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LeMarocàlacroiséedeschemins: Accélérationéconomique,maisfragilitéspersistantes
Tourismeenpleineascension:leMarocdépasse les9,6milliardsdedollarsderecettesen8mois
Industrie:pourquoilesimportations d’équipementsbondissentde13,9%etquecela cache-t-il?
L’exportationmarocaineàl’épreuve:vers10000 entreprisesexportatricesd’ici2030?
TPME:lenouveaupland’appuidel’Étatpour revitaliserl’investissement
Croissancemarocaine:4,3%auT3-2025-un tournantstructurel?
Créationd’emplois:1,45milliond’ici2030,le casse-têtemarocain
Logistique&hubmaritime:versAgadir,hubpour l’EuropeduNordviaSamskip
Transformationéconomique:leMarocmoins dépendantdesaléasclimatiques?
Compétitivité&monnaie:pourquoiledirham pénalise-t-illesexportations?
ArticleZoom:LeNouveauDispositifdeSoutien auxPMEMarocaines:UnLevierStratégiquepour l'InvestissementetlaCréationd'Emplois" 12FlashÉco



L’ODJMédia-GroupedepresseArrissalaSA


ImprimerieArrissala

Le Maroc, en cette fin d'année 2025, semble incarner à lui seul les paradoxes d'une économie en pleine accélération, mais encoretropdépendante de certains équilibres fragiles. À l'aube de la prochaine décennie, plusieurs indicateurs économiques laissent entrevoir une dynamique de croissance,maisàquel prix?Silepayscontinue de progresser dans des secteurs comme le tourisme, l'industrie, et les exportations, plusieurs défis subsistent, notamment la question de la compétitivité, la transformation structurelle et la dépendance aux marchésextérieurs.
Lacroissance,annoncée à 4,3% au troisième trimestre2025, donne une image d'optimisme. Mais cette ascension repose en grande partie sur des secteurs volatils, dont l'agriculture reste unpilieressentiel
Les récentes performances dans le secteur du tourisme, avec plus de 9,6 milliards de dollars de recettes en seulement huit mois, témoignent d’unerésiliencefaceaux crises mondiales. Le Maroc semble se repositionner comme une destination privilégiée, non seulement pour les Européens, mais aussi pour les touristes africains, une part de marché encore sousexploitée Cependant,ce secteur continue de souffrir de l’irrégularité de la demande et des défis liés à la saturation de certaines infrastructures En parallèle, les performances du secteur industriel sont également encourageantes Les importations d’équipements industriels ont bondi de 13,9 %, signe que les investissements, notamment étrangers, sont en croissance. Cependant, derrière ce chiffre, se cache un problème de dépendance aux importations,
à la fois pour les matières premières et pour l’industrialisation elle-même La véritable question qui se pose aujourd'hui est : comment transformer cette dynamiqueenuneproductionlocaledeplusgrandevaleur ajoutée?
Les exportations, de leur côté, continuent de croître, mais sans être à l’abri de tensions dues à l'appréciation du dirham, qui fragilise la compétitivité des produits marocains.Leparides10000entreprisesexportatricesd'ici 2030 pourrait sembler ambitieux, mais les récentes faiblesses dans certains secteurs, comme l'automobile, illustrentlesdéfisencoreàsurmonter.

Par ailleurs, le Maroc mise beaucoup sur la diversification de ses sources de revenus et d’investissements Les nouvellesinitiativesenmatièredelogistique,commeleprojetdeSamskipreliantAgadiràl’EuropeduNord,montrent la volonté du pays de se positionner en tant que hub commercial majeur dans la région Mais là encore, les infrastructures restent le point noir, et l’on peut se demander si le Maroc saura maintenir un équilibre entre l’exportationetlatransformationlocaledesmatièrespremières
L’un des plus grands défis pour les années à venir est la gestion du chômage et des inégalités sociales Le gouvernementambitionnedecréer1,45milliond’emploisd’ici2030,maiscetobjectifseradifficileàatteindresansune véritable politique d'insertion pour les jeunes et les femmes dans l’économie numérique et verte, secteurs qui sont appelésàprendreunepartdeplusenplusgrandedanslacroissancenationale.
Le Maroc semble donc à la croisée des chemins : une accélération de sa croissance soutenue par de nombreux secteurs porteurs, mais aussi une économie encore vulnérable à certains chocs extérieurs et internes. L’enjeu sera d’accompagnercettetransitionavecunevisionstratégique,quiprivilégieàlafoislacompétitivité,larésiliencesociale etunmodèleéconomiquevéritablementinclusif.

En attendant, la route reste semée d’embûches, et il faudratoutelacréativitéetlapersévérancedesacteurs privésetpublicspourpérennisercettedynamique.
Le secteur touristique marocain a enregistré des performances exceptionnelles en 2025, avec des recettes dépassant les 9,6 milliards de dollars au cours des huit premiers mois de l’année, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2024. Cette dynamiquesoulignenonseulementlarésiliencedu secteuraprèslesravagesdelapandémiedeCovid19, mais aussi son rôle central dans l’économie nationale.AlorsqueleMarocsepositionnecomme une destination privilégiée pour les touristes européensetafricains,plusieursdéfisdemeurent: l’infrastructure est-elle prête à soutenir cette croissance continue ? Le secteur parvient-il à exploiterpleinementsonpotentiel?
Unereprisefulguranteaprèslacrisesanitaire
LeMarocasutirerpartidel'essordesvoyagespostpandémie Après un premier semestre en 2025 marqué par une reprise dynamique, l’afflux de touristesn’acesséd’augmenter.Selonleministèredu Tourisme, le pays a accueilli plus de 13,5 millions de visiteurs jusqu’en août 2025, contre 11,7 millions à la même période l’année précédente. Les recettes touristiques ont donc largement contribué à la solidité des finances extérieures du Maroc. Parmi les moteurs de cette reprise, l'internationalisation de l'offre touristique et l'amélioration de l'accessibilité aérienneontjouéunrôlecrucial
Lesgrandsaxesdecroissanceontconcernéplusieurs segments, notamment les touristes européens, qui représentent plus de 60 % des arrivées internationales,maisaussilesvisiteursprovenantde l'Afrique Cetteexpansiondumarchéafricain,jusqu'ici sous-exploitée,sembleêtreunlevierstratégiquepour lesprochainesannées LeRoyaumeaainsiconsolidé sonimagecommeuneported'entréesurlecontinent africain, facilitée par la politique de bilatéralisme avec des pays voisins, comme la Côte d’Ivoire, le SénégaletlaTunisie
Les moteurs de la croissance : l’accessibilité et la montéeengamme
Cette performance ne serait pas possible sans une amélioration continue de l'accessibilité et un renouvellement de l'offre hôtelière Le Maroc a élargi son réseau aérien avec la multiplication des lignes aériennes reliant ses principales villes touristiques à denouveauxmarchésinternationaux.RoyalAirMaroc et d’autres compagnies aériennes ont renforcé leurs vols vers des destinations africaines et asiatiques, contribuantàaccroîtrelenombredepassagers.
De plus, le secteur hôtelier marocain a répondu à cette demande croissante en réinvestissant dans ses infrastructures L’extension des complexes touristiques et la rénovation des hôtels de luxe dans des destinations phares comme Marrakech, Agadir et Fès ont permis au pays de capteruneclientèleàfortpouvoird’achat Celaaaussigénéré une hausse des recettes par touriste, bien au-delà des attentes
Les autorités marocaines ont mis en place des incitations fiscales pour encourager les investissements privés dans l’hôtellerie et le tourisme En parallèle, les programmes de formation continue pour le personnel dans les secteurs liés à l’accueil des touristes ont aussi permis d'améliorer la qualité desservices
Lesdéfisàrelever:l’infrastructureetladurabilité
Cependant, malgré cette ascension spectaculaire, plusieurs défis demeurent, notamment sur le plan des infrastructures. Bien que les grands centres urbains bénéficient d’infrastructuresdequalité,lesdestinationspluspériphériques, notammentdansl’Atlasouleszonesrurales,souffrentencore de la saturation des équipements existants. L'hébergement dans ces zones reste limité et ne répond pas toujours à la demandecroissante.

L'écotourisme et le tourismedurablesont des segments sur lesquels le Maroc a fait un grand pas, avec des projets innovants visant à réduire l’impact écologique du secteur Toutefois, le pays doit intensifier seseffortsenmatière de gestion des ressources naturelles et de préservation des sites touristiques. Letourismedemasse représente un risque pour la préservation des zones sensibles, notamment dans les régions côtières et montagneuses.
Les PME locales face à la montée en gammedusecteur Si les grandes entreprises touristiques tirent profit de la dynamiqueactuelle,il reste des questions en suspens concernant les PME locales du secteur Cespetitesstructures, souvent présentes dansleszonesrurales oumoinsfréquentées, peinent à se diversifier et à capter une part du marché plus large Le défi est double : comment ces petites entreprises peuventelles s’intégrer à une économie du tourisme de plus en plus internationale et numérisée ? Et surtout, comment profiter des retombées de cette croissance sans se faire engloutir par les grandsgroupes?
Lesautoritésmarocainesontcependantlancéplusieursinitiativespoursoutenir ces acteurs locaux Parmi les mesures de soutien figurent l’accès facilité au financementpourlespetitesstructurestouristiquesetlesformateurslocauxqui aidentlesPMEàadopterlesnouvellestechnologiesnumériques,dumarketingen ligneàlagestiondesréseauxsociaux
Lesperspectivesdecroissancepour2026
Les perspectives de croissance pour 2026 s 'annoncent solides, mais des ajustements sont nécessaires Le secteur touristique doit continuer à diversifier ses produits et à élargir son offre pour capter des segments plus jeunes, plus écologiques et plus exigeants En parallèle, il est crucial d'assurer un développement équilibré entre les grandes destinations et les zones plus marginalisées,toutenveillantàcequel’industriesoitdurableetinclusive
L'atteinte des objectifs de croissance du gouvernement en matière de recettes touristiques nécessite une approfondie coopération entre les autorités, les professionnelsdusecteuretlesacteurslocaux.Ilestaussiessentield’intensifierla promotion du Maroc à l'international, notamment sur les marchés asiatique et américain,afindecompenserlavulnérabilitéàdesévénementsexternes.
Ledéfideladurabilitéetdel’inclusion
SileMarocaeffectivementatteintdesrecordshistoriquesentermesderecettes touristiques,levéritabledéfirésidedanssacapacitéàsoutenircettecroissance tout en répondant aux défis de durabilité. Le secteur devra évoluer vers un modèle plus équitable et respectueux de l’environnement tout en continuant à répondre aux attentes d’un tourisme de plus en plus exigeant Ce n 'est qu ' en diversifiant ses offres et en modernisant ses infrastructures qu'il pourra pleinement tirer profit de son potentiel touristique et assurer sa résilience face auxdéfisfuturs


Le secteur industriel marocain a connu une dynamiqueparticulièreen2025,avecunehausse de 13,9 % des importations d’équipements industriels pour les 9 premiers mois de l'année Cette évolution, bien qu 'encourageante, cache plusieurs enjeux et défis qui méritent d’être scrutés de plus près Si cette augmentation des importations semble indiquer une reprise de l’activité industrielle et des investissements dans le pays, elle soulève aussi des questions sur la dépendance continue aux équipements étrangersetlacapacitéduMarocàmaîtrisersa chaînedeproductionàmoyenterme
Une montée en puissance de l'investissement industriel
Les chiffres officiels publiés par le ministère de l’IndustrieetdesCommercesExtérieursindiquent que le Maroc a importé, au cours des trois premiers trimestres de 2025, des équipements industrielsd’unevaleurtotalede142,17milliardsde dirhams, contre 124,84 milliards de dirhams durantlamêmepériodede2024.Cebondde13,9 % témoigne de la reprise d’une dynamique d'investissement dans l'industrie locale, en particulier dans des secteurs comme l’automobile,l’électroniqueetlamétallurgie
Lesgrandsprojetsd’infrastructureetlesinitiatives d’industrialisation dans des régions comme Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et CasablancaSettat ont stimulé cette demande en équipements de production En outre, les politiques publiques visant à soutenir les zones industriellesetlesclustersd’entreprisesonteuun impact positif sur la relance de l’industrie marocaine Les investissements dans des usines deproductiondecomposantsélectroniques,des pôles mécaniques et des sites dédiés à l’automobile sont en forte croissance Ces secteurs nécessitent des équipements de haute technologie pour répondre aux exigences de compétitivitéetd’innovation
Leseffetsdecettemontéedesimportations:une dépendancepréoccupante?
Cependant, derrière cette hausse des importations se cache une questioncruciale:leMarocréussit-ilàproduirelocalementcedontila besoin ? Une dépendance marquée aux importations d’équipements industriels peut devenir problématique à long terme, notamment en période de fluctuation des devises ou de tensions sur les marchés mondiauxdesmatièrespremières Siceséquipementspermettentun développement industriel à court terme, la stratégie de diversification delaproductionlocaleresteprimordialepourgarantirlarésiliencede l’économiemarocaine
Les grandes entreprises installées au Maroc, notamment dans l’automobileetl’électronique,importentdeséquipementssophistiqués pour rester compétitives à l’échelle mondiale Cependant, cette forte dépendancetechnologiqueetmatérielleauxmarchésextérieurspeut limiter l’autonomie du pays en matière de production industrielle La questionseposedonc:dansquellemesurecesimportationsreflètentellesunestratégied’innovationlocaleousimplementuneréponseaux besoins des grandes industries sans passer par la transformation locale?

Unesolution:l’industrialisationdeséquipements
Le Maroc a récemment lancé plusieurs initiatives visant à renforcer sa capacité à produire des équipements industriels sur place Les zones économiques spéciales (ZES), comme celle dédiée aux technologies vertes ou à la fabrication de composants automobiles, offrent des avantages fiscaux pour encourager les entreprises à investir danslafabricationlocaled'équipements
Le secteur de l’automobile est un excellent exemple de cette transformation. Tandis que le Maroc est devenu l'un des principaux producteurs mondiaux de véhicules, il continue de dépendre de l’importation de certains équipements, notamment les composants électroniques et les systèmes d’automatisation. Toutefois, la volonté des autorités de localiser la production des pièces automobiles dans les prochaines années pourrait réduire cette dépendance et créer une nouvelle dynamique industrielle à même de soutenir la compétitivité du secteuràl’international
Lesdéfisàreleverpourlesentreprisesmarocaines
Les entreprises marocaines doivent également relever plusieurs défis pour renforcer leur compétitivité Bien que l'investissement dans les équipementssoitessentiel,laformationdelamaind'œuvre et l'amélioration de l’innovation locale sont des leviers tout aussi importants De nombreuses PME industrielles peinent encore à accéder à des technologies de pointe et à adapter leurs équipements pour répondre aux nouvelles normes internationales
Pour répondre à ce défi, l'État marocain a intensifié les programmes de financement et de soutien technologique Des initiatives comme le Fonds de modernisation industrielle offrent des prêts subventionnés pour l’acquisition d’équipements, mais aussi pour la formation technique des employés et la mise en place d’ateliers de productionautonomes.
La nécessité de réformes pour une industrialisation durable
À long terme, le Maroc devra mettre en place des réformes pour réduire sa dépendance aux importations d’équipements et favoriser une industrialisation durable Cela passera par la création decentresderechercheetdéveloppementauniveau local, le renforcement de la coopération avec des universitéspourlarechercheappliquée,etlesoutienà l’innovation en matière de production de technologies avancées Le pays devra aussi diversifier ses partenaires commerciaux pour éviter les risques liés à une trop grande dépendance vis-à-vis de certains marchés.
Les zones industrielles dédiées à des secteurs spécifiques, comme l’aéronautique, l’électronique, ou l’énergie verte, représentent un levier stratégique pour le Maroc. Ces espaces permettront de dynamiser l’industrie locale tout en favorisant des synergies industriellesquiaurontunimpactpositifsurl'ensemble del’économie
Unetendancepositive,maisundéfiàlongterme Silahaussedesimportationsd’équipementsindustriels en 2025 montre une reprise et un renforcement de l’investissement industriel, elle met également en lumièrelanécessitépourleMarocdeseconcentrersur une autonomie industrielle accrue Le développement d’un écosystème local capable de produire des équipements technologiques à haute valeur ajoutée sera essentiel pour garantir la compétitivité à long terme du pays La stratégie d'industrialisation doit passer par la modernisation de la production, l'innovation locale, et une formation continue de la main-d'œuvre pour ne pas dépendre exclusivement desimportationsàl’avenir

Le Maroc affiche des ambitions élevées pour sonsecteurextérieur.Legouvernementvisela création de 10 000 entreprises exportatrices d’ici 2030, une cible qui s’inscrit dans un objectif plus large de diversification économique et de réduction de la dépendance vis-à-vis des marchés traditionnels. Toutefois, bien que cet objectif semble ambitieux et porteur, plusieurs obstacles se dressent sur le chemin des entreprises marocaines qui souhaitent se lancer dans l’export. Quels sont ces défis et commentlepayspeut-ilatteindrecetobjectif enpleineconcurrencemondiale?
Les ambitions gouvernementales et les premièresréussites
Le gouvernement marocain a annoncé qu’il entendait augmenter le nombre d’entreprises exportatrices de 2 000 à 10 000 d’ici 2030
L’objectif est de diversifier les produits marocains à l’international, d’élargir les marchés et de réduire la vulnérabilité du pays face aux fluctuations des marchés mondiaux
Ceplan,soutenupardesincitationsfiscaleset des aides à l’exportation, repose sur l’idée que lesPMEmarocainesdoiventprendreuneplace plus importante sur les marchés extérieurs, surtout dans un contexte où la compétitivité despaysémergentsnecessed’augmenter
Des initiatives comme le Plan d’accélération industrielle(PAI),lancéen2018,ontdéjàmontré des résultats concrets, notamment dans le secteur de l’automobile, avec des entreprises comme Renault, Stellantis, ou BYD qui se sont installées au Maroc. La diversification des exportations, avec une nette progression des exportations dans des secteurs comme les produits alimentaires, les composants électroniques et l'aéronautique, montre que des efforts ont été faits pour diversifier les sources de revenus Le Maroc se positionne déjà comme un acteur majeur sur certains marchésafricainseteuropéens
Lesobstacles:desentreprisesencorefragilesàl’international Cependant,l’objectifde10000entreprisesexportatricessembledifficileà atteindre,surtoutpourlesPMElocales.Bienquedeseffortsaientétéfaits pouraccompagnerlesentreprisesmarocaines,lacompétitivitéresteun problème majeur. Plusieurs facteurs freinent la capacité des entreprises marocainesàexporterdavantage:
Lemanquedecompétitivitéprix:Lecoûtdelaproduction,notammenten termesdemain-d’œuvreetd’intrants,resterelativementélevécomparé àdespaysconcurrentscommelaTurquie,laChineoucertainesnations asiatiques.
Lesbarrièresadministratives:BienqueleMarocaitentreprisdesréformes pour simplifier les démarches à l’exportation, les processus douaniers et lesnormesd’exportationsontencorecomplexesetpeuventdécourager lespetitesentreprisesdeselanceràl'international
LefinancementdesPME:L’accèsaufinancementresteunedifficultéde taille pour de nombreuses PME marocaines Le crédit bancaire traditionnelrestedifficiled’accèspourlespetitesstructures,cequilimite leurcapacitéàsedévelopperàl’international Bienquedesprogrammes d’accompagnement existent, leur portée reste insuffisante pour couvrir l’ensembledesbesoins
La gestion des risques : Les entreprises marocaines doivent également fairefaceauxrisquesfinanciers,monétairesetpolitiques Lavolatilitédes taux de change, les risques géopolitiques dans certaines régions et les fluctuationsdesprixdesmatièrespremièressontdesfacteursdeblocage importants

Les leviers pour accompagner les entreprisesmarocaines
Pour réussir à atteindre cet objectif ambitieuxde10000exportateurs,le Maroc doit mettre en place plusieursleviers:
Améliorer la compétitivité des entreprises : L'une des premières mesures à adopter est de travailler sur la réduction des coûts de production Cela passe par un meilleur accès à l’énergie, à des matièrespremièrescompétitives,et par la formation continue des travailleursdansdesdomainesclés commelalogistiqueoul'innovation
Accélérer la transformation numérique des PME : Le passage à la digitalisation est crucial pour les entreprises marocaines Le ecommerce,lagestionàdistanceet l’utilisation des outils de marketing numérique doivent être intégrés dans la stratégie d’exportation Le Maroc doit encourager les petites entreprises à se connecter à des plateformesnumériquesmondiales, et ce, à travers des incitations fiscalesoudessubventions.
Faciliter l’accès aux marchés internationaux : Le pays doit diversifier ses partenariats commerciaux et renforcer les accords commerciaux avec les blocs régionaux et mondiaux. En particulier, des accords de libreéchange avec l’Afrique subsaharienne, l’Asie et des pays comme les États-Unis et le Japon seraientdeslevierspourdonnerune dimension internationale aux PME marocaines
Soutienàl’innovationetàlaR&D:Le Maroc doit renforcer les capacités de recherche et développement (R&D) dans des secteurs stratégiques comme l’aéronautique, l’électronique, l’agriculture et les énergies renouvelables Cela encouragerait les entreprises marocaines à créer des produits à forte valeur ajoutée capables de rivaliser sur les marchésmondiaux.
Lesperspectivespourlesannéesàvenir
Lecheminestseméd’embûches,maisleMarocrestesurune trajectoiredecroissanceexportatrice.Lespartenariatspublicprivédevrontjouerunrôleclédanslaréductiondesobstacles administratifs et dans l’amélioration des programmes de financement à l’intention des petites entreprises. La transformation digitale et l’innovation industrielle seront des moteurs majeurs pour attirer de nouveaux investisseurs et pourouvrirdenouveauxmarchéspourlesproduitsmarocains.
Si le pays parvient à surmonter ces défis et à renforcer l’accompagnement de ses entreprises exportatrices, l’objectif des 10 000 exportateurs d’ici 2030 pourrait bien deveniruneréalité.Ceprojetambitieuxoffreuneopportunité uniquedepositionnerleMaroccommeunacteurmajeursur la scène internationale et de diversifier ses sources de revenustoutenrenforçantsonindépendanceéconomique.

Le plan d’appui aux Très
Petites et Moyennes
Entreprises(TPME)annoncé par l'État marocain en 2025 marqueuntournantdansla manière dont le pays soutient son tissu entrepreneurial. Avec un objectif clair : stimuler l’investissement dans les petites structures, véritables moteurs de l’emploi et de l’innovation. Cependant, si ce plan semble prometteur, plusieurs défis restent à surmonterpourgarantirson succès à long terme. Quels sont les mesures concrètes proposées ? Quelles entreprisesenbénéficieront réellement et comment cette initiative pourrait-elle renforcer la compétitivité desPMEmarocaines?
Un plan ambitieux pour les TPMEmarocaines
Le Maroc a officiellement lancé un nouveau dispositif desoutienauxTPME,visantà simplifier l’accès au financement, réduire les délais de paiement et faciliter l'innovation Les TPME représentent aujourd’hui une part significative de l’économie marocaine, mais elles souffrent encore de plusieurs handicaps structurels, notamment le manque de liquidités et de compétitivité
Le plan d’appui lancé par le gouvernement marocain met en avant des mesures de soutien spécifiques, telles que des subventions de financement, des réductions fiscales, et une simplification administrative. Les autorités visent à alléger les démarches bureaucratiques et à réduire les barrières réglementaires qui freinent les petites entreprises Ce plans'accompagne
égalementd’unsoutienaurenforcementdescapacitésnumériquespouraiderlesPMEà sedigitaliseretàmieuxaccéderauxmarchésinternationaux
L’objectif est de réduire les délais de paiement auxquels sont confrontées les PME, en instaurant des mesures strictes et contraignantes contre les retards de paiement des grandes entreprises et de l'administration publique En parallèle, les zones industrielles spécialisées et les incitations fiscales pour les investissements à long terme devraient encouragerlamodernisationetlaproductivitédusecteur
Accèsaufinancement:lapierreangulairedelaréforme
L’accès au financement reste un des plus grands obstacles pour les TPME au Maroc La BanqueCentralePopulaire(BCP)etd’autresinstitutionsfinancièrespubliquesontpromis d’augmenter les prêts subventionnés et les garanties publiques afin de faciliter les investissementsdanscespetitesstructures Leplanprévoitaussilacréationdefondsde soutiendédiésauxTPME,notammentpourlessecteursstratégiquescommelenumérique, l'agriculturedurableoulesindustriesvertes
Les micro-crédits et les prêts à taux réduits deviennent plus accessibles pour les entreprises innovantes, notamment celles dans les zones rurales et les secteurs sousreprésentés Toutefois, la mise en place effective de ces mesures est un défi, car beaucoup de PME restent dépendantes des prêts bancaires classiques, qu’elles ont du malàobtenirenraisondeleurscapacitésdegarantielimitées.
LadigitalisationdesPME:unlevieressentiel
Le gouvernement met également un accent particulier sur la digitalisation des PME commelevierpourleurcroissanceetleurinternationalisation.L’objectifestdepermettreà cesentreprisesd’adopterdesoutilsnumériquesdegestion,decomptabilitéetdevente en ligne, qui leur permettront de gagner en efficacité et de se connecter avec des marchésétrangers.


Une partie du plan inclut des formations et accompagnements pour les dirigeants de PME, afin qu’ils soient mieux équipés pour naviguer dans le monde numérique Des subventions sont également prévues pour l’acquisition de logiciels professionnels et l’intégration de technologies telles que le cloud computing, la gestion de la relation client (CRM) et l’e-commerce L’enjeu est depermettreauxPMEd’élargirleurportefeuillede clientsetd’améliorerleurproductivité
Lesdéfisduplan:entreoptimismeetréalité Si le plan d’appui semble bien orienté, il existe plusieurs risques qui pourraient en limiter l’efficacité Le premier d’entre eux réside dans l’accessibilitédesPMEàcesnouvellesmesures Le tissu entrepreneurial marocain est souvent composé de petites entreprises familiales, peu formalisées, qui risquent de ne pas pouvoir bénéficier des mesures financières proposées. Le manque d'accompagnement et de formation spécifique pour ces petites structures pourrait réduirel’impactduplan.
Ensuite, bien que les grandes entreprises du secteur industriel ou de l’agriculture puissent profiterpleinementdecesdispositifs,ilresteàvoir dans quelle mesure les petites entreprises des secteurs informels pourront accéder à ces soutiens De plus, l’infrastructure numérique dans certaines zones rurales reste insuffisante, limitant ainsi l’efficacité des initiatives de digitalisation proposées
Enfin, l’enjeu de la création d’emplois reste une priorité nationale.Pourqueleplansoitunvéritablesuccès,ilfaudra quelesPMEpuissentréellementsedévelopperetembaucher àgrandeéchelle Celapasseparunegestionplusfluidedes ressourceshumaines,unmeilleuraccèsàlaformationetun accompagnementdanslagestiondescompétences
Unsoutienrenforcépourlacompétitivité

Pour que ce plan porte réellement ses fruits, il est indispensablequel’Étatcontinued’offriruncadrefavorableà l’innovationetàlaproductivité Celainclutlamiseenplace de mesures incitatives pour le secteur de la formation professionnelle,enparticulierdansdesdomainescommela numérisation,lesénergiesrenouvelablesetlalogistique Ces secteurs sont aujourd’hui au cœur de la stratégie d’internationalisation des entreprises marocaines, et leur soutienpermettraauxPMEdes’intégrerdansdeschaînesde valeurmondiales
L’accompagnement des start-ups et des PME technologiquesdevraaussiêtreaucentredecetteréforme Eneffet,ladigitalisationn’estqu’undesélémentsconstitutifs du développement des PME modernes, et il est crucial que l’État renforce ses partenariats publics-privés pour soutenir lesprojetsinnovantsdanscessecteurs.
UnlevierdecroissancepourlesPMEmarocaines?
Le plan d’appui aux TPME lancé par l’État marocain en 2025 est une véritable opportunité pour renforcer l’économie du pays, en stimulant l’investissement privé et en créant des emplois durables. Cependant, son succès dépendra de sa capacité à atteindre les PME les plus fragiles, souvent éloignées des grands centres économiques et technologiques
L’enjeuseradegarantirunaccompagnementréeletconcret, quipermetteauxentreprisesmarocainesdenonseulement semoderniser,maisaussidesediversifieràl’international Si lesmesuressontappliquéesefficacement,leMarocpourrait devenirunacteurclédansl’économierégionaleetmondiale, avecdesPMEprêtesàreleverlesdéfisdel’industriedufutur
La croissance économique marocaine a enregistré un ralentissement au troisième trimestre de 2025, avec un taux de 4,3 %, bien inférieur aux attentes initiales de 5,5 %. Si ce chiffre reste positif et témoigne d’une certaine résilience de l’économie, il soulève aussi des interrogationssurlatrajectoireà moyentermedupays.Quelssont les facteurs qui ont conduit à ce ralentissement, et surtout, que signifie ce taux de croissance ajusté pour les perspectives économiques de 2026 et au-delà ?
Lesfacteursderalentissement:la conjoncture mondiale en toile de fond
Leralentissementdelacroissance marocaine au T3-2025 est en grande partie dû à des facteurs extérieurs L’économie mondiale continue de subir les effets des hausses des taux d’intérêt des grandes banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne Ces hausses ont un impact direct sur la liquidité mondiale et les marchés financiers, affectant la demande mondiale pour les exportations marocaines.
Les secteurs clés de l'économie marocaine, tels que l'industrie et l'agriculture, ont également été touchés par des fluctuations des prixdesmatièrespremièresetune instabilité climatique persistante Lasécheresseen2025
a lourdement impacté la production agricole, qui représenteunepartimportante du PIB marocain Bien que des efforts aient été faits pour moderniser les techniques agricoles, l’économie marocainerestevulnérableaux conditions climatiques, malgré la croissance de l'industrie et desservices.
L'inflation reste également un facteur clé de pression sur la croissance La hausse des prix des produits de consommation, exacerbée par des facteurs externes (pétrole, céréales), affecte le pouvoir d’achat des Marocains, et par ricochet,lademandeinterne
Lessecteursmoteurs:quelscontrepoidsfaceauralentissement?
Malgré cette conjoncture difficile, certains secteurs de l’économie marocaine ontsusemainteniretmêmeafficherdesperformancesnotables
Le secteur industriel est l’un des principaux moteurs de croissance Il a enregistré une croissance solide dans des segments stratégiques comme l’automobile,l’aéronautiqueetl’énergierenouvelable L’investissementdansles infrastructures et la numérisation ont également contribué à la solidité de l’industriemarocaine,mêmesicertainssecteurs,commelaconstructionetles travauxpublics,ontsouffertdel'incertitudeéconomique
L’industrie énergétique, notamment le secteur des énergies renouvelables, a continué d’être un point fort pour le Maroc Le pays, en pleine transition énergétique,avudesinvestissementscroissantsdanslescentralessolaireset éoliennes,contribuantàlaréductiondesadépendanceauxénergiesfossiles. Celadevraitégalementavoirdesrépercussionspositivesàlongtermesurla croissancedupays.
Lesservices,notammentletourisme,ontcontinuédecroître,soutenuspardes politiquesdepromotionetdediversificationdusecteur.LeMarocestenbonne positionpourcapteruneplusgrandepartdesmarchésafricains,enparticulier dansletourismed’affairesetletourismemédical.

L’importancedusecteurdesservicesetdu numériquepourlareprise
Le secteur des services, qui représente environ 60 % du PIB du Maroc, a été un facteur clé de la performance du pays en 2025 Lenumériquecontinuedeprendreune place centrale dans la transformation économiquedupays,particulièrementdans des domaines comme l’e-commerce, la fintech et les startups technologiques Ces secteurs devraient connaître une croissance soutenue dans les années à venir, grâce à une adoption accélérée des technologies numériquesetàl’expansiondel’internethaut débit
Cependant, ces gains doivent être mis en balance avec les inégalités sociales et le chômage qui persistent, particulièrement parmi les jeunes et les femmes Le Maroc a encorebeaucoupdetravailàfairepourfaire ensortequelesfruitsdecettecroissancese diffusentlargementdanslapopulation.
Les perspectives pour 2026 : un défi de compétitivitéetd’adaptation
Alors que le Maroc traverse une phase de ralentissement en 2025, les perspectives pour 2026 demeurent incertaines. Le pays devra faire face à plusieurs défis structurels, notammentlacompétitivitédesexportations et la gestion de son dette publique Les réformes qui se dessinent pour la réduction des inégalités sociales, l’amélioration du système éducatif et l’adaptation au changement climatique seront cruciales pouréviterunenrayementdelacroissance
L'industralisation et l’innovation restent des leviers essentiels pour accroître la productivité et maintenir la compétitivité du Marocsurlemarchémondial Lepaysdevra aussi réformer son système de financement pour soutenir les PME locales, et améliorer l’accès au crédit et à l’investissement pour garantirunecroissanceinclusive
La clé de cette relance réside dans la diversification économique, en particulier dans des secteurs comme les technologies vertes, l’intelligence artificielle et l’économie circulaire. Le développement des infrastructures, l’intégration numérique des entreprisesetlatransitionénergétiqueseront les principaux moteurs d’une croissance durable.
Unralentissementpassagerouuntournantstructurel?
Si la croissance de 4,3 % au T32025 semble faible par rapportauxattentes,elleresteunsignedelarésilience de l’économie marocaine face à un environnement mondial complexe. Le ralentissement de la croissance estsurtoutdûàdesfacteursexternesetàdestensions internes sur des secteurs clés comme l’agriculture et l’inflation. Cependant, les secteurs industriels, numériques et des services offrent des perspectives encourageantespourl’avenir.Lesréformesstructurelles nécessaires pour renforcer la compétitivité, réduire les inégalitéssocialesetaccélérerlatransitionénergétique seront les clés de la réussite de l’économie marocaine danslesannéesàvenir.

Le Maroc a annoncé un objectif ambitieux : créer 1,45 million d'emploisd'ici2030pouratteindre un taux de chômage de 9 %. Ce projet, inscrit dans la stratégie Maroc 2030, s'inscrit dans un contexte de réformes économiquesetdetransformation structurelle. Toutefois, face à des défis sociaux majeurs et un marché du travail qui peine à intégrer une population jeune et diplômée, le pays semble être confronté à une équation complexe : comment réussir à créer ces emplois tout en répondant aux besoins de formation, d’insertion et de développement de l'économie numériqueetverte?
Un défi de taille : la jeunesse et l'insertionprofessionnelle
La question de l’emploi reste l’un des défis les plus pressants du Maroc. Avec une population jeune, dontplusde30%desmoinsde30 ans sont au chômage, le pays doit faire face à un besoin urgent de création d’emplois qui soit à la hauteur des aspirations de cette jeunesse dynamique et connectée. Les récents chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP) révèlentqueletauxdechômagea légèrement diminué en 2025, mais reste particulièrement élevé chez lesjeunesdiplômés,notammentles femmes et les habitants des zones rurales
La grande majorité des emplois créés dans le pays se concentrent actuellement dans les secteurs traditionnelstelsquel’agricultureet l’industrie, mais ces secteurs peinent à offrir des opportunités suffisamment qualifiées et rémunérées pour les jeunes générations
Les secteurs moteurs pour la création d’emplois : numérique, industrie et énergiesvertes
Pour atteindre l’objectif de 1,45 million d'emplois, le Maroc mise sur des secteurs porteurs d’avenir : le numérique, les énergies renouvelables et la transformation industrielle.
Le secteur numérique est un des leviers les plus prometteurs La montée en puissancedesstartupstechnologiquesetdesindustries40(intelligenceartificielle, bigdata,etc)représenteuneopportunitédediversificationdumarchédutravail
Les entreprises du secteur numérique, notamment dans les villes comme Casablanca, Rabat et Tanger, cherchent de plus en plus des compétences spécifiques dans le développement logiciel, la cybersécurité, et l'analyse de données
Le secteur des énergies renouvelables est également un acteur clé dans la créationd’emplois LeMaroc,devenuunleaderrégionalenmatièredeproduction d’énergiesolaire(avecdesprojetscommeNoorOuarzazate),prévoitdemultiplier par trois la capacité de production d’énergie renouvelable d’ici 2030 Ce secteur générera des emplois directs et indirects, notamment dans la construction, l'exploitationetlamaintenancedesinfrastructuresénergétiques Ils'agitégalement d'unsecteurstratégiquepourl’indépendanceénergétiquedupaysetladurabilité desondéveloppement
Le secteur industriel, notamment l’automobile, l’aéronautique, et la fabrication électronique,continuedecroître,soutenupardesinvestissementsétrangersetdes projets d’industrialisation Les zones industrielles et les pôles de compétitivité devraient générer des milliers d’emplois, à la fois dans la production, mais aussi dans les métiers qualifiés comme la gestion de projets et la maintenance industrielle.

Le défi de la formation et de l’adéquation compétencesemplois
Silacréationd'emploissembleêtre sur la bonne voie, le véritable défi pour le Maroc réside dans l’adéquation entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi. Les diplômés marocains, notamment issus des universités publiques,sontsouventconfrontés àunedisparitéentreleurformation théorique et les exigences des entreprises, particulièrement dans lessecteursàfortevaleurajoutée
Le système éducatif marocain peine encore à intégrer les compétences digitales et les nouvelles technologies La formation professionnelle, en particulier dans les secteurs industriels et technologiques, doit être réformée pour répondre aux besoins de l’industrie 40 et de l’économienumérique
Des programmes de formation spécialisés,commeceuxproposés par des partenariats public-privé, sont essentiels pour améliorer cette adéquation Le Plan Maroc Vert, axé sur la formation des jeunes dans les métiers verts et technologiques, doit être renforcé pour permettre à la jeunesse de s’engager activement dans la création de richesse et d'innovation.
Lesdéfissociauxetrégionaux:intégrertoutlepays
Une autre question cruciale dans la création d’emplois au Maroc concerne les inégalités géographiques et sociales. Le taux de chômage reste élevé dans les zones rurales et dans les villes secondaires, où les opportunités économiques restent limitées. Si le développement économique se concentre souvent sur les grandes agglomérations urbaines, les zones rurales et les régions moins développées peinent à attirerdesinvestissementsdurablesetàoffrirdesemploisqualifiés.
Le Maroc devra renforcer les politiques régionales d’inclusion et soutenir l’entrepreneuriat local, en particulier dans les zones périphériques. Des initiatives de soutien aux startups rurales, de développement de l’agriculture durable, et de formation professionnelle dans ces régions serontnécessairespouréviterunenclavementéconomique
Lesmécanismesdefinancementetlerôledel’État
Pour accompagner la création de ces 1,45 million d'emplois, il sera nécessairederéformerlesmécanismesdefinancementetd’encourager l’inclusion financière des jeunes entrepreneurs Le rôle de l’État sera crucial, non seulement par l’intermédiaire des subventions et des prêts bonifiés,maisaussiensoutenantdesprojetsportéspardesjeunesdans des secteurs stratégiques tels que le tourisme durable, l’innovation et l'agricultureverte
Lesbanquesmarocainesdevrontaussiadapterleursproduitsfinanciers pour soutenir les PME innovantes et les startups Les mécanismes de financement participatifs (crowdfunding, business angels) devront être davantageencouragéspourfairefaceauxbesoinsencapitaldesjeunes entreprises
Desobjectifsambitieux,maisuncheminseméd’embûches L’objectifdecréer1,45milliond’emploisd’ici2030estundéfidetaillepour le Maroc, mais il est possible à condition de réformer en profondeur les systèmes éducatifs, financiers, et sociaux du pays. L’Etat devra jouer un rôlemajeurdansl’accompagnementdessecteursclés,toutenfacilitant l’accès au financement pour les PME et les startups. La réduction du chômage passera par un véritable travail sur l'insertion professionnelle, l'innovationetlaformationcontinuedesjeunes.

Le Maroc devra également garantir que ses réformes bénéficient à l’ensemble du territoire, et que la création d’emplois soit inclusive et durable pour toutes les régions.Sicesconditionssont réunies, le pays pourrait effectivement atteindre ses objectifséconomiquestouten favorisant une croissance inclusiveetsoutenue.
Le secteur logistique marocain est en pleine évolution. L’ouverture de nouvelleslignesmaritimes et l’amélioration des infrastructures portuaires font partie des priorités stratégiques du Maroc pour renforcer son positionnement en tant que hub logistique en MéditerranéeetenAfrique duNord.Leprojetd’Agadir comme hub pour l’Europe du Nord via l’armateur Samskip représente une étape importante dans cette dynamique. Ce développement pourrait-il permettre au Maroc de rivaliser avec des ports comme Tanger Med et Casablanca, ou même de sedémarquerparuneoffre plus diversifiée et plus compétitive?
Agadir : un port en développement stratégique
Le port d’Agadir a longtemps été sousexploitécomparéàd’autres grands ports marocains tels que Tanger Med et Casablanca, qui concentrent une majorité du trafic logistique international. Cependant, l’arrivée de l'armateur
Samskip pour connecter Agadir à l’Europe du Nord marqueuntournant.Dèsle 13 novembre 2025, la ligne Agadir-EuropeduNordsera lancée,
ouvrant de nouvelles perspectives pour la région et pour l’ensemble du secteur maritime marocain
Le port d’Agadir bénéficie de conditions géographiques privilégiées qui lui permettent de capter un volume de trafic maritime important, notamment en provenance des pays de l’Union européenne, notamment des Pays-Bas, de l'Allemagne et du Royaume-Uni. En se positionnantainsi,Agadirpourraitnonseulementrenforcersacompétitivitédanslesecteur logistique,maisaussidiversifiersonoffrepourcapterdenouveauxfluxcommerciaux,eten particulierceuxprovenantdel’Afriquesubsaharienne.
Unprojetenphaseaveclastratégielogistiquenationale
Le développement d’Agadir en tant que hub pour l’Europe du Nord s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du Maroc une plaque tournante du commerce international. Le Plan National de Développement Logistique (PNDL), lancé par le gouvernement marocain, a pour objectif de moderniser les infrastructures portuaires et logistiquesetderéduirelescoûtslogistiquesdanslepays Ceplanambitionnedefairedu Maroc un acteur incontournable du secteur, en particulier en matière de transports intermodauxreliantleportauréseauferroviaireetàl’autoroute
LeportdeTangerMed,déjàunleadermondialdesportsàconteneurs,apermisauMaroc derenforcersapositiondanslachaînelogistiquemondiale Cependant,pourfairefaceàla concurrence grandissante en Méditerranée et pour diversifier les routes commerciales, le port d’Agadir se voit comme une alternative stratégique Ce projet de connexion EuropeAfrique renforce l’engagement du pays à se diversifier économiquement et à attirer des investissementsenprovenancedesmarchéseuropéens

LesavantagespourAgadiretlarégion
Cette nouvelle ligne maritime présente plusieurs avantages pour la région d'Agadir. Tout d'abord, elle permettra de générer de nouveauxemploisdirectsetindirectsdansle secteur du transport maritime, de la logistique, et des services connexes (manutention, gestion portuaire, etc.). Le développement du port en tant que centre d'échanges pourrait également attirer de nouvelles entreprises, notamment des startups logistiques ou des centres de distribution
Cette initiative devrait également avoir un impact direct sur les exportations marocaines, en facilitant l'accès à de nouveaux marchés en Europe, mais aussi en Afrique de l’Ouest Le Maroc pourrait ainsi renforcer sa compétitivité et attirer davantage de flux commerciaux entre les deux continents De plus, les entrepreneurs locaux devraient bénéficier d’une amélioration de la connectivité avec l’Europe et d'une réduction des coûts liés aux transports, un facteur clé pour les exportations de produits agricoles et artisanaux
Les défis à relever : infrastructures et concurrence
Malgré ses atouts, le projet d’Agadir devra faire face à plusieurs défis pour être pleinementcompétitif.Leportd'Agadirsouffre encoredecertaineslimitationsentermesde capacité d’accueil et d'infrastructures. Bien quedestravauxd’extensionaientétélancés, notamment pour le dédouanement rapide des marchandises et la réduction des délais de traitement, Agadir devra renforcer ses capacitésportuairespourgérerdesvolumes deplusenplusimportants
LeportdeTangerMedresteunconcurrentde taille, notamment en raison de son positionnementstratégiquedansledétroitde Gibraltar, à la croisée des routes maritimes reliant l’Asie à l’Europe Pour rivaliser avec Tanger Med, Agadir devra non seulement augmenter ses capacités de stockage, mais aussi proposer des services de logistique verteetunegestionoptimiséedescoûtspour séduirelesentreprisesinternationales
Enoutre,Agadirdevraconvaincrelesacteurs du secteur maritime que le marche africain est à portée de main, et que les investissements dans l’infrastructure logistiqueserontrentablesàlongterme
L’impactpourlesexportateursmarocains
Ce projet s’inscrit également dans une dynamique plus large visant à renforcer les exportations marocaines, en particulier pour les produits frais et les matières premières agricoles. Le Maroc exporte déjà de nombreuses marchandises, mais la concurrencedanslalogistiquemaritimemondialeresteféroce. Une réduction des coûts logistiques à travers la création de nouveaux hubs comme Agadir pourrait permettre au pays de mieux se positionner sur le marché international, tout en facilitantl'exportationdesproduitsàvaleurajoutée.
Agadir,unpivotlogistiquepourl’avenir
Le projet de hub maritime d’Agadir, renforcé par l’arrivée de l'armateur Samskip, constitue une étape stratégique dans l’ambition du Maroc de devenir un leader logistique en Méditerranée et en Afrique Bien qu’il reste des défis à relever, notammentsurleplandesinfrastructuresetdelaconcurrence, Agadir présente un potentiel réel pour diversifier les flux commerciaux,accroîtrelacompétitiviédupaysetsoutenirson développementéconomique
Ceprojetdevrait,àterme,offrirdenouvellesopportunitéspour les entreprises marocaines, notamment dans les secteurs agricoles et industriels Il pourrait bien devenir un levier pour accélérer l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales tout en renforçant sa position stratégique entre l’Europeetl’Afrique

LeMarocalongtempsétédépendantdes conditions climatiques pour sa croissance, en particulier dans des secteurs clés comme l'agriculture et l'hydroélectricité. Cependant, la diversification de l'économie ces dernières années semble avoir réduit cettevulnérabilité.Alorsquelesdéfisliés au changement climatique et aux variations des précipitations continuent d'affecter certaines régions, le Maroc sembleêtreenmesuredes’affranchirde cettedépendance.Cettetransformation, portéeparl’industrialisationetlesecteur des services, annonce un tournant importantdanslarésilienceéconomique du pays. Mais cette transition est-elle suffisante pour garantir une croissance durableàlongterme?
L'agriculture,secteurclémaisvulnérable auxvariationsclimatiques L'agriculture marocaine, qui représente encore une part significative du PIB et emploie une grande partie de la population,demeurel’undessecteursles plus exposés aux aléas climatiques. Les périodes de sécheresse et de pluies irrégulières affectent la production agricole, en particulier pour des produits comme les céréales, les fruits et les légumes. Le Maroc, un des plus grands producteurs mondiaux de citrons, de olives et de fèves, dépend de l'eau pour maintenircesniveauxdeproduction
En 2025, les réductions de rendements agricolesduesàlafaiblepluviométrieont contraint le pays à importer une plus grandepartiedesesbesoinsalimentaires de base, comme les blés Le secteur de l’eau reste crucial pour soutenir la production agricole, avec des investissements importants dans la gestion des ressources hydriques, les barragesetledésalementdel'eau
Cependant, malgré cette vulnérabilité climatique, des mesures d’adaptation, telles que la sélection de cultures résilientes et la modernisation des techniques agricoles, permettent de réduire cette dépendance. Le Plan Maroc Vert et les projets de smart agriculture ouvrent de nouvelles perspectives pour rendre l'agriculture marocaine plus résistanteauxchangementsclimatiques.
Lamontéeenpuissancedel'industrie:versuneéconomieplusrésiliente Une des clés de cette transformation économique réside dans l’industrialisation.LeMarocadéployédeseffortsconsidérablespourrenforcer sa capacité industrielle et réduire la dépendance de son économie à des secteurs vulnérables comme l’agriculture. L’industrie automobile est l’un des exempleslesplusfrappantsdecettetransformation.LeMarocestdevenuun acteur majeur dans la production automobile en Afrique, avec des usines dédiéesàdesmarquescommeRenaultetStellantis.
L’électronique, l'aéronautique et les énergies renouvelables sont également dessecteursquicontribuentàlarésilienceéconomiquedupays LeMaroca investi massivement dans la production d’énergie solaire, notamment à travers le projet phare de Noor Ouarzazate, et le pays est devenu un leader mondial de l’énergie solaire Ces secteurs sont moins sensibles aux aléas climatiques et peuvent, en partie, compenser les pertes économiques causéespardesmauvaisesrécoltes
L’industrie marocaine a ainsi montré une solidité croissante, non seulement poursoutenirl’économie,maisaussipourcréerdesemploisindustrielsetoffrir de nouvelles opportunités économiques pour le pays La diversification industrielle joue un rôle essentiel dans la réduction de la vulnérabilité aux chocsclimatiques

Les services : un secteur en pleine expansion et moins exposé aux risquesclimatiques
Le secteur des services représente aujourd’hui environ 60 % du PIB marocain et a permis au pays de réduiresadépendanceauxsecteurs primaires (agriculture, extraction de matières premières). Les secteurs financiers,touristiquesetnumériques ont montré une résilience particulièrement importante face auxcrisesclimatiques.Lacroissance de l’industrie touristique, avec un nombrerecorddevisiteursétrangers en 2025, est un exemple de la capacité du pays à attirer des investissements étrangers dans des secteurs moins sensibles aux variationsclimatiques
Le numérique est également un domaine stratégique, avec une croissance continue des startups technologiques et une forte demande pour des solutions de cybersécurité et de fintech Le pôle de Casablanca est devenu un véritable hub technologique, attirant des entreprises mondiales dans des domaines comme l’intelligence artificielle, l'innovation et la blockchain
Cela permet au Maroc de s’affranchir, dans une certaine mesure,desdéfisagricoles,entirant profit de ses infrastructures modernes et de son capital humain formé aux métiers du numérique et desservicesfinanciers.
Les investissements dans les énergies renouvelables : une transitionversuneéconomieverte
Le secteur des énergies renouvelables est un autre pilier fondamental de la stratégie du Maroc pour réduire sa dépendance auxconditionsclimatiques Lepaysa investi massivement dans des projets d’énergie solaire et éolienne, avec des projets emblématiques comme Noor Ouarzazate, Tarfaya et Laâyoune Le Maroc s’est fixé pour objectif de produire 52 % de son énergie
à partir de sources renouvelables d’ici 2030, ce qui constitue un grand pas vers l’indépendance énergétique et la réduction des risquesclimatiques
L'énergie solaire et éolienne sont essentielles pour garantir une production énergétique stable, indépendamment des conditions climatiques.Enparallèle,lepayschercheàdévelopperdessolutions destockagedel'énergieafindegérerefficacementlavariabilitéde ces sources d'énergie, en particulier dans le contexte des périodes defaibleensoleillementoudeventsvariables.
LeMarocentransitionversuneéconomieplusrésiliente Laréductiondeladépendanceauxaléasclimatiquesestunobjectif clépourl’avenirduMaroc.Grâceàsadiversificationéconomique,le paysestentraindeconstruireuneéconomieplusrésiliente,moins vulnérable aux changements climatiques L’industrialisation, le secteur des services et les énergies renouvelables sont les principauxmoteursdecettetransformation
Celadit,lecheminresteseméd’embûches L’agriculturedemeurant unsecteurstratégique,ilestcrucialqueleMarocrenforcesesefforts pour réduire sa vulnérabilité climatique, tout en diversifiant les secteurs économiques moins sensibles aux risques climatiques La transitionversuneéconomieverteetnumériqueseradéterminante pour garantir un développement durable, inclusif et résilient face auxdéfisdedemain

La compétitivité des exportations marocaines est l’un des piliers de l’ambition du pays de devenir un acteur majeur du commerce international. Cependant, un des obstacles majeurs reste la stabilité du dirham, dont l’appréciation récente a fragilisé la compétitivité des produits marocains sur les marchés étrangers. Tandis que les exportateurs marocains peinent à rivaliser avec des pays comme la Turquie ou l’Égypte, qui bénéficient d’une monnaie dévaluée, le Maroc doit redéfinir sa politique monétaire pourmaintenirsespartsdemarché.Pourquoi le dirham, un symbole de stabilité, devient-il unfreinàlacroissancedel’exportation?
Ledirhamfaceàlaconcurrencedesmonnaies dévaluées
Depuisquelquesannées,leMarocaconnuune appréciation progressive de son dirham par rapport aux principales devises internationales. Alors que cette stabilité monétaire est souvent perçuecommeunatoutpourl’économie,ellea paradoxalement pénalisé la compétitivité des exportations En effet, un dirham fort augmente le prix des produits marocains à l’international, ce qui les rend moins attractifs par rapport à ceuxdepaysconcurrentcommelaTurquie,où la lira est en forte dépréciation, ou l’Égypte, qui bénéficie également d’une livre égyptienne faible
Dans ce contexte, les entreprises marocaines, notamment celles qui exportent des produits manufacturés ou de première nécessité (textiles, produits agroalimentaires, etc), voient leur compétitivité rognée par la hausse des coûts de production et des prix de vente à l’étranger La politique monétaire rigide du dirham empêche une ajustation naturelle de ces coûts dans un marché mondial où la concurrences’intensifie
Les impacts sur les secteurs clés : l’agroalimentaireetletextile Lessecteurslesplustouchésparcettesituation sont ceux où la compétitivité-prix joue un rôle clé. C’est le cas notamment du secteur agroalimentaire et du textile, deux exportations stratégiquesduMaroc.En2025,
malgré une augmentation des volumes exportés, les marges bénéficiairesdesproducteursmarocainsontdiminué,enraisondela haussedesprixdevente Undirhamfortpénalisecessecteursfaceà desconcurrentsdirects,notammentenAfriqueduNordetenAsie,où lesdevisessontplusfaibles Danslesecteuragroalimentaire,leMarocavusespartsdemarché se réduire, notamment sur les marchés européens et africains, en raison des coûts élevés Les entreprises marocaines, qui peinent à adapter leurs prix à la réalité du marché, se retrouvent désavantagées par rapport à des pays producteurs voisins qui peuvent exporter à moindre coût grâce à la faiblesse de leurs monnaies De même, pour l’industrie textile, les produits marocains sontdevenusmoinsattractifsparrapportàceuxproduitsenAsiedu Sud ou en Tunisie, où la compétitivité-prix est largement plus favorable.
LapolitiquemonétaireduMaroc:stabilitéoucompétitivité?
Le dirham est un pilier de la politique économique marocaine, garantissant la stabilité monétaire et contribuant à l’attractivité du pays aux yeux des investisseurs étrangers. Toutefois, cette stabilité doitêtreréévaluéeàlalumièredesnouvellesréalitéséconomiqueset de la compétitivité mondiale Si la Banque centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib)s’engageàmaintenirlastabilitédelamonnaie,ildevient urgent de repenser les mécanismes d’ajustement de la politique monétaireafindenepasfreinerlacroissancedesexportations

LeMarocpourrait,parexemple,réévaluersa politique de flottement contrôlé, en permettant au dirham de se déprécier légèrement face à l’euro et au dollar pour compenserl’effetdeshaussesdeprixsurles exportations. À long terme, il pourrait être utiled’explorerdesmécanismesplusflexibles pour réguler la valeur de la monnaie sans compromettre la stabilité macroéconomiquedupays Lebutseraitde mainteniruntauxdechangecompétitif,tout en veillant à ce que l’inflation interne ne soit pasexcessive
Les solutions possibles pour restaurer la compétitivitédesexportations
Pour maintenir une compétitivité durable, le Maroc devra trouver un équilibre entre stabilité monétaire et réduction des coûts d’exportation Parmi les solutions envisageables:
Une dépréciation contrôlée du dirham : La dévaluation contrôlée pourrait permettre de réajusterlesprixdesproduitsmarocainstout en gardant la stabilité des marchés financiers Cette dépréciation devrait être accompagnée de mesures visant à limiter les effets négatifs sur l'inflation interne et la pauvreté.
Renforcerladiversificationdesexportations:
En élargissant les secteurs d'exportation, le Maroc pourrait compenser les effets d’une monnaieforte.Lepaysdisposedenombreux secteurssous-exploités,telsquelesénergies renouvelables, les technologies de l’information, et les services à haute valeur ajoutée(fintech,bigdata,etc)
Améliorer la productivité industrielle : Le gouvernement marocain pourrait adopter des politiques industrielles plus poussées pourréduirelescoûtsdeproductioninternes, notamment à travers la formation des travailleurs, le développement des infrastructures et l’adoption de technologies plusefficacesdansleschaînesdevaleur
Augmenter l’attractivité des investissements étrangers : En réduisant les frais de douane et en simplifiant les procédures administratives, le Maroc pourrait attirer davantaged’investissementsétrangerspour des projets d’infrastructure et de production localeafindecompenserlapressionexercée parunemonnaietropforte
Trouverl'équilibreentrestabilitéetcompétitivité
LeMarocdoitaujourd’huifairefaceàundéfiéconomique majeur : comment concilier la stabilité monétaire, qui a étéunfacteurdeconfianceinternationale,etlanécessité de maintenir une compétitivité-prix sur les marchés mondiaux. Si la politique du dirham fort a bien servi le pays pendant plusieurs années, elle montre aujourd’hui ses limites dans un contexte de concurrence internationaleaccrue.
Réévaluer la politique monétaire et mettre en place des mécanismespouradapterlescoûtsd’exportationtouten maintenant une stabilité globale sera crucial pour garantirlacompétitivitédesexportationsmarocaines Le Marocdoitainsiévoluerversunmodèleéconomiqueplus flexible et dynamique, capable de faire face aux nouveauxdéfisdelamondialisation


Le dispositif d’aide à la PME marocaine, dans le cadre du nouveau méthode d'investissementduroyaume, est conçu pour renforcer l'écosystème économique
local, avec un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME). Ceprogrammeviseàsoutenir l’entrepreneuriatetàfavoriser la création d'emplois dans un contexte de croissance soutenue.
Lenouveaucadrelégislatif,qui s'inscrit dans la stratégie du Ministère de l'Investissement, de la Convergence et de l'Évaluation des Politiques Publiques, permet de moderniser et d’optimiser le soutien aux entreprises, en particulier celles à vocation stratégique pour l’économie nationale. En effet, le Maroc a mis en place un système de soutien spécifique pour les PME, afin de stimuler leur développement et leur compétitivité dans un environnement économique deplusenplusglobalisé.
1. Objectifs du programme de soutienauxPME
Ce programme repose sur plusieursobjectifsessentiels: AccélérerlacroissancedesPME marocaines, en offrant un financement adapté et des incitationsfiscales
Favoriser la création d’emplois durables, notamment pour les jeunes et dans les régions moins développées, contribuant ainsi à une réduction des disparités économiques
Stimuler l’investissement dans des secteurs stratégiques pour l’avenir du pays, tels que la technologie, l’innovation, et les industriesvertes
2. Les principales caractéristiques du dispositif
Le dispositif comprend quatre principaux types d’aides, avec un accent particuliersurlesPME:
Le soutien de base, visantlesprojetsdetaille modeste mais à fort potentiellocal
Lesoutienspécifiqueaux projets stratégiques, c’est-à-dire ceux répondant à des prioritésnationalestelles que la transition énergétique ou les technologiesdepointe
L'aide à l’exportation, encourageant les PME à se développer à l’international et à participer à la mondialisation. Le financement de projets favorisant l’inclusion sociale et économique, notamment dans les zonesmarginalisées
3.Conditionsd’éligibilité
Les PME doivent répondre à plusieurs critères pour pouvoir bénéficier de ces aides, dont la création d’emplois durables et l'innovation dans des secteurs ciblés par l'État Par ailleurs, ces entreprises doivent démontrer une viabilité financière et un potentiel de croissance
Parexemple,pourbénéficierdusoutienaufinancement, une entreprise doit investir un minimum de 1 million de dirhams, et son chiffre d'affaires annuel doit se situer entre 1 et 200 millions de dirhams De plus, il est requis que ces PME n 'aient pas de participation directe ou indirectedansdesentreprisesayantunchiffred'affaires supérieurà200millionsdedirhams

4.Typesdesubventionsetaidesproposées
LesPMEpeuventbénéficierdedifférentesformesdesoutienfinancier: Dessubventionspourlacréationdenouveauxemplois,dontlemontantvarieselonlenombredepostes créés
Des aides territoriales, qui varient en fonction de la localisation des projets dans des zones moins développées
Des subventions pour les activités prioritaires, comme l’innovation ou l’intégration dans la chaîne de valeurinternationale
5.Processusdedemandeetdesuivi
Les entreprises intéressées doivent soumettre une demande via la plateforme électronique dédiée (wwwCRI-investma ), en suivant une procédure bien définie, allant de la soumission du dossier à la signature de l’accord d’investissement Chaque projet est ensuite suivi par les Comités régionaux d’investissement, qui assurent une évaluation continue du projet, afin de garantir la bonneutilisationdesfonds
6.Impactattendu
Ce dispositif vise à améliorer l’attractivité du Maroc en tant que destination d’investissement, tout en contribuant à la création d’emplois durables et à la réduction des inégalités régionales Il constitue ainsi un levier clé pour l’inclusion économique et le renforcement de la compétitivité des PME marocaines, tant sur le marché national qu’international

Le nouveau dispositif d’aide à la PME marocain, à travers le miroir du Mécanisme d’Investissement 2022-2026, représente une avancée stratégique pour renforcer la compétitivité des PME et maximiser leur impactsurl’économienationale.Ensoutenantl’investissementproductif etenencourageantl’innovation,leMarocchercheàfairedesesPMEdes acteursincontournablesdelacroissanceéconomiquedurabledupays.
Croissancedesexportationsagricoles:unbondde7% pourlesagrumes
Les exportations marocaines d’agrumes ont enregistré unecroissancede7%en2025,atteignantuntotalde2,5 milliards de dirhams. La demande en oranges, clémentines et citron a particulièrement augmenté en EuropeetenAfriquesubsaharienne,faisantduMarocl’un des leaders mondiaux dans ce domaine Le secteur, soutenu par des initiatives de modernisation agricole, continuedediversifiersesdestinationsd’exportation.
Hausse des investissements étrangers dans l’industrie pharmaceutique
L’industrie pharmaceutique marocaine a attiré des investissements étrangers record en 2025, notamment de la part de laboratoires européens et asiatiques, qui ont renforcéleurprésencedanslepays.Cesecteurabénéficié de la mise en place de zones industrielles spécifiques et d’unepolitiqueincitativepoursoutenirlaproductionlocale de médicaments et réduire la dépendance du Maroc aux importations.
Relancedel’immobilier:lesprixdeslogementsenhausse de4%
Le marché immobilier marocain montre des signes de relance,avecuneaugmentationdesprixdeslogementsde4 % en 2025. Cette hausse est alimentée par la demande croissante dans les villes de moyenne taille, notamment dans les zones périphériques d’Agadir, Marrakech et Rabat Les experts prévoient une modération des prix à partir de 2026,enraisondelahaussedestauxd’intérêt.

Le secteur textile marocain se diversifie vers les produitshautdegamme
Le secteur textile marocain continue de se diversifieraveclaproductiondetextilestechniques et haut de gamme pour les secteurs de l'automobileetdel'aéronautique LeMaroccherche àsepositionnercommeunfournisseurdeproduits à haute valeur ajoutée pour les grandes marques internationales, afin de concurrencer des pays commelaTurquieetlaTunisie
Bilan des projets d’infrastructure autoroutière : 500 kmsupplémentairesd’ici2027
Le Maroc prévoit d’ajouter 500 km d’autoroutes supplémentaires à son réseau d’ici 2027, avec des projetsdanslesrégionsruralesetmontagneusespour améliorer la connectivité et l'accès aux zones isolées Ce développement devrait également soutenir les exportations et le tourisme en facilitant les déplacements vers les principales destinations économiquesettouristiques.
Digitalisation de la santé : lancement de la premièreplateformedetéléconsultation
Le Maroc a lancé sa première plateforme de téléconsultationen2025,permettantàdesmilliers de Marocains, particulièrement dans les zones rurales, d’accéder à des soins médicaux à distance.Ceprojets’inscritdansuneinitiativeplus largededigitalisationdesservicespublics,visantà améliorer l’accès à la santé et à réduire les inégalités

Réduction des délais de paiement : 35 % des entreprisesenconformité
En 2025, environ 35 % des entreprises marocaines respectent désormais les délais de paiement légaux, une amélioration notable par rapport à l’année précédente La mise en place de mesures strictescontrelesretardsdepaiement,notamment dans les secteurs publics et parastataux, a permis de réduire les tensions de liquidité pour les PME marocaines,malgrédesdifficultéspersistantes
Développement des énergies vertes : le Maroc atteindra40%desaproductionénergétiqueen2025
Le Maroc atteint son objectif de 40 % de production d’énergie renouvelable en 2025, avec des projets majeurs dans l’énergie solaire et l’énergie éolienne. Le pays continue de se positionner comme un leader régionalenmatièredetransitionénergétique,avecdes projets comme Noor Ouarzazate qui fournissent des solutions énergétiques durables à l'Afrique et au Moyen-Orient.
Le marché des véhicules électriques : une nouvellephasedecroissance
Le marché des véhicules électriques au Maroc connaît une phase de croissance, soutenue par l’augmentation des subventions et des infrastructuresderechargedanslesgrandesvilles. En 2025, la vente de véhicules électriques a augmenté de 20 %, et plusieurs initiatives gouvernementales visent à encourager leur adoption à travers des incitations fiscales et des projetsderecyclagedesbatteries.
Les startups marocaines remportent des fonds étrangers:100millionsdedirhamslevésen2025
Les startups marocaines dans les secteurs de la technologie,delafintechetdel’agriculturedurable ont levé 100 millions de dirhams en 2025 auprès d’investisseursétrangers Cettedynamiquemontre une confiance croissante dans l’écosystème entrepreneurialmarocain,quiattiredésormaisdes fondsd’Europe,desÉtats-Unisetdel’Asie
Partenariat Maroc-UE : un nouveau programme de coopérationpourledéveloppementdurable
Le Maroc a signé un partenariat avec l’Union Européennepourlapromotiondel’agriculturedurable et de l’industrie verte. Ce programme de coopération de200millionsd'eurosseconcentrerasurlagestionde l’eau, le recyclage des déchets et l’innovation technologique Ce projet vise à réduire l’empreinte carbone du Maroc tout en soutenant les petites entrepriseslocales.
Le secteur bancaire : croissance modérée mais régulièredescréditsauxentreprises
Lesecteurbancairemarocaincontinuedecroître, avec une augmentation modérée de 5 % des crédits aux entreprises en 2025. Toutefois, cette croissance reste lente, en raison de l’incertitude économique mondiale et de la prudence des banquesfaceàlademandedefinancementdans un contexte de taux d’intérêt élevés Les PME continuentderencontrerdesdifficultésd’accèsau financementàlongterme.



