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Le Monde de Narnia VI. Le Fauteuil d'argent

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Couverture : Illustrations by Pauline Baynes © Copyright CS Lewis Pte Ltd 1954 Couverture : Illustrations by Pauline Baynes © Copyright CS Lewis Pte Ltd 1954


www.narnia.com Titre original : The Silver Chair The Chronicles of Narnia ®, Narnia ® and all book titles, characters and locales original to The Chronicles of Narnia, are trademarks of C. S. Lewis Pte. Ltd. Use without permission is strictly prohibited. Published by Editions Gallimard Jeunesse under license from the C. S. Lewis Company Ltd. © C. S. Lewis Pte. Ltd., 1953, pour le texte © C. S. Lewis Pte. Ltd., 1955, pour les illustrations © C. S. Lewis Pte. Ltd., 1998, pour la mise en couleurs © Éditions Gallimard Jeunesse, 2002, pour la traduction française © Éditions Gallimard Jeunesse, 2008, pour la présente édition

Couverture : Illustrations by Pauline Baynes © Copyright CS Lewis Pte Ltd 1955 Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse


Illustrations de Pauline Baynes Traduit de l’anglais par Philippe Morgaut

GALLIMARD JEUNESSE


1. Le Neveu du magicien 2. Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire magique 3. Le Cheval et son écuyer 4. Le Prince Caspian 5. L’Odyssée du Passeur d’Aurore 6. Le Fauteuil d’argent 7. La Dernière Bataille


À Nicholas Hardie


C’était un morne jour d’automne et Jill Pole pleurait derrière le gymnase. Elle pleurait parce qu’on l’avait brutalisée. Ce livre ne raconte pas une histoire d’école, j’en dirai donc le moins possible sur celle de Jill, qui n’est pas un sujet agréable à évoquer. C’était un établissement pour garçons et filles, ce que l’on appelle d’habitude une école mixte. Certains disaient que, en fait, ce qu’il y avait de plus mixte, et de loin, ce n’étaient pas les élèves, mais les idées de ceux qui étaient chargés de leur éducation. Ces gens-là s’étaient mis en tête qu’on devrait laisser les enfants faire ce qui leur plaisait. Et ce qui plaisait à une dizaine ou une quinzaine d’entre eux, les plus costauds, c’était malheureusement de persécuter les autres. Il se passait sans cesse dans cette école toutes sortes de choses horribles, auxquelles, dans un établissement ordinaire, on aurait mis bon ordre en moins d’un trimestre. Mais pas dans cette école-là. Les coupables n’étaient ni renvoyés ni punis. Le proviseur disait que c’étaient des cas psychologiques intéressants, 9


les convoquait et leur parlait pendant des heures. Et, si on savait bien quel genre de choses il fallait lui dire, on ne tardait pas à devenir un de ses chouchous, plutôt que l’inverse. C’était pour cela que Jill Pole pleurait en ce morne jour d’automne, sur le petit sentier détrempé qui courait entre l’arrière du gymnase et le bosquet. Elle pleurait encore quand un garçon tourna au coin du bâtiment en sifflotant, les mains dans les poches. Il faillit lui rentrer dedans. – Tu ne peux pas regarder où tu vas ? lui dit Jill Pole. – Ça va, répondit le garçon. Tu ne vas pas commencer… Puis il remarqua la tête qu’elle faisait. – Dis-moi, Pole, qu’est-ce qui se passe ? lui demandat-il. Jill ne put qu’esquisser des grimaces, du genre de celles que l’on fait quand on essaie de dire quelque chose et qu’on se rend compte que si on commence à parler, on va se remettre à pleurer. – Ce sont eux, je suppose… comme d’habitude, dit le garçon d’un air sombre en enfonçant ses mains au plus profond de ses poches. Jill acquiesça. Elle n’avait pas besoin de dire quoi que ce fût, même si elle l’avait pu. Ils se comprenaient. – Bon, écoute, lui dit le garçon, ça ne sert à rien que tous, nous… Il était plein de bonnes intentions, mais il parlait vraiment comme quelqu’un qui s’apprête à donner des leçons. Jill s’énerva tout d’un coup (ce qui a de bonnes 10


chances de vous arriver si on vous dérange en train de pleurer) : – Oh ! va-t’en et occupe-toi de tes affaires, dit-elle. Personne ne t’a demandé de t’en mêler, non ? Ça te va bien de nous dicter notre conduite ! Tu veux dire, je suppose, que tout le monde devrait, comme toi, passer son temps à Leur lécher les bottes et à chercher à gagner Leurs faveurs en étant aux petits soins pour Eux ! – Oh ! Bon sang ! s’exclama le jeune garçon. Il s’assit sur le talus, mais se releva très vite parce que l’herbe était trempée. Il avait le malheur de s’appeler Eustache Clarence Scrubb 1, mais ce n’était pas un mauvais bougre. – Pole ! s’exclama-t-il. Tu trouves ça juste ? Est-ce que, ce trimestre, j’ai fait quoi que ce soit de ce genre ? Est-ce que je n’ai pas tenu tête à Carter à propos du lapin ? Est-ce que je n’ai pas gardé le secret sur Spivvins… Même sous la torture ? Et je n’ai peut-être pas… – J-j-je ne sais pas et je m’en fiche, sanglota Jill. Eustache s’aperçut qu’elle n’était pas calmée. Plein de bon sens, il lui offrit un bonbon. Il en prit un aussi. Jill commença à voir les choses sous un meilleur jour. – Je suis désolée, Scrubb. J’ai été injuste. Tout ça, tu l’as fait… ce trimestre-ci. – Alors, si tu peux, oublie le trimestre d’avant, lui dit Eustache. J’étais différent. J’étais… dis donc ! Quel type odieux je pouvais être ! – Eh bien, pour être franche, je dois dire que oui. 1. En anglais scrub signifie « chétif ».

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– Alors, tu trouves que j’ai changé ? lui demanda-t-il. – Il n’y a pas que moi, précisa Jill. Tout le monde le dit. Ils s’en sont aperçus. Hier, Eleanor Blakiston a entendu Adela Pennyfather en parler dans notre vestiaire. Elle disait : « Quelqu’un a dû influencer ce petit Scrubb. Il est tout à fait incontrôlable, ce trimestre. C’est de lui qu’il va falloir qu’on s’occupe la prochaine fois. » Eustache frissonna. À l’établissement expérimental, tout le monde connaissait Leur façon de « s’occuper » de quelqu’un. Les deux enfants se turent un moment. Des gouttes de pluie dégoulinaient des feuilles de laurier. – Pourquoi étais-tu si différent le trimestre dernier ? demanda alors Jill. – Des trucs bizarres me sont arrivés pendant les vacances, dit Eustache d’un air énigmatique. – Quel genre de choses ? Eustache ne répondit rien pendant un long moment. Puis il dit : – Écoute, Pole, toi et moi, nous détestons cet endroit à peu près autant qu’il est possible, n’est-ce pas ? – En ce qui me concerne, c’est sûr, confirma-t-elle. – Alors, je crois vraiment pouvoir te faire confiance. – C’est très sympa de ta part. – Oui, mais c’est un secret vraiment terrible. Dismoi, Pole, est-ce que tu es douée pour croire à des choses ? Je veux dire, à des choses dont tout le monde se moquerait, ici ? – Je n’en ai jamais eu l’occasion. Mais je pense que j’en serais capable. 12


– Tu me croirais si je te disais qu’aux dernières vacances, j’ai été complètement en dehors du monde – enfin, en dehors de ce monde-ci ? – Je ne saurais pas ce que ça veut dire. – Bon, eh bien, alors, ne nous compliquons pas la vie avec cette histoire de mondes. Supposons que je te dise que j’ai été dans un endroit où les animaux parlent et où il y a… euh… des sortilèges et des dragons… et… enfin, le genre de choses qu’on trouve dans les contes de fées ? Eustache rougit en disant cela, car il se sentait terriblement gauche. – Comment es-tu allé là-bas ? demanda Jill. Elle aussi se sentait étrangement intimidée. – De la seule façon possible… par magie, dit Eustache à la limite du chuchotement. J’étais avec deux de mes cousins. On a juste été… transportés là-bas d’un seul coup. Eux, ils y étaient déjà allés. Maintenant qu’ils en parlaient en baissant la voix, Jill trouvait que c’était en quelque sorte plus facile à croire. Puis, soudain, un horrible soupçon la saisit et elle lui dit (d’un air si farouche que sur le moment elle ressembla à une jeune tigresse) : – Si je découvre que tu t’es fichu de moi, je ne te parlerai plus jamais, jamais, jamais. – Je ne me fiche pas de toi, répondit-il. Je te jure que non. Je te le jure sur… sur n’importe quoi. (Du temps où j’étais moi-même à l’école, on aurait dit : « Je le jure sur la Bible. » Mais, à l’établissement expérimental, les bibles, on n’était pas vraiment pour.) 13


– D’accord, dit Jill. Je te crois. – Et tu n’en parleras à personne ? – Pour qui tu me prends ? Ils parlaient avec fougue. Mais quand ils se turent et que, promenant son regard alentour, Jill vit le morne ciel d’automne, quand elle entendit goutter les feuilles et pensa à tout ce que l’établissement expérimental avait de désespérant (c’était un trimestre de treize semaines, et il y en avait encore onze devant eux), elle ajouta : – Mais tout ça nous avance à quoi ? Nous ne sommes pas là-bas, nous sommes ici. Et il n’est pas question qu’on puisse y aller, non ? – C’est ce que j’étais en train de me demander, répondit Eustache. Quand nous sommes revenus de cet endroit, quelqu’un a dit que les deux jeunes Pevensie (mes deux cousins) ne pourraient plus jamais y aller. Pour eux, c’était la troisième fois, tu vois. J’imagine qu’ils avaient eu leur part. Mais il n’a jamais dit que moi, je ne pourrais pas. Il l’aurait sûrement précisé, à moins qu’il n’ait voulu dire que j’allais revenir ? Et je ne peux m’empêcher de me demander, est-ce qu’on peut… Est-ce qu’on pourrait… ? – Tu veux dire, faire quelque chose pour que ça arrive ? Eustache hocha la tête. – Tu veux dire qu’on pourrait tracer un cercle par terre… écrire dedans des lettres bizarres… se mettre à l’intérieur… et réciter des incantations, des formules magiques ? 14


– Enfin, reprit Eustache après s’être creusé la tête un moment, je crois que c’était à ce genre de choses que je pensais, bien que je n’aie jamais fait ça. Mais maintenant qu’on en parle, je me dis que tous ces cercles et ces trucs sont plutôt nuls. Je ne pense pas qu’il aimerait ça. Ça donnerait l’impression qu’on peut l’obliger à faire des choses. Alors qu’en réalité on ne peut que le lui demander. – Qui est cette personne dont tu parles tout le temps ? – Là-bas, on l’appelle Aslan, dit Eustache. – Quel nom étrange ! – Et encore, pas aussi étrange que lui. Mais allons-y. Ça ne peut nous faire aucun mal de juste demander. Mettons-nous l’un à côté de l’autre, comme ça. On va étendre nos bras devant nous avec les paumes tournées vers le bas : comme ils font dans l’île de Ramandu… – L’île de qui ? – Je te raconterai ça un autre jour. Et il voudrait peut-être qu’on se tourne vers l’est. Voyons, où est l’est ? – Je ne sais pas, avoua Jill. – C’est une chose étonnante avec les filles : elles ne savent jamais où sont les points cardinaux, dit Eustache. – Toi non plus, tu ne le sais pas, répliqua-t-elle, indignée. – Si, je le sais, à condition que tu ne m’interrompes pas tout le temps. J’y suis, maintenant. L’est, c’est là, en face, derrière les lauriers. À présent, tu veux bien répéter les mots après moi ? – Quels mots ? demanda Jill. 15


– Les mots que je vais dire, bien sûr. Maintenant… Et il commença : – Aslan ! Aslan ! Aslan ! – Aslan, Aslan, Aslan, répéta Jill. – S’il vous plaît, faites-nous aller tous les deux à… À cet instant, venant de l’autre côté du gymnase, une voix cria : – Pole ? Oui. Je sais où elle est. Elle est en train de pleurer comme un veau derrière le gymnase. Tu veux que j’aille la chercher ? Jill et Eustache échangèrent un rapide regard, plongèrent sous les lauriers et se mirent à escalader la pente raide et boueuse du bosquet à une vitesse très hono16


rable (du fait des curieuses méthodes d’enseignement de l’établissement expérimental, on n’y apprenait pas beaucoup d’anglais, de mathématiques, de latin ou de choses de ce genre, mais l’on devenait expert dans l’art de se sauver rapidement et sans bruit quand Ils étaient à la recherche de quelqu’un). Au bout d’une minute d’escalade environ, ils s’arrêtèrent, aux aguets, et entendirent qu’on les poursuivait. – Si seulement la porte était ouverte ! dit Eustache tout en reprenant sa course, et Jill hocha la tête. Car, en haut, il y avait un grand mur de pierre, et dans ce mur une porte par laquelle on pouvait sortir dans la campagne. Cette porte était presque toujours fermée à clef. Certaines fois, pourtant, on l’avait trouvée ouverte ; peut-être une seule fois, en fait. Mais on imagine combien le souvenir de cette fois-là pouvait à lui seul fortifier leur espoir. Car si par hasard elle était ouverte, ils pourraient sortir du parc de l’école sans être vus. Ruisselants de sueur et très sales après avoir couru pliés en deux sous les lauriers, Jill et Eustache atteignirent le mur en haletant. La porte était là, fermée, comme d’habitude. – Ça ne sert sûrement à rien, dit-il, la main sur la poignée. Puis : – Oooh ! Nom d’un chien ! Car la poignée tournait, et la porte s’ouvrit. L’instant d’avant, ils prévoyaient de sortir tout bonnement par cette porte si jamais elle n’était pas fermée à clef. Mais quand elle s’ouvrit vraiment, ils restèrent 17


tous les deux pétrifiés. Car ce qu’ils voyaient était tout à fait différent de ce à quoi ils s’attendaient. Au lieu de la lande grise, couverte de bruyère, montant de plus en plus haut à la rencontre du morne ciel d’automne, ce fut un soleil éclatant qui les accueillit. La lumière se répandait à flots, comme celle d’un jour de juin qui vient inonder l’intérieur d’un garage dont on ouvre la porte. Elle faisait étinceler comme des perles les gouttes d’eau accrochées aux brins d’herbe et soulignait les traces laissées par les larmes sur le visage de Jill. Et cette lumière solaire provenait de ce qui semblait être vraiment un autre univers… pour ce qu’ils pouvaient en voir dans l’embrasure de la porte. Ils apercevaient une herbe rase, plus lisse et brillante que tout ce que Jill avait jamais pu contempler et un ciel bleu où filaient en tous sens des objets si brillants qu’on ne savait si c’étaient des joyaux ou bien d’immenses papillons. Bien qu’elle eût toujours rêvé de quelque chose de ce genre, Jill eut peur. Elle regarda Eustache et, à son expression, elle vit qu’il avait peur, lui aussi. – Allons-y, Pole, dit-il le souffle court. – Est-ce qu’on pourra revenir en arrière ? Est-ce que c’est sans danger ? À cet instant, une voix cria derrière eux, une petite voix méchante, sans pitié : – Allons, Pole ! Tout le monde sait où tu es. Sors de là ! C’était Edith Jackle qui, sans faire vraiment partie des Leurs, était de Leurs séides, de Leurs mouchards. 18


– Vite ! dit Eustache. Viens ! Tenons-nous par la main. Il ne faut pas que nous soyons séparés. Et, avant qu’elle eût pu comprendre ce qui se passait, il l’avait empoignée pour lui faire franchir la porte, pour l’attirer hors de l’enceinte de l’école, hors de l’Angleterre, hors de notre univers et la faire entrer dans cet endroit. La voix d’Edith Jackle s’éteignit d’un seul coup, comme quand on éteint une radio. À l’instant même, ils furent entourés de bruits tout à fait différents. Cela venait de ces objets brillants qui volaient au-dessus d’eux et se révélaient maintenant être des oiseaux.

Ils faisaient un bruit assourdissant, mais c’était beaucoup plus musical – dans le genre d’une musique d’avant-garde qu’on ne comprend pas tout à fait à la première audition – que ne le sont jamais les chants d’oiseaux dans notre monde. Pourtant, en dépit de ces chants, on percevait, à l’arrière-plan, comme un immense silence. Ce silence, en même temps que la fraîcheur de l’air, suggérait à Jill qu’ils devaient se trouver au sommet d’une très haute montagne. 19


Eustache la tenait encore par la main et ils avançaient en regardant avidement autour d’eux. Jill voyait partout des arbres immenses, un peu comme des cèdres, mais en plus grand. Comme ils ne poussaient pas trop près les uns des autres, et qu’il n’y avait pas de sousbois, on voyait loin, entre leurs troncs, dans la forêt, vers la gauche et vers la droite. Et aussi loin qu’elle portât son regard, tout était pareil : l’herbe rase, le passage éclair d’oiseaux au plumage jaune, ou d’un bleu libellule, ou encore arc-en-ciel, les ombres bleutées, et puis le vide. Pas un souffle de vent dans cet air brillant et frais. C’était une forêt très solitaire. Droit devant eux, il n’y avait pas d’arbres, rien que le ciel bleu. Ils continuèrent à avancer sans échanger un mot jusqu’à ce que Jill entendît soudain Eustache lui dire : – Attention ! Elle se sentit brutalement tirée en arrière. Ils étaient juste au bord d’un précipice. Jill faisait partie de ces personnes qui ont la chance de ne pas avoir peur du vide. Elle ne voyait pas le moindre inconvénient à se tenir au bord d’un précipice. Cela l’énerva plutôt de sentir Eustache la tirer en arrière – « exactement comme si j’étais une gamine », pensa-t-elle – et elle dégagea sa main. Quand elle vit à quel point il avait pâli, elle ressentit du mépris pour lui. – Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle. Et, pour montrer qu’elle n’avait pas peur, elle se tint vraiment tout près du bord, beaucoup plus près, en fait, qu’elle-même l’aurait souhaité. Puis elle regarda en bas. 20


Le Fauteuil d’argent Clive Staple Lewis

Cette édition électronique du livre Le Fauteuil d’argent de Clive Staple Lewis a été réalisée le 30 septembre 2013 par les Éditions Gallimard Jeunesse. Elle repose sur l’édition papier du même ouvrage (ISBN : 9782070619054 - Numéro d’édition : 179004). Code Sodis : N60441 - ISBN : 9782075037594 Numéro d’édition : 261944.


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Le Monde de Narnia VI. Le Fauteuil d'argent by Nowela sp. z o.o. - Issuu