TROMBI
ILS FONT LâĂME DU FESTIVAL
COULISSES LES DESSOUS DE LA CRĂATION
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TROMBI
ILS FONT LâĂME DU FESTIVAL
COULISSES LES DESSOUS DE LA CRĂATION
Quâil est apprĂ©ciable de voir notre belle ville en pleine effervescence lors de rendez-vous incontournables comme le Festival Mondial des Théùtres de Marionnettes ! Pendant 9 jours, Charleville-MĂ©ziĂšres va sâanimer et vibrer au rythme dâun art que les aficionados du monde entier se pressent pour voir et que les locaux vivent avec engouement. Avec pas moins de 452 reprĂ©sentations, 18 premiĂšres mondiales et 500 bĂ©nĂ©voles, le FMTM affiche encore cette annĂ©e une ambition trĂšs forte, celle de faire de la citĂ© rimbaldienne ce quâAngoulĂȘme est Ă la bande dessinĂ©e, le centre nĂ©vralgique et reconnu de tous de la crĂ©ation marionnettique contemporaine. Dâailleurs, au-delĂ de lâambiance palpable qui rĂšgne dans les rues et les lieux de reprĂ©sentation, sommes-nous vraiment conscients de la richesse et de la diversitĂ© dâun tel Ă©vĂ©nement ? Prenons-nous la mesure de toute lâĂ©nergie dĂ©ployĂ©e et des personnes impliquĂ©es dans son organisation ? Ce sont les questions auxquelles nous avons voulu rĂ©pondre en vous proposant un numĂ©ro exclusif de lâInstant Ardennais dĂ©diĂ© au festival. Pour mettre en lumiĂšre toute la crĂ©ativitĂ© et lâĂ©nergie dĂ©ployĂ©es. Pour vous montrer lâenvers du dĂ©cor, Ă la rencontre de celles et ceux qui sâattachent Ă le faire vivre et Ă©voluer. Pour dĂ©tailler les thĂšmes et les rĂ©flexions qui sâinscrivent dans les enjeux sociĂ©taux actuels. Pour raconter de beaux projets inclusifs qui utilisent la marionnette comme outil de mĂ©ditation. Nous vous souhaitons une belle Ă©dition 2023 et espĂ©rons que vous vous laisserez embarquer dans la rĂȘverie, la poĂ©sie et la magie qui vous attendent. Bonne lecture !
Alizée Szwarc Meireles
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HORS SĂRIE du journal lâUnion lâArdennais. Ăditeur de la publication : journal lâUnion. Directeur de la publication : Daniel Picault. Ăditeur dĂ©lĂ©guĂ© : Nicolas Fostier. Pilotage Ă©ditorial : AlizĂ©e Szwarc Meireles. Coordination Manon Postal. Pour contacter la rĂ©daction : redactioninstant@rosselestmedias.fr. Pour contacter la publicitĂ© bsimar@rosselconseilmedias.fr. Photo de couverture : Christophe Raynaud de Lage. RĂ©gie publicitaire : Rossel Conseil MĂ©dias Est, 38, cours Briand, 08000 Charleville-MĂ©ziĂšres. CPPAP n° 0425 C 86339. Direction artistique et conception PrĂ©mĂ©dias du journal lâUnion. ImprimĂ© par Le RĂ©veil de la Marne, 4 rue Henri-Dunant, B.P. 120, 51204 Epernay Cedex. ISSN 2968-7128. DĂ©pĂŽt lĂ©gal : Ă parution. Provenance du papier : Maastricht (Pays-Bas). Les papiers utilisĂ©s sont certifiĂ©s PEFC 70 % (fibre de bois issue de forĂȘts gĂ©rĂ©es durablement). Lâabus dâalcool est dangereux pour la santĂ©, Ă consommer avec modĂ©ration.
CATALOGUE
Elle est lâune des cinq salariĂ©s permanents du Festival Mondial des Théùtres de Marionnettes. Elle qui est « nĂ©e ici », Ă Charleville. « Mon premier festival, je lâai fait dans le ventre de ma mĂšre en 82 », rigole Charline Dupont. Elle a vu changer, Ă©voluer, se professionnaliser ce rendez-vous quâelle « adore ». « Câest un moment durant lequel on fait revenir nos proches, nos familles⊠Câest une fiertĂ© de faire partie de lâorganisation. » Vingt ans quâelle sâattache Ă le promouvoir. Elle qui, finalement, a grandi avec lui. « Jâai commencĂ© ici en 2003 comme stagiaire », a signĂ© son CDI en octobre 2004 et ne se voit pas finir sa carriĂšre ailleurs. « Jâai la chance dâavoir un mĂ©tier passion, pourquoi jâen changerais ? Chaque Ă©dition est diffĂ©rente. Câest un festival unique. »
Sans eux, le festival des marionnettes ne pourrait sĂ»rement pas avoir lieu. Ils sont couturiers, rĂ©gisseurs son ou encore coordinateurs⊠travaillent dans lâombre, et sont rarement aux spectacles. DĂ©couvrez le parcours de celles et ceux qui font la beautĂ© dâun tel Ă©vĂ©nement.
Le jour oĂč elle nâarrivera plus Ă coudre, sa vie sâarrĂȘtera. Cette CarolomacĂ©rienne de 95 ans a commencĂ© Ă 4 ans, un peu par hasard, puis brodait des chemisiers Ă ses camarades pendant la guerre. Avant dâĂȘtre vendeuse-retoucheuse dans un magasin, place Ducale, puis responsable de la mercerie. Lors dâune Ă©dition du festival, la couturiĂšre rĂ©alise sa vitrine avec des marionnettes. TrĂšs vite, elle est repĂ©rĂ©e par lâĂ©quipe qui prĂ©pare lâouverture de lâESNAM (Ecole Nationale SupĂ©rieure des Arts de la Marionnette), une Ă©cole dans laquelle elle sera employĂ©e jusquâĂ ses 90 ans avant de devenir bĂ©nĂ©vole. Elle accompagne chaque promotion dans la confection de leurs costumes, ainsi que de celles de leurs marionnettes. Pour elle, le festival, rĂ©sonne avec retrouvailles des anciennes promos, et couture dâurgence en cas dâaccident.
Depuis une dizaine dâannĂ©es, la CarolomacĂ©rienne, ĂągĂ©e de 66 ans, ouvre ses portes aux artistes ou techniciens. Pour elle, devenir hĂ©bergeuse Ă©tait une Ă©vidence, une maniĂšre de soutenir le festival de son enfance. Alors, dĂšs que les enfants ont quittĂ© le nid familial, elle et son mari François ont commencĂ© Ă recevoir du monde pour une nuit ou deux, ou trois⊠Comme Andy, un marionnettiste amĂ©ricain avec qui le couple continue de sâentretenir au moins une fois par mois. Et quand la jeune retraitĂ©e de lâenseignement nâest pas en train de prĂ©parer un petit-dĂ©jeuner aux invitĂ©s du jour, elle porte main-forte Ă la billetterie. LĂ encore, avec lâidĂ©e dâaider au maximum au bon dĂ©roulement du festival.
DIRECTEUR DâARTS
Ce Brestois de 37 ans a dĂ©couvert les marionnettes, un peu par hasard... PassionnĂ© de théùtre â un art qui occupait lâenfant solitaire quâil Ă©tait - et de bande dessinĂ©e, câest lâun de ses professeurs du Conservatoire qui lui souffla lâidĂ©e dâintĂ©grer lâĂcole Nationale SupĂ©rieure des Arts de la Marionnette. Il quitta alors la Bretagne, rĂ©gion oĂč peu de monde connaĂźt la marionnette, pour les Ardennes. Le trentenaire est dâailleurs fier dâavoir créé la premiĂšre compagnie de Brest : Les Yeux Creux. Ses spectacles, ce directeur artistique les imagine Ă partir dâimages et de dessins, avant de dĂ©cider lâĂ©quipe dont il aura besoin. Pour cette 22e Ă©dition du festival, il prĂ©sentera Terreur, un spectacle construit Ă six mains.
DU IN AU OFF, LE COORDINATEUR AU SERVICE DU LIEN SOCIAL
Il a Ă©tĂ© jeune bĂ©nĂ©vole, « un peu plus vieux » bĂ©nĂ©vole, salariĂ© du in⊠Le festival fait partie de la vie de Christophe Milhau. Douze ans quâil a fait son entrĂ©e au centre social AndrĂ©-Dhotel comme coordinateur. Avec cette idĂ©e « dâutiliser la culture pour favoriser le lien social ». Alors la diffusion de spectacles du festival off colle parfaitement Ă sa volontĂ©. « Ăa contribue Ă ne pas laisser de cĂŽtĂ© toute une frange de la population. » Sept ans que le centre accueille du off. « Toute lâĂ©quipe est mobilisĂ©e. » SoudĂ©e, dans la droite ligne de la renommĂ©e du FMTM. « Le fait de solliciter les gens dĂšs le dĂ©part, ça a tissĂ© des liens. Et depuis tout ce temps, ça se perpĂ©tue de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. » Sâil ne devait garder quâun mot pour lâĂ©voquer ? « Sourire », rĂ©pond-il sans hĂ©siter. « Voir les enfants, les parents avoir la banane et passer un bon moment, câest super agrĂ©able avant la grisaille de lâautomne. Câest un peu notre Ă©tĂ© indien Ă nous. »
Le croiser lors dâun spectacle est presque impossible. Il fait partie de ceux qui prĂ©parent les spectacles mais qui nâont pas le temps de les regarder. Du haut de ses 39 ans, lâhomme originaire de Charleville-MĂ©ziĂšres signe dĂ©jĂ sa huitiĂšme participation. Il faut dire que malgrĂ© des Ă©tudes Ă Reims et des premiers boulots Ă Paris, ni les marionnettes qui ont accompagnĂ© son enfance, ni mĂȘme la ville nâont quittĂ© son cĆur. Câest dâailleurs lors de la premiĂšre Ă©dition du Cabaret Vert quâil rĂ©alisera son envie de devenir rĂ©gisseur son. Et de poursuivre avec le Festival Mondial des Théùtres de Marionnettes. Il commence en 2009, avant de monter Ă la rĂ©gie gĂ©nĂ©rale en 2019. ConcrĂštement, il sâoccupe dâobtenir le matĂ©riel technique nĂ©cessaire Ă chaque spectacle et de le mettre en place.
â 36 ans de savoir-faire â
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6, rue de lâArtisanat
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Charleville-MéziÚres
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03 24 33 25 25
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www.dehaye-espacesverts.fr
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452 représentations dont 389 en salle, soit une moyenne de 50 représentations par jour !
18 premiĂšres mondiales et 19 premiĂšres en France (+ dâ1/3 de la programmation)
TECHNIQUE
25 tonnes de matériel
971 projecteurs
1 870 mĂštres de tapis de danse
5 salariés permanents
22 coproductions (spectacles soutenus financiĂšrement par le Festival)
520 triplettes
5 000 mĂštres de pendrillons
119 salariés pour le festival (5 permanents + 10 contrats temporaires + 104 intermittents)
34 965 mÚtres de rallonges électriques
22 tonnes de gradins
14 reportages TV et 1 émission spéciale
51 émissions de radio
500 bénévoles
145 parutions presse écrite et web
Environ 450
programmateurs présents du monde entier à chaque édition
HISTORIQUE
Festival créé en 1961
Centenaire de la naissance de Jacques FĂ©lix (1923 â 2006)
70 associations et structures partenaires
REPAS 4 213
repas pour les artistes et équipes techniques pendant le festival
1 690
nuitĂ©es (dont 1 083 chez lâhabitant)
ENTREPRISE FAMILIALE DEPUIS 1912
FLEURISTERIE - JARDINERIE
183 rue de Berthaucourt - Charleville-MéziÚres 03 24 57 48 48 - les serres du vivier guyon
Dans la programmation du festival, certains spectacles sont estampillĂ©s dâune thĂ©matique. Elles rassemblent chacune entre sept et trois des 89 piĂšces Ă lâaffiche. Pierre-Yves Charlois, directeur du festival, explique comment elles ont Ă©mergé : « Quand on regarde ce que proposent les artistes, on se dit : LĂ , il y a quelque chose qui se dĂ©gage ! On a essayĂ© de le nommer, pour que cela donne une information au spectateur. On a demandĂ© leur accord aux compagnies pour ĂȘtre regroupĂ©es dans ces grandes thĂ©matiques. » Il a acceptĂ© de nous les dĂ©tailler.
1 - (Des)humains
« Câest la dĂ©nonciation ou le constat dâune sociĂ©tĂ© qui sâaccĂ©lĂšre et pour laquelle on cherche Ă ââaugmenterââ lâhomme ou la femme. Cette tendance croĂźt depuis des dĂ©cennies mais aujourdâhui, dans un monde en crise, on atteint un paroxysme et peut-ĂȘtre que câest ce qui donne aux artistes le besoin de se pencher sur cette question. Certains le tournent de maniĂšre trĂšs ludique, comme Big Bang, qui me fait penser au film Wall-E ; dâautres par lâabsurde, comme dans Simple Machines. »
« Câest propre Ă la marionnette, de donner vie Ă quelque chose dâinerte. Câest magique. Il y a plein dâentrĂ©es Ă
cette thĂ©matique : il y a ce que lâon ne voit pas mais qui nous fait agir quand mĂȘme, qui nous accompagne, des prĂ©sences fugaces ou Ă©phĂ©mĂšres. Maison de poupĂ©e, par exemple, ce sont toutes ces prĂ©sences qui nous ont constituĂ©es en tant que personne et qui continuent Ă nous accompagner, voire Ă nous hanter. La compagnie YĂŽkaĂŻ, elle, travaille aussi sur lâillusion. »
3 - Corée du Sud
« Il se trouve quâen CorĂ©e du Sud, il y a une ville, Chuncheon, qui abrite le plus grand festival de marionnettes du pays. Ils sont en train de construire une Ă©cole pour les marionnettistes. Quelques intervenants de lâESNAM sont allĂ©s lĂ -bas. Ce focus CorĂ©e du Sud, câest une main tendue, peut-ĂȘtre la premiĂšre pierre dâune coopĂ©ration plus structurante Ă venir. »
4 - Sur les frontiĂšres du genre
« La libertĂ© sexuelle est une question qui taraude nos gĂȘnes, ce sont de vraies prĂ©occupations. La parole est un peu moins libre, je trouve, aujourdâhui. Alors que câest peut-ĂȘtre une des derniĂšres libertĂ©s dâĂȘtre ce quâon est, tant quâon nâempiĂšte pas sur la libertĂ© des autres. Câest drĂŽle de voir comment Shakespeare peut sâen amuser ou comment les contes de fĂ©es sont trĂšs genrĂ©s. »
5 - Passeurs dâhistoires
« On a fĂ©dĂ©rĂ© sous un seul chapeau lâidĂ©e quâun spectacle va traiter de la grande histoire avec des petites histoires. Ou comment on tourne Ă lâuniversalitĂ© du propos Ă partir dâexpĂ©riences individuelles. »
« Cela fait plusieurs dĂ©cennies que cela dure mais il ne faut rien lĂącher. Ătre une femme en 2023, câest quoi ? On parle de charge mentale et de ce que la femme doit affronter aujourdâhui. »
« Blick théùtre engage une trilogie sur lâĂ©tat du service public en France, Eduardo Felix va traiter du fascisme et la Compagnie Sitio raconte lâhistoire de quelquâun qui sâest fait broyer dans la machine du travail Ă outrance. Tous ces spectacles sont des premiĂšres. LĂ , on est vraiment sur le traitement marionnettique dâune situation sociale, qui permet une prise de recul critique. »
VoilĂ la rentrĂ©e, les vacances sont finies, nos chĂšres petites tĂȘtes blondes vont retrouver les bancs de lâĂ©cole et malheureusement ces dĂ©testables petites bĂȘtes qui provoquent bien des dĂ©boires aux parents.
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Comment vous présenteriez-vous en quelques mots ?
Je mâappelle Eduardo Felix et je suis le metteur en scĂšne de la compagnie PigmaliĂŁo Escultura Que Mexe, qui a maintenant 16 ans. On travaille toujours sur des problĂ©matiques philosophiques, avec provocation, pour faire rĂ©flĂ©chir le public. De formation, je viens des beauxarts mais cela se mĂ©lange bien avec le théùtre.
Parlez-nous du spectacle que vous proposez au festival, Fables anthropophagiques pour les jours fascistes. Les animaux sont prĂ©sents partout dans notre travail et nous avons cherchĂ© une maniĂšre de parler des fables. Elles sont connectĂ©es Ă lâenfance et la marionnette, câest la mĂȘme chose. Mais on peut travailler sur des thĂ©matiques profondes : je crois au pouvoir de la marionnette, quand elle est vraiment vivante, de faire Ă©couter.
Ce que lâon voit maintenant au BrĂ©sil et un peu partout, je crois que câest le fascisme sur le retour. Câest un cycle qui revient toujours : ces questions de pouvoir, on en parle depuis Ăsope. Jâai connectĂ© ses fables avec lâĆuvre dâune philosophe brĂ©silienne, MĂĄrcia Tiburi, qui parlait dĂ©jĂ de fascisme avant tout le monde.
Fables anthropophagiques pour les jours fascistes. PigmaliĂŁo Escultura
Que Mexe â BrĂ©sil. 1h â DĂšs 14 ans â Français. Centre culturel de Nouzonville (navettes gratuites depuis Charleville). Jeudi 21 septembre Ă 18 et 21 heures â Vendredi 22 septembre Ă 10 et 15 h. ComĂ©diens : Aurora Majnoni, Eduardo Felix, Igor Godinho, Liz Schrickte.
Quelle forme prend ce spectacle?
Câest un spectacle de marionnettes Ă fils hyper rĂ©alistes et dĂ©taillĂ©es, avec dâautres surprises pour le public. Jâai rĂ©alisĂ© lâadaptation des fables accompagnĂ© de MĂĄrcia Bechara, qui habite en France.
Ferez-vous dâautres apparitions au festival, en plus de ce spectacle ?
Pour cette fois, on ne participe quâavec ce spectacle. Mais le samedi 23 septembre, je vais faire une performance au bar du festival : un modelage de Jacques FĂ©lix devant le public. Je lâai dĂ©jĂ fait en 2017. Câest drĂŽle, parce que tout le monde pense que je suis de la famille de Jacques et Jean-Luc FĂ©lix, parce que je mâappelle Felix aussi, mais non !
Que représente pour vous le Festival mondial des théùtres de marionnettes de Charleville-MéziÚres ?
Le festival de Charleville-MĂ©ziĂšres est connu dans le monde de la marionnette, câest la capitale de la marionnette, pour nous. Câest un rĂȘve dây participer. Je me sens comme dans ma propre ville quand jâarrive ici. On a dĂ©jĂ participĂ© au festival en 2015 et 2019 et jâaimerais que ce soit Ă chaque fois. En juin, nous avons fait, au BrĂ©sil, la premiĂšre de « ĂlĂ©phanthéùtre » : câest un Ă©lĂ©phant Ă©norme avec un théùtre au ventre et au moins huit marionnettes dedans. Cet Ă©lĂ©phant, je rĂȘverais de le voir sur la place Ducale.
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Cette montre rĂ©tro oversize est inspirĂ©e dâune Swatch Chrono des annĂ©es 1990 : la WHITE HORSES CHRONO SCW100. Son cadran nĂ©on multicolore et ses couronnes dĂ©bordantes de couleur ressortent contre le boĂźtier et le bracelet, tous deux blancs et biosourcĂ©s.
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CHRONO EXPRESS
Le petit festival devenu grand
1961 : Naissance du festival par les Petits Comédiens de chiffons présidé par Jacques Félix.
1976 : Il devient triennal puis biennal en 2009.
2015 : Il atteint les 168 000 visiteurs.
Se laisser porter, surtout ne pas chercher Ă tout comprendre. Câest en suivant ce fil que Claire Pellerier est devenue accro aux mario. Cinquante ans de festival au compteur, un Ćil devenu expert mais toujours ouvert, elle est notre grand tĂ©moin.
Votre premiĂšre fois marionnettique?
CâĂ©tait en 1976. Un seul spectacle : du Wayang Kulit, un artoriginaire dâIndonĂ©sie qui mĂ©lange théùtre dâombres et marionnettes articulĂ©es. Jâavoue, câĂ©tait un peu hermĂ©tique. Mais en mĂȘme temps, jâĂ©tais Ă©lĂšve infirmiĂšre et je dĂ©couvrais un Ă©vĂ©nement Ă Charleville oĂč ça parlait plein de langues du monde entier. Jâai un peu dĂ©crochĂ©, et puis en 1985, je me suis laissĂ©e happer, en posant une journĂ©e de repos pour aller voir des spectacles puis deux et enfin des vacances entiĂšres.
Comment le festival a-t-il évolué ?
Depuis les annĂ©es 2000, la marionnette est sortie de son castelet. Les spectacles dâaujourdâhui nâont plus rien Ă voir avec ceux des annĂ©es 1960. Il y a de moins en moins de fil, peut-ĂȘtre parce que la manipulation est plus complexe, et lâobjet est en train dâexploser un peu partout. Parce quâil permet une crĂ©ativitĂ© sans limites ou quasiment, il est aussi plus lĂ©ger et laisse plus de place Ă la narration. Il nây a rien Ă jeter dans lâhistoire du festival. Mais je dirais que la direction dâAnne-Françoise Cabanis a amenĂ© le festival Ă un niveau de qualitĂ© qui aujourdâhui en fait une rĂ©fĂ©rence mondiale dans le milieu professionnel.
Vos coups de cĆur ?
La crĂ©ativitĂ© des artistes mâĂ©merveille toujours, câest quand mĂȘme ça, le cĆur du festival. Il y a eu la grande exposition africaine et le focus asiatique au dĂ©but des annĂ©es 1990... Et puis, il y a des artistes qui mâont Ă©blouie. Comme Ilka Schönbein, dĂ©couverte Ă un coin de rue de Charleville. Son corps, câest son castelet, elle a tout sur elle. Ăa a Ă©tĂ© trĂšs fort. La rue, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, câest une rĂ©serve Ă pĂ©pites. Mobydick aussi : incroyable, grandiose par la compagnie Plexus polaire. Mais tout mĂ©rite dâĂȘtre vu, il y a toujours des dĂ©cors, des effets sonores⊠il faut juste Ă©couter, voir. Ceux qui sont déçus sont souvent ceux qui veulent tout comprendre.
Vos trois incontournables pour un festivalier dâun jour ?
Outre la multitude de spectacles en salles, un petit tour place Ducale, Ă©videmment, oĂč il y a une belle programmation de spectacles gratuits. Ensuite, aller voir la compagnie hybride dâAlan Payon, les Enfants sauvages, qui mĂȘle théùtre, danse, marionnettes salle Jacques-Brel. Le soir, le Parc Pierquin pour son ambiance. Et puis, il y a toujours des petits lieux ouverts, quâon dĂ©couvre comme ça Ă la sauvette du style... alternatif.
« La crĂ©ativitĂ© des artistes, câest le cĆur du festival »Texte : Manessa Terrien - Photo : HervĂ© Dapremont
PARTICULIĂREMENT PLAISANTE, L'IMMERSION DANS
L'EAU PRĂSENTE DE NOMBREUX AVANTAGES POUR
TOUS, Ă TOUS LES ĂGES. ELLE OFFRE NOTAMMENT UNE SENSATION DE DĂTENTE IMMĂDIATE ET PERMET DE RELĂCHER LES TENSIONS ACCUMULĂES TANT
PHYSIQUES, AU NIVEAU MUSCULAIRE, QUE PSYCHIQUES.
Lorsqu'une personne s'immerge jusqu'au cou dans une piscine, elle se débarrasse de 90% de son poids corporel. Cela lui permet de ne pas sentir de point d'appui douloureux, de bénéficier d'une meilleure amplitude dans ses mouvements, de relùcher ses muscles posturaux et ainsi de mieux solliciter ses autres groupes musculaires.
Lâutilisation dâun spa a des effets bĂ©nĂ©fiques sur le corps. L'eau chaude dilate les vaisseaux et amĂ©liore la circulation sanguine. Cela a des effets bĂ©nĂ©fiques sur les migraines, les tensions artĂ©rielles, le cĆur, les courbatures, les rhumatismes, lâarthrite, les douleurs de dos, les traumatismes musculaires, les douleurs chroniques liĂ©es au stress, les varices, lâhypotension ou lâhypertension, les troubles digestifs etc.
En piscine, la pression hydrostatique agit comme une contention qui maintient le systÚme veineux plus ferme, moins relùché. Cette pression de l'eau permet notamment de limiter la stase veineuse, de faciliter le retour veineux et d'améliorer l'oxygénation des tissus musculaires. La pression hydrostatique est particuliÚrement adaptée en cas d'insuffisance veineuse ou en cas de cellulite.
Dans l'eau, la frĂ©quence cardiaque est modĂ©rĂ©e ce qui permet d'ĂȘtre moins essoufflĂ© et d'effectuer davantage d'exercices musculaires. Cette fonction protectrice de l'eau pour le coeur est particuliĂšrement adaptĂ©e en cas de rééducation cardiorespiratoire (sous contrĂŽle mĂ©dical).
Outre ses vertues relaxantes, le sauna entraine de nombreux bienfaits sur notre corps : il diminue les raideurs de vos articulations et agie contre la toux en cas de bronchite. Il diminue les douleurs, assure une meilleure protection contre les rhumes, les grippes hivernales et autres virus.
SORTIES BOIRE & MANGER BIEN-ĂTRE TENDANCE & SHOPPING
TOURISME CHAMPAGNE & SPIRITUEUX AUTO LES IDĂATRICES
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Deux danseuses sont entourĂ©es de sept bĂ©bĂ©s, ĂągĂ©s de dix semaines Ă sept mois environ. Sur fond de musique douce, lâune dâelles sâallonge prĂšs dâun tout-petit et lĂšve une jambe, puis lâautre. Au bout de quelques secondes, lâenfant lâimite et sourit. Lâautre artiste se cache derriĂšre un foulard avant de rĂ©apparaĂźtre, provoquant lâĂ©clat de rire dâun bĂ©bĂ©. Elle passe doucement le tissu sur son visage de poupon. Câest une matinĂ©e presque ordinaire Ă la crĂšche Le Berceau dâArthur, prĂšs du centre hospitalier de Charleville-MĂ©ziĂšres. Cette « crĂšche artistique » accueille des artistes en rĂ©sidence durant deux semaines trois fois par an, en partenariat avec le Festival mondial des théùtres de marionnettes. DĂ©but juin, câest la compagnie ZapoĂŻ qui y Ă©tait installĂ©e.
« On remarque que les tout-petits sont Ă lâĂ©coute et quâils regardent, il nây a pas de pleurs », commente durant la sĂ©ance Brigitte Bougeard, Ă©ducatrice de jeunes enfants du multi-accueil et moteur de ce projet de crĂšche artistique. Observant chaque bienfait sur le bien-ĂȘtre et la motricitĂ© des bĂ©bĂ©s prĂ©sents, elle ajoute : « Notre volontĂ©, câest que lâart et la culture arrivent dĂšs le plus jeune Ăąge. Câest maintenant quâils absorbent tout. »
Changement de salle et dâambiance. Les artistes arrivent chez les plus grands. Ă lâannonce du « spectacle » Ă venir, ils affluent. DerriĂšre une structure faite de matelas noir et bleu de formes gĂ©omĂ©triques,
Des marionnettistes Ă la crĂšche
Camille la danseuse fait apparaĂźtre, disparaĂźtre et danser en musique diffĂ©rents objets et personnages : plumes, tĂȘte de flamant rose, mouton en plein dĂ©filĂ©... Les enfants en rĂ©clament « encore ! », avant les « bravo ! » finaux. AprĂšs le spectacle, câest Ă leur tour : Ă©chauffement, tempĂȘte de tissus, danse sur tous les styles de chansons et retour au calme sur une musique douce.
« La vraie particularitĂ© de cette crĂšche artistique, câest que je nâai pas lâimpression de faire de lâanimation, revendique Stanka Pavlova, co-fondatrice de la compagne ZapoĂŻ et spĂ©cialisĂ©e dans les spectacles pour tout-petits. Je suis en recherche artistique. On est lĂ pour jouer un spectacle que lâon souhaite interprĂ©ter dans les crĂšches, explorer avec les enfants diffĂ©rentes maniĂšres de le faire et voir comment on peut lâadapter : durĂ©e, rythme, objets utilisĂ©s... » InstallĂ©s dans une salle de lâĂ©tage, les artistes en rĂ©sidence font partie intĂ©grante de la vie de la crĂšche et peuvent Ă©changer avec les professionnels de la petite enfance. Leurs retours sont dâautant plus importants quâun spectacle pour toutpetits se destine Ă©galement aux adultes : leurs parents.
Durant le festival, la compagnie ZapoĂŻ interprĂšte ZĂ©bro, le spectacle créé durant cette rĂ©sidence, dans des crĂšches. Elle est aussi Ă lâaffiche avec ZĂšbres, mardi 19 et mercredi 20, salle de la Citadelle.
Dans les annĂ©es 60, Ă Sedan, Gabriel Didelon reprend la cordonnerie de son pĂšre et la transforme en magasin dâarticles de sport et de camping. Il reçoit alors la visite du dirigeant dâune grande marque française de caravanes Ă la recherche de distributeur dans les Ardennes.
Câest en 1963 quâil ouvrira le Centre Caravaning de lâEst Ă la sortie de Sedan. Mais en 1972, avec la construction de lâautoroute Sedan-Charleville le magasin est dans lâobligation de dĂ©mĂ©nager et trouver un nouveau lieu. Il sâimplantera alors au hameau de Pont-Ă -Bar Ă Dom-le-Mesnil.
En 1987, Yann Didelon succĂšde Ă son pĂšre et modernise lâentreprise en testant un nouveau concept qui fait ses dĂ©buts sur le marché : le camping-car.
Depuis, lâentreprise nâa cessĂ© dâĂ©voluer pour rĂ©pondre aux besoins de ses clients et sâadapter aux Ă©volutions du marchĂ©.
Fort de son expĂ©rience, Le Centre Caravaning de lâEst est le spĂ©cialiste ardennais du vĂ©hicule de loisirs. Son Ă©quipe de professionnels vous conseillera sur le choix du vĂ©hicule le plus adaptĂ© Ă votre vie de baroudeur, parmi sa large gamme de marques : Chausson, Adria,
BĂŒrstner, CampĂ©rĂȘve, Caravelair, Dreamer, Hobby, Hero Camper, Itineo, Rapido et Westfalia. Vous avez dĂ©jĂ votre vĂ©hicule ce quâil vous manque câest des Ă©quipements, le centre caravaning peut vous aider avec son magasin dâaccessoires...
Vous hĂ©sitez encore ? Venez visiter lâintĂ©rieur des vĂ©hicules exposĂ©s dans nos halls pour vous rendre compte du confort et de la praticitĂ© des Ă©quipements des caravanes, camping-cars, fourgons, vans.
Lieu de vie culturelle, de rĂȘves et dâĂ©vasion, la librairie Rimbaud vous ouvre une parenthĂšse et suspend le temps.
On sây surprend Ă arpenter les Ă©tages et Ă serpenter au milieu de milliers de livres. De la PlĂ©iade Ă la pop culture, des pleins et dĂ©liĂ©s de lâĂ©criture dâhier aux mondes virtuels et digitaux de demain, venez avec nous libĂ©rer votre imaginaire et laisser la passion trouver son chemin.
26 rue de la République - 08000 Charleville-MéziÚres
03 24 41 00 12
contact@rimbaud-librairie.fr
rimbaud-librairie
Créée en 2013, notre magasin souhaite rendre le savoir-faire LISSAC accessible Ă tous. Chacun est unique et nous avons Ă cĆur dâĂȘtre lâopticien de tous. Notre savoir-faire technique et notre sens de lâinnovation, notamment dans le sur-mesure mĂ©dical ou esthĂ©tique, font de nous lâenseigne plĂ©biscitĂ©e des parents, des mĂ©decins et de tous ceux qui veulent porter des lunettes qui nâexistent nulle part ailleurs.
10 avenue Jean JaurÚs - 08000 Charleville-MéziÚres
03 24 35 72 88 - lissac.charleville@gmail.com
La marionnette animera de nouveau la CitĂ© de Gonzague du 16 au 24 septembre. Ă cette occasion, la Ville de CMz organise le festival « off ». Le off de rue, ce sont plus de 80 compagnies du monde entier dans les rues et places de la ville et 3 collectifs chargĂ©s dâanimer 3 sites : Panique au Parc dans le parc Pierquin ; Touche du Bois sur lâĂźle du vieux Moulin et TADAM sur lâEsplanade Louis Auboin.
Pensez au chapeau !
Infos : Service Action Culturelle : 03 24 32 44 40 culture@mairie-charlevilleméziÚres.fr
Créé par AlbĂ©ric au milieu des annĂ©es 2000, Lâardoisier est devenu une vĂ©ritable spĂ©cialitĂ© locale. Retrouvez lâoriginal toujours fabriquĂ© par AlbĂ©ric et son Ă©quipe dans les Boulangerie PĂątisserie du Mont Olympe Ă Charleville-MĂ©ziĂšres.
Lemontolympe © Laurent Rodriguez
7 rue du Moulin & 18 avenue dâarches - 08000 Charleville-MĂ©ziĂšres
03 24 33 25 11 - lemontolympe@yahoo.fr
Yannick Vesseron, ardennais passionnĂ© dâantiquitĂ©s, fort de ses 35 ans dâexpĂ©rience, saura vous conseiller. Collectionneurs, amateurs dâart, amoureux dâobjets anciens et vintage. Le magasin est ouvert du mercredi au samedi de 14h30 Ă 19h. Prochaines braderies les 23 et 24 septembre, 21 et 22 octobre, 25 et 26 novembre, 9 et 10 dĂ©cembre.
Achat - Vente - Antiquités - Brocante - Vintage - Vide-Maison.
28 bis bd de Béthune - 08000 Charleville-MéziÚres
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dans des bĂątisses dâexception, dont 6 sont situĂ©s place Ducale et un autre rue dâAubilly, dans la belle maison Ă la glycine, deux autres Ă Rethel. Plus que de simples chambres, ce sont de vĂ©ritables logements autonomes, respectueux de lâenvironnement, pensĂ©s et créés pour satisfaire lâexigence de clients en quĂȘte de sens et en recherche dâexpĂ©rience inĂ©dite. Avec un accueil personnalisĂ© et une multitude dâattentions, les Suites Mana cultivent ce petit supplĂ©ment dâĂąme que Cindy Jeanne recherche Ă©galement au volant dâune voiture.
Cindy Jeanne, propriétaire de suites touristiques Mana
sâest prĂȘtĂ©e Ă lâexercice de lâessai auto sur un nouveau modĂšle au lion qui lâa totalement sĂ©duite.Texte : Mirko Spasic - Photos : Arnaud Gratia
La nouvelle Peugeot 408 essayĂ©e est le modĂšle GT. Avec toit ouvrant, volant chauffant, visio park 360. Ses siĂšges AGR offrent dix rĂ©glages pour le conducteur et six pour le passager avant, actionnĂ©s Ă©lectriquement sur le siĂšge du conducteur. En version essence PureTech S&S 130 EAT8, le moteur 3 cylindres en ligne dĂ©veloppe 130 CV pour un couple de 230 Nm CEE Ă 1750 tr/min. Dans cette version, son prix neuf est de 45 050 âŹ.
DĂšs la premiĂšre prise de contact de la Peugeot 408 GT, devant la concession de Prix-lĂšs-MĂ©ziĂšres, câest un coup de cĆur. « La ligne est originale mais dâune grande Ă©lĂ©gance et trĂšs affĂ»tĂ©e, trĂšs racĂ©e. Elle a un cĂŽtĂ© trĂšs dynamique, sportif et qualitatif. » Le nouveau « lion » sur la calandre fait lui aussi lâunanimitĂ© de lâessayeuse et de ses passagers, Julie et Dimitry, qui la secondent. Cinq personnes nâont aucun mal Ă se loger Ă bord. Les siĂšges avant sont dâun grand confort, et les places arriĂšres offrent un bel espace. « Son petit volant est sympa, trĂšs maniable. LâĂ©cran en relief est agrĂ©able, avec une belle vision et une trĂšs bonne dĂ©finition de la camĂ©ra Ă 360Âș. »
Elle enclenche le mode « sport » : « on sent les accĂ©lĂ©rations ! » Elle rĂ©sume : « ce nouveau style Peugeot est une belle dĂ©couverte. La ligne fait lâunanimitĂ©. Elle dĂ©poussiĂšre lâimage que je me faisais de la marque. Et son prix est compĂ©titif au regard de la finition », dit cette amatrice de voitures sportives et performantes. Du cĂŽtĂ© de la conduite, elle apprĂ©cie les commandes assez intuitives. « Il nây a aucune difficultĂ© pour la prendre en main. Elle a de lâĂ©nergie, une sacrĂ©e force. Elle est longue, mais se manie facilement. Ce bel essai estival, par temps sec et ensoleillĂ©, est en tout plan surprenant et bluffant. »
Ă lâinitiative du directeur PierreYves Charlois, les compagnies de théùtre de marionnettes ont investi les bars du centre-ville pendant prĂšs de neuf mois. Le succĂšs de ces « barionnettes » va pousser le Festival Ă renouveler lâexpĂ©rience, et lâĂ©tendre aux quartiers pĂ©riphĂ©riques.
Il avait le sourire du devoir accompli. Vendredi 9 juin, Pierre-Yves Charlois, le directeur aux cheveux cuivre du Festival Mondial des Théùtres de Marionnettes a clĂŽturĂ© la premiĂšre saison des « barionnettes », aux cĂŽtĂ©s de cinq Ă©tudiants de lâĂcole nationale supĂ©rieure des arts de la marionnette (Esnam). Par cette initiative inĂ©dite, il voulait (re)plonger lâart marionnettique au cĆur de la citĂ© de Rimbaud, et lĂ oĂč on ne lâattendait pas forcĂ©ment. CâestĂ -dire dans des bars , comme lâemblĂ©matique Vert dâeau, rue de Flandre. Mais aussi Chez Georges, au Banana Joe, chez Josette ou encore au Vert Bock.
En cette (trĂšs) chaude soirĂ©e de printemps, câest donc au Vert dâeau que Marina de Munck et une poignĂ©e dâĂ©tudiants de lâEsnam ont en quelque sorte achevĂ© leur annĂ©e scolaire, en mĂȘme temps quâelles ont actĂ© la fin dâune premiĂšre saison de tournĂ©e des bars de la citĂ© de Rimbaud. « Ce qui est intĂ©ressant, câest le contact avec le public. Ces gens qui sont parfois surpris de nous voir arriver. Et se confronter Ă un public qui ne nous attend pas, ça nous permet de ne pas jouer notre vie. On peut se tromper, il y a beaucoup de bienveillance », dĂ©veloppe la jeune femme aux nombreux tatouages, comĂ©dienne marionnettiste en deuxiĂšme annĂ©e. Assise Ă la terrasse du Vert dâeau, elle ajoute que cette expĂ©rience lui permet de dĂ©fendre des Ćuvres « de plus en plus grandes. »
« Les bars, ce sont aussi des conditions particuliĂšres. Oui, vous avez du bruit. Il y a quelquâun qui parle, un autre qui va aux toilettes et un barman qui nettoie ses verres », liste Pierre-Yves Charlois, joignant de grands gestes Ă sa parole. « Avant, on ne le faisait pas, et maintenant, les marionnettes sâouvrent Ă la ville. Il faut en faire un Ă©lĂ©ment du patrimoine ! », plĂ©biscite François BĂ©guin, ancien patron emblĂ©matique du bistrot et prĂ©sident du syndicat des cafetiers.
AprĂšs avoir investi les bars Ă raison dâune fois toutes les six semaines entre septembre et juin 2022, le Festival mondial compte bien rĂ©cidiver Ă la rentrĂ©e, une fois lâĂ©dition 2023 achevĂ©e.
AurĂ©lie Hubeau travaille depuis des mois avec des femmes souffrant dâalcoolisme au centre hospitalier BĂ©lair.
De leurs entretiens en tĂȘte Ă tĂȘte, elle est sortie lessivĂ©e, bouleversĂ©e mais pleine de leur vie cabossĂ©e. Un legs dâune humanitĂ© poignante quâAurĂ©lie Hubeau a pour mission de transmettre au public afin de mettre en lumiĂšre un phĂ©nomĂšne encore tabou : lâalcoolisme au fĂ©minin. Pendant plusieurs mois, la marionnettiste carolo a recueilli la parole de femmes accompagnĂ©es par le centre dâaddictologie de lâhĂŽpital BĂ©lair. « Câest lâhistoire dâune vie pour chaque femme. Il y a toujours un point commun : des carences affectives fortes et des accidents de la vie. »
Pour Anne-Marie, lâalcool fut tout dâabord festif et valorisant. « Jâai travaillĂ© dans un lycĂ©e hĂŽtelier oĂč jâai appris Ă apprĂ©cier, goĂ»ter lâalcool. Et puis, il y a eu mon conjoint avec qui ça se passait mal⊠livre-t-elle, pudique mais affirmĂ©e. Quand je me suis mise Ă boire toute seule, jâai compris quâil y avait un problĂšme. » La confiance en soi qui dĂ©gringole mais lâobligation sociale de donner le change, des espĂ©rances du sevrage qui se diluent dans la rechuteâŠ
Parler de ces douleurs qui font son quotidien Ă une personne autre quâune blouse blanche lui a fait du bien. « Et elle nâest pas la seule : toutes les dames sont ressorties avec le sourire aprĂšs avoir parlĂ© Ă AurĂ©lie », confie CĂ©cile Sylla. La cheffe du service qui accompagne ces femmes et leurs addictions est convaincue de lâintĂ©rĂȘt de la mĂ©diation artistique dans le parcours thĂ©rapeutique, « un moyen dâexpression bĂ©nĂ©fique et complĂ©mentaire ». De ces conversations quâelle a enregistrĂ©es, la Carolo a tirĂ© une crĂ©ation sonore, partie intĂ©grante dâune installation exposĂ©e Ă lâInstitut international de la marionnette durant le festival. Celles qui trinquent donne non seulement la parole Ă ces femmes en bataille mais laissent aussi voir leurs propres crĂ©ations : des sculptures dâargile rĂ©alisĂ©es cet Ă©tĂ© avec lâartiste, comme des reprĂ©sentations dâelles-mĂȘmes. « Avec lâargile, le toucher est trĂšs agrĂ©able, câest doux, mais en mĂȘme temps, il faut y mettre de la force, se mettre debout pour le modelage (âŠ) Le corps est dans lâaction, et il fait sortir beaucoup de choses autrement que par les mots. »
Un travail profond sur des maux certes intimes mais qui questionnent notre regard collectif sur lâalcoolisme et lâalcool. Lâobjet de son prochain spectacle. Teaser : Un fil au milieu de la scĂšne. Une marionnette, minuscule, 15 cm qui y chemine. Des lunettes Ă disposition des spectateurs. Pour vaciller, voir ou⊠rester
distance.
La marionnettiste carolo et fondatrice de la compagnie Méandres,Texte : Manessa Terrien - Photo : Fabien Legay
Comme chaque annĂ©e, le Festival Mondial des Théùtres de Marionnettes et la maison dâarrĂȘt de Charleville-MĂ©ziĂšres ont créé une passerelle culturelle. 19 dĂ©tenus ont Ă©tĂ© immergĂ©s dans un monde fantastique. Bilan avec Yvan Sarraire, directeur du Service pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation des Ardennes, et HervĂ© Dapremont, photographe du projet.
Quelle est la genÚse de ce projet pas commun ?
Y.S : Le partenariat entre le Festival Mondial des Théùtres de Marionnettes et le Spip (Service pĂ©nitentiaire dâinsertion et de probation) des Ardennes est historique. Il fait partie des besoins imposĂ©s, ceux de proposer chaque trimestre une activitĂ© aux personnes dĂ©tenues, une possibilitĂ© pour elles de sortir de leur univers courant et dây intĂ©grer un peu de fantastique. Le Festival fait partie de la culture locale. Notre rĂŽle est de faire valoir ce patrimoine et ce cĂŽtĂ© un peu unique sur le territoire.
Comment sâest dĂ©roulĂ©e cette initiation ?
Y.S : En mars, juin et juillet, les dĂ©tenus ont eu des sĂ©ances de trois heures pendant 12 jours au total. 19 dĂ©tenus sur un total de 50 que compte la maison dâarrĂȘt de Charleville-MĂ©ziĂšres ont participĂ© Ă ce projet. Tous des volontaires et de tout Ăąge. Lâobjectif Ă©tait dâafficher leurs travaux aux abords du cinĂ©ma MĂ©tropolis avec qui nous avons un partenariat, afin de valoriser le travail effectuĂ©.
H.D : Lâatelier photo sâest mis en place en deux temps : un reportage sur chaque atelier de crĂ©ation de marionnettes et un temps oĂč je donnais aux participants des conseils pour faire des photos. Les marionnettistes se sont adaptĂ©es Ă lâunivers carcĂ©ral avec trois propositions simples et sĂ©curisĂ©es : un travail autour du papier, style origami, un autre avec des marionnettes Ă gaine et un dernier sur le théùtre dâobjets pour apprendre Ă raconter des histoires.
Quel message fallait-il leur faire passer ?
Y.S : Quâils soient fiers de ce quâils ont fait, quâils sont capables dâautre chose, quâils ne sâinscrivent pas seulement dans un parcours de dĂ©linquance. Parce quâun ĂȘtre humain ne se rĂ©sume pas quâà ça. Ce programme fait partie de lâactivitĂ© par la rĂ©insertion. Ăa passe par lâinsertion professionnelle mais aussi par la culture.
Et quâen ont-ils retenu ?
Y.S : Le meilleur retour quâon puisse avoir. Câest-Ă -dire que sur lâintĂ©gralitĂ© des personnes dĂ©tenues choisies, toutes ont Ă©tĂ© prĂ©sentes lors de la derniĂšre session. Ils se sont appliquĂ©s avec constance. Il faut ĂȘtre conscient que câest un challenge pour un dĂ©tenu. Câest aussi pour ça quâon essaie de proposer des activitĂ©s culturelles diversifiĂ©es.
H.D : Les participants ont fait preuve de beaucoup dâimagination et se sont lĂąchĂ©s. On a notamment beaucoup parlĂ© dâamour dans lâatelier sur le théùtre dâobjets. Je pensais quâil y aurait plus dâinhibition due au milieu carcĂ©ral et au final, ça les a vraiment sortis de leur quotidien. Ils se sont pris au jeu.
Quels enseignements personnels tirez-vous de cette expérience ?
H.D : Câest la premiĂšre fois que je travaille sur un projet de la sorte et Ă©galement que je propose des ateliers pour des adultes. Une double nouveautĂ© pour moi, donc. PassĂ©e la premiĂšre rĂ©action oĂč lâon se dit que lâunivers est particulier, les prĂ©jugĂ©s tombent trĂšs rapidement. Jâai trouvĂ© cela trĂšs enrichissant humainement et professionnellement.