GAND, B E G U I N A G E DE N Q T R E - D A M F
D'HQYE, I ANGE VIQLETTENSTRAAT. RETABLE DE SAINTE ANNE Le retable se trouve dans la maison de la Grande Dame, dont la facade remonte a 1738. Il ne reste des batiments médiévaux que les fondations du XHIe siècle. Le béguinage, dont les maisons encadrent un préau rectangulaire, a été entièrement reconstruit en 1600 et 1700.
Le retable de sainte Anne est un petit retable domestique a une seule scène sculptée: sainte Anne trinitaire est assise sur un siège monumental gothique a decor en parchemin plié. Munie d'un livre, elle porte sur les genoux Marie et l'Enfant Jésus. La frise ajourée autour de la composition est sertie de petits cabochons qui se détachent sur un fond peint. Le retable ne présente pas de marques et n'a pas conserve sa polychromie d'origine. Cette dernière ne semble pas avoir été conservée sous les couleurs actuelles de faible execution. Loeuvre ne possède plus de volets. Toutefois, les deux petits panneaux raccourcis qui sont conserves dans le béguinage, pourraient en avoir fait parde. Ils figurent sainte Barbe et saint Augustin dans un jardin, devant un muret. Une Annonciation en grisaille fort endommagée figure au revers. Malgré leur dimension relativement petite, les deux saints pourraient avoir appartenu aux volets peints d'origine. Leur execution picturale est de bonne qualité et remonte vraisemblable-
ment a la fin du XVe siècle, date que vient confirmer Ie style des sculptures.
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(^ERPINNFS, ^GLISE SAINTE-RADEGQNDE A VILLERS-PQTERIE. RETABLE DE SAINT MARTIN L'église Saint-Martin, du XVIe siècle, pour laquelle le retable de saint Martin était vraisemblablement destine, n'a conserve que son choeur. Le reste fut démoli en 1869. Non loin de la, on erigea, d'après les plans d'A. Quinet, l'église actuelle Sainte-Radegonde en style néo-gothique.
entre autres, la faculté de ressusciter les morts, ce qui expliquerait la scène de gauche. Cependant, comme la scène la plus populaire, celle du partage de son manteau avec un mendiant, n'est pas illustrée, il subsiste un doute quant a son identification. L'ensemble sculpté est entièrement d'origine, malheureusement les volets, dont la presence est attestée par les charnières toujours présentes, ont disparu. La polychromie originale est encore visible sur les visages et les mains. Le retable fut restauré en 1950. La main d'Anvers est frappée sur le petit retable de la scène de droite. Les personnages expressifs sont assembles en une composition équilibrée et la taille des sculptures est remarquable. O n situe ce retable anversois a la fin du XVe ou au début du XVIe siècle.
Bibliographic Tournai 1949, n" 28; de Borchgrave d'Altena et Mambour 1968, p. 8-9.
Le retable, conserve dans le collateral gauche de cette nouvelle église, repose sur une belle frise ajourée. La caisse rectangulaire, a partie médiane surélevée, est pourvue d'un decor architectonique de style flamboyant, dont une partie semble toutefois avoir disparu. Lagencement des trois groupes sculptés n'est peut-être pas celui d'origine. A gauche, un groupe de moines entoure une femme mourante (voire morte) couchée sur une natte. Au centre, un moine est couronné évêque. Le fond présente un autel pourvu latéralement d'un rideau et orné de bizarres candélabres crénelés. A droite, un jeune moine est accueilli par les autres, devant un petit retable peint. L'iconographie de ce retable offre peu de points de reference. Il est probable qu'il s'agisse de saint Martin, le patron de l'ancienne église. Ce saint, en effet, bien qu'il n'ait pas été un moine stricto sensu, mais plutót un ermite, a néanmoins vécu comme tel, même après son couronnement comme évêque. Il fonda a Marmoutier le cloïtre Magnum Monasterium. O n lui attribua de nombreux miracles ; il fut dès lots, compare au Christ. Il avait,
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HAM-SUR-HEURE-NAUNNFS, FGLISF SAINT-MARTIN A H A M S1JR-HF1IRF. RFTABIF DF I A VIFRGF L'église néo-gothique, batie en 1876-1877 sur les plans de l'architecte anversois Joseph Schadde, comporte trois nefs et un transept, un choeur a trois pans et une tour occidentale.
Le retable est exposé contre Ie mur oriental du transept nord. La caisse rectangulaire présente une partie médiane surélevée. Cinq petits groupes de figures se détachent sous un fin decor d'architectures de la fin du gothique. Les elements de separation ont disparu. Les scènes representees sont, de gauche a droite: l'Annonciation située dans une pièce d'une demeure privée, oü Marie est figurée assise devant un prie-Dieu, un dressoir garni étant représenté a ses cótés; la Visitation; le vieux Zacharie assiste a la scène de sa maison située dans le fond. Dans la niche centrale, divisée en deux, figure, dans le registre inférieur, la Nativité sous un petit auvent en paille oü sont représentés, agenouillés devant l'Enfant, Marie, Joseph et une sage femme. Au-dessus, les bergers surveillent leurs moutons entre des rochers tandis que, du cóté de la porte de la ville, arrivent les rois mages sur leurs chevaux. Dans la partie droite du retable, ces derniers offrent leurs presents a Jésus qui tend avidement les doigts. Enfin, la dernière scène illustre la Presentation de Jésus au Temple, en presence de ses parents, du grand prêtre Siméon ainsi que de deux servantes du temple tenant des chandelles et la cage aux colombes.
Les femmes ont de charmants visages de forme ovale, un haut front bombé et une belle peau lisse
et sans rides. Les hommes, par contre, ont les pommettes plutót lourdes et les joues tombantes. Les personnages adoptent souvent des attitudes théatrales, comme prises sur le vif. La scène de la Nativité est rendue simplement a la maniere d'un livre d'enfants, remplie néanmoins de détails anecdotiques. Ce retable de style gothique tardif est peut-être originaire d'un atelier bruxellois et fut execute au cours de la deuxième moitié du XVe siècle. Il provient de la Chapelle Saint-Roch, située dans la même c o m m u n e . Il fut restauré, en 1886, a Bruxelles, par Charles Gosselin et le baldaquin central m a n q u a n t a été ajouté par Camille Tulpinck. L'ensemble présente de nombreux surpeints. D'après l'analyse et les traitements effectués par l'IRPA en 1999, les fines carnations mates, visibles aujourd'hui, appartiendraient au quatrième surpeint.
Bibliographic de Borchgrave d'Altena et Mambour 1968, p.io-11; Poumon 1948, p.13.
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HERENTALS. EGLISE SAINTE-WAUDRU, RETABLE DES SAINTS CREPIN ET CREPINIEN
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L'église Sainte-Waudru est une église gothique, construite en gres blanc a trois nefs. Le transept du XlVe siècle en constitue la partie la plus ancienne. Le choeur a été ajouté en 1417 et la nef en 1453.
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Le retable des saints Crépin et Crépinien est exposé dans une chapelle rayonnante a gauche du choeur. Travaille en hauteur, il présente un couronnement en forme d'accolade. Le decor architectonique fort élaboré occupe toute la partie supérieure. Il est dépourvu de prédelle mais le bas de la huche est orné de frises ajourées. Les volets peints ont disparu. De dimensions relativement petites, l'oeuvre relate les cruels martyres endurés par ces deux médecins chrétiens. Dans le compartiment de gauche, des piques sont places sous leurs ongles; dans la scène supérieure, ils sont fouettés. La partie centrale figure les deux saints qui sont décapités et dans le fond, ils sont écorchés vifs sous la figure de Dieu le Père entouré d'anges. A droite, ils sont finalement piongés dans une huile bouillante. La polychromie d'origine de ce retable en bois de chêne de qualité exceptionnelle, a disparu. A en juger par l'état strié du bois, le retable a du être décapé, ce qui abima également le support. La signature de Passier Borman est apposée, a deux reprises, en bordure des sculptures. Passier, inscrit dans la guilde en 1492 et actif jusqu'a 1537, était le
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fils du célèbre Jan Borman le Grand, auteur du retable de saint Georges actuellement aux M R A H . Le retable peut ainsi être date aux environs de 1520. Les petits putti places 9a et la et l'agencement ordonné des compositions dénotent l'introduction, bien que encore timide, du style Renaissant.
Celui-ci a été restauré en 1863-1864 par l'anversois Jan Van Arendonck. Un des clichés, de 1863, conserve a I'RPA donne des renseignements sur l'état de l'oeuvre a cette époque: les volets et la polychromie avaient déja disparu, le decor d'architectures était fortement endommagé et certaines figures manquaient. De 1971 a 1977, le retable a été
traite par l'IRPA. La qualité de la taille est remarquable et exécutée finement jusque dans les détails. Ainsi, même les veines des bras et des jambes des deux saints martyrises sont apparentes. Les marques de Bruxelles — le maillet frappe trois fois, entre autres au bas de la caisse centrale et trois compas a différents endroits de la huche - attestent l'origine bruxelloise du retable.
Bibliographic Derveaux-Van Ussel, Nieuwdorp et Steppe 1979, p.31; d'Hainaut-Zveny 1983; Kuyl 1870, p.267-276.
HULSHQUT, ÉGLISF SAINT-MATTHIEU. RETABIF DF SAINT MATTHIEU L'église néo-gothique en brique a été construite, en 1893, sur les plans de J. Taeymans. Elle se compose de trois nefs, d'un transept, d u n chceur rectangulaire ferme sur trois cotés et d'une tour occidentale adjacente.
qu'Iphigénie est l'épouse du Christ et le fait assassiner devant l'autel. Cet épisode pourrait être évoqué dans la scène centrale supérieure : a l'avantplan, a gauche, se trouvent deux mages ; dans le fond, un autel sur lequel sont déposés des vases sacrés et un retable sculpté a volets peints figurant le Calvaire. Quelques enfants de chceur assistent timidement a la scène. Liconographie de la scène supérieure de droite n'a pas encore pu être identifiée. Plusieurs figures ont disparu. Les six groupes sculptés ont, jusqu'en 1866, été exposes dans la même caisse que les quatre scènes d'un autre retable de l'église, celui de la Passion. Depuis lors, ceux-ci ont été places dans une caisse disdncte. La première caisse est celle d'origine et marquée a deux endroits des deux mains d'Anvers. Ce retable s'apparente par le style et la typologie a ceux d'Enghien, d'Opitter, 's Herenelderen, Tongres et Schoonbroek/Retie. La polychromie d'origine, la couche picturale de base, la dorure et les carnations rosées sont encore présentes sous le surpeint néo-gothique de Ducaju en 1866. Le decor architectonique, les baladaquins et les groupes sculptés sont en grande partie ceux d'origine.
Le retable de saint Matthieu est place sur l'autel du transept nord. Il présente un couronnement en plein cintre qui se prolonge latéralement par un large encadrement en forme d'accolade, décoré, a intervalles réguliers, de fleurons. Les pilastres de separation entre les trois compartiments de la caisse sont surmontés de figures de saints. La vie de saint Matthieu est racontée en six tableaux dont l'ordre et la signification ne sont pas toujours clairs. En haut, a gauche, est figurée la Vocation de Matthieu, publicain de métier. Le saint est assis derrière un coffret : il revolt la visite du Christ accompagné de quelques apótres. La suite chronologique du récit se déroule dans la scène inférieure droite : saint Matthieu offre un banquet au Christ qui est figure au centre parmi ses disciples. Les groupes représentés en bas, a gauche, et dans la partie centrale inférieure ont trait au voyage du saint chez les Maures d'Ethiopie. Le pays est sous le joug de quelques mages qui, a I'aide de dragons, dévastent la region et sèment la terreur parmi les habitants. Saint Matthieu réussit a vaincre les demons et a ressusciter le roi assassiné. Le frère du roi souhaite épouser sa nièce Iphigénie, entree dans les ordres. Le saint refuse de bénir cette union sous prétexte
L'analyse dendrochronologique donne 1546 comme date d'abattage de l'arbre, ce qui permet de situer l'exécution du retable vers 1550. En 1993, l'IRPA lui appliqua un traitement de conservation.
Bibliographic Benz 1969; Serck-Dcwaide 1993, p.193; Van Damme 1993.
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HULSHQUT, ÉGLISE SAINT-MATTHIEU, RFTABLE DE LA PASSION Le retable, place sur l'autel du choeur, est incomplet et devait a l'origine comporter plus de fragments relatifs a la Vie de Jésus. Il est pourvu d'une caisse rectangulaire divisée en quatre compartiments, eux-mêmes pourvus d'un decor architectonique de style gothique tardif. Sous les deux parties latérales court une frise d'entrelacs ajourés. Seules quatre scènes du retable d'origine sont conservées: le Portement de croix a gauche, la Crucifixion au centre, la Déploration, a droite, et la Nativité dans le registre central inférieur. La scène du Portement de croix se déroule prés de la porte de la ville, en presence de Marie éplorée, de saint Jean et de quelques soldats. Dans la Crucifixion, le Christ en croix entre les deux larrons est place sur une colline rocheuse. La ville de Jerusalem se détache dans le fond. Des soldats s'affairent au pied de la croix. A l'avant-plan figure la Lamentation de Marie tandis que la scène inférieure illustre la Naissance de Jésus. Le compartiment droit est consacré a la Déploration du Christ entouré de la Vierge, des saintes femmes et de quelques disciples. Les visites (inspections) du doyenné de 1579 a 1624 mentionnent qu'en 1610, l'église de Hulshout possédait deux retables, l'un consacré a saint Matthieu, l'autre a la Passion. Ils furent, ultérieurement, regroupés en un seul, avant d'etre a nouveau séparés, en 1866, pour être places dans deux caisses distinctes. Cette restauration fut confiée a Ducaju qui rénova la caisse et retailla une grande partie des decors de fond, des rochers et des architectures en forme de baldaquin. Les figures conservées sont celles d'origine et sont marquees, a neuf endroits, de la main d'Anvers. Elles ont, toutefois, été fortement surpeintes par H . Schoeffels, en 1866-1867. De nouvelles analyses devraient determiner si la polychromie d'origine est encore présente sous les surpeints ou si le retable a été décapé. Lanalyse dendrochronologique donne 1489-1502 comme date d'abattage de l'arbre, ce qui permet de situer l'exécution du retable dans les années 1500-1510. En 1993, l'IRPA nettoya le retable, le fixa et le désinfecta.
Bibliographic Dumortier 1974, p. 129-143; Serck-Dewaide 1993, p. 129130; Van Damme 1993, p. 30-35.
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LANAKEN. EGLISF SAINT-IAMBFRT A NEFRHAREN. RETABLE DE IA PASSION L'église néo-romane en brique dont les plans de l'architecte H. Jaminé remontant a 1861 fut construite entre 1861 et 1871 puis, 1876 et 1878.
récit manquent: au sommet du retable, devaient figurer Marie et l'Enfant. Dans la partie inférieure du compartiment central, devait figurer Jesse endormi. De son torse duquel jaillit un tronc se ramifiant vers la droite et vers la gauche. Par comparaison avec d'autres retables de la Vierge, deux petits tableaux illustrant la Vie de Jésus devaient figurer latéralement. La marque d'Anvers apparait a seize endroits. Le retable appartient au style gothique tardif: les attitudes ne sont pas exagérées et les visages contenus expriment le chagrin. Le decor architectonique est encore empreint de motifs décoratifs du gothique tardif. Toutefois, certains détails vestimentaires, comme celui de Marie-Madeleine, annoncent le nouveau style Renaissant. D'après l'analyse dendrochronologique, l'arbre qui aurait fourni le bois du retable, aurait été abattu en 1523, ce qui permet de situer l'exécution de l'oeuvre vers 1525-1535.
Ce retable de la Passion est exposé sur un autel lateral du collateral droit. Il est pourvu d'une caisse divisée en trois compartiments et présente un couronnement en accolade. Il était ferme par des volets peints exposes, aujourd'hui, séparément. Leur iconographie qui correspond au début et a la fin du récit de la Passion est liée a celle des groupes sculptés. Le volet de gauche représente l'Ecce Homo: le Christ est présenté a la foule du haut d u n balcon; la femme agenouillée a l'avant-plan est un ajout. Le volet de droite figure la Mise au tombeau. Les revers, de moindre qualité, qui présentent saint Lambert, patron de l'église et sainte Pétronelle, sont plus récents et recouvrent une peinture plus ancienne. Le compartiment de gauche illustre le Portement de croix en presence de sainte Véronique qui tend le suaire; un homme porre un petit panier avec les outils pour la crucifixion representee au centre. Derrière le corps de Jésus crucifié, deux hommes jouent aux dés; un groupe d'hommes et de femmes se lamentent au pied de la croix. A droite se trouve la Déploration du Christ. Dans les gorges de la travee centrale, figure l'Arbre de Jesse dont les branches entrelacées sont habitées par les ancêtres du Christ. Le début et la fin du
La taille et la composition des figures est d'excellente qualité. Leur style permet de reconnaitre la main d'au moins deux sculpteurs. Malgré son histoire mouvementée et les huit interventions dont il a fait l'objet, le retable est en relativement bon etat. Six des quatre volets peints, les scènes sculptées de la zone inférieure, les petits groupes des gorges et les trois dais architecturaux supérieurs ont disparu. Le retable qui décorait autrefois le maitre autel fut, en 1760, endommagé par le
feu. En 1801, les trois registres inférieurs furent sciés pour pouvoir intégrer Ie retable raccourci au tabernacle, de style Renaissant, acquis par la fabrique d'église lors de la confiscation des biens de l'abbaye cistercienne de Hocht. C'est a cette époque que les volets perdirent leur fonction et qu'ils furent exposes comme peintures isolées dans l'église. En 1837 Ie retable et les groupes sculptés furent surpeints. C'est en 1881 qu'il fut déplacé vers l'autel lateral droit. En 1888-1889, Ie liégeois H. Gosselin Ie restaura ; il enleva cinq couches de surpeints, au prix de 25 francs par couche, révélant une grande partie de la polychromie d'origine qui
devait être fort riche. En 1991-1992, l'IRPA effectua les operations de restauration suivantes: nettoyage, enlevement d'anciennes retouches et apport de nouvelles.
Bibliographic Derveaux-Van Ussel 1993; Serck-Dewaide 1993, p.131-132; Afdeling
Monumenten
en
Landschappen
Limburg,
Archief van de Koninklijke Commissie voor Monumenten en Landschappen, Lanaken-Neerharen, Sint-Lambertuskerk, dossier n" DL334.
LENNIK, CHATFAU DE GAASBEEK. RFTABLE DE LA PASSION L'ancien chateau de Gaasbeek de 1240 a été détruit par les milices bruxelloises. Reconstruit, il fut ensuite plusieurs fois modifié. La familie de Hornes édifia sur les fondations médiévales un chateau de style Renaissant. Au début du XVIIe siècle, René de Renesse y entreprit des aménagements et des embellissements. Le chateau, transformé en musée, appartient aujourd'hui a la Communauté flamande. De 1887 a 1893, il fit l'objet d'une restauration "romantique" par l'architecte Brigode qui laissa son empreinte sur de nombreuses constructions a travers la Belgique.
Jean a l'expression d'une incrédulité déconcertante. Au second plan se trouvent Joseph d'Arimathie et un soldat. Lélégante figure de Marie-Madeleine, son attribut, un pot a onguent a la main, occupe le cóté droit de la scène. Un ange se dresse, muni d u n e banderole au-dessus de la croix. Q u e différents retables (et volets) aient, lors d'une restauration antérieure, été assembles en une nouvelle composition n'est pas a exclure. Seul un examen technique et materiel pourrait apporter quelque éclaircissement a ce sujet. Le volet droit représente la Mise au tombeau, avec, a nouveau au premier plan, l'étonnante figure de MarieMadeleine. L'iconographie de la Passion ne se poursuit par sur les revers des volets oü figure une magnifique Annonciation de style maniériste anversois, style, d'ailleurs, de l'ensemble de ce retable dont l'exécution se situe aux environs de 1525. CEuvre polychrome, sa dorure a la feuille polie a été partiellement refaite, de même que le bleu azurite a l'aspect brillant des voütes qui remplace le bleu mat original. Des motifs au p o i s o n décorent la croix et les bordures des vêtements sont élégamment historiées et ornées de sgraffito (d'origine ?). L'ensemble est aujourd'hui recouvert d'un vernis.
Bibliographic Decoodt 199 ; Gaasbeek 1992; Nieuwdorp 1993.
Le retable en forme de triptyque, qui provient de la collection Spitzer a Paris, est conserve avec d'autres sculptures médiévales dans la Chambre dite d'Egmond. Muni de deux volets peints, il ne comporte qu'une seule scène sculptée centrale, comme dans les retables de la Mise au tombeau d'Averbode du Musée Vleeshuis a Anvers et celui de Blaugies a Dour. La face du volet gauche figure la Descente de croix. La partie centrale, qui présente un couronnement en accolade, repose sur une frise ajourée. Les deux thèmes iconographiques de la Descente de croix et de la Lamentation y sont illustrés de fa^on peu conventionnelle. Une composition asymétrique se détache sur un fond aéré d'architectures. Le corps du Christ, qui se trouve a l'extrême gauche sur le sol, est soutenu par Nicodème. Au centre, figurent Marie et saint
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LIERDE, EGLISE DF SAINT-JEAN BAPTISTE A HEMELVEERDEGEM. RETABLE DE SAINT JEAN L'église de Saint-Jean Baptiste avec sa nef du XlIIe siècle (?) et son choeur du XVe siècle a été réaménagé au XVIIIe siècle. A cette époque on installa de magnifiques lambris en bois de style baroque et rococo.
Le retable de saint Jean, qui est actuellement encastré dans I'autel du XVIIIe siècle du bras droit du transept, fut probablement acheté a la fin du XVIIIe ou au debut du XIXe siècle. Pourvu de trois compartiments divisés en deux registres, le retable n'a conserve que cinq des six scènes originelles. Des elements des decors latéraux et supérieurs ont été découpés pour faciliter leur integration au nouvel ensemble. Le retable est construit en largeur, ce qui denote, au même titre que les nombreux elements décoratifs, une influence du style Renaissant, encore confirmé par les six petits arcs ornés de bustes. Le fond architectonique et la composition sont, par contre, encore de style gothique tardif.
Renaissant. La decapitation de saint Jean est figurée hors des remparts de la ville. En haut a droite, on assiste a la cremation du corps décapité. Le dernier groupe représente des moines découvrant la tête du saint. O n ignore ce qui devait figurer dans la niche vide. Elle contient actuellement une tête plus récente de saint Jean ; autrefois, une tête plus ancienne du saint, aujourd'hui disparue, qui avait été exposée derrière l'église, avait attiré de nombreux pèlerins. Quatre des petits bustes seraient ceux de Maximilien d'Autriche, de Marie de Bourgogne, de Philippe le Beau et l'empereur Charles-Quint. Les deux autres n'ont pas encore été identifies. Ce retable est remarquable, tant par la qualité de la taille de ses sculptures que par son iconographie rare. Il marque le passage entre le style gothique tardif exuberant et celui plus réserve de la Renaissance que denote l'agencement classique des groupes sculptés et certains détails du répertoire ornemental. A ce jour, aucune marque attestant le lieu de production de l'ceuvre n'a été trouvée. La representation de Charles-Quint jeune mais déja ceint de la couronne impériale permet de situer le retable peu après 1520, date que confirme le style. Le retable est l'oeuvre d'au moins deux maitres: l'un a du réaliser le decor d'architectures, le fond et les petits bustes et l'autre, bien plus habile, les groupes sculptés. De minuscules testes de bleu azurite et de dorure témoignent de la polychromie d'origine. Celle-ci a malheureusement été enlevée, en 1903-1905, par le gantois Alois de Beule. Les volets peints ont également disparu. Ils n'existaient déja plus lors de l'achat du tetable. La partie sculptée est relativement bien conservée, a l'exception d u n e scène disparue et de quelques détails.
Bibliographic Buyle 1998; Derveaux-Van Ussel, Nieuwdorp et Steppe 1979, p.3z; Steppe 1973, p.85-87; Steppe 1975, p.33i-333;
Les groupes sculptés ont été, au cours du temps, intervertis et rien ne dit que leur agencement actuel soit celui d'origine. En bas a gauche, le Baptême de Jésus dans le Jourdain est surmonté de la Predication de saint Jean-Baptiste. Au fond. Hérode, Hérodias et Salomé se penchent par la fenêtre. La scène principale est consacrée a la Danse de Salomé. Hérode et son épouse sont assis a une table, sous un abondant decor de style
Serrure 1859-1860, p. 197-204; Van Bockstaeie 1998.
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gMBQURG. EGLISE SAINT-LAMBERT A GQE. RETABLE DF SAINTE ELISABETH L'église Saint-Lambert de Goé est une construction gothique en pierre calcaire grise du XVe siècle. En 1910, elle retrouva son unite de style d'origine a la suite de la restauration néo-gothique de Fernand Lohest. Elle possède, en outre, une belle poutre aux apótres des années 1500.
( ?) et la délivrance des prisonniers. A droite, la sainte qui recoud ses vêtements est surprise par ses servantes ; en conversation avec ses compagnes, elle discute un passage du livre saint; puis, elle distribue nourriture et boisson, soigne les malades, et montre le tableau de Marie a quelques personnages. Enfin, elle est representee passant la nuit devant son prie-Dieu pendant que ses servantes somnolent. La polychromie néo-gothique peu raffinée denature le retable. La figuration est limitée a l'essentiel. Les groupes sculptés, tailles de maniere vivante mais quelque peu naïve, peuvent être dates des années 1500.
Bibliographie Ancelet-Hustache 1947; Goosen 1992, p.131-133; Schmoll 1918.
Le retable est exposé sur l'autel lateral gauche et fait pendant au retable néo-gothique de lautel droit. Seulement les groupes sculptés sont encore d'origine. La caisse rectangulaire, le groupe central autour de sainte Elisabeth et la prédelle ont été ajoutés en 1911. Les anciens groupes sculptés re9urent a cette occasion une nouvelle polychromie néo-gothique. Les douze scènes tirées de la vie d'Elisabeth de Hongrie sont réparties en deux registres. Elles racontent la vie de cette fille de roi, obligée de quitter la cour de Wartburg après la mort de son époux. Elle entre alors dans le troisième ordre de saint Francois et fonde un hópital pour les pauvres et les malades. Sa vie historique sarrête la mais elle fut remplie d'anecdotes légendaires répandues par la Légende Dorée de Jacques de Voragine. C o m m e tous les groupes sculptés ont la même dimension et qu'ils furent plusieurs fois intervertis, l'agencement actuel nest peut-être pas correct. Dans le registre supérieur gauche, Elisabeth habille les nus, enterre les défunts et est agenouillée devant un prie-Dieu gothique derrière lequel est placée une credence a dais orné d'un tableau de la Vierge. En bas, sont représentés l'accueil des pèlerins, Elisabeth en compagnie de sainte Edwige
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LQNTZEN, CHAPELLE SAINTE-ANNE DE BUSCH. RETABLE DE LA PASSION La chapelle Sainte-Anne, située sur une colline, est un batiment a nef unique en pierre naturelle. Pourvue d'un chceur pentagonal, elle fut érigée, en 1898, a la place d'un ancien oratoire octogonal.
Les groupes sculptés ont été décapés lors d'une restauration ancienne, endommageant fortement la surface du bois. lis ont été ensuite reconverts d'une couche foncée de brou de noix et rehaussés d'une feuille d'or, rendant toute étude du retable
difficile.
Bibliographic Juffern s.d.
Le retable qui repose sur une prédelle est exposé sur le maitre-autel. II est consacré au récit de la Passion. Les cinq petits groupes, privés des scènes de fond, ont été remontes dans une caisse moderne a cinq compartiments pourvue d'un nouveau decor d'architectures. Les deux figures de saint Wendelin et de sainte Anne apprenant a lire a la Vierge sont de style gothique tardif. O n reconnait, parmi les scènes, la Flagellation, le Portement de croix en presence de spectateurs sur les remparts de la ville, la Crucifixion sur le Golgotha et la Lamentation de Marie, la Descente de croix et la Déploration du Christ. La composition se caractérise par la construction en perspective des scènes des deuxième et troisième plans. Les sculptures sont d'excellente qualité et le sculpteur a accordé beaucoup d'attention aux détails pittoresques et au rendu réaliste des objets quotidiens. Lexécution de ce retable, peut-être d'origine braban^onne, se situe au cours de la deuxième moitié du XVe siècle. Les bustes du Salvator mundi entouré des douze apótres figurent sur la prédelle et sont tailles de maniere vivante et expressive. Le même thème se retrouve sur la prédelle du retable d'Ollomont (début du XVIe siècle), conserve actuellement a Bruxelles, aux M R A H .
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LIEGE, ÉGLISF SAINT-DENIS, RETABLE DE LA PASSION La collegiale Saint-Denis fut fondée au Xe siècle par Ie prince-évêque de Liège Notger (1030-1108). Le narthex et la nef sont de style roman, Ie choeur, gothique. L'intérieur fut aménagé au XVIIIe siècle en style baroque-rococo.
Le retable se trouvait originellement dans le choeur. Vers 1747, il fut remplacé par un maitreautel en marbre et transféré sur un autel du croisillon sud du transept. La prédelle sculptée d'origine devait être pourvue de volets. La deuxième prédelle, sur laquelle repose aujourd'hui le retable, est de style néo-gothique. La prédelle originelle illustre en cinq scènes la légende de Denis, patron de l'église. C o m m e la Vita Dionysii confond Denis de Paris avec Denis d'Athènes, un disciple de saint Paul, une légende unique raconte l'histoire de la vie de ces deux personnages. Les compartiments sont couronnés d u n e architecture gothique au fin tracé, s'ouvrant dans le fond par des vitraux. Dans la première niche est figure le Baptême de Denis et de sa femme Damarie par saint Paul, dont la conversion suivit sa predication fervente sur l'Aréopage. Une fontaine élégante de style Renaissant contenant les eaux baptismales est representee au centre. Des hommes aux coiffes excentriques assistent a la scène. La deuxième niche illustre la Predication de Denis aux Athéniens du haut d'un pupitre décoré de coquilles. Au centre, saint Paul le consacre évêque d'Athènes. Dans la quatrième scène, Denis, assis
sur un tróne également décoré d'un motif de coquille, est envoyé comme missionnaire en Gaule. Son arrestation a Paris ainsi que celle de ses disciples Rusticus et Eleutherius sous l'ordre de l'empereur Domitien est representee dans le cinquième compartiment. Les trois dernières niches présentent un fond pourvu d'un autel sur lequel est posé un retable tripartite figurant Dieu miséricordieux, des anges et Dionysos. Le retable même dépourvu de ses volets — quatre d'entre eux sont encore dans l'église, deux autres sont disposes au Musée de l'Art wallon et aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, les autres ont disparu -, présente un couronnement en accolade surmonté de trois fleurons. La caisse est divisée en trois travées, elles-mêmes subdivisées en deux registres et séparées par des pilastres a consoles soutenant de petites sculptures. Les dais sont encore plus richement travaillés que ceux de la prédelle. Différentes scènes de la Passion sont representees: a gauche, la Flagellation et le Couronnement d'épines ; en bas, au centre, le Portement de croix: le Christ tratne sa croix et les clous de son martyre. Sainte Véronique et Simon
de Cyrène tentent d'adoucir sa souffrance. Des curieux assistent a la scène du haut des remparts de la ville de Jerusalem. Au centre, la Crucifixion au sein de la foule. L'épée tordue d'un soldat porre les lettres A L T. A droite, la Descente de croix et la Déploration du Christ, en presence, dans les deux scènes, de Marie-Madeleine aux tresses d'une longueur impressionnanre. Il existe une nette difference de style entre les scènes de la Passion de la huche et celles de la prédelle. Les premières sont representees en style gothique tardif traditionnel, a l'exception de quelques coiffes et chapeaux ainsi que de la barbe tressée du soldat, les vêtements sont encore rendus de maniere classique et uniforme. Certains personnages cependant, trahissent par leur position theatrale, leur émoi et leur attitude nerveuse, une influence du sryle maniériste anversois. Si le sculpteur était tenu pour les scènes de la Passion a des prescriptions iconographiques strictes, il a pu donner libre cours a son imagination pour les représenrations de la légende du saint: les personnages sont habillés de vêtements fantaisistes et exotiques. D'autre part, la representation du mobilier — fontaine, pupitre et
tróne - montre que le sculpteur était familier avec le nouveau style Renaissant. Aucune marque n'a été retrouvée sur cette oeuvre, sans nul doute, de collaboration. O n distingue, en effet, la main de plusieurs sculpteurs. Le nom de Lambert Lombard est souvent associé aux volets peints. Le rerable provient vraisemblablement d'un atelier brabamjon, probablement bruxellois ou anversois, er daterait de la première moitié du XVIe siècle. Une inscription sur la couronne d'épines mentionne que le rerable a été restauré par le liégeois D. Gérard. C'est vraisemblablement a cette occasion qu'il fut décapé et reconvert d'une couche foncée de brou. Les carnations sont polychromées. Les vêtements et accessoires sont rehaussés de feuilles d'or et de pigments.
Bibliographic Barnich 1997; Dacos 1992; Destrée 1910; Devigne 1932, p.159-186; Lhoist-Colman 1981, p.121-123; Vandamme 1985, p.16-17.
PLQMBIFRFS, EGLISF SAINT-HUBFRT A GEMMFNICH, RFTARIF DF I A PASSION L'ancienne église Saint-Hubert, reconstruite en 1774, possède une tour occidentale, une nef voütée et un choeur. Ce dernier fut remplacé, en 1906, par un choeur et un large transept en style néo-gothique.
Les quatre scènes refaites s'inspirent probablement des groupes volés: a gauche, la Flagellation et le Portement de croix, a droite, la Descente de croix et la Resurrection. Relativement bien taillées, elles ne dénotent pas dans l'ensemble. La partie centrale surélevée, encore d'origine, figure conventionnellement la Crucifixion sur le mont Golgotha. Une foule de soldats et de spectateurs s'amasse au pied de la croix. A l'avant-plan, a gauche, se trouvent deux femmes affligées derrière saint Jean soutenant la Vierge éplorée. La polychromie récente est fort dérangeante. Le decor d'architectures, redoré, brille excessivement, tandis que les personnages sont peints de couleurs voyantes. O n constate pourtant que le sculpteur a tenté de rendre plus vivantes les scènes et la composition par les attitudes et les expressions des visages.
Bibliographie Bertha 1985.
Le retable de la Passion, ou plutót ce qu'il en reste, a connu une histoire mouvementée. Quatre groupes sculptés ont disparu lors d'un vol, en 1905. En 1907, la fabrique d'église decide de refaire les groupes manquants. Les plans de 1908 approuvés par la Commission sont conserves et montrent le retable dans un nouvel agencement néo-gothique: autel, caisse, prédelle et compartiments sont refaits. L'exécution fut confiée au liégeois Alphonse Peeters. Les sculptures étaient achevées en 1909. Taillées dans du bois de chêne, elles ne sont que partiellement polychromées. Ainsi, seuls les visages ont été peints, tandis que les bordures et les détails des vêtements et des armures sont uniquement rehaussés d'or. La partie centrale originale est travaillée de la même maniere. O n peut supposer que le retable fut décapé au XlXe siècle et en partie repolychromé selon la mode de l'époque. Cet agencement néo-gothique relativement homogene a, par la suite, été une nouvelle fois modifié: le retable ne se trouve plus, aujourd'hui, sur l'autel mais sur des supports en fer forgé. De plus, il a été entièrement repeint dans des couleurs criardes.
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RETIE, EGIISF SAINT-JOB A SCHDONBROFK, RETABIF DF SAINT JOB Le retable devait, a l'origine, avoir été commandé pour l'ancienne chapelle de Saint-Job, érigée en 1476. Cette dernière, aujourd'hui disparue, a été remplacée par la construction néo-gothique en brique (1851-1861), due aux architectes E. Gifé et J. Van Gastel.
Entièrement conserve, le retable relate l'histoire de saint Job qui est a lite de gauche a droite. Les volets peints de gauche représentent des épisodes de la période de prospérité de Job et sa familie. Les tribulations de ce saint, a Ia vie mouvementée, se poursuivent dans les scènes sculptées centrales illustrant ses malheurs et ses maladie. A gauche. Satan au cours de son périple sur terre, l'Enlèvement des troupeaux de Job et l'assassinat de ses serviteurs. Au centre, Job raillé par sa femme est plaint par ses amis. A droite, les amis de Job lui rendent visite et intercèdent auprès de Dieu. Sur la prédelle peinte, figure l'épisode oü sa maison s'écroule sur sa familie, oü ses troupeaux sont consumes et ses serviteurs tués. Les volets de droite montrent le retour a la prospérité du saint et la vie qu'il mène a la suite des épreuves subies. Aux revers, figurent saint Jean-Baptiste, le Christ Sauveur, saint Martin, Job, Ezéchiel et saint Qui tin. L'iconographie laisse supposer que le retable a été coniju en liaison avec la peste et la construction de la chapelle originale.
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La main d'Anvers, garantissant la qualité du bois est frappée a plusieurs endroits et la marque de garantie de la polychromie - le chateau et la double main - apparait sur la caisse. En 1863-1864, les sculptures ont ete restaurées et partiellement renouvelées, dans I'atelier de Hendrik Peeters-Divoort, sous la surveillance de la Commission royale des Monuments. La plupart des figures du compartiment inférieur droit ont été refaites. Rien de l'original n'ayant subsisté, la polychromie a été entièrement reprise par Karel Volders. Cette nouvelle polychromie est bien exécutée, avec des couleurs claires. La qualité d'exécution de la nouvelle polychromie a pour consequence une parfaite integration visuelle des nouveaux groupes sculptés aux anciens. Quatorze figures et quelques groupes ainsi que le saint Job au-dessus du retable sont neufs. Stylistiquement, le retable appartient au deuxième quart du XVIe siècle, date que confirme I'analyse dendrochronologique effectuée par l'IRPA qui donne 1531-1540 comme date d'abattage de I'arbre. Le bois de chêne provient, comme c'est le plus souvent le cas, des regions situées autour de la Baltique. Les decors sculptés sont de style gothique tardif. Les volets peints de style hybride vocabulaire maniériste anversois du premier quart du XVIe siècle, c'est-a-dire du style du Maitre de 1518 et de P. Coecke - et la prédelle, d'une execution plus enlevée, sont I'ceuvre de plusieures mains. lis présentent la seule illustration de la légende de Job connue dans un retable anversois.
Bibliographie Anvers 1993, p. 118-125.
RQQSDAAL. s EGLISE NOTRE-DAME A LQMBEEK. RETABLF DE LA VIERGE
L'église, a trois nefs et au choeur rectangulaire du début du gothique, a été construite au XJIIe siècle a {'emplacement d'une église romane. L'intérieur re^ut, au XVIIIe siècle, un revêtement classique et un decor de stuc, qui furent enlevés lots de la campagne de restauration du milieu du XXe siècle.
La composition est équilibrée, malgré la quantité de scènes et de personnages. Les scènes sont placées dans un remarquable decor d'architectures. Les attitudes et les vêtements des personnages sont encore de style gothique tardif braban^on. Les ornements, les costumes fantaisistes et les coiffes élaborées des femmes dénotent, par contre, I'influence du style Renaissant. Le retable qui présente une marque bruxelloise, le maillet frappe sur le bord inférieur de la caisse, est date des années 1520-1530 et attribué au Maitre de Lombeek. Ce sculpteur bruxellois inconnu est un artiste talentueux qui allie une maïtrise technique et des qualités artistiques de representation et d'harmonie. Il est, dans certaines publications, assimilé a l'atelier des célèbres sculpteurs bruxellois Borman, auquel son style s'apparente. Lors de la restauration par E Sohest en 1847-1848, plusieurs figures ont été remplacées. Le retable perdit probablement a cette occasion sa polychromie et sa dorure. En 1892 Van Uytanck le démonta afin de réaliser des moulages des figures, conserves aujourd'hui aux M R A H a Bruxelles. Ce chefd'oeuvre de Lombeek a trois fois été vandalise: vols de 1930, 1974 et 1981.
Le retable de Marie exposé sur le maitre-autel est un des plus grands et beaux retables bruxellois. La caisse a trois compartiments est pourvue de volets sculptés tant pour les parties supérieures que latérales. Ce fait extrêmement rare dans les retables des anciens Pays Bas, accentue encore le caractère exceptionnel de cette ceuvre magistrale. Les neuf compartiments, richement décorés de dais et d'ornements architectures, illustrent des épisodes de la Vie de la Vierge qui se lit de gauche a droite. Le récit commence done sur le volet gauche avec la Naissance de Marie et sa Presentation au Temple. Au centre, le Mariage de Marie et de Joseph, l'Adoration des bergers et des rois mages. Lhistoire se termine par la M o r t de Marie entourée des douze apótres, son Enterrement et son Assomption, trois scènes réunies en une seule. Les volets supérieurs représentent lAnnonciation ainsi que la Rencontre de Marie et de sa nièce Elisabeth. Dans les deux niches situées sous la partie centrale, figurent les prophètes Ezéchiel et Isaïe. Ils sont accroupis et munis de banderoles historiées. Des préfigurations bibliques et des petites scènes consacrées a l'Enfance de Jésus complètent l'ensemble de la composition.
Bibliographic Anvers 1954, n" 227, p. 56-57; Louvain 1977, n" BB/34, p. 364-365-
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THIJIN, CHAPELLE NgTRE-DAME D-OSSQGNF A THUILLIES. RETABLE DE IA PASSION La chapelle du XVIe siècle, construite en pierre calcaire grise et entourée d'un mur, est située a cóté d'une ferme castrale dans un site historique fort bien conserve. Elle présente une nef unique, un choeur a trois cótés et une tour occidentale incorporée. Au XVIIIe siècle, l'intérieur a été adapté au style classique.
Barbe qui ne font pas partie du retable d'origine. Les trois bas-reliefs rectangulaires de la zone inférieure sont encadrés par des cartouches ornés de volutes et de rinceaux de fruits. Les reliefs extérieurs illustrent deux scènes de l'Ancien Testament: Esther devant le roi Ahasverus prefigure le Couronnement de Marie et l'Offrande d'Isaac symbolise la Crucifixion. La scène centrale figurant la Lapidadon de saint Etienne fait allusion a Etienne, abbé de Lobbes qui inaugura la première église paroissiale de Donstiennes dont dépendait la chapelle Notre-Dame d'Ossogne. Lors du réaménagement baroque de 1' église, le retable a du faire place a un nouvel autel. L'ancien retable 'vieux jeu' a été place contre le mur de fond du choeur oü il resta, jusqu'en 1932, date a laquelle l'église fut restaurée dans son état d'origine. Le retable, démonté a I'époque baroque, et fortement endommagé, y fut replace, après que sa polychromie d'origine eut été enlevée par L'Atelier de l'Ecole des Métiers d'Art de l'abbaye de Maredsous. L'abondance des motifs de style Renaissant permet de situer le retable au milieu du XVIe siècle.
Bibliographic de Borchgrave d'Altena et Mambour 1968, p.66; Hennuy 1991; Lobbes, 1976, n0435, p.178.
Le retable, qui est place sur l'autel du choeur, frappe par son riche decor de style Renaissant. La caisse tripartite, dépourvue de volets, est couronnée par un are en plein cintre se prolongeant en forme d'accolade. L'encadrement est surcharge d'arabesques, de têtes, de coquilles et de rosaces. La caisse est divisée en trois travées séparées par des pilastres décorés d'hermès, et subdivisées en six compartiments (comme il est mentionné dans les commandes de I'époque). Il s'agissait vraisemblablement a l'origine d'un retable de la Passion. Malheureusement, seuls quelques fragments sont conserves. La Flagellation du Christ figure comme scène principale dans la niche centrale. Elle devait en fait se trouver dans la niche de gauche a laquelle elle s'intègre parfaitement. Les deux larrons, qui devaient sans nul doute faire partie du groupe du Calvaire, sont exposes aujourd'hui séparément contre le mur du choeur. Les niches latérales sont occupées par de plus petites figures de sainte Catherine et de sainte
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TIRLEMDNT. FGLISF SAINT-SAUVEUR A HAKFNDQVER. RETABLE DES TRQIS VIERGES L'église Saint-Sauveur ou église du Dieu Sauveur (Christ Rédempteur) est un lieu de pèlerinage célèbre et légendaire. Elle est Ie résultat de plusieurs campagnes de construction, qui s'échelonnent sur plusieures périodes: tour, transept et nef romans, choeur gothique flamboyant et collatéraux du XVIIIe siècle.
Le registre inférieur relate l'histoire fabuleuse de la fondation de l'église de Hakendover. Celle-ci est interrompue au centre par un calvaire, qui, selon certains, serait un ajout postérieur vu son anachronisme dans le récit iconographique. La légende est racontée en douze tableaux: trois nobles vierges sont representees avec une bourse pleine; elles commanditent la construction d'une nouvelle église; deux anges la détruisent; une nouvelle église est érigée; elle est a nouveau détruite par deux anges; les vierges demandent a Dieu de leur indiquer un endroit plus propice; celui-ci leur montre l'endroit prés d'une épine fleurie; les ouvriers se mettent au travail; les vierges paient les ouvriers; trois évêques inaugurent l'église; le Christ bénit les pèlerins. Dans chaque niche, l'essentiel est représenté, les figures et les objets étant distribués a différents niveaux de profondeur. Tous les personnages sont habillés selon leur rang et leur statut: les vierges en
Le retable de Hakendover est exposé dans Ie chceur, sur le maitre-autel. Compose d'une partie centrale et de volets sculptés, il s'étend horizontalement sur deux registres. A chaque niveau, le compartiment central plus large est flanqué de doubles niches voütées séparées par des piliers. Les figures des niches sont placées sous des ogives couronnées de pignons et derrière lesquelles court une arcade. Le decor d'architectures est taille avec beaucoup de raffinement et de détails. Les revers des volets peints figurant la Piéta et des scènes liées a la Resurrection ont été ajoutés aux XVIe-XVIIe siècles. La caisse en chêne est également plus récente. Les sculptures sont en noyer. Dans la partie médiane du registre supérieur, apparait le Dieu Rédempteur, patron de l'église, entouré des douze apótres groupés par deux, comme s'ils étaient en conversation, ce qui rend la composition vivante et naturelle. Dans les trois doubles niches des volets figurent douze saints également groupés par deux (a gauche, six hommes et a droite, six femmes).
de gracieuses aristocrates vêtues d'élégantes jupes longues, les ouvriers dans leurs frusques avec des visages fatigues fort réalistes. Ces détails vestimentaires et le style gothique tardif des elements d'architectures permettent de situer le retable dans le premier quart du XVe siècle. Le style des sculptures est apparenté a celui d'autres oeuvres de la region, notamment au tabernacle de la basilique Notre-Dame a Halle et aux prophètes de la fa9ade de l'Hotel de Ville de Bruxelles (dont les originaux sont aujourd'hui conserves a la Maison du Roi). Cette oeuvre marque la transition entre l'art de cour du XlVe siècle et le réalisme du XVe. Le retable est toutefois fragmentaire et dans un état précaire car il a été victime d'une mauvaise restauration et de deux vols. Lors de la baroquisation de l'église, en 1785, il fut déplacé vers un autel lateral dans le transept nord et remplacé par un retable contemporain. En 1853-1855 il aboutit chez le menuisier tirlemontois Henri Sondervorst, qui enleva la polychromie et la dorure et refit une partie du decor d'architectures et même des détails de personnages. Le sculpteur louvaniste Van Uytvanck le restaura une deuxième fois en 19191922. Il remplaga le Christ en croix et le groupe de saint Jean et de Marie, et retailla quelques fragments manquants. En 1978, le retable fut par deux fois l'objet de pillage après quoi seuls dix figures et sept groupes subsistèrent. LIRPA étudia l'oeuvre en 1981-1987. Actuellement, les parties originales sont remises dans la caisse du retable place sur le maitre-autel, et les parties manquantes sont complétées par des copies réalisées d'après les moulages qui ont été executes, en 1880, par les M R A H .
Bibliographic Elens 1993; Marijnisscn et Van Liefferinge 1967, p. 75-91; Skubiszewski 1989, p. 24-25; Van Eeckhoudt 1995; Gand 1994, n" xi, p. 142-145.
TQNGRFS, BASILIQIJE NOTRE-DAME, RETABIF DF LA VIERGE La basilique gothique présente une belle unite architecturale, malgré ses différentes phases de construction qui s'échelonnent entre 1240 et 1544. Elle est composée de trois nefs a six travées : les quatre a Test remontent au XHIe siècle, les deux occidentales datent des années 1520-1525 et les deux rangées de chapelles latérales, des XJVe-XVIe siècles. Le transept et le choeur profond polygonal datent des XlIIe-XIVe siècles, et la tour occidentale massive de 1442-1544.
Le retable de la Vierge sur le maitre-autel rempla^a, en 1865, un retable baroque monumental en forme de portique. Ce retable tripartite est divisé horizontalement en deux registres et comprend en tout huit compartiments. Ceux-ci sont séparés par des colonnettes surmontées des quatre évangélistes. La caisse présente un encadrement curieux en forme d'accolades ornées de fleurons. La Vie de Marie se lit chronologiquement, de bas en haut, et commence, dans le coin inférieur gauche avec l'Annonciation representee dans un intérieur bourgeois et la Visitation. Au centre, la Benediction nuptiale en presence de nombreux témoins; a droite, la Circoncision de Jésus et une petite scène familière a Nazareth: Joseph travaille a son établi et Marie apprend a lire a son enfant. Les scènes latérales supérieures représentent, a gauche, l'Adoration des bergers et, a droite, celle des Rois mages. Le thème central est consacré a la Mort de la Vierge. Contrairement aux representations traditionnelles, le lit est ici place verticalement. Marie est entourée de onze apótres - saint
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Thomas est absent. Certains sent agenouillés, d'autres prient ou lisent un livre de prières. Leurs visages sont marques par le chagrin, mais leur peine est allégée par I'Assomption de la Vierge representee au-dessus d'eux, Marie étant emmenée par quatre elegantes figures d'anges. Afin d'impliquer saint Thomas, la légende de la Madonna della Cintola est figurée a l'arrière-plan : saint Thomas ne croyant pas a I'Assomption de Marie, un ange lui lance des cieux la ceinture de la Vierge. La fonction didactique du retable est encore accrue par la quantité de petites scènes sculptées, logees dans les gorges. Le registre inférieur illustre des épisodes de la Vie de sainte Anne et de Joachim: le récit commence par le Refus de I'offrande de Joachim et se termine par la Presentation de Marie au Temple. Dans la partie centrale, figurent les Sept douleurs de la Vierge, de la Fuite en Egypte a la Mise au tombeau du Christ. La main d'Anvers, garantissant la qualité du bois, est frappée a de nombreux endroits, surtout sur les têtes des personnages et dans les gorges. Le chateau et les deux mains, garantie de la polychromie, ont été retrouvées a l'arrière droit de la caisse. Le dos est aussi pourvu de nombreuses marques de gouge dont la signification nest pas claire. Le retable, qui compte 160 figures réparties en 24 groupes, a été execute entre 1500-1520 par un sculpteur fort habile. Les petits groupes sont finement tailles dans le détail. Leffet de perspective, rendu par l'étagement des scènes, est une des pardcularités de la composition. Ce retable de la Vierge qui, a l'origine, n'était pas destine a la basilique de Tongres, fut longtemps conserve dans l'église gothique Saint-Pierre-auxLiens de Venray en Hollande. Selon un rapport de visite, le retable était encore doré et en bon état en 1666. Au XlXe siècle, par contre, il était endommagé a tel point qu'il fut relégué dans une cave a débarras. Le sculpteur bruxellois Francois Malfait négocia avec la fabrique d'église et l'acheta pour 2500 florins. Après l'avoir 'restauré', il le mit en vente. Plusieurs fabriques d'églises, dont celle du Sablon a Bruxelles et de Notre-Dame a Ypres, se montrèrent intéressées. C'est finalement la basilique de Tongres qui l'acheta pour 12.000 francs. Son autel baroque, qui faisait plus de neuf metres de hauteur et masquait ainsi les fenêtres Renaissance du choeur, fut vendu a l'église d'Andenne. Quatre ans après, on installe le retable de la Vierge sur l'autel majeur de Tongres.
L'oeuvre fut profondément restaurée par Francois Malfait. Il la décapa entièrement, mettant le chêne a nu. Le couronnement en accolades et ses lourds fleurons ont été en partie refaits. Au sommet, il plafa une console portant un ange néo-gothique. Plusieurs petites figures furent remplacées. A la place de la prédelle manquante, il posa le retable sur un socle a decor ajouré a trois étages. Le retable devait être pourvu de volets, bien qu'il ne subsiste aucune trace de charnières. Une étude approfondie de cette ceuvre remarquable s'impose.
Bibliographie Ruwet 1984.
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TONfiRFS, FfillSF SAINT-FTIENNF A 'S HFRFNFIDFRFN, RETABIF DF I A PASSION L'église en style gothique tardif relativement petite est située en bordure du village, a cóté du chateau de Renesse. Elle fut érigée aux XVe-XVIe siècles, en pierre de marne, pour les seigneurs van Elderen. Les dernières restaurations importantes menées sur ce batiment, a trois nefs, au choeur ferme sur trois cótés et a la tour occidentale en partie encastrée, l'ont été par l'architecte liégeois F. Lohest.
Le retable tripartite est exposé dans Ie chceur sur un maitre-autel néo-gothique. Il est pourvu de volets néo-gothiques non peints. La partie centrale surélevée est couronnée par un are en plein cintre qui se prolonge latéralement par une ligne sinueuse en forme d'accolade. Cet encadrement est orné a intervalles réguliers d'ornements végétaux. Les trois compartiments divisés en deux registres sont séparés par des piliers sur lesquels reposent les prophètes Isaïe et Jérémie. Les six niches sont pourvues de scènes de l'Enfance de Jésus et de la Passion. Le registre inférieur, illustre, de gauche a droite, la Circoncision, TAdoration des bergers et des Rois mages. Le récit de la Passion commence en haut a gauche par le Portement de croix. Au centre, la Crucifixion entourée de soldats a cheval. Au pied du Golgotha, se trouvent une rangée de femmes pleurant accompagnées de saint Jean et, deux soldats armés, a l'avant-plan. Lhistoire se termine, a droite, avec la Déploration. Les gorges sont ornées de scènes de l'Ancien Testament qui préfigurent la Crucifixion et la Resurrection : la Creation d'Eve, l'Offre de Caïn et Abel, l'Offrande d'Abraham, Jonas et la balein
Ce retable présente, a l'excepdon de la zone inférieure, de nombreuses analogies de style, de forme et de contenu iconographique avec celui d'Opitter date des environs de 1540 . Son execution doit toutefois être un rien antérieure (vers 1520), vu la presence de détails de style gothique tardif La Commission royale des Monuments proposa, en 1890, de restaurer le retable et de le pourvoir de nouveaux volets peints, ceux d'origine ayant disparu. La restauration de la partie sculptée fut confiée a L. Blanchaert a Maaltebrugge. La Commission recommanda d'enlever les peintures en faux marbre de la caisse, mais refusa que le retable, vu le bon état de conservation de la polychromie originale, soit redoré et repolychromé. Seules les parties anciennement restaurées et celles lacunaires devraient être retouchées discrètement. Cette deuxième recommandation ne fut malheureusement pas suivie: le faux marbre de la caisse fut en effet enlevé, mais on redora et repeignit le retable, y compris les fonds qui présentaient un decor imitant les anciennes techniques d'ornementation aux poin^ons et a la roulette. Les bordures décoratives des vêtements re^urent un surpeint colore censé imiter les anciens sgraffiti. Seuls quelques visages ont garde leur fine peinture mate originale, les autres étant revêtus d'un vernis brillant fort gênant.
Bibliographic de Borhgrave d'Altena 1941, p.233-234 et fig.4-6; ld. 1958, p.33-34; ld. 1963, p.167-169; Milkers 1954.
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TUBI7F, FfillSF SAINTF-RFNFI DE A SAINTFS, RFTARIF DF SAINTF RFNFI HF L'église a trois nefs, pourvue de lourdes tours occidentales, remonte au XVIe siècle. Le choeur gothique fut agrandi en 1762-1763. Une chapelle polygonale consacrée a sainte Renelde fut ajoutée au sud-est au XVIIe siècle. Le village de Saintes est devenu, grace a la veneration de cette sainte patronne, un lieu de pèlerinage populaire.
Les petites figures de sainte Renelde et de sa suite sont de style gothique. Leur allure est princière et réservée. Le retable est stylistiquement date entre 1490 et 1500 et attribué a un atelier bruxellois qui travaille dans le style de la familie de sculpteurs Borman. L'aspect du retable fut profondément modifié, en 1855-1856, par le sculpteur Francois Malfait. Audessus de la caisse, il ajouta trois niches abritant les figures en style néo-gothique de sainte Renelde et de ses compagnons Grimoald et Gondulfus. Quatre petits panneaux peints, représentant la sainte en prière devant le portail de l'abbaye, son martyre et ses deux compagnons, formaient, a l'origine, les volets du retable. Ils ont été restaurés par E Malfait et fixés au dos de la caisse. C'est sans doute aussi a cette époque que le retable fut décapé de sa dorure et de sa polychromie.
Bibliographic L'église Sainte-Renelde de Saintes {Les Dossiers du Chirel de Rebecq-Tubize, 1), 1994.
Le retable de sainte Renelde se trouvait sur le maitre-autel de l'église jusqu'en 1762. Il fut mis ensuite dans un batiment annexe et ce nest qu'en 1856 qu'il fut place dans la chapelle Sainte-Renelde au-dessus du reliquaire de la sainte. Le retable en bois de chêne, a partie centrale surélevée, repose sur une frise d'entrelacs ajourée. Il comprend trois compartiments décorés de baldaquins et de vitraux. C o m m e la plupart des groupes sculptés ont été volés en 1978, ils ne peuvent être reconstitués que sur la base d'anciennes photos. A gauche, sainte Renelde, entourée par quatre moines, est agenouillée devant un autel sis dans l'église de Lobbes, dont dépend la paroisse de Saintes. La figure de la sainte a été conservée. La niche centrale, par contre, a été entièrement pillée ; elle représentait sainte Renelde agenouillée dans une église abbatiale, lisant un livre de prières en presence de moines. A mi-hauteur, deux figures ont été préservées : celles de sainte Renelde consolant les affligés et en pèlerinage a Jerusalem. Le compartiment de droite est en grande partie intact. La sainte y est faite prisonnière par les barbares sommes de la tuer.
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yiLLERS-LA-VILLE. EGLISE NQTRE-DAME. RETABLE DE LA NATIVITE L'église de style néo-roman a été érigée, en 1926, d'après les plans de l'architecte bruxellois Pepermans. D u batiment d'origine, seule la tour fort remaniée subsiste.
Son état de conservation est précaire. La caisse était, a l'origine, pourvue d u n e partie centrale surélevée et couronnée d u n baldaquin abritant une scène de Noël. Cette partie a été sciée afin de pouvoir lui superposer l'autre retable conserve dans l'église. L'oeuvre a été confiée pour restauradon, en 1853, au sculpteur bruxellois Sohest. Celui-ci rempla^a quelques figurines, comme celles des prophètes sur les colonnettes et celles des anges de l'Annonciation. Il óta les volets fortement abimés dont trois subsistaient encore en i860. Ils auraient représenté le Couronnement de la Vierge, la Fuite en Egypte, la Presentation au Temple et la Vie de saint Hubert et de saint JeanBaptiste. C'est probablement a cette date que le retable perdit sa polychromie. L' IRPA a étudié le retable en 1987.
Bibliographic Pilloy-Dubois 1973.
Le retable qui repose sur une frise aveugle se trouve sur l'autel du bras sud du transept. Il est consacré aux Joies de Marie. Les cinq scènes, séparées par des colonnettes torsadées surmontées des prophètes, représentent de gauche a droite: le Mariage de Marie et du vieux Joseph, l'Annonciation dans un intérieur de style gothique tardif, meublé d'un lit a baldaquin et d'un dressoir sur lequel repose un retable domestique. La scène centrale, plus grande et plus haute, figure la Noël: sous un petit auvent, Marie, Joseph, une sagefemme, des bergers et des anges sont en adoration devant le nouveau-né. O n reconnait, dans la partie droite, la Circoncision et l'Adoration des Rois mages. Les figures sont placées sous une succession de baldaquins formés d'arcs d'ogive en lancette, surmontés de frontons et percés de vitraux aux fenestrages gothiques. Leur execution est raffinée et travaillée dans les détails. Le retable a été realise par un atelier bruxellois comme en témoigne le maillet brülé dans le bois, marque de garantie des sculpteurs de cette ville. Lattitude pieuse et réservée des figures et leurs habits de style gothique tardif situent l'exécution du retable entre 1450 et 1460.
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yiLLERS-LA-VILLE, EGLISE NQTRE-DAME. RETABLE DE LA VIERGE Ce retable est couronné par un large arc en doucine orné de fleurons. Les volets ont malheureusement disparu, de même que la polychromie d'origine des parties sculptées. Celles-ci illustrent des épisodes importants de la Vie de Marie. En haut a gauche, la Visitation. Au fond se profilent une porte de ville 'antique', une maison a fenêtres a croisillons et un pignon triangulaire inspire par l'architecture en bois. Des elements de style Renaissant sont partout presents. Ainsi, l'autel de la scène de la Presentation de Jésus au Temple repose sur des colonnes a balustres. En bas a gauche, les apótres sont rassemblés autour de saint Jean : ils viennent d'apprendre la Mort de Marie. Cette scène est relativement peu representee. Au centre, la Mort de la Vierge, entourée des apótres a l'attitude affligée et émue. La cheminée a droite est pourvue d'éléments décoratifs de style gothique tardif et Renaissant. Au-dessus de la partie centrale, Dieu-le-Père attend l'ame de la Mère de Dieu. Dans Ie compartiment inférieur, la Sainte Vierge est portee vers son tombeau tandis que la main d'un Juif qui voulait déshonorer Ie cercueil, y reste collée. Les deux petites niches du bas du retable abritent des prophètes tenant de longues banderoles.
Cette oeuvre de qualité, exemple de la production tardive des retables bruxellois, marque Ie passage entre Ie style gothique tardif et Renaissant. O n Ie situe au début du XVIe siècle. Les ogives ont fait place aux arcs en plein cintre du nouveau style Renaissant. Toutefois, l'atmosphère de l'ensemble de la composition est encore bien médiévale. Les physionomies fortement individualisées, la retombée élégante des vêtements, et les détails travaillés dans un souci de réalisme témoignent de l'habileté du sculpteur. Ce retable est parfois attribué au Maitre de Lombeek ou a Passier Borman. O n ne peut que regretter la disparition de la polychromie sous les conseils de la Commission des Beaux-Arts qui conseilla de décaper Ie retable. Selon Ie livre de comptes du curé Pierre Roulin, ce traitement fut execute par Sohest en 1855. Le curé note également q u a ce moment le retable était encore polychrome et doré et qu'il portalt la date 1538, ce qui poserait un problème stylistique puisque le retable est encore entièrement en style gothique tardif.
En mars i960, il fut, ainsi que celui de la Nativité de la même église, l'objet d'un vol. La plupart des fragments volés ont heureusement pu être retrouvés en décembre de la même année.
Bibliographic Pilloy-Dubois 1973.
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WUUSTWEZEL. EGLIS^ DES SAINTS-PIERRE ET PAUL A LQENHQUT. RETABLE DE SAINT QUIRIN L'église cruciforme, a trois nefs de style gothique tardif, a été érigée en 1525. Presque entièrement détruite avec son mobilier d'origine lors des bom-
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mains du saint sur un billot. Le saint est figure agenouillé dans une marmite bouillante, les mains en prière. Le corps nu du saint est trainé sur des pavés par des boeufs attelés. Aurélien assiste de son chateau a la scène. Un bourreau arrache la langue du saint. Ses yeux sont arrachés en presence d'Aurélien. Saint Quirin, une meule attachée au cou et aux pieds, est pendu a une poutre. Sa glorification est representee dans l'accolade qui surmonte le retable : deux anges portent son ame vers le Ciel.
Le retable fut commandé en 1545 au sculpteur des Pays-Bas du Nord, Jan van Veldhoven, actif a Breda. Il était destine a l'autel de saint Quirin dans l'église de Loenhout pour laquelle le sculpteur avait execute un Calvaire. Le contrat mentionne les dimensions et la forme du retable ainsi que la qualité du bois costbaren wageschote zonder vou oft speck. L'ensemble devait autrefois comporter une prédelle pourvue de trois autres scènes de martyres, inden voet drie pareken.
bardements de 1940, elle fut refaite en 1949-1951. Le retable, qui se présente actuellement en bois nu, se trouve contre le mur oriental de la chapelle laterale sud. La caisse a deux registres présente un couronnement en forme d'accolade. Les groupes sculptés sont surmontés d'un decor d'architectures a ornements de style Renaissant, tels des grotesques et des masques. Lensemble repose sur une frise interrompue au centre par un médaillon présentant une tête casquée flanquée des armoiries des families Van Der Marcke et Montfort. Sur les montants de la caisse oü les traces des volets d'origine sont encore visibles, se trouvent des copies récentes des sculptures volées de satyrs accroupis.
Le retable, transféré ultérieurement vers la chapelle voisine de Saint-Quirin, fut replace en 1905 dans l'église. Heureusement, lorsque celle-ci brüla en 1940, il se trouvait a l'abri dans les caves de l'église Saint-Jacques a Anvers. Il fut plusieurs fois restauré, entre autres, par l'atelier anversois de Jan-Baptist De Boeck et JanBaptist Van Wint. Aujourd'hui, il est présenté non polychrome et on ne sait rien de sa polychromie d'origine.
Bibliographic Cuyvers 1995, p.149-168; Jansen et Van Herck 1948, p.62, n 0 87; Schroeter; Bulletin des commissions royales d'art et d'archéologie, 2, p.84-85; 3, p.589; 7, p.475; 12, p.412; 32,
Les martyres endures par saint Quirin sont représentés dans les six compartiments dont l'arrièreplan est décoré de fenêtres de style gothique tardif. Quelques figures tres agitées portent des vêtements romains et exotiques. Les scènes des martyres, tres chargées et qui se déroulent devant un decor théatral compose de vues de villes et de paysages, sont rendues de maniere pittoresque et réaliste, avec un souci de détails atroces : 1 Saint Quirin est conduit auprès d'Aurélien, gouverneur de Rome, assis sur un tróne a baldaquin. Un bourreau est pret a trancher les
p.248; 41, p.212; 45, p.61 et 46, p.307.
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ZOUTLEEUW. , EGLISE SAINT-LEONARD. RETABLE DE SAINTE ANNE Au Moyen Age, Zoutleeuw, située a la frontière du duché de Brabant et de la principauté episcopale de Liège, était une ville c o m m e ^ a n t e prospère et un important lieu de pèlerinage. L'église de style gothique scaldien fut construite aux XlIe-XIVe siècles. Des chapelles latérales furent ajoutées aux XVe-XVIe siècles. Le decor intérieur de style gothique tardif et les nombreuses oeuvres d'art medieval que possède l'église témoignent de l'opulence de cette ville fortifiée au Moyen Age.
Rencontre de sainte Anne et de Joachim a la Porte d'or et la Montée de Marie au temple. Les groupes sculptés sont tailles de maniere vive, gracieuse et les personnages secondaires sont habillés de vêtements élégants pleins de fantaisie. Leur polychromie a malheureusement disparu. O n peut néanmoins se la représenter par comparaison avec les deux figures supérieures de saint Egide en habit de moine accompagné de son animal attribut, la biche, et de Fimpératrice Hélène avec la vraie croix. Ces personnages ont entièrement conserve leur polychromie d'origine: carnations pales, dorure polie, rouge vermilion et bleu azurite. Sur le large socle central actuellement vide, se trouvait peut-être une statue de sainte Anne trinitaire. Le retable daterait du deuxième quart du XVIe siècle. La date de 1563 indiquerait la (re)polychromie de l'encadrement du retable. La prédelle, ornée de portraits peints des quatre évangélistes, porte la date de 1575. Les volets peints qui présentent sur la face les portraits des donateurs et les scènes de l'Annonciation et de la Visitation sont dates de 1624. Des lys de la vallée, emblème de la chambre de rhétorique, et des inscriptions de devotion figurent sur les revers. Les peintures tant des volets que de la prédelle sont de qualité secondaire.
Ce retable monumental comprend des volets peints, un dais en bois et une haute prédelle peinte plus récente. Seules deux des trois sculptures ornant les socles qui surmontent le retable sont conservées. Ces diverses composantes donnent au retable un aspect bizarre, d'autant plus que les groupes sculptés et le decor architectonique ont été décapés alors que l'encadrement de l'ensemble, les socles et les sculptures ont conserve leur polychromie. Ce retable Renaissant, typique de la production tardive des retables braban^ons, est pourvu d'une caisse joliment travaillée et ornée d'un decor compliqué en motif d'accolade et d'éléments issus du répertoire du nouveau style. Le decor architectonique est sobre et reduit afin de réserver un maxim u m de place aux nombreux groupes sculptés. Le compartiment de gauche, figure, dans la partie supérieure, le Refus de l'offrande par Joachim et son Mariage avec sainte Anne. Au centre, la Naissance de Marie est illustrée au-dessus de l'Arbre de Jesse. Enfin, a droite, sont présentées la
L'iconographie des retables de sainte Anne est basée sur les Evangiles apocryphes et la Légende Dorée de Jacques de Voragine. Ce thème, né du culte de l'Immaculée Conception, connait une période d'apogée aux alentours de 1500.
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ZOUTLEEUW. ÉGIISF SAINT-LEONARD, RETABIF DE SAINTE CATHFRINF Le retable est exposé contre le mur oriental de la première chapelle nord, dédiée originellement a saint Roch. La caisse rectangulaire, a la partie centrale surélevée, est divisée en trois compartiments séparés par des colonnes. La presence de charnières indique que le retable était pourvu de volets. Une frise decorative a motifs d'entrelacs court sous les niches chacune décorée d'un arc en anse de panier pourvu de rinceaux. Le mur de fond de la caisse est orné de brocarts appliques de couleur rouge. Des fenêtres a lancettes dorées situent les scènes dans un intérieur de style gothique tardif. Au sommet de la caisse, se trouvent les trois saints invoqués contre la peste : saint Antoine, saint Roch et saint Sébastien. La prédelle ornée des scènes de TAnnonciation, de TAdoration des mages et de lAnnonce aux bergers est d'une dizaine d'années plus tardive que le retable même et fut installée, en 1963, a la place d'une prédelle néo-gothique. Les niches sont occupées par trois sculptures grandeur nature en ronde-bosse au dos néanmoins non travaillé. Au centre, figure Marie tenant dans la main gauche un livre ouvert. Ses habits et son manteau sont décorés de brocarts appliqués, de motifs au poinijon et de petites fleurs de lys en étain. Elle se penche vers l'enfant Jésus place prés de saint Joseph dans la niche de droite. Jésus pieds nus est vêtu d'une chemise. Il tend la main vers sa mere. Joseph est plus petit que Marie et tient une fleur dans la main, témoin de son election divine. Lensemble compose la Sainte familie. Sainte Catherine apparait dans la niche de gauche: richement habillée, elle foule du pied l'empereur Maxence dont le corps est enroulé autour de la roue cassée, attribut du supplice de la sainte. A première vue, les figures ne semblent pas avoir été con^ues pour les niches. L'agrandissement postérieur de leurs socles font qu'elles sont placées trop en ressaut, empêchant ainsi la fermeture des volets. Les recherches d'archives et les études stylistiques attribuent ce retable au sculpteur de Louvain, Joes Beyaert, qui livra vers 1479 un retable de sainte Catherine a l'église Saint-Léonard. Il est également l'auteur d'autres ceuvres de l'église et du decor sculpté de l'intérieur de l'Hótel de Ville de Louvain.
Ces sculptures se rattachent par leur traitement réaliste et les lourds plis anguleux des drapés, aux centres de production tardive des retables gothiques braban9ons de Bruxelles, Anvers et Malines. Elles n'en ont toutefois, ni la qualité ni l'élégance. Leur execution grossière et froide sont le signe d'un style ou d'une école locale. La polychromie originale en partie conservée pourrait être due au sculpteur anversois Jan Mertens (1482). En 1954, les sculptures furent traitées par l'IRPA.
Bibliographic Steppe 1971, p.607-621 et 622-625, n° Z/2; Vanthillo 1971; Louvain 1979, p.68-71, n°II 5 et II 6.
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7n[JTIFFIIW, FfillSF S A I N T - i m N A R D . RFTARIF DF SAINT I FONARD Le retable situé dans Ie croisillon sud du transept présente des épisodes de la vie du saint patron de l'église. La caisse rectangulaire est surélevée en son centre et divisée en trois compartiments couronnés de baldaquins en forme de tours. La huche centrale se profile sur un fond de vitraux de style gothique tardif. Une statue de saint Leonard du XlVe siècle dont la polychromie a été refaite en 1587 y remplace un groupe disparu. Les compartiments latéraux, qui étaient autrefois séparés par de fines colonnes enlevées au XlXe siècle, sont chacun pourvus de trois groupes sculptés. A gauche, sont illustrés le Baptême de saint Leonard par Remigius en presence du roi et de la reine, suivi des scènes oü le saint est confié a Remigius par ses parents et oü il demande au roi la grace d'un prisonnier. A droite, sont figures saint Leonard refusant la mitre episcopale, la visite du roi au convent fondé par le saint et enfin, saint Leonard implorant Dieu de porter assistance a la reine pendant les douleurs de l'accouchement. Le retable a été execute dans le dernier quart du XVe siècle par un atelier bruxellois comme l'indique la presence du maillet, marque de garantie des sculpteurs bruxellois, frappée a six endroits. Les comptes des années 1476-1479 de l'église mentionnent que le sculpteur de Louvain Aert de Maelder fut impliqué dans la commande et l'exécution du retable pour lequel il aurait realise la dorure et la polychromie. Les personnages élancés et minces, aux expressions réservées, rappellent ceux peints par Dirk Bouts. Le retable se trouvait autrefois dans la chapelle SaintLéonard, construite en 1442 sur le bras du transept sud et destinée a la devotion et au pèlerinage. Transformée en sacristie au XlXe, le retable fut alors déplacé a l'endroit oü il est actuellement exposé. Les groupes sculptés sont polychromes et dorés. Une inscription indique que le retable fut restauré en 1873 par G. Luyten. En i960 l'IRPA prit des mesures de conservation et en 2000 il a fait, dans le cadre de l'itinéraire organise a l'occasion de Bruxelles 2000, l'objet d'une restauration.
Bibliographic Detroit 1960, n°j}, p.237-239; Louvain 1962, n" B 114, p.82; Louvain 1975, n" B/70, p.367-370.
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ZOUTIFFIJW, FGIISF SAINT-IFONARD,
Bibliographic
RETABI F DF
Derveaux-Van Ussel, Nieuwdorp et Steppe 1979.
I A
PASSION
Ce retable relativement petit et de construction harmonieuse présente un couronnement en forme de crochet surmonté d'un socle aujourd'hui vide. Celui-ci devait autrefois porter une statue, comme sur Ie retable de Schoonbroek-Retie. Les trois scènes principales representees sont: de gauche a droite Ie Portement de croix, Ie Calvaire (disparu) et la Déploration du Christ. Trois autres scènes plus pedtes sont intégrées dans Ie decor architectonique: la Presentation au temple, la Fuite en Egypte et Jésus parmi les Docteurs. Un espace a été réserve sous la scène médiane pour la Mise au tombeau. La prédelle élégante illustre la montée de Marie au Temple, la Naissance de Jésus (dont quelques sculptures manquent) et la Circoncision. La Madone a l'enfant de style gothique (1230), placée actuellement dans l'espace central, n'appartient pas au retable initial. Les volets peints illustrent des épisodes de la Vie du Christ : a gauche, l'Arrestation au Jardin des Oliviers, Ie Baiser de Judas et l'Ecce H o m o ; a droite, Ie Christ aux Limbes, la Resurrection et l'Apparition a Marie. L'Arbre de Jesse figure au revers et est done visible une fois Ie retable ferme. C o m m e aucune marque n'a été retrouvée sur ce retable dont l'exécution remonterait aux années 1520, la tendance est de l'attribuer a un centre de production plus petit, peut-être Louvain. Les sculptures ne sont pas d'une tres grande qualité. Les visages sont fort stéréotypes et les traits peu raffinés. La polychromie parait originale et illustre routes les techniques de decoration: dorure polie, dorure mate, poin^onnage, bordures historiées et brocarts appliqués (sur Ie vêtement de Joseph d'Arimathie, a gauche, dans la scène de la Mise au tombeau). Le traitement des carnations et des lineaments des visages, yeux et bouches, est rapide.
De simples fenêtres a lancettes ornent le fond de la caisse dont le decor est par ailleurs peu élaboré, a l'exception de la representation d'une porte de ville et du mont calvaire. La composition des groupes sculptés est calme et claire. Les volets s'intègrent stylistiquement bien a l'ensemble. Le peintre est anonyme, comme c'est souvent le cas. Il s'est probablement inspire de gravures sur bois d'Albrecht Dürer, telles l'Ecce H o m o et la Descente aux Limbes provenant de la Grande Passion de 1510.
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Dinant Daverdisse , Gedinfte
Carte de Belgique avec localisation actuelle (dessin E. Jacobs)
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GUIDE Marjan Buyle et Christine Vanthillo
ANVERS, Maison Rockox, retable domestique ANVERS, Musée Vleeshuis, retable de la Passion BEAUMONT, Renlies, église Saint-Martin, retable de la Passion BERINGEN, Beverlo, chapelle de Korspel, retable de la Passion BERTEM, Korbeek-Dijle, église SaintBarthélemy, retable de saint Etienne BINCHE, Buvrinnes, église Saint-Pierre, retable de saint Pierre BOCHOLT, église Saint-Laurent, retable de la Vierge BOUSSU, Boussu-lez-Mons, église Saint-Géry, retable de la Vierge BREE, Opitter, église Saint-Trond, retable de la Passion BRUGES, cathédrale Saint-Sauveur, retable de sainte Anne BRUGES, cathédrale Saint-Sauveur, retable de la Passion BRUXELLES, Maison du Roi, retable de Saluces Deiphine Steyaert BRUXELLES, Maison du Roi, retable de la Vierge Deiphine Steyaert DAVERDISSE, église Saint-Pierre, retable de la Passion DEERLIJK, église Sainte-Colombe, retable de sainte Colombe DINANT, Bouvignes-sur-Meuse, église SaintLambert, retable de la Vraie Croix D O U R , Blaugies, église Saint-Aubin, retable de la Mise au tombeau E N G H I E N , église Saint-Nicolas, retable de la Vierge G A N D , béguinage Notre Dame d'Hoye, retable de sainte Anne G E D I N N E , église Notre-Dame, retable de la Passion GEEL, église Sainte-Dymphne, retable de sainte Dymphne GEEL, église Sainte-Dymphne, retable de la Passion GERPINNES, Villers-Poterie, église SainteRadegonde, retable de saint Martin H A M - S U R - H E U R E - N A L I N N E S , Ham-surHeure, église Saint-Martin, retable de la Vierge
HERENTALS, église Sainte-Waudru, retable de Crépin et Crépinien H U L S H O U T , église Saint-Mathieu, retable de saint Mathieu H U L S H O U T , église Saint-Mathieu, retable de la Passion IXELLES, Boendael, église Saint-Adrien, retable de saint Chtistophe LANAKEN, Neerharen, église Saint-Lambert, retable de la Passion LENNIK, Gaasbeek, chateau, retable de la Passion LIEGE, église Saint-Denis, retable de la Passion LIERDE, Hemelveerdegem, église Saint-Jean Baptiste, retable de saint Jean L I M B O U R G , Goé, église Saint-Lambert, retable de sainte Elisabeth L O N T Z E N , Busch, chapelle Sainte-Anne, retable de la Passion PLOMBIERES, Gemmenich, église SaintHubert, retable de la Passion RETIE, Schoonbroek, église Saint-Job, retable de saint Job ROOSDAAL, Lombeek, église Notre-Dame, retable de la Vierge T H U I N , Thuillies, chapelle Notre-Dame d'Ossogne, retable de la Passion T I R L E M O N T , Hakendover, église SaintSauveur, retable des Trois Vierges T O N G R E S , basilique Notre-Dame, retable de la Vierge T O N G R E S , 's Herenelderen, église SaintEtienne, retable de la Passion TUBIZE, Saintes, église Sainte-Renelde, retable de sainte Renelde VILLERS-LA-VILLE, église Notre-Dame, retable de la Nativité VILLERS-LA-VILLE, église Notre-Dame, retable de la Vierge W U U S T W E Z E L , Loenhout, église Saints-Pierre et Paul, retable de saint Quirin Z O U T L E E U W , église Saint-Léonard, retable de sainte Anne Z O U T L E E U W , église Saint-Léonard, retable de sainte Catherine Z O U T L E E U W église Saint-Léonard, retable de saint Leonard Z O U T L E E U W , église Saint-Léonard, retable de la Passion
* Le livre ayant été créé en néerlandais, veuillez observer que Ie classement alphabétique nest pas toujours respecté.
RFfilSTRF. DFS NOM T)V I.IFDX DANSIP. fillinF. Anvers, Maison Rockox Anvers, Vleeshuis Beaumont, Renlies, église Saint-Martin Beringen, Beverlo, chapelle Saint-Antoine de Korspel Bertem, Korbeek-Dijle, église Saint-Barthélemy Beverlo, voir Beringen Binche, Buvrinnes, église Saint-Pierre Blaugies, voir Dour Bocholt, église Saint-Laurent Boendael, voir Ixelles Boussu, Boussu-lez-Mons, église Saint-Géry Bouvignes, voir Dinant Bree, Opitter, église Saint-Trond Bruges, cathédrale Saint-Sauveur Bruxelles, Maison du Roi Buvrinnes, voir Binche Daverdisse, église Saint-Pierre Deerlijk, église Sainte-Colombe Dinant, Bouvignes-sur-Meuse, église Saint-Lambert Dour, Blaugies, église Saint-Aubin Enghien, église Saint-Nicolas Gaasbeek, voir Lennik Gand, Béguinage Notre-Dame d'Hoye Gedinne, église Notre-Dame Geel, église Sainte-Dymphne Gemmenich, voir Plombières Gerpinnes, Villers-Poterie, église Sainte-Radegonde Goé, voir Limbourg Hakendover, voir Tienen Ham-sur-Heure-Nalinnes, Ham-sur-Heure, église Saint-Martin Hemelveerdegem, voir Lierde Herentals, église Sainte-Waudru Hulshout, église Saint-Matthieu Ixelles, Boendael, église Saint-Adrien Korbeek-Dijle, voir Bertem Korspel, voir Beringen Lanaken, Neerharen, église Saint-Lambert Léau, voir Zoutleeuw Lennik, Gaasbeek, chateau Liège, église Saint-Denis Lierde, Hemelveerdegem, église Saint-Jean Baptiste Limbourg, Goé, église Saint-Lambert Loenhout, voir Wuustwezel Lombeek, voir Roosdaal Neerharen, voir Lanaken Opitter, voir Bree Ossogne, voir Thuin Plombières, Gemmenich, église Saint-Hubert Renlies, voir Beaumont Retie, Schoonbroek, église Saint-Job Roosdaal, Lombeek, église Notre-Dame Saintes, voir Tubize Schoonbroek, voir Retie 's Herenelderen, voir Tongres Thuillics, voir Thuin Thuin, Thuillies, chapelle Notre-Dame d'Ossogne Tirlemont, Hakendover, église Saint-Sauveur Tongres, 's Herenelderen, église Saint-Etienne Tongres, basislique Notre Dame Tubize, Saintes, église Sainte-Renelde Villers-la-Ville, église Notre-Dame Villers-Poterie, voir Gerpinnes Wuustwezel, Loenhout, église des Saints-Pierre et Paul Zoutleeuw, église Saint-Léonard
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Marjan
Buyle
GL0SSA1RE
accolade (forme en accolade)
accolade (forme en accolade) forme de l'encadrement de la caisse, caractéristique du gothique flamboyant et du centre de production d'Anvers acte scahinal acte rédigé a l'initiative du magistrat de la villa comme preuve d'un accord realise légalement ajour decor architectonique percé d'ouvertures, typique des retables bruxellois
are en plein cintre encadrement du retable en forme de demi cercle attaque biologique attaque du bois par des champignons ou des insectes attribut accessoire pour individualiser un saint dans les representations et permettant de Ie reconnaitre, par exemple l'accessoire avec lequel il a été martyrise aubier partie tendre qui se forme chaque année entre Ie bois dur et l'écorce d'un arbre. L'aubier ne peut être utilise pour les sculptures des retables, car trop humide, il attire les champignons et les mousses
•4 Ajour
azurite pigment mineral bleu (carbonate de cuivre)
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A Azurite
bolus terre argileuse rouge tres fine qui sert de sous-couche a I'application de la dorure et qui permet le polissage brocart lourd tissu de sole, brode de fils d'or et d'argent brocart applique technique de decoration en relief qui imite les tissus de brocarts. Le brocart applique est obtenu par une masse semi-liquide coulee dans un moule dans lequel un motif est grave. Après démoulage et séchage, les motifs sont dorés et souvent rehaussés d'un decor peint. bronzine poudre de bronze, utilisée a partir du XlXe siècle, dans les anciennes restaurations comme succédané de Tor. La bronzine s'oxyde et s'assombrit avec le temps cariatide figure de femme ou d'homme servant de support (motif Renaissance venant de l'Antiquité) carnation couleur chair des visages et des mains registre scabinal registre oü sont repertories les anciens contrats et les obligations existantes chérubin genre d'ange, représenté le plus souvent comme un putto ailé cire-résine mélange de eire d'abeille et de résine damar, utilise pour fixer les parties soulevées de la couche de peinture
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crise iconoclaste mouvement populaire calviniste de la seconde moitié du XVIe siècle en Flandre comme au Brabant, eondamnant l'usage des images, ce qui aboutit a la destruction massive d'eeuvres d'art décaper supprimer les couches de preparation et de couleur jusqu'au bois. Un des moyens est de plonger le bois polychrome dans un bain acide
T Bolus
decor architectonique (metselrie) ornements d'architectures qui remplissaient la partie supérieure de la huche du retable dendrochronologie methode scientifique pour dater Ie bois, basée sur l'étude des anneaux de croissance. Ceux-ci sont compares a des courbes de reference et donnent l'année d'abattage de l'arbre donateur personne qui a commandé Ie retable et s'y est fait souvent représenter dorure mate feuille d'or appliquée a la mixtion (voir ce mot) et non polie, d'oü mate d'aspect dorure polie dorure sur bolus (voir ce mot), polie et done brillante dosse forme de débitage du bois (voir schema) feuille d'or feuille tres fine utilisée pour dorer Ie bois, obtenue en martelant un fil d'or et fleuren motif décoratif en forme de fleur stylisée
florin unite de compte de la monnaie ayant cours en Brabant. Le florin braban^on ou Carolus est une pièce d'or a l'effigie de Charles le Téméraire. L'ordonnance impériale de 1521 fixa sa valeur a 20 sous ou 40 deniers. Une livre de gros de Flandre vaut done 6 florins braban^ons fronton partie d'architecture triangulaire qui couronne un element (fenêtre, portail, etc.)
glacis couleur naturelle et transparente composée de beaucoup de liant et de peu de pigment (rouge organique ou vert résinate), qui est appliquée en fine couche pour completer le modelé et lui donner sa profondeur
glafurer le fait d'apposer un glacis
moulure concave dans laquelle des petits groupes de sculptures sont souvent présentés
/ 2 ö ^..
Ff A
motif stylisé du fruit du grenadier, tres fréquemment utilise pour les brocarts appliqués grisaille peinture utilisant un modelé de tons d'une même teinte allant du clair au foncé. Les grisailles apparaissent souvent aux revers des volets peints des retables. grotesque motifs d'ornementation peints ou sculptés figurant des hommes et des animaux a l'intérieur de rinceaux
Grotesque
banse union commerciale des villes de l'Allemagne et du nord de l'Europe, du XlIIe au XVIIIe siècle, a laquelle appartenaient également les anciens PaysBas
Cariatide
huche caisse d'un retable huchier menuisier chargé de retable
execution de la
hygroscopic le bois est un matériau hygroscopique: dans une atmosphere sèche, il se rétracte; dans l'humidité, il se dikte (c'est ce qu'on appelle le «travail du bois») iconoclasme voire crise iconoclaste iconographie science de l'histoire de Tart qui étudie les representations figurées jardin clos retable de petite dimension compose de quelques figurines malinoises placées dans un enclos, symbole de la virginité de la Vierge, et parsemé de fleurs, de textiles et de reliques lacune manque qui interrompt la continuité formelle d'une composition sculptée ou peinte lv. gr. Fl. Une livre de gros de Flandre : monnaie valant 20 schillings = 240 deniers
M&L
Quartier
liant substance aqueuse, huileuse ou mixte ajoutée aux pigments pour le véhiculer, I'ensemble formant la matière picturale malachite pigment mineral vert (carbonate de cuivre) microscope binoculaire appareil utilise pour l'examen et le dégagement des couches de polychromie mixt ion preparation collante pour appliquer la feuille d'or et d'autres matériaux metselrie voir decor architectonique metselriesnijder voir sculpteur de decors architectoniques monochrome couche d'une seule couleur pigment il existe deux groupes principaux de pigments: les minéraux et les organiques. Les pigments organiques sont d'origine animale ou végétale. Tous deux peuvent être naturels ou synthétiques
Poupées malinolses
poingonnages technique de decor oü le motif désiré est estampé dans la dorure polie a l'aide d'un poin^on polir, hrunir travail de la feuille d'or avec une pierre d'agate pour en accentuer la brillance polychromeur artisan qui applique la polychromie polychromie pluralité de couleurs port libre port qui était dispense, par les autorités, de la perception de taxes poupées malinoises sculpture, le plus souvent de petite taille, reconnaissable a leur visage caractéristique de poupée au large front prédelle base sur laquelle repose le retable et qui permet de le rehausser et facilite son ouverture et sa fermeture
Poinjonnages
Dorure polie
préfiguration representation par une scène de l'Ancien Testament d'un evenement qui annonce Ie Nouveau Testament. Jonas et la baleine prefigure, par exemple, Ie Christ dans son tombeau quartier un bois débité sur quartier signifie qu'il Test perpendiculairement au fii du bois (voir schema) radial (clivage radial du bois) voir schema rehausser mettre en evidence un détail d'une composition avec de la dorure ou de la peinture rehauts de lumière petits empatements de peinture claire pour simuler la lumière retable composite retable compose de fragments d'origines diverses ou de parties exécutées par différentes mains et/ou ateliers
• Préfiguration
• Radial
M&L
retouche restauration picturale limitée a l'étendue des dégats, réalisée pour améliorer la lisibilité de la composition rinceau motif ornemental renaissant compose d'une tige végétale qui s'enroule, souvent peuplée de figures saint patron saint protecteur d'un edifice ou d'un donateur Salvator Mundi Representation du Christ comme souverain du monde sculpteur artisan responsable de la sculpture des groupes sculptés sculpteur de decors architectoniques artisan responsable de la sculpture des decors d'architecture
sgraffito technique decorative consistant a appliquer une couche picturale sur une feuille d'or ou d'argent poli, et après un moment de séchage, a gratter avec un objet pointu la couche colorée selon le motif désiré pour faire réapparaitre Tor status quaestionis état de la recherche a ce jour technique de decor de I'or finition par laquelle la polychromie et la dorure sont enrichies : par exemple, poin^onnages, sgraffiti, brocarts appliques (voir ces mots), textes peints sur les bordures... tonnage quantité de marchandise que peut transporter un navire au maximum de sa calaison. Son poids s'elève a plus d'une tonne et le fret (frais de transport) est calculé en fonction du poids (contrairement au calcul des frais a la piece)
Tremolierungen
Technique de decor de l'or
T Vierge ouvrante
tons changeants technique picturale tres prisée par les peintres maniéristes, qui consiste a passer d'une couleur a l'autre en créant parfois des contrastes violents et inattendus
tremolierungen technique de petites hachures dans Ie bois, pour imiter Ie sol transsubstantiation changement substantiel des espèces (Ie pain et Ie vin) dans Ie corps et Ie sang du Christ vermilion pigment mineral rouge (sulfure de mercure) vierge ouvrante sculpture de Madone qui peut être ouverte et a l'intérieur de laquelle apparait une autre representation
Carl Van de Ria De Frans
Velde
Boodt Verhaeghe
RETABLES CONSERVES DANS LES MUSEES DE BELGIQUE
Anvers, Mayer van den Bergh,
Anvers, Museum Mayer van den Bergh, Lange Gasthuisstraat 19 • Retable domestique de l'Annonciation, inv. 2227, Pays-Bas méridionaux,vers 14801490 • Retable de la Passion du Christ, inv. 22442246, Brabant, Bruxelles ?, vers 1490-1495 • Retable de la Vierge, inv. 2256-2258 , Malines, vers 1500
retable de la passion
Anvers, Museum Vleeshuis, Vleeshouwersstraat 40 Retable de la Passion du Christ, provenance: abbaye d'Averbode, inv. II 25 A 1, Anvers, vers 1514 (voir guide) Anvers, Museum Rockoxhuis, Keizerstraat 12 Retable de l'Adoration des Rois Mages, inv. 77.209, Anvers, vers 1515 (voir guide) Arlon, Musée luxembourgeois. Rue des Martyrs 13 Retable de l'Enfance et de la Passion du Christ, provenance: chapelle de FisenneSoy, pas d'inv., Anvers, vers 1510-1515 Bruges, Museum Gruuthuse, Dijver 18 Retable domestique du Calvaire, inv. 0.187 V, Pays-Bas méridionaux, vers 1584 (inscription) Bruxelles, Musées royaux d'Art et d'Histoire, Pare du Cinquantenaire 10 • Retable des Apótres, provenance: beguinage de Tongres, inv. 2957, Brabant ou Limbourg, vers 1435
Retable de la Passion du Christ, inv. SC130, Bruxelles, vers 1460-1480 Retable de la Passion du Christ de Claudio Villa et Gentina Solaro, inv. 3006, Bruxelles, vers 1470-1480 Retable de la Passion du Christ, provenance: legs Vermeersch, inv. V 198, Bruxelles, vers 1490-1500 Retable du martyre de saint Georges, provenance: chapelle Notre-Dame-duDehors de Louvain, inv. 362, Bruxelles, 1493 (inscription), Jean Borman (signature) Retable de la Parenté de sainte Anne, provenance: chapelle Sainte-Anne de Val Duchesse a Auderghem, inv. 327, Bruxelles, vers 1500-1510
• Retable de la Vie de la Vierge, provenance: église Notre-Dame de Pailhe, inv. 425, Anvers, vers 1510-1530 • Retable de l'Enfance et de la Passion du Christ, provenance: église de la chapelle Sainte-Catherine de Herbais-sousPiétrain (Brabant), inv. 4009, Anvers, vers 1530-1540 • Retable de l'Enfance et de la Passion du Christ, provenance: chapelle SainteGeneviève d'Oplinter, inv. 3196, Anvers, vers 1530-1535 • Retable de la Passion du Christ, provenance: chapelle Sainte-Marguerite d' Ollomont, inv. 1454, Pays-Bas méridionaux, Liège ?, vers 1500-1510 • Retable de la Nativité, provenance: chapelle de Gestel-Meerhout, inv. 426, PaysBas méridionaux, première moitié du XVIe siècle • Retable des martyres de sainte Barbe et de saint Léger, provenance: église SaintLéger de Wannebecq, inv. 328, Pays-Bas méridionaux, 1530 (inscription) et vers 1850 • Retable domestique avec des scènes de l'Ancien Testament, provenance: legs de Meester de Ravenstein, inv. R 114, PaysBas méridionaux, 1535 (inscription) • Retable de la Passion du Christ, provenance: legs de Meester de Ravenstein, inv. R 114, Pays-Bas méridionaux, inv. Ru, Pays-Bas méridionaux, vers 1540 • Retable de la Passion du Christ, provenance: église de Redu, inv. 2042, Pays-Bas méridionaux, vers 1550 • Retable de la Passion du Christ, provenance: église Saint-Pierre de St.-Pierrelez-Libramont, inv. 2412, Pays-Bas méridionaux, Liège ?, vers 1560-1570 Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Rue de la Régence, 3 • Retable domestique du Calvaire, provenance: legs de Madame Delporte-Livraux et du docteur Franz Delporte, inv. 8734, Pays-Bas méridionaux, début XVe • Retable de la Crucifixion, provenance: legs de Madame Delporte-Livraux et du docteur Franz Delporte, inv. 8774, Bruxelles ou Anvers, début du XVIe siècle
Bruxelles, Musée de la Ville de Bruxelles, Maison du Roi, Grand-Place • Retable de la Vie de la Vierge et de l'Enfance du Christ, inv. 1.5.3, Bruxelles, vers 1500 (voir guide) • Retable de Saluces, inv. 1.5.1 en 1.5.2., Bruxelles, vers 1510-1520 (voir guide) Bruxelles, Musée du CPAS de Bruxelles, Rue Haute 298a Retable de la Vie de Marie et de l'Enfance du Christ, inv. T. 46, Bruxelles, vers 1500 Gaasbeek-Lennik, Kasteelmuseum, Kasteelstraat 40 Retable de la Déploration du Christ, inv. 648, Anvers, première moitié du XVIe s. (voir guide) Louvain, Stedelijk Museum Vanderkelen-Mertens, Savoyestraat 6 Retable de l'Enfance et de la Passion du Christ, provenance: chapelle de l'Hópital Saint-Pierre de Louvain, inv. C89, Anvers, vers 1520-1525 Liège, Musée d'art religieux et d'art mosan, Rue Mère-Dieu (Hors-Chateau) Retable de la Sainte-Trinité et des saintes, inv. 98, 99 et 100, Bruxelles ou Malines, vers 1475 Namur, Musée des arts anciens du Namurois "Hotel de Gaiffier d'Hestroy" Rue du Fer 24 • Retable de l'Enfance et de la Passion du Christ, provenance: Belvaux, inv. 76, Pays-Bas méridionaux, vers 1530 • Retable de la Nativité, provenance: Rochefort, inv. 77, Pays-Bas méridionaux, milieu du XVIe s. • Retable du Calvaire, provenance: chapelle d'Enhet-Chevetogne, inv. 132, Pays-Bas méridionaux, 2de moitié du XVIe s. Carl Van de Velde - Ria De Boodt - Frans Verhaeghe Vrije Universireir Brussel — O Z R - projecr Retabels Vakgroep Kunstwetenschappen en Archeologie
• Biuxelles Musée du CPAS, retable de la vierge
M&L
B1BL10GRAPH1E
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EXPOSITIONS Bruxellcs 1935 Toumai 1949 Bruxelles-Delft 57-; Bruges i960 Detroit i960
Cinq siècles d'art Art religieux ancien et moderne Dieric Bouts Le Siècle des Primitifi Flamands Masterpieces of Flemish Art: van Eyck to Bosch
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Bruxelles 1996 Gand 1996 Malines 1998 Rouen-Evreux 1998
500 jaar kunst te Leuven Ars sacra antiqua Art ancien Exposition de sculptures d'albatre angLiises et malinoises Mechelner Alabaster Erasmus et Louvain Aspecten van de laatgotiek in Brabant Dieric Bouts et son temps Trésors d'art et d'histoire de la Thudinie Die Parier und der schone Stil Het laatgotisch beeldsnijcentrum Leuven Rond de restauratie van het i^-eeuwse Corneliusbeeld Retables anversois , I. Catalogue, II. Essays Meisterwerke massenhaft. Die Bildhauerswerkstatt des Niklaus Weckmann und die Malerei in Ulm um 1500 Laatgotische beeldhouwkunst in de Bourgondische Nederlanden Lejardin dos de l'ame. Limaginaire des religieuses dans les Pays-Bas du Sud depuis le XlIIé siècle 5.0.5. Peintures anciennes Dorures, hrocarts et glacis. 5 . 0 . 5 Polychromies 800 jaar Onze-Lieve- Vrouwegasthuis Sculptures en albatre du Moyen Age
SUMMARY specifically commissioned by fraternities, guilds and companies in honour of their patron saint. Most retables tell a story, as this was the most popular genre at the time. The story is divided in several smaller scenes. The narration continues on the painted wings and predella. Usually, only the outer paintings on the wings were visible as the retable was closed most of the time. Only on high days and special occasions wete they opened.
Flemish and Brabantine retables in Belgian monuments This study tteats carved wooden altarpieces with painted or sculptured wings, produced in the 15th and 16th century for the domestic and international market. Only a fraction of the thousands of retables has survived the numerous disasters (iconoclasm, fire, war, theft). Patt of these are on show at museums, but about fifty masterpieces still embellish churches or other monuments, most of them still on their original location. A retable is a magnificent display of medieval visual culture. Moreover, it is a collective work of art resulting from the cooperation between several craftsmen : the casemakers and sculptors, the makers of the architectural decoration, the painters, gilders and polychromists. The earliest retables which have been preserved date from the late 14th century and were made by Jacob de Baerze from Dendermonde for the Carthusian monastery Champmol in Dijon (now in the museum). The most famous and thoroughly studied tetables are those from the three major production centres in the former Brabantine duchy: Brussels, Mechlin and Antwerp. This was mainly due to the political and economic situation: Mechlin and Brussels were successively the administtative capital, while Antwerp became an international seaport and trade centre. Each centre having its own hallmark makes the retables easy to identify. They were commissioned by worldly leaders and wealthy citizens as well as by religious authorities. The greater part of the production dates from between 1380 and 1530. The most recent retables alteady show the unmistakable influence of the upcoming Renaissance. The most widespread iconographic themes ate the Passion and Infancy of Christ and the Holy Virgin's life. Quite a number of altarpieces depict the lifes of Saints. As a rule, these retables are
M&L
The Brabantine art production owes its international reputation to a combination of mainly three factors : the favourable condirions for production, the international expansion of barter trade and the dense transport network, including the Cologne routes and the busy sea routes passing Antwerp. The quality standard for carving and polychromy was only compulsory for the Brabantine craft centres, thus offering sufficient guatantee for the retables to be sold on the free market. The ducal annual fairs were the main outlet for the export of these works of art. Soon there was a need fot a permanent outlet. In 1460, the Antwerp Our Lady's chapter monopolized most of the trade in the so-called Pand: a square gallery where salesmen offered different works of art fot sale. Our Lady's Pand soon became a unique showroom for luxury goods and the main distribution centre for Brabantine wood carving. Only very few altarpieces have remained entirely intact, i.e. with all their wood carving and original polychromy. Many retables were repainted or, worse still, sttipped of their polychromy. In some cases statues or small groups, the predella or the wings have disappeared. The refinement and virtuose skills of the polychromy guild reached its zenith during the second half of the 15th century with the Brussels altarpieces. The production of the workshops in Mechlin is quite characteristic and consists mainly of smaller figures. In the 16th century the centre of production moved to Antwerp where typical techniques for polychromy were applied. Conservation and restoration treatments are also an excellent occasion for further research and study of these objects. The stress is actually rathet on conservation than on restoration. One of the essential conservation treatments is the fixation of the polychromy. A second, sometimes essential treatment is the complete or sometimes local disinfection against biological damage. Finally, a consolidation of the wooden support is sometimes necessary. The cleaning, removal of varnish and retouches or overpaintings ate restoration treatments affecting the aesthetic aspect of the altarpieces. Analyses in laboratories complete the restorer's information. Microchemical sections reveal the stratigraphy and composition of materials. Dendrochronology can help determine the date of cutting and the origin of the tree. The second part of this publication is a guide which presents, in alphabetical order, all altatpieces preserved in Belgian monuments.
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