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BRAFCO_0726_book_FR_ISSUU

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C mbustibles

26

NOUVELLES SOCIALES

Flexi-jobs autorisés

dans la distribution de combustibles et carburants

Pour une énergie au service de la croissance

Etude sur la pertinence du facteur K

Résultats enquête « Combustibles de l’Avenir »

Nouvelles mesures en droit du travail depuis le 1er juin 2026

05 ÉDITORIAL

Flexi-jobs désormais autorisés

07 POLITIQUE

COLOPHON

ER

Johan Mattart, Directeur Général de la Fédération belge des Négociants en Combustibles et Carburants, a.s.b.l. 4 Rue Léon Lepage, 1000 Bruxelles info@brafco.be www.brafco.be

LAYOUT

Bold & pepper s.a.

‘t Hofveld 6C4 1702 Groot-Bijgaarden 02 325 64 64 www.boldandpepper.be

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RÉGIE PUBLICITAIRE

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La rédaction n’est pas responsable des publireportages.

Plaidoyer de Georges-Louis Bouchez (MR)

10 INTERVIEW

Etude sur la pertinence du facteur K

12 MARCHÉ

VAROPreem accélère la transition énergétique

13 FISCALITÉ

• Tax shift à partir du 1er août 2026

• Récupération contribution Promaz non-due

16 EUROPE

Délégation Eurofuel en Finlande

17 TECHNIQUES CHAUFFAGE

BtecCH met le cap sur les compétences

18 STATIONS-SERVICE

• Expansion Breakpoint Foodstation

• « Marché alimentaire digital » de Q8

19 MEMBRES

Full Services, Thuin

22 TRANSPORT

Tarifs du prélèvement kilométrique

23 SERVICES

Formation de capacité professionnelle, conseiller à la sécurité ADR…

29 NOUVELLES DES UNIONS

PROFESSIONNELLES

• SKB explore Lille…

• ASYP organise un séminaire à… Vienne !

31 DEGRÉS-JOURS & PETITES ANNONCES

25

06 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

STATUTAIRE BRAFCO

« Le sort des produits que nous défendons est entre nos mains »

14

Combustibles de l’Avenir : résultats de l’enquête 2026

24 TRANSPORT

Enquête cours ADR catégorie IV

25 NOUVELLES SOCIALES

• Eco-chèques

• Nouvelles mesures droit du travail

• Flexi-jobs étendus à tous les secteurs

• « Coach sur le lieu de travail »

• La Fontaine online

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Le marché pétrolier est sans cesse en mouvement ! C’est pour cette raison que Brafco offre à ses membres la possibilité de recevoir quatre fois par jour ouvrable, par fax ou par mail, le point sur l’évolution des prix des produits pétroliers. Vous êtes également informé un jour à l’avance de toutes les modifications des prix maxima officiels.

Si ce service (payant) vous intéresse, vous avez la possibilité de souscrire cet abonnement à l’essai GRATUITEMENT pendant deux semaines et sans aucune obligation ultérieure.

Prenez contact à cet effet avec Ann, par tél. 02/502.42.00 ou par mail ann.deknibber@brafco.be

Vous pouvez également être informé par SMS deux fois par jour de l’évolution du cours du dollar et des cotations du gasoil et du diesel sur le marché international.

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ÉDITO

Enfin : les flexi-jobs désormais également autorisés dans la distribution de combustibles et carburants

Le système des flexi-jobs a été instauré en Belgique à la fin de l’année 2015 pour compenser l’introduction de la « caisse blanche » obligatoire dans l’horeca, il y a désormais plus de dix ans. Cette mesure constituait pour le secteur concerné la réponse idéale au besoin de flexibilité. Depuis, le régime des flexi-jobs a été étendu à plusieurs autres secteurs, tels que le commerce de détail alimentaire, les boulangeries, les grands magasins, les salons de coiffure et les instituts de beauté.

Depuis le 1er juillet, les flexi-jobs sont en principe autorisés dans tous les secteurs, sauf lorsque les partenaires sociaux ont opté, au niveau sectoriel, pour une exclusion du système (« opt-out »). Ce n’est pas le cas de notre secteur : les entreprises actives dans le transport et la distribution de combustibles et carburants peuvent désormais, elles aussi, faire appel à des flexi-jobbers pour renforcer leurs équipes lors des périodes de forte activité. La seule condition est que les flexi-jobs ne puissent pas remplacer l’emploi régulier et qu’il ne soit pas fait appel à des flexi-jobbers pour des fonctions faisant simultanément l’objet d’un recours au chômage économique dans l’entreprise.

Le secteur de la distribution de combustibles et carburants se caractérise précisément par une alternance de périodes de très forte activité et de périodes beaucoup plus calmes, difficiles à anticiper. Alors qu’autrefois les saisons et les températures avaient une influence déterminante sur le niveau d’activité, celui-ci dépend aujourd’hui de plus en plus des anticipations des consommateurs quant à l’évolution des prix. Compte tenu de la forte volatilité des prix des produits pétroliers, l’activité peut ainsi être particulièrement soutenue, même pendant les mois d’été. Les flexi-jobs offrent aux entreprises du secteur une plus grande flexibilité pour faire face aux pics d’activité et aux absences imprévues. Ils permettent ainsi d’assurer les livraisons dans les délais, sans accroître la charge de travail du personnel permanent.

s’aggraver. Une telle évolution ne peut être ignorée dans un secteur qui assure chaque jour l’approvisionnement énergétique des ménages, des entreprises et des services publics.

Le Fonds Social œuvre activement au recrutement et à la formation de nouveaux chauffeurs. Grâce à la collaboration avec les services publics de l’emploi en Wallonie, en Flandre et à Bruxelles, ainsi qu’aux véhicules de formation mis à disposition par le Fonds Social, les futurs chauffeurs ont la possibilité d’apprendre le métier dans des conditions proches de la réalité. Il ne s’agit pas d’un coût, mais d’un investissement dans l’avenir de notre secteur.

Les personnes qui travaillent aujourd’hui dans notre secteur méritent également toutes les chances de poursuivre leur carrière avec motivation. C’est pourquoi la nouvelle convention sectorielle conclue avec le Gouvernement flamand, entrée en vigueur le 1er juillet 2026, met l’accent sur un travail faisable, le développement des compétences et des carrières durables. Car attirer les talents est essentiel, mais les fidéliser l’est tout autant.

Les flexi-jobs ont pour vocation de répondre temporairement à un manque de personnel qualifié et de garantir la continuité d’un service essentiel.

Notre secteur assume pleinement ses responsabilités. Nous investissons dans la formation, dans le recrutement et dans un emploi durable. L’introduction des flexi-jobs apporte une capacité supplémentaire pour contribuer à répondre à la pénurie actuelle sur le marché du travail, mais elle ne constitue qu’une partie de la solution. Elle ne permettra pas, à elle seule, de résorber la pénurie structurelle de chauffeurs.

Mais les flexi-jobs peuvent également apporter une solution temporaire aux entreprises qui peinent à recruter des chauffeurs qualifiés. La recherche de chauffeurs devient en effet de plus en plus difficile. Les offres d’emploi restent souvent vacantes pendant de longues périodes, les candidats adéquats sont rares et les personnes souhaitant se reconvertir comme chauffeurs de poids lourds se retrouvent fréquemment sur liste d’attente dans les auto-écoles et les centres de formation. La question n’est plus de savoir si nous faisons face à une pénurie, mais bien jusqu’où celle-ci risque de

Dans ce contexte, la formation de nouveaux chauffeurs via les services publics de l’emploi, tels que le FOREM et le VDAB, demeure un levier essentiel pour garantir un afflux de candidats qualifiés dans notre secteur. Celui-ci regrette dès lors que ce canal de formation soit aujourd’hui sous pression en Flandre et plaide résolument pour son maintien et son renforcement. C’est précisément cette approche qui contribue de manière déterminante à assurer un recrutement durable et de qualité dans un métier en pénurie comme celui de chauffeur dans le négoce en combustibles et carburants.

Les pouvoirs publics doivent continuer à investir dans des solutions structurelles. Une capacité de formation accrue, des délais d’attente plus courts auprès des organismes de formation et un accès facilité aux métiers en pénurie ne sont pas un luxe, mais une nécessité absolue. Il reste encore beaucoup à faire…

JOHAN MATTART DIRECTEUR GÉNÉRAL
«

Le sort des produits que nous défendons est entre nos mains »

Dans son allocution d’ouverture à l’Assemblée générale, Etienne Rigo, président de la Fédération, a souligné une étape importante pour Brafco, à savoir l’intégration d’in4fuels qui permet de regrouper sous une même organisation la défense et la promotion des combustibles liquides et carburants dans un contexte où la profession est confrontée à des réglementations de plus en plus contraignantes.

Etienne Rigo, Président de la Fédération, a détaillé le nouveau système des cotisations, indispensable à la poursuite de la défense des intérêts des membres.

Désormais unique fédération représentative du secteur de la distribution de combustibles et carburants, Brafco reprend les missions auparavant assurées par in4fuels. Après une période durant laquelle ces missions ont été financées en partie par des contributions volontaires de certains membres, l’Organe d’administration de la Fédération a proposé de mettre en place, à partir de 2027, un financement structurel et solidaire. Comme l’a souligné Etienne Rigo : Le sort des produits que nous défendons est entre nos mains, et rien qu’entre nos mains, et cela a un coût ! Les cotisations des membres de Brafco seront donc augmentées afin de garantir la poursuite des activités d’information et de promo tion. Le système retenu prévoit une contribution progressive, les plus grands acteurs participant davantage que les plus petits. C’est un effort

L’Organe d’administration de Brafco (de gauche à droite et de haut en bas) : Tom Lambert (Président Commission Combustibles liquides), Nico Standaert, Kristof Gabriëls (Président Commission Stationsservice), Stéphane Bourgeois, Christian Warin (Président Commission Affaires sociales), Charlotte Tahon, Etienne Rigo (Président de la Fédération), Seyran Akat, Roel Keersmaekers (Vice-Président), Christian Jacquet, Johan Deleu (Président Commission Importateurs et Entrepositaires agréés) et Koen Roose.

remarquable de la part des grands membres et je les en remercie, a insisté Etienne Rigo. Pour le président de la Fédération, cet effort collectif permettra à Brafco de mieux défendre les intérêts de ses membres et de promouvoir les solutions énergétiques du futur. L’Assemblée générale a approuvé l’augmentation des cotisations pour 2027.

Après un aperçu statistique des principales tendances du marché des énergies hors réseau pour le chauffage et la mobilité, le Directeur général Johan Mattart a donné un aperçu des principaux dossiers traités par Brafco au cours de l’année écoulée. Il est aussi revenu sur la récente crise énergétique, qui a fortement perturbé le marché et mis en lumière la fragilité de la chaîne d’approvisionnement. Selon lui, cette période a accentué les tensions sur les mécanismes de fixation des prix, déjà très sensibles à la volatilité internationale. Il a démontré comment le facteur K, intégré dans le Contrat de programme afin de ne répercuter que de manière limitée les fortes hausses de prix sur les marchés internationaux dans les prix maximums des produits pétroliers en Belgique, a eu des conséquences très néfastes en mars dernier. Lorsque ce facteur dépasse le seuil de 1,2, cela entraîne un ajustement artificiel à la baisse des prix CIF, qui servent de base au calcul des prix maximums. Le résultat est que ces prix maximums ne sont pas conformes au marché, mais déconnectés de la réa-

baisse des marges des distributeurs, allant jusqu’à 18 centimes par litre dans le cas du diesel, a expliqué Johan Mattart. Les distributeurs se sont ainsi retrouvés dans une situation très délicate, contraints soit de respecter le prix maximum officiel et donc de vendre à perte, soit de refuser des commandes, mettant en danger l’approvisionnement des clients. Cette crise a montré que le facteur K est contre-productif et devrait être supprimé le plus rapidement possible. Le Directeur général de Brafco a précisé avoir exposé cette problématique à l’occasion d’une audition devant la Commission de l’Energie, de l’Environnement et du Climat du Parlement fédéral.

Les participants à l’Assemblée générale ont ensuite approuvé à l’unanimité le bilan des comptes de résultats pour l’exercice 2025, le budget 2026 et la grille de cotisation 2027. Ils ont donné décharge aux administrateurs et aux vérificateurs aux comptes et approuvé la nomination de Messieurs Jan Dauw et Alphonse Lambaerts comme vérificateurs aux comptes pour l’exercice 2026. Aucune élection d’administrateurs n’était prévue, l’Organe d’administration ayant été nommé en 2024 pour une pé-

Johan Mattart, Directeur général, a présenté les enjeux majeurs du secteur et les actions menées par la Fédération pour relever les défis énergétiques et réglementaires.

Georges-Louis Bouchez (MR) plaide pour une énergie au service de la croissance

Georges-Louis Bouchez, président du MR (Mouvement Réformateur), a été invité à clôturer la partie statutaire de l’Assemblée générale de la Fédération. Il a prononcé un discours très écouté sur l’énergie, l’industrie et la compétitivité européenne.

Devant les membres de Brafco et une trentaine de représentants d’autres fédérations, d’administrations publiques et de cabinets ministériels, Georges-Louis Bouchez a rappelé que l’énergie est au cœur de la civilisation industrielle moderne. Selon lui, les récentes crises ont mis en lumière un fait qui a trop longtemps été ignoré : il est impossible de maintenir un niveau de vie élevé sans une énergie suffisante et abordable.

Le président du MR estime que l’Union européenne a commis une erreur stratégique en pensant accélérer la transition énergétique par la hausse du coût des énergies fossiles. On s’est dit : si les énergies fossiles coûtent cher, les gens vont passer à l’électricité, rappelle-t-il, en soulignant les effets économiques négatifs. Selon lui, cette approche a contribué à la désindustrialisation de l’Europe et à son recul face aux États-Unis et à la

Chine dans des secteurs clés comme l’automobile ou l’intelligence artificielle.

Georges-Louis Bouchez critique également une dérive idéologique des politiques climatiques. Il dénonce une forme de rigidité : L’écologie est devenue une nouvelle religion. La politique doit rester guidée par l’équilibre et non par le dogme. Il plaide pour une transition énergétique conciliant climat, industrie et souveraineté.

COMPÉTITIVITÉ ET SÉCURITÉ ÉNERGÉTIQUE

Dans la dernière partie de son intervention, il appelle à réduire la fiscalité sur l’énergie afin de soutenir la croissance. La seule solution, c’est de relancer de la croissance, insiste-t-il. GeorgesLouis Bouchez met également en garde contre la frénésie réglementaire européenne et plaide pour la sécurité d’approvisionnement via des partenariats

internationaux ainsi que pour le maintien des énergies fossiles dans le mix énergétique.

Malgré un constat critique, Georges-Louis Bouchez termine sur une note optimiste : Les solutions technologiques existent et le génie humain a toujours été capable de surpasser les difficultés. Ce potentiel ne doit pas être bridé par une intervention excessive des politiques qui doivent respecter une stricte neutralité technologique et se limiter à fixer des objectifs et un cadre aussi léger que possible. Pour le président du MR, l’enjeu est de concilier transition énergétique, croissance et souveraineté industrielle. Les solutions doivent aussi passer par la réduction des contraintes sur le plan législatif, conclut-il. La révision du fameux facteur K pour la fixation des prix maximums officiels des prix à la pompe est un débat qui est ouvert et dans lequel je pense que vous aurez énormément de choses à apporter…

TRENTE ANS AU SERVICE DU SECTEUR

Depuis plus de trente ans, Etienne Rigo incarne l’un des visages les plus engagés et les plus respectés de la Fédération. Entrepreneur, animé par le sens du service aux membres, il a toujours privilégié le dialogue, la recherche du consensus et la défense équilibrée des enjeux du secteur et de l’intérêt général – convaincu que les deux sont indissociables. Georges-Louis Bouchez a salué cet engagement en remettant à Etienne Rigo la distinction d’Officier de l’Ordre de Léopold. À cette occasion, le président de la Fédération a insisté pour que Brafco soit associée aux discussions sur le Contrat programme, estimant que le dernier maillon de la chaîne de distribution doit être représenté. Tout en insistant sur l’importance du Contrat programme face à la volatilité des prix de l’énergie, Georges-Louis Bouchez s’est engagé à relayer cette demande auprès des ministres concernés.

Georges-Louis Bouchez rappelle que la croissance et le bien-être sont indissociables de l’enjeu de l’énergie.

Un temps fort de networking dans un cadre convivial

Al’issue de la partie statutaire de l’Assemblée générale, la Fédération a organisé, comme chaque année, une réception suivie d’un déjeuner aux Salons Waerboom à Grand-Bigard. Celle-ci réunissait les membres, ainsi que des représentants des autorités politiques et administratives et des fédérations partenaires. Fidèle à la tradition, cet événement a constitué une occasion idéale de renforcer les liens professionnels dans une atmosphère détendue, propice aux échanges informels.

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« Le SPF Economie mène une étude sur la pertinence du facteur K dans le cadre de l’évaluation du Contrat programme »

Entre hausse des coûts de l’énergie, mesures sociales pour protéger le pouvoir d’achat, transition énergétique et réforme du marché du travail, David Clarinval, Vice-premier ministre et ministre de l’Emploi, de l’Économie et de l’Agriculture, détaille les actions entreprises par le gouvernement pour faire face à ces défis.

Combustibles : Sans préjuger d’une détente rapide sur les marchés internationaux de l’énergie suite au protocole d’accord signé mijuin par les Etats-Unis et l’Iran, le conflit au Moyen-Orient a provoqué une forte hausse des coûts de l’énergie pour les citoyens et les entreprises. Comment ces événements influencent-ils votre politique ?

David Clarinval : Chaque crise suit un schéma similaire. Après les hausses des prix de l’énergie consécutives à la pandémie de Covid-19 et au conflit en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient a créé à nouveau une augmentation des coûts énergétiques qui s’est répercutée sur le transport, les matériaux et l’ensemble de la chaîne de production. Les consommateurs sont inquiets et consomment moins, ce qui freine la croissance. Pour les entreprises, ces coûts plus élevés pèsent sur la compétitivité. Nous avons donc mis en place des mesures ciblées pour protéger le pouvoir d’achat des travailleurs et des publics vulnérables.

Dans ce contexte incertain, ma priorité est de soutenir nos entreprises, de protéger les citoyens et de renforcer la résilience de notre économie face aux chocs futurs.

En tant que ministre de l’Economie, j’ai chargé le SPF Economie de mettre en place un dispositif de monitoring via une plateforme centralisée, afin de collecter des données auprès des fédérations et d’identifier rapidement les secteurs en difficulté. L’objectif est de mesurer avec précision les impacts, secteur par secteur, pour pouvoir apporter des réponses ciblées et préserver notre compétitivité.

Comme lors la crise de 2022, le mécanisme du facteur K au sein du Contrat programme a constitué un obstacle majeur à la viabilité économique du secteur de la distribution, en faisant en sorte que les fortes hausses des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux ne soient pas répercutées intégralement sur le consommateur final. Et cela au détriment du dernier maillon de la chaine de distribution qui a souvent été obligé d’acheter ses produits à un prix supérieur auquel il était autorisé à les vendre. Comprenez-vous que Brafco demande la suppression de ce facteur K ?

Le facteur K est un mécanisme ancien. A la mi-mars, nous avons réduit temporairement son impact pour le gasoil de chauffage et pour le gasoil diesel utilisé à des fins de chauffage, agricoles et/ou industrielles et commerciales. Le SPF Economie mène actuellement une étude sur sa pertinence et son efficacité. Les conclusions, attendues fin août, devraient permettre, sur la base d’une analyse approfondie, d’éventuellement adapter ce système.

Le Contrat programme sera-t-il maintenu ?

Le Contrat programme reste aujourd’hui un outil important pour contribuer à la stabilité des prix et la sécurité d’approvisionnement. Les conclusions de l’analyse en cours, qui seront complétées par une consultation des parties prenantes, permettront de préciser dans quelle mesure ce mécanisme doit être maintenu, adapté ou réformé.

Que pensez-vous de notre proposition de remplacer le prix maximum officiel par un prix de référence ?

C’est une piste intéressante. Elle pourra être analysée après l’évaluation du facteur K, afin de mieux refléter sur le marché belge les prix des produits à l’international, tout en protégeant les consommateurs.

Les discussions se poursuivent concernant les modalités d’un financement structurel pour Promaz, le fonds d’assainissement des sols pollués suite à une fuite d’un réservoir à mazout. Les trois régions et la CIAS (Commission interrégionale d’assainissement du sol) ont déjà donné leur accord pour augmenter la contribution à 10 € par 1.000 litres de mazout, car les 2 € actuels sont insuffisants pour couvrir les coûts d’assainissement. Pourquoi le Gouvernement fédéral ne donne-t-il pas son accord également ?

La trésorerie actuelle de Bofas, le fonds d’assainissement des sols des stations-service, qui a été transférée à Promaz, permet de maintenir la cotisation à 2 €/m3. L’augmentation à 10 €/m3 sera envisagée lorsque la volatilité des prix sera plus faible.

Une nouvelle demande, introduite par la Commission interrégionale d’assainissement du sol avec de nouveaux éléments visant à augmenter la contribution, est actuellement examinée par mes services.

Nous restons attentifs afin de pouvoir agir rapidement si nécessaire. Brafco, qui s’inscrit dans la transition énergétique, plaide pour que les carburants liquides à faible teneur en carbone et neutres en carbone, tels que le HVO, obtiennent la place qu’ils méritent dans le bouquet énergétique. Pourquoi ne pas défiscaliser le HVO pour le rendre plus attractif et favoriser son adoption comme alternative au diesel, plutôt que d’interdire les anciens véhicules diesel dans les zones à faibles émissions (LEZ) ?

La politique LEZ relève des régions, je ne peux donc pas m’y opposer. Personnellement, je suis favorable aux combustibles et carburants

alternatifs et je suis persuadé qu’ils feront partie de la solution, surtout dans les secteurs où l’électrification est difficile. L’hydrogène, par exemple, est idéal pour le transport de marchandises. Il faut simplement que les mesures fiscales rendent ces alternatives attractives. Le ministre de l’Energie s’investit pleinement dans ce dossier.

Le secteur travaille à la mise sur le marché d’un combustible liquide renouvelable (mélange de mazout et de bio-composants). Ce bioliquide pourrait remplacer le mazout 100% fossile, car nous estimons que, pour des raisons techniques ou financières, toutes les habitations ne peuvent pas être équipées d’une pompe à chaleur. Quelle est votre position à ce sujet ?

Je soutiens pleinement ces alternatives. Les bioliquides font partie des solutions pour décarboner le chauffage et devraient être davantage encouragés. Par ailleurs, les pompes à chaleur consomment beaucoup d’électricité. Nous devons nous poser la question de savoir si nous avons encore la capacité du « tout à l’électrique ».

Notre métier a besoin d’une main-d’œuvre rapidement et facilement mobilisable afin de pallier les pénuries aiguës de chauffeurs et de garantir la continuité des opérations. Pouvez-vous nous détailler les réformes que vous avez entreprises pour améliorer le marché du travail ?

Nous avons repensé le marché du travail pour qu’il soit moderne et souple, tout en protégeant les travailleurs. Parmi ces réformes :

• Limitation du chômage dans le temps pour inciter à retrouver un emploi.

• Réduction d’un milliard d’euros des cotisations sociales sur trois ans, en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises sans toucher au pouvoir d’achat des travailleurs.

• Flexibilisation du travail de nuit et augmentation des heures supplémentaires volontaires (240 p 360 heures).

• Réinstauration de la clause d’essai simplifiée pour les six premiers mois de contrat.

• Plafonnement des préavis à 52 semaines.

• Plan de retour au travail pour les malades de longue durée.

• Enfin, élargissement des flexi-jobs à tous les secteurs, y compris le vôtre, pour faciliter le recrutement et permettre aux travailleurs de compléter leurs revenus.

(N.d.l.r.) Lorsque cet entretien a eu lieu, le projet de loi se trouvait dans la phase finale des discussions au sein du gouvernement. La loi a été adoptée peu après, le 18 juin, permettant ainsi le recours aux flexi-jobbers dans le secteur de la distribution de combustibles depuis le 1er juillet.)

En quoi consistent les mesures ciblées en matière de chauffage devant protéger les publics vulnérables dont vous faites référence plus haut ?

Il s’agit d’un refinancement du Fonds Social Chauffage et du Fonds Gaz et Electricité à hauteur de 7,5 millions d’euros pour chacun. Les modalités pratiques doivent encore être décrites dans un arrêté royal.

L’accord de gouvernement prévoit une réforme budgétairement neutre du tarif social de l’énergie et des interventions du Fonds Social Chauffage, vers une intervention forfaitaire plus transparente, basée sur les revenus et le patrimoine, et neutre sur le plan technologique. Cela implique-t-il une fusion des fonds ?

Non, mais une réforme est menée pour revoir le tarif social de l’électricité. Il s’agit de mieux cibler les aides afin qu’elles bénéficient à ceux qui en ont vraiment besoin.

La crise au Moyen-Orient replace-t-elle l’énergie au cœur des priorités ?

L’énergie est un des piliers essentiels de la souveraineté stratégique. Avec l’envolée des prix de l’énergie et la menace sur la sécurité à long terme, l’Europe doit maintenant agir pour garantir son approvisionnement énergétique. Les choix passés nous ont plongés dans une dépendance industrielle et exposés à des coûts énergétiques élevés. Il est urgent de rompre ce modèle et d’investir massivement dans notre industrie, sur la base d’une énergie abordable et de partenariats solides.

En tant que ministre de l’Economie, la réindustrialisation de nos secteurs stratégiques, tels que l’énergie bas carbone, les matières premières, le numérique, la défense et la chimie, est essentielle à notre souveraineté.

David Clarinval, Vice-premier ministre et ministre de l’Emploi, de l’Economie et de l’Agriculture.

VAROPreem accélère la transition énergétique en Europe

Lors de l’événement clients organisé par VAROPreem le 12 juin dernier dans le magnifique Palais d’Afrique à Tervuren, l’accent n’a pas seulement été mis sur la valeur ajoutée de l’intégration de VARO et de Preem, entreprise énergétique et pétrolière suédoise, mais aussi sur son engagement dans les énergies renouvelables.

Dans son mot d’accueil, Olivier Vanbiervliet (Country President Belgium) a chaleureusement remercié les distributeurs pour leur collaboration. Il est revenu sur la période économique difficile, marquée par la crise au Moyen-Orient, les fortes fluctuations des prix, la pression sur les marges et les incertitudes en matière d’approvisionnement. Il a aussi appelé à la prudence malgré un possible apaisement.

À la suite de la fusion entre VARO et Preem au début de cette année, un nouvel acteur majeur du secteur de l’énergie a fait son apparition sur le marché. Magnus Heimburg (Deputy Chief Executive Officer and EVP Markets & Customers) a indiqué que les deux entreprises étaient auparavant de taille comparable avec des raffineries et des bases clients similaires en Europe et dans les pays nordiques. La fusion permet de combiner des compétences complémentaires comme la flexibilité commerciale, la gestion des risques et l’accès aux marchés européens.

Le nouveau groupe compte environ 4000 collaborateurs, 5 raffineries, un accès à plus de 120 terminaux et plus de 50.000 clients B2B dans 33 pays. Il est le deuxième plus grand producteur européen de carburants renouvelables et le troisième raffineur indépendant en Europe. Cette consolidation vise à sécuriser des capacités de production plus locales et diversifiées tout en réduisant la vulnérabilité aux chocs externes, a souligné Magnus Heimburg. VAROPreem dispose désormais d’une capacité significative en carburants conventionnels, en énergies renouvelables et en biogaz, ainsi que d’actifs clés dans la mobilité électrique via sa filiale Elexon.

Victor Guijs (Booklead Distillates Trading) a ensuite partagé son analyse du conflit au Moyen-Orient et de l’importance stratégique du détroit d’Ormuz. Il a

expliqué les répercussions potentielles de cette situation sur les prix et la disponibilité des carburants, ainsi que les mesures prises par VAROPreem pour en limiter autant que possible les conséquences, notamment sur le marché belge.

Outre la garantie d’un approvisionnement fiable en carburants à court terme, VAROPreem continue également d’investir dans des solutions contribuant à la transition énergétique à long terme. Les investissements de VAROPreem dans le HVO100 illustrent sa stratégie dans le développement des énergies renouvelables. Bas van Oosterhout (VP Customer Value Proposition) a positionné le HVO100 dans un contexte mondial marqué par une forte croissance des biofuels. Quant à la dynamique européenne, elle est portée par les politiques nationales issues de la directive RED, avec des niveaux d’ambition différents selon les pays, ce qui crée des marchés hétérogènes mais globalement en expansion, a-t-il précisé. Dans ce cadre, le HVO100 apparaît comme un levier central de décarbonation, notamment dans le transport routier et la logistique, principaux consommateurs, car ce produit peut être utilisé dans les moteurs diesel existants sans modification technique.

Après avoir souligné que les motivations des clients ne sont pas seulement techniques mais surtout climatiques, avec un objectif clair de réduction de l’empreinte carbone, Bas van Oosterhout a insisté sur les exigences croissantes en matière de traçabilité, de certification et de choix des matières premières (feedstock), devenues essentielles pour prouver les réductions d’émissions dans le reporting ESG (processus structuré par lequel une entreprise évalue et communique ses performances environnementales, sociales et de gouvernance, afin de renforcer la transparence et la prise de décision stratégique). VAROPreem est capable de distribuer le HVO100 à grande échelle via plus de 25 terminaux en Europe, avec un contrôle qualité interne complet.

MONDIALE EN BIOCARBURANTS

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Asie-Pacifique

Europe

Amérique latine

Autres

Tax shift : à partir du 1er août 2026, augmentation des accises sur le gasoil et le gaz naturel

et baisse des accises sur l’électricité à usage non professionnel

Comme annoncé dans l’accord de gouvernement fédéral et traduit dans le budget pluriannuel approuvé en novembre 2025, un tax shift sera mis en œuvre le 1er août prochain. L’objectif est de réduire la pression fiscale sur l’électricité et de l’augmenter sur les combustibles fossiles.

Concrètement, à partir du 1er août, les taux d’accises sur le gasoil H0/H7 ainsi que sur le gasoil diesel à des fins de chauffage (actuellement de 17,2564 €/m³ pour les deux variantes) et ceux sur le gasoil destiné aux applications industrielles et commerciales (actuellement de 22,8845 €/m³) seront relevés à 23 €/m³, puis augmentés chaque année jusqu’en 2029, à raison de 1 €/m³ par an.

Par ailleurs, les accises sur le gaz naturel seront également augmentées à partir du 1er août, puis relevées de nouveau au début des années 2027, 2028 et 2029.

Ces augmentations d’accises s’accompagnent d’une baisse des taux d’accises sur l’électricité à usage non professionnel (voir tableau).

Les accises sur l’essence et le diesel seront également augmentées, mais il s’agit d’une mesure ponctuelle. Cette hausse s’élève à un peu plus de 4,25 €/m³ et entrera en vigueur le 1er janvier 2027.

Pour le gaz propane et le charbon, aucune augmentation d’accises n’est prévue.

Augmentation des accises sur l’essence sans plomb (EUR/1.000 l)

Augmentation des accises sur le diesel et le gasoil (EUR/1.000 l)

Chauffage 17,2564

Augmentation des accises sur le gaz naturel à usage non professionnel (EUR/MWh) 0 à 12 MWh

Diminution des accises sur l’électricité à usage non professionnel (EUR/MWh)

De 0 à 20 MWh

De 20 à 50 MWh

De 50 à 25.000 MWh 46,7061

A partir de 25.000 MWh 38,2061

Procédure de récupération de la contribution Promaz non-due : pas pour demain

Depuis le 1er janvier dernier, une contribution de 2 €/m³ de gasoil et de gasoil diesel est due afin de financer Promaz, le Fonds d’assainissement des sols pollués suite à une fuite d’un réservoir de mazout. Cette contribution, tout comme celle de 1,6 €/m³ destinée au Fonds Social Chauffage (FSC), est facturée par l’entrepositaire agréé au revendeur, et ce sur l’ensemble du volume de gasoil rouge (H0/H7 et gasoil diesel) que ce dernier lui achète.

Cependant, la contribution Promaz – à l’instar de celle du FSC – n’est pas due sur les volumes de gasoil rouge livrés en exemption d’accise pour l’agriculture, l’horticulture, la sylviculture et la pisciculture en eau douce, ni sur les volumes de gasoil livrés au tarif d’accise applicable aux usages industriels et commerciaux. Il convient donc de prévoir une procédure de remboursement

de la contribution Promaz indûment perçue auprès du négociant.

En principe, la procédure existante de remboursement de la contribution FSC non-due pourrait également être appliquée à la contribution Promaz non-due.

Malgré les demandes répétées de la Fédération, cela n’est toutefois toujours pas possible. Cela s’explique par le fait que le contrat entre Promaz et les autorités relatif à la perception de la contribution Promaz n’a toujours pas été signé par les autorités, faute de clarification sur l’instance compétente en la matière ! Il en résulte que Fapetro, qui devrait normalement assurer la perception des contributions Promaz, n’a pas encore pu démarrer cette perception auprès des entrepositaires agréés. Et tant que cette perception n’est

pas opérationnelle, l’Administration ne peut pas non plus diffuser de circulaire concernant la procédure de récupération de la contribution Promaz non-due. Une véritable impasse…

Par ailleurs, avec l’alignement des taux d’accise applicables au gasoil à des fins de chauffage et au gasoil destiné aux usages industriels et commerciaux prévu pour le 1er août, la procédure tant attendue de récupération de la contribution Promaz sur le gasoil destiné aux usages industriels et commerciaux devra encore être adaptée pour les livraisons effectuées après cette date. Quant à savoir à quoi elle ressemblera, cela reste encore un grand point d’interrogation.

A suivre…

Johan Mattart

Combustibles de l’Avenir Résultats

de l’enquête 2026

L’enquête « Combustibles de l’Avenir » menée récemment par in4fuels auprès de 2180 utilisateurs de mazout en Belgique révèle une conclusion claire et étayée : une vaste majorité envisage d’utiliser des combustibles liquides pauvres en carbone, pour autant qu’elle puisse conserver son installation de chauffage existante et que la transition soit financièrement abordable. La volonté est donc grande parmi les consommateurs, mais la méconnaissance aussi.

Les résultats offrent à notre secteur des repères concrets en vue de la communication, de la sensibilisation et de l’influence de la politique.

La volonté est grande – et augmente avec la garantie de compatibilité 64% des répondants se disent prêts à passer aux combustibles liquides pauvres en carbone s’ils pouvaient se les procurer dès demain auprès de leur distributeur habituel. Lorsque ces répondants se voient confirmer explicitement que ces combustibles sont entièrement compatibles avec leur installation au mazout existante – sans adaptation ni frais supplémentaires – ce chiffre passe à 71%.

C’est un signal important. L’incertitude quant à la compatibilité avec la chaudière existante constitue encore un obstacle aujourd’hui. Une communication claire et étayée sur la compatibilité « drop in » a donc un impact direct sur la disposition à adopter les combustibles liquides pauvres en carbone.

En ce qui concerne le timing, 75% des répondants déclarent vouloir passer à des alternatives pauvres en carbone avant 2030. 42% souhaitent même le faire dès qu’un tel combustible sera disponible. Ces chiffres témoignent d’une demande réelle et urgente des consommateurs, que nous pouvons d’ores et déjà anticiper en tant que secteur.

Si ces combustibles liquides plus propres pauvres en carbone étaient disponibles auprès de votre distributeur,

les utiliseriez-vous ?

CHOIX UNIQUE – ÉCHELLE DE 5 POINTS

Si vous aviez la certitude de pouvoir continuer à vous chauffer avec votre installation de chauffage existante, quel pourrait être le coût supplémentaire de ces combustibles liquides pauvres en carbone par rapport au mazout ?

% de l'ensemble des répondants après application de la logique de saut (skip logic) dans les questions précédentes (n = 2 058).

Le prix et la fiabilité restent déterminants L’enquête confirme ce que le secteur pressentait déjà : le coût et la fiabilité sont les principaux facteurs qui déterminent le choix d’un système de chauffage. (N.d.l.r. : il est à souligner que l’enquête a été menée durant une période où les prix du mazout étaient très élevés.) Les considérations climatiques et les primes gouvernementales se classent nettement plus bas dans l’ordre des priorités des répondants.

Concrètement, 39% indiquent que leur choix en faveur de combustibles pauvres en carbone dépend de la différence de prix par rapport au mazout conventionnel. L’enquête montre par ailleurs que 82% des répondants seraient disposés à payer au maximum 10% de plus si un combustible propre adapté à leur installation était disponible.

La disposition à payer existe donc bien, mais la sensibilité au prix est grande et exige une communication transparente sur le surcoût réel.

Il est également à noter que les répondants qui refuseraient ces combustibles pauvres en carbone en raison du prix estiment systématiquement le surcoût à un niveau plus élevé que les répondants qui y sont favorables. Cette différence de perception du prix offre une opportunité de communication concrète : des informations ciblées sur le coût réel peuvent faire changer d’avis une partie des consommateurs qui hésitent.

Les utilisateurs de mazout activement en faveur de la durabilité, mais ils veulent conserver leur système de chauffage

Les utilisateurs de mazout belges ne sont pas des consommateurs passifs. Près de la moitié des répondants adaptent leur comportement : chauffer moins longtemps le logement (48,2%) et baisser le thermostat (46,4%) sont les deux mesures les plus fréquemment prises. Un plus petit groupe combine sa chaudière au mazout existante avec un chauffe-eau solaire (7,5%) ou une pompe à chaleur (8,0%).

L’attachement aux combustibles liquides est une opportunité : 71% des répondants déclarent vouloir rester fidèles aux combustibles liquides s’ils offrent une solution crédible pour réduire les émissions de CO2. Ce n’est pas du conservatisme, mais un choix pragmatique : les utilisateurs sont pour la durabilité, mais sans devoir se défaire de leur infrastructure existante.

Les combustibles pauvres en carbone restent mal connus

La faible connaissance des combustibles liquides pauvres en carbone est une conclusion tout aussi importante. 57% des répondants ne connaissent aucune alternative renouvelable. Les e-fuels sont les plus connus (33,4%),

suivis par le HVO (17,6%). L’EMAG et le R33 sont pratiquement inconnus du grand public. Les répondants qui connaissent les nouveaux combustibles indiquent le plus souvent en avoir entendu parler dans les médias (51%) et dans la newsletter sectorielle Fuel4You (47,4%). Le distributeur de mazout n’est cité comme source d’informations que par 14%, ce qui indique un moment de contact précieux mais sous-exploité.

Le secteur est ainsi placé devant le défi clair d’investir dans la communication. La volonté est là, mais la méconnaissance aussi. In4fuels assume ce rôle d’information via son site web, les articles de son blog et ses newsletters.

Se faire entendre des décideurs politiques

In4fuels utilisera activement les résultats de cette enquête dans son dialogue avec les décideurs politiques. Les chiffres sont sans appel : les utilisateurs de mazout belges sont prêts à contribuer à la transition énergétique, à condition que des solutions réalistes et financièrement abordables soient disponibles.

Ces conclusions soutiennent le plaidoyer en faveur de la neutralité technologique dans les choix en matière de chauffage et d’une diversification énergétique réaliste. La position du consommateur est claire. C’est à présent au secteur et aux pouvoirs publics de créer les conditions nécessaires.

À propos de l’enquête

L’enquête « Combustibles de l’Avenir » a été menée en ligne par in4fuels. Le travail sur le terrain s’est déroulé du 9 avril au 15 mai 2026. Les répondants ont été recrutés principalement via la newsletter d’in4fuels. 2180 répondants ont complété l’enquête dans son intégralité. Une présentation détaillée des résultats par question est à la disposition des membres sur simple demande adressée à Filip Lannoy par e-mail (filip.lannoy@brafco.be) ou par téléphone (0476/34.30.93).

Grâce à sa newsletter Fuel4You, In4fuels peut vous aider à fournir des informations à vos clients. Nous proposons des formules permettant aux distributeurs d’envoyer une newsletter personnalisée mensuelle à leurs clients. Pour en savoir plus, rendez-vous sur in4fuels.be/fr/ le-programme-fuel4you ou contactez Filip Lannoy (coordonnées ci-dessus).

Délégation d’Eurofuel en visite en Finlande, pionnière de la transition énergétique

Des représentants de Belgique, d’Allemagne, d’Autriche, de France et de Suisse se sont réunis en avril de cette année à Helsinki afin de discuter des directives européennes, des sources d’énergie renouvelables et du rôle des combustibles liquides dans le futur système énergétique.

Brafco a représenté la Belgique lors des réunions du comité technique, du comité PR et du conseil d’administration d’Eurofuel. Eurofuel défend les intérêts du secteur auprès des institutions européennes et plaide pour une vision sectorielle dans laquelle les combustibles liquides à faible teneur en carbone et renouvelables permettront de réduire considérablement les émissions de CO2.

Un point d’attention important est la manière de réduire les émissions sans devoir modifier les infrastructures existantes ni les systèmes de chauffage en fonctionnement. Selon Eurofuel, les décisions réglementaires doivent tenir compte des émissions, de l’efficacité énergétique, de la sécurité d’approvisionnement et des caractéristiques spécifiques des bâtiments existants. La question des combustibles liquides renouvelables figurait parmi les thèmes centraux de la réunion. Au sein d’Eurofuel, la Finlande est considérée comme pionnière dans l’utilisation de combustibles liquides renouvelables. Le HVO y est déjà largement utilisé, tandis que d’autres pays en sont encore à des projets pilotes ou à des tests de modèles de marché. C’est précisément cette expérience pratique qui a rendu la Finlande particulièrement intéressante pour la réunion d’Eurofuel.

Dans ce contexte, Teemu Sarjovaara, responsable du productmanagement chez Neste, a présenté les

développements actuels dans le domaine des combustibles à faible teneur en carbone tels que le HVO. Selon Neste, la demande en énergie liquide renouvelable connaît une forte croissance dans toute l’Europe. Cette croissance est particulièrement marquée dans le secteur des transports et des carburants pour l’aviation, mais aussi de plus en plus sur le marché du chauffage.

La délégation d’Eurofuel a pu découvrir des solutions pour les bâtiments, l’industrie et l’approvisionnement énergétique. De nouvelles technologies de

brûleurs ainsi que des solutions énergétiques hybrides y ont été présentées. La visite en Finlande a également montré que la transformation du marché du chauffage ne se fait pas uniquement au niveau politique, mais aussi dans le développement de produits, l’industrie et les applications pratiques. La réunion a souligné l’importance de la coopération européenne dans le domaine des combustibles liquides renouvelables.

VISITE D’OILON À LAHTI

Une autre étape du programme consistait en la visite de l’entreprise finlandaise Oilon, spécialisée dans les technologies de chauffage, située à Lahti. L’objectif était d’en apprendre davantage sur les activités de l’entreprise dans le domaine des technologies de combustion et des solutions énergétiques à faibles émissions. Lors de cette visite, les membres d’Eurofuel ont découvert les activités de recherche et développement de l’entreprise, notamment les travaux sur les technologies de combustion propre et les applications liées aux combustibles renouvelables. Une attention particulière a été portée aux technologies de brûleurs avancés capables de fonctionner à la fois avec des combustibles conventionnels et renouvelables.

Réunion de travail sur le HVO (de gauche à droite) : Teemu Sarjovaara, responsable du productmanagement chez Neste (Finlande), Arto Hannula, directeur général de la Heating Energy Association (Finlande) et Federica Miano, secrétaire générale d’Eurofuel (UE).
Visite du site de production d’Oilon à Lahti. On peut apercevoir Johan Mattart, directeur général Brafco (6e depuis la gauche), Moritz Bellingen, président d’Eurofuel (4e depuis la droite) et Guido Saenen, conseiller technique Brafco (1er à droite).
© Oilon/Marika Pitkänen

BtecCH met le cap sur les compétences du futur

L’Assemblée générale annuelle de BtecCH, qui a eu lieu cette année le 2 juin dernier, fut aussi l’occasion de dresser un état des lieux des grands enjeux du secteur et des priorités stratégiques à venir.

Dans son allocution d’ouverture , Werner Neuville, General Manager BtecCH, est revenu sur les principaux événements de l’année 2025 et a détaillé les projets de BtecCH dont le développement des connaissances, la formation, le renforcement de l’expertise au sein du secteur et le nouvel Experience Center. Inauguré le 28 avril à Anderlecht par BtecCH, GO!4TECH et Syntra Bruxelles, l’Experience Center est un lieu dédié à la formation pratique et à l’innovation dans le domaine des techniques énergétiques durables. Il vise à soutenir la transition énergétique en réunissant enseignement, secteur et professionnels. Dans un environnement d’apprentissage réaliste, les participants travaillent sur des installations en conditions réelles, notamment des pompes à chaleur et systèmes hybrides. L’accent est mis sur les exercices pratiques, le perfectionnement et la certification, afin de développer des compétences techniques adaptées aux besoins actuels du marché.

A l’issue de la partie statutaire de la réunion, Raf De Boeck (RTC Vlaanderen) a fait un exposé sur le rôle des Centres Technologiques Régionaux (RTC) comme soutien aux écoles techniques, architecturales et professionnelles, quel que soit le réseau d’enseignement. Les RTC

sont organisés au niveau provincial et offrent un soutien à plus d’une centaine d’écoles dans la région. L’objectif principal est de favoriser l’innovation dans l’enseignement en rapprochant les évolutions technologiques de l’industrie et les pratiques pédagogiques. Les RTC sont principalement financés par le Gouvernement flamand, avec un soutien complémentaire provenant des entreprises, des fonds sectoriels et des autorités locales. Ils travaillent de manière transversale pour tous les réseaux scolaires et se concentrent sur les filières d’études orientées vers le marché du travail.

Isabelle Sobotka (Bruxelles Environnement) a quant à elle donné une présentation sur l’Alliance Renolution, initiative bruxelloise axée sur la rénovation durable du bâti à Bruxelles. Le bâti est majoritairement ancien, énergivore, souvent mal isolé (c’est le cas de 30% des toitures). La Région bruxelloise compte 75% de locataires, 55% de logements en copropriété et 27% de ménages en situation de précarité énergétique. La charge des rénovations pèse souvent sur les propriétaires, tandis que les locataires en subissent les coûts. Sous la responsabilité d’un comité de pilotage interministériel régional et d’un comité stratégique mixte public-privé, l’Alliance Renolution est pilotée par une cellule

opérationnelle composée de Bruxelles Environnement, l’administration régionale en charge de l’environnement et de l’énergie, Urban.brussels, en charge de l’urbanisme et du patrimoine, et Constructiv, organisation paritaire du secteur de la construction. Le projet est basé sur les 2 piliers que sont un engagement politique fort (mandats donnés aux administrations) et une collaboration multi-acteurs autour d’une vision commune. De nombreux groupes de travail thématiques ont été mis en place pour le bon fonctionnement du projet. La dynamique de l’Alliance va se poursuivre, avec une ambition constante d’accompagnement et de soutien des acteurs, notamment pour les ménages les plus vulnérables.

Une table ronde a ensuite porté sur l’importance de la collaboration, du partage des connaissances et des formations dans le secteur des installateurs de chaudières et des pompes à chaleur. La diversité des points de vue a permis des échanges enrichissants et permettra de donner dans le futur une meilleure image du secteur. Les débats ont démontré qu’en conjuguant collaboration étroite et partage structuré des connaissances, le secteur sera en mesure de relever les défis et de saisir les opportunités de demain.

Débat d’experts modéré par Werner Neuville, General Manager BtecCH (de g. à d.) : Werner Neuville, Pieter Vielfont (GO!4TECH), Christophe Danlois (Bruxelles Environnement), Raf De Boeck (RTC), Kris De Wit (Gas.be), Wouter Vaesen (Bouwunie) et Koen Muziek (CVO Brussel).

Breakpoint ouvre son troisième Foodstation à Waregem avec son concept STUT

Après les ouvertures à Anvers et à Diegem, Breakpoint Foodstation poursuit son expansion avec une nouvelle implantation à Waregem. Situé à proximité immédiate des bretelles d’accès de l’E17, ce nouveau site combine mobilité et restauration dans un concept global tendance.

Breakpoint Foodstation Waregem se veut bien plus qu’une station-service ou de recharge classique. Les visiteurs y trouvent un shop ouvert 7j/7 avec de larges plages horaires et une offre variée de concepts food, du petit-déjeuner aux plats du soir. On y retrouve également des installations de ravitaillement en carburants et de recharge rapide pour voitures et camions – le tout sur un seul site.

Le concept de lunchs savoureux et frais STUT, qui fête cette année ses dix ans, s’installe dans le nouveau Breakpoint Foodstation de Waregem. Les clients continuent de profiter des mêmes produits STUT, du même service et de la même qualité, désormais dans un cadre plus moderne avec davantage de places assises, une terrasse agréable, des horaires élargis et une offre « grab & go » devenue très populaire auprès de ceux qui souhaitent déjeuner rapidement et sainement.

Avec l’ouverture de notre troisième Breakpoint Foodstation à Waregem, nous franchissons une nouvelle étape importante dans le développement de nos Energy Hubs : des lieux uniques où se rencontre mobilité, énergie et expérience food de qualité, détaille Xavier Dewulf, CEO de G&V Energy Group.

Q8 inaugure à Liège son premier « marché alimentaire digital » de Belgique

Q8 ouvre son tout premier « marché alimentaire digital » dans la stationservice de Liège-Grétry. Les clients peuvent y commander, via une borne de commande sur place ou en ligne, une large gamme de plats fraîchement préparés.

Avec ce marché alimentaire digital, Q8 franchit une nouvelle étape dans son évolution vers un acteur de la mobilité durable proposant une offre étendue de shop et de restauration. Les stations sont également adaptées en conséquence, avec davantage d’espaces de consommation et de restauration.

La station Q8 de Liège-Grétry a été équipée d’une nouvelle cuisine intelligente de seulement 4,5 m². Nous y préparons des versions premium de plats populaires, tels que des tacos, du poulet croustillant et des ‘loaded crinkles’, des potato wedges avec différents toppings, explique Sarah Pillen, Shop & Dealer Performance Manager chez Q8. La cuisine est connectée à une plateforme digitale via laquelle les clients peuvent commander les plats, tant via une borne de commande dans la station qu’en ligne via des plateformes telles que Just Eat Takeaway.com, Uber Eats ou Deliveroo. Le tout est livré à domicile, au bureau ou en déplacement par des coursiers à vélo.

La cuisine est connectée à une plateforme digitale via laquelle les clients peuvent commander.

Q8 s’attend à ce que cette offre élargie attire les consommateurs à différents moments de la journée. Le concept est déjà un grand succès pour Q8 au Danemark. Là-bas, sur les sites disposant d’une smart kitchen, les revenus liés au foodservice ont été multipliés par quatre au cours des six premiers mois, indique Sarah Pillen.

Waregem vient à peine d’ouvrir que la construction d’une quatrième et d’une cinquième Foodstations le long de l’E17 à Marke est déjà en phase finale.
Ces deux sites autoroutiers ouvriront en ce début de mois de juillet 2026

FULL SERVICES, THUIN

Grandir en restant fidèle à son identité familiale

Dans la distribution d’énergie, Full Services s’est imposée comme un acteur de référence dans le Hainaut et au-delà, avec une ambition claire : offrir un service de proximité et de qualité que les grandes structures peinent parfois à garantir.

Basée à Thuin, l’entreprise familiale a été fondée il y a vingt-cinq ans par Jean Fadel, après une carrière au sein de sociétés pétrolières telles que SECA et Q8. À ses débuts, Full Services exerçait principalement une activité de négoce. Les commandes étaient prises en charge en interne tandis que les livraisons étaient sous-traitées à d’autres distributeurs. L’entreprise a ensuite connu un véritable tournant avec le développement d’activités logistiques sur le zoning de Thuin. L’acquisition progressive d’outils de transport et l’arrivée du premier camion-citerne en 2008 lui ont permis de développer ses propres services. Les grandes entreprises n’arrivaient pas à porter du service jusque-là où nous voulions arriver, explique Jean Fadel (64), actuel CEO.

Aujourd’hui, la transition générationnelle est en cours. Jean Fadel prépare progressivement la relève avec ses enfants. Isabelle (33), diplômée en ressources humaines, pilote le département RH, tandis que Thomas (39), ingénieur agronome, diplômé en gestion d’entreprise, supervise les activités commerciales, le marketing ainsi que le développement des filières pellets et bois-énergie.

UNE OFFRE COMPLÈTE

L’activité historique de Full Services reste la distribution de produits pétroliers parmi lesquels mazout de chauffage, diesel routier, gasoil professionnel, essences et AdBlue. Sa clientèle est composée à environ 80% d’entreprises, d’industries, de transporteurs et de stations-service, les particuliers représentant les 20% restants.

Sous l’impulsion de Thomas, Full Services s’est fortement développée dans le secteur des pellets. Depuis 2018, elle propose la livraison de pellets en vrac par camion souffleur et, depuis 2023, la distribution de pellets en palettes. L’entreprise est distributeur exclusif de Badger

Jean Fadel, fondateur de Full Services, entouré de ses enfants Isabelle et Thomas à qui il confiera bientôt les clés de l’entreprise.

Pellets sur une vaste zone couvrant l’ouest de la Belgique et le nord de la France. Cette offre est complétée par la vente de bois de chauffage, de charbon, de charbon de bois, de sel pour adoucisseurs ainsi que par l’exploitation d’un drive-in combustibles. Full Services dispose également de deux stations-service en marque propre, à Thuin et à Tamines.

RIGUEUR DES PROCESS LOGISTIQUES

L’une des particularités de Full Services est d’avoir choisi de développer sa propre marque. Hormis les activités liées aux pellets Badger, l’entreprise travaille essentiellement sous son propre nom. Ce choix lui permet de conserver une grande liberté dans ses approvisionnements et dans sa stratégie commerciale. Full Services dispose de neuf camions-citernes, quatre

remorques-citernes et un semi-remorque pour la livraison de produits pétroliers, ainsi que de deux camions souffleurs pour les pellets en vrac et d’un véhicule dédié à la livraison de pellets par palettes. Notre réussite repose sur la rigueur de nos process ainsi que sur l’efficacité de nos fonctions de support – achats, gestion des commandes, dispatching, comptabilité, ressources humaines, etc. – structurées au niveau du groupe et mises au service de l’ensemble de nos entreprises, souligne Thomas Fadel.

Full Services a aussi établi des partenariats avec d’autres distributeurs sur l’ensemble du pays. Nous sommes d’ailleurs toujours à la recherche de nouveaux partenaires locaux afin de servir au mieux nos clients industriels là où ils se trouvent, poursuit Thomas.

OUTILS NUMÉRIQUES

Si Full Services reste attachée au contact humain, l’entreprise investit fortement dans les outils numériques afin d’améliorer le service rendu à ses clients. Son site internet permet aujourd’hui de consulter les produits, demander des prix, commander en ligne et effectuer des paiements sécurisés. Les commandes en ligne, lancées fin 2023, rencontrent un succès croissant, notamment auprès des particuliers qui apprécient la possibilité de commander en dehors des heures de bureau.

L’entreprise a également développé plusieurs outils innovants. Les jauges connectées installées sur certaines cuves permettent de suivre les niveaux de produit à distance, d’éviter les ruptures de stock et d’optimiser les tournées de livraison. Un estimateur de consommation aide quant à lui les clients à anticiper leurs besoins et à réduire les risques de panne.

La communication occupe également une place importante. Outre son site internet, Full Services est présente sur Facebook, Instagram et LinkedIn. L’entreprise diffuse régulièrement des newsletters, participe à des salons, soutient de nombreuses initiatives locales et organise chaque année des journées portes ouvertes qui permettent aux clients de découvrir les coulisses de ses activités. La dernière en date, organisée le 30 mai dernier, a rassemblée 300 clients.

APPROCHE PRAGMATIQUE

Full Services plaide pour une approche pragmatique de la transition énergétique. Plusieurs investissements ont déjà wété réalisés : installation de panneaux photovoltaïques, modernisation

des bâtiments, digitalisation des tournées et amélioration de l’efficacité énergétique des infrastructures. L’objectif est de réduire l’empreinte environnementale tout en maintenant un niveau de service élevé.

L’entreprise suit également avec attention l’évolution des biocarburants, du HVO, des carburants de synthèse, de l’hydrogène et des autres technologies émergentes. Pour Thomas Fadel, les pellets constituent déjà une réponse pertinente dans de nombreuses situations : La sciure de bois est devenue une ressource essentielle et largement disponible pour la production de pellets qui offrent une solution de chauffage alternative aux énergies fossiles.

Full Services livre de nombreux chantiers.
Distributeur exclusif de Badger Pellets, Full Services propose la livraison de pellets en vrac par camion souffleur et par palettes.

INTÉGRER L’IA

Comme de nombreuses PME, Full Services doit faire face à plusieurs défis majeurs : l’instabilité des prix de l’énergie, la complexité réglementaire, le coût des investissements, les difficultés de recrutement des chauffeurs et l’évolution rapide des technologies. Nous venons de reconfigurer l’ensemble de notre infrastructure IT afin de pouvoir intégrer l’IA au moment voulu. Car il faut se tenir à la page et rester compétitifs vis-à-vis d’opérateurs qui se regroupent, argumente Thomas. Malgré ces défis, les satisfactions restent nombreuses : la fidélité de certains clients sur plusieurs générations, la capacité à intervenir rapidement en cas d’urgence et la fierté de développer une entreprise familiale constituent autant de sources de motivation.

Fournir une énergie fiable, au bon moment

Pour Full Services, l’avenir du chauffage et de la mobilité ne passera pas par une technologie unique. L’entreprise croit à un mix énergétique combinant combustibles et carburants liquides à faible teneur en carbone, électricité, biomasse et solutions hybrides. Mais au-delà des évolutions technologiques, Full Services entend préserver ce qui fait son identité depuis sa création : la proximité avec ses clients. Comme le résume Thomas : Même si les technologies évoluent, notre priorité restera la même : fournir une énergie fiable au bon moment avec un service humain, réactif et professionnel. Notre ambition est de continuer à grandir sans perdre notre identité familiale, notre ancrage local et notre proximité avec les clients.

Production de réservoirs jusqu ’à 100.000 l

Constructions sur mesure, location de réservoirs

Neutralisation, nettoyage et élimination des réservoirs

Projets complets d’installation de réservoirs

Atelier: Molenstraat 107 • 2960 Brecht
Siège social: Theo Coertjenslaan 15 • 2960 Brecht
Le drive-in de Full Services est consacré principalement à la vente de pellets, bois et sel pour adoucisseurs.

Nouveaux tarifs au 1er juillet 2026

De nouveaux tarifs pour le prélèvement kilométrique sont d’application depuis le mercredi 1er juillet. La Région flamande introduit un nouveau paramètre classe d’émission CO2.

• Pour la région de Bruxelles-Capitale : il s’agit d’une indexation des tarifs.

• Pour la Flandre : un supplément lié aux émissions de CO2 est appliqué aux tarifs en fonction de la catégorie de classe d’émissions de CO2 du véhicule.

• Pour la Wallonie (SOFICO) : il s’agit d’une adaptation des tarifs conformément à la décision du conseil d’administration de la SOFICO du 28 novembre 2025, approuvée le 2 avril 2026 par le Gouvernement wallon.

SUPPLÉMENT LIÉ AUX ÉMISSIONS DE CO2

Le nouveau paramètre classe d’émission CO2 introduit en Flandre au 1er juillet 2026 découle d’une obligation européenne (déjà en vigueur dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne, en Autriche et au Danemark) et vise à encourager encore plus fortement la transition vers un parc de véhicules plus écologique.

Moins un véhicule émet de dioxyde de carbone (CO2), mieux c’est pour l’environnement ; le tarif à payer sera donc plus bas. Il existe 5 classes d’émission de CO2 : la classe 1 étant la moins écologique,

tandis que la classe 5 est la plus respectueuse de l’environnement.

Tous les utilisateurs doivent enregistrer leur classe d’émission de CO2 en tant que nouveau paramètre.

COMMENT DÉTERMINER LA CLASSE D’ÉMISSION CO2 DU VÉHICULE ?

• En règle générale, les véhicules immatriculés pour la première fois avant le 1er juillet 2019 se voient automatiquement attribuer la classe 1 d’émission de CO2. Aujourd’hui, 93% des véhicules ont la classe 1 d’émission de CO2.

• La classe d’émission 5 de CO2 est exclusivement réservée aux véhicules à zéro émission (ZEV).

• Via le calculateur sur le site de Viapass et à l’aide du certificat d’immatriculation, du dossier d’information du client (Customer Information File, CIF) et du certificat de conformité (Certificate of Conformity, CoC).

QUELLE PROCÉDURE SUIVRE UNE FOIS LA CLASSE ÉTABLIE ?

• L’utilisateur doit adapter les paramètres de son OBU.

• Viapass n’a pas la capacité de changer ces paramètres pour l’utilisateur, ce dernier doit contacter son prestataire de service.

• La procédure pour adapter les paramètres peut varier d’un prestataire de service à l’autre, soit par une plateforme client, soit en contactant le prestataire de service.

• Via le calculateur sur le site de Viapass, un document peut être généré reprenant les informations saisies par l’utilisateur ainsi que la classe d’émission de CO2 obtenue. Ce document pourra être transmis au prestataire de services afin de mettre à jour les paramètres de votre OBU. Si une preuve doit être fournie, l’utilisateur doit procurer les documents requis supplémentaires au prestataire.

Tarifs du péage kilométrique 2026 (en €/km)

classe

(*) Zone intra-urbaine bruxelloise = toutes les voies qui ne sont pas des autoroutes. ©Viapass éd. 01.07.2026

Capacité professionnelle (code 95)

Les chauffeurs titulaires d’un permis de conduire C ou CE doivent avoir suivi 5 cours de formation reconnus d’au moins 7 heures (soit un total de 35 heures de crédit) tous les 5 ans pour pouvoir renouveler leur permis de conduire.

Pour ces cours de « capacité professionnelle », vous pouvez vous adresser à Brafco, qui collabore à cet effet avec des partenaires de formation externes agréés. Les participants à ces modules de formation reçoivent un certificat de recyclage et 7 points de crédit.

Depuis l’entrée en vigueur de l’AR du 10 janvier 2013, les chauffeurs concernés doivent suivre au moins un module de cours dans chacune des 3 catégories suivantes :

I. Perfectionnement à la conduite rationnelle axé sur les règles de sécurité. Il s’agit, par exemple, des cours d’arrimage ou de conduite économique.

II. Application des réglementations. Il s’agit, par exemple, de cours ADR, de cours sur les temps de conduite et de repos, de cours relatifs aux documents de transport, ou à l’utilisation du tachygraphe.

III. Santé, sécurité routière et sécurité environnementale, service, logistique. Il s’agit, par exemple, de cours relatifs au constat d’accident, à la conduite défensive sur piste, aux premiers soins en cas d’accident, à la gestion de conflits, de l’agressivité ou du stress.

L’AR précise qu’au moins un des modules choisis par le conducteur doit être un module de conduite défensive ou économique contenant au moins trois heures de conduite pratique.

Les prix varient selon le module de formation. Sont compris dans le prix : syllabus, pause boisson, pause-café et lunch sandwichs. En Région wallonne, les formations sont prises en considération en vue d’une aide financière dans le cadre du « Chèque-formation ».

NOUVEAU : intervention dans le coût de la formation initiale ADR pour les nouveaux chauffeurs !

Sous certaines conditions, les employeurs ressortissant à la Commission paritaire 127 peuvent prétendre à une intervention forfaitaire de 500 euros du Fonds Social pour les coûts de la formation ADR initiale (et l’examen qui l’accompagne) des « nouveaux » travailleurs. (Voir www.brafco.be p Actualité p Affaires sociales).

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Cours ADR

Brafco organise elle-même ces cours ADR et collabore aussi à cet effet avec des organismes de formation agréés.

Vous pouvez contacter Brafco pour des cours initiaux et des cours de recyclage dans les catégories ‘colis’, ‘citerne’ et ‘produits pétroliers’. Vous pouvez vous inscrire vous-même ou un collaborateur à l'une de ces formations ADR via https://www.brafco.be/fr/formations

Les chauffeurs qui n’ont pas encore de certificat ADR ou dont le certificat a expiré peuvent s’inscrire au cours ‘produits pétroliers’ seulement s’ils doivent transporter des combustibles liquides (n° UN 1202, 1203, 1223 et fuel lourd des n°3082 ou 3256). Outre les deux jours de formation théorique, ils devront également suivre un demi-jour de formation pratique (exercices premiers soins + extinction incendie).

Chaque cours est suivi par un examen, qui a toujours lieu un samedi.

Cours ADR (catégories I + II)

Lieux

5000 NAMUR

Centre Lilon

Rue des Tanneries 1

5000 NAMUR Centre Lilon Rue des Tanneries 1

7522 TOURNAI (Marquain) Marque un stop Rue Terre à Brique 23

7522 TOURNAI (Marquain) Marque un stop Rue Terre à Brique 23

6880 BERTRIX Centre culturel Place des Trois Fers 9

Recyclage et initial Jour 1 Jour 2 Jour 3

Recyclage base (jour 1-2) + citerne (jour 3) Samedi 19/09/2026 Samedi 26/09/2026 Samedi 03/10/2026

Initial base Samedi 19/09/2026 Samedi 26/09/2026 Samedi 03/10/2026

Recyclage base (jour 1-2) + citerne (jour 3) Samedi 03/10/2026 Samedi 10/10/2026 Samedi 17/10/2026

Initial base Samedi 03/10/2026 Samedi 10/10/2026 Samedi 17/10/2026

Recyclage base (jour 1-2) + citerne (jour 3) Samedi 10/10/2026 Samedi 17/10/2026 Samedi 24/10/2026

Cours ADR (catégorie IV) Lieux Jour 1 Jour 2 Jour 3 (Exercice feu) pour les candidats en INITIAL

5000 NAMUR Centre Lilon Rue des Tanneries 1 Samedi 05/09/2026 Samedi 12/09/2026 Dimanche 13/09/2026

5000 NAMUR Centre Lilon Rue des Tanneries 1 Samedi 05/12/2026 Samedi 12/12/2026

Dimanche 13/12/2026

Brafco agréée dans le cadre

« Chèque-formation »

Brafco est agréée en qualité d’opérateur de formation dans le cadre du dispositif « Chèque-formation ».

Pour de plus amples renseignements, surfez sur www.pluxee.be ou contactez naziha.boulben@brafco.be

Pour obtenir un aperçu des formations proposées, veuillez contacter Naziha Boulben. Tél. : 02/213.14.12, naziha.boulben@brafco.be. Précisez où vous-même ou vos chauffeurs souhaitez suivre une formation et vous recevrez toutes les possibilités ! i

Brafco organise des cours ADR initiaux et des cours de recyclage dans la catégorie IV (« produits pétroliers ») en Région wallonne

Depuis trois décennies, Brafco organise des formations ADR (tant de base que de recyclage) pour les chefs d’entreprise et leur personnel.

L’agréation de la Fédération en tant qu’institut de formation ADR a été prolongée avec succès fin 2013 par le SPF Mobilité et Transports et ensuite confirmée par les régions, devenues compétentes notamment en matière de formation et d’examens des chauffeurs ADR suite à la Sixième Réforme de l’Etat.

Si vous êtes intéressé par les cours ADR initiaux et les cours de recyclage dans la catégorie IV (« produits pétroliers ») donnés par Brafco, complétez l’enquête ci-dessous. La Fédération vous recontactera par la suite. Le calendrier des cours proposé en page 23 de cette édition et sous la rubrique « Formations » du site web de Brafco reste bien entendu d’actualité.

Enquête cours ADR dans la catégorie IV (« produits pétroliers »)

A compléter et à renvoyez par courrier (Brafco, rue Léon Lepage 4, 1000 Bruxelles) ou par e-mail (info@brafco.be)

Société :

Code postal et commune :

Tél  :

Nom du chauffeur

E-mail :

Type de permis ADR actuel (*)

Date d’échéance du permis ADR actuel

Type de cours de recyclage souhaité (**)

Cours en semaine ou cours le samedi (week-end) (***)

(*) Indiquez « G » (général) ou « PP » (produits pétroliers).

(**) Indiquez « G » (général) ou « PP » (produits pétroliers). Attention : il n’est pas possible d’obtenir un certificat ADR ‘général’ en suivant un cours de recyclage ‘produits pétroliers’.

(***) Indiquez « S » (semaine) ou « WE » (weekend).

Brafco propose le service individuel de conseiller à la sécurité ADR

La fonction de conseiller à la sécurité ADR peut être exercée par le chef d’entreprise, une personne qui exerce d’autres tâches au sein de l’entreprise ou une personne extérieure à l’entreprise.

Toute entreprise qui transporte des marchandises dangereuses par route et/ou effectue des opérations de chargement, déchargement ou remplissage y compris les opérations de transfert de la route, du rail ou des voies navigables vers un autre mode de transport et vice versa doit disposer d’un conseiller à la sécurité ADR. Depuis deux décennies, les entreprises qui ne disposent pas d’un conseiller à la sécurité ADR peuvent s’adresser à Brafco, qui propose ce service individuel.

Attention, la Région wallonne a publié un catalogue d’amendes au Moniteur belge. Celui-ci prévoit, entre autres, une amende de 6.500 € pour les entreprises qui n’ont pas désigné de conseiller à la sécurité ADR.

Vous souhaitez en savoir plus sur les missions du conseiller à la sécurité ADR ou recourir à Brafco en tant que conseiller à la sécurité ADR externe ?

Contactez Emmanuel Cécille pour obtenir un DEVIS SANS ENGAGEMENT

• par mail  emmanuel.cecille@brafco.be

• par tél. : 0496/50.71.91

Les travailleurs du secteur ont droit à des éco-chèques en juillet

NOUVELLES

Les employeurs qui ressortissent à la Commission paritaire pour le Commerce de Combustibles (CP 127) sont tenus d’octroyer des éco-chèques à leurs ouvriers dans le courant du mois de juillet.

Pour le calcul du droit aux éco-chèques, il est tenu compte de la période de référence allant du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026 Les ouvriers occupés à temps plein pendant toute cette période peuvent prétendre au montant maximum de 250 euros

Les ouvriers occupés à temps partiel ou ceux qui sont entrés en service ou ont quitté l’entreprise au cours de la période de référence ont droit à une partie de ce montant :

• Occupation à partir de 4/5 : 250 €

• Occupation à partir de 3/5 : 200 €

• Occupation à partir de 1/2 : 150 €

• Occupation à moins de 1/2: 100 €

• Occupation incomplète : 20 € par mois complet d’occupation

Les éco-chèques doivent être mis à disposition au cours du mois de juillet et restent valables pendant 24 mois à compter de leur date d’émission. Leur octroi s’effectue exclusivement sous forme électronique (les écochèques papier n’existent plus).

À QUOI PEUVENT SERVIR LES ÉCO-CHÈQUES ?

Les éco-chèques peuvent être utilisés comme moyen de paiement pour l’achat d’un large éventail de produits et de services à caractère écologique.

Les éco-chèques permettent aux travailleurs d’acheter des biens et services de nature écologique. Ceux-ci sont repris dans une liste officielle.

La liste officielle comprend notamment :

• Produits et services écologiques

• Mobilité et loisirs durables

• Réutilisation, recyclage et prévention des déchets

• Circuits courts

Vous trouverez de plus amples informations ainsi que la liste complète des produits et services autorisés sur le site suivant : https://emploi.belgique.be/fr/themes/remuneration/ecocheque

Nouvelles mesures en droit du travail à partir du 1er juin 2026

Le 1er juin 2026, plusieurs mesures de l’accord de gouvernement fédéral ont été publiées au Moniteur belge. Pour les employeurs relevant de la Commission paritaire pour le Commerce de Combustibles (CP 127), les modifications suivantes sont particulièrement importantes…

TRAVAIL DE NUIT

Le travail de nuit reste défini comme le travail effectué entre 20h et 6h, mais l’interdiction générale du travail de nuit est supprimée. Pour 14 secteurs (dont celui du négoce et de la distribution de combustibles), une définition dérogatoire du travail de nuit s’applique. Pour les nouveaux travailleurs (engagés à partir du 1er juin 2026), les éventuelles primes de nuit peuvent être limitées aux prestations effectuées entre 23h et 6h Pour les travailleurs entrés en service avant le 1er juin 2026, les primes de nuit existantes restent applicables pour les prestations effectuées entre 20h et 6h. Par ailleurs, les procédures d’introduction du travail de nuit sont simplifiées.

HEURES SUPPLÉMENTAIRES VOLONTAIRES

Depuis le 1er avril 2026, un nouveau régime structurel d’heures supplémentaires volontaires est en vigueur. Les travailleurs peuvent désormais prester jusqu’à 360 heures supplémentaires volontaires par année civile, sans devoir justifier d’un motif et sans repos compensatoire obligatoire. Ces heures ne sont en outre pas prises en compte pour le calcul de la limite interne de la durée du travail.

Parmi ces 360 heures, 240 heures bénéficient d’un régime fiscal et social avantageux, sans sursalaire, sans cotisations de sécurité sociale et sans impôt des personnes physiques

L’accord écrit entre l’employeur et le travailleur est désormais conclu pour une durée d’un an et est reconduit automatiquement, sauf dénonciation.

Pour les travailleurs à temps partiel, des conditions supplémentaires s’appliquent : les heures supplémentaires volontaires ne sont autorisées qu’en cas d’accroissement temporaire du travail et à condition que le travailleur soit occupé à temps partiel depuis au moins trois ans.

LIMITATION DU DÉLAI DE PRÉAVIS

Pour les contrats de travail prenant effet à partir du 1er juin 2026, le délai de préavis maximal en cas de licenciement par l’employeur est plafonné à 52 semaines. Cette limitation ne s’applique qu’aux nouveaux contrats de travail ; les règles actuelles restent d’application pour les contrats existants. Pour les contrats de travail qui débutent après le 1er août 2026, le délai de préavis est d’une semaine pendant les six premiers mois du contrat de travail. Cela s’applique aussi bien en cas de licenciement par l’employeur que de démission du travailleur. Le délai de préavis commence à courir le lundi suivant la notification du licenciement.

Les travailleurs peuvent désormais prester jusqu’à 360 heures supplémentaires volontaires par année civile, sans devoir justifier d’un motif et sans repos compensatoire obligatoire.

Plus d’informations

Vous trouverez davantage d’informations sur ces mesures sur le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale : https://emploi.belgique.be/ fr/actualites/modernisation-du-droit-du-travail-partir-du-1er-juin2026-nouvelles-mesures-mettant-en

Pour l’application concrète au sein de votre entreprise, vous pouvez également contacter votre secrétariat social.

Flexi-jobs étendus à tous les secteurs Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Le législateur fédéral a approuvé l’extension du système des flexi-jobs à tous les secteurs. Depuis le 1er juillet 2026, en principe, toutes les entreprises peuvent recourir à des travailleurs flexi-job.

Pour le secteur de la distribution de combustibles, cela signifie que les flexi-jobs sont également autorisés, mais toujours dans le cadre légal et dans le respect de la convention collective de travail (CCT) de la Commission paritaire 127.

LA CCT SECTORIELLE RESTE DÉTERMINANTE

La CCT sectorielle définit les règles concrètes d’application des flexi-jobbers dans le secteur. Les principes suivants s’appliquent notamment :

• les flexi-jobbers ne peuvent être employés qu’à titre complémentaire (et non pour remplacer des travailleurs fixes) ;

• interdiction de recourir à des flexi-jobbers pour des fonctions pour lesquelles on invoque simultanément le chômage économique ;

• maintien de l’effectif de personnel existant ;

• exclusion des flexi-jobbers des avantages sociaux sectoriels via le Fonds Social.

Condition d’accès Au moins 4/5 chez un autre employeur

Complètement pensionné

Exonération fiscale Jusqu’à 18.000 € par an Pas de plafond de revenu standard comme pour les travailleurs actifs

Avantages sectoriels Exclusion Exclusion

Ces dispositions restent essentielles dans l’application sectorielle.

DIFFÉRENCE IMPORTANTE : TRAVAILLEURS VS PENSIONNÉS

La législation établit une distinction claire entre les flexi-jobbers qui travaillent au moins à 4/5 et les pensionnés . Cela a des conséquences sur les conditions d’admission et le traitement fiscal.

NOUVELLES RÈGLES ET CONTRÔLE PRATIQUE

Les travailleurs peuvent facilement vérifier leur statut et leur droit à un flexi-job via MyCareer (mycareer.be) . Cette application officielle permet, sur la base des données de la sécurité sociale, de vérifier si une personne remplit les conditions pour travailler en tant que flexi-jobber.

IMPORTANT À SAVOIR

La convention collective de travail sectorielle est entrée en vigueur le 1er juillet 2026, en même temps que la nouvelle réglementation fédérale.

Pour l’application concrète du régime des flexijobs dans l’entreprise, les employeurs peuvent toujours faire appel à leur secrétariat social pour obtenir des conseils et un soutien administratif.

Les travailleurs peuvent facilement vérifier leur statut et leur droit à un flexi-job via MyCareer (mycareer.be).

Formation gratuite « Coach sur le lieu de travail »

L’importance des formations ne cesse d’augmenter. Les travailleurs expérimentés jouent un rôle majeur dans la transmission des connaissances pratiques aux nouveaux collègues. Lors de la formation gratuite « Coach sur le lieu de travail », les chauffeurs expérimentés apprennent à former de nouveaux collaborateurs aux compétences nécessaires sur le lieu de travail.

QU’APPREND UN TRAVAILLEUR DURANT LA FORMATION ?

• Donner et recevoir un feed-back de manière constructive

• Aider les (nouveaux) collègues à se développer

• Identifier les différents rôles au sein d’une équipe

• Reconnaître les moteurs de la motivation

• Reconnaître les dynamiques et les conflits au sein d’une équipe

INFORMATIONS PRATIQUES

La formation « Coach sur le lieu de travail » est destinée aux travailleurs expérimentés ou aux chefs d’entreprise qui forment de nouveaux collègues. Elle se déroulera le vendredi 18 septembre 2026 en français et le mardi 22 septembre 2026 en néerlandais, chaque fois de 8h30 à 16h00, à Bruxelles.

• L’inscription est gratuite et possible jusqu’à deux semaines avant la formation. En cas d’annulation moins de cinq jours ouvrables avant la formation, nous serons obligés de facturer le coût total par participant.

• De plus amples informations et le formulaire d’inscription sont disponibles sur le site web du Fonds social via fonds127.be/fr/calendrier

Les

La formation « Coach sur le lieu de travail » est destinée aux travailleurs expérimentés ou aux chefs d’entreprise qui forment de nouveaux collègues.

jours de repos compensatoire et les avantages sociaux sont facilement consultables en ligne

Les travailleurs des entreprises qui ressortissent à la CP 127 peuvent facilement consulter leurs jours de compensation en ligne via la plateforme gratuite « La Fontaine online ».

COMMENT CELA FONCTIONNE-T-IL ?

Les travailleurs accèdent automatiquement à la plateforme en se connectant électroniquement à l’aide de leur eID ou via ITSME. Le guide d’utilisation leur permet de prendre en main la plateforme digitale facilement et sans difficulté. Sur la plateforme, ils trouvent notamment des informations sur les jours de compensation payés, les primes de fin d’année, les primes syndicales et d’autres avantages sociaux. De plus, ils peuvent consulter à tout moment, via un calendrier de paiement pratique, la date à laquelle leurs jours de compensation pris seront versés.

EN TANT QU’EMPLOYEUR, VOUS N’AVEZ PAS ENCORE ACCÈS À « LA FONTAINE ONLINE » ?

Pour accéder à la plateforme en tant qu’employeur, remplissez le formulaire de demande en indiquant votre numéro d’identification du registre national ou celui d’un travailleur. Le Fonds Social traitera ces données et vous enverra une confirmation.

https://fonds127.be/fr/le-fonds/la-fontaine-online

SKB explore Lille…

Aux premières heures du samedi 18 avril, un groupe de négociants en combustibles et carburants de Flandre Occidentale et de Flandre Orientale s’est réuni à Bruges et à Courtrai, où un autocar devait les conduire à Lille, capitale de la Flandre française et de la Région Hauts-de-France.

Aleur arrivée, les participants ont été accueillis par un copieux petit-déjeuner dans l’imposant hôtel Couvent des Minimes, ancien couvent du XVIIe siècle. Malgré une météo peu clémente, les participants ont parcouru de nombreux kilomètres à

pied, accompagnés de deux guides qui leur ont transmis leur connaissance de « la plus flamande des villes françaises et la plus française des villes flamandes ».

Afin de découvrir les nombreux sites de la ville natale du général de Gaulle (dont la place centrale porte le nom), il aurait fallu prolonger le week-end d’une journée supplémentaire.

Après un dîner de clôture dans un restaurant typiquement sicilien, le groupe a regagné ses foyers satisfait et comblé. Tous s’accordaient à dire que le président de SKB, Koen Roose, ainsi que ses « assistants ad hoc » Katrien Verstraete et Jan Dauw, avaient organisé cette excursion de manière irréprochable.

ASYP organise un séminaire à… Vienne !

Après la Toscane l’an dernier, Vienne a été la destination du onzième symposium à l’étranger organisé début mai par l’Union professionnelle anversoise ASYP.

Le président Fons Lambaerts et le secrétaire Tom Hofmans avaient fixé rendez-vous à l’aéroport de Zaventem aux premières heures du 1er mai. Quelques heures plus tard, la délégation de l’ASYP, composée de vingt-six membres, atterrissait à Vienne, capitale de l’Autriche et véritable centre culturel du pays.

De nombreux sujets très variés ont été abordés lors du séminaire. Le premier thème de discussion était – faut-il s’en étonner ? – le blocage du détroit d’Ormuz et son impact sur les prix du pétrole. Une attention particulière a en outre été portée aux mesures énergétiques du paquet « Fit for 55 » de la Commission européenne ainsi qu’au tax shift envisagé par le gouvernement fédéral qui, après avoir été reporté à plusieurs reprises, devrait être mis en œuvre le 1er août prochain.

Par ailleurs, une part importante du programme a été consacrée à la découverte culturelle. Une

visite a ainsi été organisée au palais de la Hofburg. Le groupe s’est ensuite rendu à l’École espagnole d’équitation, où il a assisté à un entraînement matinal des célèbres chevaux lipizzans blancs. La délégation a également visité le quartier de Spittelberg, l’imposant complexe du palais du Belvédère, ainsi que les Gazomètres. En soirée, un concert donné par des musiciens

de tout premier plan dans l’une des salles de concert les plus prestigieuses au monde a offert aux participants un moment culturel inoubliable.

Ce symposium de trois jours a donc été, tant pour les organisateurs que pour les participants, une nouvelle réussite sur tous les plans.

Les membres de l’ASYP réunis à Vienne pour leur 11e symposium, placé sous le signe des enjeux énergétiques et de la découverte culturelle.
Des négociants de Flandre Orientale et de Flandre Occidentale conquis par la richesse historique et culturelle de la capitale flamande des Hauts-de-France.

Les porte-parole de Brafco répondent à la presse

Ces derniers mois, les porte-parole de Brafco ont apporté leur expertise dans de nombreux médias afin d’expliquer les conséquences des tensions géopolitiques sur les prix des combustibles et carburants. Leurs analyses ont permis d’éclairer les mécanismes du marché et les enjeux auxquels sont confrontés les professionnels comme les consommateurs.

HET LAATSTE NIEUWS - 19 MAI 2026

Retrouverons-nous un jour les anciens prix des carburants d’avant la crise? Selon Johan Mattart, cela n’est pas forcément exclu: « L’année dernière, le prix moyen était également inférieur aux prix records enregistrés auparavant. Une fois le conflit résolu, il est probable que nous revenions au niveau de prix normal d’avant le 28 février, date à laquelle les ÉtatsUnis ont lancé leur attaque contre l’Iran. Si une solution est trouvée, les prix à la pompe chuteront en flèche, bien plus rapidement qu’ils n’ont augmenté ces derniers mois. »

LA LIBRE - 20 MAI 2026

Le cours du Brent a tendance, ces derniers jours, à se stabiliser autour des 110 $, soit 40 $ de plus qu’avant la crise. Doit-on craindre que ce record soit prochainement dépassé ? « Je n’ai pas de boule de cristal mais, comme c’est le cas depuis le début de la crise, le principal nœud du problème, c’est le détroit d’Ormuz (N.d.l.r. : fermé par les Iraniens depuis les premières attaques américaines) », précise Vincent Orts. Or la situation sur place est toujours très tendue. Il y a bien eu une légère diminution du Brent car les relations entre la Chine et les USA semblaient s’être apaisées avec la venue du président américain à Pékin mais ces relations restent fragiles. »

RTL-TVI - 30 MAI 2026

Selon la Sofico, le gestionnaire des autoroutes et routes régionales wallonnes, le nombre de kilomètres parcourus quotidiennement sur les axes wallons a diminué de 7,1% entre mars et avril. Malgré cette baisse apparente de l’utilisation de la voiture, les chiffres du SPF Economie montrent une évolution inverse concernant les ventes de carburant. En avril 2026, 40,9 millions de litres de carburant supplémentaires ont été consommés en Belgique par rapport à la même période de l’an dernier. Cette hausse ne s’explique pas par une augmentation du trafic belge, mais par un phénomène bien connu dans les régions frontalières : le tourisme des carburants. Emmanuel Cécille explique : « Les prix de l’essence en Belgique ont augmenté moins que dans les pays frontaliers comme la France, l’Allemagne ou les PaysBas. Ce qui fait que les automobilistes de ces pays sont venus faire le plein en Belgique. »

Cette attractivité s’explique notamment par le système du Contrat programme. Par ce mécanisme, les hausses sont davantage encadrées qu’ailleurs, ce qui rend les stations belges plus attractives pour les consommateurs que celles de nos pays voisins.

L’AVENIR

- 18 JUIN 2026

Se rapprocherait-on du prix du baril de Brent à 71 $ comme avant la guerre ? Il y a toutefois un gros bémol, celui du coût du transport. « Les primes de risque des affréteurs jouent aussi sur le prix du baril », explique Vincent Orts. « Tant que le détroit d’Ormuz était fermé, cette prime était assez élevée. Désormais, on peut espérer qu’il y aura un retour à la normale et que la confiance va revenir au niveau de la sécurité maritime. Quoi qu’il en soit, la réouverture du détroit d’Ormuz réduit l’incertitude pour les transporteurs et apaise le marché de l’assurance, ce qui va entraîner une réduction de la prime de risque. »

MOBILITY ENERGY - JUIN 2026

« Cette crise est pire que celle de 2022 », explique Johan Mattart. « Lorsque la Russie a envahi l’Ukraine, le facteur K a été activé durant 6 jours. Tandis qu’en mars de cette année, au début du conflit au Moyen-Orient, il a été activé durant 18 jours consécutifs. Cela a entraîné de nombreuses difficultés, car si le facteur K dépasse le seuil de 1,2, les prix CIF, qui servent de base au calcul des prix maximums, sont réduits artificiellement. Ainsi, le facteur K était de 1,3847 le 11 mars, ce qui a conduit à un ajustement à la baisse du prix CIF de 13,30%, soit une amputation de la marge de distribution à hauteur de 18,40 euros par mètre cube (pour le diesel). Par conséquent, le prix d’achat pour le pompiste était supérieur au prix maximum auquel il pouvait vendre le produit. »

Johan Mattart dans les pages de Mobility Energy.
Emmanuel Cécille interviewé par RTL-TVI.
Vincent Orts sur les ondes de la RTBF.

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Degrés-jours

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