Développer la maitrise et la capacité de mobiliser des outils numériques propres aux disciplines.
Les représentations de l’espace étant majoritairement numériques (vue verticale, globe virtuel, géoportail…), ces outils sont mobilisés.
Développer une pensée critique et complexe
Développer une pensée critique et complexe requiert de recourir à des catégories d’analyse multiples pour lutter contre les généralisations, de développer une appréhension des causalités circulaires ainsi que de trouver, traiter et évaluer des sources d’informations fiables, quel qu’en soit le support, y compris numérique.
La contribution de la formation géographique se réalise via la compétence à établir des liens entre les composantes spatiales pour expliquer des localisations, des répartitions/dynamiques spatiales. L’élève est amené à prendre en compte des éléments progressivement plus nombreux et plus complexes pour comprendre l’environnement et les différences entre l’ici et l’ailleurs. Il apprend à rechercher des informations, à apprécier leur pertinence, à les communiquer et à nuancer ses propos.
Composante de la visée
Développer une appréhension des causalités circulaires (par exemple, les cercles vicieux ou vertueux) et les interactions qui relient les éléments d’un système.
Apprendre à en réaliser une synthèse, ce qui suppose, notamment, la capacité à organiser les informations, à les mettre en forme et à en garder une trace sous des formats appropriés.
Contenus/Attendus contributifs
Établir des liens entre des composantes spatiales pour expliquer des localisations, des répartitions/dynamiques spatiales. (C 2 3, C 24 et C 25)
Caractériser un paysage/environnement pour contextualiser un fait/phénomène. (C 2 0, C 21 et C 24)
Établir des liens entre des composantes spatiales pour expliquer des localisations, des répartitions/dynamiques spatiales. (C 2 3, C 24 et C 25)
Développer la créativité et l’esprit d’entreprendre
L’esprit d’entreprendre suppose de l’initiative, de la créativité, de l’innovation et de l’engagement, ainsi que la capacité de programmer et de gérer des projets en vue de la réalisation d’objectifs. Il s’agit de pouvoir transformer des idées en actes.
On peut dire qu’il y a créativité lorsqu’au terme d’une réalisation, les élèves proposent une (piste de) solution nouvelle (pertinente, efficace et originale) ou lorsque leur processus de recherche démontre leur capacité à produire des idées ou des comportements divergents.
La formation géographique contribue également à cette visée lorsque l’élève est invité à communiquer la manière dont il perçoit l’espace. L’élève pourra se saisir de différents savoir-faire de la discipline pour formaliser sa production.
Composante de la visée
Réaliser une œuvre, une production médiatique ou un projet, s’engager dans des actions concrètes, au sein ou à l’extérieur de l’école, que ce soit seul ou collectivement, de façon graduellement autonome. Anticiper les conséquences et les effets, pour soi ou pour autrui, de sa production.
Contenus/Attendus contributifs
Annoter/construire une représentation de l’espace. (SF 17, SF 18)
Découvrir le monde scolaire, la diversité des filières et des options qui s’ouvrent après le tronc commun et mieux connaitre le monde des activités professionnelles
S’orienter repose sur la connaissance de soi, mais aussi sur une découverte du monde extérieur et de l’éventail des possibles qu’il offre en matière de filières d’études et de métiers ainsi que de liens entre filières et métiers. C’est aussi établir des relations entre les savoirs, savoir-faire et compétences enseignés à l’école et les grandes sphères de l’activité professionnelle et humaine de manière plus générale. Il s’agit, pour les élèves, de découvrir les mondes professionnel et scolaire dans leurs composantes et leur organisation, les liens qu’ils entretiennent avec la société et ses évolutions, et de réfléchir au sens qu’ils revêtent à leurs yeux.
La contribution de la formation géographique à cette visée transversale se réalise lorsque l’élève aborde des enjeux tels que les impacts environnementaux ou des questions relatives à la mobilité, l’habitat, la consommation, la production, les risques, l’aménagement du territoire et la mondialisation. Cette contribution est également présente lorsque l’élève mobilise des outils numériques de la discipline issus des SIG (géoportails, globes virtuels, etc.).
Composante de la visée
Transposer des problèmes locaux vers des enjeux globaux pour prendre conscience des interdépendances mondiales et de notre responsabilité locale et globale via nos actions (individuelles et collectives) sur les autres et sur le monde.
Contenus/Attendus contributifs
Des enjeux globaux sont travaillés en S1 : les effets positifs et négatifs de l’évolution de l’occupation du sol sur l’environnement. (S 10 et C 25)
Développer des projets personnels et professionnels : anticiper et poser des choix
Relevant davantage d’un savoir-agir, il s’agit ici pour l’élève de rassembler, d’articuler et d’incarner ce qu’il a appris sur lui-même et sur les autres, ce qu’il a appris du monde scolaire, de la diversité des filières et options scolaires qui s’ouvrent après le tronc commun et ce qu’il connait du monde des activités professionnelles, de manière à se forger une vision de l’avenir et à se mettre en projet. Sur la base d’une identification de plus en plus claire et du développement progressif de leurs intérêts, gouts, et domaines privilégiés de compétences, les élèves apprennent à élaborer peu à peu un projet, de formation, d’études et de vie ; ils apprennent à « construire leur vie ». Il s’agit aussi de les sensibiliser à l’importance de disposer de plusieurs scénarios d’avenir et de concevoir la sélection progressive de l’un d’entre eux comme un processus dynamique, évolutif, non figé.
La formation géographique contribue à responsabiliser les élèves quant à leurs choix futurs en termes d’impacts de ceux-ci sur l’environnement à l’échelle locale et globale.
Composante de la visée
Développer la capacité à pouvoir agir sur leur vie, mais aussi à prendre conscience des contraintes et des limites qui pèsent sur ce savoir-agir. Développer divers scénarios de leur avenir et être capable de s’y projeter.
Contenus/Attendus contributifs
Tout au long de la formation géographique, l’élève développe la connaissance d’effets d’activités du quotidien sur l’environnement ou des effets d’aménagements pour mettre en valeur un territoire ou faire face à des problèmes. Ces références lui permettent d’envisager (ou l’entrainent à envisager) différentes manières d’agir individuellement ou collectivement face à une situation ou un problème nouveau tout en évaluant des effets de ces/ses actions sur l’environnement proche et/ou lointain.
Argumenter des choix.
Établir des liens entre des composantes spatiales pour expliquer des localisations, des répartitions/dynamiques spatiales. (C 2 3, C 24 et C 25)
3.7. Liens avec les autres disciplines des sciences humaines
Les disciplines des sciences humaines traitent d’objets qui leur sont spécifiques et d’objets communs (FWB, 2022, p. 22). Les objets communs peuvent constituer des croisements entre les séquences ou permettre des activités interdisciplinaires. La collection Zoom organise les contenus par discipline dans des livres-cahiers séparés. Toutefois, l’enseignant(e) est invité(e) à faire des liens autour de ces objets communs et entre les séquences d’activités des différents livres-cahiers. Les possibilités en première secondaire sont les suivantes :
a) Objet commun : La consommation et la production
La géographie interroge l’évolution des capacités des espaces à subvenir aux besoins des populations compte tenu des disparités spatiales de peuplement et des croissances démographiques inégales
3.9. Tâches variées et différenciation pédagogique
La nature des tâches est liée au prescrit en dehors de quelques activités qui permettent de contextualiser des apprentissages ou de relancer l’attention des élèves. Ces tâches ont un statut spécifique puisqu’elles ne conduisent pas à des éléments évaluables.
La construction pédagogique est articulée autour d’un récit géographique qui assure la question du sens des apprentissages. Ce récit comporte donc des tâches de natures variées dont certaines ne conduisent pas à des attendus d’apprentissage, mais assurent uniquement des transitions ou des relances de l’attention.
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3.10. La place de l’évaluation
L’évaluation est mise au centre de l’apprentissage puisque toutes les tâches, à l’exception de celles qui concernent la contextualisation (voir les tableaux 4 à 7), correspondent explicitement aux attendus du référentiel. Les verbes opérateurs sont ceux du référentiel.
D’une part, l’enseignant(e) peut utiliser les activités du livre-cahier pour apprendre aux élèves à s’autoévaluer en leur donnant les critères de qualité de la production attendue. D’autre part, les évaluations proposées en ligne donnent des exemples de transferts.
4. Les rubriques de Zoom
POUR T’AIDER
POUR ALLER PLUS LOIN
STRATÉGIE
BUZZ
FAISONS LE POINT !
Ces rubriques soutiennent la différenciation en proposant, au sein d’une même séquence, des aides ciblées pour sécuriser l’entrée dans la tâche, et des prolongements pour enrichir ou approfondir les apprentissages.
La rubrique « Stratégie » explicite des démarches, des repères ou des outils méthodologiques utiles aux élèves. Elle vise à rendre visibles les opérations mentales nécessaires pour la réalisation de la tâche et à soutenir l’autonomie.
La rubrique « Buzz » met en lumière un fait, un objet, une notion ou une anecdote en lien avec la séquence. Elle permet d’élargir la culture géographique des élèves tout en nourrissant leur curiosité.
La rubrique « Faisons le point ! » propose des temps d’arrêt dans les apprentissages. Elle aide les élèves à structurer les acquis essentiels, à reformuler ce qui a été compris et à préparer la suite de la démarche.
La rubrique « ABC » attire l’attention sur un mot, une notion ou un concept à fixer. Elle soutient la maitrise du vocabulaire disciplinaire, nécessaire à la compréhension des documents et des phénomènes étudiés.
5. Liste des documents complémentaires disponibles sur iDiddit
Sur iDiddit, différents documents sont mis à disposition de l’enseignant(e) et des élèves.
Pour l’enseignant(e)
–
L e manuel numérique
L e Guide+, c’est-à-dire le guide de l’enseignant(e) en version numérique
U n tableau synoptique reprenant l’ensemble des attendus liés au référentiel du Pacte pour un Enseignement d’excellence, l’ensemble des attendus qui mobilisent des éléments en lien avec l’Éducation aux médias, l’ensemble des attendus en matière d’Éducation à la philosophie et à la citoyenneté
–
L’atlas numérique et son mode d'emploi
L es fiches outils disponibles en téléchargement
D es évaluations (version élève + version corrigée) pour chaque thème
– Pour certains thèmes, une ou des activité(s) complémentaire(s)
Pour l’élève
–
–
–
–
L e manuel numérique
L es annexes éventuelles
D es exercices numériques
L es cartes numériques
L es vidéos en téléchargement
Bienvenue dans Zoom Géographie 1 !
Avec Zoom Géographie , tu découvriras comment les humains vivent sur Terre et comment les territoires se transforment. Au fil d’observations géographiques, tu découvriras pourquoi les villes s’étalent, comment les espaces agricoles et forestiers évoluent et quels effets ces changements ont sur les populations et sur l’environnement. Grâce à des activités variées et à des documents multiples , tu apprendras à lire le monde de façon critique, à comparer des situations, à les analyser et à comprendre les logiques qui organisent les territoires . Chaque séquence t’invite à travailler la démarche d’investigation : observer , te questionner , rechercher , puis synthétiser et communiquer tes découvertes.
Avec Zoom Géographie , tu comprendras les territoires et leurs transformations pour mieux agir demain.
Comment utiliser ton livre-cahier ?
Ton livre-cahier se compose de quatre thèmes couvrant l’ensemble de la matière à voir pendant l’année. Celle-ci se répartit comme suit :
Thème Nord – Espaces et population : pour revoir l’essentiel de ton cours de géographie vu en primaire ;
Thème Sud – L’agriculture, un monde qui change : pour comprendre comment les espaces agricoles changent ;
Thème Est – Des villes qui débordent ! : pour analyser la croissance de villes sur différents continents, les comparer et mieux comprendre où est logée la population sur Terre ;
Thème Ouest – Au cœur des forêts : pour observer comment et pourquoi les espaces forestiers se modifient dans différentes régions du monde.
Chaque séquence suit toujours la même démarche d’investigation : une PAGE D’INTRODUCTION qui présente l’objet de la séquence, en l’ancrant dans le présent ;
J’OBSERVE : tu découvres un document déclencheur : paysage, photo aérienne, vue satellite, carte, vidéo… et tu repères ce qui change dans l’espace ;
JE RECHERCHE : tu réponds à une question de recherche en analysant des documents variés : cartes, vues verticales, SIG (Google Earth, ArcGIS…), etc. ;
JE COMMUNIQUE : tu rassembles les informations dans une synthèse guidée (croquis, schéma…).
Quelques ressources complémentaires
À la fin de ton cahier, une Boite à outils rassemble tout ce dont tu as besoin pour réussir :
• Fiches savoir : les notions essentielles à connaitre (les causes de la mutation des espaces, les facteurs de localisation, etc.)
• Fiches savoir-faire : les conseils pour lire et analyser une carte, relever une distance à l’aide d’un portail numérique ou d’un atlas, etc.
• Recueil cartographique : un recueil rassemblant les cartes de référence.
Je comprends les verbes opérateurs en géographie
Dans ton livre-cahier de Zoom Géographie , les consignes utilisent souvent des verbes comme décrire, situer, comparer, expliquer…, mais comprends-tu exactement ces verbes ?
La fiche SF 1 (p. 154) rassemble les verbes opérateurs en géographie, utiles pour comprendre les consignes et répondre aux exercices avec précision.
Ce guide vise à accompagner les enseignant(e)s qui n’ont pas dispensé de cours de géographie depuis un certain temps. Il précise les notions essentielles à maitriser, propose des pistes concrètes d’exploitation et attire l’attention sur les points à ne pas surcharger.
THÈME NORD ESPACES ET POPULATION
Axe 1 — Apprendre à décrire des espaces
Axe 2 — Apprendre à (se) représenter les espaces
Les élèves sont à même de :
– s ituer, en quelques mots, des espaces plus ou moins peuplés, à l’aide des repères connus ou identifiés sur une carte ;
c aractériser le climat d’un espace en faisant référence aux températures et aux précipitations.
Pour y arriver, les élèves vont s’exercer à :
– a nnoter une carte à une variable, sur la base de la légende (couleurs ou figurés) pour mettre en évidence des espaces plus ou moins peuplés, ou des espaces plus ou moins chauds et plus ou moins secs ;
Objectifs selon des axes didactiques
Savoirs
– n ommer les continents (Europe, Asie, Amérique, Afrique, Océanie et Antarctique) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre ;
– n ommer les océans (Atlantique, Pacifique, Indien, Arctique, Antarctique) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre ;
– n ommer les principaux parallèles et repères (les tropiques, l’équateur, les cercles polaires, les hémisphères, les pôles) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre ;
– n ommer les 3 zones thermiques figurées sur une carte : chaude (toujours chaude, de part et d’autre de l’équateur) ; tempérée dans nos régions (températures variables) ; polaire au nord (toujours froid).
Axe 3 — Apprendre à établir des liens entre l’évolution de l’occupation du sol et l’environnement
Les élèves seront capables, sur la base de différentes cartes, d’expliquer la présence plus ou moins importante de la population, en faisant référence au relief ou à l’hydrographie ou aux conditions climatiques ou à la proximité du littoral.
– N ommer les principaux espaces du monde marqués par la croissance démographique, figurés sur une carte : Asie de l’Est (Chine), Asie du Sud (Inde, Pakistan), Indonésie, Golfe de Guinée (Nigéria), Région des Grands Lacs africains.
– D ire, en quelques mots, ce qu’est la croissance démographique : naissances, décès (mouvement naturel) et immigration, émigration (mouvement migratoire).
Savoir-faire
– Lire une information quantitative sur la base de la légende.
– Associer l’emploi des figurés cartographiques de couleurs différentes à des données qualitatives ou quantitatives.
– Des compétences
• Situer, en quelques mots, des espaces plus ou moins peuplés, à l’aide des repères connus ou identifiés sur une carte. (P6)
• Situer un fait ou un phénomène à l’échelle d’un continent ou du monde, en faisant référence à des repères, à la répartition de la population et aux zones thermiques. (P6)
• Caractériser le climat d’un espace en faisant référence aux températures et aux précipitations. (P6)
• Sur la base de différentes cartes, expliquer la présence plus ou moins importante de la population, en faisant référence au relief ou à l’hydrographie ou aux conditions climatiques ou à la proximité du littoral. (P6)
– Des savoir-faire
Prérequis
TC – primaire
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Fiches outils
• Annoter une carte à une variable, sur la base de la légende (couleurs ou figurés) pour mettre en évidence des espaces plus ou moins peuplés ou des espaces plus ou moins chauds et plus ou moins secs. (P6)
– Des savoirs
• Nommer les 3 zones thermiques figurées sur une carte : chaude (toujours chaude, de part et d’autre de l’équateur) ; tempérée dans nos régions (températures variables) ; polaire au nord (toujours froid). (P6)
• Nommer les continents (Europe, Asie, Amérique, Afrique, Océanie et Antarctique) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre. (P6)
• Nommer les océans (Atlantique, Pacifique, Indien, Arctique, Antarctique) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre. (P6)
• Nommer les principaux parallèles et repères (les tropiques, l’équateur, les cercles polaires, les hémisphères, les pôles) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre. (P6)
S 1 – Comprendre l’évolution démographique à partir de chiffres et de graphiques
SF 8 – J’utilise un atlas
Mots-clés foyer de population – croissance démographique – représentation cartographique – figuré cartographique
Entrée transversale cf. p. 15 du programme du SeGEC
Nombre de périodes 4 périodes de 50 minutes
PLANIFICATION DU THÈME NORD – ESPACES ET POPULATION
Période
Thématiques
Pages
1 1. J’observe 8-12
2 2. Je recherche
2.1. Comment se répartit la population sur Terre ?
2.2. Où Sont les principaux espaces inhabités sur Terre ? 13-15
2.3. Comment évoluent les foyers de population ?
3
3. Je communique
Les enjeux pour demain 15-19
4 Évaluation sommative
DÉMARCHES MÉTHODOLOGIQUES
Nous vous rappelons que les thèmes peuvent être abordés dans l’ordre que vous souhaitez, à l’exception du thème Nord qui est un thème introductif. Il est donc important de le voir avant d’aborder les autres thèmes.
1. J’OBSERVE
COMMENT REPRÉSENTER LA RÉPARTITION DE LA POPULATION À L’ÉCHELLE DE LA TERRE ?
Cette première question invite à faire une analyse comparée de trois cartes qui traitent du même sujet : la répartition de la population à l’échelle mondiale.
Cette analyse est l’occasion de mettre en évidence la spécificité de la démarche géographique dans le tronc commun : la démarche d’investigation est en effet basée sur une question géographique issue d’une disparité spatiale, c’est-à-dire d’une répartition spatiale inégale.
C’est également l’occasion d’activer une composante de l’entrée transversale du référentiel « Développer une pensée critique et complexe », à savoir « S’initier à la recherche documentaire en partant d’une démarche heuristique ».
Lors de la recherche de cartes pour illustrer un fait géographique, les élèves doivent s’interroger sur la pertinence de la représentation. Les élèves découvrent des cartes qui illustrent le même sujet (la répartition de la population mondiale), mais si toutes les cartes sont correctes, elles ne sont pas toutes aussi pertinentes pour mettre en évidence des disparités spatiales.
Exercices 1 et 3
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Exercices 2 et 4
Attendu :
SF - Associer l’emploi des figurés cartographiques de couleurs différentes à des données qualitatives ou quantitatives. (S1)
ECA :
Cette analyse est l’occasion de travailler l’éducation aux médias dans sa dimension technique. Les techniques utilisées pour construire des cartes vont influencer significativement l’information transmise. Les trois cartes utilisent des techniques différentes et bien qu’elles traitent du même sujet, elles procurent des informations différentes. Il est question ici d’une activité d’analyse médiatique, l’élève développe la conscience des spécificités liées au média.
Cette activité s’insère dans la thématique « Langages médiatiques », elle permet aux élèves de découvrir et comprendre des procédés techniques nécessaires pour créer et diffuser des messages médiatiques par le biais de la carte.
DOCS 1-2-3
Des disparités sont mises en évidence à l’aide de cartes ; plus les cartes sont précises, plus des disparités spatiales sont visibles et facilitent le questionnement. C’est ce qui est mis en évidence sur la carte de la page 12 (doc. 3) par rapport aux deux autres cartes. C’est également l’occasion d’attirer l’attention des élèves sur différents figurés géographiques (les formes utilisées sur une carte pour représenter un fait).
Qu and on parle de la répartition spatiale de la population mondiale , il faut comprendre les espaces où vivent les humains sur Terre, comment ils sont dispersés ou regroupés.
DOC. 1 Répartition de la population mondiale en 2030
DOC. 2 Répartition de la population mondiale en 2023
Ca rte sur laquelle la population de chaque pays est représentée par un symbole ponctuel (un cercle ici) dont la surface est proportionnelle au nombre de personnes dans le pays. La carte indique combien de personnes il y a dans l e pays, mais pas où sont les personnes.
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2. JE RECHERCHE
2.1. COMMENT SE RÉPARTIT LA POPULATION SUR TERRE ?
La question de ce titre met en évidence l’activité de base à mener en géographie : décrire une répartition spatiale en vue de mettre en évidence des disparités pour faire émerger des questions et ensuite mener une recherche pour y répondre.
Cette activité ne met en place aucun acquis spécifique de S1. Il s’agit d’une réactivation des acquis de P6 et une réactivation des fondements de la démarche d’investigation en géographie. Cette réactivation permet également de justifier dans quels territoires il est important d’analyser la croissance démographique (les espaces les plus peuplés) puisque c’est là où les enjeux sont les plus importants.
Exercice 1
Cette activité permet d’intégrer une composante de la visée transversale « Se connaitre et s’ouvrir aux autres », à savoir « Se situer dans son environnement, dans la réalité qui l’entoure ».
Dans cet exercice, les élèves (re)découvrent où sont les personnes sur Terre, ce qui permet à chacun de se situer par rapport aux espaces plus ou moins peuplés.
Attendu :
S - Nommer les continents (Europe, Asie, Amérique, Afrique, Océanie et Antarctique) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre. (P6)
Exercice 2
Attendus :
S - Nommer les océans (Atlantique, Pacifique, Indien, Arctique, Antarctique) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre. (P6)
S - Nommer les principaux parallèles et repères (les tropiques, l’équateur, les cercles polaires, les hémisphères, les pôles) figurés sur un planisphère ou un globe terrestre. (P6)
2.2. OÙ SONT LES PRINCIPAUX ESPACES INHABITÉS SUR TERRE ?
Maintenant que les élèves se sont remis en mémoire où sont les humains sur Terre et où ils ne sont pas, la suite vise à répondre aux questions « pourquoi là ? », « pourquoi pas ailleurs ? ». Ces questions sont à la base de la démarche de recherche en géographie.
La réponse à ces questions, dans le cas de la répartition de la population, permet de rappeler des composantes de base de l’espace, telles que le relief, l’hydrographie et les climats.
Il nous semble important d’attirer l’attention sur le fait que ce sont des réactivations, le temps consacré à ces rappels doit donc être limité.
2. JE RECHERCHE
2.1. COMMENT SE RÉPARTIT LA POPULATION SUR TERRE ?
Les différents foyers de population sont des espaces qui concentrent une grande partie de la population mondiale. Ils sont caractérisés par des conditions propices à l’agriculture et au développement de grandes agglomérations.
1. Annote la carte (doc. 3) afin de mettre en évidence les principaux foyers de population sur Terre. Consulte la carte 1 de ton recueil cartographique si né cessaire
Carte 1 – Les grandes régions du monde, p. 166
Ensuite, indique le nom des principaux foyers de population en vert :
― Asie de l’Est ( pr incipalement en Chine)
― Asie du Sud ( pr incipalement en Inde, au Pakistan, au Bangladesh)
― Asie du Sud-Est ( pr incipalement en Indonésie)
― Pays du Golfe de Guinée
― Région des Grands Lacs africains et Éthiopie
― Europe de l’Ouest
― Est des États-Unis
― Amérique centrale et Caraïbes
2. Su r le doc. 3, repère et nomme en bleu :
― l’océan Atlantique ― l’océan Pacifique
― l’océan Indien ― l’océan Arctique
― l’océan Antarctique
No mme les principaux parallèles : l’équateur, le tropique du Cancer, le tropique du Capricorne, le cercle polaire arctique et le cercle polaire antarctique.
Con s ulte la fiche SF 8 si nécessaire (d isponible sur iDiddit) .
SF 8 – J’utilise un atlas
2.2. OÙ SONT LES PRINCIPAUX ESPACES INHABITÉS SUR TERRE ?
1. Annote la carte du doc. 3 en indiquant, en rouge, les noms des principaux espaces inhabités sur Terre.
― Alaska
― C anada
― Gr oenland
― Si bérie
― Sahara
― Ar abie
― A ustralie
― An tarctique
― Nord de l’Europe
2. Sé lectionne une carte de ton recueil cartographique qui permet de comprendre l’absence de foyer de population à ces endroits.
Ju stifie ton choix en quelques mots.
Exemples de réponse :
Carte 5 - Températures moyennes annuelles : Les espaces où il fait trop froid ou trop chaud ne comportent pas de foyer de population.
Carte 4 - Précipitations moyennes annuelles : Les espaces où il fait trop sec ne comportent pas de foyer de population.
Carte 6 - Climats sur Terre : Les climats polaire et désertique ne comportent pas de foyer de population.
FAISONS LE POINT !
Pour représenter un fait géographique, comme la répartition de la population mondiale, on peut utiliser des représentations cartographiques différentes en fonction de ce que l’on veut montrer.
Décris brièvement deux techniques différentes pour représenter des populations plus ou moins importantes sur une carte. Sers-toi des documents vus pour répondre.
― Une première technique consiste à utiliser un symbole (un personnage ou un cercle) dont la surface va varier en fonction du nombre de personnes (comme sur les docs 1 et 2).
― Une deuxième technique consiste à faire varier l’intensité de la couleur sur une même surface pour indiquer qu’il y a plus ou moins de personnes (comme sur le doc. 3).
RAPPEL
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La population n’est pas répartie de manière uniforme sur Terre. Il y a des endroits particulièrement peuplés, ce sont des foyers de population
Les plus remarquables se situent en Asie et plus particulièrement à l’est de la Chine, ainsi qu’en Inde, au Bangladesh et au Pakistan. Il y a beaucoup d’endroits peu peuplés, surtout aux hautes latitudes au-delà des cercles polaires où les températures sont particulièrement basses, mais aussi aux latitudes des tropiques où se situent de grands déserts, par exemple au Sahara, en Arabie saoudite ou en Australie.
Exercice 1
Cette activité permet d’intégrer une composante de la visée transversale « Apprendre à apprendre », à savoir « Développer des capacités à observer, comparer, raisonner (de manière inductive et déductive), conceptualiser, abstraire ».
Dans cet exercice, les élèves vont s’exercer à expliquer un phénomène géographique (ce qui fait que les espaces sont plus ou moins peuplés) en comparant différentes composantes de l’espace. Ils apprennent plus particulièrement à raisonner et à conceptualiser.
Attendu :
SF - Annoter une carte à une variable, sur la base de la légende (couleurs ou figurés) pour mettre en évidence des espaces plus ou moins peuplés ou des espaces plus ou moins chauds et plus ou moins secs. (P6)
Exercice 2
Attendu :
C - Caractériser un espace en faisant référence à l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques. (P6)
C ette rubrique « Faisons le point ! » est un arrêt essentiel, car cela permet aux élèves de structurer rapidement leurs apprentissages. L’objectif n’est pas de faire une énième synthèse, mais que tous les élèves aient les mêmes informations à la fin de la séquence.
2.3. COMMENT ÉVOLUENT LES FOYERS DE POPULATION ?
La question de ce titre vise deux savoirs spécifiques à la S1 en lien avec la croissance démographique :
– s ituer les espaces marqués par une croissance démographique importante ; – d ire en quelques mots ce qu’est la croissance démographique.
Il faut garder à l’esprit ces objectifs afin de ne pas faire une étude détaillée de la démographie dans ces espaces. Par exemple, il ne faut pas aborder la transition démographique ou les pyramides des âges !
La mise en perspective historique de la croissance de la population ne fait pas partie des acquis attendus, l’enseignant(e) pourra, s’il (elle) le souhaite, l’utiliser pour l’une ou l’autre consolidation en histoire, mais le temps qui y est consacré doit être bref dans le cadre de la formation géographique.
Ici, les élèves vont identifier les espaces où la croissance de la population est importante aujourd’hui et ils auront un écho des grands enjeux contemporains liés à cette croissance.
Exercice 1
Attendu :
SF - Annoter une carte à une variable, sur la base de la légende (couleurs ou figurés) pour mettre en évidence des espaces plus ou moins peuplés ou des espaces plus ou moins chauds et plus ou moins secs. (P6)
Exercice 2
Attendu :
S - Nommer les principaux espaces du monde marqués par la croissance démographique, figurés sur une carte : Asie de l’Est (Chine), Asie du Sud (Inde, Pakistan), Indonésie, Golfe de Guinée (Nigéria), Région des Grands Lacs africains. (S1)
Le désert d’Atacama est le plus aride du monde. Il se situe au Chili à la latitude du tropique du Capricorne. La moyenne annuelle des précipitations dans ce désert n’est que de 0,1 mm à certains endroits. En comparaison, il pleut en moyenne 900 mm par an en Belgique ! Certains espaces de ce désert n’auraient pas vu de pluie depuis plusieurs dizaines d’années. C’est d’autant plus étonnant que ce désert est en bordure de l’océan Pacifique. Ce phénomène est notamment lié à un courant marin froid qui empêche l’air de s’élever et de former des nuages et des précipitations.
2.3. COMMENT ÉVOLUENT LES FOYERS DE POPULATION ?
Tu as donc revu ce que tu avais appris l’an dernier sur la répartition de la population sur Terre. Cela t’a permis d’identifier les grands foyers de population. À présent, une nouvelle question se pose : ces foyers ont-ils toujours été les mêmes ? Ont-ils gardé la même importance au fil du temps ou bien certains se sont-ils développés plus que d’autres ? Où sont les espaces où la population augmente de manière importante ?
1. Vi sionne la vidéo (doc. 4).
Su r la base de cette vidéo, entoure les espaces qui font partie des trois principaux foyers de population jusqu’à la fin du XVII e siècle.
Asie de l’Est (Chine) Indonésie Europe de l’Ouest
Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh)
Sud-Est du Brésil
Région des Grands Lacs africains
Amérique centrale et Caraïbes
Andes Est des États-Unis Éthiopie
Golfe de Guinée
2. Av ec l’aide du doc. 4, nomme les espaces des deux continents qui connaissent les plus fortes croissances ces cinquante dernières années.
L’Inde en Asie, le Golfe de Guinée et la Région des Grands Lacs, ainsi que l’Éthiopie en Afrique
DOC. 4
Évolution de la population mondiale
La vidéo présente le fondement des enjeux environnementaux contemporains, ainsi que l’évolution de la répartition de la population mondiale depuis le début de l’ère chrétienne jusqu’en 2050. Des faits historiques importants contextualisent cette croissance.
World Population History La population mondiale [vidéo].
Désert d’Atacama
3. Tu as vu que la population mondiale n’augmente pas partout de la même façon. Pour comprendre pourquoi, observe attentivement les graphiques (doc. 5).
Réponds ensuite aux questions.
a. En quelques mots, précise ce qu’illustrent les graphiques.
Les graphiques illustrent l’évolution du nombre de naissances et de décès.
b. En observant l’évolution des courbes sur ces graphiques, indique , en quelques mots, ce qui fait qu’une population augmente ou diminue.
Quand le nombre de naissances est supérieur au nombre de décès, la population augmente.
Quand le nombre de naissances est inférieur au nombre de décès, la population diminue.
c. C it e deux pays où la population augmente de manière importante et deux pays où la population diminue.
La population augmente de manière importante en Inde, en Indonésie, au Burundi, au Nigéria.
La population diminue en Belgique et en Chine.
4. Se lon le s statist iques (d oc. 6), la population belge a augmenté entre 2024 et 2025 en passant de 11,76 millions à 11,82 millions de personnes, alors que le graphique (d oc. 5) nous montre une diminution de la population. Pourtant, le graphique et les statistiques sont corrects. Propose une explication qui justifie cette différence.
La différence s’explique par les migrations vers la Belgique, qui compensent la diminution naturelle de la population.
5. Su r la base des informations précédentes et du doc. 6, précise la différence entre le mouvement démographique naturel et le mouvement démographique migratoire. Co nsulte la fiche S 1 pour répondre .
S 1 – Comprendre l’évolution démographique à partir de chiffres et de graphiques, p. 140
Le mouvement démographique naturel correspond au nombre de naissances moins le nombre de décès.
Le mouvement démographique migratoire correspond aux personnes qui entrent dans le pays (immigration) moins le nombre de personnes qui quittent le pays (émigration).
Exercice 3
Après avoir découvert que la croissance exponentielle de la population mondiale est un processus plutôt récent dans l’histoire de l’humanité, les élèves vont découvrir les éléments clés qui conditionnent cette croissance en commençant par la croissance naturelle.
L’analyse des graphiques (doc. 5) doit aider les élèves à se rendre compte que, pour caractériser ou comparer des croissances démographiques, il faut observer l’écart entre la courbe du taux de natalité (TN) et celle du taux de mortalité (TM). Plus l’écart est important, plus la croissance est importante. Elle est positive si la courbe du TN est au-dessus de celle du TM, et elle est négative si la courbe du TN est en dessous du TM.
Les élèves découvrent ainsi que la croissance belge est faiblement négative, comme celle de la Chine, alors que, dans d’autres régions du monde, la croissance est positive et particulièrement rapide.
Attendu :
S - Dire en quelques mots ce qu’est la croissance démographique : naissances, décès (mouvement naturel), et immigration, émigration (mouvement migratoire). (S1)
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DOC. 5 Nombre de naissances et de décès de 1950 à 2100 (valeurs pointées pour 2026)
Brésil
DOC. 6 Évolution de la population belge au cours de l’année 2024
01/01/2024 : 11 763 650 habitants
Entre le 01/01/2024 et le 01/01/2025
Source : STATBEL
Naissances
FAISONS LE POINT !
Dès le XIXe siècle, la croissance de la population est la plus importante depuis le début de l’Humanité. L’Asie et l’Europe sont les foyers historiques de la population. En 2022, la population a passé la barre des 8 milliards d’habitants. Elle n’était que de 4 milliards en 1972. Elle devrait se stabiliser à environ 10 milliards en 2100.
Nomme les deux continents où la croissance démographique est la plus importante actuellement.
L’Asie et l’Afrique
Décris , en quelques mots, ce qu’est la croissance démographique.
La croissance démographique correspond à l’évolution de la population. Cette évolution se mesure en prenant en compte les naissances, les décès, les personnes qui entrent dans le pays (immigration) et les personnes qui quittent le pays (émigration).
Des exercices supplémentaires sont disponibles sur iDiddit pour les élèves.
3. JE C OMMUNIQUE
LES ENJEUX POUR DEMAIN
Au terme de cette recherche, le constat est sans appel. La manière d’occuper les espaces doit nécessairement évoluer puisqu’il y a un nombre considérable de personnes en plus à nourrir, à loger, etc.
C’est ce constat qui va permettre aux élèves de comprendre pourquoi, en S1, les sujets se focalisent sur l’analyse de l’évolution des espaces : comment l’humanité a fait évoluer et fait encore évoluer l’environnement pour accueillir une population de plus en plus nombreuse.
Cette question devrait éveiller les connaissances mises en place en 6 e primaire puisque les élèves savent déjà que la population mondiale n’est pas répartie de manière uniforme, que de nombreux espaces ne sont pas propices au développement des activités humaines du fait des températures, des précipitations, du relief ou de l’hydrographie.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
3. JE COMMUNIQUE
LES ENJEUX POUR DEMAIN
Su r la base de ce que tu as découvert au cours de ce thème, en faisant référence à la croissance de la population, énonce une question que tu souhaites poser.
Exemples de question
Comment va-t-on nourrir une population qui va passer de 8 à 10 milliards
d’habitants entre 2022 et 2100 ?
Comment va-t-on loger une population qui va passer de 8 à 10 milliards
d’habitants entre 2022 et 2100 ?
Comment va-t-on préserver l’environnement naturel avec une population qui va passer de 8 à 10 milliards d’habitants entre 2022 et 2100 ?
FAISONS LE POINT !
La répartition de la population mondiale et sa croissance très inégale selon les continents sont à la base des grands enjeux de l’Humanité et de l’environnement naturel du XXI e siècle.
Des enjeux relatifs à l’accès à la nourriture : il faut nourrir toujours plus d’habitants, mais beaucoup d’espaces ne se prêtent pas à l’agriculture. Les espaces agricoles doivent donc s’adapter et évoluer.
Des enjeux relatifs à l’organisation des principales activités humaines : ces activités concernent principalement le logement et la production, et c’est en milieu urbain qu’elles se développent le plus. Les villes doivent donc s’adapter et évoluer.
Des enjeux relatifs à l’environnement naturel : les derniers sanctuaires de la biodiversité naturel se trouvent dans les forêts équatoriales. Or ces milieux ont des conditions climatiques qui permettent le développement d’activités humaines contrairement aux espaces désertiques et polaires. Ces espaces subissent donc une pression humaine de plus en plus importante, qui les transforme.
Quel chapitre travailler maintenant ?
Pour découvrir comment les espaces cultivés évoluent afin de s’adapter à la croissance de la population, rends-toi vers le thème SUD (p. 20 ).
Po ur découvrir comment les villes se transforment pour accueillir toujours plus d’habitants, dirige-toi vers le thème EST (p. 56).
Po ur enquêter sur le sort des forêts équatoriales face à l’augmentation de la pression humaine, poursuis ton aventure avec le thème OUEST (p. 102).
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L’AGRICULTURE : UN MONDE QUI CHANGE
Axe 1 — Apprendre à décrire des espaces
Les élèves seront capables de caractériser un espace rural en faisant référence à son occupation du sol et son évolution sur la base d’images géographiques.
Pour y arriver, les élèves vont s’exercer à :
• a nnoter des vues verticales sur la base d’images géographiques prises à des moments différents pour un même lieu ;
• r elever une distance et une surface, à l’aide d’un portail numérique.
Pour y arriver, les élèves vont apprendre à :
• c iter des occupations du sol caractéristiques des mutations du secteur agricole : culture sous serre, taille des parcelles, parc d’engraissement, ceintures vertes ;
• d écrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet positif ou négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement : exemples d’effets positifs et négatifs du remembrement rural.
Objectifs
selon des axes didactiques
Axe 2 — Apprendre à (se) représenter l’évolution des espaces – Réactivation de P5 et P6
Les élèves seront capables de situer un fait à l’échelle d’un continent ou du monde , en faisant référence à des repères, à la répartition de la population et aux zones thermiques, et de situer une occupation ou utilisation du sol en Belgique ou en Europe en faisant référence aux directions cardinales et à des repères à l’échelle de la Belgique ou de l’Europe.
Axe 3 — Apprendre à établir des liens entre l’évolution de l’occupation du sol et l’environnement
Les élèves seront capables de mettre en évidence des effets positifs et négatifs de l’évolution de l’occupation/utilisation du sol sur l’environnement
Pour y arriver, les élèves vont apprendre à décrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet positif ou négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement dans le cadre du remembrement rural en lien avec l’industrialisation de l’agriculture.
Savoirs
Savoir-faire
Compétences
– Citer des occupations du sol caractéristiques des mutations du secteur agricole : culture sous serre, taille des parcelles, parc d’engraissement, ceintures vertes.
– Décrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet positif ou négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement : aménagement du territoire, bétonisation, perte de biodiversité, augmentation des émissions de gaz à effet de serre…
– Relever une distance et une surface, à l’aide d’un portail numérique.
– Annoter une image géographique pour mettre en évidence l’évolution de l’occupation du sol, sur la base de photographies verticales prises à des moments différents pour un même lieu.
– Annoter une vue verticale pour mettre en évidence l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques prises à des moments différents pour un même lieu.
– Caractériser un espace rural en faisant référence à l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques.
– Mettre en évidence des effets positifs et négatifs de l’évolution de l’occupation/l’utilisation du sol en milieu rural sur l’environnement.
– Reconnaitre différentes occupations du sol dans un paysage. (P4)
– Citer les grands ensembles morphologiques de Belgique et préciser les principales caractéristiques (au moins 2) qui permettent de les distinguer. (P4)
Prérequis
TC – primaire
Fiches outils
Mots-clés
– Situer une occupation ou utilisation du sol en Belgique ou en Europe en faisant référence aux directions cardinales et à des repères à l’échelle de la Belgique ou de l’Europe. (P5)
– Situer un fait ou un phénomène à l’échelle d’un continent ou du monde, en faisant référence à des repères, à la répartition de la population et aux zones thermiques. (P6)
S 2 – Les causes des mutations agricoles
SF 2 – Je lis une carte à plusieurs variables
SF 7 – Je relève une surface à l’aide d’un portail numérique
SF 8 – J’utilise un atlas
agriculture – espace rural – remembrement – culture – élevage –foyer agricole – occupation du sol
Entrée transversale cf. p. 15 du programme du SeGEC + lien avec Visées transversales
Nombre de périodes 8 périodes de 50 minutes
PLANIFICATION DU THÈME SUD –L’AGRICULTURE : UN MONDE QUI CHANGE
Période Thématiques
1 Introduction
1. C’est quoi l’agriculture ?
2. Où sont les terres cultivées sur Terre ?
Zoom sur la Belgique
2
3
4
1. J’observe
Zoom sur la Belgique
2. Je recherche
2.1. Comment ont évolué les espaces ruraux en Belgique ?
Un exemple dans les plateaux limoneux
Zoom sur la Belgique
2.2. Quelles sont les conséquences du remembrement sur l’environnement ? 35-36
Zoom sur l’Europe
5
1. J’observe
2. Je recherche
6
7
8
1.
2. Je
Évaluation sommative
Caractériser l’évolution d’un espace rural.
Identifier les effets positifs et négatifs de l’évolution d’un espace rural.
DÉMARCHES MÉTHODOLOGIQUES
Nous vous rappelons que les thèmes peuvent être abordés dans l’ordre que vous souhaitez. Il est donc important de garder en mémoire ce que vous avez déjà réalisé avec vos élèves afin d’établir des liens pertinents avec le thème dont nous allons maintenant traiter.
L’AGRICULTURE : UN MONDE QUI CHANGE
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Dans le thème Nord, tu as appris que la population sur Terre avait augmenté de manière considérable, surtout après le XIXe siècle, et qu’elle va encore augmenter dans certains espaces jusqu’en 2100. En 1950, il y avait 2,5 milliards de personnes sur Terre. En 2100, on prévoit qu’il y en aura environ 10 milliards ! Découvre comment l’agriculture s’adapte, ici et ailleurs, pour répondre aux enjeux qui en découlent.
Question de recherche
Comment les pratiques agricoles se sont-elles adaptées afin de répondre à la croissance de la population ?
SOMMAIRE
Introduction – C’est quoi l’agriculture ?
Séquence 1 – Zoom sur la Belgique
Séquence 2 – Zoom sur l’Europe
Séquence 3 – Zoom sur le monde
Synthèse – Les mutations des espaces ruraux
NOTES MÉTHODOLOGIQUES
L’objectif de ce thème est de développer les connaissances relatives à l’évolution de l’occupation des espaces et aux effets des actions humaines sur l’environnement, ce qui correspond à l’objectif général de la S1. Le thème Sud se focalise sur un des trois processus prévus dans le référentiel, à savoir les mutations de l’agriculture. Ce processus est mobilisé pour illustrer certains aspects de l’évolution de l’occupation des espaces, il n’est donc pas question de faire le tour de ce sujet, mais d’en saisir des éléments représentatifs pour développer chez les élèves leurs représentations du monde.
Les exemples choisis permettront aussi, conformément aux indications du référentiel, de développer des connaissances relatives aux identités liées aux occupations du sol : la manière d’occuper les espaces est en effet significativement différente selon les régions, telles que l’Asie du Sud, l’Asie de l’Est, l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord…
L’analyse de l’évolution de certains espaces ruraux développera aussi les questionnements des élèves à propos des impacts environnementaux et, par là, des modes de production et de consommation, et permettra de s’interroger sur la responsabilité de nos modes de vie et l’importance de la participation citoyenne dans des choix de société.
Dans ce thème, comme dans les autres, la démarche spécifique à la géographie est mobilisée :
– l e questionnement est développé au départ de répartitions/dynamiques spatiales ;
– l a recherche se focalise sur l’identification de composantes de l’espace qui peuvent être mises en lien avec des répartitions/dynamiques spatiales observées ;
– l a communication permet, sur la base des outils spécifiques de la géographie, de valider, structurer la nature des liens entre des composantes de l’espace pour mieux comprendre les rapports entre les activités humaines et l’environnement.
COPYRIGHTVANIN
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Bottelagedelapailleap
moisson
Rizicultureinondée au Vietnam
Récolte du maïs, Iowa (États-Unis)
INTRODUCTION
1. C’EST QUOI L’AGRICULTURE ?
Tu sais déjà que la population mondiale augmente rapidement et que cette croissance influence la manière dont les humains utilisent la terre. À présent, découvrons où se trouvent les terres cultivées sur Terre. En observant les régions les plus exploitées, on va comprendre pourquoi certains territoires sont intensivement cultivés, alors que d’autres restent peu utilisés.
1. Vi sualise la courte vidéo C’est quoi l’agriculture ? (doc. 1).
Su r la base de cette vidéo, propose une définition de l’agriculture en faisant intervenir les mots « culture » et « élevage ».
Exemple de réponse : L’agriculture est un processus par lequel les humains transforment la nature pour produire de la nourriture et d’autres choses utiles. Elle se divise en deux grandes activités : la culture (pour les plantes) et l’élevage (pour les animaux).
DOC. 1 C’est quoi l’agriculture ?
Info ou Mytho ? (2017). C’est quoi l’agriculture ? –1 jour, 1 question [vidéo]. YouTube.
2. Pr ends connaissance des deux concepts ci-dessous.
Quels sont les enjeux liés à ces deux concepts ? Co mment l’agriculture est-elle liée à l’augmentation de la population ? Note tes idées. Le s deux concepts sont
Augmentation de la population Agriculture
Exemples de réponses :
Comment les pratiques agricoles peuvent-elles s’adapter afin de répondre à la croissance de la population ?
Comment les espaces agricoles pourront-ils s’adapter à la croissance de la population mondiale afin de garantir la sécurité alimentaire ?
INTRODUCTION
1. C’EST QUOI L’AGRICULTURE ?
Dans le thème Nord, les élèves ont découvert qu’un des enjeux liés à l’augmentation rapide de la population est la production alimentaire. Le thème Sud débute donc par une introduction qui vise à répondre à deux questions.
La première, « C’est quoi l’agriculture ? », vise à s’assurer que les représentations des élèves sont communes et conformes à la réalité.
La seconde s’interroge sur la géographie des espaces qui contribuent à la production alimentaire. Il faut avoir à l’esprit qu’en P6, les élèves ont appris où se trouvaient les grands foyers de population et comment les reliefs et les climats influençaient leur présence à un endroit. Ces éléments seront utilisés, mais en guise de rappel des apprentissages précédents.
Exercice 1
La première question est importante pour faire émerger les préconceptions des élèves. Dans un premier temps, les élèves vont pouvoir exprimer leurs connaissances à propos de l’agriculture, et plus particulièrement en ce qui concerne l’occupation du sol (prairies, champs cultivés, étables…) et l’organisation de l’espace (grandes parcelles cultivées ouvertes ou petites prairies encloses par des haies…), afin de pouvoir, par la suite, renforcer ces connaissances ou déconstruire certaines idées reçues.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Exercice 2
En prenant appui sur les représentations de ce qu’est l’agriculture, la réflexion à propos des deux concepts « augmentation de la population » et « agriculture » vise à clarifier le sens de cette séquence. Il n’est en effet pas question d’étudier l’évolution de l’agriculture de manière empirique, mais de mettre ce processus en lien avec un autre, celui de l’augmentation de la population.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
2. OÙ SONT LES TERRES CULTIVÉES SUR TERRE ?
Exercice 2
La question du second sous-titre de l’introduction permet de mieux comprendre pourquoi l’agriculture doit évoluer.
En effet, les élèves découvrent, à l’aide de la carte (doc. 2, p. 26), que les espaces cultivés sont concentrés, mais limités sur Terre, et que la plus grande partie de la surface du globe n’est pas exploitée pour l’agriculture.
Exercice 3
Il est important, lors de la description de la situation des grands espaces cultivés sur Terre, de porter l’attention sur la notion de repère spatial pertinent . Un repère utilisé doit permettre de repérer le foyer agricole en question ET faire comprendre pourquoi il est là (ou pourquoi il n’est pas là).
Exercices 1-2-3
Attendu :
SF - Annoter une carte pour mettre en évidence le nom des pays, les principaux parallèles et les autres repères utiles pour situer un fait ou un phénomène. (P6)
Comment les espaces agricoles pourront-ils s’adapter à la croissance de la population mondiale afin de garantir la sécurité alimentaire tout en préservant les ressources naturelles ?
Les céréales (comme le maïs, le blé et le riz) sont la principale source de nourriture dans le monde. Elles fournissent presque la moitié des calories que les humains consomment.
Les produits animaux (viande, lait, œufs, poisson) apportent environ 15 à 20 % des calories. Le reste vient des huiles, tubercules (comme les pommes de terre ou le manioc), fruits et légumes.
Les habitudes alimentaires changent selon les régions du monde : dans les pays à hauts revenus, on mange plus de viande, de produits gras et sucrés. Dans les pays à faibles revenus, on mange surtout des céréales, des racines et des légumineuses. En Asie, on consomme beaucoup de riz, de poisson et de soja. En Afrique subsaharienne (au sud du Sahara), on mange surtout du manioc, du maïs, du millet et du sorgo.
2. OÙ SONT LES TERRES CULTIVÉES SUR TERRE ?
1. Ob serve la carte du monde (d oc. 2, p. 26).
Af in de te situer à l’échelle du monde, repère la Belgique à l’aide d’une croix.
2. Annote la carte pour mettre en évidence les espaces les plus cultivés pour chaque continent représenté.
3. An note l a carte pour mettre en évidence des repères qui te permettent de situer chaque espace entouré. Po ur t’aider, utilise ton atlas ou consulte ton recueil cartographique.
POUR T’AIDER
Comment annoter une carte pour mettre en évidence des repères ?
À l’aide de ton atlas, repère des éléments remarquables de l’environnement, notés sur la carte autour de l’espace entouré.
Exemple : Prenons le cas de l’Amérique du Nord. Tu vas chercher des éléments de l’environnement notés sur la carte, qui se trouvent à l’ouest (à gauche de l’espace entouré) puisque tu vois que les terres agricoles semblent peu exister dans cette direction. Tu peux alors noter ce repère puisqu’il est en lien avec la limite que tu as dessinée, il est donc pertinent.
À l’ouest, on repère les .
À l’est, on repère les
montagnes Rocheuses
Appalaches
Fais de même pour les autres espaces entourés sur la carte.
FAISONS LE POINT !
Sur Terre, il y a plusieurs grands foyers agricoles.
Quel(s) lien(s) peux-tu établir entre la répartition des foyers agricoles et les foyers de population ? Explique
Les foyers agricoles correspondent globalement aux foyers de population.
Cite les deux continents où se retrouvent les plus grands foyers agricoles.
En Asie et en Europe
Cite quelques territoires remarquables où il n’y a pas de foyers agricoles.
Les déserts, les milieux de montagnes et les hautes latitudes
D’après ce que tu as appris en 6 e primaire, quelles sont les principales raisons de l’absence de terres cultivées dans ces territoires ?
Les conditions climatiques inadaptées à l’agriculture ou les températures trop élevées ou trop basses et le manque d’eau
Pour répondre à l’exercice 3, les élèves peuvent s’aider de la rubrique « Pour t’aider ». Dans l’exemple, on peut voir un foyer agricole en Amérique du Nord au niveau de la latitude du climat tempéré (voir Carte 6 – Climats sur Terre , p. 171), sauf à l’ouest au niveau des montagnes Rocheuses et à l’est au niveau des Appalaches (voir Carte 2 – Repères pour situer, p. 167). Les deux repères « montagnes Rocheuses » et « Appalaches » permettent à la fois de repérer l’espace en question et de comprendre pourquoi il s’étend à l’est (climat tempéré) et pas à l’ouest (présence de montagnes).
Plus les élèves vont utiliser des repères pertinents, plus ils auront des éléments explicatifs à propos des disparités spatiales. De ce point de vue, la description gagne à être la plus complète possible puisqu’elle donne souvent des clés de compréhension d’un phénomène géographique. L’idée est donc de décrire pour comprendre !
C ette rubrique « Faisons le point ! » est un arrêt essentiel, car cela permet aux élèves de structurer rapidement leurs apprentissages. L’objectif n’est pas de faire une énième synthèse, mais que tous les élèves aient les mêmes informations à la fin de la séquence.
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POUR ALLER PLUS LOIN
Décris , en quelques mots, la situation des principaux espaces cultivés que tu as entourés pour un continent.
Utilise les repères annotés sur la carte.
Si tu veux aller encore plus loin, fais le même exercice pour les autres continents.
En Europe : un vaste espace entre l’océan Atlantique, à l’ouest, la mer Méditerranée, au sud, et le Sud de la Scandinavie, au nord, jusqu’à l’Oural, qui marque la frontière entre l’Europe et l’Asie.
En Asie : plusieurs foyers remarquables dans les différentes directions cardinales : - à l’est de la Chine dans la plaine du Nord et la Mandchourie ;
- dans le Sud-Est asiatique ;
- au sud : en Inde, au Bangladesh et dans la vallée de l’Indus au Pakistan ; - à l’ouest, principalement en Turquie ;
- au nord, à la frontière entre la Russie et le Kazakhstan.
En Afrique : deux espaces particulièrement remarquables. Le premier, moins important, traverse le continent de l’Atlantique à l’Éthiopie entre l’équateur et le tropique du Cancer, au sud du Sahara. Le second se situe dans la région des Grands Lacs.
En Amérique du Nord : dans la partie centrale où se trouvent les Grandes Plaines, entre les montagnes Rocheuses à l’ouest et les Appalaches à l’est.
En Amérique du Sud : deux foyers, l’un au sud-est du Brésil et l’autre dans La Pampa en Argentine.
En Océanie : les deux foyers les plus remarquables, bien que moins importants que pour les autres continents, se trouvent au sud-est et au sud-ouest de l’Australie.
DOC. 2 Terres cultivées dans le monde
Scandinavie
Russie Oural Kazakhstan
Mandchourie
Plaine duNord Sud-Est asiatique
Grandes Plaines Appalaches
Montagnes Rocheuses
Sud-Est de l’Australie
Perth
Éthiopie É Grands Lacs Ukraine Turquie
Sahara
Océan Atlantique
Golfe de Guinée
Sud-Est du Brésil La Pampa Argentine
ZOOM SUR LA BELGIQUE
Tu as vu que la Belgique fait partie d’un des grands foyers de l’agriculture mondiale : l’Europe.
Maintenant, observe comment l’agriculture a évolué chez nous au cours des cinquante dernières années, pour s’adapter à la croissance de la population.
Ces observations te permettront ensuite de comparer l’organisation des espaces ruraux en Belgique avec ceux d’autres régions du monde.
1. J’OBSERVE
OÙ SONT LES ESPACES CULTIVÉS EN BELGIQUE ?
Tu vas maintenant porter ton attention sur la Belgique. Avant d’analyser l’évolution des espaces cultivés, tu dois d’abord identifier où se situent les cultures en Belgique afin de savoir où réaliser ton analyse.
1. Po ur repérer où sont les espaces cultivés en Belgique, observe attentivement le doc. 3 (p . 30) et lis la légende de la carte.
C it e l’occupation du sol la plus présente à l’échelle de la Belgique. Consulte la fiche SF 2.
Exemple de réponse : Les terres cultivées représentent l’occupation du sol la plus présente à l’échelle de la Belgique.
2. No mme les pays limitrophes de la Belgique, repérés par les lettres A à D (doc. 3).
A :
B :
France
Grand-Duché de Luxembourg
C : D :
Allemagne
Pays-Bas
3. No mme le s principales villes repérées par les numéros, de 1 à 10 (doc. 3).
Bruxelles
Anvers
1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 : 8 : 9 : 10 :
Gand
Bruges
Courtrai
4. No mme la province marquée avec le repère .
5. Li s le texte qui accompagne la carte (doc. 3).
Mons
Charleroi
Namur
Liège
Arlon
La province de Liège
Ob serve e nsuite l’espace où se trouve le repère.
No mme l’ensemb le morphologique où se trouve le repère.
Sur ligne , dans le texte, les caractéristiques de cet ensemble morphologique. SF 2 – Je lis une carte à plusieurs variables, p. 157
Le repère se situe dans les plateaux limoneux. Ce sont des paysages marqués par de grandes cultures : paysages ouverts, surfaces généralement planes, grandes parcelles cultivées, fermes, nombreux villages.
1. J’OBSERVE
OÙ SONT LES ESPACES CULTIVÉS EN BELGIQUE ?
Pourquoi faire un zoom sur la Belgique ?
L’agriculture a évolué au cours des dernières décennies, mais de manière variable sur Terre. Généralement, il y a eu une intensification des pratiques agricoles avec ou sans industrialisation du secteur selon les territoires.
En Belgique, comme partout en Europe, le choix a été fait d’industrialiser le secteur, c’est-àdire d’utiliser une mécanisation de plus en plus importante avec une main-d’œuvre de moins en moins nombreuse. Du point de vue géographique, cela se voit par l’évolution du parcellaire et donc des paysages ruraux. Aborder la notion de remembrement est important pour montrer l’évolution de l’organisation des parcelles à l’échelle des grandes zones productrices.
C’est ce processus que les élèves vont découvrir, d’abord à l’échelle de la Belgique, puis à l’échelle de l’Europe. Cette découverte est fondamentale puisque ce qui va être observé chez nous va servir de point de comparaison pour toutes les autres observations.
Pour rappel, les grands repères à l’échelle de la Belgique ont été appris en 5 e primaire, ces notions sont donc réactivées et consolidées ici.
Cette activité permet d’intégrer une composante de la visée transversale « Se connaitre et s’ouvrir aux autres », à savoir « Se situer dans son environnement, dans la réalité qui l’entoure ».
Dans cette partie de la séquence, les élèves (re)découvrent l’importance des espaces cultivés en Belgique et où ils se situent par rapport à ceux-ci.
Exercice 1
Attendu :
SF - Associer l’emploi des figurés cartographiques de couleurs différentes à des données qualitatives ou quantitatives. (S1)
Exercices 2 et 4
Attendu :
S - Nommer les pays limitrophes de la Belgique et le Royaume-Uni figurés sur une carte. (P5)
Exercice 3
Attendu :
S - Nommer les principales villes, les cours d’eau, les principaux reliefs de Belgique ainsi que la Mer du Nord figurés sur une carte : Bruxelles, Charleroi, Liège, Namur, Anvers, Bruges, Gand et Louvain ; Meuse, Escaut, Sambre, Yser, cours d’eau proche de l’école ; Littoral, Basse Belgique, Moyenne Belgique, Haute Belgique ; Mer du Nord. (P4)
Exercice 5
Le lien entre les zones agricoles et les grands ensembles morphologiques en Belgique (doc. 3) permet de réactiver les apprentissages réalisés en 4 e primaire (les élèves ont découvert que la Belgique est structurée du point de vue morphologique en quelques grands ensembles). Ceux-ci sont décrits selon les termes prévus dans le référentiel.
Cette approche permet de justifier les observations qui seront réalisées à partir de la page 31.
Attendu :
S - Citer les grands ensembles morphologiques et préciser les principales caractéristiques (au moins 2) qui permettent de les distinguer. (P5)
Exercice 6
Attendu :
S - Citer les grands ensembles morphologiques et préciser les principales caractéristiques (au moins 2) qui permettent de les distinguer. (P5)
6. Ob serve le sud du sillon Sambre-et-Meuse (doc. 3).
No mme l’ensembl e morphol ogique de cet espace, sur la base du texte.
Indique le type d’occupation du sol qui domine cet ensemble morphologique.
Rappelle-toi les grands ensembles morphologiques de la Belgique, que tu as appris en P4.
POUR ALLER PLUS LOIN
À l’aide de la carte (doc. 3), décris en quelques mots la région où l’agriculture est la plus remarquable au niveau de l’occupation du sol et là où elle est la moins remarquable.
― En Belgique, l’agriculture est la plus remarquable
C’est l’Ardenne, où l’occupation du sol qui domine est la forêt. au nord d’un axe urbanisé qui va de Mons à Liège en passant par Charleroi et Namur (sillon Sambre-et-Meuse), c’est la région des plateaux limoneux .
― L’agriculture est la moins remarquable
au sud du pays, en Ardenne , où les forêts sont plus importantes.
BUZZ
Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas dans le sud de la Belgique que la production agricole est la plus importante, mais bien au nord, en Flandre !
DOC. 3 Principales occupations du sol en Belgique et grands ensembles morphologiques
Le littoral belge est au nord-ouest de la Belgique. Il est notamment caractérisé par des dunes, des plages, des digues et des ports.
Les plateaux limoneux se situent entre l’axe qui passe par Courtrai et Bruxelles, et le sillon Sambre-et-Meuse. Les plateaux limoneux ont des paysages marqués par de grandes cultures : paysages ouverts, surfaces généralement planes, grandes parcelles cultivées, nombreux villages et fermes.
Vient ensuite le sillon Sambre-et-Meuse qui s’étire entre Mons et Liège, en passant par Charleroi et Namur. Ses paysages de vallées sont caractérisés par des voies navigables, des voies ferrées, des versants, de l’habitat dense et des industries.
L’Ardenne est l’espace qui se situe au sud de la Belgique. La forêt y est plus présente en mosaïque, on y trouve aussi des prairies et des cultures, et les vallées y sont encaissées. Les maisons sont regroupées en villages et hameaux.
Tu as découvert que l’agriculture est particulièrement importante dans les plateaux limoneux et qu’il est donc pertinent d’aller observer son évolution dans cet espace. Si tu en as l’occasion, tu pourras faire des observations ailleurs, dans les provinces de Namur ou de Hainaut au nord du sillon Sambre-et-Meuse ou dans la province du Brabant wallon.
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2. JE RECHERCHE
2.1. COMMENT ONT ÉVOLUÉ LES ESPACES RURAUX EN BELGIQUE ? UN EXEMPLE DANS LES PLATEAUX LIMONEUX
Exercice 1
Maintenant que les élèves savent où sont les grands espaces cultivés en Belgique, l’observation des mutations va se faire à partir d’un exemple dans les bas plateaux de Hesbaye. Les vues sont issues des orthophotographies proposées sur le Géoportail WalOnMap, depuis 1971 (doc. 4).
L’application cartographique reprend ces vues (ainsi que celles proposées pour la Flandre). En classe ou en autonomie, les élèves pourront découvrir que, dans la plupart des espaces cultivés en Belgique, l’évolution est caractérisée par le remembrement.
Attendus :
S - Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution de l’occupation des espaces : urbanisation et étalement urbain : lotissements, zones industrielles, commerciales et de services ; déforestation : élevage intensif, (mono)cultures, urbanisation ; mutation du secteur agricole : culture sous serre, taille des parcelles, parc d’engraissement, ceintures vertes. (S1)
C - Caractériser un espace en faisant référence à l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques. (S1)
2. JE RECHERCHE
2.1. COMMENT ONT ÉVOLUÉ LES ESPACES RURAUX EN BELGIQUE ? UN EXEMPLE DANS LES PLATEAUX LIMONEUX
Tu vas maintenant t’intéresser aux plateaux limoneux, une région agricole très fertile en Belgique. Observe comment les espaces ruraux ont changé depuis 1971 : les cultures, la densité des parcelles, l’urbanisation autour des champs… Tu vas comprendre pourquoi ces transformations ont eu lieu et quels liens elles ont avec l’évolution de la population et des techniques agricoles.
1. Ob serve l’évolution de l’occupation du sol, dans la région de Celles, en Hesbaye, entre 1971 et 2023 (doc. 4).
In dique , en quelques mots, ce qui a changé entre la vue de 1971 et celle de 2023.
Pour cela, complète les phrases suivantes. Repère -toi à l’aide des chiffres sur la carte. Consulte la fiche S 2.
1. Le n ombre de parcelles a changé, je constate que, par rapport à 1971, il y a
2. L’habitat a évolué, je constate que, depuis 1971, il y a
3. À propos des vergers, je constate
4. À propos des prairies, je constate
qu’ils ont disparu depuis 1971.
qu’elles ont disparu, elles sont remplacées par de l’habitat ou par des cultures.
5. À propos des routes et des chemins, je constate
que les chemins dans la campagne entre les petites parcelles disparaissent.
6. À propos des parcelles enclavées, je constate
7. À propos de la taille des parcelles, je constate que, depuis 1971,
qu’elles disparaissent, toutes les parcelles ont maintenant un accès à la route. elles ont augmenté.
Une parcelle enclavée est un terrain ou territoire entouré par d’autres propriétés ou territoires, sans accès direct à une route ou un chemin. Pour y accéder, il faut traverser des parcelles appartenant à d’autres personnes. moins de parcelles. plus de maisons, surtout le long des routes.
S 2 – Les causes des mutations agricoles, p. 142
DOC. 4 Évolution de l’espace rural dans la région de Celles, en Hesbaye, entre 1971 et 2023
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DOC. 4
Ce document permet de réactiver des apprentissages de P4 (paysages en Belgique, dont les plateaux limoneux).
Cette activité permet d’intégrer une composante de la visée transversale « Se connaitre et s’ouvrir aux autres », à savoir « Se situer dans son environnement, dans la réalité qui l’entoure ».
Dans cette partie de la séquence, les élèves ont l’occasion d’observer l’évolution de l’espace dans lequel ils vivent ou d’un espace connu. C’est peut-être aussi la possibilité de découvrir qu’un environnement proche de l’école a connu des mutations importantes ou n’a pas évolué, et d’aller sur le terrain pour le constater.
BUZZ I l est utile de faire le point sur les unités de mesure utilisées pour caractériser le parcellaire en milieu rural : l’are et l’hectare.
POUR ALLER PLUS LOIN
1. Effectue une recherche sur Internet afin de nommer cette évolution.
Le remembrement rural ou remembrement foncier agricole
2. Toutes les régions rurales en Belgique évoluent-elles de la même manière qu’à Celles ? Pour répondre à la question, rends -toi sur l’application cartographique.
Observe l’évolution d’autres espaces ruraux en Belgique. Sur la base de ton observation, réponds à la question.
Toutes les régions rurales évoluent dans le même sens que ce qui a été observé à Celles.
BUZZ
Les unités de mesure pour caractériser les parcelles agricoles sont l’are ou l’hectare.
1 are ou 1 a = 100 m².
C’est l’équivalent d’une parcelle de 10 mètres de côté.
1 hectare ou 1 ha = 10 000 m².
C’est l’équivalent d’une parcelle de 100 mètres de côté.
Il y a 100 ares dans 1 ha et 100 ha dans 1 km².
Le remembrement est un phénomène qui consiste à réorganiser et regrouper les parcelles agricoles afin de former des espaces plus grands. Cela permet notamment de faciliter l’exploitation des terres et d’améliorer la productivité.
POUR ALLER PLUS
LOIN
Comment les pratiques agricoles se sont-elles adaptées afin de répondre à la croissance de la population ?
Dresse une liste de ces changements.
Exemples de réponse : On peut dire qu’en Belgique, les paysages ruraux ont considérablement évolué au cours de ces cinquante dernières années.
Les parcelles ont été regroupées, leur nombre a diminué, mais leur taille a augmenté. Les vergers et les prairies disparaissent au profit des cultures ou de l’habitat qui se développe surtout le long des axes routiers. Les parcelles enclavées disparaissent.
FAISONS LE POINT !
Les mutations de l’agriculture chez nous et en Europe sont principalement liées au remembrement. Ce phénomène présente des avantages, mais également des inconvénients.
1. Rédige un court texte afin de mettre en évidence des conséquences positives et négatives de cette évolution.
Le remembrement a des effets positifs sur la production agricole, puisqu’il permet aux agriculteurs de cultiver des espaces plus vastes sans perdre de temps en déplacements et avec moins d’obstacles
Le remembrement a des effets négatifs puisqu’il contribue notamment à la disparition des haies , la sècheresse , les canicules , l’ érosion des sols et le réchauffement climatique
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2.2. QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DU REMEMBREMENT SUR L’ENVIRONNEMENT ?
Les conséquences du remembrement sur l’environnement sont abordées grâce à deux vidéos (doc. 5 et doc. 6). L’une témoigne des effets positifs du remembrement du point de vue d’un agriculteur belge et l’autre pointe les effets négatifs du remembrement.
L’objectif n’est pas d’attendre des élèves qu’ils prennent position en faveur ou non du remembrement, mais qu’ils développent un avis nuancé et puissent se décentrer (donner un avis selon différents points de vue). Cette activité va exercer des visées transversales du référentiel, notamment le développement d’une pensée critique et complexe, et « Développer la maitrise et la capacité de mobiliser des outils numériques propres aux disciplines ».
Ce point 2.2. est l’occasion de développer la compétence 3 de l’EPC « Prendre une position de manière argumentée ».
À partir des vidéos des docs 5 et 6, les élèves doivent construire un avis nuancé. Cela implique d’identifier les raisons et les différents arguments dans les positions qui se font face, ainsi que la nature des intérêts (personnels ou collectifs) des différentes parties.
Ce point développe aussi la compétence 8 de l’EPC « S’inscrire dans la vie sociale et politique ».
À partir des vidéos des docs 5 et 6, les élèves peuvent :
– e xpliciter des alternatives aux évolutions observées ; – e xpliciter la notion de responsabilité ; – e xemplifier l’engagement ;
– i dentifier des pistes d’action ;
– q uestionner des pratiques ;
– e squisser des perspectives d’amélioration de la société.
Exercices 1 et 2
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
2. Sur la base de tes observations et de ce que tu as découvert, comment peux-tu décrire l’évolution des espaces ruraux ou des pratiques agricoles ?
Coche l’affirmation correcte parmi les trois suivantes.
En Belgique, le paysage rural n’a pas beaucoup évolué ces cinquante dernières années, sauf à quelques endroits où les parcelles enclavées ont été regroupées et où les vergers prennent de plus en plus de place.
En Belgique, le paysage rural a été profondément modifié ces cinquante dernières années à cause du remembrement. Les parcelles ne sont plus enclavées et leur regroupement en plus grandes parcelles facilite l’usage de machines agricoles plus importantes pour produire davantage, en partie à cause de la croissance de la population. L’habitat occupe également de plus en plus de place, surtout le long des axes routiers, notamment au détriment des vergers et des prairies.
En Belgique, le paysage rural a évolué ces cinquante dernières années, surtout en ce qui concerne l’habitat qui se développe un peu partout dans la campagne.
2.2. QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DU REMEMBREMENT SUR
L’ENVIRONNEMENT ?
1. Vi sionne les vidéos (docs 5 et 6).
Id entifie le sujet commun entre ces deux vidéos.
Les effets du remembrement sur l’environnement
2. Es t-ce que les deux vidéos présentent le même point de vue sur le sujet ?
Entoure « oui » ou « non », et justifie
O ui Non car
la vidéo du doc. 5 présente les aspects positifs du remembrement, alors que la vidéo du doc. 6 présente les aspects négatifs.
L’environnement fait référence aux éléments naturels et humains qui sont dans les environs (autour) du sujet que l’on étudie. L’environnement n’est donc pas que naturel. Les effets des pratiques agricoles peuvent avoir des conséquences sur la nature, mais aussi les humains.
3. Prends connaissance de la liste des mots-clés ci-dessous.
En toure , en vert, les mots évoqués dans la vidéo du doc. 5.
En toure , en rouge, les mots évoqués dans la vidéo du doc. 6.
Bi odiversité ― Ca nicule ― CO2 ― Dé boisement massif ― Re ntable ― Économique
Di sparition des haies ― In ondations ― Pa rcelles carrées ― Ré chauffement climatique ― Gr andes parcelles ― Re membrement ― Ra pide ― Sè cheresse
4. À l’aide du doc. 5, énonce brièvement des effets positifs du remembrement rural.
Les parcelles sont plus grandes, cela facilite le travail pour les agriculteurs qui ne doivent pas passer d’un terrain à l’autre. C’est plus rentable, rapide, économique et écologique.
5. À l’aide du doc. 6, énonce brièvement des effets négatifs du remembrement rural.
Le remembrement provoque la disparition des haies qui protègent des canicules, des sècheresses, de l’érosion et qui absorbent du CO 2, principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.
DOC. 5
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Le remembrement des terres agricoles
Rencontre avec Denis Ernould, agriculteur dans la région de Walcourt (province de Namur).
DOC. 6
Les haies arrachées en France, un mauvais choix pour le climat
LeHuffPost (2023). Les haies arrachées en France, un mauvais choix pour le climat [vidéo]. YouTube.
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la synthèse du thème SUD, p. 54-55.
Exercices 3, 4 et 5
Suggestion pédagogique que l’enseignant(e) peut adapter selon les ressources disponibles en classe.
Scinder la classe en 2. Une partie de la classe visionnera le doc. 5 et une autre, le doc. 6.
L’enseignant(e) peut aussi fonctionner avec des binômes.
Les élèves prennent connaissance du document et entourent les mots évoqués en lien avec la vidéo visionnée (dans l’exercice 3).
Ils énoncent brièvement les effets positifs et/ou négatifs du remembrement selon la vidéo regardée (exercices 4 et 5). Il s’ensuit une mise en commun.
Ces activités sont l’occasion de travailler l’éducation aux médias dans sa dimension sociale : les acteurs des deux vidéos ont des intentions très différentes, ce qui a pour effet de produire deux messages qui peuvent sembler contradictoires. L’agriculteur a un point de vue guidé par un modèle économique, alors que l’auteur de la vidéo qui traite de la disparition des haies a un point de vue guidé par un modèle environnemental. L’analyse des deux vidéos peut se faire à travers ce prisme, c’est-à-dire en invitant les élèves à identifier les différents acteurs, les différents points de vue et les publics visés. Au terme de l’activité, les élèves n’évoquent plus les vidéos, mais les points de vue des différents acteurs.
La thématique mobilisée est celle de l’information et de la critique de l’information.
Exercice 3
Attendu :
S - Décrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet positif ou négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement : aménagement du territoire, bétonisation, perte de biodiversité, augmentation des émissions de gaz à effet de serre… (S1)
Exercices 4 et 5
Attendu :
C - Mettre en évidence des effets positifs et négatifs de l’évolution de l’occupation/utilisation du sol sur l’environnement. (S1)
DOCS 5 et 6
Ces documents permettent d’intégrer une composante de la visée transversale « Développer des projets personnels et professionnels : anticiper et poser des choix », à savoir « Développer la capacité à pouvoir agir sur leur vie, mais aussi prendre conscience des contraintes et des limites qui pèsent sur ce savoir-agir. Développer divers scénarios de leur avenir et être capable de s’y projeter ».
Dans cette partie de la séquence, les élèves développent un avis nuancé à propos des impacts des mutations des espaces ruraux sur l’environnement et comment ils se positionnent par rapport à ces impacts.
Il est maintenant temps de compléter la synthèse globale (p. 54-55) avec les informations apprises dans cette séquence.
ZOOM SUR L’EUROPE
Pourquoi faire un zoom sur l’Europe ?
Les élèves ont découvert que les mutations agricoles en Belgique se caractérisent principalement, du point de vue de l’organisation des espaces, par le fait du remembrement. La séquence 2 va vérifier si ce processus est propre à la Belgique ou commun à l’échelle de l’Europe.
SUR L’EUROPE
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Tu vas maintenant vérifier si les évolutions observées en Belgique sont communes au reste de l’Europe ou si les mutations observées dans notre pays font figure d’exception.
1. J’OBSERVE
OÙ SONT LES TERRES CULTIVÉES EN EUROPE ?
Avant d’observer si les paysages ruraux en Europe ont évolué ou non comme en Belgique, tu dois d’abord identifier où sont les terres cultivées en Europe et comprendre pourquoi elles ne se retrouvent pas partout.
1. Pr ends connaissance du doc. 7. Tu constates que les terres agricoles sont présentes partout en Europe de l’Ouest et méridionale (au sud), sauf à certains endroits dispersés.
Sé lectionne une carte de ton recueil cartographique qui te permet d’expliquer la répartition des terres agricoles à l’échelle du doc. 7.
Je sélectionne la carte
, p. 166-172 du relief à l’échelle de l’Europe.
Recueil
2. Ju stifie , en quelques mots, le lien entre la carte que tu as sélectionnée et la répartition des terres agricoles (doc. 7). Nuance ta réponse si c’est nécessaire.
On constate que, généralement, là où il y a des reliefs, il n’y a pas de terres cultivées (en dehors des villes).
7 Terres cultivées en Europe
DOC.
1. J’OBSERVE
OÙ SONT LES TERRES CULTIVÉES EN EUROPE ?
Avant de comparer l’évolution des espaces ruraux en Belgique par rapport aux autres espaces cultivés en Europe, il faut savoir où regarder.
La première partie de la séquence met donc en lumière là où sont les espaces cultivés en Europe et là où ils ne sont pas.
C’est une approche similaire à celle réalisée à l’échelle du monde dans l’introduction. C’est donc l’occasion de revenir sur la notion de repère spatial pertinent si nécessaire.
Exercice 1
Cette activité permet d’intégrer une composante de la visée transversale « Se connaitre soi-même et s’ouvrir aux autres », à savoir « Se situer dans son environnement ».
Dans cet exercice, les élèves découvrent l’importance des espaces cultivés en Europe et où ils se situent par rapport à ces espaces.
La multiplication des observations est aussi l’occasion d’activer la visée transversale « Apprendre à apprendre » par la composante « Développer des compétences à catégoriser, ordonner et modéliser ». Les élèves découvrent des tendances générales, mais aussi des singularités qui permettent de nuancer les propos.
Exercice 2
Il est également possible, si le besoin s’en fait sentir, d’utiliser cette partie pour exercer la démarche d’investigation en sciences humaines. Les élèves observent la carte et il est attendu qu’ils énoncent une question en lien avec ce qu’ils observent (des disparités spatiales). Ils notent cette question par écrit. En faisant référence à leurs connaissances de l’enseignement de P4, P5 et P6, ils énoncent une composante de l’espace qui permettrait d’expliquer cette disparité. Ils notent par écrit cette composante de l’espace.
Exercices 1 et 2
Attendu :
C - Sur la base de différentes cartes, expliquer la présence plus ou moins importante de la population, en faisant référence au relief ou à l’hydrographie ou aux conditions climatiques ou à la proximité du littoral. (P6)
2. JE RECHERCHE
LES ESPACES CULTIVÉS EN EUROPE ONT-ILS CONNU LA MÊME ÉVOLUTION QU’EN BELGIQUE ?
Exercice 1
Les cas peuvent être multipliés par l’utilisation de Google Earth Online. Même sans avoir l’avant/après, les élèves sont à même d’apprécier le caractère remembré ou non uniquement par l’observation de la taille des parcelles, l’absence de parcelles enclavées, les traces de la mécanisation et le caractère ouvert des paysages.
Dans ce contexte, c’est également la visée transversale « Apprendre à apprendre » qui est mobilisée par le biais de la composante « Développer des capacités à observer, comparer, raisonner (de manière inductive et déductive), conceptualiser, abstraire » et éventuellement de la composante « Développer la maitrise et la capacité de mobiliser des outils numériques propres aux disciplines ».
Attendus :
S - Illustrer par un exemple un espace marqué par un processus d’évolution (urbanisation ou étalement urbain, déforestation et mutation du secteur agricole). (S1)
S - Décrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet positif ou négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement : aménagement du territoire, bétonisation, perte de biodiversité, augmentation des émissions de gaz à effet de serre… (S1)
Exercice 2
L’activité est visuelle et brève, elle vise principalement à vérifier si les élèves sont à même d’identifier le processus de remembrement (voir également la visée transversale énoncée ci-dessus).
D’autres exemples sont proposés dans l’atlas numérique (voir « Géosignets »), sur iDiddit.
Attendu :
C - Caractériser un espace en faisant référence à l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques. (S1)
2. JE RECHERCHE
LES ESPACES CULTIVÉS EN EUROPE ONT-ILS CONNU LA MÊME ÉVOLUTION QU’EN BELGIQUE ?
Tu as découvert où se trouvent les espaces cultivés en Belgique et comment ils ont évolué à la suite du remembrement rural. Mais qu’en est-il ailleurs ? Poursuis ton exploration en observant quelques exemples d’évolutions agricoles dans d’autres régions d’Europe. Constate-t-on les mêmes changements ?
1. Pr end s connaissance du doc. 8, puis des docs 9 à 12 (p . 40 -41).
Localise les vues des docs 9 à 12 sur la carte de l’Europe (doc. 8).
In dique le numéro du document dans chaque cercle. Tu peux t’aider d’un atlas si nécessaire. Consulte la fiche SF 8 (d isponible sur iDiddit) .
SF 8 – J’utilise un atlas
2. Es t-ce que les espaces représentés sur les docs 9 à 12 laissent observer un remembrement rural ?
Co mplète le tableau ci-dessous en indiquant, pour chaque document, le nom du pays.
Co che « oui » ou « non » pour répondre à la question.
DocumentDoc. 9Doc. 10Doc. 11Doc. 12
Nom du pays
Voit-on un remembrement rural ?
France Allemagne Espagne Italie
FAISONS LE POINT !
Sur la base de ce que tu as observé en Belgique, comment caractériserais-tu l’évolution des paysages ruraux en Europe ? Explique .
Que ce soit au nord ou au sud, les paysages ruraux, en Europe, évoluent dans le même sens, c’est-à-dire vers des parcelles plus grandes, plus adaptées à la mécanisation.
DOC. 8 Terres cultivées en Europe
DOC. 9 Évolution de l’espace rural dans la Marne (France) entre 1965 et 2023
Évolution de l’espace rural de la commune de Connantray-Vaurefroy, entre 1965 (à gauche) et 2023 (à droite)
DOC. 10 Évolution de l’espace rural dans la région de Demzin (Allemagne) entre 1953 et 2023
Évolution de l’espace rural de Demzin, entre 1953 (à gauche) et 2023 (à droite)
DOC. 11 Évolution de l’espace rural à Valladolid (Espagne) entre 1957 et 2023
Évolution de l’espace rural de la commune de Bolaños de Campos, entre 1957 (à gauche) et 2023 (à droite)
DOC. 12 Évolution de l’espace rural en Émilie-Romagne (Italie) entre 1998 et 2012
Évolution de l’espace rural dans la commune de Campotto, entre 1998 (à gauche) et 2012 (à droite)
Scan
FAISONS LE POINT !
L’ évolution des espaces ruraux en Europe est-elle partout du même type ?
Coche l’affirmation correcte parmi les trois suivantes. En Europe, les paysages ruraux évoluent globalement dans le même sens que ce qui a été observé en Belgique. On voit partout un phénomène de remembrement des parcelles agricoles, même si le phénomène est plus important dans certaines régions que dans d’autres.
En Europe, les paysages ruraux évoluent tous de manière très différente. Le phénomène de remembrement des parcelles n’est visible qu’en Belgique et en France.
En Belgique, le paysage rural a évolué depuis ces cinquante dernières années alors qu’ailleurs en Europe, il n’a pas changé.
POUR ALLER PLUS LOIN
Sur la base de tes observations précédentes, rédige un court texte qui justifie ton choix.
La première affirmation est correcte, car tous les documents montrent bien un phénomène de remembrement rural . Le phénomène est effectivement plus important dans certaines régions, comme dans la Marne ou la région de Demzin en Allemagne.
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la synthèse du thème SUD, p. 54-55.
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Il est maintenant temps de compléter la synthèse globale (p. 54-55) avec les informations apprises dans cette séquence.
SÉQUENCE 3
ZOOM SUR LE MONDE
Pourquoi un zoom sur le monde ?
Après avoir vu que le processus du remembrement visible en Belgique est présent dans la plupart des régions agricoles en Europe, reste à voir si ce phénomène est mondial ou non.
Cette séquence permet d’intégrer une composante de la visée transversale « Se connaitre soi-même et s’ouvrir aux autres », à savoir « Se situer dans son environnement ».
Les élèves découvrent que l’occupation du sol est très différente ailleurs sur Terre. Soit les parcelles sont beaucoup plus grandes et l’industrialisation est plus poussée que chez nous, soit l’agriculture est beaucoup plus paysanne avec des parcelles réduites et une très faible mécanisation. Ils découvrent que, s’il y a une tendance à l’échelle de l’Europe, celle-ci n’est pas (encore) mondiale.
ZOOM SUR LE MONDE
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Pour terminer ton étude, il te reste à répondre aux questions suivantes : le remembrement est-il un phénomène mondial ? Quelles régions sont ou non concernées ?
Tu vas également réfléchir aux raisons techniques, économiques et/ou sociales qui poussent à transformer les paysages agricoles.
1. J’OBSERVE
LE REMEMBREMENT EST-IL UN PHÉNOMÈNE MONDIAL ?
Cette évolution est-elle propre à l’Europe ou est-elle généralisée à tous les foyers agricoles ? Pour répondre à cette question, observons différents paysages ruraux à travers le monde.
1. Ob serve la carte du monde qui met en évidence les principaux foyers agricoles sur Terre (doc. 13).
2. Pr ends connaissance des différentes vues verticales représentatives des foyers agricoles à travers le monde (doc. 14, p. 46 -50).
Assoc ie chaque vue verticale à l’un des espaces entourés sur la carte du doc. 13 en indiquant le numéro de la vue. Consulte la fiche SF 8 (disponible sur iDiddit)
3. Po ur chaque vue (doc. 14), observe attentivement la taille des parcelles et leur organisation. To utes les vues sont à la même échelle. Si tu veux estimer la superficie des parcelles, consulte la fiche SF 7.
No te la lettre « I » ou « P » à côté de chaque vue selon qu’il s’agit d’un paysage d’agriculture industrialisée (I) ou d’un paysage d’agriculture paysanne (P).
4. An note la carte (doc. 13) à l’aide des lettres « I » ou « P », pour chaque espace, en fonction de ton analyse précédente.
Un paysage d’agriculture industrialisée est constitué de grandes parcelles régulières où la mécanisation est importante et où on constate une faible diversité de cultures.
Un paysage d’agriculture paysanne se caractérise par de petites parcelles aux formes irrégulières, souvent isolées.
Si tu observes des paysages semblables à ceux de nos régions avant 1971, c’est-à-dire de petites parcelles enclavées avec peu de traces de machines agricoles, alors cela signifie qu’il n’y a pas eu de remembrement et que l’agriculture a gardé un caractère paysan.
SF 8 – J’utilise un atlas
SF 7 – Je relève une surface à l’aide d’un portail numérique, p. 165
1. J’OBSERVE
LE REMEMBREMENT EST-IL UN PHÉNOMÈNE MONDIAL ?
Exercices 1 et 2
Les élèves vont donc revenir sur la carte des foyers agricoles observés au début du thème (ici, le doc. 13) et l’exercice va être de la même nature que celui réalisé à l’échelle de l’Europe. Voir la visée transversale exposée précédemment.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Exercice 3
Cette consigne va mettre en avant une différence : de nombreuses régions n’ont pas connu de remembrement. L’agriculture y a alors conservé un caractère plus paysan, c’est-à-dire que l’évolution n’est pas marquée par l’industrialisation. Cela ne veut pas dire que l’agriculture n’a pas évolué ; dans beaucoup d’espaces, ce sont les pratiques paysannes qui se sont intensifiées.
Attendu :
S - Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution de l’occupation des espaces. (S1)
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DOC. 13 Les principaux foyers cultivés sur Terre
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DOC. 14 Vues verticales représentatives des foyers agricoles à travers le monde
Vue 1 – Grande plaine de Chine du Nord
Vue 2 – Vallée du Gange (Inde)
Vue 3 – Delta du Gange (Bangladesh) Scan
DOC. 14
Il est important de noter que toutes les vues sont à la même échelle , ce qui facilite l’observation de la taille et de l’organisation du parcellaire agricole.
Ces vues sont également disponibles dans l’atlas numérique. De nombreuses autres vues y sont disponibles.
Vous pouvez multiplier rapidement les observations en effectuant des zooms dans les différents grands foyers agricoles. C’est l’occasion d’activer deux composantes de la visée transversale « Apprendre à apprendre », à savoir « Développer la maitrise et la capacité de mobiliser des outils numériques propres aux disciplines » et « Développer des compétences à catégoriser, ordonner et modéliser ».
L’analyse des vues et la multiplication des observations via un portail numérique permettent aussi d’activer deux composantes de la visée transversale « Développer une pensée critique et complexe », à savoir « Recourir à des catégories d’analyse multiples pour lutter contre les généralisations/éviter les généralisations opérées au départ de cas particuliers ou des apparences et débouchant sur des stéréotypes/préjugés » et « Apprendre à en réaliser une synthèse, ce qui suppose, notamment, la capacité à organiser les informations, à les mettre en forme et à en garder une trace sous des formats appropriés ».
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Vue 4 – Nord du Kazakhstan
Vue 5 – Kogar (nord du Nigéria)
Vue 6 – La Pampa (nord de l’Argentine)
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Vue 7 – Grandes Plaines (États-Unis)
Vue 8 – État de Paraná (sud-est du Brésil)
Vue 9 – Nord du lac Victoria (Ouganda)
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Vue 10 – Delta du Mékong (Vietnam)
Vue 11 – Région de Perth (sud-ouest de l’Australie)
Vue 12 – Région de Melbourne (sud-est de l’Australie)
DOC. 14
FAISONS LE POINT !
Sur la base de ce que tu viens de constater, peut-on dire que le remembrement est un phénomène mondial ? Rédige un court texte pour répondre.
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Le remembrement est un phénomène qui s’observe en Europe et dans la partie asiatique proche, en Turquie et au Kazakhstan par exemple, en Amérique du Nord, en Amérique latine et en Australie alors que, dans les autres foyers agricoles, on observe une organisation agricole plutôt paysanne. Donc non, le remembrement n’est pas un phénomène mondial.
Vue 13 – Sud de Gölcük (Turquie)
Vue 14 – Nord-ouest de Tiflet (Maroc)
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2. JE RECHERCHE
Y A-T-IL D’AUTRES TYPES DE MUTATIONS DES MILIEUX RURAUX SUR TERRE ?
Il est attendu que les élèves puissent citer des occupations du sol propres à ces mutations. Pour le dire autrement, les élèves doivent être capables de dire à quoi ressemblent un parc d’engraissement, une serriculture ou une ceinture verte. Pour y parvenir, ils font référence à l’exemple observé en classe. Les éléments surlignés indiquent ce qui doit être connu par les élèves.
Cette dernière activité est brève puisqu’elle vise uniquement à faire découvrir à quoi correspondent ces trois évolutions.
En dehors de l’industrialisation de l’agriculture, particulièrement visible en Europe, en Amérique du Nord ou du Sud, ou des pratiques paysannes en Asie et surtout en Afrique, il existe d’autres mutations plus ponctuelles. Le référentiel en prévoit trois autres : les parcs d’engraissement, la serriculture et les ceintures vertes. Ces dernières sont un peu à part puisqu’elles visent à lutter contre l’avancée des déserts.
Exercice 1
Attendu :
C - Situer un fait ou un phénomène à l’échelle d’un continent ou du monde, en faisant référence à des repères, à la répartition de la population et aux zones thermiques. (P6)
Exercice 2
L’observation de ces trois exemples est l’occasion de travailler une compétence de l’EPC : « S’inscrire dans la vie sociale et politique » et plus spécifiquement : – identifier ; – exemplifier l’engagement ; – questionner des pratiques (coopération/compétition/individualisme...) ; – esquisser des perspectives d’amélioration de la société.
À partir de la description des trois pratiques (et éventuellement d’autres pratiques observées ailleurs), les élèves questionnent les trois pratiques en termes de coopération, de compétition, d’individualisme… Sur cette base, ils envisagent des perspectives d’amélioration (qui/quoi peut évoluer). Finalement, ils identifient des engagements qui seraient des leviers pour ces changements.
Attendus :
S - Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution de l’occupation des espaces. (S1)
S - Décrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet positif ou négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement : aménagement du territoire, bétonisation, perte de biodiversité, augmentation des émissions de gaz à effet de serre... (S1)
S - Illustrer par un exemple un espace marqué par un processus d’évolution (urbanisation ou étalement urbain, déforestation et mutation du secteur agricole). (S1)
2. JE RECHERCHE
Y A-T-IL D’AUTRES TYPES DE MUTATIONS DES MILIEUX RURAUX SUR TERRE ?
Certaines mutations des milieux ruraux ont des formes différentes du remembrement, en voici trois exemples.
Les parcs d’engraissement sont des endroits où les animaux sont engraissés de manière intensive pour la production de viande. Un parc compte des dizaines de milliers d’animaux qui vivent dans des enclos de taille réduite, de forme carrée, dans lesquels il n’y a pas d’herbe. Les routes entre ces enclos permettent de déverser la nourriture directement depuis des remorques tirées par des camions ou des tracteurs. Ces pratiques n’existent pas en Europe.
La serriculture consiste à cultiver des végétaux à l’intérieur d’une serre. Là où elle est pratiquée de manière intensive, par exemple en Chine, c’est quasi tout l’espace qui est couvert de structures avec des bâches en plastique à perte de vue. Cette même pratique peut être observée au sud de l’Espagne. Les serres mesurent généralement 100 mètres de long sur moins de 15 mètres de large.
Les ceintures vertes sont des plantations d’arbres pour lutter contre l’avancée du désert. On en observe aux portes des déserts en Chine, mais aussi en Afrique où il est question d’alignements étroits de deux ou trois rangées d’arbres sur environ 1 km. Cela ne ressemble pas aux forêts de nos régions.
1. Da ns le tableau, indique la région du monde où se situe chaque vue verticale (docs 15 à 17).
Ut ilise la carte des régions du monde pour t’aider.
2. Da ns le tableau, indique la mutation de l’espace qui est mise en évidence pour chaque vue verticale (docs 15 à 17).
Ai de -toi du lexique ci-dessus.
Région du monde Mutation rurale
Doc. 15
Doc. 16
Doc. 17
Afrique de l’Ouest
Amérique du Nord
Asie de l’Est
Ceinture verte
Parc d’engraissement
Serriculture
Carte 1 - Les grandes régions du monde, p. 166
COPYRIGHTVANIN
DOC. 15
DOC. 16 Hereford (Texas)
Garin Gano (nord du Nigéria)
Scan
DOC. 15
Sur le doc. 15, les élèves distinguent des plantations d’arbres sur des bandes étirées (plus d’un kilomètre) et étroites (quelques mètres). Ces bandes forment des alignements parallèles, ce qui implique une action de l’humain. On peut imaginer que, dans ces milieux semi-arides, ces plantations limitent les tempêtes de poussières et leur impact sur les sols. Ces plantations offrent aussi de l’ombre pour lutter contre la dessiccation des sols.
DOC. 16
Sur le zoom du doc. 16, les points blancs et les points noirs représentent les vaches. Elles se comptent par milliers. Elles sont élevées dans des enclos où l’herbe est rare. Les chemins entre les enclos servent aux véhicules qui déversent la nourriture. Les infrastructures autour de ces enclos servent au stockage de la nourriture (silos visibles à gauche). On distingue également de plus petites structures pour le tri, le comptage ou l’isolement de certains animaux (à 300 mètres à droite de l’espace du zoom).
DOC. 17
Les élèves distinguent des structures rectangulaires dont l’éclat provient de la lumière qui se reflète sur les bâches en plastique. Tout l’espace en dehors des villages est couvert de serres en plastique, il n’existe plus la moindre parcelle de terre à l’air libre. Les serres peuvent faire plus de 100 mètres de longueur. L’occupation du sol caractérisée par des serres collées les unes aux autres souligne une industrialisation de cette culture sous serre.
Pour retrouver la zone illustrée, probablement la plus vaste zone sur Terre couverte de serres en plastique (plus de 150 0 00 ha en 2026), utilisez les coordonnées suivantes sur Google Earth : 36°41’24.07"N 118°42’28.34"E.
BUZZ D ’autres évolutions existent comme le développement de la pisciculture et les cultures marines (spectaculaires à l’est de l’Asie). Il peut être intéressant de proposer aux élèves d’utiliser un globe virtuel et de le parcourir à la recherche de ces occupations du sol.
Inviter les élèves à explorer les espaces à la recherche d’autres singularités (à l’aide d’un globe virtuel) est l’occasion d’activer deux composantes de la visée transversale « Développer une pensée critique et complexe », à savoir « Recourir à des catégories d’analyse multiples pour lutter contre les généralisations/éviter les généralisations opérées au départ de cas particuliers ou des apparences et débouchant sur des stéréotypes/préjugés » et « Apprendre à en réaliser une synthèse, ce qui suppose, notamment, la capacité à organiser les informations, à les mettre en forme et à en garder une trace sous des formats appropriés ».
Voici une liste des vues Google Earth avec d’autres exemples de mutations des milieux ruraux :
Il est maintenant temps de compléter la synthèse globale (p. 54-55) avec les informations apprises dans cette séquence.
Il existe encore bien d’autres types de mutation de l’espace, comme les champs circulaires (crop circle en anglais). Ce sont des parcelles agricoles irriguées par un système d’arrosage à pivot central. Un grand tuyau d’arrosage, qui mesure jusqu’à plusieurs centaines de mètres, est monté sur des roues et tourne autour d’un axe central. Les traces concentriques sont laissées par le passage des roues. Le diamètre des parcelles fait souvent plus d’un kilomètre.
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la synthèse du thème SUD, p. 54-55.
DOC. 17 Est de Qingzhou (Grande plaine de Chine du Nord)
BUZZ
Région Colômbia, Brésil
SYNTHÈSE
LES MUTATIONS DES ESPACES RURAUX
COMMENT LES PRATIQUES
AGRICOLES SE SONT-ELLES ADAPTÉES AFIN DE RÉPONDRE À LA CROISSANCE DE LA POPULATION ?
Su r la carte, entoure en rouge les espaces où la taille et l’organisation des parcelles agricoles témoignent de l’industrialisation des pratiques agricoles.
Ad apte le titre de la carte.
Repère , à l’aide de flèches, les endroits où tu as observé un parc d’engraissement, une ceinture verte et des cultures sous serre.
Ré partition des terres cultivées en 2024
et mise en évidence des espaces où l’agriculture s’est industrialisée
Un parc d’engraissement
Ch amps circulaires
Un e ceinture verte
Un e culture sous serre
SYNTHÈSE
LES MUTATIONS DES ESPACES RURAUX
Cette synthèse permet de revenir sur les apprentissages clés de ce thème : où sont les espaces cultivés (et où ils ne sont pas) et comment évoluent ces espaces agricoles pour répondre à l’enjeu lié à l’augmentation de la population.
Les élèves retiennent que le remembrement est une forme d’industrialisation de l’agriculture, que ce processus est familier chez nous, mais n’est pas présent partout, et que des mutations plus spécifiques peuvent affecter certains territoires.
Il est recommandé de compléter progressivement la synthèse à mesure que les élèves avancent dans le thème. De cette manière, ils construisent la synthèse finale récapitulative au fur et à mesure de leur apprentissage.
Des exercices supplémentaires sont disponibles sur iDiddit pour les élèves.
Le remembrement témoigne de l ’ industrialisation de l ’agriculture.
Po ur chaque changement observé, entoure le bon mot.
- La taille des parcelles a augmenté / diminué.
- Le nombre de parcelles a augmenté / diminué.
- Les vergers apparaissent / disparaissent.
- Les prairies sont remplacées par des cu ltures / haies.
- Les haies apparaissent / disparaissent.
- Les parcelles enclavées apparaissent / disparaissent.
- Les routes et chemins sont ré organisés / supprimés.
Le s + du remembrement Le s - du remembrement
― Les agriculteurs gagnent du temps et peuvent utiliser des machines plus importantes.
― La production augmente.
― Les prix diminuent.
― Disparition des haies qui protègent des inondations, coulées de boue, des canicules…
― Perte de biodiversité.
Cite de ux éléments naturels qui permettent de justifier l’absence de terres cultivées dans de vastes espaces sur Terre.
Les températures trop basses aux hautes latitudes et le relief des montagnes
Les précipitations trop faibles dans les déserts
THÈME EST DES VILLES QUI DÉBORDENT !
Axe 1 — Apprendre à lire et caractériser l’étalement urbain
L’élève sera capable de lire et observer des paysages urbains (à l’aide de vues verticales) pour identifier :
• le s différentes composantes de la ville : centre-ville, banlieue (espace urbain continu), périphérie récente (espace urbain discontinu) et aire urbaine ;
• l es occupations du sol caractéristiques de l’étalement urbain ;
• l es évolutions spatiales à deux moments donnés pour mettre en évidence la dynamique de croissance d’une agglomération.
Axe 2 — Apprendre à représenter les dynamiques spatiales
L’élève sera capable de manipuler des cartes, des croquis et des schémas pour :
• r éaliser un croquis cartographique ou annoter une vue verticale montrant l’extension de l’urbanisation ;
• m esurer l’importance d’un étalement urbain en calculant des distances réelles et en utilisant l’échelle ;
• u tiliser des figurés pour représenter l’occupation du sol dans une aire urbaine.
Objectifs
Axe 3 — Apprendre à établir des liens entre occupation du sol et environnement
L’élève sera capable de comprendre et expliquer les causes et conséquences de l’étalement urbain afin d’ :
• é tablir des liens entre des indicateurs socioéconomiques et l’évolution de l’urbanisation ;
• e xpliquer la situation des activités humaines à l’aide de facteurs de localisation (humains et naturels) ;
• a nalyser les causes et les conséquences de l’étalement urbain sur l’organisation de l’espace ainsi que sur l’environnement.
Au terme de cette séquence, l’élève sera capable de :
• d écrire, graphiquement et en quelques phrases, l’importance d’un étalement urbain en faisant référence à la dynamique spatiale du phénomène et l’importance plus ou moins grande de la polarisation de fonctions ;
• f aire référence à l’un ou l’autre cas étudié pour apprécier l’importance de ces phénomènes ;
• e xpliquer les principales causes et conséquences de l’étalement et son importance variable selon les régions du globe.
Prérequis
TC – primaire
Savoirs
– A nnoter une image géographique pour mettre en évidence une occupation du sol caractéristique d’un paysage. (P4)
– C alculer une distance réelle sur la base d’une carte et son échelle linéaire (la distance sur la carte et l’échelle linéaire étant données). (P5 – mathématiques)
– I ndiquer les huit directions cardinales sur une rose des vents. (P5)
– C iter des occupations du sol caractéristiques de l’étalement urbain.
– D ire en quelques mots ce qu’est un facteur de localisation.
I llustrer par un exemple un facteur de localisation humain d’une activité ou de l’habitat.
I llustrer par un exemple un facteur de localisation naturel d’une activité ou de l’habitat.
D istinguer en quelques mots les espaces qui composent la ville : centre-ville, banlieue (espace urbain continu), périphérie récente (espace urbain discontinu), aire urbaine.
– D écrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet positif ou négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement.
– N ommer les principales agglomérations européennes figurées sur une carte : Moscou, Paris, Londres, Madrid, Berlin.
– N ommer les principaux espaces du monde marqués par la croissance démographique, figurés sur une carte.
– L ire des espaces géographiques à partir de vues verticales.
– Relever une distance à l’aide d’un portail numérique.
– Relever une distance à l’aide d’une carte.
Savoir-faire
Compétences
– A nnoter une vue verticale pour mettre en évidence un étalement urbain.
– C onstruire un croquis cartographique.
– D écrire l’occupation d’un espace.
– C aractériser l’étalement urbain d’une ville ou d’une agglomération à deux moments, en faisant référence à un cas connu.
– E xpliquer le développement d’une activité ou de l’habitat à un endroit spécifique, sur la base d’éléments naturels ou humains de l’espace (facteurs de localisation).
– M ettre en évidence des liens entre des indicateurs socioéconomiques des populations et l’évolution de l’urbanisation.
Fiches outils
Mots-clés
Entrée transversale
S 4 – Les causes de la mutation des espaces urbains
S 5 – Les facteurs de localisation des activités humaines
S 6 – Les espaces qui composent la ville
SF 3 – J’utilise un globe virtuel ou un SIG
SF 4 – J’annote une vue verticale
SF 5 – Je mets en évidence l’évolution de l’occupation du sol
SF 6 – Je mets en évidence une distance à l’aide d’un portail numérique
SF 8 – J’utilise un atlas
SF 9 – Je relève une distance à l’aide de l’échelle
PLANIFICATION DU THÈME EST – DES VILLES QUI DÉBORDENT !
3
4
5
6
Zoom sur l’Amérique du Nord 2. Je recherche
Faisons le point !
Zoom sur l’Amérique du Nord 3. Je communique
Zoom sur l’Europe 1.
à 73
et 75
7
8
9
10
Zoom sur l’Europe
2. Je recherche
3. Je communique
Zoom sur l’Asie de l’Est
1. J’observe
2. Je recherche
Zoom sur l’Asie de l’Est
2. Je recherche
Zoom sur l’Asie de l’Est
3. Je communique
Synthèse – L’étalement urbain
Évaluation sommative
Mini-étude de cas.
11
Situer, décrire, expliquer.
Question courte de comparaison.
à 86
à
à 93
à
Remarque : il est possible pour l’enseignant(e) de partir du cas de Lisala (sur iDiddit) à la place du Zoom sur l’Europe ou l’Amérique du Nord afin de diversifier les vues.
DÉMARCHES MÉTHODOLOGIQUES
Nous vous rappelons que les thèmes peuvent être abordés dans l’ordre que vous souhaitez. Il est donc important de garder en mémoire ce que vous avez déjà réalisé avec vos élèves afin d’établir des liens pertinents avec le thème dont nous allons maintenant traiter.
Les séquences du thème Est peuvent être abordées dans l’ordre que vous souhaitez. L’idée est de faire voyager les élèves d’un continent à l’autre pour découvrir comment s’agrandissent les espaces urbains et quels sont les éléments qui influencent leur agrandissement. L’accent est mis sur la manipulation de cartes, de photographies et sur l’observation de paysages.
THÈME EST
DES VILLES QUI DÉBORDENT !
Depuis le XIXe siècle, le nombre d’habitants n’a cessé de croitre, d’abord en Europe, puis dans de nombreuses régions du monde. Partout, les villes ont dû s’adapter : transformer leurs quartiers ou chercher des terrains ailleurs dans le but d’accueillir toujours plus de personnes et d’activités. Imagine-toi au-dessus d’une ville, observant comment ses rues s’étendent, comment de nouveaux quartiers apparaissent.
Question de recherche
Comment va-t-on loger une population qui va passer de 8 à 10 milliards d’habitants entre 2022 et 2100 ?
SOMMAIRE
Introduction – Où sont les villes sur Terre ?
Séquence 1 – Zoom sur l’Amérique du Nord
Séquence 2 – Zoom sur l’Europe
Séquence 3 – Zoom sur l’Asie de l’Est
Synthèse – L’étalement urbain
NOTES MÉTHODOLOGIQUES
Nous allons à présent aborder le thème de l’étalement urbain, en commençant par une vue globale à l’échelle mondiale, puis en nous intéressant, dans le détail, à trois cas spécifiques. Chaque cas permettra de compléter une synthèse globale et de répondre à la question de recherche suivante : Comment va-t-on loger une population qui va passer de 8 à 10 milliards d’habitants entre 2022 et 2100 ?
Si vous le souhaitez, vous pouvez également retrouver les images de la double page sur un globe virtuel, afin de réaliser un premier exercice avec vos élèves.
COPYRIGHTVANIN
ToursdebureauxàShenzen
Vue de Toulouse
Tours de logements à Guangzhou
Autoroute située à Oakland, Californie
INTRODUCTION
Aujourd’hui, plus d’un habitant sur deux vit en ville. Les espaces urbains grandissent très vite : les villes s’étendent et accueillent de plus en plus d’activités. Certains espaces sur Terre sont très urbanisés, contrairement à d’autres. On peut alors se demander : où sont les villes dans le monde et où ne sont-elles pas ?
COPYRIGHTVANIN
1. J’OBSERVE
OÙ SONT LES VILLES SUR TERRE ?
1. Visionne la vidéo de Google Earth (doc. 1).
la
Su r la base de cette vidéo, coche l’affirmation correcte.
Les villes rétrécissent au fil des années.
Les villes s’agrandissent au fil du temps.
Les villes s’agrandissent jusqu’en 1950.
DOC. 1
Timelapse de Google Earth
La vidéo montre l’étalement urbain de certaines villes dans le monde.
Google Earth. (2021, 15 avril).
Our Cities - Timelapse in Google Earth [vidéo]. YouTube.
2. L’ étalement urbain est une réponse à certains besoins que rencontrent les villes.
Propose deux besoins auxquels l’étalement des villes pourrait répondre.
Exemples de réponses :
• Accueillir de plus en plus d’habitants.
• Utiliser l’espace disponible autour des villes pour s’étendre.
3. Annote le doc. 2 afin de mettre en évidence les espaces les plus urbanisés sur Terre dans les régions suivantes : – deux espaces en Asie ; – un espace en Europe ; – un espace en Amérique du Nord ; – un espace en Afrique ; – un espace en Amérique latine.
Consulte la carte 7 dans ton recueil car togra phique si nécessaire.
Carte 7 – Principales aires urbaines sur Terre, p. 172
1. J’OBSERVE
OÙ SONT LES VILLES SUR TERRE ?
Exercices 1 et 2
La première question vise à faire émerger les perceptions des élèves concernant l’étalement urbain. Ainsi, l’étalement urbain est présenté comme une réponse à certains besoins que les villes rencontrent. L’objectif est que les élèves arrivent à proposer des exemples de besoins.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Exercices 3 et 4
Les élèves sont ensuite invités à mettre en évidence les espaces les plus urbanisés sur Terre, ainsi que des espaces où il n’y a pas d’aires urbaines (doc. 2). Des cartes sont proposées dans le recueil cartographique pour les accompagner dans leur tâche.
La réalisation de l’activité peut se faire en autonomie ou en duo, suivie d’une correction collective avec projection du document corrigé.
Pour travailler l’attendu « Mettre en évidence des liens entre des indicateurs socio-économiques des populations et l’évolution de l’urbanisation », l’enseignant(e) est invité(e) à demander aux élèves de prendre la carte 7, comme mentionné au bas de la p. 58, ou à partir du doc. 2.
Ensuite, demander oralement aux élèves d’identifier les espaces où la croissance de la population en 2030 est la plus importante. L’enseignant(e) pourra mettre en évidence que le continent africain est particulièrement marqué par cette croissance démographique.
Attendu :
L’étude du cas africain et la manière dont l’étalement urbain s’y opère pourra être analysé par les élèves à partir de la séquence sur Lisala disponible sur iDiddit.
SF - Identifier des éléments sur la base de la légende, sur une carte à deux variables (couleurs ou figurés). (S1)
Exercice 4
Attendu :
C - Situer un fait ou un phénomène à l’échelle d’un continent ou du monde, en faisant référence à des repères, à la répartition de la population et aux zones thermiques. (P6)
DOC. 2
La carte est également disponible en plus grand dans le recueil cartographique à la fin du livre-cahier (Carte 7 – Principales aires urbaines sur Terre, p. 172).
POUR ALLER PLUS LOIN
Visionne la vidéo Demain, tous urbain ?
Sur la base de la vidéo, entoure les continents qui connaitront une croissance urbaine importante en 2050.
Europe – Amérique du Nord – Asie – Afrique – Amérique latine – Océanie
Coche les enjeux auxquels ces pays devront répondre pour faire face à la croissance importante de la population urbaine.
Développement des eaux potables
Développement des hôpitaux
COPYRIGHTVANIN
Création d’écoles
Amélioration des transports publics
4. Su r le doc. 2, annote , avec une croix, trois espaces où tu ne vois pas d’aires urbaines.
No mme ces espaces à l’aide de ton atlas ou de ton recueil cartographique (p. 16 6-172).
Réponses possibles : Canada, Groenland, Nord de l’Europe, Sibérie, Sahara, Antarctique, Australie.
DOC. 2 Les aires urbaines de plus de 50 000 habitants en 2025
250
1
25
2. JE RECHERCHE
POURQUOI LES VILLES SONT LÀ ET PAS AILLEURS ?
À l’aide de ton atlas ou de ton recueil cartographique, sélectionne deux cartes qui te permettent de justifier l’absence de villes.
Justifie ta sélection en quelques mots.
L’évolution des villes sur Terre est un processus géographique intéressant qui mérite une attention particulière. Elle est liée à la croissance importante de la population. En 2015, il y avait environ 4 milliards de personnes qui vivaient en ville. Elles étaient près de 5 milliards en 2025, soit environ 100 millions de personnes en plus par an. Comment les villes peuvent-elles accueillir autant de personnes en plus chaque année ? La situation est-elle identique partout sur Terre ?
Exemples de réponses :
• la carte du relief ; elle met en évidence la présence de montagnes ou de zones difficiles d’accès ;
• la carte des précipitations ; elle révèle une aridité (absence de précipitations) très forte dans le Sahara et au centre de l’Australie ;
• la carte des températures ; elle indique un froid extrême au Groenland, en Antarctique, au nord du Canada et en Sibérie ;
• la carte des grands climats ; elle confirme que ces régions correspondent à des milieux hostiles (climat désertique ou polaire).
SF 8 – J’utilise un atlas Recueil cartographique , p. 166-172
2. JE RECHERCHE
POURQUOI LES VILLES SONT LÀ ET PAS AILLEURS ?
À partir des cartes utilisées pour situer les éléments sur le doc. 2, les élèves sont amenés à sélectionner deux cartes du recueil cartographique, qui permettraient de justifier l’absence d’aires urbaines à certains endroits sur le globe. Cette activité peut être réalisée en duo afin que les élèves comparent leur sélection avant d’entamer la correction collective.
La justification ne doit pas être longue, elle doit se rapporter aux éléments naturels (relief, précipitations, températures, climats).
Après avoir observé la situation des différentes aires urbaines dans le monde, les élèves sont invités à porter leur regard sur un cas d’étalement urbain. Il est possible de partir vers l’observation du cas nord-américain ou bien vers le cas européen, voire même asiatique.
Attendu :
C - Sur la base de différentes cartes, expliquer la présence plus ou moins importante de la population, en faisant référence au relief ou à l’hydrographie ou aux conditions climatiques ou à la proximité du littoral. (P6)
Pour rappel, vous pouvez aussi utiliser la séquence sur l’étalement urbain en Afrique, disponible sur iDiddit.
COPYRIGHTVANIN
ZOOM SUR L’AMÉRIQUE DU NORD
COPYRIGHTVANIN
En Amérique du Nord, la croissance urbaine prend une autre forme. Ici, les villes ne se contentent pas de gagner des habitants : elles s’étalent, occupant toujours plus d’espace. En prenant appui sur le cas d’Albuquerque, située au cœur du Nouveau-Mexique, tu pourras voir comment des rues s’allongent, des quartiers résidentiels apparaissent, des zones commerciales et industrielles se multiplient. Pourquoi les villes nord-américaines se développent-elles ainsi ?
1. J’OBSERVE
COMMENT MESURER L’ÉVOLUTION D’UNE VILLE ? L’EXEMPLE D’ALBUQUERQUE
1. Ob serve l’aire urbaine d’Albuquerque en 1994 (doc. 3).
En t’aidant de la fiche SF 5, trace les contours de l’aire urbaine d’Albuquerque de 1994 sur une pochette en plastique. Co nsulte la fiche SF 4.
SF 4 – J’annote une vue verticale, p. 161
SF 5 – Je mets en évidence l’évolution de l’occupation du sol, p. 162
2. Su r la même pochette en plastique utilisée à l’exercice 1, trace les contours de l’aire urbaine d’Albuquerque en 2025 (doc. 4).
3. Su r la pochette en plastique reprenant les limites de 1994 et de 2025, indique , sous forme de flèches, les principales directions vers lesquelles l’aire urbaine d’Albuquerque s’est étendue.
N ote les distances en mètres sur les flèches en t’aidant de l’échelle de la vue. Tu peux aussi relever une distance à l’aide d’un portail numérique. Consulte la fiche SF 6 ou SF 9 (d isponible sur iDiddit).
SF 6 – Je relève une distance à l’aide d’un portail numérique, p. 164
SF 9 – Je relève une distance à l’aide de l’échelle
4. Caractérise , en quelques mots, l’importance de l’étendue de l’aire urbaine en 2025 pa r rapport à 1994 en faisant référence aux directions cardinales et aux distances.
Entre 1994 et 2025, Albuquerque a connu un important étalement urbain.
La ville s’est essentiellement étendue vers le nord et vers l’ouest. La ville d’Albuquerque s’étend sur environ 30 km, du nord au sud, et sur environ 25 km, de l’ouest à l’est.
1. J’OBSERVE
COMMENT MESURER L’ÉVOLUTION D’UNE VILLE ? L’EXEMPLE D’ALBUQUERQUE
Exercices 1, 2 et 3
Pour que les élèves situent Albuquerque, il est utile de chercher la ville sur Google Earth.
La séquence du cas nord-américain débute par l’observation et la comparaison de l’étalement urbain d’Albuquerque à deux moments dans le temps, l’objectif de l’activité étant que les élèves tracent les limites de l’aire urbaine de 1994 et de 2025 afin de mesurer l’expansion de la ville.
Pour ce faire, les élèves sont amenés à utiliser une pochette en plastique transparente dans laquelle ils glisseront chaque vue pour en identifier les limites.
L’activité peut être réalisée en deux temps :
1. d’abord, il est possible de montrer aux élèves la réalisation de la tâche avec la vue de 1994 ; 2. ensuite, les élèves pourraient annoter la carte de 2025.
Attendu (exercices 1 et 2) :
SF - Annoter une image géographique pour mettre en évidence l’évolution de l’occupation du sol, sur la base de photographies verticales prises à des moments différents pour un même lieu. (S1)
Attendus (exercice 3) :
SF - Relever une distance et une surface, à l’aide d’un portail numérique. (S1)
SF - Annoter une vue verticale pour mettre en évidence l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques prises à des moments différents pour un même lieu. (S1)
Exercice 4
À partir de là, les élèves caractérisent l’étendue de l’aire urbaine en 2025 par rapport à celle de 1994.
Attendu :
C - Situer un processus qui marque l’évolution de l’occupation d’un espace, en faisant référence à des repères connus ou identifiés sur une carte (papier, globe virtuel ou géoportail). (S1)
Exercice 5
Par après, il nous parait intéressant de nous pencher sur les éléments naturels qui se situent dans l’environnement d’Albuquerque et qui expliquent l’expansion de la ville vers ces endroits et pas ailleurs.
L’activité peut être menée à l’aide d’un SIG ou à partir des cartes dont les élèves disposent dans leur recueil cartographique. Dans le dernier cas de figure, il est important que les élèves aient pu voir où se situe Albuquerque, aux États-Unis, pour pouvoir utiliser pleinement les cartes.
Attendu :
C - Expliquer le développement d’une activité ou de l’habitat à un endroit spécifique, sur la base d’éléments naturels ou humains de l’espace (facteurs de localisation). (S1)
Il est possible de demander aux élèves de réaliser l’activité avec la vidéo de la Timelapse afin qu’ils visualisent l’expansion de la ville tout en observant les contraintes naturelles du milieu.
5. Situe la ville d’Albuquerque par rapport aux éléments de son environnement qui, selon toi, influencent son développement spatial. Aide-toi d’un globe virtuel ou d’un atlas, consulte la fiche SF 3 ou SF 8 (d isponible sur iDiddit)
SF 3 – J’utilise un globe virtuel ou un SIG, p. 159
SF 8 – J’utilise un atlas
Recueil cartographique , p. 166-172
Exemple de réponse :
Albuquerque se situe au cœur du continent nord-américain, au sud-ouest des États-Unis. Albuquerque se situe dans une région désertique, ainsi que dans une région montagneuse. Le relief montagneux situé à l’est de la ville a restreint son étalement dans cette direction.
POUR T’AIDER
Visionne la vidéo de la Timelapse d’Albuquerque. Observe l’environnement naturel dans lequel la ville d’Albuquerque se situe.
Sur la base de cette vidéo, identifie et nomme l’élément naturel qui – favorise le développement de la ville : ; – limite le développement de la ville :
le désert la montagne
En 1947 a été construit le Nob Hill Business Center, le premier centre commercial moderne de banlieue du Nouveau-Mexique, le long de l’ancienne Route 66.
À l’époque, il est au « bord de la ville », à plus de 3 km du centre historique.
Aujourd’hui, ce quartier de Nob Hill est considéré comme un quartier central : la ville a tellement « débordé » autour que ce qui était la périphérie est presque devenu le milieu de l’agglomération.
BUZZ
DOC. 3 Albuquerque en 1994
Légende Limites de l’aire urbaine d’Albuquerque en 1994
DOC. 4 Albuquerque en 2025
Directions vers lesquelles l’aire urbaine s’est étendue
Légende Limites de 1994 Limites de 2025
2. JE RECHERCHE
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA CROISSANCE URBAINE ? LE CAS D’ALBUQUERQUE
Tu viens de voir comment, en moins de trente ans, Albuquerque s’est transformée. De nouveaux quartiers sont apparus, dans différentes directions. Au profit de quelles fonctions la ville s’est-elle développée et pourquoi certaines fonctions se trouvent à certains endroits et pas ailleurs ? Pour répondre à ces questions, tu vas observer l’évolution de l’occupation du sol et rechercher des éléments de l’espace qui permettent de comprendre le développement de certaines fonctions à un endroit plutôt qu’à un autre.
1. Cinq espaces géographiques sont mis en évidence sur le doc. 5 (p. 72).
Observe le détail des cinq endroits ci-dessous. Pour chaque espace,
nomme l’occupation du sol qui domine. Si nécessaire, co nsulte la fiche S 4.
S 4 – Les causes de la mutation des espaces urbains, p. 147
précise les indicateurs visuels qui permettent de reconnaitre ce tte occupation du sol sur la vue verticale ;
2. Annote le doc. 5 (p. 72) afin de localiser les cinq endroits sur la vue verticale d’Albuquerque.
Endroit 1
Occupation du sol
Indicateurs
Scan
Lotissements
Maisons alignées de manière ordonnée (quartiers en chandeliers), rues en forme de courbes, de culs-de-sac, à proximité d’une voie rapide
2. JE RECHERCHE
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA CROISSANCE URBAINE ?
LE CAS D’ALBUQUERQUE
Exercice 1
Afin de comprendre les causes de la croissance urbaine à Albuquerque, les élèves sont amenés à observer et nommer cinq occupations du sol, situées dans les limites de la ville de 2025. Pour ce faire, les élèves devront aussi indiquer les éléments qu’ils ont identifiés sur les vues qui leur ont permis de nommer l’occupation du sol.
Cette activité est essentielle, car elle permet aux élèves de lire des vues de la Terre – vues verticales – et de repérer des activités humaines en 2D. Cela permet ensuite d’identifier rapidement les causes de la mutation des espaces urbains.
Attendu :
S - Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution de l’occupation des espaces. (S1)
Exercice 2 (et DOC. 5, p. 72)
Dans les encadrés du doc. 5 (p. 72), les élèves doivent replacer uniquement les numéros des endroits observés dans l’exercice. Ils doivent s’aider des indices disponibles sur les vues verticales de chaque endroit pour apprécier la situation sur le document.
L’enseignant(e) peut projeter le document, voire même utiliser Google Earth, afin de zoomer sur chaque endroit pour situer correctement ceux qui sont demandés.
Attendu :
S - Distinguer en quelques mots les espaces qui composent la ville : centre-ville, banlieue (espace urbain continu), périphérie récente (espace urbain discontinu), aire urbaine. (S1)
COPYRIGHTVANIN
Endroit 2
Occupation du sol
Indicateurs
COPYRIGHTVANIN
Entreprises dans le domaine de la logistique
Grands bâtiments, toits plats, légers traits correspondant aux remorques des camions, parkings
Endroit 3
Occupation du sol
Indicateurs
Centre commercial / Zone commerciale
Bâtiment de grandes dimensions avec des toits plats, de nombreux parkings
Endroit 4
Occupation du sol
Indicateurs
COPYRIGHTVANIN
Lotissement
Maisons alignées de manière ordonnée, rues en forme de courbes, de culs-de-sac (structure des rues en chandelier)
Endroit 5
Occupation du sol
Indicateurs
Scan
Terrain de golf
Espace vert constitué d’une pelouse tondue, présence de sable (jaune), de bâtiments en zone centrale (clubhouse), parking
COPYRIGHTVANIN
Exercice 3
Cet exercice a pour objectif d’amorcer la réflexion sur le nom que peut porter un espace récemment urbanisé.
Attendu :
S - Distinguer en quelques mots les espaces qui composent la ville : centre-ville, banlieue (espace urbain continu), périphérie récente (espace urbain discontinu), aire urbaine. (S1)
Exercice 4
Cet exercice nécessite l’utilisation de la fiche S 6 – Les espaces qui composent la ville afin de nommer correctement l’espace qui se situe au-delà des limites de 1994, c’est-à-dire la périphérie récente ou l’espace périurbain.
Attendu :
S - Distinguer en quelques mots les espaces qui composent la ville : centre-ville, banlieue (espace urbain continu), périphérie récente (espace urbain discontinu), aire urbaine. (S1)
Exercice 5
La description de l’évolution de l’occupation du sol est une activité essentielle qui permet de faire un arrêt sur les apprentissages réalisés tout au long de cette recherche.
Si l’enseignant(e) a d’abord débuté le thème Est par l’analyse du cas asiatique (Shangqiu) ou par le cas africain (Lisala), l’exercice 5 peut être complété en ajoutant une comparaison avec l’analyse du cas connu de Shangqiu ou de Lisala.
La comparaison s’appuiera sur l’identification de deux similitudes ou de deux différences entre Albuquerque et le cas déjà observé.
Une proposition de comparaison est formulée dans le corrigé ci-dessous pour l’enseignant(e) qui aurait commencé par le cas asiatique.
Exemples de comparaison :
Similitudes :
– L’installation d’activités industrielles et commerciales se développent essentiellement le long d’axes de communication importants.
– L es contraintes naturelles, comme le relief ou le climat, influencent le développement de l’étalement urbain.
– L’installation des espaces urbanisés est marquée par la disparition d’espaces agricoles et boisées.
– L’étalement urbain à Albuquerque et à Lisala est caractérisé par des logements individuels.
Différences :
– L’étalement urbain à Albuquerque est caractérisé par des logements individuels, tandis qu’à Shangqiu, cela est caractérisé par des logements collectifs.
– L’étalement urbain à Albuquerque est planifié, à Shangqiu il est très rapide et à Lisala il est diffus (sans organisation).
3. Observe les cinq endroits que tu as localisés sur le doc. 5.
Compare la situation de ces endroits par rapport au tracé des limites de l’aire urbaine d’Albuquerque de 1994. In dique en quelques mots où se situent ces endroits par rapport à l’aire urbaine.
Les cinq endroits se situent à l’extérieur des limites de la ville de 1994.
4. À l’aide de la fiche S 6, nomme cette partie de l’aire urbaine d’Albuquerque.
Les cinq endroits observés se situent dans la périphérie récente ou l’espace périurbain d’Albuquerque.
5. Décris en quelques phrases l’évolution de l’occupation du sol à Albuquerque en mettant en évidence les fonctions qui se développent et où elles se développent.
Identifie un élément humain qui favorise le développement de ces fonctions à ces endroits et un élément naturel qui l’empêche ailleurs.
Les cinq endroits observés sont des espaces récents qui se situent en périphérie d’Albuquerque.
Au nord et au nord-ouest de la ville se sont développés des lotissements et des espaces commerciaux. Au sud-ouest d’Albuquerque, il est possible d’y observer un parc logistique. Enfin, au sud-est de l’aire urbaine, se situe un vaste terrain de golf.
Les cinq endroits se sont développés à proximité de grands axes routiers ( interstate ).
Le relief montagneux situé à l’est de l’aire urbaine a limité le développement de l’urbanisation.
S 6 – Les espaces qui composent la ville, p. 152
PL ANIFIER SA RÉDACTION
Si tu as des difficultés pour répondre à la question 5, exécute les consignes suivantes.
Coche la proposition correcte.
– Après avoir observé et situé les différents endroits, je remarque que les cinq endroits se situent… à l’intérieur des limites de l’aire urbaine d’Albuquerque datant de 1994. à l’extérieur des limites de l’aire urbaine d’Albuquerque datant de 1994.
– Le s cinq e ndroits sont… de s es paces récents. de s espaces anciens.
Indique le s occupations du sol qu i dominent la périphérie urbaine récente d’Albuquerque :
– au nord :
Il y a des lotissements et des espaces commerciaux (centres commerciaux).
– au sud-ouest :
Il y a des parcs logistiques.
– au sud-est :
Il y a un espace de loisir : terrain de golf.
Complète le s phrases suivantes.
– Si j’observe où sont situés les cinq endroits par rapport aux grands axes de communication, je remarque que…
– À l’est d’Albuquerque, je n’ai pu situer aucun endroit, car… les cinq endroits se situent à proximité de grands axes routiers (autoroutes).
il y a des zones montagneuses qui limitent le développement de l’aire urbaine d’Albuquerque.
Attendus :
C - Situer un processus qui marque l’évolution de l’occupation d’un espace, en faisant référence à des repères connus ou identifiés sur une carte (papier, globe virtuel ou géoportail). (S1)
S - Illustrer par un exemple un facteur de localisation humain d’une activité ou de l’habitat. (S1)
S - Illustrer par un exemple un facteur de localisation naturel d’une activité ou de l’habitat. (S1)
C - Expliquer le développement d’une activité ou de l’habitat à un endroit spécifique, sur la base d’éléments naturels ou humains de l’espace (facteurs de localisation). (S1)
COPYRIGHTVANIN
Pour aider les élèves dans leur rédaction, une rubrique de stratégie d’apprentissage est proposée (à la p. 70) pour qu’ils puissent planifier leur rédaction.
L’activité proposée vise à réaliser une actualisation des fonctions observables à Albuquerque. Pour cela, l’enseignant(e) est amené(e) à télécharger les documents sur iDiddit.
À partir des documents, les élèves associent les fonctions observables à Albuquerque aux bons documents et les situent sur le plan d’Albuquerque. La grille proposée vise à représenter le découpage de la ville. Le centre représente celui d’une rose des vents. Ensuite, toutes les cases autour représentent une direction cardinale. De cette manière, les élèves indiquent sous forme de croix les espaces qui connaissent de nouvelles mutations.
POUR ALLER PLUS LOIN
1. Prends connaissance des trois documents (docs A, B et C) disponibles sur iDiddit ou en scannant ta page. Chaque document présente la création de nouvelles infrastructures.
Relie chaque document à la fonction adéquate.
Doc. A
Doc. B
Doc. C
une zone industrielle
une zone résidentielle
une zone commerciale
2. La grille ci-dessous représente le découpage de la ville d’Albuquerque. Chaque case représente une direction cardinale.
Observe la rose des vents pour connaitre l’orientation de la grille.
Repère , en surlignant dans les documents complémentaires, la situation des futurs projets dans la ville.
Place les documents dans les bonnes cases de la grille, afin de mettre en évidence les espaces qui accueilleront les différentes fonctions.
Doc. 3 (nord-ouest)
3. Rédige une conclusion d’une ou deux phrases pour expliquer si Albuquerque continue de s’étaler. N
Doc. 1 (centre-est)
Doc. 2 (sud-est)
La ville d’Albuquerque continue de s’étaler vers le nord-ouest ainsi que vers le sud-est.
Légende Limites de la ville d’Albuquerque
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C ette rubrique « Faisons le point ! » est un arrêt essentiel, car cela permet aux élèves de structurer rapidement leurs apprentissages. L’objectif n’est pas de faire une énième synthèse, mais que tous les élèves aient les mêmes informations à la fin de la séquence.
Dans le cas de l’étalement urbain à Albuquerque, il nous a paru intéressant d’amener les élèves à identifier les causes de l’installation des activités humaines afin d’amorcer, dans la seconde partie de la séquence, les facteurs de localisation.
Néanmoins, il est également possible de poursuivre directement en donnant les explications sur les facteurs de localisation des activités humaines observées à l’aide du doc. 5 (p. 72).
FAISONS LE POINT !
À Albuquerque, l’étalement urbain est caractérisé par une prédominance de certaines fonctions.
Cite les trois fonctions principales :
résidentielles, industrielles et commerciales
Coche les bonnes réponses.
– L’étalement urbain à Albuquerque se caractérise par : la création de lotissements la création de logements collectifs le développement d’activités commerciales le développement d’activités industrielles le développement d’activités de loisirs
– L’installation de ces activités humaines, à Albuquerque, est principalement guidée par :
le développement des champs agricoles le relief la présence d’un cours d’eau
le s réseaux de transport le prix du terrain la répartition de la population
3. JE COMMUNIQUE
QUELS SONT LES FACTEURS DE LOCALISATION DES PRINCIPALES FONCTIONS URBAINES À ALBUQUERQUE ?
1. À l ’aide du doc. 5, complète la légende du croquis ci-dessous (doc. 6). Pour réaliser l’exercice, consulte la fiche S 4.
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Dans la partie « Espaces observés » de la légende, colorie les 3 cases proposées en te référant aux types d’occupations du sol observées.
Dans la p artie « Facteurs de localisation » de la légende, colorie la case vide en ajoutant un facteur pertinent que tu as observé.
DOC. 6 Croquis d’Albuquerque en 2025
Légende
Aire urbaine d’Albuquerque
Limites de 2025
Espaces observés
Lotissements
Zones industrielles et commerciales
Loisirs : terrain de golf
Facteurs de localisation
Naturels
Cours d’eau
Autres éléments représentés
Réseaux de transports
Autoroutes
Aéroport
3. JE C OMMUNIQUE
Exercice 1
Dans la mesure où il s’agirait du premier croquis cartographique que les élèves auraient à réaliser, celui-ci est déjà colorié.
Les élèves sont amenés à compléter la légende à partir des observations qu’ils ont dû réaliser sur le doc. 5 (p. 72). Pour nommer les figurés, ils feront référence aux occupations du sol identifiées précédemment.
Attendu :
SF - Réaliser un croquis cartographique pour mettre en évidence une évolution de l’occupation du sol. (S1)
Exercice 2
Attendu :
S - Dire en quelques mots ce qu’est un facteur de localisation : facteurs qui influencent la localisation d’une activité ou de l’habitat. Facteurs humains : réseaux de transport, prix du terrain, frontières et divisions administratives, répartition de la population. (S1)
À l’issue de la séquence sur l’étalement urbain à Albuquerque, il convient de compléter la synthèse finale (p. 100-101) en indiquant la zone étudiée et les facteurs de localisation de l’habitat.
2. Co che l’affirmation qui résume le mieux la situation d’Albuquerque.
Albuquerque s’est surtout développée vers le nord et l’ouest, les montagnes à l’est limitant le développement spatial. Les zones résidentielles, constituées de lotissements, sont séparées des zones industrielles et commerciales.
Albuquerque s’est étendue surtout vers l’est grâce aux montagnes. Les zones résidentielles et industrielles sont mélangées, sans véritable organisation.
L’urbanisation d’Albuquerque reste très limitée : seuls quelques logements collectifs ont été construits au sud de la ville depuis 1994.
La croissance d’Albuquerque est désorganisée : les zones résidentielles et industrielles sont dispersées sans lien avec les axes de transport ou l’aéroport.
Un facteur de localisation désigne tout phénomène qui peut influencer l’endroit où se développe une activité humaine.
POUR ALLER PLUS LOIN
Si tu souhaites continuer ton exploration de la ville d’Albuquerque et de son organisation urbaine, découvre des activités complémentaires de dépassement sur iDiddit.
La ville accueille chaque année, en octobre, le Albuquerque International Balloon Fiesta, l’un des plus grands rassemblements de montgolfières au monde. Des centaines de montgolfières y participent, attirant des visiteurs du monde entier. L’organisation de cet évènement est possible grâce à des conditions météorologiques idéales (vents faibles et stables), une altitude et un relief favorables, ainsi que par une tradition locale très ancrée autour de l’aérostation.
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la synthèse du thème EST, p. 100-101.
BUZZ
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ZOOM SUR L’EUROPE
En Europe, les villes sont souvent plus anciennes et leur histoire a façonné leur organisation. L’Europe connait-elle le même type d’étalement urbain que l’Amérique du Nord ?
Pour le découvrir, tu vas analyser l’évolution d’une agglomération européenne, comprendre comment elle s’est étendue et ce qui a façonné ses formes actuelles.
Rue de Toulouse
1. J’OBSERVE
Pour commencer ton exploration, tu vas porter ton attention à l’échelle du continent européen. L’objectif est de repérer les principales agglomérations d’Europe et de réfléchir à ce qui peut expliquer leur localisation.
OÙ SE SITUENT LES PRINCIPALES AGGLOMÉRATIONS
EUROPÉENNES ?
1. Observe la carte (doc. 7).
Repère Moscou, Paris, Londres, Madrid et Berlin sur la carte. Consulte la fiche SF 8 (d isponible sur iDiddit)
POUR ALLER PLUS LOIN
Sur le doc. 7, repère quelques grandes villes que tu connais sur d’autres continents.
Réalise cet exercice sans utiliser un atlas.
Ensuite, corrige tes réponses à l’aide de l’atlas.
2. An note la carte de l’Europe (doc. 7) afin de mettre en évidence les espaces où tu observes la plus forte concentration d’aires urbaines.
No mme ces espaces en t’aidant de ton recueil cartographique ou de ton atlas.
La France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie.
3. Su r la base du doc. 7, indique « V » (vrai) ou « F » (faux) da ns le tableau selon que l’information est correcte ou incorrecte.
Ju stifie lorsque l’affirmation est fausse.
Affirmations
La densité urbaine est particulièrement remarquable à l’ouest de l’Europe. On peut même identifier le sillon Sambre-et-Meuse.
La densité urbaine est particulièrement remarquable en Autriche.
Les principaux espaces urbanisés se retrouvent dans la moitié sud de l’Angleterre, puis, sur le continent, dans un espace qui s’étend du nord de la Belgique et des Pays-Bas vers le nord de l’Italie en passant par le sud-ouest de l’Allemagne.
V/F
Justifications
La densité urbaine n’est pas très élevée en Autriche.
SF 8 – J’utilise un atlas
1. J’OBSERVE
OÙ SE SITUENT LES PRINCIPALES AGGLOMÉRATIONS EUROPÉENNES ?
Les élèves sont amenés à porter leur regard sur une autre aire urbaine, cette fois située chez nous, en Europe.
Exercice 1
Avant de se lancer dans l’observation de l’aire urbaine de Toulouse, les élèves doivent repérer les principales agglomérations européennes sur une carte de l’Europe (doc. 7).
Attendu :
S - Nommer les principales agglomérations européennes figurées sur une carte : Moscou, Paris, Londres, Madrid, Berlin. (S1)
Exercice 2
Dans cet exercice, le choix a été fait de demander aux élèves d’identifier les espaces qui connaissent une forte concentration d’aires urbaines afin de rester cohérent avec les acquis du référentiel. Cependant, l’enseignant(e) peut d’abord demander aux élèves de mettre en évidence les espaces où les aires urbaines sont absentes de manière remarquable (en jaune dans le corrigé de la carte du doc. 7) et de les nommer. Le fait de les nommer reviendra à activer des prérequis sur les reliefs en Europe.
Dans tous les cas, cette activité est proposée à l’exercice 5 de la p. 79.
Attendus :
C - Situer en quelques mots des espaces plus ou moins peuplés, à l’aide des repères connus ou identifiés sur une carte. (P6)
SF - Annoter une carte à une variable, sur la base de la légende (couleurs ou figurés) pour mettre en évidence des espaces plus ou moins peuplés ou des espaces plus ou moins chauds et plus ou moins secs. (P6)
Exercice 3
Maintenant que les élèves ont nommé les principaux pays connaissant une importante concentration d’aires urbaines, ils doivent porter leur regard sur des cas spécifiques à partir d’un « vrai ou faux ». Les affirmations utilisent des notions géographiques vues en primaire. L’enseignant(e) peut réactiver certains repères géographiques comme le sillon Sambre-et-Meuse ou encore les Alpes.
Remarque : nous avons fait le choix d’utiliser l’Angleterre comme repère géographique afin de mieux situer l’étendue des aires urbaines sur l’ile Britannique. Il peut être intéressant de faire comprendre aux élèves que l’Angleterre fait partie du Royaume-Uni, mais que ce pays est constitué d’autres nations : le pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord.
Attendu :
C - Situer une occupation ou utilisation du sol en Belgique ou en Europe en faisant référence aux directions cardinales et à des repères à l’échelle de la Belgique ou de l’Europe. (P5)
Exercices 4 et 5
Une fois l’activité terminée, on amène les élèves à s’interroger sur la situation des espaces densément peuplés à l’échelle du continent. Pour cela, ils doivent d’abord faire le point sur deux termes importants : continuité et discontinuité , afin de les mettre en évidence sur la carte d’Europe (doc. 7) à l’exercice 5.
Attendu :
Ces activités sont des exercices de contextualisation et ne sont pas liées directement à un attendu d’apprentissage.
La zone des Alpes a une densité urbaine relativement faible.
La densité urbaine est particulièrement importante au centre de la France.
La densité urbaine y est relativement faible. V F
POUR T’AIDER
Pour répondre à la question 3, procède pas à pas. Pour cela,
lis chaque affirmation et identifie les espaces géographiques à observer (n’hésite pas à les surligner dans les textes) ;
sur la vue de l’Europe en 2020 (doc. 7), entoure ces espaces géographiques (tu peux t’aider de l’atlas) ;
sur la base de tes observations, indique si l’affirmation est vraie ou fausse ;
justifie lorsque c’est faux.
4. As socie chaque terme à sa définition.
Une continuité
Une discontinuité
Un espace qui connait une rupture, comme un espace rural ou naturel séparant deux zones urbaines.
Un espace où les éléments observés se suivent sans interruption, par exemple une zone urbaine qui s’étend de ville en ville.
5. En te basant sur ce que tu as appris à l’exercice précédent, repère les continuités en rouge sur la carte (doc. 7).
En suite, repère les discontinuités en jaune.
Dé c ris le s continuités et discontinuités à l’aide de repères géographiques pertinents.
Exemple de réponse : En Europe, les villes forment de vastes espaces de continuité urbaine , particulièrement dans l’Europe du Nord-Ouest où les aires urbaines sont proches les unes des autres comme si elles étaient interconnectées. Cependant, des discontinuités sont observables notamment à cause des éléments de relief (les Alpes) ou des régions rurales .
DOC. 7 Principaux espaces urbanisés en Europe en 2020
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Paris
Londres
Madrid
Moscou
Berlin
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2. JE RECHERCHE
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA CROISSANCE URBAINE À TOULOUSE ?
Nous avons fait le choix de prendre Toulouse comme cas d’étude, car il s’agit d’une agglomération importante au niveau européen. En effet, bien qu’il s’agisse d’une ville d’origine médiévale, elle accueille d’importantes activités industrielles sur son territoire. Elle est facilement comparable avec les cas nord-américain, asiatique et africain (ce dernier est téléchargeable sur iDiddit).
Exercice 1
Différentes vues sont proposées aux élèves. Pour chaque vue, ils doivent identifier la fonction dominante. Il s’agit ici d’un rappel de primaire sur les fonctions du milieu.
Attendu :
C - Sur la base d’une observation sur le terrain ou d’une image géographique, associer une fonction à une occupation dominante du sol observée à l’échelle locale. (P3)
2. JE RECHERCHE
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA CROISSANCE URBAINE À TOULOUSE ?
Après avoir observé le tissu urbain à l’échelle européenne, tu poses maintenant ton regard sur Toulouse. Pourquoi Toulouse ? Parce qu’elle est représentative de beaucoup de villes en Europe et que, par sa taille, tu pourras facilement la comparer à Albuquerque. En te promenant à travers ses rues et ses alentours, tu vas découvrir comment ces différents espaces s’organisent et cohabitent.
1. No mme la fonction dominante illustrée par les six photographies suivantes. Ci te deux éléments visibles qui te permettent de la reconnaitre.
Fonction administrative et/ou commerciale et/ou touristique : place piétonne, marché ambulant, promeneurs (hôtel de ville)
Fonction industrielle : bâtiments industriels, pas de parking, peu d’espaces vitrés
Fonction commerciale : bâtiment industriel à toit plat, enseigne commerciale, grand parking pour les clients
Fonction résidentielle/commerciale de centre-ville : rue étroite sinueuse, commerces au rez-de-chaussée dans des bâtiments anciens de 2 à 3 étages
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Fonction résidentielle : immeubles à appartements, bâti mitoyen, rue étroite, barre de logements en arrière-plan
Fonction résidentielle (lotissement) : maisons 4 façades, rues rectilignes et habitat en retrait de la route
2. Ap rès avoir associé les photographies à une fonction, tu vas apprendre à reconnaitre ces fonctions à partir de vues verticales.
Associe le s photographies de l’exercice 1 aux vues verticales ci-dessous.
In dique une caractéristique observée sur les images verticales, qui t’a permis de trouver la réponse.
Photo 4 : barres de logements ou immeubles à appartements/ombres sur le sol/bâtiments rectangulaires/toits plats
Les élèves viennent d’associer une photographie à une fonction (dans l’exercice 1), ils vont maintenant s’exercer à reconnaitre ces mêmes fonctions à partir de vues verticales, comme cela a été fait dans le cas d’Albuquerque.
Il s’agit de vues permettant de lire l’espace. L’intérêt de cette activité est d’associer la vue prise au sol à une vue verticale tout en fournissant les indicateurs observés sur les vues verticales.
Attendu :
C - Sur la base d’une observation sur le terrain ou d’une image géographique, associer une fonction à une occupation dominante du sol observée à l’échelle locale. (P3)
DOC. 8 Image satellite de Toulouse Légende Espaces
6. Lis attentivement les affirmations ci-dessous. Coche celle qui correspond le mieux à la situation observée à Toulouse.
À Toulouse, l’espace urbain est très dense partout. Les bâtiments sont proches les uns des autres et les rues sont étroites aussi bien à l’est qu’à l’ouest de la ville. On n’observe pas de grands espaces commerciaux ou industriels.
À Toulouse, la ville est caractérisée par un tissu urbain étroit et continu. Quand on se dirige vers l’ouest de la ville, le bâti est moins dense et moins haut : on y trouve des lotissements, de grands complexes installés le long des axes routiers, ainsi que des espaces cultivés et boisés.
À Toulouse, l’urbanisation est récente et très dispersée. On observe surtout des maisons individuelles éparpillées dans toute la ville, sans grands ensembles commerciaux ou industriels.
À Toulouse, les zones de grands complexes industriels et commerciaux se trouvent surtout à l’est. L’ouest est au contraire caractérisé par un tissu urbain très dense et étroit.
ÉCHO
De nombreuses villes européennes se sont développées au Moyen Âge, durant l’époque des cathédrales et des beffrois, parfois même sur des sites plus anciens datant de l’époque romaine. Leur centre historique, souvent caractérisé par des rues étroites et sinueuses, contraste avec les quartiers plus récents, issus de l’urbanisation moderne.
COPYRIGHTVANIN
Beffroi et cathédrale de Tournai
3. JE COMMUNIQUE
1. Complète le schéma ci-dessous en faisant attention au sens d’observation de la ville (de l’est vers l’ouest, doc. 8). Pour cela,
re place les numéros des si x photographies dans la bonne colonne ;
in dique l’occupation du sol qui domine la vue ;
indique qu elques caractéristiques de cette occupation du sol. Tu peux t’aider de tes réponses données à l’exercice 2 (p. 82-83).
Zone urbaine intégrant des zones agricoles et boisées
Logements collectifs
Zone industrielle
Bâti dense
Logements individuels
Bâti dense
Légende
Sens d’observation de la ville
2. Nomme chaque colonne du tableau de l’exercice 1. Consulte la fiche S 6.
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la synthèse du thème EST, p. 100-101.
S 6 – Les espaces qui composent la ville, p. 152
3. JE
C OMMUNIQUE
Exercice 1
Nous avons fait le choix de structurer la synthèse de cette séquence sous la forme d’un schéma afin que les élèves puissent visualiser les espaces qui composent la ville de Toulouse – et plus généralement les villes.
L’enseignant(e) peut suivre l’ordre des activités proposées pour réaliser la synthèse. Une autre possibilité serait d’accompagner les élèves dans la réalisation de cette activité en leur demandant de tracer une ligne sur le doc. 8 (p. 84), qui va du centre urbain vers l’ouest et qui traverse le centre-ville, la banlieue et la périphérie récente. Il faut ensuite attirer l’attention des élèves quant au fait que le schéma propose une observation d’est en ouest.
Ensuite, en observant le doc. 8, ils complètent le schéma en respectant les directions cardinales indiquées. Ainsi, les élèves donnent deux ou trois caractéristiques remarquables de l’occupation du sol pour chaque partie.
Enfin, les élèves sont amenés à identifier les caractéristiques de l’occupation du sol.
Attendu :
S - Distinguer en quelques mots les espaces qui composent la ville : centre-ville, banlieue (espace urbain continu), périphérie récente (espace urbain discontinu), aire urbaine. (S1)
À l’issue de la séquence sur l’étalement urbain à Toulouse, il convient de compléter la synthèse finale (p. 100-101) en indiquant la zone étudiée et les facteurs de localisation de l’habitat.
SÉQUENCE 3
ZOOM SUR L’ASIE DE L’EST
Nous avons choisi de nous concentrer sur l’Asie de l’Est, car, comme les élèves l’ont remarqué dans l’introduction du thème et le thème Nord, cette région connait une forte croissance urbaine et une augmentation de sa population.
ZOOM SUR L’ASIE DE L’EST
COPYRIGHTVANIN
Après avoir observé comment les aires urbaines se transforment en Amérique du Nord et en Europe, tu vas maintenant poursuivre ton voyage à la recherche des causes de l’étalement urbain. Prochaine destination : l’Asie et, plus précisément, la Chine où la croissance des villes prend une ampleur exceptionnelle.
Tours de bureaux, Shenzhen
1. J’OBSERVE
1.1. OÙ SONT LES VILLES EN ASIE ?
Si tue , en quelques mots, à l ’aide de ton recueil cartographique, le s trois espaces les plus urbanisés en Asie. Utilise des repères.
Carte 1 – Les grandes régions du monde, p. 166
Les espaces les plus urbanisés se situent en Asie de l’Est (littoral de la Chine, Japon, Corée du Sud), en Asie du Sud (Pakistan, Inde et Bangladesh) en Asie du Sud-Est (Indonésie, Philippines, Thaïlande). COPYRIGHTVANIN
Carte 3 – Répartition de la population mondiale en 2030, p. 168
Carte 7 – Principales aires urbaines sur Terre, p. 172
1.2. COMMENT A ÉVOLUÉ L’URBANISATION EN ASIE DE L’EST ?
1. An note les cartes (doc. 9) pour repérer les deux grandes villes. Consulte la fiche SF 8 (disponible sur iDiddit).
No mme le s deux grandes villes que tu observes sur les cartes.
Beijing ou Pékin et Shanghai
SF 8 – J’utilise un atlas
2. Estime la distance à vol d’oiseau qui sépare ces deux villes à l’aide de l’échelle de la carte ou d’un portail numérique. Consulte la fiche SF 6 ou SF 9 (d isponible sur iDiddit)
SF 6 – Je relève une distance à l’aide d’un portail numérique, p. 164
SF 9 – Je relève une distance à l’aide de l’échelle
D’après l’échelle, 3,4 cm sur la carte correspondent à 500 km dans la réalité.
Donc 1 cm correspond à 147 km. La distance entre les deux villes sur la carte est de 8 cm, soit 1 176 km dans la réalité.
La distance à vol d’oiseau qui sépare ces deux villes est d’environ 1100 km.
POUR ALLER PLUS LOIN
Grâce à ton atlas, relève des distances entre Bruxelles et des villes européennes, qui correspondent à celle séparant les deux villes de l’exercice précédent.
Exemples de réponses :
Bruxelles-Madrid
Bruxelles-Vienne Bruxelles-Milan Bruxelles-Zagreb etc.
1. J’OBSERVE
1.1. OÙ SONT LES VILLES EN ASIE ?
Cette étape d’observation vise à permettre aux élèves d’identifier quelle zone de l’Asie de l’Est est la plus touchée par le développement urbain.
Exercice 1
Attendu :
C - Situer en quelques mots des espaces plus ou moins peuplés, à l’aide des repères connus ou identifiés sur une carte. (P6)
1.2. COMMENT A ÉVOLUÉ L’URBANISATION EN ASIE DE L’EST ?
Exercice 1
Attendu :
SF - Annoter une carte pour mettre en évidence le nom des pays, les principaux parallèles et les autres repères utiles pour situer un fait ou un phénomène. (P6)
Exercice 2
Le calcul de distance à vol d’oiseau peut se faire facilement à l’aide d’un SIG.
Attendu :
SF - Relever une distance et une surface, à l’aide d’un portail numérique. (S1)
COPYRIGHTVANIN
DOC. 9 Grande plaine de Chine du Nord – Évolution de l’urbanisation entre 1992 et 2021
COPYRIGHTVANIN
Beijing
Shanghai
Beijing
Shanghai
2. JE RECHERCHE
Située sur la plaine de Chine du Nord, la croissance de la ville de Shangqiu est facile à voir sur des vues aériennes. Au XXI e siècle, Shangqiu a beaucoup changé et s’est agrandie rapidement. Étudier cette ville aide à comprendre pourquoi les villes grandissent.
2.1. QUELLES SONT LES CAUSES DE LA CROISSANCE URBAINE À SHANGQIU ?
1. Observe les contours de l’aire urbaine de Shangqiu en 2012 (doc. 10) et les contours de l’aire urbaine de Shangqiu en 2024 (doc. 11).
2. Caractérise l’importance de l’étendue de l’aire urbaine en 2024 en faisant référence aux directions cardinales et aux distances. Aide-toi de l’échelle de la vue.
La ville de Shangqiu s’étend sur environ 22 km du nord au sud et sur environ 14 km d’ouest en est.
POUR T’AIDER
Pour mesurer l’étendue de l’aire urbaine :
identifie les quatre points les plus extrêmes : au nord et au sud, puis à l’ouest et à l’est ;
mesure la distance en centimètres du nord au sud ( cm) ;
mesure la distance en centimètres de l’ouest à l’est ( cm) ;
mesure l’échelle : cm ;
convertis la distance en kilomètres à l’aide de l’échelle : km.
Consulte la fiche SF 6 si nécessaire.
SF 6 – Je relève une distance à l’aide d’un portail numérique, p. 164
3. Su r le doc. 11 figurent des flèchent qui indiquent l’importance de la croissance urbaine entre 2012 et 2024.
No te les distances en mètres sur les flèches en t’aidant de l’échelle.
2. JE RECHERCHE
Une fois que les élèves ont identifié que la Chine est le pays le plus marqué par la croissance urbaine, ils sont amenés à porter leur regard sur une ville chinoise. Pour ce faire, nous avons fait le choix de travailler sur Shangqiu qui est une ville de taille moyenne qui a connu d’importantes modifications.
Exercice 2
Si l’enseignant(e) le souhaite, il (elle) peut demander aux élèves de réaliser l’activité avec les pochettes en plastique (comme dans le cas d’Albuquerque, ils peuvent consulter la fiche SF 5 – Je mets en évidence l’évolution de l’occupation du sol, p. 162) pour mesurer avec plus de précisions l’expansion de la ville.
Attendu :
C - Situer un processus qui marque l’évolution de l’occupation d’un espace, en faisant référence à des repères connus ou identifiés sur une carte (papier, globe virtuel ou géoportail). (S1)
COPYRIGHTVANIN
POUR ALLER PLUS LOIN
Tu peux procéder à l’annotation de la vue de Shangqiu sur Google Earth. Pour cela, suis les étapes suivantes :
utilise la fonction « Images d’archives » pour retrouver les images de Shangqiu de 2012 ;
avec l’outil « Ajouter un trajet ou un polygone », trace les limites de Shangqiu de 2012 ;
répète le même procédé avec les images de Shangqiu aujourd’hui ;
compare les deux tracés et caractérise l’importance de l’étendue de l’aire urbaine.
À partir de 2019, les autorités de Shangqiu ont mis en œuvre un projet de renouvèlement urbain du centre-ville. De nombreux quartiers anciens ont été détruits et remplacés par des logements collectifs, de grands axes routiers et des parcs aménagés autour de lacs artificiels. L’objectif des autorités est d’embellir la ville et d’améliorer la qualité des logements. Cependant, cette opération a dû nécessiter le déplacement de milliers d’habitants vers de nouveaux quartiers en périphérie. BUZZ
Images ArcGIS Wayback comparant Shangqiu en 2025 (gauche) et en 2014 (droite)
DOC. 10 Vue verticale de Shangqiu en 2012
COPYRIGHTVANIN
Légende
Limites de Shangqiu en 2012
Scan
DOC. 11 Vue verticale de Shangqiu en 2024
Légende
Limites de Shangqiu en 2012
Limites de Shangqiu en 2024
2.2. QUELLES SONT LES CAUSES DE LA CROISSANCE URBAINE À SHANGQIU ?
1. Trois en droits de Shangqiu te sont présentés ci-dessous. Pour chacun d’eux,
nomme l’occupation du sol qui domine sur la vue verticale ;
ci te les indicateurs visibles sur la vue verticale, qui te permettent de reconnaitre l’occupation du sol dominante ;
an note la vue verticale (doc. 12) afin de localiser chaque endroit. Co nsulte la fiche S 4. S 4 – Les causes de la mutation des espaces urbains, p. 147
Endroit 1
Occupation du sol
Indicateurs
Bâtiments industriels
– Grands bâtiments rectangulaires avec des toits plats de grande dimension, souvent couverts de panneaux solaires et alignés
– Absence de parking
– Présence de panneaux photovoltaïques sur les toits
En 2021, dans la province de Hunan, une société de travaux publics chinoise a érigé un bâtiment de 10 étages en moins de 30 heures.
2.2. QUELLES SONT LES CAUSES DE LA CROISSANCE URBAINE À SHANGQIU ?
Exercice 1
L’observation des endroits peut se faire en groupe ou individuellement. Dans la mesure du possible, les élèves peuvent observer ces endroits directement depuis Google Earth (pour les vues verticales) et sur Baidu (pour les vues au sol). La manipulation des outils permet aux élèves de mieux identifier les éléments et de les associer aux occupations du sol.
Attendu :
SF - Annoter une vue verticale pour mettre en évidence l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques prises à des moments différents pour un même lieu. (S1)
COPYRIGHTVANIN
Endroit 2
Occupation du sol
Indicateurs
Endroit 3
COPYRIGHTVANIN
Tours de logements
Bâtiments élancés alignés avec une ombre projetée sur le sol, espaces verts, places de parking devant les tours
Occupation du sol
Indicateurs
Tours de logements
Bâtiments élancés alignés avec une ombre projetée sur le sol
DOC. 12 Les occupations du sol dans la périphérie de Shangqiu en 2024
DOC. 12
Cette carte vise à construire une synthèse visuelle de l’occupation du sol à Shangqiu et à situer les facteurs de localisation des activités humaines observées.
Exercices 2 et 3
Attendu :
S - Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution de l’occupation des espaces. (S1)
Exercices 4 et 5
Attendu :
C - Caractériser un espace en faisant référence à l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques. (S1)
Exercice 5
La description de l’évolution de l’occupation du sol est une activité essentielle qui permet de faire un arrêt sur les apprentissages réalisés tout au long de cette recherche.
Si l’enseignant(e) a d’abord débuté le thème Est par l’analyse du cas américain (Albuquerque) ou par le cas africain (Lisala), l’exercice 5 peut être complété en ajoutant une comparaison avec l’analyse du cas connu d’Albuquerque ou de Lisala. La comparaison s’appuiera sur l’identification de deux similitudes ou de deux différences entre Shangqiu et le cas déjà observé.
Une proposition de comparaison est formulée dans le corrigé ci-dessous pour l’enseignant(e) qui aurait commencé par le cas nord-américain.
Exemples de comparaison :
Similitudes :
– L’installation d’activités industrielles et commerciales se développe essentiellement le long d’axes de communication importants.
– L es contraintes naturelles, comme le relief ou le climat, influencent le développement de l’étalement urbain.
– L’installation des espaces urbanisés est marquée par la disparition d’espaces agricoles et boisés.
– L’étalement urbain à Albuquerque et à Lisala est caractérisé par des logements individuels.
Différences :
– L’étalement urbain à Albuquerque est caractérisé par des logements individuels, tandis qu’à Shangqiu, cela est caractérisé par des logements collectifs.
– L’étalement urbain à Albuquerque est planifié, à Shangqiu il est très rapide et à Lisala il est diffus (sans organisation).
Pour aider les élèves dans leur rédaction, une rubrique stratégie est proposée pour qu’ils puissent planifier leur rédaction.
Décrire une évolution d’une occupation du sol étant un attendu, il peut paraitre pertinent de demander aux élèves de procéder par étapes. C’est ainsi que la rubrique stratégie intervient.
L’objectif est que les différentes tâches par lesquelles doivent passer les élèves soient énumérées afin d’arriver à une description complète.
2. Localise quatre espaces industriels supplémentaires sur le doc. 12.
Cf. la proposition de réponse sur le doc. 12 (cercles verts)
3. Localise , sur le doc. 12, les grands axes de communication à proximité des espaces identifiés dans la consigne 2. Consulte la fiche S 5.
Cf. la proposition de réponse sur le doc. 12 (lignes vertes)
S 5 – Les facteurs de localisation des activités humaines, p. 150
4. Po ur chaque espace industriel localisé, indique l’occupation du sol qui s’y trouvait auparavant. Aide -toi des docs 10 et 11.
Les espaces industriels se sont installés sur des espaces autrefois occupés par des espaces agricoles.
5. Dé cris en quelques mots l’évolution de l’urbanisation à Shangqiu, sur la base de tes observations et du doc. 12.
PL ANIFIER SA RÉDACTION
Li s la tâche.
Ra conte -toi mentalement ce que l’on attend de toi : quelle(s) information(s) dois-tu communiquer ?
Repère dan s ton cours les informations dont tu as besoin.
No te -les s o us forme de mots-clés :
Exemple de réponse : Nombreux changements - espace urbain - espace industriellogement collectif - nombreux axes de communication importants
Exemple de réponse : Entre 2012 et 2024, de nombreux changement s sont observables à Shangqiu.
L’espace urbain , situé dans les limites de l’aire urbaine en 2024, est plutôt caractérisé par des logements collectifs et des espaces industriels
L’installation de ces espaces est marquée par la disparition d’espaces agricoles.
Ces espaces sont généralement situés à proximité d’axes de communication importants
Ceux-ci semblent jouer un rôle dans le choix de l’implantation des industries principalement situées en périphérie de la ville.
POUR T’AIDER
Pour répondre à la question 4, explique : – l’occupation du sol à Shangqiu ; – la raison pour laquelle les axes de communication sont qualifiés de facteur de localisation pour des industries.
Pour structurer ta rédaction,
situe dans le temps, en spécifiant les périodes dont tu parles ;
situe dans l’espace, en citant ce qui se trouve autour.
Vue aérienne oblique de Shangqiu
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3. JE C OMMUNIQUE
SYNTHÈSE SUR SHANGQIU
Exercice 1
La synthèse sous forme de croquis cartographique aide les élèves à passer d’une vue verticale à une représentation schématique de l’espace. L’activité vise à identifier les facteurs de localisation à Shangqiu et les espaces observés, en repérant et coloriant les occupations du sol selon les observations faites, ce qui n’était pas le cas pour les consignes proposées pour Albuquerque, les couleurs étant déjà placées sur les croquis de cette ville.
Attendu :
SF - Réaliser un croquis cartographique pour mettre en évidence une évolution de l’occupation du sol. (S1)
À l’issue de la séquence sur l’étalement urbain à Shangqiu, il convient de compléter la synthèse finale (p. 100-101) en indiquant la zone étudiée et les facteurs de localisation de l’habitat.
3. JE COMMUNIQUE
SYNTHÈSE SUR SHANGQIU
1. Complète le croquis cartographique de Shangqiu ci-dessous en y plaçant les en droits observés (p. 94 -95) et les facteurs de localisation situés au-delà de la limite de 2012 grâce au doc. 12 et à ce que tu as appris.
Complète la légende du croquis.
Légende
Aire urbaine de Shangqiu
Limites de 2024
Espaces observés
Logements collectifs
Zones industrielles
Facteurs de localisation
Naturels
Cours d’eau
Réseaux de transports
Autoroutes
Chemins de fer
Autres éléments représentés
Plans d’eau artificiels
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la synthèse du thème EST, p. 100-101.
SYNTHÈSE
L’ÉTALEMENT URBAIN
1. Su r la base des informations acquises lors de cette séquence, complète le schéma synthétique ci-dessous.
Id entifie chaque continent représenté.
Po ur chaque continent, cite un exemple de cas vu dans la séquence.
Amérique du Nord Europe Asie
Exemple de cas : Exemple de cas : Exemple de cas : Exemple de cas : Lisala
Albuquerque Toulouse Shangqiu
Dé couvre une séquence sur l ’ étalement urbain en Afrique, disponible sur iDiddit.
SYNTHÈSE
L’ÉTALEMENT URBAIN
Il est recommandé de compléter progressivement la synthèse à mesure que les élèves avancent dans le thème. De cette manière, ils construisent la synthèse finale récapitulative au fur et à mesure de leur apprentissage.
Il est possible de compléter en une fois la synthèse à la fin du thème. Dans ce cas de figure, cette activité peut être réalisée de manière collective ou par petits groupes (binômes par exemple) en indiquant aux élèves les pages et les rubriques à mobiliser pour la compléter (p. 73, 86, 97).
Attendu :
S - Dire en quelques mots ce qu’est un facteur de localisation : facteurs qui influencent la localisation d’une activité ou de l’habitat. Facteurs humains : réseaux de transport, prix du terrain, frontières et divisions administratives, répartition de la population. (S1)
Des exercices supplémentaires sont disponibles sur iDiddit pour les élèves.
2. Ci te les principaux facteurs de localisation qui influencent la localisation de l’habitat.
I ndique qu elques exemples d’occupation du sol caractéristiques de l’étalement urbain.
COPYRIGHTVANIN
POURQUOI LÀ ?
Le relief Les réseaux de transport La présence d’un cours d’eau La répartition de la population
L’occupation du sol peut être caractérisée par des :
Zones industrielles
Zones commerciales
Habitats collectifs
Lotissements
DÉVELOPPER L’ESPRIT CRITIQUE FACE AUX IMAGES – EAM
Exemple dans cette séquence : zones déforestées visibles vs invisibles
Lien EAM : Poser un regard critique sur l’information.
Application :
• C ongo → déforestation plus diffuse → moins visible
• I ndonésie → plantations régulières → visibles, mais trompeuses
Objectif : Les élèves comprennent que voir ≠ comprendre.
RÉFLEXION CITOYENNE À PARTIR DES OBSERVATIONS – EPC
A. Questionner ce qu’on voit
Grâce au globe virtuel : observation directe → déclenche le questionnement
Lien EPC : Formuler une question face à une réalité.
Exemples :
• Pourquoi la forêt disparait ici et pas ailleurs ?
• Q ui décide ?
B. Comprendre les inégalités spatiales
Comparaison :
• A mazonie (très médiatisée)
• C ongo (moins visible)
• I ndonésie (économie mondialisée)
Lien EPC : Réfléchir à la justice et aux inégalités.
Exemples :
• Toutes les forêts ont-elles la même valeur ?
C. Prendre du recul sur ses émotions
Les images satellites + photos peuvent :
• choquer ;
• i nfluencer le jugement.
Lien EPC : réfléchir aux émotions suscitées par les médias.
Compétence : ne pas réagir uniquement émotionnellement.
D. Argumenter à partir d’observations
Les élèves utilisent :
• d es observations (globes virtuels) ;
• d es documents.
Lien EPC : Justifier une position argumentée.
Exemples :
• « L a déforestation est plus rapide en Indonésie car… »
L’usage des globes virtuels permet de :
• r endre l’élève acteur de ses apprentissages ;
• développer :
○ des compétences numériques (EAM) ,
○ un esprit critique (histoire) ,
○ une réflexion citoyenne (EPC) .
→ La déforestation devient alors observable, questionnable et débattue .
THÈME OUEST
AU CŒUR DES FORÊTS
Axe 1 — Apprendre à décrire des espaces forestiers et déforestés
L’élève sera capable de lire et observer un paysage forestier ou déforesté pour identifier :
• l es types de forêts (tropicale, équatoriale, boréale…) ;
• l es occupations du sol (forêt dense, zones agricoles, pâturages, zones exploitées) ;
• l a présence et la nature des activités humaines responsables de la déforestation (agriculture commerciale, agriculture de subsistance, exploitation du bois…).
Axe 2 — Apprendre à (se) représenter la déforestation
L’élève sera capable de manipuler des cartes, des croquis et des schémas pour :
• r eprésenter la répartition des forêts et des zones déforestées ;
• d istinguer les types d’agriculture et leur impact spatial ;
• u tiliser des figurés cartographiques pour montrer l’intensité et l’étendue de la déforestation.
Objectifs
Axe 3 — Apprendre à établir des liens entre occupation du sol et environnement
L’élève sera capable de comprendre et expliquer les causes et conséquences de la déforestation :
• l iens entre types d’agriculture et perte forestière ;
• i mpacts sur la biodiversité, le climat et les populations locales ;
• p ressions économiques et démographiques sur l’environnement ;
• d ynamiques spatiales et localisation des zones de déforestation.
Au terme de cette séquence, l’élève sera capable de :
• s ituer un processus qui marque l’évolution de l’occupation d’un espace, en faisant référence à des repères connus ou identifiés sur une carte ;
• c aractériser un espace en faisant référence à l’évolution du sol, sur la base d’images géographiques ;
• c aractériser l’occupation du sol d’un espace déforesté ;
• me ttre en évidence des effets positifs et négatifs de l’évolution de l’occupation/utilisation du sol sur l’environnement.
Prérequis TC –primaire
– Annoter une carte pour mettre en évidence le nom des pays, les principaux parallèles et les autres repères utiles pour situer un fait ou un phénomène. (SF - P6)
– Situer un fait ou un phénomène à l’échelle d’un continent ou du monde, en faisant référence à des repères, à la répartition de la population et aux zones thermiques. (C - P6)
– En comparant deux cartes, sélectionner les affirmations correctes qui établissent des liens entre une occupation/utilisation du sol et la répartition de la population, des éléments du relief, de l’hydrographie. (C - P5)
– Nommer les principales zones forestières du monde figurées sur une carte : forêt tropicale, forêt boréale, forêt tempérée.
– Illustrer par un exemple un facteur de localisation naturel d’une activité ou de l’habitat.
Savoirs
Savoir-faire
Compétences
– Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution des espaces : élevage intensif, monoculture, cultures, urbanisation.
– Décrire un exemple d’évolution de l’occupation du sol qui illustre un effet négatif de l’évolution des espaces sur l’environnement : perte de biodiversité, émissions de gaz à effet de serre.
– Annoter une image géographique pour mettre en évidence l’évolution de l’occupation du sol, sur la base de photographies verticales prises à des moments différents pour un même lieu.
– Identifier des éléments sur la base de la légende, sur une carte à deux variables (couleurs ou figurés).
– Lire une information quantitative sur la base de la légende.
– Caractériser l’occupation du sol d’un espace déforesté.
– Caractériser un espace en faisant référence à l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques.
S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers
SF 3 – J’utilise un globe virtuel ou un SIG
Fiches outils
SF 4 – J’annote une vue verticale
SF 6 – Je relève une distance à l’aide d’un portail numérique
cf. p. 15 du programme du SeGEC + lien avec Visées transversales
Nombre de périodes 10 périodes de 50 minutes
PLANIFICATION DU THÈME OUEST – AU CŒUR DES FORÊTS
Période Thématiques
1 Introduction
1. J’observe 102 à 105
2 Introduction
1. J’observe
2. Je recherche
Zoom sur la forêt amazonienne
3
4
5
1. J’observe
Zoom sur la forêt amazonienne
2. Je recherche
Synthèse – La déforestation
Zoom sur le bassin du Congo
6
7
8
9
10
à 108
109 à 112
113 à 117, et 134
1. J’observe 119 à 122
Zoom sur le bassin du Congo
1. J’observe
2. Je recherche
Synthèse – La déforestation
Zoom sur l’Indonésie
1. J’observe
2. Je recherche
Synthèse – La déforestation
Synthèse + préparation à l’évaluation
Retour à la problématique initiale.
Rédaction individuelle d’une réponse structurée.
Élaboration collective d’une réponse structurée.
Exercices numériques
Débat guidé
Évaluation sommative
Mini-étude de cas (nouvelle carte).
Situer, décrire, expliquer.
Question courte de comparaison.
DÉMARCHES MÉTHODOLOGIQUES
123 à 128, et 134
129 à 133, et 134
134 et 135
Nous vous rappelons que les thèmes peuvent être abordés dans l’ordre que vous souhaitez. Il est donc important de garder en mémoire ce que vous avez déjà réalisé avec vos élèves afin d’établir des liens pertinents avec le thème dont nous allons maintenant traiter.
THÈME OUEST
AU CŒUR DES FORÊTS
Dans le thème Nord, tu as pu constater l’augmentation de la population sur Terre. Cela influence inévitablement l’occupation des territoires. Dans ce thème, tu vas porter ton attention sur les forêts. Sais-tu quels sont les types de forêts que tu peux rencontrer dans le monde ? Et où elles se situent ?
Question de recherche
Quel lien y a-t-il entre l’évolution de la population et l’évolution des forêts tropicales ?
SOMMAIRE
Introduction – Où se situent les forêts dans le monde ?
Séquence 1 – Zoom sur la forêt amazonienne
Séquence 2 – Zoom sur le bassin du Congo
Séquence 3 – Zoom sur l’Indonésie
Synthèse – La déforestation
NOTES MÉTHODOLOGIQUES
Nous allons à présent aborder le thème de la déforestation, en commençant par une vue globale à l’échelle mondiale, puis en nous intéressant, dans le détail, à trois cas spécifiques.
Chaque cas permet de compléter une synthèse globale et de répondre à la question de recherche suivante : Quelle relation existe-t-il entre l’évolution de la population et l’évolution des forêts tropicales ?
Si vous le souhaitez, vous pouvez également retrouver les images de la double page sur un globe virtuel, afin de réaliser un premier exercice avec vos élèves. Route
Élevage Palmeraie Rivière Sangha
COPYRIGHTVANIN
ÉlevageenAmazonie
Palmeraie en Asie du Sud-Est
Rivière Sangha, République du Congo
INTRODUCTION 1. J’OBSERVE
OÙ SE SITUENT LES FORÊTS DANS LE MONDE ?
1. Ci te les forêts que tu connais.
Réponse de l’élève.
2. Li s les trois définitions ci-dessous.
Re lie chaque type de forêt à la bonne description et sa représentation.
Forêt boréale
Forêt tropicale
Forêt tempérée
Forêt au climat doux avec des saisons marquées, composée d’arbres caducifoliés (qui perdent leurs feuilles en automne) comme les chênes, les hêtres et les érables, parfois mélangés à quelques conifères. Présente en Europe, Amérique du Nord et Asie.
Température élevée, forêt, très humide et verte toute l’année (sempervirente), avec une végétation dense et une biodiversité exceptionnelle, présente près de l’équateur (Amazonie, bassin du Congo, Asie du Sud-Est).
Forêt composée surtout de conifères (sapins, pins, épicéas), située dans les régions froides (climat subarctique) proches du cercle polaire (Canada, Russie, Scandinavie).
BUZZ
La forêt tropicale ne se situe pas aux tropiques, mais bien autour de l’équateur. Il serait préférable de l’appeler « forêt équatoriale » ou « forêt intertropicale ». Les anglophones ont été plus pragmatiques en appelant la forêt tropicale « Evergreen rainforest », ce qui signifie « forêt pluvieuse et toujours verte ».
INTRODUCTION 1. J’OBSERVE
OÙ SE SITUENT LES FORÊTS DANS LE MONDE ?
La première question est, selon nous, particulièrement importante pour faire émerger les préconceptions des élèves. Dans un premier temps, les élèves vont pouvoir exprimer leurs connaissances à propos des forêts, afin de, par la suite, renforcer ces connaissances ou déconstruire certaines idées reçues.
Exercices 1 et 2
Attendu :
Ces activités sont des exercices de contextualisation et ne sont pas liées directement à un attendu d’apprentissage.
Exercice 3
Nous revenons sur l’utilisation de l’atlas, dont la fiche outil est disponible en ligne. Cette compétence est censée avoir été travaillée en primaire, selon le référentiel du tronc commun.
Si vous le souhaitez, vous pouvez inviter vos élèves à parcourir ces zones du monde grâce à Google Earth.
Attendu :
SF - Annoter une carte pour mettre en évidence le nom des pays, les principaux parallèles et les autres repères utiles pour situer un fait ou un phénomène. (P6)
BUZZ
Pour rappel, cette rubrique donne de petites informations ludiques supplémentaires sur le sujet.
3. Da ns les définitions de l’exercice 2, souligne les noms des continents, pays et régions évoqués.
R epère les lieux soulignés, sur la carte (doc. 1), et annote -les. Si nécessaire, tu peux t’aider de ton atlas. Consulte la fiche SF 8 (d isponible sur iDiddit).
COPYRIGHTVANIN
du Nord
Asie du Sud-Est É quateur
Bassin du Congo
Caractéristiques des forêts
Forêt boréale
Forêt tempérée (y compris méditerranéenne)
Forêt tropicale (y compris subtropicale)
La forêt boréale (de « Borée », dieu grec du vent du nord) se divise en deux grands ensembles : la taïga, au nord de l’Europe et de l’Asie, et la forêt hudsonienne au Canada (à proximité de la baie d’Hudson).
SF 8 – J’utilise un atlas
DOC. 1 Les forêts dans le monde en 2020
BUZZ
Vue de l’Hudson (fleuve de l’État de New York)
4. En utilisant la carte 6 de ton recueil cartographique, complète le tableau et associe chaque type de forêt à son climat.
Types de forêts
Forêt boréale
Forêt tempérée
Forêt tropicale
Carte 6 – Climats sur Terre, p. 171
Climat observé
Climat boréal (ou subarctique) : hivers très longs et rigoureux, étés courts et doux, précipitations faibles à modérées (souvent sous forme de neige).
Climat tempéré : quatre saisons bien marquées, précipitations régulières toute l’année, températures modérées.
Climat équatorial ou tropical humide : températures élevées toute l’année, fortes précipitations fréquentes, pas de véritable saison froide.
5. Su r la base des définitions des types de forêts (exercice 2), relie chaque type de forêt à la photo qui le représente.
R eli e ensuite la photo à la vue aérienne correspondante.
Forêt boréale
COPYRIGHTVANIN
Forêt tempérée
Forêt tropicale
Affluent de la rivière Vytchegda, nord-est de Syktyvkar (Russie)
Au nord de Mocambo, Brésil
Stoumont, province de Liège
Exercice 4
Attendu :
C - Caractériser le climat d’un espace en faisant référence aux températures et aux précipitations. (P6)
Exercice 5
L’exercice consistant à relier les éléments est important pour permettre aux élèves de visualiser les différents types de forêts. N’hésitez pas à utiliser de nouveau le globe virtuel pour montrer ces trois types de forêts dans le monde.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
2. JE RECHERCHE
Exercice 1
Attendu :
C - Caractériser le climat d’un espace en faisant référence aux températures et aux précipitations. (P6)
C ette rubrique « Faisons le point ! » est un arrêt essentiel, car cela permet aux élèves de structurer rapidement leurs apprentissages. L’objectif n’est pas de faire une énième synthèse, mais que tous les élèves aient les mêmes informations à la fin de la séquence.
2. JE RECHERCHE
Tu as pu repérer les grandes zones forestières sur Terre, mais as-tu remarqué que certaines zones sont totalement dépourvues de forêt ? Quelle est la cause de cette disparité spatiale ?
1. Sélectionne une carte dans ton recueil cartographique qui te permettra de répondre à la question.
Recueil cartographique , p. 166-172
Indique la carte choisie, puis justifie , à l’aide d’un court texte, l’absence de forêt dans de vastes espaces sur Terre. Je sélectionne la carte n o et je constate que
1 les forêts ne sont pas présentes dans les espaces trop arides ou dans les espaces où les températures sont polaires.
FAISONS LE POINT !
Les forêts sont réparties de manière hétérogène sur Terre. Certaines zones sont très forestières, alors que d’autres en sont totalement dépourvues. Le climat est la cause principale de cette disparité.
Complète le texte en indiquant le type de forêt adéquat.
boréales
― Le s for êts , composées de conifères, sont présentes autour du cercle polaire arctique.
tempérées
― Le s for êts , co mposées de caducifoliées, sont présentes dans les zones tempérées.
tropicales
― Le s for êts , co mposées d’une végétation très dense et sempervirentes, sont présentes autour de l’équateur.
La canopée est l’ensemble formé par le sommet des arbres d’une forêt. La canopée amazonienne atteint en moyenne 40 mètres de hauteur, alors que la canopée ardennaise se situe plutôt autour de 25 mètres. Les plus grands arbres du monde, les séquoias, sont situés en Californie, aux États-Unis. L’Hypérion est le plus haut de tous, mesurant 116 mètres de haut (l’équivalent d’un immeuble de 38 étages ou presque 24 girafes les unes sur les autres !).
BUZZ
2. Vi sionne la vidéo (doc. 2).
DOC. 2 Comment sauver nos jungles ?
Cette vidéo a pour objectif de montrer les caractéristiques des jungles, présentes dans les forêts tropicales. Our Planet. (2019). Comment sauver nos jungles ? [En ligne].
3. Su r la base des informations fournies par la vidéo (doc. 2), coche les affirmations correctes concernant les jungles des forêts tropicales.
Elles sont habitées uniquement par des animaux dangereux.
Elles régulent le climat.
Elles captent le carbone de l’atmosphère.
Elles ne servent pas au bon fonctionnement de notre planète.
Elles offrent des aliments extraordinaires, des bois durs exceptionnels et d’innombrables remèdes.
Elles abritent une incroyable variété de plantes et d’animaux.
4. Ju stifie le choix d’aborder le sujet des forêts tropicales et non les forêts boréales ou tempérées.
Ce sont les forêts les plus riches au niveau de la biodiversité sur la planète.
5. Il existe trois forêts tropicales dans le monde.
Repère -les sur les trois vues de l’espace ci-dessous.
Vue de l’espace de l’Amazonie Vue de l’espace de l’Indonésie
de
Vue
l’espace du bassin du Congo
Exercices 2, 3 et 4
Attendu :
Ces activités sont des exercices de contextualisation et ne sont pas liées directement à un attendu d’apprentissage.
Exercice 2
Il ne faut pas hésiter à se questionner sur l’auteur de la vidéo et ses intentions.
Questions intéressantes à poser en classe :
– C omment le montage influence-t-il votre émotion avant même que vous ne compreniez les faits scientifiques ?
– Pourquoi utiliser des animaux « mignons » ou impressionnants plutôt que de montrer des insectes ou des mousses, pourtant essentiels à la jungle ?
Ceci est une vidéo très agréable en guise d’introduction, mais qui demande d’être confrontée avec d’autres documents et d’autres observations.
Cette vidéo peut aussi être utilisée dans le cadre de l’Éducation à la philosophie et à la citoyenneté.
Quelques points d’attention possibles :
– a ssurer la cohérence de sa pensée : identifier un discours manipulateur, distinguer opinion/argument ; – p rendre position de manière argumentée : identifier une prise de position, identifier intérêt personnel/collectif...
Exercice 5
Attendu :
S - Nommer les principales zones forestières du monde figurées sur une carte : forêt tropicale, forêt boréale, forêt tempérée. (S1)
SÉQUENCE 1
ZOOM SUR LA FORÊT
AMAZ ONIENNE
Nous abordons maintenant le premier « zoom », c’est-à-dire la première étude de cas du thème. Il s’agit d’un cas spécifique qui est souvent celui qui émerge en premier lieu dans les préconceptions des élèves.
ZOOM SUR LA FORÊT AMAZONIENNE
Maintenant que tu sais où se situent les grands espaces forestiers dans le monde, intéresse-toi à l’une des plus vastes sur Terre : la forêt amazonienne. Observe comment cet espace évolue au fil du temps et cherche à comprendre les causes des principales transformations.
Fleuve Amazone
1. J’OBSERVE
COMMENT ÉVOLUE LA FORÊT AMAZONIENNE ?
La forêt amazonienne tire son nom du fleuve Amazone qui traverse la forêt, mais également de son bassin hydrographique. Cela signifie que toutes les eaux de pluie qui tombent dans cette zone rejoignent des rivières, ensuite le fleuve Amazone et, enfin, l’océan Atlantique. La limite entre deux bassins hydrographiques se nomme la ligne de partage des eaux.
1. Af in de mettre en évidence l’évolution d’un espace, il est impératif de consulter cet espace à des époques différentes.
Compare la carte représentant la forêt amazonienne en 1992 (doc. 3) et en 2020 (doc. 4).
Li s la légende des deux documents.
En toure trois endroits sur la carte de 2020 (doc. 4) où tu remarques un grand changement par rapport à 1992 (doc. 3).
DOC. 3 Principales occupations du sol amazonien en 1992
Il nous semble important d’expliquer l’origine du nom de cette région et de rappeler ce qu’est un bassin hydrographique
Exercice 1
Pour cet exercice, il est demandé aux élèves d’entourer trois endroits seulement. Bien sûr, d’autres espaces sont possibles : ils figurent dans le corrigé, ainsi que sur le lien interactif que vous pourrez enrichir au fur et à mesure de vos recherches avec vos élèves.
Attendu :
SF - Annoter une vue verticale pour mettre en évidence l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques prises à des moments différents pour un même lieu. (S1)
Exercice 2
Attendu :
C - Situer un processus qui marque l’évolution de l’occupation d’un espace, en faisant référence à des repères connus ou identifiés sur une carte (papier, globe virtuel ou géoportail). (S1)
Exercice 3
Cette question a pour objectif, une nouvelle fois, de faire émerger les représentations des élèves, afin de les améliorer ou de les déconstruire, si nécessaire.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Exercices 4 et 5
Attendu :
C - Situer un processus qui marque l’évolution de l’occupation d’un espace, en faisant référence à des repères connus ou identifiés sur une carte (papier, globe virtuel ou géoportail). (S1)
2. Gr âce à la légende, nomme la principale occupation du sol qui a remplacé la forêt depuis 1992.
La culture, l’élevage et les plantations.
3. Coch e la bonne définition du phénomène de la déforestation.
Action de replanter un grand nombre d’arbres sur une parcelle très réduite.
Action de dégarnir une forêt ou une partie d’une forêt de ses arbres.
C’est un phénomène qui évolue dans le temps.
Action de nettoyer une forêt en enlevant les feuilles mortes et les buissons.
C’est un phénomène qui évolue dans le temps.
4. Compare , en quelques mots, l’importance de la zone déforestée en faisant référence à la taille de la Belgique.
Exemple de réponse : L’espace déforesté dans le Rondônia correspond à peu près à trois fois la taille de la Belgique.
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DOC. 4 Principales occupations du sol amazonien en 2020
La Transamazonienne est une route de 5 000 kilomètres, qui traverse la forêt amazonienne au Brésil. Elle a été construite dans les années 1970 pour relier des régions éloignées et encourager l’exploitation de l’Amazonie. Mais cette route a aussi contribué à la déforestation de la région, car de vastes espaces de forêt ont été défrichés. C’est l’une des routes les plus célèbres et controversées du monde !
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2. JE RECHERCHE
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA DÉFORESTATION EN AMAZONIE ?
Nous partons des espaces observés par les élèves afin d’identifier les activités humaines responsables de la mutation du sol.
Exercice 1
Étant donné que les élèves ne connaissent pas toutes les mutations possibles, nous faisons référence à la fiche S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers , qui servira d’appui pour identifier les activités humaines responsables.
Attendu :
S - Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution de l’occupation des espaces. (S1)
EAM : L’utilisation de vues satellites permet d’objectiver le phénomène de déforestation sans prendre position sur ce dernier.
2. JE RECHERCHE
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA DÉFORESTATION EN AMAZONIE ?
En observant l’évolution des espaces forestiers, tu as pu remarquer que les espaces changent là où la forêt disparait. Tu vas comprendre comment les espaces sont occupés, afin de repérer les formes d’activités humaines qui ont contribué à la déforestation.
1. Pour chacun des en droits identifiés ci-dessous , observe les photo-sphères et les vues satellites associées à celles-ci (p. 114-116).
Pour chacun des en droits , identifie la principale activité humaine là où la forêt a disparu. Co nsulte la fiche S 3.
S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers, p. 144
POUR T’AIDER
Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la consigne, suis les étapes proposées ci-dessous :
ouvre les liens menant aux endroits identifiés sur Google Earth ;
prends la fiche S 3 ― Les causes de la mutation des espaces forestiers ;
décris , pour chaque endroit, ce que tu observes à côté de « Observations » ;
compare tes observations avec la fiche S 3 ― Les causes de la mutation des espaces forestiers ;
détermine la cause observée sous les photos de chaque espace.
Endroit 1
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Observations :
Grand bâtiment agricole. Traces au sol laissées par le bétail
Cause de la déforestation :
Endroit 2
Élevage extensif
Parauapebas, Pará
Observations :
Cause de la déforestation :
Grande forme de couleur orangée. Strates visibles et renfoncement dû à l’extraction
Extraction minière
Apuí, Amazonas
Endroit 3
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Observations :
Routes, bâtiments, stade de football
Cause de la déforestation :
Endroit 4
Urbanisation
Au nord-est de São Félix do Xingu, Pará
Observations :
Bétail visible. Prairie. Bâtiment agricole
Cause de la déforestation :
É levage extensif
Vitória do Xingu, Pará
Endroit 5
Nova Brasilândia D’Oeste, Rondônia
Observations :
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Cause de la déforestation :
Parcelle rectangulaire avec une plantation linéaire
Cultures, plantation (de café)
2. Re nds -toi su r Google Earth afin de multiplier les observations de déforestation en Amazonie.
Ci te la cause qui revient le plus souvent parmi celles que tu peux observer.
L’élevage est la cause principale de déforestation.
3. Li s l’article de la RTBF (doc. 5).
Co nfronte tes observations de la question précédente avec les informations données par le journaliste. Sont-elles semblables ?
Oui, les causes de la déforestation sont l’agriculture et l’élevage.
Exercice 2
Attendu :
C - Caractériser l’occupation du sol d’un espace déforesté. (S1)
Exercice 3
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Il est maintenant temps de compléter la synthèse globale (p. 134) en notant la zone géographique étudiée et la cause principale de la déforestation dans cette région.
BRÉSIL : EN 40 ANS, LA FORÊT AMAZONIENNE A ÉTÉ AMPUTÉE D’UNE SURFACE
ÉQUIVALENTE À CELLE DE L’ESPAGNE
La forêt amazonienne au Brésil a été amputée en quatre décennies d’une surface proche de celle de l’Espagne et s’approche d’un « point de non-retour », selon les données publiées lundi par le réseau de surveillance Mapbiomas.
Dans le plus vaste pays d’Amérique latine, la plus grande forêt tropicale de la planète a perdu 49,1 millions d’hectares de 1985 à 2024, selon les données satellitaires compilées par ce réseau regroupant des ONG, des universités et des entreprises de technologies. L’Amazonie s’approche du « point de non-retour au-delà duquel la forêt ne peut plus perdurer » comme telle, car elle menace d’atteindre le seuil de 20-25 % de végétation autochtone perdue. « Lors de pertes importantes de végétation, le cycle des pluies est rompu et de grandes zones ont tendance à se transformer en savane. »
Le Brésil, qui accueille en novembre la conférence de l’ONU sur le climat COP30 dans la ville amazonienne de Belem, abrite environ 60 % de la forêt amazonienne, soit 421 millions d’hectares au total. En 2024, la superficie occupée par des activités humaines, notamment agricoles, y a atteint 15,3 %. La surface occupée par l’élevage y a été pratiquement multipliée par cinq de 1985 à 2024, atteignant 56,1 millions d’hectares (13,3 %).
Vue aérienne prise par un drone montrant du bétail paissant dans un immense parc d’engraissement en Amazonie,
Au Brésil, la déforestation en Amazonie a augmenté de 4 % d’août 2024 à juillet 2025, en raison notamment d’incendies dévastateurs favorisés par la sécheresse historique qui a frappé le pays l’an dernier. […]
RTBF Actus . (2025). Brésil : en 40 ans, la forêt amazonienne a été amputée d’une surface équivalente à celle de l’Espagne [En ligne] .
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la partie « Amazonie » de la synthèse du thème OUEST, p. 134-135.
dans l’État du Pará, au Brésil
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ZOOM SUR LE BASSIN DU CONGO
Et ailleurs ? Tu as découvert les causes de la déforestation en Amazonie. Y a-t-il de la déforestation dans les autres forêts tropicales ? Quelles en seraient les causes ?
Lango Bai. République du Congo
1. J’OBSERVE
1.1. QU’EN EST-IL DES AUTRES FORÊTS TROPICALES ?
1. Observe ce tte carte (doc. 6) et lis sa légende.
Annote en entourant les zones touchées par la déforestation.
DOC. 6
Carte des alertes du 02/10/2023 au 01/10/2025 de déforestation
Alertes intégrées sur la déforestation
Détecté par un seul système d’alerte
Confiance élevée : détecté plus d’une fois par un seul système d’alerte
Confiance la plus élevée : détecté par plusieurs systèmes d’alerte
1. J’OBSERVE
1.1. QU’EN EST-IL DES AUTRES FORÊTS TROPICALES ?
Exercice 1
Dans un premier temps, nous avons observé la forêt tropicale la plus connue des élèves. Nous leur montrons maintenant, sur cette carte du monde (doc. 6), qu’il existe d’autres forêts tropicales également impactées par la déforestation, sur lesquelles nous allons réaliser un zoom.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Exercice 2
Étant donné que la notion de « bassin hydrographique » a été vue précédemment, la mémoire des élèves est sollicitée pour retravailler cette notion dans le cadre du bassin du Congo. Rien n’empêche les élèves de se référer à la séquence précédente si nécessaire.
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
1.2. L’ÉVOLUTION DE L’OCCUPATION DU SOL DANS LE BASSIN
DU CONGO EST-ELLE LA MÊME QU’EN AMAZONIE ?
Exercice 1
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
Exercice 2
Attendu :
SF - Annoter une carte pour mettre en évidence le nom des pays, les principaux parallèles et les autres repères utiles pour situer un fait ou un phénomène. (P6)
2. Ré ponds aux questions suivantes.
― Est-ce que les limites des zones touchées par la déforestation que tu vois sur la carte correspondent aux frontières politiques (celles des pays) ? Entoure la réponse correcte.
Oui – Non
― Si non, qu’est-ce qui les délimite ? (Indice : nous en avons parlé au début de la séquence sur l’Amazonie.)
Les bassins hydrographiques.
― Quels sont les autres bassins où il est possible d’observer la déforestation ?
Le bassin du Congo et l’Indonésie.
1.2. L’ÉVOLUTION DE L’OCCUPATION DU SOL DANS LE BASSIN DU CONGO EST-ELLE LA MÊME QU’EN AMAZONIE ?
1. Ex plique ce que signifi e le mot « bassin » dans l’expression « bassin du Congo ».
Il s’agit de la zone dans laquelle chaque goutte de pluie ruissèle vers le fleuve Congo.
2. An note la carte du bassin du Congo (doc. 7) pour délimiter la forêt sempervirente.
An note la carte pour mettre en évidence l’équateur.
DOC. 7 Occupation du sol du bassin du Congo en 2020
3. À l’aide d’un atlas, cite les pays qui se situent dans la forêt se mpervirente du bassin du Congo.
République démocratique du Congo (RDC), République du Congo, Gabon, Cameroun, République centrafricaine, Guinée équatoriale
POUR T’AIDER
Si tu éprouves des difficultés pour répondre à la question 3, suis ces consignes :
sur la carte du doc. 7, entoure au crayon les pays recouverts par la grande forêt centrale de couleur foncée (forêt sempervirente) ;
surligne le fleuve Congo : il traverse plusieurs pays ;
lis les noms des pays autour de la forêt.
4. Si tue , en quelques phrases, la forêt du bassin du Congo en faisant référence aux grandes régions géographiques, aux pays, aux fleuves et à l’importance de la forêt à l’échelle mondiale.
La forêt du bassin du Congo se situe en Afrique centrale , principalement en République démocratique du Congo , mais s’étend aussi en République du Congo , Gabon , Cameroun , en République centrafricaine (RCA) et Guinée équatoriale . Elle suit le cours du fleuve Congo et forme la deuxième plus grande forêt tropicale du monde .
POUR T’AIDER
Si tu éprouves des difficultés à structurer ta rédaction à la question 4, utilise ce modèle pour t’aider à écrire : « La forêt du bassin du Congo se situe en...
Elle s’étend sur les pays suivants : ...
Elle est traversée par le fleuve... »
Exercices 3 et 4
Attendu :
C - Situer un fait ou un phénomène à l’échelle d’un continent ou du monde, en faisant référence à des repères, à la répartition de la population et aux zones thermiques. (P6)
Exercice 5
Nous réalisons à nouveau une observation du sol, celle du bassin du Congo, afin de comprendre la mutation de l’occupation du sol. Les élèves doivent se référer à la fiche S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers pour identifier celles qui sont illustrées.
Comme pour l’exercice réalisé dans le bassin amazonien, les élèves doivent identifier quatre zones boisées dans le bassin du Congo (doc. 9). D’autres zones sont proposées dans le corrigé et vous pouvez également enrichir cet exercice avec vos propres recherches et celles de vos élèves.
Attendu :
La liste des vues Google Earth pour le bassin du Congo permet d’identifier l’occupation du sol. Sur le doc. 9, les élèves peuvent entourer différentes zones pertinentes, il est ensuite nécessaire de vérifier ce qui se trouve réellement dans les espaces identifiés grâce à la liste des vues.
C - Situer un processus qui marque l’évolution de l’occupation d’un espace, en faisant référence à des repères connus ou identifiés sur une carte (papier, globe virtuel ou géoportail). (S1)
5. Co mpare la carte de l’occupation du sol du bassin du Congo de 1992 (doc. 8) à celle de 2020 (doc. 9).
Identifie les espaces où la forêt a disparu depuis 1992 (zones devenues plus claires ou transformées).
En toure au moins quatre es paces concernés par la déforestation (doc. 9).
Cite la principale cause de la déforestation pour chaque zone entourée. Co nsulte la fiche S 3.
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Réponse de l’élève.
BUZZ
La région du bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale au monde, répartie sur plusieurs pays d’Afrique centrale. Elle est très humide, dense et riche en biodiversité, notamment grâce à un système fluvial qui l’alimente en eau tout au long de l’année.
S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers, p. 144
DOC. 8 Occupation du sol du bassin du Congo en 1992
DOC. 9 Occupation du sol du bassin du Congo en 2020
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA DÉFORESTATION DANS LE BASSIN DU CONGO ?
Exercice 1
Cet exercice d’association met en lumière les trois principales causes de la déforestation dans le bassin du Congo, en les illustrant pour rendre l’information plus parlante pour les élèves.
Exercices 1, 2 et 3
Attendu :
S - Citer des occupations du sol caractéristiques de chaque processus qui marque l’évolution de l’occupation des espaces. (S1)
2. JE RECHERCHE
QUELLES SONT LES CAUSES DE LA DÉFORESTATION DANS LE BASSIN DU CONGO ?
1. Lis les trois textes ci-dessous.
Associe chaque texte à deux images correspondantes.
Dans certaines régions, les arbres disparaissent et sont remplacés par de grandes étendues d’herbe. À leur place, des animaux paissent librement sous le soleil. Pour continuer à nourrir ces troupeaux, il faut toujours plus d’espaces…
De vastes étendues de terre sont vidées de leurs arbres pour laisser place à des cultures bien ordonnées. Partout, on aperçoit des plantations d’arbres identiques, alignés à perte de vue. Ici, plus de forêt naturelle, mais une production destinée aux marchés internationaux.
Chaque année, des familles installées en forêt cherchent de nouvelles terres à cultiver. Pour cela, elles abattent des arbres et y mettent le feu. Les cendres enrichissent temporairement le sol, mais, après quelques récoltes, elles doivent recommencer ailleurs…
2. Observe l’occupation du sol en 2020 et les quatre zones dé forestées, indiquées par des flèches (doc. 10).
Regarde attentivement les photos au sol associées à chaque flèche.
As socie chaque photo à une occupation du sol. Co nsulte la fiche S 3.
DOC. 10 Occupation du sol du bassin du Congo en 2020 : les zones déforestées
Zone 1 : Cette zone est déforestée parce qu’elle est utilisée pour :
Zone 2 : Cette zone est déforestée parce qu’elle est utilisée pour :
Zone 3 : Cette zone est déforestée parce qu’elle est utilisée pour :
l’exploitation forestière
Zone 4 : Cette zone est déforestée parce qu’elle est utilisée pour :
l’exploitation de palmiers à huile
S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers, p. 144
COPYRIGHTVANIN
L e « Pour t’aider » propose une différenciation pour les élèves qui en ressentent le besoin. Cette rubrique décortique la consigne en trois sous-questions et fournit des pistes d’éléments de réponse à l’aide d’une légende de couleurs.
Le brulis est une technique utilisée par certaines populations rurales pour cultiver la terre. Les agriculteurs coupent une partie de la forêt, puis brulent la végétation sur place. Ce feu dégage des espaces pour des cultures et libère des cendres qui rendent le sol fertile pendant un ou deux ans.
3. Su r la base de ce que tu as lu et vu précédemment, identifie les activités humaines qui sont les causes de la déforestation. Que nous racontent-elles sur la forêt du bassin du Congo ?
Les trois principales causes de la déforestation dans le bassin du Congo sont :
• l’agriculture itinérante sur brulis qui détruit la forêt pour cultiver des aliments ;
• les plantations agro-industrielles , comme le palmier à huile, le cacao et le caoutchouc, qui transforment la forêt en terres agricoles ;
POUR T’AIDER
Pour t’aider à répondre à l’exercice 3, réponds aux trois sous-questions suivantes :
― pourquoi la forêt disparait-elle peu à peu ?
― quelles activités humaines peuvent être à l’origine de ces transformations ?
• l’ élevage qui contribue au défrichage des forêts pour créer des pâturages. l’origine
― quelles sont les principales causes de la déforestation dans cette région ?
Surligne , dans les textes de l’exercice 1, les éléments qui te permettent de répondre aux trois questions. Utilise une couleur différente pour chaque question.
POUR ALLER PLUS LOIN
Participe à un débat qui compare la situation en Amazonie et dans le bassin du Congo : la déforestation vient-elle des mêmes pratiques agricoles ?
Compare deux façons de cultiver la terre et leurs impacts sur la forêt.
Pour préparer le débat, retrouve la feuille de route sur iDiddit.
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BUZZ
L’Éthiopie a lancé un programme national de reforestation en 2019, appelé la Green Legacy Initiative. Ce programme vise à restaurer les paysages, lutter contre le changement climatique et améliorer la sécurité alimentaire en plantant des milliards d’arbres.
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la partie « Bassin du Congo » de la synthèse du thème OUEST, p. 134-135.
Le « Pour aller plus loin » est un dépassement qui correspond à un débat guidé. Sur iDiddit, vous trouverez un guide destiné à l’enseignant(e) pour orienter le débat, ainsi qu’un canevas permettant aux élèves de préparer leur argumentation en fonction de l’équipe dans laquelle ils se trouvent.
Nous vous rappelons l’importance de compléter la synthèse générale (p. 134) en notant la zone géographique étudiée et les causes de la déforestation dans le bassin du Congo.
ZOOM SUR L’INDONÉSIE
Nous abordons maintenant la dernière séquence et le dernier zoom de ce thème. Cette séquence est plus courte, car elle comporte moins d’éléments, mais elle demande aux élèves d’être capables de réaliser les observations de manière autonome, ayant déjà bénéficié de l’accompagnement de l’enseignant(e) pour l’Amazonie et le Congo.
ZOOM SUR L’INDONÉSIE
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Après la forêt d’Amazonie et celle du bassin du Congo, il reste une autre grande forêt tropicale à explorer. Sais-tu où ? Direction l’Indonésie ! Là-bas aussi, des millions d’hectares de forêt disparaissent chaque année… Mais pour quelles raisons ? Découvrons-les ensemble.
1. J’OBSERVE
1. Observe la photo (doc. 11) et rends -toi sur Google Earth pour in teragir avec le paysage. Si besoin, consulte la fiche SF 3.
SF 3 – J’utilise un globe virtuel ou un SIG, p. 159
Dé cris ce paysage.
Sur la photo, on peut voir des palmiers à perte de vue.
Palmeraie
2. Su r la vue satellite (doc. 12), repère la tour sur laquelle le photographe se trouvait pour prendre la photo du doc. 11.
DOC.12 Vue satellite de la palmeraie
DOC.11
1. J’OBSERVE
Exercices 1 et 2
Les élèves doivent se rendre sur le globe virtuel représentant une palmeraie, soit en autonomie, soit avec l’accompagnement de l’enseignant(e) selon les moyens disponibles en classe, afin d’observer l’étendue de la palmeraie.
Attendu :
Ces activités sont des exercices de contextualisation et ne sont pas liées directement à un attendu d’apprentissage.
Exercice 3
Nous rappelons que le sujet abordé ici est propre au cours de géographie et a déjà été traité en primaire. Vous pouvez consulter, si nécessaire, la fiche SF 1 – Je comprends les verbes opérateurs en géographie (p. 154) et la fiche SF 4 – J’annote une vue verticale (p. 161) pour guider les élèves dans la réalisation d’une vue verticale.
Exercice 4
En autonomie, les élèves doivent relever une distance. S’ils ont oublié la marche à suivre, ils doivent se référer par eux-mêmes à la fiche de savoir-faire correspondante (SF 6 – Je relève une distance à l’aide d’un portail numérique ou SF 9 – Je relève une distance à l’aide d’une échelle).
Attendu :
SF - Relever une distance et une surface, à l’aide d’un portail numérique. (S1)
Exercice 5
Attendu :
Cette activité est un exercice de contextualisation et n’est pas liée directement à un attendu d’apprentissage.
3. Vo ici une nouvelle vue ve rticale de la zone (doc. 13).
Tr ace le s contours de la zone dans laquelle se trouvent des palmeraies.
Consulte la fiche SF 4.
DOC. 13 Vue satellite des palmeraies
SF 4 – J’annote une vue verticale, p. 161
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4. À l’aide de l’échelle, estime la longueur, du nord au sud, de cette palmeraie.
Tu peux vérifier ta réponse sur Google Earth. Consulte la fiche SF 6.
40 km
5. No mme un lieu qui se situe à la même distance de ton école, à vol d’oiseau. N
BUZZ
SF 6 – Je relève une distance à l’aide d’un portail numérique, p. 164
Réponse de l’élève.
L’huile de palme présente beaucoup d’avantages et d’inconvénients à la fois. En Indonésie, le gouvernement veut assurer une transition écologique grâce à un carburant vert, mais le produire a des conséquences désastreuses pour l’environnement et la santé des habitants.
FRANCE 24. (2024). En Indonésie, le biodiesel contribue à la déforestation [vidéo]. YouTube.
2. JE RECHERCHE
1. Tu viens de repérer une grande palmeraie, mais est-ce un cas isolé ?
Observe les occupations du sol en Indonésie en 1992 et 2020 (docs 14 et 15) et compare -les.
Annote la carte de 2020 (doc. 15) en entourant trois différences par rapport à celle de 1992.
Situe , en quelques mots, les espaces déforestés du doc. 15. Aide -toi d’un atlas si nécessaire.
En Indonésie, la déforestation est alimentée par l’agriculture, l’élevage et l’urbanisation.
Les forêts de Sumatra et Bornéo sont remplacées par des plantations, des infrastructures urbaines et des terres agricoles.
L’expansion des villes, comme Jakarta et Surabaya, intensifie encore la perte d’espaces forestiers.
BUZZ
La ville de Jakarta, capitale de l’Indonésie, compte plus de 10 millions d’habitants. Mais elle a un gros problème : le sol s’enfonce de 1 à 15 centimètres par an. Dans certains quartiers, le sol s’est même enfoncé de 4 mètres en 40 ans ! Avec la montée du niveau de la mer, on estime qu’un tiers de la ville pourrait être sous l’eau en 2050. C’est pour cette raison que le pays a décidé de déplacer sa capitale et d’en construire une nouvelle, appelée Nusantara.
2. Su r la base des zones mises en évidence sur la carte de 2020 (doc. 15), rends -toi sur Google Earth et explore les différents lieux repérés.
Ci te les causes de la déforestation en Indonésie. Consulte la fiche S 3.
S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers, p. 144
COPYRIGHTVANIN
Les palmeraies sont fort présentes en Indonésie, il y a également de l’urbanisation et quelques rizicultures sur les flancs des volcans.
Avec les informations apprises dans cette séquence, complète la partie « Indonésie » de la synthèse du thème OUEST, p. 134-135.
2. JE RECHERCHE
Exercice 1
L’exercice de comparaison entre deux types d’occupation du sol en Indonésie est similaire à ceux déjà réalisés. Les élèves doivent donc être capables de le réaliser de manière autonome.
Le corrigé propose plusieurs zones ayant subi une déforestation et peut être enrichi par vos propres recherches et découvertes avec vos élèves.
Attendu :
C - Caractériser un espace en faisant référence à l’évolution de l’occupation du sol, sur la base d’images géographiques. (S1)
BUZZ
Cette rubrique sur Jakarta est purement anecdotique et illustre le changement de capitale en raison de problèmes géologiques.
Exercice 2
Nous vous suggérons d’utiliser la liste des vues Google Earth pour observer les mutations de l’occupation du sol, en vous référant à la fiche S 3 – Les causes de la mutation des espaces forestiers , afin que les élèves identifient seuls les causes de la déforestation en Indonésie.
Attendu :
S - Illustrer par un exemple un espace marqué par un processus d’évolution (urbanisation ou étalement urbain, déforestation et mutation du secteur agricole). (S1)
À l’issue de la séquence sur l’Indonésie, il convient de compléter la synthèse finale (p. 134) en indiquant la zone étudiée et les causes principales de la déforestation.
Jusqu’ici, tu as travaillé sur plusieurs petites questions pour comprendre pourquoi les forêts disparaissent en Amazonie, dans le bassin du Congo et en Indonésie.
1. Su r la base des informations acquises lors de ce thème, complète le sché ma s ynthétique de la déforestation des forêts tropicales ci-dessous.
No mme les trois espaces étudiés.
Po ur chaque endroit, identifie les causes principales de la déforestation.
Ca uses de la déforestation :
Élevage extensif
Grandes cultures
FORÊTS TROPICALES
Ca uses de la déforestation :
Agriculture sur brulis
Plantation agro-industrielle
Élevage
Ca uses de la déforestation :
Plantation de palmiers à huile
Riziculture
Amazonie
Indonésie
Bassin du Congo
SYNTHÈSE LA DÉFORESTATION
Exercice 1
La synthèse a été complétée progressivement. Il est important que l’enseignant(e) vérifie que toutes les informations sont bien remplies par les élèves, en particulier en cas d’absence.
La remise en ordre est facilitée grâce aux corrigés qui peuvent être transmis aux élèves absents, surtout sur une longue période.
Attendu :
S - Illustrer par un exemple un espace marqué par un processus d’évolution (urbanisation ou étalement urbain, déforestation et mutation du secteur agricole). (S1)
Des exercices supplémentaires sont disponibles sur iDiddit pour les élèves.
Exercice 2
Sur la base du schéma de la p. 134, les élèves répondront à la question de recherche et rédigeront un court texte synthétique.
Notes méthodologiques pour la rédaction du texte de synthèse :
1. Comprendre la question de recherche
La première étape consiste à bien comprendre la question : comment l’augmentation de la population et de ses activités influence-t-elle les forêts tropicales ? Il faut avoir en tête que nous allons parler de trois grandes forêts tropicales situées dans trois régions du monde : l’Amazonie (en Amérique du Sud), le bassin du Congo (en Afrique) et l’Indonésie. Chaque région est un peu différente, mais elles ont toutes des points communs.
2. Expliquer pourquoi les forêts disparaissent
Il faut chercher à comprendre pourquoi les forêts sont en danger. Les grandes causes sont souvent l’agriculture (quand on coupe des arbres pour planter des cultures), la construction de villes (urbanisation) et l’exploitation des ressources naturelles (comme le bois ou les minéraux).
3. C omparer les trois forêts tropicales
Ensuite, on va comparer les trois espaces. Par exemple, en Amazonie, beaucoup de forêts sont coupées pour cultiver du soja ou élever des animaux. Dans le bassin du Congo, c’est l’agriculture qui pose problème, mais aussi la coupe de bois. En Indonésie, c’est surtout l’huile de palme et les plantations qui détruisent les forêts. Cela permet de comprendre les différences et les points communs entre les trois endroits.
4. Don ner des solutions et des exemples positifs
Il est important de ne pas dire que tout est mauvais. Parfois, des personnes trouvent des solutions pour protéger les forêts, comme créer des parcs naturels ou utiliser des méthodes de culture plus respectueuses de l’environnement. Il faut montrer qu’il y a aussi des efforts qui sont faits pour améliorer les choses (comme en Éthiopie, voir le buzz de la p. 128).
5. O rganiser le texte
Le texte doit être bien structuré :
a. I ntroduction : expliquer la question.
b. C orps du texte : parler de chaque région et établir des comparaisons entre elles.
c. C onclusion : résumer les problèmes, mais aussi les solutions possibles pour protéger les forêts.
d. U tiliser des exemples simples et des chiffres : pour rendre l’argumentation plus claire, il est important d’ajouter des exemples précis et simples, comme des chiffres qui montrent l’ampleur du problème (par exemple, combien d’hectares de forêt ont disparu).
6. R édiger de manière claire
Le texte doit être facile à lire. Il faut éviter des mots trop compliqués et expliquer les termes importants pour que tout le monde puisse comprendre, même les personnes qui n’ont pas étudié ce sujet.
Liste des mots-clés à retrouver dans le texte :
population – activités humaines – forêts tropicales – déforestation – Amazonie – Indonésie –bassin du Congo – agriculture – élevage – urbanisation – palmiers à huile – biodiversité – parcs protégés – développement durable – équilibre – écosystèmes
Attendu :
C - Caractériser l’occupation du sol d’un espace déforesté. (S1)
D ispositif de différenciation destiné aux élèves qui en ressentent le besoin. Le « Pour t’aider » décompose la consigne en étapes ou sous-questions, et fournit des pistes de réponses, parfois avec des repères visuels (comme une légende de couleurs), afin de guider les élèves dans la réalisation de l’activité tout en favorisant leur autonomie.
2. Gr âce au schéma complété et à toutes les connaissances acquises, rédige un texte pour répondre à la question de recherche.
Question de recherche
Quel lien y a-t-il entre l’évolution de la population et l’évolution des forêts tropicales ?
L’augmentation de la population et de ses activités humaines a un impact direct sur l’ évolution des forêts tropicales , mais cet effet varie selon les régions
En Amazonie , l’ agriculture et l’ élevage détruisent de vastes espaces de forêt , tandis qu’en Indonésie , les plantations de palmiers à huile et l’ urbanisation causent de graves dommages . Dans le bassin du Congo , la déforestation est alimentée par l’ agriculture itinérante (sur brulis) et l’ exploitation du bois
Toutefois, des initiatives comme la création de parcs protégés et des pratiques agricoles plus durables montrent qu’il est possible de concilier développement et préservation des forêts . L’enjeu est de trouver un équilibre entre les besoins croissants de la population et la protection des écosystèmes .
POUR T’AIDER
Pour rédiger un texte de synthèse, il est nécessaire de cibler les informations importantes et de mettre de l’ordre dans celles-ci.
Afin de t’aider à la rédaction de ton texte, lis les questions suivantes.
― Qui travaille la terre ? (des familles d’agriculteurs ? de grandes entreprises ?)
― Pourquoi coupe-t-on les arbres ? (pour cultiver ? pour élever des animaux ? pour planter des palmiers à huile ?)
― Comment travaille-t-on ? (avec des machines ? avec des outils simples ? avec du feu pour bruler la végétation ?)
― Pour qui produit-on ? (pour nourrir la famille ? pour vendre dans le pays ? pour exporter ?)
― Quelles sont les conséquences sur la forêt ? (disparition des arbres ? perte d’animaux ? chaleur plus forte ? pollution ?)
Apporte une réponse pour chaque espace étudié lors de ces séquences (Amazonie, bassin du Congo, Indonésie).
Utilise ces informations pour rédiger ton texte en comparant les trois espaces.
LES EFFETS DE L’ÉVOLUTION DE L’OCCUPATION DU SOL SUR
L’ENVIRONNEMENT
La population mondiale augmente et les humains ont besoin de se nourrir, se déplacer, produire… Pour répondre à ces besoins, les humains font évoluer le paysage . Ces changements de l’occupation du sol ont des effets sur l’environnement, parfois négatifs, parfois positifs lorsque des solutions sont mises en place, mais ce s transformations montrent aussi la capacité des sociétés à s’adapter et à trouver des solutions pour mieux respecter la planète.
THÈME NORD – ESPACES ET POPULATION
Où sont les habitants sur Terre ? Pourquoi là et pas ailleurs ?
La population a augmenté considérablement, surtout à partir du XIXe siècle. Elle pourrait atteindre 11 milliards de personnes en 2100.
Mutations de l’espace
•
• Les populations se concentrent surtout dans les plaines, les littoraux et les vallées, où les conditions de vie sont favorables.
• Ce s zones très peuplées sont fortement aménagées : villes, routes, champs.
• Le s milieux naturels y sont parfois réduits.
Effets positifs sur l’environnement
• Le s sociétés apprennent à mieux organiser l’espace pour limiter l’impact sur l’environnement.
• Des zones protégées sont créées pour préserver la nature.
• La répartition de la population permet aussi de mieux utiliser les ressources.
La répartition des populations influence directement les paysages.
THÈME OUEST – AU CŒUR DES FORÊTS
Qu el lien y a-t-il entre l’évolution de la population et l’évolution des forêts tropicales ?
Mutations de l’espace
• La croissance de la population augmente les besoins en terres agricoles, en bois et en ressources.
• Ce la entraine la réduction des forêts tropicales et la perte de la biodiversité.
Effets positifs sur l’environnement
• Des actions de protection et de reforestation sont mises en place.
• Ce rtaines forêts sont mieux gérées ou protégées.
• La prise de conscience mondiale aide à limiter la déforestation.
La pression humaine sur les forêts est forte, mais des solutions existent.
REMARQUES GÉNÉRALES
Cette double page n’est pas là pour ajouter de nouvelles connaissances à étudier, mais pour montrer qu’il existe des aspects positifs dans l’évolution de l’occupation du sol et que les sociétés peuvent s’adapter.
• R appeler aux élèves que l’occupation du sol évolue selon les besoins humains : se nourrir, se loger, se déplacer, produire…
• L es encourager à faire des liens avec leur quotidien (ex. : villes proches, agriculture locale, forêts à proximité ou disparues).
Astuce : vérifier que les élèves comprennent que chaque mutation de l’espace a des effets sur l’environnement, parfois positifs, parfois négatifs.
AIDE À L’INTRODUCTION
• I ntroduire l’idée que la population mondiale est en forte croissance depuis le XIXe siècle et que l’on pourrait atteindre 11 milliards de personnes sur Terre en 2100.
• M ontrer l’importance des zones densément peuplées (plaines, littoraux, vallées).
Astuce : utiliser des cartes simples ou un globe pour localiser ces zones et montrer les disparités. Vous pouvez demander aux élèves : « Pourquoi certaines zones sont-elles très peuplées et d’autres non ? », pour faire émerger leurs préconceptions.
MUTATIONS SUR L’ENVIRONNEMENT – NORD
• N égatif : les milieux naturels peuvent subir des pressions de la part des zones très peuplées.
• Positif : la concentration des populations permet un meilleur aménagement, la création de zones protégées, une gestion adaptée des ressources.
Astuce : proposer des exemples concrets et proches (ville, parc naturel) pour illustrer ces effets.
MUTATIONS SUR L’ENVIRONNEMENT – OUEST (FORÊTS TROPICALES)
• N égatif : décrire les pressions humaines : agriculture, exploitation du bois, expansion des villes.
• Positif : forêts mieux gérées, actions de protection et de sensibilisation.
Astuce : utiliser des cartes ou photos satellites pour montrer les différences entre les zones déforestées et les zones protégées. Faites remarquer aux élèves que la prise de conscience mondiale joue un rôle dans la limitation de la déforestation.
MUTATIONS SUR L’ENVIRONNEMENT – EST (URBANISATION)
• N égatif : décrire l’extension urbaine : imperméabilisation des sols, remplacement des espaces naturels et agricoles.
• Positif : villes plus compactes, bâtiments isolés, développement des transports en commun, espaces verts.
Astuce : comparer deux villes avec des niveaux d’urbanisation différents pour illustrer la diversité des aménagements. Poser des questions pour que les élèves observent l’intégration de la nature dans les villes.
MUTATIONS SUR L’ENVIRONNEMENT – SUD (AGRICULTURE)
• P résenter l’évolution agricole : modernisation, mécanisation, culture sous serre, élevage intensif.
• N égatif : simplification des paysages, pression sur les sols.
• Positif : production alimentaire accrue, pratiques plus durables, verdissement de certaines zones.
Astuce : proposer aux élèves de repérer sur une carte les zones agricoles modernisées vs traditionnelles.
STRATÉGIES POUR L’ENSEIGNANT(E)
• F aire émerger les représentations : poser des questions ouvertes avant de montrer les cartes ou documents.
• U tiliser des supports variés : photos, cartes, atlas, globe virtuel, pour visualiser les mutations.
• D ifférenciation : proposer un « Pour t’aider » pour découper les consignes et guider les élèves moins à l’aise.
• A ctivité supplémentaire de synthèse : demander aux élèves de rédiger un court texte ou de compléter un tableau comparatif des effets positifs/négatifs par thème.
• L ien interdisciplinaire : montrer les connexions avec d’autres matières comme Histoire (urbanisation), Sciences économiques (agriculture, industrie), Sciences (environnement, biodiversité).
POINTS DE VIGILANCE
• N e pas simplifier à l’excès : garder le vocabulaire spécifique (occupation du sol, milieux naturels, densité, biodiversité…).
• Vérifier que les élèves comprennent les termes clés avant d’aborder les cartes ou les textes. Rappeler aux élèves qu’il ne faut pas hésiter à consulter les fiches outils.
• L es encourager à comparer plusieurs régions pour comprendre les similitudes et les différences (éviter le cloisonnement).
THÈME EST – DES VILLES QUI DÉBORDENT
Co mment va-t-on loger une population qui va passer de 8 à 10 milliards d’habitants entre 2022 et 2100 ?
Mutations de l’espace
• Le s villes s’agrandissent et occupent de nouveaux espaces.
• Le s sols deviennent imperméables et la pollution peut augmenter.
• Le s espaces naturels et agricoles sont parfois remplacés par des constructions.
Effets positifs sur l’environnement
• Le s villes développent des solutions pour loger plus de personnes sur moins d’espace.
• Le s espaces verts urbains, les transports en commun et les bâtiments mieux isolés se multiplient.
• Le s villes cherchent à devenir plus durables.
L’urbanisation transforme les paysages, mais peut aussi intégrer la nature.
THÈME SUD – L’AGRICULTURE, UN MONDE QUI CHANGE
Co mment les pratiques agricoles se sont-elles adaptées afin de répondre à la croissance de la population ?
Mutations de l’espace
• L’agriculture s’est modernisée : champs plus grands, mécanisation, culture sous serre, parc d’engraissement…
• Ce la peut entrainer une simplification des paysages et une pression sur les sols et l’eau.
Effets positifs sur l’environnement
• L’agriculture moderne permet de produire plus de nourriture pour une population en croissance.
• De nouvelles pratiques plus durables apparaissent (meilleure gestion de l’eau, cultures protégées…).
• Dans certaines régions, l’agriculture aide à verdir des zones sèches.
Le s pratiques agricoles évoluent pour nourrir plus d’habitants tout en cherchant à protéger l’environnement.
COPYRIGHTVANIN
BOITE À OUTILS
FICHES SAVOIR
S 1 C omprendre l’évolution démographique à partir de chiffres et de graphiques ........................................................ p. 140
S 2 Le s causes de s mutations agricoles ...........................................p. 142
S 3 Le s causes de la mutation des espaces forestiers ................p. 144
S 4 Le s causes de la mutation des espaces urbains .....................p. 147
S 5 Le s facteurs de localisation de s activités humaines..............p. 150
S 6 Le s espaces qui composent la ville ............................................p. 152
FICHES SAVOIR-FAIRE
SF 1 Je comprends les verbes opérateurs en géographie ............p. 154
SF 2 Je lis une carte à plusieurs variables .........................................p. 157
SF 3 J’utilise un globe virtuel ou un SIG ............................................p. 159
SF 4 J’annote une vue verticale ............................................................p. 161
SF 5 Je mets en évidence l’évolution de l’occupation du sol .......p. 162
SF 6 Je relève une distance à l’aide d’un portail numérique .......p. 164
SF 7 Je relève une surface à l’aide d’un portail numérique ..........p. 165
SF 8 J’utilise un atlas ...........................................................................................
SF 9 Je relève une distance à l’aide d’une échelle ......................................
RECUEIL CARTOGRAPHIQUE
Ca rte 1 Les grandes régions du monde .......................................p. 166
Ca rte 2 Re pères pour situer ........................................................... p. 167
Ca rte 3 Ré partition de la population mondiale en 2030 ........p. 168
Ca rte 4 Pr écipitations moyennes annuelles ................................p. 169
Ca rte 5 Te mpératures moyennes annuelles ................................p. 170
Ca rte 6 Cl imats sur Terre ................................................................p. 171
Ca rte 7 Pr incipales aires urbaines sur Terre ...............................p. 172
DÉMOGRAPHIQUE À PARTIR
DE
CHIFFRES ET DE GRAPHIQUES
Ét udier l’évolution démographique sert notamment à comprendre comment et pourquoi la population augmente ou diminue , et cela, sur la base de données chiffrées ou de graphiques.
À PARTIR DE CHIFFRES
Le s données chiffrées se basent sur deux types de variations démographiques qui sont le mouvement naturel de la population et le mouvement migratoire.
Le mouvement naturel de la population correspond à la variation d’une population uniquement sur la base des naissances et des décès . Si le nombre de naissances dépasse le nombre de décès, le résultat est positif. Cela signifie que la population augmente. Dans le cas inverse, la population diminue.
Mouvement naturel = –
Le mouvement migratoire de la population correspond à la variation d’une population basée sur les personnes qui viennent de l’étranger pour s’établir dans le pays (les immigrants ) et sur les personnes qui quittent le pays pour s’établir à l’étranger (les émigrants ).
Mouvement migratoire = –nombre d’immigrants nombre d’émigrants
Évolution de la population = + population de départ mouvement naturel + mouvement migratoire nombre de naissancesnombre de décès
Po ur calculer l’ évolution d’une population , il faut additionner les chiffres de la population de départ avec ceux des mouvements naturel et migratoire.
NOTES MÉTHODOLOGIQUES
FICHE SAVOIR 1
COMPRENDRE L’ÉVOLUTION
DÉMOGRAPHIQUE À PARTIR DE CHIFFRES ET DE GRAPHIQUES
Objectif : Permettre aux élèves de lire et d’interpréter des graphiques et des tableaux sur la population mondiale et ses évolutions.
Conseils pour l’enseignant(e) : Invitez les élèves à comparer différents pays ou continents, à remarquer les tendances (augmentation rapide, stagnation, diminution) et à formuler des hypothèses sur les causes.
Vous pouvez leur demander d’identifier des zones de forte densité et de faible densité.
Complément positif : Cette fiche montre aussi que les sociétés peuvent anticiper les changements démographiques (aménagement du territoire, urbanisme, agriculture) et s’y adapter.
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À PARTIR DE GRAPHIQUES
Le s graphiques illustrent l’évolution de la natalité et de la mortalité. Le mouvement naturel de la population s’évalue visuellement en observant l’écart entre les deux courbes
Naissances
Décès
Qu and la courbe des naissances est au-dessus de la courbe des décès, cela signifie que la population augmente. Plus cette courbe des naissances est écartée de la courbe des décès, plus la population augmente rapidement. C’est par exemple le cas au Burundi.
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Qu and la courbe des naissances est sous la courbe des décès, cela signifie que la population diminue. C’est le cas en Belgique.
Scan
LES CAUSES DES MUTATIONS AGRICOLES
Po ur comprendre pourquoi un territoire évolue, il faut observer l’utilisation du sol dans l’espace concerné.
1. IDENTIFIER L’ÉVOLUTION DE L’OCCUPATION DU SOL
L’occupation du sol est ce que l’on voit sur les vues verticales, obliques ou au sol. Par exemple une prairie, un champ cultivé, une autoroute, un lotissement, un parc commercial…
En tre les deux vues de Philippeville et de ses alentours, reproduites ci-dessous, qui montrent la ville en 1971 et en 2024, on constate quelques changements majeurs :
1. deux autoroutes font leur apparition ;
2. un parc commercial se développe ;
3. des lotissements se développent ;
4. des vergers disparaissent ;
5. des fermes avec des bâtiments industriels apparaissent ;
6. des pâtures sont transformées en champs cultivés ;
7. le bâti se développe le long de certains axes routiers.
2. INTERPRÉTER CETTE ÉVOLUTION EN TERMES DE FONCTIONS
La fonction d’un espace , c’est-à-dire l’utilisation du sol, désigne la manière dont l’espace est utilisé ou exploité par les humains du point de vue socioéconomique.
LES CAUSES DES MUTATIONS AGRICOLES
Objectif : Faire comprendre pourquoi et comment l’agriculture évolue dans différents pays.
Conseils pour l’enseignant(e) : Faites observer aux élèves les causes naturelles (climat, sols, eau) et humaines (technologies, population, marchés).
Encouragez-les à relier causes et effets sur l’environnement.
Complément positif : Soulignez les innovations qui améliorent la production tout en préservant les sols et la biodiversité.
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Un e même occupation du sol peut avoir différentes utilisations ou différents usages. En voici quelques exemples :
• un e surface couverte d’herbe peut être une pelouse ou un espace de pâturage ;
• un e surface couverte d’arbres peut être un parc, une réserve naturelle ou la gestion commerciale d’une futaie ;
• un grand bâtiment à toit plat peut être une usine ou un supermarché.
Un e même utilisation peut également englober plusieurs occupations : une zone résidentielle peut comporter des bâtiments, des pelouses, des routes, etc.
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On peut donc interpréter les modifications de l’occupation du sol, observées ci-dessus, en faisant référence à l’ évolution des usages : le paysage rural de Philippeville a évolué à la suite du développement de la fonction résidentielle et de la fonction de transport, mais aussi parce que les pratiques agricoles ont changé. Aujourd’hui, elles ont un caractère industriel alors qu’en 1971, elles avaient un caractère paysan. Cette interprétation se fait sur la base de l’observation de l’évolution de l’occupation du sol.
LES CAUSES DE LA MUTATION DES ESPACES FORESTIERS
La déforestation correspond à l’action de dégarnir une forêt ou une partie d’une forêt de ses arbres . Cette action se traduit par l’apparition de nouvelles occupations du sol qui transforment le paysage et modifient l’organisation de l’espace.
Ce s nouvelles occupations du sol sont visibles et identifiables au moyen des vues aériennes. En voici quelques exemples.
1. L’ÉLEVAGE INTENSIF
Él éments observables : La forêt a été remplacée par des espaces recouverts d’herbe. On distingue des traces laissées par des animaux qui circulent régulièrement, notamment pour aller vers les points d’eau. Mais on ne voit pas de clôtures ni d’animaux groupés, ce qui indique qu’ils paissent sur de grandes surfaces.
In terprétation – Cause de la déforestation : La forêt amazonienne disparait au profit de l’élevage extensif en vue de produire de la viande.
2. L’URBANISATION
Él éments observables : La forêt a été remplacée par des maisons organisées dans des lotissements.
Objectif : Identifier les activités humaines, responsables des changements dans les forêts, et leurs effets.
Conseils pour l’enseignant(e) : Faites remarquer les différences entre déforestation, reforestation et gestion durable. Utilisez des cartes et images satellites pour illustrer.
Complément positif : Montrez que certaines zones sont mieux gérées ou protégées, ce qui est un exemple de l’adaptation humaine pour respecter l’environnement.
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In terprétation – Cause de la déforestation : L’espace est déforesté, principalement pour construire des zones résidentielles. La pression urbaine a donc un effet direct sur la disparition de la forêt.
3. LA CULTURE ITINÉRANTE SUR BRULIS
La culture sur brulis consiste à couper et bruler la végétation pour fertiliser le sol et cultiver rapidement. Sans l’emploi de machines et d’engrais, il faut rapidement abandonner ces espaces pour défricher d’autres parcelles. Plus il y a d’habitants, plus des espaces sont défrichés par le feu pour que la population puisse se nourrir.
Él éments observables : On voit que de petits espaces défrichés en 2011 sont à nouveau occupés par la forêt et que d’autres espaces ont été défrichés. Il y a un peu plus d’habitations le long de la piste aujourd’hui.
In terprétation – Cause de la déforestation : L’espace est déforesté par le feu pour permettre la culture it inérante sur la terre fertilisée par les cendres.
4. LA PRODUCTION D’HUILE DE PALME
Le s palmiers sont cultivés pour la production d’huile de palme, élément omniprésent dans notre alimentation. Les parcelles peuvent représenter plusieurs milliers d’hectares.
Él éments observables : On voit que la forêt a été remplacée par des palmiers alignés dans des parcelles de forme rectangulaire.
In terprétation – Cause de la déforestation : Dé veloppement de grandes plantations. La flore et la faune n’ont plus rien à voir avec la forêt primaire et les animaux sont tenus à l’écart de ces nouvelles cultures. Même si on a l’impression de voir des arbres, la forêt équatoriale a disparu, ainsi que sa biodiversité.
Centre du bassin du Congo (0°09’43"S 21°43’10"E)
Sud de Bornéo, Indonésie (1°39'50"S
5. LES GRANDES CULTURES
La forêt disparait au profit de grandes monocultures. Ce sont généralement de grandes parcelles cultivées en rangées régulières.
Él éments observables : On voit que la forêt a été remplacée par des cultures sur de grandes parcelles où l’emploi de machines est manifeste. La même couleur sur le champ indique que c’est partout la même plante qui est cultivée.
In terprétation – Cause de la déforestation : Il s’agit probablement d’une culture de soja. La ca use de la déforestation est le dé veloppement de l’agriculture industrielle.
6. L’EXTRACTION MINIÈRE
Gr andes zones perturbées avec des excavations profondes, des routes et des infrastructures minières. Les forêts autour des mines ont été coupées et des zones de stockage de matériaux sont visibles.
Pará, Brésil (5°47’30"S 50°32’05"W)
Él éments observables : On voit que la forêt a été remplacée par l’extension d’une extraction minière. On voit distinctement les gradins successifs et les zones de dépôts des produits miniers. In terprétation – Cause de la déforestation : Av ec l’extraction minière, la modification de l’environnement est totale et irréversible. La forêt, le sol et leur biodiversité disparaissent. Dans le cas illustré, c’est une mine de cuivre.
Mato Grosso, Brésil (11°15’26"S 56°21’37"W)
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LES CAUSES DE LA MUTATION DES ESPACES URBAINS
Objectif : Comprendre comment l’urbanisation transforme les paysages et les sols.
Conseils pour l’enseignant(e) : Encouragez les élèves à observer l’extension des villes, l’imperméabilisation des sols, mais aussi les solutions mises en place : transports en commun, espaces verts, densification des bâtiments.
Complément positif : Soulignez que l’urbanisation peut intégrer la nature et devenir plus durable.
LES CAUSES DE LA MUTATION DES ESPACES URBAINS
L’ étalement urbain correspond à l ’extension progressive de la ville sur les espaces périphériques environnants. Cette croissance se traduit par l’apparition de nouvelles occupations du sol qui transforment le paysage et modifient l’organisation de l’espace.
1. LES LOTISSEMENTS
Qu artiers composés de nombreuses maisons construites en même temps selon un même plan, souvent en périphérie des villes.
Él éments observables : On voit que les champs ont été remplacés par des espaces résidentiels. Les maisons sont isolées et alignées le long de nouvelles routes connectées au tissu urbain.
In terprétation – Cause de l’étalement urbain : La forte demande en logements (souvent des maisons en périphérie avec jardin) nécessite la reconversion de la fonction du sol. Ainsi, des espaces agricoles disparaissent au profit des maisons individuelles co nstruites sur des ensembles de parcelles, généralement aménagées à proximité d’axes de communication importants.
Eelderwolde, Pays-Bas 2009 2026
2. LES BARRES/TOURS DE LOGEMENTS
En semble d’immeubles où plusieurs familles vivent dans des appartements regroupés au même endroit.
Él éments observables : On voit que le milieu peu urbanisé, avec un habitat autrefois diffus et relié par un réseau de petites routes, est complètement transformé en un paysage urbain dense. De nombreux immeubles s’installent à proximité d’un nouvel axe autoroutier.
In terprétation – Cause de l’étalement urbain : La croissance urbaine rapide dans la région semble vouloir répondre à un besoin important en logements, d’où la construction de nombreux immeubles. La connexion avec le nœud autoroutier permet de relier la périphérie aux autres espaces urbains.
3. LES INDUSTRIES/PARCS INDUSTRIELS
En droits regroupant de grands entrepôts et des entreprises de transport pour stocker et distribuer des marchandises.
Hyderabad, Inde
Él éments observables : On voit que le paysage qui était caractérisé par des parcelles de cultures et un bâti dispersé devient une zone fortement urbanisée. Les champs sont remplacés par de grands bâtiments à toits plats et sans grands parkings, installés le long des axes principaux de communication.
In terprétation – Cause de l’étalement urbain : L’activité agricole est remplacée par une activité industrielle et logistique (entrepôts, usines) qui répond à un besoin de développement de production et de stockage. La densification du réseau routier, grâce à la création de nouvelles routes, facilite les flux de marchandises.
Changsha (Hunan), Chine
4. LES PARCS COMMERCIAUX
Espace hors du centre-ville où l’on trouve des grands magasins, centres commerciaux et parkings qui occupent beaucoup de surface. D’une part, on voit un très grand bâtiment à toit plat (centre commercial) et, à gauche, des structures commerciales plus dispersées, ce sont de plus petites unités commerciales.
Él éments observables : L’espace qui était caractérisé par de grandes parcelles cultivées et quelques chemins est transformé en un pôle commercial – reconnaissable grâce à la forme irrégulière du complexe et aux nombreux parkings disposés autour de celui-ci.
In terprétation – Cause de l’étalement urbain : L’ installation d’une zone commerciale en périphérie, près d’un axe routier, vise à répondre aux besoins de consommation d’une population périurbaine qui effectue ses déplacements en voiture.
5. LA FONCTION DE SERVICES
Liège, Belgique
Él éments observables : L’espace autrefois occupé par une zone d’extraction est transformé et remplacé par un grand équipement urbain (bâtiments importants) avec des parkings, connecté à l’autoroute. On distingue une zone d’atterrissage pour les hélicoptères (croix blanche).
In terprétation – Cause de l’étalement urbain : On observe la reconversion d’un ancien site d’extraction en une fonction urbaine d’intérêt public (un hôpital). Il s’agit d’un vaste complexe public, situé en périphérie et relié au tissu urbain grâce au réseau d’axes routiers qui facilite l’accès aux services.
Zagreb, Croatie
MontLégia,
LES FACTEURS DE LOCALISATION DES ACTIVITÉS HUMAINES
Un facteur de localisation désigne tout élément susceptible d’expliquer la présence d’une activité en un lieu plutôt qu’en un autre. L’élément peut être naturel (relief, précipitations, température…) ou humain (autoroute, canal, chemin de fer, échangeur autoroutier, foyer de population…). En fonction de l’activité, les facteurs de localisation varient. Un facteur de localisation pour l’activité agricole n’est pas le même que pour la fonction industrielle.
1. EXEMPLES DE FACTEURS DE LOCALISATION NATURELS
L’influence du relief et du climat –L’exemple de la vallée de Chamonix
En zone montagneuse plus qu’ailleurs, le relief est déterminant pour l’installation des activités humaines.
Da ns l’exemple de Chamonix, dans les Alpes, on voit que les versants raides sont peu occupés. Sur les sommets où règne un climat glacial, il n’y a pas de traces visibles d’activités humaines.
L’influence du relief et du réseau hydrographique – L’exemple de la vallée de la Semois, à Poupehan
La vue verticale et le profil du relief illustrent l’occupation du sol dans un méandre de la vallée de la Semois, à Poupehan, dans le sud de la Belgique. On constate que le versant qui regarde vers le sud (à gauche sur la vue) est occupé par le village, des prairies et le camping, alors que le versant qui regarde vers le nord , plus abrupt, est occupé par la forêt. Le camping se trouve à proximité de la rivière, le village est un peu plus en altitude, moins exposé aux éventuelles inondations.
Vallée de Chamonix
LES FACTEURS DE LOCALISATION DES ACTIVITÉS HUMAINES
Objectif : Comprendre pourquoi les activités économiques se situent à certains endroits.
Conseils pour l’enseignant(e) : Faites observer les liens entre les ressources naturelles, le relief, les infrastructures et la population. Utilisez des exemples concrets locaux ou internationaux.
Complément positif : Montrez que l’organisation humaine cherche souvent à optimiser l’espace tout en limitant les impacts négatifs.
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L’influence du climat – L’exemple de la vallée du Nil
Su r la vue verticale, on constate que, dans le désert du Sahara, l’agriculture n’existe que dans la vallée du Nil. Le fleuve est le seul apport en eau indispensable pour faire pousser des plantes dans cette région où la pluie est rare.
Da ns beaucoup d’endroits, les précipitations moyennes sur 30 ans sont inférieures à 5 mm/an (comparé à 845 mm/an à Uccle).
2. EXEMPLES DE FACTEURS DE LOCALISATION HUMAINS
L’influence du réseau de transport sur l’activité industrielle et extractive
Sur la vue aérienne entre Huy et Seraing, on distingue l’importance de la Meuse (en tant que voie navigable), l’autoroute et l’aéroport sur la localisation des activités industrielles et extractives.
L’influence du réseau de transport et de la frontière sur l’habitat et les industries – L’exemple de la frontière États-Unis/Mexique
Su r la vue aérienne à la frontière États-Unis/Mexique, on constate l’effet de cette division administrative sur le développement de la ville mexicaine. On voit, du côté mexicain, les industries le long des axes routiers qui traversent la ville (rectangles plus clairs). Ce sont des maquiladoras : des usines qui assemblent des produits importés pour les réexporter, profitant d’une main-d’œuvre bon marché, d’avantages fiscaux (droits de douane réduits sur les matières premières) et de terrains bon marché.
LES ESPACES QUI COMPOSENT LA VILLE
Un e ville n’est pas un espace uniforme. Elle est composée de plusieurs zones qui ont chacune des fonctions différentes. Certaines parties sont anciennes et très construites, d’autres sont plus récentes et s’étendent vers l’extérieur. Comprendre les espaces qui composent la ville permet de mieux expliquer comment les habitants s’y logent, se déplacent et comment la ville évolue avec la croissance de la population.
ue oblique 3D de Paris
Le centre-ville est le cœur de la ville. C’est généralement la partie la plus ancienne. Par exemple, en Europe, il se forme à l’époque médiévale, préindustrielle ou industrielle.
L’organisation spatiale est marquée par un bâti très dense et continu : les bâtiments sont proches les uns des autres et il y a peu d’espaces vides. Le développement est souvent vertical (immeubles élevés). Les ilots sont petits et les espaces verts privés sont rares.
Le centre-ville est un espace multifonctionnel : on y trouve des commerces, des logements, des administrations, des lieux culturels et parfois des fonctions religieuses.
CENTRE-VILLE
LES ESPACES QUI COMPOSENT LA VILLE
Objectif : Identifier les différentes parties de la ville et leurs fonctions (centre, périphérie, zones industrielles, espaces verts…).
Conseils pour l’enseignant(e) : Utilisez des images aériennes ou des vues satellites pour que les élèves puissent repérer visuellement les zones et les comparer avec des cartes et plans de ville.
Complément positif : Cela permet de montrer que la ville est organisée pour répondre aux besoins humains tout en intégrant la nature et les loisirs.
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BANLIEUE
Vue oblique 3D de Paris
La banlieue se situe à l’extérieur du centre-ville et forme un espace urbain continu, sans coupure nette avec celui-ci.
Le bâti est encore dense , mais moins que dans le centre-ville. Le s bâtiments sont généralement moins élevés ; on y trouve des maisons et des immeubles, parfois des barres de logements. Les ilots sont plus grands et les espaces verts privés (jardins) sont plus nombreux.
La fonction résidentielle est dominante, mais on trouve aussi des zones commerciales ou industrielles , surtout le long des axes de transport reliant le centre à la périphérie. Des espaces de loisirs peuvent également s’y trouver.
PÉRIPHÉRIE RÉCENTE
ue oblique 3D de Par
La périphérie récente correspond à la partie la plus récente de l’aire urbaine, là où la ville continue de s’agrandir.
L’organisation spatiale est plus dispersée et varie selon les régions du monde.
En Europe et en Amérique du Nord, on y trouve surtout des lotissements , ainsi que des zones industrielles et commerciales situées près des grands axes de communication. Les espaces verts y sont nombreux.
La périphérie récente est un espace souvent monofonctionnel : certaines zones sont uniquement résidentielles, d’autres industrielles ou commerciales.
JE COMPRENDS LES VERBES OPÉRATEURS EN GÉOGRAPHIE
Cette fiche t’aidera à mieux comprendre les consignes et à répondre aux exercices avec plus de précisions, grâce aux définitions données accompagnées d’un exemple lié à la géographie.
VERBE OPÉRATEUR
Annoter
Associer
Caractériser
(S1)
(S1) (S1)
Citer
Comparer
Compléter
(S1) (P1-P6) (P1-P6)
Construire
Décrire
DÉFINITION
Entourer, dessiner, tracer et/ou ajouter du texte sur une carte de manière à mettre en évidence un ou des élément(s).
Relier correctement des éléments qui vont ensemble.
Exemple : Associer une vue au sol à une vue verticale.
Donner les caractéristiques principales d’un élément (on donne des détails).
Exemple : Caractériser un paysage en faisant référence à des éléments marquants (les caractéristiques) de son occupation du sol.
Donner un ou plusieurs élément(s) sans expliquer. Synonyme : préciser.
Exemple : Citer les occupations du sol.
Mettre en relation des éléments pour montrer leurs ressemblances et leurs différences.
Exemple : Comparer deux vues verticales prises à des moments différents.
Ajouter les informations manquantes demandées.
Exemple : Compléter un croquis avec des mots.
Réaliser un document ou une production en respectant une consigne précise.
Exemple : Réaliser une légende qui respecte les règles.
Écrire ce que l’on observe, de manière organisée, sans expliquer les causes. Se distingue de « caractériser » dans la mesure où « décrire » est global et que « caractériser » vise le détail.
Exemple : Décrire l’occupation du sol dominante.
Différencier Montrer les différences entre plusieurs éléments.
Distinguer
(S3) (S2) (S2) (S1)
Reconnaitre et séparer des éléments différents. Synonymes : identifier et reconnaitre.
Exemple : Reconnaitre les différentes occupations du sol sur une vue verticale.
FICHE SAVOIR-FAIRE 1
JE COMPRENDS LES VERBES OPÉRATEURS EN
GÉOGRAPHIE
La liste reprend l’ensemble des verbes opérateurs utilisés en géographie, de la P1 à la S3. Certains verbes ont une signification identique ou très proche. Cette situation résulte des différentes relectures et mises à jour successives du référentiel qui ont enrichi la liste.
Objectif : Aider les élèves à comprendre les consignes avec plus de précisions : identifier, comparer, expliquer, représenter…
Conseils pour l’enseignant(e) : Prenez le temps de lire chaque verbe opérateur avec eux, de les reformuler et de donner un exemple concret. Encouragez les élèves à se référer à la fiche pour qu’ils comprennent ce qu’on attend de leur part à chaque action.
Il est conseillé d’offrir un accompagnement, un guidage aux élèves en S1, puis de les laisser devenir autonomes au fur et à mesure.
Complément positif : Cela aide les élèves à se sentir autonomes dans la lecture des consignes et à mieux organiser leur travail.
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Donner
(P1-P6)
Énoncer
Expliquer
Identifier
Illustrer
Indiquer
Justifier
Localiser
Manipuler
Fournir l’information demandée, sans développement inutile.
Synonymes : énoncer et citer.
Exemple : Donner un ordre de grandeur de la population mondiale.
Exemple : Énoncer des ordres de grandeur des taux de natalité et de mortalité en Belgique.
Montrer les causes, les mécanismes ou les raisons d’un phénomène.
Exemple : Expliquer la présence plus ou moins importante de la population en faisant référence au relief.
Reconnaitre un élément et le nommer correctement.
Synonymes : reconnaitre et distinguer.
Exemple : Identifier l’occupation du sol.
Donner un exemple ou représenter par un dessin, un schéma ou un cas concret.
Montrer ou signaler précisément un élément demandé.
Synonyme : repérer.
Exemple : Indiquer une direction cardinale. Faire voir de manière précise par un geste, un signe, un repère…
Donner une raison valable pour appuyer une réponse.
Exemple : Justifier l’appartenance d’un paysage à un ensemble morphologique.
Situer un élément dans l’espace et donner son nom exact.
Synonymes : placer et positionner.
Exemple : Localiser Paris, Madrid, Londres et Moscou.
Utiliser un outil, un document ou un matériel en respectant une consigne.
Synonyme : utiliser.
Exemple : Manipuler des outils numériques de représentation de l’espace.
Faire ressortir clairement un élément important.
Exemple : Mettre en évidence un espace dominé par la fonction industrielle.
Donner le nom exact d’un élément.
Exemple : Nommer les principales villes, les océans ou continents.
Positionner correctement un élément sur une représentation.
Synonymes : localiser et positionner.
Exemple : Placer sur un plan ou sur une photographie.
Positionner
(P1-P6)
Préciser
(P1-P6)
Reconnaitre
(P1-P6)
Relever
(S1)
Repérer
(P1-P6)
Reporter
S’orienter
(P1-P6) (P1-P6)
Schématiser
(P1-P6)
Se déplacer
Sélectionner
(P1-P6) (P1-P6)
(Se) situer
Situer précisément un élément dans l’espace.
Synonymes : localiser et placer.
Exemple : Positionner sur un plan ou sur une vue verticale.
Apporter un détail pour rendre une réponse plus claire.
Synonyme : citer.
Exemple : Préciser le climat d’un lieu.
Identifier un élément déjà connu.
Synonymes : identifier et distinguer.
Exemple : Reconnaitre des occupations du sol.
Extraire une information d’un document.
Exemple : Relever l’altitude d’un point sur une carte.
Trouver et montrer un élément dans un document ou un espace.
Synonyme : indiquer.
Exemple : Repérer les variations d’altitude sur un profil du relief.
Recopier une information d’un support vers un autre sans la modifier.
Exemple : Reporter une information sur un plan.
Se repérer et se déplacer correctement à l’aide de repères spatiaux.
Exemple : S’orienter en faisant référence au vocabulaire adéquat et aux repères.
Représenter une réalité de manière simplifiée et lisible.
Exemple : Schématiser l’occupation du sol (représenter en simplifiant).
Suivre un trajet ou un itinéraire en respectant les consignes.
Exemple : Se déplacer sur la base de consignes orales.
Choisir les éléments pertinents demandés.
Exemple : Sélectionner une illustration en lien avec une occupation du sol.
Tracer
Utiliser
(S1) (P1-P6) (P1-P6)
Indiquer la position d’un élément ou sa propre position dans l’espace. Positionner en faisant référence à un ou des élément(s) de l’espace.
Exemple : (Se) situer par rapport à des éléments remarquables.
Dessiner un élément précis (ligne, axe, limite) en respectant la consigne.
Exemple : Tracer un trajet, une ligne.
Faire un usage correct d’un outil, d’une notion ou d’un document pour répondre.
Synonyme : manipuler.
Exemple : Utiliser une fiche Savoir.
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FICHE SAVOIR-FAIRE 2
JE LIS UNE CARTE À PLUSIEURS VARIABLES
Objectif : Apprendre à interpréter des cartes combinant plusieurs types d’informations : population, relief, végétation…
Conseils pour l’enseignant(e) : Montrez comment lire la légende et identifier les figurés. Encouragez les élèves à comparer plusieurs variables pour comprendre les liens entre elles (ex. : population et relief).
Remarque : les sources des cartes sont toutes disponibles à la fin du livre-cahier (Liste des crédits, p. 174-175).
Complément positif : Cela démontre aux élèves que la géographie permet d’expliquer des faits non seulement grâce à des chiffres, mais aussi grâce à des observations.
JE LIS UNE CARTE À PLUSIEURS VARIABLES
Une carte sert à montrer où se situent des faits géographiques dans l’espace . Elle permet de voir des différences entre les régions , appelées disparités spatiales . Ces disparités sont importantes, car elles amènent des questions géographiques .
LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA CARTE
Sur une carte, tu trouves un t itre, une o rientation, une l égende, une é chelle et des s ources. Ces éléments sont parfois résumés par l’acronyme TOLES .
Ai res urbaines de plus de 250 000 habitants en 2025
Légende 1 000 000 5 000 000 10 000 000 Croissance de la population en 2025 en %
Sur l’exemple ci-dessus, la carte montre une forte concentration d’aires urbaines entre Beijing (Pékin) et Shanghai, alors qu’au nord de l’Inde, le relief semble faire obstacle au développement urbain.
LES VARIABLES CARTOGRAPHIQUES
Le s éléments représentés sur une carte changent selon les lieux : on les appelle des variables cartographiques . Sur la carte vue précédemment, on observe plusieurs variables :
• l’importance des aires urbaines en nombre d’habitants ;
• la croissance urbaine en 2025, exprimée en pourcentage (%) ;
• les frontières nationales ;
• le relief ;
• les surfaces couvertes d’eau.
Co mme l’objectif de la carte se concentre surtout sur les aires urbaines et leur croissance, seules ces deux variables apparaissent dans la légende.
LES FIGURÉS CARTOGRAPHIQUES
Le s figurés cartographiques sont les signes utilisés pour représenter les variables sur une carte. Ils sont détaillés dans la légende
Exemples :
• des cercles pour représenter une population (plus le cercle est grand, plus la population est importante) ;
• des couleurs pour représenter une évolution ( jaune = diminution, orange = forte croissance) ;
• des lignes pour les frontières ;
• de s couleurs spécifiques pour le relief, les déserts ou l’eau.
Exemple : La ville la plus importante en Chine est Guangzhou, mais tu vois que la population de Shanghai évolue plus rapidement que celle de Guangzhou.
• Do nnées qualitatives : caractéristiques d’un lieu sans chiffres précis (relief, type de paysage, désert, plaine…).
Exemple : Les pentes du relief sont particulièrement importantes au nord de l’Inde, alors qu’entre Shanghai et Pékin, une vaste plaine et un immense désert occupent l’ouest de la Chine.
Un e carte quantitative montre des quantités. Une carte qualitative montre des types d’espaces ou de paysages. Une carte ne sert pas à donner des chiffres très précis, mais à montrer où se situe un phénomène dans l’espace . C’est une caractéristique essentielle de la géographie.
Le s deux cartes ci-dessous traitent du même sujet, la répartition des forêts sur Terre, mais celle de gauche est quantitative et celle de droite est qualitative.
Légende
Densité de la forêt en tonnes/ha* en 2022
*Masse en poids sec des parties ligneuses (tiges, écorces, branches et rameaux) de tous les arbres vivants à l’exclusion des souches et des racines.
Légende
Les trois grands types de forêts Boréale Tropicale Tempérée
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J’UTILISE
UN GLOBE VIRTUEL OU UN SIG
Objectif : Permettre aux élèves de situer des lieux, observer des paysages et manipuler des informations géographiques numériques.
Conseils pour l’enseignant(e) : Démontrez des fonctions simples : zoom, rotation, mesure, calques. Laissez les élèves explorer et comparer différents territoires.
Complément positif : Les outils numériques renforcent la compréhension de l’espace et permettent d’observer des zones difficiles à visiter physiquement.
Toutes les cartes numériques et les vues proposées dans Zoom Géographie 1 sont rassemblées dans un atlas numérique rendu accessible via Capture ou sur iDiddit. Un mode d’emploi de l’atlas numérique est également disponible sur la plateforme.
J’UTILISE
UN GLOBE VIRTUEL OU UN SIG
Un globe virtuel ou un SIG (système d’information géographique) est un outil numérique de visualisation de la Terre . Cela permet de visualiser et d’explorer sa surface en 3D à partir de données géographiques : images satellites, photos aériennes, etc. Google Maps et Google Earth sont des globes virtuels.
1. COMMENT UTILISER GOOGLE MAPS ?
1. Re nds-toi sur le site de Google Maps
2. Éc ris l’adresse dans la barre de recherche en haut de la page ou zoome sur l’endroit souhaité. L’adresse demandée est indiquée sur la carte par un repère .
3. En bas à gauche, les calques te permettent d’afficher l’image cartographique ou l’image satellite.
4. En bas à droit e, tu as la possibilité de visualiser des images de presque toutes les rues grâce à « Street View », comme si tu te promenais.
5. À côté de « Rechercher », tu trouves également une planification d’itinéraire (flèche bleue dans la barre de recherche). Tu peux calculer la durée de ton trajet en fonction du moyen de transport (voiture, transports en commun, à pied, à vélo, etc.).
La planification d’itinéraire
2. COMMENT UTILISER GOOGLE EARTH ?
Go ogle Earth affiche le monde sous forme d’images satellites. Avec un ordinateur, rends-toi sur le site de Google Earth.
1. Re cherche un lieu – Entre une adresse dans la barre de recherche (en haut à gauche). – Une marque apparait à l ’endroit recherché. Si tu le souhaites, tu peux l’enregistrer.
Barre de recherche
Les calques
Street View
2. Ex plore le globe
– Dé zoome pour revenir à la vue du gl obe
– Do uble-clique sur un lieu enregistré pour y retourner.
3. Or iente et observe
– Utilise la flèche nord (en bas à droite) pour orienter l’image.
– Observe les coordonnées, la hauteur de la caméra et l’échelle.
4. Change de perspective
– Passe de la vue 3D à la vue 2D.
– Clique sur le bonhomme pour accéder à Street View.
Coordonnées de latitude et longitude
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Un système d’information géographique (SIG) est un outil numérique utilisé pour créer, analyser et localiser différents types de données. Le SIG permet de faire le lien entre un endroit et des données. Dans un SIG, un ensemble d’informations géographiques enregistrées sous forme de couches distinctes se superposent (exemple : l’image satellite ou cartographique sur Google Earth). Les SIG sont souvent utilisés pour créer des cartes et effectuer des analyses spatiales.
Voici un tutoriel pour apprendre à utiliser un SIG : Geoportail de Wallonie.
Barre de recherche
Indication du nord
Street View
Échelle et caméra (« hauteur »)
BUZZ
Scan Zoom
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FICHE SAVOIR-FAIRE 4
J’ANNOTE
UNE VUE VERTICALE
Objectif : Développer la capacité à identifier et légender des éléments sur une photo aérienne ou satellite.
Conseils pour l’enseignant(e) : Proposez un exemple pour faire évoluer les élèves pas à pas. Encouragez les élèves à observer les détails et à utiliser des codes couleurs ou symboles pour structurer l’information.
Complément positif : Les élèves apprennent à observer attentivement et à organiser visuellement l’information, compétence transférable à d’autres situations.
J’ANNOTE UNE VUE VERTICALE
CAS DE L’ÉTALEMENT URBAIN
Dans l’aire urbaine, c’est l’espace bâti qui occupe la plus grande partie du territoire. En milieu rural, ce sont les champs et les prairies qui occupent la plus grande partie de celui-ci.
Da ns le centre de l’aire urbaine, les bâtiments sont continus et il n’y a pas (ou peu) d’espaces vides (sauf parfois des parcs). Vers l’extérieur de l’aire urbaine (périphérie récente), les bâtiments sont plus dispersés, il y a plus de jardins, et parfois des champs ou des prairies ; l’espace urbain est discontinu. Entre le centre urbain et la périphérie récente (espace périurbain) se trouve la banlieue. Celle-ci se distingue de la périphérie récente par son ancienneté, la densité de son bâti et par son réseau de transport.
1. Repère la limite entre l ’aire urbaine et le milieu rural , c’est-à-dire là où le bâti n’est plus continu et est remplacé par des champs et des prairies ou des forêts.
2. Trace les contours de la ville le long de ses bâtiments afin de les mettre en évidence (v oir la fiche SF 5 – Je mets en évidence l’évolution de l’occupation du sol ).
3. Fais en sorte que ton tracé forme une boucle afin qu’il rejoigne le point de départ. Tu délimites ainsi une surface qui correspond à l’aire urbaine.
Commence par tracer les contours.
Repère les limites de la ville.
Fais en sorte que ton tracé rejoigne le point de départ.
FICHE SAVOIR-FAIRE 5
JE METS EN ÉVIDENCE L’ÉVOLUTION DE L’OCCUPATION DU SOL
Cette fiche a pour objectif de t’aider à analyser l’évolution d’un espace, appelée dynamique spatiale . Tu devras annoter une vue verticale ou une image géographique afin de repérer les changements de l’occupation du sol, en comparant des images du même lieu prises à différentes périodes.
Avant toute analyse, assure-toi que les deux images sont à la même échelle .
L’exemple ci-dessous présente l’évolution urbaine de Luyi, une ville située dans la Plaine du Nord en Chine.
ÉTAPE 1 – IDENTIFIER LES CONTOURS DE LA ZONE URBAINE
L’exercice est plus simple si tu utilises une pochette plastique, car tu peux écrire dessus sans abimer l’image et comparer plus facilement les vues.
Luyi en 2014
Luyi en 20 25
FICHE SAVOIR-FAIRE 5
JE METS EN ÉVIDENCE L’ÉVOLUTION
DE L’OCCUPATION DU SOL
Objectif : Comparer des cartes ou images de différentes années pour identifier les changements (ex. : agriculture, urbanisation, déforestation).
Conseils pour l’enseignant(e) : Incitez les élèves à repérer seulement les éléments principaux pour ne pas se perdre dans le détail. Utilisez des couleurs ou encerclements pour rendre les différences visibles.
Complément positif : Cette fiche montre que même des changements négatifs peuvent être contrôlés ou compensés par des solutions humaines (reforestation, aménagement urbain, agriculture durable).
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1. Glisse une vue verticale à l’intérieur de la pochette.
2. Avec un feutre coloré, dessine le contour de la zone urbaine
3. Inscris la date de la vue , en dehors de l’espace délimité.
4. Marque également deux repères facilement identifiables pour pouvoir replacer précisément la vue dans la pochette.
5. Re commence les étapes avec la seconde vue verticale.
Luyi en 2014
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en 20 25
ÉTAPE 2 – ÉVALUER L’AMPLEUR DE L’EXPANSION URBAINE
1. Dans la pochette sur laquelle tu as tracé les limites de l’aire urbaine la plus ancienne (dans le cas de Luyi, c’est 2014), glisse la vue la plu s récente (dans le cas de Luyi, c’est 2025).
2. Retrace les contours de l’aire urbaine correspondant à cette année.
3. Po ur certains endroits remarquables, trace des fl èches pour illustrer l’expansion de la ville.
4. Aide-toi de l’échelle indiquée pour estimer la distance représentée par chaque flèche.
Luyi
Limites de l’aire urbaine en 2025
Limites de l’aire urbaine en 2014
Luyi en 20 25
Limites de l’aire urbaine en 2025
JE RELÈVE UNE DISTANCE À L’AIDE D’UN PORTAIL NUMÉRIQUE
1. Rends-toi sur Google Earth.
2. Recherche l’espace géographique souhaité grâce à la barre de recherche .
3. Relève la distance entre deux points grâce à la règle :
a. clique sur le logo de la règle ;
b. place le premier point à une extrémité de la zone à mesurer ;
c. place le second point à l’autre extrémité. Lorsque « OK » apparait, clique une seconde fois pour valider la distance .
Ai nsi, tu obtiens la distance en kilomètres (km) entre les deux points.
Le s images d’archives sont d’anciennes images satellites prises à différents moments dans le passé. Ces images permettent d’observer l’évolution des espaces à travers le temps.
Da ns le cas de la ville d’Oldenbourg ci-dessus, un premier point a été placé à une extrémité de la ville, au nord, et un second point à l’opposé, au sud. On obtient alors une distance de 12,56 kilomètres.
Barre de recherche Règle
FICHE SAVOIR-FAIRE 6
JE RELÈVE UNE DISTANCE À L’AIDE
D’UN PORTAIL NUMÉRIQUE
Objectif : Savoir mesurer la distance entre deux points sur une carte numérique.
Conseils pour l’enseignant(e) : Montrez la méthode de mesure aux élèves et laissez-les vérifier avec plusieurs exemples. Encouragez la comparaison avec des distances réelles pour rendre l’exercice concret.
Complément positif : Cette compétence aide à comprendre les dimensions de l’espace et à situer les phénomènes géographiques.
FICHE SAVOIR-FAIRE 7
JE RELÈVE UNE SURFACE À L’AIDE
D’UN PORTAIL NUMÉRIQUE
Objectif : Calculer l’étendue d’une zone (ville, forêt, lac…).
Conseils pour l’enseignant(e) : Donnez des repères pour interpréter les surfaces. Comparez plusieurs zones pour montrer l’intérêt des mesures dans l’analyse géographique.
Complément positif : Cela permet aux élèves de visualiser concrètement l’ampleur des transformations de l’espace.
JE RELÈVE UNE SURFACE À L’AIDE D’UN PORTAIL NUMÉRIQUE
1. Rends-toi sur Google Earth.
2. Re lève la surface d’un espace géographique grâce au polygone :
a. clique sur le logo du polygone afin d’activer le tracé par points ;
b. place ton premier point à l ’endroit voulu afin de tracer les contours de l’espace géographique que tu souhaites mesurer ;
c. répète l’opération jusqu’à tracer l’entièreté du contour de la surface à mesurer ;
d. pour finir, clique de nouveau sur le premier point que tu as placé pour fermer l’espace.
Ai nsi, tu obtiens l’aire de la surface, exprimée en mètres carrés (m²).
Da ns le cas des mesures des parcelles agricoles, on s’exprime en ha (1 ha est équivalent à un carré de 100 m de côté).
Da ns le cas de la ville de Grimbergen ci-dessus, l’aire de la surface obtenue est de 438 672,97 m², soit 43,8 ha.
Logo du polygone (mesure de la surface)
Premier point placé
Résultat de la surface mesurée, en m2 Surface
LES GRANDES RÉGIONS DU MONDE
Ce tte carte divise le monde en grands ensembles pour se repérer et comparer les espaces. Ces ensembles peuvent être définis
selon des critères géographiques, historiques, culturels ou économiques. Selon les critères choisis, les limites peuvent varier (ex. : le Mexique selon les critères utilisés).
LES GRANDES RÉGIONS DU MONDE
Objectif : Rendre les élèves capables de repérer les grands ensembles géographiques et de comprendre que les découpages peuvent varier selon les critères (géographiques, historiques, culturels, économiques…).
Conseils pour l’enseignant(e) : Expliquez que les limites ne sont pas toujours strictes ; certains pays peuvent appartenir à plusieurs ensembles selon le critère choisi (ex. : Mexique).
Encouragez les élèves à comparer plusieurs cartes pour observer ces variations.
Complément positif : Cette carte montre que la géographie n’est pas seulement descriptive : elle aide à comprendre comment les humains organisent et interprètent le monde.
CARTE 2
REPÈRES POUR SITUER
Objectif : Offrir des repères géographiques simples pour situer les pays, continents, océans et principaux reliefs.
Conseils pour l’enseignant(e) : Encouragez les élèves à retrouver des lieux connus pour eux et à utiliser la carte pour se repérer dans le monde. Cela peut être un point de départ pour toutes les autres cartes.
Complément positif : Les élèves peuvent mieux comprendre les interactions spatiales entre différents territoires.
POUR SITUER
Ce tte carte montre les principaux reliefs et cours d’eau. Ces éléments naturels permettent d’expliquer la répartition de la population (plaines plus peuplées, population le long des fleuves). Comparer plusieurs cartes correspond à la recherche d’explications en géographie.
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RÉPARTITION DE LA POPULATION
MONDIALE EN 2030
La population est comptée sur des carrés de 1 km² : plus la couleur est foncée, plus il y a d’habitants. La carte montre de fortes disparités spatiales entre les régions du monde. Elle amène à se poser des questions sur la répartition de la population, point de départ de la démarche d’investigation.
RÉPARTITION DE LA POPULATION
MONDIALE EN 2030
Objectif : Identifier les zones densément peuplées et les zones peu peuplées, pour comprendre les disparités spatiales.
Conseils pour l’enseignant(e) : Montrez la technique des pixels et de la gradation de couleur.
Posez des questions du type : pourquoi certaines zones sont-elles très peuplées ? Pourquoi d’autres le sont peu ?
Complément positif : Cette carte permet d’établir un lien entre population et conditions de vie (plaines, littoraux, climats…), ce qui prépare les élèves à comprendre les impacts sur l’occupation du sol.
PRÉCIPITATIONS MOYENNES ANNUELLES
Objectif : Montrer la répartition des pluies sur Terre et son influence sur les activités humaines et les paysages.
Conseils pour l’enseignant(e) : Expliquez que la moyenne est faite sur 30 ans pour éviter les anomalies. Encouragez les élèves à mettre en relation les données sur les pluies avec l’agriculture, les forêts ou l’urbanisation.
Complément positif : Cette carte montre aux élèves que les phénomènes naturels influencent l’organisation humaine et la végétation.
PRÉCIPITATIONS MOYENNES ANNUELLES
Ce tte carte représente les quantités de pluie reçues en moyenne sur une année (m oyennes pour 1995 à 2025). Les précipitations varient fortement selon les régions du monde. Elles aident à expliquer la répartition de la population, des forêts et des terres cultivées.
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TEMPÉRATURES MOYENNES ANNUELLES
La carte montre les températures moyennes annuelles. Elles varient selon la latitude et l’altitude (plus froid vers les pôles et en montagne). La température est une composante naturelle importante pour expliquer les disparités spatiales.
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CARTE 5 TEMPÉRATURES MOYENNES ANNUELLES
Objectif : Montrer les variations de température selon la latitude et le relief.
Conseils pour l’enseignant(e) : Faites remarquer la diminution de 6,5 °C tous les 1 000 mètres et l’effet des chaines de montagnes (ex. : Himalaya). Demandez aux élèves de faire des liens avec les types d’occupation du sol.
Complément positif : Les élèves comprennent que la température est un facteur clé pour la localisation des populations, des cultures et des villes.
CLIMATS SUR TERRE
Objectif : Identifier les grands types de climats et comprendre leur répartition selon la latitude, la distance par rapport à l’océan et l’altitude 1.
Conseils pour l’enseignant(e) ( Pour aller plus loin) : Encouragez les élèves à remarquer les exceptions locales dues aux vents, aux courants marins ou à l’altitude.
Complément positif : Cette carte montre que les climats influencent fortement la répartition des activités humaines et la végétation.
CLIMATS SUR TERRE
Le s climats sont répartis en grands ensembles, de la zone tropicale aux régions polaires. Ils dépendent des températures et de l’humidité, mais aussi de facteurs locaux comme l’altitude ou les vents. Le climat résulte de la combinaison de plusieurs composantes naturelles.
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PRINCIPALES AIRES URBAINES SUR TERRE
Ce tte carte montre les aires urbaines de plus de 50 000 habitants et leur croissance. Une aire urbaine dépasse souvent les limites administratives d’une ville. La carte met en évidence la concentration et la croissance des villes, surtout en Asie et en Afrique.
PRINCIPALES
AIRES URBAINES SUR TERRE
Objectif : Identifier les grandes villes et observer leur taux de croissance, ainsi que leur répartition spatiale.
Conseils pour l’enseignant(e) : Montrez comment lire la légende : taille du cercle pour la population et couleur pour le taux de croissance. Posez des questions : pourquoi certaines zones d’Asie sont-elles très concentrées ? Pourquoi certaines zones africaines croissent-elles plus vite ?
Complément positif : La carte permet de montrer que l’urbanisation peut aussi intégrer des solutions positives : planification, espaces verts, bâtiments isolés… Elle met en valeur l’adaptation des sociétés aux contraintes spatiales.
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TABLE DES MATIÈRES
THÈME SUD L’AGRICULTURE : UN MONDE QUI CHANGE p. 20
Séquence 1 – Zo om sur la Belgique .......................... p. 27
Séquence 2 – Zo om sur l’Europe p. 37
Séquence 3 – Zo om sur le monde p. 43
THÈME EST DES VILLES QUI DÉBORDENT ! p. 56
Séquence 1 – Zo om sur l’Amérique du Nord p. 61
Séquence 2 – Zo om sur l’Europe p. 77
Séquence 3 – Zo om sur l’Asie de l’Est p. 87
THÈME OUEST AU CŒUR DES FORÊTS p. 102
Séquence 1 – Zo om su r la forêt amazonienne p. 109
Séquence 2 – Z oom sur le bassin du Congo p. 119
Séquence 3 – Zo om sur l’Indonésie ......................... p. 129
BOITE À OUTILS
Fi ches savoir p. 140 Fi ches savoir-faire ...................................................... p. 154 Re cueil cartographique .......................................... p. 166