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SĂNĂGAL NUMĂRIQUE ET CROISSANCE INCLUSIVE
âą Soutenir le dĂ©veloppement international des jeunes pousses sĂ©nĂ©galaises (participation Ă des foires commerciales, dĂ©veloppement dâentreprises, etc.). âą Investir dans la marque « Senegal Startup Nation » et promouvoir lâutilisation du« .sn ». Dâimportantes mesures de facilitation fiscale ont Ă©tĂ© prises mais ne sont pas suffisamment connues. En outre, il sera essentiel de contribuer Ă la diffusion des mesures prises dans le code des impĂŽts par le biais de lâIFL 2020, en complĂ©ment de la loi sur la crĂ©ation dâentreprises, afin dâallĂ©ger les contraintes pesant sur les entreprises en phase de start-up. Il sâagit notamment de lâexonĂ©ration pendant les trois premiĂšres annĂ©es de fonctionnement du paiement de lâimpĂŽt minimum et de la contribution sur les salaires (CFCE), de la suppression du seuil de lâimpĂŽt minimum, de la simplification de la taxe sur le chiffre dâaffaires prĂ©sumĂ©e (CGU) applicable aux petites entreprises, et de la rĂ©duction des frais dâenregistrement. LâaccĂ©lĂ©ration de la numĂ©risation des services de gouvernement Ă entreprise (G2B) est Ă©galement importante. Cela a Ă©tĂ© clairement exposĂ© dans le PREAC3, qui place la numĂ©risation de lâadministration en ligne au cĆur de ses prioritĂ©s, car les solutions technologies numĂ©riques permettent de simplifier les procĂ©dures, de faire gagner du temps et de lâargent aux entreprises et aux investisseurs, ainsi que dâaccroĂźtre la transparence et la qualitĂ© du service. En plus dâamĂ©liorer lâattractivitĂ© du pays pour les investissements, lâaccĂ©lĂ©ration de la numĂ©risation permet de limiter les contacts physiques et de renforcer la continuitĂ© des services gouvernementaux. Sur la base de diagnostics du secteur privĂ© et dâenquĂȘtes auprĂšs des entreprises, le paiement des impĂŽts et les informations sur le crĂ©dit devraient ĂȘtre pris en compte pour une meilleure hiĂ©rarchisation des prioritĂ©s en matiĂšre de numĂ©risation.51 Cependant, il faut Ă©galement garantir une disponibilitĂ© de lâusage de l'internet Ă coĂ»t rĂ©duit pour que toutes les entreprises puissent profiter de ces opportunitĂ©s.
NOTES 1.
Ce chapitre est basĂ© sur les rĂ©sultats et lâanalyse de Cirera et al. (2021) et Cruz, Torres et Tran (2020), et de Atiyas et Dutz (2021) pour les micro-entreprises informelles. Le dĂ©bat politique intĂšgre les contributions de Laurent Corthay et Laurent Gonnet. 2. Toutes les unitĂ©s Ă©conomiques des secteurs formel et informel ayant des locaux construits ont Ă©tĂ© identifiĂ©es, Ă lâexclusion par exemple des commerçants ambulants et des travailleurs indĂ©pendants travaillant au domicile de leurs clients. Seules les exploitations agricoles situĂ©es autour de zones rĂ©sidentielles ont Ă©tĂ© incluses. Ont Ă©galement Ă©tĂ© exclues les unitĂ©s exerçant des activitĂ©s informelles dans lâagriculture (agriculture familiale), lâĂ©levage et la pĂȘche (exercĂ©es par des pĂȘcheurs non enregistrĂ©s). 3. Selon lâANSD, une entreprise est formelle lorsquâelle utilise un systĂšme de comptabilitĂ© standardisĂ©, largement liĂ© au respect des obligations fiscales. Sur les 15,2 % dâunitĂ©s Ă©conomiques qui tiennent une comptabilitĂ© Ă©crite, seules 19,7 % utilisent un tel systĂšme comptable normalisĂ©, la plupart dâentre elles utilisant le SYSCOA (SystĂšme comptable ouest-africain). 4. Sur la base des donnĂ©es du BrĂ©sil, Ulyssea (2018) montre que la part de ces entrepreneurs retenus est faible (11,5 %) par rapport aux entrepreneurs survivants ou de subsistance Ă faible productivitĂ© qui resteront probablement petits jusquâĂ ce que de meilleures opportunitĂ©s de revenus soient disponibles (52,6 %), et par rapport aux resquilleurs ou parasites qui Ă©vitent intentionnellement de payer des impĂŽts (35,9 %). Toutefois, des programmes gouvernementaux suffisamment attrayants pour soutenir le renforcement des capacitĂ©s devraient amener une partie des entreprises resquilleuses Ă chercher Ă©galement Ă se formaliser pour profiter des avantages de lâexpansion, en plus des entrepreneurs retenus. Sabel et Ghezzi (2020) affirment que les entreprises informelles Ă fort