ETUDE D’ORIENTATION DE LA STRATEGIE JEUNESSE DU GROUPEMENT D’INTERÊT PUBLIC YVELINES COOPERATION INTERNATIONALE ET DEVELOPPEMENT
Octobre 2020
TABLE DES MATIERES PART 1 – PRATIQUE JEUNESSE D’YCID ............................................................................................. 3 I – PRESENTATION GENERALE ........................................................................................................ 3 II – LIVRABLES ATTENDUS............................................................................................................... 3 III - RECENSEMENT DISPOSITIFS EXISTANTS ................................................................................ 5 IV - SWOT STRATEGIE JEUNESSE D’YCID........................................................................................ 8 V – REFLEXION SUR LA CONSTRUCTION DE LA STRATEGIE JEUNESSE D’YCID ......................... 9 PART 2 - DIAGNOSTIC CRITIQUE DES DISPOSITIFS D’YCID........................................................ 11 I - RETOUR D’EXPERIENCE ET DIAGNOSTIC CYAM ..................................................................... 11 II. RETOURS D’EXPERIENCES DES ASSOCIATIONS MEMBRES D’YCID ....................................... 17 PART III - SOCIOLOGIE DES MEMBRES D’YCID .............................................................................. 20 PART IV - BENCHMARKING ETUDE COMPARATIVE DES INITIATIVES JEUNESSES................. 24 I – L’échelle sectorielle : focus sur les Réseaux Régionaux Multi-Acteurs (RRMA) .................... 24 II – L’ECHELLE DEPARTEMENTALE .............................................................................................. 34 1- LES COMMUNES .......................................................................................................................... 34 2- LES FACULTES ............................................................................................................................. 36 PART V – QUESTIONNAIRE JEUNESSE ............................................................................................ 38 PART VI – RECOMMANDATIONS ..................................................................................................... 44 ............................................................................................................................................................... 44 I – CREATION D’OUTILS DE COMMUNICATION ............................................................................ 44 II. MISE EN PLACE D’EVENEMENTS............................................................................................... 47 III – CREER DU LIEN ........................................................................................................................ 49 IV. RECOMMMANDATIONS POUR LES ASSOCIATIONS MEMBRES ............................................. 51
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PART 1 –
PRATIQUE JEUNESSE D’YCID
I – PRESENTATION GENERALE 1- Contexte Depuis 2007, le Département des Yvelines mène des activités dans le domaine de la coopération internationale, à travers sa politique « Yvelines, partenaire du développement ». Ses actions sont orientées autour de trois grands volets : la coopération décentralisés, qui a conduit à la signature de 11 accords de coopération dans 7 pays ; le soutien aux acteurs Yvelinois, qui se concrétise par un soutien financier et un accompagnement technique dans la conduite des projets de coopération internationale ; et l’animation du territoire, qui ambitionne de fédérer les acteurs Yvelinois autour d’enjeux communs, de partage d’expériences et de sensibilisation des citoyens à la solidarité internationale.
2- Présentation d’YCID Dans l’objectif de promouvoir et valoriser les initiatives de coopération internationale du territoire yvelinois, YCID agit autour de 4 dimensions : le soutien aux initiatives de solidarité internationale (cofinancement de projets de solidarité internationale), l’accompagnement des acteurs yvelinois (formation, suivi, évaluation, etc.), l’animation du territoire (information, évènements, sensibilisation etc.) et le développement de relations économiques avec le continent africain (études, coopérations techniques, etc.). Parmi ces axes d’intervention, YCID fait de la formation citoyenne une de ses priorités. Il propose donc différents outils de sensibilisation en direction de la jeunesse, et en particulier du public scolaire, dans un double objectif : former des esprits citoyens, conscients du monde actuel et des interdépendances qui le régissent, et promouvoir leur engagement dans la solidarité internationale.
II – LIVRABLES ATTENDUS Lors de sa dernière Assemblée générale (mai 2019), YCID a consacré un atelier au thème de la « jeunesse dans la solidarité internationale ». Les échanges ont permis de dresser deux constats : -YCID est peu relié à la jeunesse et aux acteurs en charge de la jeunesse dans le Département. De fait, son offre en direction des jeunes (stratégie externe) n’est pas basée sur une réelle connaissance des besoins et du terrain. YCID devrait ainsi revisiter sa stratégie d’offre en direction des jeunes en s’appuyant sur un diagnostic étayé, et en travaillant davantage en relation avec les acteurs du secteur de la jeunesse : Education nationale, éducation populaire, communes (et Région) notamment ; -Ce manque de lien avec les jeunes se traduit aussi sur le plan interne par la quasi-absence de jeunes dans les différents niveaux de représentation institutionnelle d’YCID : Assemblée générale, Conseil d’administration, Commissions permanentes de travail. Ce constat est à mettre en relation avec la sociologie des membres : très peu de jeunes sont actifs dans les associations (où ils ont plutôt un
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rôle de bénéficiaires), et encore moins se trouvent dans des positions de responsabilités. Se pose alors la question de savoir si YCID peut bâtir une stratégie « pour les jeunes mais sans les jeunes ». Les conclusions de cet atelier ont été présentées à la Commission « Animation du territoire » et au Conseil d’administration. Le principe est de recourir au service d’un prestataire externe pour alimenter la réflexion d’YCID en matière de stratégie jeunesse (tant sur le plan externe qu’interne) a été retenu pour l’année 2020.
Objectifs de l’étude L’objectif central consiste à accompagner YCID dans l’élaboration d’une stratégie « jeunesse », à la fois externe et interne. L’étude devra en particulier nourrir la réflexion en approfondissant les dimensions suivantes : Sur le plan externe :
appréhender la cohérence des orientations actuelles d’YCID envers les jeunes par rapport à ses objectifs et en dresser un bilan succinct sur les dernières années ;
identifier, en dehors des Yvelines, des retours d’expériences sur les programmes en faveur de la jeunesse dans le contexte de la solidarité internationale, notamment (non exclusivement) à partir des activités mises en œuvre dans les Réseaux régionaux multi-acteurs ;
appréhender, dans les Yvelines, les attentes et besoins, et identifier les contraintes des jeunes Yvelinois vis-à-vis d’un engagement en faveur de la solidarité internationale ;
identifier en Yvelines les acteurs du secteur de l’appui aux initiatives des jeunes, et caractériser leurs objectifs propres et de leurs modalités d’interventions, en vue de mieux définir pour YCID un positionnement favorisant les complémentarités avec ces acteurs ;
identifier de potentiels secteurs de la coopération internationale pour lesquels existe une appétence de la jeunesse yvelinoise (en se basant, en partie, sur les actions menées actuellement par la jeunesse dans ce domaine).
Sur le plan interne :
identifier les retours d’expériences (en Yvelines et au-delà, notamment les RRMA) sur la façon dont les acteurs intervenant dans le champ de la jeunesse et de la solidarité internationale peuvent organiser la participation des jeunes à la gouvernance de leur organisation ;
appréhender le fonctionnement des membres d’YCID et leurs difficultés à recruter des jeunes actifs dans la vie des associations.
L’étude devra, sur la base des résultats obtenus, livrer des recommandations en matière de stratégie jeunesse pour YCID tant sur le plan externe qu’interne. La méthodologie d’élaboration des recommandations devra inclure des étapes de discussion et de validation avec les instances d’YCID, et pourra par ailleurs s’appuyer sur des tables-rondes spécifiques proposées par la chargée d’étude permettant de confirmer le diagnostic et de faire remonter des propositions.
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III - RECENSEMENT DISPOSITIFS EXISTANTS Dès sa création YCID s’est engagé dans une politique de sensibilisation adressée au public scolaire.
1- Les dispositifs d’aide a) Aide forfaitaire dans le cadre du fonds de soutien aux initiatives yvelinoises (FSI-Y) Le Fonds de soutien aux initiatives yvelinoises de coopération internationale est réservé aux membres d’YCID portant des projets de solidarité internationale en lien avec la lutte contre la pauvreté. Les membres d’YCID ont la possibilité de recevoir une aide financière du groupement pour le financement des projets à hauteur de 40% des dépenses éligibles, avec un plafonnement de 10 000€. Des compléments forfaitaires ont été mis en place dans le cadre des activités de sensibilisation des Yvelinois à la solidarité internationale et notamment pour les projets intégrant la participation des jeunes (de 16 à 25 ans), à hauteur de 500€ par jeune, dans la limite de 8 jeunes. Lorsque l’action proposée prévoit la participation de collégiens Yvelinois pour la réalisation de certaines tâches, une contribution supplémentaire est versée par YCID. Pour en bénéficier, le demandeur doit présenter un projet pédagogique dans lequel est inscrite l’action proposée, ce projet doit comprendre des activités en amont et en aval de l’action réalisée à l’étranger, et un séjour de 10 jours minimum dans le pays concerné. Le montant de l’aide forfaitaire complémentaire pour la participation de jeunes collégiens est de 300€ par jeune, dans la limite de 30 jeunes. b) Bourses « Citoyens Yvelinois, Acteurs du Monde » (CYAM) Le dispositif CYAM vise à aider les jeunes Yvelinois (de 18 à 30 ans) à la mobilité et à leur participation concrète à des actions de terrain dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. Pour être éligible, une action doit se dérouler dans un pays figurant dans la liste des pays éligibles établie par YCID et avoir pour finalité la lutte contre la pauvreté. Les bourses individuelles forfaitaires attribuées par YCID sont d’un montant de 500€ par candidature retenue. L’aide peut être majorée de 200€ si la mission est effectuée dans le cadre d’une collaboration avec un membre d’YCID. c)
Education et sensibilisation à la coopération internationale (ECSI-Y)
Le dispositif d’aide ECSI est destiné à soutenir des actions de sensibilisation à la coopération internationale, à la compréhension de la mondialisation et des interactions avec notre territoire, et d’éducation à la citoyenneté mondiale, orientées vers le « grand public ». Les actions doivent se dérouler dans les Yvelines ou avoir un intérêt notable pour la ville. La durée de l’action ne peut excéder 12 mois, et le montant de l’aide apportée est limité à 50% du budget prévisionnel et 80% dans le cas où l’action implique un établissement scolaire.
2- Activités proposées par YCID a) Opération annuelle : 1 cahier, 1 crayon Depuis 2015, YCID contribue au déploiement de la campagne nationale « La rentrée solidaire : 1 cahier, 1 crayon » portée par l’association Solidarité Laïque. La campagne a un double objectif en direction du public scolaire : sensibiliser à l’enjeu de l’accès à l’éducation dans le monde, à la citoyenneté et à la solidarité internationale, et faire participer à une action concrète de solidarité par la collecte de fournitures scolaires neuves. Les fournitures sont reversées chaque année à un pays différent, préalablement déterminé par Solidarité Laïque.
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Chaque année, YCID envoie aux 120 collèges des Yvelines le kit de communication élaboré par Solidarité Laïque et leur propose de venir chercher le produit de la collecte de fournitures au sein de chaque établissement. Les activités de sensibilisation commencent à partir du début du mois de novembre, et la collecte des fournitures scolaires a lieu début décembre pendant une semaine.
b) Les catalogues d’intervention en milieu scolaire Le catalogue à destination des écoles L’association E-graine a conçu un catalogue d’intervention (ou kit pédagogique) à l’attention des animateurs de temps périscolaire ou de centres de loisirs, pour un public d’enfants de 8 à 10 ans. Le catalogue propose des animations pédagogiques souples (1h30 fractionnable) autour de 5 thématiques : coopération internationale, accès aux services de base, inégalités, diversité et migrations. Chaque thématique comprend trois types d’apport : le déroulé des animations, un dossier de compréhension de la thématique pour l’animateur et des annexes comprenant les supports pour les animations. Le catalogue à destination des collèges Avec l’aide d’UNICEF, un second catalogue a été élaboré à l’attention d’un public de collégiens. Le catalogue aborde cinq thématiques (alimentation, eau, éducation, pauvreté, et santé) adaptées au programme scolaire (histoire, géographie et éducation civique) à travers 18 outils pédagogiques répartis sur trois types de support : exposition photo, jeu d’animation et vidéo YCID joue le rôle d’interface entre les établissements qui souhaitent mettre en place ces interventions et les associations formées qui les animeront.
c)
Les interventions ponctuelles
Les salariés d’YCID ont également la possibilité d’intervenir à la demande pour mener des animations pédagogiques sur le thème de la coopération internationale. YCID a été sollicité plusieurs fois par le Lycée Louis Bascan de Rambouillet pour des interventions lors de la Semaine de la solidarité internationale et la Semaine de la Terre. Le collège Gustave Courbet de Trappes a également sollicité YCID pour six interventions dans des classes de 6 ème autour du changement climatique dans le cadre de la Semaine de la solidarité internationale.
d) Jeunes Ambassadeurs Yvelinois pour la coopération internationale (JAY-CI) Ce dispositif est un programme de bénévolat adressé aux jeunes Yvelinois (de 16 à 25 ans) qui dure un an. Ce programme induit le recrutement d’un maximum de 10 Jeunes Ambassadeurs chaque année. Les Jeunes Ambassadeurs ont deux missions : le plaidoyer en faveur de la coopération internationale auprès des élus Yvelinois et la communication sur ce plaidoyer. Le programme comprend une session d’intégration et de formation. Les Jeunes Ambassadeurs sont autonomes dans leurs activités de plaidoyer et de communication. e) Les appariements scolaires avec le Kit Koombook Le projet Koombook vise à proposer aux établissements scolaires des Yvelines un kit de communication numérique permettant de construire dans de bonnes conditions matérielles une relation de jumelage avec un établissement scolaire en Afrique. Le kit, qui comprend un boitier Koombook, des tablettes, un ordinateur, un vidéoprojecteur, un module de connexion à l’internet mobile, et un panneau solaire pour la recharge des équipements. YCID souhaite pouvoir identifier des établissements partenaires en Afrique, et
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mettre à disposition gratuitement le kit numérique permettant la mise en place d’échanges par internet avec des établissements yvelinois.
3- Bilan des 5 dernières années Projets Aide dans le cadre du Fonds de soutien aux initiatives yvelinoises (FSI-Y)
Résultats -1459 jeunes depuis 2007 pour 210 projets -6 jeunes en moyenne par projet -121 jeunes par an -164 conventions depuis 2015
Remarques -Le dispositif FSI est utilisé par les associations de solidarité internationale yvelinoises membres d’YCID, ainsi que les collectivités, comités de jumelage, communes. Seule une organisation se distingue des autres, « l’Institut de formation sociale des Yvelines ». -Entre 2015 et 2019, 92% des aides financières ont été attribuées à des associations, et 8% aux collectivités, comités de jumelage, communes.
Bourses « Citoyens yvelinois, Acteurs du Monde » (CYAM)
-Depuis 2015, 71 bourses allouées
-YCID peut allouer 25 bourses/ans, le chiffre de 71 bourses est donc bien inférieur au nombre de bourses qu’il aurait pu attribuer. -Une progression est visible dans le nombre de bourses allouées par YCID depuis 2015, en 2019 YCID a versé l’intégralité de ses 25 bourses. -Les bourses attirent en général plus les femmes que les hommes (de 2016 à 2018, 80% de femmes pour 20% d’hommes).
Education et sensibilisation à la coopération internationale en Yvelines (ESCI-Y)
-23 projets au total depuis 2015
-Les actions d’ESCI sont proposées en majorité par des associations de solidarité internationale membres d’YCID. -Elles visent le « grand public », les jeunes et leurs familles, les résidents des villes ou quartiers avoisinants. -Les interventions sont des actions de sensibilisation (valoriser les projets de SI, partage de la gastronomie d’un pays, conférences, tables-rondes…). -Ces actions visent environ une centaine de personne (entre 50 et 200).
Opération annuelle « 1 cahier, 1 crayon »
Catalogue d’intervention en milieu scolaire
-Chaque année entre 10 et 15 établissements scolaires des Yvelines ont participé à l’OP / 120 envois de kit
-Les collèges yvelinois sont les premières cibles de la campagne. -YCID a récolté 683 kg de fournitures scolaires en 2019 (pas de données pour les autres années). Projets en attente de validation.
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Jeunes ambassadeurs Yvelinois
Nouveau dispositif
Les interventions ponctuelles
-Plusieurs interventions dans le Lycée Louis Bascan de Rambouillet (Semaine de la solidarité internationale, Semaine de la Terre).
Les interventions Kit Koombook
Nouveau dispositif.
-Travail avec la direction de l’enfance et de l’action sociale (en charge de la prévention sur la ville de Trappes) sur la sensibilisation à la solidarité internationale dans trois collèges de la ville. -Appel à projet « Classes numériques pour l’Afrique », le kit offert aux membres YCID pour développer des partenariats avec des partenaires en Afrique.
IV - SWOT STRATEGIE JEUNESSE D’YCID
Force -Intuitivité dans les projets, bonnes idées et
Faiblesses
rigueur dans leur réalisation. -Acteur non directement impliqué dans les projets : permet de prendre du recul, d'évaluer objectivement les actions.
Opportunités -Communication peu développée du GIP. Si développement -> Public risque d'être élargi. -Travail en partenariat avec des acteurs jeunesse à exploiter (RRMA, acteurs locaux...).
-Données peu travaillées (suite à un projet, une action).
Menaces -Création de dispositifs non-adaptés qui ne sont pas mis en place (ou supprimés) . -Les jeunes ne se sentent pas concernés par le discours d'YCID (discours à adapter).
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V – REFLEXION SUR LA CONSTRUCTION DE LA STRATEGIE JEUNESSE D’YCID Il est difficile d’appréhender la cohérence de la stratégie d’YCID envers les jeunes par rapport à ses objectifs, car YCID n’a pas de stratégie jeunesse clairement formulée. Si YCID souhaite pouvoir analyser d’une année sur l’autre les performances de son attractivité auprès des jeunes, et la réalisation de ses propres objectifs envers la jeunesse, il faut qu’il commence par définir une stratégie jeunesse bien identifiée et se fixe des objectifs clairs.
-L’adhésion des Yvelinois au principe de l’aide au développement -Le nombre d’adhérents dans les associations de solidarité internationale -Le nombre de collectivités locales engagées en coopération décentralisée augmente
Resultats attendus
Sensibiliser les Yvelinois aux enjeux de la coopération internationale et les amener à s'engager
Impacts recherchés
Objectif
Dans les Rapports d’activités du Groupement, il est d’ores et déjà possible d’identifier quelques pistes énonçant les objectifs visés concernant la « sensibilisation des Yvelinois aux enjeux de la coopération internationale ».
-Des activités et évènements accessibles au grand public non-sensibilisé (indicateurs d’activités : fréquentation enregistrée/ Nb de manifestations) -Des outils spécifiques créés pour sensibiliser le public scolaire (indicateurs : nombre d’établissement scolaires touchés) -Les initiatives d’engagement vers l’étranger portées par les jeunes ou les incluant (indicateurs : nombre de séjours jeunes à l’étranger financés)
Définir des objectifs chiffrés Si le Groupement d’intérêt public souhaite vérifier la bonne conduite de sa stratégie jeunesse et son amélioration dans le temps, il faut qu’il se fixe des objectifs quantifiables, réalisables, pertinents. C’est seulement en comparant les résultats obtenus sur l’année x par rapport à ses objectifs qu’il pourra vérifier si l’année fut féconde ou non. Dans le cas de l’élaboration de la stratégie jeunesse d’YCID, il faut définir des objectifs spécifiques, soit des objectifs qui se détaillent par dispositifs :
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Nom du dispositif Aide dans le cadre du Fonds de soutien aux initiatives yvelinoises (FSI-Y)
Objectifs chiffrés Dans le cadre du Fonds de soutien, YCID pourrait se fixer l’objectif quantifiable suivant : -Chaque année, 100 jeunes (16-25 ans) participent à une action de solidarité internationale grâce au dispositif. Et/ou : -50% des structures ayant eu recours au FSI-Y, intègrent des jeunes à leurs projets.
Bourses « Citoyens Yvelinois, Acteurs du Monde » (CYAM)
Dans le cadre des bourses CYAM, l’objectif quantifiable est évident : -Chaque année les 25 bourses sont allouées, soit 100% de l’intégralité des bourses.
Education et sensibilisation à la coopération internationale en Yvelines (ECSI-Y)
Dans le cadre de l’ECSI, il faudrait que les associations membres recensent le nombre de personnes assistant à leurs interventions : -Chaque année 1000 personnes « grand public » ont été sensibilisées à la coopération internationale en Yvelines.
Jeunes ambassadeurs Yvelinois pour le Monde
Ce dispositif étant tout nouveau, il faudra attendre quelques années pour fixer un objectif pertinent.
Les interventions ponctuelles
À ce jour, YCID ne réalise pas beaucoup d’interventions ponctuelles. Cependant, on peut imaginer partir sur l’objectif de : -3 interventions ponctuelles / an.
Ces quelques objectifs chiffrés permettront de savoir si, oui ou non, YCID a respecté ses « objectifs jeunesse » d’une année à l’autre. Ils permettront également de mesurer le degré d’atteinte des objectifs dans le temps, et pourront alerter YCID sur l’état de son bilan vis-à-vis de ses attentes. Ces chiffres pourront être valorisés dans les rapports d’activités de la structure, pour mettre en valeur ses potentielles réussites annuelles.
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PART 2 -
DIAGNOSTIC CRITIQUE DES DISPOSITIFS D’YCID
Cette deuxième partie de l’étude souhaite établir un diagnostic critique des pratiques jeunesses mises en place par le groupement. Le but est d’identifier grâce à des retours d’expérience, la façon dont les acteurs qui interviennent dans le champ de la jeunesse et de la solidarité internationale peuvent organiser la participation des jeunes à la gouvernance de leur organisation, ainsi qu’à proposer des dispositifs touchant davantage la jeunesse. Pour ce faire, des entretiens individuels ont été menés avec les membres d’YCID et avec les bénéficiaires des bourses CYAM. Le but est de collecter pour les premiers des retours sur leurs ressentis, leurs difficultés à mobiliser les jeunes, leurs inclinations à travailler davantage avec des jeunes ; pour les seconds de récolter des informations sur leurs expériences solidaires à l’international, leurs envies de participer à d’autres actions de coopération internationale, et leurs avis sur le dispositif de bourse CYAM. Les dispositifs jeunesses qui ont été analysés sont donc les suivants : la Bourse Citoyens des Yvelines, Acteurs du Monde (CYAM), et le Fonds de soutien aux initiatives yvelinoises (FSI-Y). Pour rappel : Projets Aide dans le cadre du fonds de soutien aux initiatives yvelinoises (FSI-Y) Bourses « Citoyens yvelinois, Acteurs du Monde » (CYAM)
Résultats -1 459 jeunes depuis 2007 -6 jeunes en moyenne par projet -121 jeunes par an -164 conventions depuis 2015 -Depuis 2015, 75 bourses allouées
Enquêtes réalisés Entretiens téléphoniques avec les associations membres ayant bénéficiées du dispositif -Entretiens téléphoniques avec les associations membres ayant bénéficiées du dispositif -Entretiens téléphoniques avec les jeunes boursiers CYAM
L’analyse du diagnostic est basée sur l’entretien avec 24 boursiers CYAM toutes années confondues, et 30 associations membres d’YCID.
I - RETOUR D’EXPERIENCE ET DIAGNOSTIC CYAM Les bourses « Citoyens des Yvelines, Acteurs du Monde » sont proposées par YCID aux jeunes Yvelinois de 18 à 30 ans qui souhaitent participer à un projet de solidarité internationale. Le dessein du dispositif est d’inciter à la mobilité des jeunes Yvelinois et leur participation à des actions de terrain dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. Depuis sa création en 2015, plus de 75 bourses ont été attribuées. Une série d’entretiens a été réalisée auprès des jeunes boursiers afin de cerner leur profil, leur relation avec la solidarité internationale, ainsi que leur avis sur le dispositif de bourse.
1 – Profil des boursiers Le profil type du boursier CYAM est… Un jeune de 21 ans en 2ème année de Médecine.
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Parmi les interrogés, l’association qui a envoyé le plus de boursier est… Enfance Partenariat Vietnam (EPVN) à 33%, une association humanitaire loi 1901 qui a pour but d’améliorer les conditions de vie des enfants et du personnel, des orphelinats et établissements d’accueil d’enfants au Vietnam. Les 3 destinations principales des boursiers CYAM sont… Le Vietnam, le Togo et Madagascar1.
2 – La mission Les jeunes boursiers CYAM sont généralement envoyés en mission sur une durée de 3 à 4 semaines pour effectuer diverses actions : chantiers de construction, ateliers de sensibilisation à l’hygiène, éducation, apprentissage d’une langue étrangère… Ils sont amenés à toucher à toutes sortes d’activités et de problématiques liées aux Objectifs de Développement Durables (ODD). Dans ce cadre, l’enquête a souhaité les interroger sur leurs appréhensions, leurs missions, et les difficultés du terrain.
Appréhensions avant le départ
Attitude des proches
7%
Peur/Inquiétude
18%
23% Fierté/Soutient Participation au projet
59%
14%
17% 21% 41%
Note 8,82
Etiez-vous bien encadré par l'organisme ? 13% Oui Non
87%
Manque de budget Hors zone de confort La vie sur place Entente avec l'équipe Association envoyeuse
Observable sur ces diagrammes, la plus grande appréhension des jeunes boursiers avant leur départ est la vie sur place. Le choc culturel, le manque de confort, et la nourriture, constituent des inquiétudes régulières.
Le cercle amical et familial des jeunes boursiers, bien qu’inquiété par la décision de départ, joue plus souvent un rôle impulsif au départ qu’un frein. En effet, il contribue à encourager le jeune dans son dépassement et le soutient dans son projet. 87% des jeunes boursiers enquêtés considèrent avoir été bien encadrés par l’association d’envoi. De façon générale, l’organisme encadre les navettes entre l’aéroport et le lieu de l’action solidaire, ainsi que le logement. Il se peut qu’il fournisse un traducteur, en particulier dans les villages isolés.
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Ils sont 33% des interrogés à être allés au Vietnam, 27% à Madagascar et 17% au Togo
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En moyenne, les jeunes boursiers enquêtés attribuent la note de 8,82/10 à leur expérience. Ils sont donc très satisfaits d’avoir participé à cette action.
Tâches de la mission
21%
27%
11%
Education (apprentissage math, anglais…) Sensibilisation (hygiène, tri/déchets) Chantier (contruction) Environnement
18% 23%
Animation, jeux avec des enfants
Lors de la mission, qu'est-ce qui fut le plus difficile à réaliser ? Réalité du terrain
29%
23% 18%
12%
Manque de confort Aléas climatiques Insécurité
18%
Barrière de la langue
Les missions des boursiers sur place sont à 27% des tâches éducatives. Cette éducation se manifeste à travers l’enseignement d’une langue (français, anglais), de la lecture, ou l’instruction des bases de mathématiques. La mission éducative est souvent couplée à une mission de chantier.
Les étudiants en médecine ou les ingénieurs participent à 100% du temps à une mission solidaire en lien avec leur formation. Ils sont amenés pour les premiers à mettre en place des ateliers de sensibilisation buccodentaire, pour les seconds à monter des projets de recyclage des déchets plastiques, ou de cuve de stockage pour créer un accès à l’eau potable. Ce lien entre leurs compétences, leur formation et le terrain, ne fait que renforcer leur motivation et leur implication dans le projet solidaire.
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3 – Relation avec la solidarité internationale (SI)
Pour quelles raisons avez-vous eu envie de participer à un projet de SI ?
Déjà participé à un projet de SI
10%
Rencontrer culture/personnes
24%
10% Voyage Aider, rendre service
17%
29% Se former, apprendre soimême
10%
Dans le cadre des études/d'une formation
Avez-vous eu d'autres expériences de bénévolat ?
Avez-vous retravaillé avec l'organisme d'envoi ?
39% 61%
Oui
39%
Non
Oui
Non
61%
29% des jeunes désirent participer à un projet de solidarité internationale dans le but d’aider et de rendre service. « Me rendre utile » est un terme qui revient souvent dans la rhétorique des jeunes. 24% des jeunes interrogés ont déjà participé à un projet de SI avant d’utiliser le dispositif CYAM, ces jeunes ont donc trouvé dans la mission de solidarité internationale une aventure gratifiante à réitérer. Ils sont d’ailleurs 39% à avoir eu d’autres expériences de bénévolat. Les raisons pour lesquelles les jeunes ont souhaité participer à un projet de SI sont également personnelles : Voyager (10%), Rencontrer une nouvelle culture/de nouvelles personnes (10%), Se former/ apprendre soi-même (10%). Le désir de l’engagement est donc lié non seulement à des facteurs éthiques, sociétaux, comme l’assistance à l’autre moins doté que moi, le partage de savoir-faire, le don gratuit de sa personne. Mais également à des aspirations plus personnelles comme le désir de partir à l’aventure, de sortir de son quotidien, de rencontrer des personnes d’une autre culture etc. Les jeunes enquêtés ont retravaillé avec l’organisme d’envoi à 61% après leur mission solidaire à l’étranger. La bourse CYAM est donc un bon outil d’engagement ponctuel pour aller vers un engagement plus pérenne et local. Elle permet aux associations de rencontrer des jeunes possiblement intéressés par un engagement bénévole plus long. Selon 70% des jeunes enquêtés cette expérience a changé leur perception du monde, les a sensibilisé aux thématiques de la solidarité internationale, leur a permis de découvrir une réalité qu’ils ne connaissaient pas. La moitié des jeunes enquêtés annoncent qu’ils souhaitent travailler à un moment de leur carrière dans le secteur de la solidarité internationale. 41% disent de cette expérience qu’elle a déterminé leur choix de formation/professionnel futur. Sur ce dernier point, ce sont rarement les choix de formation des étudiants qui sont chamboulés et remis en question (la plupart étant déjà engagés dans des études longues), mais plus
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souvent la carrière professionnelle. Les enquêtés souhaitent en effet donner 1 ou 2 ans de leur temps dans la solidarité internationale avant de s’insérer définitivement dans le monde professionnel.
4 – Axe d’amélioration
Si vous deviez refaire l'expérience, qu'est-ce que vous amélioreriez ? 21% 37%
37%
5%
Préparation en amont Meilleure gestion des compte Connaissance du terrain Meilleure gestion du groupe
Est-ce que vous recommanderiez cette expérience à vos proches ? 4% Oui Non
96%
Une meilleure préparation en amont (37%) et une meilleure connaissance du terrain (37%) sont les deux axes d’amélioration que soulignent les jeunes boursiers. Ils auraient aimé avoir une meilleure connaissance du terrain et des besoins des populations locales. Echanger avec les acteurs locaux avant leur départ pour optimiser leur temps sur place. Les enquêtés recommanderaient cette expérience à leurs proches à 96%. Ils représentent de ce fait d’excellents relais d’information pour les associations envoyeuses.
5 – Comment améliorer le dispositif de bourse CYAM
Les jeunes interrogés lors de l’enquête s’accordent sur les bénéfices de la bourse…
« Tout s’est très bien passé. J’ai rendu le dossier CYAM la veille pour le lendemain. On a reçu une réponse positive seulement une semaine après. Ça a été super rapide ! Très bonne expérience car très professionnalisant. »
« YCID est le premier bailleur à nous avoir donné une réponse positive, ça nous a beaucoup encouragé car on s’est dit que c’était possible. »
« On ne serait pas parti sans l’aide d’YCID, merci ! J’ai trouvé que c’était parfait, on a fait une présentation au mois de mars, on a eu une réponse très rapide et on était bien encadré. Rien à dire. Je ne peux que recommander. »
« C’était bien de passer des entretiens, le dossier n’est pas contraignant. »
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… et précisent quelques améliorations possibles.
« Il faudrait peut-être mettre plus de témoignages de jeunes sur la page internet pour rendre le dispositif plus attractif. »
« Ça serait bien d’organiser des formations en ligne en SI pour les gens qui aimeraient montrer leur projet. »
« Il faut rendre la bourse plus visible ! Sans l’association on n’en aurait jamais entendu parler. »
« Ça serait bien d’organiser plus de temps d’échanges avec les autres jeunes boursiers, afin que l’on puisse voir le travail qu’ils ont fait. C’est intéressant d’échanger sur ces sujets. »
Laisser la parole aux Jeunes •Créer un outil accessible sur le site internet où les jeunes peuvent raconter leur expérience
Partager •Proposer des temps d'échanges et de partage sur les projets En deux temps par exemple : -Une rencontre avant de partir avec tous les boursiers qui détaillent les missions qu'ils vont effectuer -Une rencontre post-mission où ils reviendraient sur leur expérience, leurs acquis, et prendraient le contre-pied du premier échange (attentes versus réalité du terrain)
Offre de formation •Proposition de formation par YCID pour les boursiers
-> Comment créer une association ? Comment trouver des financements ? etc. -> Plus-value pour de futurs jeunes actifs
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II. RETOURS D’EXPERIENCES DES ASSOCIATIONS MEMBRES D’YCID YCID propose à ses membres des aides pour impulser leurs activités dans la solidarité internationale. Parmi ces aides, le Fonds de soutien aux initiatives yvelinoises (FSI-Y) propose une aide budgétaire s’élevant jusqu’à 40% du budget prévisionnel du projet. À cette aide principale peuvent s’ajouter, des aides forfaitaires complémentaires, comme les aides forfaitaires jeunes pour les personnes âgées de 16 à 25 ans ou les collégiens. Les structures interrogées pour cette étude sont les associations membres d’YCID qui ont eu recours au dispositif FSI-Y. L’étude souhaitait élargir son prisme à d’autres types d’acteurs tels que les collectivités locales, ou les entreprises, mais ils n’ont pas répondu à l’appel. La restitution qui suit fera donc état des retours d’expérience des associations membres d’YCID ayant eu recours au dispositif FSI-Y, ainsi qu’aux associations qui ont accompagné des boursiers CYAM.
1 – Relation des associations avec les jeunes CYAM Les associations membres d’YCID font appel aux jeunes Yvelinois pour les accompagner sur des chantiers solidaires, ou pour participer à des actions locales de solidarité internationale. L’enquête a révélé que la tranche d’âge la plus sollicitée par les associations sont les 18-26 ans.
Pourquoi faites-vous le choix d'intégrer des jeunes dans vos missions ? 18%
Apprendre d'eux/Expertise Futurs générations (sensibilisation)
46% 27%
Les accompagner
9% Vocation initiale
Comment recrutez-vous les jeunes qui partent en mission avec vous ? Bouche à oreille
15% 31% 15%
39%
Ateliers sensibilisation/Interven tion en classe
Stage Partenariats
46% des associations membres d’YCID interrogées ont pour vocation initiale de travailler avec des jeunes. C’est-à-dire que le mandat de leur association est d’interagir avec la jeunesse et de les sensibiliser sur le prisme large de la SI. Elles disent d’ailleurs à 27% souhaiter travailler avec des jeunes pour sensibiliser les futures générations : « Ils sont l’avenir de la SI, c’est eux qui reprendront la direction des associations et devront se mobiliser à l’international. Il est donc primordial de leur passer le flambeau. » Le recrutement des jeunes par les associations enquêtées se fait à 39% grâce aux ateliers de sensibilisation /interventions en classe. Les jeunes sont donc plus disposés à travailler avec une association, une fois qu’il y a eu une rencontre avec cette dernière. Beaucoup d’associations ont souligné que les jeunes prenaient leurs contacts lors de sensibilisation dans des lycées pour les recontacter, et qu’ils en parlaient à leurs camarades de classe.
Le recrutement se fait aussi dans des « ateliers de rue » que les associations de la diaspora mettent en place dans leurs quartiers. Les partenariats entre les associations étudiantes de facultés et les associations de solidarité internationale yvelinoises sont également une vaste voie de recrutement (31%). Les associations s’accordent à 55% sur le dynamisme, la jovialité et la motivation des jeunes. Ils apprécient travailler avec des jeunes qui ont un état d’esprit positif et dynamique, qui leur redonnent un « coup de
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boost ». Leur sens critique et la vision différente qu’ils apportent au thème de solidarité et dans la structure est très appréciée. Ils émettent des questionnements qui poussent les associations à réfléchir différemment. Le contre-pied de leur jeune âge est le manque de sérieux et de maturité (50%). Ce qui pousse les associations à être plus derrière eux, à les encourager, à continuer de les mobiliser, à les responsabiliser. Selon 89% des associations enquêtées, les jeunes avec qui elles ont travaillé leur ont permis de recruter d’autres jeunes. Le bouche-à-oreille est donc une voie de recrutement royale. Les jeunes tissent de bonnes relations avec les associations d’YCID car ils participent à 100% à d’autres actions bénévoles. Ils restent souvent au sein de la structure en tant que bénévole ou se font recruter en Service Civique. Il arrive que des associations les aident à créer leur propre association sur des thématiques différentes (maraudes, actions solidaires pour leur pays d’origine…). Elles les assistent dans la mise en place de leur projet associatif.
2 – Les jeunes et la solidarité internationale
Selon vous, quelles sont les raisons qui poussent un jeune à participer à une action de coopération internationale ? Le voyage/Mobilité
17% 39%
Rencontre autre/origine Aide/humanitaire
22% 22%
Autonomie/Formation
En général, quels sont les actions/ateliers qui semblent le plus plaire aux jeunes ? 9%
9%
Education Actions de terrain
46%
36%
Chantier Voyage
À 39% les associations membres d’YCID pensent que les raisons qui poussent un jeune à participer à une action de coopération internationale sont le voyage et la mobilité. Les jeunes bénévoles sont selon elles, intéressés par l’action de partir à l’étranger. Le voyage est un moyen pour certains de sortir de leurs quartiers, de voir du monde, de briser les liens avec leurs parents.
Selon les associations, les actions qui plaisent le plus aux jeunes sont les chantiers à 46% : la construction d’un établissement scolaire, le bâtissage d’un puit, la création d’une bibliothèque… Les jeunes sont attirés par ce type d’activités car ils peuvent évaluer réellement leur impact sur un lieu, et matérialiser la portée de leur action.
Les associations membres ont souligné l’importance que revêt l’action chez les jeunes une fois réalisée. À leur sens, l’engagement associatif vient compléter l’éducation scolaire, et offre des expériences nouvelles que les jeunes ne peuvent pas éprouver à l’école.
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3 – Comment améliorer le dispositif de bourse CYAM pour les associations ? Beaucoup d’associations soulignent les points positifs du dispositif… « Je le trouve pas mal ce dispositif. Il est accessible aux associations. »
« Je le trouve super bien. YCID est l’un des principaux donateurs pour chaque projet. J’en suis très satisfaite. »
« C’est déjà pas mal. YCID fait vraiment du bon travail, il nous accompagne beaucoup. »
« Rien à redire ! Au contraire, le dossier oblige les étudiants à passer par l’écrit et à structurer leur projet.»
… Ainsi que des axes d’améliorations. « Il y a des projets qui nécessitent plus d’investissement que d’autres, donc ça serait bien d’avoir plus de souplesse au niveau des financements. »
« Ça serait bien d’envisager d’augmenter le montant des bourses, vu que tous les prix augmentent (prix du billet d’avion, taxe d’aéroport, frais médicaux…). »
« Les bourses ne sont pas assez nombreuses, il faudrait en proposer plus. »
« Plus de moyen financier, et moins de contraintes pour pouvoir obtenir la bourse. »
Augmenter le montant de la bourse •Les avis sont unanimes concernant la bourse CYAM. Le dispositif est complet, facile d'accès, et professionnalisant pour les jeunes. Le seul et unique axe d'amélioration réside dans le montant de la bourse, et son plafonnement à 700€.
4 – Comment YCID pourrait accompagner davantage ses associations ?
FAVORISER LES RENCONTRES
TENIR INFORME
-Organiser des rencontres entre les associations demandeuses de bénévoles et des jeunes yvelinois. sous une forme informelle.
-Informer par la newsletter tous les membres d’YCID des échéances des bourses
-Organiser des rencontres entre les associations membres d’YCID ayant les mêmes sensibilités (même terrain, mêmes thématiques, même mandat…). Afin d’encourager les synergies entre membres.
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PART III
SOCIOLOGIE DES MEMBRES D’YCID La troisième partie de cette étude est consacrée à la sociologie des membres d’YCID. Elle s’intéresse au fonctionnement des membres, et la posture qu’ils adoptent vis-à-vis des jeunes Yvelinois. Cette partie consiste à les interroger sur la composition humaine de leur structure, sur leurs objectifs en termes de jeunesse, ou sur la complexité de mobiliser davantage de bénévoles. Elle permet de répondre aux objectifs énoncés dans les Termes de Référence suivants : o
retour d’expériences sur la façon dont les acteurs intervenant dans le champ de la jeunesse et de la solidarité internationale peuvent organiser la participation des jeunes à la gouvernance de leur organisation ;
o
appréhension de la sociologie des membres d’YCID et des difficultés rencontrées à recruter des jeunes prenant une part active dans la conduite des associations.
L’analyse devra permettre de cerner les difficultés que rencontrent les associations membres d’YCID dans le renouvellement de leurs bénévoles, et les moyens par lesquels, YCID et elles-mêmes, peuvent améliorer leurs offres pour palier à ces obstacles. La sociologie des membres d’YCID se base sur l’entretien téléphonique avec 30 associations membres YCID. L’étude révèle qu’en moyenne les associations membres d’YCID sont composées de 114 membres (salariés, bénévoles, adhérents), dont 47 bénévoles. Elles sont donc constituées de près de 54% de bénévoles. Le membre le plus jeune a en moyenne 21,3 ans. 43% des membres ont moins de 30 ans.
1 – Fonctionnement des structures
Comment les membres de votre association sontils amenés à prendre des responsabilités ?
Participation au CA
38%
Groupe de travail par projets
62%
Selon 36% des associations enquêtées, la prise de responsabilité se fait principalement lors de la participation au Conseil d’administration. C’est à ce moment que salariés et bénévoles se répartissent ou suivent les tâches en cours. L’organisation de groupes de travail par projet est également plébiscitée par les structures associatives, et représente un temps dans la vie associative où les membres sont
amenés à prendre des responsabilités. Cette prise de responsabilité par projet semble appréciée pour sa flexibilité par rapport au CA, elle s’adapte mieux à des travailleurs bénévoles.
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Comment accueillez-vous les nouveaux membres dans votre association ?
Présentation association
13%
Présentation tâches
40% 27%
Participation à une AG Cooptation/Parrainage
20%
Les nouveaux membres des associations participent largement à une présentation de la structure associative (40%). Plus ou moins formelle, ces journées servent à présenter le mandat et les valeurs de l’association à la nouvelle recrue, ainsi que ses actions et les tâches auxquelles la personne pourra s’attendre. Le but étant que le bénévole soit au clair dans son engagement, et ait une idée large des compétences de la structure.
2 – Attractivité des jeunes 65% des associations enquêtées ne sont pas satisfaites du nombre de jeunes qui composent leur association, et le même pourcentage estime que la relève n’est pas assurée. Les associations aimeraient attirer davantage de bénévoles qui assureraient le renouvellement de leurs membres, et seraient susceptibles de reprendre la mission de l’association.
Selon vous, qu'est-ce qui freine l'engagement des jeunes dans votre association ? Trop grande implication
12%
Selon vous, pourquoi les jeunes veulent s'engager dans votre association ? Voyager/decouvrir
Pas intéressés par le bénévolat
25% 13% 6% 44%
Manque de temps (étude) Structure dormante
Être utile
12% 23%
Se professionnaliser
29% 12%
24%
Connexion avec le mandat de l'asso Membre de la diaspora
Absence d'offre claire sur le bénévolat (pers qui gère la communauté)
Ces graphiques analysent l’attractivité des jeunes dans les associations membres d’YCID. Selon ces dernières, les raisons pour lesquelles elles n’arrivent pas à favoriser l’engagement des jeunes est à 44% dû au manque de temps des jeunes. Pour la plupart étudiants, et souvent bénévoles dans des associations de leurs facultés ou de leurs écoles, les jeunes n’ont pas le temps de s’engager à l’extérieur du cadre scolaire. Un deuxième frein à l’engagement se distingue. 25% des associations estiment que l’absence d’offre claire sur ce que pourrait être un engagement bénévole freine l’engagement des jeunes. En effet, beaucoup d’entre elles ne donnent pas de description précise de ce que signifie être un bénévole, et à quelles actions ils peuvent être amenés à participer. Il faudrait donc qu’elle précise ce que signifie un engagement bénévole dans leur structure. De plus, faute de moyens, rares sont les associations qui désignent une personne « référente » ou « parrain » qui s’occupe essentiellement du recrutement de bénévoles et de l’animation de la communauté. Les jeunes qui désirent s’engager sont souvent confrontés à l’illisibilité du mandat associatif, des projets et actions
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de la structure. D’autant plus que, les associations membres estiment à 29% que les jeunes désirent s’engager dans une association parce qu’ils se sentent en connexion avec son mandat, ses valeurs, sa portée. Il est donc très important pour les associations d’YCID de se pencher sur ce dernier point si elles souhaitent attirer davantage de jeunes bénévoles. Il faut construire une réelle stratégie jeunesse, avec des objectifs clairs en termes de bénévolat.
3 – Posture envers les bénévoles L’enquête a voulu s’intéresser à la posture que les associations membres ont envers leurs bénévoles. 53% des associations ont pour habitude d’organiser des évènements annuels pour remercier leurs bénévoles. Ces évènements prennent la forme de tournois sportifs, d’invitation à un cocktail, de goûter etc. Ces associations adoptent une attitude de remerciement et de reconnaissance envers des bénévoles qui leur offrent gratuitement leur temps. Cela renforce les liens qui les unissent à leurs jeunes bénévoles.
Qu'êtes-vous en mesure d'offrir à vos bénévoles pour les mobiliser ? Prêt du local
11% 44%
Connaissance/être utile
22% 17%
6%
Déductiond'impôt Reconnaissance/respect Donner des opportunités
44% des associations indiquent que ce sont les opportunités qu’elles offrent à leurs bénévoles qui les mobilisent. Soit, le fait de permettre aux bénévoles de participer à la mise en place d’une mission solidaire de A à Z, de leur proposer des voyages humanitaires, de les responsabiliser. Le bénévolat est aussi un moyen pour la personne engagée d’acquérir des connaissances qu’il pourra réinjecter dans sa vie professionnelle.
Par ailleurs, 59% des associations membres indiquent former leurs bénévoles. En général ces formations ne sont pas de réelles formations, mais plutôt des « éléments de contexte ». C’est-à-dire que dès qu’un bénévole est amené à travailler sur un projet, la structure va lui détailler ses tâches, l’action qu’il doit mettre en œuvre, et en profiter pour lui donner les outils nécessaires à sa bonne réalisation. En revanche, les associations membres n’offrent pas de formations plus générales à leurs bénévoles. Sur des sujets plus larges comme « Qu’est-ce qu’une association ? » « Que sont les ODD ? » « Qu’est-ce que la gestion de projet et ses outils ? » etc. Ce genre de formation pourrait pourtant vivement intéresser des jeunes en quête d’apprentissage et répondre aux besoins de formation, exprimés précédemment. 59% des associations déclarent demander un engagement minimum à leurs bénévoles. Cela pourrait constituer un frein à l’engagement chez les jeunes. Or, pour les associations « l’engagement minimum » représente soit une faible participation tarifaire (adhésion à l’association), soit la réalisation d’un projet dans son entièreté quand on s’est engagé à le faire. Il ne peut alors constituer une limite à l’engagement. Au contraire, il responsabilise les jeunes bénévoles et les impliquent dans la structure au même titre que n’importe lequel des adhérents.
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4 – Comment YCID peut contribuer à la visibilité des associations auprès des jeunes (selon les associations) ?
COMMUNIQUER SUR YCID -Mettre en place une campagne de plaidoyer YCID pour les universités des Yvelines. -Intervention directe d’YCID dans les écoles/universités (forums de rentrée, forums des associations…) pour présenter les bourses et les associations membres. -Être le relai entre les établissements scolaires et les associations, pour favoriser les interventions en classe -> Multiplier les partenariats avec les écoles
ORGANISER DES RENCONTRES -Mettre en relation des associations qui travaillent sur les mêmes zones géographiques/thèmes pour créer des synergies -Organiser des APER’YCID autour de la question des jeunes -Plus de présence de la part d’YCID sur les manifestations des associations
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PART IV
BENCHMARKING ETUDE COMPARATIVE DES INITIATIVES JEUNESSES « Le benchmarking est un ensemble de procédures de recherches et d’analyses comparatives de la concurrence. Il permet d’améliorer les performances d’une entreprise grâce à l’élaboration d’un plan d’action, rédigé grâce aux conclusions tirées de cette analyse ».
Le but de ce benchmarking est d’étudier et d’analyser les techniques de gestion et modes d’organisation de structures semblables à YCID, et ainsi de proposer des ajustements sur les dispositifs existants du Groupement. Il s’agira donc d’identifier les acteurs, leurs dispositifs et les actions qu’ils mènent en direction des jeunes, afin d’observer en quoi les dispositifs d’YCID pourraient s’en inspirer. Un second volet de l’étude s’intéresse aux acteurs du secteur de la jeunesse dans les Yvelines (78) : maisons de quartier, associations, centres de formation etc. afin d’observer les actions qu’ils mettent en place, et de développer d’éventuelles synergies et partenariats avec ces acteurs dans l’objectif d’être complémentaire. Cet outil permettra également d’identifier les secteurs potentiels de la coopération et de la solidarité internationale pour lesquels la jeunesse possède une appétence. Pour ce faire, l’étude est déclinée en 2 temps, correspondant à 2 échelles. L’échelle sectorielle : focus sur les pratiques des Réseaux-Régionaux Multi-Acteurs de France. Ces structures sont semblables à YCID, à ceci près qu’elles opèrent sur un territoire plus étendu administrativement. Il est donc intéressant d’observer leurs actions pour s’en inspirer, voir les mimer sur un territoire plus petit, départemental. L’échelle départementale : il s’agira de s’appliquer à savoir ce qui se fait pour la jeunesse dans le Département, en dressant une liste de l’ensemble des acteurs de l’appui aux initiatives jeunesses : établissements scolaires, maisons de quartiers, centres socio-culturels… Le but est d’identifier les acteurs qui interviennent dans les politiques de la jeunesse, en Yvelines pour envisager de possibles partenariats avec YCID, ou de s’inspirer de leurs pratiques et savoir-faire afin de les reproduire.
I – L’échelle sectorielle : focus sur les Réseaux Régionaux Multi-Acteurs (RRMA) Qu’est-ce que c’est ? Les Réseaux Régionaux Multi-Acteurs sont des dispositifs régionaux d'échange, d'appui et de concertation multi-acteurs de la coopération et de la solidarité internationale. Soutenues au plan national par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, ces structures ont une histoire différente et des spécificités régionales mais partagent les mêmes missions d’identification des acteurs de leur territoire, notamment pour faciliter la mise en place de projets communs, d'accompagnement des porteurs de projets et d’animation territoriale. Les RRMA inscrivent leurs activités dans le cadre de la mise en œuvre des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD).
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LIANES COOPERATION Lianes coopération est le Réseau Régional Multi-Acteurs des Hauts-deFrance depuis 2001.
READY TO MOVE
Qu’est-ce que c’est ? Le projet Ready to Move vise à favoriser la mobilité des jeunes en Europe et à l’international. Il part du constat que la mobilité européenne et internationale constitue une expérience unique dans les parcours de jeunes en leur apportant une dimension interculturelle et des bénéfices sur leur intégration sociale et professionnelle. Un certain nombre de jeunes sont néanmoins tenus à l’écart de cette mobilité, en raison d’un manque d’information et d’accompagnement. En partenariat avec le Ceméa de Picardie, Lianes coopération gère l’axe formation du projet ayant pour objectif : de préparer les jeunes sur le départ aux différents aspects de la mobilité pour bénéficier au maximum de leur expérience ; et de développer les opportunités de formation pour les acteurs jeunesse sur les projets de mobilité. La bonne idée La plateforme ready to move2 propose aux jeunes de passer un « Quizz » personnel pour les aiguiller dans leur choix de mobilité (stage, volontariat, job…)
LE COOP-LAB : Tiers lieux des projets internationaux
Qu’est-ce que c’est ? Le Coop-Lab est un espace de co-working mis à disposition gratuitement pour les jeunes de moins de 30 ans sur la métropole Lilloise. C’est un lieu pour travailler confortablement, faire des rencontre, échanger, monter des projets internationaux… Chaque mois, un atelier thématique est organisé pour accompagner les jeunes dans la mise en œuvre de leur projet (partenariat, étapes de projets, financement, préparation au départ…) La bonne idée Le Coop Lab propose aux jeunes monteurs de projet, d’accueillir tous les évènements en lien avec leurs projets. S’ils souhaitent par exemple organiser une soirée de restitution de leur projet, ou encore s’ils ont besoin d’un lieu pour organiser une collecte…
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En ligne : https://www.ready-to-move.fr/
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TANDEMS SOLIDAIRES [Première année à être mis en place] Qu’est-ce que c’est ? Le dispositif consiste en un partenariat entre une association et un établissement d’enseignement. Tout d’abord, l’association doit être engagée dans le domaine de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale. L’établissement d’enseignement peut être une maternelle, une école primaire, un collège, ou un lycée, et doit se situer sur le territoire régional. Le binôme dure une année scolaire. Les deux structures travaillent à l’élaboration d’au moins 3 actions concrètes durant l’année. Ces actions doivent permettre d’engager les élèves sur un parcours d’ouverture à l’international. L’enjeu est de sensibiliser les jeunes aux grands déséquilibres mondiaux et aux mécanismes du développement. Faire prendre conscience aux jeunes la nécessité de construire un monde solidaire, respectueux des droits humains, attaché à la préservation de la planète. La bonne idée De l’idée au projet, Lianes Coopération soutient techniquement et financièrement les partenaires du projet. -
Aide à la recherche/mise en relation entre les partenaires du Tandem solidaire ; Atelier formation aux enjeux et méthodes de l’éducation à la citoyenneté mondiale ; Suivi individualisé tout au long de l’année des projets avec diffusion de ressources pédagogiques spécifiques ; Appui à l’organisation de temps de restitution sur les territoires des tandems ; Appui financier de 600€ pour faciliter l’achat de matériel ou la mise en œuvre d’activités.
RESEAU BRETAGNE SOLIDAIRE Réseau Bretagne Solidaire est le Réseau Régional Multi-Acteurs de Bretagne. Ce RRMA est composé d’un fort maillage d’acteurs de la solidarité internationale. En effet, la Région regorge d’associations à vocation internationale qui travaillent autour de thèmes contenus dans les ODD. Etant donné le bon nombre d’acteur travaillant auprès des jeunes, Réseau Bretagne Solidaire (RBS) a choisi de soutenir les porteurs de projet qui mènent des activités d’ECSI plutôt que d’accompagner les jeunes bretons individuellement. Au niveau des partenariats jeunesses que le RRMA entretient, il existe la formation de « personnes relai » (animateurs, professeurs, élus…) amenées à travailler régulièrement avec des jeunes. RBS organise par exemple des journées formation où ces personnes sont sensibilisées aux enjeux Nord/Sud et aux thématiques de la solidarité internationale. RBS est également en train de mettre en place la production d’un catalogue régional destiné à informer les personnes-relai sur toutes les formations sur la solidarité internationale disponibles dans la Région.
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JOURNEE TEMOIGNAGE DES JEUNES [Projet à venir en 2021] Qu’est-ce que c’est ? RBS a prévu de mettre en place une journée d’échange pour les jeunes à partir de l’année prochaine. Cette journée sur la mobilité des jeunes a germé d’un partenariat entre deux départements qui ont répondu à un appel à projets du MAE (appel à projet Jeunesse VI3 – dec 2019, avril 2020). Cette journée témoignage sera l’occasion pour les jeunes bretons qui ont eu une expérience à l’international d’échanger avec les curieux qui ont le désir de partir, ainsi qu’avec ceux qui vont partir prochainement pour les rassurer et les conseiller pour profiter un maximum de leur expérience. Ces jeunes internationaux qui prendront la parole sont partis grâce à des volontariats internationaux, par le biais de lycées agricoles privés, ou encore par celui du Conseil départemental du Finistère qui envoie régulièrement des jeunes à Madagascar et inversement. L’évènement sera ouvert à tous. Appel à projet jeunesse 6 du MAE (dans ce cadre on fait rentrer la journée) La bonne idée Des acteurs jeunesses, acteurs relai jeunesse de la Région seront présents lors de cette journée pour avoir un temps d’échange avec les jeunes. Cet univers technique donnera de la crédibilité à l’action des jeunes et contribuera à valoriser l’action de solidarité internationale dans le monde professionnel. L’idée est de faire émerger des projets multi-acteurs.
PAYS DE LA LOIRE COOPERATION INTERNATIONALE Pays de la Loire coopération internationale est le Réseau Régional Multi-acteurs des Pays de la Loire. TANDEMS SOLIDAIRES Qu’est-ce que c’est ? Voir Lianes Coopération.
DISPOSITIF TOTEM Le dispositif TOTEM, Territoire Ouvert, Tourné et Engagé vers le Monde, est porté par le RRMA Pays de la Loire, ainsi que par la CIRRMA. Il est financé par l’Agence Française de Développement (AFD), de janvier 2020 à décembre 2021.
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En ligne : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/action-exterieure-descollectivites-territoriales/appels-a-projets-et-fonds-en-soutien-a-la-cooperation-decentralisee/appel-a-projetsjeunesse/article/appel-a-projets-jeunesse-vi
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Qu’est-ce que c’est ? Le dispositif TOTEM vise à renforcer les initiatives des associations des Pays de la Loire dans le domaine de l’Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI), à destination du public ligérien. Les projets peuvent ainsi être soutenus à hauteur de 5 000€. Ce dispositif ne s’adresse pas exclusivement aux jeunes, mais ils sont les plus touchés. En effet, les acteurs qui en bénéficient travaillent avec des lycées, des écoles, des maisons de quartier.
GRANDE ENQUÊTE JOURNALISTIQUE AU LIBAN Ce dispositif mis en place pour l’année scolaire 2020/2021, vise la co-construction d’un projet multimédia avec 10 établissements scolaires du primaire au lycée, et des journalistes professionnels sur le thème du Liban. Ce pays a été sélectionné car la Région Pays de la Loire a de nombreux partenariats avec le territoire. Qu’est-ce que c’est ? Le but du dispositif est de transformer les classes participantes en véritable « rédaction journalistique », les jeunes endossant la casquette de rédacteur en chef. La journaliste professionnelle qui travaille avec les élèves, est chargée de se rendre sur le terrain au Liban, à la suite d’animation d’ateliers en classe. Elle y récoltera des ressources à exploiter (textes, éléments sonores, photographies, vidéos…) pour que les jeunes puissent ensuite rédiger leurs articles de presse. Les reportages se concentreront essentiellement sur les thèmes de l’accueil des réfugiés et la gestion de l’environnement au Liban : accès à l’eau et à l’assainissement, environnement, transition énergétique, interculturalité, solidarité… La bonne idée Un des intérêts de ce dispositif est l’approche du monde professionnel par le biais de l’ECSI. Les rencontres répétées entre le/la journaliste et les élèves peuvent éveiller la curiosité des jeunes envers un métier, une vocation. Cela leur donne une idée du large prisme des métiers de la solidarité internationale. De plus, les professeurs peuvent s’approprier les différents sujets choisis par leurs élèves pour faire écho à leurs programmes scolaires. Ce projet enrichit donc le travail des enseignants et les apprentissages développés durant l’année scolaire.
Ce dispositif est ponctuel. Le RRMA envisage de le reconduire suivant l’engouement et les financements disponibles, et potentiellement avec d’autres pays partenaires. LES ATELIERS DE LA MOBILITE INTERNATIONALE [Nouveau projet, mise en place en octobre 2020] Qu’est-ce que c’est ? L’objectif de cette journée est de présenter les initiatives et dispositifs de mobilité proposés par les acteurs ligériens, à travers une série d’ateliers ouverts aux professionnels et particuliers en recherche ou en construction de projets de mobilité. Tous les types de mobilité seront à l’honneur : mobilité courte ou longue, pour jeunes ou moins jeunes, professionnelle ou bénévole, européenne ou internationale etc. Cette rencontre permettra aux acteurs et aux citoyens de découvrir toutes les formes de mobilité possibles et les structures des Pays de la Loire qui peuvent les accompagner dans leur démarche.
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La bonne idée La rencontre est découpée en plusieurs ateliers, qui portent sur différentes formes de mobilité et proposent de discuter avec des acteurs différents. Par exemple l’atelier « apprentis ligériens, développez vos compétences à l’international », est animé par l’Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat de Mayenne, l’AFDI et la Chambre Régionale d’Agriculture. Un public varié est attendu : collectivités, professionnels de la jeunesse, entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), jeunes de 18 à 30 ans etc.
CENTRAIDER Centraider est le Réseau Régional Multi-acteurs de la Région Centre.
MOBILITE DES JEUNES Centraider participe depuis 2017 à l’accompagnement des services civiques internationaux à l’extérieur et à l’intérieur des frontières de la Région. Le RRMA sélectionne des jeunes services civiques avec leur future structure d’accueil, et joue le rôle d’intermédiaire entre les deux, en prenant en charge l’administratif et la bonne gestion du contrat (agrément service civique). Centraider dispose d’une convention de « mise à disposition » qui lie le RRMA au jeune et à la structure. C’est la structure qui travaille exclusivement avec le jeune par la suite. Centraider organise des temps d’échanges avec les jeunes français qui partent, et avec les volontaires internationaux qui arrivent. Pour les français ce temps sert à les préparer à leur départ. Les thèmes de l’interculturalité sont abordés, ainsi que le but de leurs missions. C’est une manière de les préparer à la découverte du pays dans lequel ils se rendent, afin d’optimiser leur temps sur place. Pour les jeunes qui arrivent le processus est le même, les aider à connaître leur terrain et à intérioriser leur mission. À leur retour, les jeunes français assistent également à un temps d’échange pour restituer leur expérience, et échanger avec tous les jeunes qui ont vécu l’expérience.
LE GUIDE DES STRUCTURES D’ACCUEIL : SERVICE CIVIQUE INTERNATIONAL Centraider a créé un Guide en partenariat avec le Centre Régional Information des Jeunes (CRIJ) et le Comité Régional des associations de jeunesse et d’éducation populaire (CRAJEP) en 2018, à destination des structures d’accueil de la Région. Il traite les questions d’intermédiation, présente le service civique international et incite les structures à y avoir recours. Le Guide4 est à disposition de tous sur le site internet du RRMA. Il est également transmis aux structures d’accueil dans le cadre d’un accompagnement de la part de Centraider.
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En ligne : https://www.centraider.org/wp-content/uploads/sites/3/2019/05/Guide-structures-ServiceCivique-international.pdf
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE INTERNATIONAL Bourgogne Franche-Comté international (BFC international) est le Réseau Régional Multi-acteurs de la Région Bourgogne-FrancheComté.
LES TANDEMS SOLIDAIRES
Qu’est-ce que c’est ? Voir Lianes Coopération.
MOBILITE INTERNATIONALE
Qu’est-ce que c’est ? BFC accompagne les jeunes dans leurs projets de mobilité internationale, plus spécifiquement dans leurs projets d’engagement citoyen à l’international. Le réseau développe deux outils spécifiques : le Service Civique (en Bourgogne-Franche-Comté, à l’international et en réciprocité) et les chantiers de jeunes solidaires avec les dispositifs Jeunesse solidarité internationale(JSI) et Ville vie vacances/ solidarité internationale (VVV/SI).
SO COOPERATION So Coopération est le Réseau régional multi-acteurs de NouvelleAquitaine.
EXPOSITION « NES QUELQUE PART » [Projet terminé] À l’occasion de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, l’Agence Française de Développement (AFD) a conçu une exposition dénommée Nés Quelque Part (NQP) qui vise à faire comprendre le vivre ensemble et la nécessité de bâtir un avenir mondial commun. Qu’est-ce que c’est ? NQP est un voyage au sein de différents écosystèmes, qui propose une expérience sensorielle autour des enjeux du climat et du développement. NQP invite les visiteurs à vivre dans le quotidien d’un habitant dans un autre continent (Asie, Afrique, Amérique du sud, Méditerranée et Outre-mer), dans des décors spectaculaires qui permettent aux visiteurs d’évoluer dans des univers différents.
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La bonne idée L'exposition NQP a été présentée à Cap Sciences à Bordeaux de mars à mai 2017. Dans ce cadre So Coopération a impulsé un dispositif de médiation post-exposition, proposé aux publics scolaires. Cette médiation est aussi une occasion d'approfondir la sensibilisation, la compréhension et l’action autour des 17 ODD. So Coopération a proposé d’assurer la médiation autour de NQP sur le territoire de la NouvelleAquitaine à travers des animations qui visent à interpeler les élèves ayant visité ou non l’exposition sur les thématiques traitées par l’exposition, et à poursuivre la réflexion pour envisager des pistes d’actions concrètes en lien avec leurs territoires (école, quartier, associations, villes, région…). La médiation a pour objectifs de : -
Débriefer l'exposition avec les élèves : ressenti, interpellation, questionnement ; Donner une vision plus globale sur l'ensemble des histoires de l'exposition, sur les ODD ; Créer un temps d'échange entre participants à l'exposition ; Poursuivre la réflexion avec les élèves à partir de propositions d'action concrètes ancrées dans leurs territoires et leur quotidien.
Cette médiation a été assurée par des associations membres de So Coopération.
SO MOBILITE
Qu’est-ce que c’est ? La plateforme5 So Mobilité propose un accès individualisé, rapide et simple, au départ à l’étranger des jeunes de Nouvelle-Aquitaine. Stages, jobs, études ou volontariat, ce guichet unique permet de faire le lien entre le profil et le projet des jeunes aux offres et dispositifs qui leur correspondent le mieux.
OCCITANIE COOPERATION Occitanie Coopération est le Réseau régional multi-acteurs de la Région Occitanie depuis 2013.
LES TANDEMS SOLIDAIRES
Qu’est-ce que c’est ? Voir Lianes Coopération.
L’AGORA DES COOPERATIONS ET DES SOLIDARITES INTERNATIONALES [Mis en place depuis 2015]
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En ligne : https://www.somobilite.fr/
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Qu’est-ce que c’est ? L’Agora est un forum qui rassemble chaque année plus de 300 participants issus de secteurs divers : institutions, organismes publics, ONG, collectivités territoriales, associations, fondations, centres de recherche, grandes écoles et universités, entreprises, structures jeunesse, étudiants… Plusieurs temps de rencontres sont proposés à chaque édition dans le but de favoriser la concertation, l’échange de pratiques et d’expériences, l’actualisation des connaissances, la mise en réseau, la valorisation des acteurs régionaux, à travers la solidarité internationale.
LA MOBILITE INTERNATIONALE DES JEUNES Occitanie coopération est investi dans la mobilité internationale des jeunes. Le RRMA a vocation à informer les jeunes sur les différents dispositifs de mobilité qui existent dans la Région, il est d’ailleurs membre de la plateforme régionale de la mobilité internationale Éole Occitanie. Le réseau accompagne également les collectivités territoriales, associations, et structures jeunesses dans la mise en place de missions de volontariat. Il diffuse des supports et outils pédagogiques de sensibilisation tels que le Kit de la mobilité6 à destination des structures et travailleurs jeunesse. Conçu comme un guide pratique qui permet aux animateurs, enseignants, éducateurs, d’optimiser et renforcer l’orientation et l’accompagnement des jeunes dans leur projet de mobilité internationale. Ou encore l’album de la mobilité internationale en Occitanie7, qui s’adresse plus particulièrement aux jeunes, afin qu’ils prennent connaissance de la diversité des formes de mobilité internationale ; chacune illustrée d’expériences vécues par les jeunes d’Occitanie.
LES GRANDS RENDEZ-VOUS Festival des initiatives de la jeunesse d’Occitanie, 17 mai à Montpellier. Cette journée organisée par la Région Occitanie est dédiée à la valorisation des actions éducatives et des politiques régionales conduites en direction des jeunes. Elle met à l’honneur les projets portés durant l’année par les 15-18 ans avec de nombreux témoignages, expositions photos et vidéos. Le RRMA Occitanie coopération était présent sur l’espace dédié à l’international pour renseigner les lycéens et enseignants. Journée Mobilité internationale des jeunes et Politique de la ville, 2 octobre à Carcassonne. Cette journée régionale s’inscrit dans le cadre de la lutte pour la réduction des inégalités sociales et territoriales au cœur des contrats de ville. Il s’agit de mieux faire connaître les dispositifs de mobilité internationale susceptibles d’être mobilisés au bénéfice des jeunes des quartiers concernés. Occitanie coopération y a présenté le volontariat à l’international et le dispositif VVV-SI auprès des travailleurs jeunesse en charge de la politique de la ville.
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En ligne : https://www.oc-cooperation.org/wp-content/uploads/sites/5/2018/11/OC-kitMIJ-mai18.pdf En ligne : https://www.oc-cooperation.org/wp-content/uploads/sites/5/2018/11/OC-AlbumMIJ.pdf
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TERRITOIRES SOLIDAIRES Territoires solidaires est le Réseau Régional Multi-acteurs de Provence-Alpes-Côtes-d’Azur
EXPOSITION « NES QUELQUE PART » : TUTORIEL ENSEIGNANT Qu’est-ce que c’est ? L’exposition immersive Nés quelque part, a été présentée au Dock des Suds à Marseille du 19 septembre au 13 novembre 2018. Territoires Solidaires s’est associé à l’AFD pour mobiliser les publics et promouvoir l’exposition auprès de l’ensemble des acteurs œuvrant dans le champ de la coopération, de la solidarité internationale et du développement durable. La bonne idée Suite au succès de l’exposition, Territoires Solidaires a réfléchi à la mise en place d’un dispositif d’animation post-exposition, proposé aux publics scolaires ayant visité (ou non) l’exposition. Ces animations ont été assurées par des animateurs issus d’associations membres du RRMA. Parallèlement, Territoires Solidaires a proposé de promouvoir l’animation comme outil pédagogique d’éducation au développement en réalisant une vidéo-tutoriel8 pour les enseignants, afin de leurs donner les clés pour conduire une animation sur ces thèmes.
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En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=YJb0UhWYrTA&feature=youtu.be
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II – L’ECHELLE DEPARTEMENTALE 1- LES COMMUNES Les collectivités territoriales étant de plus en plus impliquées vers une action à l’extérieur, il est intéressant de se pencher sur les actions solidaires internationales dans les Communes des Yvelines. Afin de réaliser un travail exhaustif, seules les grandes collectivités du département ont été ciblées (+30 000 habitants). Parmi celles-ci, seules 4 Communes ont un service jeunesse qui propose des actions de solidarité internationale.
VERSAILLES
LA PLATEFORME « PASSERELLE ET COMPETENCES »
Passerelle et Compétence est une association loi 1901, structurée autour de 22 antennes régionales. Cette structure permet à des personnes qui souhaitent apporter leurs compétences d’aider des associations de solidarité à concrétiser leurs projets. Les personnes qui ont des talents éparses que ce soit en administration, en marketing, en comptabilité, en communication etc. sont incitées à mettre leurs compétences au service de la solidarité.
LA PLATEFORME « BENENOVA » La plateforme bénénova fait le lien entre les associations demandeuses et les bénévoles potentiels, pour lever les freins à l’engagement et permettre la participation de toute personne ayant envie d’agir. En travaillant à la fois avec leurs associations partenaires pour que chaque action soit bien calibrée (accueil, durée, logistique, nombre de bénévoles etc.), et avec des bénévoles, Bénénova souhaite favoriser le passage à l’action des personnes enthousiastes à faire du bénévolat.
LA BOURSE JEUNES DE VERSAILLES Tous les ans, la bourse jeune soutient les projets sociaux et environnementaux des jeunes à Versailles et partout en France, ainsi que les projets humanitaires à l’étranger. Lancée en 2009, elle valorise et accompagne une jeunesse engagée en soutenant financièrement le développement de projets solidaires menés par de jeunes Versaillais.
Pour postuler il faut répondre à trois critères : 1- Soutenir un projet à caractère social ou environnemental (en ou à l’international) 2- Être âgé de 15 à 25 ans 3- Être une équipe constituée aux 2/3 de Versaillais
France
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SARTROUVILLE LA BOURSE OSE Tous les ans, la bourse OSE soutient les projets de citoyenneté, solidarité, développement durable, santé, intergénérationnel, création d’entreprise… des jeunes de 16 à 25 ans. Sélection de 4 lauréats qui se voient remettre une enveloppe allant de 200 à 1000€ selon projet.
TRAPPES CHANTIER DE VOLONTARIAT Depuis plusieurs années, la ville propose en partenariat avec une association spécialisée dans le volontariat, des chantiers solidaires internationaux. À travers ce volontariat, la ville souhaite renforcer son action citoyenne auprès des jeunes et ainsi les rendre acteurs, autonomes et responsables. L’objectif est de développer de nouvelles compétences en participant à un projet collectif, tout en vivant une expérience qui pourra être valorisée dans un parcours professionnel. Les jeunes trappistes participent à ces chantiers avec des jeunes venant de différents continents.
AIDE AUX PROJETS La ville de Trappes propose aux jeunes (16-25 ans), un appui pédagogique, méthodologique, technique et financier dans leurs projets. Ces projets peuvent être de nature professionnelle, de solidarité, culturelle ou de loisirs. Ce dispositif favorise les initiatives des jeunes porteurs de projets. En échange de ce coup de pouce, les jeunes s’engagent à contribuer aux manifestations organisées par la ville (fête de quartier, tournois divers, etc.).
MUREAUX PROGRAMME JEUNES MURIAUTAINS En 2019, la mairie des Mureaux lance le programme solidaire « Jeunes muriautins ». Ce programme vise à faire partir à l’étranger 12 jeunes entre 18 et 25 ans pour découvrir de nouveaux horizons. Pour financer ce projet, certains ont participé à des chantiers de la ville (ex. Repeindre les murs, nettoyer les rues…). En 2019, les jeunes ont eu l’opportunité de partir au Canada à Montréal. Ce projet a été piloté par l’association Alliance Rêve d’Enfance. Le programme est sur pause à cause des conditions sanitaires actuelles, mais sa chargée de mission compte relancer le programme d’ici 2021.
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RESEAU YVELINES INFORMATION JEUNESSE Yvelines Information Jeunesse (YIJ) a été créé à l’initiative du Conseil départemental des Yvelines qui est son principal partenaire financier. Il est également subventionné par le Ministère en charge de la Jeunesse et de la Commission européenne. YIJ accueille et informe gratuitement les jeunes sur tous les sujets qui les intéressent. Son rôle est d’informer sur les dispositifs existants et d’aiguiller les jeunes vers l’un de ses 28 partenaires sur le Département des Yvelines.
GUIDE « ENVIE DE PARTIR EN EUROPE » YIJ met à disposition sur son site internet 2 kits de la mobilité 9 pour les jeunes : un pour les collégiens et lycéens, l’autre pour les étudiants. Sur ces guides les Jeunes peuvent trouver toutes les bourses, organismes d’envoi, partenariats qui existent dans le cadre d’une mobilité en Europe
EVENEMENT « 100 SOLUTIONS À LA RENTREE »
YIJ est présent lors d’évènement comme « 100 solutions à la rentrée » pour proposer aux Jeunes différentes offres : Formation, alternance, stages, job étudiant, missions de bénévolat et volontariat, offres en Europe et à l’International. Cet évènement a lieu de 30 septembre dans la commune de Montigny-le-Bretonneux.
2- LES FACULTES L’académie de Versailles regroupe 5 universités (Université de Versailles Sains-Quentin-en-Yvelines, Université d’Evry-Val-d’Essonne, Université Paris-Saclay, Université Paris Nanterre, Université CergyPontoise) avec des offres de formation riches et variées. Elles sont composées d’un service Direction de la Recherche et des Relations Internationales (DRI) qui proposent des bourses ou des actions solidaires à leurs étudiants. Parmi ces 5 universités, deux encouragent la création d’actions solidaires à l’international.
UNIVERSITE DE VERSAILLES SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES L’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) propose de multiples programmes d’échange à ses étudiants et dispose de nombreux partenariats avec des universités à l’étranger pour favoriser les double-diplômes et leur reconnaissance des deux côtés de la frontière.
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En ligne : https://www.yij78.org/publications/
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LA FONDATION UVSQ La Fondation UVSQ soutient les initiatives solidaires des étudiants de l’université. Ce fonds a pour objectif d’aider à la réalisation d’actions dans les domaines de la solidarité, de l’éducation, de la santé, et de l’environnement. Pour encourager ces challenges solidaires, la Fondation les sensibilise à la philanthropie et les accompagne dans la communication de leurs projets sur une plateforme de crowdfunding. Les porteurs de projet collectent le financement nécessaire à la réalisation de leur projet solidaire. La Fondation ajoute au montant collecté un bonus financier équivalent (jusqu’au plafond fixé chaque année par le conseil d’administration). Le soutient de la Fondation prend la forme suivante : 123456-
Hébergement du projet sur la plateforme de collecte de dons Accompagnement du porteur dans la rédaction de sa page de présentation Conseils pour communiquer sur la collecte Communication sur le site internet et sur les réseaux sociaux Défiscalisation des dons, édition et envoi des reçus fiscaux aux donateurs Versement d’un bonus financier à l’issue de la collecte
44 projets ont été réalisés et 230 étudiants ont déjà bénéficiés du soutien de la fondation.
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PART V –
QUESTIONNAIRE JEUNESSE Cette partie de l’étude vise à identifier les attentes des jeunes Yvelinois en matière de coopération internationale, et les raisons pour lesquelles ils ne sont pas engagés, ou ne souhaitent pas l’être. Elle repose sur une enquête en ligne adressée aux jeunes de 11 à 30 ans résidants dans les Yvelines. La parole est donnée aux premiers concernés : les jeunes. Le questionnaire jeunes yvelinois cherche dans un premier temps à dresser un profil des jeunes yvelinois (leur âge, leur ville de résidence, leur niveau d’étude), puis les questionne sur leurs habitudes bénévoles, leur connaissance de la solidarité internationale, et leur volonté de participer à des actions internationales. Le questionnaire est composé de 21 questions fermées et de 3 questions ouvertes. Il est ouvert à tous les jeunes de moins de 30 ans résidant dans les Yvelines. Au total, 141 personnes y ont pris part. Afin d’atteindre le plus grand nombre de jeunes, le questionnaire a été diffusé par email aux directeurs des établissements scolaires (collèges, lycées, universités) des Yvelines pour qu’ils le transmettent à leurs élèves via leur boîte email étudiante. En moyenne, les jeunes qui ont répondu à l’enquête ont 19 ans. 75% des répondants sont des femmes et 25% des hommes. Les personnes interrogées résident principalement dans les communes de Rambouillet, Versailles, Le Perray-en-Yvelines, et de Chevreuse. L’enquête a mobilisé 51% de lycéens et 39% d’étudiants, et seulement 8% de collégiens.
1 - Pratiques associatives des jeunes Yvelinois Les pratiques bénévoles des jeunes font l’objet de discours relativement contradictoires. D’un côté, un discours plutôt négatif qui insiste sur le désintéressement, l’individualisme, le faible engagement collectif des jeunes. De l’autre, un discours plus positif qui valorise leur désir d’engagement, notamment dans les études supérieures.10 Ce double discours témoigne d’une réelle préoccupation pour les comportements citoyens des jeunes et d’une difficulté à en percevoir les contours, particulièrement pour les associations à la recherche de bénévoles. Le questionnaire adressé aux jeunes yvelinois tente de dresser un portrait de leurs pratiques déjà existantes : sont-ils bénévoles ? Pourquoi sont-ils engagés ? Dans quel type d’organisation ? Que représente ce bénévolat à leurs yeux ?
10
Etude menée par Valérie Becquet, Revue Internationale de l’Economie solidaire (2001) En ligne : http://img.v0.recma.org/sites/default/files/294_063073.pdf
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Que représente le bénévolat pour vous ? 60 50 40 30 20 10 0
Collégien(ne) Etudiant(e) Un engagement Un moyen de Une expérience gratuit au découvrir un formatrice et un service des autre domaine atout dans une autres et de rencontrer recherche de nouvelles d'emploi personnes
Lycéen(ne)
À la question « Que représente le bénévolat pour vous ? », les jeunes répondent en majorité un engagement gratuit au service des autres (70%). C’est donc la raison d’un engagement social qui prime sur les raisons personnelles. Les jeunes s’engagent pour offrir gratuitement de leur temps à une cause qui leur tient à cœur, pour prendre part à un changement positif.
Si le bénévolat représente en majorité un engagement gratuit au service des autres pour les jeunes Yvelinois, l’épanouissement personnel (Me rendre utile à 23%, Acquérir des connaissances 22%, Mettre à profit mon expérience) est la raison la plus mise en avant par les jeunes bénévoles comme facteur d’engagement et d’implication sur le long-terme. S’engager dans une association devient un moyen de rencontrer d’autres jeunes, mais aussi de sortir d’un milieu familial, scolaire ou même d’un territoire (propos tenus par des multiples associations de la diaspora membres d’YCID enquêtés). Pour certains, et surtout à partir du lycée, l’engagement peut être considéré comme une opportunité pour aller à la recherche d’un premier emploi (une expérience formatrice et un atout dans une recherche d’emploi). C’est particulièrement le cas pour les jeunes les plus démunis, les moins dotés en capital social ou culturel, pour qui s’engager dans une association donne la possibilité de construire un CV, d’acquérir des compétences, de tisser un réseau dans un secteur d’activité spécifique. Cette motivation professionnelle vient souvent renforcer d’autres types de motivations 11.
29% des jeunes Yvelinois enquêtés sont volontaires dans une association. En majorité les associations dans lesquelles ils exercent leur bénévolat sont des associations à vocation solidaire 53% (association 53% de solidarité internationale, de sauvetage, don du 32% sang, chiens guide d’aveugle etc.). Ce secteur est très 25% 21% plébiscité car il y a un vaste choix d’actions 17% (nationales ou internationales). Les jeunes Yvelinois sont également engagés dans des associations sportives 32% et scolaires 25%. Ils suivent la Sportive Culturelle Loisir Solidarité Scolaire tendance nationale12 qui est l’engagement en priorité dans les domaines : social et caritatif, de loisirs et sportifs. Ces secteurs sont attractifs car il existe un grand nombre d’associations sportives et de loisirs de proximité, ainsi que de nombreuses associations solidaires ou à vocation sociale. Cette grande densité d’associations sur ces trois secteurs facilite un engagement de proximité.
De quel type d'association êtes-vous bénévole ?
11
Emmanuel Rivat, L’engagement bénévole des jeunes : de nouveaux défis à relever ?, Tribune Fonda N°239 – Les dynamiques de l’engagement (septembre 2018) 12
Rapport de France Bénévolat 2013 : https://www.francebenevolat.org/sites/default/files/uploads/documents/3e656ec9e424ae9e724ba0187045eb 04c5da478b.pdf
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Pour quelles raisons n'êtes-vous pas bénévoles ? 2%
5% 8% 34%
3%
Aucune association ne m'intéresse Je n’en connaît pas Je ne me sens pas concerné Je ne sais pas
48%
Le manque de temps Le manque d'occasion
Parmi les facteurs qui semblent rebuter les jeunes Yvelinois, le manque de temps (48%) est l’élément qui entre le plus en compte. Les jeunes expriment la crainte de se laisser submerger par des pesanteurs et une organisation trop lourdes qui brideraient leur marge d’initiative et de liberté. Ils craignent de s’engager dans une association qui leur demande trop de temps, et empiète sur leurs loisirs. D’où le souci récurent (et déjà abordé en deuxième partie), de préciser l’engagement bénévole, le rôle et les limites de chacun, ainsi que de discuter de la question du temps et du partage des
tâches à effectuer. Les associations Yvelinoises doivent expliquent clairement aux jeunes ce qu’ils peuvent apporter et ce qui leur ait demandé comme contraintes. Être clair et précis sur le contrat tacite qui lie le bénévole à sa structure. L’engagement traditionnel, enraciné dans des appartenances « corporatistes », fondé sur une intégration verticale13 au sein de structures cloisonnées, s’inscrivant dans la durée, est un modèle qui n’attire plus la jeunesse. Les associations doivent donc ré-inventer le bénévolat, et laisser progressivement la place à un engagement plus distancié, plus souple. Les jeunes indiquent que la seconde raison pour laquelle ils ne sont pas engagés est le manque d’occasion à 34%. Cela signifie que l’offre associative n’est pas assez dirigée vers eux, et qu’ils n’ont pas connaissance de tous les bénévolats et associations existants en Yvelines. Pour amenuiser ce frein et favoriser l’engagement, les associations doivent donc se faire davantage connaître auprès des jeunes, et leur proposer un engagement adapté, personnalisé, à la carte (nous y reviendrons plus tard). Les principales compétences que les jeunes souhaitent développer sont dans l’ordre décroissant : l’organisation d’évènements (23%), l’animation d’une équipe et formation (15%), le montage et suivi de projets (15%), et la communication - graphisme, sensibilisation (13%). Les désirs ne sont pas uniformes, les jeunes souhaitent participer à plusieurs types d’actions et de toutes sortes. Par ce biais, ils souhaitent donner leur expertise et dynamisme, mais également apprendre et acquérir de nouvelles aptitudes. Les compétences développées pendant le bénévolat représentent une rétribution au temps consacré gratuitement dans l’activité. C’est une sorte de reconnaissance symbolique de la part de la structure pour leur engagement. La reconnaissance du statut de bénévole 14 est un réel axe d’amélioration pour les structures associatives. Cette reconnaissance est la compensation de l’activité bénévole. Elle n’est pas forcément fondée sur des aspects financiers, mais plutôt sur le respect de la personne : faire confiance, laisser des initiatives et des responsabilités, encourager… D’autre part, un des moyens de satisfaire cette requête, serait de mieux prendre en compte les besoins et aspirations personnels des bénévoles. Le bénévole ne veut pas être considéré comme une variable d’ajustement corvéable à la merci, au détriment de son temps, sa liberté et ses choix personnels. Les notions de plaisir, d’épanouissement personnel, de quête de sens et de connaissance des autres sont déterminantes pour motiver l’engagement.
14
Enquête freins et motivations à l’engagement bénévole, La lettre du service partenaire association, Crédit Mutuel. En ligne : https://www.associatheque.fr/fr/fichiers/etudes/LPA_mars2014.pdf
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2 – Connaissance du secteur de la solidarité internationale en Yvelines Le questionnaire interroge les jeunes Yvelinois sur leur connaissance de la solidarité internationale et des structures existantes dans les Yvelines. 61% des jeunes enquêtés n’ont jamais entendu parler de solidarité internationale. Les collégiens sont ceux qui connaissent le moins le secteur, et les étudiants ceux qui le connaissent le plus. 24,1% des jeunes Yvelinois disent connaître une association de solidarité internationale basée sur le Département des Yvelines. Parmi celles-ci, le Lions Club de St Germain en Laye retient le plus de suffrage. Viennent ensuite les associations Go To Togo et Cœur d’Afrique et d’ailleurs. Yvelines Coopération internationale et développement récolte 1% des voix.
Quelle(s) thématiques serai(en)t la/les plus susceptible(s) de vous intéresser dans le prisme de la solidarité internationale ?
17% 15%
13%
14%
13%
14%
14%
Le terme de « solidarité internationale » est l’expression d’un engagement mutuel, qui implique un sentiment de responsabilité réciproque15. Dans un monde où la pauvreté augmente et dans lequel la mondialisation accentue l’interdépendance entre les pays, il s’agit de construire ensemble, pays du « Nord » et pays du « Sud », des projets solidaires visant à réduire ces inégalités et à garantir l’accès aux droits fondamentaux. Ces droits se sont cristallisés ces dernières années en véritables « thèmes » de la solidarité internationale qui sont visibles aujourd’hui dans les Objectifs de Développement Durable (ODD). 40% des jeunes interrogés estiment être sensibilisés aux thématiques de solidarité internationale, tandis que plus de 63% ont déjà entendu parler des ODD. Mis à part les Droits de l’Homme et l’Egalité entre les sexes (17%) qui est le sujet le plus plébiscité par les jeunes Yvelinois, les autres thèmes récoltent peu ou prou les mêmes votes : Faim dans le monde (13%), Environnement/Ecologie (14%), Cause animale (14%). Un thème non-proposé dans les réponses du questionnaire est souvent revenu : celle de la défense des LGBTQ+. 79% des jeunes interrogés souhaitent s’engager bénévolement dans une association de solidarité internationale. C’est un chiffre colossal et encourageant. Cela prouve que s’engager est un désir prégnant chez les jeunes, et que lever leurs freins à l’engagement favorisera leur passage à l’action. 59% des jeunes Yvelinois disent vouloir s’engager une fois de temps en temps (actions ponctuelles), les 41% restants oscillent entre une fois par mois et une fois par semaine. Sur le facteur distance, 61% des enquêtés disent vouloir s’engager dans un rayon de 10km autour de chez eux, et 28% dans un rayon de 20km.
15In
: La solidarité internationale, qu’est-ce que c’est ? En ligne : http://www.resacoop.org/sites/default/files/resacoop_fiche_journaliste_1.pdf
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Ces données sont intéressantes car elles reflètent le type d’engagement « idéal » pour les jeunes Yvelinois. Un engagement court avec des actions ponctuelles et sur une distance plus ou moins courte. Comme évoqué plus tôt, le temps consacré à l’association est le premier frein à l’engagement. C’est donc sur ce levier que les associations yvelinoises doivent travailler pour améliorer leur offre. Un engagement à long terme ainsi qu’un engagement qui mobiliserait beaucoup d’heures dans l’agenda du jeune, sont tous deux des obstacles à l’engagement des jeunes qui pour autant souhaitent s’engager. Face à ces freins, une nouvelle forme de bénévolat apparait depuis quelques années, par le biais des réseaux sociaux et des applications. C’est le « bénévolat à la carte », reflétant des formes d’engagement plus ponctuelles et moins contraignantes. Des associations de tout type y participent en proposant des missions. Le principe est simple, le bénévole est libre de tout choisir : dans quelle association il veut s’investir, combien de temps, pour quelle(s) action(s) etc. Ces missions sont toutes de courtes durées et géolocalisées. Ce choix se fait via des sites et/ou applications comme Benenova 16, Paris je t’aide17 ou ZeWaoW. Cette nouvelle forme d’engagement est simple et attirante pour les raisons suivantes. Les interfaces sont ludiques et faciles à utiliser. Les missions courtes permettent de répondre à des contraintes pour les jeunes tels qu’un emploi du temps irrégulier ou un éventuel job étudiant. Le jeune n’a plus qu’à chercher sur internet pour quelle association il aimerait consacrer du temps, et trouver une mission juste à côté de chez lui.
3 – Axe d’amélioration favorisant l’engagement bénévole
La parole aux jeunes… Selon vous, comment pouvons-nous intéresser les personnes de votre âge à devenir bénévole ?
16 17
« Tout passe par la
« Plus de communication.
« En faisant plus de
« Venez dans nos collèges
communication. Se rendre sur les campus est essentiel pour toucher les étudiants. Il est aussi possible de développer des projets communs avec des associations étudiantes afin de gagner de la visibilité dans les facultés ou écoles. »
Je n’entends jamais parler des associations proche de chez moi (autres que celles de l’université qui ne m’intéressent pas).»
campagne, de pub, venir en parler dans les écoles pour nous sensibiliser à une cause. »
et nos lycées pour nous sensibiliser. »
« Expliquer en quoi cela consiste, quels engagements sont requis et surtout ce que cela nous apporte. »
« En mettant en avant les qualités et savoir-faire de l’association et en expliquant l’importance de chaque bénévole sur les changements à long terme.»
« Il faudrait faire des apparitions dans les établissements scolaire lors d’évènement citoyens comme par exemple pour la journée de la terre.»
« Initiation au sein des associations. C’est-à-dire un enseignement et un encadrement par l’association. »
https://www.benenova.fr/ https://jemengage.paris.fr/organizations/722
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En synthétisant toutes les remarques des jeunes Yvelinois, plusieurs axes d’amélioration se dégagent :
Aller à la rencontre des jeunes •Pour attirer les jeunes dans les structures associatives, le premier geste à adopter est assurément de les rencontrer là où ils sont. Autrement dit, dans les lycées, universités, écoles de commerce, maisons de jeunes, groupements de jeunes, forum de rentrée... •Pour mener efficacement ces actions sur le terrain, il convient de confier cette tâche à des personnes charismatiques et opérationnelles qui sauront les convaincre de s'investir dans le tissu associatif. Il n'y a donc rien de plus approprié que le témoignage vivant d'un chef de projet, d'un directeur d'association, ou mieux d'un bénévole lui-même. Et ce, afin qu'ils sachent à quoi s'attendre de leur engagement et quelles seront leurs missions.
Assurer un bon accompagnement lors de leur intégration au sein de l'association •L'encadrement est une question qui inquiète les jeunes au moment de leur intégration dans une association. Sans accompagnement, ils peuvent se sentir délaissés et être mal à l'aise une fois intégrés au sein de la structure. Ainsi, il est important d'aider les jeunes bénévoles à s'intégrer et à trouver leur marque dans la structure. Pour cela, l'association peut prévoir une personne exclusivement en charge des bénévoles, qui se chargera de leur accueil. •Cette personne doit être à l'écoute de leurs envies et de leurs besoins.
Faire évoluer les formes d'engagement •Développer des formes d'engagement plus souple, un bénévolat ponctuel à la carte, moins contraignant, qui suscitera la curiosité des jeunes, s'adaptera à leurs emplois du temps, et pourra à terme mener à un engagement plus pérenne.
Favoriser et reconnaître l'engagement des jeunes •Le manque de reconnaissance des actions des jeunes dans une association peut les dissuader de s'impliquer davantage dans les activités associatives, voire de les pousser au départ. Au contraire, une valorisation de leurs efforts ne manquera pas de les motiver à faire encore mieux. Il est essentiel de les récompenser, leur donner les possibilités de diversifier leurs compétences et d'être plus autonome.
Mettre en avant les avantages d'une implication dans la vie associative •Leur exprimer explicitement les avantages auxquels ils s'attendent : développement personnel, rencontres humaines, professionnalisation etc.
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PART VI –
RECOMMANDATIONS
L’objectif final de l’Etude jeunesse est de sensibiliser YCID sur l’amélioration de ses dispositifs et de son travail avec la jeunesse. Cette partie propose des recommandations fines et opérationnelles, qui permettent d’identifier des pistes concrètes pour améliorer l’offre d’YCID en direction des jeunes (externe). Ces recommandations sont l’aboutissement de l’entièreté de l’étude Jeunesse, elles font suite aux retours d’expérience et au diagnostic critique des dispositifs existants d’YCID (part II), à l’analyse de la sociologie des membres (part III), au benchmarking des tendances concernant les initiatives pour la jeunesse (part IV), et à l’enquête jeunesse (part V). Le but de ces recommandations est de présenter à YCID tous les axes d’amélioration qui se sont dégagés de l’Etude, afin que le Groupement d’intérêt puisse s’en saisir et mettre en place de nouvelles actions. Les recommandations sont regroupées en trois axes principaux :
La création d’outils de communication La valorisation d’évènements Les recommandations pour les associations membres
I – CREATION D’OUTILS DE COMMUNICATION La communication au sein d’une entreprise, d’une association, d’une collectivité, constitue l’un des éléments fondamentaux pour sa pérennité. Pilier essentiel de la cohésion entre les collaborateurs, les partenaires, mais plus encore c’est un élément central de captation de cible. L’outil de communication est le support qui permet de diffuser des informations et de véhiculer des messages à des publics cibles. Il comprend la communication interne, soit les actions de communication à destination des salariés ou des membres dans le cas d’YCID, et la communication externe destinée aux publics externes et cibles (les jeunes Yvelinois).
- LA PAROLE AUX JEUNES VIA LE SITE INTERNETLe site internet d’YCID est sa vitrine. Si le Groupement souhaite montrer qu’il propose une large offre à destination des jeunes, il faut leur y laisser la parole : quoi de mieux que des jeunes pour attirer des jeunes ? L’idée est de créer un « Album de la mobilité » sur le site internet du Département où les jeunes peuvent prendre la parole et évoquer leurs aventures à l’international. Ce petit album serait un moyen de communiquer de façon ludique sur les dispositifs de mobilité des jeunes que propose le Groupement. L’objectif est que les jeunes Yvelinois, lorsqu’ils parcourent le site, puissent facilement avoir accès aux informations qui les concernent. D’autre part, c’est intéressant pour les jeunes de découvrir les dispositifs de façon illustrée et à travers les expériences vécues par d’autres jeunes Yvelinois.
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Cette proposition est inspirée de « L’album de la mobilité internationale » proposée par le RRMA Occitanie Coopération 18. Cet album donne un aperçu de la diversité des expériences menées par quelques jeunes d’Occitanie et permet de se rendre compte des effets constructifs et positifs sur les trajectoires personnelles et professionnelles de celles et ceux qui les ont traversées. Il se présente de la manière suivante :
Le format est percutant car il est court et répétitif : une page par jeune, présentation générale, son expérience en quelques phrases, ce que ça lui a apporté, des informations sur le dispositif utilisé. Transposé au cadre d’YCID, ce serait les jeunes boursiers CYAM qui seraient les rédacteurs de l’album. Le but serait le même : s’exprimer sur leur expérience bénévole et ses bienfaits dans leur vie personnelle (qu’est-ce que ça leur a apporté sur le plan personnel/professionnel). Puis, un encart sur l’association membre d’YCID partenaire du projet de solidarité internationale. L’album serait en libre-accès sur le site internet du Département. Il permettrait de faire connaître les bourses CYAM de façon illustrée et à travers la parole des concernés eux -mêmes. Ainsi que les associations membres d’YCID. Ce travail pourrait être réalisé par un futur stagiaire en collaboration avec le Chargé de communication du Groupement
-DEVELOPPEMENT DE LA PRESENCE D’YCID SUR LES RESEAUX SOCIAUX JEUNES Si le GIP souhaite construire de bonnes relations, il est impératif pour YCID de créer des partenariats, de maintenir une présence efficace sur les réseaux sociaux. Il faut que le Groupement soit plus visible. Cependant, il ne s’agit pas de simplement se montrer, il faut également construire une présence cohérente et une véritable stratégie de communication. Il faut notamment qu’YCID diversifie les réseaux sur lesquels il est présent, et se positionne sur des réseaux plébiscités par la jeunesse : Instagram/YouTube/Twitter. Ceci nécessite un réel travail de recherche en amont, pour définir une cible, se questionner sur les fréquentations de chaque réseau, et élaborer les contenus que le Groupement voudrait mettre en valeur.
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https://www.oc-cooperation.org/wp-content/uploads/sites/5/2018/11/OC-AlbumMIJ.pdf
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-MISE EN PLACE D’UNE CAMPAGNE DE PLAIDOYER POUR LES UNIVERSITESYCID devrait déployer de solides outils de communication dans les universités yvelinoises qui sont autant de viviers d’étudiants à la recherche d’engagement : s’intéresser aux établissements universitaires, c’est favoriser l’engagement de jeunes auprès des membres d’YCID, voire du GIP lui-même. L’idée serait de créer une campagne de plaidoyer à l’attention des universités dans les Yvelines, pour les sensibiliser aux thématiques de la solidarité internationale et les informer sur les dispositifs que propose YCID en direction des jeunes, et les associations qui en sont membres. Il peut également être intéressant pour YCID de se rapprocher des Fondations universitaires. La Fondation de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines par exemple, soutient les initiatives solidaires des étudiants. Elle propose des fonds pour aider à la réalisation d’actions dans les domaines de la solidarité, de l’éducation, de la santé, et de l’environnement. Elle les accompagne également dans la recherche de fonds participatifs (crowdfunding). Cela peut donc être intéressant pour le Groupement de se rapprocher d’une telle fondation, et de communiquer auprès d’elle sur les bourses CYAM, le programme JAY-CI ou le fonds ECSI. YCID peut également lui proposer d’intégrer le Groupement.
-REEDITION/DIFFUSION DU GUIDE « DECOUVRIR LE MONDE ET SE DECOUVRIR »YCID a réalisé un guide de la mobilité qui contient toutes les aides à la mobilité internationale dont les jeunes Yvelinois peuvent bénéficier. Ce kit est exhaustif et clair, il faut veiller à le réactualiser de façon régulière (une fois tous les 3 ans). Il faudrait également le diffuser au plus grand nombre. La cible du kit est les jeunes de plus de 15 ans car il s’agit de mobilité internationale, ce sont donc les lycéens et les étudiants qui sont concernés. YCID pourrait le diffuser à tous les directeurs d’établissements à chaque début d’année scolaire, afin qu’ils le transmettent à leurs étudiants par le biais de leurs boîtes mails. Il serait également pertinent d’imprimer le Kit et de le proposer dans les Bibliothèques universitaires, les Centres de documentation et d’information (CDI), les Médiathèques, et les Bibliothèques publiques des Yvelines.
-MUTUALISATION DE LA PROMOTION DES DISPOSITIFS JEUNESSEAfin de ne pas inonder les établissements scolaires d’informations et les désintéresser, YCID doit envisager un moyen de mutualiser la promotion de ses dispositifs à destination des jeunes. Il faudrait créer une sorte « d’Agenda scolaire » ou « Agenda Jeunesse », qui répertorierait les grands moments et grandes dates liés à la diffusion des dispositifs jeunesses. Cet Agenda ferait office de rétroplanning indiquant les temps forts pour communiquer auprès des jeunes et leurs institutions.
-DIFFUSION DE L’ETUDE AUPRES DES ASSOCIATIONS MEMBRESIl serait pertinent que cette Etude soit présentée de façon synthétique aux associations membres d’YCID qui travaillent avec la jeunesse. Pendant la phase de réalisation de cette étude, de nombreux membres ont été vivement intéressés par la démarche et curieux d’en connaître les résultats. Il faudrait donc créer un résumé de l’étude, plus synthétique et visuelle, comprenant les données du diagnostic critique du dispositif (part II) et (part III), les données du questionnaire jeunesse (part V) ainsi que les recommandations (part VI).
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II. MISE EN PLACE D’EVENEMENTS -TEMPS D’ECHANGES JEUNES BOURSIERS – CEREMONIE JYPMComme cela a été mentionné dans la partie diagnostic de l’Etude, les jeunes boursiers CYAM sont très demandeurs de temps d’échanges et de partage sur leurs projets. Il serait intéressant pour YCID d’organiser plus d’évènements en ce sens, afin que les jeunes ayant bénéficiés de la bourse la même année puissent se rencontrer à plusieurs reprises. L’idée serait de proposer deux temps d’échange d’une journée (ou demi/journée) : Une rencontre avant de partir (mai/juin) : Cette rencontre serait l’occasion pour tous les boursiers de présenter leurs projets, et de découvrir ceux des autres. Elle pourrait être ponctuée d’ateliers et de jeux pour faire connaissance, et pour parler des thèmes des ODD et de la SI, ou de l’importance de l’engagement et du bénévolat dans les associations. Cette rencontre pourrait être organisée conjointement avec les associations envoyeuses, l’équipe YCID, et un acteur jeunesse du Département (comme le CRIJ). Il serait intéressant d’y ajouter également un volet « formation », sur la gestion de projet par exemple. En effet, dans le diagnostic critique (part II), l’Etude a révélé que les Jeunes aimeraient vivement assister à ce type de formation pour compléter leur éducation scolaire, et avoir un plus dans leur CV. Assister à une formation de gestion de projet avant de partir en mission, ne pourra que leur être bénéfique. Les « boursiers CYAM » des années précédentes pourraient également être invités. Fort de leurs expériences, ils pourront donner des conseils utiles à ceux qui vont partir. Cela serait intéressant si par exemple, des jeunes partis avec l’association Enfance Partenariat Vietnam, ou Cœur du Togo, venaient faire découvrir les réalités du terrain aux jeunes prêt à partir avec les mêmes associations. Cette dernière idée émerge également des souhaits formulés par les jeunes dans la partie Diagnostic critique (Part II) qui indiquent qu’ils auraient apprécié avoir une « meilleure connaissance du terrain » avant de partir. Cet évènement serait un moyen de répondre à leurs attentes.
Une rencontre à leur retour (décembre) : La cérémonie « Jeunes Yvelinois Pour le Monde » propose aux boursiers une rencontre post-mission. Elle a vocation à valoriser l’engagement des jeunes et à encourager la mobilité internationale. Afin de mobiliser encore plus de jeunes, YCID pourrait décider pour sa prochaine cérémonie 2020, d’ouvrir la cérémonie à des jeunes qui ne sont pas partis. Les boursiers CYAM ont surement des amis, des collègues etc. qui sont intéressés par leur expérience et la bourse, ça serait une occasion de les rencontrer afin de leur donner envie de participer à ce type d’action. Le RRMA Réseau Bretagne Solidaire met également en place ce type d’évènement « Journée témoignage des jeunes » et ouvre l’évènement à tous publics. Pour YCID, rester sur une cible jeunesse de -25 ans serait plus intéressant. Le Groupement pourrait envisager par exemple d’autoriser, ou de solliciter, la présence d’un ou deux camarades du boursier CYAM : « Venez avec un +1 ». Les boursiers seront sans aucun doute ouverts à cette idée qui fera participer leurs amis à la présentation de leur mission, et à une expérience de reconnaissance de leur expérience. De ce fait, la cérémonie pourrait faire connaître à de nouveaux jeunes le dispositif, et YCID.
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-PARTICIPATION AUX TANDEMS SOLIDAIRESEtant donné que certains RRMA l’ont déjà mis en place et en saluent le succès, il serait intéressant pour YCID de reprendre le concept de Tandems solidaires en l’adaptant à une échelle départementale. Ce dispositif entrerait dans les actions d’YCID portant sur l’Education et la sensibilisation à la coopération internationale en Yvelines (ESCI-Y) à destination des établissements scolaires. Il s’inscrit dans le cadre des directives d’éducation au développement durable et parcours citoyens édictées par le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse. Les Tandems solidaires poursuivent les objectifs suivants : -
contribuer à l’ouverture au monde par le développement de la compréhension des enjeux du développement à l’échelle mondiale, des facteurs d’inégalités et des interdépendances liées au processus de mondialisation susciter l’engagement des jeunes en référence à l’Agenda 2030, pour la construction d’un monde plus juste et solidaire.
Principes Les tandems solidaires donnent l’opportunité aux élèves –de maternelle, primaire, collège ou lycée- de participer activement à un projet illustrant un ou plusieurs Objectifs de développement durable. Le projet doit être co-construit et encadré par un binôme formé d’une association de solidarité internationale et d’un établissement scolaire. Il faudrait donc qu’à l’approche de chaque rentrée scolaire, YCID lance un appel à candidatures à destination de ses associations de solidarité internationale afin de sélectionner les projets et composer les Tandems.
Cadre Les projets proposés doivent se dérouler dans les Yvelines, au sein d’un établissement scolaire. Les projets doivent : -
être mis en œuvre au cours de l’année scolaire ; être co-construits avec les référents éducatifs de l’établissement scolaire et s’insérer dans le programme scolaire ; comprendre au minimum trois interventions de l’association auprès du même groupe d’élèves au cours de la même année scolaire ; faire l’objet (idéalement) d’une restitution du projet en fin d’année à un public élargi (parents d’élèves, autres enseignants de l’établissement, équipe administrative…).
Réalisation Pour que le GIP YCID puisse mettre ce dispositif en place, il faudrait recenser les associations de solidarité internationale qui pourraient être intéressées (voir les travaux de Yannick Lechevallier sur les associations de solidarité internationale) ainsi que les établissements scolaires intéressés, pour être le lien entre les deux. De plus, il est intéressant que la classe et le professeur qui choisissent de participer à un tel projet, puisse faire entrer le dispositif dans un cadre scolaire et donc dans le programme scolaire. Il faudrait donc chaque année renouveler les différents thèmes des ODD abordés.
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-ORGANISATION JOURNEE JEUNES INTERNATIONAUXYCID pourrait choisir d’organiser une « Journée jeunes internationaux » : Cette journée ouverte au Grand public, convierait tous les jeunes Yvelinois de -30 ans qui ont eu une expérience à l’international d’échanger avec les curieux qui ont le désir de partir, ou avec ceux qui vont partir prochainement pour les rassurer et les conseiller pour profiter un maximum de leur expérience. Ces jeunes internationaux représenteraient tous les jeunes partis pendant l’année en cours par différents dispositifs : Service Civique, VVSI/VIE/VIA, Bourse Erasmus+, UE, Fondations, etc. Afin d’envisager convier la totalité des jeunes ayant eu recours à ce type de dispositifs, YCID devrait effectuer un gros travail de recherche auprès des acteurs jeunesses pour récolter l’identité des Jeunes internationaux. C’est pourquoi, un partenariat sur ce projet avec l’Agence du Service civique, serait un bon moyen pour recenser les tous les jeunes Yvelinois ayant eu recours à un dispositif de mobilité grâce à l’organisme. Le RRMA Réseau Bretagne Solidiaire, est annuellement à l’initiative d’un évènement de telle ampleur. Sa « journée témoignage des jeunes » voit également participer des acteurs jeunesses de la Région pour échanger avec les jeunes. Pour YCID, on pourrait éventuellement réfléchir à convier des entreprises membres du GIP. Ça serait un moyen pour les jeunes de retours dans le Département, de mettre en avant leurs aptitudes et leurs profils. Pour les entreprises Yvelinoises, ça serait un moyen de découvrir de nouveaux talents pour hypothétiquement travailler avec eux.
III – CREER DU LIEN -YCID-LABInspiré du « Coop-Lab » de Lianes coopération, YCID pourrait mettre à disposition gratuitement un espace de coworking pour les jeunes Yvelinois de moins de 30 ans, pour monter leur projet de solidarité internationale, se rencontrer et échanger. Ce « tiers lieux des projets internationaux » pourrait être ouvert une journée par semaine (de préférence le week-end ou en soirée) pour accueillir une dizaine de jeunes. Cela leur permettrait d’échanger entre eux sur leurs projets mais également avec des professionnels. YCID pourrait convier sur des créneaux cours (1h ou 2), des associations membres qui leurs proposeraient des « ateliers thématiques » pour les accompagner dans la mise en œuvre de leur projet (partenariat, étapes de projets, financement, préparation au départ…). YCID-Lab pourrait également proposer aux jeunes d’accueillir les évènements en lien avec leurs projets. S’ils souhaitent par exemple organiser une soirée de restitution de leur projet, ou encore s’ils ont besoin d’un lieu pour organiser une collecte… Ce lieu pourrait se trouver dans les locaux du Département ou d’un acteur jeunesse du Département comme le Centre Régional Information Jeunesse (CRIJ) ou encore le Réseau Yvelines information jeunesse.
-CHANGEMENT FORMAT APER’YCIDLa partie diagnostic de cette Etude a fait ressortir une certaine volonté de la part des associations membres d’YCID de se rencontrer entre associations qui ont les mêmes sensibilités, traitent des mêmes thématiques, ou travaillent sur le même terrain, afin de créer des synergies, s’inspirer, participer à des projets communs, se conseiller mutuellement etc. L’idée est donc ici d’utiliser une action YCID déjà existante qui est le concept d’Apér’YCID et d’en changer la formule pour répondre à ces attentes. Il serait possible d’imaginer un Apér’YCID qui traite :
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d’une zone géographique : « Sénégal » « Togo » « Vietnam » ; d’une thématiques « diaspora », « éducation », « développement durable », « chantiers solidaire », « culture » ; d’un axe d’amélioration « responsabiliser les jeunes », « attirer des bénévoles », « offrir des formations », « la reconnaissance bénévole » etc.
Cela permettrait aux membres de non seulement prendre des idées les uns des autres mais également de créer des partenariats afin de réaliser de plus grosses missions avec plus d’impact. (L’association Bibliothèque sans Frontière avait regrettée ne pas avoir mis en place une action commune avec le Lions Club de St-Germain-en-Laye qui avait envoyé des livres dans des écoles). Afin de mettre en place ces nouveaux Apér’YCID, le Groupement pourrait soit choisir de laisser libre place à toutes les associations membres intéressées par les thématiques abordées, ou de réduire l’inscription aux seules associations concernées. Pour cela, il faudrait d’abord classer et hiérarchiser les associations membres sur plusieurs critères : terrains, thématiques, actions… Le fait de réaliser un tel classement permettrait également à YCID d’entre-apercevoir les thèmes intéressants qui pourraient être abordés lors ces Apér’YCID améliorés. Pour ne pas décevoir certains membres attachés aux Apér’YCID, et ne pas mettre à mal une formule qui fonctionne bien pour le Groupement, ce type d’Apér’YCID amélioré pourrait être imaginé occasionnellement dans l’année. Partir sur une base de 3 fois par an, semble être un bon début pour examiner l’intérêt de l’action et sa portée.
-PRESENCE PLUS EFFECTIVE D’YCID LORS DES MANIFESTATIONS DES ASSOCIATIONSLe diagnostic critique (Part II) a également révélé le souhait de la part des membres, d’avoir une présence physique d’YCID lors de leurs manifestations. À leurs yeux cette présente à plusieurs vertus : -
donner de la crédibilité à leurs actions ; favoriser la rencontre entre YCID et ses membres, et donc la connaissance des uns et des autres ; favoriser le sentiment d’appartenance (d’ailleurs, Yannick Lechevallier indique dans son Etude que ce sentiment est très peu développé chez les membres d’YCID).
Cette présence réelle demanderait beaucoup de temps et d’implication de la part d’YCID.
-LES CATALOGUES D’INTERVENTION EN MILIEU SCOLAIREYCID dispose de deux catalogues à destination des scolaires (un pour les écoles, l’autre pour les collèges). Ces catalogues (ou kits pédagogiques) sont bien réalisés mais très peu utilisés par le GIP. Le catalogue à destination des écoles Ce catalogue à destination des 8-10 ans, propose des animations pédagogiques d’1h30 autour de 5 thématiques : coopération internationale, accès aux services de base, inégalités, diversité et migrations. Chaque thématique comprend trois types d’apport : le déroulé des animations, un dossier de compréhension de la thématique pour l’animateur et des annexes comprenant les supports pour les animations. Afin de favoriser l’utilisation de ce catalogue, YCID doit communiquer dessus auprès des professeurs d’écoles, des animateurs de temps périscolaire ou de centres de loisirs. On peut également imaginer une journée de formation pour les adultes intéressés en partenariat avec l’association E-graine. Afin de proposer ce catalogue à un maximum d’acteurs, YCID doit à l’avenir recenser toutes les personnes potentiellement intéressées, et faire une campagne de ‘mailing’ invitant les concernés à faire savoir leur intérêt pour avoir accès au catalogue et à la formation YCID.
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Un rapprochement avec la DAREIC, serait également une occasion pour se rapprocher des établissements scolaires et diffuser le catalogue. Le catalogue à destination des collèges Il en va de même pour le catalogue à destination des collèges, élaboré par l’UNICEF. Ce catalogue aborde cinq thématiques (alimentation, eau, éducation, pauvreté, santé) adaptées au programme scolaire (histoire, géographie, éducation civique) à travers 18 outils pédagogiques. YCID doit communiquer sur le support à travers une campagne mailing, envoyée à tous les collèges du Département, afin de proposer l’envoi du catalogue et une formation. Il peut être pertinent pour le GIP de déléguer la tâche de la formation à une association membre qui travaille sur ces thématiques, en lui allouant un budget spécifique pour cette mission. Là encore, un rapprochement avec la DAREIC serait une bonne occasion pour se rapprocher des collèges Yvelinois.
IV. RECOMMMANDATIONS POUR LES ASSOCIATIONS MEMBRES -PROPOSER UNE OFFRE CLAIRE DE BENEVOLATAfin de limiter les freins à l’engagement bénévole, les associations membres d’YCID doivent formaliser une offre claire de bénévolat. En effet, 25% des associations membres estiment que l’absence d’offre claire sur ce que pourrait être un engagement bénévole, limite le volontariat des jeunes. Afin de donner envie aux jeunes de présenter leurs candidatures, l’association doit rédiger et/ou proposer une offre attractive. Pour ce faire, elle doit garder à l’esprit que le candidat n’a peut-être jamais été bénévole, et que par conséquent il ne sait pas ce qu’être bénévole implique. L’objectif d’une offre claire de bénévolat est d’aider le candidat à se projeter dans la structure. Lorsque les offres de missions sont rédigées et exposées très clairement, les bénévoles qui y postulent savent à quoi s’attendre. Il faut que les structures veillent à ne pas leur proposer des offres imprécises de « bénévole à tout faire ». Afin que le contenu de l’offre de mission soit clair, il serait essentiel de préciser : -
le contexte ; les objectifs et actions à réaliser ; les horaires et disponibilités demandées ; l’accompagnement prévu : formation, travail en équipe etc ; le lieu de l’activité ; la durée et la périodicité (missions ponctuelles/régulières) ; les outils de travail nécessaires à la mission.
Et ce, que ça soit pour une mission de bénévolat proposée à l’oral ou à l’écrit. Pour les associations membres qui proposent des offres de bénévolat écrites, il faut travailler la présentation de l’offre : -
illustrer l’offre par exemple par le témoignage d’un bénévole en activité (ou un ancien bénévole) ; utiliser un style de vocabulaire simple et adapté à une cible jeune.
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-ORGANISER DES EVENEMENTS POUR REMERCIER LES BENEVOLES53% des associations membres d’YCID ont pour habitude d’organiser des évènements annuels pour remercier leurs bénévoles. Ces évènements prennent la forme de tournois sportifs, d’invitation à un cocktail, de goûter… Ce chiffre est encourageant car il induit que la moitié des associations adoptent une attitude de remerciement, et de reconnaissance envers des bénévoles qui leur offrent gratuitement leur temps. Il est conseillé d’adopter cette attitude (dans la mesure de leurs moyens) pour pouvoir encourager les liens qui les unissent à leurs jeunes bénévoles.
-RECONNAÎTRE L’ACTION BENEVOLE – LE PASSEPORT BENEVOLELes associations membres d’YCID souhaitent fidéliser leurs bénévoles. Pour ce faire, l’action bénévole doit être davantage reconnue, et ce à différents niveaux. Selon le Baromètre opinion des bénévoles, en matière de reconnaissance, 19% des bénévoles19 (surtout les plus jeunes) privilégient la prise en compte de leurs compétences professionnelles acquises dans le cadre de leur action bénévole, et 39% des moins de 25 ans sont favorables à une valorisation de leur engagement dans le cadre de leurs études. Comme l’octroi d’avantages matériels aux bénévoles (trimestres de cotisation, incitations fiscales etc.) risque pour sa part de dénaturer les valeurs du bénévolat, nombre de responsables associatifs privilégient des mécanismes de reconnaissance immatérielle, à l’initiative de la campagne d’affichage de la mairie de Paris qui remercie les bénévoles parisiens. Néanmoins, une manière de reconnaître et de valoriser les compétences acquises est de faciliter les mobilités professionnelles en prenant en compte les activités bénévoles et ce, quelle que soit la motivation initiale de l’engagement dans le bénévolat. Des dispositifs formalisés existent, comme le « passeport bénévole » mis en place par France Bénévolat en 2007. Le Passeport Bénévole Le passeport bénévole est un livret personnel de reconnaissance de l’expérience bénévole et de valorisation des compétences mobilisées et/ou acquises. Il est reconnu par de grands organismes publics tels que : Pôle emploi, le Ministère de l’Education Nationale, et l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). Pour le bénévole, ce passeport permet de faire le bilan de ses compétences et de rendre compte de ses connaissances et savoir-faire. Cela permet de rajouter de l’expérience dans son CV, et de valoriser son profil pour une éventuelle recherche d’emploi. Il est également possible pour le bénévole d’entamer une démarche de Validation des Acquis d’Expérience (VAE). Pour l’association, le passeport bénévole aide la structure à faire le point plus facilement sur la participation du volontaire à l’activité de l’association, et ainsi à valoriser sa contribution. Répertorier les actions, et les fixer par écrit sur le Passeport Bénévole est une façon de reconnaître le travail effectué par le bénévole. Ainsi, l’importance de la mission du bénévole apparaît clairement.. Or, un bénévole qui se sent utile et reconnu aura envie de s’impliquer durablement dans son association. Pour obtenir le Passeport Bénévole, deux possibilités :
Prendre contact avec le centre de France Bénévolat le plus proche de la structure (à Versailles : 2 Bis Place de Touraine). Il fournira directement à l’association le nombre de Passeport souhaité pour un coût de 2€ l’unité.
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Publication du Centre d’analyse stratégique du Premier Ministre (2011) En ligne : https://www.associations.gouv.fr/IMG/pdf/o_l_d.pdf
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Par courrier, le Passeport est disponible uniquement par lot de 25 exemplaires pour un montant de 50€ (frais de port inclus).
Peut-être qu’YCID pourrait s’en faire livrer pour les redistribuer aux associations membres demandeuses par la suite ou leur proposer directement un budget à cet effet.
-FAIRE EVOLUER LES FORMES DE BENEVOLATL’Enquête jeunesse (part V) a révélé que si les jeunes Yvelinois ne sont pas engagés dans les associations, c’est à 48% par manque de temps. Les jeunes expriment donc la crainte d’être submerger par la pesanteur de tâches trop lourdes qui empièteraient sur leur vie scolaire et extra-scolaire déjà bien remplie. Les jeunes indiquent également que la seconde raison pour laquelle ils ne sont pas engagés est le manque d’occasion à 34%. Cela signifie que l’offre associative n’est pas assez dirigée vers eux, ne les atteint pas. Il y a un manque de communication des associations envers les jeunes. Pour pallier ces freins à l’engagement, les associations doivent se faire davantage connaître auprès des jeunes, et leur proposer un engagement adapté, personnalisé, à la carte. Développer des formes d’engagement plus souples, qui suscitera leur curiosité, s’adaptera à leurs emplois du temps, et pourra mener à un engagement plus pérenne. Ils peuvent par exemple poster des offres de bénévoles sur des plateformes en ligne telles que Bénénova. Bénénova, le bénévolat à la carte Bénénova est une plateforme qui propose de lever les freins à l’engagement bénévole, en mettant en relation des associations demandeuses et des bénévoles curieux. Le principe est simple : proposer à des bénévoles des actions ponctuelles près de chez eux, en fonction de leurs envies, soumises par des associations partenaires. Le bénévole se rend sur le site internet de Bénénova et peut choisir dans un calendrier l’action qui lui plait en fonction de ses disponibilités. L’équipe Benenova locale (Lille, Paris, Nantes) envoie des informations pratiques sur l’engagement, et répond à toutes les questions du bénévole. Le bénévole n’a plus qu’à se rendre sur le terrain le jour J, accompagné d’un référent Bénénova. Pour le Bénévole, ce format d’engagement est pratique : -
les actions durent de 1 à 4 heures en général, et il n’y a pas d’engagement requis au-delà de l’action pour laquelle il s’est inscrit ; l’action permet un vrai impact sur le terrain, via une action construite et concrète ; le bénévole se sent véritablement accompagné dans son engagement par un référent ; les actions sont conviviales car il y a souvent d’autres bénévoles sur les actions (4 bénévoles en moyenne), cela permet de faire de nouvelles rencontres.
Pour l’association, c’est un moyen facile d’attirer des bénévoles car Bénénova : -
analyse les besoins en bénévole de la structure ; mobilise et informe les bénévoles autour de l’action de l’association ; évalue l’action menée pour renforcer une prochaine collaboration avec l’association.
C’est donc un moyen pour les associations d’accéder rapidement à des bénévoles sur des actions courtes. Mais aussi et surtout, et c’est ce que recherchent les associations Yvelinoises, c’est un moyen de pérenniser l’action bénévole par la rencontre. Si les jeunes participent à une action ponctuelle, et apprécient le moment passé avec l’association, ils seront plus susceptibles de devenir des bénévoles constants et actifs. C’est d’ailleurs le Leitmotiv de Bénénova « venez tester et rester », l’objectif est que les liens entre associations et bénévoles se développent par la suite au-delà d’actions ponctuelles. D’ailleurs, 60% de leurs utilisateurs s’engagent sur le temps long à la suite de missions ponctuelles.
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