
Une finale qui bascule sur le mental : “malice”devientbassesse
On ne devrait jamais quitter une finale sensation étrange que le football a été au second plan. Et pourtant, c’es l’impression dominante après Maroc–Sé une rencontre fermée, tendue, dispu millimètre,quis’acheminaitversun0-0lo jusqu’àcequetoutbasculedansunesé où l’émotion, la provocation et le désor prislepouvoirsurlalucidité
LeSénégall’emporte,maislegoûtquires pas celui d’une supériorité évidente C’e d’unscénariotordu,d’unefinalequiaglis de son lit, comme si l’enjeu avait a certainesbassesses
Avantcemoment-là,ilfautlerappeler,le avaitdéjàgagnéquelquechose:unetrajectoire. ArriverenfinaledelaCouped’Afriquen’estpas une parenthèse heureuse, c’est un aboutissement Cette équipe a franchi les tours avecunesoliditécollective,unedisciplineetune capacité à gérer les temps forts comme les temps faibles qui appartiennent aux équipes mûres
LesLionsdel’Atlasontmontréqu’ilssavaientse projeter sans se déséquilibrer, défendre sans paniquer, et imposer une intensité qui use l’adversaire. Ce parcours, quoi qu’on en dise, place le Maroc là où il doit être : dans la conversation des nations qui ne viennent plus “participer”,maischercherletitre.
HADA MACAN : LA PROMESSE BRISÉE DE REGRAGUI, UNE FINALE
PERDUE ET UNE FÊTE SALIE..
Ill’avaitjuré.Ill’avaitmartelé.Ill’avaitpresque gravé dans le marbre du discours national : Walid Regragui ramènerait la Coupe d’Afrique desNationsauMaroc.ÀRabat,devantunstade Moulay Abdellah incandescent et un pays convaincu,lapromessen’apasététenue.Pire encore, cette finale de la CAN 2025 s’est achevée dans l’amertume, la frustration et un sentimentdegâchistotal,surfondd’incidents indignesquiontdéfinitivementternilafête.
Après120minutesd’uncombatâpre,unpenalty manqué par Brahim Diaz et des scènes écœurantes provoquées par une partie des supporters sénégalais, le Sénégal a arraché le titresurlepluspetitdesscores(1-0) Unevictoire sportive, certes, mais une victoire au goût amer, entachée par un climat délétère et un fair-play auxabonnésabsents.
Unplanfrileux,undiscoursdémentiparlesfaits Surleplanpurementsportif,cettefinalelaisseun arrière-goût de déjà-vu Comme lors des précédents matchs à élimination directe, Walid Regragui a reconduit son onze sans réelle audace, fidèle à ses certitudes, parfois jusqu’à l’entêtement Aucun ajustement majeur, aucune surprisetactique Mêmeprivéd’EliesseBenSeghir surlebanc,lesélectionneurapersistédansune approcheprudente,presquecraintive,àl’opposé dudiscoursconquéranttenudepuisledébutde lacompétition.
Dansunstadepleinàcraquer,prêtàpousserles Lionsdel’Atlasversl’histoire,leMarocadémarré avec un bloc médian, laissant volontairement la possession au Sénégal Une stratégie assumée, maisrisquée Trèsvite,lesLionsdelaTérangaont imposéleurtempo,accumulantlescornersetles situations dangereuses, pendant que les Marocainsattendaientl’erreuradverse
Saibariabiententéd’allumerlapremièremèche àla13eminute,puisàla21e,sansréussite.Maisà lademi-heuredejeu,leconstatétaitimplacable: leMarocsubissait.Lecouloirdroit,habituellement unearmefatale,étaitmuselé.HakimietDiaz,peu servis, semblaient spectateurs d’une finale qui leuréchappait
par MohamedAitBellahcen
CAN 2026, MAROC XXL POUR LE MONDIAL 2030 : UNE SEULE VITESSE, POUR TOUS
Le Maroc avance. Vite. Trop vite pour certains, pasassezpourd’autres.EntrelaCAN2026etla Coupe du monde 2030, le Royaume a fait un choix clair : accélérer, massifier, transformer. Plusquestiondepetitspasoudeprojetspilotes. LepariestXXL,assumé,presquebrutaldansson rythme.Maisderrièrelesstades,lesroutesetles chiffres, une question centrale s’impose : cette accélération se fait-elle à une seule vitesse, et surtout,pourtous?
La CAN 2026 n’est pas un simple tournoi continentaldeplus Elleestdevenue,defacto,une répétitiongénérale UneCAN-testgrandeurnature, où chaque retard, chaque dysfonctionnement, chaque réussite aussi, sera scruté comme un indice de crédibilité pour 2030. Le Maroc ne joue pas seulement le trophée. Il joue sa réputation d’hôtemondial
Depuis l’annonce officielle de la co-organisation du Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal, le pays est entré dans une logique de chantier permanent Stades rénovés ou reconstruits, infrastructures de transport étendues, hubs aéroportuaires redimensionnés, offre hôtelière dopée, villes reconfigurées Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech, Agadir, Fès… Toutes sont sommées d’entrer dans le même tempo. Le mot d’ordreestsimple:pasdeMarocàdeuxvitesses surlacarteFIFA.
Surlepapier,l’ambitionestcohérente LeMarocne veutplusêtreseulement“àlahauteur” Ilveutêtre en avance En avance sur les standards africains, mais aussi compétitif face aux grandes nations organisatrices La CAN 2026 devient ainsi un laboratoire : gestion des flux, sécurité, billetterie, mobilité urbaine, expérience supporter, diffusion internationale Tout doit fonctionner, sans excuse climatique,logistiqueousociale Mais cette montée en puissance pose un défi structurel : comment éviter que cette vitesse uniquenebénéficiequ’auxmêmesterritoires,aux mêmes acteurs, aux mêmes élites urbaines ? L’histoire des grands événements sportifs est connue Ilspromettentl’inclusion,maisproduisent parfois des bulles de modernité isolées dans un océandefrustrations
parLarédaction
power continental : montrer que l’Afrique peut organiser, gérer et rayonnersansimprovisation
Mais le soft power ne suffit pas La vitesse, si elle n’est pas maîtrisée, crée des fractures Pression sur le foncier, haussedesloyersdanscertainesvilles, marginalisation de populations déplacées par des projets urbains, précarisation de travailleurs temporaires Cesanglesmortsexistent, même s’ils sont peu médiatisés Une vitesse unique ne doit pas écraser les pluslents
Le défi est donc politique autant que sportif Gouverner l’accélération Arbitrerentreurgenceetjusticesociale Associer les citoyens à un projet qui, pourl’instant,leurestsouventprésenté commeunfaitaccompli LaCAN2026 offre une opportunité de dialogue : expliquer,corriger,ajusteravant2030.
Il y a aussi la question du football luimême. Le Maroc ne peut pas se contenterd’êtreunbonorganisateur.Il doit rester une nation compétitive sur le terrain. L’après-Qatar 2022 a créé des attentes énormes. La CAN à domicileserajugéesportivement,sans indulgence Une élimination précoce, même dans des stades ultramodernes, laisserait une trace amère L’infrastructure ne remplace paslaperformance
Aufond,leMarocXXLestunparisurla cohérence Cohérence entre discours et réalité Entre vitesse et équité Entre vitrineinternationaleetvécuquotidien LaCAN2026seralepremiercrash-test de ce modèle accéléré Elle dira si le Royaume a réussi à synchroniser ses horloges, ou si certaines tournent encoreauralenti
CAN 2026 FORFAIT ?
FAITE POUR NOUS !
Regragui,symboled’unmalaisepluslarge
Walid Regragui n’est ni le problème, ni la solution miracle Il est le symbole Celui d’un sélectionneur moderne, structuré, lucide, qui parle d’image, de responsabilité, de dignité Sondiscoursestjuste MaisàlaCAN,êtrejuste nesuffitpas Parfois,celanesertmêmeàrien
ParMohamedAitBellahcen
Peut-être que le Maroc n’est pas fait pour la CAN, dans ce qu’elle est aujourd’hui Et peut-être que la CAN, dans sa forme actuelle, n’est pas faite pour un football qui aspire à autre chose, à plus de rigueur, plus de sérénité, plus de cohérence.
Pour une information rapide et fiable, visitez notre site dès maintenant.
Pour une information rapide et fiable, visitez notre site dès maintenant.
w w w . l o d j . m a
CAN 2025, LE MIROIR D’UNE
NATION
: ENTRE TRIOMPHE ORGANISÉ ET FAILLE STRAT
ParMohamedAitBellahcen
Cette faiblesse est attribuée à un système médiatique considéré comme défaillant, où le soutienàlapresseprofiteraitdavantageàdes intérêts particuliers qu’à un journalisme fort et indépendant La conclusion est sans appel : face à des conflits d’influence modernes, l’absence d’une stratégie médiatique souveraine et cohérente représente une vulnérabilité stratégique majeure L’auteur appelleainsi,demanièreradicale,àlacréation d’une autorité dédiée, érigeant les médias en véritable outil de sécurité nationale et de défensedel’image.