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Les Fourberies de Scapin

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Étudier Molière en Librio Les Précieuses ridicules, Librio no 776 L’Amour médecin, suivi de Le Sicilien, Librio no 1106 George Dandin, Librio no 1071 Le Misanthrope, Librio no 647 Le Médecin malgré lui, Librio no 598 Les Femmes savantes, Librio no 585 Le Malade imaginaire, Librio no 536 Le Tartuffe, Librio no 476 L’Avare, Librio no 339 L’École des femmes, Librio no 277 Le Bourgeois gentilhomme, Librio no 235 Dom Juan, Librio no 14


Molière

Les Fourberies de Scapin Comédie représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre de la salle du Palais-Royal le 24 mai 1671 par la Troupe du Roi.

Texte intégral


Couverture de Kim Roselier © Éditions J´ai lu Dossier pédagogique établi par Marie Chasles © E.J.L, 2019 pour le supplément pédagogique EAN 9782290223390


Sommaire Les Fourberies de Scapin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Dossier Librio + . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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PERSONNAGES Acteurs à la création ARGANTE, père d’Octave et de Zerbinette

HUBERT

GÉRONTE, père de Léandre et de Hyacinte

DU CROISY

OCTAVE, f ils d’Argante et amant de Hyacinte

BARON

LÉANDRE, fils de Géronte et amant de Zerbinette

LA GRANGE

ZERBINETTE, crue Égyptienne et reconnue fille d’Argante, et amante de Léandre

Mlle BEAUVAL

HYACINTE, fille de Géronte et amante d’Octave

Mlle MOLIÈRE

SCAPIN, valet de Léandre, et fourbe

MOLIÈRE

SILVESTRE, valet d’Octave

LA THORILLIÈRE

NÉRINE, nourrice de Hyacinte

DE BRIE

CARLE, fourbe Deux porteurs

La scène est à Naples.


Acte premier Scène première Octave, Silvestre

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Octave. – Ah ! fâcheuses nouvelles pour un cœur amoureux ! Dures extrémités où je me vois réduit ! Tu viens, ­Silvestre, d’apprendre au port que mon père revient ? Silvestre. – Oui. Octave. – Qu’il arrive ce matin même ? Silvestre. – Ce matin même. Octave. – Et qu’il revient dans la résolution de me marier ? Silvestre. – Oui. Octave. – Avec une fille du seigneur Géronte ? Silvestre. – Du seigneur Géronte. Octave. – Et que cette fille est mandée de Tarente ici pour cela ? Silvestre. – Oui. Octave. – Et tu tiens ces nouvelles de mon oncle ? Silvestre. – De votre oncle. Octave. – À qui mon père les a mandées par une lettre ? Silvestre. – Par une lettre. Octave. – Et cet oncle, dis-tu, suit toutes nos affaires. Silvestre. – Toutes nos affaires. Acte premier - Scène première

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Octave. – Ah ! parle, si tu veux, et ne te fais point, de la sorte, arracher les mots de la bouche. Silvestre. – Qu’ai-je à parler davantage ? Vous n’oubliez aucune circonstance, et vous dites les choses tout justement comme elles sont. Octave. – Conseille-moi, du moins, et me dis ce que je dois faire dans ces cruelles conjonctures. Silvestre. – Ma foi ! je m’y trouve autant embarrassé que vous, et j’aurais bon besoin que l’on me conseillât moi-même. Octave. – Je suis assassiné par ce maudit retour. Silvestre. – Je ne le suis pas moins. Octave. – Lorsque mon père apprendra les choses, je vais voir fondre sur moi un orage soudain d’impétueuses réprimandes. Silvestre. – Les réprimandes ne sont rien ; et plût au Ciel que j’en fusse quitte à ce prix ! mais j’ai bien la mine, pour moi, de payer plus cher vos folies, et je vois se former de loin un nuage de coups de bâton qui crèvera sur mes épaules. Octave. – Ô Ciel ! par où sortir de l’embarras où je me trouve ? Silvestre. – C’est à quoi vous deviez songer avant que de vous y jeter. Octave. – Ah ! tu me fais mourir par tes leçons hors de saison. Silvestre. – Vous me faites bien plus mourir par vos actions étourdies. Octave. – Que dois-faire ? Quelle résolution prendre ? À quel remède recourir ?


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