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INSTANT REMOIS N°30

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30 RÉMOIS QUI FONT BOUGER LES LIGNES

Chloé Achard

Bruno Cutuli

Claire Fiaschi

• Géraldine Baehr-Pastor

• Christophe Delissus

• Camille Freytag

Georges Lecocq

• Gérard Lemarié

Pauline Peyrade

• Arnaud Bassery

• Patrick Demouy

• Hasna Guehrar

• Benjamin Benoit

• Clémence Brochet

• Alexandra Devaux

• Jean-Pierre Helstroffer

• Pauline Manesse-Chemla

• Alain Pierre Paul

• Denis Ramos

• Pauline Migeo

• Céline Syritellis

• André Dufour

• Michel Jolyot

• Caroline Mora

• Ismaël Taggae

• Séverine Couvreur

• Barbara Duplouis

• Josselin Kayser

• Gonzague Peugnet

• Maxime Valette

© Daniel Martin #30 AUTOMNE 2023
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naît de la différence’’ Besoin ou envie de changement ?
‘‘L’identité
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©Benjamin Segura Hélène MICHEROLLI Alice RENARD Laurie ANDRES Célia BEAUSOLEIL Loïc BÉCART Julien BOUILLÉ Sophie BRACQUEMART Marion DARDARD Thomas CROUZET Mathilde DEMONCEAUX Cassandra DUCATILLON Peggy LÉOTY Christophe LEVY Frédéric LEROUX Claire MARTIN-DELOZANNE

Lorsqu’on arrive dans une nouvelle ville, il y a plusieurs façons de l’appréhender. On peut sortir des bouquins d’Histoire et potasser. Faire le touriste en allant visiter ses sites emblématiques. Découvrir les derniers lieux branchés et les bonnes adresses d’initiés. Suivre les bons plans d’amis qui nous survendent le resto incontournable, la plus belle balade, le petit producteur qui monte ou le meilleur fromager. On peut lire la presse locale pour ne pas manquer une miette des dernières actualités. Se balader sur Instagram de compte en hashtag, et se perdre dans les méandres de la toile à cliquer et à scroller. Mais c’est en s’installant un peu plus longtemps, une fois qu’on a vraiment posé ses bagages, qu’on peut enfin en profiter pour faire son propre chemin et aller à la rencontre des autres. Car derrière le visage de chaque cité, c’est un nombre incalculable de personnes et de personnalités qui façonnent et font évoluer ses traits au fil des ans. Et comme le vin de garde, Reims semble se bonifier avec le temps. L’Instant Rémois part à la découverte de ses habitants depuis maintenant sept années, en faisant découvrir ou redécouvrir des Rémois pur jus ou fraîchement installés, leur projet, leur initiative, leurs coups de cœur ou leur métier. Ces gens qui font presque partie des meubles ou qui ont de la suite dans les idées. Pour ce trentième numéro, nous avons fait l’exercice difficile et subjectif d’en sélectionner 30. Si on ne vous promet pas l’exhaustivité, il nous a semblé que leurs profils et leurs passions tellement variées représentaient bien l’éclectisme, le dynamisme et la créativité rémoise à un Instant T. Vous avez envie de nous en souffler d’autres ? Ecrivez-nous pour nous en parler et nous nous ferons un plaisir d’aller les rencontrer.

SERIE
journal l’Union. Éditeur
la publication : journal l’Union. Directeur général
directeur
la publication
Picault.
générale déléguée
et
86339.
HORS
du
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et
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: Daniel
Directrice
: Géraldine Baehr-Pastor. Éditeur délégué Nicolas Fostier. Pilotage éditorial : Alizée Szwarc Meireles. Coordination : Manon Postal. Pour contacter la rédaction : redactioninstant@rosselestmedias.fr. Direction artistique
conception : Prémédias du journal l’Union. Photo de Une : Alphix. Régie publicitaire : Rossel Conseil Médias Est, 6 rue Gutenberg, 51083 Reims. CPPAP n° 0425 C
Imprimé par Le Réveil de la Marne, Jérome Jorda, 4 rue Henri-Dunant, B.P. 120, 51204 Epernay Cedex. ISSN 2968-711X. Dépôt légal à parution. Les papiers utilisés sont certifiés PEFC 70 % (fibre de bois issue de forêts gérées durablement). L’abus d’alcool est dangereux
pour la santé, à consommer avec modération.
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#Chloë Achard

AU CŒUR DES COULISSES DE LA COMÉDIE

Arrivée en 2019 suite à la nomination de la nouvelle directrice, Chloé Dabert, à la tête de la Comédie de Reims, Chloë Achard exerce peut-être un métier invisible pour les spectateurs. À 29 ans, cette Auvergnate à l’énergie débordante et au sourire contagieux, passionnée de théâtre et de « scène qui bouge » occupe le poste de chargée de communication de cette maison d’artistes mouvante. Un « métier de bureau », qui n’en n’est pas vraiment un, essentiel pour faire le lien entre le public et les artistes.

Qu’est ce qui rend votre travail si particulier ?

Chaque journée est différente et c’est pour ça que j’adore mon métier de chargée de communication à la Comédie. C’est un Centre dramatique national avec pour mission première la création. Au-delà de ce qui est visible par le public, c’est-à-dire les spectacles en soirée, nous avons des équipes en création dans notre lieu tout le temps. C’est une maison d’artistes.

Comment communique-t-on pour le théâtre ?

Les spectacles que nous accueillons n’étant pas, pour la plupart, encore créés au moment de la sortie de la communication, mon travail est de créer du contenu en lien direct avec le/la metteur en scène du spectacle. Je choisis par exemple avec lui/elle un photographe pour venir faire des photos en répétitions, organise une captation du spectacle afin d’avoir un teaser de celui-ci, et élabore un dossier de présentation sur lequel le service production s’appuie ensuite pour vendre le spectacle pour qu’il parte en tournée dans d’autres villes de France. J’ai donc la chance de travailler en lien direct avec les artistes et d’assister à la création des spectacles : d’être au cœur des coulisses.

Qu’aimez-vous particulièrement dans votre travail, qui n’existe peut-être pas dans ce métier dans d’autres structures ?

Ce que j’aime particulièrement c’est accompagner les spectacles de A à Z, j’ai la chance d’être au cœur des coulisses, j’assiste à la naissance de quelque chose qui n’existe pas. Et puis à la Comédie, on ne travaille pas avec des clients, ce sont des abonnés, c’est un public, donc la réception n’est pas la même. On n’est pas dans une logique de rentabilité. Il y a énormément d’humanité dans mon poste de chargée de communication, des moments informels, des discussions avec les artistes. Le théâtre est un lieu d’échanges incroyables.

Quels sont les temps forts que vous appréciez particulièrement à la Comédie de Reims ?

Évidemment, il y a le Festival FARway (festival annuel qui célèbre les arts sous toutes leurs formes, il a lieu fin janvier-début février) est un événement phare porté aussi par d’autres structures culturelles rémoises, mais aussi la présentation publique de la saison. Cette année, elle a eu lieu le 7 septembre. C’est toujours un temps festif, tout le monde y est convié.

Qu’est ce qui a changé dans votre travail de communicante ?

Est-ce que vos pratiques ont évolué (supports, création, spectacles) ?

Pour la partie graphique, on travaille avec une graphiste indépendante rémoise : Julie Linotte.

Le fil de notre communication c’est vraiment le bâtiment. Par exemple cette année, nous avons mis la scène au cœur, l’idée c’est que cela soit reconnaissable par les Rémois. Ensuite, on accueille aussi des concerts, on ouvre La Comédie pour des soirées étudiantes, pour des « after ». L’idée c’est de dire qu’on vient voir une pièce de théâtre mais on peut aussi faire la fête. Une grosse partie de mon travail aujourd’hui c’est de déconstruire peut-être l’image un peu élitiste que l’on peut avoir du théâtre.

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NOUS SOMMES ENGAGÉ·ES !

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a la joie de vous annoncer qu’elle est certifiée B Corp depuis le 12 juillet 2023.

Cette certification est, pour nous, la reconnaissance de nos actions locales en faveur d’une écologie globale. Autrement dit, la reconnaissance de l’amour, de la passion et du respect que nous mettons au service de nos clients, de nos métiers, de nos collaborateurs et du vivant.

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CHLOÉ DABERT LA FABRIQUE ARTISTIQUE RÉMOISE

La Comédie - CDN de Reims fait partie des 38 centres dramatiques nationaux français à être dirigés par des artistes. Chloé Dabert, sa directrice depuis 2019, nous explique les grandes orientations qui ont été tracées depuis sa prise de fonction pour faire perdurer cette mission de création et de fabrique artistique.

C’est en faisant option théâtre sur les bancs d’un lycée de Bourges que Chloé Dabert a rencontré la discipline et à force de rencontres qu’elle a décidé d’en faire son métier. En 2002, elle sort du conservatoire de Paris et devient actrice, même si au fond d’elle, c’est la mise en scène qui la fait vibrer. Il y a peu de femmes metteurs en scène à l’époque alors Chloé suit le mouvement. En parallèle, elle dirige les copains un peu timidement à l’école, puis prend progressivement confiance en elle lorsqu’elle est en poste au Théâtre de Lorient, en montant des projets divers et variés avec des ados et des amateurs. Vient le moment où elle décide de se lancer avec Sébastien Eveno, actuel artiste associé à la direction à ses côtés, et deux autres acteurs (Servane Ducorps et Julien Honoré) en adaptant la pièce “Orphans” (Orphelins) du dramaturge anglais Dennis Kelly. Ce huis clos glaçant sur fond de violence ordinaire, monté entre 2010 et 2012, vaut à la jeune metteuse en scène le prix Impatience en 2014. C’est d’ailleurs avec ce spectacle que Chloé Dabert pose ses valises à la Comédie - CDN de Reims quelques années plus tard, une bonne entrée en matière pour marquer son empreinte cinéphile et narrative dans le paysage culturel rémois, dont la complémentarité et la collégialité des différentes structures l’ont séduite. Celle qui aime à la fois les thrillers et l’humour

« Nous souhaitons éveiller la curiosité et créer un rapport de confiance. Sans public, on n’existe pas »

SPECTACLE EN PARTENARIAT AVEC COMÉDIECDN DE REIMS PUBLI-INFORMATION

travaille et façonne les textes, non pas pour proposer des spectacles à message mais pour raconter des histoires, en se posant des questions sur le monde. La programmation proposée au CDN balaie de nombreux sujets intemporels comme la famille, l’éducation, la mémoire collective ou l’amour et d’autres plus contemporains comme le rapport à internet, la place de la femme ou l’écologie. La création est la mission principale de La Comédie et c’est bien là sa spécificité. Ici, on crée et ensuite on fait rayonner cette inventivité made in Reims dans tout l’hexagone et audelà. Les nombreux artistes associés à ce grand projet s’en emparent volontiers en y intégrant une dimension locale : en créant des temps de partages et d’échanges avec le public lors des différentes phases d’élaboration et d’écriture, des déambulations et spectacles en itinérance, mais également en s’inspirant directement de la vie et du quotidien des Rémois.

Comédie - CDN de Reims

Chaussée

Esplanade

www.lacomediedereims.fr

03 26 48 49 10

du 07 au 13 oct. du 15 au 23 nov.

du 28 nov. au 01 déc.

du 01 au 02 déc.

du 05 au 21 déc.

du 07 au 08 déc.

du 13 au 15 déc.

Sur la côte sud

Fredrik Brattberg / Frédéric Bélier-Garcia

L’ENFANT BRÛLÉ

Stig Dagerman / Noëmie Ksicova

LES DOYENS

Christophe Honoré

H.A.V.

Philippe Gordiani

RAPT

Lucie Boisdamour / Chloé Dabert

LES VAGUES

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Sébastien Monfè, Mira Goldwicht / Aurore Fattier

Retrouvez toute la saison sur :

© GRAPHISME : JULIE LINOTTE / LICENCES D’ENTREPRENEUR DE SPECTACLES : R-2022-007979 | 007981 |007984 | 008688 LA COMÉDIE EST SUBVENTIONNÉE PAR

INTER VIEW

#Géraldine Baehr-Pastor

L’ENGAGEMENT LOCAL POUR CRÉER DU LIEN ET FÉDÉRER

Diplômée de l’École Supérieure de Journalisme de Paris, Géraldine Baehr-Pastor est devenue en 2022 directrice générale déléguée du groupe Rossel Est Médias, englobant les éditions papier et numériques des quotidiens : L’union, L’Ardennais, L’Est éclair et Libération Champagne, mais aussi les magazines (Instant Rémois, Troyen, Champagne…).

Avant de prendre les manettes de plus grand groupe de presse du Grand-Est, regroupant plus de 300 collaborateurs, celle qui a le terrain dans la peau, a embrassé les postes de cheffe d’édition (2013-2017) et plus récemment de rédactrice en chef, toujours au sein du groupe Rossel.

Aujourd’hui, à la supervision de ce grand laboratoire de l’info, Géraldine Baehr-Pastor porte un regard réflexif sur le métier de journaliste, essentiel et porteur d’un engagement fort : celui d’informer toujours mieux en s’appuyant sur l’innovation, mais aussi et surtout sur la proximité créée avec les lecteurs et les lectrices.

Êtes-vous journaliste ou cheffe d’entreprise ?

Je suis une journaliste à la tête d’une entreprise de presse. C’est assez logique finalement car le cœur de notre métier, c’est le journalisme et nous élaborons chaque jour nos éditions papier, numériques, nos web TV grâce à l’ensemble des informations de nos journalistes. C’est un message fort pour nos collaborateurs et pour nos lecteurs, puisque je suis à la fois garante de la ligne éditoriale et du respect de nos valeurs : indépendance, proximité, engagement.

Est-ce que les reportages vous manquent ?

Les reportages me manquent, c’est sûr. Mais je me nourris quotidiennement du travail des équipes, et de leurs retours, rencontres, avec l’ensemble des interlocuteurs. Je suis toujours sur le terrain, à l’écoute et attentive aux projets et enjeux des acteurs du territoire. C’est un autre regard, passionnant, et toujours riche d’informations qui nourrissent la rédaction et nous permettent d’avoir les clés de compréhension du monde qui nous entoure et des enjeux locaux.

Quel regard portez-vous sur le journalisme en 2023 ?

C’est un journalisme plus que jamais essentiel au maintien de notre démocratie. Un journalisme toujours plus exigeant pour rendre compte de la réalité du monde dans lequel nous vivons, un journalisme qui n’a jamais été aussi important dans un contexte de multiplication des fake news, notamment sur les réseaux sociaux mais aussi dans un contexte anxiogène (crise sanitaire, instabilité géopolitique, crise climatique). Pour redonner foi en la presse et l’envie de nous lire, mais aussi pour toucher les jeunes, je crois

en un journalisme toujours plus utile aux lecteurs, qui les guide dans leur quotidien, et les aide à se forger leur propre opinion sur le monde dans lequel ils vivent. Nous n’avons jamais autant eu besoin de journalistes sur le terrain, au plus près des habitants de nos territoires, pour mieux les cerner et répondre à leurs attentes. Notre grand défi est de lutter contre les obscurantismes.

Quels sont les enjeux de la presse locale pour se réinventer ?

Il faut déjà savoir que nous n’avons jamais été autant lus ! Durant la crise sanitaire, nous avons été considérés comme « essentiels » et cela nous engage : à maintenir un maillage fort grâce à nos 165 journalistes sur le territoire, grâce à nos 200 correspondants locaux de presse, grâce aux colporteurs qui livrent chaque jour le journal dans la boîte aux lettres de nos abonnés… pour être au plus près des lecteurs, et le reflet de leur quotidien. Nous innovons, avec nos systèmes d’informations mais aussi nos nouveaux formats comme notre web TV ou notre newsletter « Terres de Champagnes », reflet de l’actualité du et de la champagne. Je crois beaucoup à des choses essentielles : une information de qualité, mais aussi le renfort du lien avec les lecteurs et les habitants. Cela fait près de 80 ans que nous nous invitons chaque jour dans la vie des gens ; pour les bons comme les mauvais moments. Cette proximité est notre plus grande richesse.

Comment est-on au rendez-vous avec les lecteurs aujourd’hui ?

En les cernant mieux pour mieux les servir. Grâce à la data, nous sommes en capacité de savoir exactement qui nous lit, combien de temps et ce qui peut inciter ces lecteurs à s’engager à nos côtés. C’est un formidable levier d’aide à la décision pour la réalisation et la mise en avant de nos sujets. Nous devons aussi cultiver cette proximité en étant au rendez-vous des événements majeurs de nos territoires : Foire de Châlons, matchs du Stade de Reims, grands événements culturels ou sportifs, salons… et en mettant en avant toutes ces belles initiatives. Nous allons donner davantage de valeur à nos abonnés grâce à des offres exclusives qui leur seront destinées. Enfin, nous allons davantage nous dévoiler : ce sont 350 collaborateurs qui œuvrent, ensemble, chaque jour pour satisfaire nos lecteurs et clients.

Plat préféré : confit de canard

Un(e) chanteur(se) préféré(e) : Ben Harper

Citation : « Aux âmes biens nées, la valeur n’attend pas le nombre des années »

Passions : lecture, danse

R E S T A U R A N T B I S T R O N O M I Q U E U N E E X P É R I E N C E A U C Œ U R D E S V I G N E S L A C H A M P A G N E P A R c h a t e a u d e s a c y - r e i m s f r 0 3 2 6 0 7 6 0 3 8 c o n t a c t @ c h a t e a u d e s a c y - r e i m s . f r
« Je crois en un journalisme toujours plus utile aux lecteurs, qui les guide dans leur quotidien, et les aide à se forger leur propre opinion sur le monde dans lequel ils vivent. »
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#Arnaud Bassery

DONNER UN SECOND SOUFFLE À DES LIEUX ABANDONNÉS

Fondateur et président du Bloc, Arnaud Bassery est un trentenaire rémois qui a le goût du challenge. Façonné par l’humanitaire, la musique, la production… il a été biberonné au dépassement de soi et au goût de l’effort. Sa philosophie : se donner les moyens d’atteindre son but. Ce créatif qui aime la complexité a une conviction : tout est possible… autrement. Son idée : incarner des lieux abandonnés, leur donner un second souffle et les détourner de leur fonction principale pour en faire des lieux culturels et des boîtes à souvenirs. Retour sur les différents projets qu’il a mis en place ces dernières années.

2016-2017 : Quartier Libre

La première expérimentation Quartier Libre menée dans les locaux de l’ancien siège social de Plurial Novilia a offert pendant 3 mois à ses résidents et aux Rémois la possibilité de découvrir et de vivre une expérience singulière et marquante. Les 2 000 m2 de locaux du bailleur social ont été investis par des entreprises, institutions, startups, associations, artistes.

2018 : La Petite Halle

La Petite Halle est l’espace événementiel de Quartier Libre. Ce site complète l’offre culturelle rémoise et dispose d’un bar à champagne, d’une salle événementielle et d’un espace atelier. Concerts, théâtre, conférences, ateliers bricolage, cocktails, projections, résidences artistiques y sont organisés.

2021-2022 : Magasin Libre

Le Bloc a investi la friche industrielle des Magasins Généraux sur plus de 8.000 m2: des palettes en guise d’assises, des tables alignées face aux murs recouverts de fresques de street art, un food-court, des bars, un potager collaboratif… Ce tiers lieu éphémère a accueilli plus de 80 000 personnes l’été 2022. Ce quartier estival est la première étape de transformation de la friche en un quartier créatif et innovant destiné à devenir un emblème de la vie rémoise. Le site étant en travaux, un retour est prévu en 2025.

2023 : La Grande Terrasse

Installée au pied de la Petite Halle, cette terrasse a été pensée comme une escapade estivale pour les Rémois. Ouverte du 2 juin au 30 septembre, la Grande Terrasse vient compléter la dynamique Petite Halle. Elle dispose de 300 places assises dont 180 à l’abri. On y trouve un bar, plusieurs offres de restauration et un bus réformé du réseau rémois Citura. Repeint en noir, il abrite trois bornes d’arcade mises gratuitement à la disposition des visiteurs.

2023 : Boboat

Boboat est un service de location de bateaux électriques sans permis sur le canal. L’ambition est de développer des offres de loisirs autour et sur le canal, indique Arnaud, qui est l’un des trois fondateurs rémois de la société. Composée de sept embarcations, dont certaines habillées par des artistes rémois, la flotte est amarrée au niveau de la halte nautique rémoise, située le long du boulevard Paul Doumer, là où doit émerger le grand projet urbain des Berges du canal.

Baiser de Reims

Hélène Micherolli - DR
Le Légend’R www.case-a-pain.fr

#Benjamin Benoit

Il est de ces endroits qui font rire, pleurer ou qui laissent tout simplement muet une fois que l’on en passe la porte. La Chapelle du Carmel, visible depuis le 6, rue du Barbâtre conserve sa splendeur d’antan tout en offrant une rénovation et un ameublement à la pointe du goût. Le lieu mêle son essence sacrée à sa fonction d’accueil, de touristes et de professionnels.

Fruit du travail de Benjamin Benoît, l’histoire de la Chapelle du Carmel actuelle n’a cependant pas eu qu’une seule vie, et c’est là que réside le charme du lieu.

Comme son nom l’indique, elle fut un temps une chapelle, un lieu sacré placé sous l’égide du christianisme. Il abritait en son sein des sœurs. Plusieurs centaines d’années et de mœurs plus tard, le lieu est désacralisé et accueille une autre activité, avant de retrouver enfin celle qui lui redonnera son éclat. Benjamin Benoît tombe « amoureux » du lieu il y a quelques années et finit par l’obtenir. Avant de parvenir à en faire le lieu d’exception qu’il est, l’homme réalise les douze travaux d’Hercule. Il faut tout imaginer, conceptualiser… L’investissement est colossal. Benjamin Benoît a voué à cet établissement un dévouement presque ecclésiastique neuf mois durant, le temps de la réalisation des travaux.

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DE L’OR DANS LE BOUT DES DOIGTS
Véritable élément du patrimoine rémois, La Chapelle du Carmel a été rénovée des mains de Benjamin Benoît. Aujourd’hui, elle allie style bien affirmé et histoire.
Cassandra Ducatillon - Romu Ducros
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Car, si de ses mains il a fallu façonner de nombreux éléments, peindre, concevoir, il lui a également fallu dénicher chaque pièce afin de parfaitement se marier à l’ambiance voulue. « J’ai beaucoup chiné, fait marché mon réseau… Je tenais à ce que tout corresponde à l’idée que je me faisais de l’endroit », livre-t-il. Et, le jeu en valait largement la chandelle. Car, chaque pièce renferme en elle un passé chargé d’histoire et de références, tant à l’ancienne fonction religieuse de la Chapelle du Carmel qu’au Champagne, et ce tout en subtilité.

Ouvrir l’œil est le maître mot pour saisir chaque élément, chaque détail finement caché. Au 1er étage, la table en granite prend place au centre de la pièce. Entourée de douze chaises comme de douze apôtres, c’est pourtant à ses pieds que se cache le détail le plus fou. Sous la grande plaque de cette roche acide se dérobe le pilier de cet élément du mobilier, lui-même extrait d’une ancienne Église, vieille de plusieurs siècles.

Là n’est pas le seul détail mais dans ceux-là, le diable ne s’y cache pas. Dès le rez-de-chaussée, des pièces de collections se cachent, parfaitement fondues dans le décor. Le vestiaire du fond de cet espace ne vient pas de nulle part. « Je l’avais remarqué avant de commencer les travaux. Dès que je l’ai vu, je savais qu’il me le fallait pour cet espace », livre Benjamin Benoît. Pour cause, il est une archive de la Banque de France, rien que cela. Niveau éclairage, les holophanes du premier sont d’anciens candélabres que l’on pouvait croiser dans les rues des plus grandes villes de France.

À raison de 90 % d’objets chinés, la liste de détails est longue. Mais elle vaut le détour. En plus d’un trait esthétique, la Chapelle du Carmel revêt une cape écologique, mêlant tous les combats du jour en un seul et même lieu.

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#Clémence Brochet

CRÉATRICE DE LUMINAIRES

Clémence Brochet a commencé dans le marketing et a notamment travaillé au siège d’une célèbre franchise de salons de coiffure. Elle s’est ensuite orientée vers la formation, l’organisation et la coordination, domaine dans lequel elle officie comme formatrice en orthographe et en techniques de recherches d’emploi pour des publics en insertion ou en réinsertion et plus récemment sur des formations commerciales bac +2/3. Férue de déco, elle s’applique un jour à créer sa propre suspension. Au gré de ses recherches, elle tombe sur une technique de tissage qui lui tape dans l’œil et décide de la moderniser pour confectionner un objet qui lui ressemble. C’est le déclic pour cette Rémoise à la joie communicative qu’on a l’impression de connaître depuis des années à la première rencontre. À force d’essais, de formations, de réflexions et de recherches de fournisseurs pour produire sa marque de lampes, elle se lance en juin 2022.

Comme de nombreuses entrepreneuses, Clémence Brochet avance seule, mais elle ne lâche rien et gère tout elle-même, du design à la réalisation en passant par les shootings (en collaboration avec des photographes), la mise en ligne d’un site ou les allers-retours à la poste pour envoyer avec soin les créations que les amateurs s’arrachent sur son compte Instagram et son e-shop. Avec 5 modèles disponibles et 3 autres dans les tiroirs, cette jeune maman touche-à-tout semble avoir trouvé une

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À la base de nombreuses reconversions, il y a un brin de passion, un soupçon de hasard et une bonne dose d’audace. Ce sont tous les ingrédients réunis par Clémence Brochet avec son projet de luminaires design Les Belles Allumées.

recette qui fonctionne : des structures qu’elle dessine puis faites sur-mesure en blanc ou en laiton par un artisan carcassier, 25 couleurs de fil de marque française qui rendent la personnalisation possible, un joli médaillon pour habiller le tout et des collections capsule récurrentes en collaboration avec d’autres créateurs ou lieux de diffusion. Actuellement en réflexion pour produire plus, en vue de travailler avec des architectes d’intérieur, Clémence va bientôt passer à la vitesse supérieure pour faire grandir la famille des Belles Allumées.

L’intérieur idéal de Clémence Brochet

« Mon intérieur idéal est fait d’éclectisme et de mélanges. On y retrouve une enfilade scandinave vintage en teck, un meuble USM où sont empilés nos jeux de société, de gros fauteuils moelleux, un grand mur-bibliothèque, une petite carafe en verre bleu Pols Potten, un Componibili, célèbre petit meuble de rangement de chez Kartell, un tapis Azilal aux motifs colorés, des affiches de la série Drawing de Ronan Bouroullec et de nombreuses plantes. Mon rêve : une magnifique vue sur la forêt ! Affalé dans le canapé, mon fils lit un manga, bercé par un titre de Stevie Wonder ou d’éthio-jazz. Enfin, une délicieuse odeur de tagine de poulet nous chatouille les narines… A table ! »

RESTAURANT CAF É DE LA PAIX 9 rue Buirette - REIMS 03 26 47 00 45 Crédit photo Audexcom
« Le plus difficile est d’être toute seule avec les questions que tu te poses et les décisions que tu dois prendre. »
Alizée Szwarc Meireles - DR

JOAILLERIE

UN STYLE UNIQUE GRÂCE À L’ACCUMULATION Infiniment BASSEREAU

Plus que jamais, le stacking (comprenez l’accumulation) de bijoux orne les bras, les cous et les poignets ! Et pour cause, cette tendance inspirante nous permet d’afficher un style, d’associer des moments importants de notre vie et de se raconter avec légèreté.

L’accumulation, encore et encore

Une bague à chaque doigt, une combinaison de boucles d’oreilles, des bras parés de manchettes et de joncs… Les bijoux s’accumulent depuis la nuit des temps et la mode est un éternel recommencement ! Autrefois les bijoux empilés affichaient une culture ou une appartenance. Plus tard, des créatrices comme Gigi Clozeau en ont fait une signature. Aujourd’hui, le stacking nous permet de laisser parler notre personnalité !

ARTHUS BERTRAND

Médaille à partir de 330 €

Maîtriser l’art du stacking

Du less is more au too much, il n’y a qu’un pas ! La clé avec l’accumulation, c’est de doser. Concrètement, on n’accumule pas sautoirs, bagues et bracelets ensemble et en même temps. L’idée, c’est de sublimer une tenue minimaliste, de mettre en valeur un poignet ou un décolleté. Dans l’esprit des nouveautés Arthus Bertrand, on superpose délicatement les médailles qui deviennent un bijou.

Matières, couleurs et personnalisation

Ultra ludique, le stacking ouvre la porte à de nombreuses associations. L’objectif ? Créer une composition qui vous ressemble. Jouez avec les matières en empilant quelques bracelets gris-gris, illuminez un lobe d’oreille en mixant différents anneaux en or comme chez Vanrycke. La couleur permet aussi de dynamiser ou d’harmoniser une accumulation, selon si l’on préfère porter un camaïeu de teintes assorties ou attirer le regard avec des couleurs complémentaires.

Bref, à vous de choisir comment exprimer votre singularité !

Bracelet

« Au quotidien, j’aime créer des combinaisons uniques avec mes bijoux. Une de mes préférées en ce moment ?

Mon solitaire Bassereau et ma bague

Luna B associés à mes bagues Pomellato dont j’adore la couleur. J’aime l’idée que cette composition raconte mon histoire. »

Maison BASSEREAU

26 rue de Talleyrand - Reims

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POMELLATO

Bague Nudo or, améthyste et diamants 4 000 €

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#Séverine Couvreur

LA FORCE DU COLLECTIF

Séverine, vous êtes Champenoise d’adoption depuis 2010. Quelle était votre vie, avant ?

Une vie totalement différente. J’habitais Boulogne-Billancourt et travaillais à Bercy pour un cabinet de conseil en stratégie. Je rentrais tard, voyais peu mes enfants. À 30 ans, avec mon mari, Aymeric, nous avons souhaité ralentir le rythme en reprenant progressivement l’exploitation viticole familiale tenue par mes beaux-parents à Rilly-la-Montagne.

Quel regard avez-vous eu sur la Champagne à ce moment-là ?

Je suis arrivée avec l’idée, véhiculée par ma belle famille, qu’en Champagne, il n’y avait pas grand-chose à voir. Reims n’avait pas le même dynamisme qu’actuellement, et il y avait peu d’activité dans les villages. On ne parlait pas encore d’œnotourisme. Petit à petit, j’ai appris à m’égarer. Un soir, en me rendant à Port-à-Binson, je me suis réellement perdue. J’ai tourné au milieu des bois et des vignes et suis tombée sur un panorama dominant la Marne. Là, j’ai pris la mesure de la richesse du paysage champenois.

Ce patrimoine champenois, que vous évoquez, vous le défendez désormais au travers de la mission Unesco. D’où vous vient votre engagement ?

En arrivant sur l’exploitation viticole, j’ai pris conscience que le métier de vigneron était une profession solitaire.

Présentation

Séverine Couvreur est vigneronne à Rilly-laMontagne, où elle produit le champagne MartialCouvreur avec son mari Aymeric. Engagée au sein de la profession champenoise, elle préside la commission des viticultrices au sein du syndicat général des vignerons (SGV). Elle est également à la tête de la section locale du SGV à Rilly-laMontagne. Impliquée depuis 2016 pour la mission Coteaux, maisons et caves de Champagne, elle en a pris la présidence en juillet 2023, en succession de Pierre-Emmanuel Taittinger.

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Or, j’ai toujours connu, dans ma vie précédente, un travail en équipe. Cette force du collectif, j’ai souhaité la retrouver en m’engageant d’abord au sein du conseil des jeunes vignerons du syndicat, puis au syndicat. En 2015, Pascal Férat, alors président du syndicat, poussait pour que des vignerons entrent à la mission Unesco. C’est ainsi qu’un an après, j’ai intégré le conseil scientifique de la mission Coteaux, maisons et caves de Champagne.

Vous arrivez au sein de la mission Unesco, un an après l’inscription du paysage viticole champenois au patrimoine mondial de l’humanité. Comment l’avez-vous vécu, à l’époque ?

J’étais extrêmement fière. Je me suis rendue à Hautvillers pour participer à la toute première marche des réconciliations. J’ai eu le sentiment que les Champenois ouvraient enfin les yeux sur la richesse de leur patrimoine.

Comment voyez-vous l’avenir de la Champagne… ?

Des changements inévitables nous attendent, et nous devons nous préparer aux enjeux du dérèglement climatique. Je demeure résolument optimiste : la Champagne est une terre de résilience et d’adaptation. Les vignes n’ont jamais été aussi vertes qu’aujourd’hui, les vignerons replantent des haies et créent des espaces de biodiversité. Nous avons eu le privilège de faire reconnaître et protéger notre paysage. À nous d’en prendre soin.

… et le vôtre ?

J’ai désormais beaucoup de casquettes, entre mon engagement au syndicat et à l’Unesco. Je vais tâcher d’en transmettre quelques-unes pour pleinement m’investir à la présidence de la mission Unesco. Et puis, je continue de développer le champagne familial avec mon mari, tout en élevant nos deux jeunes filles. Globalement, je n’ai pas peur de m’ennuyer.

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« Des changements inévitables nous attendent, et nous devons nous préparer aux enjeux du dérèglement climatique. Je demeure résolument optimiste : la Champagne est une terre de résilience et d’adaptation. »
Thomas Crouzet - Frédéric Leroux

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#Bruno Cutuli

UN OURS BLANC VENU D’ITALIE

Bruno Cutuli est oncologue-radiothérapeute depuis 1985. Originaire d’Aviano en Italie, il a fait ses armes à l’Institut Curie de Paris et au Centre anticancéreux de Strasbourg avant d’intégrer l’Institut du cancer Courlancy (ICC) de Reims, devenu le centre Icone (Intergroupe de cancérologie et d’onco-radiothérapie du Nord Est) depuis son emménagement à Bezannes. Également président de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) pendant 5 ans, le Marnais de 66 ans a volontiers accepté de se prêter au jeu du portrait chinois. Si vous étiez…

Un pays ?

Je serais le Canada. J’ai hésité avec les États-Unis, pour tout vous dire. L’Ouest des États-Unis, plus exactement. Parce que ce qui m’anime, ce sont les grands espaces, c’est la nature sauvage… Grâce à eux, je me retrouve, je coupe avec la souffrance que je côtoie quotidiennement, je me recharge en énergie. En me ressourçant, je reviens plus à l’écoute au travail.

Un animal ?

Je serais un ours blanc. C’est un animal magnifique, un des plus grands mammifères terrestres. Un animal gentil qui plus est, à moins d’avoir été mis en colère. Bref. C’est la force tranquille, un peu comme moi (rires).

Un plat ?

Les pâtes au thon qui me rappellent mes racines et ma vie étudiante. Les pâtes sont une religion pour moi qui ai vécu 19 ans en Italie. C’est ma petite madeleine de Proust. Et les agrémenter de thon n’est ni compliqué ni coûteux. Ma recette ? Prenez une boîte de thon à l’huile d’olive. Émiettez-le sur des linguine al dente. Et saupoudrez le tout d’une pincée d’origan. C’est délicieux… Aujourd’hui encore, je continue à m’en faire. Et ma fille y goûte tout autant que moi.

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Une chanson ?

Je serais « The Sound of Silence » de Simon & Garfunkel ou « Io Vagabondo » du mythique groupe italien Nomadi. Ce sont des chansons que j’ai écoutées des centaines et des centaines de fois...

« The Sound of Silence » me renvoie aux grands espaces, au Cerro Torre par exemple, un sommet de Patagonie entre l’Argentine et le Chili. Je ne l’ai pas gravi mais m’en suis approché. J’en ai gardé un souvenir incroyable ! « Io Vagabondo » raconte quant à elle l’histoire d’un mec qui quitte son pays, comme je l’ai fait pour venir étudier en France. Je suis allé voir ce groupe en concert à deux reprises, c’était fabuleux. À un tel point que j’aimerais bien qu’on chante « Io Vagabondo » sur ma tombe.

Un super-héros ?

Je serais Maximus, interprété par Russel Crowe dans « Gladiator ». Cet homme, c’est force et honneur. Il a le courage d’affronter toutes les batailles, et même la mort. Or je suis un combattant, j’aime relever des défis. Un trait de caractère dont j’use pour aider mes patients en les faisant guérir ou en faisant le maximum pour eux.

Une couleur ?

Un jaune un peu orangé. J’aime l’éclat du soleil, j’aime aussi ses couchers. Et puis le jaune orangé est une couleur d’esprit positif.

Un vêtement ?

Je serais un gros pull islandais, avec de beaux motifs colorés. Quand vous êtes dans le Grand nord, vous êtes content d’en avoir un ! Cela procure une sensation de protection et de bien-être.

Un sport ?

Sans hésiter, le karaté Shotokai. Ou le défi de soi, mais aussi la camaraderie, l’apprentissage constant et la transmission de l’enseignement que vous avez reçu de vos maîtres. Sa pratique me permet de me sentir bien, physiquement et psychologiquement. Elle me permet aussi de faire des rencontres de tous horizons. Mieux encore, je ne suis plus médecin quand je suis sur un tatami, mais quelqu’un qui pratique une discipline sans tricherie.

Un objet ?

Je serais une plaque de bois fossilisé d’Arizona. C’est quelque chose que j’ai découvert dans le parc national de Petrified Forest en Arizona et qui m’a fasciné. Il s’agit de troncs d’arbre fossilisés, datant de près de 240 millions d’années. J’en fais la collection, j’ai cinq plaques à la maison. J’ai également des presse-livres qui suscitent souvent la curiosité.

J’aime le bois, la roche, les minéraux et les fossiles. Disons que c’est à la croisée de tout ça. Sans compter que ces bois fossilisés ont une valeur de croyance pour les Indiens de l’Ouest américain.

Sophie Bracquemart - DR

MOBILIER PETITCOLIN AMÉNAGEZ UN INTÉRIEUR QUI VOUS RESSEMBLE

Les meubles sélectionnés doivent répondre aux besoins quotidiens tout en ajoutant une touche esthétique à l'espace. Les pièces maîtresses devraient être choisies pour leur design et leur confort. Stéphanie PETITCOLIN, 3e génération à la tête de l’entreprise familiale Mobilier Petitcolin, implanté à Reims et à Châlons-en-Champagne, nous livre quelques astuces.

Choisir un canapé, par exemple, dépend de facteurs tels que la taille de votre espace, votre style préféré, le nombre de personnes qu'il devra accueillir, et votre budget. Il vous faudra penser également au matériau, à la durabilité et au niveau de confort souhaité. « Chez Mobilier Petitcolin, nous faisons historiquement confiance à des marques comme Ligne Roset, Léolux, Canapés Duvivier, Stressless, Himolla, Lattoflex, gage d’une extrême qualité. Prenez des mesures précises de votre espace avant de faire votre choix et venez essayer et tester différents canapés en nos magasins pour évaluer leur confort », conseille Stéphanie.

L'une des tendances actuelles dans l'aménagement intérieur est l'utilisation de meubles multifonctionnels qui s'adaptent aux besoins changeants, et maximisent l'utilité des pièces. Depuis plus de 3 ans, Mobilier Petitcolin s'est associé à la franchise Story pour proposer une gamme de mobiliers et décoration plus vaste, et propose toujours la marque Célio pour les aménagements d’espaces de rangement.

Les accessoires et les petits meubles contribuent à donner du caractère à l'espace. Ces éléments ajoutent une dimension visuelle et texturale à chaque pièce. « Planifiez également l’espace en fonction de la circulation et de l’utilisation de meubles proportionnés à la taille de la pièce, à disposer de manière à favoriser la conversation ».

Des conseils à retrouver dans les 2 magasins qui proposent un service clé en main allant du choix du mobilier parmi les collections existantes jusqu’à la réalisation sur mesure, ainsi qu’à la sélection de tapis, objets, accessoires de décoration, ou encore le choix des revêtements muraux, la confection des rideaux, des draps...

Mobilier Petitcolin, c’est aussi des aménagements pour les professionnels.

Deux adresses qui n'ont pas fini de vous surprendre !

mobilierpetitcolin.com 21 rue Grande Etape 51 000 Châlons-en-Champagne 03 26 64 06 36 7
51100 Reims 03 26 36 27 27
rue Edmond Rostand
HARMONIE ET STYLE EN PARTENARIAT AVEC MOBILIER PETITCOLIN PUBLI-INFORMATION
L'aménagement intérieur d'une maison ou d’un appartement constitue bien plus qu'un simple arrangement de meubles ; c'est l'art de créer une atmosphère harmonieuse et accueillante.
A B C D E F G m 43g CO /k 2 REIMS BRITISH CARS Parc d'Activités Sud, Rue Rayet-Liénart, 51420, Witry-Les-Reims 03 26 97 17 75
landrover.fr/reims
Pensez à covoiturer. #SeDéplacerMoinsPolluer
Modèle présenté : Range Rover Velar P400e Hybride électrique. Consommation de carburant en cycle mixe l/100 km (WLTP): 1.6 à 1.8. RCS Concessionnaire.

#Christophe Delissus LE FOOTGOLF FAIT SON TROU

« Quand je parle de footgolf à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, j’explique que ce sont les mêmes règles que le golf, mais que c’est un ballon à la place de la balle et nos jambes à la place du club. » Christophe Delissus, pilier du Reims Champagne Crew Footgolf nous donne les cinq raisons de se mettre au footgolf.

1. On se prend vite au jeu

« Je dis aux gens que c’est ludique. C’est une manière de se détendre, c’est comme cela qu’on le prend au début. Quand on revient deux-trois fois, on se prend au jeu de la compétition. »

2. Ce n’est pas si physique que ça

« Une personne qui n’a plus le physique pour jouer au foot peut très bien se mettre au footgolf. C’est peut-être même plus facile pour un golfeur de s’y mettre, car il sait déjà étudier le terrain, les pentes… Mais il faut qu’il sache shooter dans un ballon. Ce qui fait qu’un joueur peut être bon, c’est de savoir jouer de manière intelligente et de ne pas être juste un bourrin qui tape. Il y a aussi un aspect mental très important. »

3. C’est convivial

« Il y a très très peu de personnes qui s’embrouillent. On peut avoir des différends, mais ça se règle vite. Je me rends compte qu’au football, avec la fatigue physique, on n’est pas assez lucides pour gérer une situation et on peut vite s’engueuler. »

4. Cela se pratique à tout âge

« Je me suis retrouvé à jouer contre un homme de 68 ans. Je lui mettais 20 mètres de différence, mais je lui ai dit qu’il y avait déjà de quoi être fier d’être dans sa condition physique et de pouvoir taper dans un ballon à son âge. Des petits jeunes qui arrivent jusqu’aux gens de 70 ans, on ne sent pas de clash de générations. »

5. On rencontre du beau monde

« J’ai pu découvrir des anciens footballeurs que je n’aurais sans doute jamais vus sans le footgolf : Sylvain Wiltord (champion d’Europe 2000), Ludovic Obraniak (consultant télé), Camel Meriem (ancien joueur de Bordeaux, Marseille, Monaco)... »

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Rencontre avec Christophe Delissus, double champion du monde, pour découvrir ce sport dont Reims est une des places fortes en France.
Loïc Bécart - DR

Bienvenue chez LUNETIERS & CRÉATEURS &

Clément Lunetier est une marque unique en son genre, imaginée par deux lunetiers passionnés de création. Lassés de la lunetterie traditionnelle et des grandes marques, ils ont souhaité concevoir et fabriquer des modèles iconoclastes et personnalisables, sans transiger sur l’élégance ni sur leurs valeurs.

Chaque monture est un mariage inédit de matières originales (bois, métal…), et fabriquée à la main au cœur de l’atelier Strasbourgeois avec comme ligne de conduite, l’exigence du travail bien fait. Le résultat ? Des lunettes légères, pensées pour épouser les lignes et courbes du visage, dans le respect des matériaux employés, et dessinées pour un confort total. Chaque modèle est unique, porteur de sens, d’esthétique et d’originalité. Et n’oublions pas que l’objet est 100% français, et de haute qualité. La marque collabore avec des fournisseurs locaux et privilégie les circuits cours, chaque monture est fabriquée à l’unité et à la commande ainsi, toutes les montures créées sont portées et rien n’est perdu.

2 rue de l’Arbalète - Reims Place du Forum 03 26 86 66 09 www.lunetierscreateurs.fr

#Patrick Demouy

LES SECRETS DE LA CATHÉDRALE DE REIMS

Nous avons eu le grand privilège de faire une succincte visite de la Cathédrale avec Patrick Demouy. Monsieur Demouy, agrégé d’Histoire, est auteur de nombreux ouvrages richement illustrés : il est L’expert de notre cathédrale rémoise. Nous avons pu admirer cet édifice majestueux, avec un plaisir immense, en écoutant les anecdotes captivantes de l’historien passionné.

Tout d’abord, la façade de la cathédrale n’est pas qu’une démonstration de faste. On lui donne au moyen âge un réel rôle d’éducation, voire de catéchèse pour les populations analphabètes mais néanmoins dévotes. On voit aisément les 3 thèmes qui la composent : Marie (on est quand même à Notre-Dame !), Jésus et bien sûr le thème royal. L’évangile était expliqué aux visiteurs par les différents symboles et les statues qui évoquent des scènes de la bible. On note que Marie est au centre et Jésus relégué sur les portails latéraux, ce qui est très inhabituel.

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Lors de la réfection de la façade dans les années 2000, le choix, encore discuté, a été fait de rénover le statuaire en l’état de 1918. C’est pourquoi on peut voir autour du portail de gauche des fausses ruines, refaites volontairement autant détruites qu’au début du XXe siècle. En levant les yeux, caché dans les volutes du décor, on découvre le visage de l’architecte des bâtiments de France de l’époque, Fréderic Murienne, qu’un artiste facétieux a sculpté, sans doute pour lui rendre hommage.

La galerie des rois (située en partie au-dessus du balcon) est composée de 56 statues. Elles ne représentent bien sûr pas vraiment chaque roi de France, car la cathédrale a été construite avant la naissance de bien d’entre eux. Un roi est pourtant représenté en personne au centre du bandeau : c’est Clovis. Il a été le premier roi à être baptisé à l’endroit où se dressera la cathédrale presque 700 ans plus tard. Le prénom Louis, donné à de nombreux rois, vient justement étymologiquement de Clovis.

Idées reçues

Pas de boulet de canon dans le gable du portail central sous les pieds de Marie ! Il s’agit seulement de la représentation de la lune. C’est un mythe, surtout que cette anecdote associe ce boulet à la guerre de 1914-1918 et le boulet n’était plus utilisé.

Il n’y a pas de lac sous la cathédrale ! Un poisson d’avril lors d’un reportage télévisé en scelle la légende. Le monument est bien construit sur des fondations solides.

Pas de passage secret sous-terrain ! Il existe bien sûr des caves et des boyaux sous terrains qui étaient utilisés comme gardemanger, mais pas de « ville cachée » reliée à la cathédrale.

Notre atelier de fabrication est sur place. Depuis la rue, vous pourrez apercevoir au premier étage notre joaillier à l’œuvre. Il façonne vos créations sur mesure depuis 23 ans.

Artisan d’Art depuis 1987
Joaillier | Diamantaire www.argaur.fr 36 rue Colbert - Reims
Mathilde Demonceaux - Frédéric Leroux

Happy culture

#Alexandra Devaux

PLANTER DU BONHEUR DANS LA TÊTE DES GENS

Après un parcours dans de grosses entreprises, Alexandra Devaux s’est lancée dans un autre grand projet : celui d’apprendre aux entreprises à se réapproprier leur espace urbain.

Parce que d’une petite graine, on obtient de grands arbres. D’une idée qui renvoie au plus simple de l’existence, Alexandra Devaux promet bien-être et sérénité aux entreprises. Happy Culture, c’est son entreprise et c’est sans équivoque.

L’entrepreneuse cultive la joie avec les entreprises et parle potager. Dit comme ça, l’idée paraît saugrenue. Pourtant, la promessese tient et Alexandra Devaux sait apporter les arguments qui vont avec. « L’idée c’est d’installer un potager sur un espace disponible dans une entreprise. Cela peut-être un parking, une terrasse, la toiture… », entame-t-elle.

« Aujourd’hui, il faut faire revenir les gens en entreprise. Après des mois à voir son jardin durant la crise, on en espère autant au travail », argumente-t-elle. Elle tire d’elle-même ce constat. Après un parcours dans de grosses entreprises, dans le marketing, elle s’inspire d’initiatives qu’elle voit pour se réapproprier l’espace urbain. « Je voyais cette changeance écologique. Même si je m’amusais vraiment dans mon

travail, j’avais besoin d’autre chose », livre Alexandra Devaux. S’en suivent plusieurs formations, dans l’apiculture, plusieurs certificats et surtout une main plus que verte.

Par ce biais, Alexandra Devaux aspire à créer « un espace de vie sympa », sur un lieu de travail. Car, tout le monde entendra que travailler n’est pas, tous les jours, une partie de plaisir, même si l’on aime son emploi. D’autant depuis la crise sanitaire. « Le potager en entreprise redonne confiance au collaborateur », souligne-t-elle. Un lopin de terre à cultiver collectivement, c’est parfois plus, justement, qu’un simple lopin de terre.

« Jardiner, ça apporte beaucoup. Non seulement on donne un sens écologique à son entreprise, car on ramène la biodiversité là où le sol a longtemps été artificialisé, mais on se donne aussi confiance à soi », appuie Alexandra Devaux. Voir le plant dont on s’est occupé, grandir, c’est observer sa réussite de manière concrète. Le potager concilie le travail collectif et scelle un lien entre les collaborateurs tout comme il marque la réussite individuelle.

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Cassandra Ducatillon - DR

L’élégance dans la ville

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BEZANNES

GUEULES

Jean-Pierre Helstroffer, André Dufour, Georges Lecocq, Alain Pierre Paul... Ils sont respectivement écrivain, bassiste, jongleur et accordéoniste. On les retrouve régulièrement avec plaisir à différents endroits de Reims. Célia Beausoleil les a photographiés pour l’Instant Rémois.

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Célia Beausoleil #Jean-Pierre Helstroffer

DE

RÉMOIS

#Alain Pierre Paul #André Dufour #Georges Lecocq

#Barbara Duplouis…

Noé, tout juste âgé de deux mois, dort paisiblement dans son landau, sur fond d’une petite musique douce. À côté, Barbara Duplouis montre à ses parents, Perrine et Cédric, comment emmailloter un faux bébé dans un grand lange. Au milieu de la pièce, sur le parquet, trône une baignoire couverte d’un plaid. Tout près, une petite pancarte avec des cœurs indique « Le bain de Noé ». Au deuxième étage du cabinet du Chapitre à Reims, sur la place du même nom, les jeunes parents consultent Barbara Duplouis, infirmière puéricultrice, pour réaliser un bain enveloppé.

Après l’emmaillotage, elle leur apprend comment soutenir bébé pendant son bain, comment se positionner le plus confortablement possible près de la baignoire… Le temps d’ajouter une poudre de lait d’amande et d’avoine – aux propriétés très bénéfiques à la peau des nouveau-nés – et d’une tétée, puis le soin peut commencer. Enveloppé, Noé cesse de pleurer dès qu’il entre en contact avec l’eau. Barbara guide ses parents, à tour de rôle, pour le manipuler : bercements d’avant en arrière, mouvements en forme de grand huit dans l’eau… Noé se détend, attrape le pouce de sa maman et bâille. Un instant très émouvant pour ses parents.

La suite de la séance, en plusieurs bains, sera un peu plus difficile pour le tout-petit. Le bain enveloppé est un soin du développement qui permet au nouveau-né de retrouver les sensations de sa vie de fœtus, durant la grossesse. Puis de revivre en douceur sa naissance,

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à la sortie du bain. Il peut être pratiqué dès les premiers jours de vie, le plus tôt est le mieux. Pour Noé, qui a connu un accouchement difficile, les parents pourront réitérer l’expérience. Grâce à Barbara, ils ont désormais toutes les clés pour reproduire le bain enveloppé à la maison, jusqu’à ce que leur nourrisson parvienne à se détendre complètement.

Biographie

Barbara Duplouis est infirmière puéricultrice depuis 10 ans. « Je suis engagée et spécialisée dans les thématiques de santé environnementale, de prises en charge en santé préventive, intégrative et holistique de l’enfant et de sa famille, détaille-t-elle. J’en fais une véritable mission de vie. »

Elle est aussi la fondatrice et présidente de l’association « Pères et mères d’avenir », dédiée aux mêmes thématiques, ainsi qu’au soutien à la parentalité et périnatalité mais aussi à la formation des professionnels. Pour créer cette association, il y a un peu plus d’un an, Barbara Duplouis s’est entourée d’une équipe d’autres praticiennes rémoises. En janvier dernier, elle a organisé un premier colloque dédié à la parentalité.

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#Claire Fiaschi

À LA PROUE DE L’ASSOCIATION

ENSEMBLE POUR ELLES

CLAIRE

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C comme compétition

Claire est née à Saint-Étienne (Loire) en 1963. « Mes parents vivaient en Allemagne, raconte-t-elle, mon père y faisant son service militaire. Appréhendant d’accoucher dans un pays qui n’était pas le sien, ma mère était rentrée chez ses parents. »

Claire ne devient Rémoise qu’en 1981, précédemment ballottée de ville en ville. « La carrière de mon père nous a valu de déménager à huit reprises. »

Comme de nombreux enfants, elle goûte à plusieurs activités sportives dont le tennis et le handball. Et parce que c’est dans son caractère, participe à des compétitions. Tant et tant qu’elle jouait en nationale 2 au handball, tout en s’entraînant en nationale 1.

« Je n’avais pas le même niveau au tennis mais il me permettait de me faire plaisir en compétition. »

L comme Ladies

Avril 2013, elle ressent une « décharge électrique » dans le sein gauche. « En y apposant ma main, je devine une petite boule. » Les médecins détectent une tumeur cancéreuse qui lui vaut de se faire opérer en octobre.

I comme itinéraire

Claire, aussi, s’est laissée prendre au jeu. « Les Dragon Ladies m’ont ouvert plein d’horizons », déclare-t-elle. Outre le festival de Dragon Boat d’Annecy où elle se rend chaque année, elle a pris à de nombreuses autres courses : à Florence, Barcelone et même en NouvelleZélande !

« J’ai par ailleurs descendu la Loire en Dragon Boat en 2018, puis en canoë en 2019, 2021 et 2022. J’ai fait la Dordogne dans son intégralité avec les Dragon Ladies d’Annecy. Ma mère disait de moi que j’étais en pleine crise d’adolescence… »

R comme réalisation d’un téléfilm

Ensemble pour elles prend un nouveau virage en 2022. « Courantavril, le président des Régates rémoises nous informe qu’un téléfilm, ayant trait à notre activité, va être réalisé pour M6. Il nous est demandé de mettre notre matériel à disposition et d’assurer le rôle de conseillères techniques lors du tournage. »

CLAIRE

« Si on me retire mon sein, j’ai la chance d’échapper à la chimio et aux rayons. »

Novembre 2013, elle pousse la porte de l’association Ensemble pour elles. « Une association que j’avais découverte par l’intermédiaire du documentaire de Sylvie Barbe sur Thalassa : Nous irons à Venise. Consacré aux Rémoises composant le tout premier équipage de Dragon Ladies en France, il m’avait interpellée pour plusieurs raisons : l’activité sportive et l’esprit de cohésion, l’idée étant d’avancer et de s’en sortir ensemble. »

A comme association

Devinant en Claire les qualités d’un leader, la présidente d’Ensemble pour elles la convaincre d’entrer au conseil d’administration. « Devenue secrétaire, je découvre les rouages de l’association, alors assistée par Véronique Morand qui, atteinte d’un cancer métastasé, me passe progressivement le relais. »

Claire prend la présidence de l’association le 7 octobre 2015, Véronique l’épaule jusqu’en septembre 2016. « Au départ, j’y suis allée doucement », confie la Rémoise qui avait déjà dans l’idée de pousser les Dragon Ladies à la compétition.

Ces dernières participent à la Vogalonga en 2015 (un marathon à la rame organisé dans la Lagune de Venise).

Puis réitèrent en 2017. Portées par leurs performances, elles se prennent au jeu. « Nous sommes allées pagayer à Vienne, à Bruxelles et à Annecy. Et nous sommes retournées à Venise ! »

Claire accueille le projet avec engouement. « Finalement, plein de Dragon Ladies feront de la figuration. » Elle sera elle-même actrice ! Ce, aux côtés de Julie Gayet, Bérengère Krief, François Berléans… « La diffusion du téléfilm nous a valu de voir grossir nos effectifs. Aujourd’hui, nous sommes trente-cinq pagayeuses pour trente places sur nos bateaux. » Elle a également eu pour conséquences de voir d’autres équipages se former, comme à Châlons-enChampagne.

E comme écoute

Mais là n’est pas l’unique butde l’association. « Nous tendons la main à toutes celles qui sont atteintes d’un cancer du sein en les accueillant, les écoutant et les aidant à renouer le lien social », indique Claire. Ensemble pour elles leur propose de la sorte de faire de la rééducation fonctionnelle à la polyclinique des Bleuets, de même que diverses activités et sorties telles que du théâtre, des soirées bowling, des sorties culturelles… Grâce à l’entreprise Sparflex de Dizy, l’association bénéficie de séances de coaching personnalisées, proposées à toutes celles qui en ont besoin de reprendre confiance en soi. « Et puis, dans un tout autre registre, nous annonçons à toutes les décès qui surviennent parfois. »

Sophie Bracquemart - Frédéric Leroux

DÉGUS TATION

#Camille Freytag

LA PASSION DU VIN ET DU PARTAGE

Pédagogue et passionnée, des traits de caractère dont elle a hérité de ses parents, professeurs de sciences et amoureux du vin, sont très utiles pour Camille Freytag, communicante et manageuse du Wine Bar by Le Vintage, un des établissements de la famille Papavero, depuis septembre 2021. Camille est une meusienne de 27 ans qui a grandi à la campagne, préférant le côté scientifique au marketing de sa formation en Master en œnologie.

Voyageuse, avec la volonté et surtout l’envie de toujours découvrir en moyenne 3 à 4 fois par semaine les vignerons de Champagne, voire quand la période le permet de régions un peu plus lointaines en France, en Italie, ou encore en Écosse pour les spiritueux, Camille aime se tenir au courant des nouveautés. Elle met d’ailleurs un point d’honneur à bien connaître l’histoire et le travail des vignerons et producteurs de spiritueux, leurs personnalités, une nécessité pour donner des explications et conseils de dégustation à une clientèle plus jeune et plus demandeuse d’informations, mais aussi internationale plus nombreuse à venir au Wine Bar. Le vin, elle le vit comme une véritable passion, à partager, indissociable de bons produits locaux à proposer sur sa « carte à manger », sélectionnés judicieusement pour ne pas dénaturer la qualité des vins servis.

Il faut être bien entouré, dans un lieu qui nous est cher – l’atmosphère autour de la dégustation est vitale.

Avec un verre de qualité et approprié, la température du champagne pas trop fraîche.

Et surtout, prendre le temps d’apprécier, de découvrir et d’échanger.

Christophe Lévy - Frédéric Leroux
Les clés pour déguster un bon Champagne selon Camille Freytag

KUBORAUM : L’ART DE LA CRÉATION DE LUNETTES UNIQUES

Chaque paire de lunettes Kuboraum est une œuvre d’art, façonnée à la main avec une attention méticuleuse aux détails, inspirée par l’art contemporain et la culture urbaine. La marque encourage l’expression de soi et l’exploration, faisant de chaque paire une extension de la personnalité de son propriétaire. Kuboraum réinvente les lunettes en les transformant en une expérience visuelle et une expression audacieuse de l’individualité.

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EYECARE
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LUNÈRE

L’OPTIQUE COSY SUR RENDEZ-VOUS

Entre canapés moelleux et moulures au plafond, ici, c’est « comme à la maison », on prend le temps de choisir parmi une sélection exclusive de 400 montures fabriquées dans des ateliers de lunetiers indépendants.

Dès septembre 2023, Thomas Colson, en binôme avec Pierre Kaus, artisan lunetier, proposent un nouveau service sur mesure de conception de montures : « Les rendez-vous lunetier ». Une autre façon de voir l’optique mais aussi de faire la part belle à la fabrication locale et entièrement personnalisée. Explications.

Thomas Colson : « Avec Pierre Kaus, nous voulions vraiment proposer un service innovant, l’idée c’est de créer les lunettes dont vous rêvez. Pierre, dessine et produit la monture, de mon côté, je m’occupe de la partie technique du taillage et montage des verres. Tout est fait ici sur place, c’est une fabrication locale, made in Reims. On peut laisser parler sa créativité : Formes, tailles, associations de couleurs, à partir d’un modèle existant ou de votre imagination… nous vous aiguillerons afin de réaliser les bons choix ! Après un premier rendez-vous de 1 h 30 où l’on affinera le croquis ensemble, un deuxième rendez-vous nous permettra de valider le prototype, enfin, nous profiterons d’un dernier rendez-vous pour essayer le modèle final et faire les derniers ajustements. Tout ça, dans une ambiance détendue, évidemment ! »

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INCLUSION

#Hasna Guehrar

LE COMBAT D’UNE VIE

Forte du vécu qu’elle a avec sa fille handicapée, Hasna Guehrar bâtit un projet de crèche inclusive. L’établissement offrira sur place tous les services nécessaires à la prise en charge et la sociabilité des enfants.

C’était le combat de sa vie. Aujourd’hui, elle a décidé de le mener pour les autres. Hasna Guehrar a tout quitté pour offrir aux autres ce qu’elle n’a pas trouvé pour son enfant : une microcrèche inclusive.

Mais crèche inclusive, qu’est ce que c’est ? « Il ne s’agit pas d’ouvrir cet espace seulement pour les enfants porteurs de handicap, mais pour tous », appuie-t-elle. Aux yeux de cette maman, l’inclusivité ne réside pas dans le fait de restreindre son concept aux enfants qui, comme la sienne, ont un handicap.

L’idée, ce n’est pas de gommer cette différence. « Cela existe, c’est un fait. Mais je tiens à ce qu’on apprenne dès le plus jeune âge que malgré le handicap, on peut vivre ensemble », assume Hasna Guehrar.

Elle qui, pourtant, n’a comme bagage professionnel ni le médical, ni la petite enfance, porte ce projet à bout de bras depuis deux années désormais. Elle réitère : « J’aimerais apporter mon expérience à d’autres parents, c’est une vraie volonté. » Mais connaissant parfaitement le parcours, elle ne sera pas seule dans l’aventure. « Plusieurs intervenants viendront fréquemment à la crèche pour que les parents qui y mettront leurs enfants trouvent en un seul lieu tout le nécessaire », renseigne-t-elle. Entre autres, elle fera appel à des psychomotriciens, la Caisse d’allocation familiale, l’association des Papillons Blancs… Le matériel lui aussi sera adapté, de sorte à ce que l’infrastructure soit accueillante, peu importe le handicap, ou non, des petits qui passeront les portes de son établissement. Par exemple, et cela peut paraître anodin, le local qui s’établira au 36, rue de la Villageoise se veut volontairement de plain-pied. Pas encore terminé mais déjà sur de bons rails, l’établissement verra le jour l’an prochain et permettra à 12 enfants et d’autant plus de parents d’aspirer à un parcours de vie plus serein.

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Cassandra Ducatillon - Frédéric Leroux
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#Michel Jolyot

UN PHOTOGRAPHE RÉMOIS NÉ EN AMÉRIQUE…

C’est dans les rues de Montréal et New York, où il débarque appareil en poche au tournant des années 1980, que le destin de celui qui était promis à une carrière d’instituteur bascule dans le monde de l’image.

Lorsque le 4 septembre 1980 Michel Jolyot prend en photo John Lennon devant son studio d’enregistrement à New York, il entre dans l’histoire. Les trois clichés sont parmi les derniers pris de l’ex-Bealtes assassiné, trois mois plus tard, au pied de son immeuble à Central Park. Ces précieux documents valent d’être publiés en trois double-pages dans le magazine Rock&Folk. Celui qui était encore étudiant à l’École normale de Châlons comprend qu’il ne passera pas sa vie dans une salle de classe avec une blouse d’instituteur sur le dos. Les clichés historiques de Lennon ne tiennent pas que du coup de chance. Ils sont aussi le fruit du travail obstiné du chasseur d’images qui consiste d’abord à arpenter les rues et à ouvrir les yeux. Le photographe Michel Jolyot est peut-être né un an avant les photos de Lennon. En juillet 1979, il débarque à Montréal, avec son petit Instamatic en plastique dans la poche. Il tombe en arrêt devant un immeuble à la façade enluminée d’un dessin géant. Ce qui s’appellera plus tard du street art n’a pas encore traversé l’Atlantique et demeure totalement nouveau aux yeux du Français.

Le Cartier-Bresson en herbe rejoint ensuite New York en autostop. « J’ai été fasciné par l’architecture, la musique, les camions et les gens que je croisais dans la rue, c’était le rêve américain », témoigne-t-il. Le Champenois est particulièrement impressionné par le World Trade Center qu’il avait aperçu dans « Rêve de singe », un film lunaire de Marco Ferreri. « C’était le top des buildings dans le monde, à l’époque, il n’y avait pas encore les tours de Dubai, de Shanghai et Mitterrand n’avait pas fait construire l’Arche de la Défense », rappelle-t-il. Le New York du tournant des années 1980 était tiraillé entre une face sombre, celle des records de criminalité, et une face lumineuse, celle d’une « révolution culturelle » comme le décrit le musicien Elliot Murphy, ami de Michel Jolyot. Ce dernier commencera en Amérique ses séries de photos de mannequins en plastique et de néons aux couleurs synthétiques. C’est le début du phénomène new wave, un fil conducteur musical et esthétique du plus américain des photographes rémois.

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Julien Bouillé © Michel Jolyot

30 ANS DE SAVOIR-FAIRE

AMÉNAGEMENT ET ENTRETIEN DE VOS EXTÉRIEURS

LE JARDIN, UNE NOUVELLE PIÈCE À VIVRE

Depuis quelques années, le jardin est devenu un espace de vie. Terrasse, accès, clôtures, décoration extérieure… les propriétaires voient leur jardin comme une extension de la maison à aménager. Dans un jardin, on peut tout imaginer : créer une terrasse en bois ou en pierre naturelle, un abri pour la tondeuse, un espace pour la piscine, apporter une ambiance lumineuse pour profiter de sa terrasse les longues soirées d’été ou encore intégrer une fontaine et amener un bout de Méditerranée au cœur de la Marne.

Aménager son jardin c’est bien, l’entretenir c’est encore mieux

Votre jardin est aménagé ? N’oubliez pas de l’entretenir. Arbres, arbustes, plantes et massifs ont besoin de soins tout au long de l’année.

Tonte, élagage, arrosage ou encore petits travaux de jardinage…

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FAIRE APPEL À UN EXPERT, LE GAGE D’UN AMÉNAGEMENT

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Travailler avec un spécialiste de l’aménagement paysager, c’est faire appel à un docteur jardin. Cet expert du végétal et de la biodiversité saura vous apporter son regard et ses conseils sur la meilleure manière d’aménager et de décorer vos extérieurs, mais aussi sur leur entretien. L’expert paysager vous apporte ses compétences sur les plantes, les arbres et les végétaux ainsi que sur les meilleurs matériaux à travailler en fonction de l’exposition de votre jardin, de la nature de vos sols et de l’usage de vos espaces extérieurs.

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CRÉATION

marbre]
[Bloc de
[Œuvre d’art]

DANS

L’ATELIER DE #Josselin Kayser, sculpteur sur marbre

Tailleur de pierre depuis dix ans, Josselin a délaissé la pierre tendre pour une roche calcaire difficile à dompter ; le marbre. « Salarié, j’ai participé aux chantiers de restauration de toutes les églises de Reims et de la Cathédrale. Poussé par mon intérêt pour l’architecture, pour le graphisme et les métiers d’art, je me suis lancé l’an dernier en tant qu’artiste sculpteur. J’occupe un mi-temps dans un atelier de gravure funéraire et, le reste de la semaine, j’ai l’opportunité sur place de créer, de sculpter en freestyle.

Une chaussure dans le caillou

Au départ, c’est un bloc carré qui a été débité à la scie circulaire du côté d’Epernay. Après avoir réalisé un tracé au crayon, Josselin dégrossit la roche à la disqueuse à diamant. Puis, il travaille le marbre à l’aide d’un pistolet pneumatique à air comprimé. En moyenne entre 30 et 35 heures de taille, de finition et de ponçage sont nécessaires pour donner vie à une de ses sculptures. « Passionné par la culture urbaine et l’univers du hip-hop dans lequel j’ai grandi, j’ai commencé il y a cinq ans par la réalisation d’une chaussure de skate. J’ai décliné par la suite différentes baskets iconiques. Les détails sur une telle pièce exigent d’être très minutieux. » Depuis une première exposition à La Mine il y a deux ans, les invitations se multiplient en local à Quartier Libre ou dans le cadre du Gabari Fest. Représenté par DP Gallery, ses œuvres sont également présentées dans de grands salons internationaux d’art contemporain.

« Tout autour de ta tête, les cheveux qui m’ont permis de me connecter à toi m’ont fait voyager, par delà la connexion physique, tes émotions. Source de vie et catalyseur de la beauté. C’est une matière que nous traitons tel des orfèvres avec ses bijoux. Tes cheveux, tes mains, ton visage sont nos bijoux. A cet instant, tu es le diamant d’entre eux. Nous te voyons, nous te comprenons. »

4 rue Chabaud - 51100 Reims Peggy Leoty - Frédéric Leroux

#Gérard Lemarié

Le Rémois est-il épicurien ?

C’est la question que nous avons posée à Gérard Lemarié, ancien prof de philo bien connu des Rémois qui officie toujours pour le club le Jardin des Arts.

Si la question est simple, la réponse l’est beaucoup moins. D’abord parce qu’il est impossible de définir clairement ce qu’est un Rémois. Ensuite et surtout parce qu’un épicurien aujourd’hui, n’a qu’un lointain rapport avec un affidé du Maître des Jardins, dont nous avons transformé, et la pensée originelle, et la manière de vivre, dont nous avons trafiqué l’éthique pour la rendre plus joyeuse et jubilatoire. Rendez-vous compte : le Rémois, pour être un vrai épicurien, devrait à la fois ne pas se soucier des dieux, ne pas craindre la mort, ni la sienne ni celle de ses voisins, faire fi de la souffrance et au final aimer le bonheur dans la simplicité et l’extrême sobriété… Si vous ajoutez à cela que notre Rémois devrait sagement classer ses désirs et ses plaisirs, pour ne plus jamais les confondre, pour éviter à tout prix de sombrer dans l’exaltation illimitée de ses sens… En gros, notre Rémois pour être un vrai épicurien, devrait se contenter d’un quignon de pain et d’un

verre d’eau prélevée à la source… Si, au contraire, et pour arranger nos affaires et nos comportements, nous traficotons la pensée du Roi des plantes et des oiseaux, si nous le faisons devenir jouisseur invétéré – ce qu’il n’était pas –, – hédoniste impénitent –, ce qu’il n’était pas, et – immoraliste athée –, ce qu’il n’était qu’à moitié –, alors là, oui, nous pouvons dire que le Rémois deviendrait épicurien, c’està-dire amoureux des bulles, des brillances, et des pétillements incessants.

Alors, là, oui, nous ferions du Rémois un amoureux de la vie capable de rivaliser de béatitude avec Zeus, pour le dire comme Épicure.

Mais la question éternelle demeurera toujours la même : faut-il s’attacher aux textes, les suivre à la lettre, et donc se « tenir à carreau », à la campagne ou dans un jardin qu’on cultive avec onctuosité ou bien transmuter la pensée des philosophes pour corroborer et valider une attitude urbaine quelque peu dévoyée qui nous convient ?

À vous de dire, à vous de choisir…

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Gérard Lemarié - Frédéric Leroux
LA PHILOSOPHIE DU QUOTIDIEN
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#Pauline Manesse-Chemla

LA VOIX DES VICTIMES

Fervente lectrice de l’Instant Rémois, Pauline ManesseChemla nous a ouvert les portes du cabinet d’avocats dans lequel elle officie en tant qu’associée pénaliste.

Rencontre avec celle qui fait avancer les droits et la prise en charge des victimes.

Elle parle de toutes les personnes qu’elle a défendues avec la même ferveur. Son regard est franc, profond et empathique. Maître Pauline Manesse-Chemla, avocate pénaliste associée au sein du cabinet ACG & Associés depuis 2013, a fait de son cheval de bataille la défense des victimes et principalement celles de faits graves, de catastrophes ou encore d’attentats. Cette jeune femme pétillante et animée fait figure de modernité dans une vieille institution, manœuvrant avec conviction au service de ses clients dans les rouages d’une grande machine dont elle aimerait bouger certaines lignes, pour que les victimes qu’elle défend n’aient pas à pâtir des entraves de la justice en plus des faits qu’elles ont subis. En parallèle d’un quotidien professionnel et personnel déjà bien rempli, elle assure depuis peu une permanence juridique à la Maison des Femmes et a lancé en mai dernier la première édition d’un colloque rémois sur le droit des victimes, réunissant pas moins de 500 personnes, entendant faire de Reims dans les années à venir la cité française de réflexion sur le sujet. Preuve de son implication et de sa ténacité, elle est allée défendre personnellement deux propositions de loi auprès des conseillers du Garde des Sceaux, qui ont été adoptées en première lecture en juillet dernier à l’Assemblée nationale.

« Je veux mettre le droit pénal au service des victimes. Il n’est pas le monopole des auteurs. La victime doit être autant défendue que l’agresseur »

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Quel est votre principal trait de caractère ?

Je suis très combative. Cela va avec la profession.

Quelle est la qualité que vous préférez chez les gens ? L’empathie.

Qu’est-ce que vous appréciez le plus chez vos amis ? Leur sincérité.

Quel est votre principal défaut ?

Vous devriez poser la question à mon mari !

Quelle est votre occupation préférée ? J’aime la peinture. Je peins justement pour évacuer. Mon style est fait d’acrylique et de terre.

Pendant le procès des attentats de 2015, j’ai fait une immense toile assez trash sur laquelle je me suis inspirée de la première de couverture de Charlie Hebdo sur laquelle j’ai peint « Rien n’est oublié ». C’était un mélange de colère et de fatigue.

Quel est votre auteur préféré ? Harlan Coben.

Quel est votre artiste peintre préféré ? Pierre Soulages, mais j’aime beaucoup le souci du détail dans les peintures de Iemza.

Quel est votre rêve de bonheur ?

Que mes enfants soient heureux, tout simplement.

Que voudriez-vous être ? Je suis bien comme je suis. Je ne suis pas quelqu’un qui contemple mais quelqu’un qui agit.

Quelle personne admirez-vous le plus ? Ma grand-mère Paulette. Son courage et sa force malgré les épreuves de sa vie m’inspirent chaque jour.

Avez-vous un lieu favori à Reims ? Croquignole, chez mon amie Carole. C’est le meilleur tartare du monde. Ça vit chez elle, on y parle fort. J’aime aussi la Grande Georgette, pour son emplacement magnifique devant la cathédrale et son accueil. Les terrasses entre copines de manière générale. Je suis une épicurienne.

Besoin de reprendre des forces ? Les Chocolats de Maud Chocolaterie & Salon Gourmand 5 rue Emile Dorigny - St Brice Courcelles www.leschocolatsdemaud.com / 06.79.49.14.82 Nous sommes là pour vous du mardi au samedi de 10h à 19h
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#Pauline Migeo LA COIFFEUSE AU GRAND CŒUR

Le nom du salon de coiffure - L’Indisciplinée - ne fait pas référence qu’aux cheveux rebelles. C’est aussi un clin d’œil au tempérament de la patronne, hyperactive et entière. Voilà deux ans que Pauline Migeo dirige son entreprise comme elle l’entend.

« J’ai besoin de donner du sens à tout », résume celle qui a décidé de miser sur la bonne humeur et la solidarité. Il faut dire que la naissance de son fils polyhandicapé, il y a douze ans, lui a fait découvrir « un monde parallèle » : « Je suis souvent à l’hôpital. Je vois plein de malades. Moi, j’ai la chance d’être en bonne santé alors j’essaie de me rendre utile. »

Bénévole aux Papillons Blancs, elle a fini par lancer son salon « écoresponsable et inclusif ».

Au 98, rue Gambetta, à Reims, on utilise des produits qui respectent l’environnement. On peut faire don de ses cheveux à des associations qui les recyclent. On peut aussi bénéficier d’un rendez-vous personnalisé. « Cela s’adresse à ceux qui ont besoin d’attentions particulières, comme les personnes neuro-atypiques, qui souffrent d’un trouble du spectre autistique, d’une phobie ou d’une maladie. » Un temps supplémentaire est alors prévu pour la prestation. « Et s’il faut se déplacer, je me déplace ! » Rien n’arrêtera Pauline Migeo dans l’accueil et la prise en charge des personnes aux besoins spécifiques. Mais pas seulement... En juin dernier, elle déménageait son salon de coiffure au parc Léo pour la deuxième année consécutive, dans le cadre de l’opération « Summer is in the Hair ». Objectif : coiffer les enfants gratis. « On sait combien c’est compliqué financièrement pour les parents à l’approche des vacances. Nous, on peut donner du temps et du savoir-faire. Ça ne coûte pas grand-chose. Et puis, c’est aussi pour montrer l’exemple. »

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Tél : 03 26 50 32 87 - centre-alpine-reims.fr

Lundi au Samedi 8h30 - 12h00 / 14h00 -19h00

Centre Alpine Reims
Au quotidien, prenez les transports en commun. #SeDéplacerMoinsPolluer NOUVELLE R
LA PLUS RADICALE DES A110

Une journée avec

#Caroline Mora

RENDRE L’OPÉRA PLUS POPULAIRE

À quoi ressemble une journée dans la peau d’une directrice de la communication et des relations avec les publics de l’Opéra de Reims ?

C’est une question que nous nous sommes posée, et si c’est votre cas aussi, nous vous invitons à passer une journée aux côtés de Caroline Mora !

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Les missions de Caroline Mora sont sans ambiguïté : rendre l’opéra plus accessible et diversifier son public. Pour cela, elle s’applique à dépoussiérer l’image de cet art – victime de préjugés – pour le rendre plus populaire.

Stratège de la communication, Caroline aborde cette rentrée avec un nouveau challenge : collaborer avec une nouvelle équipe de direction composée de 4 artistes, une première en France.

09H00

Caroline arrive à son bureau – situé au sein même de l’Opéra –et débute sa journée par… un traditionnel café en compagnie de son équipe. Echanges et retours sur les soirées culturelles des uns et des autres sont au programme de la conversation avant qu’elle ne retourne à son bureau pour lire la presse, journaux et magazines spécialisés.

MATINÉE

L’équipe travaille portes ouvertes et il n’est pas rare qu’un membre de l’équipe passe la tête dans le bureau de Caroline pour lui demander conseil... et vice versa ! Fédératrice, Caroline aime cette ambiance de travail. Partage et convivialité sont les maitres mots car les journées peuvent aussi être longues... particulièrement les soirs de spectacles.

12H30

L’heure du déjeuner ! Sur le pouce – dans son bureau –accompagnée de sa collaboratrice ou au Café du Palais, une institution rémoise en face de l’Opéra, pour un déjeuner pro ou perso. C’est un moment où l’on crée du lien et pendant lequel on se détend.

APRÈS-MIDI

Retour avec un café et reprise du travail. L’après-midi est studieuse, ponctuée de partage et de consultation entre les membres de l’équipe – actuellement sur la communication de la rentrée 20232024 – mais il n’est pas rare que le bruit des répétitions caresse les oreilles de Caroline qui passe alors sa tête pour jeter un œil dans la salle.

SOIRÉE

Lors des soirs de représentations, Caroline est présente. Elle veille au bon déroulement du spectacle et au bien-être du public (billetterie, placement, invitations, presse…) mais aussi au respect du protocole qui sollicite quelques règles de diplomatie que Caroline – non sans stress – maitrise parfaitement.

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Hélène Micherolli - Frédéric Leroux

ONYÉTAIT

Le 12 juin dernier, nous avons été conviés à une journée de découverte et de partage organisée par le Royal Champagne autour de la thématique Femmes de Champagne. L’occasion, via notre label « Les Idéatrices », d’organiser une matinée de réflexion autour de l’importance des femmes dans le vignoble et dans la région.

A la base, un constat simple énoncé par la doctorante Océane Carneiro : 40 % des chefs d’exploitation en Champagne sont des femmes, faisant du vignoble champenois le plus féminisé de France. Il n’en n’a pas fallu plus à Denise Dupré, propriétaire du Royal Champagne, pour se saisir du sujet et réfléchir autour d’une journée dédiée aux femmes au sein de son établissement. Nous avons travaillé main dans la main avec ses équipes pour monter une matinée inspirante avec les 50 personnes conviées. Au

LES IDÉATRICES EN PARTENARIAT AVEC ROYAL CHAMPAGNE PUBLI-INFORMATION
AU ROYAL CHAMPAGNE
ON Y ÉTAIT FEMMES DE (LA) CHAMPAGNE

programme, les résultats de l’étude d’Océane Carneiro expliqués en tandem avec l’ethnographe Aurélie Melin, suivis d’une table ronde autour de la féminisation du vignoble, du développement oenotouristique de la région et des enjeux auxquels la profession et le territoire vont être confrontés dans les années à venir. Une discussion riche avec les intervenantes - Virginie Taittinger, présidente du champagne Virginie T., Laurence Prévot, Directrice de l’Office du Tourisme d’Epernay, Christelle Taillardat, directrice de l’ADT de l’Aube, Charlotte De Sousa, commerciale export du champagne De Sousa et Hélène Beaugrand, vigneronne – mais également avec toutes les femmes présentes dans l’assemblée. Une journée placée sous le signe de la bienveillance et de l’échange durant laquelle les premières fondations de réflexion de la viticulture au féminin ont été posées, en attendant une deuxième édition de ce rendez-vous exclusif.

Entretien avec Denise Dupré

Denise Dupré est entrepreneure, fondatrice et directrice adjointe de Champagne Hospitality, une société leader dans la conception et le développement d’hôtels avec des propriétés en Champagne, en Bourgogne ainsi qu’à SaintBarthélemy. Elle détient également une collection de vignobles en France à travers Couture Harvest. Pionniers de la viticulture biologique et biodynamique, et des techniques innovantes, ils ont plusieurs fois remporté de grandes distinctions, dont celle du « Vin de l’année » par La Revue du Vin de France.

Pourquoi organiser une journée dédiée à la femme ?

Au cours de l’histoire, la femme a joué un rôle primordial dans le développement de la Champagne : la Veuve Clicquot en personne, Louise Pommery, Lily Bollinger, et toutes les autres femmes qui ont, elles aussi travaillé avec acharnement, notamment en temps de guerre, pour perpétuer la tradition et permettre qu’aujourd’hui 40% des Maisons de champagne soient gérées par des femmes. Encore une autre raison de célébrer !

Quels sont, selon vous, les défis auxquels font face les femmes en Champagne ?

9 rue de la République

51160 Champillon 03 26 52 87 11

Je vous invite à participer à notre prochaine rencontre pour les entendre par vous-même. En tant qu’américaine, je ne suis pas une experte mais je suis fascinée d’entendre toutes les histoires. Celles qui ont pris la parole lors de notre premier évènement ont reconnu l’importance d’encourager l’accès des femmes aux postes de direction en Champagne. Un autre défi serait celui d’honorer le patrimoine régional et de conserver les traditions, en faisant perdurer l’essence même de leur entreprise tout en continuant de se moderniser et se développer. Des questions telles que l’expansion, les points de vente, rester indépendant ou non ou encore comment intégrer le développement durable dans leur évolution sont toutes des préoccupations urgentes. Elles se sentent toutes responsables de prendre soin des terres, du vignoble, des personnes talentueuses qui travaillent pour eux, des traditions et des réputations qui les ont précédées.

Royal Champagne Hotel & Spa Retrouvez notre documentaire sur la féminisation du vignoble PROPRIÉTAIRE DU ROYAL CHAMPAGNE Royal Champagne Hotel & Spa

Partage

#Gonzague Peugnet

RESTAURATEUR INCLUSIF

Il reçoit beaucoup ! Il a surtout à cœur de partager avec les convives, celles et ceux qui travaillent avec lui au Restaurant l’ExtrA. Pourtant, rien ne le destinait à prendre les rênes de ce restaurant inclusif qui emploie des serveurs et cuisiniers en situation de handicap mental. Rien, si ce n’est d’être de la trempe de ceux qui considèrent la richesse du partage. Ce chti passionné d’automobile, diplômé d’une école de commerce, va passer 16 années chez Renault-Nissan au Marketing Réseau & Produit pour développer la communication des Velsatis, Avantime et Espace. Mais c’est en 2008 que Gonzague Peugnet, profitant d’un plan de départ, choisit un métier plus généraliste et surtout plus tourné vers la personne humaine. Persuadé que les EHPAD sont des lieux de lien social, il dirigera avec passion deux établissements dans l’Oise et l’Aisne. « Il vient m’enrichir » entendra-t-il dans le 1er restaurant inclusif à Paris qu’il visitera comme client en 2018, comprenant l’enrichissement par le lien social.

Un véritable déclic qui l’encourage, suite à sa rencontre avec Matthieu Saint-Guilem, à mener ce projet dans un premier temps au sein du réfectoire de Saint-Sixte, puis ensuite à co-fonder avec Mathieu, l’ExtrA au 23 rue du Temple. « Chaque personne apporte en fonction de ce qu’il est, de ce qu’il fait. Et le restaurant est l’illustration même du fait qu’on peut y arriver en faisant autrement. »

Un parcours professionnel résultat d’un choix de vie pour l’ambition, modeste mais bien réelle, d’avoir un impact positif sur la vie de la cité.

Sa recette d’enfance : le souvenir d’un cake au chocolat, fait de petits-beurre concassés, avec du chocolat fondu, réalisé la veille dans un traditionnel moule à cake… avec une légère touche de rhum.

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AMBIANCE COSY

AMBIANCE PRÉSENTÉE :

Cuisine : Façades Kiffa, mélaminé chêne clair structuré et mélaminé craie mat, profils sans poignée finition inox. Plans de travail stratifié chêne clair structuré, Terrazzo clair et craie. Bibliothèque sur-mesure mélaminé craie, bureau stratifié Terrazzo clair.

AMÉNAGEMENTS À VOS MESURES

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#Pauline Peyrade

L’ÉCRITURE POUR RACONTER LES SILENCES

À 37 ans, la dramaturge

Pauline Peyrade s’inscrit dans le mouvement post MeToo des autrices dont l’écriture se veut le recueil des violences faites aux femmes.

Pauline Peyrade, L’âge de détruire, (Ed. De Minuit), 160 p.
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Laurie Andrès - Mathieu Zazzo

Dans son premier roman, « L’âge de détruire » (Éditions de Minuit), lauréat du prix Goncourt, elle raconte l’emprise d’une mère sur sa fille, une relation toxique qui permet à la jeune narratrice de comprendre mais aussi de détruire un quotidien douloureux. Ces blessures d’enfance permettent de faire surgir un récit en huis clos où la domination est maître, l’émancipation presque forcée. Entre théâtre et littérature, la néo-rémoise Pauline Peyrade nous raconte son rapport à l’écriture.

Quel a été le point de départ du roman ?

Sur ce roman, Il y a eu beaucoup de tentatives, d’impasses, après avoir noirci des pages pendant 4 ans, je n’y arrivais pas, je l’ai laissée reposé et j’ai commencé à écrire ma pièce de théâtre « Des Femmes qui nagent ». Mais le livre ne m’a pas laissé tranquille, puis ont surgi des formes qui n’étaient pas, les violences de murs sont arrivées par flashs.

Comment écrit-on un premier roman ?

Je pense que le plus difficile c’est de croire à l’histoire que l’on raconte. J’admire les autrices-auteurs qui écrivent avec un plan, moi je ne sais pas du tout où mes personnages vont aller. J’ai besoin de me tromper et de recommencer. C’est peut-être aussi pour ça que l’écriture du roman m’a pris du temps. Mais comme toutes les histoires, je savais qu’elle était enfouie quelque part et nécessairement elle remonte.

Comment écrivez-vous (le matin, le soir), dans un lieu particulier ?

Plutôt le soir ou quand j’ai le temps. Par exemple pour écrire « L’âge de détruire », j’écrivais un peu n’importe quand, dès que c’était possible, quand ça me venait parce que je travaille beaucoup (Pauline Peyrade co-dirige le département d’écriture de L’ENSATT de Lyon).

Écrit-on de la même façon pour le théâtre que pour la littérature ?

L’écriture pour le théâtre c’est un corps à corps, c’est une écriture avec un appui immédiat, c’est peindre à partir d’un modèle, ça doit être joué, entendu, par la salle, avec d’autres corps qui vivent. On ne peut pas laisser infuser, on sculpte un moment de théâtre, on passe un moment, il faut que ça danse, qu’il y ait un fil. Même si les processus se ressemblent, le roman est une écriture du silence plus solitaire.

Qu’apporte l’écriture d’un roman par rapport à une pièce de théâtre ?

Le rapport aux corps n’est pas le même. Dans mon roman, ce ne sont pas des dialogues de théâtre. Au théâtre, deux corps sont convoqués ; dans un roman, il n’y a qu’un corps : celui du récit. Le théâtre appelle l’hétérogène, ça s’appelle le collectif. Le roman s’adresse aux lecteurs-trices dans un espace restreint. La réception d’un roman n’est pas la même, elle est plus directe.

Après le succès de ce premier roman, est-ce que vous allez vous consacrer davantage à l’écriture romanesque ?

Oui je vais continuer à écrire. Mais comme pour mon premier roman, ça prendra du temps.

L’écriture de mon premier roman a été obsédante, je suis contente que cette histoire soit sortie mais ça demande beaucoup de soi.

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En voiture avec #Denis Ramos

À LA DÉCOUVERTE DE SES BONNES ADRESSES RÉMOISES À BORD DE LA LEXUS RZ 450E

Le téléphone sonne sur le parking de la concession. Très occupé… Denis Ramos, l’heureux récipiendaire de la médaille d’or dans la catégorie Industrie du concours Lépine 2023, avec son dispositif de fermeture de volets Click & Block, autodidacte et inventeur en création permanente, entrepreneur aux multiples facettes notamment dans le bâtiment puis l’immobilier, est aussi un passionné du beau et du bon.

Le beau, ce magnifique LEXUS RZ 450e, le SUV de luxe au design sophistiqué et racé à l’intérieur comme à l’extérieur, dont l’élégance et la dotation haut de gamme n’ont d’équivalence que son incomparable équipement et son confort, le tout au son de l’énergie électrique qui propulse le véhicule 100% électrifié, pour une conduite exaltante et relaxante. Des chevaux silencieux, en quelque sorte, pour ce passionné de sports et surtout d’équitation.

ROADTRIP

Fiche technique

Le RZ 450e Executive, disponible à partir de 85 000€, allie élégance et performance. Doté d’un moteur électrique de 313 ch alimenté par une batterie de 71,4 kWh, il atteint 160 km/h, accélère de 0 à 100 km/h en 5,6 s, et se recharge à 80% en 30 min. Son autonomie atteint jusqu’à 560 km. Avec une longueur de 4,80 m et une largeur de 2,15 m, il offre espace et confort. Une voiture électrique à découvrir pour les amateurs d’élégance et de puissance.

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Le bon, le « Bon vivre » surtout en famille, pour ce Rémois d’origine portugaise, petit-fils de commerçant, également passionné de foot qui clame haut et fort « Ici, c’est Reims », qui vibre quand il réussit quelque chose à force de travail, pour sa famille dont il est fier. Le partage surtout, soit d’un verre avec les artisans et entrepreneurs de la zone Croix Blandin après 18h30, ou d’un déjeuner « Chez Vincent », ou au « Restaurant House » pour faire travailler les commerçants de sa zone. Bien sûr, il apprécie aussi la « Brasserie des Crayères » pour un repas avec des clients, mais retrouve ses amis pour déjeuner en centre-ville chez Stéphane Laureys, au « Central Park », ou encore rue Buirette, au « Come Prima » pour la fraîcheur des produits et l’accueil.

03 26 83 88 40

7 rue Denis Papin, 51100 Reims

Christophe Lévy - Frédéric Leroux

#Céline Syritellis

PROFESSION COACH PARENTALE

Les parents au bout du rouleau la connaissent bien. Céline Syritellis, arrivée à Reims il y a 6 ans, est coach parentale, un métier qu’elle a façonné en mettant son expertise de la communication au service de la relation parent-enfant.

COACH

Alizée Szwarc Meireles - Anne Lemaître

Quelles sont les spécificités de l’éducation contemporaine ?

Comment a-t-elle évolué ?

Beaucoup de choses ont changé entre le moment où les parents d’aujourd’hui étaient enfants et celui où ils sont devenus pères ou mères. Plutôt que des enfants sages ils souhaitent élever des enfants empathiques et épanouis, qui expriment tout leur potentiel. Les enfants ont plus de place dans l’espace public et leur parole compte davantage : on leur demande leur avis, on se soucie de leurs préférences et on les encourage à s’exprimer. Nous sommes collectivement passés d’une ère où les besoins des enfants comptaient moins que ceux des parents et des adultes… à une ère où tout se passe comme s'ils comptaient plus.

Quels conseils donnez-vous aux parents qui se sentent dépassés ?

Les parents ont le sentiment qu’il y a beaucoup de “cases à cocher” pour être un bon parent, dont certaines peuvent paraître inconciliables : être présent mais pas envahissant, soutenir la réussite scolaire mais ne pas mettre la pression, leur donner des choix mais ne pas les laisser tout décider,… Cela impose de revenir à ce qui compte pour chaque famille et d’établir des priorités.

Y a-t-il des activités à faire avec ses enfants que vous recommandez à Reims ?

Je trouve qu’il y a à Reims une facilité de vie. Tout est accessible, à portée de main. Il y a de nombreuses infrastructures, largement de quoi s’occuper pour le temps dont nous disposons dans nos journées de 24h !

Un restaurant ?

On va souvent au Shed et la Rôtisserie Rémoise. Cela permet aux adultes de passer du temps ensemble et les enfants disposent d’un peu d’espace en sécurité. C’est assez “kids friendly”.

Un parc ?

Le Jardin d'horticulture Pierre Schneiter vaut le détour pour ses arbres qui éveillent tout l’esprit de l’enfance. Le parc de la Patte d’oie, lui aussi ombragé, avec des aires de jeu originales (un castor et une loutre géants) et le parc de Champagne avec son parcours accrobranche en bois.

Votre livre préféré pour les enfants ?

“Et le lapin m’a écouté” de Dori Doerrfeld qui aborde les émotions et comment les accompagner.

Votre lieu ou événement pour enfant préféré ?

La Comédie. Il y a, “Les Enfants d’Abord”, une offre qui permet aux parents d’assister au spectacle pendant que les enfants participent à un atelier créatif sur le thème du spectacle. J’aime beaucoup Saint-Ex et l’espace numérique de la médiathèque Falala où les enfants peuvent jouer aux jeux vidéo. Pour limiter le temps d’écran sans console à la maison, c’est pas mal. Retrouvez l’intégralité de l’interview

Mercredi, jeudi de 18h00 à 0h30

Vendredi de 18h00 à 1h30

Samedi de 14h00 à 1h30 - Dimanche de 14h00 à 23h30

BREAK DANCE

#Ismaël Taggae

COMMENT EN EST-IL ARRIVÉ LÀ ?

Tandis que ses danseurs viennent d’accompagner sur scène Matt Pokora, Gims et Naps lors du grand concert de la Fête de la musique diffusé sur France 2 le 21 juin dernier, Ismaël Taggae ouvre une 2e salle de danses urbaines à Warmeriville. Ismaël grandit entre Wilson, où il habite avec sa mère et ses deux petites sœurs – son grand frère est vite parti de la maison –, et Croix-Rouge, chez sa grand-mère. « J’avais mes potes dans les deux quartiers. Je coupais mes journées pour être avec les uns et les autres. » Métis (son père est marocain), il a parfois du mal à trouver sa place. « J’en ai fait une force. Ça m’a donné l’envie de montrer que je peux être très fort. » Ismaël Taggae a le sens des affaires. Pourtant, il n’a pas terminé son Bac pro commerce. Cette fibre, il l’a cultivée lui-même au fil des ans. Boosté par sa soif de réussir. « Avant de faire de la danse, je jouais au basket, je voulais être pro, il n’y avait que ça dans ma tête. Sauf que dans l’équipe, l’entraîneur s’occupait de ceux qui avaient plus de capacités. Moi qui voulais progresser, j’étais dégoûté. Mais j’ai compris. »

Un jour de fête de quartier, c’est la révélation. « Je vois quelqu’un monter seul sur scène. C’était David Moyen. Il était un peu plus âgé que moi. Était plus stylé. Tout le monde crie, l’applaudit. J’ai été subjugué par sa démonstration de breakdance. Je me suis dit : s’il tombe, il ne peut s’en vouloir qu’à lui-même. Et s’il réussit, il ne le doit qu’à lui-même. J’ai couru derrière mon bloc et j’ai fait mes premières figures ». À l’époque, il n’y a pas internet. « Le seul moyen de voir les mouvements, c’était de regarder les clips la nuit. Je les enregistrais sur les magnétoscopes et le lendemain, je mettais en accéléré pour voir ce qui pouvait m’inspirer. C’était au petit bonheur la chance. »

À 17 ans, Ismaël, qui touche déjà au rap et au graff, regarde « les grands » s’exprimer à Château d’eau et à la Rafale. « À l’époque, la capitale du hip-hop à Reims, c’était Croix-Rouge. On passait souvent avec mes potes vers la MJC. Un jour, j’ai vu des danseurs devant. » Il s’inscrit à un petit stage. Le premier. « Je ne me suis jamais dit : je veux vraiment faire ça. Tout ce que je fais dans la vie, je le fais juste parce que j’en ai envie. Et je le fais à fond. Je n’ai pas de demi-mesure. »

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Un studio de danse XL à Reims, un 2e à Warmerville et bientôt un 3e à Gueux… L’ancien champion du monde de breakdance ne s’arrête jamais de danser, ni d’entreprendre et de créer…
Marion Dardard - Alphix

En 2003, il entend un spot publicitaire à la radio pour les championnats de France de breakdance à Montpellier. « Je n’étais jamais sorti de ma ville, je ne connaissais que la ligne de bus qui m’amenait en ville et me ramenait chez moi. » Mais il décide qu’il ira, coûte que coûte. « Un pote a organisé le voyage en cachette. Le jour J, je vais à la gare. Il n’est pas là. Le train, oui. Je monte dedans quand même, sans billet… » Tellement impatient, Ismaël s’est trompé de jour. Mais pas de voie.

Place de la Comédie, il se noue d’amitié avec ceux – des Lyonnais – qui deviendront ses compagnons de victoire. « Je m’entraînais dix fois plus pensant que les autres en faisaient autant. J’étais en avance. » Il fait sensation devant eux lors de battles improvisés. C’est décidé, il les accompagnera au championnat. « N’essaie pas d’avoir une cible. Rappelle-toi les émotions que tu as quand tu le fais, au moment présent. C’est ça qui t’amènera à ton objectif. L’important est de le faire avec le cœur, avec le ventre. »

À l’automne 2003, les Lyonnais l’invitent à les rejoindre. « Ils avaient la même vie que moi, de quartier. Ils s’entraînaient et mangeaient des kebabs ». Objectif : les championnats du monde en Allemagne. « On tombe contre les Coréens en finale. Une grosse équipe. Mais le jury décide de nous faire gagner. » « Tout change ». Fini l’école. « J’ai reçu des billets d’avion, j’étais payé, appelé pour faire partie de jurys, pour venir faire une démo dans toute l’Europe… Je dis à ma mère que je ne veux plus aller à l’école. Je ne pense qu’à danser. »

S’entraîner dehors, c’est bien. Mais à l’intérieur, c’est mieux. « Je propose à la Maison de quartier Maison-Blanche de donner des cours. En contrepartie, on me passe les clés. » De 3-4 élèves, il passe vite à 30. La transmission est une révélation. « Comment faire progresser plus mes élèves ? » En ouvrant sa propre salle. « Ma belle-maman m’a présenté le promoteur Benoît Migneaux. Son parcours est comme le mien, il ne part de rien. On s’est lié d’amitié. Il a décidé de m’accompagner. On a visité 25 lieux avec Benoît pour arriver à Sébastopol. L’aventure du Studio 511 était lancée. Ma vie est comme ça. Faite de petits checks. Positifs ou négatifs, tout est bon à prendre. »

Bio express

3 janvier 1984 : Naissance à Reims

1999 : Découverte de la danse. Il s’entraîne seul, au pied des blocs de son quartier. Été 2003 : Devient champion de France de breakdance par équipe puis champion du monde à l’automne.

2017 : Création du Studio 511 rue de Sébastopol.

Fin 2021 : Le Studio 511 déménage rue du Dr-Lemoine et passe en mode XL.

2 rue Bertin - Reims - 03 51 56 89 38 @mariage_des_sacres mariagedessacres Robes de Mariées • Robes de soirées Costumes – Collection 2024 –REIMS - FRANCE

LES5VIES

de #Maxime Valette

La vie la plus connue de Maxime

Valette, c’est sa VieDeMerde ou VDM, le célèbre site où chacun peut partager, avec humour et autodérision, ses petites galères du quotidien. Lancé en 2008, après le bac avec son compère Guillaume Passaglia, VDM atteint rapidement 200 000 visiteurs uniques par jour. Le jeune entrepreneur fait le buzz et passe au Grand Journal de Canal +. Le Wall Street Journal lui consacre un article lors du lancement de la version américaine en 2009 qui passe vite le million de visiteurs uniques par jour. Maxime Valette et ses associés revendent VDM en 2016. Puis en 2021, le Rémois rachète les parts de son bébé.

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Maxime Valette a eu une vie d’entrepreneur avant VDM. Fils d’un instituteur fan d’informatique, il se retrouve rapidement derrière l’écran, apprend à programmer quand ses petits camarades remplissent encore leurs cahiers de coloriage. En 1997/1998, alors qu’internet est naissant, il crée à 9 ans son premier site. Trois ans plus tard, il crée et anime des sites de fans de jeux vidéos se gardant bien de révéler aux rédacteurs contributeurs qu’il n’a que 12 ans. À 14 ans, il devient directeur technique de *aAa* première équipe française de e-sport. À 15 ans, il créé une société qui vend des noms de domaines.

Moins connue que VDM, BetaSeries, créée également avec Guillaume Passaglia en 2008, est l’autre réussite entrepreneuriale de Maxime Valette. C’est la première communauté de fans de séries. Cette plate-forme qui permet de tout savoir sur les sorties et les nouveautés est traduite en 9 langues et compte quelque 2,5 millions de membres. Cette activité permet à la société de 15 salariés de collecter un maximum de données qui sont traitées puis vendues aux plateformes, aux producteurs et aux agences de marketing afin de les aider à comprendre les goûts et habitudes des consommateurs.

Maxime Valette est aussi un « ange » des affaires. Il est président depuis 2018 de Business Angel Marne Ardennes qui regroupe une vingtaine de privés, essentiellement des entrepreneurs, qui veulent investir dans des jeunes entreprises innovantes et épauler leurs dirigeants. Maxime Valette est lui-même investisseur dans des entreprises comme Energeen et Apmonia.

L’entrepreneur rémois a aussi le sens de l’intérêt général. Il est vice-président de la French Tech Grand Est. Il décline régionalement le programme de Bercy qui aide les jeunes entreprises innovantes à recruter ou à lever des fonds. Maxime Valette est aussi administrateur de France Angels. L’association soutient l’action du député Paul Midy qui propose que soit inscrit dans la future loi de finances un nouveau dispositif de défiscalisation pour les particuliers investissant dans des PME innovantes.

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Connu pour son site à succès VieDeMerde, le Rémois est un entrepreneur multicasquettes engagé auprès de ses pairs et de son territoire.
Julien Bouillé
J E R É S E R V E

Bureau Commun pour l'Instant Rémois

« Cette affiche est un clin d’œil au Bureau, nous explique Hugo Alvarez, l’un de ses membres fondateurs. Nous avons mis en avant des caméras surveillant le ciel avec cette phrase faisant écho aux nombreuses conditions d’utilisations que l’on accepte en ligne ou encore à certaines lois sécuritaires sur la protection de nos données personnelles qui sont récemment passées. Ce sont des enjeux que nous avons pour habitude de traiter dans notre pratique. »

Tous les trois mois, nous proposons une carte blanche aux élèves et alumni de l'Esad. C'est au tour de Bureau Commun, laboratoire indépendant de recherche et création autour des enjeux contemporains du numérique et de ses implications sociétales, de nous proposer une création exclusive.

Fondée en 1748, l’ÉSAD de Reims est l’une des plus anciennes écoles d’art de France. Elle forme ses étudiant.e.s en art et en design – mentions Design objet & espace, Design graphique & numérique et Design & culinaire. L’ÉSAD, avec ses partenaires, convie régulièrement les Rémois et habitants de l’agglomération à se joindre à ses rendez-vous publics (expositions, journées d’étude, conférences, journées portes ouvertes…).

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