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Collector 80 ans L'ARDENNAIS

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19442024 80 ANS

Ce cƓur des Ardennes bat dans L’Ardennais

haque jour, une fenĂȘtre s’ouvre sur la vie des Ardennes et des Ardennais. Comme l’on feuillette les pages de notre journal, depuis 80 ans dĂ© lent les mille et une histoires qui ont façonnĂ© notre dĂ©partement, l’ont endurci, parfois blessĂ©, mais jamais vaincu. Etre le tĂ©moin quotidien de l’histoire qui s’écrit est le moteur qui anime chaque jour les Ă©quipes de L’Ardennais. Depuis 30 ans, notre cher Yanny Hureaux et sa Beuquette font le bonheur quotidien de nos lecteurs, avec ce qu’il faut d’ironie, de piquant et de belles histoires, une plume comme il n’en existe plus Ă  laquelle nous rendons hommage. Depuis huit dĂ©cennies, le coeur des Ardennes bat dans L’Ardennais. Des gĂ©nĂ©rations de journalistes ont arpentĂ© notre territoire pour rendre compte le plus dĂšlement possible de la vie de notre dĂ©partement, de son dynamisme, grands tĂ©moins des Ă©volutions de notre temps, oreilles attentives de nos interlocuteurs, plumes agiles qui sans concessions, Ă©rigent l’information comme un rempart face aux obscurantismes. Il y a nos jours et nos nuits, esclaves d’une information qui ne s’arrĂȘte jamais, tĂ©moins du meilleur comme du pire. Il y a aussi ces maillons essentiels Ă  la vie d’un journal, des mĂ©tiers de l’ombre sans qui L’Ardennais ne serait rien. Il y a les nuits blanches des rotativistes, celles des colporteurs de presse, qui vivent chaque soir une course contre la montre pour livrer Ă  temps nos exemplaires dans votre boĂźte aux lettres ou

Géraldine Baehr-Pastor

Directrice générale de Rossel Est Médias

Notre histoire

La naissance d’un journal

La premiĂšre une

Au coeur de l’ancienne imprimerie

Les grandes dates

Les enjeux pour notre entreprise

Du papier au numérique

Vous et nous

Paroles de lecteurs

Le journal a changé leur vie

chez vos marchands de journaux. Un cycle permanent qui ne s’arrĂȘte jamais, nous emmĂšne dans le tourbillon de la vie de nos villes et de nos villages. Et qui tisse peu Ă  peu le l de notre histoire, riche de vos histoires.

Savoir d’oĂč l’on vient, c’est prendre le temps de cultiver l’hĂ©ritage du passĂ© pour maintenir l’existence du dĂ©bat dĂ©mocratique et prendre part Ă  la vie de nos territoires. C’est surtout prĂ©parer l’avenir et vous donner, chaque jour, les clĂ©s de comprĂ©hension du monde qui nous entoure. GrĂące Ă  la consolidation de nos activitĂ©s sur de nombreux supports : papier, sites, applications, newsletters, TV digitale, nous rendons l’information toujours plus utile, complĂšte et accessible Ă  nos 350 000 lecteurs quotidiens.

Savoir d’oĂč l’on vient pour savoir oĂč l’on va.

Plus que jamais, nous nous engageons pour un journalisme toujours plus exigeant, utile, incarné, vivant et porteur de solutions. Nous défendons un pluralisme qui porte toutes les voix, toutes les actions, tous les combats. Et ils sont nombreux. Pour le maintien du bien vivre ensemble, ici, maintenant. Pour les générations futures face à la jungle des réseaux sociaux, proies faciles de la désinformation. Pour nos modÚles économiques face aux géants du numérique qui pillent nos contenus et font régner les algorithmes sur nos vies. Les dé s sont nombreux pour continuer à exister dans ce monde en perpétuel mouvement, alors que les intelligences arti cielles viennent à nouveau bousculer la donne.

S’adapter, toujours, grandir pour faire de ces menaces de vĂ©ritables opportunitĂ©s, et tenir bon parce que cette aventure est formidable. Elle nous rend ers de l’hĂ©ritage laissĂ© par des compagnons qui luttĂšrent pour un monde libre. Aujourd’hui, nous sou ons bien plus que nos bougies, c’est un vent d’espĂ©rance pour l’avenir de la presse, qui s’annonce riche et passionnant.

Vive L’Ardennais !

SupplĂ©ment gratuit au journal L’Ardennais

Éditeur de la publication : journal L’Ardennais

Directeur de la publication :

Géraldine Baehr-Pastor

RĂ©dactrice en chef : Carole Gamelin RĂ©daction et photos : L’Ardennais

Des collaborateurs et personnalitĂ©s parlent de L’Ardennais

Fan de la premiĂšre heure

Les produits dĂ©rivĂ©s de L’Ardennais

Les coulisses du quotidien

Les liens entre Yanny Hureaux et L’Ardennais

Ces reportages ont marqué leur carriÚre

Une tournée avec un V.C.P.

Béatrice, 38 ans de bons et loyaux services

L’Ardennais et Rimbaud

Portraits de correspondants

Les métiers disparus du journal

Les venues historiques dans les Ardennes

L’Ardennais et les arbres

Les coups de cƓur de Karen Kubena

Une journĂ©e Ă  L’Ardennais

Des projets innovants

L’album souvenirs

Les Unes historiques

Du chĂąteau au bu et de la gare

Régie publicitaire : Global Est Médias, 4-6 rue Gutenberg, 51100 Reims. CPPAP n° 0425 C 86339.

ImprimĂ© sur les presses du journal l’union, 6, rue Gutenberg, Reims. Provenance du papier : France, SuĂšde. Merci au comitĂ© dĂ©partemental de l’O ce National des Combattants et des Victimes de Guerre pour la labellisation de notre supplĂ©ment dans le cadre du 80e anniversaire de la libĂ©ration.

’Ardennais, une aventure humaine nĂ©e dans les dĂ©combres de la guerre

Comme l’ensemble de la presse française, L’Ardennais est nĂ© dans l’effervescence de l’aprĂšs-guerre et la volontĂ© de tourner la douloureuse page de l’occupation.

C’est dans les premiers jours du mois de septembre 1944, Ă  la n de la Seconde Guerre mondiale, avant mĂȘme le dĂ©part des troupes d’occupation, que le ComitĂ© dĂ©partemental de LibĂ©ration (CDL) rĂ©unit une quinzaine de personnes Ă  Charleville, dans le but de prĂ©parer la parution d’un nouveau quotidien dans les Ardennes pour remplacer Le Petit Ardennais, fondĂ© en 1880 par Émile Corneau, mais devenu un organe de propagande allemande en 1942.

Le quotidien local fut, comme la plupart des journaux français, interdit à la Libération pour ces faits de collaboration.

Le 4 septembre 1944, le CDL con a la mission de crĂ©er ce nouveau journal Ă  Fernand Vallaud. RĂ©sistant, il Ă©tait le secrĂ©taire de Pierre ViĂ©not, dĂ©putĂ© et sous-secrĂ©taire d’État aux a aires Ă©trangĂšres. Pierre Tainturier, sous-prĂ©fet rĂ©voquĂ© par Vichy et rĂ©sistant, s’associa Ă  lui pour en assurer la gestion. Il en deviendra PDG. Le journal obtient le droit de s’installer dans les locaux du « Petit Ardennais », cours Briand.

Une femme, premiĂšre journaliste

Les dĂ©buts sont hĂ©roĂŻques. Une femme, Juliette RĂ©gnier, en est la premiĂšre journaliste professionnelle. Pierre Decoursier sera son confrĂšre de la premiĂšre heure. Roger Sainmont, lui, contribue dans sa rubrique Ă  la renaissance du sport ardennais. Le journal parait pour la premiĂšre fois le lundi 11 septembre 1944. Il ne comporte que deux pages, imprimĂ©es recto-verso sur une feuille demi-format. Ce jour-lĂ , la guerre est encore prĂ©sente, les troupes alliĂ©es arrivant juste dans les faubourgs de MontmĂ©dy, dans la Meuse. Les contraintes techniques rendent trĂšs di ciles la sortie d’un journal quotidien : le papier manque, le matĂ©riel est hors de course et incomplet. MalgrĂ© tout, son milliĂšme numĂ©ro paraĂźt le 30 dĂ©cembre 1947. Pendant les annĂ©es 60, L’Ardennais franchit la barre des 30 000 exemplaires di usĂ©s. En 1970, pour rĂ©nover son imprimerie, ses dirigeants trouvent un appui nancier auprĂšs de L’Est RĂ©publicain. À partir de mars 1971, le quotidien nancĂ©ien devient peu Ă  peu actionnaire majoritaire. Courant 1972, la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© civile des publications de l’Est par L’Est RĂ©publicain et Le RĂ©publicain lorrain permet aux deux titres de dĂ©tenir 80% du capital. Dans les annĂ©es 80, cours Briand, l’e ervescence est considĂ©rable, avec

les di Ă©rents services installĂ©s dans le chĂąteau et sur la rue, le laboratoire photo dans le fond du parking, l’imprimerie en lieu et place d’une actuelle rĂ©sidence. LancĂ©e le 28 octobre 1984, l’édition dominicale est d’abord imprimĂ©e Ă  Nancy. Elle deviendra 100% ardennaise le 21 novembre 1987. La collaboration entre les journaux lorrains s’arrĂȘte en 1985.

Fait unique dans la rĂ©gion, le journal est alors en concurrence directe avec L’Union de Reims, propriĂ©tĂ© depuis le 3 juillet 1986 de Philippe Hersant, qui possĂšde alors ses locaux ardennais rue de Mantoue. En mars 1992, L’Est RĂ©publicain cĂšde au groupe Hersant le quotidien ardennais. Les deux titres coexistent, avec leurs lecteurs respectifs, tout en uni ant leur contenu rĂ©dactionnel.

Enraciné dans la culture ardennaise

En 1995, l’historien GĂ©rald Dardart rĂ©alisait, Ă  la bibliothĂšque de Sedan, une exposition sur « La presse ardennaise de la RĂ©volution Ă  nos jours : un combat pour une identitĂ©. » Un livret Ă©tait rĂ©alisĂ© Ă  cette occasion, dans lequel Yanny Hureaux, Ă©crivain et auteur de La Beuquette, amoureux inconditionnel de ses chĂšres Ardennes, rappelait en prĂ©face : « comme les Ardennais sont des gens solidement enracinĂ©s dans leurs schistes, leur passĂ©, leurs principes, il est normal qu’ils conçoivent, en abondance, des livres, des journaux, des revues, des pĂ©riodiques (...) Comment imaginer des Ardennes sans Rimbaud ni DhĂŽtel, et sans L’Ardennais ? » Pour pĂ©renniser cette aventure humaine, le groupe belge Rossel prend le contrĂŽle de L’Union-L’Ardennais le 14 janvier 2013, insu ant une nouvelle dynamique et assurant son avenir au titre, avant de lui donner cette annĂ©e un Ă©lan supplĂ©menaire en le dotant d’un nouvel Ă©crin prĂšs de la gare.

La rotative de L’Ardennais vers 1950.
L’Ardennais dans les annĂ©es 50

Ă©couvrez la toute premiĂšre Une de L’Ardennais

Le 11 septembre 1944 naissait L’Ardennais. Un quotidien issu de la RĂ©sistance. Nous avons retrouvĂ© la premiĂšre Une du journal, trĂšs riche en informations.

Quel regard porteront, dans 80 ans, les journalistes sur les Unes d’aujourd’hui ? Vaste question. À la rĂ©daction, celle datĂ©e du lundi 11 septembre 1944 surprend par la forme et l’absence d’iconographie. On la regarde Ă©videmment avec les yeux de notre Ă©poque actuelle oĂč tout est centrĂ© sur l’image voire l’apparence. Personnellement, ce numĂ©ro m’inspire de l’émotion, de la tendresse et de la responsabilitĂ©. C’est une naissance : celle du quotidien L’Ardennais.

Vent de liberté

Sur le fond, cinq articles composent ce premier numĂ©ro. L’un sur le grand Pierre ViĂ©not, l’autre est une chronique des FFI, un troisiĂšme rend compte d’une commĂ©moration o cielle. Un article comme on pourrait encore en trouver aujourd’hui dans le journal. Le titre de Une, re et du papier principal, est fort et plein d’espoir. « À l’aube de la dĂ©livrance », lit-on en gras. Un vent de libertĂ© sou e dans les colonnes du journal. « L’ennemi n’est pas encore abattu », prĂ©vient-on tout en rappelant les sou rances spĂ©ci ques aux Ardennais, « toujours les premiers envahis et les derniers libĂ©rĂ©s ».

Naissance di cile

On y trouve Ă©galement quelques lignes sur la crĂ©ation, non sans di cultĂ©s du journal. « L’Ardennais voit le jour au moment oĂč la presse française, celle qui n’avait jamais capitulĂ©, retrouve sa libertĂ©. » Et de dĂ©tailler : « Nous manquons de tout. Un obus a crevĂ© la toiture de nos ateliers et endommagĂ© nos machines (
) Nous n’avons plus de tĂ©lĂ©phone. » Les fondateurs du journal se sont battus pour qu’il voit le jour. Nous sommes aujourd’hui dĂ©positaires de cet hĂ©ritage et avons un ADN Ă  prĂ©server. « L’Ardennais est un journal essentiellement ardennais », lit-on. Un message, presque un mantra, plus que jamais d’actualitĂ©.

Le premier numĂ©ro de L’Ardennais n’a pas Ă©tĂ© facile Ă  sortir. En cause, entre autres, un bombardement qui a touchĂ© l’imprimerie.

Création du réseau CCI
CrĂ©ation de l’Ardennais
Anniversaire de l’Ardennais

u cƓur de l’ancienne imprimerie de L’Ardennais Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres

Dans les souvenirs de Francis Colin, il y a du bruit, beaucoup de bruit. Et l’odeur aussi, celle de l’encre. Tous les jours, Francis se rendait au boulot, Ă  l’imprimerie de L’Ardennais, situĂ©e Cours Briand, avant qu’elle ne soit transfĂ©rĂ©e Ă  Reims en 1992. C’est dans un bĂątiment, derriĂšre le chĂąteau, au fond Ă  gauche, que le journal prenait vie. Aujourd’hui transformĂ©e en immeuble de logements, l’imprimerie Ă©tait sur deux Ă©tages. Au rez-de-chaussĂ©e, le service journal et au premier, sous les toits, le service commercial. Francis est un ancien typographe, il se souvient des locaux : « Il y avait plusieurs machines, sur 300 mĂštres carrĂ©s environ. Les pages passaient sur de gros cylindres », indique-t-il. Francis a connu le temps oĂč on mettait des lettres en plomb les unes Ă  cĂŽtĂ© des autres dans des caisses pour former les phrases : « Quand on travaillait au plomb, on rangeait les lettres dans les caisses de 18 heures Ă  19 heures. Ensuite, on allait dĂźner et on revenait jusqu’à 00 h – 1 h. On s’en allait une fois que le journal commençait Ă  s’imprimer. »

Serge Lucot, lui, commençait le travail un peu plus tard, aux alentours de 5 heures du matin. Il travaillait Ă  l’étage, au service commercial. « On imprimait des cartes de visite, des a ches. On s’occupait aussi de pĂ©riodiques qui Ă©taient imprimĂ©s Ă  Charleville », explique-t-il. Parmi ces pĂ©riodiques, il y avait l’Atout, un hebdomadaire gratuit de 32 pages, tirĂ© Ă  plus de 100 000 exemplaires.

« Le quai de L’Ardennais »

Serge Ă©tait « au pupitre ». Il Ă©tait responsable d’une Ă©quipe d’une quinzaine de per-

L’imprimerie, un bijou industriel qui tourne tous les jours

sonnes et surveillait que tout se passait bien au moment de l’impression. Ce qui lui a valu quelques frayeurs. Il se souvient de ce jour oĂč un employĂ© a raccordĂ© la cuve d’encre noire alors que le client avait demandĂ© du vert : « Je voyais le vert qui s’assombrissait de plus en plus », relate-t-il. Serge fait arrĂȘter toutes les machines en urgence. « On a Ă©tĂ© obligĂ© de tout recommencer, de relaver toutes les plaques et de remettre la bonne couleur. Ça nous a pris une heure et demie en plus, les collĂšgues nous en voulaient », se souvient-il en rigolant. Et dans cette chaĂźne minutieusement organisĂ©e, l’expĂ©dition des journaux Ă©tait aussi tout un Ă©vĂ©nement. Les camions qui venaient rĂ©cupĂ©rer les journaux arrivaient avenue Charles de Gaulle, puis devaient faire marche arriĂšre dans une impasse pour arriver Ă  l’arriĂšre de l’imprimerie. Une manƓuvre qui nĂ©cessitait de couper la circulation dans l’avenue. « On appelait ça le quai de l’Ardennais », indique Serge. Chez Serge, une plaque en aluminium telle qu’il les imprimait Ă  l’époque, trĂŽne dans la salle Ă  manger. Dessus, on peut lire « Vive la retraite ». Un cadeau de ses anciens collĂšgues et le souvenir du bon vieux temps pour le retraité : « Les couleurs, les formats, tous les jours c’était di Ă©rent. J’aimais beaucoup mon mĂ©tier. »

Elle est la vedette de L’union et en impose par ses dimensions : longue de 80 mĂštres, elle tourne Ă  75 000 exemplaires par heure, 362 jours par an. Elle ? C’est la rotative GOSS Uniliner S. qui en impose dans le bĂątiment de 8000 m2 spĂ©cialement construit pour l’abriter en 2008. Star du journal, sa puissance, sa beautĂ© font Ă  coup sĂ»r un e et boeuf. BichonnĂ©e, mise en route, nettoyĂ©e chaque jour par une Ă©quipe de prĂšs de 40 personnes, la rotative est le coeur qui bat au sein de l’imprimerie, une vĂ©ritable ruche parfaitement rĂŽdĂ©e qui fait naĂźtre chaque jour les 100 000 exemplaires des journaux de Rossel Est mĂ©dias (L’union, L’Ardennais, L’Est Ă©clair, LibĂ©ration champagne et d’autres titres du groupe Rossel). C’est un ballet parfaitement orchestrĂ© et minutĂ©, qui opĂšre chaque nuit un travail minutieux et une course contre la montre 362 jours par an pour que les services des expĂ©ditions prennent le relais avant le dĂ©part des journaux pour leurs points de vente ou chez nos abonnĂ©s. Des Ă©volutions, l’imprimerie en a connu depuis 80 ans (lire ci-dessous) pour passer de la typographie Ă  l’o set. « Cette transition vise Ă  moderniser nos mĂ©thodes tout en optimisant la qualitĂ© et la rapiditĂ© de nos productions », explique William Carducci, directeur adjoint du centre d’impression. « L’o set prĂ©sente plusieurs avantages par rapport Ă  la typographie traditionnelle. En premier lieu, cette mĂ©thode permet une reproduction plus prĂ©cise des images et des textes, avec une qualitĂ© constante sur de grands tirages. De plus, elle o re une meilleure gestion des couleurs et une plus grande souplesse en termes de supports d’impression. Ce changement nous permettra Ă©galement de rĂ©duire les coĂ»ts de production, tout en maintenant un haut niveau de qualitĂ© pour nos clients » La rotative en chi res E ectifs quotidiens : 7 personnes par nuit Ă  la rotative, 3 Ă  l’expĂ©dition, 2 Ă  la maintenance.

Production 7 jours/7 et 362 jours par an (sauf 24 dĂ©cembre, 31 dĂ©cembre et 30/04 veille du 1er mai) 100 000 exemplaires en couleur par jour / 50 000 exemplaires de nos hebdomadaires et journaux gratuits / 11 Ă©ditions / 4 500 tonnes / an de papier recyclĂ© / 1 bobine papier = 1 300 kg / 11 tonnes de papier par nuit en moyenne / 80 tonnes d’encres par an / 290 000 plaques en alu soit 73 000 m2 par an

Les rotatives seront ouvertes au public et se visiteront le vendredi 4 octobre dans le cadre de l’opĂ©ration Visite ma boĂźte initiĂ©e par le groupe Rossel Est MĂ©dias. Visite sur inscription en ashant le QR Code

â–Č A l’origine , la rotative de L’Ardennais Ă©tait installĂ©e au fond de la cour, cours Briand.

grandes dates es

Mars 1992

Le groupe Hersant rachĂšte L’Ardennais Ă  L’Est rĂ©publicain.

11 septembre 1944

Naissance du quotidien L’Ardennais. Le journal est installĂ© dans les locaux du « Petit Ardennais », cours Briand Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres.

1993

Lancement de la Beuquette de Yanny Hureaux

14 janvier 2013

Le groupe belge Rossel rachĂšte L’union qui est intĂ©grĂ©e dans le groupe Rossel Est MĂ©dias, avec L’Ardennais et L’Est-Ă©clair. Une politique de modernisation et de diversi cation est engagĂ©e pour rĂ©pondre aux nouvelles attentes tant sur le papier que sur les supports numĂ©riques.

20 février 2022

Lancement de la TV digitale sur le site de l’Ardennais

Septembre 2022

Lancement #tanews, univers Ă©ditorial dĂ©diĂ© aux centres d’intĂ©rĂȘts des jeunes, leurs prĂ©occupations et envies.

27 Février 2021

Christian Lantenois, reporter photographe Ă  L’union et L’Ardennais, est violement agressĂ© au cour d’un reportage Ă  Reims.

Printemps 2022

L’Ardennais se mobilise pour reboiser la forĂȘt locale touchĂ©e par une maladie appelĂ©e le scolyte. La vente d’un numĂ©ro spĂ©cial permet de replanter plus de 10 000 arbres.

17 juillet 2024

L’Ardennais quitte le Cours Briand et installe son nouveau siùge à la gare de Charleville.

1 zone de di usion & 1 édition

Les Ardennes

32 salariés

15 000 exemplaires / jour

1

site internet

30 journalistes 2024

75 000 visites uniques / jour

1 TV digitale

lardennais.fr et 1 application

Deux ans déjà !

’Ardennais est le premier mĂ©dia dans sa ville et son dĂ©partement, et il

Entretien

Bernard Marchant

Président du Groupe Rossel

PrĂ©sident du groupe belge Rossel, Bernard Marchant estime que L’Ardennais a bien Ă©voluĂ© depuis son rachat en 2013. Mais il doit encore s’adapter pour attirer de nouveaux lecteurs.

L’Ardennais fĂȘte ses 80 ans. Comment ce titre, que votre groupe belge a rachetĂ© en 2013 au groupe français Hersant, se porte-t-il ?

Un travail de fond a Ă©tĂ© menĂ© et l’entreprise a Ă©voluĂ©, de façon dynamique et positive, dans un contexte social apaisĂ© et volontariste.

Aujourd’hui, le titre se trouve en bonne position pour assurer sa transformation pour le futur. L’Ardennais est plutĂŽt bien positionnĂ© par rapport aux autres titres, Ă  l’extĂ©rieur et Ă  l’intĂ©rieur du groupe.

Quels sont ses points forts et ses points faibles ?

Ses points forts sont son ancrage local et la qualitĂ© de ses contenus, ainsi que la relation de con ance avec le lectorat qui est extrĂȘmement importante. Il y a aussi, grĂące Ă  l’environnement de travail mis en place, une bonne transversalitĂ©, ce qui est fondamental. Les Ă©quipes Ă©ditoriales, marketing, de la rĂ©gie publicitaire et du back-o ce travaillent bien ensemble. Il faut maintenant accĂ©lĂ©rer les e orts sur le digital. Car il est extrĂȘmement important d’aller chercher un lectorat plus jeune et de rajeunir la relation au lecteur. On sait qu’il faut miser sur la multidi usion : journal papier, liseuse, site


L’Ardennais Ă©tait-il trĂšs en retard au niveau digital par rapport Ă  vos autres titres ?

Disons que les marchĂ©s ne sont pas au mĂȘme niveau de maturitĂ©. Il est vrai que plus on se trouve au nord de l’Europe et plus les marchĂ©s sont numĂ©risĂ©s. Si L’Ardennais n’était pas en avance dans ce domaine, un e ort a Ă©tĂ© fait tant au niveau Ă©ditorial qu’au niveau de la rĂ©gie publicitaire. Aujourd’hui, il y a une accĂ©lĂ©ration de cette numĂ©risation et c’est une bonne chose. Il faut rattraper le retard tout en gardant le bon Ă©quilibre.

L’Ardennais est le premier mĂ©dia dans sa ville et son dĂ©partement, et il doit le rester dans des plateformes multimĂ©dias.

Il y a un e ort à faire sur la vidéo, en trouvant le bon modÚle. Les journalistes de presse ne doivent pas devenir des journalistes audiovisuels mais la vidéo doit enrichir leur capacité à raconter de belles histoires.

Quelle est la recette pour qu’un titre de presse comme L’Ardennais continue de se vendre ?

Et quel modĂšle Ă©conomique prĂ©conisez-vous pour qu’il reste rentable ?

Le monde change plus vite qu’avant et le citoyen a parfois du mal Ă  s’y adapter. Avec le phĂ©nomĂšne de surcommunication, les gens ont des difcultĂ©s Ă  apprĂ©hender de façon apaisante ce qui se passe dans le monde, surtout s’ils s’informent par les rĂ©seaux sociaux. Notre travail est d’apporter des ltres grĂące au prisme journalistique, en expliquant, analysant
 Pour mener cette mission tout en restant rentable, il faut construire un Ă©cosystĂšme. Mais dans ce domaine, il n’y a malheureusement pas de rĂšgle. On doit tracer notre route en Ă©tant si possible aidĂ©s par les rĂ©gulateurs. Car notre Ă©cosystĂšme ne doit pas ĂȘtre mis Ă  mal par des outils d’intelligence arti cielle qui pilleraient nos contenus sans que l’on soit rĂ©munĂ©rĂ©.

Une entreprise comme la nĂŽtre doit ĂȘtre agile et performante tout en vĂ©ri ant que les rĂšgles du jeu soient respectĂ©es par les di Ă©rents acteurs. Si beaucoup d’informations sont gratuites sur Internet, la majoritĂ© des articles digitaux sont payants.

Comment donner envie aux gens de payer ?

Autrefois, les fausses informations circulaient dans les cafĂ©s, aujourd’hui cela se passe sur les rĂ©seaux sociaux. Si l’on veut que les gens paient pour nous lire, ce qui est indispensable, nous devons construire de bons contenus, utiles aux lecteurs. Ces derniers doivent avoir conscience de la valeur ajoutĂ©e.

Il faut d’ailleurs bien rĂ© Ă©chir Ă  la façon dont on vend un journal car les gens font la comparaison avec leur abonnement Net ix ou Spotify. Les trois critĂšres les plus importants pour les Ă©quipes sont la compĂ©tence, la passion et la curiositĂ©. Et pour que les gens entrent dans le magasin, notre vitrine doit ĂȘtre attractive.

De nombreux journalistes et lecteurs ont peur de l’intelligence arti cielle et redoutent un nivellement par le bas. Quelle est votre position ?

Il n’y a aucune raison d’avoir peur si, plutĂŽt que de subir l’intelligence articielle, on l’utilise de façon intelligente. Car si on ne le fait pas, d’autres l’utiliseront mieux que nous et on risque alors de perdre la bataille. Quand on regarde en arriĂšre, on aurait pu avoir peur d’énormĂ©ment de choses. Mais l’ĂȘtre humain a su s’adapter. Les nouveaux dĂ© s permettent d’avancer.

u papier au numérique

Il y a 80 ans, sortait le premier numĂ©ro de L’Ardennais. Votre titre de presse est devenu un mĂ©dia rĂ©gional accessible sur tous les supports et toutes les plateformes.

Avant, c’était presque trop facile de sortir un journal 7 jours sur 7, 362 jours par an si l’on exclut les trois jours de non-parution. Facile, tout est relatif bien sĂ»r. Fabriquer un journal de 54 pages en moyenne, c’est rĂ©inventer chaque jour un nouveau produit qui n’existe pas le matin mĂȘme, qui sera disponible dans vos liseuses numĂ©riques aux alentours de minuit et dans vos boĂźtes aux lettres au petit matin. Nous avons l’habitude de dire qu’un journal, c’est un petit miracle quotidien, d’autant plus que L’union se dĂ©cline en 7 Ă©ditions locales, car notre ADN, c’est l’information de proximitĂ©, celle que nous sommes les seuls Ă  pouvoir vous dĂ©livrer. Mais aujourd’hui, on n’attend plus forcĂ©ment la sortie du journal papier pour s’informer. Pour nous, ce qui est essentiel, c’est de vous dĂ©livrer une information de qualitĂ© en Ă©tant prĂ©sent lĂ  oĂč vous vous trouvez. Vous ĂȘtes un amoureux du papier, nous aussi. Vous prĂ©fĂ©rez lire le journal en feuilletant notre liseuse numĂ©rique, nous avons optimisĂ© la lecture en mode zen. Les plus dĂšles ne sortent jamais sans leur application chargĂ©e sur leur tĂ©lĂ©phone pour ĂȘtre alertĂ© (ou non) en temps rĂ©el, dĂ©couvrir les articles sĂ©lectionnĂ©s par la rĂ©daction, paramĂ©trer leurs prĂ©fĂ©rences ou enregistrer un article Ă  lire plus tard
En fonction du moment de la journĂ©e, vous nous consultez sur votre ordinateur, mais surtout sur votre smartphone comme 85 % de nos lecteurs numĂ©riques. LĂ  encore, nous nous adaptons Ă  vos habitudes de lecture. Plus de 220 000 personnes nous lisent chaque jour sur internet.

Vidéo et innovation

L’information se dĂ©cline aussi sous tous les formats et sur toutes les plateformes dans un souci d’accessibilitĂ© et d’inclusion. Nous avons rĂ©alisĂ© un gros travail ces derniĂšres annĂ©es pour proposer une vaste o re vidĂ©o que vous pouvez retrouver au cƓur de nos articles, sur notre plateforme innovante de vidĂ©os verticales vĂ©riĂ©es, VVV, ou en suivant nos lives qui vous emmĂšnent au cƓur des Ă©vĂ©nements. Et puis, il y a les rĂ©seaux sociaux. À chacun ses codes, ses habitudes. Nous vous apportons une information de qualitĂ©, vĂ©ri Ă©e, sourcĂ©e sur Instagram, LinkedIn, Facebook ou encore X, ex-Twitter. Vous ĂȘtes plus de 300 000 Ă  nous suivre sur nos di Ă©rents rĂ©seaux. À l’heure des fake news et des IA gĂ©nĂ©ratives, disposer d’une information certiĂ©e et vĂ©ri Ă©e est absolument primordial. Nous fĂȘtons nos 80 ans cette annĂ©e mais, sans vous, sans votre con ance et votre dĂ©litĂ©, rien ne serait possible. Alors continuons Ă  inventer ensemble un mĂ©dia que nous aimons et qui nous ressemble.

S’il y a une chose qui a rĂ©volutionnĂ© la presse Ă©crite ces derniĂšres annĂ©es, c’est bien la vidĂ©o. Aujourd’hui, les habitudes de lecture sur le web ont changĂ©, un article Ă©crit ne se conçoit plus sans vidĂ©o. VoilĂ  pourquoi L’union-L’Ardennais s’est dotĂ© d’un pĂŽle audiovisuel, dont AurĂ©lie Beaussart et Antonin Lhuillier sont les visages. La consommation de vidĂ©os sur Internet, elle-mĂȘme, a Ă©voluĂ© en trois ans. « Les besoins ont changĂ©, explique AurĂ©lie. Les gens regardent aujourd’hui les vidĂ©os sur leur tĂ©lĂ©phone, donc en format vertical, et sans son dans 80 % des cas. De plus, la consommation de vidĂ©os se fait en mode picoratif. Ils veulent donc des vidĂ©os textĂ©es, courtes, avec des informations de qualitĂ©, vĂ©riïŹĂ©es. » Antonin est tout aussi enthousiaste : « On passe tous nos journĂ©es sur le tĂ©lĂ©phone, pour lire nos mails, aller sur les rĂ©seaux sociaux, s’informer. On scrolle tout le temps. L’idĂ©e qu’un mĂ©dia se mette au diapason des habitudes nouvelles est gĂ©niale. » AïŹn de rĂ©pondre Ă  cette demande, nous avons ainsi lancĂ© le 25 juin 2024, sur son site mobile, une nouvelle o re vidĂ©o baptisĂ©e VVV, pour vidĂ©o verticale vĂ©riïŹĂ©e. Il s’agit d’un kiosque vidĂ©o permettant aux internautes de s’informer au quotidien dans ce format. Une premiĂšre dans la presse rĂ©gionale française. Ces nouveaux formats vidĂ©o font Ă©voluer la maniĂšre de travailler de nos journalistes. « Il nous faut synthĂ©tiser les sujets et reportages en quelques mots, sur une durĂ©e infĂ©rieure Ă  une minute trente », explique AurĂ©lie. « Ça nous oblige aussi Ă  ĂȘtre trĂšs rĂ©actifs, ajoute Antonin. En un quart d’heure, le sujet vidĂ©o est sur VVV. »

L’Ardennais sur tous les rĂ©seaux sociaux

Lire L’Ardennais partout, c’est possible. GrĂące Ă  notre site internet, mais aussi sur les rĂ©seaux sociaux. Aujourd ion de L’Ardennais anime une page Facebook qui compte prĂšs de 55 000 abonnĂ©s. Des Ardennais d’ici et du bout du monde qui forment une communautĂ© trĂšs attachĂ©e Ă  son territoire.

Sur les autres rĂ©seaux sociaux, L’Ardennais et L’Union faisaient jusqu’à prĂ©sent compte commun. En cette rentrĂ©e, nous avons souhaitĂ© dissocier nos deux journaux. Votre journal est donc prĂ©sent sous son nom propre @lardennais_ (sans oublier le tiret) sur X(ex-Twitter), Instagram et sur TikTok. Vous y trouverez notamment de nombreuses vidĂ©os.

Nous animons aussi une communauté sur LinkedIn.

Vous l’avez compris : nous souhaitons ĂȘtre prĂ©sents partout oĂč nous pourrons promouvoir nos belles Ardennes !

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u comptoir avec l’Ardennais : « C’est

mon quart d’heure peinard »

Quelle que soit l’heure de la journĂ©e, au cafĂ© du matin ou Ă  l’apĂ©ro du soir, le journal est un incontournable de la vie d’un bistrot. Exemple dans un troquet bien connu Ă  Rethel.

«  Mes parents Ă©taient abonnĂ©s, j’ai grandi avec le journal. Aujourd’hui, en gĂ©rant un bar, c’est quasiment obligatoire de l’avoir. » Eric Girondelot, emblĂ©matique patron du Macallan’s Tavern Ă  Rethel, n’en dĂ©mord pas. Chaque matin, il lui faut son canard. « C’est mon quart d’heure peinard, sur ma terrasse, avec un cafĂ©. On apprend des trucs locaux qu’on ne savait pas et dans le RethĂ©lois, les sujets politiques ne manquent pas », sourit le taulier, Ă©voquant sans le dire, aussi bien le brutal changement de prĂ©sidence Ă  la communautĂ© de communes sud-ardennaise que le scrutin des lĂ©gislatives localement trĂšs chahutĂ©.

Lire le journal au comptoir, ça ouvre des débats intéressants. Les habitués aiment bien ça

Eric Girondelot, patron du Macallan’s

Et tout ça, c’est le journal qui le raconte, traçant au quotidien la chronique de tout un territoire, comme une saga qui fait causer. À l’Union, il prĂ©fĂšre mĂȘme L’Ardennais « car on est dans les Ardennes, dit-il Ăšrement. Je lis Ă  peu prĂšs tout, et pas que Rethel d’ailleurs. Tout sauf les morts. J’ai trop peur de me voir dedans. » Et ses clients aussi, lisent le journal. « Ils aiment bien, ça ouvre des dĂ©bats sympas, que ce soit sur ce qui s’est passĂ© hier ou sur ce qui va venir ce week-end. »

Au comptoir, complice, on commente Ce vendredi soir justement, lecteurs accoudĂ©s au comptoir, les discussions vont bon train. Le propos ? Tenter d’en savoir plus sur ce TikTokeur originaire du RethĂ©lois, emprisonnĂ© pour violences dĂ©but aoĂ»t, qui a dĂ©frayĂ© la chronique en publiant depuis sa prison des vidĂ©os prĂ©tendument tournĂ©es sur place. Bref, chacun y va de son anecdote ultra-locale sur un sujet qui a rapidement pris, notamment grĂące aux publications du journal L’Ardennais, une ampleur nationale. En n, Ă  chacun sa bonne raison de tourner les pages. L’une des serveuses du Mac, qui n’en perd pas une miette, embraye. « Chez moi aussi, quand j’étais gamine, on lisait le journal. C’est la premiĂšre chose que mon pĂšre me demandait d’aller chercher le matin. Moi, je faisais les mots croisĂ©s et je regardais l’horoscope. » Depuis, rien n’a vraiment changĂ©.

L’Ardennais, une histoire de famille chez les Gallot

Chez Pascale Gallot, L’Ardennais fait partie du dĂ©cor depuis l’enfance. « Il traĂźnait toujours sur la table de la cuisine », se rappelle l’habitante de Donchery. C’est son pĂšre qui allait le chercher le matin Ă  la boĂźte aux lettres, « il commençait Ă  le lire au rĂ©veil, il continuait pendant sa pause de midi puis il reprenait le soir en rentrant du travail », raconte Pascale, aujourd’hui la cinquantaine. Et aujourd’hui, le journal traĂźne toujours sur la table de la cuisine : « J’adore le journal papier, c’est comme un roman- euve, je suis emmenĂ©e par le mouvement du papier », dĂ©crit Pascale en tournant les pages de L’Ardennais du jour. Il n’est pas rare pour Pascale de dĂ©couper les pages quand un article l’interpelle, pour garder le souvenir d’une personne qu’elle connaĂźt ou d’un Ă©vĂ©nement, « ça permet de se souvenir des petits dĂ©tails qu’on aurait pu oublier. Et puis je suis contente de tomber dessus au hasard quand je fais le tri dans les armoires », raconte-t-elle, avant d’ajouter : « Dans mon porte-monnaie, je garde toujours la photo de mon mariage qui est parue dans le journal.»

J’adore le journal papier, c’est comme un roman-fleuve, je suis emmenĂ©e par le mouvement du papier

Pascale Gallot, Lectrice de L’Ardennais

À cĂŽtĂ©, accoudĂ©e Ă  la table de la cuisine, Jeannine Gallot Ă©coute sa lle. En entendant parler du journal, les souvenirs remontent. Dans son bar qu’elle tenait Ă  Vivier-auCourt avec son mari, « L’Ardennais faisait le tour du bar », se rappelle l’octogĂ©naire. Et ce sont les pages sports qui avaient le plus de succĂšs chez les clients de Jeannine : « Ils lisaient les comptes-rendus des matchs de football des Ă©quipes du coin. Ils dĂ©battaient sur l’arbitre, s’il avait bien fait de donner un carton, c’était la 3e mi-temps. »

Un journal aux plusieurs vies

Et pas question pour Pascale et Jeannine de jeter le journal quand elles ont ni de le lire. Dans sa cuisine, Jeanine stocke deux sacs remplis d’anciens numĂ©ros. « Ils servent Ă  allumer le poĂȘle Ă  bois ou Ă  mettre en dessous de la litiĂšre du chat », indiquent les deux femmes.

DĂ©jĂ  dans le temps, le recyclage du journal Ă©tait quelque chose d’ancrĂ© dans la famille : « Mes parents pliaient le journal, et faisaient un trou pour faire passer une celle. Ils l’accrochaient dans la cabane dans le jardin pour servir de papier toilette », raconte Jeannine. Des façons plus ou moins atypiques de donner une deuxiĂšme vie au journal.

Eric Girondelot, gĂ©rant du Macallan’s Tavern Ă  Rethel, comme nombre de ses clients habituĂ©s, est un inconditionnel du journal. - Photo .O.G..
Jeannine Gallot est abonnĂ©e Ă  L’Ardennais depuis les annĂ©es 60. Photo : Karen kubena

LE MOIS DE LA BIOÉCONOMIE

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eur vie a changĂ© grĂące Ă  L’Ardennais

Ils ont trouvé un emploi, fait connaßtre leur entreprise ou alerté sur la précarité de leur situation. La vie de ces trois Ardennais a un lien étroit avec notre journal.

François Béguin

a trouvé un travail... et une épouse !

En octobre 1961, la vie de François BĂ©guin, alors ĂągĂ© de 16 ans, bascule grĂące Ă  une petite annonce parue dans L’Ardennais. Le jeune homme de Bogny-sur-Meuse qui se destinait Ă  entamer une formation de clerc de notaire se retrouve, par les alĂ©as de la vie, du jour au lendemain, sans perspective de formation ou d’emploi.

Il ne souhaite qu’une chose : Ă©chapper Ă  l’usine. Son salut viendra d’une petite annonce qu’il remarque dans le quotidien L’Ardennais : le bar restaurant Chez Antoine, situĂ© prĂšs du théùtre Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, oĂč se trouve aujourd’hui le bijoutier Moglia, cherche un barman.

Sans expĂ©rience dans ce domaine, il se prĂ©sente le vendredi suivant. « J’étais tout mince, je n’avais pas d’expĂ©rience mais ils m’ont quand mĂȘme donnĂ© ma chance. J’ai commencĂ© le lundi suivant. Je prenais le train Ă  Bogny avec mon cousin le matin et le soir », raconte l’homme avec grande prĂ©cision, comme si tout cela s’était dĂ©roulĂ© la veille.

C’est ainsi que sa carriĂšre professionnelle a commencĂ©. Il restera dans cet Ă©tablissement jusqu’en 1978, l’annĂ©e oĂč il a repris le bar le Vert d’eau. C’est aussi grĂące Ă  ce premier emploi que François BĂ©guin a rencontrĂ© son Ă©pouse. Au retour de son service militaire, lorsqu’il reprend son emploi chez Antoine, il se met en couple puis Ă©pouse la lle de ses patrons.

Alexia Bader :

un coup de pouce pour son entreprise

Alexia Bader a fait connaĂźtre son entreprise de toilettage Ă  domicile grĂące Ă  un article paru dans l’Ardennais en aoĂ»t 2023.

Alexia Bader est arrivĂ©e dans les Ardennes pour suivre son conjoint qui souhaitait se rapprocher de sa sƓur. Cette grande amoureuse des animaux, originaire d’Alsace, dĂ©cide de lancer son entreprise de toiletteuse pour animaux de compagnie dans la commune oĂč elle a emmĂ©nagĂ© Ă  Bourg-FidĂšle, dans le nord du dĂ©partement. « Je ne connaissais personne en arrivant ici », con e la jeune femme. Pour se faire connaĂźtre, elle contacte alors par l’intermĂ©diaire de sa voisine, la correspondante de sa commune qui Ă©crira l’article qui est paru dans L’Ardennais le 1er aoĂ»t 2023. « J’ai tout de suite vu un e et. J’ai eu plus de demandes de renseignements. Ensuite, le bouche-Ă -oreille a fait le reste. En un an, j’ai eu une belle progression. J’ai plus de 200 clients », con e la jeune femme qui se dĂ©marque en proposant ses prestations Ă  domicile.

« Je me plais bien dans les Ardennes, mĂȘme si c’est plus calme qu’en Alsace. Mais ici, j’ai pu lancer mon entreprise. Ça aurait Ă©tĂ© impossible en Alsace, il y en a dĂ©jĂ  beaucoup. »

La jeune femme a appris Ă  connaĂźtre les Ardennes depuis un an. GrĂące aux visites Ă  domicile qu’elle fait chez ses clients, elle a appris beaucoup sur le dĂ©partement et ses habitants.

« Les gens sont trĂšs sympas », se rĂ©jouit la jeune femme qui continue de suivre l’actualitĂ© de son dĂ©partement grĂące aux rĂ©seaux sociaux de L’Ardennais.

Jean

Delaitre :

un appel à l’aide entendu dans la France entiùre

En mars 2024, la France dĂ©couvre la situation trĂšs prĂ©caire de Jean Delaitre, agriculteur Ă  Rocquigny, grĂące Ă  un article paru dans L’Ardennais. L’homme de 68 ans ne touche aucun revenu et vit dans des conditions trĂšs prĂ©caires. Ce premier article, c’est Jean Delaitre, lui-mĂȘme qui l’a souhaitĂ©. La MSA lui rĂ©clame la somme de 145 000€, qui correspond Ă  plusieurs annĂ©es de cotisations non rĂ©glĂ©es et majorĂ©es. « À ce moment-lĂ , je ne dormais pas beaucoup la nuit alors j’ai Ă©crit un texte, et je suis allĂ© voir la correspondante de la commune. Quand l’article est paru, sur le coup, je me suis dit que j’ai peut-ĂȘtre Ă©tĂ© un peu loin. Ça a fait un cinĂ©ma pas possible et ça a fait le tour de France. »

À la suite de cet article, une grande chaĂźne de solidaritĂ© se met en place. Des personnes lui apportent une tĂ©lĂ©vision, une machine Ă  laver et une cagnotte est ouverte. Une cagnotte qui a atteint la somme de 48 332€ le 29 juillet 2024. Une somme qui n’ira pas dans sa poche mais qui pourra Ă©ponger une partie de sa dette Ă  la MSA.

« J’ai reçu de l’aide aussi de la coordination rurale, notamment pour la partie administrative » qui n’est pas vraiment le point fort de l’agriculteur. « Tout n’est pas rĂ©glĂ© mais maintenant je touche une petite retraite de 220 euros par mois », fait-il remarquer. « J’étais seul. GrĂące Ă  l’article, j’ai rencontrĂ© du monde, je me suis fait de nouveaux amis et ça va dĂ©jĂ  mieux, mĂȘme si tout n’est pas encore rĂ©glĂ©. »

Jean Delaitre a contactĂ© L’Ardennais pour faire connaĂźtre sa situation trĂšs prĂ©caire en 2024.
François BĂ©guin a trouvĂ© son premier emploi de barman grĂące Ă  une petite annonce dans l’Ardennais en 1961.

ollaborateurs et partenaires, ils parlent du journal le cƓur ouvert

Partenaires, prĂ©cieuses sources d’information, anciens collĂšgues ou mĂȘmes amis, ils sont plusieurs Ă  nous aider Ă  faire vivre le journal. Pour ses 80 ans, L’Ardennais leur donne la parole.

Dominique

l’Association des anciens combattants se considĂšre « passeur de mĂ©moire ».

Dominique Valentin a lui aussi beaucoup contribuĂ© au journal. En tant qu’ancien correspondant sportif bien sĂ»r mais aussi, depuis 6 ans, en tant que prĂ©sident des anciens combattants. « Le journal nous facilite nos missions, nous sommes une association patriotique et en accord avec la municipalitĂ© nous demandons la pose de plaques et le journal participe Ă  nos actions », explique-t-il. Il le lit le journal depuis 50 ans maintenant. Quand il Ă©tait jeune c’était les pages sport qui l’intĂ©ressaient mais aujourd’hui, « en tant que prĂ©sident des anciens combattants je dois lire la rubrique nĂ©crologique », prĂ©cise-t-il.

Il n’y a pas que les journalistes qui font le journal. Le service publicitĂ© remplit aussi les pages et maintient des relations saines avec nos partenaires. Laurence GĂ©rard, prĂ©sidente des transports RĂ©mi collabore avec le journal depuis plus de 5 ans. « C’est ValĂ©rie qui est notre interlocutrice Ă  la rĂ©gie publicitaire. C’est devenu quasiment une amie. Elle suit nos publications, nos frĂ©quences. Je lui fais con ance »

Laurence Gérard, présidente des transports Rémi collabore avec la régie publicitaire depuis prÚs de 5 ans..

Olivier Laurant, entrepreneur et ancien prĂ©sident du CSSA de Sedan est une source prĂ©cieuse. « Je suis abonnĂ© au journal, vos collĂšgues m’appelaient quand ils avaient besoin d’une information ou qu’ils avaient un creux. Je m’entends trĂšs bien avec le journal ». « Le point de dĂ©part de cette relation c’est que je suis amoureux de mon territoire, je suis nĂ© rue Gambetta Ă  Sedan au centre de Sedan et dĂšs que je peux aider les personnes pour le valoriser je le fais ».

« En lisant L’Ardennais on est vraiment ardennais »

« L’Ardennais c’est comme une communion, tous les jours c’est un petit morceau de notre identitĂ©, con e Boris Ravignon, maire de Charleville-MĂ©ziĂšres, en lisant L’Ardennais on est vraiment ardennais ». L’élu revient sur la collaboration avec le journal. « Le top c’est quand on rĂ©ussit Ă  travailler avec vous pour une dĂ©cision, faire des vidĂ©os de pĂ©dagogie ».

Transformez vos espaces avec style !

Valentin, président de
Olivier Laurant touche Ă  tout, il est une source prĂ©cieuse d’information.

L’Ardennais fĂȘte ses 80 ans et certains nous suivent depuis nos dĂ©buts. Ils sont abonnĂ©s depuis 40 ans, 60 ans voire 70 ans. Nous sommes partis Ă  leur rencontre pour dĂ©couvrir leur lien avec notre quotidien.

Nos abonnĂ©s ne ratent pas une parution depuis de nombreuses annĂ©es. Un point commun les unit : la soif d’information. Alain connaĂźt le journal depuis petit mais c’est aprĂšs son mariage en 1978 qu’il s’abonne : « ça fait 40 ans que je suis abonnĂ©. Je connais le journal depuis bien avant car mes parents le lisaient aussi, ils le recevaient Ă  la maison. »

« Je lis tout »

« Quand j’étais gamin on n’avait pas le droit de le lire. Mais aujourd’hui je le lis de la premiĂšre Ă  la derniĂšre page. MĂȘme les jeux, je les fais tous, l’horoscope, les recettes, je lis tout », ajoute-t-il.

Pour Henri et son Ă©pouse aussi, impossible de sauter une page. Ils lisent tout et tous les jours. « MĂȘme le dimanche ! Un ami nous l’amĂšne quand il va Ă  la boulangerie ».

Le couple va bientĂŽt fĂȘter sa 64e annĂ©e d’abonnement et quand on lui demande jusqu’à quand il compte lire le journal, la rĂ©ponse est Ă©vidente : « Jusqu’à la n de nos jours ! ».

Des souvenirs du quotidien.

« On a voulu s’abonner parce que chez mes beaux-parents, ils lisaient le journal Ă  deux. Un voisin le recevait chez lui et le soir, il l’emmenait Ă  mes beaux-parents. Mais moi je prĂ©fĂšre l’avoir dĂšs le matin », prĂ©cisent-ils. « Et puis, comme nous sommes dans un petit village, il n’y a pas de colporteur donc ça nous permet de voir le facteur »

Henri ne rate

aucune parution

depuis 64 ans.

Photo : Youssra Erraoui

« Avant pour le paiement, une dame passait nous voir chaque mois », expliquent Ladis et Michel, nos plus anciens lecteurs et abonnĂ©s. « Je lis le journal depuis que j’ai appris Ă  lire, ça fait 90 ans maintenant », con e Ăšrement Michel, 97 ans. Ses souvenirs liĂ©s Ă  ses lectures sont intacts. « Je me souviens de chaque Ă©tape du tour de France de 1936 », a rme-t-il avant de les citer une par une. Ce que prĂ©fĂšre Michel dans le journal c’est bien le sport et la politique « mais il lit tout, il ne faut pas l’embĂȘter quand il lit le journal. Quand les enfants venaient et que je lui demandais de m’aider il me disait non je suis occupĂ©. OccupĂ© Ă  lire le journal et il Ă©tait trĂšs sĂ©rieux », se souvient Ladis.

Le premier jour de l’abonnement « On lisait le journal mais on s’est abonnĂ©s parce qu’un jour une personne est venue devant notre boĂźte aux lettres et nous a expliquĂ© que ce serait plus avantageux et depuis, nous n’avons pas changé », explique Ladis. Micheline, 87 ans se souvient aussi parfaitement du jour oĂč elle a dĂ©cidĂ© de s’abonner. « J’avais mon ls de deux ans dans les bras, je suis sortie et un homme Ă  la porte nous a demandĂ© si on lisait le journal j’ai dit oui et on s’est abonnĂ©s. Aujourd’hui mon ls a 65 ans donc ça fait plus de 60 ans». FidĂšle lectrice du journal, Micheline a un faible pour la Beuquette dont elle garde une prĂ©cieuse coupure oĂč elle en est la vedette aprĂšs avoir Ă©crit une lettre Ă  Yanny. Lectrice mais aussi actrice du journal, elle a fait l’objet de plusieurs articles, dans des circonstances heureuses avec son club de marche de Carignan ou malheureuses avec la fermeture de l’usine de la Chiers. « Je continue de garder tous les articles ou les photos qui me plaisent ».

Alain ne saute aucune page.
Photo Nicolas Perrin

du 1 er

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sa naissance, L’Ardennais s’affiche sur des voitures, des objets, des supplĂ©ments et des livres

Toute entreprise doit mettre en avant sa marque avec des vĂ©hicules Ă  ses couleurs ou en multipliant les « goodies », les objets promotionnels. L’Ardennais n’a jamais Ă©tĂ© en reste.

Toute entreprise se doit de mettre en avant sa marque avec des vĂ©hicules Ă  ses couleurs. Cela s’appelle le covering et ça consiste Ă  appliquer un lm vinyle sur la carrosserie. Être visible passe aussi par les « goodies », autrement dit les objets promotionnels comme des porte-clĂ©s, les mugs, les t-shirts ou les stylos.

Dùs l’aprùs-guerre

L’Ardennais n’a jamais Ă©tĂ© en reste et dĂšs l’aprĂšs-guerre et ses premiĂšres annĂ©es, le journal a toujours a chĂ© sur ses vĂ©hicules son nom et ses couleurs. Le « quotidien rĂ©publicain d’information », pour marquer la rupture avec la presse collaborationniste de la Seconde guerre mondiale Ă©tait ainsi a chĂ© sur la Peugeot 203 fourgonnette qui sillonnait le dĂ©partement dans les annĂ©es 50, ou le camion Berliet GLA transformĂ© littĂ©ralement en char de carnaval Ă  nos couleurs, ou encore, plus tard, la Renault Estafette bleue des annĂ©es 60.

La palme revient indiscutablement Ă  l’annĂ©e 1966, lors de la 53e Ă©dition du Tour de France cycliste avec une superbe Alfa RomĂ©o 2600 six cylindres Spider aux couleurs du journal

Mais la palme revient indiscutablement Ă  l’annĂ©e 1966, lors de la 53e Ă©dition du Tour de France cycliste. Nos confrĂšres Emile Meyrial, journaliste sportif et le rĂ©dacteur en chef de L’Ardennais Jean Locot reconverti pour l’occasion en chau eur utilisaient en e et une superbe Alfa RomĂ©o 2600 six cylindres Spider pour accompagner l’épreuve le jour oĂč elle a fait Ă©tape Ă  Charleville. Du buvard Ă  la clef USB L’engouement que bon nombre d’Ardennais ont Ă  l’égard des objets racontant l’histoire du journal ne s’arrĂȘte pas Ă  la passion automobile. Il faut Ă©voquer la quantitĂ© assez impressionnante d’objets promotionnels tout au long des annĂ©es. L’Ardennais et L’union ayant Ă©tĂ© rivaux avant de s’allier, c’est Ă  qui proposait les plus attractifs. Il y a eu l’époque des buvards, des porte-clefs. Celle, dĂ©sormais rĂ©volue, des briquets et des cendriers. L’Ardennais a rĂ©alisĂ© des plaques publicitaires en tĂŽle lithographiĂ©e, des plaques Ă©maillĂ©es plus rares et beaucoup plus chĂšres aujourd’hui, d’autres en matiĂšre plastique pour indiquer les lieux de vente. Nous avons eu aussi les stylos,

LE

parapluies et t-shirts, jeux de cartes et mĂȘme des calculettes convertissant francs et euros et clef USB.

Lorsque Boris Vian Ă©tait imprimĂ© Ă  L’Ardennais

L’objet ultime a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© l’enseigne du cours Briand constituĂ©e de lettres en relief, Ă  l’origine, lumineuses. Et, bien sĂ»r, il y a les anciens numĂ©ros du journal et notamment le numĂ©ro 1 du 11 septembre 1944. Sans compter les nombreux hors-sĂ©ries consacrĂ©s notamment au club de foot de Sedan ou aux marionnettes ou encore le co ret spĂ©cial 50 ans de fac-similĂ©s des plus fameuses « Unes », datant de 1994 et intitulĂ© « 50 ans d’histoire ». En n, on ne peut oublier que dans les annĂ©es 60, l’imprimerie commerciale de L’Ardennais rĂ©alisait les bulletins «o ciels» du collĂšge de Pataphysique. C’est ainsi qu’elle Ă©dita une piĂšce de Boris Vian, «Le goĂ»ter des gĂ©nĂ©raux», illustrĂ© par SinĂ©. ImprimĂ© en 1962 en petite sĂ©rie, avec 32 exemplaires de tĂȘte, c’est une des piĂšces les plus rares, Ă  la cĂŽte trĂšs Ă©levĂ©e, parmi les objets de L’Ardennais.

SPÉCIALISTE DE TUBAGES TOUTES ÉNERGIES

POUR POÊLES À BOIS ET CHAUDIÈRES

Emile Meyrial, journaliste sportif (Ă  gauche) et le rĂ©dacteur en chef Jean Locot avec leur superbe Alfa RomĂ©o 2600 six cylindres Spider. - Photo L’Ardennais
Par Mirko Spasic

Yanny Hureaux :ïżœ

Le papa de la Beuquette, gardien de l’identitĂ© ardennaise, revient sur son histoire d’amour avec notre quotidien qu’il lit depuis aussi longtemps qu’il s’en souvienne.

Yanny Hureaux avait quatre ans au moment oĂč « son » canard est nĂ©. Si loin qu’il s’en souvienne, L’Ardennais est un prolongement de son Ăąme. Un jour d’étĂ© qui ressemblait Ă  l’hiver, il nous a reçus Ă  Gespunsart pour Ă©voquer ses souvenirs, lui le « papa » de la Beuquette, la rubrique qui l’a rendu cĂ©lĂšbre aux quatre coins des Ardennes.

« J’ai connu le chĂąteau du cours Briand, puis l’atelier, et vous voilĂ  maintenant dans de nouveaux locaux à la gare», amorce le Gespinois.

Yanny Hureaux avait quatre ans au moment oĂč « son » canard est nĂ©. Si loin qu’il s’en souvienne, L’Ardennais est un prolongement de son Ăąme. Un jour d’étĂ© qui ressemblait Ă  l’hiver, il nous a reçus Ă  Gespunsart pour Ă©voquer ses souvenirs, lui le « papa » de la Beuquette, la rubrique qui l’a rendu cĂ©lĂšbre aux quatre coins des Ardennes.

« J’ai connu le chĂąteau du cours Briand, puis l’atelier, et vous voilĂ  maintenant dans de nouveaux locaux à la gare», amorce le Gespinois.

Ce qu’il ressent Ă  l’évocation du titre issu de la RĂ©sistance, en 1944 ? « Sans jeu de mots, ça a appartenu Ă  mon quotidien. Ce mot est magique. C’était un compagnon, un incontournable. J’ai un lien presque charnel avec L’Ardennais», livre-t-il, choisissant chacun de ses mots, parlant tantĂŽt au passĂ©, parfois au prĂ©sent.

Le passĂ© pour Ă©voquer, dans les annĂ©es 50 et 60, le seul « informateur  » du dĂ©partement. Il rĂ©cuse d’ailleurs le mot « mĂ©dia ». Le passĂ© pour Ă©voquer aussi le Club Sportif Sedan Ardennes, qu’il a chevillĂ© au corps. Il se remĂ©more le bon temps d’un journal qui faisait corps avec les Rouge et Vert. « Le journal Ă©tait son premier supporter, parfois critique avec un joueur, mais toujours bienveillant », relĂšve le fan de ballon rond.

9000 épisodes de la Beuquette

En revanche, il Ă©voque au prĂ©sent la Beuquette, sa Beuquette. Il en a Ă©crit plus de 9000 en trente ans et quelques mois. « Son succĂšs, c’est son patriotisme ! », croit savoir celui qui est le seul Ă  pouvoir a ubler de surnoms les Ă©lus du territoire. En retour, ils lui Ă©crivent souvent, parfois pour se plaindre ou se justi er, presque jamais pour le houspiller. Car c’est aussi ça, Yanny Hureaux et sa Beuquette : un personnage et une rubrique qui traversent les gĂ©nĂ©rations, comme suspendus au-dessus du temps. Sa plume est le plus souvent respectĂ©e, et parfois crainte. Une chose est sĂ»re, l’Ardenne dans son ensemble y est attentive.

À sa façon, et parce qu’il vĂ©nĂšre son dĂ©partement, Yanny Hureaux demeure un des plus grands dĂ©fenseurs de l’identitĂ© locale. Un digne reprĂ©sentant du chauvinisme et du terroir ardennais. Yauque Nem !

J’ai un lien presque charnel avecL’ArdennaisÂ Â»ïżœ

U n livre de Yanny Hureaux, l’auteur de La Beuquette, est Ă©videmment un Ă©vĂ©nement pour tous les Ardennais. Didier Louis, l’auteur de l’ouvrage, ancien rĂ©dacteur en chef de L’Ardennais, partage avec lui une admiration sans faille pour leurs Ardennes natales.

Cette proximitĂ©, cette amitiĂ©, cette admiration rĂ©ciproques o rent au lecteur un formidable voyage auprĂšs d’Ardennais de toujours, dont le point commun est l’amour indĂ©fectible pour leur territoire.

On y rencontre, presque comme s’ils Ă©taient des familiers, ceux dont la notoriĂ©tĂ© a largement dĂ©passĂ© les frontiĂšres de l’Ardenne, de l’écrivain AndrĂ© DhĂŽtel aux peintres Jean-Paul Surin et Simon C., des rĂ©sistantes Eva ThomĂ© Ă  Marguerite Fontaine Ă  Louis Dugauguez l’emblĂ©matique entraĂźneur de ses chers Sedanais, de l’incontournable Arthur Rimbaud au poĂšte de Signy-l’Abbaye AndrĂ© Velter.

« On y trouve une quarantaine de chroniques sur des personnes qui ont marqué sa vie, explique Didier Louis à propos de son partenaire ; il les a tous rencontrés, sauf De Gaulle et Verlaine ! »

Les mĂ©moires de Yanny Hureaux, Ă©dition L’Ardennais, 19 euros.

Yanny chez lui Ă  Gespunsart. Photo : Karen Kubena

es reportages qui ont marqué nos

Arme Ă  la main

Au soir de Charlie Hebdo, les gros bras de la BRI sont intervenus à Charleville-MéziÚres. Le photographe

AurĂ©lien Laudy et le chef d’édition Thomas Delobelle ont essayĂ© de se fondre dans leur dispositif. RĂ©cit.

Cette matinĂ©e du 7 janvier 2015, jour du massacre chez Charlie Hebdo, toute la rĂ©daction de L’Ardennais accuse le coup. Localement, les choses s’accĂ©lĂšrent quand, vers 22h30, une colonne de vĂ©hicules stationne en bas de l’avenue De-Gaulle. À l’intĂ©rieur, des hommes en noir, casquĂ©s, encagoulĂ©s, lourdement armĂ©s. AurĂ©lien Laudy, photojournaliste, me rejoint. Quand le convoi se met en route, au culot, nous dĂ©cidons de lui coller au train.

La colonne s’immobilise dans un coin discret de la zone du val de Vence. Deux hommes de la voiture qui nous prĂ©cĂšde fondent sur nous armes Ă  la main. Pas de nĂ©gociation possible : « Vous dĂ©gagez ou je vous crĂšve les quatre pneus », nous jette Ă  la gure « Tof », le chef, alors que des points rouges bougent sur nos poitrines...

Nous prenons des photos mais impossible de leur parler

Nous décidons donc de nous garer au milieu des autres véhicules au pied des tours de la Ronde Couture car nous avons la conviction que dÚs que les policiers seront à découvert, les « choufs » (ceux qui surveillent le quartier pour les dealers) feront leur job en criant.

Banco ! Peu avant minuit, des cris résonnent entre les immeubles. Nous prenons des photos mais impossible de suivre les hommes de la BRI venus interpeller un suspect.

Les premiers policiers descendent de l’immeuble calmement. Il est minuit, nos tĂ©lĂ©phones sonnent, il nous faut au plus vite regagner la

Un accident de train spectaculaire

Par Jean-Godefroy Varoquaux et Mélanie Demarest

À Rumigny, un train transportant de l’acide phosphorique, lancĂ© sur des rails en pleine nuit, qui percute un yacht au passage Ă  niveau. C’est l’incroyable scĂ©nario de ce fait divers hors du commun.

C’est une scĂšne digne d’un lm hollywoodien ! Sur le scĂ©nario dĂ©jĂ . Un bateau Ă  plus d’un million d’euros, tractĂ© sur une remorque en pleine nuit au milieu de la pampa ardennaise. Le convoi se retrouve en mauvaise posture sur un passage Ă  niveau.

Un train transportant de l’acide phosphorique circule sur ladite voie ferrĂ©e et pulvĂ©rise le yacht.

Évidemment, la motrice et huit wagons dĂ©raillent. Le train dĂ©verse une partie du contenu de ses 11 wagons-citernes dans la nature.

En arrivant sur place, le 17 juin 2021, au lendemain de la catastrophe, on est sidĂ©rĂ©s. Bouche bĂ©e, comme sonnĂ©s par cette vision des wagons enchevĂȘtrĂ©s. Tout ce mĂ©tal tordu, pliĂ©, parfois dĂ©chirĂ© comme du vulgaire papier. Tous ces wagons Ă©ventrĂ©s, surĂ©levĂ©s ou encore dans des positions dignes d’un Ă©quilibriste surprennent. Un dĂ©cor de cinĂ©ma on vous dit.

Il faut plusieurs secondes Ă  nos deux cerveaux de journalistes pour mesurer l’ampleur de cet accident hors du commun qui a fait deux blessĂ©s et a nĂ©cessitĂ© d’importants moyens.

Ce qui surprend aussi, ce sont les pompiers qui interviennent sur place vĂȘtus comme des astronautes. Des combinaisons intĂ©grales laissant imaginer le pire concernant les produits chimiques transportĂ©s par le train. Pendant plusieurs semaines, les secours ont ƓuvrĂ© pour nettoyer la zone polluĂ©e et dĂ©gager les wagons accidentĂ©s. Nous avons suivi ce fait divers exceptionnel, un peu comme une sĂ©rie. L’épilogue Ă©tant le tribunal, l’a aire a Ă©tĂ© renvoyĂ©e au 9 dĂ©cembre prochain, pour dĂ©terminer les responsabilitĂ©s de chacun et les millions d’euros Ă  verser. Un lm mĂ©morable.

Les hommes forts de la BRI ont interpellé un suspect à Charleville. Photo Aurélien Laudy
Vers 3 heures du matin, un train percute un camion transportant un yacht. Photo : Karen Kubena

Implantation de Woinic

Fin des annĂ©es 1990, Didier Louis, alors directeur dĂ©partemental de l’Union-L’Ardennais a la conviction que Woinic doit sortir des ateliers d’Eric SlĂ©ziak. Il lance alors une grande consultation.

Au stade Albo de Sedan, sur le rond-point Mazagran, sur les crĂȘtes prĂ©ardennaises qui marquent l’entrĂ©e dans « les vraies Ardennes » et mĂȘme place Ducale
 Pendant plusieurs mois, Ă  la n des annĂ©es 1990, la rĂ©daction de votre quotidien a laissĂ© libre cours Ă  l’imagination des Ardennais. La question ? OĂč implanter Woinic, le plus grand sanglier du monde nĂ© dans les ateliers de forgeron d’Eric SlĂ©ziak Ă  Bogny-sur-Meuse. « Nous avions publiĂ© plusieurs articles sur ce qu’Eric SlĂ©ziak Ă©tait en train de rĂ©aliser, raconte Didier Louis ancien rĂ©dacteur en chef de L’Union-L’Ardennais qui Ă©tait Ă  l’époque directeur dĂ©partemental des Ardennes. Je trouvais que, au-delĂ  de sa rĂ©alisation extraordinaire, sa dĂ©marche n’était pas banale. »

La rĂ©daction de L’Ardennais consulte alors ses lecteurs. « On a eu de tout, se souvient Didier Louis. Cela a durĂ© des mois. On a nous-mĂȘme Ă©tĂ© surpris par le nombre de lettres que l’on recevait. Les Ardennais se sont vraiment emparĂ©s du dĂ©bat. Parce qu’à l’époque, il fallait nous Ă©crire, mettre un timbre et aller Ă  la Poste ! C’est dire s’ils se sont passionnĂ©s. »

Le monde politique a lu, attentivement, les lettres qui Ă©taient publiĂ©es dans le journal. Et c’est nalement en 2008, le 8 aoĂ»t prĂ©cisĂ©ment, que Woinic a trouvĂ© sa place sur l’unique aire de repos des Ardennes comme certains de nos lecteurs l’avaient imaginĂ©.

Christian Lantenois frĂŽle la mortïżœ

Le 27 fĂ©vrier 2021, notre confrĂšre photographe Ă©tait trĂšs violemment agressĂ© dans le cadre d’un reportage et passait quatre semaines dans le coma.

Un samedi aprĂšs-midi en famille Ă  la maison, tranquille. Jusqu’à cet appel de l’élu chargĂ© de la sĂ©curitĂ© Ă  la Ville de Reims. Un photographe de notre journal a Ă©tĂ© pris Ă  partie lors d’un reportage, ça a l’air sĂ©rieux, il est inquiet, me demande comment joindre le rĂ©dacteur en chef de permanence. Christian Lantenois, photographe entrĂ© Ă  L’union en 1983, a Ă©tĂ© agressĂ© dans le quartier Croix-Rouge, oĂč il venait d’arriver avec une consƓur pour rĂ©aliser un reportage. Il va passer quatre semaines dans le coma, entre la vie et la mort.

A L’union et Ă  L’Ardennais, le choc est immense. Au-delĂ , l’a aire provoque un retentissement national. À l’AssemblĂ©e, les dĂ©putĂ©s se lĂšvent pour l’applaudir, lui et ce qu’il reprĂ©sente. Avec d’autres, je relate ce que l’on sait des avancĂ©es de l’enquĂȘte, ce que l’on peut dire de son Ă©tat de santĂ©. Ces articles sont une Ă©preuve. Devant le parvis de la mĂ©diathĂšque, se retrouver face aux traces de son agression me secoue.

J’ai accumulĂ© les reportages avec Christian au l des annĂ©es. Une fois, nous avions dĂ» battre en retraite pour ne pas ĂȘtre pris Ă  partie. Sur le terrain, nous sommes identi ables, donc vulnĂ©rables, et les photographes encore plus avec leur matĂ©riel.

C’est tombĂ© sur lui. Lui qui pouvait dĂ©jĂ  prĂ©tendre Ă  la retraite, lui qui ne comptait jamais ses heures, lui qui rĂąlait toujours si un rĂ©dacteur partait en reportage sans ĂȘtre accompagnĂ© d’un photographe. Christian Lantenois a survĂ©cu et c’est magni que. Mais d’importantes sĂ©quelles physiques et neurologiques ont persistĂ©.

Depuis quelques mois, Christian Lantenois est retraitĂ©. Il n’aura jamais pu reprendre le travail. Du 30 septembre au 3 octobre 2024, deux hommes seront jugĂ©s Ă  huis clos par la cour d’assises des mineurs de la Marne pour leur rĂŽle prĂ©sumĂ© dans la trĂšs violente attaque subie par notre ami.

L’idĂ©e de sortir Woinic des ateliers de son papa, Eric SlĂ©ziak. Photo AurĂ©lien Laudy
Photo Stéphanie Jayet

sabelle se lùve à l’aube livrer 290 journaux

pour

Depuis 9 ans, Isabelle passe ses nuits à distribuer L’Ardennais et L’Union dans Sedan, à Wadelincourt et à Floing. Et pour pouvoir distribuer parfois 280 journaux en 5 heures, il en faut de l’organisation !

Est-ce que vous pouvez vous asseoir Ă  l’arriĂšre parce que sur le siĂšge avant je mets les journaux ? » Lorsque je rejoins Isabelle, je comprends trĂšs vite qu’ĂȘtre vendeur colporteur de presse (VCP), c’est ĂȘtre trĂšs organisĂ©. Il est deux heures du matin lorsqu’on se rejoint sur Sedan. Le rendez-vous est donnĂ© Ă  ce qu’on appelle « le dĂ©pĂŽt ». Les colporteurs attendent un livreur qui dĂ©barque du siĂšge de l’Union Ă  Reims avec les journaux. Parfois, 5 minutes, parfois un peu plus. Car actualitĂ© oblige, et problĂšmes informatiques parfois, la livraison du journal peut avoir quelques minutes de retard. Une fois arrivĂ©, tout s’enchaĂźne. Les colporteurs se servent dans l’arriĂšre de la camionnette. Pour la Sedanaise, ĂągĂ©e de 55 ans et colporteuse depuis 9 ans, ce matin-lĂ , il va falloir distribuer 247 Ă©ditions de l’Ardennais, une trentaine de l’Union Ardennes, di Ă©rents magazines distribuĂ©s via la sociĂ©tĂ© Speed groupe et des quotidiens nationaux comme Le Monde, via la liale Nordispress. Des chi res qui ne lui font pas peur, puisque ça peut monter parfois « à 290 notamment les samedis », nous con e-t-elle.

Une organisation millimétrée

Raison pour laquelle il faut ĂȘtre bien organisĂ©e : retirer les liens en plastique qui entourent les di Ă©rents journaux, faire des piles. et prĂ©parer le trousseau de clĂ©s qui comporte les nombreux badges et clĂ©s pour accĂ©der aux di Ă©rents immeubles. « J’ai un peu l’impression d’ĂȘtre passe-partout. »

Il est moins de 2h30. « La tournĂ©e, je la connais par cƓur. Elle a trĂšs peu changĂ© en neuf ans. Parfois, je teste un nouveau sens, mais sinon j’ai mes petites habitudes », explique Isabelle. Avant de partir, la VCP a tout de mĂȘme vĂ©ri Ă© son carnet de route. «Le soir, on reçoit sur notre tĂ©lĂ©phone le dĂ©tail de la tournĂ©e du jour, c’est globalement la mĂȘme, mais il faut quand mĂȘme ĂȘtre attentif aux dĂ©mĂ©nagements, Ă  ceux qui sont abonnĂ©s que le week-end etc ».

PremiÚre maison à distribuer. Ici, pas de di culté particuliÚre, la boßte aux lettres est accessible.

Isabelle a « juste » Ă  plier le journal puis Ă  le glisser. Pareil pour le voisin, Ă©galement abonnĂ©. Il faut ensuite remonter dans la voiture et la dĂ©placer de quelques mĂštres. En moins de dix minutes, plus de 20 journaux ont Ă©tĂ© distribuĂ©s Ă  20 adresses di Ă©rentes. Heureusement, ça ne circule pas beaucoup. « Toute façon, avant, j’étais convoyeuse de vĂ©hicules. J’allais parfois en Italie, en Espagne ou en Irlande. Donc, la route je connais. » MĂȘme si, elle l’avoue, la n de l’éclairage public dĂ©but 2023 n’aide pas Ă  bien repĂ©rer les boĂźtes aux lettres. « Cette maison-lĂ , par exemple, j’ai toujours cru qu’elle Ă©tait rose et puis un jour, je suis repassĂ©e en plein jour et je me suis rendu compte qu’elle Ă©tait orange. »

50 kilomĂštres par jour

Ce genre d’anecdotes, la VCP en a plein : « Je pourrais Ă©crire un livre ! » Entre les petites rues qu’elle a dĂ©couvertes, le papy qui attend en peignoir son journal tous les matins Ă  7 heures, la fois oĂč elle a appelĂ© la police pour une voiture en feu ou encore la fois oĂč elle a failli se faire mordre par un chien
 Mais le temps le et il n’y a pas de temps Ă  perdre. AprĂšs Sedan, direction Wadelincourt, avant un nouveau passage sur Sedan notamment Ă  la « ZUP » oĂč les journaux Ă  distribuer sont nombreux : « Il y a des immeubles oĂč je dĂ©pose 8/9 journaux », avant de terminer Ă  Floing.

Si le trajet paraĂźt court, environ 50 kilomĂštres, Isabelle met plusieurs heures Ă  le faire. Et pour cause, la VCP s’arrĂȘte environ tous les 50/100 mĂštres, mĂȘme si parfois il su t de bien s’y prendre pour ne pas avoir Ă  descendre de la voiture. « C’est mon remplaçant qui m’a montrĂ© comment il fallait s’y prendre, c’est-Ă -dire qu’il faut bien connaĂźtre la largeur de sa voiture », ironise-t-elle.

LĂ  oĂč elle perd le plus de temps, c’est une petite ruelle Ă  Floing. « Je suis obligĂ©e de couper le moteur et de marcher, j’ai comptĂ© un jour, ça fait 216 pas ! » Mais c’est aussi, au petit matin, car les voitures et les bus s’ajoutent Ă  la circulation. Il est d’ailleurs environ 7h30 lorsqu’Isabelle termine sa tournĂ©e. Elle passe Ă  la boulangerie chercher sa baguette quotidienne, avant d’aller se coucher Ă  l’heure oĂč la ville se rĂ©veille et dĂ©couvre les actualitĂ©s du jour.

Une organisation est millimétrée pour livrer le journal chaque jour. Photos Margaux Plisson

VOTRE FOYER, VOTRE REPÈRE

’ai grandi avec le journal, « « c est ma deuxiĂšme famille

Qui ne connaĂźt pas notre ïŹdĂšle assistante, BĂ©atrice Lempereur ?

AprĂšs 38 ans de bons et loyaux services, “BĂ©a” a toujours l’enthousiasme intact.

Certaines personnes ont vraiment le sens du dĂ©tail ! BĂ©atrice Lempereur, par exemple, a fĂȘtĂ© son anniversaire le jour de l’inauguration o cielle des nouveaux locaux de L’Ardennais Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, le 4 septembre dernier. L’Ardennais, le journal oĂč elle est assistante de rĂ©daction, au sein d’un groupe qui l’emploie depuis
 38 ans !

Sa modestie va en sou rir mais la dĂ©litĂ© n’est pas la seule qualitĂ© de celle que toute l’équipe surnomme «BĂ©a».

NĂ©e dans l’Aisne au sein d’une famille de 6 enfants, arrivĂ©e Ă  Charleville Ă  l’ñge de trois mois, ayant toujours vĂ©cu dans les Ardennes, BĂ©atrice est une ne connaisseuse du dĂ©partement.

Elle qui a grandi Ă  la Ronde-Couture, qui y a connu « une mixitĂ© belle Ă  voir », est aussi un tĂ©moin privilĂ©giĂ© de l’évolution de sa ville. « Je me souviens du carnaval de Charleville qui aujourd’hui n’existe plus. J’y venais avec mes parents, il y avait un monde fou ! Le dĂ©placement de la statue de Gonzague m’a aussi marquĂ©e. Avant, elle trĂŽnait place Ducale. Je n’ai jamais compris pourquoi on l’a dĂ©placĂ©e ».

Autant dire que pour la rĂ©daction de L’Ardennais, elle est une source inĂ©puisable d’informations. Et pourtant rien ne destinait notre collaboratrice au monde de la presse.

J’aime l’adrĂ©naline

Tout juste diplĂŽmĂ©e d’un BTS en secrĂ©tariat de direction, BĂ©atrice est entrĂ©e chez nous par hasard en 1986. « J’ai pris connaissance d’un poste au dĂ©tour d’une conversation. Je me suis prĂ©sentĂ©e Ă  L’Union pour passer des tests de stĂ©no-dactylo. Ils m’ont rappelĂ©e le jour de mes 20 ans pour me dire que j’étais prise ».

A l’époque, L’Union est installĂ©e rue de Mantoue. Quand, six ans plus tard, le journal rachĂšte son concurrent L’Ardennais, direction le Cours Briand et « Le ChĂąteau », lĂ  oĂč Ă©taient installĂ©es la rĂ©daction et l’imprimerie du journal.

Accueil tĂ©lĂ©phonique, relations avec nos correspondants, nos lecteurs et nos informateurs : les missions sont variĂ©es et c’est ce qui plaĂźt Ă  BĂ©atrice. «J’ai fait ma place. J’aime faciliter la vie de l’agence», rĂ©sume-t-elle.

Au point de devenir un vĂ©ritable pilier de l’équipe. « 38 ans, nalement c’est passĂ© trĂšs vite ! Je ne me suis jamais ennuyĂ©e parce que dans la vie d’un journal, il y a toujours de

l’imprĂ©vu et j’aime l’adrĂ©naline », avoue celle qui confesse avoir un grand plaisir Ă  Ă©changer avec les journalistes.

Le choc des grands Ă©vĂ©nements de l’histoire

Des souvenirs, elle en a plein la besace ! Comme les soirs d’élections Ă  la prĂ©fecture oĂč elle collectait les rĂ©sultats pour les pages spĂ©ciales du journal. BĂ©atrice se rappelle aussi qu’elle allait chercher ce que l’on appelait le hors-sac Ă  la gare de Charleville. « Le train de la vallĂ©e amenait les sacs des agences du nord Ardennes avec les pellicules pour les faits divers ».

Et puis elle a vĂ©cu le choc des grands Ă©vĂ©nements de l’histoire :  « la chute du mur de Berlin, les attentats du 11 septembre, le Bataclan et bien sĂ»r Charlie Hebdo. Je me souviens de cette photo que nous avions prise dans la rĂ©daction avec notre a che « Je suis Charlie » et les rassemblements partout en France ».

« J’ai grandi avec le journal, c’est ma deuxiĂšme famille », dit-elle. Une famille durement Ă©prouvĂ©e par la perte ces derniĂšres annĂ©es de ValĂ©rie LĂ©onard et David Zanga, deux journalistes de L’Ardennais. « Leur disparition m’a Ă©normĂ©ment marquĂ©e », murmure BĂ©atrice.

Les Ardennes, toujours

Nouvelle Ă©tape dans une carriĂšre dĂ©jĂ  bien remplie : le dĂ©mĂ©nagement des bureaux de L’Ardennais du Cours Briand vers la gare. Une nouvelle page qui l’inspire : « l’endroit est lumineux, trĂšs passant. On voit plus de monde ! », s’enthousiasme-t-elle. Amatrice de lms avec de belles histoires « sans castagne », fan inconditionnelle de Jean-Jacques Goldman, BĂ©a partage son temps entre L’Ardennais et sa maison de Flize. MariĂ©e et mĂšre de trois lles et d’un garçon, mamie-gĂąteau trĂšs prĂ©sente pour Julia et Abel, elle aime les balades en forĂȘt avec son chien.

A cinq ans de la retraite, notre che e de tribu sait dĂ©jĂ  qu’elle restera dans les Ardennes. Elle compte ensuite devenir bĂ©nĂ©vole Ă  la Croix-Rouge. Rendre service, toujours.

Béatrice Lempereur est souvent la premiÚre interlocutrice de nos lecteurs et abonnés. Photo Karen Kubena

as touche Ă  Arthur !

Fin 2020, il est question de transfĂ©rer Rimbaud et Verlaine au PanthĂ©on. Une dĂ©cision qui hĂ©risse dans la ville natale du poĂšte. Pour L’Ardennais, c’est clair : le PanthĂ©on, c’est non!

Se positionner contre un transfert de Rimbaud au PanthĂ©on, envisagĂ© n 2020 cela valait bien quatre pages engagĂ©es, et une Une spĂ©ciale. Plein pot. Qui casse les codes et les chartes oĂč on s’enferme parfois. Mettre le portrait de Rimbaud, revu par un gra eur local en premiĂšre page, sans laisser de place Ă  un autre titre, ça tenait du pari. Du pari gon é : allez savoir ce qui peut tomber ce jour-là , il faut assumer le choix derriĂšre si l’actualitĂ© nationale est maousse. Mais le jeu en valait la chandelle, pour dire « pas touche Ă  Arthur », pour ce « PanthĂ©Non » magistralement illustrĂ©. Pour toutes sortes de raisons. Nous, on en avait listĂ© dix. Parce que ce n’est pas le souhait de la famille. Parce que la Capitale qui pique nos grands hommes, cela va bien. Parce que, et ce n’est pas le plus faible argument, Arthur aurait sans doute dit « merde » au PanthĂ©on : ce n’est pas un lieu oĂč entreposer les os d’un anticonformiste, sagement empilĂ©s dans un catafalque. Certes, Rimbaud n’était pas tendre avec sa ville natale, « supĂ©rieurement idiote entre les petites villes de province », mais il y revenait toujours. C’est un peu l’histoire de l’Ardennais : porter un regard critique sur le dĂ©partement des Ardennes, tout en y Ă©tant viscĂ©ralement attachĂ©. Pour en revenir Ă  cette Une, et aux pages qui suivaient, il n’y a pas eu grand dĂ©bat. A rebours d’une pĂ©tition pro-PanthĂ©on trĂšs parisienne la rĂ©daction de l’Ardennais a dĂ©cidĂ© de s’engager pour que le poĂšte demeure au cimetiĂšre Boutet. Un lieu oĂč le visiteur sait toujours pouvoir le trouver. OĂč certains artistes ont pu venir faire un brin de causette, nuitamment, avec Arthur. OĂč la Poste distribue encore le courrier des Rimbaldiens du monde entier. C’eut Ă©tĂ© dommage de casser cela. Et tant pis si, de

Paris, on prend ça pour le cabotinage d’un village gaulois perdu entre la Champagne et la Belgique.

En discutant dans la rĂ©daction, on se rend compte qu’il y a unanimitĂ©, mĂȘme si ce n’est pas toujours pour les mĂȘmes raisons. On est loin du caricatural combat entre rĂ©acs et progressistes scĂ©narisĂ© par les tenants d’une panthĂ©onisation conjointe de Rimbaud et Verlaine.

Quelques jours sont nĂ©cessaires, pour passer du commentaire de machine Ă  cafĂ© Ă  l’esquisse d’une idĂ©e. L’ébauche d’un projet, qui n’est pas forcĂ©ment celui que vous avez pu lire. Et puis, un dĂ©clic : et si on s’engageait ? Si tout ce qu’on dit lĂ , on l’écrivait ? Et lĂ , ça va trĂšs vite : ça remonte, Ă©chelon par Ă©chelon, jusqu’à l’accord nal. La machine est lancĂ©e, ne reste qu’à choisir le visuel qui va marquer les esprits. Cela tombe bien, dans les amis de l’Ardennais, il y a un gra eur de talent, L8Zon, qui a fait de Rimbaud un de ses motifs de prĂ©dilection. Ca tombe mieux encore, il refuse que son anar ardennais nisse dans le temple rĂ©publicain. « LĂ -bas, il aurait froid », chuchotait l’arriĂšre-petite-niĂšce de Rimbaud, que nous avions rencontrĂ©e dans un hĂŽtel parisien ? Le cauchemar est passé : Rimbaud reste. Et peut-ĂȘtre qu’à notre modeste Ă©chelle, nous y avons participé ?

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Pour marquer le coup, l’artiste L8Zon avait créé une Une spĂ©ciale.

ortraits de correspondants

Marc Godet

Sedanais

J«

’ai grandi Ă  Illy, j’allais faire le foin Ă  la ferme chez des amis. J’ai fait mes Ă©tudes Ă  Sedan », retrace Marc Godet, 37 ans. Il a ensuite embrassĂ© une carriĂšre de fonctionnaire Ă  Paris et s’est exilĂ© durant 10 ans dans la capitale avant de revenir au bercail. L’homme a les Ardennes dans le sang et veut les faire rayonner. C’est pour cette raison qu’il a rejoint les correspondants de presse de L’Ardennais en 2022. « Je suis trĂšs attachĂ© au territoire ». Un territoire Ă  Sedan qui rime forcĂ©ment avec football, sa passion. « Je joue depuis 20 ans dans le mĂȘme club Ă  Haraucourt. » Plus jeune, Marc a suivi avec passion la grande Ă©popĂ©e du CSSA. D’ailleurs son plus beau souvenir en tant que correspondant est liĂ© au ballon rond. « C’est quand j’ai couvert le match de charitĂ© pour la Lisa avec les anciennes gloires du CSSA. J’ai serrĂ© la main Ă  Pius N’Die , s’émeut-il. Ce sont des sportifs que je regardais depuis les tribunes avec des Ă©toiles dans les yeux quand j’étais gosse. c’était des stars Ă  l’époque. »

Son autre passion est indubitablement la gastronomie. « J’ai Ă©galement un engagement dans l’associatif avec le Festival des confrĂ©ries en Ardennes », sourit-il en sirotant une bonne biĂšre. Foot et bonne bou e, un vrai Ardennais

Jacqueline Ermakoff

À la pĂȘche
 aux infos

Elle a eu mille et une vies. Femme de mĂ©nage, caissiĂšre facturiĂšre, prĂ©sidente du Kop vouzinois ou encore vendeuse dans un magasin de pĂȘche. Jacqueline Ermako , habite au Chesne, « le pays des glands », blague-t-elle. Cette pĂ©tillante retraitĂ©e de 66 ans, ancienne Miss jeunesse Ardennes, mĂšre de quatre enfants et 5 fois grand-mĂšre a hĂ©sitĂ© avant de rejoindre le journal.

« Quand j’ai Ă©tĂ© abordĂ©e par la journaliste pour devenir correspondante, au dĂ©part je ne m’en sentais pas capable. Je ne savais pas me servir d’un ordinateur », glisse Jacqueline qui a appris sur le tas avec l’amour de l’écriture.

Correspondante sur le secteur du Chesne et de Vouziers, elle ne lĂącherait cette activitĂ© pour rien au monde. Jacqueline adore la photo et la pĂȘche. Son meilleur souvenir de correspondante depuis 2009, annĂ©e oĂč elle a commencé : les rencontres avec les stars. Herbert LĂ©onard, Firmine Richard ou encore Francky Vincent. « Je faisais des photos aux Tourelles, il m’a fait monter sur scĂšne pendant la chanson tu veux mon zizi, rit-elle. Si je n’avais pas Ă©tĂ© correspondante je n’aurais jamais vĂ©cu tout ça. »

Trentre-six ans qu’il arpente le territoire de Maubert-Fontaine et des communes voisines. Il a Ă©crit des milliers d’articles et il est connu comme le loup blanc. Jean-Pol Caruel, ancien prof et directeur d’école de Maubert-Fontaine est correspondant depuis 1988. « Quand j’ai Ă©tĂ© recrutĂ©, on m’a posĂ© deux questions. On m’a demandĂ© si j’avais un appareil photo et si je savais Ă©crire français. J’ai dit oui et on m’a dit : « C’est ok, on vous embauche. » Une autre Ă©poque oĂč les photos Ă©taient transmises via une pellicule et les articles par bordereau le tout glissĂ© dans un sac. « Je le suspendais Ă  ma porte. Le journal faisait passer un taxi, il dĂ©veloppait nos photos et nous les renvoyait », raconte-t-il en lorgnant vers plusieurs cartons qui dĂ©bordent d’archives dans son salon. Avec l’avĂšnement d’Internet, Jean-Pol, pĂšre de deux garçons et quatre fois grand-pĂšre s’est mis Ă  l’informatique : « Au dĂ©but mon gamin tapait les articles, je lui donnais une partie de ma rĂ©munĂ©ration. » Jean-Pol aime le bricolage, le jardinage et la correspondance de presse. Ce qu’il prĂ©fĂšre : « La rencontre avec les gens. Beaucoup sont des amis, je retombe aussi sur d’anciens Ă©lĂšves ou leurs parents. » L’homme de 73 ans, a fait toute sa carriĂšre Ă  Maubert. Alors forcĂ©ment, il en a vu dĂ© ler des gĂ©nĂ©rations !

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jusqu’au bout de la plume

ortraits de correspondants

Claude Lambert

FidĂšle au journal depuis 57 ans

C’est le correspondant qui Ă©crit pour L’Ardennais depuis le plus longtemps : dĂ©jĂ  cinquante-sept ans ! Claude Lambert est un vĂ©ritable amoureux de notre quotidien : il possĂšde plus de 15 000 numĂ©ros dans ses cartons, ne rechigne jamais Ă  un reportage et se rĂ©veille chaque soir Ă  minuit pour lire l’édition numĂ©rique dĂšs qu’elle est mise en ligne. « Je dis souvent que le journal, c’est ma deuxiĂšme maison, sourit-il. Pour le natif de Mondigny, qui vit Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres avec son Ă©pouse, l’histoire a commencĂ© le 7 juillet 1967. « Un jour oĂč j’avais Ă©tĂ© voir au stade du Petit-Bois un match de Promotion d’honneur entre l’Olympique de Charleville et les Cheminots de ChĂąlons, raconte-t-il. Comme j’avais remarquĂ© qu’il n’y avait personne en tribune de presse, je me suis permis d’écrire un texte et je suis allĂ© modestement le proposer au siĂšge du journal, cours Briand. Et Ă  ma plus grande joie, il est paru le lendemain ! » Il est devenu correspondant local tout en travaillant successivement aux Ponts et ChaussĂ©es de Rethel, comme employĂ© au bureau des entrĂ©es de l’hĂŽpital Corvisart de Charleville, puis Ă  l’URSSAF des Ardennes, jusqu’à sa retraite. « Mon grand regret, c’est de ne pas avoir pu ĂȘtre journaliste professionnel, car j’avais vraiment ça dans le sang, con e-t-il. Mais il faut reconnaĂźtre que je n’avais pas Ă©tĂ© assez bon Ă©lĂšve Ă  l’école ! »

Christine Casalini est la plume et l’oeil de L’Ardennais sur le secteur de MonthermĂ© depuis 2012. Bien dans ses baskets au coeur de la Perle des Ardennes, Christine sillonne son secteur Ă  la recherche de ce qui fait le sel de la vie locale. Cela tombe bien, elle aime autant les gens que ces communes sur lesquelles elle pose toujours « un oeil amoureux », pas chauvin mais toujours curieux.

Sur sa page Facebook, elle aligne les portraits comme autant de dĂ©clarations d’amitiĂ© aux gens du cru, avec qui elle a un rapport «vraiment fort, sincĂšre». Avec le journal, c’est un peu pareil. C’est une histoire intime, de famille. Il Ă©tait sur la table le week-end, quand son pĂšre y dĂ©coupait le « Salut NĂ©nesse », chronique rĂ©digĂ©e dans ce patois qu’elle parle encore aujourd’hui, et qui «donne davantage de profondeur» Ă  ses articles. Petite lle, elle brillait en poĂ©sie, lisait Ronsard (et Pilote, en cachette). De son pĂšre, disparu quatre ans avant qu’elle rejoigne L’Ardennais, elle pense «qu’il aurait Ă©tĂ© er de me voir mouiller le maillot pour le canard ardennais». Elle aurait pu bosser dans l’administratif, a passĂ© des concours, qu’elle a eus, avant de refuser ce travail. « Je savais que j’aurais Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  rester dans un bureau » : notre oiselle n’est pas de celles qu’on enferme.

Yannick Loriette

L’hyperactif de l’info locale

Correspondant de L’Ardennais depuis prĂšs de 10 ans, cet hyperactif de l’info est partout. Mariage, assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, interview d’artiste : il saute d’un sujet Ă  l’autre avec l’agilitĂ© du fameux pongiste qu’il est. «C’est Ă  chaque fois une surprise et une gymnastique de l’esprit : rencontrer de nouvelles personnes, prendre les avis de plusieurs personnes pour recouper les infos, ĂȘtre amusant mais pas trop, et rester le plus informatif possible...»

Certains de nos correspondants ne vont jamais sans leur appareil photo et leur calepin, lui ajoute Ă  la panoplie le vĂ©lo qu’il ne quitte jamais, et qui lui permet cette rĂ©activitĂ© extrĂȘme.

Comme beaucoup de nos correspondants, il avait une histoire de famille avec le canard, auquel ses parents Ă©taient abonnĂ©s. «Je parcourais surtout les pages sports et un peu les autres, mais toujours en regardant le nom du journaliste. Je ne m’imaginais pas tout le travail derriĂšre», nous raconte-t-il. Voyant passer une annonce dans le journal, il dĂ©cide de sauter le pas, direction l’envers du dĂ©cor.

Depuis, il en a bou Ă©, des kilomĂštres sur son biclou, au service de son journal, interviewant des centaines de personnes, toujours avec gentillesse et enthousiasme. Une de ses plus grandes ertĂ©s Ă  ce jour? « Des interviews de personnalitĂ©s comme Barbara Hendricks, Laurent Voulzy, Michel Fugain ou Hugues Aufray. Je n’aurai jamais cru cela de ma vie avant de rentrer au journal... »

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Par Julien Azémar

Les métiers disparus, ceux qui ont fait les premiÚres heures du journal

Des petites mains de l’ombre ont ƓuvrĂ© Ă  la publication quotidienne de L’Ardennais jusqu’à la ïŹn des annĂ©es 90. Aujourd’hui disparus, comment ces mĂ©tiers fonctionnaient ?

Avec l’évolution technique et les nouveaux moyens numĂ©riques de ces derniĂšres dĂ©cennies, L’Ardennais, octogĂ©naire cette annĂ©e, a vu disparaĂźtre des mĂ©tiers essentiels Ă  sa conception. Rotativiste, photograveur, mĂ©canicien, typographe
 Quelles Ă©taient leurs tĂąches au quotidien ? Explications avec les acteurs de l’époque.

1 – Typographe, Ă  l’ùre des plaques o set « C’était un travail d’équipe avant tout », estime Jean-Claude Chopin, typographe Ă  L’Ardennais de Charleville-MĂ©ziĂšres de 1968 Ă  1998. Trente ans de service dans lequel celui chargĂ© de « matĂ©rialiser l’actualité » mettait en page les articles et prĂ©parait les plaques o set qui frappent Ă  coups d’encre le papier. La Une, les grands titres, la derniĂšre page, tout passait entre les mains du professionnel et de ses collĂšgues, en roulement de jour et de nuit. « C’était un peu une course contre la montre qui se mettait en marche pour que nous livrions le journal Ă  temps ». Mais l’ancien salariĂ© l’avoue, « quand on commence dans ce mĂ©tier au dĂ©but, on n’est jamais trĂšs bons, mais on apprend Ă  travailler son coup d’Ɠil avec le temps. »

Les imprĂ©vus ou les derniĂšres actualitĂ©s historiques Ă©taient toujours une Ă©preuve de derniĂšre minute Ă  relever sans accroc. Le premier homme sur la Lune en 1969 par exemple, gravĂ© dans la mĂ©moire de Jean-Claude Chopin : « Je me rappelle qu’il y avait deux articles qui Ă©taient prĂ©vus dans la rĂ©daction. Soit celui pour l’échec de l’opĂ©ration, soit un article pour la rĂ©ussite, on ne pouvait pas monter la page en amont », rit-il.

2 – Rotativiste, au cƓur de la machine La machine tourne 24 heures sur 24. Dans l’équipe de jour Ă  l’impression commerciale et au journal se trouve Serge Lucot, chef d’une Ă©quipe de rotativistes entre 1966 et 1992 Ă  L’Ardennais : « Il faut un chef d’orchestre dans toute cette

mĂ©canique, le premier objectif, c’est sortir un journal », assure-t-il avec clartĂ©. Avec un passĂ© d’imprimeur, « je savais comment fonctionnait l’encrage et le mouillage du papier. » Le retraitĂ© et amicaliste de L’Ardennais repense avec nostalgie aux rotatives : « On pouvait faire des journĂ©es de 14 heures, on s’occupait de l’entretien des machines jusqu’à nettoyer les feuilles de blanchets (NDLR Ă©to e de couleur grise transfĂ©rant l’encre Ă  imprimer sur la feuille de papier). On passait notre journĂ©e Ă  l’intĂ©rieur et on mangeait mĂȘme nos sandwichs sur les machines », se souvient avec humour Serge Lucot. Mais ce n’était pas si simple de travailler avec de petites machines quand L’Union, elle, en avait de plus sophistiquĂ©es : « À L’Ardennais, on disait souvent que nos machines Ă©taient les CitroĂ«n 2 chevaux des rotatives, plaisante-t-il. Aujourd’hui, tout est numĂ©risĂ©, ça serait impossible pour moi de diriger une Ă©quipe », avoue-t-il.

3 – Photograveur, garant de l’image

Un article n’a le mĂ©rite d’ĂȘtre Ă©crit que s’il a son lot de photos. Et GĂ©rard Bioul, ancien photograveur Ă  L’Ardennais, l’a bien compris. Toutes les photos tout juste arrivĂ©es passaient sous l’Ɠil prĂ©cis du photograveur. « Je dĂ©veloppais les photos en nĂ©gatif, il fallait les recadrer et ensuite un copiste se chargeait de les repasser en positif pour les envoyer Ă  l’imprimerie », se souvient le photographe. Pour entrer dans le service, GĂ©rard Bioul tĂątonne en autodidacte : « J’entre Ă  L’Ardennais Ă  quatorze ans pour une alternance de quatre ans. Alors que je devais partir Ă  19 ans, je suis nalement restĂ©. »

Le jeune de l’époque atteint un mĂ©tier Ă  responsabilitĂ© oĂč on travaille en conscience : « Il ne faut pas louper la photo et bien prendre les dimensions. Avec le temps, on a dĂ» apprivoiser le numĂ©rique, en s’adaptant Ă  la couleur. » Passant d’une Ăšre Ă  une autre, il faut donc se munir de ltres de couleurs : « C’était totalement di Ă©rent, ça a changĂ© notre maniĂšre de travailler. »

Gérard Bioul, photograveur, fait une démonstration de son savoir-faire. - Archives
Photos de l’Ardennais vers 1950 - Archives
Les rotativistes changent les plaques d’impression. - Archives

AGENCE DE VOYAGES AUTOCAR ET AVION

NOUVEAU PROGRAMME 2024/2025

| VOYAGES D’UN JOUR

CONCERTS & SPECTACLES & CABARETS

❯ DÉESSES DĂ©jeuner cabaret- Alsace 149€/PERS.

06/10 - 17/11 - 9/02/2025 - 6/04/2025 - 1er/06/2025

❯ STARS 80 ENCORE ! - ZĂ©nith Lille Cat. 1 101€/PERS. 08/12

❯ ARTUS ONE MAN SHOW - Reims Arena Cat. 1 95€/PERS. 26/03/2025

SALONS & EXPOSITIONS 2024 - 2025

❯ MADE IN ASIA - Bruxelles, Belgique Samedi 19 octobre 2024

TRANSPORT SEUL 39€/ADULTE - 29€/ENFANT

Le rendez-vous des fans de mangas, d'animés, de jeux vidéo, de youtubers et de cosplay... A découvrir !

❯ PARIS GAMES WEEK - Paris, France

Mercredi 23 octobre 2024

TRANSPORT SEUL 45€/ADULTE - 35€/ENFANT

PARCS 2024

❯ DISNEYLAND- Paris, France

Samedi 12 octobre

ENTRÉE COMPRISE 139€/ADULTE - 129€/Enfant

❯ NIGLOLAND - France

Samedi 9 novembre

ENTRÉE COMPRISE 79€/ADULTE - 74€/ENFANT

43 attractions et spectacles font la renommĂ©e de ce parc familial situĂ© en pleine nautre et l’ont hissĂ© Ă  la e place du classement des meilleurs parcs d’attractions europĂ©ens. A dĂ©couvrir !

NOËL AUX PARCS 2024

❯ LUMINESCENCES AMNÉVILLE France

Vendredi 27 décembre

ENTRÉE COMPRISE 59€/ADULTE - 45€/ENFANT

Un parc zoologique exceptionnel de 18 hectares, plus de 2.000 animaux de 360 espÚces y sont présentés dont des gorilles et des orangs-outans...

❯ PARC ASTÉRIX - Paris, France

Samedi 28 décembre

ENTRÉE COMPRISE 95€/ADULTE - 85€/ENFANT

AMBIANCE DE NOËL

❯ STRASBOURG - ALSACE

Les samedis 30 novembre - 7 décembre - 14 décembre et 21 décembre

JOURNÉES SHOPPING

Samedi 19 octobre 2024

l’annĂ©e Ă  prix sympas ! ❯ BRUXELLES - Belgique

TRANSPORT SEUL - TARIF UNIQUE 37€/PERS.

JOURNÉES À THÈME

❯ CARNAVAL DE BINCHE - Belgique

Mardi 4 mars 2025

TRANSPORT SEUL 39€/ADULTE - 35€/ENFANT

Assistez à l’un des plus anciens folklores de Belgique avec le cortùge de plusieurs centaines de Gilles qui paradent dùs 15 h au son du tambour...

❯ 7 & 8 dĂ©cembre 2024 2 jours - 1 nuit

€/PERS. L’ALSACE ET SON ROYAL PALACE

NOUVEAU PROGRAMME

❯ 14 & 15 dĂ©cembre 2024 2 jours - 1 nuit

! | SÉJOUR DE FÊTES 2024/2025

❯ NOUVEL AN MÉDITERRANÉEN

du 28 décembre au 2 janvier 6 jours - 5 nuits

Aprùs le 11/11/2024 : 899€/pers.

! | SÉJOUR ET CIRCUITS

SÉJOUR DÉCOUVERTE

❯ SUR LA ROUTE DU MIMOSA

du 7 au 13 février 2025

7 jours - 5 nuits

SÉJOUR LIBRE

€/PERS. Aprùs le 24/12/2024 : 705€/pers.

❯ DOUCEUR HIVERNALE À STE MAXIME

du 9 au 21 mars 2025

13 jours - 12 nuits 1195€/PERS. Moins de 60 jours avant dĂ©part : 1285€/pers.

! |

SÉJOUR AVION

❯ HURGHADA - Egypte

TRANSPORT SEUL 59€/ADULTE - 45€/ENFANT

❯ VALKENBURG & MAASTRICHT

Pays Bas

Samedi 30 novembre 2024

ENTRÉE COMPRISE 55€/ADULTE - 45€/ENFANT

du 9 au 16 septembre 2025 8 jours - 7 nuits

| CROISIÈRE

❯ KIEL, COPENHAGUE, FJORDS

Allemagne, Danemark, NorvĂšge du 3 au 10 mai 2025

8 jours - 7 nuits A partir de 1289€/PERS

es venues historiques dans les Ardennesïżœ

Depuis la visite de Charles de Gaulle en 1963, jusqu’à celle de la star Omar Sy en 2021 : nombreuses ont Ă©tĂ© les personnalitĂ©s Ă  fouler l’Ardenne. Des tĂ©moins retracent ces sĂ©jours emblĂ©matiques.

Notre dĂ©partement, rural, vallonnĂ©, est parfois oubliĂ© de Paris, du monde politique, des Français. Il n’en demeure pas moins que, en huit dĂ©cennies, prĂ©sidents de la RĂ©publique ou encore stars du cinĂ©ma ont foulĂ© l’Ardenne, avec, toujours, une histoire Ă  raconter.

Claude François, années 60

Sur la photo, il semble marquĂ© par l’insouciance de sa jeunesse. Le visage poupon d’un gamin de 25 ans environ. Claude François s’était arrĂȘtĂ© au théùtre de Charleville-MĂ©ziĂšres, comme LĂ©o FerrĂ© Ă  la mĂȘme Ă©poque, a n de faire la premiĂšre partie d’un autre artiste dont le nom Ă©chappe aujourd’hui Ă  François BĂ©guin.

Ancien restaurateur, prĂ©sident du syndicat des hĂŽteliers et restaurateurs ardennais, il en garde un souvenir Ă©mu, mais il est lui est impossible d’en donner la date. « J’ai le souvenir d’avoir jouĂ© avec lui au ipper. Il a dĂ©barquĂ© avec son impresario Chez Antoine (aujourd’hui Moglia, NDLR), un moment inoubliable. Il Ă©tait un peu orgueilleux, il dĂ©bitait, il savait qui il Ă©tait, mais tout en dĂ©tente », commente le CarolomacĂ©rien.

De Gaulle, avril 1963

De toutes les visites ardennaises ces 80 derniĂšres annĂ©es, c’est celle qui a marquĂ© toute une gĂ©nĂ©ration. Tous les plus de 70 ans s’en souviennent. De Gaulle Ă©tait venu en visite o cielle Ă  MĂ©ziĂšres, en grande pompe. « La maĂźtresse des petites classes primaires, madame Virollet, nous avait conduits Ă  la gare de Joigny-sur-Meuse pour voir passer l’autorail prĂ©sidentiel qui venait de Givet. C’était en n de matinĂ©e, nous avions un drapeau bleu, blanc, rouge dans nos mains. La visite m’a marquĂ© car c’est un homme d’État qui Ă©crasait les autres par sa prestance », se remĂ©more RenĂ©-Pierre Colinet, historien et habitant de la vallĂ©e.

Les rues Ă©taient noires de monde et la citĂ© s’était arrĂȘtĂ©e de respirer quelques heures. Il faut dire que les moyens de communication Ă©taient beaucoup moins dĂ©veloppĂ©s qu’aujourd’hui.

Emmanuel Macron, 7 novembre 2018

C’est une journĂ©e Ă  graver au marbre de l’histoire ardennaise. Rendez-vous compte : un immeuble e ondrĂ© Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, un prĂ©sident de la RĂ©publique en visite et un conseil des ministres dĂ©localisĂ© Ă  la prĂ©fecture. « Emmanuel Macron a quelque chose de magnĂ©tique, notamment dans le regard », se remĂ©more Carole Marquet-Morelle, qui a accueilli un dĂ©jeuner d’État au musĂ©e de l’Ardenne, dont elle est la directrice. « L’équipe du musĂ©e garde un beau souvenir de cette journĂ©e, car le PrĂ©sident a Ă©tĂ© disponible et s’est montrĂ© interessé », poursuit-elle. Quelques semaines plus tard, pour l’anecdote, le pain de la boulangerie GuĂ©nard « le Poilu », avait Ă©tĂ© servi lors d’un dĂźner de chefs d’États, Ă  l’ÉlysĂ©e.

Omar Sy, été 2021

l mesure plus d’1,92 mĂštre, pĂšse environ 110 kilos et possĂšde un charisme Ă  en faire pĂąlir les voisins. « Il », c’est Omar Sy, qui a passĂ© plusieurs semaines Ă  dormir au chĂąteau du Faucon pour le tournage de Tirailleurs, Ă  l’étĂ© 2021. Pour le tournage, tout s’est concentrĂ© Ă  Neufmaison, un tout petit village ardennais qui a perdu un peu de sa quiĂ©tude pour la cause, et dont les habitants ont Ă©tĂ© mis Ă  contribution. À commencer par le maire, Justin Demely. « Il Ă©tait drĂŽle, toujours souriant. Il avait ni par inviter tout le village Ă  manger sur la cantine du tournage. Il avait fait venir des boubous, les robes traditionnelles du SĂ©nĂ©gal, pour qu’on soit tous habillĂ©s de la mĂȘme maniĂšre », rapporte l’édile.

D’autres visites marquantes

Edouard Balladur en mocassins dans MĂ©ziĂšres pendant les inondations de 1995, Yannick Noah Ă  Sedan ou au théùtre de Charleville, Jacques Chirac Ă  Renwez : au l des huit derniĂšres dĂ©cennies, nombreuses ont Ă©tĂ© les personnalitĂ©s Ă  fouler l’Ardenne. Citons aussi celle de François Hollande, sous bonne garde, au musĂ©e Rimbaud, en janvier 2017.

Venue du président Emmanuel Macron dans les Ardennes.

Photo Aurélien Laudy

Ardennais et les arbres

FrappĂ© de plein fouet par le scolyte, le massif ardennais est en souffrance. En 2022, L’Ardennais lançait une grande opĂ©ration pour replanter le Bois de l’or.

Son nom ne vous dit sans doute rien, mais vous ĂȘtes forcĂ©ment dĂ©jĂ  passĂ© Ă  cĂŽtĂ©. Le Bois de l’or, le long de la dĂ©partementale entre Charleville et SĂ©cheval fait partie de ces pans de forĂȘt qui ont dĂ» ĂȘtre rasĂ©s Ă  blanc pour Ă©viter la prolifĂ©ration du scolyte. Aujourd’hui, grĂące Ă  L’Ardennais, ses lecteurs et ses partenaires, le bois a Ă©tĂ© replantĂ© et un chemin pĂ©dagogique accessible Ă  tous a Ă©tĂ© créé pour prĂ©senter les di Ă©rentes espĂšces d’arbres qui s’y Ă©panouissent.

Deux constats, une idée

L’opĂ©ration « Sauvons la forĂȘt » est nĂ©e de deux constats : celui d’une forĂȘt dĂ©cimĂ©e par un insecte dĂ©vastateur et d’une population ardennaise qui ne comprenait pas pourquoi « sa  » forĂȘt Ă©tait ainsi malmenĂ©e. L’Ardennais se saisit de la problĂ©matique et y travaille avec l’ONF. D’abord dans un but pĂ©dagogique. Puis, Thomas Delobelle, chef d’édition de L’Ardennais, lance l’idĂ©e un peu folle de reboiser la forĂȘt. Un magazine pourrait ĂȘtre Ă©ditĂ© et vendu pour nancer l’opĂ©ration et des mĂ©cĂšnes accompagneraient ce nancement.

Entre 10 000 et 15 000 arbres replantés

Toute l’entreprise se met alors en branle avec Agir pour la ForĂȘt, la fondation de l’ONF. Au printemps 2022, rejoint par le CrĂ©dit Agricole, L’Ardennais publie « Le nouveau dĂ© Ardennais », un magazine de 84 pages auto nancĂ© par la publicitĂ©. Ainsi, les dix euros de son prix de vente sont directement reversĂ©s Ă  l’ONF. Rossel conseil MĂ©dias, notre rĂ©gie commerciale, arrive Ă  mobiliser de nombreuses entreprises. Et ça paie ! La fondation de l’ONF reçoit ainsi plusieurs dizaines de milliers d’euros. À l’automne suivant le terrain est prĂ©parĂ© et les premiers arbres replantĂ©s.

Aujourd’hui, les 6 hectares du Bois de l’or ont retrouvĂ© une nouvelle vie. Un petit parking y a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© et donne accĂšs au parcours pĂ©dagogique spĂ©cialement créé.

secteur le Theux. DPE : E Ref : 56255965

jardin clos et 1 garage. DPE : E Ref : 56283325

Le magazine Ă©ditĂ© par L’Ardennais ainsi que la mobilisation de ses partenaires ont permis, en 2022, de reboiser le Bois de l’or.

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l’Ɠil de Karen Kubena

D’abord laborantine, puis photographe Ă  L’Ardennais, Karen Kubena connaĂźt les Ardennes comme sa poche. Elle y a immortalisĂ© des milliers d’évĂ©nements.

Setforge Estamfor, Hautes RiviÚres, février 2024

J’ai choisi cette photo, pour moi emblĂ©matique du monde de la mĂ©tallurgie ardennaise. Les Ardennais ont beaucoup sou ert, ces derniĂšres dĂ©cennies, des multiples fermetures d’usines. Mais il reste, comme on les nomme ici, des boutiques qui tournent et qui sont encore de celles qui font l’avenir du tissu Ă©conomique ardennais. Rien n’est jamais aussi impressionnant pour moi, que de dĂ©couvrir ces lieux fascinants, oĂč les machines, grandioses, sont soumises aux petites mains des hommes et des femmes, qui travaillent si bien. Leur savoir-faire, la prĂ©cision de leurs gestes, leur concentration, dans cet univers dangereux, ne peut que forcer l’admiration.

Entraßnement du 3e Régiment de Génie, avril 2016

Faux blessĂ©s, vrais blindĂ©s, soldats partout en ville. Les habitants parfois surpris par des opĂ©rations d’entraĂźnement dont ils n’avaient pas pris connaissance, en ont pris plein la vue, comme la photographe que je suis. Simulations d’attaques, Ă©vacuations de blessĂ©s de guerre, prises d’assaut de bĂątiments, le tout orchestrĂ© de maniĂšre Ă  mettre en situation presque rĂ©elle les soldats de la caserne de Charleville-MĂ©ziĂšres. Tout Ă©tait soignĂ©, dans le dĂ©tail, fausses blessures comprises. Des hommes braillant de douleur pour avoir perdu un bras, d’autres simulant la mort suite Ă  une balle dans la tĂȘte... Il fallait bien ça, pour tenter de faire monter un peu le stress des jeunes soldats en exercice. En espĂ©rant que jamais ils n’auraient Ă  vivre ça pour de vrai.

Une affiche spéciale pour notre anniversaire

Pour marquer le coup, il fallait que l’on puisse conserver un souvenir des 80 ans de L’Ardennais. Ce journal collector est un premier tĂ©moignage. Aussi passionnant soit-il, ce supplĂ©ment nira, au mieux, rangĂ© dans un placard ou posĂ© sur une table basse. Convenons-en, ce n’est pas le plus design des objets de dĂ©co. VoilĂ  pourquoi nous avons aussi eu l’idĂ©e de concevoir une a che.

Il se trouve que, dans la Marne, une entreprise est spĂ©cialisĂ©e dans la rĂ©alisation d’a ches vintage. « Mon a che adorĂ©e  » propose, comme son nom l’indique, des a ches de villes et villages. Cette activitĂ© est nĂ©e de la passion pour le dessin de Philippe Joudart, le directeur de Cochet Concept, une agence de communication installĂ©e Ă  Épernay. « C’était une joie de faire cette a che, nous y avons pris beaucoup de plaisir  », s’enthousiasme-t-il.

L’a che en question illustre Les Ardennes, mĂȘlant la place Ducale, le festival des marionnettes ou encore Woinic.

L’a che ardennaise en 40x50 cm sera proposĂ©e Ă  la vente Ă  la Foire de Sedan, au stand de L’Ardennais. Tarif : 25 € l’unitĂ©.

omment votre journal est-il fabriqué chaque jour ?

Une journĂ©e type dans un journal, ça n’existe pas puisque notre organisation dĂ©pend Ă©videmment de l’actualité ! Voici cependant quelques-uns de nos temps forts quotidiens. Suivez-nous !

8h30 - Le web déjà en ébullition

Tous les matins, c’est l’un des premiers Ă  arriver, c’est notre monsieur web : Julien AzĂ©mar. Ses missions ? Faire de la veille sur les rĂ©seaux sociaux, vĂ©ri er que le site internet et l’application fonctionnent et commencer Ă  programmer nos publications, ainsi que les pushs qui apparaissent sur votre tĂ©lĂ©phone. Julien regarde aussi les audiences de la veille et les analyse : quels sont les articles qui ont marché ? Pourquoi ceux-lĂ  et pas les autres ? Une analyse qu’il transmet Ă  ses collĂšgues et qui permet d’adapter la stratĂ©gie web du jour.

La gestion du web fait partie intĂ©grante de l’organisation de L’Ardennais. Julien AzĂ©mar est au web depuis 2021. Karen Kubena

9h00 - La régie publicitaire se met en place

L’Ardennais, ce n’est pas que des journalistes, c’est aussi une rĂ©gie publicitaire composĂ©e de 4 personnes. La journĂ©e type, nos commerciales ne connaissent pas. Mais si l’on devait rĂ©sumer les tĂąches de la rĂ©gie publicitaire, c’est entretenir des relations avec des clients ou en dĂ©nicher des nouveaux, dĂ©tecter leurs besoins, avant de proposer un plan de communication. Une fois ce dernier validĂ©, les commerciales saisissent la publicitĂ© dans un logiciel, qui produit automatiquement une facture, en fonction de la taille de la publicitĂ© et de la place de celle-ci. La rĂ©gie publicitaire ne gĂšre pas seulement les publicitĂ©s de votre quotidien prĂ©fĂ©rĂ©, mais celles de l’ensemble des produits du groupe comme le magazine L’Instant Ardennais ou encore le collector que vous ĂȘtes en train de lire.

La régie publicitaire est composée de 4 personnes dans les Ardennes. Il manque ici Marie Kergoat, basée principalement à Sedan.

La rĂ©gie publicitaire divise ses journĂ©es entre des moments au bureau et d’autres en rendez-vous- Karen Kubena

9h15 - Les idées fusent en conférence de rédaction

Chaque matin, les journalistes de Charleville-MĂ©ziĂšres se rĂ©unissent avec leurs collĂšgues du dĂ©partement, les rĂ©dactions de Sedan, Fumay et Rethel/Vouziers via un systĂšme de visioconfĂ©rence. Chacun propose des idĂ©es de sujets ou fait le point sur ses sujets en cours. C’est Ă  ce moment-lĂ  que l’angle de l’article est prĂ©cisĂ© et que son heure de publication est rĂ© Ă©chie. La rĂ©union est animĂ©e par l’un des trois pilotes de la rĂ©daction, qui fait le lien avec L’Union Ă  Reims, avec qui nous partageons notamment les premiĂšres pages du journal, qui concernent l’actualitĂ© de la rĂ©gion.

L’ensemble des journalistes des Ardennes se rĂ©unissent Ă  9h15. - Karen Kubena

15h00 - Reportage, en voici, en voilĂ  AprĂšs la rĂ©union du matin, tous les journalistes s’a airent Ă  la rĂ©alisation de leurs sujets. Et parce que pour tout article, il faut des interlocuteurs, les journalistes vont les chercher sur le terrain. Ce jour-lĂ , Camille Gaubert de Charleville-MĂ©ziĂšres est, par exemple, allĂ©e sur la Plage Ducale pour rencontrer du monde et savoir ce que les gens ont pensĂ© de cette Ă©dition. « Se rendre sur place, ça permet d’avoir des avis di Ă©rents et de la matiĂšre pour nourrir mon article », explique-t-elle.

23h20 - C’est parti pour l’impression

Si en moyenne, les pages locales du journal sont terminĂ©es aux alentours de 20h30, une actualitĂ© chaude peut vite reculer l’heure du bouclage, comme des Ă©lections, un fait divers imprĂ©visible mais aussi la n d’un match de sport. Au maximum, le journal doit ĂȘtre envoyĂ© Ă  23h20 au contrĂŽle Ă©ditorial, situĂ© Ă  Reims. « On est ensuite chargĂ©s de vĂ©ri er les pages, si elles respectent la charte, et s’il n’y a pas de fautes qui seraient passĂ©es Ă  la trappe », explique Arnaud Candas, rĂ©dacteur/Ă©diteur Ă  la tour de contrĂŽle. Les pages sont ensuite envoyĂ©es Ă  l’impression et deviennent disponibles sur la liseuse en ligne. En 20 minutes, les 20 000 exemplaires de l’Ardennais sont imprimĂ©s. Il est minuit. S’ensuit l’impression de l’Union Ardennes. Puis un livreur vient rĂ©cupĂ©rer les exemplaires et les dĂ©poser Ă  di Ă©rents endroits du dĂ©partement.

Impression du journal L’Ardennais, il est 23 heures rue Gutemberg à Reims.

Remi Wa art

17h00 - L’heure de la Une

C’est Ă  17 heures que la Une de votre quotidien est en partie Ă©laborĂ©e. Les Ă©diteurs de L’Ardennais - soit un reprĂ©sentant par agence locale qui a relu, corrigĂ© et mis en page les articles - se rĂ©unissent. Chacun dĂ©fend son sujet, regarde les photos disponibles et rĂ© Ă©chit Ă  ce qui va attirer le plus les lecteurs. Parfois, le choix est simple et nous saute aux yeux, parfois il faut plusieurs minutes de dĂ©bat avant de trancher. Les membres de la rĂ©daction proposent alors des titres et des photos. La Une est ensuite rĂ©cupĂ©rĂ©e par un Unier Ă  Reims, qui avec son regard extĂ©rieur a pour mission de la rendre la plus comprĂ©hensible et esthĂ©tique possible.

La réunion de 17h permet de faire remonter les sujets forts de la journée qui gureront en Une du journal.

2h00 - La distribution commence C’est en pleine nuit que la distribution des journaux commence. Les vendeurs colporteurs de presse (VCP) les rĂ©cupĂšrent auprĂšs du livreur puis les distribuent dans les boĂźtes aux lettres, juste avant que les gens ne se rĂ©veillent. À Sedan, il est, par exemple, deux heures du matin lorsque la tournĂ©e commence. Chaque VCP a une zone bien dĂ© nie et un carnet d’adresses Ă  distribuer. C’est aux environs de 7h30 que la tournĂ©e se termine. Nos abonnĂ©s, mais aussi les acheteurs en boulangerie par exemple, peuvent alors dĂ©couvrir les actualitĂ©s du jour sur papier.

Chaque colporteur a une organisation millimétrée.

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Margaux Plisson
Camille Gaubert, journaliste à L’Ardennais, dresse le bilan de la plage Ducale. - Karen Kubena
Karen Kubena

e PÎle Innovation et Développement : un moteur de croissance

Entre nous, on l’appelle le pĂŽle « ID », un acronyme facile Ă  retenir et rĂ©vĂ©lateur de sa mission. Créé en septembre 2022, dans la foulĂ©e du travail accompli par SĂ©bastien Lacroix, le pĂŽle Innovation DĂ©veloppement de Rossel Est MĂ©dias a pour mission de rĂ©pondre aux attentes croissantes des lecteurs et des annonceurs par des initiatives Ă©ditoriales et Ă©vĂ©nementielles novatrices. Ce service, dĂ©sormais dirigĂ© par Nicolas Fostier, journaliste Ă  l’Union depuis 1996, se rĂ©invente constamment pour renforcer l’impact du groupe sur son territoire.

Valoriser les forces vives locales Ainsi, le pĂŽle ID s’attache Ă  mettre en lumiĂšre les initiatives locales en capitalisant sur le dynamisme des dĂ©partements couverts par Rossel Est MĂ©dias (Marne, Ardennes, Aisne et Aube). Cette mission repose sur une collaboration Ă©troite entre tous les services de l’entreprise : rĂ©daction, rĂ©gie publicitaire, marketing, comptabilitĂ© ... « C’est cette synergie qui garantit la cohĂ©rence et le succĂšs de nos projets. », estime Nicolas Fostier

La rentabilitĂ© et l’exigence Ă©ditoriale Évidemment, l’innovation doit rimer avec viabilitĂ© Ă©conomique. Et c’est conscient de cette rĂ©alitĂ© que le pĂŽle a intĂ©grĂ© la rentabilitĂ© comme un critĂšre central de ses initiatives. En collaboration avec la rĂ©gie commerciale (RCMEst) et la direction des a aires nanciĂšres (DAF), chaque projet fait l’objet d’une analyse rigoureuse en amont. Cependant, bien que le pĂŽle cherche Ă  sĂ©duire les annonceurs, il n’en oublie pas pour autant son engagement envers la qualitĂ© Ă©ditoriale. Les contenus produits, qu’il s’agisse de supplĂ©ments thĂ©matiques (emploi-formation, immobilier, santĂ©, etc.) ou de magazines (Guide Ă©co, Atlas Ă©co, Balades, Un Ă©tĂ© dans l’Aube, etc.), sont Ă©laborĂ©s avec une rigueur journalistique et en lien direct avec l’actualitĂ©. Cette exigence garantit non seulement la satisfaction des lecteurs, mais aussi l’attractivitĂ© des supports pour les annonceurs. Un cercle vertueux en somme.

Un engagement fort envers le territoire

Et puis, le pĂŽle ID ne se contente pas de valoriser les talents du territoire ; il joue Ă©galement un rĂŽle actif dans la crĂ©ation de marques et d’évĂ©nements qui rĂ©sonnent avec les aspirations des communautĂ©s locales. Des projets, voire des marques, comme « L’Instant », « Les IdĂ©atrices », « Terres de champagnes », « Visite Ma BoĂźte » ou « La Grande DĂ©gustation » tĂ©moignent de cette ambition. De mĂȘme, des initiatives comme les « Face aux lecteurs », « La Classe philo » ou « Les voyages de lecteurs »

renforcent le lien entre les abonnĂ©s et les titres du groupe, contribuant ainsi Ă  un sentiment d’appartenance plus fort.

La transition numĂ©rique au cƓur de la stratĂ©gie En n, la transition numĂ©rique est bien sĂ»r au cƓur des prioritĂ©s du pĂŽle ID. Depuis deux ans, une vĂ©ritable synergie entre les contenus print et web a Ă©tĂ© mise en place, assurant une di usion optimale sur les plateformes digitales et les rĂ©seaux sociaux. La marque « Instant », fer de lance de la verticale « lifestyle », en est un parfait exemple.

En l’espace d’un an, elle a vu son audience passer de 148 000 Ă  620 000 pages vues, tandis que les communautĂ©s sur Facebook et Instagram ont connu une croissance signi cative. Le nombre d’abonnĂ©s aux newsletters dĂ©partementales dĂ©passe dĂ©sormais les 10 000, ce qui con rme le succĂšs de cette stratĂ©gie numĂ©rique.

L’équipe du pĂŽle ID en 2024

Chaque annĂ©e, l’union organise la soirĂ©e des Etoiles de l’Économie.

Nicolas Fostier : directeur, Régis Vaillant : directeur exécutif, Amal Hadi : responsable événementiel Alizée Szwarc : responsable de projets magazines Instant/les Idéatrices, Fanny Diard et Léa Nicolats : Assistantes marketing, Manon Postal et Léa Laurent : chargées de communication éditoriale et développement web

Le journal, c’est aussi de la publicitĂ© ...

Vous l’aurez constatĂ©, votre journal est bien Ă©videmment constituĂ© de photos et d’articles. Mais au l des pages se trouvent aussi des publicitĂ©s, essentielles au modĂšle Ă©conomique du journal.

Anne Colas est la directrice de Rossel Conseil MĂ©dias Est : l’agence de communication et mĂ©dias du Groupe Rossel La Voix basĂ©e sur La Marne, l’Aisne, les Ardennes et Aube. Sa mission est de vous accompagner dans l’élaboration de vos plans de communication. Les marques mĂ©dias du Groupe (L’Union, l’Est Eclair, LibĂ©ration Champagne ou L’Ardennais) et d’éditeurs externes nous permettent de vous proposer un relais mĂ©dias puissant et a nitaire pour vos campagnes notamment au local et en proximitĂ© avec votre cible. « Notre mission, c’est d’apporter des solutions Ă  nos clients, les orienter vers une stratĂ©gie de communication, Ă©couter leurs besoins en leur proposant tout un Ă©ventail de produits (vidĂ©os, contenu, encarts publicitaires
) » dĂ©clare Anne Colas. Nos Ă©quipes vous proposent le bon mix mĂ©dias pour les ampli er de la maniĂšre la plus optimale. Forte de son expertise et de l’audience de ses supports, Rossel Conseil MĂ©dias Est se met au service de la communication des professionnels d’activitĂ©s variĂ©es (entreprises, commerces, institutions, concessions automobiles, grandes distributions, centre de formation, etc.) Nos experts vous conseillent et vous accompagnent dans la rĂ©alisation de vos campagnes publicitaires sur-mesure, ciblĂ©es et adaptĂ©es Ă  vos besoins, de la stratĂ©gie Ă  la di usion de vos campagnes sur nos titres de presse quotidienne rĂ©gionale et au-delĂ  dans des environnements contextualisĂ©s.

Clients accompagnés en 2023

collaborateurs

Campagnes réalisées en 2023

Photos : Stéphanie Jayet, Hervé Oudin

EN 80 ANS BEAUCOUP DE CHOSES ONT CHANGÉ

es visages de nos projets éditoriaux

Voici les visages de celles et ceux qui portent au quotidien nos initiatives éditoriales sur tous nos supports, papier et numériques.

locales et du service des sports de L’union.

Parler aux jeunes, d’accord, mais de quoi ? « Ces jeunes ont des problĂ©matiques, des questionnements, des souhaits, des envies. Dans nos articles, nous y rĂ©pondons, nous les accompagnons au jour le jour sur les temps forts de leur vie, le bac, la recherche de logement, les sorties, les bons plans pour se meubler pas cher, lire pas cher, manger pas cher
 L’idĂ©e est de leur ĂȘtre pratique, utile, leur faciliter la vie. »

Parler aux jeunes, d’accord, mais comment ? « #TaNews est un mĂ©dia 100 % digital et gratuit. Nous proposons beaucoup de vidĂ©os, nous adoptons les codes des rĂ©seaux sociaux. Nous avons aujourd’hui une belle communautĂ© Instagram de 1 255 followers. C’est un bon dĂ©but. »

Dix-huit mois plus tard, #TaNews est structurĂ©, animĂ© par une dizaine de journalistes, dispose de son univers sur le site de L’union, a son code couleur violet, sa communautĂ© composĂ©e de jeunes mais aussi de parents.

AlizĂ©e Szwarc Meireles porte plusieurs projets dans lesquels fusent la bonne humeur, les bons plans et l’envie de les partager Ă  nos lecteurs et internautes.

Dans son panier de bonnes nouvelles, on trouve d’abord les Instants, quatre magazines Ă©lĂ©gants qui s’intĂ©ressent respectivement Ă  Reims, Ă  Troyes, aux Ardennes et au champagne. « C’est un travail sur le temps long, argumente-t-elle. On se pose, on rencontre les gens qui font la spĂ©ciïŹcitĂ© du territoire, qui ont des idĂ©es, qui font bouger les choses. Nous ne sommes pas dans l’actualitĂ© du quotidien, davantage dans la bienveillance et le positif. »

L’esprit « Instant » se dĂ©cline en version digitale, dans un univers parallĂšle Ă  L’union dĂ©nommĂ© « Lifestyle ». On y trouve une montagne de bons plans et de conseils avisĂ©s. « Ici, le contexte de lecture est diffĂ©rent. On rĂ©pond Ă  d’autres besoins de nos lecteurs, qui recherchent des idĂ©es pour proïŹter de leur temps libre. Les sujets sont Ă  la fois locaux, pour dĂ©couvrir des bonnes adresses et des sources d’inspiration dans sa ville et son dĂ©partement, mais aussi gĂ©nĂ©ralistes avec des articles sur le bien-ĂȘtre, l’alimentation, les conseils pratiques ou encore les vacances. »

Dans le panier des bonnes nouvelles d’AlizĂ©e, il y a enïŹn Les IdĂ©atrices, un mot d’origine quĂ©bĂ©coise qui dĂ©signe une personne dont le job est de chercher des idĂ©es, de trouver de nouveaux concepts. Celui d’AlizĂ©e est simple : « Mettre en lumiĂšre les initiatives des femmes du territoire. » Comment ? « En rĂ©alisant des portraits de femmes inspirantes, en crĂ©ant des Ă©vĂ©nements comme des tables rondes et des master classes, pour les prĂ©senter au public. »

Les projets ne manquent pas : un club des IdĂ©atrices lancĂ© en juin ; une sĂ©rie de vidĂ©os sur des « femmes inspirantes » sera rĂ©alisĂ©e, dans lesquelles elles raconteront un succĂšs, un Ă©chec, les leçons qu’elles en retirent. Il paraĂźt mĂȘme qu’un focus sur 50 femmes remarquables de nos territoires serait en gestation


Par Grégoire Amir-Tahmasseb

heck ton info aide les jeunes à décrypter le vrai du faux

PrĂšs de 900 Ă©lĂšves de l’acadĂ©mie de Reims ont participĂ© l’an passĂ© Ă  ce concours de dĂ©cryptage des fakes news.

Le projet est nĂ© aprĂšs l’agression de notre journaliste photographe Christian Lantenois, dans un quartier de Reims en fĂ©vrier 2021. En plein reportage, il avait Ă©tĂ© pris Ă  partie par un groupe de jeune et violemment frappĂ© Ă  la tĂȘte avec son appareil photo. Une rĂ© exion s’est engagĂ©e au sein de notre rĂ©daction sur la mĂ©connaissance du mĂ©tier de journaliste et l’importance des mĂ©dias dans la dĂ©mocratie. Avait alors Ă©mergĂ©e l’idĂ©e de lancer un projet visant Ă  Ă©veiller l’esprit critique de nos jeunes, en les aidant Ă  dĂ©crypter de fausses informations et en leur donnant les codes des rĂ©seaux sociaux pour Ă©viter de tomber dans les piĂšges tendus.

PortĂ© par notre journal, l’acadĂ©mie de Reims, le campus rĂ©mois de Sciences Po et Orange, ce concours, s’adresse aux collĂ©giens et lycĂ©ens de l’acadĂ©mie. EncadrĂ©s par les journalistes de L’union – L’Ardennais et des Ă©lĂšves de Sciences Po dans le cadre de leur parcours civique, les Ă©lĂšves qui participent Ă  Check ton info se mettent dans la peau de journalistes et mĂšnent un travail d’enquĂȘte pour dĂ©mĂȘler le vrai du faux d’une information qu’il leur est donnĂ©e. Le tout restituĂ© Ă  travers une vidĂ©o de deux minutes maximum.

Au printemps le grand amphithéùtre de Sciences Po Reims accueille la grande nale du concours de Check ton info. À cette occasion, les vidĂ©os sĂ©lectionnĂ©es (dix dans la catĂ©gorie collĂšge, dix dans la catĂ©gorie lycĂ©e) sont prĂ©sentĂ©es au jury composĂ© de professeurs, journalistes, reprĂ©sentants de nos partenaires ainsi que du parrain de la promotion (Maxime Valette, l’annĂ©e derniĂšre).

Les trois meilleures vidĂ©os par catĂ©gorie reçoivent un Check d’or, d’argent et de bronze. Les laurĂ©ats collĂšge et lycĂ©e sont ensuite les rĂ©dacteurs en chef d’un jour de L’union –L’Ardennais avant la n de l’annĂ©e scolaire.

Depuis son lancement en 2022, Check ton info ne cesse de prendre de l’ampleur. 865 Ă©lĂšves Ă©taient ainsi inscrits Ă  la deuxiĂšme Ă©dition l’an passĂ© contre 500 la premiĂšre, avec prĂšs de 100 capsules vidĂ©os rĂ©alisĂ©es.

Les laurĂ©ats du concours sont notamment les rĂ©dacteurs en chef d’un

Ce concours s’adresse aux collĂ©giens et aux lycĂ©ens
jour du journal. Photo : Aurélien Laudy

es 16 Unes emblématiques commentées

8 mai 1945

L’Allemagne a capitulĂ©ïżœ

C’est une Une historique ! L’Ardennais, le quotidien rĂ©publicain, du mardi 8 mai 1945 annonce, pleine page, la capitulation de L’Allemagne. Dans son Ă©dito, Fernand Vallaud, le rĂ©dacteur en chef de l’époque, souligne l’immense espoir qui accompagne la Paix. «Les hommes vont revivre», Ă©crit-il. «Les peuples vont rĂ©parer leurs dĂ©sastres». Et de rendre hommage aux libĂ©rateurs : «Vive la France, son chef et ses soldats. Vivent nos alliĂ©s qui nous ont rĂ©veillĂ©s du plus atroce cauchemar».

Cet édito est accompagné des photos des «artisans de la victoire» : Staline, Churchill, Eisenhower; Roosevelt et le général de Gaulle.

2 juin 1953

Le couronnement de la reine Elizabeth

Jennyfer Seillier est anglaise. Elle vit Ă  Vrigne-aux-bois. «Je suis arrivĂ©e en France quand j’avais 22 ans pour me marier. Le jour du couronnement de la reine Elizabeth II, j’avais 13 ans. On habitait dans la banlieue de Londres. On n’avait pas de tĂ©lĂ©vision Ă  l’époque, alors mon pĂšre en a achetĂ© une pour l’occasion. Tout le pays s’est arrĂȘtĂ© pour regarder le couronnement. Nous, on l’a regardĂ© en famille. C’était vraiment une journĂ©e extraordinaire. On Ă©tait le 2 juin, mais il avait neigĂ©, il faisait tellement froid, mais ça reste un trĂšs bon souvenir. À l’école, on nous avait distribuĂ© des livres sur la reine. Je l’ai encore avec moi. Chaque annĂ©e en Angleterre il y a une parade pour cĂ©lĂ©brer la famille royale. J’ai pu y assister une fois, j’étais dans les tribunes. C’était tellement impressionnant. La famille royale reprĂ©sente quelque chose d’important pour moi, c’est l’histoire de mon pays.»

9 mai 1961

Le CSSA ramĂšne la coupe (de France) Ă  la

maison

Daniel GuĂ©rin (prĂ©sident du CSSA) : « J’étais gamin quand le CSSA a ramenĂ© la coupe de France Ă  Sedan. J’avais 14 ans. Sedan qui gagne la coupe de France, c’était quelque chose de sensationnel. Il ne faut pas oublier que les footballeurs Ă©taient des ouvriers. Ils allaient au boulot avant ou aprĂšs leur entraĂźnement. J’étais fascinĂ© par cette mĂ©thode, c’était quelque chose qu’on ne voyait nulle part ailleurs. C’est aprĂšs cette victoire que je suis allĂ© voir mon tout premier match de football. Le CSSA recevait l’Atletico de Madrid car on s’était quali Ă© pour la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe de football. Je me souviens, c’était le 13 septembre 1961. C’était vraiment incroyable de voir des joueurs de l’Atletico Ă  Sedan. Il y avait une ambiance extraordinaire. Ma passion pour le CSSA a commencĂ© Ă  ce moment et ne m’a jamais quittĂ© depuis. »

30 septembre 1966

La naissance de Charleville-MéziÚres

Claudine Ledoux, ancienne maire de Charleville-MĂ©ziĂšres : «J’étais encore petite lle quand il y a eu la fusion, mais je peux vous dire que cela a Ă©tĂ© la dĂ©cision politique la plus importante du XXe siĂšcle pour les Ardennes. Cette fusion a dotĂ© le dĂ©partement d’une ville prĂ©fecture su samment grande pour servir de moteur. Ça a permis de crĂ©er une ville qui rallie beaucoup d’atouts. Au niveau Ă©conomique, MĂ©ziĂšres Ă©tait trĂšs industrielle et Charleville trĂšs commerçante. Ce sont aussi deux villes avec des architectures di Ă©rentes. La fusion a vraiment permis d’allier toutes les forces. Mais en tant que maire de Charleville-MĂ©ziĂšres entre 2001 et 2013, je peux vous dire que cette dĂ©cision n’a pas dĂ» ĂȘtre facile. Pendant mon mandat, j’ai ressenti que cette fusion n’était pas complĂštement digĂ©rĂ©e par les habitants de MĂ©ziĂšres, Étion, Mohon et Le Theux notamment, qui Ă©taient des communes Ă  part entiĂšre. Il y a encore ce sentiment de perte d’identitĂ© pour certains habitants.»

23 août 1976

Le feu aux portes de Charleville

Yvon Kubena a vĂ©cu les incendies de 1976. Un souvenir encore trĂšs prĂ©sent. « J’habitais Ă  Nouzonville, je rentrais de vacances et ça sentait le brĂ»lĂ© Ă  la Roche aux 7 villages. En arrivant, il y avait plein de voitures. On entendait parler de canadairs, on les a vus on est parti Ă  pied pour les prendre en photos. Ça cramait de partout. Je suis arrivĂ© plus haut que les canadairs. Les canadairs bombardaient de l’eau sur la route de MonthermĂ©. Le soir je suis retournĂ© Ă  Bogny-sur-Meuse pour ne pas gĂȘner les secours, il y avait une colonne de feu impressionnante. Un pompier a perdu la vie pendant ces incendies. Il avait entre 16 et 17 ans. Son pĂšre c’était mon cousin. Le jour de l’enterrement, il y a eu un orage terrible. Le ciel Ă©tait noir, on Ă©tait trempĂ©. La caserne de MonthermĂ© porte encore son nom. »

8 novembre 1979

Deux mirages s’écrasent sur une maison

Ginette Jaloux, habitante et ancienne maire de Damouzy : «À l’époque, j’habitais dans mon logement de fonction Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, mais j’avais ma maison que je louais Ă  Damouzy, juste en face de celle du maire. Vers 19 heures, j’ai reçu un coup de l de sa part qui me disait de venir immĂ©diatement Ă  Damouzy, que deux mirages venaient de s’écraser sur sa maison. ArrivĂ©e sur place, je me suis cru dans un lm de guerre. Il pleuviotait, il faisait noir, il y avait des dĂ©bris partout. Ce qui m’a surtout marquĂ©e, c’est le nombre de gens, des policiers, des gendarmes, des pompiers et les ashes ! Il y avait vraiment une atmosphĂšre particuliĂšre. Les gens Ă©taient choquĂ©s, le crash avait fait sauter les toitures de plusieurs maisons. Certaines ont dĂ» ĂȘtre Ă©vacuĂ©es, notamment celle du maire et sa famille. Il y a eu un bel Ă©lan de solidaritĂ©, des gens sont venus donner leurs meubles. Me concernant, j’ai logĂ© le maire et sa famille chez moi jusqu’à ce que leur maison soit rĂ©habitable.»

Mi-juillet 1982

Les affrontements de la Chiers

Milka Stansnizewski : « La fermeture de La Chiers Ă  Vireux-Molhain, c’était une catastrophe pour les familles. J’étais boulangĂšre et tout le monde se con ait Ă  moi. Mon mari, mon pĂšre et mon beau-pĂšre y ont travaillĂ©. C’était la catastrophe pour nous. Nous venions Ă  peine de commencer les travaux de la maison. Nous en voulions beaucoup Ă  Blagny, parce qu’on ne nous a pas prĂ©venus. Mon mari me disait que c’était impossible qu’ils ferment parce qu’ils venaient d’acheter un nouveau galvaniseur. Et ils ont quand mĂȘme fermĂ©. Pendant les manifestations, ils ont enfermĂ© le patron. On ne lui a pas fait de mal, on l’a juste enfermĂ©. Il lui manquait ses mĂ©dicaments donc on l’a laissĂ© sortir pour les prendre. »

14 juillet 1989

Le bicentenaire de la Révolution

Christian Thomas Ă©tait maire Ă  l’époque de la FĂȘte du bicentenaire, le 14-Juillet 1989. Et il en garde un souvenir Ă©mu. «On a fait une photo devant l’église de tous les habitants. 70 personnes, sans une exception. On a repris la mĂȘme photo Ă  l’an 2000. Bon, il en manquait quelques-uns, cette fois», prĂ©cise le retraitĂ©. Édile pendant plus de vingt ans, il se rappelle aussi de la bonne cohĂ©sion au sein de Villers-sur-le-Mont. «C’est di cile d’avoir tout le monde mais c’était un rĂ©el Ă©vĂ©nement auquel tout le monde voulait participer. Les gens avaient mis des bonnets phrygiens, on a fait un feu le soir avant un petit feu d’arti ce avec nos petits moyens.» En n, un arbre a Ă©tĂ© plantĂ©. C’est un tilleul, toujours debout, autrement appelĂ© arbre de la LibertĂ©. Il est plantĂ© au centre de l’ancienne place de Villers, dĂ©truite au cours du XVIe siĂšcle, et qui est maintenant devenue un espace vert.

8 août 1994

L’explosion de Spraytec

Il est environ 23 heures, le samedi 6 aoĂ»t 1994, quand la sirĂšne crache des dĂ©cibels Ă  Vireux-Wallerand. L’usine d’aĂ©rosols et de peinture Spraytec, situĂ©e rue Pasteur, Ă  Vireux-Molhain est en ammes. Aux premiĂšres loges, ou presque dans une rue voisine, Yveline Beaugard. « Nous habitions rue de l’ÉgalitĂ©, dans une rue au-dessus de Spraytec. Nous Ă©tions au lit quand ça s’est produit. Ma sƓur habitait juste Ă  cĂŽtĂ© de Spraytec, le bruit les a rĂ©veillĂ©s. Elle est aussitĂŽt partie vers les hauteurs de Wallerand. Je suis sortie par curiositĂ©, avant de revenir Ă  la maison. Mon mari n’avait pas bougĂ©. Il y avait des explosions tout le temps, des aĂ©rosols volaient. Les personnes Ă©taient Ă©vacuĂ©es et regroupĂ©es prĂšs du passage Ă  niveau rue de la StrĂ©e. C’était ridicule, pas assez Ă©loignĂ©. J’imagine qu’ils ont fait au plus pressĂ©. »

Au nal, les pompiers viroquois, aidĂ©s de ceux de Givet, Fumay et Revin niront par gagner le combat, entre autres aidĂ©s par des conditions mĂ©tĂ©o favorables. L’usine, aujourd’hui classĂ©e Seveso, existe toujours.

31 janvier 1995

Des inondations catastrophiques

Jean-Florent Kembakou : « Sur cette photo je retiens deux mots qui commencent par « s » : sou rance et solidaritĂ©. La sou rance des Ardennais pendant ces Ă©vĂšnements. Certains avaient mĂȘme Ă©tabli un parallĂšle entre la Guerre et les inondations, parce que la façon d’évacuer les gens leur Ă©voquait des souvenirs. Parmi les zones les plus touchĂ©es Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, on avait la Place d’Arche, on Ă©vacuait les gens par la fenĂȘtre. On Ă©vacuait les personnes ĂągĂ©es en prioritĂ©. Place Jacques Felix, il y avait un Ă©tablissement pour personnes ĂągĂ©es. La mairie avait eu une attention particuliĂšre pour cet Ă©tablissement. Il fallait Ă©vacuer dĂšs le matin Ă  partir de 5 heures. Je me souviens entendre les sirĂšnes hurler de partout. L’eau avalait toute la place d’Arches, et remontait vers le cours Briand. Le deuxiĂšme « s » c’est celui de la solidaritĂ©. Les voisins apportaient des parpaings comme ceux qu’on voit sur la Une, pour soulever les meubles. Les gens venaient aussi pour racler la boue dans les maisons. Le premier ministre de l’époque, Édouard Balladur Ă©tait venu. Les gens se souviennent de l’anecdote. Il Ă©tait en chaussures pas adaptĂ©es, en mocassins. On s’attendait Ă  le voir chaussĂ© de bottes pour aller dans l’eau et dire « je compatis, je partage votre sou rance ». Alors ça a Ă©nervĂ© beaucoup d’Ardennais. Il a tout de mĂȘme lancĂ© un appel Ă  la solidaritĂ© nationale. À ce moment-lĂ , Charleville-MĂ©ziĂšres devient le symbole des villes victimes de ces inondations ».

17 septembre 2005

Naissance du Cabaret vert

Mouss de Mass Hysteria : « DĂ©jĂ , nous, on commençait Ă  faire des festivals assez intĂ©ressants, on dĂ©butait. On venait d’avoir 30 ans. Quand on nous a demandĂ© de venir Ă  cette premiĂšre Ă©dition, tu vois la programmation, tu te dis ça ne rigole pas. Pour une premiĂšre Ă©dition, on arrive et on est traitĂ© comme si on Ă©tait un grand groupe international, il n’y avait pas de distinction. L’a che annonçait dĂ©jĂ  le caractĂšre gĂ©nĂ©raliste du festival. Ça va dans tous les sens et ça, j’aime bien. On Ă©tait un peu la nouvelle scĂšne Ă  l’époque et ĂȘtre catapultĂ© dans un festival avec Jacques Higelin et Mano Solo, c’est Ă©norme. Une autre anecdote que j’ai retenue, c’est que dans les loges, il y avait de la moquette au sol. Il y avait dĂ©jĂ  le souci du dĂ©tail. On s’était dit que cette premiĂšre Ă©dition a dĂ» coĂ»ter cher, ils mettent la barre haut, si ça reste ça va faire un gros festival ».

7 août 2008

Woinic sort de son hangar

Erik Pilardeau : « Pour nous, les habitants de Bogny-sur-Meuse, ça a Ă©tĂ© une ertĂ© exceptionnelle, un moment de reconnaissance et un moment de fĂȘte. C’est une rĂ©elle mise en avant de la mĂ©tallurgie ardennaise car elle est rĂ©alisĂ©e par un artiste local. MĂȘme si on sent bien que maintenant, Woinic n’appartient plus Ă  Bogny, c’est le symbole des Ardennes, ça reste une ertĂ©, c’est une autre ertĂ©. C’est quelque chose de trĂšs important encore aujourd’hui Ă  Bogny. Sur les groupes Facebook bognysiens, il y a beaucoup de photos de ce jour qui sortent encore. Quand on a vu Woinic, on savait que l’Ɠuvre ne devait pas rester dans un hangar. Il fallait qu’elle soit vue, qu’elle soit symbole de quelque chose. Il y avait un projet de vallĂ©e des lĂ©gendes, ce projet a avortĂ© mais on Ă©tait bien contents qu’elle soit Ă  l’entrĂ©e des Ardennes. »

15 novembre 2015

Attentats : le choc

Thomas Delobelle, chef d’édition Ă  L’Ardennais : « Il y a eu un rassemblement sur Charleville-MĂ©ziĂšres le 16 novembre, au lendemain des attentats du Bataclan. C’était dans un contexte national oĂč l’évĂšnement s’est produit quelques mois aprĂšs Charlie qui avait dĂ©jĂ  marquĂ© le pays et lĂ  on est de nouveau sur une tuerie de masse. Tout le monde est sous le coup de l’émotion. À ce moment-lĂ , la rĂšgle du mort kilomĂštre s’e ace, on est dans l’émotion partagĂ©e d’une patrie meurtrie. Nous ne sommes plus un journal rĂ©gional. Il y a un rassemblement rĂ©publicain sur la Place Ducale. Je vois cette jeune lle sur les Ă©paules d’un jeune homme et quand je prends la photo, c’est magie de l’instant : le drapeau otte parfaitement, les regards sont alignĂ©s. Au moment de choisir la une, ce n’était pas simple bien sĂ»r comme Ă  chaque fois. Il y avait plein de photos mais on a choisi celle-lĂ  parce qu’il y a la jeunesse qui se mobilise ce qui n’est pas tout le temps le cas, on avait l’ordre rĂ©publicain, la nation qui se retrouve sous ce mĂȘme drapeau bleu blanc rouge et bien sĂ»r, les Ă©lĂ©ments de dĂ©cors qui permettaient de deviner qu’on se trouvait sur la Place Ducale. »

25 novembre 2018

Des milliers de gilets jaunes dans les rues

Thomas Manciaux, gilet jaune Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres : «J’avais pris ma voiture pour aller manifester devant Carrefour, mais on Ă©tait tellement nombreux sur la route que ça a créé un bouchon sur l’autoroute, au niveau de la bretelle d’accĂšs Ă  Prix-lĂšs-MĂ©ziĂšres. Je ne m’attendais pas Ă  autant de monde. En partant ce jour-lĂ , j’avais dit Ă  ma femme que je reviendrais s’il n’y avait pas beaucoup de monde
 Et bien, je ne suis pas rentrĂ© tĂŽt. On Ă©tait divisĂ©s en plusieurs groupes pour manifester dans di Ă©rents endroits. Mais ce n’était pas quelque chose d’organisĂ© en avance. Ça s’est fait vraiment de maniĂšre spontanĂ©e, sur le moment venu. Le groupe de gilets jaunes qu’on voit sur la Une, ce sont ceux qui ont bloquĂ© Ă  pied, sĂ»rement Ă  l’entrĂ©e de la rocade, Avenue Charles de Gaulle. Je pense qu’on Ă©tait au moins 10 000 Ă  se mobiliser. C’était un truc de fou. J’ai fait plusieurs manifestations, contre le CPE, contre la rĂ©forme des retraites
 Mais les gilets jaunes, c’est ce qui m’a le plus marquĂ©.»

18 mars 2020

Tous confinés

Jean-Marc Stevenin, gĂ©rant O’Temple Bar : «Cette image, ça me fait vraiment penser aux lms apocalyptiques quand il n’y a plus personne sur Terre. Il n’y a mĂȘme pas un chien qui se balade, ni mĂȘme un pigeon. On dirait qu’une bombe atomique vient de tomber sur la ville. Ce qui m’a le plus marquĂ© pendant le con nement, c’est que j’ai vraiment perdu tous mes repĂšres. Je viens d’une famille de commerçants, j’ai toujours eu l’habitude de travailler les jours fĂ©riĂ©s et les week-ends. Je ne me rappelle mĂȘme pas de la derniĂšre fois oĂč j’ai Ă©tĂ© en repos un premier mai. Alors lĂ , avec le con nement, j’étais complĂštement perdu dans mon espace-temps. Pour mon bar, je n’ai pas eu trop d’inquiĂ©tude, l’État nous a bien aidĂ©s. Puis je n’ai pas complĂštement arrĂȘtĂ© mon activitĂ©. Je vendais des boissons Ă  domicile, ça me permettait aussi de garder du lien social avec les clients.»

14 septembre 2023

ChĂąteau de Sedan monument prĂ©fĂ©rĂ© des Françaisïżœ

Melaine Du Merle, directeur du chĂąteau fort de Sedan : « Je le savais avant la parution du journal bien sĂ»r, car il y avait eu le tournage de StĂ©phane Bern deux semaines plus tĂŽt. On devait garder le secret, tous les employĂ©s avaient signĂ© des documents pour ne pas rĂ©vĂ©ler le rĂ©sultat. Mais mĂȘme si je savais, j’étais trĂšs stressĂ© le jour de la di usion. Je me disais « et si ce n’était pas vrai  ». Parce qu’encore aujourd’hui, on n’y croit pas vraiment, c’est tellement incroyable. DĂ©sormais, le ChĂąteau de Sedan peut prĂ©tendre Ă  une visibilitĂ© nationale et au-delĂ . C’est assez incroyable au sens propre. DĂšs qu’on l’a su Ă  Sedan ça a Ă©tĂ© beaucoup de messages, de sollicitations des journalistes. Et s’il y a bien une Une qui Ă©tait mĂ©ritĂ©e c’était bien celle-là ! On a rendu tout un territoire et une population ers. Le jour de la di usion, des voitures ont klaxonnĂ©, on aurait dit un match de foot. C’était un Ă©vĂ©nement tellement important qu’il faudra encore quelques annĂ©es pour l’oublier».

’Ardennais, du

« Chùteau » au Buffet de la gare

L’Ardennais a toujours eu son siĂšge cours Briand Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres, de sa fondation en 1944 jusqu’en juillet 2024 date d’un nouveau dĂ©part Ă  la gare.

Vous connaissez sans doute ce bĂątiment que l’on appelle le ChĂąteau Ă  Charleville-MĂ©ziĂšres. RachetĂ© en 2023 au DĂ©partement par un notaire, son histoire a surtout Ă©tĂ© marquĂ©e par son appartenance en premier lieu au Petit Ardennais, et au journal L’Ardennais, dĂšs 1944, quand notre quotidien a vu le jour. DĂšs le 19 juin 1885, la rĂ©daction, l’administration et les annonces siĂšgent au 36, Cours d’OrlĂ©ans. C’était autrefois, le nom donnĂ© aux « AllĂ©es », ce cours d’OrlĂ©ans, qui deviendra le cours Briand.

Ce « 36 », le chĂąteau donc, c’est l’hĂ©ritage qu’a reçu L’Ardennais, dont le premier numĂ©ro est paru le 11 septembre 1944 avec l’autorisation du comitĂ© dĂ©partemental de la LibĂ©ration. Le journal est alors prĂ©sidĂ© par Pierre Teinturier, issu de la prĂ©fectorale. Il est aussi animĂ© par quatre journalistes. Le chĂąteau, ancien hĂŽtel particulier de la famille Corneau, traversera le temps mĂȘme si, pendant la guerre, les ateliers du Petit Ardennais n’ont pas Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©s. Le nouveau quotidien dĂ©partemental des Ardennais, y aura son siĂšge jusqu’avant les annĂ©es 2000. Il a vu passer des gĂ©nĂ©rations de journalistes, et des rĂ©dacteurs en chef, dont les noms rĂ©sonnent encore aux oreilles ardennaises, comme AndrĂ© Viot, Pol Chaumette,

Alain Ganassi, Pierre Delohen ou le dernier avant le rachat par le Groupe Hersant en 1992, Pascal Arnaud.

« Quand je suis rentrĂ© Ă  L’Ardennais, en 1968, j’avais 23 ans, le siĂšge Ă©tait dĂ©jĂ  cours Briand, il a toujours Ă©tĂ© là », tĂ©moigne Jacques Bon ls, journaliste en retraite auteur des Unes du journal de 1968 Ă  1992, et n connaisseur de la vie politique dĂ©partementale.

En 1992, le journal L’Union concurrent appartenant au groupe Hersant, fait entrer dans son giron L’Ardennais. Le 36 cours Briand sera vendu en 1997, au DĂ©partement.

L’imprimerie d’oĂč Ă©manaient les odeurs d’encre fraĂźche, a elle aussi, Ă©tĂ© vendue.

Le siĂšge est alors rapatriĂ© au 38 cours Briand oĂč se retrouvent tous les services, des sports Ă  la locale Charleville, en passant par les ventes et la publicitĂ©.

Des locaux modernes Ă  la gare

Le 17 juillet 2024 marque une Ă©tape importante dans la vie de notre journal : L’Ardennais quitte le Cours Briand. Direction la gare de Charleville et l’ancien Bu et de la gare. Ce dĂ©mĂ©nagement rĂ©pond Ă  un besoin impĂ©rieux d’espace et de modernitĂ©. Notre journal occupe Ă  prĂ©sent tout le rez de chaussĂ©e de l’aile droite de la gare. Des locaux entiĂšrement rĂ©novĂ©s, fonctionnels oĂč journalistes et commerciales disposent de salles de rĂ©unions et de matĂ©riels derniĂšre gĂ©nĂ©ration, d’un studio vidĂ©o et d’un auditorium.

Nos nouveaux locaux ont en e et Ă©tĂ© pensĂ©s pour ĂȘtre ouverts sur la ville et pour accueillir des Ă©vĂ©nements tels que des tables-rondes ou des rencontres avec nos abonnĂ©s et nos lecteurs.

Plus que jamais, L’Ardennais veut s’ouvrir aux Ardennes et ĂȘtre un acteur majeur du territoire.

Les téléscripteurs crépitaient au 36, cours Briand, pendant les années 70 et 80.

â–Č Le ChĂąteau Ă©tait dĂ©jĂ  en place dans les annĂ©es 1885, quand le cours Briand s’appelait encore Cours d’OrlĂ©ans. - Photo Collection Jacques BonïŹls
Par Virginie Kiefer
L’imprimerie faisait partie du siùge, à l’arriùre de la cour du Chñteau.
Photo Collection Jacques BonïŹls
â–Č Les nouveaux locaux du journal L’Ardennais, accolĂ©s Ă  la gare de Charleville-MĂ©ziĂšres - Photo Karen Kubena L’Ardennais

NOUVEAU 5008 HYBRIDE

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