
5 city trips
Tendance habitat Bien vivre

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5 city trips
Tendance habitat Bien vivre

Enfin le printemps !
LA saison synonyme de renouveau, pour la nature, d’abord, et pour nous, humbles humains. Nous avons demandé à nos journalistes ce qu’ils pensent du printemps, surtout, ce qu’ils en attendent. Manger, flâner, jardiner… chacun son truc !
Pour ce numéro, ils vous emmènent en balade urbaine, accompagnés de guides atypiques, des personnes qui aiment leur territoire et partagent leurs adresses coup de cœur. Lille, Montreuil-sur-Mer, Dunkerque, Arras, Valenciennes : ce numéro regorge d’une mine d’adresses à garder en vue de votre prochaine escapade. À Béthune, le chef Sébastien Renard livre sa recette fraîche et gourmande du tartare de bar avec sa salade de mâche.
On traverse la frontière, direction Gand, qui se dévoile au fil de l’eau. Le printemps, c’est aussi la saison des brocantes, au premier rang des loisirs dans notre région. On vous a déniché une adresse dans le Boulonnais, un endroit hors du temps aménagé par une décoratrice passionnée. Elle vous parle des objets tendances à chiner, qui iront aussi bien sur votre terrasse que dans votre véranda. Oui, on a envie d’ouvrir les fenêtres et de prendre un bon bol d’oxygène, et on espère que ce numéro vous inspirera.
Lucie Vidal
Nos journalistes se confient

ÉLODIE ADJOUDJ
Le printemps, ça donne envie de sortir de son hibernation, de voir du monde, de s’attabler en terrasse et de prendre le temps de vivre. C’est le moment aussi où j'aime me mettre derrière les fourneaux. Quand on voit les radis, les asperges, les petits pois et les fraises apparaître sur les étals, on sait que l'été approche…
Le printemps signe les retrouvailles avec les plantes de ma cour. Je retire leur voile d’hivernage et sors gants et outils pour les remettre d’aplomb. Le travail terminé, direction le rocking chair de jardin pour bouquiner sous le soleil tant attendu.

ERWAN GUEHO

Le printemps, pour moi, ce sont des verres en terrasse le long de la Lys à Gand, les premiers bains de soleil sur la plage à Ostende ou encore l’incroyable spectacle des tulipes en fleur au château de Grand-Bigard, près de Bruxelles.
Le soleil qui revient, les manteaux qui retrouvent le placard, nos soirées qui se prolongent sur les terrasses pour zieuter les phases finales des compétitions sportives… Le printemps, ça donne surtout envie de lâcher la télécommande pour prendre l’air !

RESTONS CONNECTÉS
HORS SÉRIE du journal La Voix du Nord. Directeur général et directeur de la publication : Daniel Picault. Rédactrice en chef : Stéphanie Zorn. Coordination rédactionnelle : Benoît Deseure et Olivier Merlin (rédacteurs en chef adjoints) et Lucie Vidal (Journaliste au desk magazine). Conception : Yann Laumond, Sylvie Lefebvre et José Rei (Pôle graphique La Voix du Nord). Photo de Une Pib. Régie publicitaire : Rossel Conseil Médias Hauts-de-France, 8 place du Général-de-Gaulle CS 10549, 59023 Lille Cedex. Pour contacter la régie nfarley@rosselconseilmedias.fr. Imprimé par Imprimerie Léonce Deprez, 962 allée de Belgique, 62128 Wancourt. Dépôt légal : à parution. Provenance du papier Sant Joan les Fonts (Espagne). Taux de fibres recyclées 0 %. Taux d’eutrophisation 0,02 Kg / tonne. Les papiers utilisés sont certifiés PEFC (fibre de bois issue de forêts gérées durablement). L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Saison créative, le printemps répond à notre envie d’émerveillement en transformant nos paysages familiers en lieux d’évasion un peu magiques. Saison symbolique aussi, il dope notre besoin de se réinventer librement : celui qui donne son nom à des révolutions nous rappelle à quel point le droit à la légèreté et à la beauté est essentiel…
Le printemps est ma saison préférée : les jours rallongent, j’adore observer la nature s’éveiller.
Je range le plaid et je repars en rando. Le printemps, c’est chaque année un nouveau départ.

Ont également participé à ce numéro : Sarah Binet, Claire Courbet, Laurent Decotte, Étienne Dujardin, Anne-Claire Guillain, Audrey Halford, Sébastien Jacquemart, Aurélie Jobard, Florence Moreau, Patricia Noël, Catherine Painset & Anne-Charlotte Pannier.



Lille, la joie de vivre printanière avec Valentine Richardson
Arras, créative, gourmande et historique, en compagnie de Marie-Laure Fréchet
À la découverte de Dunkerque avec Eulalie Magnier
Valenciennes vu par Rudy Mater
Balade gourmande et champêtre à Montreuil-sur-Mer et ses environs
Gand au fil de l’eau
Découverte des animaux tropicaux à Pairi Daiza
À la poursuite du diamant vert autour de Maroilles
Dehors au musée… Quand l’art prend l’air Dehors au musée... Du vert, du bleu, du verre !
Biodiversité : la mare, l’atout fraîcheur des jardins « nature »
4 objets tendance dénichés chez Hélène dans sa « Maison en Torchis »
La terrasse devient un jeu d’enfant
5 adresses déco printanière à Lille et alentour
Lodge de charme au bord de l’étang, au cœur de la métropole lilloise
Loft atypique : une ancienne bonneterie tourquennoise métamorphosée en lieu de réceptions À TABLE ! 52
Sébastien Renard : un chef au top prêt à toucher les étoiles
Nos 4 plus belles terrasses de la région pour en prendre plein la vue BEAUTÉ - BIEN-ÊTRE 58
Un cours de heels, ça ressemble à quoi ?
Dedel, coiffeur des stars au G-Barbershop
Festivals : notre sélection de l’été
À vélo électrique dans les alpes suisses
MG Cyberster : courant d’air


Est-ce l’effet Tour de France ? La veille de son départ de Lille cet été, 12 000 personnes étaient réunies sur la Grand-Place pour découvrir les équipes ! La capitale des Flandres figure désormais parmi les destinations de city-break les plus prisées et attire des visiteurs scandinaves et américains avides d’un tourisme plus confidentiel. Alors si Lille était une couleur ? Pour la décoratrice Valentine Richardson, ce serait “un rouge brique, accueillant et plein d'audace”. Suivez le guide !

« J’aime les lieux qui ne mentent pas, surtout pas lisses », affirme Valentine Richardson. La décoratrice d’intérieur a fondé Room Service Studio, à la croisée de l’architecture d’intérieur et de la mise en scène.
Hérités de douze ans dans le monde de la mode à Paris (Carven, Gucci...), son sens théâtral de la composition et sa touche décalée font mouche. Brique House, Fada ou les adresses du groupe Papà Famiglia qui lui a confié la mission d’imaginer l’identité de ses repaires urbains branchés... Depuis quatre ans, cette trentenaire solaire et spontanée signe les décorations colorées et dépaysantes des lieux les plus en vogue de la métropole lilloise ! Elle vient d’ailleurs de redonner vie à deux incontournables : Posto et Papà Raffaele, qui fête ses dix ans. Valentine a aussi transformé des maisons d’hôtes ou les très chics maisons de coliving d’Ivynest dans le Vieux-Lille.
« Au-delà de ses pavés et ses bâtiments flamands immédiatement reconnaissables, j’aime Lille pour son sens de l’accueil et son goût de la nouveauté », glisse Valentine. Elle nous confie ses bonnes adresses : celles qui racontent des histoires hautes en couleur et plus vraies que nature. roomservicestudio.fr Instagram : @room__s__
PÂTISSERIE
: DES GÂTEAUX-SIGNATURES À TESTER DE TOUTE URGENCE
Attention : grand art ! Ouverte depuis un an à peine dans une ancienne pharmacie très Wes Anderson, cette adresse a déjà beaucoup fait parler d’elle. Lancée par un trio qui a fait ses armes dans les grands restos parisiens, elle a décroché plusieurs prix, dont la Révélation de l’année 2025 de Fou de Pâtisserie. Le coup de cœur de Valentine ? L'entremets cacaoté baptisé Louise de Bettignies : « Moelleux, léger, onctueux... Il est magique ! En plus, il porte le nom d’une ancienne résistante de la Grande Guerre qui a sauvé des Britanniques ! » 16, place Louise-de-Bettignies, dans le Vieux-Lille.
Mardi de 13 h à 19 h, du mercredi au samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 10 h30 à 17 h. Fermé le lundi.
Instagram : @nejapatisserie






SON COUP DE CŒUR
DANS L’ATELIER DE FRED BRED : UN PETIT AIR DE BROOKLYN À 20 MINUTES DE LILLE !
Le passage par son atelier de Tourcoing vaut le détour ! Depuis un an, Fred Bred retape une ancienne laverie automatique, qu’il ouvre au public sur demande. Peinture, sérigraphies, couture : « fétichiste de la brocante », cet autodidacte transforme tout ce qui lui tombe sous la main ! Icônes de la pub, pin-up des années 1950 ou héros de BD peuplent son univers inspiré par les principes du pop art. Fan de Basquiat, il égratigne joyeusement notre société de surconsommation... « Fred, c’est un ouragan de couleurs !, prévient Valentine. Quand je viens ici je suis hyper inspirée. C’est un artiste passionnant et son œuvre est hyper accessible. Ses tableaux apportent de la vie à un intérieur. Je les propose dans mes projets de coliving : les gens s'y attachent à chaque fois ! » Pour acquérir une de ses œuvres, comptez de 25 à 2 500 €. Pour le joindre et suivre son actualité :
L’atelier Lavotec, 114, rue de Mouvaux à Tourcoing. Horaires en fonction de ses disponibilités !
Instagram : @misterfredbred
La boutique Momentum : design et tendance. Du tabouret de designer au canapé Hay de rêve, en passant par les accessoires Susan Bijl ou Marimekko : à deux pas de la cathédrale de La Treille, ce conceptstore est l’antre du design branché à Lille. On y trouve aussi régulièrement une sélection de créateurs locaux. Tout pour repenser son intérieur avec audace ! « J’y vais souvent pour sourcer du mobilier, explique Valentine. Le service est sur-mesure : Antoine (Pons) a une superbe sélection et s’adapte à vous. Il accompagne les clients tout au long de leur projet. Il a un goût vraiment sûr ! » 42, rue des Trois-Mollettes à Lille. Ouvert mercredi et samedi de 11 h à 19 h, dimanche de 11 h à 18 h. momentum-store.com
Winckelmans : « J’adore la profondeur des couleurs du carrelage fabriqué par cette entreprise familiale. Je l’utilise par petites touches ou pour un sol entier ! » 31, rue Esquermoise à Lille winckelmans.com


Du local, du réconfortant et le goût du vrai dans les assiettes. La carte du midi change tous les lundis, celle du soir (petits plaisirs à partager), très régulièrement. On peut aussi passer prendre juste un café ou une bière. Depuis trois ans, ce bistrot de quartier ressuscité rapproche ceux qui vivent et travaillent dans ce secteur populaire de Lille. À l’étage, on trouve l’atelier de Jean Laumet, seul tailleur de jean de la région. C’est une adresse que j’affectionne beaucoup pour sa cuisine de saison et sa cheffe, Marie Fellrath, généreuse et exceptionnelle. C'est un lieu aussi convivial qu’inattendu ! »

57, rue de Valenciennes à Lille.
Du lundi au vendredi, de 12 h à 22 h.
Pour réserver : 03 62 14 43 51.
Instagram : @cafe_augustin
GIPSY MAURICE : LA JEUNE GRIFFE NORDISTE À SUIVRE
Lancée en 2024, la marque d'Aurélie Bayart séduit une clientèle grandissante avec son vestiaire élégant et bohème à souhait. Descendante de deux grandes familles du textile du Nord, la créatrice lilloise travaille à partir des stocks dormants haut de gamme pour imaginer des pièces en quantités limitées fabriquées à Roubaix.
« J’aime ses pièces fortes et écoresponsables qu’on ne voit pas ailleurs et qui cultivent le savoir-faire du Nord. Ma pièce préférée : la blouse Loïe tigrée en viscose fluide, qui se porte avec un jean ou en total look ! »
Top à partir de 220 €.
En vente à Lille chez Little & Tall, 12-14, rue de la Clef et sur gipsymaurice.com

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Si vous avez plus que la journée, Valentine Richardson nous a confié ses autres incontournables.
POUR VISITER : LA VILLA CAVROIS
Chef-d'œuvre du Nord, ce château signé Mallet-Stevens emblématique de l’Art déco nous immerge dans l’esthétique avant-gardiste du XXe siècle. À l’intérieur, elle est meublée et décorée comme à l’époque !
60, avenue John-Fitzgerald-Kennedy à Croix.
Tél. 03 28 32 36 10.
Tarif individuel : 11 €, gratuit pour les moins de 18 ans. villa-cavrois.fr
POUR SE POSER : CUP
« J’adore m'installer dans ce endroit de poche pour un délicieux café. » 3, rue des Bouchers à Lille Du lundi au jeudi de 9 h à 17 h, le vendredi de 11 h à 17 h.
POUR MANGER ENCORE
CARMI
« Pour déguster des produits italiens dans un deli new-yorkais ! J’adore l’ambiance. » 50, rue de Gand à Lille
Ouvert jeudi et vendredi de 17 h à minuit et le samedi de 15 h à minuit. Réservez au 09 74 73 58 26
BISTROT BRIGAND
« J’y vais tout le temps ! C’est le premier resto où je suis allée quand je suis arrivée à Lille et les propriétaires sont devenus des amis. »
23, rue de l’Hôpital-Militaire à Lille Du lundi au vendredi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à minuit. bistrot-brigand.com

On la voit beaucoup en décembre, quand elle sort le grand jeu avec un marché de Noël féerique. Et en juillet, lors du Main Square Festival. On vous invite aujourd’hui à redécouvrir la séduisante ville d’Arras en compagnie de Marie-Laure Fréchet, qui y a posé ses valises il y a maintenant 27 ans.
Lucie Vidal - Matthieu Botte

Marie-Laure Fréchet est journaliste culinaire. Adepte du « bien manger », elle veut rendre hommage à la cuisine du Nord en la débarrassant de ses clichés. Elle signe plusieurs livres : Estaminets (Les Beaux Jours), L’Encyclopédie de l’alimentation durable, Le Grand Livre des patates, et le dernier en date, Ma Frite adorée (tous chez Flammarion). Elle est de tous les bons coups : derrière l’association Mange Lille et le Championnat du monde de la frite à Arras (notez la date, le 26 septembre 2026). Nordiste, étudiante lilloise qui ne jurait que par la grande ville, Marie-Laure est arrivée à Arras par amour… Cela fait 27 ans qu’elle y vit et ne regrette pas son choix. Elle aime cette ville où tout se fait à pied, qui en met plein les yeux avec son patrimoine architectural : le baroque flamand des places, l’Art déco… et qui a une vie culturelle.
« Je trouve la déco hyper soignée et cosy. Je me verrais bien venir ici pour travailler. » De fait, pas mal d’ordinateurs sont ouverts autour de nous. Des couleurs enveloppantes, du mobilier en bois, quelques objets insolites comme cette échelle de meunier suspendue… Ce café très central est un vrai refuge qui renferme une petite bibliothèque. Lire sur place, emprunter, acheter… tout est possible. Des ateliers créatifs y sont régulièrement organisés, tout est sur le site.
10, Grand-Place. Du lundi au mercredi de 7 h 30 à 18 h.
Vendredi et samedi de 10 h à 19 h. Dimanche de 10 h à 17 h.
Fermé le jeudi. Cappucino 4 €, matcha latte 5,50 €, thé 3,50 €. Petite restauration salée et sucrée. hemeracafe.fr




UN MONUMENT QUI DONNE LE VERTIGE : LE BEFFROI
« C’est un incontournable, évidemment. La vue est magnifique. C’est un bon début quand on vient passer une journée à Arras. Il est situé place des Héros. J’adore traverser cette place, le matin, quand tout est encore fermé, je me sens comme un personnage du roman La Jeune Fille à la perle » On prend les billets à l’office de tourisme. Insolite : on peut suivre une visite guidée avec le carillonneur qui vous présente le fonctionnement du carillon électrique aux 37 cloches. (12 €, 9 avril, 7 mai et 4 juin).
Ouvert tous les jours, de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h 30.
Un ascenseur puis un étage à pied.
Déconseillé aux personnes sujettes au vertige. 4,50/3,50 €. arraspaysdartois.com


« Je me sens comme à la maison ici. Ce musée scientifique est essentiellement tourné vers le jeune public, avec des expositions sensorielles pédagogiques. « Qu’est-ce qu’on mange ? » est une exposition permanente dédiée à la nutrition. Moi qui m’intéresse à l’alimentation, la bonne, je ne pouvais pas passer à côté de cet endroit. » Cité Nature est installée dans une ancienne fabrique de lampes de mineurs, il y a plusieurs espaces qu’on peut découvrir en visite libre ou guidée. Des ateliers parents-enfants sont régulièrement organisés ou dans un autre registre, l’afterwork : soirée dansante, le troisième vendredi du mois !
25, boulevard Schuman.
Ouvert du mardi au vendredi, de 9 h à 17 h, et le week-end de 14 h à 18 h. Horaires plus étendus pendant les vacances. 8/5 €. citenature.com




LA PRAIRIE
« C’est un crève-cœur de choisir car il y a tellement de bonnes adresses… mais j’avoue que j’aime beaucoup La Prairie. C’est une vraie caverne d’Ali baba : on y trouve d’excellents fromages et une vaste sélection de produits en épicerie fine. » Située juste à côté de la place des Héros, l’enseigne est tenue par Raphaël Dervaux, un artisan passionné et généreux, capable de vous parler fromage pendant des heures sans vous ennuyer une seconde ! Il insiste : ici, ce qui compte, c’est le conseil. Qu’on soit étudiant ou œnophile érudit (son papa fut sommelier de Marc Meurin avant de se reconvertir fromager à Béthune), tout le monde est le bienvenu à La Prairie. Et chacun repartira avec le fromage qui lui convient. Côté épicerie fine, vous trouverez une sélection de produits locaux, comme ces vins blancs d’Artois qui méritent la découverte… 4, rue Eugène-François-Vidocq. Tél. 03 21 50 05 95. Lundi de 15 h à 19 h 15. Du mardi au vendredi de 9 h 30 à 13 h et de 15 h à 19 h 15. Le samedi de 9 h à 13 h 30 et de 15 h à 19 h. fromagerie-laprairie.fr





















































110 chambres & Suites • Restaurant L'Opale Spa & Soins "PHYTOMER" • 5 espaces réceptifs modulables


UN ARTISAN
David Pollet Vitraux. « J’adore ce qu’il fait. Je trouve qu’il fait des choses sublimes et subtiles. » Formé à Saint-Luc, puis aux Beaux-Arts, cet artisan verrier a longtemps travaillé dans la restauration de vitraux avant de se lancer dans une activité purement créative. Il bénéficie aujourd’hui d’un bouche à oreille qui lui permet d’être toujours, sur un projet en cours. Si vous passez par Hemera, vous repérerez sans faute son enseigne en vitrail. Son atelier est aussi une petite boutique où vous pouvez trouver des médaillons variés (60 €). Il propose aussi des ateliers découverte.
64, rue des Trois-Visages. Tél. 06 03 18 89 82. Horaires… en fonction de ses disponibilités ! Facebook : David Pollet Vitraux

Et Caetera ; « Je viens ici dès que j’ai un petit cadeau à faire, ce sont plusieurs créateurs de la région qui se partagent cette boutique, ce qui fait qu’on y trouve plein d’univers différents. » Une boutique partagée et tenue par des créateurs : ici, c’est 100 % fait main et régional. De la petite maroquinerie, de la déco en céramique, des abat-jours, des bijoux en cuir de poisson (on a adoré !), de la papeterie, du savon, les vitraux de David Pollet… Ce qui devait être une boutique éphémère vient de fêter ces cinq années d’ouverture ! 2 rue des Petits-Veziers. Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 19 h. etcaeteraarras.wixsite.com/accueil
POUR ALLER PLUS LOIN
Intarissable sur sa ville et ses attraits, Marie-Laure Fréchet nous a glissé d’autres adresses. À bon entendeur…
Le restaurant le Silex, Grand-Place. « C’est une bonne rôtisserie. J’aime particulièrement leur salade César qu’ils servent avec du coquelet rôti. En plus, ils préparent de bonnes frites, ce qui ne gâche rien ! »
La friterie Jolivert, boulevard Crespel. « Une baraque comme on les aime, avec de très bonnes frites. » Le midi, 11 h 30-14 h et 18 h 30-21 h. L’équipe communique régulièrement sur Facebook : Friterie Jolivert Arras.
La Maison Vayez, 13 rue des Récollets. Le torréfacteur fournit entre autres le salon de thé Hemera. Il fait aussi épicerie fine.
Le marché d’Arras. « Il fait partie des plus beaux de la région, j’y vais tout le temps. » Le mercredi et le samedi, dans une version plus étendue, de 8 h à 13 h, sur la place des Héros.
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En pleine métamorphose depuis une dizaine d’années, Dunkerque alterne entre paysages marins, rues commerçantes et architecture d’après-guerre. Si les institutions conservent leur succès, de nouveaux endroits s’y font une place. Découverte avec Eulalie Magnier, influenceuse aux 65 000 abonnés sur les réseaux sociaux.
Giulia De Meulemeester - Marc Demeure

Eulalie Magnier, Dunkerque dans le cœur
Elle fait des vidéos depuis ses 11 ans, sur sa vie, ses loisirs, ses angoisses, ses conseils. À 21 ans, après une formation en école de commerce, Eulalie Magnier se professionnalise dans le montage vidéo. D’abord lancée dans les mini-vlogs, derrière le pseudonyme « cestlaliequoi », elle transforme son contenu pour « mettre en lumière » la ville où elle a grandi, avec l’envie de « la faire bouger pour les jeunes ». Née à Dunkerque, en allant étudier à Lille, Eulalie s’est rendu compte que « la ville était très mal exposée, alors que je ne pensais qu’à y revenir, Dunkerque me manquait ». Elle y vit à nouveau et profite de toutes ses ressources. Avec 31 300 abonnés sur TikTok, 26 300 sur Instagram et 7 500 sur YouTube, ses posts sur le carnaval ou les expressions du Dunkerquois ont généré des milliers de vues. Instagram / Youtube / TikTok : @cestlaliequoi
COUP DE CŒUR : LA DIGUE DE MALO « C’est mon endroit préféré à Dunkerque ! » Pour Eulalie, « tous les chemins mènent à la digue de Malo », lieu incontournable de la ville selon elle. « On peut tout y faire, c’est ma safeplace. On peut retrouver les amis pour un café, un verre, faire du sport, j’y fais mon petit footing quand j’ai la détermination , faire la fête. » Entièrement rénovée, pour celle qui l’arpente depuis toute petite, la digue malouine est passée de « pas très fonctionnelle et peu esthétique » à « claire, propre ». « Le cadre est très beau, tout est ouvert. On n’a pas une grosse balustrade qui cache la vue et puis on peut profiter des bars et cafés en s’installant directement dans le sable, c’est vraiment agréable, avec les températures qui augmentent, ça fait très vacances. » La cerise sur le gâteau : « Le coucher de soleil ! » Eulalie vante aussi les rues qui bordent la station balnéaire. « J’aime me balader autour de la place Turenne, me perdre un peu dans Malo, il y a de belles façades »
















Un lieu vivant, chaleureux et plein de saveurs, où l’on se retrouve pour partager, découvrir et se régaler. Des plaisirs accessibles à tous les budgets, pour que chacun profite d’un moment convivial en centre-ville de Dunkerque




































Quand elle a passé pour la première fois la porte de ce restaurant installé à Malo pour y fêter un anniversaire entre copines, elle ne « s’attendai(t) à rien ». Et puis, le plat, du bœuf en brochette avec des pommes de terre grenailles, est arrivé, et ça a été « comme dans Ratatouille, l’explosion de saveurs. Toutes ces épices m’ont choqué le palais ! ». Depuis, Eulalie commande toujours la même assiette. « Il y a une petite carte, on sait ce qu’est leur spécialité. Le cadre est très sympa, le personnel aussi. On plonge dans la culture, surtout quand le chef sort de la cuisine pour jouer de la musique. »
2 avenue Faidherbe. Du mardi au jeudi, de 19 h à minuit ; les vendredi et samedi de 12 h à 14 h 45 et de 19 h à minuit ; le dimanche de 12 h à 14 h 45. escalebyzantine.com/

Cet équipement, inauguré en mai 2025 en centre-ville, est « déjà ancré dans mes habitudes quand je fais un tour de shopping ». Attirée par la variété des stands (primeurs, boulanger, boucher-charcutier, fromager, pâtisseries de Thibault Cousin, corner de Florent Ladeyn, traiteur asiatique, stand de croquettes, etc.), Eulalie y pioche « des idées pour les futurs apéros », craque pour une gourmandise sucrée, « tout est hyper appétissant ! C’est un bel endroit si on veut manger sur le pouce des produits locaux. C’est cool de retrouver le Nord dans nos assiettes ».
Cours François-Bart. Du mardi au samedi de 8 h à 19 h ; le dimanche de 9 h à 15 h.

Un latte macchiato caramel. C’est la boisson qu’Eulalie savoure au It Coffee quand elle fait une pause. Le salon de thé, où l’on peut déguster des bagels salés comme des cheese-cakes, des muffins, des cookies, des gâteaux, etc., s’est fait un nom à Dunkerque depuis son ouverture en 2012. « J’y vais depuis que j’ai commencé à sortir avec mes copines. On est comme à la maison, ou comme chez notre grand-mère, c’est pour toutes les générations. Il y a de la petite vaisselle, des canapés, c’est chaleureux. Et puis c’est assez calme, la musique n’est pas trop forte. »
14 rue du Président Wilson. Du lundi au samedi, de 9 h à 18 h 30. Facebook : itcoffeedunkerque


UN « LIEU SOUS CÔTÉ » (OU ENDROIT INSOLITE) : LE MUSÉE MARITIME ET PORTUAIRE
« Monter sur les bateaux à côté desquels on passe tout le temps », « en savoir plus sur la pêche », « découvrir le portrait de Jean Bart, les maquettes de bateaux ». Pourtant « pas très musée », Eulalie a redécouvert ce lieu entre salles d’exposition et musée flottant, notamment composé du majestueux troismâts Duchesse Anne entièrement rénové. « Je l’avais visité lors de sorties scolaires. J’y suis retournée pour le marché de Noël. Ça vaut plus le coup que ce que je pensais, c’est intéressant d’être touriste dans sa propre ville ! » 9 quai de la Citadelle. Du mercredi au lundi, de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h. museemaritimeportuaire.com
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Choisissez l’ennui. Ou choisissez mieux.

WLTP: 17.8-21.7 kWh/100 km and CO₂ 0 g/km.
Pensez à covoiturer.
#SeDéplacerMoinsPolluer

Tél : 03 20 28 29 88

Avec 85 œuvres disposées dans l’espace public, Valenciennes est la ville française qui compte le plus grand nombre de statues au kilomètre carré. Cela lui vaut le doux surnom d’Athènes du Nord. Sa place d’Armes, sa Maison espagnole, son musée des Beaux-Arts… la ville regorge d’atouts à découvrir. Et qui de mieux qu’un Valenciennois pur jus pour nous en parler ?
Petite visite personnalisée en compagnie de Rudy Mater, ancien footballeur du VAFC qui a grandi dans le quartier Dutemple.
Victor Lamand - Pib

Son nom résonne à Valenciennes comme une force de caractère, celle d’un gars qui a mouillé le maillot pour passer du terrain de sa cité aux plus belles pelouses françaises, jusqu’en 2014. Ancien latéral gauche ayant fait presque toute sa carrière dans « son » VAFC, le club de football de Valenciennes où il a porté le maillot rouge et blanc à 388 reprises, Rudy Mater est aussi un enfant de Dutemple, le quartier populaire de la ville. Aujourd’hui entraîneur du côté de la formation et consultant les soirs de matchs, l’homme de 45 ans est toujours bien ancré dans sa ville, où à force, il connaît presque tout le monde. Un rapide passage devant la vitrine d’un bar et il salue une tablée qui le reconnaît. Son amour pour Valenciennes est toujours bien présent, et quand il l’évoque, on le ressent tout de suite.
Pour les grandes occasions ou un petit repas entre amis, Rudy Mater sait où aller. « Ici, c’est comme la famille. Le patron, Georges Zenou, était proche des joueurs. J’y viens à toutes les Saint-Valentin. C’est très bon, le personnel est agréable. Ils ont toujours le sourire, dans un restaurant, l’accueil, c’est aussi ce qui fait le charme du lieu. » Niché à deux pas du centre-ville et à 500 mètres de la gare, Les Arcades est un hôtel-restaurant traiteur à la carte variée. Si Rudy Mater « mange de tout », les fruits de mer proposés sur la carte du restaurant finissent souvent par le convaincre au moment de passer commande.
Les Arcades, 19 rue Saint-Jacques.
Tél. 03 27 30 16 59. Du mardi au vendredi de 11 h 45 à 14 h 30 et de 18 h 45 à 22 h 30. Samedi de 18 h 45 à 22 h 30. Dimanche de 11 h 30 à 14 h 30. lesarcadesvalenciennes.com

« Match, victoire, Cuba, R-Line’s. » C’était la formule magique des aprèsmatch victorieux du VAFC. Depuis, la discothèque R-Line’s a fermé et le Cuba bar a changé de gérant et est devenu le Cuba Noche. L’ancien gérant, Christophe Robitail, a repris du service sur la place Saint-Nicolas, en inaugurant deux bars en 2018, le Petit-béret et le Saint-Nicolas. C’est ce qui a permis en partie de retrouver un esprit village sur cette place bien connue des Valenciennois. « C’est une place vivante. Avant, quand on passait, il n’y avait rien. Maintenant, c’est un endroit incontournable et les gens s’y sentent bien. Le soir, il y a un monde pas possible. » Que ce soit pour boire une bière ou siroter un cocktail, c’est l’endroit favori de l’ancien de VA.
Il n’a pas fallu longtemps pour la cocher dans la liste de ses boutiques préférées. « C’est une grande histoire.
VAFC en fournissant aux joueurs les costumes, les gérants du magasin Liso connaissent l’ancien joueur depuis des années et reçoivent sa visite de temps en temps. « C’est une super boutique leureux. On est toujours bien reçu. Je acheter. » On y trouve des marques haut de gamme, pour les hommes et les femmes : Karl Lagerfeld, Boss, LiuJo… « c’est vrai, mais c’est de la qualité. Si on c’est ici qu’il faut venir. » Et s'ils « ont Hauts-de-France, ils savent rester simple retrouve dans ces valeurs ».
75 rue Saint-Géry.
Lundi de 14 h à 19 h. Du mardi au samedi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 19 h.


Avant, il y allait faire ses joggings en survêt’ du club. Aujourd’hui il garde l’équipement mais quand il s’y rend, c’est plus pour une balade digestive. Le Vignoble, c’est toujours le terrain de jeu de Rudy Mater. Ses cinquante-quatre hectares de nature, à deux kilomètres du centre-ville, en font une balade sympathique en pleine nature. On part à la découverte de la faune et de la flore, guidé par des petits panneaux. Le cresson, les arbres têtards, les amphibiens et les oiseaux. Une boucle de 7,5 posée pour ne pas en perdre une miette. « préférés. »



La ville fortifiée de Montreuil-sur-Mer est un joyau. Située à quelques encablures de la mer, qu’on devine par-delà ses remparts, la vieille ville regorge de petites adresses pleines de charme, nichées dans de jolies rues pavées ou sur d’élégantes placettes. Écrin de nature, elle est aussi riche d’un patrimoine exceptionnel. Laissez-vous porter par son ambiance enchanteresse…
Ancien architecte informatique aujourd’hui à la retraite, marié et père de quatre enfants, grand-père comblé, Christophe Flipo, 64 ans, est installé à Écuires, village voisin de Montreuil, depuis plusieurs années. Une terre qu’il connaît bien puisqu’il y vient depuis toujours : la famille avait une résidence de villégiature à Saint-Josse. Connu du grand public pour avoir remporté la saison 14 de « Pékin Express » avec sa fille Claire en 2021, on le croise régulièrement arpentant la ville de Montreuil avec sa tribu ou son épouse, son indétrônable chapeau vissé sur la tête. Sensible aux échanges humains, aux rencontres et à la générosité, il nous livre son Montreuil idéal. Une ville qu’il découvre toujours avec le même enchantement et le même émerveillement qu’au premier jour…


« On vient très souvent ici, en famille. C’est convivial, les gens sont gentils, la carte est simple avec une cuisine familiale abordable et la patte du chef Alexandre Gauthier. On peut manger rapidement, quand on est avec les enfants, c’est pratique. Ou au contraire, prendre le temps. Le restaurant est aussi très bien placé. Chaque midi, en semaine, il y a un plat du jour. Personnellement, je suis fan de la brandade de morue du vendredi… Et la déco est top, ce qui ne gâche rien. Derrière la façade moderne, on trouve un intérieur avec des matériaux bruts. On voit même par endroit le papier peint de l’ancienne maison… » Le conseil de Christophe Flipo : « Arrivez à midi, pas plus tard, pour avoir une chance d’avoir une table. » 7, place du Général-de-Gaulle. Ouvert tous les jours en continu, de 9 h 30 à 21 h 30. Renseignements : 03 21 86 26 88. Attention, le restaurant ne prend pas de réservations.
Instagram : @grandplacecafe_






L’ATELIER OH LA LA !, POUR DÉNICHER DE BELLES PÉPITES DÉCO
Colorée, fleurie, décalée… la devanture de la jolie boutique de Virginie Malfoy-Ramet, et son originale enseigne Oh La La !, donne envie d’en pousser la porte. À l’intérieur, c’est la caverne d’Ali Baba : décorations, bijoux acidulés, poissons koinobori, fleurs en feutrine, vaisselle en porcelaine ou radios vintage, papiers peints, affiches… Elle propose aussi des services : relooking déco, encadrement… Les produits sont sélectionnés avec soin et il y en a pour tous les goûts.
Exactement ce qui plaît à Christophe : « Déjà le nom de la boutique est exceptionnel. Ici, tout est original, ce n’est pas la déco qu’on trouve chez tout le monde, pas non plus du made in China… On adore y venir le samedi matin, après notre petit tour sur le marché, à deux pas. Et on déniche toujours de super idées cadeaux. » 7-9, place du Théâtre. Du lundi au samedi, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30. Fermée mercredi et dimanche.
Renseignements : 09 86 07 87 99.
Facebook : @L’atelier Oh la la Instagram : @l_atelier_ohlala_cote_opale

















Pour Christophe, « avec ses arbres qui poussent dans l’eau », le marais de la Madelaine, niché au pied des remparts de Montreuil, a des allures de Louisiane… « On peut se promener, faire le tour, c’est très sécurisant avec les enfants car il y a très peu de voitures. On peut pousser jusqu’à la passerelle où, l’été, il y a un petit café où se poser, on peut louer des barques Au Petit Quentovic, faire du vélo… On rencontre des gens, c’est charmant ! Et ce marais est plein de vie : il y a des canards, des oies, des cygnes. Sans oublier le restaurant deux étoiles La Grenouillère… » Pour ceux qui veulent poursuivre la balade, on peut remonter vers Montreuil par le sentier qui mène à la citadelle. De là, on accède à la promenade des remparts. « Les paysages y sont sublimes ! » abonde Christophe qui conseille ensuite de se perdre dans les étroites venelles du centre.

« Ici, ils savent affiner le fromage. Ils le font eux-mêmes, et on voit bien la différence. Nos coups de cœur ? Le brie à la truffe, qui est excellent ! La boutique est petite mais le choix est extraordinaire, ils ont des fromages de toutes les régions, de tous les pays, et même beaucoup de produits locaux. C’est un peu cher, mais on en prend moins et on mange mieux. » 14, place du Général-de-Gaulle.
Du mardi au vendredi, de 9 h à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h, samedi de 9 h à 13 h et de 14 h à 19 h et dimanche de 10 h à 12 h 30. Fermé le lundi. Contact : 03 21 06 50 88.
Facebook : Caseus - Montreuil/mer

INSOLITE ET CONFIDENTIEL : À LA DÉCOUVERTE DE LA FABRICATION
Bienvenue chez Frédérique Flipo, l’épouse de Christophe. Après avoir longtemps exercé comme peintre sur porcelaine et fabricante de bijoux à Lille, elle s’est mise à créer des icônes religieuses il y a dix ans. Elle perpétue cet art ancestral sacré depuis son atelier installé dans le salon de la maison familiale à Écuires. Art pour lequel elle a été formée à l’atelier Beraka (désormais fermé), à Saint-André-lez-Lille, au monastère des Bernardines. La discipline réclame calme et spiritualité, et Frédérique en connaît tous les codes et symboles. Bois, colle de peau de lapin, jaune d’œuf, vin blanc, bière brune, or… Elle utilise des matériaux naturels surprenants. Elle expose régulièrement et propose d’échanger par mail avec les personnes intéressées. frederique.flipo@free.fr

Bien sûr, on peut aller à Gand pour un après-midi. Mais la ville recèle tellement de richesses qu’elle mérite au moins un long week-end. Moins connue que Bruxelles ou Bruges, elle va vraiment vous surprendre. Préparez votre city trip romantique – et aussi un peu sportif au bord de l’eau.

Bienvenue dans la ville de l’eau et du… vélo. À l’approche du cœur du centre-ville historique, la voiture n’est pas conseillée : Gand bénéficie de l’une des plus grandes zones piétonnes d’Europe. Alors, optez pour la marche, le tramway ou… le vélo. Ici, tout est fait pour lui. Jusqu’aux immenses parkings, dont celui aménagé sous le romantique pont Saint-Michel.
De là, vous pourrez admirer l’ancien port. Il faut vous imaginer au XIVe siècle, lorsque la ville, enrichie par l’industrie drapière et le commerce des céréales, connaissait son âge d’or. Au confluent de la Lys et de l’Escaut, le port fluvial, par lequel transitaient marchandises et céréales, était à son apogée. Il va rester le poumon de la ville pendant des siècles. Les façades des bâtiments historiques le long des Graslei (quai aux Herbes) et Korenlei (quai aux Grains) témoignent
de cette splendeur. Un peu plus loin, se dessinent l’ancien marché aux poissons et l’impressionnant château des Comtes qui date du XIIe siècle.
Toujours du pont Saint-Michel, tournez la tête et ce sont les tours de l’église
Saint-Nicolas, du beffroi et de la cathédrale
Saint-Bavon (où se trouve L’Agneau mystique) qui s’imposent à vos yeux.
Le meilleur moment pour découvrir la ville est le soir. Un plan lumière a été pensé pour sublimer les bâtiments historiques. Une expérience unique.
Retrouvez la promenade « Gand, féerie nocturne » sur visit.gent.be/fr (onglet : voir et faire).



Gand est une histoire d’eau. Pour le comprendre, rien de mieux que les guides des bateaux touristiques. Le long des Graslei et Korenlei, plusieurs compagnies assurent, toute l’année, des visites en bateau, notamment en français. Mais ce qui vous surprendra, c’est le nombre de kayaks sur l’eau. Des Gantois le pratiquent pour leurs transports quotidiens ou leurs loisirs, mais aussi de plus en plus de touristes. Le point de location le plus central est à l’auberge de jeunesse Upperlink (quai Korenlei). À noter l’initiative de l’association
DOKano : vous louez un kayak à un tarif modique… et nettoyez les eaux gantoises en pêchant les déchets. DOKano est situé au niveau des anciens docks, quartier en pleine réhabilitation, tourné vers les loisirs en plein air.

Et si vous dormiez dans un bateau –hôtel ? Dans le port de plaisance Portus Ganda, à un kilomètre du centre-ville, bienvenue à bord du Boatel. Un concept unique d’hôtel aménagé à bord d’une péniche. Cinq chambres coquettes vous y attendent. Un lieu vraiment atypique et très demandé. Pensez à réserver bien avant votre séjour.
The Boatel. Voorhoutkaai 44. theboatel.com



Aux beaux jours, un des grands plaisirs à Gand, ce sont les terrasses dans le centre historique, le long de la Lys. Parmi-celles-ci, celle de l’Aba-jour figure en bonne place. Ce restaurant propose notamment le waterzoï à la gantoise (poulet). Une envie d’anguilles au vert ? Optez pour Mémé Gusta (attention, mieux vaut réserver). Le roi de la croquette, c’est Chapeluur (plus de vingt variétés à la carte). Beaucoup plus chic, Vrijmoed. C’est le temple belge de la cuisine végétarienne et l’un des meilleurs restos au monde. Pour boire un verre, la terrasse pleine de charme du Barrazza café (photo ci-contre) vous comblera.


EN BATEAU, DE GAND
À LAETHEM-SAINT-MARTIN, LE VILLAGE DES PEINTRES
Envie de devenir le capitaine de bord ? Trois compagnies (Minerva, Booot et Leie Yachting) proposent des bateaux à la location (sans permis bateau). Vous voilà à la barre pour remonter la Lys. Une fois sorti de Gand, la verdure est partout et les villages typiques vous attendent le long de la rivière. En trois heures aller-retour (un peu plus en cas de halte dans l’un des cinq restaurants qui ont un ponton !), vous pourrez
découvrir Laethem-Saint-Martin. Le village est connu pour avoir inspiré de célèbres peintres flamands aux alentours de 1900 : leurs œuvres sont aujourd’hui exposées dans le monde entier. Vous pourrez en admirer aussi dans plusieurs musées locaux, à Laethem-Saint-Martin (musée Gevaert-Minne et maison-musée Gust de Smet), à Deinze (Mudel) mais aussi au musée des Beaux-Arts de Gand.
En voiture. Gand n’est qu’à 50 minutes de Lille. Mais, attention, le centre-ville est une zone de basses émissions. Il est nécessaire de vérifier que votre véhicule y est autorisé et de faire une déclaration préalable. Toutes les informations sur visit.gent. be/fr/zone-basse-emission-gand. En train. Entre Lille Flandres et Gand Saint-Pierre, un départ toutes les heures en direct. Comptez un peu plus d’une heure de trajet. Tarif plein en seconde : 10,10 €. Billets sur SNCB International b-europe.com/FR
En autocar. Flixbus au départ de Lille. Durée moyenne du trajet, 1 h 17. Tarifs à partir de 3,98 €.
CityCard Gent. Présentée comme unique en Europe, la CityCard Gent donne un accès gratuit unique à tous les grands musées gantois et permet de bénéficier d’une réduction de 10 € à l’achat d’un ticket pour visiter L’Agneau mystique dans la cathédrale Saint-Bavon. Bus, tramway, bateau-tram gratuits et une journée de location de vélo gratuite. Tarif de la CityCard : 42 € pour 48 h, 48 € pour 72 h. Toutes les infos pratiques sur visit.gent.be.
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Claire Courbet - Pascal Bonnière
Le parc zoologique belge a ouvert en février la plus grande serre tropicale du monde. Plongée dans cet incroyable univers, entre jardin luxuriant et eau turquoise.


L’immense fontaine et le majestueux couloir d’entrée de Pairi Daiza donnent le ton. Dans le parc zoologique belge, on aime faire les choses en grand. Émerveiller les deux millions de visiteurs annuels en les plongeant dans différents mondes (Le Royaume du milieu, La Terre du froid, Les Îles du soleil levant, etc.) qui se veulent les plus réalistes possibles. Des mondes peuplés évidemment d’animaux : panda, loups, gorilles… On peut même voir le nourrissage de certains d’entre eux. Ces univers sont aussi composés d’objets rares et authentiques. Comme ce temple hindouiste, dans le Royaume de Ganesha, toujours utilisé par la communauté balinaise pour prier.
DIXIÈME
Pour Edenya, son dixième monde, le parc n’a pas lésiné. Après cinq ans de travail et 215 millions d’investissements, il vient d’inaugurer ce qui a été reconnu par le Guinness book des records, comme la plus grande serre tropicale et le plus grand écosystème zoologique couvert du monde.
Derrière les lourdes portes en bois, quatre hectares de nature luxuriante sont à découvrir. Palmiers, monsteras, arbres bouteilles se mêlent à l’eau turquoise dans cette cathédrale de verre, chaude et humide. Pour compléter le décor, quelques merveilles du monde : du bois pétrifié, devenu pierre, des parures de peuples amazoniens, des statues de San Agustin… C’est dans cet écrin que vont vivre 230 espèces animales.




Ici, on est à quelques centimètres à peine des singes qui se balancent d’arbre en arbre, on traverse le jardin aux papillons, dans lequel ils évoluent librement, et on prend de la hauteur en empruntant la passerelle qui surplombe animaux et végétaux. Bluffant et unique en Europe, le restaurant sub-aquatique The Abyss offre une vue sous-marine sur les lamantins, les requins et autres poissons en train de nager.


Croisez générosité et solidarité en léguant une partie de votre patrimoine.
Depuis plus de 70 ans, notre association met tout en œuvre pour éduquer des chiens guides et les remettre gratuitement à des personnes aveugles ou malvoyantes.
C’est grâce à votre générosité que nous rendons possible ces belles rencontres qui redonnent mobilité et autonomie aux personnes déficientes visuelles dans leur vie quotidienne.
Informations au 03 20 68 59 62 ou sur www.chien-guide.org



Pairi Daiza propose de s’immerger complètement en passant la nuit sur place dans un de ses hôtels incroyables. The Shark Cove propose des chambres immergées au cœur d’une cité maya engloutie. Là, on voit les requins et les raies. The Riverside Haven prend la forme d’un village de pêcheurs avec des habitations sur pilotis, au bord de l’eau. Dans The Rockhaven, on dort dans des chambres creusées dans la roche. On voit les tapirs, les capybaras, les fourmiliers et les singes. The Jaguar Falls est l’endroit idéal pour observer... les jaguars bien sûr ! The Emerald Retreat est une cabane en bois, perchée au-dessus de la végétation tropicale. Loger sur place vous permet aussi de découvrir le parc avant et après les visiteurs de la journée. Lors de ces moments hors du tumulte, on se perd dans la contemplation des animaux dont on entend le souffle. Une expérience inoubliable.
Pairi Daiza, Domaine de Cambron, 7940 Brugelette, Belgique. pairidaiza.eu Tél. + 32 68 250 850 - info@pairidaiza.eu




Tarifs pour la journée : de 43 à 52 € par adulte. De 37 à 46 € par enfant. De 41 à 50 € pour les plus de 50 ans. Prix dépendant de la période. Ajouter 7 € au billet pour l’accès à Edenya. Gratuit pour les enfants de moins de 3 ans.
Exemple de prix pour une nuit (chambre familiale), The Rockhaven : quatre adultes, un enfant, un bébé : 967 €. Le séjour comprend l’accès privilégié au parc dès le jour d’arrivée, une heure avant les visiteurs d’un jour, le parking, le petit-déjeuner, le repas du soir, l’accès à plusieurs mondes en dehors des heures d’ouverture, un accès à l’espace wellness d’une durée de 1 h 30 pendant le séjour…
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TRIBÙ MANUTTI GOMMAIRE JATI KEBON JOLI VINCENT SHEPPARD 4SO JARDINICO VONDOM BETACO
BIG GREEN EGG OFYR FORGE ADOUR FAST EMU GARDECO NYCHE LIGHTNING ONZO HEATSAIL KUJP
LIMITED EDITION MON DADA ROOLF LIVING
Salle d’exposition 2500m 2 — Rue des Bardanes 6, 7522 Marquain (Tournai)
+32 476 28 17 30 info@zonne-wende.be www.zonne-wende.be

Accessible toute l’année, le circuit de Dame Marguerite permet de découvrir les fermes remarquables de la vallée de l’Helpe mineure, les pâtures bocagères et les vergers autour de Maroilles. Il vous emmène sur une ancienne voie réaménagée et entretenue aux XVe et XVIe siècles sous Marguerite d’Autriche, gouvernante des Pays-Bas.
Lucie Vidal - Sami Belloumi
Ça commence doucement, sur le parking de la mairie, à deux pas de la maison du Parc à Maroilles. On remonte la rue du Lieutenant jusqu’au chemin Dame Marguerite, sur la droite. C’est ici que Dame Nature s’amuse en nous offrant l’un de ses plus beaux tableaux. Le nuancier de vert le dispute à la palette de gris du ciel qui a viré en une minute à peine. Comme pour nous rappeler qu’il faut saisir l’instant présent. Gris-bleu donc, le ciel, de cette couleur de la pierre typique de l’Avesnois qu’on retrouvera tout au long du parcours. Le reste est vert : les pelouses abreuvées par quelques jours pluvieux, les arbres remuant bruyamment leurs branches dans l’indifférence bienheureuse des vaches, ânes et poneys qui lèvent la tête à notre passage. Vertes aussi, les haies de branchages qui délimitent en parcelles cette campagne vallonnée. Verte bien sûr, la somptueuse forêt de Mormal en arrière-plan, qui veille sur nous du début à la fin de la randonnée.
On arrive à la RD32. Il y a plusieurs balisages, il faut suivre le tracé jaune : à droite, puis on traverse la route et on retrouve le chemin Dame Marguerite qui devient plus bucolique. À l’intersection, on continue tout droit. On passe une ferme, on prend un coude à droite et on continue tout droit (rue du Marais). À l’opposé, vers Noyelles-sur-Sambre, la route prend la direction de l’ancienne ferme de l’abbaye Renaud Folie, la maison natale du peintre Marcel Gromaire qu’il a immortalisée dans une toile. On s’imprègne des couleurs qui ont nourri l’artiste. De nouveau une départementale, la D959, qu’on longe sur la droite pendant 200 mètres, puis à droite on prend la rue des Haies. Partout, la pierre bleue typique de l’Avesnois : sur les superbes corps de ferme restaurés ou les vieilles bâtisses, plus humbles, sur les chapelles croisées en chemin. On passe devant le camping des Haies, puis on prend à gauche la ruelle du Breton qui nous mène jusqu’à la D962. On la longe sur la gauche, puis on la traverse pour aller dans la





























ruelle Meunier. On croise des arbres au tronc tarabiscoté. On lève la tête : le ciel bleu moqueur est revenu. Il ne nous lâchera plus jusqu’à la fin.
On y est presque : à droite, rue du Faux, puis à gauche rue du Marais qu’on suit dans un virage à droite. On aperçoit, sur la droite, le kiosque de la place Verte. On peut passer par là ou continuer tout droit, ruelle des Garçons, qui débouche sur l’église Saint-Humbert. On la longe par la gauche, on arrive Grand Rue. A gauche, retour à la mairie. On ne repart pas sans un maroilles, qu’on trouve aux Caves de l’abbaye, en face de la mairie. On y trouve tous les produits du terroir et l’été on peut y boire une bière en terrasse.




















11/26 AVRIL - ENTRÉE 2 EUROS Programme disponible sur www.bio-topia.fr Espace de conservation et de découverte de la


























Bio-Topia est un équipement de la Communauté urbaine de Dunkerque





Les musées de la région se visitent pour leurs collections permanentes et leurs expositions temporaires.
Quelques-uns aussi pour leurs espaces extérieurs : le LaM à Villeneuve-d’Ascq, le Louvre-Lens et le LAAC à Dunkerque se distinguent particulièrement.
Alors, faites l’expérience des jardins de sculptures !
D’autant que c’est gratuit…


L’ÂME MONUMENTALE
Douze sculptures monumentales jalonnent le parc du LaM, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, lieu de vie et de flânerie, espace de biodiversité lui-même environné de verdure avec le golf de Brigode et la chaîne des lacs. L’exposition à ciel ouvert, unique dans la métropole lilloise et officiellement désignée sous le nom de « Jardin de sculptures », fait voisiner Alexander Calder et Eugène Dodeigne, Jacques Lipchitz et Pablo Picasso.
Depuis la réouverture du LaM en février, après un an et demi de travaux, l’iconique Between Fiction and Fact de Richard Deacon qui précède le bâtiment de Roland Simounet a été restauré dans un gris éclatant, conforme aux intentions premières de l’artiste.
Tandis que l’œuvre nouvellement installée Bayonne Pavilion de l’Américain Dan Graham, figure majeure du minimalisme et de l’art conceptuel, offre un contrepoint inédit face à l’extension conçue par Manuelle Gautrand, proposant « une expérience sensible du passage de l’intérieur à l’extérieur ». Le parc est visible de toutes les salles de ce musée très aéré, ainsi que du restaurant Pigments, situé à l’étage.
LaM, 1, allée du Musée à Villeneuve-d’Ascq.
Musée ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 19 h. 11/9 €, gratuit pour les moins de 26 ans.
Jardin de sculptures ouvert de 9 h à 20 h d’octobre à mars et de 9 h à 21 h d’avril à septembre.
Tél. 03 20 19 68 68. musee-lam.fr


COMME UN POISSON DANS L’EAU
Le LAAC, Lieu d’art et action contemporaine, est abrité dans un bâtiment de style moderne habillé de céramique blanche, qui crée un contraste chatoyant avec le parc environnant. L’un a été conçu par l’architecte tourquennois Jean Willerval ; l’autre par le paysagiste Gilbert Samel, qui a pensé le jardin des sculptures « comme une forme d’initiation à l’art ». S’y trouvent, sur quatre hectares, une quinzaine de sculptures d’artistes célèbres dont Arman, César ou Niki de Saint Phalle. Dans cet espace végétal volontairement monochrome, les taches de couleur attirent particulièrement le regard : les coquelicots rouges de l’installation Ce qu’il reste de Steve Abraham et Nicolas Messager, ou le Flying Fish bariolé de Karel Appel qui, depuis sa restauration fin 2023, est comme un poisson dans l’eau au bord du canal. On peut faire du jardin du LAAC le point de départ d’une déambulation artistique qui mènera au Frac Grand Large, rue des Chantiers de France et sur la digue de Malo-les-Bains. LAAC, 302, avenue des Bordées à Dunkerque. Musée ouvert du mardi au vendredi de 9 h à 18 h et le week-end de 11 h à 18 h. 6 €, gratuit pour les moins de 26 ans. Parc ouvert aux mêmes jours et heures. Tél. 03 28 29 56 00. musees-dunkerque.eu
ARTISTIQUE PAR NATURE
Autour du remarquable bâtiment de l’agence japonaise d’architecture SANAA, tout en volumes discrets, vitrages et reflets flous, le parc du Louvre-Lens déploie ses vingt hectares et onze entrées comme un trait d’union affirmé entre le musée et la ville. Labellisé « Jardin remarquable » en 2021, il a été façonné par la paysagiste française Catherine Mosbach.
Autant que les criquets à ailes bleues et les pieds d’astragale, les œuvres d’art contemporain s’y plaisent. Ainsi de la sculpture en bronze de Françoise Pétrovitch, Tenir, voulue par les riverains pour conjurer la misère, ou de Désordre, installation de dix faisceaux en acier de l’artiste Bernar Venet, ou encore de la Shiver House V2 du duo NEON, structure cinétique dont les ailettes se meuvent au gré du vent.
Louvre-Lens, 99, rue Paul-Bert à Lens.
Musée ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 h à 18 h.
Galerie du temps, accès libre.
Exposition, 12/6 €, gratuit pour les moins de 18 ans.
Parc ouvert tous les jours, même quand le musée est fermé. Audioguide du parc accessible depuis un smartphone : tapez l’adresse louvre-lens.visite.zone dans votre navigateur. Gratuit. Et aussi, appareil et casque en location : 2 € / 1 € pour les adhérents / gratuit pour les personnes en situation de handicap. Tél. 03 21 18 62 62. louvrelens.fr



COMME UN TABLEAU
Le jardin de l’hôtel de la Noble Cour entre en résonance avec les tableaux flamands des XVIe et XVIIe siècles. On y retrouve le même principe de dégradé de couleurs, de l’ocre vert jusqu’au bleu, créant cette impression de « perspective atmosphérique ». Il s’organise en terrasses, structurées avec divers matériaux traditionnels, telles la brique ou la pierre bleue et offre une vue grandiose sur la plaine flamande.
Musée départemental de Flandre, 26, Grand-Place à Cassel. Du mardi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, les samedi et dimanche de 10 h à 18 h. 6/4 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Tél. 03 59 73 45 59. museedeflandre.fr

BEAU ET INSPIRANT DEPUIS FÉNELON
Le parc a été imaginé dès la fin du XVIIe siècle par le paysagiste du château de Versailles André Le Nôtre, pour former une grande perspective devant le palais, résidence des archevêques. Il s’est révélé un lieu inspirant où est venu méditer Fénelon, homme d’Église, théologien, pédagogue et écrivain. Le bâtiment actuel, qui abrite le musée Matisse depuis 1982, a été édifié en 1770 par l’architecte de la Bourse de Paris Théodore Brongniart. Quant au parc, acquis par la ville en 1882 et ouvert au public deux ans plus tard, il compte 175 arbres d’essences variées, hêtres pourpres, platanes, érables, et tilleuls tricentenaires.
En 1951, l’État y a déposé deux sculptures, Femme allongée de Marius Cladel et Nu de Louis Dejean, représentant des corps féminins dégageant sérénité et plénitude. Ces œuvres feront l’objet d’une restauration dans le courant de cette année 2026.
Musée départemental Henri Matisse, palais Fénelon, place du Commandant Richez au Cateau-Cambrésis.
Musée ouvert les lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, les samedi et dimanche de 10 h à 18 h. 8/6 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Tél. 03 59 73 38 00. museematisse.fr

UN CHEMIN DE PIERRE BLEUE
Sur un terrain de deux hectares, le jardin de sculptures est parcouru par un chemin de pierre bleue débutant sur le parvis et propose au visiteur, outre la découverte d’œuvres ponctuant l’extérieur, d’appréhender le musée différemment, grâce aux vues sur l’intérieur qu’offrent les grandes baies vitrées voulues par l’architecte Raphaël Voinchet. MusVerre, 76, rue du Général-de-Gaulle à Sars-Poteries. Du mardi au vendredi de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h, le week-end de 10 h à 18 h. 8/6/4 €, gratuit pour les moins de 18 ans.
Tél. 03 59 73 16 16. musverre.fr

De tous temps, les humains ont créé des mares utiles à leurs activités et nécessaires à la vie de leurs bêtes. Alors qu’elles disparaissent de nos paysages, des jardiniers et des collectivités se mobilisent pour recréer des mares naturelles et ces petits plans d’eau ressemblent à des coins de paradis auprès desquels il fait bon buller.
Sarah Binet

Imaginez, c’est la belle saison : les grenouilles entonnent leur chant crépusculaire sous un ciel de feu. Les oiseaux virevoltent avant d’aller s’abreuver, les iris ploient sous une brise chaude… Et vous, vous êtes assis, paisible, au bord de votre mare pendant que le fabuleux orchestre de la vie débute sa symphonie. Le paradis !

De nombreux jardiniers décident de recréer ces espaces aquatiques. Ils ont raison : en France, entre les années 50 et les années 2000, on a perdu entre 30 et 40 % des mares notamment à cause de la bétonisation, du pompage de l’eau… Ce n’est pas bon signe, car elles jouent un rôle fondamental dans la préservation de la biodiversité, en offrant le gîte et le couvert à plus d’un tiers des espèces végétales et 40 % des animaux en France.
En plus d’être esthétique, créer un bassin chez soi, c’est donc donner un coup de pouce à Dame Nature… Tout ça vous donne envie de vous jeter à l’eau ?
PAS BESOIN DE VOIR LES CHOSES EN GRAND TOUT DE SUITE
On peut opter pour une mini-mare, de moins de 10 m² et moins de 2 mètres de profondeur, pour laquelle on n’a pas besoin d’autorisation d’urbanisme (un petit coup de fil à la mairie permettra de s’assurer que tout est dans les clous). La bonne question à se poser, c’est où la placer. Pas trop au soleil, pas trop à l’ombre non plus pour favoriser la végétation… Pour vous guider, le site officiel groupemares.org est une vraie bible de la mare, et on vous a aussi préparé un tuto vidéo.
DEUXIÈME QUESTION : AVEC QUOI ?
Un ancien abreuvoir peut faire l’affaire mais les jardineries ou les magasins de bricolage proposent également des bassins préformés. Sinon, on sort les biscotos, et on creuse ! Votre sol est peut-être argileux ? Vous êtes chanceux, le bassin va naturellement retenir l’eau de pluie. Sinon, il faudra ajouter une bâche plastique spéciale. La suite, c’est que du bonheur ! Car l’heure est venue de planter…
« Il faut trouver l’équilibre », explique Didier Willery, jardinier et auteur dans le Pas-de-Calais, qui a plusieurs mares dans son grand jardin de 2 400 mètres carrés. « Il faut trois types de plantes : des plantes immergées qui sont oxygénantes, des plantes flottantes comme le nénuphar et quand c’est possible des plantes émergées qui sont enracinées mais qui sortent de l’eau. » Cette combinaison, c’est votre tiercé gagnant pour profiter d’une mare en bonne santé écologique, qui attirera à coup sûr beaux oiseaux et petits mammifères, pour votre plus grand plaisir.

Oui, les moustiques pondent dans les eaux stagnantes. Mais une mare en bon état écologique va naturellement les réguler parce qu’elle abrite aussi les prédateurs du moustique qui s’en délectent à tous les stades de sa vie ! Les larves d’amphibiens s’en régalent tout comme les libellules, les oiseaux et les chauves-souris.
Alors la mare, c’est plutôt un outil de lutte contre les invasions de moustiques contrairement aux pots de fleurs, gouttières mal entretenues ou aux ouvrages bétonnés qui accueillent une eau stagnante et attirent zéro prédateur.
C’est sympa de chercher les grenouilles avec les enfants ou de compter les libellules, de se promener au bord de l’eau voire au lever du jour… Jusqu’au 31 mai, c’est Fréquence Grenouille, la fête des zones humides ! Rendez-vous sur reseau-cen.org pour découvrir les animations proposées par les Conservatoires des espaces naturels et les associations tout près de chez vous.

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Avec 8 hectares de culture hors sol, nous proposons une grande variété d’arbres de moyenne et grande taille. Nous effectuons des plantations tout au long de l’année pour végétaliser vos propriétés.
Spécialisés dans de nombreuses espèces végétales, nous offrons des solutions pour tous vos projets d’aménagement.

476 Rue Dombris LECELLES pour plus d’informations suivez-nous sur


VOUS AVEZ UN PROJET ? venez nous rencontrer et bénéficiez de conseils de pépiniéristes expérimentés.



Que va-t-on pouvoir chiner cette saison dans les brocantes de la région ? On a posé la question à Hélène Colliez, la propriétaire de la Maison en torchis, adresse de rêve dans le Desvrois, pour celles et ceux qui aiment les atmosphères douces et apaisantes des maisons de la campagne.
Il faut s’enfoncer dans la campagne desvroise pour dénicher la Maison en torchis, endroit rare où l’on peut trouver des petites merveilles sans forcément y laisser toutes ses économies. On a demandé à Hélène de sélectionner, dans sa belle grange pleine de trésors, des objets classiques et d’autres dans l’air du temps. À vous d’essayer de les repérer dans les brocantes de la région dès le retour des beaux jours. La Maison en torchis, rue des Monts Baudin à Quesques. Ouverte chaque samedi de 10 h à 18 h non-stop et en semaine sur rendez-vous. Tél. 07 82 78 27 48. Sur Instagram : la-maison-en-torchis-62




L’OSIER, DEDANS COMME DEHORS

Ce petit meuble grillagé est un peu l’ancêtre du réfrigérateur. Le garde-manger dispose d’un fort potentiel décoratif. « Il se vend très vite. Il faut dire qu’on peut l’utiliser un peu partout : dans la cuisine pour y ranger des fruits et légumes, dans une salle de bains pour les serviettes et même dans une chambre en guise de table de chevet. » Hélène ajoute souvent une petite plaque émaillée à l’avant du gardemanger pour un supplément de charme.
« C’est fleuri, c’est un élément du patrimoine car elles étaient fabriquées dans la région et, en plus, on peut les détourner très facilement. Hélène est intarissable quand elle parle des barbotines, ces céramiques qui, dans son ate lier, ont trouvé leur écrin dans un ancien buffet de cuisine que la propriétaire de la Maison en torchis a patiemment décapé. « Dernièrement, j’ai trouvé des modèles de barbotines assez inédits, dans un ancien café dont les patrons vendaient le matériel. » Attention, qui dit tendance dit prix en hausse, a fortiori depuis que les émissions consacrées à la brocante se taillent de belles parts d’audience. Ici, pichets, plats ou encore suspensions s’achètent entre 20 et 100 €. « Cette suspension, il suffit par exemple de la retourner pour en faire une cloche. On peut les accumuler et les déposer sur un meuble console, c’est très joli.
À la Maison en torchis, l’osier est présent partout : sous forme de grandes panières pour le linge (environ 50 €), de petits paniers ou encore de fauteuils. Celui qu’Hélène a garni de coussins fleuris présente une forme originale. « Je l’ai bien nettoyé et c’est ce qu’il faut faire quand on l’équipement nécessaire car l’osier acheté en brocante est souvent bien sale. » Comptez une soixantaine d’euros pour ce modèle assez rare.


Pour seulement 3 €, ces morceaux de rouleaux de papier peint réveillent un tiroir un peu fatigué. Avec leurs fleurs aux couleurs franches, ils rappellent évi demment les années 70 et « par touches », ils sont comme autant de rayons de soleil dans la maison.

Envie d’une nouvelle terrasse, mais flemme de casser la vieille et de couler une dalle de béton ?
La pose sur plots est la nouvelle technique qui a révolutionné la pose traditionnelle.

La terrasse est en train de vivre sa révolution avec la technique de la dalle sur plot. On dispose des carreaux de céramique de 20 mm d’épaisseur (contre 9 mm pour une pose collée) sur des plots posés directement sur le terrain. Plus besoin de couler une dalle béton, on peut même poser une nouvelle terrasse sur l’ancienne sans devoir tout casser.
LE TERRAIN DOIT ÊTRE DROIT
On peut poser sur de l’herbe, tant que le terrain est stabilisé. Dans ce cas, il faut décaisser le sol sur environ 15 cm, poser un film géotextile et recouvrir l’ensemble de tout venant (concassé, gravillons…).
Les plots sont posés sur le sol, sans colle ni vis. On pose les dalles sur les plots (la hauteur est réglable), avec un espace de 2 mm entre chaque carreau. Pas de dalle de béton, pas de joints. L’entretien est plus facile, on peut faire passer des câbles pour un éclairage intégré. C’est la solution idéale pour entourer un spa, une piscine… La découpe au laser permet de faire des arrondis pour les margelles de piscine.
Plus le carreau est grand, plus il confère une sensation de grandeur, même dans un petit extérieur. Plus le carreau est petit, plus on se sent dans un cocon. La taille standard est un carreau de 60/60 cm (25 kg) ou 100/100 cm (60 kg).
On peut jouer sur la disposition des plots et leur hauteur, créer des paliers, et faire de la terrasse un élément de décor intégré dans le paysage.
On peut tout imaginer sur ces dalles, comme l’aspect bois, qui se vend un peu. Mais la grande tendance dans le Nord, c’est le carrelage imitation pierre bleue, gris-bleu, donc.



À savoir : comme c’est creux en dessous, ça résonne légèrement et on entend un peu plus les talons claquer.
Prix : plus l’imitation de la pierre est bien faite, plus c’est cher. Compter en moyenne 40 € à 80 € le m2
Entretien : aucun, un petit coup de jet d’eau une fois par an.
Article réalisé avec les informations prises auprès de Quarade, 284 rue de Bondues, à Wambrechies. Quarade travaille avec 64 fabricants.






Concept-store branché, institution de la déco, boutique design ou vintage… La métropole lilloise regorge de beaux magasins de déco. Voici nos 5 adresses à retenir pour trouver le bon canapé, l’associer aux bons tons et dénicher les plus beaux objets pour créer l’intérieur qui vous ressemble.
Audrey Halford, Claire Lefebvre, Florence Moreau
Stéphane Mortagne, Pib, DR


L’enseigne qui fête ses 50 ans cette année s’est d’abord fait une renommée dans le Vieux-Lille. Nichée dans un bâtiment emblématique, elle proposait alors une collection de tissus et de papiers peints. Depuis 2018, l’aventure continue à Marquettelez-Lille, et depuis un an et demi aussi dans cette échoppe du quartier du Canon d’Or, où la marque évolue vers plus de couleurs. On y trouve, en plus de la vaste sélection pour rhabiller murs et fenêtres, des canapés sur-mesure et une sélection de petits objets déco - y compris pour l’univers enfant. Du haut de son demi-siècle, Atmosphère vient de lancer sa propre marque de peinture locale et mise sur le conseil à domicile, en offrant une large gamme de prix.
Little Atmosphère, 173B, rue de Lille à Lambersart.
Du mardi au samedi, de 10 h à 13 h et de 14 h 30 à 19 h.


SMAC, L’ADRESSE INSPIRANTE
Au centre de La Madeleine, près de Lille, SMAC est une petite boutique de décoration qui séduit par son univers éclectique. L’adresse invite à la découverte avec un mélange de pièces chinées avec soin et de créations artisanales françaises, alliant ainsi le charme du vintage et le coup de cœur créa : de quoi personnaliser votre intérieur en lui offrant un cachet unique.
Fondée par Solène Monoury, passionnée de brocante et de savoir-faire local, la boutique propose une sélection raffinée d’objets déco, d’art de la table, de petit mobilier, de bijoux, d’accessoires soigneusement choisis... Dans une ambiance inspirante, SMAC s’adresse aux mordus de décoration originale, authentique et pleine de caractère. SMAC, 70, rue du Général-de-Gaulle à La Madeleine.
Du mardi au samedi de 10 h à 19 h.
Instagram : smac.shop

Atelier + Maison Kumo fêtera en novembre son 10e anniversaire. Créée à Lille, l’enseigne indépendante était initialement une boutique de déco qui proposait des ateliers. Aujourd’hui, ce sont deux boutiques dans la même rue à Lille et une toute récente à Bruxelles, et elles se concentrent désormais sur la déco. Architectes de formation, les gérants ont une prédilection pour les styles scandinave et japonais qui, réunis, forment le Japandi. Ils sélectionnent personnellement des objets lifestyle, maison, papeterie, venus du Japon, de France, de Belgique, de Hollande… Des objets « beaux et fonctionnels, d’une certaine qualité ».
Atelier + Maison Kumo, 7/13, rue de l’Hôpital-Militaire à Lille. Ouvert du lundi au samedi. Instagram : @atelierkumo

PIMPANT, À LILLE : LE PARADIS DU VINTAGE
À la recherche de la pièce qui va faire la différence et « pimper » votre intérieur ? Bienvenue dans ce cocon de douceur où le vintage est à l’honneur. Petit bijou niché depuis moins d’un an derrière le palais des Beaux-Arts, cet accueillant magasin de déco dévoile sa sélection chinée très pointue où les classiques emblématiques du mobilier design côtoient des objets colorés. Cette saison, même les petits budgets trouveront leur bonheur avec un judicieux choix d’accessoires pour dresser les belles tables printanières, mais aussi pour les esthètes du jardin, de la vanlife et du glamping. Un lieu à part, qui vaut le détour !
Pimpant, 94 boulevard de la Liberté à Lille.
Du mercredi au samedi, de 12 h 30 à 18 h 30 et le premier dimanche du mois. Instagram : @pimpantvintagedesign

THE SECRET SHED À BONDUES : UN CABINET DE CURIOSITÉS !
Sans aucun doute l’adresse déco la plus confidentielle de la métropole lilloise ! Dans un ancien relais de poste du XVIIIe siècle, des œuvres d’artistes du Nord côtoient des meubles rares et des objets de curiosités. The Secret Shed (l’atelier secret en anglais) bouscule les codes de la galerie d’art et de la brocante de luxe. Fondé par une passionnée d’art et de voyage détestant les intérieurs lisses, le lieu s’adresse aux collectionneurs aguerris comme aux amateurs de belles découvertes. Peinture, céramique, livres d’art, bijoux anciens et précieuses petites sculptures traditionnelles japonaises appelées netsuké : un cabinet de curiosités où ce sont les objets qui nous choisissent…
The Secret Shed, 1791 avenue du Général-de-Gaulle à Bondues.
Mercredi/samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h, jeudi et vendredi de 14 h à 19 h. Instagram : @thesecretshedgallery
Envie d’un petit week-end en amoureux, d’une pause détente dans un endroit à part ? La rédaction vous déniche des adresses d’exception et atypiques nées de l’imagination de rêveurs obstinés. Visite du Domaine, à Wambrechies…



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Le portail électrique ouvre sur une allée, entourée de verdure. On roule entre les prairies. On ne serait pas surpris de tomber sur des chevaux… Un haras dans la métropole lilloise ? Non, mais on s’y croit. Très vite, on aperçoit une ligne de cabanons, les lodges, qui étaient dissimulés par la végétation. « On les a disposés ainsi pour éviter tout vis-à-vis », précise d’emblée notre hôtesse, Sophie Barœn. De fait, quand on entre dans le logement, on a une vue sur un charmant petit étang. La promesse d’une mise au vert dans un calme absolu. C’était la volonté de ce couple, Sophie et Grégory Barœn, qui s’est lancé dans l’aventure en 2021.
IL FAUT IMAGINER : IL N'Y AVAIT RIEN ! À l’époque, le couple dispose déjà d’un meublé de tourisme ponctuellement loué. Mais il y avait cette envie d’aller plus loin. « Un jour, Grégory est rentré à la maison avec des étoiles dans les yeux.
Il avait trouvé ce terrain. » Et Sophie de se retrouver face à des hectares de pâtures… « Il faut imaginer : il n’y avait rien ! » Grégory avait une vision qu’il a su partager. Le couple vend tout, construit un premier lodge et s’installe sur place. Les travaux peuvent commencer.
Les premières constructions en bois sortent de terre en 2022. L’étang aussi, par la même occasion ! Il a été créé de toutes pièces pour apporter cette touche de zénitude propre au lieu. Aujourd’hui, sept lodges sont ouverts à la location. Si rien ne les différencie au premier abord, chacun a son ambiance et sa déco, à découvrir sur le site internet : Refuge, Paillotte, Jungle, So Chic, Carpe Diem… Tout un programme !





Tout est pensé pour préserver la tranquillité des vacanciers. Comme ce placard, juste à l’entrée, qui cache en réalité un passe-plat qui communique avec l’extérieur. Votre petit-déjeuner y sera déposé en toute discrétion. « Nos invités peuvent passer tout leur séjour sans voir personne, si c’est leur souhait. » Une cuisine équipée permet en effet de se préparer des repas. Pas besoin de sortir, en effet. Mais quand on vient au Domaine, c’est rarement pour faire la cuisine. Le site se démarque en effet par sa dimension bien-être. Chaque hébergement dispose d’une terrasse privée, avec vue sur l’étang et la campagne. On y trouve un ou plusieurs équipements : sauna intérieur et bain nordique sur la terrasse, spa intérieur, bain nordique et flipper (qui a beaucoup de succès !), spa intégré dans la terrasse…
Les formules sont variées et c’est difficile de choisir.
Le site a été pensé avant tout pour les couples qui veulent se retrouver. On peut louer à l’après-midi, un peu comme on irait au spa, sur un créneau 12 h 30 / 16 h 30. « Nous avons des couples qui viennent d’avoir un enfant, et qui vont passer ici un après-midi à se détendre. » Demande en mariage, nuit de noces, Saint-Valentin, anniversaire : « On s’adapte à toutes les demandes pour rendre l’accueil unique. »
Le grand luxe réside dans les petites attentions…
Le Domaine Wambrechies
680 route de Comines, à Wambrechies.
Tél. 06 23 80 69 84 - ledomaine-wambrechies.fr
Tarifs : autour de 130 € la nuit en semaine, 300 € le week-end (des réductions sont régulièrement affichées sur ke site).
Près de 300 mètres carrés de surface sous douze mètres de plafond : cet espace insolite, situé à proximité du centre-ville de Tourcoing, change de propriétaire et réinvente son agenda pour proposer des dîners éphémères, mais aussi expos et fêtes d’anniversaire pouvant accueillir jusqu’à 150 personnes.
Florence Moreau - Thierry Thorel


UNE ANCIENNE BONNETERIE
Jusque dans les années 70, la bâtisse située rue du Moulin-Fagot abritait une bonneterie, rachetée au début des années 2000 par Gonzague Vanoverberghe. Ce passionné d’art contemporain a métamorphosé les lieux pour en faire un loft extravagant où des animaux empaillés côtoient des sculptures, des tableaux et des antiquités insolites collectées au fil de ses voyages. Unique, surprenant, cet espace atypique, qui était son habitation et où il organisait ponctuellement des événements, a été racheté par Céline Perrot. Originaire de Champagne, celle qui a fait ses études à Lille a travaillé pendant plus de 25 ans dans l’événementiel à Paris, puis à Lille Grand Palais.
L’EFFET « WAOUH »
Quand on passe devant la bâtisse, on ne peut imaginer l’originalité et le charme de son intérieur de plus de 500 m2. « On entre dans une maison et on se retrouve presque dans un musée avec une atmosphère quasi mystique : c’est cet effet waouh que je veux garder en préservant le côté confidentiel », ambitionne Céline Perrot. Seul le rez-de-chaussée sera accessible au public, avec un jardin d’hiver. La nouvelle propriétaire qui est « tombée amoureuse des lieux » va conserver leur identité… Lieux sur lesquels veillent une girafe, un lion, des pumas, un léopard et un zèbre naturalisés, « tous morts de manière naturelle dans des zoos européens » ainsi qu’un piano.
« Ce lieu doit être partagé ». Le Loft Atypique (qui conservera son nom) servira de galerie à des artistes en devenir. Vernissages, expos à taille humaine, séminaires d’entreprises : « Je veux en faire un lieu chaleureux de rencontres, d’enrichissements ouverts à la créativité. » L’adresse peut accueillir jusqu’à 150 personnes pour des soirées privées. Le tarif ? À partir de 150 € par personne pour de la location sèche, et inutile de prévoir un budget déco.
Le prochain rendez-vous programmé pour 2026 est de la restauration éphémère avec des dîners concoctés par des chefs de la région. Les dates seront communiquées sur les réseaux (Insta et Facebook).
Pour réserver : loftatypique.events@gmail.com ou par téléphone au 07 87 30 26 26.

Nous fabriquons votre cuisine
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DOVY, CRÉATEUR DE CUISINES D’EXCEPTION !

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- Fabricant de cuisines de haute qualité
- 45 ans d’expérience
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- 42 magasins en Belgique
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- Directement du fabricant au client
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Vous rêvez d’une cuisine vraiment unique ? Venez nous rendre visite dans l’un de nos 3 magasins. L’usine à Roulers
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Dovy Lomme (nouveau)
Dovy Lomme (nouveau) 111 Rue des Fusillés 59160 Lomme
111 Rue des Fusillés 59160 Lomme tél 03 66 88 38 61
03 66 88 38 61
Dovy Lille
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Dovy Petite-Forêt
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32 Boulevard Carnot 59800 Lille
32 Boulevard Carnot 59800 Lille tél 03 66 88 38 56
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117 Rue Anatole France 59494 Petite- Forêt tél 03 66 88 38 59
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Bien sûr que ce visage ne vous est pas inconnu puisqu’il a fini en demi-finales de « Top Chef » en 2022. Le 26 avril prochain, cela fera trois ans que Sébastien Renard, 31 ans, a ouvert son restaurant à Béthune. Et il n’a pas fini de nous régaler, par sa cuisine et sa bonne humeur.
Son sourire irradie dans la prestigieuse maison qui a fait les beaux jours de l’un de ses mentors, le chef étoilé Marc Meurin. Une bonne humeur communicative, un filet de voix inoubliable, des « punchlines » bien senties et de la gourmandise dans les doigts que le grand public a découverts dans la saison 13 de « Top chef », en 2022. Sébastien Renard a d’ailleurs fini troisième de l’émission de M6, quatre ans après la victoire de son grand ami, Camille Delcroix, chef à Saint-Omer et étoilé depuis 2024.
«
C’est pour ça que l’essentiel dans la cuisine de Sébastien Renard, c’est de « procurer du bonheur. Je veux avant tout que les gens soient heureux. C’est peut-être parce que j’ai trois petites sœurs et que j’ai commencé à cuisiner pour elles. C’est une cuisine de plaisir, de partage, d’humains ». Alors évidemment, la plus grande hantise de celui qui a ouvert la Maison Renard, place de la République à Béthune, il y a bientôt trois ans, c’est « de décevoir. Tous les jours est un nouveau match pour conquérir le client. On propose un menu surprise (à 45 euros) mais on est capable de tout changer, de s’adapter, pour qu’il reparte satisfait ».
Remerciant intensément la brigade qui l’entoure, « mon équipe de choc », les chefs qui l’ont formé au lycée hôtelier du Touquet et ceux qui l’ont guidé, comme Ducasse et Meurin, il se dit prêt à une nouvelle étape : l’étoile. « Oui, c’est quelque chose que j’ai envie d’avoir un jour, parce que ça valorise toute une équipe, ça concrétise tout le travail, ça fait entrer dans une autre dimension aussi ».
Maison Renard 15, place de la République à Béthune.
maisonrenard-bethune.fr
Tél. 03 21 26 42 76


POURQUOI CETTE RECETTE ?
« Parce qu’elle allie gourmandise et fraîcheur. On est sur une pêche locale, un bar pêché à la ligne sur la Côte d’Opale. Et elle représente bien la Maison Renard », résume le chef.
1Monter le sabayon
« C’est la sauce réconfortante par excellence. Car l’hiver, on a envie de gourmandise », explique Sébastien en préparant son beurre noisette. « Il n’est pas brûlé, attention, il est noisette et donne ce parfait petit goût torréfié. » Prévoir 250 grammes de beurre doux, « pas demi-sel, c’est pour les tartines ». Dans une autre casserole, faire revenir les échalotes avec le vin blanc, incorporer un jaune d’œuf « quand on peut tenir la casserole avec les mains, pour ne pas qu’il se transforme en omelette », et monter la sauce au beurre noisette, avec un fouet. Sel, poivre.



Assaisonner le tartare

Dresser « ce chaud-froid réconfortant »
« Et voilà, un parfait chaud-froid réconfortant. » Le tartare est emporte-piéce au centre de l’assiette, la sauce servie à part. Une salade de mâche, « simplement tombée dans un beurre assaisonné avec un peu de muscade, légèrement tiède » accompagnera cette entrée, « mais j’aurais aussi pu choisir du cresson de la région. Ça marche aussi ». Et pour le petit truc en plus : un gel d’herbes et un zeste de citron noir d’Iran.

« Pour une entrée, c’est 80 grammes de bar par personne, mais on peut le faire avec un autre poisson comme du cabillaud. » Une fois coupé en petits dés, le bar pêché dans les eaux du Boulonnais est agrémenté de suprêmes de citron vert, d’échalotes, d’un peu de vinaigre, d’un zeste de citron vert, d’huile d’olive, sel, poivre... « Mais on peut assaisonner comme on aime. Avec du safran cultivé à Allouagne, près de Béthune, c’est délicieux aussi ! »


Surprenante, dépaysante, époustouflante, charmante : voici quatre adresses de bars avec terrasse capable de vous étonner et de vous en mettre plein la vue.
Une vue imprenable sur Lille à 40 mètres de haut : c’est le secret bien gardé de la terrasse du restaurant MESA. Dominant le quartier d’affaires, au neuvième étage du bâtiment strié d’or qu’est le ShAKe, ce rooftop végétalisé est le plus haut de la ville. Mais sa vue panoramique à couper le souffle n’est pas son seul atout. Cocktails raffinés, ambiance vibrante et clientèle chic : tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette adresse élégante un lieu prisé pour siroter un verre au coucher de soleil ou même dîner l’été. Sur cet extérieur exceptionnel veille un véritable olivier de 120 ans, comme le totem de ce qui est souvent décrit comme un « jardin suspendu ». Un spot dépaysant, parfait pour savourer Lille autrement. 612 rue de la Chaude Rivière à Lille. Du lundi au samedi, de 12 h à 14 h 30 et de 17 h à minuit (2 h les vendredi et samedi). Fermé le dimanche. mesa-lille.com
























































































Depuis la façade place Louise-de-Bettignies, on ne devine pas le panorama étonnant qu’offre la terrasse nichée à l’arrière de L’Imaginaire depuis les années 1980. Au moindre rayon de soleil, quelle que soit la saison, certains profitent de la vue sur l’arrière de Notre-Dame de la Treille avec un plat brasserie pris rapidement le midi. D’autres prennent leur temps l’après-midi avec un café ou le soir en dégustant une bière ou un cocktail, notamment le Maya et le Tour du monde qui remportent un franc succès, comme le Cléo en version sans alcool. Avec, à partir du printemps, des tapas proposés en soirée.
5, place Louise-de-Bettignies à Lille. Ouvert de 11 h à minuit du lundi au jeudi, de 11 h à 2 h vendredi et samedi, de 15 h à 22 h le dimanche. limaginaire-lille.com
La vue, c’est l’ADN de ce bar de plage éphémère, né d’une envie de créer un véritable lieu de vie face à la mer. Ici, la terrasse offre une vue dégagée et imprenable sur l’horizon, avec une lumière qui évolue toute la journée et des couchers de soleil particulièrement appréciés. On vient pour boire un verre, mais aussi pour profiter d’un décor naturel exceptionnel, les pieds dans le sable. Le caractère saisonnier crée une attente et rend chaque réouverture spéciale. Cela donne au lieu une dimension exclusive. On attend le retour des beaux jours, l’ouverture au printemps, et cela participe au charme du Château de sable, un spot unique au Portel. Ambiance chic et décontractée : terrasse en bois, matières naturelles, esprit bohème… La musique accompagne la journée : douce et chill l’après-midi, plus rythmée au moment du coucher de soleil, quand la terrasse se remplit et que l’atmosphère devient plus festive. Le bar propose aussi une carte petite restauration.
48, quai Duguay-Trouin au Portel. Réouverture prévue pour le week-end de Pâques, sous réserve des conditions météo, tous les jours, de 11 h à 22 h. Tél. 06 65 91 91 03. Instagram : @le.chateau.de.sable
Facebook : Le Château de Sable


On l’avoue : on a un peu hésité avant de partager ce coup de cœur jusqu’ici jalousement gardé secret ! Il y a d’abord son petit air de café du bout du monde avec sa vue exceptionnelle sur l’adorable port de plaisance de Wambrechies et ses péniches colorées. Un parfum d’évasion flotte entre les tables de la salle largement vitrée et sur la terrasse d’une soixantaine de places prise d’assaut au moindre rayon de soleil. Mais on aime par-dessus tout l’esprit « café de village » du lieu né au début du siècle dernier et remis au goût du jour il y a tout juste un an par le nouveau propriétaire. Ici, on se rencontre et on se parle. Les potes et les touristes, jeunes et anciens, se côtoient du café-croissant aux apéros qui se prolongent, avec une offre de petite restauration simple et efficace toute la journée. Ajoutez ses tarifs abordables : ce lieu à part coche toutes les cases ! 24, place du Général-de-Gaulle à Wambrechies.
Du mardi au samedi, de 8 h 30 à 23 h, dimanche de 10 h à 20 h.
Instagram : @cafe.du.port.wambrechies



Un cours de heels ça commence comme n’importe quel cours de danse par un échauffement. Dans le groupe du samedi midi à l’école de danse Crasto à Lille, le groupe d’une trentaine de danseurs est mixte. Pour les coacher, Bérénice.
Anne-Charlotte Pannier - Anne-Charlotte Pannier
Jogging, body, short, legging, dans ce cours de heels, le choix de la tenue est libre. Bérénice, la prof, lance une petite session de cardio. Tout le monde est en baskets. C’est seulement après que les danseurs enfileront leurs talons et pour certains se dévêtiront. Des bodies, des harnais aussi, des bas résille et des choses dont j’ignore aussi le nom cohabitent désormais avec les joggings de certaines. Place aux « chorés ». Le groupe reprend l’enchaînement de la semaine précédente : passage par lignes pour que chacun ait la place de s’exprimer. « Le regard, c’est très important, n’oubliez pas. »
La consigne de Bérénice est simple : « Faites-vous plaisir et soyez connectée avec ce que vous faites. » Et c’est bien ce que chacune est venue faire.
UN MOMENT DE LIBERTÉ
« Je suis mère célibataire, directrice artistique, je dois être un peu masculine toute la semaine, là je peux enfin être une femme, ça me fait tellement de bien, ce moment de liberté », résume l’une
des danseuses. « Moi je viens d’une culture où la femme doit plutôt cacher son corps, ce cours, c’est une libération, même si au début, ce n’était pas évident », raconte cette autre danseuse. Idem pour cette ancienne athlète d’haltérophilie, qui redécouvre son corps autrement. Cette autre danseuse est venue chercher ici de la confiance en elle. Et ça marche. La tenue, finalement, « c’est juste un costume ». Ici aussi, on dédramatise. Bérénice demande à ses danseuses le pas ou la pose « grenouille », « Beyoncé » ou encore « toboggan » comme on demanderait dans un cours traditionnel aux danseuses de faire la « chandelle », un « saut de chat » ou un « pas de bourrée ». Dans ce groupe formé seulement depuis janvier, les danseurs se produiront en juin du côté de Valenciennes. « Je ne pensais pas un jour dire ça, mais tous ensemble, ça ne me fait pas peur du tout. »
Cours au Studio Nord à Fives, à Crasto à Lille, à Tourcoing et à Villeneuve-d’Ascq. Instagram : @bereenicer
LE HEELS, C’EST UN STYLE DE DANSE, COMME LE CLASSIQUE, LA DANSE DE SALON, OU ENCORE LE MODERN-JAZZ. PARTICULARITÉ DE CETTE DANSE, ELLE NÉCESSITE DE PORTER DES TALONS, D’OÙ SON NOM QUI SIGNIFIE JUSTEMENT TALONS EN ANGLAIS.



À 35 ans, Abdelhak, surnommé « Dedel », accueille dans son salon de coiffure de la rue d’Amiens à Lille, stars du foot, du rap et du stand-up. Ce Hémois, qui a débuté le métier dans le garage de ses parents, nous a ouvert les portes du G-Barbershop, près de Rihour. Rencontre.
Aurélie Jobard - PIB
Lucas reprend le train dans moins d’une heure. Il est venu depuis La Chapelle-d’Armentières pour se faire coiffer chez son barber favori, un certain « Dedel ». Le jeune homme n’est pas le seul à faire plusieurs kilomètres pour passer entre les mains de celui que ses clients qualifient d’artiste : « Ça fait deux-trois ans que je viens ici.
Je n’ai jamais trouvé mieux que lui », assure Lucas, très heureux de repartir avec un « dégradé espagnol incroyable ».

Ce jour-là, le salon est bondé. On entre, on sort, on patiente, on prend un café en attendant son tour. On papote voyage, actu, foot. L’ambiance est bon enfant, joyeuse. Et c’est aussi pour cela que Dedel attire et fidélise. À 35 ans, son humilité fait sa force. Ce coiffeur, qui a débuté dans son garage à Hem, a percé en



travaillant dur. Dedel a découvert le métier en commençant à coiffer son frère : « Y'avait un sabot à la maison et je ne sais pas pourquoi, j’ai été attiré par l’outil. J’avais 16 ans… » Et de poursuivre : « J’ai testé quelques trucs sur mon frère et les retours de ses copains étaient positifs. Petit à petit, j’ai transformé mon garage en salon… Au fil du temps, je me suis retrouvé à coiffer Gradur, ZKR, des joueurs du RC Lens, du LOSC. C’était fou ! »
Le dimanche, jour d’ouverture de son « salon », les voisins étaient très curieux lorsque les bolides débarquaient devant chez ses parents. « J'observais leur étonnement quand ils voyaient arriver une Ferrari devant chez moi. Et puis, il y avait cette queue de clients qui n’en finissait pas… » Dedel va ensuite se professionnaliser (CAP coiffure). Il ouvre son salon à Lille. « Ma clientèle, de Hem, m’a suivi. Puis, le bouche à oreille a fonctionné. Et aujourd’hui, je continue mon chemin. Il m’arrive aussi d’aller coiffer des joueurs à l’étranger. » Il y a quelques semaines, Dedel est même allé jusqu’au Maroc pendant la CAN (Coupe d’Afrique des nations). « À la base, j’y allais pour voir quelques matchs, surtout de l’Algérie, confie-t-il. J’ai quand même envoyé un message à Arthur Masuaku, qui m’a directement proposé de venir pour le coiffer, lui et ses coéquipiers. » L’international congolais (RDC), né à Lille, est un ami de longue date. « Dès qu’il avait des jours de libre, quand il jouait à Londres (2016-2022), il passait voir sa famille… et venait au salon. » Dans ce milieu, les bonnes relations comptent. « Grâce à un ami, photographe pour Ismaël Gharbi », Dedel a également suivi les joueurs tunisiens. Entre les matchs, entraînements, soins, repas, séances vidéo, il reste peu de place pour les barbers, qui doivent répondre présents selon les besoins. Parfois jusqu’à tard dans la soirée. « Un des joueurs m’a dit : ”On ne voit que l’hôtel et le terrain.” On a un rôle particulier parce qu’on est les seules personnes de l’extérieur qu’ils croisent. »
Parmi les stars que le jeune homme a coiffées ou coiffe toujours, des joueurs de foot, à l’image de Samir Nasri, Raphaël Varane, Jérémy Ménez, Arthur Masuaku, José Fonte, Angel Gomes, Mathieu Debuchy ou encore Edon Zhegrova. Mais ce n’est pas tout, des rappeurs comme Gradur, French Montana ou MHD sont aussi passés entre les mains de Dedel. Et des humoristes, Nordine Ganso ou Ilyes Djadel.
Considéré comme « un magicien », Dedel a l’œil. D’après ses clients, il sait parfaitement dessiner la coupe en fonction d’un visage. « On a tous confiance en lui… Et puis venir chez lui, c’est la garantie de passer un moment sympa. Il se passe un truc ici. Personne ne se prend la tête. On est bien », assure Karim, très attaché à ces rendez-vous au salon.
Si Dedel est aujourd’hui sur son petit nuage, il garde les pieds sur terre et bosse comme au premier jour. Il continue à performer ses coupes « mullet », « taper » ou « burst fade ». Pour lui, rien n’est acquis. Jamais.
G-Barbershop, 10, rue d'Amiens à Lille. Tél : 03 74 45 50 37. Instagram : @gbarbershop.lille























À Thiant, à quelques minutes de Valenciennes, Maison Bali vous ouvre les portes de son showroom de 600 m² entièrement dédié à l’aménagement extérieur et au bien-être. Spas haut de gamme, piscines, pergolas bioclimatiques, mobilier et accessoires de jardin… chaque espace a été pensé pour vous inspirer et vous aider à imaginer votre futur lieu de vie.



















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Nous en avons retenu cinq. Mais leur nombre est bien plus important dans notre région. De Gand au parc d’Olhain, en passant par Werchter et l’Avesnois : zoom sur 5 festivals qu’il ne faut pas rater.
Miles Davis et John Coltrane à l’honneur ! Marcus Miller, le bassiste de Miles dans les années 1980, rejouera le répertoire du maître avec quelques membres du groupe de l’époque (Mike Stern, Bill Evans, Mino Cinelu). Et Ravi Coltrane rendra hommage à son père au côté de Terence Blanchard. Mais l’événement s’articule aussi autour de grands noms d’autres musiques, souvent rares en concert : Van Morrison, John Legend, Patti Smith, John Hiatt, Alabama Shakes, Suzanne Vega ou Fatoumata Diawara… Les conditions d’accueil sont privilégiées. Le festival se déroule dans un parc non loin de la gare. Deux scènes : la principale, un chapiteau en dur avec une partie en gradins assis. Et la seconde, plus petite, située à l’extérieur. La bière est servie dans des beaux verres, les concerts peuvent se savourer sur un transat devant l’écran géant où sont retransmis les lives. Le festival s’étire du 2 au 18 juillet et les billets se vendent à la journée, à des tarifs variables en fonction de la tête d’affiche. Huit à dix artistes sont programmés par jour et les organisateurs ont du flair, offrant l’occasion de très belles découvertes.
Du 2 au 18 juillet. Places à partir de 39 € pour la soirée la moins chère. gentjazz.com

TOUQUET MUSIC BEACH FESTIVAL


C’est le plus gros festival de Belgique et l’un des plus puissants d’Europe. Voyez le samedi : Gorillaz ET Twenty One Pilots. Et le même jour Kneecap, Pixies ou Halsey… Situé au cœur des Flandres, le mastodonte est prisé pour ses têtes d’affiche. Jusque 85 000 spectateurs peuvent communier devant la grande scène, ce qui est exceptionnel ! Cette année, Mumford and Sons clôturera la Main Stage le jeudi, précédé de The War on Drugs et de The Lumineers. The Prodigy sera aussi dans les parages. Vendredi, le retour de The XX et le rare Lewis Capaldi sont annoncés. Enfin dimanche, The Cure clôturera le week-end, montant sur scène après le chanteur de Tool avec le projet A Perfect Circle, mais aussi David Byrne ! Du 2 au 5 juillet. 315 € le pass 4 jours (140 € la journée), 46 € le camping et 25 € le parking. rockwerchter.be/fr/
Il est le grand festival 100 % électronique de notre région et le rendez-vous des retrouvailles de fin d’été. À proximité de l’hippodrome, de la plage et de l’aérodrome, le TMB est proche du centre-ville et offre un cadre naturel et assez vaste. Il comprend cinq scènes, dont trois principales et deux plus petites. La programmation balaie un spectre assez large des musiques électroniques afin de répondre à la fois aux attentes du grand public et d’une partie des festivaliers plus spécialistes. Cette année, Armin Van Buuren et Bob Sinclar seront les stars du premier soir. Purple Machine Disco et la très en vogue Peggy Gou seront les attractions de la seconde journée. L’an dernier, 56 000 spectateurs ont répondu présent. Qu’en sera-t-il pour cette prometteuse neuvième édition ? Les 28 et 29 août. 65 € la journée, 109 € les deux jours (en Early Bird). touquetmusicbeach.com




Depuis bientôt vingt-cinq ans qu’elles existent, les Nuits Secrètes n’ont jamais cessé de se réinventer. Avec deux constantes, Aulnoye-Aymeries et les parcours secrets : embarquer dans un bus vers l’inconnu, sans connaître ni le lieu (souvent insolite) ni l’artiste. Désormais mi-urbain mi-rural, le festival a grossi, propose des têtes d’affiche. Mais il a su garder un côté alternatif, créatif et décalé. Une ambiance qui lui est propre, à la croisée du grand rassemblement, de la découverte et du rire. L’affiche est bien sentie. Mika et Bigflo et Oli populaires ; Disiz, enfin (très) populaire ; Feu! Chatterton comme à la maison ; Mosimann comme à la radio. Et Madness et Gaël Faye sont chacun dans leur style des bêtes de scène. Ça et plein de jolies choses sur les petites lignes de l’affiche.
Du vendredi 10 au dimanche 12 juillet. 50 € la journée, 110 € les 3 jours. lesnuitssecretes.com

Ceci est un festival à rebours de la tendance au toujours plus grand. Lancé en 2023 par la société de production de spectacles lilloise À gauche de la lune, le Bivouac festival prend place dans le parc d’Olhain avec la volonté de proposer un micro et slow festival très soucieux de l’environnement. L’idée : faire avec le disponible sur place et ne surtout pas déplacer de semi-remorque. La proposition faite au spectateur est de venir en famille, si possible, et de profiter à la fois des concerts donnés, mais aussi des activités du parc qui sont incluses : piscine, luges d’été, filets, belvédère… Le festival dévoile généralement sa programmation en mai. Ne pas s’attendre à des grandes têtes d’affiche, mais des artistes comme Chilla, Étienne de Crecy, Blasé, Odezenne, Girls In Hawaii ou Malik Djoudi y ont joué.
Les 28 et 29 août. À titre indicatif, tarifs 2025 : 52 € les deux jours, 27 € la journée. bivouacfestival.com





Hope and Fury Tour 2026
27 OCTOBRE 2026




THÉÂTRE SÉBASTOPOL LILLE











































































14 NOVEMBRE 2026 LILLE ZÉNITH UN






















the long highway tour


8 décembre 2026 LILLE zénith




Étienne Dujardin - Étienne Dujardin
Bienvenue sur le Glacier Bike Tour, un itinéraire de 370 kilomètres et 9 500 mètres de dénivelé positif entre Saint-Moritz et Zermatt. Le parcours, qui emprunte de nombreux sentiers, se veut accessible et n’est pas réservé aux vététistes experts.

DES PAYSAGES MAGNIFIQUES, DES ITINÉRAIRES QUI SE VEULENT
Trois cols perchés à plus de 2 000 mètres d’altitude, des itinéraires qui se veulent accessibles : le Glacier Bike Tour a de quoi séduire les sportifs en quête d’une aventure de plusieurs jours. Lancé en 2024, ce parcours traverse les Alpes suisses de Saint-Moritz à Zermatt et se divise en dix étapes. Il est recommandé d’utiliser un VTT électrique, mais les cyclistes les plus aguerris peuvent aussi utiliser un vélo gravel. L’Allemande Nathalie Schneitter, championne du monde de e-VTT en 2023, a choisi cette option pour boucler le Glacier Bike Tour en environ 24 heures. Le parcours passe par trois cantons – les Grisons, l’Uri et le Valais –et emprunte de nombreux sentiers. La plupart du temps, ceux-ci ne sont ni techniques ni vertigineux, mais quelques courtes portions peuvent vous donner du fil à retordre. Il est parfois nécessaire de descendre de vélo pour les passer en toute sécurité.
Les descentes de cols se font par la route, ce qui permet de se laisser aller sans risquer la chute. Le Glacier Bike Tour se veut accessible, mais il faut tout de même être un sportif régulier pour se lancer : même avec une assistance électrique, faire du vélo en montagne n’est pas chose aisée !
La plupart des étapes ne dépassent pas les 40 kilomètres : une fois à destination, ceux qui s’aventurent sur le Glacier Bike Tour ont donc le temps de se reposer, de déguster les spécialités locales – ne quittez pas les Grisons sans goûter aux pizokels et aux capuns – et de flâner (ou randonner) dans les villes d’arrivée. myswitzerland.com/fr

On ne peut que conseiller de porter une tenue de cyclisme (cuissard et maillot) et de prendre un sac à dos avec de quoi se ravitailler. De nombreuses fontaines permettent de remplir les gourdes. En montagne, le temps peut changer rapidement et les températures baissent en altitude : n’oubliez pas un coupe-pluie et une seconde couche pour éviter de prendre froid dans les descentes.
EUROTREK S’OCCUPE DE TOUT
L’agence Eurotrek s’occupe de réserver les hébergements, de transporter vos bagages d’une ville d’arrivée à la suivante et de la location du vélo. Une fois à Zermatt, c’est aussi l’agence qui se charge de récupérer le vélo à la gare. Vous n’aurez plus qu’à profiter de la station suisse et de ce qu’elle propose. Chocolats, souvenirs, horlogerie… Les boutiques sont nombreuses mais s’il vous reste de l’énergie, vous pouvez arpenter les sentiers et profiter d’une vue exceptionnelle sur le mont Cervin, l’un des sommets les plus célèbres de Suisse, perché à 4 478 m. eurotrek.ch


L’itinéraire du Glacier Bike Tour est inspiré de celui du Glacier Express, l’un des trains panoramiques les plus prisés au monde, qui affiche complet plusieurs mois à l’avance. Bonne nouvelle : de nombreux trains empruntent cette même ligne, tout au long de la journée.
Pour les touristes étrangers, le Swiss Travel Centre propose le Swiss Travel Pass, qui vous donne accès à tous les trains (même panoramiques), bus et bateaux dans le pays, pour la durée de votre choix. Le Pass permet également d’entrer gratuitement dans plus de 500 musées, comme celui du mont Cervin, à Zermatt.
switzerlandtravelcentre.com






LINSELLES 149, rue de Wervicq, 03 20 23 23 23 MÉTEREN
Queeckstraete, 03 28 42 21 21



Quand on dit MG, arrivent instantanément des images de roadsters anglais, une certaine idée des années 60. Aujourd’hui, MG est passé sous pavillon chinois, vend des SUV électriques et des citadines hybrides mais n’a pas complètement renié son glorieux passé.


La preuve avec ce Cyberster qui réussit même à se créer une place unique sur le marché auto puisqu’il est le seul grand roadster 100% électrique. Et quitte à faire autrement, autant que ça se remarque : les designers se sont lâchés pour proposer un style plus qu’audacieux : très long pour une stricte 2-places (4,53 m), très bas (1,32 m), le Cyberster surprend surtout au moment d’ouvrir ses portes en élytre, comme sur les supercars facturées le triple, le MG débutant à 62 990 euros. Pas mal non plus, la capote souple qui s’ouvre en 10’’, même en roulant, pour profiter des sensations uniques de la conduite au grand air. Attention à la position du soleil qui peut complètement opacifier les écrans de l’habitacle car ceux-ci ne sont pas du tout protégés.
Et au volant, ça donne quoi ? Avec 510 ch de puissance cumulée sous le capot et quatre roues motrices, on aurait pu croire que les ingrédients étaient réunis pour obtenir des performances décoiffantes mais, électrique oblige, le poids des batteries amène le Cyberster autour des 2 tonnes. Alors oui, les accélérations sont là (3’’2 pour abattre le 0 à 100 km/h), les reprises aussi et la tenue de route profite du centre de gravité abaissé mais on sent le poids au freinage… et dans l’autonomie annoncée pour 450 km, soit l’équivalent d’un Malo – Deauville en longeant la côte, sans forcer. On a connu pire comme balade… Prix de départ : 62 990 €.







