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Les humains derrière les soins - Vet et Nous

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LES HUMAINS derrière les soins

2026

Bonjour à tous,

Je me joins à toute l’équipe Vet et Nous pour vous souhaiter la bienvenue dans notre magazine Les humains derrière les soins, où nous vous présentons quelques membres de nos équipes à travers la province. Ces personnes représentent non seulement notre passion collective pour vos animaux, mais aussi l’empathie, l’écoute, la compassion, le savoir, le professionnalisme et la qualité des soins que vos compagnons chéris reçoivent dans chacune de nos cliniques.

Notre mission a toujours été de prendre soin de vos animaux comme s’ils étaient les nôtres. Celle-ci n’a pas changé depuis que nos cliniques et hôpitaux sont regroupés sous la bannière Vet et Nous. Nos employés de longue date sont toujours en poste et chacun d’entre eux incarne cette mission dans les gestes qu’ils posent chaque jour. Nous avons tous choisi ce métier par amour pour les animaux. Nous comprenons le lien profond qui unit l’animal de compagnie et son humain, parce que nous le vivons depuis notre enfance. On sympathise avec vos inquiétudes, parce qu’on a eu les mêmes avec nos propres animaux à un moment où un autre. On n’a pas besoin de se mettre à votre place, parce qu’on a déjà été à votre place. La seule différence, c’est qu’on a les connaissances et les meilleurs outils pour bien soigner vos animaux et les garder en santé très longtemps. On fait une bonne équipe avec vous!

Je suis si fier de vous présenter ces humains qui sont dévoués à la santé de vos animaux. Les voici à cœur ouvert. Dans leurs mots. Qui ils sont. Ce qu’ils font. Pourquoi ils le font. Et leurs liens avec les animaux qui, pour tous, est l’affaire de toute une vie.

Bonne lecture!

Sébastien

Sauver un animal pour le bien-être de son humain.

PAUL-HUBERT TREMBLAY

Vice-président des opérations - Québec

Co-fondateur de la Fondation

Animo pour la vie

Les Humains

derrière les soins

Sauver un animal pour le bien-être de son humain.

« On avait toujours un animal chez nous, souvent plus d’un. C’est fou comme ils sont toujours tellement contents de te voir. Peu importe ton humeur, peu importe ce qui se passe dans ta journée – ils sont là, heureux, simplement parce que tu es là. Ce genre de lien, tu ne le trouves pas entre humains. C’est un amour inconditionnel, pur et entier.

Je me souviens encore d’un chien qu’on a adopté : j’avais peut-être 10 ans. C’était l’hiver et il faisait tellement froid ! On l’a trouvé abandonné. On l’a accueilli, nourri, collé. Il est resté jusqu’au printemps et, au premier jour de beau temps, il est parti. On s’était attaché et j’étais triste, mais j’ai compris : il avait trouvé ce qu’il cherchait pour survivre. Et c’était parfait comme ça.

Je suis CPA, pas vétérinaire. J’ai rejoint ce monde il y a environ 30 ans, lorsque mon amie Dre Christine Carle cherchait un investisseur pour acheter une clinique. Je ne connaissais rien du milieu, mais je voyais ça comme un bon investissement. Puis, au bout de deux mois j’ai réalisé que je devais investir plus que juste des sous, qu’il fallait que je sois sur place pour contribuer à la réussite de la clinique. Longue histoire courte, on a acheté une autre clinique, puis une autre, et je ne suis jamais retourné à mon bureau de comptable. En fait, décortiquer des chiffres, c’est pas le plaisir de ma vie. J’aime mieux régler des problèmes. Je suis un gars de solutions, et j’ai tout de suite adoré le milieu pour le côté humain. Je suis entouré de gens dévoués qui sont prêts à gagner quatre fois moins qu’en médecine humaine, juste pour sauver un animal.

Cofondée par Paul-Hubert Tremblay et Dre Christine Carle, La Fondation Animo pour la vie vient en aide aux familles qui n’ont pas les moyens financiers de payer les soins médicaux nécessaires pour sauver leur animal. Animo pour la vie prend en charge la majorité des frais vétérinaires essentiels à leur survie. La Fondation privilégie aussi les cas où l’animal est essentiel au bien-être de la personne ou de la famille— personnes à mobilité réduite, personnes souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme, enfants avec besoins particuliers, etc. Depuis sa création en 2004, la Fondation a octroyé plus de 2 millions de dollars en dons et sauvé près de 2000 animaux de compagnie.

Je me rappelle encore d’un matin, en arrivant à la clinique vers 7 h 45, un chien était attaché après la porte. Il avait été abandonné. J’en revenais pas! J’étais nouveau dans le milieu et je n’arrivais pas à concevoir qu’on puisse faire ça. Je suis rentré avec le chien et les techniciens l’ont tout de suite pris en main avec un plan d’action : “On va l’examiner, le soigner s’il faut et lui trouver une famille d’accueil.” Le grand cœur de l’équipe m’a vraiment impressionné. C’est ce jour-là que j’ai compris que j’étais à la bonne place.

Un jour, Christine m’a dit : “J’en peux plus d’euthanasier des animaux juste parce que les gens n’ont pas d’argent. Il faut faire quelque chose.” Et c’est ce jour-là qu’est née la Fondation Animo pour la vie. On voulait créer un mouvement, quelque chose de plus grand que nous. L’objectif, c’était que les gens disent : “Sais-tu qui aide ceux qui n’ont pas les moyens à sauver leurs animaux? C’est la Fondation Animo pour la vie.” On voulait que ce soit pour tout le monde. des liens profonds et bénéfiques avec leur humain. Parce que quand on sauve un animal, on aide aussi son humain. Peu de gens bénéficient autant du lien humainanimal que ceux qui vivent des difficultés. Souvent c’est leur plus fidèle compagnon, une présence réconfortante qui leur procure bien-être et leur permet de vivre en meilleure santé mentale et physique.

Je me rappelle d’une dame de 80 ans qui avait un Yorkshire qui avait besoin d’une opération. Elle avait juste lui dans sa vie. C’était clair que sans lui, elle allait dépérir. On l’a sauvé et elle est devenue notre plus belle porte-parole. Elle promenait son Yorkshire dans son carrosse et elle disait à tout le monde qu’on l’avait sauvé. Pour elle, on était les gens les plus gentils du monde.

On avait déjà la fondation en plus de six cliniques quand on s’est joint à VCA Canada en 2018. Quand j’ai vu ce qu’ils faisaient avec leur programme philanthropique Paw It Forward, je leur ai proposé de soutenir Animo pour la vie. Ils n’ont pas hésité. Ils se sont impliqués comme un véritable partenaire, le cœur à la bonne place. J’ai vu la force de la collaboration entre Vet et Nous et VCA Canada, et j’ai compris qu’ensemble, on pouvait accomplir de grandes choses au Québec.

Aujourd’hui, la fondation a 21 ans. Grâce aux dons et à nos campagnes de levées de fonds, on peut sauver en moyenne deux à trois animaux par semaine. Grâce aussi à tous ceux qui travaillent en arrière-scène, à nos bénévoles surtout, on a ramassé un montant record de 567 000 $ en 2024. C’est une grande réussite. Ça nous permet de contribuer à la société, au bonheur des gens et de faire ce qu’on est dédié à faire au quotidien : sauver des animaux. C’est vraiment le meilleur investissement que j’ai fait dans ma vie—un investissement pour mon cœur.

Je veux que la fondation continue d’amasser de l’argent sans jamais s’arrêter; qu’elle soit encore là dans cent ans. Mon plus grand souhait c’est qu’il y aura une relève et qu’on puisse sauver de plus en plus d’animaux. Le plus dur, dans tout, c’est de commencer. Mais si tu tiens bon, si tu fais les choses avec cœur, et que tu t’entoures des bonnes personnes, tout finit par grandir. Et moi, j’espère de tout cœur que ça ne s’arrêtera jamais. »

Peu de gens bénéficient autant du lien humainanimal que ceux qui vivent des difficultés. Souvent, c’est leur plus fidèle compagnon, une présence réconfortante qui leur procure bien-être et leur permet de vivre en meilleure santé mentale et physique.

Bruno

Le chien de la famille Yineth a bénéficié de l’aide de la Fondation en 2019.

derrière les soins

MENTORER LE MENTORAT.

Canada

derrière les soins Les Humains

MENTORER LE MENTORAT

PROGRAMME

VET ET NOUS EXCELLENCE

Vet et Nous Excellence est un programme de mentorat de six mois, offert à tous les nouveaux diplômés vétérinaires qui se joignent à nous. Le programme est personnalisé et s’ajuste aux objectifs des mentorés tout en répondant aux besoins de l’hôpital. Nos mentors s’investissent pleinement dans leur rôle et accordent beaucoup de temps à leurs mentorés. Ils leur offrent un encadrement soutenu et les soutiennent dans tous les aspects de leur travail—de leurs interventions chirurgicales aux relations avec les patients et leurs parents. Et ils accompagnent leurs mentorés même audelà du programme afin de favoriser des relations de mentorat durables qui se transmettent en continu au sein de la famille Vet et Nous.

« Mon premier animal de compagnie c’était le chien de mes parents, Bandit. C’était un chien berger et il était têtu. On me dit souvent que je suis têtu moi aussi. Et il paraît que ça se transmet. Hier j’ai demandé à ma fille de trois ans pourquoi elle faisait ce qu’elle faisait, et elle m’a répondu : “parce que je suis têtue, comme papa”. Eh bien…

Quand j’ai annoncé à mes parents que je voulais devenir vétérinaire, ils m’ont dit que c’était très difficile et je devrais peut-être penser à autre chose. Mais aussi têtu que je suis, il faut juste me dire que je ne peux pas faire quelque chose pour que je donne tout ce que j’ai pour réussir. Je suis donc entré à l’école vétérinaire et j’ai obtenu mon diplôme. Dans le temps, j’avais une chatte. C’était la meilleure. C’est encore difficile de penser à elle, même si elle est décédée depuis presque trois ans. Elle s’appelait Cytokine, pour les molécules qui aident les cellules à communiquer entre elles. À l’époque, ma femme avait aussi un chat que nous avons appelé Cephaline, le nom d’un ancien test de coagulation. Eh, oui! Nous sommes geeks. Cephaline est toujours avec nous, et maintenant elle est à nous tous.

Chiens, chats, tous les animaux de compagnie font partie de la famille. C’est sûr que ce n’est pas la même chose qu’un enfant, mais ça veut pas dire que c’est moins important ou moins puissant. En fait, les animaux nous rendent plus humains. Je ferais n’importe quoi pour eux. C’est pareil pour ma femme. Notre famille, c’est un mélange fusionnel de deux et de quatre pattes tissées très serrés.

Peu après avoir obtenu mon diplôme de vétérinaire, j’ai décidé que je voulais travailler pour améliorer les soins aux patients à travers l’enseignement, l’encadrement et le mentorat dans les hôpitaux vétérinaires. Je savais déjà que mon style de leadership passerait par le mentorat. En 2024, j’ai rejoint l’équipe de VCA Canada pour m’occuper du programme VCA Academy. L’un des objectifs était d’adapter ce programme pour le Québec. Aujourd’hui, avec le programme Vet et Nous Excellence, nous sommes les seuls dans l’industrie au Québec à offrir un programme de mentorat structuré à tous nos nouveaux diplômés. C’est un accomplissement dont nous pouvons tous être fier.

Je le vois tous les jours : le programme a un grand impact sur les nouveaux diplômés. Les mentorés sont beaucoup mieux encadrés et se sentent plus vite en confiance. Leur progression est impressionnante. En seulement six mois, on les voit développer leurs connaissances et prendre de l’assurance dans leurs prises de décision. Ils sont aussi plus motivés et plus en mesure de relever des défis. C’est beau à voir!

C’est sûr que ça prend beaucoup de travail d’équipe. C’est un engagement important de la part de l’organisation. Mais le jeu en vaut la chandelle. Comme quoi il faut toujours donner le meilleur de nous-mêmes. Et ça ne fait pas de tort d’être un tout petit peu têtu.

En 2024, j’ai rejoint l’équipe de VCA Canada pour m’occuper du programme VCA Academy. L’un des objectifs était d’adapter ce programme pour le Québec.

Aujourd’hui, avec le Programme Vet et Nous Excellence, nous sommes les seuls dans l’industrie au Québec à offrir un programme de mentorat structuré à tous nos nouveaux diplômés.

Vivre et travailler avec éco-conscience.

Chef d’équipe et technicienne en santé animale,

Centre

Coco Ninja

les soins Les Humains

Vivre et travailler avec éco-conscience

INSPIREZ-VOUS DES INITIATIVES ÉCOLOGIQUES DE MYRIAM

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Récupérer de vieilles serviettes et couvertures pour les cages

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Faire des dons d’objets laissés par les propriétaires

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Faire des dons de nourriture retournée

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Recycler les uniformes

« Quand j’étais jeune, on habitait dans un quartier super communautaire. Tout le monde s’entraidait et il y avait toujours quelqu’un pour garder tes animaux quand tu partais en vacances. Ma mère, c’est une grande amoureuse des animaux. Elle a toujours eu un lien spécial avec eux. On avait nos animaux et on gardait aussi ceux de nos voisins. C’était la maison du bonheur. J’avais 10 ans quand j’ai eu mon premier chien à moi toute seule. C’était un Shih Tzu que j’ai eu pendant 12 ans. Il est venu avec moi quand je suis partie de la maison. Pendant mon adolescence et au cégep, j’ai eu : perruche, hamster, pinson, tortue, poisson, et une barbotte dans un aquarium. J’ai même eu un écureuil volant! Un petit zoo, genre.

La première année de cégep, je suis allée dans un refuge—j’aime juste des fois aller là. C’est là que j’ai adopté Pirate, un petit border collie que j’ai eu pendant 17 ans. Vers la fin de sa vie, une border collie est arrivée au centre pour se faire euthanasier. À la réception, ils ont dit non parce que c’était un chien de deux ans et demi qui était en bonne santé. Puis ils l’ont gardé. Quand je suis arrivée ce lundi-là, on m’a dit : “Va voir dans les enclos!” Et je l’ai adopté. Elle s’appelle Coco Ninja. Ça fait 10 ans qu’on est ensemble.

Les animaux, c’est une de mes deux passions. L’autre, c’est l’environnement. Depuis que je suis toute petite, ç’a été les animaux et l’environnement. J’ai toujours eu une grande place dans mon cœur pour la protection de la planète. Une conscience sociale, une écoresponsabilité que j’essaie d’avoir au quotidien. J’étais la petite fille qui ramassait les mégots de cigarettes par terre. Vraiment, là! Je ramassais les mégots et j’allais les jeter dans les poubelles. Je faisais beaucoup de nettoyage de rues, de ruelles, de cours. À l’école aussi, comme les déchets, la cour, le recyclage… À la maison on faisait du compost avant qu’il y ait du compost dans les villes.

Ici, j’ai mis en place des initiatives écoresponsables. Par exemple, je travaille aussi dans un gym où on a des serviettes blanches pour les membres. Mais dès qu’elles sont tachées ou un peu usées, on les met de côté. Je les amène ici et on les utilise dans les cages. Aussi, ma mère travaille à la Saint-Vincent de Paul et, quand ils ont des couvertures qu’ils peuvent pas vendre, elle me fait des sacs. Nous, on a toujours besoin de couvertures et les animaux sont pas très regardants. J’arrive souvent avec plusieurs sacs bien pleins.

Environ une fois par mois je fais un don de bols, laisses, colliers, harnais, à la SPCA Montérégie. En fait, tout ce que les propriétaires d’animaux peuvent laisser ici quand leur animal décède. On a aussi des retours de nourriture que je vais leur apporter. Souvent les clients nous laissent leurs transporteurs. Je les récupère pour les donner à un refuge local. Tout ce qui peut encore servir, je m’arrange pour que ça trouve une nouvelle place.

Les uniformes, c’est aussi un gros dossier pour moi. Depuis qu’on est Vet et Nous, on porte tous le même. Mais des fois les gens ne restent pas et on se retrouve avec des tops presque neufs qu’on ne peut pas réutiliser parce que le nom est brodé dessus. Pour les pantalons, ça va. Si quelqu’un en a besoin, je vais voir dans

mon stock avant d’en commander. Mais on ne pouvait pas récupérer les chandails avec des noms dessus. Je me sentais trop mal de les jeter, donc je les ai accumulés dans une boîte en me disant que je trouverais bien quelque chose à faire avec. Finalement on a une collègue, Sarah, qui est super bonne en couture. On a regardé ça ensemble et on s’est dit qu’on pourrait juste faire une petite patch pour couvrir le nom. On a sacrifié un top pour faire un test et ça a fait une belle job. Maintenant on a une garde-robe complète d’uniformes, autant pour les techniciennes, les vétérinaires, la réception… J’ai presque toutes les grandeurs. Ils servent aussi aux nouveaux qui arrivent. Tout de suite, ils peuvent porter nos couleurs au lieu d’attendre trois mois pour leur uniforme. C’est bon pour le sentiment d’appartenance. Après ça, pour les femmes enceintes, quand elles ont besoin de changer de taille, elles n’ont pas besoin de se payer un uniforme juste pour quelques mois. Et quand tu te fais uriner dessus par un animal et que t’as besoin de te changer, ou que t’as oublié ton uniforme, peu importe, tout le monde peut aller se servir dans la garde-robe.

Je pense que si on regarde un peu autour de nous, on pourrait tous en faire un peu plus pour l’environnement. Que ce soit à la maison ou en entreprise, on a tous une responsabilité écologique. Et je pense aussi que ça a l’air plus compliqué que ce l’est. Ce sont des gestes simples au quotidien qui vont faire la différence. On a été chanceux jusqu’à maintenant d’avoir une planète encore en santé, puis d’en profiter. Essayons au moins de la préserver pour les générations qui vont nous suivre. »

Je pense que si on regarde un peu autour de nous, on pourrait tous en faire un peu plus pour l’environnement. Que ce soit à la maison ou en entreprise, on a tous une responsabilité écologique. Et je pense aussi que ça a l’air plus compliqué que ce l’est.

Coup de CŒUR pour une femme de

CŒUR .

Technicienne en santé animale, Hôpital Vétérinaire de l’Ormière

Coup de CŒUR pour une femme de CŒUR .

PRIX EXCELLENCE TSA DE L’OMVQ—MENTION COUP DE CŒUR

L’OMVQ décerne des prix d’excellence à chaque année au personnel dans l’industrie vétérinaire. Le Prix d’excellence TSA vise à honorer la contribution et l’apport des techniciens et techniciennes en santé animale du Québec qui ont contribué de façon exceptionnelle à la prestation de services de qualité au public. Cette année, le jury a été tellement touché par l’histoire inspirante de Christine qu’ils ont créé la mention coup de cœur juste pour elle.

« J’ai été diagnostiquée jeune avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) et je suis technicienne en santé animale. Je suis double TSA. Je trouve ça très drôle. C’est pas par accident que je fais ce métier-là. Les animaux ont toujours été un réconfort pour moi. Ils ne te jugent pas. Pis moi, j’avais en masse de jugement en public.

C’était pas toujours facile à l’école, surtout au secondaire. On avait un chat et un chien à la maison. Ils m’ont beaucoup apporté. Surtout la chatte. Elle savait me consoler quand j’étais en pleurs. Mais c’est en secondaire trois que j’ai eu la piqûre de la biologie. En même temps, notre chatte est tombée malade et il a fallu l’euthanasier. Ça a fait un déclic. Je voulais travailler avec les animaux. En secondaire quatre et cinq, je faisais du bénévolat à la clinique près de chez nous aux Îles-de-la-Madeleine. J’en profitais, j’apprenais beaucoup.

Pendant mes études à La Pocatière, j’ai adopté une chatte de l’école qui s’appelait Banane. Il s’est passé quelque chose entre nous deux. Un courant qui a passé. Je pense pas que je m’en serais sortie sans elle. Malheureusement, Banane se sauvait tout le temps, et un jour elle s’est fait frapper par une voiture. J’avais le cœur totalement brisé, mais je me suis dit, « Elle est venue quand j’avais besoin d’elle, puis après ça, elle est partie aider quelqu’un d’autre. »

Maintenant j’ai mes deux chattes, Acadie, parce que c’est de là que je viens, et Nami, parce que je suis une passionnée du Japon. Ça fait longtemps qu’elles sont avec moi. Elles ont toutes les deux 15 ans.

Quand j’ai eu mon diplôme, une de mes profs m’a nominée pour le prix de la technicienne de l’année, et j’ai reçu le prix d’excellence de l’ATSAQ. Ça partait bien pour ma carrière. Mais mes premières expériences en clinique ont été traumatisantes. Même avec mes notes, mes connaissances, il fallait que j’arrive dans la vraie vie et que je travaille avec des vraies personnes. C’est pas tout le monde qui comprend c’est quoi le TSA, surtout il y a 15 ans. Après deux emplois en clinique, j’ai souffert d’un stress post-traumatique. J’ai dû retourner aux Îles me refaire. J’ai remis en question mon choix de carrière. Mais au bout du compte, je me suis dit « Non! C’est vraiment ça que je veux faire. Je veux travailler avec les animaux. »

Pis en arrivant à l’Ormière, j’ai trouvé mon « fit ». J’ai trouvé l’ouverture et l’acceptation. Il y a eu une réunion où on m’a présentée et j’ai pu leur dire « Je suis autiste, donc si jamais il y a des choses, hésitez vraiment pas à venir me voir. Il faut me le dire. » La communication, ça fait toute la différence. Quand je sais ce que je dois ajuster, je peux vraiment me concentrer sur mon travail et m’épanouir. C’est là que mes forces ressortent.

Et comme je retiens beaucoup, je suis un peu l’encyclopédie de la clinique. Il y a beaucoup de monde qui vient me voir pour me poser des questions : « Christine, comment ça marche déjà ça? Christine, te rappelles-tu…? Hey, toi Christine, tu dois savoir ça? » Pis vu qu’il faut tout le temps que j’anticipe pour les trucs sociaux, je transpose ça sur mon travail. J’anticipe les besoins des vétérinaires. C’est quelque chose que j’aime beaucoup de mon travail, faire gagner du temps aux vétérinaires. J’aime ça, faciliter leur vie. Je pense qu’ils l’apprécient beaucoup.

C’est drôle parce que, même si j’ai des difficultés à socialiser, si j’ai des appels plus difficiles avec des clients, que je sens qu’ils angoissent, je vais passer plus de temps avec eux au téléphone. J’ai une cliente qui m’a suivie d’une autre clinique pour que je continue de faire les griffes de son chien, puis de son nouveau chien quand l’autre est décédé. Je me dis que si j’aide les clients à vivre des moments stressants, j’aide aussi l’animal. J’ai l’impression de faire quelque chose d’utile, d’être là pour les gens, puis pour les animaux. Surtout quand on doit faire des euthanasies, là c’est vraiment nécessaire d’accompagner les gens. Que ce soit le moins pénible possible, pour ne pas qu’ils gardent un mauvais souvenir, parce que tu gardes ça à vie.

J’avais travaillé sur quelques projets avec Geneviève Boisvert, la directrice médicale de notre clinique. Elle m’a consulté sur plusieurs affaires. Je sais pas trop ce qui l’a inspiré dans mon travail, mais elle m’a nominée pour le Prix d’excellence TSA de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec. Finalement, j’ai pas eu le prix, mais ils ont créé une mention « coup de cœur » juste pour moi. Je me suis toujours dit qu’il faut que j’en fasse plus que les autres pour compenser, et j’ai travaillé fort pour arriver où je suis. C’est vrai que j’y mets du cœur. Mais en même temps, je suis chanceuse de faire quelque chose qui me passionne autant.

Après des débuts super difficiles, c’est à l’Ormière que je me suis reconstruite, puis j’ai reconstruit ma confiance en moi. Même si les mentalités ont changé en 15 ans, je pense qu’on peut tous être un peu plus tolérants. Pas juste pour l’autisme, mais pour tout. Genre juste de la patience, puis du respect. J’ai pas honte de moi, je suis comme je suis. À cœur ouvert. »

C’est pas tout le monde qui comprend c’est quoi le TSA, surtout il y a 15 ans. Ça m’a pris du temps pour trouver un « fit » et c’est juste en arrivant à l’Ormière que j’ai trouvé l’ouverture et l’acceptation.

derrière les soins Les Humains

Tracer sonpropre chemin.

Andréanne St-Jean

Vétérinaire,

Frimousse

derrière les soins Les Humains

Tracer son propre chemin

Quand elle n’est pas en train de soigner ses animaux patients, Andréanne dorlote ses deux chattes d’amour à elle. Frimousse, qu’elle a adoptée du refuge de la SPCA de Montréal quand elle a été acceptée en médecine vétérinaire, et qui l’a soutenue pendant ses études; et Violette, qu’elle a adoptée d’un refuge qui l’avait trouvée dehors. Les deux sont couleur écaille de tortue. Frimousse est tachée noir/beige alors que Violette est tachée gris/ beige—une version diluée de Frimousse. Frimousse louche un peu et Violette est une petite tannante.

« J’ai un parcours un peu atypique. J’ai toujours eu un côté artistique, j’aimais faire de la peinture, alors j’ai commencé par étudier en arts et lettres. Puis, en faisant le DEC, j’ai réfléchi un peu sur mes choix de carrière. Depuis que je suis jeune, j’aime beaucoup les animaux; je voulais être vétérinaire. À la maison, on a toujours eu des chats et beaucoup de nos sorties familiales étaient en lien avec les animaux. Bref, je me suis dit, « Non, la santé animale m’a toujours intéressée. Je vais aller plus vers ça. »

J’ai commencé la technique en santé animale dans l’optique d’aller en médecine vétérinaire, en me disant que si je n’étais pas acceptée en médecine vétérinaire, au moins j’aurais un travail comme technicienne. Puis, pendant ma première session en santé animale, il y a eu une présentation sur le Centre Vétérinaire Laval. J’ai eu un coup de cœur et je me suis dit : « C’est là que je veux travailler. » J’ai postulé comme aide-technicienne, et quand j’ai eu l’emploi, je savais que j’avais pris la bonne décision de changer de domaine.

Quand j’ai gradué, on m’a offert un poste comme technicienne. En même temps je suis rentré en médecine vétérinaire. J’ai travaillé ici à temps partiel et l’été à temps plein pendant mes cinq années d’études. C’est vraiment atypique comme je disais, parce qu’on ne te conseille pas de passer par technicienne pour devenir vet. Mais pour moi, ça été parfait! À l’université, on n’est pas tant exposés à la clinique au début. Mais en travaillant en parallèle, je continuais à accumuler de l’expérience et je voyais en vrai ce que j’étudiais. Les notions me rentraient plus dans la tête que si je les voyais pas. Quand j’ai fini ma médecine, j’ai appliqué pour un internat ici. Je l’ai eu, et à la fin de mon internat, on m’a offert un poste à temps plein. Je suis ici depuis ce temps-là. Ça fait quand même 12 ans. On peut dire que j’ai grandi ici!

C’est une équipe incroyable. On est vraiment soudés et on est tous pas mal dans la même tranche d’âge, dans la même phase de notre vie. Et on a des gens très, très compétents. Nos techniciennes sont exceptionnelles et on fait vraiment de la bonne médecine. Je trouve qu’on est toujours en train de s’améliorer. Comme centre de référence, on a beaucoup de défis, mais on a des spécialistes qui peuvent offrir des soins plus poussés que dans une clinique générale. On peut prendre des cas complexes, des situations qui nécessitent une expertise particulière. Et ça fait qu’on apprend tous les jours avec les spécialistes qui nous valident sur certaines décisions et qui nous apprennent des choses. On est des meilleurs vets parce que justement on est exposés à beaucoup de cas différents et compliqués. On a de la marge de manœuvre et de la latitude sur ce qu’on peut faire au niveau de la médecine donc on peut s’ajuster selon notre jugement et en fonction des besoins et des moyens des clients.

À l’université, on n’est pas tant exposés à la clinique au début. Mais en travaillant en parallèle, je continuais à accumuler de l’expérience et je voyais ce que j’étudiais. Les notions me rentraient plus dans la tête que si je ne les voyais pas.

Aussi, ce qui est cool, c’est qu’il n’y a pas vraiment de relation de hiérarchie entre les vets et les techs. Quand j’étais tech et que j’avais des idées, je pouvais en parler à mon vet et on prenait ce que j’avais à dire en considération. C’est sûr que quand je suis devenue vétérinaire, il y a eu une marche à monter. Mais tout ce qui est médecine, démarche diagnostique, tout ça, j’aime vraiment ça. Comme tech, je trouvais que je n’allais pas au fond des choses. Là, même si ça vient avec une charge mentale, et que je me met jamais à “off” même quand ma journée est finie, j’aime ça avoir plus de responsabilités. J’aime ça faire une différence dans la vie de nos animaux. En plus, c’est jamais routinier. C’est ça que je voulais.

Tout ça pour dire que j’ai comme un peu fait ma propre démarche, puis je suis arrivée à mes fins. Au final, je trouve que c’est même mieux parce que j’ai été tech pendant mes études et je pense que ça fait sûrement de moi une meilleure vet. Des fois faut juste s’écouter et faire ce qui fait le plus de sens pour nous. C’est ben correct d’être plus créatif, d’aller en dehors du chemin classique, et faire son propre chemin. Moi je vois ça comme ça. Oui, c’est un peu plus long, mais en tout cas, moi je ne le regrette pas. J’ai pris le bon chemin pour arriver à la bonne place. »

PENSER DIFFEREMMENT

POUR FAIRE UNE DIFFERENCE .

PENSEZ DIFFÉREMMENT POUR FAIRE UNE DIFFERENCE

PROGRAMME MAKE THE DIFFERENCE DE MARS:

Make the Difference est le programme global de reconnaissance de l’innovation de Mars, inc. Conçu pour favoriser une culture d’excellence et d’innovation, le programme célèbre et récompense les employés qui contribuent de manière significative au succès de l’entreprise et dont les projets incarnent les cinq principes de Mars : Qualité, Responsabilité, Mutualité, Efficacité et Liberté. C’est une célébration d’idées qui auront un impact sur nos animaux, notre planète et notre communauté.

Quand j’ai rencontré mon chum, il avait un pug appelé Boris. Ça tombait bien parce que j’adore les pugs. Je regarde tout le temps des vidéos TikTok drôles de pugs. Je me suis dit : « Il a un pug, il doit être gentil. » Effectivement, mon chum est super fin, mais Boris, lui, me détestait. Il était habitué à avoir son papa pour lui tout seul, et pour se venger, il faisait pipi sur mes souliers et caca dans mon sac à main. C’était l’enfer.

Pis j’ai commencé à lui donner de l’attention, à le promener et à le nourrir quand mon chum était au travail. Je pense qu’il s’est dit : « Tu sais quoi? C’est grâce à elle que je ne passe pas mes journées à tourner dans ma cage. » À partir de là, mes souliers étaient saufs, et j’ai eu droit à des câlins. Boris est super, mais comme la plupart des pugs, c’est une patate patapouf.

Plus tard, on a adopté un autre pug qu’on a appelé Dennis. Rien à voir! Lui, il aime courir et sauter partout. C’est une autre espèce. Il n’agit pas comme un pug, mais plus comme un border collie. Une boule d’énergie! Un peu comme moi, en fait.

J’ai commencé à travailler ici comme réceptionniste pendant que je faisais mes études universitaires en marketing. De là, j’ai occupé d’autres postes pour finalement arriver dans le département de communication marketing comme coordonnatrice. C’était un moment charnière pour l’entreprise. Il y avait eu la vente et on partait de zéro pour bâtir toutes les communications pour une dizaine d’hôpitaux. Et ça a grossit vite parce que là on a 34 hôpitaux.

Il fallait tout convertir : les couleurs, les enseignes, l’affichage intérieur. On n’avait pas non plus de site web dans le sens que chaque clinique avait son propre site. On a dû faire un site web pour tout unifier. Il y avait aussi tous les réseaux sociaux. On a élaboré un guide de réseaux sociaux pour avoir des bonnes pratiques. Dès qu’une clinique se joignait au groupe, il fallait rapatrier sa page Facebook, changer les logos, etc. Pour les communications internes, c’était pareil. En fait, elles n’existaient pas, parce que les établissements étaient tous indépendants et n’avaient pas à se parler entre eux. Il fallait créer un réseau à l’interne. Ça été tout un défi.

Heureusement, je carbure aux défis, alors c’est parfait! Y a pas une journée où je m’ennuie. Je dis souvent que je suis comme dans une sécheuse. C’est un tourbillon constant. Mais ça m’étourdit pas, au contraire, ça me stimule. Et, surtout, on me limite pas dans un petit carré de sable où on me dit « ça, c’est pas ta job ». J’ai vraiment la chance d’apprendre et d’en prendre plus. Et quand j’ai des idées, même pour les autres départements, ben on me fait confiance.

C’est pour ça que quand j’ai vu que nos vets devaient passer de longs moments en attente au téléphone pour référer un patient à un spécialiste, je me suis dit

« Ça juste pas d’allure. C’est du temps précieux qu’ils pourraient passer avec nos patients. » Clairement, il fallait un système plus rapide, plus efficace, autant pour nos clients que nos vétérinaires. J’ai donc proposé un système de clavardage, un Chat VR. On l’a instauré et il a fait ses preuves. Maintenant, tous les vétérinaires du réseau y ont accès.

Et, cerise sur le sundae, ça m’a valu une nomination aux prix Make the Difference de Mars. Je savais même pas que ça existait, mais ma boss m’a encouragée à soumettre le projet—et il a été sélectionné! C’est tellement valorisant. Quand tes idées sont adoptées, c’est déjà gros. Mais quand elles sont reconnues à l’échelle de la compagnie, c’est vraiment un moment fort. Je me suis dit « Wow! Je travaille dans une entreprise où on est récompensé pour avoir des idées! » Ça donne le goût de s’investir! La remise des prix s’est faite à Denver, et là-bas j’ai pu échanger avec les autres gagnants et voir leurs projets. Y avait tout plein de bonnes idées qui font une grande différence.

Pis j’ai d’autres projets dans le collimateur. Je cherche toujours des moyens pour faire une différence, autant à l’interne que dans les communautés. Justement, on est en train de mettre sur pied un projet pour les sans-abris et leurs animaux. On veut faire des journées communautaires pour leur offrir de la nourriture pour leurs animaux grâce à nos commanditaires, et pour eux grâce aux dons qu’on récolte dans nos cliniques.

Ça fait tellement de sens d’aider dans nos communautés parce que chez Vet et Nous, on a le feeling d’une entreprise familiale tout en appartenant à une grosse machine—avec tous les avantages que ça apporte, autant au niveau de la structure qu’à la qualité des services. Pis, il y a plus d’opportunités. Je suis une fille ambitieuse et je sens que je peux grandir là-dedans. C’est ça qui me « drive ».

Quand tes idées sont adoptées, c’est déjà gros. Mais quand elles sont reconnues à l’échelle de la compagnie, c’est vraiment un moment fort. Je me suis dit « Wow! Je travaille dans une entreprise où on est récompensé pour avoir des idées! » Ça donne le goût de s’investir!

derrière les soins Les Humains

Celle qui murmure à l’oreille des chats.

PATRICIA DURAND

Technicienne en santé animale,

Clinique Vétérinaire Féline de Ste-Foy

derrière les soins Les Humains

Celle qui murmure à l’oreille des chats

LA PAT’TE DOUCE

Le refuge de Patricia a comme mission de donner une deuxième chance, une deuxième famille, aux chats qui n’ont personne. Avec ses familles d’accueil, elle a à cœur de réduire le nombre d’abandons et aider le plus de chats possible. Ces valeurs reflètent directement celles de Vet et Nous, qui offre aussi un programme de soutien aux refuges. En parallèle à ce projet, Patricia et une collègue offrent des services à domicile avec leur compagnie La Truffe Royale. Elles se déplacent chez les clients pour donner divers soins, tels que le nettoyage d’oreilles, l’administration de médicaments, la taille de griffes, la prise de pression ou de glycémie, et beaucoup plus.

J’ai toujours aimé les animaux, toujours, toujours. Et j’en ai toujours eu, autant maintenant que quand j’étais jeune. Mais j’avais pas l’idée de travailler dans le domaine. J’ai étudié en bio à l’université mais j’aimais pas tant ça. Un gars avec qui je travaillais faisait sa technique en santé animale, et il m’a dit « “Me semble que je te verrais là-dedans ». Jusque-là, je savais même pas que ça existait. Et c’est là que j’ai transféré.

Après avoir gradué, j’ai travaillé dans quelques cliniques où j’ai touché un peu à tout : chats, chiens, même les grands animaux. Maintenant je travaille à temps plein ici, où on fait juste des chats. Les chats, c’est une espèce à part. Ils sont mystérieux. Évoluer avec eux, c’est vraiment différent qu’avec un chien. Un chien, c’est notre ami, il va tout faire avec nous. Mais les chats, c’est pas pareil. Les comprendre, c’est vraiment une autre affaire. Je les adore!

C’est pour ça que j’ai fait ma certification en comportement félin. Aimer les chats, c’est vouloir les comprendre. La première chose à évaluer, c’est le physique. Beaucoup de problèmes de comportement s’expliquent par des douleurs. J’ai une de mes chattes qui fait de l’arthrose et elle se laisse pas approcher. C’est pas qu’elle est sauvage ou agressive, mais elle a mal. Il y a les problèmes d’anxiété qui jouent aussi un grand rôle. Ensuite, il faut comprendre le nonverbal. Je demande à mes clients de m’envoyer des vidéos pour les voir dans leurs environnements. J’avais une cliente qui disait qu’un de ses chats était agressif avec l’autre chat. Mais quand j’ai vu la vidéo, c’était clair que c’était juste du jeu. Donc, on travaille sur l’animal via le comportement et l’éducation de l’humain. Malheureusement, c’est souvent à cause de l’incompréhension que les gens abandonnent leurs animaux.

Avec mon refuge, je veux sauver des chats malades et les bébés naissants. Comme je suis un petit refuge, je fais affaire avec des familles d’accueil. Les animaux en santé, je les laisse aux autres. Il y en a déjà assez qui existent là, des refuges, la SPA et tout ça. Je suis comme, « Prenez-les, moi je vais prendre ceux qui sont malades. »

Ma plus vieille est pas mal devenue la mascotte du refuge. Elle s’appelle Guidoune (c’est pas moi qui lui a donné son nom). Elle avait été prise dans un divan électrique. Tout son poil était enroulé dans le mécanisme. Le monsieur voulait l’euthanasier mais quand je l’ai vue, je me suis donné la mission de la sauver. Elle avait une grosse plaie sur le dos où la peau avait levé, mais on a réussi à la soigner et là elle vit des belles années.

J’en ai un autre qui va être difficile à placer parce que son espérance de vie est vraiment coupée : Roméo. Ses reins sont finis, il en a pour un gros maximum trois à quatre ans à vivre. Je l’ai pris en me disant qu’on allait lui donner sa chance en lui donnant les soins nécessaires.

Je prends toujours le plus magané de la portée. Comme Arès que j’appelle Ti-Monstre. Quand il est né, son cordon ombilical est resté pris autour de sa patte. Ça a nécrosé, puis il a perdu son bout de patte. Mais il marche super bien. Il grimpe sur les chaises et tout.

Emma, c’est la maman de tous les bébés que je “rescue”. Elle s’occupe de ceux que je biberonne. C’est elle qui les élève, qui leur montre les bons comportements, qui les chicane quand ils mordent. Elle est vraiment bonne. Sans elle, ils auraient beaucoup de problèmes de comportement parce que, comme humaine, il y a des choses que je peux pas leur montrer.

Pis il y a Cocotte, ma petite chienne. Elle est arrivée à la clinique un 31 décembre pour être euthanasiée. Sa propriétaire pensait qu’elle avait un cancer mais quand j’ai fait la radio, j’ai vu qu’elle avait un dix cennes de pris dans l’estomac. J’ai appelé une de mes vets et on l’a opérée dans l’après-midi. Notre lien a été direct et je l’ai depuis ce temps-là. C’est un chien dans un jeu de chats!

Finalement, il y a Rex, mon âme chat. Je l’avais pris dans mon refuge au début et finalement, je l’ai adopté parce qu’on a développé un lien vraiment fort lui et moi. Il avait des gros problèmes de comportement. Il faisait de l’agression. Il donnait des coups de patte, il voulait mordre. Il avait reçu beaucoup de punitions, donc juste d’arrêter ça, ça a beaucoup aidé. Je l’ai mis à ma main, et là c’est un chat adorable. C’est vraiment un lien de confiance. Il me l’a complètement donné. Autant je le protège, autant il me protège. Je l’aime d’amour.

Depuis trois ans, j’ai aussi une compagnie de soins à domicile avec une collègue. On a commencé par les tailles de griffes, puis on avait des demandes de vidange de sac anaux, de tonte de chat, de pension, etc. De bouche à oreille, on est maintenant rendus à 266 clients. C’est populaire parce que ça enlève le stress de l’auto pour les animaux.

Je pense qu’on peut dire que je suis dévouée aux chats. Je me donne à eux corps et âme. C’est 100 % de ma vie.

Les chats, c’est vraiment une espèce à part. Ils sont mystérieux. Évoluer avec eux, c’est vraiment différent qu’avec un chien. Un chien, c’est notre ami, il va tout faire avec nous. Mais les chats, c’est pas pareil. Les comprendre, c’est vraiment une autre affaire.

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Les gens nous choisissent avec leur Coeur.

Arley

Les Humains Les gens nous choisissent avec leur Coeur

Tout comme notre contrepartie au Canada, VCA, et notre entité mère, Mars, Vet et Nous a adopté le Système d’information de gestion des ressources humaines (SIRH). Celui-ci nous permet de gérer et d’automatiser nos processus de ressources humaines et de centraliser et d’organiser les données personnelles, les contrats, les formations, les évaluations, etc. Nos employés ont accès à leurs dossiers personnels en tout temps pour avoir une vision claire de leurs informations et des processus RH. En offrant aux employés plus de contrôle, de transparence et d’autonomie, on améliore l’expérience de chacun tout en rendant la communication et la collaboration plus fluide à travers le réseau.

« On a toujours eu des animaux, toujours, toujours, toujours. Autant quand j’étais jeune que maintenant. Un moment donné, on avait adopté une Golden. Elle s’appelait Ginger. Jamais vu un chien aussi protecteur, aussi attentionné envers les enfants. Mon petit frère avait 4 ans, et quand il allait dehors, elle tournait à un mètre autour de lui. Elle l’entourait d’un cordon de protection. Si un bébé venait à la maison, même chose. Elle restait proche pour tout surveiller. Autant pour checker les gens qui s’en approchait que pour s’assurer que tout était correct. Quand on avait froid aux pieds, on avait juste à dire « au pied, Ginger » et elle venait se coucher sur nos pieds comme une grosse couverture. On voudrait tous avoir une Ginger dans nos vies. Aujourd’hui, j’ai mon petit pot de colle, Arley. Elle est toujours à moins de trois pieds de moi. Elle me suit partout, même en moto. Elle a ses deux sortes de sacs à dos, dépendant de la température. Elle est venue avec nous au Mont Washington, à Baie-Comeau, en camping, toute la patente. C’est un chien qui s’adapte à tout, mais il faut que sa maman soit là.

Vet et Nous, c’est un fit naturel pour moi. Je suis tombée en amour dès mes premières rencontres avec ma VP et la recruteuse qui s’appelait Ginger! Peuxtu croire? Je suis venu pour les gens. Oui, il y avait des défis à relever, mais des défis ça se trouve partout. Des gens qui partagent tes valeurs, c’est un peu plus rare. Quand tu vois que le leadership croit aux mêmes valeurs que toi et, surtout, que les bottines suivent les babines, ben tu sais que tu t’investis pas dans le vide. Que tu contribues à créer un environnement de qualité pour tout le monde. Pour moi, c’est toujours les gens en premier. La job c’est une affaire, mais être entourée des bonnes personnes, ça fait toute la différence. Je dis tout le temps que les gens viennent ici avec leur cœur. Je suis vraiment sur mon X.

Ici, je m’y investi à 100%. C’est ma fierté. Je me suis auto-élue « influenceuse » pour Vet et Nous….surtout sur LinkedIn. Je publie au moins trois à quatre fois par semaine. On fait tellement des belles choses que je veux que tout le monde le sache. On est chanceux d’appartenir à un grand réseau comme VCA Canada, à l’intérieur d’une compagnie comme Mars qui nous donnent des opportunités pour être les meilleurs à plein de niveaux. Pis je me dis que quand on a de quoi célébrer, il faut le crier haut et fort. Deux fois plus haut et deux fois plus fort. D’ailleurs, j’en profite pour inviter tout le monde à me suivre.

Plus concrètement, mon rôle c’est d’implanter le SIRH à travers tout notre réseau pour avoir en tout temps des processus clairs au niveau des RH. Le système est là pour nous aider à les mettre en place, les maintenir et à avoir de l’ordre dans ce qu’on fait. Si on prend l’exemple de l’équité ou des grilles salariales, c’est pas juste de les avoir, c’est surtout de les rendre uniformes à travers la compagnie.

Ça doit être un outil qui aide les humains, qui rend leur vie plus facile. Que ce soit les gestionnaires, la direction ou les employés, je veux que tous deviennent autonomes dans la gestion de leurs dossiers. Les employés, eux, peuvent aller voir leur progression salariale, y déposer des documents, voir s’ils ont des lettres à leur dossier, et bien plus. C’est d’une transparence limpide. Ça bâtit la confiance entre employé et employeur et ça facilite la communication entre les échelons. Autrement dit, je veux rendre l’intelligence artificielle plus humaine. Et humainement, je veux que tout le monde soit bien au travail comme dans la vie. Je veux les protéger. Dans le fond, je suis une Ginger dans l’âme. »

Je veux rendre l’intelligence artificielle plus humaine. Et humainement, je veux que tout le monde soit bien au travail comme dans la vie.

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Le bien-être passe par la bienveillance

VÉRONIQUE GROLEAU

Gestionnaire, Hôpital Vétérinaire des Moulins

Le bien-être passe par la bienveillance

Je m’en allais pas du tout en santé animale. Jeune, je voulais être clown. Pour vrai! C’est plus au secondaire que là, j’ai commencé à vraiment aimer beaucoup, beaucoup les animaux. Je voulais tous les sauver et me donner à fond là-dedans. Tsé, les animaux ont des supers pouvoirs. Par exemple, Krokmou, le chaton de ma fille, l’aide tellement avec son anxiété. Bébé, il dormait dans son chandail et, là, il dort encore sur elle et la suit partout. Ils sont connectés à un autre niveau. On dirait qu’il sait que son rôle c’est de lui faire du bien. Et il porte bien son nom parce que, comme dans l’univers de Dragons, c’est pas juste son animal de compagnie, c’est son meilleur ami. C’est beau à voir.

Après mon DEC en santé animale, j’ai travaillé une dizaine d’années comme technicienne et, au fil du temps, je me suis découvert un intérêt pour la gestion. Maintenant, j’occupe le poste de gestionnaire à des Moulins à Mascouche et en même temps j’étudie au certificat en gestion d’entreprise au HEC. Ce qui m’intéresse le plus, c’est d’aider les humains qui travaillent avec les animaux. Un peu comme Krokmou, je me concentre sur le bien-être des gens.

Tous les êtres humains qui sont dans ce métier-là sont là pour les mêmes raisons : prendre soin des animaux. On y met tout notre cœur, toute notre énergie. Il y a une pression constante de sauver cet animal-là, d’aller jusqu’au bout. Je trouve que c’est vraiment le défi quotidien des employés en général. Après, moi, ce que j’aimerais voir, ce sont des cours de psychologie dans les écoles dès le début des études. Heureusement, on a des programmes d’aide aux employés qui sont géniaux, mais je pense qu’on pourrait faire plus. C’est pas un métier facile pour le cœur. Et on est tous des p’tits cœurs sensibles. Il faut en prendre soin.

Comme gestionnaire, y a aussi tout le côté entreprise. Souvent, le plus gros défi c’est de balancer l’humain et l’entreprise. De faire évoluer les deux. Que leurs visions s’alignent pour avancer dans la même direction. Je dirais que ce que j’aime le plus dans mon métier, là, c’est vraiment d’aider les gens à se développer. C’est à nous, les gestionnaires et les chefs d’équipes de bien accompagner nos employés là-dedans, de leur proposer des options, de les suivre et les soutenir dans leurs ambitions, de leur donner des outils. Des formations, par exemple. Si on veut que l’hôpital continue d’avancer, il faut continuellement aller chercher du savoir.

Et pour moi, l’évolution, que ce soit des gens, de l’entreprise, ou de la société, ça passe par l’écoute et la bienveillance. C’est important pour moi de donner au prochain. Comme avec Fondation Animo pour la vie. Quand je suis arrivée et que j’ai entendu parler de ça, pour moi, c’était super important de m’impliquer. C’est une cause qui nous tient tellement à cœur parce qu’on ramasse des sous pour aider les gens qui n’auraient pas les moyens de faire soigner leur animal autrement. Je le vois tous les jours à quel point un animal peut contribuer au bonheur de quelqu’un.

L’implication communautaire est un des piliers de l’entreprise. Tous les établissements sont encouragés à organiser des journées dans leur communauté pour donner au suivant. Les journées de tailles de griffes de Véronique et son équipe soutiennent la Fondation Animo pour la vie, qui vient en aide aux familles qui n’ont pas les moyens de payer les frais médicaux pour sauver leur animal. C’est grâce à des levées de fonds comme celle-ci que la Fondation peut couvrir la majorité des frais vétérinaires nécessaires à leur survie.

Puis, plusieurs employés m’ont proposé de faire des journées de taille de griffes pour ramasser des fonds pour la Fondation. Les gens viennent, ils font le don qu’ils veulent, puis on coupe les griffes. Je me suis dit que ça pourrait prendre plus d’ampleur si on développait ça à travers le groupe. Genre à la même date, la même heure, on fait tous la même chose. On est tous là pour la Fondation. L’an passé, on était cinq établissements à participer et on a ramassé autour de 3000$! On voit que ça fonctionne et que c’est important pour les clients aussi parce que ça les rejoint veut, veut pas. Ils peuvent avoir une bonne taille de griffes en faisant un don pour une belle cause. Et c’est un événement rassembleur pour le personnel. On est ensemble, on mange des beignes, on se fait du fun. Mes enfants sont venus, les enfants de d’autres employés sont venus. C’est très communautaire pour aider la communauté. Une vraie mélodie du bonheur!

À Noël, on ramasse des denrées non périssables auprès des employés, puis je vais les porter dans un organisme proche. Avec mes enfants aussi, on fait du bénévolat une fois par année. Je veux leur montrer que c’est important de s’impliquer. C’est quoi le bénévolat. Tsé, il faut bien définir le bénévolat. C’est pas un travail. Ça vient du cœur. Ce sont des gens bienveillants qui se réunissent pour faire le plus de bien possible. J’ai beaucoup à cœur le bonheur des gens.

Pour moi, l’évolution, que ce soit des gens, de l’entreprise, ou de la société, ça passe par l’écoute et la bienveillance. C’est important pour moi de donner au prochain.

Toujours mieux. Toujours plus.

Marie-Ève Tremblay

Gestionnaire, Hôpital Vétérinaire Victoria Ste-Julie et Clinique Vétérinaire de la Gare

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Toujours mieux. Toujours plus.

« J’ai toujours aimé les animaux. J’aime leur sagesse, leur âme. George, mon Cavalier King Charles, c’est mon premier chien à moi toute seule. On a eu des chiens dans ma famille, mais lui, il est juste à moi. C’est mon confident. Il est toujours là. Toujours présent. Et c’est facile. C’est vraiment un bon chien. Une perle. Je l’amène au travail, il s’installe dans mon bureau tranquille et reçoit beaucoup de gâteries de l’équipe. Chez nous, il est tranquille. Il est vraiment parfait, surtout pour un jeune chien. Ça embellit tellement nos vies, nos petites bêtes poilues. C’est des boules d’amour. Ils veulent juste t’aimer.

Lors de mon choix de carrière au secondaire, je ne savais pas que le métier de TSA existait. Puis, deux semaines avant la fin des inscriptions pour le cégep, j’ai ouvert le livre de toutes les techniques et, par hasard, je suis tombée sur technique en santé animale. Je me suis dit « C’est juste parfait! Je vais être avec les animaux. Je vais pouvoir faire une différence. »

Au fil du temps, j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose. Je suis retourné aux études faire un bac en marketing et j’ai développé un intérêt pour la gestion. J’ai commencé par faire de la gestion d’équipe, et tranquillement on m’a donné plus de responsabilités. Il y a cinq ans, on m’a offert de prendre en charge Sainte-Julie. J’aime vraiment ça. On a monté une belle petite équipe. Et là, je prends le relais d’une deuxième clinique.

Je suis une vraie passionnée. Tout ce que j’entreprends, je le fais à 1000%. Au travail, j’adore développer des choses. Je m’investis full. Quand j’ai développé le projet « Chiot-Chaton », c’était autant pour aider à la rentabilité de la clinique que pour établir des relations durables entre nos techniciennes et nos clients.

Une de nos grandes lignes directrices, c’est de faire de la médecine de qualité. Et ça, ça passe par l’éducation de nos clients dès les premiers rendez-vous. On sait que la première année de vie d’un animal, c’est la plus importante, et qu’il faut bien la partir. De la bonne patte, en fait!

Plus on prend nos patients jeunes, plus on fait de suivis, plus on arrive à éviter les problèmes plus graves. Dès la première visite, nos techniciennes expliquent aux clients qu’on les revoit dans un mois pour le rappel de vaccin et que ça inclut les suivis à six mois et 12 mois. On passe à peu près 30 minutes avec le client pour faire le tour : « Comment ça va à la maison? Qu’est-ce qui se passe? Comment je peux vous aider? Est-ce qu’on est à jour dans les points à discuter? Est-ce que vous avez des questions sur la stérilisation qui s’en vient? » C’est vraiment d’écouter le client et de l’épauler. C’est plus que des visites de routine. Avec les horaires chargés des vétérinaires, les clients ont accès à une personne de confiance. En plus, ça met en valeur les compétences des techniciennes, leurs connaissances, leurs acquis et leur écoute—tout leur bagage de formation, en fait.

PROGRAMME

CHIOT-CHATON

Le projet de Marie-Ève vise à établir une relation clientanimal-technicienne en offrant des suivis pendant la première année de vie de leur chiot et/ ou chaton. À chaque rencontre, les techniciennes prennent le temps de répondre à toutes les questions et en profitent pour offrir des conseils et des recommandations, autant pour des soins préventifs à considérer que des difficultés de comportement. Les suivis servent aussi à tisser un lien de confiance entre client, animal et technicienne, ce qui réduit énormément le stress des visites. Le projet a été mis en place comme projet pilote à l’Hôpital Vétérinaire Victoria de SainteJulie et sera déployé à travers nos 34 établissements dans la prochaine année.

On sait que la première année de vie, c’est la plus importante, et qu’il faut bien la partir. De la bonne patte, en fait ! Plus on prend nos patients jeunes, plus on fait de suivis, plus on arrive à éviter les problèmes plus graves.

Prenons par exemple la dentisterie. Quand j’ai commencé comme technicienne, il n’était pas rare de devoir retirer toutes les dents d’un chien âgé de 12 ans. Aujourd’hui, on offre des prophylaxies annuelles pour qu’il ait une bouche saine. Aussi, pour les chiens au thorax profond, on va recommander une gastropexie préventive pour éviter une torsion d’estomac qui peut devenir une urgence potentiellement mortelle. On va en discuter avec les propriétaires à six mois d’âge, comme ça ils peuvent prendre une décision éclairée. Ça peut être la différence entre une chirurgie préventive de 600$ et une chirurgie d’urgence qui peut coûter entre 8 000$ et 10 000$.

C’est le genre de discussions qu’on va avoir pendant la première année, parce qu’il s’agit de nouvelles recommandations et pas tous nos clients sont au courant. C’est ça, faire de la médecine de qualité. Ces discussionslà font toute la différence dans l’éducation des clients. À ma connaissance, nous sommes les seuls à offrir ce genre de suivi inclus dans les visites avec les techniciennes dans la première année de vie des chiots et chatons.

Le projet a débuté ici à Sainte-Julie et c’est juste logique qu’on l’implante à travers le réseau, parce qu’élever la médecine, ça passe par plusieurs chemins. Oui, il y a tout ce qui a de concret, les soins, les avancées scientifiques, etc., mais les suivis et les relations entre soignants-animaux-propriétaires sont aussi des facteurs importants. L’éducation des propriétaires est cruciale. Je suis convaincue que les clients qui utiliseront ce service auront des animaux plus en santé, plus longtemps.

Mettons que le projet est parti sur la bonne patte. Il y a encore du travail à faire, mais j’y crois. Puis, avec les résultats qu’on voit en peu de temps, j’en suis vraiment fière. »

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Femme d’affaire. Vet de Coeur.

Nadia Aubin

Directrice médicale

Hôpital Vétérinaire du Boisé

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Femme d’affaire. Vet de coeur.

J’ai toujours aimé les animaux, et je savais que j’allais travailler avec eux. J’ai toujours eu un chien ou un chat dans ma vie. Je les aime vraiment d’amour et je pense que ça paraît dans ma pratique. J’avais une cliente qui, quand elle appelait pour prendre un rendez-vous, elle demandait « la folle des chats ». Donc pendant un bout j’avais un surnom, « la folle des chats ».

C’est vrai que je suis une vétérinaire douce; c’est rare que les animaux vont se fâcher après moi parce que j’y vais vraiment doucement. Je prends aussi le temps avec les clients. Pour moi, la relation humaine est super importante. Il faut beaucoup d’empathie et ça me vient assez naturellement. Pas juste pour l’animal, mais pour les clients aussi. Je peux comprendre leur douleur quand ils ont de la peine, puis leur angoisse quand on sait pas ce qui se passe. Je sais ce qu’ils vivent. Un moment donné, mon chat a été malade et j’imaginais le pire. Alors je me dis que quand t’as pas les connaissances que nous on a, l’anxiété est encore plus grande.

J’ai été associée ici pendant 15 ans. Ç’a été de tellement belles années. On a bâti quelque chose de grand. De beau. D’important. Et j’en suis très fière. Aujourd’hui, c’est la plus grande clinique de la région avec 65 employés. On commençait à viser devenir un centre de référence, et c’est pour cela qu’on a décidé de vendre. Pour grossir et assurer la pérennité de la clinique. Avant de vendre, on s’est quand même assurés qu’on partageait les mêmes valeurs. On ne voulait pas changer notre identité profonde. Et là c’est la même passion pour le métier, la même volonté de toujours faire mieux, la même implication communautaire. Puis, les gens sont les mêmes. Je veux dire, Nadia Aubin, vétérinaire associée, ou Nadia Aubin, vétérinaire employée, c’est pareil. Rien n’a changé.

La différence avec la vente c’est surtout tout ce que ça nous permet d’accomplir et qu’on a plus de potentiel pour grossir et s’améliorer constamment. Ça nous aide aussi à recruter des vétérinaires et des spécialistes qui nous permettent d’offrir un meilleur service en région. Je pense que les nouveaux vétérinaires aiment mieux travailler avec des grosses équipes. C’est plus sécurisant que de travailler toute seule; c’est ça qui va nous aider à recruter. En ce moment, j’ai une étudiante qui fait de la chirurgie. Elle veut se spécialiser en cardiologie et elle pourrait venir consulter ici une ou deux fois par semaine. Ça serait super.

Du côté médical, on a la même autonomie : c’est important pour les vétérinaires. C’est encore nous autres qui prend toutes les décisions médicales. On continue à gérer les cas comme on le faisait. Et on a vraiment un bon soutien. On est à la fine pointe de la technologie, et on a un accès direct aux spécialistes. C’est vraiment une valeur supplémentaire. Nos clients sont contents quand on leur dit « je vais consulter un spécialiste », ils l’apprécient vraiment. Puisque les frais sont inclus dans notre service, ils considèrent que c’est vraiment un avantage.

Personnellement, ça m’a permis de revenir à mes premiers amours. Ça ne paraît pas, mais en tant qu’associée, on porte la clinique sur nos épaules.

VET ET NOUS

L’Hôpital Vétérinaire du Boisé a été acquis par Vet et Nous en 2023 et fait maintenant partie d’un réseau de 34 établissements vétérinaires à travers le Québec. L’acquisition s’inscrit dans une volonté de faire prendre de l’expansion à l’hôpital afin d’offrir des services plus complets et de devenir un centre de référence pour la région de Saguenay et le nord du Québec. Pour Dre Aubin, la vente lui aura permis de laisser de côté les tâches administratives et la gestion pour se concentrer sur ce qu’elle aime le plus: soigner les animaux et soutenir leurs propriétaires pour offrir un service personnalisé de qualité.

On chapeaute tout; le travail n’est jamais vraiment fini. Avec la vente, je suis retournée à mes sources : travailler sur le plancher avec les animaux et mentorer la relève. Sincèrement, je fais maintenant ce que j’aime le plus faire.

Je suis aussi préoccupée par le bien-être de nos vétérinaires. C’est sûr qu’on fait ce métier par amour, mais ce n’est pas toujours facile. On prend ça très, très à cœur. Je suis toujours disponible pour leur offrir mon soutien, mes connaissances. C’est valorisant de les mentorer et de se faire dire, comme ça m’est arrivé, que je suis stimulante parce que je vais toujours au-delà de mes limites, que je pousse tout le temps, que je vais toujours proposer ce qu’il y a de mieux. Ça fait plaisir à entendre.

Dans l’ensemble, je pense que dans l’industrie on devrait arrêter de se juger entre nous. Qu’on appartient à un groupe ou pas, ça pas rapport. On est tous passionnés par la même chose et on fait vraiment tous de notre mieux. L’important, c’est qu’on ait le contrôle sur notre médecine vétérinaire. Puis ça, en tout cas, notre groupe nous le laisse. Au lieu de se critiquer, on devrait se féliciter entre nous. Être fiers de notre profession, de la différence qu’on fait tous les jours dans la vie des animaux et de leurs propriétaires. Ce n’est pas rien. En même temps, pour continuer à faire cette profession-là, il faut que les critiques nous glissent un peu sur le dos. Parce qu’on y met tout ce qu’on a. Je ne connais personne qui vient ici juste pour l’argent.

Cette clinique-là, je l’aime de tout mon cœur. Mon rêve c’est qu’elle devienne un centre de référence en région, dans tout le nord du Québec. J’ai confiance que ça peut arriver parce qu’on est tous motivés par une volonté sans fin d’améliorer la santé des animaux. C’est vraiment le plus beau métier du monde. Un métier passionnant où on fait beaucoup de bien!

Cette clinique-là, je l’aime de tout mon cœur. Mon rêve c’est qu’elle devienne un centre de référence en région, dans tout le nord du Québec.

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Le bonheur de faire ce qu’on aime

Y-Lan La

Chef d’équipe et technicienne en santé animale à l’Hôpital Vétérinaire Ville St-Laurent

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Le bonheur de faire ce qu’on aime

J’adore les animaux depuis toujours, mais ça m’a pris du temps avant de réaliser que c’était ça que je voulais faire. C’est pour ça qu’avant d’appliquer pour la technique, j’ai travaillé dans une animalerie et j’ai fait du bénévolat à la SPCA. Je voulais être vraiment sûre que travailler avec les animaux était ce que je voulais faire à long terme.

Et ça a été le bon choix parce que ça fait neuf ans que je suis dans le même groupe, dans la même clinique, et j’adore toujours mon travail. Il n’y a pas longtemps, je disais à des amis que je suis toujours aussi heureuse de travailler avec des animaux que je l’étais au début de ma carrière. Mon niveau de bonheur au travail est directement lié à mon contact avec les animaux. Et je suis toujours aussi excitée de les voir en rendez-vous, ou de revoir mes patients qui reviennent.

Dans ma clinique, les techniciennes font beaucoup d’interventions—prises de sang, prélèvements d’urine, radiographies, prophylaxie dentaire, anesthésie en chirurgie, préparation pour les chirurgies, réveil après la chirurgie, en plus de tout ce qui est soins de routine—là j’ai une autre corde à mon arc.

Ce qui est le fun avec notre domaine, c’est qu’on peut faire tellement de choses, qu’on finira jamais d’apprendre. C’est pour ça que, quand on m’a proposé d’aller faire la formation TSA 360, j’ai pas hésité. C’est un programme offert par VCA Canada pour élargir le rôle de technicienne, pour alléger le travail des vétérinaires. L’objectif, c’est qu’on puisse être plus indépendantes, surtout pour faire des consultations, des examens de santé général, donner des vaccins, ce genre de chose-là. C’est sûr qu’il y a toujours un vétérinaire sur le plancher. D’ailleurs, on utilise la licence et le nom du vétérinaire pour prescrire des médicaments et pour faire les vaccins.

En fait, c’était pas tant une formation technique. On apprenait pas comment faire un examen physique ou comment vacciner. Ça fait partie de ce qu’on apprend pendant nos trois années de technique. C’était vraiment plus axé sur la communication avec les clients, savoir comment désamorcer certaines situations, comment bâtir une relation avec le client, comment faire passer certains messages. On a fait des mises en situation et on a eu des situations réelles où des gens ont apporté leurs animaux en consultation. C’était vraiment le fun parce que, même si on est habitués de parler aux clients, normalement on les voit juste avant et après leur visite avec le vet. Maintenant, on peut faire l’examen au complet avec eux. Ça nous donne plus de temps pour échanger et apprendre à les connaître, eux et leur animal. Ça m’a ouvert une toute autre avenue de ce qu’une technicienne peut faire. Et ça m’a motivée encore plus à poursuivre ma carrière.

J’en ai vraiment retiré beaucoup parce que mon amour pour les animaux est tellement grand que je pouvais avoir tendance à mettre toute mon attention sur l’animal. Maintenant, je prends plus le temps de m’occuper aussi du client. Je le faisais déjà dans le passé, mais là c’est plus approfondi. Souvent, c’est juste une question de formulation des questions, quels mots utiliser pour leur faire sentir qu’on est vraiment là pour les écouter. Qu’on est authentique. Qu’on a la santé de leur animal à cœur.

LE PROGRAMME

TSA 360

Ce programme est offert aux techniciens vétérinaires agréés (TSA) expérimentés, ayant plusieurs années d’ancienneté dans les hôpitaux VCA Canada. C’est une formation hautement spécialisée qui leur permet de renforcer leurs compétences actuelles et leur donne accès à un programme de mentorat avec un vétérinaire. L’objectif est de les outiller afin qu’ils puissent ensuite alléger la pression causée par l’augmentation de la demande envers les vétérinaires du pays. Un vétérinaire est toujours sur place pour assurer le soutien aux soins aux patients en cas de problèmes plus importants.

Je suis toujours aussi heureuse de travailler avec des animaux que je l’étais au début de ma carrière. Et je suis toujours aussi excitée de les voir en rendez-vous, ou de revoir mes patients qui reviennent. Mon niveau de bonheur au travail est directement lié à mon contact avec les animaux.

Et je vois la valeur de pouvoir établir cette relation-là, de la nourrir, de la pousser. Il y a un niveau d’appréciation différent pour moi, mais aussi pour les clients. C’est sûr que comme chef d’équipe, ça m’aide aussi au niveau relationnel avec mes employés. Et même dans ma vie personnelle. C’est relativement nouveau alors j’apprends encore, et des fois je retourne à mes vieilles habitudes. Mais là, j’ai les outils et la volonté pour me reprogrammer le cerveau.

Entre autres, j’ai la chance de pouvoir me recentrer auprès de mes chihuahuas : deux petits que j’ai adoptés parce qu’ils avaient besoin d’aide. Le premier avait été abandonné dans une autre clinique parce que le client ne pouvait pas payer pour ses soins. Il s’était fait mordre par un autre chien et il a fallu lui enlever un œil. Il s’appelle Fetty. Après, tout le monde savait que j’étais amoureuse des chihuahuas et une amie a vu passer une annonce pour un chihuahua qui avait besoin d’une famille. Une semaine plus tard, il était chez moi. Il s’appelle Biggie (clairement j’ai une préférence pour les noms de rappers!) Il n’a pas une seule dent donc il a la petite langue qui pend constamment. Tellement cute!

On dit que les animaux ressemblent à leurs maîtres, et c’est pas mal vrai dans mon cas. Je fais cinq pieds et je pèse à peine 100 livres. Je suis pas mal l’équivalent humaine d’un chihuahua…

Comme s’il était le nôtre.

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