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Le Monde de Narnia III. Le Cheval et son écuyer

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www.narnia.com Titre original : The Horse and his Boy The Chronicles of Narnia ®, Narnia ® and all book titles, characters and locales original to The Chronicles of Narnia, are trademarks of C. S. Lewis Pte. Ltd. Use without permission is strictly prohibited. Published by Editions Gallimard Jeunesse under license from the C. S. Lewis Company Ltd. © C. S. Lewis Pte. Ltd., 1954, pour le texte et les illustrations © C. S. Lewis Pte. Ltd., 1998, pour la mise en couleurs © Éditions Gallimard Jeunesse, 2001, pour la traduction française © Éditions Gallimard Jeunesse, 2008, pour la présente édition

Couverture : Illustrations by Pauline Baynes © Copyright CS Lewis Pte Ltd 1954 Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse


Illustrations de Pauline Baynes Traduit de l’anglais par Philippe Morgaut

GALLIMARD JEUNESSE


1. Le Neveu du magicien 2. Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire magique 3. Le Cheval et son écuyer 4. Le Prince Caspian 5. L’Odyssée du Passeur d’Aurore 6. Le Fauteuil d’argent 7. La Dernière Bataille


À David et Douglas Gresham


Voici le récit d’une aventure qui s’est déroulée à Narnia, à Calormen et dans les contrées qui les séparent, durant l’Âge d’Or où Peter était roi suprême de Narnia, son frère et ses deux sœurs roi et reines en dessous de lui. En ce temps-là vivaient dans une petite crique marine, à l’extrême sud de Calormen, un pauvre pêcheur nommé Arsheesh, et à ses côtés un jeune garçon qui l’appelait « père ». Le nom du jeune garçon était Shasta. La plupart du temps, Arsheesh partait sur son bateau le matin pour aller pêcher et, l’après-midi, il attelait son âne à une charrette dans laquelle il chargeait le poisson pour aller le vendre au village, à environ deux kilomètres au sud. S’il avait bien vendu, il rentrait à la maison d’assez bonne humeur et ne disait rien à Shasta, mais s’il avait mal vendu, alors il trouvait un reproche à lui faire et, parfois, le frappait. Il y avait toujours quelque chose à reprocher à Shasta, car il avait beaucoup de tâches à accomplir, comme de repriser et laver les filets, préparer le dîner et faire le ménage dans la chaumière où ils habitaient tous deux. 9


Shasta ne s’intéressait pas du tout à ce qui se trouvait au sud de chez lui car il était allé une ou deux fois au village avec Arsheesh et il savait qu’il n’y avait làbas rien de passionnant. Il n’y avait croisé que des hommes en tout point semblables à son père, des hommes portant de longues tuniques sales, des sabots de bois aux bouts relevés, un turban sur la tête et une barbe, et qui s’entretenaient très lentement de choses ennuyeuses. Mais il était très intéressé par tout ce qui se trouvait au nord, car personne n’allait jamais dans cette direction, et lui-même n’était pas autorisé à y aller. Quand il était assis sur le seuil, occupé à repriser les filets, il regardait souvent vers le nord avec curiosité. On ne voyait rien d’autre qu’une pente herbeuse montant jusqu’à une crête plate et, au-delà, le ciel traversé à l’occasion par quelques oiseaux. Parfois, profitant de la présence d’Arsheesh, Shasta lui demandait : – Ô mon père, qu’y a-t-il là-bas, derrière cette colline ? Et alors, si le pêcheur était de mauvaise humeur, il giflait Shasta à tour de bras en lui disant de s’occuper de son travail. Ou bien, s’il était dans un état d’esprit pacifique, il lui répondait : – Ô mon fils, ne te laisse pas distraire par des questions oiseuses. Car un de nos poètes a dit : « L’acharnement au travail est la source de toute prospérité, tandis que ceux qui posent des questions ne les concernant pas pilotent le vaisseau de leur folie vers le rocher de l’indigence. » 10


Shasta pensait qu’il devait y avoir au-delà de la colline quelque secret délectable que son père souhaitait lui dissimuler. Alors qu’en fait le pêcheur parlait ainsi parce qu’il ne savait pas ce qui se trouvait au nord et ne s’en souciait pas non plus. Il avait un esprit très terre à terre. Un jour arriva en provenance du sud un étranger qui ne ressemblait à aucun des hommes que Shasta avait pu voir jusqu’alors. Il montait un cheval puissant à la robe pommelée, queue et crinière au vent, bride et étriers incrustés d’argent. L’homme portait une cotte de mailles et l’on voyait saillir la pointe d’un casque au centre de son turban de soie. À son côté pendait un cimeterre ; il portait accroché à son dos un bouclier circulaire clouté de gros cabochons de cuivre doré, et il tenait fermement une lance dans sa main droite. Le teint de son visage était sombre, ce qui n’avait rien pour surprendre Shasta car les gens de Calormen sont tous comme ça. Ce qui, en revanche, l’étonna, ce fut la barbe de cet homme, teinte en cramoisi, frisée et toute brillante d’huile odorante. Mais Arsheesh comprit, en voyant de l’or luire sur le bras nu de l’étranger, que c’était un tarkaan, un grand seigneur. Il ploya l’échine devant lui en s’agenouillant jusqu’à ce que sa barbe touche le sol et fit signe à Shasta de s’agenouiller aussi. L’étranger requit l’hospitalité pour la nuit, ce que, bien sûr, le pêcheur n’osa refuser. Tout ce qu’ils avaient de meilleur fut disposé devant le tarkaan pour son souper (il ne l’apprécia que modérément), tandis que Shasta, comme toujours quand le pêcheur avait de la 11


compagnie, fut expulsé de la chaumière, doté d’un quignon de pain. En ces occasions, il dormait avec l’âne, dans la petite écurie au toit de chaume. Mais il était beaucoup trop tôt pour aller dormir, et Shasta, à qui l’on n’avait jamais appris que ce n’est pas bien d’écouter aux portes, s’assit contre la paroi de la masure en bois et colla son oreille à une fente pour écouter la conversation des adultes. Et voici ce qu’il entendit : – Sache, ô mon hôte, disait le tarkaan, que j’ai l’intention d’acheter le jeune garçon que tu as là. – Ô mon maître, répondit le pêcheur (et, rien qu’à entendre son ton enjôleur, Shasta pouvait imaginer l’expression de cupidité que devait prendre son visage), quel prix pourrait donc amener votre serviteur, si pauvre qu’il soit, à vendre comme esclave son seul enfant, la chair de sa chair ? Un de nos poètes n’a-t-il pas dit : « Les sentiments naturels sont plus importants que la soupe, et la descendance d’un homme plus précieuse que des escarboucles » ? – C’est bien dit, répliqua sèchement son hôte, mais un autre poète a écrit de la même façon : « Qui tente de tromper un homme judicieux dénude lui-même son dos pour y recevoir des coups de fouet. » N’encombre pas ta vieille bouche de fausses affirmations. Ce garçon n’est manifestement pas ton fils, car la peau de tes joues est aussi sombre que la mienne, tandis que ce jeune garçon est blond et blanc comme ces barbares, maudits mais si beaux, qui habitent le Nord lointain. – Comme on a raison de dire que si l’on peut se protéger des épées avec un bouclier, répondit le pêcheur, 12


l’œil de la Sagesse transperce toute défense ! Sache donc, ô mon hôte redoutable, que du fait de mon extrême pauvreté, je ne me suis jamais marié et n’ai point eu d’enfant. Mais l’année même où le Tisroc – puisse-t-il vivre pour toujours ! – a inauguré son règne auguste et bienfaisant, par une nuit où la lune était pleine, il plut aux dieux de me faire perdre le sommeil. Cela me poussa à me lever de mon lit, à sortir de ma maisonnette et à aller jusqu’à la plage pour me rafraîchir en contemplant l’eau, la lune et en respirant l’air frais de la nuit. À ce moment, j’entendis venant de la mer comme un bruit de rames, puis, aurait-on dit, un faible cri. Peu après, amené par la marée, un petit bateau vint s’échouer, à bord duquel il n’y avait rien d’autre qu’un homme décharné, ravagé par une faim et une soif extrêmes, et qui, apparemment, venait juste de mourir (il était encore tiède), une outre de peau vide et un enfant qui respirait encore. « Sans doute, me dis-je, ces malheureux ont survécu au naufrage d’un grand bateau, mais selon les admirables desseins des dieux, le plus âgé s’est privé de tout pour maintenir l’enfant en vie, et a péri en vue de la côte. » En foi de quoi, me rappelant que les dieux ne manquent jamais de récompenser ceux qui viennent en aide aux affligés, et mû par la compassion (car votre serviteur est un homme au cœur tendre)… – Épargne-moi tous ces vains discours à ta propre gloire, l’interrompit le tarkaan. Il me suffit de savoir que tu t’es emparé de l’enfant… et que son labeur t’a rapporté dix fois le coût de son pain quotidien, cela se 14


voit aisément. Maintenant, dis-moi sans attendre le prix que tu veux en tirer, car je suis las de ton verbiage. – Vous dites vous-même fort justement, répondit Arsheesh, que le travail de ce garçon a été pour moi d’une valeur inestimable. Cela doit être pris en compte pour en fixer le prix. Si je vends ce garçon, je devrai assurément en acheter ou en engager quelque autre pour faire son travail. – Je t’en donne quinze croissants, dit le tarkaan. – Quinze ! s’exclama Arsheesh d’une voix qui tenait à la fois du gémissement et du hurlement de douleur. Quinze ? Pour le soutien de ma vieillesse et le régal de mes yeux ? Ne faites pas insulte à ma barbe grise, tout tarkaan que vous êtes. Mon prix est de soixante-dix. À ce moment, Shasta se leva et s’éloigna sur la pointe des pieds. Il en avait assez entendu, habitué aux marchandages entre les hommes du village, il savait comment cela se passait. Il ne faisait aucun doute qu’Arsheesh finirait par le vendre pour plus de quinze croissants et moins de soixante-dix, mais il savait aussi que le tarkaan et lui mettraient des heures pour parvenir à un accord. Il ne faut pas vous imaginer que les sentiments de Shasta avaient quoi que ce soit de commun avec ce que nous ressentirions, vous et moi, si nous venions de surprendre les propos de nos parents parlant de nous vendre comme esclaves. Parce que, d’une part, sa vie d’alors n’était déjà guère préférable à l’esclavage ; pour autant qu’il puisse en juger, le seigneur étranger au grand cheval pourrait être plus gentil qu’Arsheesh 15


avec lui. Et, d’autre part, l’histoire de sa découverte au fond du bateau l’avait empli d’excitation, mais aussi d’un sentiment de soulagement. Il s’était souvent senti mal à l’aise parce que, malgré tous ses efforts, il n’était jamais parvenu à aimer le pêcheur, et il savait qu’un jeune garçon doit aimer son père. Or, il découvrait qu’il n’avait avec Arsheesh aucun lien de sang. Cela le libérait d’un grand poids. « En somme, je pourrais être n’importe qui ! pensaitil. Peut-être même le fils d’un tarkaan… ou celui du Tisroc (puisse-t-il vivre pour toujours !)… ou encore le fils d’un dieu ! » Il pensait à toutes ces choses, dans la prairie devant la chaumière. Le crépuscule tombait rapidement et l’on voyait déjà une ou deux étoiles, mais les derniers feux du couchant s’attardaient encore à l’ouest. À quelques pas, le cheval de l’étranger broutait, attaché par un long licol à l’anneau de fer fixé au mur de la petite écurie. Shasta se dirigea vers lui et lui tapota l’encolure. Le cheval continua à arracher l’herbe sans lui prêter la moindre attention. Alors, il vint à l’esprit de Shasta une autre idée : – Je me demande quelle sorte d’homme est ce tarkaan, dit-il à voix haute. Ce serait merveilleux s’il était gentil. Dans la maison de grands seigneurs, certains esclaves n’ont pratiquement rien à faire. Ils ont de beaux habits et mangent de la viande tous les jours. Peut-être qu’il m’emmènerait à la guerre et que je lui sauverais la vie au cours d’une bataille, et alors il m’affranchirait, m’adopterait et me donnerait un palais, un 16


carrosse et une armure complète. Mais il pourrait aussi bien être un homme d’une horrible cruauté. Il m’enverrait travailler dans les champs, chargé de chaînes. J’aimerais bien savoir. Mais comment ? Je suis sûr que ce cheval sait, lui. Si seulement il pouvait me le dire. Le cheval avait levé la tête. Shasta caressa son nez à la douceur satinée en lui disant : – J’aimerais bien que tu puisses parler, toi, mon vieux. À ce moment, il crut rêver, car très distinctement, bien qu’à voix basse, le cheval lui dit : – Mais je peux. Shasta fixa les yeux immenses du cheval et, d’étonnement, les siens s’agrandirent presque autant. – Comment donc as-tu appris à parler ? demandat-il. – Chut ! Pas si fort, répliqua le cheval. Là d’où je viens, presque tous les animaux parlent. – Quel est donc cet endroit ? s’enquit Shasta. – Narnia, répondit le cheval. La bienheureuse contrée de Narnia… Narnia aux montagnes couvertes de bruyère, aux collines fleurant bon le thym, Narnia et ses multiples rivières dont le clapotis emplit les vallons, ses cavernes moussues et ses forêts profondes où résonnent les coups de marteau des nains. Oh ! la douceur de l’air de Narnia ! Une heure de vie là-bas vaut mieux que mille ans passés à Calormen. Il acheva par un hennissement qui ressemblait beaucoup à un soupir. – Comment es-tu arrivé ici ? lui demanda Shasta. 17


– J’ai été kidnappé, répondit le cheval. Ou volé, ou capturé, peu importe comment tu appelles ça. Je n’étais encore qu’un poulain à l’époque. Ma mère m’avait bien recommandé de ne pas m’aventurer sur les pentes du Sud, vers Archenland et au-delà, mais je n’en tenais pas compte. Et, par la crinière du Lion, j’ai payé pour mon inconscience. Toutes ces dernières années, j’ai été l’esclave des humains, dissimulant ma vraie nature et faisant des efforts pour paraître sot et ignorant comme leurs chevaux à eux. – Pourquoi ne pas leur avoir dit qui tu étais ? – Parce que je ne suis pas stupide, voilà pourquoi. S’ils avaient découvert que je savais parler, ils auraient fait de moi une attraction de foire et m’auraient surveillé plus étroitement que jamais. J’aurais perdu ma dernière chance de m’échapper. – Et pourquoi ?… commença Shasta. Mais le cheval l’interrompit : – Maintenant, écoute, lui dit-il. Ne perdons pas de temps avec des questions sans intérêt. Tu veux te renseigner sur mon maître, le tarkaan Anradin. Eh bien, il est méchant. Pas trop avec moi, car un cheval de combat coûte trop cher pour qu’on le traite vraiment mal. Mais il vaudrait mieux pour toi, en tant qu’humain, tomber raide mort ce soir même plutôt que d’être, demain, esclave en sa maison. – Alors, je dois me sauver, dit Shasta qui était devenu tout pâle. – Oui, tu devrais, répondit le cheval. Mais pourquoi ne pas te sauver avec moi ? 18


– Tu vas te sauver aussi ? – Oui, si tu viens avec moi. C’est notre chance à tous deux. Tu sais, si je m’échappe seul, sans cavalier, n’importe qui se dira en me voyant : « Tiens, un cheval vagabond », et se lancera aussitôt à ma poursuite. Avec un cavalier, j’ai une chance de m’en tirer. C’est là que tu peux m’être utile. De ton côté, tu ne pourras pas aller bien loin sur tes deux jambes ridicules (quelle absurdité que ces jambes d’humains !) sans être repris. Mais, si tu me montes, tu pourras distancer n’importe quel autre cheval de ce pays. C’est en cela que je peux t’aider. Au fait, je suppose que tu sais monter ? – Oh ! Oui, bien sûr, répondit Shasta. En tout cas, j’ai déjà monté l’âne. – Monté le quoi ? répliqua le cheval avec un incommensurable mépris. Enfin, c’était ce qu’il voulait exprimer. En réalité, cela donnait une sorte de hennissement : « Monté le quo-ha-ha-ha-ha-ha ? » Les chevaux qui parlent ont un accent nettement plus chevalin quand ils sont en colère. – En d’autres termes, reprit-il, tu ne sais pas monter. C’est une complication. Il faudra que je t’apprenne au cours du voyage. Si tu ne sais pas monter, sais-tu au moins tomber ? – Je suppose que tout le monde sait tomber, remarqua Shasta. – Je veux dire, est-ce que tu peux tomber et te relever sans pleurnicher, remonter et puis retomber encore, sans pour autant être paralysé par la peur ? 19


– Je… j’essaierai, dit Shasta. – Pauvre petit animal, lâcha le cheval d’une voix plus douce. J’oubliais que tu n’es qu’un poulain. On fera de toi un fin cavalier avec le temps. Et maintenant… il ne faut pas que nous partions avant que les deux autres, dans la cahute, ne soient endormis. Entretemps, nous pouvons mettre au point notre plan. Mon tarkaan est en route vers le nord, vers la capitale, Tashbaan, là où est la cour du Tisroc… – Dis donc, intervint Shasta d’un ton plutôt choqué… Ne devrais-tu pas ajouter : « puisse-t-il vivre pour toujours ! » ? – Et pourquoi donc ? s’étonna le cheval. Je suis un Narnien libre. Pourquoi devrais-je employer le langage des imbéciles et des esclaves ? Je ne tiens pas à ce que le Tisroc vive toujours et je sais bien qu’il ne vivra pas éternellement, que je le veuille ou non. Toi aussi, tu es visiblement du Nord, du Nord libre. Plus de ce jargon sudiste entre toi et moi ! Et maintenant, revenons-en à nos projets. Comme je te le disais, mon humain était en route pour Tashbaan, au nord. – Est-ce que ça veut dire que nous ferions mieux d’aller vers le sud ? – Je ne crois pas, répondit le cheval. Tu vois, il pense que je suis stupide et sans cervelle comme ses autres chevaux. Alors, si je l’étais réellement, au moment même où je me sentirais libéré, je retournerais à mon écurie et à mon pré ; je reviendrais vers son palais qui est à deux jours de voyage vers le sud. C’est là qu’il ira me chercher. Il est incapable d’imaginer que je puisse 20


Le Cheval et son écuyer

Clive Staple Lewis

Cette édition électronique du livre Le Cheval et son écuyer de Clive Staple Lewis a été réalisée le 25 septembre 2013 par les Éditions Gallimard JJeunesse. Elle repose sur l’édition papier du même ouvrage (ISBN : 9782070619023 - Numéro d’édition : 179002). Code Sodis : N60435 - ISBN : 9782075037532 Numéro d’édition : 261938


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