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Zoom Sciences économiques et sociales - Livre-cahier complet - 1re année

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LIVRE-CAHIER

ZOOM

SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

LIVRE-CAHIER

ZOOM

SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

Auteurs

Olan Bollen

Escander Bouhlila

Anne-Claire Hoebeke

Maverick Lambert

Quentin Lisen

Coline Simons

la plateforme d’apprentissage en ligne pour les élèves et les enseignants

La plateforme te donne, par exemple*, accès à :

– des exercices en ligne pour t’entrainer, – un aperçu de tes progrès et de tes résultats, – du matériel de cours, – des vidéos et des audios, – et bien plus encore...

* En fonction de la méthode

Crée-toi un compte sur www.ididdit.be/fr et accède à ton contenu à l’aide du code d’activation ci-dessous :

CODE ÉLÈVE

VITCDGR8QXKFGM

Cette licence est valable pendant 1 an à partir de la date d’activation.

Ce support pédagogique fait partie de la collection Zoom des Éditions VAN IN. Il a été développé dans le but que chaque élève puisse se reconnaitre et se sentir à l’aise avec les images et les textes utilisés. En cas de remarques, vous pouvez contacter les Éditions VAN IN.

Ce support pédagogique peut être mis à disposition sous forme de Numalivre via NumaBib, le service destiné aux élèves ayant des difficultés de lecture ou d’écriture. Vous pouvez en faire la demande sur www.numabib.be

ZOOM SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

Pour l’élève – 1 livre-cahier – des compléments numériques via

Pour l’enseignant(e) – un guide de l’enseignant(e) – un accès professeur via au manuel numérique et aux compléments

Auteurs : Olan Bollen, Escander Bouhlila, Anne-Claire Hoebeke, Maverick Lambert, Quentin Lisen, Coline Simons

Couverture : Nor production

Mise en page : Kiv'là!

L’orthographe telle que rectifiée le 6 décembre 1990 par le Conseil Supérieur de la langue française est d’application dans la collection. Toutefois, afin de respecter les écrits des auteurs des citations, l’orthographe d’origine y est respectée.

Les photocopieuses sont d’un usage très répandu et beaucoup y recourent de façon constante et machinale. Mais la production de livres ne se réalise pas aussi facilement qu’une simple photocopie. Elle demande bien plus d’énergie, de temps et d’argent. La rémunération des auteurs, et de toutes les personnes impliquées dans le processus de création et de distribution des livres, provient exclusivement de la vente de ces ouvrages.

En Belgique, la loi sur le droit d’auteur protège l’activité de ces différentes personnes.

Lorsqu’il copie des livres, en entier ou en partie, en dehors des exceptions définies par la loi, l’usager prive ces différentes personnes d’une part de la rémunération qui leur est due.

C’est pourquoi les auteurs et les éditeurs demandent qu’aucun texte protégé ne soit copié sans une autorisation écrite préalable, en dehors des exceptions définies par la loi.

L’éditeur s’est efforcé d’identifier tous les détenteurs de droits. Si, malgré cela, quelqu’un estime entrer en ligne de compte en tant qu’ayant droit, il est invité à s’adresser à l’éditeur.

© Éditions VAN IN, Mont-Saint-Guibert – Wommelgem, 2026

En dehors des exceptions définies par la loi, cet ouvrage ne peut être reproduit, enregistré dans un fichier informatisé ou rendu public, même partiellement, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

L’exploration de textes et de données (TDM) n’est pas autorisée.

1re édition : 2026

ISBN 978-94-651-4291-3

D/2026/0078/64

Art. 611276/01

Bienvenue dans Zoom Sciences économiques et sociales 1 !

Avec Zoom Sciences économiques et sociales , tu vas explorer la manière dont les individus interagissent dans un monde en constante transformation. En plongeant au cœur de l’espace numérique, tu comprendras comment les échanges économiques et sociaux s’y développent, comment le numérique peut influencer tes choix au quotidien et impacter la vie en société. Zoom te permet ainsi de t’interroger sur les traces que nous laissons en ligne et l’image que nous construisons de nous-mêmes sur les réseaux sociaux.

À travers des séquences variées, des documents multiples et une démarche d’investigation claire – observer et se questionner, rechercher, communiquer – tu apprendras à analyser, comparer et argumenter en toute autonomie.

Avec Zoom Sciences économiques et sociales , tu apprendras à comprendre les choix économiques, à analyser les comportements sociaux et à prendre position en tant que citoyen(ne) éclairé(e) face aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux du monde contemporain.

1. Les différentes parties de ton livre-cahier

Ton livre-cahier couvre l’ensemble de la matière à voir pendant l’année au travers de six séquences :

o Séquence 1 – Mon identité numérique : qui suis-je en ligne ?

o Séquence 2 – Influencés… Vraiment ?

o Séquence 3 – Internet responsable : les règles du jeu

o Séquence 4 – Citoyens 2.0 : tous égaux face au numérique ?

o Séquence 5 – Les secrets des prix bas

o Séquence 6 – Consommer autrement : du magasin à la plateforme

À la fin du livre, une Boite à outils rassemble toutes les Fiches Savoir et Savoir-faire qui t’aident à réussir les tâches :

1. Fiches Savoir : les notions essentielles à connaitre ;

2. Fiches Savoir-faire : les compétences à développer (formuler un avis argumenté, lire et analyser un graphique…).

2. Un chapitre, trois étapes

Chaque séquence suit toujours la même démarche d’investigation :

1. une page d’introduction présentant le titre de la séquence et la question de départ ;

2. une partie « J’observe », où tu découvres un document déclencheur et où tu détermines la question de recherche ;

CONNAITRE

3. une partie « Je recherche », où tu réponds à une question de recherche en analysant des documents variés ;

4. une partie « Je communique », où tu rassembles les informations dans une synthèse.

3. Les repères et les rubriques de ton livre-cahier

APPLIQUER ET TRANSFÉRER

Tout au long des séquences, des pictogrammes t’aident à repérer rapidement le type de l’aide ou de l’activité proposée.

Ce qu’il t’indique

EXPÉRIMENTATION

Un parcours de remédiation : consignes développées, indices, supports complémentaires…

Des pistes de dépassement pour aller au-delà de la tâche de base.

STRATÉGIE

FAISONS LE POINT  !

Des conseils méthodologiques pour apprendre à apprendre (construire une définition, analyser un texte ou un graphique…).

Une anecdote, un fait étonnant ou un complément d’information intéressant ou amusant.

Un moment de synthèse intermédiaire.

Un lien avec les autres disciplines des sciences humaines (géographie, sciences économiques et sociales, EPC, etc.).

Des activités pour t’aider à développer des compétences transversales.

Rappel de quelques notions déjà vues au primaire.

Une fiche savoir ou savoir-faire peut t’aider à réaliser la tâche.

Des documents disponibles en téléchargement sur la plateforme iDiddit.

Des définitions pour comprendre certaines notions.

4. Les compléments numériques

Compléments numériques accessibles via Capture

5 Scan

Le mot Scan autour d'un numéro de page indique que la page peut être scannée avec l'application CAPTURE pour accéder aux ressources suivantes :

Ce qu’il t’indique

Fichiers audios

Fichiers vidéos

Des renvois vers du contenu en ligne.

Pistes de différenciation (fichier audio pour écouter un texte).

Comment utiliser Capture ?

Capture – Tes contenus numériques à portée de main !

Capture , c’est plus qu’une simple application : c’est la passerelle interactive entre ton ouvrage VAN IN et toutes ses ressources multimédias.

Concrètement : – ajoute la méthode souhaitée à ta bibliothèque ; – scanne une page repérée par des crochets 9 Scan ; – accède pendant 90 minutes à des vidéos, des audios, des documents ou des exercices en ligne ; – et si tu souhaites continuer, scanne de nouveau la page pour prolonger l’accès.

En savoir plus : www.vanin.be/capture ou via le code QR

Démarre avec iDiddit !

Ton ouvrage VAN IN te permet d’accéder à iDiddit, la plateforme d’apprentissage en ligne de VAN IN. Tu trouveras ci-dessous les étapes à suivre pas à pas pour te connecter à iDiddit.

ATTENTION : tu ne peux accéder à iDiddit qu’en ligne, sur un ordinateur ou une tablette !

1. Crée ton compte iDiddit via le portail « my vanin » / Connecte-toi ! Rends-toi sur www.myvanin.be ou scanne le code QR, à droite.

Inscription

– Crée un compte avec ton adresse e-mail* ou via Smartschool.

– Tu as déjà un compte Udiddit ? Connecte-toi avec le même compte !

* ATTENTION : utilise une adresse e-mail à laquelle tu as accès car tu recevras un e-mail pour valider ton compte iDiddit !

Connexion

Si tu as déjà un compte Udiddit/iDiddit ou « my vanin » lié à des identifiants Microsoft ou Google, tu pourras continuer à les utiliser pour te connecter à « my vanin ».

2. Lie ton compte à ton école

– C’est indispensable pour rejoindre les classes créées par ton (ta) professeur(e).

– Demande à ton (ta) professeur(e) le code de liaison (6 caractères).

– Dans « my vanin », sélectionne « Rejoindre l’école ».

– Sélectionne « Me lier en tant qu’élève ».

– Introduis ensuite le code à 6 caractères que ton (ta) professeur(e) t'a communiqué.

3. Active ton code et accède au contenu multimédia de la méthode souhaitée

– Une fois connecté(e) à ton compte « my vanin », clique sur « Ajouter une méthode ».

– Introduis le code d’activation de ta méthode et confirme.

V

I T C D

G R 8 Q X K F G M

– Ta méthode apparait ensuite dans l’onglet « Mes méthodes » de « my vanin ».

– Sélectionne la méthode ajoutée et tu seras redirigé(e) directement vers la plateforme iDiddit.

Besoin d’aide ?

– Aide, questions fréquentes et modes d’emploi à jour : www.vanin.be/ididdit-aide – Dans iDiddit : clique sur l’icône « ? » pour ouvrir la page d’aide.

Introduction générale

Bienvenue dans ton Zoom Sciences économiques et sociales consacré cette année à l’espace numérique, un lieu d’échanges économiques et sociaux !

Avant de commencer les enquêtes de cette première année du secondaire, nous te proposons d’en apprendre plus sur la « révolution numérique », car les technologies numériques ont dès le XXe siècle profondément transformé notre manière de communiquer, d’apprendre et de consommer.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Quels impacts ces changements ont-ils sur notre vie quotidienne ?

Pour commencer, tu vas regarder une vidéo qui retrace les grandes étapes de cette révolution et explique l’apparition du « Web social ». Ensuite, tu annoteras une frise chronologique en suivant des consignes précises. Cette activité t’aidera à comprendre l’évolution des technologies et à réfléchir à leurs conséquences sur nos comportements et nos relations.

1. En A, identifie quelques faits marquants dans la bonne décennie : invention du premier ordinateur, de l’IA, des ordinateurs individuels, d’Internet, du World Wide Web, des réseaux sociaux, du premier smartphone…

2. En B, colorie en vert la période correspondant à la révolution numérique.

3. En C, colorie en bleu la période correspondant au Web 1.0 (le « Web statique ») et en rouge celle du Web 2.0 (le « Web social »).

4. En D, repasse en rouge les flèches qui représentent une production de contenus et en vert celles qui représentent une consommation de contenus.

ÉCHO

Les chiffres romains sont encore utilisés aujourd’hui, notamment :

1. pour indiquer les siècles (par ex. le IVe siècle av. J.-C. correspond aux années 400-301 av. J.-C.) ;

2. pour distinguer les rois et reines portant le même nom (par ex. Thoutmôsis I et Thoutmôsis III).

Comment ça fonctionne ? Les chiffres romains sont formés à partir de quelques signes simples : I = 1 V = 5 X = 10

On les combine en respectant deux principes :

- en additionnant (par ex. II = 2, VII = 7, XII = 12) ; - en soustrayant (quand un petit chiffre précède un plus grand ; par ex. IV = 4, IX = 9).

Retrouve toutes les informations sur le découpage du temps dans la Fiche Savoir 1 de ton livre-cahier d'histoire.

e siècle

XX e siècle

Internautes organisés en réseaux sociaux

Internautes contributeurs

Créateur

SÉQUENCE 1

MON IDENTITÉ NUMÉRIQUE : QUI SUIS-JE EN LIGNE ?

Qu’est-ce qui influence le choix de nos photos et de nos publications sur les réseaux sociaux numériques ?

1. J’OBSERVE : RÉSEAUX SOCIAUX, MASQUES OU MIROIRS ?

Cette séquence cherche à comprendre comment nous construisons nos profils en ligne, ce qui nous guide dans nos choix de photographies ou dans les publications que nous décidons de partager.

Pourquoi nous intéressons-nous à ce sujet ? Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont pris une place importante dans notre vie. Nous communiquons avec les autres au moyen de ce média, en publiant et en partageant du contenu. Dans cette enquête, tu vas être amené(e) à t’interroger sur tes comportements en ligne et sur l’image que tu donnes de toi à travers tes profils. Enfin, nous essaierons de comprendre si nos comportements sur Internet sont réellement différents de ceux que nous adoptons dans la vie réelle.

1.1. MES REPRÉSENTATIONS

 Formule un avis personnel en répondant aux questions suivantes. Combien de profils possèdes-tu sur les réseaux sociaux numériques ?

Comment choisis-tu tes photos de profil ?

1.2. À LA DÉCOUVERTE DE PROFILS NUMÉRIQUES

Avant de commencer le travail, intéressons-nous aux réseaux sociaux numériques (RSN). Sais-tu ce qu’est un RSN ? Voici sa définition.

RÉ SEAUX SOCIAUX NUMÉRIQUES ET PROFILS

Un réseau social est un ensemble de personnes qui entretiennent des relations, c’est-à-dire qui échangent entre elles. Ton réseau social comprend l’ensemble de toutes les personnes avec qui tu es en contact, que ce soit régulièrement ou très rarement.

Pour mieux le visualiser, le sociologue Jacob Moreno propose de représenter notre réseau social sous forme de points reliés entre eux par des traits, un peu comme une toile d’araignée. Avec l’invention d’Internet à la fin du XXe siècle et l’arrivée du Web social au début du XXI e siècle, les réseaux sociaux numériques ont vu le jour. Comme dans la vie réelle, ils rassemblent une communauté de personnes qui échangent et partagent des contenus. Cependant, ils n’ont pas tous les mêmes objectifs et ne fonctionnent pas de la même manière.

Pour participer à ces échanges en ligne, tu dois te créer un profil, c’est-à-dire une identité virtuelle à travers laquelle tu choisis de partager certaines informations.

Pour en savoir plus sur les réseaux sociaux numériques et ces nouveaux liens qui en découlent, consulte la Fiche Savoir 1.

 S 1 – Les réseaux sociaux numériques, p. 103

 Prends connaissance de la Fiche Savoir-faire 1 afin de réaliser correctement les tâches qui te sont demandées.

 O bserve les profils de Thomas Martin dans le document 1 ou en scannant la page 14.

 C omplète le tableau comparatif de la page 15.

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DOC. 1 Les deux profils de Thomas Martin

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Avang033 Let’s gooo, il va rager dans 3-2-1...

Groout_7 Pourquoi t’as pas pris le sniper à la place de l’épée ?

Chokobo91 streamer du dimanche !

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Accueil À propos Clips Vidéos Calendrier
Thomas Martin
Jemal Opied Magni que, belle victoire
Emma Tenand Bravo, t’as géré Thibault Mongars Quelle équipe !

OBSERVATIONS SPÉCIFIQUES AU RÉSEAU SOCIAL

Objectifs du réseau social (À quoi sert ce réseau social ? Est-ce pour partager des souvenirs avec ses amis ? Travailler ? S’amuser ? Quels indices te permettent de répondre ?)

OBSERVATIONS SPÉCIFIQUES À DES ÉLÉMENTS DES PROFILS

Les informations laissées par l’utilisateur (Photo de profil, avatar, pseudo, nom, prénom, photo de couverture, biographie, coordonnées)

Les informations laissées par les interactions (Publications, commentaires, interactions, tags, hashtags)

Les informations statistiques (Nombre de likes, réactions, commentaires, amis, etc.)

OBSERVATIONS GÉNÉRALES DES PROFILS

Une stratégie perceptible ? (Mise en scène positive, stratégique, émotionnelle, etc.)

Le degré de visibilité (Profil public ou privé, accès aux informations du profil, etc.)

FAISONS LE POINT

À travers l’activité 1, tu as observé deux profils d’une même personne venant de réseaux sociaux numériques différents.

 Identifie les constats que tu peux faire.

POUR T’AIDER

 Réponds aux questions ci-dessous si tu as besoin d’aide pour faire le point.

– E st-ce que la personne se présente de la même manière sur Twitch et sur Instagram ? En quoi est-ce différent ?

– E st-ce que les informations données sur elle sont les mêmes ? Lesquelles changent ?

Lesquelles restent les mêmes ?

– Est-ce que l’objectif du réseau social est le même dans les deux cas ? Qu’est-ce qui te fait dire cela ?

– Q uel profil montre le plus d’informations personnelles ? Pourquoi ?

– Q uelle stratégie la personne semble-t-elle utiliser sur chacun des réseaux (ex. : attirer du monde, rester discret, partager sa vie…) ?

2. JE RECHERCHE

Dans cette séquence, nous nous questionnons sur ce qui influence le choix de nos photos et de nos publications sur les réseaux sociaux numériques. Nous venons d’observer deux profils différents, appartenant à une même personne. Selon toi, pourquoi un individu va se présenter différemment aux autres selon le réseau social qu’il utilise ?  Qu’est-ce qui peut expliquer ces comportements ?

1.  S ur la base de tes observations, rédige deux hypothèses.

2.  C hoisis ensuite des hypothèses communes avec l’ensemble de la classe.

HYPOTHÈSE

Une hypothèse est une proposition probable de réponse à une question de recherche. Elle se fonde sur des observations de faits et non sur un avis personnel.

MES HYPOTHÈSES

L ES HYPOTHÈSES RETENUES AVEC LA CLASSE

2.1. MON IDENTITÉ SOCIALE

Nos profils sur les réseaux sociaux expriment une part de notre identité. Dans la vie réelle, notre identité s’exprime aussi différemment selon les groupes sociaux que nous côtoyons. Les sociologues appellent cela l’identité sociale. Pour bien commencer ton enquête, tu vas découvrir cette notion importante. Elle peut te permettre de comprendre certains de tes comportements en groupes...

2.1.1. Découverte de l’identité sociale

1.  Li s le document ci-dessous.

 Souligne les informations à retenir.

DOC. 2 Article de magazine sur l’identité sociale

L’IDENTITÉ SOCIALE

En observant le comportement des individus, les sociologues ont remarqué que les gens se comportent différemment lorsqu’ils sont en groupe ou lorsqu’ils sont seuls. Cette observation les amène à dire que nous avons tous une « identité sociale », c’est-à-dire une identité qui se manifeste lorsque nous sommes avec d’autres personnes. En fonction du contexte (ex. : en famille, en classe, au club de sport, entre amis, etc.), notre identité sociale change car nous nous adaptons sans cesse au groupe dans lequel nous nous trouvons.

On distingue alors deux « parties » dans notre identité.

Le « Je », quand nous sommes seuls : nos habitudes, ce qu’on aime ou pas. Le « Je » est influencé par notre environnement direct : notre lieu de vie, les évènements − positifs et négatifs − que l’on a vécus...

Et ensuite, le « Nous », quand nous sommes avec d’autres personnes, même très proches (nos parents, frères et sœurs

par exemple). Notre identité sociale est influencée par les personnes autour de nous. Un équilibre se crée alors : nous faisons attention à nous conformer à leurs attentes car nous ne voulons pas être jugés ou exclus du groupe, mais nous faisons aussi en sorte de rester uniques, de ne pas mettre de côté le « Je ».

Ce mécanisme a très souvent lieu de manière inconsciente : notre cerveau analyse minutieusement la situation, les personnes qui nous entourent, nos relations à celles-ci, etc.

D’après Fischer, G.-N. (2020). Les concepts fondamentaux de la psychologie sociale Chap. 7. p. 237-266, coll. Psycho Sup. Éd. Dunod.

2.  C omplète le schéma à l’aide de ces informations.

IDENTITÉ

INDIVIDUELLE

COLLECTIVE « NOUS » « JE »

IDENTITÉ

DES INFLUENCES

Notre identité se construit aussi en fonction : de l’endroit où on vit ; de ce que l’on a vécu ; des groupes auxquels on appartient, comme la famille ou les amis.

Découvre une synthèse visuelle sur la notion d’identité sociale dans la Fiche Savoir 2.

 S 2 – Mon identité sociale, p. 105

ET POUR TOI ?

Réfléchis à un exemple, dans ta vie quotidienne, où tu as changé ton comportement pour correspondre à ce que les autres attendent de toi. Peu importe le contexte, tu vas vite remarquer que cela arrive plus souvent que tu ne le penses.

2.1.2. Application

Après avoir appris ce qu’était l’identité sociale, nous allons voir comment distinguer à quel moment interviennent le « je » et le « nous » dans différentes situations sociales.

1.  Li s attentivement chaque situation présentée ci-dessous.

DOC. 3 Les identités d’Anayah

SITUATION 1

Anayah a déménagé en Belgique il y a 8 mois afin de suivre son papa qui voyage beaucoup pour son travail. Avant cela elle vivait au Canada et avait énormément d’amis. En Belgique, elle se sent seule et ne sait pas comment aborder les autres. Elle reste souvent seule et rentre directement chez elle après l’école.

SITUATION 2

Anayah a eu énormément de mal durant cette année scolaire à cause de la perte de son chien nommé Patate. Il est décédé il y a quelques mois de vieillesse. La situation a eu un impact sur les résultats scolaires d’Anayah et elle a eu du mal à remonter sa moyenne. Elle n’a pas osé en parler à qui que ce soit de peur d’être moquée.

SITUATION 3

Anayah adore le patin à glace, mais un jour, elle a entendu ses nouveaux amis dire que le hockey sur glace était un sport ridicule. Depuis, elle n’en parle plus. Pour rester proche du groupe, elle a décidé de jouer au football avec eux. Elle veut être acceptée et faire partie de leur cercle, même si cela nécessite de ne plus faire de patin à glace.

Si tu le souhaites, tu peux aussi écouter ces textes.

SITUATION 4

Anayah a choisi de teindre ses cheveux en rose, parce que cette couleur la rend joyeuse. Elle aime se regarder dans le miroir et se dire que ses cheveux la représentent.

Même si certains élèves la critiquent, elle reste fidèle à ce qu’elle aime. Pour elle, cela fait partie intégrante de sa personnalité.

SITUATION 5

Anayah a quitté le foot pour le hockey sur gazon, un sport proche de celui qu’elle aimait. Sur le terrain, elle devient sérieuse et écoute attentivement sa coach, loin des rires qu’elle partage avec Lucie et Nyla. Pour elle, le sport, c’est du sérieux.

2.  Identifie le(s) aspect(s) de l’identité sociale qui est (sont) illustré(s) dans chaque situation : l’identité individuelle ou collective. Il peut y en avoir plusieurs simultanément.

3.  Précise dans la troisième colonne le type d’influence qui est en jeu dans chaque situation : l’endroit où l’on a vécu, ce que l’on vit ou les groupes auxquels on appartient.

Situation 1

Situation 2

Situation 3

Situation 4

5

2.2. MON IDENTITÉ NUMÉRIQUE

Nous venons de découvrir ce qu’est l’identité sociale et pourquoi nous nous comportons différemment en fonction du contexte dans lequel nous nous trouvons. Nous avons également vu que cette expression de soi se manifeste sur Internet à travers nos profils. Essayons maintenant de découvrir ce qui influence nos choix de photos ou de publications en ligne.

Voici quatre témoignages d’utilisateurs de réseaux sociaux numériques.

 Découvre la grille d’analyse de l’interview sous forme de tableau (p. 24).

 Lis les témoignages.

 Complète la grille en t’aidant des différentes indications dans les cadres de réponses.

DOC. 4 Interviews réalisées dans la rue sur quatre personnes au hasard, à Bruxelles1

La question posée est la même pour les quatre personnes :

« Quand vous utilisez les réseaux sociaux, comment choisissez-vous ce que vous mettez sur votre profil et votre façon de communiquer, et est-ce que vous faites pareil sur tous les réseaux ? »

1 Jean-Pierre, 62 ans

Moi, c’est très simple : je n’utilise pas régulièrement les réseaux sociaux. Il m’arrive d’aller de temps en temps sur Facebook, principalement pour garder le contact avec mes petits-enfants. Je n’ai pas de photo de profil, car je n’en vois pas l’utilité : mes « amis » sont uniquement des personnes proches, essentiellement des membres de ma famille. Il m’arrive aussi de jouer à quelques jeux proposés par Facebook, mais c’est assez rare.

Moi, j’utilise régulièrement Instagram et Twitch. J’adore Twitch, car j’y regarde souvent mes streameurs préférés jouer aux mêmes jeux vidéos que moi. Quand j’ai créé mon profil, j’ai choisi le même pseudo que dans mes jeux : DarkLord55. Il peut sembler étrange, mais je l’aime bien car il me permet de rester anonyme. Pour moi, c’est important de préserver son anonymat, on ne sait jamais sur qui on peut tomber en ligne.

Sur Instagram, je poste régulièrement des photos de mes vacances et des plats que je prépare à la maison. De toute façon, je connais toutes les personnes qui me suivent. C’est vrai que je choisis uniquement les plus belles photos, celles qui me mettent en valeur.

Je regarde souvent ce que mes amis font aussi. Quand je vois les destinations de vacances de certains de mes camarades, ça me donne vraiment envie !

2 Liam, 17 ans

1. Les noms ont été changés pour garder l’anonymat.

Mes réseaux, c’est un peu comme une mine d’or d’informations sur ma vie. C’est vrai que j’ai tendance à étaler ma vie personnelle, j’en suis consciente. Je les utilise tous les jours, parfois pendant plusieurs heures… J’essaie de faire un peu plus attention.

Cela dit, même si je partage beaucoup de choses, j’utilise chaque réseau de manière différente. Ceux que j’utilise le plus sont Instagram et LinkedIn.

Mon profil Instagram est public, j’ai plusieurs centaines de followers  ! J’y publie des vlogs, des photos de mon chien, et de moi quand je fais du sport. Celles qui récoltent le plus de likes , ce sont clairement les photos de mes vacances aux quatre coins du monde.  Il y a quelques mois, j’ai même eu un sponsor d’une agence de voyages : j’ai pu partir à Ibiza gratuitement en échange d’un peu de pub pour l’agence dans mes posts Instagram !

Sur LinkedIn, je partage aussi beaucoup d’informations, mais je fais plus attention à ce que je poste. L’objectif est de me valoriser professionnellement. Pour ma photo de profil, j’ai choisi une image prise dans mon ancien travail, où je suis bien habillée, avec un joli blazer gris de bureau.

Je publie régulièrement des posts qui mettent en avant mes qualités dans le domaine de l’économie. Je suis convaincue qu’un jour, je décrocherai un beau poste dans une grande multinationale. C’est mon rêve !

J’ai 15 ans et j’utilise surtout TikTok. J’ai créé mon profil en faisant bien attention à tout, parce que je sais que sur ce réseau, il y a moyen de se faire remarquer… et même de gagner de l’argent !

Du coup, je fais en sorte d’être bien visible : j’ai choisi un pseudo accrocheur, une photo de profil sympa, et je poste régulièrement.

Avec mes amies, j’adore faire des vidéos drôles, des petits sketchs ou des chorégraphies, et parfois ça cartonne : certaines vidéos font des milliers de vues ! C’est trop motivant.

Je fais attention à ce que je montre, mais j’aime vraiment cette appli. C’est un moyen de s’amuser, de créer, et peut-être un jour de percer.

Si tu le souhaites, tu peux aussi écouter ces textes.

3 Julie, 34 ans
4 Milane, 15 ans

INTERVIEWS ÉLÉMENTS AYANT INFLUENCÉ LA FAÇON DE SE PRÉSENTER AUX AUTRES SUR DIFFÉRENTS RÉSEAUX SOCIAUX

1 – Jean-Pierre (62 ans)

2 – Lia m (17 ans)

3 – Julie (34 ans)

Relations en ligne / dans la vraie vie :

4 – Mila ne (15 ans)

Utilisation de l’anonymat :

Objec tif du profil :

Influence des autres :

Relation avec les autres (divertissement, lucratif, professionnel) :

Type de publications :

Objectif(s) du profil :

Relations avec les autres :

Lien(s) réseau / vie réelle :

L' IDENTITÉ NUMÉRIQUE

L’identité numérique ressemble beaucoup à l’identité sociale, mais elle s’exprime sur les réseaux sociaux numériques. L’identité numérique, c’est donc la personne que nous sommes sur les réseaux sociaux, notre « MOI » sur Internet. Elle se montre à travers nos profils, nos publications, nos partages, nos likes, nos photos, nos identifiants, les commentaires et sites consultés, etc. Nous contrôlons ce « MOI » depuis nos smartphones et ordinateurs, en décidant ce que nous voulons montrer aux autres.

Les traces que nous laissons sur Internet construisent l’image que les autres ont de nous. Ces traces peuvent être volontaires (publications, données personnelles...) ou involontaires (historique de navigation, cookies, etc.). Certaines traces existent sans que nous le sachions, comme un contenu diffusé sur nous sans notre accord ou des photos publiées à notre insu. Il est important de savoir que rien ne disparait vraiment sur Internet !

Pour en savoir plus sur ton identité numérique, consulte la Fiche Savoir 3.

S 3 – Mon identité numérique, p. 106

FAISONS LE POINT  !

Quels sont les principaux termes que tu as découverts lors de cette séquence ?

 É cris au moins cinq termes et explique -les. Ils seront utilisés dans la synthèse finale !

3. JE COMMUNIQUE

Tu as maintenant récolté suffisamment d’informations pour répondre à la question de départ.

1.  C omplète la synthèse ci-dessous avec des exemples.

Le sujet :

La présentation de Soi sur les réseaux sociaux numériques

La question de départ :

Qu’est-ce qui influence le choix de nos photos et nos publications sur les réseaux sociaux numériques ?

Mes découvertes

1 Dans la vie réelle, j’ai une identité sociale.

Elle se compose de :

• m on identité individuelle , qui correspond à mes caractéristiques personnelles : mon nom, mes caractéristiques physiques, mes gouts, mes croyances, etc. ;

• m on identité collective qui correspond à qui je suis dans un groupe social. Elle varie selon le groupe : famille, école, amis...

Notre identité est systématiquement en tension entre ces deux aspects.

 É cris des exemples observés durant l’enquête.

2 Sur Internet, j’ai une identité numérique.

L’identité numérique est la façon dont nous nous présentons et sommes perçus sur Internet, notamment sur les réseaux sociaux.

Elle se compose de :

• mes profils : ce que je montre de moi-même, mes publications, mes photos, et mes commentaires ;

• mes traces numériques : les informations que je laisse sur Internet, de manière volontaire ou non.

 É cris des exemples observés durant l’enquête.

3 I l y a des différences entre le groupe social dans la vie réelle et les réseaux sociaux numériques.

Un groupe social est un groupe de personnes qui entretiennent des relations entre elles

 É cris des exemples de groupes sociaux dans lesquels tu interagis.

U n réseau social numérique est un groupe qui met en relation des milliers d’utilisateurs qui n’ont pas forcément des interactions entre eux .

 É cris des exemples de réseaux sociaux numériques sur lesquels tu interagis.

2 .  C oche « oui » ou « non » pour valider tes hypothèses de départ.

 J ustifie oralement ta réponse.

Qu’est-ce qui influence le choix de nos photos et nos publications sur les réseaux sociaux numériques ?

Je valide les hypothèses de recherche OUI NON

Hypothèse 1 :

Hypothèse 2 :

SÉQUENCE 2

INFLUENCÉS... VRAIMENT ?

Le numérique influence-t-il nos choix et nos actes ?

1. J ’OBSERVE

1.1. LE WEB, TERRAIN D’INFLUENCES ?

Sur Internet, nous sommes bombardés d’informations, de vidéos et de tendances. Mais est-ce que tout cela ne fait que défiler sous nos yeux ou cela nous incite-t-il, sans que nous nous en rendions compte, à cliquer, à acheter, voire à penser autrement ? Et si nous découvrions enfin ce qui se cache derrière ce flot de messages afin de déterminer s’ils cherchent à orienter nos choix ?

1.  O bserve les différents documents. Ils présentent des situations d’influence sur Internet.

 Réponds ensuite aux questions qui suivent.

DOC. 1 Trend : veste oversize verte

Un garçon poste une photo avec une veste tendance sur Instagram. Peu après, deux adolescents apparaissent avec la même veste dans une vidéo TikTok. En quelques heures, la tenue devient virale.

DOC. 2

DOC. 3 Les publicités de Claudine

ALGORITHME

Claudine, 65 ans, passe ses matinées à naviguer sur Internet. Après avoir regardé une vidéo sur les dérives de Shein, elle a fait des recherches sur le site. Depuis, Facebook et Instagram ne cessent de lui proposer des publicités et des recommandations pour des vêtements bon marché. Elle se sent à la fois irritée et intriguée, cliquant parfois malgré elle, comme si les algorithmes la suivaient partout, transformant sa curiosité en une présence constante et envahissante dans son quotidien.

Un algorithme sur Internet est un programme informatique qui sélectionne et organise les informations affichées à un utilisateur en fonction de son comportement en ligne. Sur les réseaux sociaux, les algorithmes observent ce que nous faisons (likes, recherches, partages, temps passé) afin de choisir ce que nous voyons en priorité sur notre écran.

CHEMTRAILS : LA VÉRITÉ !!!!!

CHEMTRAILS : LA VÉRITÉ

!!!!!
Ce qui se dansvraimentpasse le ciel

Depuis quelques semaines, plusieurs habitants affirment avoir vu des traces blanches très épaisses derrière certains avions. Selon une « source secrète », ces trainées ne seraient pas de simples nuages de condensation, mais des produits chimiques volontairement répandus dans l’air pour influencer notre humeur et contrôler le climat. Des vidéos « preuves » circulent déjà, montrant que ces traces restent longtemps visibles dans le ciel. Les autorités refusent de commenter, ce qui renforcerait les soupçons.

DOC. 4 LIMIT, compte Instagram créé par l’influenceur Vinz Kanté

Vinz Kanté est un créateur de contenus connu pour sa série de vidéos intitulée LIMIT. À travers ce projet, il utilise les codes des réseaux sociaux pour sensibiliser les jeunes aux enjeux climatiques. Avec un ton direct, des exemples concrets et des images marquantes, il explique comment nos actions, nos modes de vie et nos choix de consommation influencent le réchauffement climatique. Son objectif : donner envie de comprendre, d’agir et de changer les choses, même à petite échelle.

Découvre ses vidéos en scannant la page.

© Belgaimage/Belga

DOC. 5 Recherches sur le réchauffement climatique

Cette image montre comment deux personnes peuvent obtenir des résultats très différents en tapant pourtant la même recherche sur Google. À gauche, Clément voit surtout apparaitre des articles scientifiques sur le réchauffement climatique. À droite, Robert tombe plutôt sur des contenus climatosceptiques1. Pourquoi cette différence ? Parce que les algorithmes adaptent les résultats en fonction de nos centres d’intérêt, de nos habitudes et de nos façons de penser. Cela peut nous enfermer dans une seule vision du monde, sans que nous nous en rendions compte.

1. Un climatosceptique est une personne qui doute ou nie le fait que le réchauffement climatique existe ou qu’il soit principalement causé par les activités humaines.

Vinz
Kanté

DOC. 6 Un cadeau pour Madame Plumier

2.  Relie la situation à ses bonnes étiquettes.

Influences au sein d’un groupe

Moteurs de recherche

Créateurs de contenus (influenceurs)

Fake news et théories du complot

Modes et tendances

Publicité et recommandations

Groupe WhatsApp d’une conversation entre élèves. Ils apprennent qu’une enseignante est tombée malade et décident de se cotiser pour lui offrir des fleurs.

Influences par des personnes ou des groupes de personnes

Influences techniques (par la technologie ou par mon utilisation d’Internet)

DOC. 1
DOC. 3
DOC. 5 DOC. 2 DOC. 4
DOC. 6

3.  Coche , pour chacune des situations d’inf luence, le type d’impact (plutôt positif ou plutôt négatif) qu’elle peut avoir. Tu peux également cocher les deux cases en fonction de la situation.

 Justifie ton choix.

SITUATIONS

DOC. 1

DOC. 2

DOC. 3

CHEMTRAILS : LA VÉRITÉ !!!!!

Ce qui se dansvraimentpasse le ciel

DOC. 4

DOC. 5

DOC. 6

EST-CE POSITIF OU NÉGATIF ?

 Positive

 Négative

 Positive

 Négative

 Positive

 Négative

 Positive

 Négative

 Positive

 Négative

 Positive

 Négative

JUSTIFICATIONS

À travers les situations présentées précédemment, tu as découvert différentes manières d’être influencé(e) sur Internet. On voit aussi que la question du pouvoir peut intervenir dans ces situations. Mais, au fait, comment comprends-tu ces deux notions ?

FAISONS LE POINT  !

 Définis avec tes mots le pouvoir et l’influence.

L’INFLUENCE

Nous avons également découvert deux grandes variables de l’influence sur le Web.

 Complète le schéma ci-dessous.

L’influence peut être : L’influence peut venir de :

 Vérifie tes réponses à l’aide de la Fiche Savoir 10.

S 10 – Le Web, terrain d’influences, p. 121

Tu viens d’observer qu’il était possible de se faire influencer sur les réseaux numériques, mais tu ne s ais toujours pas comment ça fonctionne. Posons-nous la question suivante : « Le numérique peut-il influencer nos choix et nos actes ? »

2. JE RECHERCHE

2.1. LE POUVOIR DES INFLUENCEURS

Dans cette première partie, nous allons nous intéresser aux influenceurs. Un influenceur est une personne qui crée et partage régulièrement du contenu (vidéos, photos, textes) sur un thème précis – mode, sport, jeux, etc. Grâce à sa communauté, il peut orienter les gouts, les choix ou les comportements de ses abonnés.

INFLUENCE

L’influence est une relation sociale dans laquelle une personne parvient à modifier le comportement ou les opinions d’une autre simplement par la communication. C’est donc une forme de pouvoir.

1.  O bserve les documents 7 et 8.

 C omplète ensuite le tableau.

DOC. 7 Influenceur 1

Contenu payant proposé : p hoto dédicacée à partir de 500 euros et vidéo personnalisée à partir de 1 500 euros.

Christian Rinaldi
Suivi(e)

Saracrazy_red

Contenu payant proposé : partenariat avec une marque végane qui propose de nouveaux produits. Code promo : NewVeganStyle pour 10 % de réduction sur la première commande.

Saracrazy_red

98800

INFLUENCEUR 1

INFLUENCEUR 2

Nom ou pseudo

M étier (de manière précise)

Y a-t-il une intention de vendre ? OUI – NON

Par quels biais ?

– NON

D ans quel but ?

RAPPEL

LE MARKETING D'INFLUENCE

Le marketing est l’ensemble des actions qu’une entreprise réalise pour comprendre ce que veulent les gens et pour leur donner envie d’acheter ses produits. Une stratégie de marketing, c’est simplement le plan qu’elle met en place pour atteindre ses clients de la meilleure façon possible.

Ex. : Si une marque sort une nouvelle boisson, elle peut regarder quels gouts plaisent aux jeunes, puis demander à une influenceuse TikTok de la mettre en scène dans une vidéo afin de vous donner envie d’y gouter. Tout cela, c’est du marketing : comprendre ce que vous aimez, et utiliser les bons moyens pour vous donner envie d’acheter.

2. À l’aide de la Fiche Savoir-faire 7 :

 complète le schéma ci-dessous ;

 coche , pour chaque exemple, le bon type d’influence et justifie ;

 détermine , pour chaque influence, deux stratégies de marketing utilisées ;

 justifie tes choix.

INFLUENCEUR 1

Macro-influence

STRATÉGIE

 S 1 – Les réseaux sociaux numériques, p. 103  SF 7 – Identifier les stratégies du marketing d’influence, p. 141

Micro-influence

STRATÉGIE

INFLUENCEUR 2

Macro-influence

STRATÉGIE

STRATÉGIE INFLUENCÉS... VRAIMENT ?

Micro-influence

FAISONS LE POINT

À l’aide des exemples, tu as pu découvrir les différentes stratégies de marketing utilisées par les influenceurs. Que constates-tu ? Note tes constats ci-dessous.

3.  Par groupe de deux, mettez-vous dans la peau d’un influenceur de contenu et créez votre propre publication sur les réseaux ou votre propre publicité.

 Représentez votre publication sur une feuille ou réalisez une vidéo.

POUR T’AIDER

― Réponds aux questions ci-dessous si tu as besoin d’aide pour créer ta publication/publicité.

― Choisissez le type de produit ou de service que vous mettrez en avant dans votre publication :

 beauté, soins et bienêtre (crèmes, maquillage, parfum, compléments alimentaires…) ;

 mode et accessoires (vêtements, sacs à dos, bijoux, lunettes de soleil…) ;

 alimentation et cuisine (snacks sains, boissons protéinées, livres de recettes…) ;

 v ie sportive (tenues de sport, applications fitness, programme d’entrainement en ligne, montres connectées…) ;

 t echnologie et gadgets (écouteurs/casques audios, smartphones ou accessoires, minividéoprojecteurs…) ;

 maison, décoration et organisation (bougies parfumées, plantes artificielles, agenda…) ;

 loisirs et divertissements (jeux vidéos, livres/BD/mangas, cartes Pokémon…) ;

 produits écoresponsables (gourdes en inox, sacs réutilisables, savons solides…) ;

 animaux (friandises ou croquettes prémiums, jouets résistants, accessoires…).

― Déterminez le réseau sur lequel votre produit/service sera mis en avant.

― Choisissez deux stratégies de marketing à mettre en évidence dans votre publication en vous aidant de votre Fiche Savoir-faire 7.

Stratégie :

S tratégie :

― Notez les idées de votre groupe afin de mettre en œuvre ces stratégies.

VRAIMENT ?

2.2. LE POUVOIR DES ALGORITHMES

Après avoir découvert les stratégies de marketing, il est temps de s’intéresser à un autre élément essentiel : les algorithmes.

Ce sont des programmes qui trient et organisent toutes les informations sur Internet. Ce sont eux qui décident ce qui s’affiche en premier sur Google, YouTube ou TikTok, selon ce que tu regardes, ce que tu recherches et ce que tu aimes.

Dans cette partie, tu vas voir comment les algorithmes influencent ce que nous voyons… et parfois même la manière dont nous pensons.

1.  Regarde la vidéo L'influence des algorithmes et réponds aux questions suivantes.

DOC. 9 Comment les algorithmes nous manipulent

a)  Explique avec tes mots ce qu’est qu’un algorithme.

b)  Cite les avantages et les inconvénients d’un algorithme.

c)  Cite les solutions possibles pour pouvoir reprendre ton autonomie sur les réseaux sans que les algorithmes réfléchissent pour toi.

d)  Représente sous forme de dessin ou de schéma ce que tu as compris des bulles de filtre.

2.  Observe le document ci-dessous.

 Complète ensuite le tableau.

DOC. 10 Une question, deux résultats

Résultats obtenus

PERSONNE 1 (GAUCHE)

Question posée à Google : « Pourquoi les jeunes dorment mal ? »

− A rticle sur les écrans et la lumière bleue

− V idéo YouTube : « Comment le gaming tard le soir impacte ton sommeil ? »

− B log Tech sur les cycles du sommeil et les LED

PERSONNE 2 (DROITE)

− A rticle : « Stress scolaire et insomnies »

− B log bienêtre : techniques de relaxation avant de dormir

− M agazine santé : hormones du stress

INTERPRÉTATIONS

Angle général de réponse

I nterprétation sur ce que l’algorithme pense de l’élève

H obby probable de l’élève Recherches antérieures possibles

PERSONNE 1

PERSONNE 2

3.  Formez des groupes de trois ou quatre élèves et comparez vos réponses en notant vos observations ci-dessous.

POUR ALLER + LOIN

À toi de jouer ! Tu vas pouvoir observer toi-même comment les algorithmes influencent les résultats et pourquoi deux personnes n’obtiennent pas toujours les mêmes réponses.

 E n binôme, prenez votre téléphone (si tu as l’autorisation de l’utiliser).

 Rendez -vous sur le même moteur de recherche ou la même IA.

 Posez exactement la même question : « Pourquoi les jeunes sont souvent fatigués ? »

 E nsuite, comparez vos réponses.

− Sont-elles identiques ?

− Y a-t-il des différences ?

− Qu’est-ce que ça vous montre sur les algorithmes ?

 Indique les trois premiers résultats que tu obtiens, puis compare -les avec les trois premiers résultats de ton (ta) voisin(e).

 E n groupe de trois ou quatre élèves, comparez vos réponses et notez vos observations.

Vous pouvez aussi refaire la même expérience sur d’autres plateformes qui utilisent des algorithmes : une recherche YouTube, les « Pour toi » de TikTok, les recommandations Netflix, Spotify, etc.

3. JE COMMUNIQUE

3.1. FORMULER UN AVIS ARGUMENTÉ

Après avoir observé et analysé différentes formes d’influence numérique, critiqué les stratégies de marketing, découvert le fonctionnement des algorithmes et compris l’impact des bulles de filtre, il est maintenant temps de réinvestir tous ces apprentissages.

Dans cette dernière étape, tu vas formuler un avis argumenté sur une situation liée à l’influence en ligne. L’objectif est de montrer que tu es capable de comprendre un phénomène, de prendre du recul et de défendre un point de vue clair en t’appuyant sur les notions étudiées.

Tu pourras exprimer ton avis lors d’un mini-débat ou choisir de créer une capsule vidéo ou une affiche de sensibilisation destinée à d’autres élèves. Quelle que soit la forme choisie, il s’agit de communiquer un message réfléchi, critique et responsable à propos de l’influence numérique dans notre société.

Le sujet :

Les influences dans le monde numérique

La question de départ :

Le numérique peut-il influencer nos choix et nos actes ?

 À l ’aide de la Fiche Savoir-faire 5, formule ton avis sur la question de départ.

 D eux points de vue, mis sous forme d’hypothèses, te sont proposés. Choisis -en un.

 Argumente pour défendre ce point de vue.

 Le numérique influence peu nos choix et nos actes.

 Le numérique influence fortement nos choix et nos actes.

Arguments :

 SF 5 – Formuler un avis argumenté sur une question économique et sociale, p. 135

POUR T’AIDER

 Coche les cases ci-dessous pour vérifier si tu as bien effectué toutes les étapes.

 J’ai repris la question de recherche.

 J’ai repris l’hypothèse de mon choix.

 J’ai justifié mon avis avec des exemples, des théories ou des notions vues en classe.

 J’ai donné au moins deux arguments différents en lien avec l’hypothèse de mon choix.

 J’ai illustré mes arguments avec des exemples concrets de plateformes numériques.

 J’ai utilisé des connecteurs logiques pour organiser mon avis.

 J’ai présenté mon avis de façon claire et compréhensible.

 J’ai relu mon travail et corrigé les fautes d’orthographe et de grammaire.

3.2. DÉBAT

Maintenant que tu as pu formuler un avis argumenté, tu es prêt(e) à réaliser un débat afin de confronter ton avis avec ceux de tes camarades de classe. Mais, attention, un débat, ce n’est pas juste parler de ce que l’on pense savoir d’un sujet. Un bon débat est un débat préparé.

 À l’aide de la stratégie ci-dessous et des consignes de ton (ta) professeur(e), réalisons un débat.

RÈGLES DE BIENVEILLANCE

Le bâton de parole : ne coupe jamais la parole à quelqu’un. Tu ne peux parler que si tu possèdes le bâton de parole.

Écoute attentivement les arguments des autres.

Ne rigole pas, ne chuchote pas avec un(e) autre camarade pendant la prise de parole de quelqu’un d’autre.

Respecte les limites de temps posées par ton (ta) professeur(e).

ÉTAPES DE LA RÉALISATION D’UN DÉBAT

 Détermine , à l’aide de ton (ta) professeur(e), le but/sujet du débat.

 Prépare tes arguments (choisis trois arguments en moyenne et prépare des exemples qui peuvent rendre tes phrases plus convaincantes).

 Sois confiant(e) (articule , parle lentement et bien fort) : utilise ton langage corporel, regarde les autres élèves dans les yeux, aie une belle posture, ne sois pas trop agressif(-ve).

SÉQUENCE 3

INTERNET RESPONSABLE : LES RÈGLES DU JEU

Sommes-nous vraiment libres derrière nos écrans ?

1. J’OBSERVE : AUX FRONTIÈRES DU RÉEL ET DU VIRTUEL

Sur Internet, chacun peut publier, partager ou commenter des publications en quelques clics. Mais, derrière cette liberté apparente, pouvons-nous réellement tout faire ? Entre liberté d’expression et respect des autres, une question se pose alors : sommesnous vraiment libres derrière nos écrans ?

Dans cette séquence, nous allons réfléchir à la notion de règles dans le monde numérique. Internet semble parfois offrir une liberté totale, mais est-ce vraiment le cas ? Peut-on tout faire et tout dire sur le Net ? Existe-t-il des règles et des codes de conduite pour les internautes ? Nos comportements en ligne sont-ils surveillés ? Quelles sont les conséquences en cas de transgression ? C’est ce que nous allons explorer et interroger tout au long de cette séquence.

1.1. OBSERVATION D’UNE EXPÉRIENCE SOCIALE

1.  Observe la vidéo suivante qui montre des comportements observés sur les réseaux sociaux dans la vie réelle.

DOC. 1 Cyberharcèlement vs réalité Culture Pub. (2015).

2.  C omplète le tableau d’analyse ci-dessous après avoir vu la vidéo.

DESCRIPTION DE LA VIDÉO

Quel est le sujet de la vidéo ?

Dé cris les comportements présentés dans la vidéo.

I dentifie les trois rôles observables dans la vidéo.

ANALYSE DE LA VIDÉO

Quel message véhicule-t-elle ?

L es intervenants se connaissent-ils ?

ET SI ON COMPARE AVEC LE MONDE HORS LIGNE ?

Et toi, as-tu déjà observé de tels comportements dans la rue ?

Selon toi, qu'est-ce qui explique que les messages haineux sur les réseaux sociaux sont parfois plus directs que dans la vie réelle ?

POUR T’AIDER

 Réponds aux questions ci-dessous si tu as besoin d’aide pour compléter le tableau.

– Regarde la vidéo attentivement : repère le thème général et les moments importants.

– Observe les comportements : qui agit, qui subit, qui regarde ?

– Identifie les rôles : victime, harceleur, témoin.

– Analyse le message : que veut nous faire comprendre la vidéo sur les comportements en ligne ?

– Compare -les avec la vie réelle : qu’est-ce qui changerait cette situation si l’on n’était pas sur Internet ?

– Remplis le tableau avec des phrases courtes, précises et tirées de tes observations.

FAISONS LE POINT

Nous venons de voir qu’il existe une différence de comportement entre la vie réelle et Internet. En ligne, ces attitudes peuvent parfois viser de parfaits inconnus. Pourquoi certains échanges sur Internet peuvent-ils blesser, même entre personnes qui ne se connaissent pas ?

NOTIF

Sur Internet, certaines personnes adoptent des comportements contraires aux règles ou aux usages, on parle alors de comportement déviant . Ce terme désigne le fait de transgresser une norme, c’est-à-dire ne pas respecter ce qui est jugé acceptable dans une société ou un groupe. En ligne, les règles sont parfois floues , ce qui peut mener à des actes comme le cyberharcèlement ou les insultes. Comprendre la déviance et les règles sur Internet, c’est réfléchir à la manière de garder un espace numérique respectueux et sûr pour tous.

2. JE RECHERCHE : LES RÈGLES, ENTRE LOI ET CONVENTION

On pourrait croire que tout est possible sur le Web, mais ce n’est pas le cas. Malgré les apparences de liberté offertes par cet outil, il existe des limites et des règles à respecter.

2.1. DES RÈGLES… PAS TOUJOURS ÉCRITES

RAPPEL

Quand on parle de règles, il en existe deux types.

Les règles explicites sont celles qui sont écrites noir sur blanc, comme les lois, les règlements de l’école ou les conditions d’utilisation d’un site : tout le monde peut les lire et elles sont claires pour tous.

À l’inverse, les règles implicites ne sont pas écrites , mais on les respecte quand même, parce qu’elles viennent des habitudes et des comportements attendus. On les appelle également des normes sociales . Par exemple, ne pas couper la parole en classe ou dire « bonjour » en arrivant : personne ne l’a noté dans un règlement, mais tout le monde, en principe, sait que ça se fait.

S 6 – Les règles sur Internet, p. 112

1.  Lis les documents suivants. Ils présentent différentes règles en vigueur sur le Web.

DOC. 1 Extrait des règles communautaires de la plateforme TikTok

INTÉGRITÉ ET AUTHENTICITÉ

D ésinformation : TikTok n’autorise pas les fausses informations qui pourraient faire du mal aux personnes ou à la société.

V ie civique et élections : TikTok n’autorise pas les contenus qui peuvent tromper les électeurs ou perturber une élection. Par exemple : de fausses informations sur la manière de voter, sur qui peut voter ou sur les résultats.

M édias modifiés et contenus créés par l’IA : quand on utilise l’intelligence artificielle (IA) ou qu’on modifie une image ou une vidéo pour qu’elle ressemble à la réalité, il faut le dire clairement. TikTok n’autorise pas les contenus créés par IA qui trompent les gens sur des sujets importants ou qui font du tort à quelqu’un. ...

D’après TikTok

DOC. 2 Like for like, tu publies, je republie

Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’échanges suivent ce qu’on appelle le modèle du don / contredon (décrit par l’anthropologue Marcel Mauss). Cela veut dire qu’il existe souvent une sorte d’équilibre entre donner et recevoir. Par exemple, « si tu likes ma publication, je vais liker la tienne ou la commenter ».

On peut aussi le voir avec les storys Instagram : quand tu identifies quelqu’un dans ta story, cette personne se sent souvent obligée de la repartager. Ce sont des sortes de contrats implicites, pas écrits, mais que beaucoup respectent naturellement.

DOC. 3 Règlementation sur les cookies

Depuis le 1er avril 2021, les sites Internet doivent informer clairement les internautes sur l’objectif des cookies, ces traceurs qui stockent les données de navigation de l’utilisateur. Refuser les traceurs doit être aussi simple que les accepter. Certains sites imposent désormais un paiement en cas de refus des cookies.

Ici un exemple sur la page du PlayStation Store :

La nétiquette (contraction de « Net » et « étiquette ») regroupe les règles de bonne conduite sur Internet. Elle concerne tous les moyens de communication en ligne : mails, réseaux sociaux, forums ou messageries.

Comme dans la vie réelle, elle demande politesse et respect : ne pas insulter, ne pas se moquer ou ne pas provoquer les autres. L’anonymat ne doit pas servir à se déresponsabiliser.

Les comportements comme le spam, le harcèlement ou les trolls sont inacceptables. Respecter la nétiquette, c’est aussi dire « bonjour », « merci », « au revoir » et utiliser des formules de politesse adaptées, par exemple dans un mail professionnel.

D’après Gabin, P. (2024). Nétiquette : Définition et 8 Règles de Base. Cyberuniversity.

D’après CSEM. Socialisation numérique.
D’après B erchet, R. (2021). Cookies sur internet : de nouvelles règles sur la protection des données. Radio France.
DOC. 4 La nétiquette
Marcel Mauss

DOC. 5 Le Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD)

Le RGPD est une règle européenne qui protège nos données personnelles (nom, photo, e-mail, localisation…). Depuis 2018, il oblige les entreprises et les services en ligne à demander notre accord avant d’utiliser nos informations et nous donne le droit de les consulter, de les supprimer ou de les transférer.

En Belgique, c’est l’Autorité de protection des données qui vérifie que tout le monde respecte ces règles. Récemment, l’Union européenne a reproché à la Belgique un manque d’indépendance de cette autorité, ce qui pourrait poser un problème si rien n’est fait.

Le RGPD est important pour protéger notre vie privée, même dans des situations comme une crise sanitaire, et pour éviter que nos données soient utilisées sans notre accord.

NOTIF

RGPD, jusqu’à quand ?

Le Data Act, voté fin 2023, change les règles du jeu pour nos données numériques. Contrairement au RGPD, qui protégeait beaucoup notre vie privée, cette loi permet maintenant aux entreprises et même aux États d’accéder plus facilement à nos informations, surtout celles utilisées par nos objets connectés (montres, frigos, caméras…).

On peut transférer ces données à d’autres entreprises, ce qui ouvre plus de services… mais rend aussi nos données plus accessibles.

D’après ChaVerou, E. & de KerMenGuY, S. (2025). Le Data Act européen : de nouveaux droits pour les données, en particulier des entreprises. Radio France.

D’après Rousseau, C. (2021). RGPD : on vous explique tout. RTBF.

2.  Identifie s’il s’agit de règles plutôt implicites ou explicites.

 Relie le numéro de chaque document au type correspondant.

DOC. 1 ●

DOC. 2 ● ● Implicites

DOC. 3 ●

DOC. 4 ● ● Explicites

DOC. 5 ●

3.  S elon toi, quel est l’objectif poursuivi par chacune de ces règles ? Complète le tableau.

DOC. 1

DOC . 2

DOC . 3

DOC . 4

DOC . 5

NOTIF

L es règles sont très importantes afin de garantir la cohésion sociale au sein d’un groupe : elles permettent de bien vivre ensemble et d’éviter les conflits.

Le contrôle social , c’est tout ce que fait un groupe ou une société pour que les règles soient respectées. Cela passe par l’élaboration de lois ou de règlements , ainsi que de sanctions , qui ont pour but de dissuader les personnes qui voudraient transgresser ces règles.

Mais il n’y a pas que des lois ! Le regard des autres compte aussi : quand on fait quelque chose de bien, on peut recevoir des encouragements ou des compliments. Et, quand on ne respecte pas les règles, on peut recevoir des moqueries ou des remarques négatives.

Tout cela aide à « garder l’ordre » dans le groupe.

FAISONS LE POINT  !

 Réponds aux questions suivantes afin de faire le point sur ce que tu as appris jusqu’ici.

− Q uelle est la différence majeure entre une règle explicite et une règle implicite dans le cadre des réseaux sociaux ?

− Quelle est la différence avec la vie réelle ?

− Q u’est-ce qui protège les personnes sur un réseau social ?

2.2. LES DÉRIVES DES RÉSEAUX SOCIAUX NUMÉRIQUES ET LE CYBERHARCÈLEMENT

Le non-respect de certaines règles, explicites ou implicites, peut créer des situations difficiles sur les réseaux sociaux : moqueries, mises à l’écart, insultes… On parle alors de cyberharcèlement, c’est-à-dire des attaques ou des humiliations répétées faites à une personne sur Internet. Ce type de comportement peut faire beaucoup de mal et avoir des conséquences graves, aussi bien en ligne que dans la vie réelle.

1.  Prends connaissance des comportements de cyberharcèlement (Document 1) et des règles qui y sont associées (Document 2).

DOC. 1 Des comportements problématiques

LE DOXING

Le doxing , c’est quand quelqu’un expose des informations ou des images privées d’une personne sur Internet Ex. : u ne photo gênante partagée en story peut être capturée, repartagée et devenir vite virale. Même si la personne la supprime, il est souvent trop tard, car l’image circule déjà ailleurs.

LA CYBEREXCLUSION

L’exclusion, c’est quand on met quelqu’un de côté, souvent sans rien dire

Ex. : t oute la classe est dans un groupe WhatsApp… sauf une personne. Celle-ci ne voit pas les messages ni les blagues et, petit à petit, elle se sent mise à l’écart, même en dehors d’Internet.

LE FRAPING

Le fraping , c’est quand quelqu’un prend le contrôle de ton compte et publie à ta place des messages ou des photos pour te faire passer pour quelqu’un d’autre. Cela peut être très grave, car ta réputation en ligne est abimée et tu risques même de perdre ton compte.

LE MASQUERADING

Le masquerading , c’est quand quelqu’un crée un faux compte avec un autre nom et de fausses photos pour harceler anonymement une personne . Comme on ne sait pas qui se cache derrière, cela peut faire très mal et être très difficile à vivre.

DOC. 2 Que dit la loi ?

En Belgique, la loi punit le harcèlement, y compris le cyberharcèlement. Cela veut dire que, si une personne en embête une autre de manière grave et répétée (par des messages, des photos, des vidéos, etc.), elle peut être condamnée à de la prison ou à une amende.

À partir de 2026 , même si plusieurs personnes s’en prennent à une victime une seule fois chacune, cela comptera comme du « harcèlement » groupé et sera puni.

Publier des photos sans autorisation ou partager des informations privées d’une personne (doxing) est aussi interdit.

Pour les mineurs , ce ne sont pas des peines de prison, mais le juge peut imposer des sanctions , comme une réprimande, une surveillance ou un placement.

D’après Code pénal belge. (18 janvier 2024).

2.  À l ’aide des documents précédents et de la Fiche Savoir 4, identifie les conséquences que les comportements de cyberharcèlement peuvent avoir sur la victime.

 Relève aussi celles pour le harceleur en fonction des règles.

 S 4 – Les avantages et les dérives du numérique, p. 108

CONSÉQUENCES

POUR LA VICTIME

SANCTIONS

Doxing

C yberexclusion

Fraping

Masquerading

POUR ALLER + LOIN

Toi aussi, as-tu déjà vécu des situations comparables ou assisté à des comportements méchants de ce genre envers une autre personne ?

 Observe la planche de BD suivante et discutes -en avec ta classe. - 12 -

TU N’AURAIS PAS UNE BONNE VANNE EN STOCK?

OHHH, DENIS SE FAIT ENCORE HARCELER.

MAX, AS-TU VRAIMENT BESOIN DE PARTICIPER À TOUT ÇA?

PRENDS TON COURAGE À DEUX MAINS AU LIEU DE TE LAISSER GUIDER PAR LA PEUR.

MAIS COMMENT?

CHATDECLASSE

COPYRIGHTVANIN

FAIS UNE CAPTURE D'ÉCRAN DU CHAT ET RETIENS LE NUMÉRO D'URGENCE 147.

LUCA

... RASSEMBLEZ-VOUS ET PARLEZ AUX HARCELEURS!

HÉ! LAISSEZ DENIS TRANQUILLE!

LUCA DEDENISAENCOREFAIT L'ATTARDÉ.LALÈCHEÀLAPROF, MIRKO

LAOUI,LABAVELUIPENDÀ BOUCHE,QUELFAYOTCEDENIS!

DENIS ARRÊTEZ!

SAM MAISJ'AIMERAISBIENTEBATTRE, TOUCHER.JESUISDÉGOÛTÉDETE

SÛR, SI TU N'ÉCRIS RIEN, TU FINIRAS PAR TE FAIRE HARCELER TOI AUSSI.

ENSUITE, VAS CHERCHER DENIS ET ALLEZ PARLER À UN ENSEIGNANT. ET SI TU VEUX…

SNAP

DEDENISAENCOREFAIT L'ATTARDÉ.LALÈCHEÀLAPROF, MIRKO

AUOUI,LABAVELUIPEND NEZ,QUELSALAUDTUES,DENIS!

DENIS ARRÊTEZ!

CONSEILS:

MÊME SI C’EST DIFFICILE, IGNORE TOUT SIMPLEMENT LE HARCÈLEMENT. N’Y RÉPONDS PAS. NE T’Y OPPOSE PAS SEUL(E) NON PLUS. RASSEMBLE UN GROUPE DE GENS QUI APPRÉCIENT LA PERSONNE HARCELÉE ET QUI VEULENT PRENDRE SA DÉFENSE. ENSEMBLE, VOUS POUVEZ LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT. LA PERSONNE CONCERNÉE PEUT RECHERCHER DE L’AIDE EN APPELANT LE 147.

© OFFice Fédéral des constructions et de la loGistique (2025). Tranches de vie connectée. 4 e saison.

3. JE COMMUNIQUE

Le sujet :

Les règles dans le monde numérique

La question de départ :

Sommes-nous vraiment libres derrière nos écrans ?

Au fil de cette séquence, nous avons vu que tout n’est pas permis. Nous avons découvert que, sur Internet et les réseaux sociaux, il existe des règles bien visibles et écrites… mais aussi des règles plus discrètes, qui relèvent surtout du respect et des usages. Comme dans la vie de tous les jours, certaines sont donc officielles et d’autres font appel au bon sens et à la politesse.

Le cyberharcèlement peut mener dans certains cas à de l’exclusion sociale, car la victime, isolée et rejetée en ligne, finit souvent par se couper de ses relations et s’éloigner des autres par peur ou honte.

1.  À l ’aide de la Fiche Savoir 5 et de la Fiche Savoir-faire 5, rédige sur une feuille à part un avis argumenté sur la façon dont le numérique peut influencer le harcèlement.

Pour rédiger ton avis argumenté, essaie de répondre à la question suivante en donnant deux arguments en faveur du « oui » et deux arguments en faveur du « non » : « Les réseaux sociaux numériques favorisent-ils le harcèlement en ligne ? »

Quelques points à respecter

 Réponds par « oui » ou « non ».

 Explique ta réponse avec un fait de la séquence et non par un avis personnel.

 Justifie par une notion ou un élément théorique vu au cours.

Afin de mettre en pratique tout ce que tu viens d’apprendre, tu vas maintenant concevoir, avec tes camarades de classe, une charte de bonne conduite sur Internet et les réseaux sociaux. Cette charte sera pensée pour des jeunes de votre âge : elle devra être claire, utile et facile à comprendre.

2.  Sur une feuille vierge, réalise par groupe de deux une charte précisant les règles de bonne conduite sur les réseaux sociaux. La charte doit contenir des phrases courtes et percutantes qui montrent ce que vous avez appris dans cette séquence !

− Pour réussir ta charte sur les réseaux sociaux, différencie les deux types de règles vus dans cette séquence.

− Écris un texte clair et accessible : rédige ta charte dans un langage simple et compréhensible (schémas, dessins, symboles…).

Soigne le fond et la forme : ta charte doit respecter les notions vues, être bien structurée, et laisser place à ta créativité.

− Limite ta charte à cinq règles.

POUR ALLER + LOIN

 Réfléchis à l’évolution possible des règles : ce qui est implicite aujourd’hui pourrait devenir explicite demain (la loi), et inversement.

 Donne ton avis en argumentant et discutez en groupe classe sur la façon dont les règles d’Internet pourraient changer à l’avenir.

Mon avis :

Parles-en !

Si tu es victime de cyberharcèlement ou si tu connais quelqu’un dans ce cas, parles-en à un adulte de confiance (parents, professeurs, éducateur…). Tu peux aussi contacter le PMS , un médiateur scolaire ou un service AMO (Aide en milieu ouvert), gratuits et à l’écoute des jeunes.

Tu peux également appeler le 103 , le Service Écoute-Enfants . C’est gratuit, anonyme et disponible tous les jours de 10 h à minuit. Ne garde pas ça pour toi, parlesen vite à quelqu’un qui peut t’aider.

SÉQUENCE 4

CITOYENS 2.0 : TOUS ÉGAUX FACE AU NUMÉRIQUE ?

Comment le numérique favorise-t-il l’insertion et l’exclusion sociales ?

À l’heure du numérique, les technologies sont présentes dans presque tous les domaines de notre vie : communication, travail, éducation, santé, loisirs… Elles sont conçues pour nous aider et rendre notre quotidien plus simple. Pourtant, tout le monde n’y a pas accès de la même manière. L’usage du numérique peut donc renforcer certaines inégalités sociales, économiques ou culturelles. Dans cette séquence, nous allons nous interroger sur les inégalités d’accès aux technologies numériques et leurs conséquences à partir de la question suivante : comment le numérique favorise-t-il l’insertion et l’exclusion sociales ?

1. J ’OBSERVE

Bien que les nouvelles technologies numériques soient omniprésentes et conçues pour faciliter notre quotidien, elles ne sont pas toujours accessibles à tous. Cette situation peut créer des inégalités, voire de l’exclusion.

1.  Lis les mises en situation suivantes.

Dans une classe de 1re secondaire, tous les élèves ont créé un groupe WhatsApp pour échanger des informations, partager des blagues et organiser des travaux. Deux élèves, Sarah et Yanis, s’aperçoivent qu’ils ne reçoivent jamais de message. En parlant avec des camarades, ils comprennent qu’il y a un groupe, mais que leur manque d’accès à Internet les empêche d’en faire partie. Résultat : ils n’ont pas les consignes pour le devoir en groupe, ratent les blagues partagées et se sentent mis à l’écart. Quand Sarah demande pourquoi, un élève répond : « Bah, c’est déjà complet, et puis on n’a pas pensé à vous. » Ils ont alors l’impression de ne pas appartenir pleinement à la classe.

Madame Dupiret, 82 ans, vit dans une maison de repos. Ses petits-enfants lui offrent un smartphone pour qu’elle reste en contact avec eux. Lorsqu’elle reçoit son premier appel vidéo, elle ne sait pas comment décrocher ni activer le son. Elle panique, appuie sur tous les touches, puis finit par laisser tomber sans avoir pu parler. Plus tard, elle explique aux infirmières : « J’aurais tellement aimé leur parler, mais je n’y comprends rien… Je me sens inutile. »

Si tu le souhaites, tu peux aussi écouter ces textes.

2.  C omplète le tableau comparatif ci-dessous.

QUI ? AVANTAGES INCONVÉNIENTS

Élèves avec smartphone

É lèves sans smartphone

P ersonnes

âgées avec smartphone

3 .  Explique en quoi le numérique permet d’entretenir des liens sociaux dans les situations observées.

2. JE RECHERCHE

2.1. ÉTAT DES LIEUX : L’UTILISATION DU NUMÉRIQUE

Aujourd’hui, le numérique est présent dans tous les aspects de notre vie quotidienne : à l’école, au travail et même dans nos loisirs. Pourtant, nous venons d’observer que tout le monde n’y a pas accès de la même manière. Certains disposent d’outils modernes et savent bien les utiliser, tandis que d’autres rencontrent encore des difficultés. Partons à la découverte de ces différences pour mieux comprendre les inégalités liées au numérique.

1.  Lis les documents suivants.

DOC. 1 Graphique de l’utilisation des TIC1 et d’Internet auprès des individus âgés de 16 à 74 ans

Tranches d’âge

65-74 ans

55-64 ans

45-54 ans 35-44 ans 25-34 ans 16-24 ans

Pourcentages d’utilisation (%)

Participation aux réseaux sociauxEnvoyer/recevoir des messages électroniques

Statbel. (2025). Utilisation des TIC et d’Internet auprès des individus âgés de 16 à 74 ans ayant utilisé Internet au cours des trois derniers mois. Bruxelles : Service public fédéral Économie.

1. Technologies de l’information et de la communication.

DOC. 2 La fracture numérique

© VaN IN. Vidéo réalisée à partir de la source suivante : SeRVICe De lUtte CONtRe la PaUVRetÉ, la PRÉCaRItÉ et l’eXClUSION SOCIale. (2022). Numérisation et pauvreté – Thématique 2022

DOC. 3 La précarité numérique : un défi pour les communes

Aujourd’hui, beaucoup de services passent par Internet : opérations bancaires, achats en ligne, démarches administratives. En Belgique, la majorité des personnes utilisent ces outils, souvent présentés comme un progrès qui simplifie la vie et réduit les couts.

Cependant, tout le monde n’en profite pas de la même manière. Les personnes plus pauvres, plus âgées, moins diplômées, isolées ou mal équipées ont souvent moins de compétences numériques. Même parmi celles qui vont sur

Internet, certaines n’ont qu’un smartphone ou des connaissances limitées, ce qui rend l’accès à des services complexes difficile.

Par ailleurs, la technologie évolue rapidement, ce qui oblige à apprendre sans cesse à utiliser de nouvelles plateformes et de nouveaux logiciels. Cela peut décourager les utilisateurs et augmenter la vulnérabilité numérique.

Une vraie culture numérique nécessite non seulement des compétences techniques, mais aussi la capacité de choisir les bons outils, de protéger ses données et d’analyser les informations de manière critique.

Cette situation peut entrainer une forme d’exclusion sociale. Les personnes qui ne suivent pas la norme numérique risquent d’avoir un accès réduit à certains droits et services, et donc de rencontrer des difficultés au quotidien (école, emploi, démarches administratives). La fracture numérique n’est donc pas seulement technologique : elle est aussi sociale et économique, et renforce des inégalités déjà existantes.

D’après BRUlOCalIS. (2022). La précarité numérique : un défi pour les communes. Le Trait d’Union, no 129.

2.  À l ’aide du document 1 et de la Fiche Savoir-faire 6, complète chaque encadré.

Sujet :

Tranches d’âge qui l’utilisent le plus :

 SF 6 – Lire et analyser un graphique, p. 138

Sujet :

Tranches d’âge qui l’utilisent le plus :

Tranches d’âge qui l’utilisent le moins :

Tranches d’âge qui l’utilisent le moins :

Con clusion :

Con clusion :

POUR T’AIDER

 Réponds aux questions ci-dessous si tu as besoin d’aide pour analyser le graphique.

− Que représentent les deux couleurs ?

− Q uelles sont les unités de l’axe horizontal ?

− Q uelles sont les unités de l’axe vertical ?

3.  L’utilisation des réseaux sociaux est-elle liée au fait d’envoyer ou de recevoir des messages électroniques ? Réponds en te basant sur le document 1.

4 .  S ur la base des documents 1, 2 et 3 ci-dessus, énonce les éléments favorisant l’accès au numérique et les éléments freinant l’accès au numérique.

5.  À l ’aide de la Fiche Savoir 5 et des documents précédents, construis une définition collective de la « fracture numérique ».

 S 5 – L’insertion, l’exclusion et la fracture numérique, p. 110

Voici, en quelques étapes, une procédure pour construire ensemble une définition .

1. Nuage de mots − Propose des mots associés au concept de « fracture numérique » : qu’est-ce qui te vient en tête lorsque tu entends cette expression ?

2. Tri des idées − Regroupe les idées semblables de tes camarades de classe, mets en avant les idées qui se répètent, regroupe des exemples ou des contrexemples afin d’en ajouter dans ta définition.

3. Rédaction − Avec l’aide de ton (ta) professeur(e) et en reprenant les idées mises en avant à l’étape précédente, formule une définition.

4. Vérification − Compare la définition de la classe avec celle de la Fiche Savoir 5 et ajuste-la si nécessaire.

POUR ALLER + LOIN

Nous avons vu qu’il existe différents aspects de la fracture numérique et que cela concerne toutes les générations. À ton avis, comment le manque d’accès ou de compétences numériques peut-il affecter :

− t on apprentissage, l’accès aux ressources scolaires ou tes chances de réussite ;

− t a vie sociale, tes échanges et tes relations avec les autres ;

− e tc. ?

2.2. QUAND LE NUMÉRIQUE INTÈGRE… ET EXCLUT : LES PARADOXES DU NUMÉRIQUE

Le manque d’accès au numérique peut empêcher certaines personnes de participer pleinement à la vie quotidienne, ce qui crée de l’exclusion. À l’inverse, être capable d’utiliser les outils numériques peut aider les gens à être intégrés et à mieux participer dans plusieurs domaines.

L’ EXCLUSION SOCIALE

L’exclusion sociale, c’est le fait pour une personne ou un groupe d’être peu à peu mis à l’écart de la société ou d’un groupe social. Elle se manifeste par une rupture du lien social, c’est-à-dire la perte progressive des relations, des soutiens et des échanges qui relient un individu à la communauté. Cette situation apparait quand on n’a plus accès à des droits ou à des activités essentiels comme le travail, le logement ou la vie sociale. Elle ne touche donc pas seulement les aspects matériels, mais aussi le sentiment d’appartenance et de reconnaissance par les autres.

1.  Formule une question à l’aide de la Fiche Savoir-faire 4.

2 .  Formule deux hypothèses de réponse à cette question.

 SF 4 – Se poser des questions et formuler des hypothèses, p. 134

3.  Grâce aux Fiches Savoir 4 et 5 et aux vignettes 1 à 10, identifie en quoi le numérique favorise l’insertion sociale ou mène à l’exclusion sociale.

 Complète le tableau.

La classe crée un groupe WhatsApp pour partager des informations sur les devoirs. 1

Des amis organisent une partie d’un jeu vidéo en ligne. 4

 S 4 – Les avantages et les dérives du numérique, p. 108

 S 5 – L’insertion, l’exclusion et la fracture numérique, p. 110

Sur Vinted, des élèves cherchent à acheter ou vendre des vêtements. 2

Un tutoriel vidéo montre comment réaliser une expérience scientifique. 5

Ton (Ta) professeur(e) propose un exercice à compléter sur une plateforme en ligne. 3

L’école envoie un formulaire pour s’inscrire à un concours sur Internet. 6

Un adulte paie ses factures et fixe ses rendezvous médicaux en ligne. 7 8

Certains élèves utilisent les réseaux sociaux pour rester en contact avec leurs amis.

Des voisins échangent des informations sur un groupe Facebook du quartier. 9

Une pétition en ligne est lancée pour soutenir un projet local. 10

3. JE COMMUNIQUE

Le sujet :

Les inégalités d’accès aux technologies numériques

La question de départ :

Comment le numérique favorise-t-il l’insertion et l’exclusion sociales ?

Afin de communiquer ta réponse à cette question, réalise un schéma fléché qui reprend toutes les notions importantes de la séquence. Aide-toi également des Fiches Savoir 4 et 5.

 S 4 – Les avantages et les dérives du numérique, p. 108

 S 5 – L’insertion, l’exclusion et la fracture numérique, p. 110

 Complète le schéma de la page suivante.

 Définis -y les termes d’« i nsertion sociale », d’« e xclusion sociale » e t de « f racture numérique ».

 Note des exemples concrets vus au cours de cette séquence.

POUR T’AIDER

Comment le numérique aide-t-il à garder le lien social ? À progresser à l’école ?

Q u’est-ce qu’on risque de manquer sans Internet ou sans appareil électronique ?

Q ue peut-on mettre en place pour éviter la fracture numérique et favoriser l’intégration de tous à l’aide des technologies numériques ?

Exemples

ACCÈS AU NUMÉRIQUE ?

Exemples

Harcèlement

ET POUR TOI ?

En discutant avec la classe, trouve des pistes pour réduire la fracture numérique dans notre société/classe/école. Comment pourrait-on améliorer l’insertion sociale via le numérique ?

MES IDÉES

LES IDÉES DE LA CLASSE

SÉQUENCE 5

LES SECRETS DES PRIX BAS

Qu’est-ce qui fait varier les prix en ligne et dans les magasins ?

1. J ’OBSERVE

Tu as peut-être déjà remarqué que le prix d’un même produit change selon le site sur lequel tu le regardes ou selon le moment de l’année : une paire de baskets pendant les soldes, un jeu vidéo à sa sortie ou un smartphone pendant le Black Friday. Grâce à Internet, il est facile de comparer les prix, mais plus difficile de comprendre pourquoi ils ne sont pas toujours les mêmes. Certains produits deviennent plus chers ou moins chers selon la période, le lieu ou la popularité.

Mais, alors, qu’est-ce qui fait varier le prix d'un même produit en ligne et dans les magasins ?

1.1. CHASSE AUX BONNES AFFAIRES : WEB VS MAGASIN

1.  Choisis l’un des trois produits proposés.

 S canne la page et découvre le contenu qui lui est associé.

 O bserve les informations affichées sur chaque plateforme.

 N ote dans le tableau les prix affichés pour chacune des situations.

Produit choisi : P RIX AFFICHÉS

Site d’e-commerce

S ite d’un magasin

S ite de revente de seconde main

2.  Q uelles constatations peux-tu faire ? Note -les.

3 .  Note , selon toi, les causes de ces différences de prix parmi toutes ces situations.

NOTIF

Attention aux fausses promos !

Certains sites augmentent le prix d’un produit juste avant les soldes pour faire croire à une grosse réduction. Ex. : un jeu vidéo est passé de 79 € à 99 € quelques jours avant le Black Friday, puis a été « soldé » à 69 €.

Résultat : la promo parait énorme, mais elle est trompeuse. Compare donc toujours les prix si tu ne veux pas te faire avoir !

2. JE RECHERCHE

2.1. BIG DEAL : LE MARCHÉ… EN ACTION !

Dans notre jeu Big deal, tu vas entrer dans un marché où chacun doit décider s’il veut acheter ou vendre un produit… mais à quel prix ? Tout au long du jeu, tu devras choisir le prix auquel tu acceptes d’acheter ou de vendre, et tu verras que ces choix ne sont pas toujours faciles !

Ton rôle sera d’observer attentivement ce qui se passe durant la partie et de proposer des pistes d’explication à partir de ce que tu auras vécu dans le jeu. À toi de jouer !

1.  Selon le rôle que tu as obtenu (acheteur ou vendeur), achète ou vends à tes camarades en adéquation avec le prix maximal/minimal indiqué sur ta carte.

 Note dans le tableau suivant les accords conclus ou l’absence d’accord.

RÔLE

PRIX DE VENTE ACCORD CONCLU ? (OUI OU NON)

2.  Complète le graphique suivant selon les transactions effectuées dans ta classe pour chaque montant.

3.  À l’aide de la Fiche Savoir 11, explique sous forme de phrases ce qui s’est déroulé dans le jeu.

POUR T’AIDER

 Si tu as besoin d’aide pour expliquer ce qui s'est déroulé dans le jeu, réponds aux questions suivantes.

− Que se passe-t-il si un acheteur essaye d’acheter à un prix trop bas ?

− Que se passe-t-il si un vendeur essaye de vendre à un prix trop haut ?

4.  Relie les mots à leur définition.

Offre

Le prix auquel les consommateurs achètent toute la quantité d’un bien ou d’un service que les entreprises ont mise en vente.

Une organisation de production de biens ou de services à but commercial

Prix d’équilibre

Entreprise Demande Ménage Marché

Ensemble des biens ou des services demandés par les ménages (acheteurs)

Une personne ou un groupe de personnes vivant sous le même toit et consommant des biens et des services

Lieu physique ou abstrait de rencontre entre offreurs et demandeurs d’un bien ou d’un service

Quantité de produits ou de services offerts sur le marché par les entreprises (vendeurs)

5.  C omplète le schéma suivant à l’aide des mots de vocabulaire ci-dessus. Prix

Quantité

2.2. COMMENT L’OFFRE ET LA DEMANDE INFLUENCENT-ELLES LE PRIX ?

1.  Mets en commun les résultats de la partie de Big deal avec le reste de ta classe.  Récapitule les évènements qui ont affecté l’offre ou la demande.

IMPACT SUR LA DEMANDE

IMPACT SUR L’OFFRE

2.  Pour chacune des situations suivantes, note , à l’aide de la Fiche Savoir-faire 8, l’effet que cela aura sur l’offre et/ou la demande ainsi que sur le prix.

 SF 8 – Identifier des variations de prix, p. 145

SITUATION 1

Offre

Demande

Prix (risque)

Depuis quelques jours, un sweatshirt avec un logo particulier est partout sur TikTok : d es influenceurs le portent dans leurs vidéos et des élèves de l’école commencent à en parler. Beaucoup d’adolescents décident qu’ils veulent absolument ce sweatshirt.

AUGMENTEDIMINUE INCHANGÉ

SITUATION 2

Offre

Demande

Prix (risque)

Une usine qui fabrique des pralines achète une nouvelle machine très rapide. Grâce à elle, l’entreprise peut produire beaucoup plus de pralines en moins de temps, sans augmenter ses couts.

AUGMENTEDIMINUE INCHANGÉ

SITUATION 3

Offre

Demande

Prix (risque)

SITUATION 4

Offre

Demande

Prix (risque)

SITUATION 5

Offre

Demande

Prix (risque)

Suite à la crise économique, les ménages voient leurs salaires diminuer et ne peuvent donc plus se permettre les dépenses de loisirs. Afin d'écouler son stock de jeux vidéos, le vendeur propose une promo : 2 + 1 gratuit

AUGMENTEDIMINUE INCHANGÉ

Les travailleurs d’une grande usine de baskets se mettent en grève pendant plusieurs semaines. Résultat : il y a moins de nouvelles paires qui arrivent dans les magasins, alors que les ados veulent toujours autant ces baskets.

AUGMENTEDIMINUE INCHANGÉ

Une marque célèbre annonce un nouveau modèle de smartphone très performant. Beaucoup de personnes qui pensaient acheter l’ancien modèle décident d’attendre le nouveau. Les magasins ont encore beaucoup d’anciens modèles en stock.

AUGMENTEDIMINUE INCHANGÉ

FAISONS LE POINT

 Réponds aux questions suivantes afin de faire le point sur ce que tu as appris.

– Qu’est-ce qui fixe le prix d’un bien ou d’un service ?

 La quantité produite

 La rencontre entre l’offre et la demande

 Les impôts

 La mode

– Quand dit-on que la demande est forte ?

 Quand peu de personnes veulent un bien ou un service

 Quand beaucoup de personnes veulent un bien ou un service

 Quand le prix est bas

 Quand l’offre est élevée

– Que se passe-t-il généralement si la demande est forte et l’offre faible ?

 Le prix diminue

 Le prix augmente

 Le prix reste stable

 Le produit disparait du marché

– Que se passe-t-il si l’offre est élevée et la demande faible ?

 Le prix augmente

 Le prix diminue

 La demande augmente automatiquement

 Le produit devient rare

– Quels facteurs peuvent faire changer l’offre ou la demande ?

 Le revenu des ménages

 La publicité et la mode

 Le cout de production et les grèves

 Tous les éléments précédents

– C omment appelle-t-on le prix qui se forme lorsque l’offre et la demande se rencontrent ?

 Prix maximal

 Prix minimal

 Prix d’équilibre

 Prix fixé par l’État

3. JE COMMUNIQUE

Après avoir observé les variations de prix et vécu différentes situations dans le jeu, il est temps de mettre ses idées en ordre et de les faire partager. Pour cela, tu vas réaliser une carte mentale afin d’expliquer comment le numérique influence le prix d’un même produit. Tu pourras y représenter les facteurs qui agissent sur l’offre et la demande, les évènements que tu as rencontrés dans le jeu et leurs effets sur le prix.

Le sujet :

Les variations de prix

La question de départ : Qu’est-ce qui fait varier les prix en ligne et dans les magasins ?

 Sur une feuille à part, réalise une carte mentale contenant les informations suivantes : – ce que sont l’offre, la demande et le prix d’équilibre ; – au moins trois facteurs qui influencent la demande et trois autres qui influencent l’offre.

Ta carte mentale doit permettre à quelqu’un qui n’a pas suivi le cours de comprendre pourquoi le numérique fait varier les prix d’un même produit.

Pour créer une carte mentale, respecte les étapes suivantes.

1. Place au centre le thème principal.

2. Crée trois branches principales : « Offre », « Demande », « Prix d’équilibre ».

3. Sous « Offre » et « Demande », note au moins trois facteurs.

4. Utilise des mots-clés et des flèches pour montrer les effets.

5. Ajoute des illustrations, des couleurs, des symboles.

POUR T’AIDER

Si tu as besoin d'aide, télécharge un modèle de carte mentale sur iDiddit.

CONSOMMER AUTREMENT : DU MAGASIN À LA PLATEFORME

Le numérique permet-il de consommer de manière plus durable ?

1. J’OBSERVE

Aujourd’hui, grâce à Internet, nous avons accès à une multitude de possibilités pour acheter des biens ou des services, rapidement et facilement. Toutefois, certaines pratiques sont plus respectueuses de l’environnement et de la société, tandis que d’autres peuvent aggraver les inégalités ou nuire à la nature. Dans cette séquence, tu vas découvrir différentes manières de consommer et réfléchir à la façon d’adopter des choix plus responsables et durables, pour mieux préserver notre avenir. Mais, au fait, quelles sont ces différentes façons de consommer ?

RAPPEL

Tu as déjà entendu parler du développement durable par le passé. On y revient ici, car c’est un concept essentiel pour choisir une façon de consommer comme étant la plus responsable. Le mot durable vient du verbe « durer », c’est-à-dire continuer dans le temps sans tout abimer ou épuiser.

Dans le cadre du développement durable , cela veut dire vivre et consommer aujourd’hui sans empêcher les générations futures de répondre à leurs propres besoins. C’est une manière de se développer qui cherche à satisfaire les besoins des personnes, tout en respectant la planète, en préservant les ressources naturelles et en réduisant les inégalités entre les êtres humains.

1.1. CONSO… QUOI ?

1. C haque ensemble représente une façon de consommer. Pour chacun de ces trois ensembles :

 re père les points communs ;

 in dique quel rôle toi ou ta famille pouvez jouer dans chaque situation.

Points communs de ces situations :

D ans ces situations-là, moi ou ma famille, on peut :

 acheter quelque chose ;

 vendre quelque chose.

Points communs de ces situations :

D ans ces situations-là, moi ou ma famille, on peut :

 acheter quelque chose ;

 vendre quelque chose.

Points communs de ces situations :

Dans ces situations-là, moi ou ma famille, on peut :

 acheter quelque chose ;

 vendre quelque chose.

POUR T’AIDER

 S i tu as besoin d’aide pour identifier les points communs entre ces situations, réponds aux questions suivantes.

− Peux-tu toucher les objets avant de les acheter ?

− Les objets sont-ils neufs ou déjà utilisés ?

− As-tu besoin d’Internet pour acheter ces biens ou ces services ?

Consommer, c’est utiliser des biens ou des services pour répondre à un besoin. Cela peut être économique quand il y a un échange d’argent contre des biens (comme acheter à manger) ou non économique quand on utilise quelque chose de naturel, sans échange (comme respirer). Un utilisateur de bien ou de service est donc un consommateur.

RAPPEL

BE SOINS

C’est ce qui est nécessaire à une personne ou à un groupe. C’est le manque de quelque chose jugé indispensable pour vivre, se sentir bien ou fonctionner correctement.

Ex. : manger, se divertir, dormir, communiquer.

BI ENS

Ce sont des objets matériels qui ont été fabriqués et stockés.

Ex. : un téléphone, des vêtements, une voiture, de la nourriture.

COPYRIGHTVANIN

SE RVICES

Ce sont des actions qu’une personne ou une entreprise réalise pour nous.

Ex. : un coiffeur, un professeur, un médecin ou un chauffeur de bus.

2. L ors de l’activité précédente, tu as découvert trois modes de consommation différents.

 A ssocie chaque mode de consommation au bon ensemble.

FAISONS LE POINT  !

LA CONSOMMATION TRADITIONNELLE

Elle correspond aux achats faits directement en magasin.

 Ensemble 1  E nsemble 2  E nsemble 3

L’ E-COMMERCE OU COMMERCE EN LIGNE

C’est une façon d’acheter sur Internet. Il permet de commander des produits ou des services de n’importe où et à tout moment, grâce à des sites Web ou des applications.

 Ensemble 1  E nsemble 2  E nsemble 3

LA

CONSOMMATION

COLLABORATIVE

C’est une nouvelle façon de consommer qui permet aux personnes d’échanger, de prêter, de donner ou de partager des biens et des services entre elles. Ces échanges se font souvent grâce à Internet, sur des sites ou des applications qui mettent les gens en relation.

 Ensemble 1  E nsemble 2  E nsemble 3

2. JE RECHERCHE

2.1. ACHETER, ÉCHANGER, PARTAGER… ET MOI DANS TOUT ÇA ?

Lors de l’activité précédente, tu as découvert et nommé les trois grands modes de consommation. Mais laquelle est la plus durable ? Et, surtout, toi, comment consommestu ? Dans cette nouvelle activité, tu vas chercher à mieux comprendre ces différentes façons de consommer et à te situer par rapport à chacune d’elles, selon la manière dont toi ou ta famille achetez, échangez ou partagez des biens et des services.

MÉ NAGE

Si tu ne le savais pas, sache que toi et les personnes avec qui tu vis formez ce qu’on appelle un ménage. En économie, on considère le ménage comme un agent économique, c’està-dire une personne ou un groupe de personnes qui participent à la vie économique. Un ménage , c’est donc une personne seule ou un groupe de personnes qui vivent sous le même toit, ont des revenus communs et le dépensent ensemble pour satisfaire leurs besoins. Un ménage peut donc être une famille, une personne seule, un couple ou des colocataires.

Selon la façon de consommer que tu choisis, tu peux avoir plusieurs rôles : tu peux être consommateur, vendeur ou co-utilisateur d’un bien ou d’un service.

1. Pour chacune des situations de consommation :

 identifie le mode de consommation (traditionnel, e-commerce ou collaboratif) ;

 coche la fonction du ménage (consommateur, vendeur, co-utilisateur) ;

 indique l’échange réalisé.

1

2

Léa achète une robe chez H&M.

Mode de consommation :

Fonction de Léa :

 Consommatrice  Vendeuse  Co-utilisatrice

Léa obtient en échange de (d’)

Karim commande un jeu vidéo sur Fnac.be.

Mode de consommation :

Fonction de Karim :

 Consommateur  Vendeur  Co-utilisateur

Karim obtient en échange de (d’)

Emma revend ses baskets sur Vinted.

Mode de consommation :

Fonction d’Emma :

 Consommatrice  Vendeuse  Co-utilisatrice

Emma obtient en échange de (d’)

Enzo a créé un groupe WhatsApp sur lequel des habitants de son village s'organisent pour cultiver un potager commun.

Mode de consommation :

Fonction d’Enzo :

 Consommateur  Vendeur  Co-utilisateur

Enzo obtient en échange de (d’)

Thomas commande un Uber pour aller au travail.

Mode de consommation :

Fonction de Thomas :

 Consommateur  Vendeur  Co-utilisateur

Thomas obtient en échange de (d’)

Clara reprend des vêtements que son amie ne met plus.

Mode de consommation :

Fonction de Clara :

 Consommatrice  Vendeuse  Co-utilisatrice

Clara obtient en échange de (d’)

Kawtar achète un fauteuil dans un magasin d’ameublement.

Mode de consommation :

Fonction de Kwatar :

 Consommatrice  Vendeuse  Co-utilisatrice

Kwatar obtient en échange de (d’) .

Dylan commande un taco sur Deliveroo.

Mode de consommation :

Fonction de Dylan :

 Consommateur  Vendeur  Co-utilisateur

Dylan obtient en échange de (d’)

FAISONS LE POINT  !

Concrètement, le rôle du ménage varie selon les modes de consommation. Pour la consommation traditionnelle et l’e-commerce, le rôle reste à peu près le même. En revanche, la consommation collaborative change un peu les choses !

 R éponds aux questions suivantes afin de faire le point sur ce que tu viens d’apprendre.

− Q uelle(s) est (sont) la (les) fonction(s) des ménages dans la consommation traditionnelle et dans celle de l’e-commerce ?

− Q uelle(s) est (sont) la (les) fonction(s) des ménages dans la consommation collaborative ?

POUR ALLER + LOIN

Tu maitrises maintenant les différents modes de consommation ? Parfait ! Allons un peu plus loin avec la consommation collaborative.

Dans ce mode de consommation, contrairement aux deux autres, la personne ou la famille qui consomme ne possède pas toujours le bien : elle peut simplement l’utiliser pendant un certain temps, puis le laisser à quelqu’un d’autre. C’est ce qu’on appelle la différence entre possession individuelle et usage collectif d’un bien.

 Pour chacune des situations précédentes illustrant la consommation collaborative, indique s’il s’agit d’un cas de possession individuelle et/ou d’usage collectif.

3 4 6

 Possession individuelle

 Usage collectif

 Possession individuelle

 Usage collectif

 Possession individuelle

 Usage collectif

 S 7 – Le ménage en tant qu’agent de consommation, p. 114

 S 8 – Les différents modes de consommation, p. 116

2.2. ENTRE COMMERCE TRADITIONNEL ET E-COMMERCE, MON CŒUR BALANCE…

Tu as grandi avec Internet, où tout semble à portée de clic. Mais l’e-commerce est-il vraiment une façon plus durable de consommer ? Menons l’enquête !

1.  Lis ou observe les documents 1, 2 et 3 pour compléter le tableau de la page 96.

DOC. 1 E-commerce / Quel effet pour les petits commerces ?

Avis de quatre commerçants vis-à-vis de l’e-commerce, notamment à propos de l’installation d’Amazon en Belgique.

© RTBF. (2025, 8 octobre). E-commerce / Quel effet pour les petits commerces ?. RTBF Auvio.

POUR T’AIDER

Si tu as besoin d’aide pour analyser le reportage, voici une grille de lecture qui peut t’aider à y voir plus clair.

 Récolte l’avis de ces quatre personnes. Ont-elles un avis favorable à l’installation d’Amazon ? Oui/non, pourquoi ?

 Complète le tableau.

COMMERÇANTS FAVORABLES ?

Secrétaire général du Syndicat neutre des indépendants

Gérante d’un magasin de décoration

JUSTIFICATION

Propriétaire d’un magasin d’art et de décoration

G érante d’une boutique de vêtements

DOC. 2 Caricature

POUR T’AIDER

 Réponds aux questions suivantes si tu as besoin d’aide pour analyser la caricature.

− Que dit le personnage pour justifier le fait qu’il « aide » le climat ?

− E n observant tous les colis autour de lui, pourquoi son raisonnement peut être contradictoire pour l’environnement ?

− D ’après toi, quel message le dessinateur veut faire passer sur l’e-commerce et nos habitudes d’achats ?

© O li. (2019). Les Belges accros à l’e-commerce.

DOC. 3 E-commerce, nouvelle habitude de consommation des Belges

En Belgique, l’e-commerce fait désormais partie des habitudes : e n 2024, 76 % d es Belges ont acheté en ligne au moins une fois ; c’est au-dessus de la moyenne européenne. Les achats les plus courants sont les vêtements, les abonnements de streaming et les tickets de spectacles. Autrement dit, l’achat en ligne progresse, mais coexiste avec l’achat en magasin.

Du point de vue du consommateur, le magasin permet de voir, de toucher et d’essayer les produits, de poser des questions à une personne et de repartir immédiatement, mais il faut se déplacer et respecter des horaires. L’e-commerce offre un grand choix, des comparaisons rapides et des achats 24 h /24, avec la livraison à domicile ou via un point relai. En contrepartie, il faut attendre, s’occuper d’éventuels retours et parfois payer des frais.

Les impacts sociaux existent des deux côtés. Les magasins soutiennent la proximité (emplois locaux, service au client). L’e-commerce mobilise d’autres

métiers (préparation, tri, transport, outils numériques) et peut créer de nouveaux emplois liés au numérique. Mais la concurrence en ligne peut fragiliser des acteurs plus petits s’ils ne s’adaptent pas.

Du côté de l’environnement, l’e-commerce peut réduire des trajets individuels si les tournées de livraison sont bien organisées et si l’on regroupe ses commandes ou utilise un point relai. À l’inverse, des retours nombreux, des véhicules peu remplis ou des livraisons éparpillées alourdissent l’empreinte écologique. Les magasins évitent l’emballage individuel de chaque colis, mais consomment de l’énergie (éclairage, chauffage) et restent liés aux déplacements des clients. Finalement, l’impact dépend surtout de la manière d’acheter et de l’organisation de la logistique.

AVANTAGES

2.  Complète le tableau à l’aide des documents 1, 2 et 3. COMMERCE

INCONVÉNIENTS

AVANTAGES

E-COMMERCE

INCONVÉNIENTS

2.3. L A CONSOMMATION COLLABORATIVE, UN PAS VERS LA DURABILITÉ ?

Entre le commerce traditionnel et l’e-commerce, un nouveau modèle a fait son apparition : la consommation collaborative. Ce mode de consommation transforme notre façon d’acheter, de vendre et de partager les biens du quotidien, avec ses avantages, mais aussi ses limites.

La consommation collaborative ne date pas d’hier ! Avant Internet, on échangeait des biens de seconde main dans des brocantes, dans des friperies ou à travers le troc entre amis. Mais, avec le numérique, elle a pris une toute nouvelle ampleur : aujourd’hui, on peut revendre, échanger ou prêter presque tout en quelques clics, grâce à son smartphone ! D e nombreuses applications ont vu le jour et facilitent ces échanges, comme celles de vente de vêtements d’occasion, de covoiturage ou de location d’objets. De plus, le numérique ouvre les frontières et permet d’échanger avec des personnes venant d’autres pays. NOTIF

1.  Parcours les différents témoignages (document 4) et le graphique ci-dessous (document 5).

DOC. 4 Témoignages

« Quand j’ai commencé à habiller ma fille, j’ai eu un choc en voyant les prix dans les magasins. Une amie m’a parlé de Vinted et ça a changé notre vie ! Maintenant, je dépense trois fois moins pour ses vêtements. Ce que j’aime surtout, c’est cette sensation de faire quelque chose d’utile : au lieu de jeter, on transmet. La semaine dernière encore, j’ai vendu des vêtements trop petits à une jeune maman dans le besoin et, en même temps, j’ai trouvé un manteau d’hiver presque neuf pour 8 €. Par contre, il faut prendre le temps de bien vérifier chaque article, j’ai déjà eu quelques mauvaises surprises sur l’état réel des vêtements. Et, même si c’est économique, je m’inquiète de l’impact environnemental de tous ces envois de colis, qui produisent beaucoup d’emballages et de trajets. »

« Vous savez, avant Uber, je perdais un temps fou à chercher des taxis ou à me battre avec les horaires de bus. Maintenant, je sors de chez moi quand je veux, je sais exactement quand ma voiture arrive et combien je vais payer. L’autre jour, après une longue journée de réunions, j’ai partagé un trajet avec une graphiste qui m’a donné des conseils précieux pour une présentation. C’est ce côté humain qui me plait. Ce qui est moins génial, c’est que les tarifs puissent tripler pendant les heures d’affluence. Et, quand un chauffeur annule au dernier moment, ça peut vraiment compromettre un rendez-vous important. »

1 Aïsha, 28 ans

Sofia, 52 ans

« Pendant des années, j’ai séjourné dans des hôtels classiques lors de mes voyages, mais je trouvais toujours qu’il manquait cette authenticité qui rend un séjour mémorable. C’est en discutant avec une collègue que j’ai découvert Airbnb et cela a complètement transformé ma façon de voyager. L’année dernière, à Lisbonne, notre hôte, Maria, nous a fait découvrir sa ville comme aucun guide touristique n’aurait pu le faire. Elle nous a emmenés dans sa boulangerie préférée, nous a raconté l’histoire des ruelles… C’est cette authenticité qui me manquait dans les hôtels. Par contre, il n’y a pas les mêmes garanties : une fois, le chauffage était en panne et le propriétaire mettait des jours à répondre. Et, dans certains quartiers, je me demande si notre présence ne contribue pas à faire monter les loyers des habitants. »

Si tu le souhaites, tu peux aussi écouter ces textes.

DOC. 5 Quels avantages présentent les pratiques de consommation collaborative ?

Le prix

La facilité

La durabilité

La réduction des intermédiaires

La variété de l’o re

Une expérience plus personnalisée

SurVeY sharinG

Nombre de répondants : 150

(2022). in AUDUBERT, E. (2022). L’économie collaborative, quels avantages et inconvénients pour le consommateur ?. Capterra

2.  Identifie les avantages et les inconvénients des pratiques de consommation collaborative pour le consommateur.

 Note , dans le schéma, les avantages et les inconvénients.

econoMY.

LES PRATIQUES DE CONSOMMATION COLLABORATIVE

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

POUR T’AIDER

Si tu as besoin d’aide, pose -toi les questions suivantes.

− Q uels éléments dans les témoignages montrent que ces plateformes permettent de faire des économies ou de gagner du temps ?

− E n quoi ces expériences favorisent-elles les échanges ou les rencontres entre personnes ?

− Q uels problèmes ou limites les utilisateurs rencontrent-ils lorsqu’ils utilisent ces plateformes ?

FAISONS LE POINT  !

Cette activité t’a permis d’identifier les avantages et les inconvénients liés à l’utilisation de plateformes collaboratives. Imagine que tu décides d’utiliser une de ces plateformes.

Quels avantages y trouverais-tu par rapport au commerce traditionnel ou à l’e-commerce ?

Quels inconvénients pourrais-tu rencontrer ?

G arde à l’esprit qu’il existe de nombreuses plateformes collaboratives et des profils d’utilisateurs très variés : d’autres avantages/inconvénients peuvent exister.

 S 9 – Les atouts et les contraintes des modes de consommation, p. 119

3. JE COMMUNIQUE

Le sujet :

Les différentes manières de consommer : commerce traditionnel, consommation collaborative et e-commerce

La question de départ :

Le numérique permet-il de consommer de manière plus durable ?

Tu as exploré les différentes façons de consommer et l’implication que le numérique a dans celles-ci. Pour répondre à la question de recherche que nous nous sommes posée, « Le numérique permet-il de consommer de manière plus durable ? », tu vas pouvoir communiquer les résultats de ton enquête sous forme d’un avis argumenté.

 Lis les trois hypothèses suivantes.

− Le numérique permet de consommer plus durablement.

− Le numérique ne permet pas de consommer plus durablement.

− Le numérique peut favoriser une consommation plus durable, mais seulement si on l’utilise de manière responsable.

 Choisis l’hypothèse que tu souhaites valider.

 Justifie ton choix à l’aide de la Fiche Savoir-faire 5 en donnant deux arguments différents.

 Coche les cases ci-dessous pour vérifier si tu as réalisé toutes les étapes de ton travail.

 J’ai repris la question de recherche.

 J’ai repris l’hypothèse de mon choix.

 J’ai justifié mon avis avec des exemples, des théories ou des notions vues en classe.

 J’ai donné au moins deux arguments différents en lien avec l’hypothèse de mon choix.

 J’ai illustré mes arguments avec des exemples concrets de plateformes numériques.

 J’ai utilisé des connecteurs logiques pour organiser mon avis (« parce que », « donc », « ainsi », « cependant »…).

 J’ai présenté mon avis de façon claire et compréhensible.

 J’ai relu mon travail et corrigé les fautes d’orthographe et de grammaire.

BOITE À OUTILS COPYRIGHTVANIN

FICHES SAVOIR

S1 Les réseaux sociaux numériques

S2 Mon identité sociale

S3 Mon identité numérique

S4 Les avantages et les dérives du numérique

S5 L’insertion, l’exclusion et la fracture numérique

S6 Les règles sur Internet

S7 Le ménage en tant qu’agent de consommation

S8 Les différents modes de consommation

S9 Les atouts et les contraintes des modes de consommation

S10 Le Web, terrain d’influences

S11 La fixation d'un prix

FICHES SAVOIR-FAIRE

SF1 Observer des profils sur les réseaux sociaux

SF2 Critiquer les informations en ligne

SF3 La démarche d’investigation en formation économique et sociale

SF4 Se poser des questions et formuler des hypothèses

SF5 Formuler un avis argumenté sur une question économique et sociale

SF6 Lire et analyser un graphique

SF7 Identifier les stratégies du marketing d’influence

SF8 Identifier des variations de prix

LES RÉSEAUX SOCIAUX NUMÉRIQUES

A. QU’EST-CE QU’UN RÉSEAU SOCIAL NUMÉRIQUE (RSN) ?

Les réseaux sociaux numériques (comme Instagram, TikTok, Snapchat, Facebook…) sont des plateformes en ligne qui permettent aux individus appelés « internautes » d’entretenir des relations sociales. Ils sont apparus avec le Web 2.0 au début du XXI e  siècle, un moment où Internet est devenu plus interactif, permettant à chacun de créer et partager du contenu grâce aux outils numériques de plus en plus accessibles.

créer un profil personnel , public ou privé

LES RSN SONT DES SERVICES EN LIGNE

se connecter avec d’autres

PERMETTANT AUX

UTILISATEURS

DE :

personnes et gérer une liste de contacts

partager du contenu (textes, photos, vidéos, liens…) voir et interagir avec les profils et les publications des autres

B. LES PRINCIPAUX RÉSEAUX SOCIAUX

Voici une liste des réseaux sociaux les plus courants.

RÉSEAU SOCIAL USAGE PRINCIPAL

Messenger

Pinterest

WhatsApp

Bluesky

Instagram

Twitch Regarder ou diffuser des vidéos en direct, souvent autour du jeu vidéo.

Discord Discuter en groupe via messages, voix ou vidéos, dans des salons organisés par thème.

Envoyer des messages, des photos, des vidéos entre amis. Lié à Facebook.

Trouver et organiser des idées sur des thèmes comme la déco, la mode, la cuisine…

Envoyer des messages, des photos, des vidéos ou passer des appels, partout dans le monde.

Publier de courts messages publics, comme une version décentralisée de Twitter.

Partager des photos, des vidéos ou des storys de son quotidien ou de ses passions.

S 1

LinkedIn

TikTok

Snapchat

Présenter son parcours professionnel, chercher un emploi ou discuter sur le monde du travail.

Créer et regarder de courtes vidéos créatives, souvent musicales ou humoristiques.

Envoyer des photos ou des vidéos temporaires à ses amis, avec filtres et effets.

YouTube Regarder, partager et commenter des vidéos.

C. DES TYPES DE RELATIONS DIFFÉRENTS

Les relations sur Internet ne sont pas toutes égales. Certains liens ressemblent aux relations dans la vraie vie, d’autres sont plus fragiles ou plus éphémères.

Il y a des liens forts et des liens faibles.

Les liens forts sur Internet désignent les relations existant dans la vraie vie qui peuvent se prolonger sur le Web. Ils sont fréquents avec des personnes proches de soi.

Ex. : Continuer une conversation déjà entamée avec quelqu’un de proche (famille, amis, club de sport, etc.).

Les liens faibles sur Internet représentent les nouvelles relations possibles grâce à Internet. Les relations sont moins fréquentes et plus distantes.

Ex. : Se faire des amis qu’on n’aurait jamais rencontrés autrement, poser des questions, voire demander des recommandations ou des conseils à des inconnus, etc.

Quels effets sur soi et sur les autres ?

Ils favorisent l’intégration sociale : les réseaux sociaux peuvent aider à se sentir moins seul(e), à trouver de l’aide, ou à découvrir de nouvelles choses.

Ils peuvent être source d’exclusion sociale : ils peuvent aussi créer de la pression (sur l’apparence, le nombre de likes, etc.), ou exposer à des jugements blessants.

MON IDENTITÉ SOCIALE

L’ identité sociale est un concept clé en sciences sociales. Elle désigne la façon dont je me définis (ma perception de moi-même) et la façon dont les autres me perçoivent .

A. SES DEUX FACETTES

UNE IDENTITÉ INDIVIDUELLE

SYMBOLISÉE PAR LE  « JE »

Elle englobe tout ce qui fait de moi une personne unique : mes gouts personnels, mes traits de caractère, mes valeurs, et mes expériences de vie marquantes.

UNE IDENTITÉ COLLECTIVE

SYMBOLISÉE PAR LE  « NOUS »

Elle correspond aux rôles que j’endosse et aux comportements que j’adopte pour m’intégrer aux différents groupes sociaux auxquels j’appartiens comme ma famille, mes amis, mon club sportif...

B. ELLE EST INFLUENCÉE

PAR...

L’endroit où j’habite : mon lieu de vie (ville, campagne, quartier) me donne des codes culturels, des habitudes et des ressources qui influencent la personne que je suis.

Mes événements vécus : mes expériences vécues, qu’elles soient positives ou négatives, transforment ma perception de moi-même et mes valeurs.

Mes groupes sociaux : chaque groupe auquel j’appartiens comme ma famille, mes amis, mes clubs sportifs, etc. attend de moi des rôles spécifiques.

C. ELLE BALANCE

ENTRE DEUX TENSIONS

La pression sociale : par besoin d’appartenance et par peur de me faire exclure socialement, j’adapte mon comportement aux attentes du groupe.

Ex. : adopter le code vestimentaire du groupe.

L’envie de me démarquer : Par besoin d’authenticité et de liberté, je cherche à exprimer ce qui me rend unique, même face aux pressions sociales.

Ex. : porter un style vestimentaire unique.

MON IDENTITÉ NUMÉRIQUE

A. L’IDENTITÉ NUMÉRIQUE : DES TRACES QUI PARLENT

L’ identité numérique , c’est mon image en ligne et tout ce qu’on peut trouver à propos de moi sur Internet, consultable par les autres . Quand j’utilise Internet, je laisse des marques derrière moi : des traces .

LES TRACES PEUVENT ÊTRE VOLONTAIRES.

TRACES

• Laissées par moi, volontairement

Ex. : Des photos ou des vidéos publiées, des commentaires, des messages, ce que je complète en ligne, etc.

LES TRACES PEUVENT ÊTRE INVOLONTAIRES.

• Laissées par d’autres personnes

Ex. : Des commentaires sur ma photo de profil,

Ex. : Des commentaires sur ma photo de profil, lorsqu’on parle de moi, etc.

• Laissées par moi, à mon insu

Ex. : mon adresse IP (une sorte d’adresse de ma maison sur Internet : elle permet aux sites de savoir d’où vient ma connexion), les informations collectées lorsque je clique sur des liens ou des publicités, etc.

B. LIEN ÉTROIT ENTRE IDENTITÉ NUMÉRIQUE ET IDENTITÉ SOCIALE

Dans l’espace numérique, l’identité numérique se présente comme un prolongement de mon identité sociale au sein du monde virtuel . En effet, à l’image de mes interactions sociales, les traces que je laisse volontairement en ligne comme les posts, les selfies ou les commentaires répondent à une double intention : exprimer ma singularité (comme partager mes créations artistiques) tout en cherchant à m’intégrer à des communautés spécifiques (à travers l’adoption de codes culturels, comme ceux de TikTok). Ainsi, ces traces révèlent l’équilibre constant entre le désir d’affirmer mon authenticité et celui d’être accepté par les groupes auxquels je souhaite appartenir.

C. NOTRE IDENTITÉ SUR LE WEB PASSE AUSSI PAR LA MISE EN SCÈNE

Sur Internet, chacun peut se créer une « version de soi » et la montrer aux autres sous forme de profil, notamment. Mais il existe plusieurs manières de le faire, selon le site, le réseau social ou le but recherché.

VISIBILITÉ EN TOTALE EXPOSITION

L’objectif est d’être visible par tous, d’être exposé et de partager du contenu.

Ex. : YouTube, Instagram, TikTok

ON CHOISIT QUOI MONTRER ET COMMENT

VISIBILITÉ CONTRÔLÉE

On peut choisir qui peut voir nos informations et nous contacter.

Ex. : Snapchat, WhatsApp, Facebook

DANS QUEL BUT ?

IDENTITÉ CACHÉE

On se cache sous un pseudonyme et un avatar.

Ex. : Brawl Stars , jeu en ligne, Discord

Pour exprimer sa personnalité  : Internet devient un espace d’auto-représentation où l’on sélectionne et met en scène les facettes de soi que l’on souhaite montrer.

Ex. : Créer une chaine YouTube.

Pour se faire des amis  : Internet permet de créer des liens avec des personnes qui partagent nos centres d’intérêt, partout dans le monde.

Ex. : rejoindre un serveur Discord sur le manga.

Pour tester différentes versions de soi, anonymement : Internet permet d’expérimenter différentes facettes de sa personnalité sans pression sociale.

Ex. : Incarner un avatar dans un jeu.

LES AVANTAGES ET LES DÉRIVES DU NUMÉRIQUE

Internet et les réseaux sociaux , accessibles au grand public respectivement dans les années 1990 et 2000, pour le grand public, représentent aujourd’hui plusieurs avantages majeurs : ils permettent de communiquer rapidement, de s’informer, de se former, de créer et de participer à la vie sociale, scolaire ou professionnelle. Plus de 5 milliards de personnes dans le monde utilisent désormais Internet quotidiennement, ce qui ouvre de vastes possibilités d’échanges et d’apprentissage.

Cependant, ces réseaux comportent aussi des risques : exposition à de fausses informations, cyberharcèlement, isolement ou dépendance numérique. Ainsi, si Internet est un outil puissant, il peut aussi être utilisé à des fins moins vertueuses.

A. PERSPECTIVES VS DÉRIVES

SUR LE PLAN PERSONNEL

Possibilité de communiquer rapidement avec ses proches et de rester en contact avec des communautés...

SUR LE PLAN

PERSONNEL

Risque de dépendance, d’isolement ou de cyberharcèlement...

SUR LE PLAN

COMMERCIAL

Promotion et vente de produits ou de services à un large public...

PERSPECTIVES

SUR LE PLAN

SCOLAIRE

Accès à une quantité importante d’informations et de ressources pédagogiques pour apprendre et se former...

DÉRIVES

SUR LE PLAN

COMMERCIAL

Exposition à des publicités trompeuses ou à des arnaques en ligne...

SUR LE PLAN

SCOLAIRE

Distraction, désinformation ou plagiat...

SUR LE PLAN

PROFESSIONNEL

Développement du réseau, recherche d’emploi et facilitation de la collaboration à distance (ex. : télétravail)...

SUR LE PLAN

PROFESSIONNEL

Fuite de données, atteintes à la réputation ou surcharge d’informations...

B. ZOOM SUR QUELQUES DÉRIVES

Le cyberharcèlement : comme le « harcèlement traditionnel », il vise à intimider, humilier ou nuire à une personne, mais il se distingue par sa portée rapide , souvent massive et généralement « incontrôlable ».

Le harcèlement subi à l’école ou au travail peut ainsi se poursuivre à domicile à cause des outils numériques, rendant difficile la possibilité pour la victime de trouver un espace sûr. Ses conséquences sur le bienêtre psychologique et la vie quotidienne sont importantes, montrant que, malgré les nombreux avantages du numérique, l’usage des outils en ligne peut aussi causer souffrance et exclusion sociale.

QUELQUES DÉRIVES

Les fake news : ce sont de fausses informations diffusées volontairement pour manipuler ou tromper. Elles peuvent influencer les opinions, semer la peur ou la confusion. Les contenus haineux : ce sont des messages violents, insultants ou discriminatoires envers une personne ou un groupe. Ils peuvent blesser, exclure ou inciter à la haine.

Les défis dangereux : ce sont des actions risquées proposées en ligne (souvent sur les réseaux sociaux), que certains jeunes relèvent pour avoir de la visibilité, parfois au péril de leur santé ou de leur vie.

C. UNE EXPLICATION SOCIOLOGIQUE : L’ANOMIE

Le piratage et l’usurpation

d’identité : cela consiste à voler des données personnelles ou à se faire passer pour quelqu’un d’autre, souvent pour escroquer ou nuire.

Certains comportements sur Internet peuvent être expliqués par la notion d’anomie . L’anomie désigne une situation où les règles sont floues , absentes ou peu respectées , ce qui peut entrainer une perte de repères chez les individus. Dans le monde numérique, cette anomie peut être renforcée par :

– l’anonymat : les utilisateurs se sentent moins responsables de leurs actes ;

– le manque de régulation claire : les règles varient selon les plateformes ;

– la recherche de reconnaissance ou de visibilité : certains cherchent à se faire remarquer, même par des comportements risqués ou nuisibles.

L’INSERTION,

L’EXCLUSION ET LA FRACTURE NUMÉRIQUE

Au XXe siècle, les sociologues introduisent les notions d’insertion et d’exclusion sociales pour analyser la manière dont les individus s’intègrent ou sont exclus dans la société. Ils observent les interactions entre individus et groupes : certaines favorisent l’intégration et la solidarité, tandis que d’autres montrent des comportements qui mettent certaines personnes à l’écart ou les traitent de manière injuste.

Ces interactions, qu’elles soient volontaires ou inconscientes , peuvent être de différentes natures : certaines reflètent une forme d’insertion, d’entraide… tandis que d’autres auront un aspect plutôt discriminant, de mise à l’écart.

A. INSERTION ET EXCLUSION SOCIALES

L’insertion sociale est le fait de permettre à toutes les personnes, quelles que soient leurs différences (âge, origine, handicap, situation économique, genre…), de participer pleinement à la vie de la société.

Cela veut dire avoir accès aux mêmes droits et services (école, travail, santé, culture…), être reconnu et pouvoir contribuer à la vie collective, sans être exclu ni discriminé.

B. UNE « TOILE » SOCIALE FRAGILE

L’exclusion sociale est le fait qu’une personne ou un groupe soit mis à l’écart de la société et n’ait pas pleinement accès aux droits, aux ressources ou à la participation à la vie collective.

Elle peut être liée à la pauvreté, au chômage, au handicap, à l’origine, au genre ou à d’autres formes de discrimination.

Dans la vie réelle , les interactions sociales sont fragiles et instables : un mot, un geste ou une attitude peuvent favoriser l’insertion ou, au contraire, provoquer l’exclusion. Leur interprétation dépend fortement du contexte et de la sensibilité de chacun.

Sur Internet , ces dynamiques sont également présentes et souvent amplifiées . La visibilité d’un message, un commentaire, un partage ou même un silence peuvent être perçus comme suscitant l’intégration ou l’exclusion. Ces paramètres varient énormément selon l’algorithme, la visibilité des messages, le nombre de followers… Comme dans la vie réelle, l’insertion et l’exclusion numériques restent instables et relatives aux perceptions individuelles.

C. LA FRACTURE NUMÉRIQUE

La fracture numérique désigne les inégalités d’accès, d’usage et de maitrise des technologies numériques (ordinateur, Internet, smartphone, etc.), qui peuvent empêcher certaines personnes de profiter pleinement de la société numérique.

– F ormes de fractures numériques.

Elle peut être :

• matérielle, lorsque l’on ne dispose pas d’équipement ou de connexion à Internet suffisante ;

• l iée aux compétences, lorsqu’une personne a des difficultés à utiliser correctement les outils numériques (c’est souvent le cas chez les personnes âgées) ;

• s ociale et culturelle, lorsque l’on ne sait pas ou ne peut pas tirer profit du numérique pour ses études, son travail ou ses démarches quotidiennes.

– C auses principales

Elles incluent :

• l e manque de moyens financiers ;

• l es inégalités géographiques (zones mal couvertes par Internet)

• les différences liées à l’âge, à la formation ou à l’éducation. En effet, tous les enfants n’ont pas accès au numérique dès leur plus jeune âge.

La fracture numérique peut limiter l’accès à l’information, à l’éducation, aux services publics, réduire les perspectives professionnelles et, plus largement, augmenter le risque d’exclusion sociale .

LES RÈGLES SUR INTERNET

Comme dans la vie quotidienne, il existe aussi des règles sur Internet. Elles indiquent ce que l’on peut ou ne peut pas faire, la façon d’agir, de se comporter ou se tenir dans une situation donnée. Elles peuvent être :

– explicites : c’est-à-dire écrites et très claires, comme les lois, les règlements ou les chartes ;

– implicites : elles ne sont pas écrites, mais elles sont comprises et partagées, en principe, par tous, comme la politesse, le respect ou certaines habitudes de communication. En sciences sociales, les règles implicites sont appelées « normes sociales ».

A. ENTRE IMPLICITE ET EXPLICITE

Règles explicites

Les règles explicites regroupent les lois, les règles juridiques, claires et écrites . Elles sont établies par l’État, les institutions officielles ou par les plateformes elles-mêmes (YouTube ou TikTok, par exemple). Elles fixent des limites et définissent ce qui est permis ou interdit. Sur Internet, elles concernent, par exemple, la protection des données, le harcèlement ou les droits d’auteur et les droits à l’image.

– Concernant la protection des données , une loi européenne, appelée RGPD (Règlement général sur la protection des données), protège les informations personnelles comme le nom, la photo, l’adresse e-mail ou l’adresse IP. Chaque citoyen a le droit de savoir quelles données sont utilisées, de demander à les corriger, de limiter leur usage et parfois de les supprimer. Cependant, le droit à l’oubli n’est pas absolu : certaines données doivent être conservées pour des raisons légales, comme des documents administratifs. En Belgique, dès l’âge de 13 ans, un mineur peut lui-même donner son accord pour l’utilisation de ses données dans des services en ligne ; en dessous de cet âge, le consentement des parents est nécessaire.

– Le cyberharcèlement consiste dans la répétition d’insultes, de moqueries, de menaces ou d’humiliations publiées en ligne, qui perturbent fortement la vie de la victime. Même s’il n’existe pas une loi unique intitulée « loi sur le cyberharcèlement », le droit belge punit ces comportements, car ils sont considérés comme du harcèlement au même titre que celui qui se produit dans la vie réelle. Le Code pénal prévoit des sanctions et la justice des mineurs peut appliquer des mesures éducatives. Concrètement, la victime peut garder des preuves, bloquer l’auteur, signaler les contenus, en parler à un adulte de confiance et demander l’aide d’associations ou de la police.

– Le droit d’auteur protège les créations comme les textes, les musiques, les films ou les photos. Il est interdit de télécharger illégalement ces œuvres, de les partager sans autorisation, de les photocopier ou de les utiliser sans citer leur auteur.

– Le droit à l’image concerne les photos et les vidéos de personnes : en principe, il faut toujours l’accord de la personne en question et, dans le cas d’un mineur, celui de ses parents. Certaines exceptions existent, comme les photos de foule ou les images de personnalités publiques dans l’exercice de leurs fonctions, mais la règle générale est de demander l’autorisation avant toute publication.

Les plateformes (TikTok, YouTube ou Instagram…) imposent leurs propres règles à travers leurs « conditions d’utilisation ». Ces chartes peuvent être plus strictes que la loi, mais elles ne peuvent jamais autoriser quelque chose d’illégal. Par exemple, une plateforme peut interdire des propos insultants même si ceux-ci ne tombent pas sous le coup de la loi pénale.

Règles implicites

Les règles implicites sont les règles sociales non écrites qui organisent la vie en société On les retrouve aussi sur Internet. La « nétiquette » désigne, par exemple, l’ensemble des règles de bonne conduite en ligne créées par les utilisateurs eux-mêmes. Elle recommande de réfléchir avant de publier, de rester poli, d’écrire de manière compréhensible, de ne pas insulter, de ne pas « spammer » et de tenir compte des personnes à qui l’on s’adresse. Dans des groupes de discussion ou des forums, les membres peuvent également se mettre d’accord sur une charte interne, ce qui transforme parfois une règle implicite en règle explicite.

B. POURQUOI SUIVRE LES RÈGLES ?

Les règles assurent la cohésion sociale

Les règles existent avant tout pour protéger les droits et la dignité des personnes, pour garantir la sécurité et la vie privée, et pour assurer un climat de confiance dans les échanges. Elles tentent d’éviter les conflits, réduisent les risques de harcèlement ou d’abus et permettent à chacun de profiter d’Internet de manière plus sereine. Elles contribuent aussi à préserver la réputation numérique de chacun, car ce qui est publié en ligne peut laisser des traces durables.

Toute règle est accompagnée de sanctions

Les sanctions « négatives » incluent, par exemple, un avertissement, une suppression de contenu, la suspension d’un compte ou, dans les cas graves, une sanction pénale. Mais il existe aussi des sanctions « positives » : un « like », un compliment, une félicitation ou la confiance d’un groupe. Ces réactions positives valorisent et encouragent les comportements respectueux. Dans les deux cas, la sanction souligne l’importance de la règle et rappelle qu’elle doit être respectée pour le bien de tous.

LE MÉNAGE EN TANT QU’AGENT DE CONSOMMATION

A. QU’EST-CE QUE LA CONSOMMATION ?

Chacun de nous cherche à répondre à ses besoins selon ses gouts, ses envies, mais surtout selon les moyens dont il dispose. Quand on choisit d’acheter ou d’utiliser quelque chose pour satisfaire un besoin, on consomme.

Consommer, c’est utiliser des biens ou des services pour répondre à un besoin

Cela peut être économique, quand il y a un échange d’argent contre des biens (comme acheter à manger), ou non économique, quand on utilise quelque chose de naturel, sans échange (comme respirer).

B. LE MÉNAGE, UN AGENT ÉCONOMIQUE

Un ménage , c’est une personne seule ou un groupe de personnes qui vivent sous le même toit , perçoivent des revenus et le dépensent ensemble pour satisfaire leurs besoins . Un ménage peut donc être une famille , une personne seule , un couple ou des colocataires

Les ménages ont un rôle essentiel dans l’économie : ce sont eux qui consomment des biens et des services. En achetant, ils créent la demande et incitent les entreprises à produire. Ils sont donc étroitement liés aux autres agents économiques , comme les entreprises, qui offrent des biens et des services.

Échanges entre les ménages et les entreprises :

travail

biens et/ou services

salaire de la part des entreprises et paiement de la part des ménages

Travail en échange d’un salaire

Ménages

Entreprises

Biens ou services en échange d’un paiement

Les ménages n’ont pas toujours le même rôle selon leur mode de consommation et peuvent parfois jouer plusieurs rôles dans le circuit économique

Tu trouveras plus d’informations dans la Fiche Savoir 8 sur les différents modes de consommation et sur les rôles que les ménages peuvent avoir selon ces modes.

C. LES BESOINS ET LA CONSOMMATION

Les ménages consomment selon leurs besoins

Les besoins vitaux (ou primaires) : indispensables pour vivre (manger, boire, dormir, se loger…).

Les besoins secondaires : importants pour le confort, la vie sociale ou le bienêtre (se déplacer, communiquer, se divertir…).

Mais, pour consommer, un ménage doit faire des choix : il ne peut pas tout acheter. Il planifie donc ses dépenses selon son budget (l’argent dont il dispose).

D. LES BIENS ET LES SERVICES

La consommation peut porter sur deux grandes catégories.

Les biens : ce sont des objets matériels que l’on peut toucher.

Ex. : un téléphone, des vêtements, une voiture, de la nourriture.

Certains biens sont durables (ils durent longtemps, comme un livre) et d’autres non durables (comme un sandwich, vite consommé).

Les services : ce sont des actions qu’une personne ou une entreprise réalise pour nous.

Ex. : un coiffeur, un professeur, un médecin ou un chauffeur de bus.

Les services peuvent être marchands (on les paie, comme le coiffeur) ou non marchands (gratuits ou financés par l’État, comme l’école ou la police).

LES DIFFÉRENTS MODES DE CONSOMMATION

La consommation désigne le fait de consommer, c’est-à-dire d’user de biens et de services dans le but de satisfaire des besoins.

La manière de consommer est directement liée à la société et à l’époque dans laquelle nous vivons. Au siècle précédent, la majorité des achats se faisaient dans des magasins traditionnels . Mais, avec l’arrivée d’Internet et des nouvelles technologies, de nouvelles formes de consommation sont apparues, comme l’e-commerce et la consommation collaborative .

A. LA CONSOMMATION DITE « TRADITIONNELLE »

Ce mode de consommation s’effectue dans un « commerce traditionnel » et correspond aux achats faits directement en magasin .

Le consommateur se déplace, il peut voir, toucher et essayer les produits avant de les acheter. Il est également en contact avec le vendeur.

Ex. : Zara, Carrefour, Dreamland, etc.

Échanges :

biens et/ou services

paiement de biens et/ou services

Fonction du ménage

Entreprises de commerce traditionnel Ménages

CONSOMMATEURS

Le ménage a le rôle de consommateur

Magasin physique VENDEURS

Ex. : magasins d’électroménager, agence de voyages, supermarchés, boulangerie, etc.

Dans le cas de la consommation de biens , il s’agit d’une possession individuelle : chaque ménage possède et utilise ses propres biens.

B. L’E-COMMERCE

L’e-commerce , ou commerce en ligne , est une façon d’acheter sur Internet. Il permet de commander des produits ou des services de n’importe où et à tout moment , grâce à des sites Web ou des applications

Ex. : Amazon, Zalando, Fnac.be, etc.

Échanges : biens et/ou services

paiement de biens et/ou services

Fonction du ménage

CONSOMMATEURS

Le ménage a le rôle de consommateur

Entreprises d’e-commerce

Ex. : Amazon, Vanden Borre, etc. Plateforme en ligne VENDEURS

Dans le cas de la consommation de biens , il s’agit d’une possession individuelle : chaque ménage possède et utilise ses propres biens.

C. LA CONSOMMATION COLLABORATIVE

La consommation collaborative est une façon de consommer grâce à laquelle les personnes échangent, prêtent, donnent ou partagent des biens et des services entre elles grâce aux nouvelles technologies numériques. Ces échanges se font sur des sites ou des applications qui mettent les gens en relation. Ce mode de consommation s’est développé avec le Web 2.0 et les réseaux sociaux au XXI e siècle.

Les différents types de consommation collaborative

1. Redistribution

Il s’agit de donner, revendre ou échanger un objet qu’on n’utilise plus, pour qu’il serve à quelqu’un d’autre. On parle alors de transfert de propriété.

Ex. : vente d’occasion (Vinted, Marketplace), troc, don d’objets.

2. Mode de vie collaboratif

Il s’agit de partager ou d’échanger des services, des espaces ou des ressources avec d’autres personnes. On met en commun ce qu’on a : du temps, des compétences, un lieu, un trajet, etc.

Ex. : covoiturage (Blablacar, Repair cafés), espaces de travail partagés (« ruches »), potagers partagés, achat de matériel avec ses voisins, etc.

3. Produits-services

Ici, on paie pour utiliser un bien sans le posséder. Ce qui compte, c’est l’accès au service plutôt que la propriété.

Ex. : vélos ou voitures en libre-service, location d’objets entre voisins, location de logements (Airbnb).

Échanges :

biens et/ou services

paiement ou location de biens et/ou services

rien, dans certains cas, le partage ou le don de biens ou services pouvant se faire gratuitement

Fonction du ménage

Ménages

CONSOMMATEURS

CO-UTILISATEURS OU

Ménages

VENDEURS

CO-UTILISATEURS OU ou ou ou ou

Entreprises « de collaboration »

Plateforme en ligne VENDEURS

Ex. : Uber, Vinted, Airbnb, etc.

Selon le type de consommation collaborative , le ménage peut être consommateur, vendeur ou co-utilisateur.

Dans le cas de la consommation de biens , il peut s’agir d’une possession individuelle (chaque ménage possède ses propres biens) ou d’un usage partagé (biens prêtés, loués ou utilisés en commun).

D. POUR SYNTHÉTISER…

Consommation traditionnelle

E-commerce

MÉNAGE

ENTREPRISE

Consommateur de biens et de services Producteur et vendeur de biens et de services

Consommateur de biens et de services Producteur et vendeur de biens et de services

Consommation collaborative

Consommateur et producteur de biens et de services

Plateforme de mise en relation des ménages

Revente de biens, services collaboratifs Prêts et locations

LES ATOUTS ET LES CONTRAINTES DES MODES DE CONSOMMATION

Il existe aujourd’hui plusieurs manières d’acheter et d’utiliser des biens ou des services. On peut regrouper ces modes de consommation en trois grandes catégories :

– la consommation traditionnelle ;

– la consommation en ligne ;

– la consommation collaborative.

Chaque mode de consommation possède ses avantages (atouts) et ses inconvénients (contraintes).

Cette fiche a pour objectif de t’aider à mieux comprendre ces trois façons de consommer, en présentant leurs points positifs et leurs limites de manière simple et claire.

MODE DE CONSOMMATION DU POINT DE VUE

Consommation traditionnelle

Ménage

ATOUTS

– Contacts humains directs

– Voir/toucher/essayer le produit

– Obtenir des conseils

– Achat immédiat

– Soutien à l’emploi local & commerces de quartier

Entreprise – Contacts humains directs

– Relation de proximité et fidélisation des clients

– Création d’emplois

CONTRAINTES

– Horaires limités

– Déplacement et files

– Choix parfois limité

– Prix parfois plus élevés

– Couts de fonctionnement élevés (loyers, employés, etc.)

– Gestion du stock / de la surface

– Place limitée

– Contraintes horaires

MODE DE CONSOMMATION DU POINT

Consommation en ligne (e-commerce)

Consommation collaborative

ATOUTS CONTRAINTES

Ménage – Ouvert 24 h/24

– Grand choix

– Avis d’acheteurs

– Livraison à domicile / via un point relai

Entreprise – Marché élargi (touche plus de clients que localement)

– Données clients pour mieux cibler

– Automatisation (commandes, stocks, etc.)

– Moins de surface de vente, avantageux en ce qui concerne les loyers

Ménage – Moins de gaspillage (réemploi)

– Prix plus bas

– Économie locale & interactions sociales virtuelles

– Accès sans acheter (location/partage)

Entreprise – Image durable

– Pas de gestion de stock, uniquement un intermédiaire

– Fidélisation du service fourni

– Interactions virtuelles

– Risques de sécurité (arnaque, contrefaçons)

– Attente et frais de livraison/retour

– Impossible d’essayer / de toucher

– Plus de transports et d’emballages (pollution)

– Logistique et retours couteux

– Service après vente (SAV) à distance

– Concurrence forte sur le prix

– Dépendance des plateformes et de la publicité

– Confiance entre particuliers nécessaire

– Qualité et état variables

– Choix limité

– Peu/moins de garantie

– Peut concurrencer les commerces & les plateformes

– Chiffre d’affaires via les frais de traitement

– Peu de contrôle sur la vente

– Responsabilité et assurances

– Concurrence au neuf

LE WEB, TERRAIN D’INFLUENCES

A. ENTRE POUVOIR ET INFLUENCES

Internet est un endroit où les gens échangent beaucoup de choses : de l’argent, des informations, des idées et des créations. Sur les réseaux sociaux, on peut partager des photos, communiquer des opinions ou des émotions. Mais on peut aussi influencer les autres : leur donner envie de faire quelque chose ou de penser d’une certaine manière.

Le pouvoir, c’est la capacité d’influencer le cours des choses, en ce compris l’action d’autres personnes, en mobilisant des moyens matériels (force, armes, argent, outils, etc.) ou non matériels (statut, réputation, informations que l’on possède).

L’ influence , c’est quand quelqu’un réussit à changer le comportement d’une autre personne simplement par la communication verbale (gestes et paroles) ou non verbale (images, postures, photographies…).

L’influence est donc un moyen d’avoir du pouvoir sur l’autre . Elle passe par la communication, et non par la force ou une règle. Avec le Web 2.0, chaque personne qui utilise Internet devient actrice : elle peut créer des contenus, les partager, réagir et même influencer les autres. Tout le monde peut agir en ligne, mais chacun peut aussi être influencé par ce qu’il voit, ce qui peut guider ses choix. Tu l’auras compris, cet espace de partage mène à avoir une posture plus critique sur l’information. Pour en savoir plus, consulte la Fiche Savoir-faire 2.

 SF 2 – Critiquer les informations en ligne, p. 129

B. INFLUENCES PAR LES ALGORITHMES

Les algorithmes sont des programmes qui, entre autres, organisent les informations sur Internet. Ils choisissent ce que tu vois en premier sur Google, YouTube ou TikTok, en fonction de ce que tu aimes, de ce que tu regardes et de ce que tu recherches.

Ce qui est positif, c’est qu’en observant ce que tu fais en ligne, les algorithmes créent un profil et te montrent des contenus faits pour toi , afin de te proposer une expérience sur mesure et les contenus dont tu as besoin.

Cependant le point négatif, c’est que, sans que tu t’en rendes compte, ils peuvent aussi influencer tes choix (films, informations, produits, etc.) et servir des intérêts économiques (par exemple, avec des publicités ciblées) ou politiques (en faisant passer des idées ou des opinions au moment des élections). Nos traces numériques définissent donc notre identité numérique. Pour en savoir plus, consulte la Fiche Savoir 3.

Quand les algorithmes nous enferment

L’inconvénient des algorithmes, c’est qu’ils peuvent nous enfermer dans des bulles de filtre et renforcer notre biais de confirmation , c’est-à-dire notre tendance à ne voir que ce qui confirme ce que nous pensons déjà.

Une bulle de filtre se forme quand l’algorithme sélectionne automatiquement les contenus qui confirment nos gouts et nos opinions.

Le biais de confirmation est une façon de penser qui nous fait chercher et retenir surtout les informations qui confirment ce que nous croyons déjà, tout en oubliant ou en minimisant celles qui disent le contraire.

Cela signifie également qu’il existe une quantité de contenus auxquels nous n’avons pas accès , car l’algorithme a choisi à notre place ce qui est supposé nous intéresser en priorité. Il est donc primordial de garder une posture critique face aux informations triées par les algorithmes ! Pour en savoir plus, consulte la Fiche Savoir-faire 2.

 S 3 – Mon identité numérique, p. 106  SF 2 – Critiquer les informations en ligne, p. 129

C.

LES

INFLUENCEURS DIGITAUX ET LES CRÉATEURS DE CONTENUS

Un influenceur est une personne qui partage régulièrement du contenu (vidéo, photo, texte) sur un thème précis (mode, sport, jeux, etc.) et qui influence les opinions et les comportements de sa communauté.

Ils peuvent être classés en fonction de leur audience, c’est-à-dire du nombre d’abonnés qu’ils ont et de leur visibilité.

Des micro -influenceurs (moins de 100 000 abonnés) : proximité, spécialisation

Quand l’influenceur fait vendre

Des macro -influenceurs (plus d’un million d’abonnés) : forte visibilité, célébrité

Le marketing d’influence , c’est quand une marque demande à un influenceur de présenter un produit pour donner envie aux gens de l’acheter. Comme beaucoup de personnes les suivent, leur avis peut vraiment influencer nos choix.

Les partenariats peuvent prendre la forme : – de publications sponsorisées (#pub, #ad) ; – de placements de produits ; – d’unboxing (découverte d’un produit dans une vidéo) ; – de codes promo.

En échange, les influenceurs reçoivent de l’argent ou des cadeaux.

Ils doivent être transparents : dire clairement quand leur contenu est une publicité et rester honnêtes, surtout avec les jeunes. Mais certains abus existent : faux abonnés, images retouchées, fausses informations ou buzz négatifs juste pour attirer l’attention.

Heureusement , d’autres utilisent leur notoriété pour soutenir des causes utiles, comme la santé ou la protection de l’environnement.

Effets sur les comportements

Les influenceurs savent très bien comment capter notre attention. Ils utilisent plusieurs stratégies pour nous donner envie de les suivre.

Il y a l’ identification : on veut leur ressembler. Ils nous montrent une vie qui semble parfaite, des vêtements à la mode, des voyages incroyables ou simplement une attitude cool. On se dit : « Moi aussi, j’aimerais être comme eux ! »

Il y a le renforcement social : les likes, les commentaires et les partages nous donnent l’impression d’appartenir à une communauté. Quand tout le monde aime une vidéo ou un produit, on a envie de faire la même chose pour ne pas être à l’écart. Les influenceurs utilisent l’ émotion et le désir : ils racontent des histoires, montrent leur quotidien, parlent avec sincérité (ou du moins en donnent l’impression). Cette mise en scène crée un sentiment de proximité : on a l’impression qu’ils sont nos amis, alors qu’ils font en réalité partie d’une stratégie bien pensée pour susciter notre intérêt et influencer nos choix.

Nous imitons souvent ce que nous voyons chez les autres : sur les réseaux, on reprend les codes, les modes ou les gestes d’un modèle (influenceur, ami, star).

Nous apprenons par observation : quand un modèle reçoit des récompenses (likes, abonnés, cadeaux), cela encourage les autres à reproduire le même comportement.

Tu l’auras compris, les influenceurs digitaux, les créateurs de contenus utilisent différentes stratégies pour nous influencer. Pour les repérer et les déjouer, réfère-toi à la Fiche Savoir-faire 7.

D. EN RÉSUMÉ

Sur Internet, beaucoup de contenus peuvent influencer nos idées et nos choix, souvent sans qu’on s’en rende compte. Il existe donc différentes façons d’être influencé en ligne.

On peut l’être par des personnes : nos amis, les créateurs de contenus, les influenceurs, mais aussi ceux qui diffusent de fausses informations comme les fake news ou les théories du complot. Les modes et les tendances font aussi partie de ces influences.

On peut également être influencé par la technologie , par exemple par les moteurs de recherche, les publicités ou les recommandations automatiques choisies par les algorithmes.

De plus, tout n’est pas tout noir ou tout blanc : certaines influences peuvent avoir des effets positifs, et d’autres, des effets négatifs.

En effet, il existe aussi des influences positives sur le Web. Les algorithmes peuvent nous aider à trouver rapidement des informations qui correspondent à nos gouts ou à nos besoins. Certains influenceurs partagent aussi des contenus utiles : ils sensibilisent à l’égalité, à l’écologie, ou encouragent des comportements positifs.

Les influences négatives sur le Web sont nombreuses. Les bulles de filtre peuvent limiter ce que l’on voit, les biais cognitifs peuvent nous tromper, et certains contenus sont faits pour manipuler ou désinformer. D’autres cherchent simplement à nous pousser à acheter des choses dont nous n’avons pas vraiment besoin.

LA FIXATION D’UN PRIX

En économie, un marché concurrentiel est un lieu réel ou virtuel où se rencontrent ceux qui vendent (les offreurs) et ceux qui achètent (les demandeurs) des biens et des services. La plupart des biens et des services peuvent être échangés sur un marché, on les qualifie de biens et de services marchands .

Le prix d’un bien ou d’un service se fixe donc sur le marché. Sur le graphique ci-dessous, l’intersection de la droite de l’offre et de celle de la demande détermine le prix d’équilibre

L’offre est la quantité de biens que les vendeurs sont disposés à vendre à un prix donné. Elle évolue en fonction du prix (courbe croissante) : – p lus le prix d’un produit est élevé, plus l’offre augmente, car les producteurs seront prêts à le produire et, donc, les quantités sur le marché seront élevées ; – p lus le prix est bas, plus l’offre diminue, car les offreurs seront dissuadés par les gains faibles.

La demande est la quantité de biens/services que les consommateurs désirent acquérir pour un certain prix. Elle réagit en fonction du prix (courbe décroissante) : – p lus le prix d’un produit est bas, plus la demande sera élevée ; – i nversement, plus le prix est élevé, plus la demande diminuera.

Quantité
Prix d’équilibre
Demande
Offre
OFFRE
DEMANDE

FICHE SAVOIR-FAIRE 1

OBSERVER DES PROFILS

SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Observer des profils peut être un bon moyen de récolter des informations, ceci dans le but notamment de comparer différentes manières de « se mettre en scène » sur les réseaux sociaux.

A. LORSQU’ON SE FOCALISE SUR DES ÉLÉMENTS SPÉCIFIQUES DU PROFIL

LES INFORMATIONS

LAISSÉES PAR L’UTILISATEUR (CE QU’IL DÉCLARE)

– Zone d’identification du profil

Photo de profil ou avatar ?

Est-ce une photogra phie, un avatar inventé, une photographie d’un objet ou d’un paysage ?

– Pseudo, nom ou prénom

Est-ce un prénom réaliste ou un pseudonyme inventé ?

– Photo de couverture

Est-ce qu’il y en a une ?

Que représente-t-elle ?

Est-elle esthétique ?

– Biographie, description et coordonnées

L’utilisateur donne-til d’autres informations personnelles (passions, études, job, etc.) ?

Pseudonyme 0

LES INFORMATIONS

LAISSÉES PAR LES INTERACTIONS (CE QU’IL FAIT)

– Publications

Quel f ormat est utilisé (photos, vidéos, storys, etc.) ?

Quel est le thème des publications (humour, sport, opinions, crash-test, etc.) ?

Quel lien cherche

l’utilisateur avec les personnes qui vont consulter ses contenus (intime, sérieux, divertissement, etc.) ?

– Commentaires et interactions

L’utilisateur laisset-il beaucoup d’interactions (likes, etc.) ?

Sa présence est-elle active ou discrète ?

– Tags ou hashtags

L’utilisateur utilise-t-il des tags spécifiques pour gagner en popularité ?

LES INFORMATIONS STATISTIQUES (LES CHIFFRES)

– Nombre de likes et commentaires sur les publications

L’utilisateur a-t-il beaucoup de likes ou semble-t-il à la recherche de likes ?

– Nombre d’amis, d’abonnés ou de connexions

L’utilisateur est-il « populaire » sur le réseau social ou plutôt membre d’un cercle fermé ?

B. DE FAÇON GÉNÉRALE

UNE STRATÉGIE PERCEPTIBLE DANS LA MISE EN SCÈNE DU SOI ?

• Une mise en scène positive (se montrer heureux, fun)

• Une mise en scène stratégique (gagner des abonnés, se vendre ou faire vendre des produits)

• Une mise en scène émotionnelle (intime, sans filtre, etc.)

• ...

LE DEGRÉ DE VISIBILITÉ

• Le profil est-il public ou privé ?

• Tout le monde a-t-il accès de la même manière au contenu publié par l’utilisateur ?

• ...

LES INFORMATIONS STATISTIQUES (LES CHIFFRES)

– Nombre de likes et commentaires sur les publications

L’utilisateur a-t-il beaucoup de likes ou semble-t-il à la recherche de likes ?

– Nombre d’amis, d’abonnés ou de connexions

L’utilisateur est-il « populaire » sur le réseau social ou plutôt membre d’un cercle fermé ?

FICHE SAVOIR-FAIRE 2

CRITIQUER LES INFORMATIONS EN LIGNE

Sur Internet, beaucoup cherchent à capter ton attention : influenceurs, marques, médias… et même les algorithmes ! Cette fiche va t’aider à comprendre ce qui peut se cacher derrière un message en ligne. Vidéos, posts, pubs : tu vas apprendre à décoder les intentions des créateurs de contenus et à déjouer l’influence qu’ils peuvent avoir sur toi.

Attention : tu n’as pas à te méfier de tout ! Rien n’est jamais totalement vrai ou totalement faux. Imagine un curseur que tu ajustes au fur et à mesure : plus tu te poses de questions, plus tu sais si tu peux faire confiance… un peu, beaucoup ou pas trop. L’important n’est pas de douter de tout, mais de réfléchir juste ce qu’il faut pour comprendre ce qui t’influence.

A. QUI EST LA SOURCE DE L’INFORMATION

?

Est-ce que je sais qui a créé le contenu ?

La source estelle fiable ?

Une source inconnue, incertaine ou anonyme est susceptible de ne pas être fiable.

Attention, une source commerciale (entreprise, publicité) a pour but de vendre et/ou d’influencer le consommateur.

Qui est la source de ce contenu ?

Une personne, un influenceur, une star, un scientifique, un journaliste, une entreprise, un politicien, un robot, une IA ?

Une personnalité peut vouloir convaincre ou influencer l’opinion publique. Un humoriste ou un influenceur peut avoir pour but de distraire ou divertir.

Une source qui a pour but d’informer en relatant des faits est plutôt fiable.

B. POURQUOI CETTE INFORMATION ? (LE CONTEXTE)

Questions à te poser

Ce que cela pourrait révéler

Quand ce contenu a-t-il été publié ? Est-il récent ?

Quel évènement ou sujet l’a déclenché ?

À qui s’adresse-t-il ? (Jeunes, fans, consommateurs, électeurs, abonnés…)

Il est préférable d’exploiter des sources récentes et de comprendre le contexte dans lequel l’information a été rédigée. Sur Internet, il arrive très souvent que des propos soient repris ou détournés de leur contexte initial. Dans ce cas, la source n’est pas fiable

C. QUE ME MONTRE-T-ON ? (LE MESSAGE)

Questions à te poser

Ce que cela pourrait révéler

Qu’est-ce que je vois/lis/ entends ?

Le message est-il basé sur des faits et mentionne-t-il des sources ?

Un message qui n’est pas basé sur des faits, mais sur des opinions peut être critiquable…

Qu’est-ce que je vois/lis/ entends ?

Le message est-il basé sur des faits et mentionne-t-il des sources ?

Qu’est-ce que je vois/lis/ entends ?

Le message est-il basé sur des faits et mentionne-t-il des sources ?

Les émotions sont souvent utilisées pour influencer…

La mise en scène de soi peut créer une fausse impression de proximité…

D. QUI POURRAIT M’INFLUENCER ? (L’INFLUENCE)

Qui essaie de m’influencer ?

Quelle personne (ou quel groupe) essaie de me faire penser quelque chose ?

Questions à te poser Ce que cela pourrait révéler

Comment s’y prend-elle ?

(Humour, imitation, popularité, peur, admiration, autorité…)

Est-ce que je veux lui ressembler ?

Est-ce que sa « popularité » joue sur ma réaction ?

Comment ai-je eu accès à l’information ?

Elle m’a été proposée automatiquement. (Fil d’actualités, suggestions de YouTube, pub personnalisée, recommandations sur TikTok…)

Le contenu t’a été proposé par un algorithme.

Est-ce un contenu qui ressemble à ce que je regarde souvent ? Est-ce que je ne vois que des contenus du même type ?

Oui Non

Par moimême, sans utiliser de moteur de recherche.

On est souvent influencés par les personnes qu’on admire ou que l’on suit. L’imitation fonctionne même sans qu’on s’en rende compte.

Les algorithmes pourraient t’enfermer dans des « bulles » où l’on ne voit que ce qu’on aime/ pense déjà.

Les algorithmes peuvent influencer tes gouts, tes achats ou tes opinions.

Tu ne dois surement pas faire attention à l’influence des algorithmes dans ce cas-ci.

E. EST-CE CRÉDIBLE ? (VÉRIFICATION DES INFORMATIONS)

Questions à te poser

Ce que cela pourrait révéler

Puis-je trouver la même information sur d’autres sites fiables ?

Y a-t-il un auteur, une date, une preuve, une source ?

Le contenu cherche-t-il à manipuler ?

(Fake news, exagération, montage, image retouchée, message trop beau pour être vrai…)

Une information critique doit toujours être comparée avec plusieurs sources. Méfiance si : trop émotionnel, trop parfait, trop effrayant, trop vendeur.

FICHE SAVOIR-FAIRE 3

LA

DÉMARCHE D’INVESTIGATION

EN FORMATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

A. LA DÉMARCHE D’INVESTIGATION

La démarche d’investigation est une démarche qui permet de s’interroger et d’expliquer des faits socioéconomiques . L’objectif de cette démarche est de t’amener à prendre une posture de chercheur

J e me décentre : j’apprends à voir les choses autrement, en sortant de mon propre point de vue.

– J e prends conscience que j’ai des représentations mentales qui peuvent influencer ma vision du monde.

– J e me remets en question, j’apprends à douter des réponses évidentes.

– J e me pose des questions sur des phénomènes que J’observe au quotidien, je tente de les expliquer grâce aux outils des sciences économiques et sociales.

B. QUE SONT LES FAITS SOCIOÉCONOMIQUES SUR LESQUELS NOUS NOUS INTERROGEONS ?

« Est fait social toute manière de faire, fixée ou non, susceptible d’exercer sur l’individu une contrainte extérieure ; ou bien encore, qui est générale dans l’étendue d’une société donnée tout en ayant une existence propre, indépendante de ses manifestations individuelles. »

DURKHEIM, É. (1894). Les règles de la méthode sociologique.

Les faits socioéconomiques sont des phénomènes, des situations ou des comportements que l’on observe dans la société, comme la consommation, les inégalités économiques et sociales, la mode, la communication via les réseaux sociaux, la fracture numérique, etc. Les chercheurs tentent de les expliquer à travers des enquêtes et en mobilisant des théories issues des sciences sociales ou économiques.

Ils sont collectifs : ils concernent beaucoup de personnes, pas juste un individu. Ex. : la communication sur les réseaux sociaux numériques est pratiquée par des millions de personnes.

Ils sont stables , cela signifie qu’ils ne changent pas tout le temps. Ils durent dans le temps. Ex. : les personnes vendent et achètent des biens sur Internet depuis 30 ans grâce à l’invention du Web collaboratif.

CARACTÉRISTIQUES

DES FAITS

SOCIOÉCONOMIQUES

Ils sont contraignants dans la mesure où ils peuvent influencer nos comportements ou notre manière de penser. Ex. : les influenceurs montrent des manières de s’habiller ou de consommer qui peuvent pousser les jeunes à imiter les tendances de mode en faisant des achats en ligne.

C. LES ÉTAPES DE LA DÉMARCHE

ÉTAPE 1 : Observer et/ou se questionner

Ils sont extérieurs , c’est-à-dire en dehors de nous. Nous ne les choisissons pas. Ex. : nous ne décidons pas des règles implicites de fonctionnement des réseaux sociaux, nous nous y soumettons.

– À l’observation d’un phénomène socioéconomique actuel et/ou d’un questionnement , je mets en évidence des enjeux : économiques , sociaux ou environnementaux

– J’identifie des tensions (désaccords, intérêts divergents) qui en résultent.

– Je résume la problématique en formulant une ou plusieurs questions de recherche

ÉTAPE 2 : Rechercher des informations

– J’ identifie des éléments économiques, sociaux et environnementaux qui apportent un éclairage sur la problématique et je les formule sous forme d’ hypothèses explicatives .

– Je récolte des données sur le terrain (enquête, entretien, sondage…) et/ou je sélectionne des informations dans de la documentation.

– J’analyse , j’ interprète et je pose un regard critique sur les données.

ÉTAPE 3 : Synthétiser et communiquer

– Je synthétise les informations récoltées dans une synthèse, un tableau, une mind map…

– Je vérifie si les résultats répondent aux hypothèses de départ et je valide/invalide mes hypothèses.

– Je fais part des résultats de ma recherche sous une forme pertinente : un panneau, une affiche, un portfolio, une vidéo, etc.

SE POSER DES QUESTIONS ET FORMULER DES HYPOTHÈSES

Quand tu découvres un nouveau sujet, ton (ta) professeur(e) te demandera souvent d’observer une situation et de te poser des questions. C’est la première étape pour comprendre le monde économique et social.

Se poser des questions, c’est chercher à mieux comprendre un sujet en identifiant ce que l’on ne sait pas encore. À partir de ces questions, on peut formuler des hypothèses : ce sont des idées ou des explications possibles que l’on propose avant de vérifier si elles sont vraies. Cette démarche permet d’explorer un thème et de guider ensuite les recherches.

2. IDENTIFIER LES QUESTIONS

Note les éléments qui font question, les zones d’ombre ou ce que tu veux mieux comprendre. Pose-toi ces questions : – ce phénomène a-t-il des conséquences pour l’individu (bienêtre, estime de soi) ; – a-t-il un impact sur un groupe ou une organisation (règles, fonctionnement) ; – a-t-il des effets sur la consommation ou le budget des ménages ; – a-t-il des conséquences écologiques, respecte-t-il les objectifs du développement durable ?

1. OBSERVER

Regarde attentivement le document, l’image, la carte, le texte ou le problème pour repérer ce qui attire ton attention ou ce qui te parait important.

Regarde les faits, les comportements, les objets. Ne juge pas et n’interprète pas trop vite.

Mets de côté tes idées reçues (prénotions).

Ex. :

3. FORMULER DES QUESTIONS

Transforme tes observations en question claire, qui permet d’avancer dans la compréhension : « Pourquoi ? », « Comment ? », « Quelles sont les causes ? » ou « Quelles pourraient être les conséquences ? » Une bonne question est : – courte, claire, précise ; – ouverte (dont la réponse n’est pas juste « oui »/« non ») ; – pertinente pour comprendre le phénomène.

4. PROPOSER DES HYPOTHÈSES

Base-toi sur des faits observés et les savoirs économiques et/ou sociaux connus. Propose une ou deux explications possibles.

Si tu observes une publicité pour un smartphone, pose-toi ces questions : – influence-t-elle les choix des consommateurs ; – crée-t-elle des inégalités entre ceux qui peuvent acheter et ceux qui ne peuvent pas ; – quel impact sur l’environnement (production, déchets) ?

Question de recherche : « Comment la publicité influence-t-elle les comportements d’achat des adolescents ? »

Hypothèse : « La publicité influence les adolescents parce qu’elle associe le produit à la popularité. »

FICHE SAVOIR-FAIRE 5

FORMULER UN AVIS ARGUMENTÉ

SUR UNE QUESTION ÉCONOMIQUE ET

SOCIALE

A. QUEL EST L’OBJECTIF DE CETTE COMPÉTENCE ?

L’objectif de cette compétence est de t’amener à formuler une réponse à la question de recherche qui a été posée dans la séquence. « Formuler un avis » signifie ici « se positionner par rapport à une question, non pas en te basant sur ton opinion personnelle, mais sur des faits et des exemples découverts dans la séquence ». « Argumenter », c’est « justifier ton avis en donnant des raisons, des preuves ou des exemples pour convaincre ou expliquer ton point de vue ».

B. VOCABULAIRE

FAIT : a ffirmation vérifiable, basée sur la réalité ou des données objectives. ➡ O n peut prouver ou mesurer un fait.

OPINION : j ugement personnel, appréciation subjective qui dépend des valeurs, des gouts ou des croyances.

➡ Elle ne peut pas être prouvée scientifiquement, car elle relève du ressenti.

HYPOTHÈSE : p roposition supposée, formulée pour expliquer un phénomène ou prévoir un résultat, mais qui n’est pas encore vérifiée.

➡ Elle sert de point de départ à une recherche ou une expérimentation.

C. LES ÉTAPES À SUIVRE POUR FORMULER UN AVIS ARGUMENTÉ

Étape 1 : Reviens sur la question de recherche et sur les hypothèses

Pour commencer, reviens à la question de recherche formulée au début de la séquence. Tu vas maintenant examiner chaque hypothèse proposée au départ et te positionner par rapport à celle-ci.

Pour chaque hypothèse, indique si elle est : – validée : les informations recueillies confirment qu’elle est correcte ; – invalidée : les informations montrent qu’elle est fausse ou non fondée ; – partiellement validée / nuancée : l’hypothèse est en partie juste, mais doit être précisée ou complétée.

Ce travail te permettra ensuite de construire un avis argumenté solide , basé sur les résultats de ta recherche.

Étape 2 : Formule ton avis

À partir de l’analyse de tes hypothèses, tu vas maintenant formuler ton avis argumenté Voici quelques conseils pour réussir.

Évite les formulations comme « je pense que… » Pour argumenter, il est important de ne pas donner ton opinion personnelle : ton avis doit se baser uniquement sur les faits, les informations et les notions étudiées dans la séquence

Appuie-toi sur : – des chiffres ; – des exemples concrets ; – des résultats d’enquête ; – des informations vérifiées.

Ces éléments rendent ton avis crédible

– Mobilise des théories, des concepts ou des notions qui ont été définis et qui sont en lien avec le sujet.

– Utilise des connecteurs logiques : « parce que », « en effet », « par exemple », « cependant », « donc », « ainsi », « cela montre que »…

Hypothèse validée : les informations recueillies confirment l’hypothèse. Elle est juste et peut être utilisée pour construire l’avis argumenté.

Ex. : « La production de vêtements pollue beaucoup. »

– Notre enquête démontre que la fabrication d’un jean consomme des milliers de litres d’eau

– Hypothèse validée.

Hypothèse invalidée : les informations recueillies invalident l’hypothèse. Elle est donc fausse ou non fondée et ne peut pas être utilisée.

Ex. : « Les vêtements sont tous produits dans le respect des normes environnementales. »

– Notre enquête montre que la fabrication de jeans nécessite d’utiliser de nombreux produits chimiques, qui sont rejetés dans la nature à travers les eaux usées Donc , cette pratique pollue les sols et les rivières.

– Hypothèse invalidée.

Hypothèse partiellement validée ou nuancée : les informations montrent que l’hypothèse est en partie vraie, mais qu’il faut la compléter, la nuancer ou la préciser.

Ex. : « La consommation collaborative produit moins de pollution que la consommation traditionnelle. »

– Nous avons découvert que la consommation collaborative contribue à l’économie circulaire , car les biens sont réutilisés au lieu d’être jetés.

– Mais nous avons aussi observé que ce type de consommation entraine aussi des transports fréquents (pollution atmosphérique) et repose sur le numérique, qui génère de la pollution (surchauffe des serveurs, consommation d’énergie).

Étape 3 : Structure ton texte

Assure-toi que ton texte est bien structuré pour faciliter la lecture et la compréhension. Dans ton introduction, rappelle la question de recherche et les hypothèses de la séquence. Dans le corps du texte, développe ces hypothèses à l’aide d’arguments et d’exemples. Enfin, présente la conclusion générale de ton avis argumenté.

CRITÈRES

J’ai repris la question de recherche .

J ’ai repris toutes les hypothèses

Pour chaque hypothèse, j’ai indiqué si elle était validée , invalidée ou nuancée .

J ’ai justifié mon avis avec des informations de la séquence (exemples, faits, notions).

J ’ai donné au moins deux arguments clairs . Mes arguments et mon avis sont cohérents.

J ’ai utilisé des faits , des chiffres ou des exemples concrets et j’ai mobilisé des notions ou des théories vues en classe.

J ’ai utilisé des connecteurs logiques pour organiser mes idées.

J ’ai évité les formulations trop personnelles (« je pense que »…) et j’ai formulé un avis nuancé quand c’était nécessaire.

M on texte est clair, structuré et facile à comprendre.

OUI/NON

LIRE ET ANALYSER UN GRAPHIQUE

A. IDENTIFIER LE GRAPHIQUE

GRAPHIQUE CIRCULAIRE (CAMEMBERT)

Ce graphique a la forme d’un cercle divisé en plusieurs parts , comme un camembert coupé en morceaux.

Chaque part représente une portion d’un tout , par exemple la part de chaque groupe dans une classe ou dans une population.

Plus la part est grande, plus la valeur qu’elle représente est importante.

Tout le cercle représente 100 % des données

Ex. : Si on veut montrer les moyens de transport que les élèves utilisent pour venir à l’école, le graphique pourrait montrer que : – 50 % viennent à pied ; – 30 % en bus ; – 15 % en voiture ; – 5 % à vélo.

Moyens de transport pour venir à l’école

GRAPHIQUE EN BÂTONNETS

Ce type de graphique est formé de bâtons ou de barres . Chaque bâton représente une catégorie et sa hauteur (ou sa longueur) dépend de la valeur qu’elle indique. On l’utilise pour comparer des informations entre elles

Ex. : On peut représenter le nombre d’élèves dans chaque club de l’école : – 20 au club de sport ; – 15 au club de musique ; – 10 au club de dessin.

GRAPHIQUE ÉVOLUTIF

Ce graphique montre l’ évolution d’une donnée dans le temps . On l’utilise pour observer comment cette donnée augmente, diminue ou reste stable .

Ex. : On peut tracer une courbe pour montrer l’ évolution de la température au fil d’une semaine.

Évolution de la température moyenne sur une semaine en Belgique 18 17 16 15 14 13 12 Température moyenne (°C)

Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Jours de la semaine

Dans cet exemple, elle monte quand il fait plus chaud et descend quand il fait plus froid.

Club de dessin
Club de sportClub de musique Clubs

B. ANALYSER LE GRAPHIQUE

ÉTAPE 1 : COMPRENDRE LE SUJET DU GRAPHIQUE

Le titre donne souvent des indications précieuses sur les données étudiées et les outils statistiques utilisés (la manière dont ces données ont été collectées).

Lorsque le titre n’est pas très explicite, les notes situées sous le graphique peuvent apporter des précisions complémentaires.

ÉTAPE

2

: IDENTIFIER LES UNITÉS DE MESURE

Les unités peuvent être variées : milliers, milliards, pourcentages, habitants, quantités physiques, etc. Il est donc essentiel de les repérer avant toute interprétation.

ÉTAPE 3

: RECONNAITRE LE TYPE DE GRAPHIQUE

Il faut déterminer s’il s’agit d’un graphique circulaire, d’un graphique en bâtons ou d’un graphique évolutif, afin d’adapter la lecture à sa structure.

GRAPHIQUE

CIRCULAIRE

GRAPHIQUE EN BÂTONNETS

GRAPHIQUE ÉVOLUTIF

ÉTAPE 4

• Identifier la plus petite et la plus grande part (part minimale et maximale)

• Déterminer leur différence

• Repérer les parts de taille semblable

• Repérer la barre la plus haute et la plus basse

• Déterminer leur écart

• Observer les barres de hauteurs comparables

• Décrire la tendance générale (hausse, baisse, stabilité)

• Relever les variations marquées (pics et creux)

• Si plusieurs courbes sont présentes, les comparer et déterminer leur écart et leur rapprochement

: INTERPRÉTER LES DONNÉES

Il s’agit de dégager les informations essentielles : tendances générales, faits marquants, évolutions significatives, etc.

IDENTIFIER LES STRATÉGIES DU MARKETING D’INFLUENCE

Aujourd’hui, les influenceurs occupent une place importante sur les réseaux sociaux. Ils font partager leur vie, leurs gouts, leurs conseils… mais ils jouent aussi un rôle clé dans le marketing. Les marques utilisent les influenceurs pour toucher les jeunes de manière plus directe et plus proche que via la publicité traditionnelle.

Le marketing est l’ensemble des techniques et des stratégies utilisées par une organisation pour faire de la publicité de produits ou de services afin d’augmenter les ventes et de fidéliser la clientèle.

Pour cela, les influenceurs mettent en place différentes stratégies : ils choisissent un réseau social particulier, créent du contenu attractif, cherchent à paraitre authentiques, construisent une communauté fidèle et donnent envie d’acheter sans toujours avoir l’air de faire de la publicité. Ils peuvent même lancer des modes ou influencer les comportements. Comprendre ces stratégies permet de garder un esprit critique , de reconnaitre ce qui relève du divertissement et ce qui relève de la publicité, et de faire des choix plus libres et éclairés en tant que consommateur. Cette fiche t’aidera à analyser des publications d’influenceurs à travers sept grandes stratégies

A. RECONNAITRE UN CONTENU SPONSORISÉ

L’in uenceur est rémunéré.

Retour sur investissement (€).

L’in uenceur fait de la publicité pour une marque.

Un contenu est sponsorisé quand les influenceurs reçoivent de l’argent ou un cadeau pour parler d’un produit. Ils doivent légalement le signaler avec une mention comme : « p ub », « partenariat », « collaboration », « sponsorisé »…

Certains ne le disent pas toujours clairement, c’est pour ça qu’il faut observer avec attention et pouvoir reconnaitre les contenus sponsorisés lorsque tu en vois un.

Attention, le marketing d’influence peut soulever des questions éthiques (principes moraux qui dictent ce qui est bien, juste ou mal) : p ublicité dissimulée, image idéaliste, pression de consommation, manipulation émotionnelle.

B. ANALYSE DES STRATÉGIES DE MARKETING

Mode d’emploi :

1. c hoisis une publication d’influenceur ;

2. coche toutes les cases correspondant aux indices présents ;

3. l a (les) stratégie(s) avec le plus de cases cochées est (sont) celle(s) qui est (sont) utilisée(s).

Certaines publications peuvent utiliser plusieurs stratégies en même temps.

Stratégie 1 − Les médias sociaux

EXPLICATIONS

L’influenceur publie du contenu (photos, storys, vidéos, avis, tests…) sur des plateformes comme Instagram, TikTok, YouTube, Snapchat…

Le but est de rendre la marque visible et mémorisable, en montrant un usage concret du produit.

INDICES À REPÉRER

L’influenceur montre un produit en situation.

– I l poste un tuto, un unboxing , une démonstration, une photo ou une vidéo.

Tuto : guide en ligne qui montre étape par étape comment réaliser une tâche.

Unboxing (ou déballage) : type de vidéos publiées sur Internet dans lesquelles des personnes se filment en train de déballer des produits achetés.

Démonstration : présentation en ligne d’un produit ou d’un service.

L e réseau social met le produit en valeur (en étant montré dans son usage quotidien, l’objet a l’air exceptionnel, mis en avant dans la décoration d’un bureau ou autre, présent à plusieurs endroits…).

 SF 2 – Critiquer les informations en ligne, p. 129

Stratégie 2 − Susciter un désir et/ou un besoin (AIDA)

EXPLICATIONS

Les influenceurs cherchent à te donner envie d’acheter, même si tu n’en as pas vraiment besoin, en attirant ton attention, en rendant le produit attractif et en te poussant à passer à l’action.

INDICES À REPÉRER

– A ttention : le contenu attire mon regard ? (Bruits dans une vidéo, phrase accrocheuse, couleurs vives, décor particulier…)

I ntérêt : le produit/service semble-t-il unique et spécial ? ( Matériaux « i ncassables », fonction particulière, quelque chose que personne ne possède…)

– Dé sir : des images ou des exemples montrent que le produit peut me servir dans la vie quotidienne ? (Il est utile pour le quotidien, me force à boire de l’eau, me permet de l’utiliser à l’école ou facilement à la maison…)

– A ction : je suis incité(e) à acheter maintenant ? (Code promo avec validité, « clique pour acheter », pourcentage uniquement pour les cent premiers acheteurs…)

Stratégie 3 − Construire une image crédible et vraie

EXPLICATIONS

L’influenceur veut paraitre expert , sincère , honnête , naturel , sympathique

Cela renforce la confiance et donne du poids à ses recommandations.

INDICES À REPÉRER

L’influenceur maitrise son domaine (sport, beauté…).

– I l fait partager sa vraie vie, ses routines, ses émotions.

– I l donne un avis objectif « entre amis ».

– S on apparence est soignée et attirante.

Stratégie

4 − Susciter un sentiment de lien et de communauté

EXPLICATIONS

L’influenceur crée un groupe, sa « team », son « s quad », sa « famille ». Les abonnés ont l’impression de le connaitre personnellement.

INDICES À REPÉRER

– I l dit « ma communauté », « vous êtes les meilleurs ».

– I l fait partager sa vie quotidienne pour créer de la proximité.

– I l publie régulièrement et interagit beaucoup.

– L es abonnés se sentent appartenir à un groupe.

Stratégie 5 − Interactions parasociales

EXPLICATIONS

Tu as l’impression de connaitre l’influenceur comme un ami, alors que la relation est à sens unique. Cette proximité augmente la confiance… et l’influence.

INDICES À REPÉRER

– I l utilise un ton amical, comme s’il te parlait directement.

– I l regarde la caméra comme s’il te regardait.

– I l fait partager ses émotions, ses difficultés et ses moments intimes.

– Tu te sens proche alors que tu ne le connais pas réellement.

Stratégie 6 − Faire de la publicité sans en avoir l’air

EXPLICATIONS

L’influenceur parle d’un produit, mais de manière subtile, sans que cela ressemble à une publicité classique.

➡ M ais, légalement, il doit mentionner « pub », « partenariat », « #ad », « sponsorisé ».

INDICES À REPÉRER

– L e produit apparait dans un contenu naturel (vlog, story…).

– L a publicité est discrète, mais mise en valeur.

– L e post comporte « pub », « sponsorisé » ou « partenariat ».

– L e produit est intégré à la vie quotidienne.

Stratégie 7 − Devenir prescritpeur de normes

EXPLICATIONS

L’influenceur lance des tendances, décide ce qui est « stylé », « à la mode », « acceptable ».

Il influence les gouts, les comportements, les valeurs.

INDICES À REPÉRER

– I l présente un nouveau style, une mode ou un « must-have ».

– S es choix sont copiés par beaucoup.

– I l impose des standards (corps, style, vêtements).

– I l collabore avec des marques pour lancer des tendances/collections.

IDENTIFIER DES

VARIATIONS DE PRIX

Dans un marché, le prix d’un produit n’est jamais fixe. Cela signifie qu’il peut varier à tout moment, selon plusieurs facteurs différents. Ces variations dépendent principalement de l’offre, de la demande et des évènements ponctuels. Comprendre comment ces facteurs agissent permet de prévoir comment le prix d’un produit va évoluer et d’identifier les moments où le marché doit se réajuster pour retrouver un équilibre entre l’offre et la demande.

Tu peux consulter la Fiche Savoir 11 pour plus d’informations sur la fixation d’un prix sur le marché.

Impacts de la variation du prix sur la demande

Certains facteurs modifient de manière durable ou semi-durable la quantité de produits disponibles sur le marché. Ces changements peuvent faire monter ou descendre le prix d’équilibre.

Augmentation du prix

➡ La demande diminue

Cela s’explique par le fait qu’avec un revenu identique, le consommateur ne peut pas acheter plus de biens. À la place, le consommateur peut acheter un « bien substituable », c’est-à-dire un bien qui va répondre au même besoin. Ex. : si le prix des tomates augmente, les consommateurs peuvent acheter des poivrons à la place.

Diminution du prix

➡ La demande augmente

Cela s’explique par le fait que le consommateur, avec un revenu identique, peut acheter plus de produits. Ex. : une promotion sur les tomates peut engendrer un achat de tomates en grande quantité (ex. : une promotion « 1 kg + 1 kg gratuit »).

D’autres facteurs peuvent faire varier la demande

– Le nombre de consommateurs intéressés par le produit.

– Les caractéristiques du consommateur (son âge, son genre, ses gouts…).

– L’inflation, c’est-à-dire la hausse généralisée et durable des prix.

– Le revenu disponible (pouvoir d’achat) du ménage.

– Le prix d’un bien substituable. –

 S 11 – La fixation d’un prix, p. 126

Impacts de la variation du prix sur l’offre

D’autres facteurs agissent sur l’intérêt ou la capacité des acheteurs à acheter un produit. Ces changements influencent directement le prix d’équilibre.

Augmentation du prix ➡ L’offre augmente

La hausse du prix d’un bien a tendance à attirer les producteurs, c’est-à-dire les entreprises, les artisans, les agriculteurs ou toute organisation capable de fabriquer ou fournir ce bien. Lorsque le prix augmente, ces producteurs ont intérêt à proposer davantage de quantités, car cela accroit leur gain potentiel.

Diminution du prix ➡ l’offre diminue

Plus le prix d’un bien est bas, plus l’offre diminue, car les offreurs sont dissuadés par les faibles gains. En effet, les producteurs risquent d’avoir des couts de production plus élevés et ne feront plus de bénéfices sur le produit. Ils sont donc tentés de ne plus le fabriquer.

D’autres facteurs peuvent faire varier l’offre

– Les couts de production augmentent ou diminuent.

– Les taxes sur les produits.

– La concurrence.

– Les aléas dans la production : phénomènes climatiques, ressources épuisées, grèves…

– Une loi retirant certains produits du marché.

Évènements ponctuels

Certains évènements n’affectent le marché que de façon temporaire.

Ex. : les soldes, une grève, le Black Friday, une promotion…

Effet sur l’offre

Ces évènements peuvent limiter temporairement le nombre de produits disponibles.

Effet sur la demande

Ils peuvent aussi augmenter ou diminuer temporairement le nombre d’acheteurs.

Effet sur le prix

Le prix peut donc monter ou descendre de façon temporaire, mais, une fois l’évènement passé, le prix retourne à son niveau d’équilibre. monter

TABLES DES MATIÈRES

1

MON IDENTITÉ NUMÉRIQUE : QUI SUIS-JE EN LIGNE

2

3 INTERNET RESPONSABLE : LES RÈGLES DU JEU

5

LES SECRETS DES PRIX BAS

6

CONSOMMER AUTREMENT : DU MAGASIN À LA PLATEFORME

BOITE À OUTILS

ZOOM

SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

Avec Zoom Sciences économiques et sociales, tu vas explorer la manière dont les individus interagissent dans un monde en constante transformation. En plongeant au cœur de l’espace numérique, tu comprendras comment les échanges économiques et sociaux s’y développent, comment les décisions influencent ton quotidien et quelles dynamiques structurent la vie en société. Zoom permet ainsi de t’interroger sur les traces que nous laissons en ligne et l’image que nous construisons de nous-mêmes sur les réseaux sociaux.

À travers des séquences variées, des documents multiples et une démarche d’investigation claire – observer, questionner, rechercher, communiquer – tu apprendras à analyser, comparer et argumenter en toute autonomie, en tant que citoyen ou citoyenne éclairé(e) face aux enjeux du monde contemporain.

Zoom : Observer, se questionner, comprendre... au cœur des sciences humaines ! Zoom est la nouvelle collection de sciences humaines conforme aux attendus du nouveau référentiel dans le cadre du Pacte pour un Enseignement d’excellence. Pensée pour amener les élèves à observer, se questionner et analyser des réalités et phénomènes historiques, géographiques, économiques et sociaux, elle les accompagne dans la construction d’outils pour comprendre le monde, à travers des démarches concrètes et citoyennes.

Destinée au élèves de la 1re à la 3e année de l’enseignement secondaire, la collection propose un livre-cahier par discipline (Zoom Géographie, Zoom Histoire et Zoom Sciences économiques et sociales), à utiliser ensemble ou isolément.

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Auteurs

Olan Bollen

Escander Bouhlila

Anne-Claire Hoebeke

Maverick Lambert

Quentin Lisen

Coline Simons

ISBN 978-94-651-4291-3 vanin.be 611276

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