Communiqué de Presse Fort-de-France, le 27 novembre 2025
La Réserve de Biosphère de Martinique va passer d’une gouvernance associative à une coordination publique confiée à la CTM Quatre ans après l’obtention du titre mondial décerné par l’UNESCO, la Réserve de Biosphère de Martinique annonce officiellement son entrée dans une nouvelle étape : le passage d’une structure associative à une structure de coordination publique portée par la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM). Un changement de gouvernance logique et attendu L’association Martinique Réserve Mondiale de Biosphère a mené à bien les 2 premières phases de son mandat : – l’obtention du titre de l’UNESCO, le 15 septembre 2021, pour l’ensemble de son territoire terrestre et marin. – la mise en place d’une gouvernance solide et la coordination des premières actions territoriales. S’ouvre désormais la 3ᵉ phase, la plus structurante : la mise en œuvre opérationnelle du plan de gestion, constitué de 5 axes, 24 objectifs communs et 66 propositions d’actions définis par la population des 34 communes de Martinique. Il s’agit d’un véritable projet de territoire, conçu par et pour la population martiniquaise. Parce qu’il touche au développement durable, aux usages du territoire, à la gestion de l’environnement et au patrimoine naturel et culturel commun, la responsabilité de cette mise en œuvre relève du secteur public. C’est pourquoi la gouvernance de la Réserve de Biosphère sera désormais transmise à la Collectivité Territoriale de la Martinique, conformément aux prérogatives qui lui incombent. L’association a proposé dès avril 2025 d’accompagner cette transition et demeure dans l’attente de la réponse formelle de la CTM afin d’organiser la passation dans les meilleures conditions. Garantir le titre UNESCO : un enjeu mondial Le titre de Réserve de Biosphère n’est pas acquis définitivement. Chaque territoire labellisé doit démontrer, lors d’une évaluation décennale, sa capacité réelle à mettre en œuvre le plan de gestion construit par sa population. Conserver ce titre est un enjeu majeur : la Martinique a pris place sur la scène mondiale aux côtés de 142 pays. Perdre un titre international porterait atteinte à l’économie touristique et à crédibilité du territoire aux yeux du monde.