PdJ Janvier-Février 2026

Page 1


PAROLE DE JÉRUSALEM

DAVANTAGE DE BNEI MENASHE RENTRENT

L’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a été créée en 1980 en reconnaissance de l’importance biblique de Jérusalem et de son lien unique avec le peuple juif. Aujourd’hui, l’ICEJ représente des millions de chrétiens, d’églises et de dénominations à la nation et au peuple d’Israël. Nous reconnaissons au travers de la restauration d’Israël la fidélité de Dieu à garder son ancienne alliance avec le peuple juif.

Nos principaux objectifs sont :

• Se tenir aux côtés d’Israël ;

• Équiper et enseigner l’Église mondiale par rapport aux desseins de Dieu avec Israël et les nations du Moyen-Orient ;

• Être une voix active de réconciliation entre juifs, chrétiens et arabes et soutenir les églises et congrégations de Terre Sainte. Depuis son siège social à Jérusalem, l’ICEJ s’adresse à plus de 170 pays, avec des branches dans plus de 90 pays. Notre vision est :

• D’atteindre chaque segment de la société israélienne avec un témoignage chrétien de confort et d’amour ;

• D’atteindre et de représenter activement le soutien des dénominations, des églises et des croyants envers Israël

L’ambassade chrétienne est un ministère chrétien non confessionnel soutenu par les contributions volontaires de nos membres et amis à travers le monde. Nous vous invitons à vous joindre à nous dans nos œuvres pour Israël et pour le peuple juif dans le monde en faisant un don aux projets en cours de l’ICEJ.

WORD

FROM JERUSALEM

CREDITS

ICEJ Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem P.O. Box 1192, Jérusalem, 9101002 Israël Tél : +972 253 99 700, email: icej@icej.org Internet: www.fr.icej.org

ICEJ – France

Directeur National : Robert Baxter infos@icej-france.fr | www.icej-france.fr Tél : 01 49 17 11 24

Administration : Josiane Brassac, 4C Impasse du Fournat 26150 DIE josbra@me.com / Tél : 04 75 22 05 60 Contact pour la Martinique : eloise.renel@orange.fr

Dons:

CIC Paris la Villette 75019 PARIS IBAN/FR76 3006 6107 5100 0203 4950 113

BIC/SWIFT CMCIFRPP

ICEJ – Suisse CH-8000 Zurich / +41 62 726 01 95 www.icej.ch | info@icej.ch

Dons:

UBS AG/SA : IBAN CH77 0028 8288 4419 6501 R PostFinance : IBAN CH44 0900 0000 6071 9578 3

ICEJ – Côte d’Ivoire

Directeur National: David Silue icejcic@gmail.com

Abidjan Cocody Riviera saint Viateur. 06 BP 2113 Abidjan Côte d’Ivoire. Tél : +225 52 21 21 06

ICEJ – Gabon

Directeur National : Judicaël Mounguengui

BP: 18014 - Libreville, Gabon contact@icej-gabon.org

Tel: (+241)-074285574; (+241)-066248050

Traduction et adaptation: Catherine Pierre-Léandre

Administration : Josiane Brassac josbra@me.com

ROSH CHODESH POUR LES FRANCOPHONES Une réunion hebdomadaire, organisée par l’ICEJ France à lieu par Zoom, tous les vendredis soir de 20h à 21h (heure d’Europe centrale) pour prier ensemble en français pour Israel. En plus, une fois sur deux, une deuxième heure supplémentaire est rajoutée de 21 h à 22h. Pour vous connecter et participer, veuillez utiliser le lien suivant : on.icej.org/RCPanelist

Chers amis

« J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité… » (1 Timothée 2v1-2a)

La nouvelle année 2026 a commencé avec l’espoir timide que nous entrons dans une période où les perspectives de paix et de calme dans la région s’améliorent. Nous sommes prudents car Israël réserve toujours des surprises à la nation. Mais nos prières sont, bien sûr, pour une paix plus durable.

Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à un changement significatif depuis l’invasion terroriste du 7 octobre. Dans un contexte mondial marqué par la montée de l’antisémitisme, les dirigeants israéliens réalisent plus que jamais que les chrétiens évangéliques du monde entier constituent la principale source de soutien sur laquelle ils peuvent compter. Les responsables gouvernementaux et les dirigeants des institutions nationales prévoient de renforcer et d’investir dans ces liens au cours des années à venir.

J’ai eu le privilège de prendre la parole lors d’une récente réunion de prière à la Knesset, organisée par la députée Tatiana Mazarsky. Dans un discours adressé aux dirigeants juifs et chrétiens du parlement israélien, j’ai parlé du prophète Daniel. Pendant plus de cinq décennies, il a occupé une position de premier plan dans les empires babylonien et perse. Daniel se caractérisait par son intégrité absolue. Lorsqu’un complot a été ourdi pour le faire tomber, rien n’a pu être trouvé contre lui, si ce n’est qu’il était un homme de prière.

Aujourd’hui, ces qualités sont rares chez les politiciens de la plupart des pays. Au moment où j’écris ces lignes, mon collègue David Parsons et moimême sommes en route pour une grande conférence à Washington DC. Des parlementaires du monde entier, pour la plupart chrétiens, s’y réunissent. Ce qui les a amenés à cette conférence, c’est leur amour et leur soutien pour Israël. Il est remarquable d’entendre certains de ces dirigeants élus exprimer ouvertement leur solidarité avec Israël en termes de foi biblique.

Dans sa première lettre à Timothée, l’apôtre Paul écrit que les prières pour nos politiciens devraient figurer en tête de notre liste de priorités. Ils ont besoin de nos prières car ils prennent des décisions qui ont un impact sur le climat spirituel de votre pays et souvent aussi sur ses relations avec Israël.

Lorsque vous recevrez ce numéro du magazine Parole de Jérusalem, la nouvelle année aura déjà commencé. Faites en sorte de prier tout au long de cette année pour que des « Daniel » se lèvent dans votre pays. Que des hommes et des femmes craignant Dieu recherchent sincèrement le Seigneur pour la paix et la prospérité de nos nations.

Priez également pour les dirigeants d’Israël, car ils doivent faire face à de nombreux défis difficiles, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Nous avons confiance en Dieu « qui agit en faveur de ceux qui se confient en lui » (Ésaïe 64v4).

Vôtre dans le Messie,

Dr. Jürgen Bühler

Président de l’ICEJ

PHOTO DE COUVERTURE :

Un jeune membre de la communauté Bnei Menashe arrive à l’aéroport Ben Gourion à bord d’un vol Aliyah sponsorisé par l’ICEJ.

SOYEZ FÉCONDS, MULTIPLIEZ ET REMPLISSEZ LA TERRE

UNE NOUVELLE SAISON DE CROISSANCE POUR L’ICEJ EN 2026

ALORS QUE NOUS ENTAMONS UNE NOUVELLE ANNÉE, IL ME

SEMBLE APPROPRIÉ DE REVENIR AU TOUT DÉBUT DE LA BIBLE ET DE RÉFLÉCHIR AU MANDAT ORIGINEL QUE DIEU A DONNÉ

À L’HUMANITÉ LORSQU’IL A CRÉÉ LES CIEUX ET LA TERRE. LORSQUE DIEU A CRÉÉ LES HOMMES, IL LES A BÉNIS ET LEUR A CONFIÉ

UNE MISSION EN LEUR DISANT : « SOYEZ FÉCONDS, MULTIPLIEZ, REMPLISSEZ LA TERRE, ET L’ASSUJETISSEZ… » (GENÈSE 1V28)

CE SONT LÀ QUATRE COMMANDEMENTS SIMPLES QUE DIEU

A DONNÉS À L’HUMANITÉ À L’ÉPOQUE DANS LE JARDIN D’ÉDEN, ET ILS SONT TOUJOURS D’ACTUALITÉ POUR NOUS AUJOURD’HUI.

SOYEZ FÉCONDS !

« Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. » (Jean 15v8)

La fécondité est une caractéristique fondamentale de tout être vivant. Selon le dictionnaire Oxford, « la capacité de croissance et de reproduction » est ce qui définit la vie. Cela signifie que la fécondité est un appel fondamental de Dieu à chacun d’entre nous.

La Bible nous donne de nombreuses façons d’être fructueux. Bien sûr, cet appel initial inclut l’appel à procréer, à fonder une famille. Mais les paraboles de Jésus comparent également la diffusion de la Bonne Nouvelle du Royaume à un cycle de semence et de récolte. Ainsi, faire des disciples est considéré comme être fructueux aux yeux du Seigneur. Et dans l’épître aux Galates, un autre type de fruit est mentionné lorsque Paul parle du caractère que le Saint-Esprit veut produire dans nos vies : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi.

Cela signifie que Dieu attend de nous chaque année une moisson tangible de changement et de croissance. Dans l’Évangile de Jean, Jésus est très clair sur cette question lorsqu’il nous compare à des sarments, lui étant la vigne (Jean 15). L’absence de fruits a des conséquences désastreuses, tandis que la fécondité est le but ultime et la preuve de notre proximité avec Yeshua.

Demandez au Seigneur de faire de 2026 une année de grande fécondité pour vous, votre famille et votre église. Je prie pour que, lorsque nous repenserons à l’année 2026, nous soyons des personnes différentes de celles que nous étions l’année dernière. Nous voulons que Yeshua soit vu de plus en plus clairement en nous.

MULTIPLIEZ-VOUS !

« Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente. » (Matthieu 13v8)

La multiplication et la croissance sont la volonté et le mandat de Dieu pour l’humanité. Plusieurs paraboles de Jésus en parlent. Dans la parabole ci-dessus, le semeur récolte cent, soixante et trente fois plus. De même, la parabole des talents montre que Dieu attend de nous que nous multiplions les talents qu’il nous a donnés.

La multiplication est une bénédiction de Dieu. Le premier commandement dans Genèse 1 est initié par Lui. « ... et le Seigneur les bénit... » Le grand psalmiste, le roi David,

a écrit : « Il les bénit, et ils deviennent très nombreux... » (Psaume 107v38). La Bible indique clairement que l’augmentation du nombre des familles et des nations à l’époque biblique était considérée comme un signe de la faveur divine. Et Dieu encourage Israël à demander la multiplication !

« Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici encore sur quoi je me laisserai fléchir par la maison d’Israël, voici ce que je ferai pour eux; je multiplierai les hommes comme un troupeau. » (Ézéchiel 36v37)

Demandez au Seigneur que 2026 soit une année de multiplication ; que Dieu accorde la croissance à votre famille, à votre vie personnelle, à votre église ou à votre ministère.

REMPLISSEZ LA TERRE !

Pour Dieu, il n’y a pas de limite à la croissance. Dans Ésaïe, le prophète avait prédit que le gouvernement du Royaume du Messie n’aurait pas de fin (Ésaïe 9v7). Cela signifie que nous n’atteindrons jamais la limite des capacités de Dieu. Que nos actions soient petites ou grandes, Dieu peut accroître ce que nous faisons.

À Abraham, il promet que la multitude de ses descendants sera comme le sable au bord de la mer et les étoiles dans le ciel. Aujourd’hui, nous sommes capables de calculer le nombre approximatif d’étoiles qui existent dans les cieux. Les astronomes estiment actuellement qu’il y a environ 1023 étoiles dans l’univers. Cela correspond à peu près à 100 billions d’étoiles par personne sur terre. Cela signifie que la foi d’Abraham ne pourrait jamais dépasser les capacités de Dieu. C’est pourquoi les prophètes pouvaient voir toute la terre remplie de la gloire de Dieu.

La vision d’Abraham était que toutes les familles de la terre seraient bénies en lui. Et c’est cette vision que Jésus a transmise à l’Église. Chaque tribu et chaque nation doivent être touchées par l’Évangile du Royaume de Dieu, jusqu’aux extrémités de la terre (Matthieu 24v14 ; 28v19 ; Actes 1v8 ; Apocalypse 7v9). Alors, « remplissons la terre » !

Demandez au Seigneur de vous donner en 2026 une vision suffisamment grande pour rendre gloire à Dieu.

ASSUJETTISSEZ-LA !

Nous voyons ici quelque chose d’intéressant ! Même dans l’environnement parfait du jardin d’Éden, quelque chose dans la nature exigeait qu’Adam et Ève l’assujettissent. Nous ne pouvons que spéculer sur la façon dont cela s’est

« Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente. »

(Matthieu 13v8)

« Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. »

(Jean 15v8)

La multiplication et la croissance sont la volonté et le mandat de Dieu pour l’humanité.

« Je te bénirai et je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta descendance possédera la porte de ses ennemis. »

(Genèse 22v17)

déroulé dans ce monde originel sans péché qu’était l’Éden, mais les chapitres suivants décrivent comment le péché, la rébellion et le sang versé ont fait leur apparition et ont endommagé la création. Les conséquences ont été une rupture des relations, une augmentation de la douleur et l’apparition de facteurs nuisibles tels que les mauvaises herbes, les épines et les chardons qui ont poussé dans le monde. La nature est devenue sauvage et « que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. » (Genèse 6v5).

Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous demande de croire en un mandat qui trouve son origine dans le jardin d’Éden. Cela semble tellement contre-intuitif dans notre monde moderne. Et il est vrai que les défis d’aujourd’hui ne cessent de croître d’année en année.

Aujourd’hui, nous assistons à une recrudescence alarmante de l’antisémitisme, en particulier dans les pays occidentaux, qui est sans précédent depuis le début de l’ère nazie. Il est non seulement inquiétant de voir de grandes manifestations pro-Hamas organisées dans de nombreuses villes à travers le monde, mais il est encore plus troublant à certains égards de constater les sentiments anti-israéliens très forts qui règnent aujourd’hui dans les églises, même dans les cercles évangéliques. De nombreux pasteurs se vantent ouvertement, d’une manière sans précédent, d’adhérer à la théologie du remplacement et se targuent de critiquer vivement Israël.

Aux États-Unis, bastion de l’amour et du soutien chrétiens envers Israël depuis plusieurs générations, leur soutien semble s’effriter pour la première fois, en particulier chez les jeunes. Tucker Carlson, Candace Owens et la figure ultranationaliste Nick Fuentes sont devenus des porte-parole puissants de la rhétorique anti-israélienne et antisémite au sein du courant conservateur dominant. Certains de ces puissants influenceurs de l’opinion publique sont connus pour être à la solde du Qatar et pourraient avoir des arrière-pensées, mais d’autres semblent

attaquer Israël pour des raisons très personnelles.

Et pour couronner le tout, nous assistons à la dissolution rapide, sous nos yeux, des fondements des valeurs judéo-chrétiennes qui ont contribué à bâtir des sociétés éclairées et démocratiques. La liberté d’expression est menacée dans un nombre surprenant de pays, et les Églises se sont souvent repliées dans une bulle religieuse, incapables d’apporter des réponses aux défis du monde moderne.

Face à tous ces nouveaux défis, il serait tentant de ne plus penser à la croissance, à la multiplication et à atteindre les extrémités de la terre, mais plutôt d’essayer de renforcer nos forteresses.

Dans Genèse 22v17, nous lisons : « Je te bénirai et je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta descendance possédera la porte de ses ennemis. »

La multiplication face aux ennemis qui s’opposent à nous ! Ce n’est pas seulement la survie qui est promise, mais comme Jésus l’a proclamé à Pierre, les « portes de l’enfer » ne nous vaincront pas, mais il nous appelle plutôt à les posséder. C’était là la bénédiction même prononcée à Abraham concernant Israël, une bénédiction que toute la malveillance du Pharaon n’a pu arrêter, car plus les Israélites étaient opprimés, plus ils se multipliaient.

Il existe un grand mystère quant à la manière dont l’Église se renforce même en période de grande adversité. L’Iran, la Chine et même les Églises libres russes pendant l’ère soviétique sont des exemples clairs de ce phénomène. Le livre de la Genèse décrit également comment Isaac a commencé à semer même pendant une période de sécheresse sévère dans la région aride de Gerar, qui se trouve aujourd’hui près de la frontière avec Gaza. La parole de Dieu dit que malgré l’adversité de la sécheresse, Isaac a récolté cent fois plus cette même année. C’est une fertilité miraculeuse.

C’EST EXACTEMENT CE QUE LE PROPHÈTE JÉRÉMIE PRÉDIT :

« BÉNI soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, Et dont l’Éternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant ; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert ; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, Et il ne cesse de porter du fruit. »

(Jérémie 17v7-8)

En ce début d’année, je tiens à vous encourager : même si vous rencontrez des difficultés dans votre vie spirituelle personnelle, dans votre famille, dans vos finances ou même dans votre santé, nous devons proclamer face à ces adversités que, par la grâce de Dieu, 2026 sera une année de fécondité, de multiplication et de vision.

Si Dieu est avec nous, rien ne peut nous arrêter, car toute autorité dans les cieux et sur la terre a été donnée à notre Seigneur Jésus, et nous sommes assis avec lui dans les lieux célestes.

Joignez-vous à moi pour attendre de grandes choses de Dieu en cette nouvelle année 2026. Puissiez-vous porter beaucoup de fruits, puissiez-vous les multiplier et les répandre, puissiez-vous poursuivre de nouvelles visions du Seigneur, et puissiez-vous atteindre un nouveau niveau d’autorité en Lui.

LE DR BÜHLER

REÇOIT LE PRIX « PILLARS OF JERUSALEM »

Lors du récent 7ème Sommet des médias chrétiens, parrainé par le Bureau de presse du gouvernement israélien et le ministère des Affaires étrangères, le président de l’ICEJ, le Dr Jürgen Bühler, a reçu le prix « Pillars of Jerusalem » des mains du maire de Jérusalem, Moshe Lion.

Ce prix a été décerné en reconnaissance du travail accompli par l’ICEJ pour renforcer l’aliyah vers Israël et approfondir les liens entre chrétiens et juifs. Comme l’ont souligné les organisateurs, les dirigeants et le personnel de l’ICEJ sont des ambassadeurs dévoués d’Israël, contribuant à faire de Jérusalem un symbole d’espoir pour les nations et les religions.

En acceptant le prix « Pillars of Jerusalem », le Dr Bühler a évoqué les 1 700 pèlerins chrétiens en provenance de 75 pays du monde entier qui venaient d’arriver à Jérusalem pour la Fête des Tabernacles, ce qui en fait la plus

DES LEADERS CHRÉTIENS SUD-AFRICAINS

PARTICIPENT À UNE MISSION D’ÉTUDE EN ISRAËL

En novembre, d’éminents dirigeants chrétiens d’Afrique du Sud, dont le célèbre député Kenneth Meshoe, ont participé à une mission d’étude en Israël organisée par les Amis sud-africains d’Israël en coopération avec la branche sud-africaine de l’ICEJ. La visite s’est terminée par un dîner spécial et une démonstration d’unité entre les dirigeants chrétiens et juifs d’Afrique du Sud et d’Israël. Parmi les orateurs figuraient Daniel Yakcobi, directeur exécutif de la SAFI, David Parsons, vice-président principal et porte-parole de l’ICEJ, Josh Reinstein, directeur à la Knesset du « groupe des alliés chrétiens », et le pasteur israélien Peter Tsukahira.

M. Yakcobi a souhaité la bienvenue aux invités et a exprimé son espoir de voir les deux nations se rétablir et connaître des jours meilleurs.

M. Parsons a souligné les contributions uniques de l’Afrique du Sud à l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem depuis sa fondation en 1980, notamment nos deux premiers dirigeants exécutifs, le Dr Johann Lückhoff et le révérend Malcolm Hedding. Il a également souligné l’approfondissement des relations entre Chrétiens

grande mission de solidarité en Israël depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.

« C’est une bonne nouvelle pour Israël », a assuré le Dr Bühler à l’assemblée. « C’est la vérité qui doit être dite dans le monde entier : malgré toutes les manifestations folles d’antisémitisme dans les villes du monde entier, il y a des millions de chrétiens évangéliques à travers le globe qui aiment Israël, soutiennent Israël et croient en la destinée du peuple juif. Et ils soutiendront Israël, quoi qu’il arrive. »

Le Christian Media Summit est un rassemblement annuel organisé par le GPO qui réunit des journalistes et des influenceurs chrétiens du monde entier afin de rencontrer des dirigeants israéliens, de visiter des sites d’actualité et d’assister à des exposés de divers experts sur des sujets d’intérêt. L’ICEJ participe à ce sommet depuis sa création il y a près de dix ans.

et Juifs au cours des deux dernières années de guerre en Israël, ainsi que la nécessité mutuelle de défendre et de promouvoir nos valeurs judéo-chrétiennes communes dans le contexte actuel de confusion morale croissante.

M. Reinstein a retracé la création à la Knesset du « groupe des alliés chrétiens » (KCAC) en 2004, après que les dirigeants israéliens aient pris conscience que les chrétiens étaient les plus solides alliés d’Israël. Depuis, le KCAC a inspiré la formation de groupes parlementaires affiliés, les Israel Allies Caucuses, dans les parlements de 64 autres nations à travers le monde. « Nous transformons le soutien biblique à Israël en actions politiques concrètes », a déclaré M. Reinstein, décrivant cette « diplomatie fondée sur la foi » comme l’outil diplomatique le plus important d’Israël.

Le pasteur Peter Tsukahira a évoqué son aliyah en Israël en 1987 et l’appel qu’il a ressenti avec son épouse pour cofonder une congrégation sur le mont Carmel à Haïfa. « Je pense que cela fait partie de ma vocation d’aider l’Église à revenir à ses racines hébraïques », a-t-il déclaré.

LE TOURISME EN HAUSSE

Suite à l’acceptation du cessez-le-feu à Gaza négocié par les États-Unis début octobre, on constate une augmentation notable du nombre de groupes de touristes chrétiens visitant Israël et s’arrêtant au siège de l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem. Ici, les dirigeants et le personnel de l’ICEJ accueillent un groupe de touristes chrétiens allemands dirigé par le pasteur Roland Krumm, un bon ami de l’équipe ICEJ-Allemagne.

Il y a aujourd’hui beaucoup de débats concernant la nouvelle perspective sur Paul en ce qui concerne Israël. L’apôtre Paul n’est pas toujours facile à comprendre. Même son compagnon apôtre, Pierre, a écrit que Paul est parfois « difficile à comprendre » et que beaucoup déforment ses paroles « pour leur propre destruction » (2 Pierre 3v16). Vingt siècles plus tard, l’aspect le plus controversé des enseignements de Paul concerne peut-être la question suivante : quelle était, selon Paul, la relation entre le judaïsme du premier siècle et ce nouveau mouvement autour de Jésus ?

L’HÉRITAGE DE LUTHER

Pendant cinq siècles, les protestants ont largement interprété Paul à travers la théologie de Martin Luther, qui a été façonnée par son conflit avec le catholicisme de la fin du Moyen Âge. Dans cette bataille, les « œuvres » ont été opposées à la « grâce », et Luther a conclu que le judaïsme du premier siècle devait enseigner le salut par les œuvres. Sur la base de cette hypothèse, la critique de Paul à l’égard des « œuvres de la loi » en est venue à signifier un rejet total du judaïsme et l’instauration d’une religion entièrement nouvelle, un christianisme détaché du peuple, de l’histoire et de la terre d’Israël.

Cette interprétation est rapidement devenue le terreau théologique du supersessionisme, ou théologie du remplacement, qui se déclinait en deux volets. Premièrement, le

PAUL ET L’APPEL IRRÉVOCABLE D’ISRAËL

[CET

ENSEIGNEMENT BIBLIQUE EST TIRÉ DU MESSAGE DU PROFESSEUR MCDERMOTT LORS DE LA FÊTE DES TABERNACLES 2025 DE L’ICEJ.]

peuple : l’Église remplace Israël en tant que peuple élu de Dieu, et les Juifs qui ne suivent pas Jésus ne sont donc plus les élus. Deuxièmement, la Terre : la Terre d’Israël perd sa signification d’alliance, n’est plus sainte et les promesses territoriales sont spiritualisées. Ces idées s’enracinèrent profondément et les conséquences s’avérèrent graves. La dernière œuvre de Luther, « Des Juifs et de leurs mensonges », fut utilisée comme arme plusieurs siècles plus tard par le régime nazi, qui la distribua largement afin de conditionner les chrétiens – en particulier les luthériens – à accepter les lois anti-juives. Alors que Luther luttait contre les abus de son époque, les superposant à tort à l’Église du premier siècle, son interprétation de Paul contribua à rendre l’Église vulnérable à de graves erreurs concernant Israël.

LA NOUVELLE PERSPECTIVE SUR PAUL Dans les années 1970 et 1980, un groupe de chercheurs – notamment E. P. Sanders, James D. G. Dunn et N. T. Wright – a remis en question cette approche du judaïsme influencée par Luther. Ils ont démontré que le judaïsme du Second Temple – le judaïsme de Paul – ne prêchait pas le salut par les œuvres, mais ce que Sanders appelait le « nomisme de l’alliance ». En bref, cela signifie qu’Israël entre dans l’alliance par la grâce – symbolisée pour les garçons par la circoncision infantile – mais que pour rester dans cette alliance, il faut obéir fidèlement à ses conditions. L’entrée

dans l’alliance est un don de la grâce, mais pour y rester, il faut en respecter les conditions. (Nous pouvons observer que cela n’est pas sans rappeler l’enseignement du rabbin Jésus dans Jean 15v14 : « Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. ») Paul n’est donc pas un ennemi de la Torah. En fait, il dit le contraire. « Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous confirmons la loi. » (Romains 3v31)

Cette correction apportée à Luther est la bienvenue. Cependant, certaines versions de la nouvelle perspective sur Paul ont dérivé vers une autre distorsion, interprétant Paul à travers le prisme contemporain de la politique raciale et identitaire. Dans cette interprétation, Paul rejetait le judaïsme non pas parce qu’il enseignait les « œuvres », mais parce qu’il était « ethnique » – une position résumée dans le slogan « la grâce, pas la race ». Mais Paul ne pensait pas en termes de catégories raciales modernes. Au contraire, il écrit : « Désormais, nous ne considérons plus personne selon la chair » (2 Corinthiens 5v16). La logique de l’apôtre est fondée sur l’alliance, et non sur la race. Jésus n’efface donc pas Israël, mais confirme les promesses faites aux patriarches hébreux et intègre les païens dans l’histoire d’Israël (Romains 15v8-12).

UN NOUVEAU « CHEVAL DE TROIE »

Un livre très discuté de Jason Staples, Paul and the Resurrection of Israel : Jews, Former Gentiles, and Israelites (Cambridge University

Press), est en train de changer une fois de plus la compréhension des Juifs et d’Israël dans la pensée du Nouveau Testament. Son titre semble prometteur, mais c’est un cheval de Troie. Pourquoi ?

Parce que Staples soutient que le seul véritable « Israël » est désormais constitué des disciples de Jésus, Juifs et croyants non Juifs confondus. Selon lui, les Juifs qui ne confessent pas Jésus ne sont pas « Israël », leur alliance n’a plus de validité et la promesse de la Terre est désormais caduque. Pour étayer son point de vue, il affirme que 1 Corinthiens 12v2 fait référence aux « anciens gentils », comme si les gentils cessaient d’être gentils dès qu’ils croyaient – une interprétation qui n’est pas étayée par le texte grec.

Le résultat net est un nouveau supersessionisme déguisé. Les noms ont changé, mais le fond reste le même : Israël est remplacé –cette fois par une communauté centrée sur Jésus dont l’identité efface la communauté des Juifs non messianiques, et la Terre est détachée de l’alliance.

CE QU’ENSEIGNAIT RÉELLEMENT PAUL

Contre de telles redéfinitions, Paul s’exprime clairement dans Romains 11v28-29 au sujet des Juifs qui n’avaient pas accepté Jésus à son époque, en disant : « Ils sont aimés à cause de leurs pères. » Pas « étaient » mais « sont » – au présent – à cause de leurs pères (Abraham, Isaac et Jacob). Pourquoi ? Parce que « les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables ».

Le mot « appel » est ici un terme technique ; il fait référence à l’élection d’Israël par Dieu pour être son fils premier-né et sa nation sacerdotale (Exode 4v22 ; 19v5-6). Cette vocation n’est pas annulée par l’incrédulité des Juifs ; Paul dit qu’elle ne peut être révoquée. Si la fidélité de Dieu pouvait être annulée par l’infidélité humaine, alors la grâce ne serait plus la grâce, et le greffage des gentils sur l’olivier d’Israël (Romains 11v17-24) serait luimême incertain. L’argument de Paul va dans le sens contraire : l’amour indéfectible de Dieu pour Israël est le fondement de l’espérance des païens, et non son adversaire.

Cette vocation sacerdotale est un témoignage, pour montrer au monde le seul vrai Dieu d’Israël qui s’est révélé de manière suprême dans le Messie d’Israël. Les croyants non-Juifs partagent cette vocation non pas en remplaçant Israël, mais en étant greffés dans l’histoire d’Israël qui témoigne d’un Dieu qui reste fidèle à son alliance.

PAUL ET LA TERRE

Les théologiens supersessionnistes insistent généralement sur le fait que la promesse de la Terre disparaît de la théologie du Nouveau Testament. Paul lui-même assume la signification durable de la Terre. Considérons Actes 13v19-20, où Paul retrace l’histoire d’Israël :

Dieu a choisi les patriarches, a délivré Israël d’Égypte, les a supportés dans le désert, « et après avoir détruit sept nations dans le pays de Canaan, il leur a donné leur terre en héritage ». Paul ne rougit pas de la conquête de Josué et ne réinterprète pas l’héritage comme une métaphore. Au contraire, il l’énonce clairement comme une histoire d’alliance et une réalité présente.

Dans la vie intellectuelle juive à l’époque de Paul, lorsque Philon, Josèphe et d’autres répertorient les « dons » de Dieu à Israël, ils placent régulièrement la Terre en premier ou presque au sommet. Ainsi, lorsque Paul écrit que « les dons de Dieu sont irrévocables » (Romains 11v29), il parle avec cette compréhension des « dons ». Il énumère de nombreux dons dans Romains 9v3-5 et la Terre en fait clairement partie.

Historiquement, Paul a probablement écrit l’épître aux Romains vers 57 après J.-C., environ 25 ans après sa rencontre avec le Christ. À ce stade de maturité dans sa réflexion, sa conviction concernant l’élection d’Israël et la permanence des dons de Dieu est explicite. La promesse de la Terre n’est pas un vestige d’une dispensation abandonnée, mais un signe du Dieu qui tient ses promesses.

LIRE PAUL SANS EFFACER ISRAËL

Qu’en est-il alors de la Loi ? Le langage de Paul est prudent. Il n’enseigne jamais que la Torah est mauvaise ; il insiste sur le fait qu’elle est sainte et bonne (Romains 7v12). Il ne critique pas la Torah, mais l’utilisation abusive de la Loi par le péché et son impuissance à délivrer de la domination du péché - ce qui ne peut être accompli que par le Christ (Romains 8v1-4). Paul ne réduit pas non plus l’identité d’Israël à des marqueurs ethniques. Il se réjouit de voir les païens affluer vers l’espérance d’Israël (Romains 15, 8-12) et insiste sur le fait qu’il n’y a pas de statut « de seconde classe » parmi les rachetés. Mais tout en accueillant les païens, Paul refuse d’effacer Israël. Il établit une distinction dans Romains 9v6 entre ceux qui sont « d’Israël » et ceux qui sont véritablement « Israël », mais il s’agit d’une distinction intra-juive entre les Juifs incroyants et les Juifs croyants, et non d’une autorisation d’expulser complètement d’Israël les Juifs non messianiques. En effet, le « reste » des Juifs croyants confirme que l’appel d’Israël perdure. Il n’efface pas l’amour de Dieu pour la majorité incroyante, car Dieu tient ses promesses faites aux patriarches. Par conséquent, les Juifs non messianiques sont toujours aimés « à cause de leurs pères » (Romains 11v5, 28).

Lorsque les Gentils se vantent de leur statut de greffés et se glorifient par rapport aux branches naturelles, Paul les réprimande sévèrement : « Souviens-toi que ce n’est pas toi qui soutiens la racine, mais la racine qui

te soutient » (Romains 11v18). Le supersessionisme n’est pas seulement une mauvaise interprétation ; Paul le considère comme de l’arrogance spirituelle.

Les idées ont des conséquences. Le fait de retirer l’élection permanente d’Israël des enseignements de Paul a facilité, dans l’Europe moderne, la rationalisation du mépris envers les Juifs et l’indifférence à leur souffrance. Les idées supersessionnistes dans les derniers écrits de Luther ont été exploitées par l’État nazi pour enseigner aux chrétiens à accepter l’antisémitisme d’État. Il ne s’agit pas ici d’assimiler les érudits d’aujourd’hui à des régimes totalitaires, mais une mauvaise interprétation similaire de Paul – aussi bien intentionnée soit-elle – peut à nouveau déposséder les Juifs de leur identité donnée par Dieu.

Aujourd’hui, les Juifs sont confrontés à une hostilité renouvelée dans de nombreux endroits. Tragiquement, certains chrétiens non juifs, influencés par des redéfinitions théologiques qui vident de leur substance le peuple d’Israël et la promesse de la Terre, se joignent involontairement au chœur. L’Église doit résister à cela. La fidélité à Dieu exige la fidélité à toutes ses promesses – à l’Église et à Israël.

VOIR CE QU’ON NOUS A DIT DE NE PAS VOIR

De nombreux chrétiens ont appris que le Nouveau Testament abandonne la promesse de la Terre. En conséquence, des générations ont lu le texte sans jamais remarquer les récits directs de Paul sur le don de la Terre ou son affirmation catégorique que les « dons et l’appel » de Dieu sont irrévocables.

Lorsque nous y prêtons attention, un portrait cohérent se dessine. Paul honore la Torah comme sacrée, tout en insistant sur le fait que le Christ est la plénitude de l’œuvre salvatrice de Dieu. Il insiste sur l’unité des Juifs et des Gentils dans le Messie, tout en refusant d’abolir l’identité ou la vocation d’Israël. Il appelle les païens à partager l’espérance d’Israël, tout en refusant qu’ils se vantent par rapport aux branches naturelles. Il considère comme acquis le don historique de la Terre, tout en insistant sur le fait que sa signification la plus profonde est liée à la fidélité de Dieu. Le fil conducteur qui relie tout cela est l’alliance : Dieu tient sa parole donnée aux pères. En Jésus, le Messie d’Israël, Dieu étend sa miséricorde aux nations.

Les enjeux de ce débat ne sont pas purement académiques. Les chrétiens se joignent à la nouvelle explosion d’antisémitisme parce qu’ils acceptent les vues supersessionnistes de Paul. Mais se joindre au vrai Paul, c’est confesser, avec joie et tremblement, que les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables – et ordonner notre doctrine, notre témoignage et notre politique en conséquence.

ICEJ EN 2025 Rétrospective de l’année

-PAR NAOMI AMMON

À l’aube de cette nouvelle année, l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem revient sur certaines des actions menées au cours des douze derniers mois, qui ont été parmi les plus difficiles que le pays ait jamais connus, pour soutenir fermement Israël. Grâce à nos nombreux fidèles supporters chrétiens à travers le monde, nous avons pu, en 2025, apporter espoir et réconfort à tous les secteurs de la société israélienne, aider les communautés frontalières de Gaza à commencer à se reconstruire, continuer à aider des milliers d’immigrants juifs à rejoindre leur patrie ancestrale, inciter une multitude de croyants à prier pour la paix à Jérusalem et organiser des rassemblements pro-israéliens dans des villes et des pays du monde entier. Votre partenariat indéfectible a rendu toutes ces activités possibles. Voici quelques-uns des moments forts.

JANVIER

Alors que le monde célébrait le Nouvel An, l’ICEJ aidait les Israéliens à résister aux bombardements quotidiens du Hezbollah le long de la frontière nord instable en équipant et en formant des équipes d’urgence communautaires et d’autres premiers intervenants opérant en première ligne de ce conflit. Début janvier 2025, l’équipe ICEJ AID a livré 63 gilets de secours, 15 talkies-walkies cryptés spéciaux, des dizaines de lampes de poche, deux générateurs et d’autres abris anti-bombes vitaux, tout en parrainant des sessions de formation pour les intervenants civils dans toute la région de la Haute Galilée.

Plus tard en janvier, la rue devant le foyer de l’ICEJ à Haïfa pour les survivants de la Shoah s’est remplie de centaines de survivants âgés, de leurs familles et de leurs amis, qui se sont rassemblés par un après-midi d’hiver ensoleillé pour commémorer le 80e anniversaire de la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. Le ministre israélien Eli Cohen, l’ambassadeur du Guatemala et le vice-président principal de l’ICEJ, David Parsons, figuraient parmi les orateurs qui ont transmis des messages de solidarité à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire de la Shoah.

FÉVRIER

Alors que la guerre fait toujours rage sur plusieurs fronts, l’ICEJ a accueilli 77 pasteurs et responsables de ministère du monde entier lors de notre conférence des dirigeants Envision 2025 à Jérusalem, début février. La conférence a été une puissante mission de solidarité envers Israël, les participants ayant visité la Knesset et le ministère des Affaires étrangères, écouté les messages informatifs et bien à propos d’orateurs locaux et internationaux, obtenu des informations précieuses de la part d’analystes de sécurité israéliens

et de membres de familles d’otages, et visité des communautés frontalières profondément touchées par les combats depuis les atrocités du 7 octobre 2023. La conférence s’est terminée par une visite à la frontière nord, puis par un rassemblement spécial à Kehilat HaCarmel, où des croyants juifs, arabes et des croyants des nations ont adoré, prié et partagé la communion fraternelle, dans une remarquable démonstration d’unité au sein du Corps du Christ malgré la guerre en cours.

MARS

En mars, l’ICEJ a organisé un nouveau circuit d’actions pratiques pour aider les Israéliens dans ce pays déchiré par la guerre. Les bénévoles chrétiens venus du monde entier ont visité plusieurs communautés frontalières de Gaza et ont exprimé leur solidarité de manière très concrète. Ils ont par exemple taillé des manguiers

dans une école d’agrotechnologie à Sde Nitzan, trié 3 400 kilos de clémentines au centre logistique de Leket et aidé à récolter 16 000 kilos d’oranges. « Nous avons pu voir les fruits tangibles de notre travail partout où nous sommes allés, et chaque acte de service a renforcé notre lien avec Israël », a expliqué l’un des participants.

AVRIL

Cette année, l’ICEJ a de nouveau célébré la Pâque en distribuant des cadeaux et des bons d’achat alimentaires à des familles juives dans tout Israël. Ces cadeaux ont apporté joie et soulagement à de nombreuses personnes dans le besoin, leur permettant de célébrer cette importante fête juive dans la dignité. En avril, l’ICEJ a également célébré Yom HaShoah, la journée annuelle de commémoration de la Shoah en Israël, en déposant une gerbe lors des cérémonies officielles à Yad Vashem, en célébrant les 15 ans d’activité du foyer pour survivants de la Shoah de Haïfa et en organisant des projections spéciales du documentaire primé « Miss Holocaust Survivor : A Beauty Contest that Celebrates Life » (Miss Survivante de la Shoah : un concours de beauté qui célèbre la vie). Ce nouveau film met en lumière les histoires personnelles de deux participantes âgées à ce concours de beauté unique, résidentes de notre foyer de Haïfa pour les survivants du génocide nazi : Rita Kasimov Brown, 95 ans, et Tova Finger, 102 ans.

MAI

militaire située à seulement cinquante mètres de la barrière frontalière avec Gaza, qui a été envahie par les terroristes du Hamas le 7 octobre. Le groupe a également visité la communauté sinistrée du kibboutz Be’eri et a participé à une cérémonie d’inauguration des travaux de reconstruction du centre d’activités pour les jeunes du village, parrainée par l’Ambassade chrétienne. Il ne s’agit là que d’un des nombreux projets de construction majeurs financés par l’ICEJ dans les communautés israéliennes situées le long de la frontière avec Gaza, qui comprennent également un centre de soins et d’activités pour personnes âgées traumatisées au kibboutz Be’eri, un centre de soins pour enfants traumatisés et un centre de musicothérapie à Kfar Aza, une serre servant de salle de classe dans un lycée agro-technologique à Sde Nitzan, ainsi qu’un ranch proposant des thérapies équestres et un coin thérapeutique avec des animaux au kibboutz Urim.

Pendant ce temps, la branche allemande de l’ICEJ a organisé un circuit national de conférences pour Eva Erben afin qu’elle puisse partager dans les écoles publiques allemandes son expérience de survivante de la Shoah et expliquer comment lutter contre la vague actuelle d’antisémitisme dans le monde. De retour en Israël, Eva a été invitée par l’ambassadeur allemand Steffen Seibert à une cérémonie en son honneur où elle a reçu la Croix fédérale du mérite en tant que personne « dont la voix est devenue une boussole morale pour des générations ».

En mai, l’ICEJ a accueilli plus de cinquante représentants internationaux à Jérusalem pour notre conférence annuelle sur le leadership international. Les participants ont visité le site du massacre du festival de musique Nova, une batterie du Dôme de fer et une base

JUIN

Au cours de la guerre de 12 jours avec l’Iran en juin, des salves de missiles balistiques iraniens se sont abattues sur les villes israéliennes. Une ogive massive a dévasté plusieurs pâtés de maisons dans la ville côtière de Bat Yam, tuant sept personnes et laissant des centaines de familles sans abri. En visitant le site de l’explosion deux jours plus tard, Nicole Yoder, vice-présidente de l’ICEJ responsable du service Aide et Aliyah, a déclaré : « Un tel niveau de dévastation est quelque chose de nouveau pour nous en Israël. » En réponse, l’ICEJ a aidé des centaines de familles qui ont perdu leur maison à cause des frappes de missiles iraniens, en leur fournissant des vêtements, de la nourriture, des médicaments, des couches et des produits d’hygiène, et en offrant aux enfants touchés les soins traumatologiques dont ils avaient cruellement besoin. Lorsque la ville portuaire de Haïfa a été spécifiquement prise pour cible par l’Iran lors de la guerre brève mais intense de juin dernier, l’ICEJ a également pris des mesures spéciales pour sécuriser notre foyer de Haïfa destiné aux survivants de la Shoah en stockant des vivres, en renforçant les abris anti-bombes, en acquérant un générateur de secours et en faisant don d’une ambulance dédiée au service des résidents et des autres survivants de la Shoah dans la région.

JUILLET

L’année dernière a marqué le 1700e anniversaire du concile historique de Nicée en 325 après J.-C. L’Ambassade chrétienne a appelé les croyants du monde entier à se joindre à nous pour 100 jours de prière et de jeûne, du 18 mai au 24 août, dates approximatives de l’anniversaire du concile de Nicée. Pendant cette période, nous avons rendu grâce pour les bons fruits de Nicée, qui a donné naissance à un credo unificateur qui unit encore aujourd’hui les chrétiens, mais nous avons également intercédé pour la guérison des blessures historiques qu’il a causées en coupant délibérément la foi chrétienne de ses racines avec Israël et le peuple juif. Chaque semaine, notre rassemblement mondial de prière a accueilli des érudits chrétiens de renom qui ont apporté leur éclairage sur Nicée afin de guider nos prières.

En juillet, la branche britannique de l’ICEJ a organisé des réunions pro-israéliennes novatrices à Édimbourg et Glasgow, les principales villes d’Écosse, dans l’espoir de contrer l’atmosphère antisémite qui règne dans le pays. Ces rassemblements historiques ont débuté par une conférence chrétienne dans une église d’Édimbourg, puis se sont poursuivis dans l’ancienne synagogue de Glasgow, où les communautés chrétienne et juive se sont réunies pour manifester leur soutien à Israël. Les branches de l’ICEJ dans plus de 90 pays à travers le monde ont été très actives en 2025 pour soutenir Israël en organisant des rassemblements, des marches et des réunions de prière dans des villes du monde entier.

AOÛT

En août, l’ICEJ a parrainé le vol de 50 Juifs britanniques immigrant en Israël, ce qui en fait le plus grand groupe d’aliyah à arriver du Royaume-Uni depuis 15 ans. Les olim (nouveaux arrivants) britanniques ont reçu un accueil chaleureux de la part du personnel de l’ICEJ, qui leur a remis des cartes-cadeaux pour leur permettre d’acheter des produits alimentaires et des articles de première nécessité pour leur première maison en Israël. En 2025, l’ICEJ a aidé plus de 3 000 Juifs à revenir en Israël, notamment en provenance de Grande-Bretagne, de France, d’Éthiopie, d’Ukraine, des pays baltes et d’autres anciennes républiques soviétiques. Cela comprenait le parrainage de vols d’aliyah pour plus de 725 nouveaux immigrants juifs.

L’ICEJ a également publié en août une déclaration importante soulignant les dangers et les inconvénients de la campagne mondiale visant à reconnaître un État palestinien afin de résoudre le conflit à Gaza. Le mois suivant, l’Ambassade chrétienne a publié une deuxième déclaration dénonçant la nature hypocrite des accusations croissantes de « génocide » contre Israël, qui masquent également les véritables intentions génocidaires du Hamas.

SEPTEMBRE

À la mi-septembre, le Premier ministre fidjien Sitiveni Rabuka s’est joint au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour inaugurer officiellement la nouvelle ambassade des Fidji à Jérusalem. La branche ICEJ-Fidji avait travaillé pendant des décennies pour que ce moment arrive, et l’ICEJ était bien représentée lors de l’inauguration de l’ambassade et d’autres événements organisés pendant la visite historique du Premier ministre Rabuka en Israël. Les membres fidjiens du personnel de l’ICEJ, Fine Ditoka et Kelera Cirimaiwasa, ont eu l’honneur de remettre des couronnes de bienvenue traditionnelles aux Premiers ministres Rabuka et Netanyahu. Le Dr Jürgen Bühler a également remis notre prestigieux prix Cyrus au Premier ministre Rabuka lors d’un banquet diplomatique organisé en son honneur. Les Fidji sont désormais le septième pays à ouvrir une ambassade à Jérusalem.

Parallèlement, l’ICEJ a également poursuivi son action auprès des différentes communautés minoritaires en Israël. Elle a notamment parrainé des projets de coexistence visant à rétablir la confiance entre Arabes et Juifs, et soutenu des programmes d’aide aux Arabes sans emploi. Autre exemple, en septembre, l’Ambassade chrétienne a parrainé une excursion au zoo biblique de Jérusalem pour les enfants domari de la vieille ville de Jérusalem. « C’est le plus beau jour de ma vie ! J’ai vu mes animaux préférés en vrai », a déclaré Hazem, six ans.

OCTOBRE

La célébration de la Fête des Tabernacles organisée par l’ICEJ en octobre a attiré la plus grande mission de solidarité à visiter Israël en 2025, puisque plus de 1 700 chrétiens sont venus de l’étranger pour se tenir aux côtés de la nation et du peuple juifs et adorer le Seigneur à Jérusalem. Parmi les moments forts, citons le discours de bienvenue chaleureux du président israélien Isaac Herzog et une journée de prière collective dans la roseraie de la Knesset, alors que les membres du cabinet israélien se réunissaient à proximité pour voter l’acceptation de l’accord de cessez-le-feu de Trump pour Gaza. Quatre jours plus tard, la plupart des pèlerins de la Fête étaient encore dans le pays pour assister au retour joyeux des 20 derniers otages vivants de Gaza à Simchat Torah, exactement deux ans après leur enlèvement.

En octobre également, le personnel de l’ICEJ était présent au lycée agro-technologique de Sde Nitzan pour l’inauguration officielle de sa nouvelle salle de classe technologique sous serre, financée par l’Ambassade chrétienne. Nous parrainons également la construction d’un centre d’apprentissage et de trois salles de classe dans cette école agricole innovante, qui compte aujourd’hui 50 étudiants venus de tout Israël inscrits à son programme unique visant à reconstruire les communautés agricoles du Néguev occidental.

ROBERT BAXTER, DIRECTEUR DE LA BRANCHE FRANÇAISE DE L’ICEJ

NOVEMBRE

Pour la troisième année consécutive, l’ICEJ a parrainé en novembre une « Conférence Ésaïe 19 » à Chypre, qui a attiré des croyants arabes, juifs et non-juifs d’Israël, d’Égypte, du Liban et même d’Iran. Le rassemblement de cette année s’est concentré sur la formation d’une nouvelle génération de croyants arabes et juifs engagés à voir les efforts de réconciliation au sein du Corps du Christ continuer à se développer dans la région du Moyen-Orient.

Par ailleurs, une délégation de l’ICEJ a assisté à l’inauguration spéciale de deux grands abris anti-bombes récemment offerts par l’Ambassade chrétienne pour servir de nouveau centre de résilience dans la région de Sadot Negev, près de Gaza. Au cours des 15 dernières années, l’ICEJ a installé plus de 240 nouveaux abris anti-bombes et rénové 174 abris existants afin d’assurer la sécurité des communautés frontalières vulnérables d’Israël. En outre, l’Ambassade chrétienne a consacré une grande partie de ses efforts cette année à la fourniture de services de soins traumatologiques à tous les segments de la société israélienne, en particulier aux enfants, aux personnes âgées et handicapées, ainsi qu’au personnel médical et de sécurité.

DÉCEMBRE

En décembre, l’ICEJ s’est engagée à aider à financer les vols d’aliyah pour la prochaine vague d’immigrants de la communauté Bnei Menashe en Inde, après que le gouvernement israélien ait approuvé des plans visant à ramener les 5 000 derniers membres de cette ancienne tribu israélite en Israël au cours des prochaines années. Les premiers vols devraient arriver début 2026. L’immigration juive vers Israël en provenance du monde entier devrait augmenter de manière spectaculaire au cours de la nouvelle année, et l’Ambassade chrétienne sera là pour aider autant de personnes que possible à rejoindre leur patrie ancestrale.

Quelle année incroyable nous avons vécue en 2025 ! En effet, depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023, Israël et tout le Moyen-Orient ont connu un remaniement historique. Quatre-vingt-dix pour cent des dirigeants du Hamas ont été éliminés et ses capacités militaires ont été complètement décimées, tous les otages vivants ont été libérés et, au moment où nous écrivons cet article, les dépouilles de tous les otages décédés, sauf une, ont été rendues.

Le régime impitoyable d’Al-Assad en Syrie, un allié puissant de l’Iran, a disparu. Le Hezbollah au Liban a été vaincu et, bien qu’il existe toujours une menace de reconstruction, le gouvernement libanais parle ouvertement de le désarmer.

Les capacités nucléaires de l’Iran ont été bombardées et mises hors service, tout au moins pour l’instant. En outre, un mouvement populaire prend de l’ampleur parmi les citoyens iraniens qui souffrent de la pire sécheresse de l’histoire du pays. Chaque jour, des appels sont lancés pour que les ayatollahs renoncent au pouvoir.

En octobre de cette année, un plan de paix concernant la bande de Gaza proposé par le président américain Donald Trump a été largement salué comme une voie viable pour l’avenir. Des nations telles que la France et le Royaume-Uni, qui avaient reconnu unilatéralement un État palestinien libre et autonome un mois plus tôt, ont signé pour soutenir le plan de paix. Au total, une vingtaine de nations ont signé, dont la plupart des nations musulmanes du Moyen-Orient. Même les représentants de l’Autorité palestinienne ont apporté leur soutien verbal.

Malgré un accord initial et la libération de tous les otages vivants, le Hamas a depuis renoncé à tout projet de désarmement et de départ de la bande de Gaza. Le Hamas a perdu la quasi-totalité de ses capacités militaires réelles, la bande de Gaza a été réduite à 365 km² de ruines, dont la moitié est actuellement sous le contrôle direct de l’armée israélienne.

La maladie spirituelle de l’antisémitisme continue de se propager dans le monde entier. Et alors que ceux qui comprennent véritablement la Parole de Dieu concernant Israël et le peuple juif ont renforcé leur soutien à Israël, Dieu utilise cette situation de haine envers les Juifs pour sortir Son Église de sa complaisance et de son indifférence. Le couteau de la vérité circoncit l’Église de Dieu et établit une division nette entre ceux qui défendent la Parole de Dieu et ceux qui s’y opposent.

Merci de faire partie de ceux qui défendent Dieu et Sa Parole. Merci d’être parmi les sentinelles sur les murs de Jérusalem. Merci pour vos prières fidèles en faveur du peuple élu de Dieu.

Et merci également pour votre partenariat financier avec ce ministère. Si vous n’êtes pas un partenaire mensuel de l’ICEJ-France et que vous avez lu cet article jusqu’ici, je vous suggère fortement de rejoindre notre équipe dès aujourd’hui, car la main de Dieu est sur vous. Un don mensuel régulier de 25, 50 ou 100 € nous aidera grandement à apporter du réconfort au peuple de Dieu et la vérité à l’Église en France.

Alors que vous priez et que vous donnez, ma prière est que Dieu vous honore pour tout ce que vous faites pour Son peuple et pour faire avancer Sa cause sur la terre. Que l’année 2026 soit une année de grandes bénédictions pour vous et votre famille.

« IL NE RESTE PLUS RIEN »

L’ICEJ AIDE UNE SURVIVANTE DE 81 ANS À RECONSTRUIRE SA VIE APRÈS LE 7 OCTOBRE

À 81 ans, Jaqueline Glicksman est récemment revenue sur les ruines de sa maison dans le kibboutz Ein HaShlosha, plusieurs mois après l’assaut du village israélien par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Sa maison avait été réduite en cendres, mais elle était déterminée à revenir. L’ICEJ est intervenue pour aider Jaqueline et d’autres survivants âgés comme elle en achetant deux voiturettes de golf afin de leur permettre de retrouver leur mobilité et leur indépendance.

Jaqueline dans sa nouvelle voiturette de golf.

En ce jour sombre, il y a deux ans, Ein HaShlosha a été confronté à une attaque sans précédent depuis la bande de Gaza voisine. Environ 75 terroristes ont envahi le kibboutz et les champs environnants, mais ils ont heureusement été repérés par un hélicoptère de l’armée israélienne, qui a neutralisé une partie de la menace et empêché d’autres infiltrations. Néanmoins, quatre résidents ont été tués et 16 maisons ont été incendiées. Certaines maisons ont été criblées de balles, d’autres ont été endommagées par des tirs de roquettes. Des pillards se sont joints à l’attaque. La communauté a été traumatisée.

Alors que des dizaines de familles déplacées ont été hébergées dans des hôtels puis dans des logements temporaires, l’ICEJ a apporté son soutien et ses encouragements. Par exemple, l’équipe AIDE de l’ICEJ a livré 130 colis cadeaux aux familles évacuées d’Ein HaShlosha au début de l’année. Ces colis faisaient partie d’un don spécial de généreux chrétiens de Singapour, qui ont offert plus de 1 500 colis d’aide à domicile aux familles évacuées de Nir Oz, Re’im, Be’eri, Kfar Aza et Nahal Oz.

« L’objectif était de permettre à chaque communauté de ressentir la présence et le soutien des chrétiens du monde entier », a déclaré Nicole Yoder, vice-présidente de l’ICEJ chargée de l’aide et de l’aliyah. « Nous voulons qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls face à cette situation. »

L’expérience vécue par Mme Glicksman ce jour-là a été éprouvante. Seule chez elle, elle s’est d’abord réfugiée dans sa pièce sécurisée lorsque les sirènes ont retenti. Plus tard, alors qu’elle sortait pour faire du café, elle a entendu des cris « Allahu Akbar » et des coups de feu à l’extérieur. « Ils ne distribuaient pas de bonbons », a-t-elle déclaré avec ironie.

Elle a entendu la porte s’ouvrir et a vu un terroriste armé entrer. Il a pris la tablette et le téléphone qu’elle utilisait pour contacter sa famille. La dominant de toute sa hauteur, avec une mitraillette en bandoulière et un bandeau avec des mots en arabe, il l’a regardée droit dans les yeux et a mis un doigt sur sa bouche pour lui demander de se taire. Paralysée par le choc, elle a obéi. Il est sorti de la pièce, la laissant dans l’incertitude quant à la suite des événements. Quelques instants plus tard, elle entendit quelque chose se disperser à l’extérieur. Sentant un nouveau danger, la femme de 81 ans rassembla toutes ses forces, grimpa sur une grande commode, atteignit le rebord de la fenêtre et sauta dehors en pyjama et chaussons.

Alors qu’elle courait sur des centaines de mètres à travers le kibboutz, elle passa devant les maisons incendiées de ses amis, des corps sans vie, et vit même un véhicule détruit à côté duquel gisait le chef de la sécurité locale, mort. Au milieu de la fumée, des flammes et des effets personnels éparpillés, elle frappa à plusieurs portes, à la recherche d’un refuge, jusqu’à ce que des voisins finissent par l’accueillir.

De retour quelques mois plus tard, Jaqueline a décrit ce qu’elle avait enduré. « Cela me fait mal qu’ils aient brûlé ma maison, ma vie. Il ne reste plus rien », a-t-elle déclaré. Elle a également exprimé une peur persistante : « Je ne sais jamais si cela va se reproduire, et c’est effrayant. » Pourtant, malgré le traumatisme, elle est déterminée à rentrer chez elle :

« C’est ma maison. Je n’en ai pas d’autre », a-t-elle déclaré.

Son fils Yossi a également raconté son histoire avec beaucoup d’émotion : « L’esprit de Dieu a protégé ma mère. Je n’ai aucune autre explication à ce qu’elle soit encore en vie aujourd’hui... Elle a vécu l’enfer, et je prie pour qu’elle passe le reste de sa vie dans la plénitude et la guérison. »

L’histoire d’Ein HaShlosha montre à la fois l’impact immédiat et à long terme du 7 octobre et le besoin d’aide pour se remettre de cette tragédie. L’ICEJ participe activement aux efforts de reconstruction, tout en fournissant des soins post-traumatiques et en répondant à d’autres besoins. Dans ce cas précis, nous aidons les survivants du 7 octobre, comme Jaqueline, à retrouver leur indépendance. Aujourd’hui, non seulement elle est capable de raconter son histoire dramatique, celle d’une femme de 81 ans qui a sauté par la fenêtre pour échapper aux terroristes, mais elle dispose également d’une voiturette fournie par l’ICEJ qui lui permet de se déplacer dans sa communauté reconstruite.

Contribuez à changer et à restaurer des vies comme celle de Jaqueline en faisant un don à notre fonds « Israël en crise ». Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/crisis. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJFrance à WWW.ICEJ-FRANCE. FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

Jacqueline et son fils racontent leur histoire poignante de ce samedi sombre.

Les bénévoles reçoivent des instructions. Julia Campos, membre du personnel de l’ICEJ, et une autre bénévole s’apprêtent à déballer des sacs de vêtements donnés.(Photo ci-dessous)

L’AMOUR EN ACTION DANS LE CENTRE

TAPIS ROUGE

COMMENT L’ICEJ AIDE À REDONNER LEUR DIGNITÉ AUX FEMMES DANS LES RUES DE TEL AVIV

Dès l’instant où l’équipe de l’ICEJ a franchi le seuil du centre Tapis Rouge à Tel Aviv jusqu’à ce qu’elle balaye les débris de la journée devant la porte, elle a travaillé sans relâche : préparer la nourriture, plier les vêtements, vernir les ongles, faire la vaisselle, préparer le thé et distribuer des kits d’hygiène personnelle.

L’ICEJ a commencé à soutenir ce centre il y a plusieurs années, après que sa fondatrice, Anat Brenner, ait ouvert le centre afin d’offrir une aide pratique aux femmes sans emploi et vulnérables prises dans la spirale de la pauvreté et de la toxicomanie qui sévit dans le sud de Tel Aviv. Certaines se sont tournées vers la prostitution comme dernier recours contre la pauvreté. Le centre Tapis Rouge offre un refuge accueillant où elles peuvent trouver des repas nourrissants, des vêtements chauds, un lit pour se reposer et des médicaments.

UN REFUGE SÛR AVEC UNE TOUCHE

PERSONNELLE

Ce qui distingue le centre Tapis Rouge des autres refuges pour femmes, c’est son extraordinaire souci du détail. La pièce principale est équipée d’un portant à vêtements de style boutique où les bénévoles jouent le rôle d’ « auxiliaire de courses dédié », plaçant les articles choisis par chaque femme dans un sac. Dans les douches, des kits personnalisés de shampoing et d’après-shampoing attendent chaque invitée.

Ces petits gestes illustrent la dignité et l’attention que ce centre apporte à ses hôtes. Et cette attention dépasse largement les limites conventionnelles. Elle n’est pas réservée aux personnes religieuses, respectueuses ou abstinentes. Certaines visiteuses viennent uniquement pour récupérer de la nourriture ou des articles de toilette à emporter. D’autres s’arrêtent

simplement pour boire une boisson chaude et discuter.

Comme le centre Tapis Rouge est également un refuge pour les femmes victimes de violence, la porte est étroitement surveillée. Chaque personne qui entre est contrôlée par une caméra de surveillance. Pourtant, la nourriture, l’empathie et une oreille attentive sont offertes gratuitement à tous ceux qui passent par là.

DE LA TENDRESSE DANS DES LIEUX DIFFICILES

Pour beaucoup, une telle attention bienveillante est une expression rare et significative de tendresse dans des circonstances difficiles.

« Hé, je peux avoir un pull ? » a demandé une jeune fille d’une vingtaine d’années.

« Bien sûr », répondit un bénévole de l’ICEJ. « Je vais voir s’il y a quelque chose à l’arrière. »

Après avoir fouillé dans un panier de vêtements donnés par les sympathisants de l’ICEJ, le bénévole a trouvé de nombreuses jolies robes et écharpes à fleurs, mais aucun pull à la bonne taille.

« Désolée, Maia*, c’est tout ce que nous avons », lui dit-il en lui tendant un fin cardigan en cachemire.

« C’est très bien », a souri Maia. « Saviez-vous que j’ai eu un bébé la semaine dernière ? Je vais lui rendre visite cet après-midi, alors je veux ce qu’il y a de mieux pour lui. »

Autour d’un thé et d’un gâteau aux amandes, Maia nous a parlé de ses enfants,

qui sont actuellement tous pris en charge par les services sociaux. Elle n’a ni appartement ni emploi stable et, pendant sa convalescence après sa césarienne, elle compte sur le centre Tapis Rouge, ce lieu sûr et propre, loin de la rue, pour se reposer. Alors qu’elle nous parlait tendrement de son petit garçon et montrait ses photos à Anat tout en se séchant les cheveux, on voyait à quel point ce centre est encourageant pour les personnes comme Maïa.»

MANIFESTER UN AMOUR AUTHENTIQUE

Maia n’a peut-être pas toutes les opportunités qu’elle mérite, mais l’amour généreux et constant et les sacrifices consentis par Anat et l’équipe du Tapis Rouge protègent les femmes vulnérables comme elle en leur offrant un endroit sûr où se rétablir et se reposer, en affirmant leur valeur intrinsèque et en encourageant chaque femme à s’épanouir.

*Nom modifié pour des raisons de confidentialité.

Aidez-nous à dérouler le tapis rouge et à redonner leur dignité à davantage de femmes en Israël grâce au programme « Future and a Hope » (Un avenir et un espoir) de l’ICEJ. Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/future-hope

PAR NAOMI AMMON

LES EFFORTS FRUCTUEUX ET UNE NOUVELLE ANNÉE PROMETTEUSE

L’année 2025 a marqué un tournant pour l’aliyah. Pendant des années, la majorité des nouveaux immigrants juifs en Israël provenaient de l’ancienne Union soviétique. Aujourd’hui, l’aliyah en provenance de l’Occident est en hausse et pourrait prendre la tête.

Au cours de l’année 2025, l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a parrainé plus de 3 000 Juifs revenant d’Éthiopie, de France, de Grande-Bretagne et des anciennes républiques soviétiques, non pas en tant que réfugiés, mais en tant que familles prenant les bonnes décisions pour leur avenir. Ce sont des personnes qui choisissent un avenir meilleur et qui s’inscrivent dans le plan de Dieu pour leur patrie ancestrale.

L’appel de l’ICEJ à l’aliyah vient d’Ésaïe 49v22 : « Ils ramèneront tes fils entre leurs bras, ils porteront tes filles sur leurs épaules. »

Lorsque l’ICEJ parraine des vols et finance des programmes d’intégration, nous accomplissons la prophétie prononcée il y a longtemps sur le destin d’Israël. Ce modèle a été établi lors de l’Exode, lorsque de nombreux Égyptiens ont fourni de l’argent, de l’or et des vêtements aux Israélites qui partaient (Exode 3v21-22). Ésaïe 60v9 promettait plus tard : « Les navires de Tarsis pour ramener de loin tes enfants, avec leur argent et leur or. » Cette œuvre s’appuie également sur Genèse 12v3, qui déclare : « Je bénirai ceux qui te béniront. »

Ainsi, nous croyons que Dieu voit et récompense toute l’aide qui vient des partisans de nos efforts en faveur de l’Aliyah.

Aliyah française parrainée par l’ICEJ en 2025. (Crédit : JAFI)

L’ALIYAH

Au printemps et à l’été derniers, l’ICEJ a contribué à parrainer plusieurs vols d’aliyah ramenant des familles juives françaises en Israël. Le conflit iranien a créé à la fois une opportunité et une urgence pour les Juifs qui observaient les tensions mondiales avec une inquiétude croissante. Mais des préoccupations encore plus proches ont motivé cet exode croissant vers Israël, car la communauté juive française est souvent confrontée à l’hostilité dans les rues, les écoles et les lieux de travail. L’ICEJ a donc intensifié ses efforts en France, en apportant son soutien aux familles pour les aider à faire face au bouleversement que représente le déracinement.

LES CHANGEMENT HISTORIQUE

DANS L’ALIYAH DEPUIS

LA GRANDE-BRETAGNE

En août, l’ICEJ a parrainé le plus grand vol d’aliyah de Juifs britanniques depuis quinze ans. Des familles juives britanniques ont retiré leurs enfants des écoles, vendu leurs maisons et recommencé leur vie dans un pays encore en convalescence après un conflit. Le calcul était clair : mieux valait construire un avenir en Israël que de subir une hostilité croissante. Cela représente un changement historique. Les Juifs vivant dans des démocraties occidentales stables parviennent à la même conclusion que leurs grands-parents dans les années 1930 : la prospérité et l’égalité juridique ne garantissent pas la sécurité ni l’appartenance.

L’INTÉGRATION : LE VRAI TRAVAIL COMMENCE À BEN GOURION

Une aliyah réussie ne s’achève pas lorsqu’une famille juive descend de l’avion à l’aéroport Ben Gourion, c’est là qu’elle commence réellement. Les nouveaux immigrants sont confrontés à de nombreux défis, notamment l’apprentissage de l’hébreu, la recherche d’un emploi, la compréhension de la culture israélienne et la création de réseaux sociaux à partir de zéro. L’ICEJ a étendu ses programmes d’intégration tout au long de l’année 2025, en particulier dans le domaine du développement de la main-d’œuvre. Aider les nouveaux immigrants à s’intégrer dans l’économie israélienne est un investissement dans l’avenir de la nation.

Les programmes Naale et Sela ont permis à des adolescents de terminer leurs études en Israël, leur offrant ainsi des années formatrices dans leur pays d’origine. Notre aide aux camps d’aliyah pour les jeunes de l’Agence juive a préparé les jeunes à leur éventuelle Aliyah, en leur permettant de nouer des liens et de renforcer leur confiance en eux pour prendre des décisions qui changeront leur vie.

POURQUOI 2026 DÉPASSERA 2025

L’ALIYAH D’ÉTHIOPIE ATTEND

Les Juifs éthiopiens ont conservé leur foi et leur identité malgré des siècles d’isolement. En octobre, l’ICEJ a apporté une aide cruciale aux familles juives éthiopiennes qui rentraient chez elles. Chaque Éthiopien qui arrive en Israël perpétue l’histoire biblique qui relie la reine de Saba au roi Salomon, un fil conducteur biblique qui s’étend sur des millénaires.

L’ALIYAH

DU NORD REVIENT

Les anciennes républiques soviétiques restent une source importante d’aliyah. La Russie, l’Ukraine, la Biélorussie, l’Asie centrale et les États baltes continuent de laisser partir leurs populations juives vers Israël, accomplissant ainsi la prophétie de Jérémie (16v14-15) concernant le retour du « pays du nord ». L’ICEJ a étendu ses efforts en faveur de l’aliyah des jeunes des pays baltes jusqu’à la France, reconnaissant que les jeunes sont souvent à l’origine de mouvements familiaux plus importants.

La dynamique est indéniable. Ce qui a commencé par des choix difficiles pris par des familles juives individuelles est devenu un mouvement. Les Juifs occidentaux voient leurs pairs réussir à reconstruire leur vie en Israël alors que leurs pays d’origine deviennent de plus en plus hostiles. Cette combinaison de réussites avérées et de conditions qui se détériorent à l’étranger entraînera une forte augmentation en 2026.

L’Ambassade chrétienne s’engage à soutenir le peuple juif dans la reconquête de son héritage et la reconstruction de sa nation. L’ancienne promesse du retour des exilés se réalise encore sous nos yeux. Tant que des Juifs, où qu’ils se trouvent, rêveront de rentrer chez eux, notre mission sera de les aider.

Merci de soutenir les efforts de l’ICEJ en faveur de l’aliyah en 2025 et au cours de l’année à venir. Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/crisis. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJFrance à WWW.ICEJ-FRANCE. FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

L’ICEJ AIDE UNE NOUVELLE VAGUE DE BNEI MENASHE À RETOURNER À SION

Fin novembre, le gouvernement israélien a pris une décision qui changera à jamais la vie de plus de 5 000 personnes d’origine israélite vivant dans les collines reculées du nord-est de l’Inde. Dans une décision historique, le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu a approuvé un plan quinquennal visant à achever l’aliyah de la communauté Bnei Menashe, descendante de l’ancienne tribu israélite de Manassé qui a conservé son identité juive pendant 2 700 ans d’exil.

Pour l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem, qui a parrainé les vols d’aliyah pour près de la moitié de tous les immigrants Bnei Menashe depuis 2012, cette annonce représente l’aboutissement de décennies de prières, de plaidoyer et de soutien pratique. Elle nous rappelle également avec force que les promesses de Dieu de « faire venir tes descendants de l’orient » (Ésaïe 43v5) continuent de se réaliser dans notre génération.

LE LONG PARCOURS D’UNE

COMMUNAUTÉ

L’histoire des Bnei Menashe se lit comme une épopée biblique. Leurs traditions orales font remonter leurs ancêtres à l’exil assyrien de 722 avant J.-C., lorsque les tribus du nord d’Israël ont été dispersées à travers le ProcheOrient antique. Au fil des siècles, beaucoup ont migré vers l’est le long de la route de la soie, pour finalement s’installer dans ce qui est aujourd’hui les États indiens du Manipur et du Mizoram.

Malgré leur isolement et leurs pérégrinations, ils ont préservé des traditions juives remarquables : un jour de repos similaire au Shabbat, l’abstinence de porc, des sacrifices rituels et une fête annuelle qui implique de s’abstenir de manger du pain levé. Plus poignant encore, ils ont conservé le « Sikpui Hla », un chant ancien décrivant une traversée de la mer, la poursuite d’ennemis et une colonne de feu, des détails qui présentent des parallèles

frappants avec le récit de l’Exode dans la Bible. En 2005, le Grand Rabbinat d’Israël a officiellement reconnu les Bnei Menashe comme étant d’origine israélite. Depuis lors, environ 4 000 d’entre eux ont fait leur aliyah, et 5 800 autres attendent en Inde, jusqu’à présent.

LE PARTENARIAT DE L’ICEJ PENDANT LA CRISE

Pendant la pandémie de COVID-19, l’ICEJ a parrainé les vols de 131 des 274 Bnei Menashe amenés en Israël, souvent dans des circonstances difficiles. Lorsque des immigrants se sont retrouvés bloqués à New Delhi après avoir été testés positifs au coronavirus, les donateurs de l’ICEJ ont fourni un logement, de la nourriture et des soins médicaux aux familles qui avaient déjà vendu leurs maisons et leurs entreprises et étaient en route pour Israël. Cela a démontré l’engagement des chrétiens à soutenir le peuple juif dans son retour. Depuis sa création en 1980, l’ICEJ a aidé plus de 193 000 Juifs de plus de 35 pays à faire leur aliyah.

LA DÉCISION HISTORIQUE DU GOUVERNEMENT

La récente décision du cabinet israélien marque un tournant. Environ 1 200 Bnei Menashe immigreront en Israël d’ici la fin 2026, les 4 600 restants arrivant d’ici 2030. L’ensemble de l’opération sera géré par le gouvernement israélien et l’Agence juive pour Israël.

« Une décision importante et sioniste qui conduira également au renforcement du nord et de la Galilée », a déclaré le Premier ministre Netanyahu, car les nouveaux immigrants s’installeront principalement à Nof HaGalil et dans d’autres villes du nord.

POURQUOI EST-CE IMPORTANT ?

Les Bnei Menashe ont prouvé qu’ils étaient des citoyens loyaux et productifs d’Israël. Beaucoup servent avec distinction dans l’armée israélienne ; plusieurs ont reçu la

médaille d’excellence du président pour leur service militaire. Ils apportent des valeurs familiales fortes, une solide éthique de travail et une profonde loyauté envers l’État juif. Depuis 2023, les Bnei Menashe restés au Manipur sont pris dans de graves violences ethniques entre les peuples tribaux locaux. Environ 1 000 membres de la communauté ont été déplacés, leurs maisons et leurs synagogues détruites. Beaucoup vivent désormais dans des camps de réfugiés, confrontés à ce que les dirigeants communautaires appellent « un avenir incertain ». La décision du gouvernement transforme leur désespoir en espoir.

COMMENT VOUS POUVEZ AIDER

Nous nous sommes engagés dans un premier temps à prendre en charge les vols, les repas, les séjours à l’hôtel et les autres frais de voyage d’au moins 100 Bnei Menashe du premier groupe qui devrait arriver début 2026. Cela représente une occasion unique pour les chrétiens du monde entier de participer à ce rassemblement prophétique.

Alors que ce projet de cinq ans démarre, nous vous invitons à vous joindre à nous pour ramener ces derniers « descendants de l’Orient » en Israël. Votre soutien peut financer les vols, fournir une aide à l’intégration et aider les familles à se réunir après des années de séparation.

Les Bnei Menashe ont attendu assez longtemps. Le moment est venu de les ramener chez eux.

Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/crisis. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJFrance à WWW.ICEJ-FRANCE. FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

PAR HOWARD FLOWER, DIRECTEUR DE L’ALIYAH À L’ICEJ

APPORTER JOIE, PAIX ET GRATITUDE

PAR

LES RÉDACTEURS DE L’ICEJ

À l’approche de la fin de l’année, le temps à Haïfa s’est enfin rafraîchi après la chaleur estivale, avec des averses occasionnelles. À l’approche de Hanoukka, à la mi-décembre, notre staff de l’ICEJ ainsi que nos collègues israéliens se sont affairés à préparer les cadeaux de Hanoukka pour les résidents de notre foyer pour survivants de la Shoah. Nous avons également accueilli différents groupes venus d’Allemagne et organisé une visite guidée de l’ICEJ. En d’autres termes, on ne s’ennuie jamais ici, au Foyer de Haïfa.

ÉVÉNEMENT DE REMERCIEMENT POUR LES SOIGNANTS

Dix-sept de nos résidents ont un soignant à domicile 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. En fonction de la langue des résidents, les soignants viennent de différents pays tels que les Philippines, l’Inde, le Sri Lanka, la Moldavie, l’Ukraine et même l’Ouzbékistan. Ils quittent leur famille pour gagner leur vie à l’étranger, dans l’espoir d’offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Leur travail est loin d’être facile, et le fait d’être loin de leurs enfants et de leur famille ajoute encore plus de difficultés.

Notre équipe tend la main aux aides-soignants pour les encourager et les aider à résoudre les problèmes qu’ils peuvent rencontrer avec leurs résidents. Pour ce faire, nous organisons notamment un « événement de reconnaissance » auquel tout le monde est invité à participer. Outre les boissons, les gâteaux et les fruits colorés, nous cherchons à nous amuser et à rire ensemble, et à nous témoigner notre reconnaissance mutuelle.

« Nous voyons le travail acharné que vous accomplissez lorsque vous passez des nuits blanches ou lorsque vous devez rester à l’intérieur une bonne partie de la journée parce que vos résidents ne peuvent plus sortir », a déclaré Yudit Setz, directrice adjointe du service ICEJ Aide, aux soignants. « Nous voyons aussi vos larmes lorsque vous devez faire face à des problèmes avec votre famille

restée au pays. Mais surtout, Dieu vous voit. Le prophète Jérémie a dit : « Seigneur, tu es ma force et ma forteresse, mon refuge au jour de la détresse. » Que Dieu soit votre force lorsque vous êtes faibles. Qu’Il soit votre forteresse lorsque tout le monde semble être contre vous. Qu’Il soit votre refuge lorsque les pressions de la vie vous accablent. Nous apprécions énormément tout ce que vous faites pour nos résidents, et nous voulons vous honorer pour cela. »

L’équipe de l’ICEJ a remis à chacun un cadeau dont la couleur distinctive était celle de l’or, leur rappelant qu’ils sont comme l’or : très précieux pour chacun d’entre nous, difficiles à trouver, mais aussi souvent affinés dans le feu pour devenir encore plus purs. « Si votre équipe n’était pas là, notre vie serait tellement plus difficile », a déclaré l’un des soignants, tandis que les autres acquiesçaient. « Nous apprécions énormément ce que vous faites pour nous. »

GYMNASTIQUE À LA PLAGE

Un changement d’environnement est toujours bénéfique pour nos résidents. C’est pourquoi l’un de nos derniers cours de gymnastique a été organisé à la plage. « C’est merveilleux », s’est exclamée Haya en sentant le vent souffler dans ses cheveux.

Assis sur les chaises apportées par l’équipe de l’ICEJ, tous les survivants bougeaient joyeusement leurs mains et leurs bras,

guidés par notre physiothérapeute Simcha. Les mouvements, la vue sur la mer et la brise marine ont fait toute la différence !

Tout près se trouvait un mémorial récemment dédié au Haim Arlozorov, un navire qui a transporté près de 1 400 survivants de la Shoah d’Europe à Haïfa après la fin de la Seconde Guerre mondiale. La marine britannique a capturé le navire au large de Haïfa, et toutes les personnes à bord ont été transférées sur d’autres bateaux et emmenées au centre de détention britannique à Chypre. Aujourd’hui encore, l’épave du navire coulé repose au large, à environ 70 mètres de la côte de Haïfa.

La même année, Zelda, aujourd’hui âgée de 97 ans et résidant à la maison de retraite de Haïfa, arriva par bateau d’Europe après avoir survécu à la Shoah. Le bateau fut capturé par les Britanniques, et Zelda et son frère, ainsi que tous les autres jeunes, furent emmenés dans un camp de détention à Chypre. Beaucoup de nos résidents sont arrivés en Israël par bateau à Haïfa, c’est pourquoi cet endroit, où nous avons organisé la séance de gymnastique, revêtait une importance particulière pour nos résidents.

COUCHER DE SOLEIL SUR LES RIVES DE HAÏFA

En fin d’après-midi, nous avons emmené quatre résidents avec l’équipe soignante se promener le long de la nouvelle promenade jusqu’au même mémorial commémorant le naufrage du Haim Arlozorov.

Le navire a coulé au large de la côte de Haïfa le 28 février 1947 avec 1 398 réfugiés juifs à bord. Tous les survivants ont été arrêtés par les autorités britanniques et déportés à Chypre. Cette histoire a rappelé aux résidents leurs propres parcours de fuite et leurs nouveaux départs ici en Israël.

Des habitants profitent d’une promenade au coucher du

Soutenez notre travail auprès des survivants de la Shoah en faisant un don sur : help.icej.org/survivors. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJFrance à WWW.ICEJ-FRANCE. FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.

Des jeunes Allemands rendent visite aux résidents du foyer.

Après la cérémonie, le groupe s’est installé sur un banc surplombant la mer. Autour d’un thé et de biscuits, tout le monde a profité de la brise fraîche et du coucher de soleil coloré sur la Méditerranée. L’atmosphère était joyeuse et détendue, un moment de paix et de gratitude.

« C’était tellement agréable, merci de l’avoir organisé avec tant d’amour », a déclaré un résident avec un sourire.

« Je n’aime pas conduire, mais aujourd’hui, tout s’est très bien passé, j’ai vraiment apprécié ! », a ajouté Etta en riant.

« On peut recommencer ! », s’est exclamée Fanny.

Le soleil, la mer et la communauté forment une combinaison merveilleuse !

DES JEUNES QUI ONT ISRAËL DANS LEUR CŒUR

Lorsque des jeunes chrétiens veulent visiter le foyer de Haïfa, cela nous remplit le cœur d’enthousiasme. La jeune génération est confrontée à de nombreux défis dans le monde d’aujourd’hui, et défendre Israël a un prix dans le climat actuel de nos nations. C’est pourquoi nous avons été ravis d’accueillir récemment plusieurs événements avec des jeunes Allemands et des survivants de la Shoah vivant au foyer.

« Ces jeunes me donnent beaucoup d’espoir », a déclaré l’un de nos résidents. « Nous ne voyons que des manifestations anti-israéliennes dans le monde sur nos écrans de télévision, et puis nous voyons des jeunes Allemands défendre Israël et venir nous rendre visite, cela nous donne de l’espoir. »

Certains de ces jeunes courageux ont confié à nos résidents qu’ils étaient les seuls de leur classe de lycée à défendre Israël. D’autres n’étaient même pas sûrs au début de vouloir venir en Israël en raison du danger de guerre et des avertissements qu’ils avaient entendus de la part de leur entourage. Cependant, ils étaient très heureux de ne pas avoir écouté ces voix. Ils sont venus et ont vu de leurs propres yeux la réalité de la vie

en Israël, y compris l’impact des atrocités du 7 octobre.

VISITE D’UN ZOO SPÉCIAL

« Je rêvais de caresser des chiens, et aujourd’hui, mon rêve est devenu réalité », a déclaré Sonja, qui est venue en Israël avec son mari il y a 42 mois depuis l’Ukraine. En raison de son état de santé, elle est principalement confinée à la maison et une sortie dans un zoo pour enfants juste à l’extérieur de Haïfa était donc un rêve devenu réalité. Les trois adorables chiens ont immédiatement attiré son attention, et ils sont devenus instantanément amis. Pendant ce temps, Arnold et Boris, deux résidents, étaient ravis de pouvoir toucher et porter des serpents. Ils étaient les héros du jour et se sentaient très courageux.

Oded, le directeur du zoo pour enfants, nous a invités à revenir, et nous y emmènerons certainement d’autres groupes de résidents. Son père, lauréat du prix Nobel de chimie, finance ce projet très spécial, qui accueille régulièrement des enfants handicapés, entre autres, et leur apprend à surmonter leurs peurs et à établir des relations avec les animaux. Cela renforce leur estime de soi et leur confiance dans le monde qui les entoure.

MERCI !

Au nom de tous nos résidents, nous tenons à exprimer notre gratitude à tous ceux qui ont contribué au foyer de Haïfa au cours de cette année 2025 par leurs prières, leurs dons, leurs visites et autres actes de gentillesse et de soutien. Cela a contribué à faire de notre foyer une communauté sûre et aimante où nos résidents peuvent vivre leur vie dans la dignité et avec attention. Merci de nous avoir donné le privilège, en tant qu’équipe ICEJ Haïfa, d’être vos mains, vos pieds et votre voix chaque jour ici, à la maison d’accueil de Haïfa pour les survivants de la Shoah.

L'ICEJ PARRAINE LA CONFÉRENCE « ÉSAÏE 19 » À CHYPRE

Pour la troisième année consécutive, l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a contribué au parrainage de la conférence annuelle « Ésaïe 19 » qui s’est tenue à Chypre en novembre et qui a attiré des dizaines de croyants arabes, juifs et gentils venus d’Israël, d’Égypte, du Liban et même d’Iran.

Cette année, nous avons accueilli environ 60 personnes de toute la région. Les réunions ont commencé de manière spectaculaire avec un tremblement de terre de magnitude 5,3 le premier jour, lorsque notre ami Nathan a commencé à parler de la « première valeur : l’œuvre accomplie du Christ ». Il n’y a pas de coïncidences chez Dieu ! En vérité, Il se prépare à agir de manière plus puissante dans Son Corps.

Cinq jeunes ont partagé sur les cinq valeurs fondamentales de notre réseau régional de croyants. Ces jeunes « ont tout compris » ! Ils ont une clarté étonnante sur les valeurs que notre génération plus âgée a peut-être minimisées, mais pas eux.

À partir de ces sessions et d’autres, il a été décidé qu’au cours de l’année prochaine, ils commenceraient à intensifier leurs efforts pour rencontrer d’autres jeunes de la région, en particulier sur Zoom. L’objectif est de les libérer pour qu’ils puissent diriger, avec enthousiasme et amour les uns envers les autres.

Le dernier matin, alors que tout le monde se préparait à rentrer dans son pays d’origine, nous les avons regardés s’embrasser, prier les uns pour les autres et se dire au revoir. Nous avons ressenti une profonde satisfaction à l’idée qu’une nouvelle génération se lève pour continuer à prier, à partager, à enseigner et à s’encourager mutuellement afin de voir grandir la route Ésaïe 19.

Depuis près de 25 ans, nous construisons la route Ésaïe 19 ici au Moyen-Orient, et il est réconfortant de savoir qu’elle se poursuivra avec la prochaine génération. Nous avons eu la chance de vivre des moments d’inspiration, de difficulté et d’épanouissement, au milieu de périodes d’expansion et de recul. Mais dans tout cela, nous savons que le Seigneur influence la destinée de nations clés.

Cette conférence a été rendue possible en grande partie grâce à notre partenariat avec l’ICEJ et au financement provenant de plusieurs branches nationales clés pour l’événement. Le Dr Mojmir Kallus, vice-président des relations internationales de l’ICEJ, a partagé un enseignement clair sur le sionisme biblique, en particulier à l’intention des croyants arabes, afin qu’ils comprennent mieux le fondement scripturaire de la manière dont le Seigneur accomplira ses desseins prophétiques en Israël et au Moyen-Orient.

Chers amis,

Cette année a débutée en Suisse avec le drame de Crans-Montana. Continuons de prière pour les blessés, les familles et proches des victimes, les secouristes et le personnel soignant. Qu’ils puissent trouver force, réconfort et guérison auprès de Jésus. Lui seul, notre créateur et rédempteur, peut toucher les cœurs, les âmes et les corps. Il désire que tous puissent vivre le salut au travers de ce que Christ a enduré à la croix : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1. Tim. 2,4).

Merci de vous joindre à nous dans la prière, spécialement pour le peuple de Dieu et Israël. Chaque mois nous envoyons le premier mercredi du mois une lettre de prière par courriel dans le cadre de la campagne de prière d’Esaïe 62. Vous pouvez la recevoir avec des sujets de prière actuels pour Israël et la Suisse en écrivant à prayer@icej.ch.

Le deuxième jeudi de chaque mois, à 21.00 h, nous prions aussi ensemble par Zoom lors de la plage de prière de Rosh Codesh de la Branche Suisse de l’ICEJ. Vous pouvez vous joindre à nous en nous contactant également sous

Fraternellement en Christ

PORTRAIT DE SABINE BÄRTSCHI

Sabine Bärtschi est un des membres du comité directeur de l’ICEJ Suisse depuis 2019 et notre coordinatrice de prière.

Mes valeurs principales : relation vivante et confiance en Dieu, relations/réseaux, transparence/honnêteté Hobbies : moto, ski, vélo, voyages (si possible), traditions, amis ! J’ai grandi à Wädenswil ZH, puis j’y suis revenue à l’âge de 30 ans avec mon mari et ma famille pour reprendre la ferme de mes parents. Avec mon mari Chrigu, notre fils et nos trois filles, nés entre 1993 et 2000, nous avons vécu et travaillé à trois générations dans la ferme (production laitière et agriculture biologique).

À partir de 2011, j’ai travaillé à plusieurs reprises à temps partiel en tant qu’infirmière dans une maison de retraite de la région. J’adore ça ! J’aime particulièrement les personnes âgées. Je participe à diverses rencontres de prière en Suisse et à des manifestations folkloriques, telles que des concerts de yodel et de cor des Alpes ou des fêtes de lutte suisse. J’aime entretenir des relations, créer des réseaux dans toute la Suisse, mais aussi en Israël et à l’étranger. Si un voyage est prévu, je suis immédiatement partante et j’aime l’aventure.

Dominique Walter

Vice-Président de la Branche Suisse de l’ICEJ

Pourquoi Israël me tient à cœur : Lorsque j’aime le Dieu de la Bible, c’est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, c’est-à-dire le Dieu d’Israël. Cet Israël, que lui, le Créateur, aime et bénit. La Bible donne des instructions claires sur ce que nous devons faire pour Israël, le peuple de Dieu et Jérusalem. Je veux prendre cela au sérieux et le faire.

Mettez la parole en pratique: Mieux je connais le Dieu d’Israël, son peuple et son pays, plus mon amour et ma joie de réconforter et de soutenir son peuple et d’en parler à mes semblables, sont grands. C’est le peuple élu de Dieu, pourquoi ne serait-ce pas aussi le cas pour moi ?

AGENDA 2026

(Sous réserve de modifications; les évènements en italique ne sont probablement pas traduits en français)

2ème jeudi du mois

Prière Suisse pour Rosh Chodesh, inscription: prayer@icej.ch

16.02. - 17.02.2026 Séances avec le Prof. Gerald McDermott à Lucerne et Bâle

25.05. - 31.05.2026 Ferienwoche mit Fokus Israel, Sunnehüsi Krattigen

31.05. - 08.06.2026 Hands-On Einsatz in Israel mit Philip Nussbaumer

30.08.2026 Journée Suisse de solidarité avec Israël à Berne

22.09. - 04.10.2026 Voyage ICEJ Suisse à la Fête des Tabernacles en Israel

27.12.26 - 01.01.2027 Stand ICEJ au PraiseCamp à Bâle

CONFÉRENCES AVEC PHILIPPE DEHOUX

IWS (ISRAEL-WERKE SCHWEIZ)

Hansjörg Bischof, le fondateur de la Branche Suisse de l'ICEJ a aussi été un des fondateurs du groupe de travail des œuvres Suisses pour Israël (Israel-Werke Schweiz). Crée en 2000 en tant que plateforme d'échange et de prière par quelques pioniers et fondateurs d'associations Suisse soutenant Israël et le peuple Juif, l'IWS a grandi au cours des années avec d'autres œuvres, petites et grandes, qui l'ont rejoints afin de devenir une voix pour Israël et contre l'antisémitisme.

Depuis plusieurs années, l'IWS organise la journée de prière et de solidarité pour Israël sur la place fédérale à Berne, ainsi que des journées de prière pour Israël ou organise des conférences sur le sujet.

Cette année, plusieurs évènements communs sont prévues:

Domicilié en Bretagne, Philippe Dehoux est enseignant et conférencier. Il a suivi les cours d’Hébreu et de Torah avec l’Institut Hébraïque de Jérusalem et a très bien connu Jean-Marc Thobois dont il était proche. En plus de ses connaissances de la langue hébraïque, Philippe Dehoux a étudié la culture du peuple d’Israël dans les temps bibliques. Aujourd’hui, il nous propose une redécouverte de la Parole, éclairée par la profondeur du texte original et par la richesse de la culture juive.

CET - Centre évangélique Tavannes - La Combe 10, 2710 Tavannes

Mercredi 4 mars 2026 19h30 Jésus, lumière du monde

Jeudi 5 mars 2026 15h00 Témoignage de Philippe Dehoux 19h30 Jésus, l’agneau pascal

Maison de prière Toda - Rue de Gland 9b, 1115 Vullierens

Vendredi 6 mars 2026 18h00 Repas et Shabbat [nombre de places limité. Inscription: infos@todahome.ch] 20h00 Soirée d’enseignement [places limitées. Inscription: infos@todahome.ch]

EEL - Eglise évangélique Lonay - Route de Préverenges 14-16,1027 Lonay

Samedi 7 mars 2026 10h -18h

Séminaire-enseignement 'Le Tabernacle' [inscription obligatoire: zbindenluc@gmail.com] [Pause midi: pique-nique sur place (ou magasins et restaurants dans les environs] 20h Soirée ouverte: témoignage de P. Dehoux

Eglise sur le Roc - Route Sainte-Agnès 8, 1700 Fribourg

Dimanche 8 mars 10h00 Culte

JOURNÉE DE SOLIDARITÉ

ET DE PRIÈRE AVEC ISRAËL ET LE PEUPLE JUIF

Cette année, la journée de solidarité de l'IWS sur la place fédérale à Berne est prévue le dimanche 30 août. Merci de vous réserver cette date dans votre agenda et de venir nombreux pour témogner publiquement de votre solidarité envers Israël et le peuple choisi de Dieu.

4E ÉDITION DE LA CONFÉRENCE

ICEJ AU GABON

Du 10 au 12 décembre 2025, la ville de Libreville au Gabon a accueilli la Conférence internationale interÉglises Gabon-Israël, édition 2025, placée sous le thème : « Alliance d’Israël avec les Nations : que dit l’Éternel ? »

Cet événement s’inscrit dans la continuité d’une série de conférences initiées depuis 2021, ayant pour objectif d’examiner, à la lumière des Saintes Écritures, la nature, la portée et l’actualité de l’alliance que Dieu a établie avec Israël, ainsi que la place des nations dans Son dessein rédempteur. Comme l’affirme l’Écriture : « L’Éternel a fait connaître ses voies à Moïse, ses œuvres aux enfants d’Israël » (Psaume 103v7).

Les éditions précédentes, organisées à Libreville, ont réuni des responsables religieux nationaux et internationaux autour de thématiques bibliques majeures, soulignant que l’alliance divine demeure un fondement théologique essentiel pour la compréhension du plan de salut, « car l’Éternel ne rejette point son peuple » (Psaume 94v14).

La quatrième édition, tenue cette année à l’Église Internationale de Na -

zareth (EGINA) d’Okala, a rassemblé fidèles, responsables spirituels et invités venus d’Israël, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine ainsi que de différentes régions du Gabon. En cohérence avec le thème retenu, la Conférence visait à proclamer l’unité du Corps de Christ tout en respectant la spécificité de l’appel d’Israël, conformément à cette parole du Seigneur : « Je ferai de toi une grande nation… et toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 12v2-3). Elle a ainsi encouragé une lecture biblique équilibrée de la relation entre Israël et les nations, fondée sur la révélation progressive du dessein de Dieu. Dans son allocution, le Révérend Pasteur Prophète Georges Bruno NGOUSSI a souligné l’importance de bâtir des ponts spirituels entre les nations par la foi, rap-

«

...AFIN QUE S’ACCOMPLISSE LE MYSTÈRE

SELON LEQUEL LES NATIONS SONT HÉRITIÈRES

AVEC ISRAËL » (ÉPHÉSIENS 3V6), POUR LA GLOIRE DE DIEU ET L’ÉDIFICATION

DU CORPS DE CHRIST. (PSAUME 122.:6)

pelant que l’alliance divine ne relève ni de la tradition humaine ni de la politique, mais de la volonté souveraine de Dieu : « Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées » (Zacharie 4v6). Il a également mis en exergue la vocation du Gabon comme terre de paix et d’intercession, appelée à participer au plan de Dieu pour les nations, selon l’appel prophétique : « Ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples » (Ésaïe 56v7).

Invité d’honneur venu d’Israël, le Révérend Dr Birlie BELAY, dans ses enseignements centrés sur l’alliance et la restauration spirituelle, a rappelé que « les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11v29). S’appuyant sur Romains 9 à 11, il a mis en lumière les liens bibliques et prophétiques entre Israël et les nations, soulignant que les croyants issus des nations ont été greffés sur l’olivier franc, non pour s’enorgueillir, mais pour reconnaître la fidélité de Dieu à Son alliance : « Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte » (Romains 11v18). Il a également exhorté l’assemblée à répondre à l’appel scripturaire : « Priez pour la paix de Jérusalem » (Psaume 122v6).

Le programme de la Conférence a été structuré autour d’enseignements bibliques approfondis, de panels thématiques, de temps de prière, de louange et d’adoration, ainsi que d’échanges théologiques portant sur la compréhension biblique de l’alliance, de l’élection et de la responsabilité spirituelle des nations. Ces moments ont permis

d’examiner la Parole de Dieu dans l’esprit des Béréens, « qui examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17v11), et de renforcer la coopération fraternelle entre les Églises gabonaises et les communautés israéliennes et messianiques.

La cérémonie de clôture a été marquée par la transmission symbolique du fanion de la Conférence, du Révérend Pasteur Prophète Georges Bruno NGOUSSI au Pasteur Faustino Obiang ONDO NKARA, représentant la Guinée équatoriale. Ce geste prophétique a été compris comme une continuité de la vision divine selon laquelle les nations sont appelées à marcher à la lumière du dessein de Dieu : « Des nations marcheront à ta lumière » (Ésaïe 60v3). Après la République Centrafricaine et le Cameroun, la Guinée équatoriale est désormais appelée à porter cette vision et à organiser une Conférence internationale d’unité avec Israël.

Ainsi, l’édition 2025 confirme que la Conférence inter-Églises Gabon-Israël, fidèle à son thème « Alliance d’Israël avec les Nations : que dit l’Éternel ? », se veut un espace prophétique de réflexion, de communion et d’enseignement, appelant les Églises à s’aligner sur la Parole de Dieu, « afin que s’accomplisse le mystère selon lequel les nations sont héritières avec Israël » (Éphésiens 3v6), pour la gloire de Dieu et l’édification du Corps de Christ. (Psaume 122.:6)

MOUNGUENGUI

Directeur National de ICEJ au Gabon

CÉLÉBRATION DE 35 ANS D'AMITIÉ

Lors d'un récent symposium organisé à Bratislava, capitale de la Slovaquie, des diplomates et des politiciens chevronnés ont commémoré les 35 ans du rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et la Tchécoslovaquie, alors nation unifiée. L'ICEJ était bien représentée à cette réunion spéciale par son vice-président chargé des affaires internationales, le Dr Mojmir Kallus, qui fut également le directeur fondateur de la branche tchèque de l'ICEJ, ainsi que par Peter Svec, directeur national de l'ICEJ-Slovaquie.

Dès que la Tchécoslovaquie s'est débarrassée de son régime communiste, le président Vaclav Havel s'est donné pour priorité de renouer les relations amicales avec Israël, qui avaient été rompues à la demande de Moscou après la guerre des Six Jours en 1967. Havel a été le premier chef d'État de l'Europe de l'Est nouvellement libérée à se rendre en Israël, suivant les traces du premier président tchécoslovaque, Tomas Masaryk, qui avait visité le pays en 1927 en tant que premier chef d'État étranger.

L'événement anniversaire s'est tenu au Centre tchèque de Bratislava et a montré que la tradition de liens étroits avec Israël reste très vivante tant en République tchèque qu'en Slovaquie. Ces deux pays comptent parmi les plus fervents soutiens d'Israël en Europe et considèrent chacun cette relation comme un pilier essentiel de leur politique étrangère.

Parmi les dirigeants influents présents figuraient l'ambassadeur tchèque Rudolf Jindrák, l'ambassadeur israélien Eitan Levon, le député européen Alexander Vondra, ancien conseiller de Vaclav Havel, et Pavol Demes, premier ministre des Affaires étrangères slovaque.

Le Dr Mojmir Kallus a parlé de la diplomatie mondiale fondée sur la foi, notamment des efforts visant à convaincre les gouvernements de transférer leurs ambassades à Jérusalem, tandis que Peter Svec a organisé l'événement en coopération avec la Société slovaque de politique étrangère et la Fédération des communautés juives slovaques.

Rejoignez-nous à Jérusalem pour une conférence inspirante axée sur la manière dont les pasteurs et les responsables ministères devraient aborder l’antisémitisme et l’hostilité envers Israël.

Rejoignez-nous l’année prochaine à Jérusalem pour célébrer la Fête des Tabernacles. Nous vous tiendrons informés de tous les détails !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur feast.icej.org ou envoyez un e-mail à events@icej.org

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Issuu converts static files into: digital portfolios, online yearbooks, online catalogs, digital photo albums and more. Sign up and create your flipbook.