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PASSION PÊCHE
DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2022
ENVIRONNEMENT
Des pêches d’inventaire pour améliorer les connaissances Les équipes fédérales ont réalisé cette année 31 pêches électriques d’inventaire afin de répertorier les poissons présents et améliorer les connaissances des différents milieux aquatiques du département. EN PARTENARIAT AVEC
VINCENT GORI
C
ette année, les équipes de la Fédération auboise de pêche et de protection des milieux aquatiques ont réalisé 31 pêches électriques d’inventaire. « Le but de nos actions est d’améliorer les connaissances sur les différents cours d’eau du département, précise Mathias Quiniou, technicien et coordinateur de ces pêches. Cela permet de suivre l’évolution des cheptels de poissons, du nombre d’espèces indésirables, ou encore la qualité et l’abondance des peuplements, et d’observer s’il y a une progression ou non ». Un travail accru depuis 2019, mais perturbé en raison de la pandémie de Covid-19. Pour cela, le département a été « découpé » en plusieurs zones avec une vingtaine de stations à prospecter tous les cinq ans, plus une vingtaine plus sensibles à inventorier tous les deux ans. Soit un rythme soutenu d’une trentaine de pêches électriques d’inventaire par an pour assurer un suivi représentatif et collecter plus de données.
RETOUR DES TRUITES APRÈS UNE PÉRIODE DE POLLUTION DANS LA NOSLE
« Cette année, nous nous sommes concentrés sur l’ouest du départe-
Un vairon en période nuptiale recensé lors d’une des pêches électriques d’inventaire réalisées cette année sur le bassin versant de la Vanne et l’Armance. ment, sur le bassin versant de la Vanne et l’Armance », souligne le responsable. Un travail concentré entre les mois de mai, juin et septembre. « Lors des périodes d’étiage des cours d’eau pour faciliter les captures et cette technique de pêche
électrique réglementée, qui se fait à pied dans l’eau. On évite les périodes les plus chaudes, supérieures à 30 oC, où les poissons sont plus fragiles », insiste Mathias. Et cet été, alors que son équipe remontait un tronçon de la Nosle
classé en première catégorie, il constate que des truites sont présentes alors qu’en 2019, une pollution affectait cet affluent de la Vanne. « Une agréable surprise de constater que la nature a repris ses droits ». 45 truites, 39 vairons,
134 chabots… ont été recensés sur une centaine de mètres prospectée. Autre surprise, « une reproduction de la truite arc-en-ciel dans le ru de Saussois dans le bassin de l’Armance. C’est assez rare pour cette espèce ». L’ensemble des poissons capturés sont identifiés, pesés et mesurés avant d’être relâchés. Ces données permettent de définir l’indice poisson/rivière définissant la qualité du milieu et l’indice d’abondance de chacune de ces zones étudiées. Autant d’éléments qui permettent de suivre la qualité de nos cours d’eau, d’identifier les anomalies et de lancer des alertes si besoin.
AUBE
LES AUTRES POINTS
Protéger le milieu aquatique et gérer les ressources
Apprentissage de la pêche
La préfecture de l’Aube a signé, le 28 octobre dernier, un arrêté approuvant le nouveau Plan départemental de protection du milieu aquatique et de gestion des ressources piscicoles (PDPG), pour une durée de 5 ans à compter de cette date. Ce document cadre a été élaboré par la Fédération auboise de pêche et de protection des milieux aquatiques. La préfecture considère que ce PDPG « contribue aux enjeux de préservation des milieux aquatiques et de protection du patrimoine piscicole reconnus par le Code de l’environnement ». Et qu’il est « compatible avec le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin de la Seine », précise
Un document cadre pour préserver les milieux aquatiques et gérer les ressources piscicoles.
cet arrêté. Ce PDPG 2022-2027 est consultable sur le site de la fédération www.fedepeche10.fr (onglet « protection des milieux aquatiques »). Ce document dresse un bilan de l’état des milieux aquatiques du département et propose une déclinaison locale opérationnelle et pédagogique d’actions destinées à préserver et restaurer le patrimoine piscicole. Un outil qui permettra d’encadrer les mesures de gestion nécessaires dans la perspective d’une gestion durable et équilibrée de la pêche de loisir. Selon les secteurs des AAPPMA, différentes actions pourront alors être mises en œuvre : patrimoniale, raisonnée ou d’usage.
La Maison de la pêche et de la nature organise avant la fin de l’année deux sessions d’animations de découverte de la pratique de la pêche aux leurres à partir de 12 ans : les mercredis 30 novembre et 7 décembre à Lusigny-sur-Barse. Ces demi-journées sont encadrées par des agents de la Fédération, titulaires du Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, spécialité pêche de loisir, un diplôme d’État formant les moniteurs-guide de pêche. Le nombre de places étant limité, une inscription préalable se fait auprès de la Fédération de l’Aube pour la pêche et la protection du milieu aquatique par téléphone au 03 25 73 35 82, ou par courriel : contact@fedepeche10.fr