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INSTANT TROYEN 33 MARS

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Tendances et astuces pour être bien chez soi

Décryptage

Le renouveau du jeu de société

Benoît Velut fait rayonner le vignoble champenois

Portrait

OUVERTURE ALPINE TROYES

Découvrez notre showroom dédié

PRINTEMPS, MODE D’EMPLOI

Bonne nouvelle : le printemps est là. Du moins, en théorie. Car, en pratique, on a tous déjà connu ce moment où l on range l écharpe en mars pour la ressortir en avril. Alors, autant ne pas attendre la météo idéale pour découvrir cette 33e édition d Instant Troyen. Une édition pensée comme un guide pratique, pour se remettre en mouvement dès maintenant. On commence par la maison et par ces idées de déco qui parlent à nos sens et qui font tellement de bien. Comme d habitude, on est sur du simple, du pratique, du « ça change l ambiance sans refaire le salon ». Et puis, qui dit printemps dit… grand nettoyage. Là encore, pas de grandes leçons, juste une « shortlist » utile faite de vinaigre blanc, de bicarbonate, de savon noir, d acide citrique ou de savon de Marseille. De quoi faire e cace, sans transformer l appartement en laboratoire.

Ensuite, on sort. Parce que Troyes et ses environs ont ce talent d o rir des escapades à deux pas. Direction Sainte-Savine pour l Art déco, puis une pause s impose en centre-ville avec un café céramique. L idée est simple et tellement séduisante : vous choisissez votre mug, vous le peignez et vous repartez avec quelque chose d utile et de personnel. Seule di culté : assumer vos choix de couleurs !

Et comme le printemps, c est aussi l envie de partager, ce numéro remet le mot « ensemble » à l honneur. Que ce soit avec les jeux de société (car oui, les boîtes en carton reviennent en force, avec leur stratégie et leur mauvaise foi assumée) ou avec les apéro-peinture : un verre dans une main, un pinceau dans l autre et … une toile qui finit souvent plus réussie que prévu !

Enfin, on n oublie pas celles et ceux qui vivent la création au quotidien : bijoux, ateliers intergénérationnels et même une boutique de cosplay qui prouve qu on peut être sérieux… sans se prendre au sérieux.

Au fond, c est ça l esprit de ce printemps troyen : moins de grands discours et plus d idées à picorer. Alors, prenez ce qui vous ressemble, laissez le reste, et surtout… passez un bon moment en tournant ces pages. Bel Instant à tous et belles découvertes !

HORS SÉRIE du journal L Est Éclair/Libération. Éditeur de la publication journal L Est Éclair/Libération Champagne. Présidente et Directrice de la publication Géraldine Baehr-Pastor. Éditeur délégué : Nicolas Fostier. Responsable éditorial : Alizée Szwarc Meireles. Coordination : Alizée Szwarc Meireles, Manon Postal et Léa Laurent. Relecture Catherine Anna Gublin. Pour contacter la rédaction : redactioninstant@rosselestmedias.fr - Direction artistique et conception Prémédias du journal l Union. Conception publicités : Prémédias Est Eclair - Illustration de Une : One Shot-CR Photography. Régie publicitaire Global Est Médias, 1 rue de la Vicomté - 10000 Troyes. Pour contacter la régie : communication-instant@rosselconseilmedias.fr - C.P.P.A.P. n° 0626 C 86412. Imprimé par Drifosett - Av. du Four à Briques 5, 1140 Evere, Belgique. ISSN : 0243-2056. Dépôt légal à parution. Provenance du papier : Gratkorn (Autriche). Taux de fibres recyclées : 0 %. Les papiers utilisés sont certifiés PEFC 70 % (fibre de bois issue de forêts gérées durablement). L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

CONTRIBUTEURS

Le Bonheur des Gens

Photographes passionnés par "Le Bonheur des Gens", c’est l’énergie créative de TADAAAM Studio, mais en photo et vidéo! Reportage événementiel, corporate, photocall, trombinoscope, studio, packshot, after movie, Sophie et Nicolas sont des touche-à-tout.

Sylvain BORDIER

Sa passion pour la photographie débute en 1981. Sylvain a un regard tout en contraste pour mettre en lumière ses portraits. Il aime révéler le détail qui fera d’une photo, une histoire.

Joy DONIN

Consultante en communication et créatrice de contenu, Joy explore les adresses emblématiques, les nouveautés et les initiatives locales qui font rayonner l’art de vivre champenois. Passionnée de sorties, de bien-être et de gastronomie, elle partage les histoires et les lieux qui font vibrer la région.

Charline GIRARDEL

Charline est auteure santé et bien-être publiée dans de grandes maisons d’édition. Ancienne prof de yoga spécialisée dans l’événementiel, cette personnalité pétillante prône la bienveillance, la joie et le bonne humeur.

Fabienne HÉRARD

Passionnée de randonnée et de nature, Fabienne met son talent de créatrice de voyages à votre service. Par ses reportages, elle partage son expérience du slowtourisme dans l’Aube et en France.

Léa LAURENT

Léa, Pinterest addict, forme un duo créatif avec Manon pour piloter l'Instant en ligne. Toujours à l'a ût des tendances mode et bien-être, elle insu e style et fraîcheur aux contenus qu'elles imaginent ensemble. Elles sont le visage de l'Instant digital.

Dove MLEH

Dove MLEH, DJ passionné, enflamme les foules avec des sets énergiques et innovants. Derrière ses platines, il déploie un univers sonore unique. Collectionneur fou de vinyles et cassettes, il incarne une encyclopédie musicale vivante.

Anna MARÉCHAL

Journaliste tout-terrain naviguant entre Troyes et Paris, Anna écrit aussi bien des enquêtes de société que des analyses des spécialités du terroir aubois. En clair, tout ce qui peut nourrir le corps et l’esprit!

Amélie MASLAG

À l'écoute des tendances et des envies, Amélie façonne des intérieurs surmesure où chaque détail compte. Avec sa touche d'audace et de sensibilité, elle imagine des lieux uniques, pensés pour sublimer le quotidien.

Lola MATHEY

Écrire et photographier, deux passions que Lola, aime partager ici à travers des articles tout en authenticité. Jeune femme solaire, il lui tient à cœur de vous faire découvrir notre jolie ville et ses environs.

Laure MELCHIORI

Rédactrice tout-terrain et ex-Parisienne, Laure apporte un regard extérieur sur notre région et interviewe toujours avec plaisir ses habitants cosmopolites. Détectrice de pépites, son seul credo : vous écouter et vous magnifier.

Clément MEUNIER

Journaliste depuis près de 20 ans à Paris puis en Champagne, Clément a le sport et l'automobile dans la peau... Il teste pour nous de nombreux véhicules. Ex-humoriste, il est aussi patron d'un café-théâtre et est passionné par le monde de la culture.

ONE SHOT-CR PHOTOGRAPHY

Christopher, au travers de ses clichés, cherche à transmettre des émotions. Il aime créer des photographies qui laisseront de multiples interprétations.

Manon POSTAL

Manon, accro d'Instagram, co-pilote l’Instant en ligne avec Léa. Entre rédaction et création de contenus, elle traque les pépites gastronomiques et les escapades inspirantes à partager avec leur communauté. Elles sont le visage de l'Instant digital.

Océane ROLLOT

Avec une curiosité insatiable et son œil de marketeuse, Océane explore bien-être, art de vivre et culture sous toutes leurs facettes.

Alizée SZWARC MEIRELES

Rédactrice passionnée, Alizée anime le magazine Instant Troyen avec un regard a ûté sur l’air du temps et l’art de vivre. Après plus de 15 ans dans la presse magazine, elle aime toujours autant raconter des histoires, partager ses rencontres et dénicher des nouveautés.

L’ART DU VOYAGE

Depuis 1946, Transgallia imagine des voyages où chaque détail compte.

Une expérience façonnée par le temps, pensée pour découvrir le monde avec élégance et sérénité.

80 ans d’expérience en 2026.

TRANSGALLIA

12, rue de l’Orme-de-la-Croix

10600 LA CHAPELLE-SAINT-LUC

03 25 73 30 43 - indiv@transgallia.com

TRANSGALLIA

20, rue de la République 10000 TROYES

03 25 43 30 30 - individuels@transgallia.com

Générations unies, paroles libérées : l'élan des pétillantes

La Feel Good List de l'Instant troyen pour bien préparer l'arrivée du printemps

d'intérieur : l'humain au cœur des projets

: la déco qui parle aux sens

conseils d'une home organizer pour une maison rangée

une histoire, à la rencontre d'Élodie et de ses bijoux d'exception L'Art déco à Sainte-Savine, le style avant tout

Stan : le cinéaste aux mille tempêtes intérieures Les 5 produits indispensables à avoir chez soi pour un ménage naturel

Horiot : itinéraire d'une femme libre et inspirante

Le goût du local, la curiosité du futur : Alexandre Mélin teste le XPENG G6 avec le Groupe

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LA FEEL GOOD LIST DE L’INSTANT TROYEN

POUR BIEN PRÉPARER L’ARRIVÉE DU PRINTEMPS

Certes, le printemps est censé arriver très vite, mais il n’empêche que, parfois, la météo se révèle capricieuse. Alors voici quelques petites idées locales à adopter pour un environnement cocooning, y compris quand le soleil brillera enfin !

ENCADREZ – SOURIEZ

On n’a jamais assez de cadres pour nous rappeler à quel point notre vie est belle. Des sourires partout dans cette nouvelle collection de cadres, proposés par Karine Cartier. Sa boutique est une mine de trésors pour des ambiances multistyles ! Du rococo aux pastels Empire, impossible d’en ressortir les mains vides. Cadres résine, bougies fondantes parfumées, photophore et figurine gâteau : de 7,50 € à 26 €. brindedecotroyes

ÉTOLEZ – ENROBEZ

Un petit vent coulis ? Un dernier frisson avant l’été ?

Jéhanne a immanquablement votre solution : des étoles ou foulards aux couleurs de ce printemps. Sa boutique est le reflet de sa personnalité : créative, éclectique, raffinée et avant-gardiste. À porter aussi en intérieur : gaze de coton, soie, lin, cristal pour les bracelets réglables en cristal et lurex doré : de 19 € à 79 €. jehanne_bijouterie_troyes

ÉCLAIREZ – TAMISEZ

Parce que la lumière reste la clé d’une vraie ambiance cocooning, Dany Prévost nous déniche toujours des pépites remplies d’histoires et d’émotions. Voyez ces pépites de nos jeunes années, sorties de nos adolescences. Coup de cœur pour ces lumières et objets cultes à retrouver dans une boutique pour connaisseurs : de 5 € à 590 €. les_retrochineurs

UNIFIEZ – ILLUMINEZ

Pour réveiller notre teint engourdi par l’hiver, Angéline Rousselle propose en exclusivité dans son tout nouveau salon Dessange, LA solution miracle : le dernier masque Elite X600, une révolution ! En silicone léger et souple, à porter allongée ou debout, une immersion 360° pour une stimulation cutanée homogène avec 600 leds de grade médical. À essayer d’urgence en séance de 2 x 10 min (30 €), 1 x 30 min (80 €) ou à l’achat au salon (699 €). dessange.troyes

RESPIREZ – PARFUMEZ

Se sentir bien, c’est aussi respirer du bon, du pur ou des fleurs. Virginie Guillaumet propose aux Troyens une multitude d’articles pour la maison, tant en déco qu’en accessoires, équipements, voire chaussons douillets. Voici une sélection bienfaisante : diffuseurs ou sprays de parfum, bougies parfumées, corbeille spa, gypsophile permanent aux parfums évocateurs : musc blanc, santal, bloom… de 5 € à 35 €.

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PIQUEZ – COUSEZ

Le printemps arrive et l’été suivra… En déco, il est temps d’adopter la summer attitude*. Pour cette nouvelle saison, les fleurs reviennent en force. Le sempiternel Liberty, l’imprimé Reine des Champs ou les fleurs Bobo Chic. Toute la botanique est représentée chez Mondial Tissus ou Ellen, avec de belles propositions de cotonnades légères ou lin imprimé en passant par des soies légères et colorées. À vos aiguilles ! De 12 €/m à 45 €/m. mondialtissus & ellen_decoration

DÉCOMPRESSEZ – SAVOUREZ

Rien ne vaut un bon plaid mœlleux pour s’y emmitoufler, quels que soient la température extérieure et notre âge. On les trouve désormais en toute saison et en toute matière. Privilégiez les grosses mailles plus confortables, mais si vous préférez un lin sauvage et authentique, libre à vous. Les enfants en raffolent et nous aussi. À emporter partout. De 12 € à 110 €. maisonsdumondetroyes

ARCHITECTURE D’INTÉRIEUR : L’HUMAIN AU CŒUR DES PROJETS

L architecture intérieure ne se limite pas à l agencement des volumes ou au choix des matériaux. Elle commence par une écoute attentive des lieux, et de celles et ceux qui les habitent. Concevoir un espace, c est comprendre comment il est vécu, traversé, ressenti au quotidien.

C est au cœur de Troyes que nous avons rendez-vous avec Clothilde Honnet, architecte d intérieur, attentive aux usages, aux émotions et aux corps. Elle s ancre dans le réel avec empathie, loin des tendances éphémères.

À travers son travail se défend une architecture intérieure sensible, bienveillante et profondément humaine. Des espaces pensés pour améliorer le quotidien, donner envie de venir, de rester et de se sentir mieux.

Sa méthode repose sur l observation et l écoute. Comment les gens arrivent, se croisent, travaillent, se reposent. « Un espace agit sur notre humeur, notre comportement, notre façon de vivre », déclare-t-elle. Pour les particuliers, cela implique d entrer dans une intimité et de comprendre des habitudes. Pour les entreprises, un espace bien pensé peut transformer le rapport au travail.

Ces dernières années, son travail s oriente notamment vers les IME et ITEP, des centres accueillant des enfants en di culté. Ergonomie, lisibilité, repères visuels, circulation, sécurité : chaque détail est pensé pour faciliter la vie, apaiser, soutenir. « J essaye de me mettre à la place de chaque personne qui occupe le lieu, c est ce qu il y a de plus important. »

Qu il s agisse d un hôtel, d une entreprise ou d un centre spécialisé, sa méthode reste la même : observer, écouter, faire participer. Directeurs, équipes, usagers… Les projets prennent forme à partir de groupes de travail et de nombreux échanges. De cette intelligence collective naît un cahier des charges vivant, ancré dans la réalité.

Chez Clothilde Honnet, les contraintes ne sont jamais des obstacles. Elles deviennent le cœur du projet. « C est un jeu. Un défaut devient une force. Une identité. »

Charline Girardel

« Concevoir un espace, c’est avant tout prendre soin de celles et ceux qui l’habitent. »

Comme un photographe compose avec la lumière et le cadrage, elle travaille avec l existant, raconte une histoire, crée une cohérence entre le bâtiment et ceux qui le traversent.

«Il faut faire vivre les lieux à ceux qui les vivent.» Une phrase qui résume une démarche où empathie, observation et sens prennent toute leur place. Une architecture intérieure profondément humaine, pensée pour améliorer le quotidien et donner envie d habiter — et de travailler — autrement.

Après un début de carrière à Paris dans l univers prestigieux du luxe (LVMH, Escada, Zervudachi & associés), Clothilde revient à Troyes où elle tient La Petite Galerie avec sa sœur Clémentine, tandis que ses parents dirigent, juste à côté, la Galerie de la Tour. Deux espaces aujourd hui disparus, mais encore présents dans la mémoire locale.

On lui doit notamment des lieux emblématiques du centre-ville comme le bar Tante Reine, ou encore Le Relais Saint-Jean, où elle repense les espaces d accueil, de circulation et de rencontre.

Parallèlement à son activité, elle enseigne depuis plus de 15 ans à l École de design, où elle anime régulièrement des workshops, et a été conseillère pédagogique pendant quatre ans.

LA DÉCO

QUI PARLE AUX SENS

En 2026, la décoration ne se contente plus d’être regardée. Elle se touche, s’écoute, se respire. À travers cette sélection, j’ai imaginé un cabinet de curiosités sensoriel où chaque objet raconte une histoire de matière, d’émotion et de sensation.

La grande évolution du design en 2026 tient en une idée simple : nos intérieurs doivent nous faire du bien. Face à des quotidiens très visuels, très rapides, les designers reviennent à l’essentiel en créant des objets qui sollicitent les sens et instaurent une relation plus intime avec l’espace.

Le toucher est au cœur de cette tendance. Les céramiques à relief, assument stries, empreintes et irrégularités. Des formes organiques qui rappellent le travail de la main et invitent naturellement à être touchées. Mon conseil : les placer seules ou en duo, comme de véritables sculptures, pour laisser parler toute leur force expressive.

Les lampes sculpturales en verre recyclé, jouent avec la lumière et l’imperfection. Bulles, variations de teintes, transparence : le verre devient vivant. Des pièces uniques qui apporteront une lumière douce et enveloppante, idéale pour créer une atmosphère chaleureuse et apaisante.

Les murs, eux aussi, participent à l’expérience. Les papiers peints sont travaillés comme des textiles en fibres naturelles brutes et transforment la surface en matière.

Chanvre, lin lavé ou effets feutrés donneront de la profondeur sans surcharger. Un excellent moyen d’apporter du caractère à vos intérieurs tout en restant subtil.

Amélie Maslag, décoratrice d'intérieur DR

Chanvre, lin lavé ou effets feutrés donneront de la profondeur sans surcharger. Un excellent moyen d’apporter du caractère à vos intérieurs tout en restant subtil.

L odorat n est jamais laissé au hasard. Bougies et di useurs sont pensés comme des objets décoratifs à part entière et ajoutent une dimension presque envoûtante, en mêlant parfum et identité singulière.

Enfin, l ouïe trouve sa place avec des enceintes au design discret et translucide permettant, ainsi, d intégrer le son dans la décoration sans l imposer, pour une ambiance définitivement douce et chaleureuse.

Vous l aurez compris, composer un cabinet de curiosités sensoriel, c est penser la décoration comme une expérience complète… Une tendance forte de 2026, où l esthétique dialoguera avec toutes vos sensations !

Avec Huguier Frères, les vraies valeurs ont de la saveur !

Huguier privilégie les circuits courts, fournisseurs en viandes locales depuis 1901

3 magasins dans l’aube MARCHÉ DES ÉCREVOLLES SAINT-GERMAIN MAILLY-LE-CAMP

www.huguier-freres.fr

Viandes de terroirs l Charcuteries l Produits élaborés

LES 5 PRODUITS INDISPENSABLES

À AVOIR CHEZ SOI pour un ménage naturel

Le printemps est signe de renouveau, mais il est aussi synonyme de grand nettoyage. Hélas, les produits d’entretien sont loin d’être sains… Heureusement, il existe des solutions naturelles pour un ménage efficace.

Si certains ne jurent que par les produits d’entretien du commerce, de plus en plus de personnes cherchent des solutions plus saines, simples et efficaces pour leur intérieur. Mais, parmi tous les produits estampillés naturels, quels sont les vrais indispensables à avoir dans ses placards pour l’intégralité de sa maison.

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1VINAIGRE BLANC

Le vinaigre blanc est le premier indispensable ! En effet, il est parfait pour détartrer, dégraisser, désinfecter et désodoriser. Seul, ajouté à de l’eau, on peut ainsi l’utiliser pour nettoyer la salle de bains, les toilettes, les plans de travail (sauf en bois, marbre ou granit), l’évier ou les tissus.

SAVON DE MARSEILLE

BICARBONATE DE SOUDE

Ce produit, légèrement abrasif, est un véritable couteau suisse ! Il est particulièrement adapté pour désodoriser les textiles ou le frigo. Il est redoutable contre les salissures alimentaires ou liées au calcaire. Il peut être utilisé conjointement avec le vinaigre blanc pour augmenter son efficacité. 3

En copeaux blancs, il est parfait pour réaliser une lessive maison à moindres frais. En bloc, on le choisit en surveillant les inscriptions attestant son authenticité : 72 % d’huiles végétales, le sceau de la savonnerie, et on fuit l’huile de palme. On s’en sert pour détacher ou encore pour faire la vaisselle.

ACIDE CITRIQUE

SAVON NOIR

Composé d’huile d’olive ou de lin, il se présente sous forme de pâte molle, gage de qualité. S’il peut tout faire, on le préconise, dilué, pour le lavage des sols, du petit électroménager (four, micro-ondes), les vitres… grâce à ses nombreuses propriétés et même en traitement contre les pucerons. 4

Ce composé de citron, disponible en poudre, est magique pour détartrer les cafetières, bouilloires, nettoyer les toilettes et sur les traces de rouille. Il offre l’avantage non négligeable de ne pas laisser d’odeur aussi forte que le vinaigre, mais est à éviter sur le marbre, l’émail et l’aluminium.

« MAISON RANGÉE, ESPRIT LÉGER »

AVEC MAGALIE (DENISE AT HOME)

Ancienne infirmière de bloc opératoire, aujourd hui décoratrice d intérieur et home organizer, elle partage avec bienveillance ses conseils pour garder une maison rangée et alléger la charge mentale.

Joy Donin

TRIER AVANT DE RANGER

Parce que «ranger sans trier, c est comme un champagne sans bulles: ça ne sert à rien». La première étape d une maison ordonnée consiste à faire le tri. Se séparer de ce que l on n utilise plus, des doublons, des objets abîmés ou inutilisables.

UTILISER LES OBJETS SENTIMENTAUX

Trier ne signifie pas se séparer de tous les objets que l on n utilise pas. Certains sont sentimentaux ou hérités. Le conseil de Magalie: les utiliser plutôt que de les laisser dormir au fond d un placard, par peur de les abîmer. O rez-leur cette seconde vie qu ils méritent.

RÉDUIRE LE NOMBRE DE MOUVEMENTS

UNE PLACE POUR CHAQUE OBJET

Et chaque objet à sa place. Une règle simple, mais essentielle pour éviter l accumulation et la désorganisation au quotidien. L emplacement d un objet doit toujours dépendre de sa fréquence d utilisation: à portée de main pour le quotidien, ou en retrait pour un usage occasionnel.

LA RÈGLE DES 2 MINUTES

«Si ça prend moins de 2 minutes, range-le.» C est la règle numéro un de Magalie pour garder un intérieur ordonné. Une tasse sur la table, un livre sur le canapé, un manteau sur une chaise: ces petits gestes s accumulent, créent une pollution visuelle et alourdissent la charge de rangement en fin de journée.

L ASTUCE DU CINTRE RETOURNÉ

Pour trier son dressing de manière raisonnée, il su t, en début de saison, de placer tous les cintres à l envers. Chaque vêtement porté sera ensuite rangé, machinalement, avec le cintre dans le bon sens. À la fin de la saison, un simple coup d œil permet d identifier les pièces non portées.

ADOPTER LE MÉNAGE AU VINAIGRE

Le ménage écologique est une petite révolution des intérieurs bien organisés. Le vinaigre remplace à lui seul plusieurs produits. Il permet de nettoyer les vitres, les surfaces et électroménagers tout en limitant l accumulation de produits sous l évier. Moins de flacons, moins de désordre visuel.

ÉTABLIR DES MENUS

Anticiper les repas permet d alléger considérablement la charge mentale et d éviter la question récurrente: «Qu est-ce qu on mange ce soir?» En planifiant les menus de la semaine, on gagne du temps, on simplifie les courses et on réduit les décisions à prendre au quotidien. Bien sûr, les repas planifiés ne sont pas immuables: ils peuvent être interchangés selon les envies.

REPASSAGE NATUREL

Transmise par la grand-mère de Magalie, cette astuce permet de supprimer l étape du repassage au fer. À la sortie de la machine, pliez le linge en deux, empilez-le et laissez-le ainsi dix minutes avant de l étendre. Le poids du linge élimine naturellement les plis.

FAIRE PARTICIPER LES ENFANTS AU TRI

Pour éviter la surcharge émotionnelle, mieux vaut limiter les choix. Présenter cinq jouets et demander à l enfant d en sélectionner deux parmi ses préférés. Expliquer que ceux qui ne seront pas retenus iront à d autres enfants dans le besoin. Le don est un levier précieux, qui aide les enfants à accepter plus facilement la séparation. 3. 4. 7. 5. 8. 6. 9. 10.

Simplifier le quotidien passe par la réduction du nombre de mouvements nécessaires pour e ectuer une action. Chaque geste devrait se faire en moins de trois mouvements, sinon il est souvent abandonné. Le linge finit à côté du panier? Enlevez le couvercle: il finira, naturellement, dedans.

Le printemps commence chez vous.

Inspirations, conseils, tendances, carnet d’adresses...

Retrouvez tout au long du mois de mars des contenus pour repenser votre intérieur. , une rubrique 100% feel good* signée

DÉCO, FOOD, BIEN-ÊTRE, IDÉES SORTIES Explorer la rubrique

L’ART DÉCO À SAINTE-SAVINE, LE STYLE AVANT TOUT !

Au temps où la bonneterie était reine dans l’Aube, et notamment à SainteSavine, la petite bourgade du début du XXe siècle a vite grandi pour atteindre 10 000 habitants en 1932. Dans le même temps, le style Art déco s’est généralisé pour répondre à la demande de Marcel Prin, alors propriétaire de la Cartonnerie et maire de Sainte-Savine.

Clément Meunier - Le Bonheur des Gens

UN STYLE QUI CONNAÎT SON APOGÉE DANS LES ANNÉES 1920 - 1930

Tour à tour, les architectes troyens René Roger et Joseph Hugot vont réaliser l'hôtel des Postes en 1931, puis l'hôtel de ville, actuellement centre culturel « Art Déco », et enfin une partie de l’école Jules-Ferry en 1933…

Des bâtiments qui ont passé avec brio la Seconde Guerre mondiale. À noter qu’à cette occasion, l’hôtel de ville de l’époque avait été peint en « camouflage », et des abris avaient été construits en sous-sol avec des portes au fort blindage.

Mais c’est surtout dans sa globalité que le style « Art déco » a illuminé Sainte-Savine, avec dans la même période de nombreux édifices, maisons, entreprises qui ont pris ce style comme modèle, et dont l'uniformité fait de Sainte-Savine une ville singulière dans cet art.

VOIR LA VIE AUTREMENT

QU’EST-CE QUE L’ART DÉCO ?

Pas si répandu, le style « Art déco » s’est développé en grande partie au début du XXe siècle. Il est un retour à la rigueur avec des symétries, des pierres de taille et un style globalement classique et très maîtrisé. Cet art est très encadré et son dessin s’inspire de la géométrisation cubiste. Il doit son nom à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui a eu lieu à Paris en 1925.

Un style qui est aussi assimilé aux Années folles des années 1920. Petit à petit, la prospérité revient et des immeubles, villas et hôtels particuliers refont leur apparition. Des chantiers qui permettent aux architectes de choisir ce style, en gardant un design simple, avec des formes symétriques et beaucoup de béton armé et de métal. Le béton avec une surface assez lisse remplace peu à peu la brique.

On retrouve ainsi plusieurs immeubles d’angle dans ce style (rue Galliéni à Sainte-Savine mais aussi autour de la rue des Noës) avec de nombreuses corniches, balcons et des façades très reconnaissables. Des bow-windows* sont également construits au niveau des salons qui augmentent la surface intérieure des maisons. On n’oublie pas non plus de mentionner des portes en ferronnerie, des nombreux garde-corps en fer forgé, mais également des mosaïques ou céramiques ainsi que des motifs géométriques.

Sainte-Savine peut donc s’enorgueillir de connaître un tel style si reconnaissable et si singulier, qui permet à la ville de l’agglomération troyenne d’avoir une vraie plus-value architecturale.

Art déco

(*fenêtre en avancée)

« La condition sociale n’emporte pas tout, c’est la personne qui compte »

GÉNÉRATIONS UNIES, PAROLES LIBÉRÉES :

L’ÉLAN

DES PÉTILLANTES

Elles ont entre 15 et 96 ans, se réunissent chaque mois et font rimer sororité avec action. À Troyes, Les Pétillantes tissent du lien, tout en préparant un grand rendez-vous à l IUMP, le 6 juin.

Alizée Szwarc-Meireles - Le Bonheur des Gens

Elles s appellent Morgane, Adelina, Nathalie, Nadège, Nelly, Lucie, Virginie… et puis il y a Suzanne, 96 ans, doyenne du groupe. Autour d elles, une trentaine de femmes de l Aube qui ont décidé qu on pouvait se rassembler autrement : avec de l écoute, du respect, et cette énergie qui fait du bien – celle qui pétille.

UNE ASSOCIATION INTERGÉNÉRATIONNELLE POUR CRÉER DU LIEN ENTRE FEMMES

Créée en 2017, l association Les Pétillantes se réunit une fois par mois pour un temps de parole intergénérationnel entre femmes. Ici, on se présente par son prénom, pas par son métier. « La condition sociale n emporte pas tout, c est la personne qui compte », résume la présidente Anne-Claire Vittenet. Ce cadre, discret et bienveillant, permet de dire ce qui pèse, de déposer ce qu on tait et de se sentir moins seule. « Tu te sens plus forte», glisse l une. « Tu ressors plus comprise », ajoute une autre. Sans jugement, avec cette idée simple : se construire les unes grâce aux autres.

Les Pétillantes, c est aussi une sororité en action. En 2024, elles lancent “Eh Madame, vous êtes charmante”, une journée pensée pour rassembler, mettre en lumière des associations, des artisanes, des artistes et créer un événement à la fois engagé et festif. Le nom, volontairement choisi, détourne une phrase parfois chargée de harcèlement de rue pour la transformer en message positif et mieux reprendre la main, désarmer et réinventer.

UN ÉVÉNEMENT TROYEN

CONTRE LA SOUMISSION CHIMIQUE

Le 6 juin 2026, l événement revient dans la chapelle désacralisée de l IUMP avec une nouvelle thématique : la soumission chimique. L idée est née d une alerte venue du terrain, portée par Dove MLEH, DJ troyen confronté à des situations de plus en plus fréquentes en soirée. Depuis, les Pétillantes distribuent des “cupotes” de verre lors d événements et veulent, cette fois, ouvrir le dialogue à grande échelle : témoignages, intervenants du soin et du social, stands associatifs, marché d artisanat et d art au féminin, food trucks… lors d une journée fédératrice, en plein cœur de Troyes.

Leur ligne reste la même : une démarche inclusive, pas “contre”, mais “avec”. Et une ambition, à terme : trouver un lieu à elles, pour accueillir des ateliers, des rencontres et un café associatif. En attendant, elles tissent du lien, patiemment, solidement. Un collectif qui prouve qu à Troyes, la sororité peut être une boussole – et un vrai art de vivre.

OH MY POTS !

CAFÉ CÉRAMIQUE

Au cœur du centre-ville historique, rue de la Pierre, une nouvelle adresse invite à lever le pied: Oh my pots! Café céramique à Troyes. Une idée d activité innovante que l on vous emmène découvrir pour un vrai moment de déconnexion.

Lola Mathey

Juste à côté des magasins Ellen, Antony Pegoriervient d ouvrir un nouveau concept, simple et séduisant: un café céramique. On pousse la porte (que ce soit seul, entre amis ou en famille), on sélectionne la pièce en céramique de son choix, celle qui nous inspire le plus (un mug, une assiette, un vase ou même une tirelire), et on s installe pour laisser place à son imagination.

L atelier commence par un petit topo sur le matériel à disposition et sur les di érentes techniques pour personnaliser son œuvre. Puis pendant 2 heures, on prend le temps de laisser parler sa créativité (ou de son modèle Pinterest préféré).Pas besoin d être un artiste, ici, on vient surtout pour ralentir, pour se retrouver.

Dans un quotidien marqué par les notifications, les emplois du temps chargés et cette sensation de toujours courir après le temps, c est l endroit idéal pour faire une pause autrement. S installer, créer, échanger et se focaliser sur des gestes simples. Se reconnecter à quelque chose de concret, de tangible, loin des écrans. Une parenthèse douce et créative, où l on peut également savourer une boisson chaude accompagnée d une petite douceur (coup de cœur pour les cookies qui sont délicieux).

Une fois décorée, la céramique est cuite et émaillée avant d être récupérée quelques jours plus tard, prête à trouver sa place dans notrecocon.Une bulle loin du tumulte, où l on a créé une pièce pleine de sens, mais surtout d où l on ressort avec la satisfaction d avoir, enfin, prisun peu de temps pour soi.

Et soyons joueur : c’est le perdant qui paiera la note !

JEU DE SOCIÉTÉ

Alternative aux écrans en tout genre qui nous hypnotisent du soir au matin, les jeux de société font un retour sur les tables de salon et soyons honnête: ça fait du bien! Convivialité, stratégie, mauvaise foi assumée et fous rires incontrôlés reprennent leurs droits dans les foyers. Et visiblement, ça ne fait pas de mal, hein?

Qu on se le dise franchement: messages instantanés, pastilles rouges anxiogènes, vibrations fantômes… on sursaute plus pour un téléphone que pour la sonnette de la maison. Et pendant qu on scrolle, le temps file vite. Pourtant, contre toute attente, ces vieilles boîtes oubliées au fond du placard pourraient bien sauver nos neurones fatigués. Oui, ces trucs en carton avec des pions qu on déplace avec les doigts. Vous vous en souvenez ? Vous trouvez ça ringard? Et bien plus maintenant. Ils redeviennent carrément tendance.

Ce retour n a rien d un hasard. Surexposition numérique, concentration en miettes, repas de famille où chacun fixe son écran, gamins tant chéris qui ne nous parlent plus… à un moment ça use. Nous sommes en permanence et paradoxalement déconnectés les uns des autres. Les jeux de société arrivent alors comme un antidote simple, accessible et miraculeux. Pas de mise à jour, pas de batterie faible, pas de câblage… juste des règles et des regards qui se croisent.

Dans la sphère familiale, le plateau reprend sa place. On négocie, on triche un peu (certains beaucoup!), on débat pour savoir qui a dû mal compter les points. Ces moments-là créent des souvenirs véritables. Tantôt drôles, tantôt stratégiques, parfois franchement grinçants, les jeux réveillent les discussions et les liens qu on laissait s envoler. Il n est plus rare de voir des gens jouer au coin de la table au restaurant en attendant leur interminable commande. Et soyons joueur: c est le perdant qui paiera la note!

LE RETOUR GAGNANT !

Rendez-vous dans notre magasin de la Nouvelle Fromagerie de Vaudes (10260) le jeudi de 9h à 12h et le vendredi de 9h à 13h.

Et l o re explose. Chaque mois, de nouvelles boîtes débarquent en rayon avec des univers immersifs, des mécaniques futées et des graphismes léchés. Résultat : enfants et adultes acceptent les parties endiablées et comble du modernisme… volontairement ! Entre amis, c est le même combat. Une table, une bouteille, des verres et un jeu bien choisi : voilà une soirée qui ne dépend d aucun réseau Wi-Fi. À vous les crêpages de chignons, les arguments de mauvaise foi, les règlements de comptes tendres entre couple !

Le succès des bars à jeux confirme la tendance. On y vient pour jouer, mais surtout pour se retrouver. Parler, rire, débattre, argumenter, réfléchir, prévoir, provoquer… tout ce qu on trouvait dans la vraie vie d antan. Les créations modernes n ont plus rien de poussiéreuses : elles osent, innovent, surprennent. Les coups de projecteurs et les séries américaines médiatisent des classiques comme Uno, Donjons et Dragons, ou les échecs : on vous le dit… se remettre au jeu est hype !

Au fond, ce regain répond à un besoin très simple et nécessaire qu est le partage. Alors oui, lâchez cet écran, réellement… juste le temps d'une soirée. O rez-vous enfin un éclat de rire, un soupir dramatique, une victoire arrachée sur le fil qui vous aura mis des sueurs mais fera votre fierté à tout jamais. En famille, en couple ou entre amis, sortir un jeu peut vite redevenir une habitude… voire un rituel de sacrifice du monde moderne. Fini le tumulte numérique : savourez l instant.

Alors, préparez les pions, mélangez les cartes, mais acceptez aussi de perdre ! De belles soirées s annoncent au plus près de l essentiel qui nous manque en vérité : être ensemble… pour de vrai !

LE CHOIX DE L INSTANT TROYEN

Flip 7

Dix minutes en moyenne et déjà des retournements de situation dignes d un film à suspense. Un petit air de blackjack survitaminé qui fonctionne aussi bien avec les petits qu avec les grands.

Don't Talk to Strangers Jeu d avancée à cases au thème délicieusement absurde : l enlèvement par des extraterrestres. Design graphique, humour grinçant, parties d environ quinze minutes. Parfait pour tester vos nerfs et vos amitiés.

Kipourkoi

Créé de A à Z par un jeune illustrateur haut-marnais, l univers loufoque de ce jeu testera à tout jamais vos facultés coopératives. L univers graphique du jeu est de plus magnifique. Alors, serez-vous élu « Zigoto du game » ?

Vous vous en souvenez ?

Vous trouvez ça ringard ?

Et bien plus maintenant.

Tadaaam Studio 2026

« LE JOLLY » : LE BONHEUR PAR LA CRÉATION

Pour Marine, la création, la transformation, l assemblage ont toujours été un moteur. Très tôt, la jeune Auboise a vite compris que la création était bien plus qu un simple loisir.

Pour Marine, son nom de famille est plus que significatif. Marine Jolly aime les belles choses: l art, la création et les di érentes fabrications qu'elle réalise et partage depuis son plus jeune âge sont au cœur de son bonheur et le bonheur qu elle peut partager avec ses amis, sa famille et ses clients à qui elles proposent désormais de transmettre son savoir-faire à travers des ateliers.

Toute petite déjà, son goût pour le «beau» et l art était une évidence, puis Marine a travaillé dans l enseignement avec cette même philosophie : «Il n y avait pas de manuels scolaires: j écrivais, j illustrais chaque leçon à la craie, au tableau pour toutes les matières et les après-midi étaient consacrés aux arts.»

Marine est une esthète, une perfectionniste, et une rêveuse aussi, dans le bon sens du terme. Il y a un peu plus d un an, elle est partie en tant que pédagogue à l île Maurice, et ça a joué comme un déclic en elle avec une volonté encore plus prononcée de créer sa société dans ce domaine à son retour en France. «J ai pu observer des enfants très exposés aux écrans dès le plus jeune âge, cela m a touchée, j ai ressenti l urgence de remettre les mains au centre, de redonner à la création sa place essentielle», reprend-elle.

Et c est vrai que trop de personnes partent aujourd hui dans le virtuel. Marine veut prendre le contre-pied et permettre aux gens, jeunes et moins jeunes, de se recentrer, de retrouver des valeurs simples et le plaisir de créer avec des objets de tous les jours, juste en observant le monde qui nous entoure.

« C’est l’occasion de recréer du lien, de dialoguer différemment mais aussi de gagner en créativité ».

Ainsi, les mercredis, samedis, ou durant les périodes scolaires, Marine Jolly aime depuis son retour à Troyes et dans l Aube animer des ateliers intergénérationnels en mêlant des moments de partages entre enfants et parents. «C est l occasion de recréer du lien, de dialoguer di éremment, mais aussi de gagner en créativité.»

Un beau message, si important aujourd hui pour Marine qui se déplace aussi dans les bibliothèques, les écoles, à la médiathèque de Troyes, et même dans des IME ou des EHPAD. «C est important de toucher tous les publics, parfois il y a des hésitations, puis la confiance s installe, on part d un "Je ne suis pas doué" et puis peu à peu, le plaisir vient, la posture aussi, et c est ce qui me rend la plus heureuse.»

Un retour aux petits plaisirs simples de la vie qui amène une grande satisfaction, voilà le message de Marine Jolly qui souhaite à l avenir ouvrir une structure fixe avec notam ment des ateliers «apéro créas» ou «cafés créas» pour un temps de partage, de rires, où l ambiance sera douce et conviviale. «Nous avons déjà fait ce type de moments, notamment pour des femmes qui ont besoin de pauses dans leur quotidien, et ça fait du bien, c est vraiment là dedans que je souhaite m épanouir et faire plaisir à un maximum de personnes avec des valeurs simples. » Un temps dédié aux rires, au partage, à la création… Dans une société qui va toujours plus vite, cette pause s impose, et Marine Jolly amène ce ralentissement qui fait un bien fou dans nos vies…

LES ATELIERS

VERRE ET PINCEAU

Oser peindre sans pression, rire, partager un verre et repartir fier de sa toile: voilà le nouveau concept de l artiste peintre Victor Baroni à travers ses ateliers Verre et Pinceau! On partage avec vous notre expérience.

L hiver commence à se faire long, l envie de sortir est là, mais le temps maussade plombe parfois le moral. Sur les réseaux sociaux, on découvre le compte «Verre et pinceau». L idée est simple : 2 heures, rien que pour vous, pour partager un moment de convivialité tout en laissant parler votre créativité, un verre dans une main, et un pinceau dans l autre. Hyper séduisant! Hop, on réserve, un atelier entre copines.

À l origine de ce concept apéro-peinture, Victor Baroni, un artiste troyen passionné, qui a souhaité casser les codes intimidants du monde artistique, tout en partageant sa passion et en proposant une expérience unique.

Rendez-vous dans un lieu branché du centre historique, Midi O Halles. Une adresse chic et décontractée, où l on adore aller boire un verre de vin ou un cocktail. L ambiance est chaleureuse, tout est installé, pour notre atelier dans une atmosphère cosy. Les toiles blanches sont en place, éclairées d une lumière, les pinceaux sont prêts, tout est très pro! Ce soir, le thème est: «coucher de soleil». (Ça ne fera pas de mal vu la météo capricieuse que l on vient d avoir!)

Pas besoin de savoir peindre. Ici, on vient comme on est, avec juste l envie de s amuser. «On veut surtout des débutants et des amateurs passionnés», dit Victor!

On commande notre verre, et on se laisse guider par l artiste qui peint devant nous, en nous expliquant chaque étape. On peint, on essaye, on ose, on mélange, on teste. On regarde aussi l œuvre de notre voisin(e), et c est assez surprenant qu avec la même consigne, les toiles soient si di érentes. Toutes belles (oui, oui, promis) mais complètement di érentes. On pourrait presque y percevoir le caractère de chacun(e). La personne «disciplinée», avec ses montagnes très pointues, la «désordonnée», avec ses e ets de flou, la «minutieuse», avec un soleil parfaitement centré… C est très drôle! Un vrai moment de partage dans une ambiance détendue. On ressort du bar, avec un grand sourire, ravies de notre atelier. Le cœur rempli de bonnes ondes après cette expérience qui sort de l ordinaire, et puis la satisfaction de rentrer avec notre œuvre, que l on installera avec fierté dans notre salon (ou pas).

Toutes les dates des ateliers sont à retrouver sur les réseaux sociaux: Verre et Pinceau.

ANIMATION MUSICALE ET DANSEUSES TAHITIE E

TENDANCE

TROPICALE VÉGETALE ET DÉCO

ARTISANS ET CRÉATEURS

Lola Mathey

JUSTE UNE HISTOIRE,

À LA RENCONTRE D'éLODIE ET DE SES BIJOUX D’EXCEPTION

Saviez-vous qu’à Géraudot, au lac d’Orient, naissent des perles ? Uniques, intemporelles, elles prennent vie entre les mains expertes et passionnées d'Élodie Agrapart, créatrice de Juste une Histoire.

Fabienne Hérard - One Shot-CR Photography

Pousser la porte de son atelier vous procure instantanément une sensation de bien-être. Élodie vous accueille de son sourire chaleureux. L’atmosphère est cosy, la lumière naturelle révèle les couleurs, les textures et la magnificence de ses créations artisanales.

Tout autour de nous : colliers, sautoirs, bracelets, boucles d’oreille, également bijoux de livre, tellement beaux qu’on ne peut les qualifier de simples « marque-pages » ! Chaque pièce est unique mais elles ont toutes un point commun. À l’origine de leur conception, une banale pâte d’argile polymère, telle de la pâte à modeler de différentes couleurs que l’artisane transforme en œuvres d’art au gré de ses inspirations.

« Je suis autodidacte, je me suis formée avec la technique du millefiori, une technique antique de fabrication de mosaïque en verre. Venez, je vais vous montrer ! »

En quelques minutes, sous l’agilité de ses doigts, les petites bandes d’argile deviennent mille-feuilles. Coupée, étirée, regroupée, assemblée, modelée, la matière première donne naissance à une perle et à ses motifs dans la masse. Ce n’est que le début de l’histoire. Après avoir été façonnée, percée, cuite, poncée, vernie et parfois mariée avec du sable, la perle sera enfin montée et associée à des matériaux comme le métal, le bois, le verre, la résine, les perles semi-précieuses, Élodie laissant libre cours à son art.

« Je suis passionnée d’architecture, de décoration intérieure, de mode. Je suis sensible à l’espace, aux couleurs, aux formes. C’est l’intemporalité d’une création qui en fait sa richesse et sa réussite. » Avec Juste une Histoire, Élodie transmet dans ses bijoux sa propre histoire avec toute sa sensibilité. Une histoire commencée il y a plus de 25 ans à Paris, quand elle travaillait au musée du Louvre. Elle découvre dans une boutique, cette fameuse pâte d’argile, utilisée à l’origine pour réparer les visages des poupées d’antan. D’un simple passe-temps à ses débuts, c’est grâce à l’engouement de son entourage et au soutien indéfectible de son mari, qu'Élodie se lance, d’abord sur les marchés d’artisans locaux, puis elle se professionnalise et ouvre son atelier.

Quand ses créations la quittent pour embellir leurs heureuses propriétaires, commence une nouvelle histoire, celle de la rencontre entre une femme et un bijou d’exception qui lui était destiné.

« Chaque pièce est unique, trouvez la vôtre ! Avec Juste une Histoire, je suis tellement heureuse d’aider les femmes à se sentir belles et aussi uniques. ».

« Chaque pièce est unique, trouvez la vôtre ! Avec Juste une Histoire, je suis tellement heureuse d’aider les femmes à se sentir belles et aussi uniques. »

QUAND LA PASSION DEVIENT BOUTIQUE… C play

Artiste touche-à-tout et cosplayeuse passionnée, Sonia Mistri a transformé un manque en évidence : créer un lieu physique dédié au cosplay, à la création et au partage, accessible à tous les âges. L Imaginarium du Costume vient d ouvrir à Troyes. Explications.

D où venez-vous, Sonia, et pourquoi ce nouveau challenge ?

À bientôt 45 ans, je reste passionnée par l art sous toutes ses formes depuis l enfance. Peu importe le médium : création, scène, interprétation… J ai toujours eu besoin de créer et ça ne s arrange pas !

Quel est votre parcours avant le cosplay ?

Il est très éclectique. J ai fait de la musique, du dessin, de la danse, beaucoup de théâtre, et je suis animatrice sur Radio Campus Troyes depuis 24 ans. J ai aussi exercé des métiers plus « terre à terre », comme comptable, mais la création a toujours été là, en parallèle.

Comment êtes-vous entrée dans le cosplay ?

Il y a environ six ou sept ans, je voulais réaliser mon premier cosplay fait main pour intégrer une association. Très vite, je me suis heurtée à un problème concret : le matériel. Tout se commande en ligne, sans pouvoir toucher les matières. Impossible de savoir la di érence entre une mousse EVA 2 mm basse densité et une 3mm haute densité sans l avoir en main. C est là que l idée a germé: pourquoi n existe-t-il pas un magasin physique dédié au cosplay ?

Pouvez-vous rappeler ce qu est le cosplay ?

Le mot est une contraction de « costume » et « player ». C est incarner un personnage issu de la pop culture : mangas, films, séries, jeux vidéo… On peut acheter son costume, mais en Europe, on aime particulièrement le créer soi-même. Le cosplay, c est à la fois la fabrication et l interprétation du personnage. Et surtout, la possibilité de rentrer dans un personnage tout droit sorti de son imaginaire.

Le cosplay, c est pour quel public ?

Pour tous les âges. Il y a beaucoup de jeunes, mais aussi des adultes, et même des seniors. J ai presque 45 ans et je pratique toujours. En revanche, c est une activité qui demande du temps et un certain budget, surtout pour les concours nationaux ou internationaux.

Comment fonctionne votre tout nouveau magasin ?

Il se divise en deux parties. D abord, la location de costumes d époque, de l Antiquité aux années 1900, sans licences (pas de Disney ou Marvel). Ce sont des costumes issus de théâtres, d associations, de particuliers ou de professionnels à qui je rachète leurs créations pour leur o rir une seconde vie. La seconde partie est dédiée à la vente : accessoires, chapeaux, bijoux de créateurs, maquillage, corseterie, et surtout matériel de cosplay, notamment la mousse EVA.

Quels sont vos projets à venir ?

Des ateliers découvertes cosplay, en partenariat avec des associations. L idée est d apprendre à travailler la mousse EVA, comprendre les matériaux, et repartir avec un accessoire créé soi-même. C est ouvert à tous, mineurs accompagnés.

Que peut-on vous souhaiter ?

De la curiosité ! Voir les gens s arrêter devant la vitrine, sourire, s émerveiller… Je vends des paillettes, au sens propre comme au figuré. À un moment de la vie, on se demande si on continue dans le confort ou si on ose. À 45 ans, j ai choisi de me lancer. Que ça marche ou non, au moins je l aurai fait. Et ça, ça n a pas de prix !

SAPIENS, LE MANIFESTE CULINAIRE

DE THOMAS DIJON

Avec ce nouveau restaurant ouvert en novembre, le chef Thomas Dijon écrit une nouvelle page de son histoire culinaire troyenne. Vingt couverts pour faire la part belle à la gastronomie dans l’assiette et à la convivialité entre les murs.

Comment les Troyens ont accueilli ce nouveau restaurant gastronomique au centre-ville ?

J’ai la chance d’avoir la clientèle du BAM [le bar à manger que le chef tenait à la même adresse] qui a suivi. Ils adorent et adhèrent à cette nouvelle proposition, cette montée en gamme assez contemporaine, donc c’est hyper encourageant et motivant.

Pourquoi ce choix de ne pas dévoiler les menus ?

Je sais que ça peut dérouter, mais j’ai envie que les clients viennent avec une page blanche, sans a priori. Il faut les apprivoiser, gagner leur confiance, mais l’idée reste de faire plaisir aux gens. Et d’un point de vue plus logistique, je ne dévoile pas les menus parce qu’ils changent toutes les semaines !

C’est un sacré rythme à tenir. Où puisez-vous l’inspiration ?

Dans les produits, dans la nature. L’hiver, la terre est froide… mais il y a de magnifiques légumes à faire (re)découvrir : le rutabaga, les salsifis…

J’adore travailler les produits bruts, notamment les légumes oubliés. Mais je préfère les appeler « légumes retrouvés », c’est plus poétique !

Vous adoptez une démarche plutôt locavore, est-ce une ligne de conduite ?

Avec Sapiens, j’ai hésité à faire le pari du 100 % local, mais je ne voulais pas me mettre de contraintes. On reste éloigné des côtes, ça aurait été dommage de se priver de certains poissons ou viandes (bœuf de Salers, agneau de l’Aveyron) que j’adore ! En revanche, j’essaye de rester cohérent dans mes choix : pêche raisonnée, élevage éthique, cultures respectueuses de l’environnement…

Vous n’en restez pas moins un amoureux du terroir troyen…

Tous les champagnes de notre carte sont aubois, ma vaisselle est faite par une créatrice en céramique façonnée dans la terre locale… Je me suis aussi rendu compte que le persil et le panais confits très lentement dégageaient des arômes de banane ! Pourquoi aller chercher une banane à 7 000 km alors que la Ferme de la diligence [à Aubeterre] me fournit de magnifiques légumes ?

Chez Sapiens, vous laissez totalement parler votre créativité ? Je dirais même que je m’amuse. Ici, je reviens à mes premiers amours : la cuisine, ma passion, mon métier. Récemment, j’ai proposé un dessert à base de topinambour. C’était génial de voir la surprise des clients quand ils l’ont découvert ! Et puis, une assiette reste une proposition éphémère… Si jamais ça ne marche pas, on peut toujours se réinventer le lendemain !

Anna Maréchal - Le Bonheur des Gens
« j'adore

travailler les produits bruts, notamment les légumes oubliés. »

« J’essaye

d’incarner la simplicité, l’amabilité du terroir. »

Un vigneron

EST UNE SORTE D’HOMME-ORCHESTRE

Perché sur la colline de Montgueux, Benoît Velut cultive la vigne, comme son père et ses grands-parents avant lui. Ce passionné de musique veille, avec ses pairs, à faire rayonner son terroir sur la carte du vignoble champenois, et au-delà.

Certains vivent d’amour et d’eau fraîche, Benoît Velut, de champagne et de musique. Deux disciplines qui rythment la vie de ce vigneron de 39 ans installé à Montgueux, où il a grandi. « Il y a de la vente de vin attestée dans ma famille depuis le XVIe siècle », s’amuse-t-il. La maison de champagne familiale, dont la marque fête ses 50 ans cette année, fait partie de la vingtaine de maisons qui travaillent le sol crayeux de la colline. « Montgueux a commencé à se couvrir de vignes dans les années 1950, quand certains négoces et vignerons ont décelé le potentiel du terroir. » Ses grands-parents maraîchers, Jean et Huguette, ont eu le même flair quand ils ont lancé l’activité viticole.

Aujourd’hui, Benoît, épaulé par son père Denis et un salarié, exploite 7,8 hectares de vignes, majoritairement plantées en chardonnay, et produit 30 000 bouteilles par an.

SOUBASSOPHONE ET CHARDONNAY

Diplômes agricoles et école d’ingénieur n’ont pas empêché Benoît d’entretenir son autre passion : la musique. Fort de ses trois cycles de conservatoire en saxophone, il pratique aujourd’hui le surprenant — et volumineux — soubassophone au sein d’une fanfare. « La musique et le vin ont en commun l’apprentissage de la rigueur. Mais une fois qu’on a fait nos gammes, on peut vraiment s’amuser et laisser une part d’improvisation ! »

Que ce soit à travers la musique ou dans sa profession, Benoît cultive le sens de la convivialité, de la solidarité dans un métier qui souffre d’un déficit de notoriété et peine à recruter, notamment en période de vendanges. « Certes, il faut avoir la tête bien faite et les épaules solides, mais on est autonome, on apprend constamment, c’est passionnant et plein de surprises ! Un vigneron, c’est une sorte d’homme-orchestre, on fait de l’agronomie mais aussi du commerce international », résume-t-il avec malice.

LUMIÈRE ET CRAIE

Inspiré par la singularité du terroir de Montgueux, cet îlot au cœur de la Champagne au sol crayeux exposé au sud, Benoît a titré la cuvée signature de sa maison « Lumière et Craie ». Soit la quintessence de son environnement incarné dans un brut blanc de blancs entièrement élaboré à partir de vins de réserve. « J’essaye d’incarner la simplicité, l’amabilité du terroir », confie-t-il. À son image.

ALEXIS STAN LE CINÉASTE AUX MILLE

TEMPÊTES INTÉRIEURES

Rencontre avec Alexis Stan, en tête à tête dans une salle obscure. Entre obsessions, souvenirs d’enfance et passion brute, ce jeune réalisateur troyen retrace son parcours aussi fragile que fascinant.

En terres tricasses, il y a peu de figures qui osent filmer leurs failles à mains nues… sans filtre, sans filet et sans mode d’emploi. Alexis Stan, lui, fait partie de cette nouvelle vague. Caméra au poing il avance en terrain miné : patiemment, avec prudence… et avec une légère obsession… Celle pour les histoires narrant les méandres intérieurs dont il fait sa signature.

Le personnage est complexe et il le sait. Tantôt aimé, tantôt critiqué, souvent incompris, parfois adulé… En moins de dix ans, il signe 15 courts-métrages ; 15 tentatives de se faire comprendre à l’écran. Inventif, torturé, hypersensible sous sa carapace, Alexis revendique le droit d’exister dans cette grande catégorie du 7e art.

Ses films ne trichent pas. La musique y est omniprésente à chaque fois. On y retrouve des psychologies complexes, des amours cachés, des désirs inavoués, et cette envie tenace de prendre sa revanche sur la vie… Certaines scènes s'inspirent directement de son passé : les scènes équestres, les disputes, les silences familiaux… Autant de souvenirs recyclés en une matière cinématographique prolifique.

Après une présentation réussie au Max Linder de Paris, c’est au CGR de Troyes qu’il organise la projection de trois de ses œuvres.

Le premier, Demi-frères raconte un héritage familial au milieu d’une guerre froide affective. On en sort à fleur de peau. Photographe quant à lui, frôle le vertige : l’histoire d’un homme amoureux de sa mère, obsessionnel, photographiant jusqu’à l’épuisement son seul repère affectif. Inconfortable mais impossible à ignorer. Et puis le dernier : Mimésis. L’histoire d’un trio amoureux qui se déchire sur scène dans un plan-séquence fou. On s’y perd comme dans un labyrinthe émotionnel. La photographie est superbe.

Mais arrêtons là la critique ciné et revenons à l’artiste. Alexis parle de cinéma mais aussi de galères. De dossiers refusés, de financements fantômes, de nuits à douter. De projets qui tiennent parfois plus de la foi que d’autre chose. Mais il continue… non pas par entêtement mais par passion et nécessité vitale.

Aujourd’hui, il prépare la présentation de Mimésis, son dernier film, dans une quinzaine de festivals de courts-métrages, tout en travaillant déjà sur le prochain film. Et comme il le dit : il y arrivera ! Comme s’il avait compris une : il ! Comme chose essentielle pour continuer à produire son travail : raconter ses tempêtes tout en apaisant son chaos intérieur, encore et encore…

FRANÇOISE HORIOT : « JE N’AI

JAMAIS EU L’IMPRESSION DE TRAVAILLER. »

ITINÉRAIRE D’UNE FEMME LIBRE ET INSPIRANTE

Elle n était pas destinée à l aéronautique. Et pourtant! Portée par la passion, l audace et une exigence sans compromis, cette femme a tracé sa route loin des clichés, imposant sa légitimité par la compétence et l engagement.

Portrait d une pionnière discrète, mère d Alexandre (médecin) et d Antoine (ingénieur aéronautique), o cier de la Légion d honneur, ultra féminine, pour qui travailler n a jamais été une contrainte, mais une vraie liberté.

L aéronautique reste un univers très masculin. Cela a-t-il été un frein pour vous?

Étonnamment, jamais. J ai grandi dans les aéroclubs dès l adolescence, entourée d hommes, sans m en sentir exclue. J ai toujours pensé que lorsqu on maîtrise son sujet, le respect s impose naturellement.

Votre parcours n était pourtant pas écrit d avance… Tant s en faut ! J ai étudié l anglais à la Sorbonne, puis suivi une école de cadres. Rien de technique au départ. Mais la passion de l aviation était déjà là, partagée avec mon mari (Dominique Horiot), pourtant médecin à Sainte-Savine mais aussi pilote. Un jour, j ai osé écrire à un constructeur d avions. Cette initiative a changé ma vie.

Qu avez-vous appris à vos débuts?

Tout! La technique, le commerce, la gestion, les relations avec les administrations… J ai appris sur le terrain, avec curiosité et exigence. Très vite, j ai compris que pour être légitime, il fallait connaître ses dossiers parfaitement.

En 1973, vous créez votre propre entreprise… Oui, Troyes Aviation* (*aujourd hui dirigée par Thomas Grosclaude.) D abord un atelier de maintenance, puis une entreprise indépendante que j ai développée pendant près de cinquante ans. J ai toujours recherché l excellence et la sécurité, quitte à viser des normes parmi les plus exigeantes en Europe et aux États-Unis.

Comment une femme trouve-t-elle sa place dans un milieu aussi technique?

En restant soi-même. Je n ai jamais joué de ma féminité, mais je n ai jamais cherché non plus à l e acer. La compétence est le meilleur passeport. Et parfois, être une femme permet aussi de dire les choses autrement. Je pense que vous me comprenez.

Votre engagement dépasse largement votre entreprise… J ai présidé pendant quinze ans le groupement professionnel de la maintenance aéronautique et je me suis engagée au niveau européen. Participer à l élaboration des règles, faire évoluer les mentalités, c était essentiel pour moi. Maîtriser l anglais m a énormément aidée.

Quel message souhaitez-vous transmettre aux femmes aujourd hui?

Si vous avez envie, alors allez-y, foncez! Pilote, mécanicienne, dirigeante: tout est possible! Le bonheur, c est de faire un métier qui vous passionne. Personnellement, je n ai jamais eu l impression d aller travailler. Et même encore maintenant!

Votre devise?

Parler vrai et non pas convenu. Dire les choses avec honnêteté, sans se cacher derrière les usages.

Et votre plus grand luxe aujourd hui?

Être heureuse de vivre, travailler avec mon fils Antoine et toutes les équipes, avec la même énergie et la même curiosité qu au premier jour. Et surtout ne jamais s'ar-rê-ter !

Des appareils pensés pour la vie quotidienne comme le P943 de chez PIAZZETTA. Poêle à bois avec ventilation d’air chaud. Aussi élégant que performant.

ALEXANDRE MÉLIN TESTE LE XPENG G6

AVEC LE GROUPE FROMENT

LE GOÛT DU LOCAL, LA CURIOSITÉ DU FUTUR

Restaurateur au Café de la Paix et président des Vitrines de Troyes, Alexandre Mélin a pris le volant d’une XPENG G6 le temps d’un essai. Une parenthèse technologique dans un quotidien très ancré dans le réel.

Chez Alexandre Mélin, tout est affaire d’engagement. Le produit frais plutôt que la facilité. Les fournisseurs fidèles plutôt que les circuits anonymes. Le commerce local plutôt que les discours défaitistes. À la tête du Café de la Paix, brasserie familiale à la cuisine française traditionnelle où l’on sert filets de bœuf au poivre, andouillettes AAAAA, soles meunières, têtes de veau, rognons ou encore moules marinières, il incarne la continuité. Une maison qui vit, travaille et évolue. En parallèle, il préside les Vitrines de Troyes. Plus de 250 commerçants, des événements qui rythment la ville, des ventes aux enchères solidaires qui financent du matériel pour l’hôpital. Il parle chiffres, animations, stationnement, fidélité des clients. Il parle surtout collectif. Le centre-ville comme terrain de jeu et d’initiatives.

La voiture, dans ce rythme-là, n’est pas une passion. « Je ne suis pas trop dans la démarche électrique », admet-il sans détour. Il aime conduire sa voiture de collection, son bruit, la mécanique. Et la Harley, dès que possible, pour le plaisir brut de la route. Mais le quotidien, lui, impose l’efficacité. Alors forcément, monter à bord d’une XPENG G6, c’est changer de décor. Silence immédiat. Écran large, interface fluide, ambiance lumineuse. La voiture reconnaît le téléphone, ajuste les réglages. On parle, elle répond. « Peux-tu me masser ? » Le siège s’active. Alexandre sourit. Amateur de domotique, il aime ces objets qui simplifient le quotidien.

RECHARGE EN 12 MINUTES :

L’ARGUMENT QUI INTERPELLE

Ce qui l’interpelle également, c’est le temps. Douze minutes pour recharger de 10 à 80 %. Lui qui raisonne en organisation, en gestion de service et en optimisation permanente, comprend vite l’intérêt. L’électrique ne se vit plus comme une contrainte mais comme une pause maîtrisée.

Sur la route, la surprise est physique. L’accélération colle au siège sur la route de Montgueux. Même en mode économique, la réactivité est là. Puis il découvre la régénération au lever de pied : on ralentit sans freiner. Une conduite plus douce et plus fluide, le temps de s’y habituer.

Le stationnement intelligent le convainc, comme nous autres passagers. Une place choisie à l’écran et la voiture se gare seule. Lui qui avoue ne jamais utiliser l’assistance de ses propres véhicules apprécie la simplicité.

Au fil des kilomètres, il questionne le coût de la charge, compare avec le thermique, s’interroge sur les bornes. Il n’est pas là pour se laisser séduire aveuglément. Mais il observe, analyse, teste. Il prend le temps avant de se faire une idée.

Et chez cet amoureux du local, cette curiosité-là dit beaucoup.

Pas un reniement du présent, mais plutôt l’idée que tradition et innovation peuvent rouler dans le même sens.

Fiche technique

SUV 100 % électrique • Architecture 800 - VRecharge 10-80 % en 12 min (451 kW) - Batterie LFP 68,5 à 80,8 kWh - Autonomie jusqu’à 525 km (WLTP) - Double écran 15,6’’ + 10,25’’ - Sièges chauffants, ventilés et massants - Habitacle intelligent & conduite autonomeCoffre de 571 L (1 374 L rabattus).

Plus d’informations sur groupefroment.fr

NOUVEAU CITROËN C5 AIRCROSS

Pensez à covoiturer. #SeDéplacerMoinsPolluer

CITROËN TROYES

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