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VIII

PASSION PÊCHE

DIMANCHE 11 JUIN 2023

ANIMATIONS

Deux stages d’été dans l’Aube pour approfondir les techniques de pêche au coup La Maison de la pêche et de la nature de l’Aube organise pour la première fois des stages de pêche au coup en juillet prochain. Trois jours dédiés à la pêche à la grande canne ou au « feeder », pour être autonome au bord de l’eau. EN PARTENARIAT AVEC

VINCENT GORI

C

’est une première pour les équipes de la Maison de la pêche et de la nature de l’Aube », souligne Alexandre Roberty, chargé du développement à la Fédération auboise pour la pêche et la protection du milieu aquatique. Si les techniciens et ani­ mateurs fédéraux ont déjà proposé des journées découvertes de la pêche et d’autres animations gra­ tuites, pour la première fois, ils proposent en juillet prochain des stages de pêche au coup. « C’était un des objectifs que nous nous étions fixés avec la création de la Maison de la pêche et de la nature, précise le responsable. Et nous al­ lons multiplier ce genre de formule ». Deux stages de trois jours sont proposés. Le premier se déroule du lundi 10 au mercredi 12 juillet et sera consacré à la pêche à la grande canne. Le second, du mardi 25 au jeudi 27 juillet, s’intéresse à la pêche au « feeder » (lire ci­ contre).

LA GRANDE CANNE

Le principe de cette pêche au coup est d’utiliser une canne de 9 à 13 mètres, à emmanchement. Le scion creux accueille un élastique, où s’accroche la ligne. Ce système d’amortisseur permet de pêcher des gros poissons.

PÊCHE AU FEEDER

UNE JOURNÉE THÉORIQUE PLUS DEUX JOURS CONSACRÉS À LA PRATIQUE

Les stages d’été d’approfondissement « pêche au coup » ne s’adressent pas qu’aux enfants de plus de 12 ans, les adultes aussi peuvent s’inscrire.

Le but de ces formations est d’ap­ profondir les connaissances tech­ niques des amateurs comme des débutants, pour avoir des bases so­ lides afin d’être autonomes ensuite au bord de l’eau pour s’adonner à leur loisir. Des objectifs inscrits dans la charte fédérale « Atelier pêche nature ». Ces stages sont en­ cadrés par deux animateurs de la fédération. « La première journée est un tronc commun théorique qui

se déroule à la Maison de la pêche à Lusigny­sur­Barse, détaille Alexandre Roberty. Nous aborde­ rons comment faire son amorçage, monter des lignes, utiliser une sta­ tion de pêche avec les bonnes pos­ tures pour ne pas se fatiguer… Les deux autres journées seront dédiées à la pratique, avec une mise en ap­ plication sur le terrain ». Gardons, ablettes, brèmes, tanches, ou en­

core carpes feront partie des pois­ sons ciblés lors de ces journées. Attention, les places sont limitées à six pêcheurs par session. Ces stages sont ouverts à tout public à partir de 12 ans (sans obligation d’être détenteur d’une carte de pêche ces jours­là). Les lieux de pêche restent à définir. Sachant qu’il faudra un site suffisamment large pour les grandes cannes, om­

bragé idéalement, avec un cours d’eau faiblement encombré d’her­ biers. Le prix du stage est fixé à 120 € par personne pour les trois jours. Horaires : rendez­vous à 8 h 45 à la Maison de la pêche à Lusigny­sur­Barse. Retour prévu à 16 h 45. Prévoir une tenue adaptée à la météo (casquette, lunettes de soleil, crème solaire) et son repas pique­nique. L’eau et les parasols sont fournis par la fédération.

Il s’agit d’amorcer une fois et pê­ cher au­dessus. La canne est équi­ pée d’un moulinet et la pêche s’ef­ fectue en plombée sans bouchon. Une « cage » (feeder, signifiant mangeoire) est accrochée à la ligne pour mettre l’amorce ou les appâts.

UNE STATION

C’est un siège amélioré qui permet de pêcher pendant de longues heures. Elle peut être équipée de repose­pieds, d’une desserte pour son matériel, d’un repose­canne...

ENVIRONNEMENT

Trente pêches d’inventaires seront réalisées entre juin et septembre La campagne annuelle de pêche électrique d’inventaire vient de démarrer dans le département. Di­ rigées par Mathias Quiniou, chargé de mission à la Fédération auboise pour la pêche et la protection du milieu aquatique, ces opérations se concentrent, cette année, sur plusieurs cours d’eau de l’axe de la Seine amont et l’Aube aval (le Froi­ deau à Crespy­le­Neuf, le Landion à Cunfin, l’Arce à Buxières­sur­ Arce…). « Nous avons programmé trente pêches électriques, comme tous les ans en juin et en septembre, précise le technicien référent. Ce mois­ci, nous priorisons les rivières à faibles débits et en septembre, nous interviendrons sur les plus gros

cours d’eau ». L’objectif de ces ac­ tions est de suivre l’évolution dans le temps avec un suivi une fois tous les cinq ans, ou une année sur deux selon les rivières. « Cela permet d’augmenter nos connaissances sur ces milieux aquatiques et les peuple­ ments piscicoles », précise Mathias Quiniou.

IDENTIFIER ET MESURER LES POISSONS PRÉSENTS AVANT LA REMISE À L’EAU Techniquement, l’exercice consiste a minima à effectuer deux pas­ sages par tronçon sélectionné, afin de capturer les espèces présentes. Les poissons sont alors identifiés, mesurés et pesés par les équipes avant d’être remis à l’eau. « Cela

nous permet de définir l’indice pois­ son/rivière, et d’observer si l’abon­ dance en poissons est en baisse ou non ». Et l’occasion pour ces « sen­ tinelles » de l’environnement d’ob­ server l’état de ces milieux aqua­ tiques (assec, pollution, érosion, restauration…). Selon la largeur de la rivière pê­ chée, trois à dix salariés et béné­ voles de la fédération auboise de pêche sont mobilisés. « Nous étions neuf ce mardi pour couvrir les 6 mètres de large de l’Arce », précise le responsable. Et le rythme des équipes est soutenu. « Nous réali­ sons deux pêches électriques par jour en juin à raison de trois jour­ nées de pêche par semaine ». V.G.

Cette lamproie de Planer a été inventoriée lors d’une des récentes pêches d’inventaires.


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