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Connexion Français - Livre-cahier complet - 1re année

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CONNEXION

LIVRE-CAHIER FRANÇAIS

LIVRE-CAHIER

CONNEXION

FRANÇAIS

Auteurs

Laura Capasso

Sylvain Huybrechts

Ariane Leturcq

Delphine Radelet

Steve Vandamme

la plateforme d’apprentissage en ligne pour les élèves et les enseignant(e)s

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Ce support pédagogique fait partie de la collection Connexion Français des Éditions VAN IN. Il a été développé dans le but que chaque élève puisse s’identifier et se sentir à l’aise avec les images et les textes utilisés. En cas de remarques, vous pouvez contacter les Éditions VAN IN.

Ce support pédagogique peut être mis à disposition en version numérique via NumaBib, le service destiné aux élèves ayant des difficultés de lecture ou d’écriture. Vous pouvez en faire la demande sur www.numabib.be.

CONNEXION FRANÇAIS 1

Pour l’élève – 1 livre -cahier – des exerc ices numériques via Pour l’enseignant(e) – un guide de l’enseigna nt(e) – un accès enseignant(e) via au manuel numérique, aux compléments et aux exercices numériques

Auteurs : Laura Ca passo, Sylvain Huybrechts, Ariane Leturcq, Delphine Radelet, Steve Vandamme

Couverture : Nor produc tion

Mise en page : Nord Compo

Dessins : K’Naye

L’orthographe telle que rectifiée le 6 décembre 1990 par le Conseil Supérieur de la langue française es t d’application dans la collection. Toutefois, afin de respecter les écrits des auteurs des citations, l’orthographe d’origine y est respec tée.

Les photocopieuses sont d’un usage très répandu et beaucoup y recourent de façon constante et machinale. Mais la production de livres ne se réalise pas aussi facilement qu’une simple photocopie. Elle demande bien plus d’énergie, de temps et d’argent.

La rémunération des auteurs, et de toutes les personnes impliquées dans le processus de création et de distribution des livres, provient exclusivement de la vente de ces ouvrages.

En Belgique, la loi sur le droit d’auteur protège l’activité de ces différentes personnes.

Lorsqu’il copie des livres, en entier ou en partie, en dehors des exceptions définies par la loi, l’usager prive ces différentes personnes d’une par t de la rémunération qui leur est due.

C’est pourquoi les auteurs et les éditeurs demandent qu’aucun texte protégé ne soit copié sans une autorisation écrite préalable, en dehors des exceptions définies par la loi.

L’éditeur s’est efforcé d’identifier tous les détenteurs de droits. Si, malgré cela, quelqu’un estime entrer en ligne de compte en tant qu’ayant droit, il est invité à s’adresser à l’éditeur.

© Éditions VAN IN, Mont-Saint-Guibert – Wommelgem, 2026. Tous droits réservés.

En dehors des exceptions définies par la loi, cet ouvrage ne peut être reproduit, enregistré dans un fichier informatisé ou rendu public, même partiellement, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

L’exploration de textes et de données (TDM) n’est pas autorisée.

1 re édition : 2026

ISBN 978-94-651-4027-8

D/2026/0078/46

Art. 609042/01

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CONNEXION, MODE D’EMPLOI

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FAIRE CONNAISSANCE AVEC TON LIVRE-CAHIER

Tu observes et utilises la table des matières

Feuillète ton livre-cahier pour trouver la table des matières. Tu pourras alors répondre aux questions qui suivent.

1. Où se t rouve la table des matières ?

2. Selon toi , quel est son intérêt ?

3. Elle compor te trois parties.

a) L a première partie s’intitule « Situations d’apprentissage ».

Dans cette partie, cite : – le tit re d’une séquence au cours de laquelle tu vas travailler la prise de parole ; – le tit re d’une séquence au cours de laquelle tu vas réaliser une production écrite ; – le tit re de la séquence au cours de laquelle tu vas lire un roman complet ;

– le tit re de la séquence qui suscite le plus ta curiosité.

b) L a deuxième partie s’intitule « Fiches outils ».

Certains intitulés te semblent peut-être mystérieux. Rassure-toi, tu découvriras leur signification au fil des séquences.

– Da ns les « outils généraux », on parle de « réception » et de « production ». Selon toi, de quoi s’agit-il ?

À la f in de la partie « Fiches outils » se trouve un index.

• De quoi s’agit-il ?

• Comment es t-il organisé ?

• Selon toi , à quoi sert-il ?

• En utilisa nt cet index, retrouve rapidement la ou les pages où tu en sauras plus sur :

le schéma actanciel le décodage la t hèse la phra se multiple l’ intention d’enjoindre la virgule

c) L a troisième partie s’intitule « Dico perso ». – À quelles pages se t rouve-t-elle ?

– Selon toi , que devras-tu faire dans cette partie et quelle est son utilité ?

4. Partage tes réponses avec la classe.

OBSERVER UNE SITUATION D’APPRENTISSAGE 2 ACTIVITÉ 1

1 Tu identifies les composantes de la première séquence

Ouvre ton livre-cahier à la page 11 pour découvrir l’organisation de la première situation d’apprentissage.

1. Cet te séquence comporte un titre et un sous-titre. Recopie celui des deux qui t’indique son objectif d’apprentissage.

2. Cite les deux a pprentissages qui te permettront d’atteindre cet objectif.

3. Aux pages 19, 21 et 26 se t rouvent des encadrés orange.

a) Prends-en connaissance.

b) Que représente le pictogramme qui les accompagne ?

c) Selon toi , quel est son lien avec le contenu des encadrés ?

d) À quoi ser vent ces encadrés ? Coche la ou les bonnes réponses.

À récapituler ce que tu viens d’apprendre pour que tu puisses le retenir

À donner des exercices supplémentaires

À donner le résumé des textes vus dans la séquence

À fournir une méthode pour accomplir une tâche

4. Pendant la séquence, tu peux être renvoyé(e) vers des entrainements (par exemple page 19). Quel est l’objectif de ce dispositif ? Coche la ou les bonnes réponses.

Donner des exercices supplémentaires afin de te permettre de t’améliorer

T’aider à faire le point sur ta maitrise de certains savoir-faire

Consolider ce que tu as acquis

Définir plus précisément un savoir

Aller plus loin que ce que tu as appris dans la séquence

2 Tu décodes des titres et des pictogrammes utilisés dans les séquences

1. Cer taines séquences commencent par une activité liminaire. Voici la définition de « liminaire » issue du dictionnaire de l’Académie française.

a) Prends-en connaissance.

Liminaire , adj.

1. Qui es t placé en tête d’un ouvrage, qui en constitue le début ou l’introduction. Son discours fut précédé d’une déclaration liminaire. Par extension . Qui prélude à quelque chose, qui est l’amorce de quelque chose. Après quelques propos liminaires, on entra dans le vif du sujet.

2. Physiologie. Psychologie. Qui atteint le seuil nécessaire pour provoquer un effet mesurable ou pour être perceptible. Intensité liminaire d’un courant électrique.

D’après Dictionnaire de l’Académie française . (2000). Paris : Fayard (9 e édition, tome 2).

b) Surligne le fragment de la déf inition qui te parait correspondre à sa signification dans le cadre du livre-cahier. Tu seras capable de justifier oralement ton choix.

2. Voici cinq pictogrammes que tu rencontreras dans ton livre-cahier. Discute de leur signification avec tes condisciples avant de la noter dans le tableau ci-dessous.

Pictogramme

Signification

T’AS COMPRIS L’HISTOIRE ?

Lire et comprendre globalement un récit

Depuis que tu as appris à lire, tu as eu l’occasion de déchiffrer, comprendre et interpréter des récits de toutes sortes. Dans cette séquence, nous allons (re)mobiliser deux outils qu’il est important de connaitre pour comprendre plus facilement les textes à structure narrative et ainsi prendre davantage de plaisir à les lire.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – lire et comprendre une fable de La Fontaine – lire et comprendre un extrait de mythe

Visées transversales

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – se cons truire une culture littéraire

Apprendre à apprendre : – réfléchir à sa pratique de lecteur

Développer une pensée critique et complexe : – pratiquer une lec ture distanciée

LIRE ET COMPRENDRE UNE FABLE DE LA FONTAINE 1 ACTIVITÉ 1

1 Tu fais appel à tes connaissances sur la fable

À l’école ou ailleurs, tu as peut-être déjà eu l’occasion de lire ou d’écouter une fable de Jean de La Fontaine. Si c’est le cas, c’est le moment de t’en souvenir.

1. Voici les illustrations de deux fables de Jean de La Fontaine parmi les plus connues. Peux-tu les identifier ?

a) Si oui , nomme-les.

b) Si non, fais appel aux connaissances de la classe.

2. En conna is-tu d’autres ? Si oui , lesquelles ?

3. Quelles sont les gra ndes caractéristiques de la fable ? Coche les affirmations correctes.

La fable est parfois chantée le soir à la veillée.

Les personnages de la fable sont parfois des animaux qui parlent.

La fable a pour but d’illustrer une morale, une leçon de vie.

La fable est souvent amusante.

La fable est toujours un récit très court.

2 Tu fais connaissance avec Jean de La Fontaine

Mais qui est donc Jean de La Fontaine ? Lis la biogra phie proposée afin d’en apprendre un peu plus sur lui.

Jean de La Fontaine, un écrivain intemporel

Jean de La Fontaine nait le 8 juillet 1621, en France, à Château-Thierry, entre Reims et Paris. Son père est conseiller du roi et maitre des Eaux et Forêts, ce qui signifie qu’il surveille les activités d’exploitation forestière, la chasse et la pêche.

En 1643, Jean part étudier le droit à Paris où il se met à fréquenter des jeunes passionnés de littérature. En 1652, après ses études de droit, Jean devient, comme son père, maitre des Eaux et Forêts. Rapidement, dès 1654, La Fontaine se met à écrire et souhaite vivre de sa plume. Cependant, comme tout homme de lettres sans fortune personnelle, pour y parvenir, il doit entrer dans l’entourage de riches mécènes, c’est-à-dire de gens qui le soutiennent et lui versent une pension.

R igaud, H. (vers 1680).

Portrait de Jean de la Fontaine. Peinture à l’huile. 81,5 × 65,5 cm. Paris : Musée Carnavalet.

La Fontaine se présente comme un simple adaptateur d’auteurs datant de l’Antiquité : il reprend la plupart du temps des fables écrites par le fabuliste grec Ésope ou le fabuliste latin Phèdre pour les réécrire en français, à sa façon.

Pour lui, la littérature doit être aussi utile qu’agréable. C’est pourquoi il souhaite que ses fables instruisent en divertissant. Son premier recueil de fables parait en 1668.

Reconnu par le roi Louis XIV et par ses pairs écrivains, il est finalement élu en 1684 à l’Académie française, une illustre institution née quelques années auparavant qui rassemble de grands auteurs et qui vise à promouvoir la langue française.

Malade, il meurt le 13 avril 1695. Sa dépouille se trouve aujourd’hui au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Jean de La Fontaine reste actuellement le plus célèbre des poètes français du 17 e siècle. ll est l’auteur de plus de 240 fables. Ces petits récits mettent principalement en scène des animaux qui dépeignent les travers des hommes : avarice, malhonnêteté, orgueil… des défauts toujours bien actuels !

L a Fontaine écrit d’ailleurs dans la préface du premier livre de ses fables :

Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons :

Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes

Je me sers d’Animaux pour instruire les Hommes

La Fontaine, J. (de). (1668). Fables. © Van In

1. Qui es t Jean de La Fontaine ?

2. Repère les informations principales de cette biographie.

a) Où et qua nd est né Jean de La Fontaine ?

b) Cite quat re moments importants de sa vie d’auteur.

c) Qua nd est-il mort ? Où peut-on voir sa tombe aujourd’hui ?

3. Reformule cet extrait de la préface du premier recueil de ses fables pour montrer que tu comprends bien ce que La Fontaine a voulu dire.

Tout parle en mon Ouvrage, et même les Poissons

Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes

Je me sers d’Animaux pour instruire les Hommes

4. Pourquoi lit-on toujours ses écrits de nos jours ?

3 Tu perçois le sens global d’une fable

Comprendre un texte, c’est d’abord être en mesure d’en saisir le sens global. Cela signifie en dégager les informations les plus importantes, celles nécessaires à une bonne compréhension.

Lis la fable Le Renard et le Bouc en vue de répondre aux questions qui la suivent.

Le Renard et le Bouc

Capitaine Renard allait de compagnie

Avec son ami Bouc des plus haut encornés.

Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ; L’autre était passé maitre en fait de tromperie.

La soif les obligea de descendre en un puits.

Là chacun d’eux se désaltère.

Après qu’abondamment tous deux en eurent pris,

Le Renard dit au Bouc : Que ferons-nous, compère ?

Ce n’est pas tout de boire, il faut sortir d’ici.

Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi : Mets-les contre le mur. Le long de ton échine

Je grimperai premièrement ; Puis sur tes cornes m’élevant, À l’aide de cette machine, De ce lieu-ci je sortirai, Après quoi je t’en tirerai.

Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue

Les gens bien sensés comme toi.

Je n’aurais jamais, quant à moi, Trouvé ce secret, je l’avoue.

Le Renard sort du puits, laisse son compagnon, Et vous lui fait un beau sermon Pour l’exhorter à la patience.

Si le ciel t’eût, dit-il, donné par excellence Autant de jugement que de barbe au menton, Tu n’aurais pas, à la légère, Descendu dans ce puits. Or, adieu, j’en suis hors.

Tâche de t’en tirer, et fais tous tes efforts :

Car pour moi, j’ai certaine affaire Qui ne me permet pas d’arrêter en chemin.

En toute chose il faut considérer la fin.

La Fontaine, J. (de). (1668). Fables.

1. Surligne da ns le texte les fragments qui te permettent de répondre à chacune de ces questions. Tu seras capable de reformuler oralement les passages surlignés.

a) Qui sont les personnages présentés au début de ce récit ?

b) À c ause de la soif, que décident les personnages ?

c) Quel problème se pose à eux ?

d) Quel moyen l’un des deux personnages imagine-t-il pour le résoudre ?

2. Da ns quelle situation se trouve chaque personnage à la fin du texte ? Formule ta réponse.

3. Que signif ie la morale de la fable : « En toute c hose il faut considérer la fin » ? Choisis pa rmi les propositions suivantes.

Dans la vie, il faut toujours prévoir le pire.

Il faut toujours imaginer comment une chose peut se terminer.

Tout doit se terminer un jour.

Parfois on gagne, parfois on perd, c’est ainsi et c’est la vie.

4 Tu reconstitues et tu formules la trame de la fable

La fable, comme la plupart des récits, est constituée d’une série d’étapes essentielles que l’on peut organiser sous la forme d’un schéma : le schéma narratif.

1. Voici sept illustrations qui retracent l’histoire du renard et du bouc.

a) Numérote-les dans l’ordre du récit.

b) Éc ris, pour chaque image, une phrase de quinze mots au maximum qui pourra lui servir de légende. La première t’est donnée à titre d’exemple.

1. Le renard et son ami le bouc se promènent.

2. Chacune de ces illus trations correspond à une étape du schéma narratif.

a) Si tu ne te souviens pas des étapes qui constituent le schéma narratif, consulte la fiche outil « L a structure narrative ».

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355

b) Note en dessous de c haque illustration à quelle étape elle correspond.

c) Confronte tes réponses avec celles de tes condisciples.

Quand on lit un texte à structure narrative dans le but d’en percevoir le sens global, on peut se poser une succession de questions qui renvoient au schéma narratif

1. Qui es t (sont) le(s) personnage(s) principal(-aux) au début du récit ?

2. Quel problème/évènement trouble le début du récit ?

3. Quelle(s) action(s) en découle(nt) ?

4. Quelle dernière action permet de résoudre le problème rencontré ?

5. Que de vien(nen)t le(s) personnage(s) à la fin du récit ?

Ent rainement s « 1. Le schéma narratif », p. 31

5 Tu te sers du contexte pour comprendre le vocabulaire employé

Lorsque tu lis un texte, il arrive souvent que tu rencontres un mot que tu ne connais pas. Pour ne pas retourner au dictionnaire chaque fois que cela arrive, tu peux utiliser le contexte. C’est ce que tu vas faire pour cette fable.

Pour les fragments suivants, extraits de la fable Le Renard et le Bouc , on te propose des formules de remplacement. Choisis celle(s) qui te semble(nt) convenir en tenant compte de ce qui précède et de ce qui suit ces fragments.

a) Alla it de compagnie (ligne 1) :

{ Ma rchait

{ Se promenait

{ Se disput ait

b) Des plus haut encornés (ligne 2) :

{ Qui ét ait très grand

{ Qui avait de grandes cornes

{ Qui ét ait fier et beau

c) Ét ait passé maitre en fait de tromperie (ligne 4) :

{ Ét ait rusé et manipulateur

{ Savait toujours se sortir des situations difficiles

{ Ét ait très intelligent

d) Se désa ltère (ligne 6) :

{ Se repose

{ Boit

{ Se lave

e) Compère (ligne 8) :

{ Ami

{ F rère

{ Ca marade

f) Ton échine (ligne 11) :

{ Ta barbe

{ Ton dos

{ Tes pattes

g) Cet te machine (ligne 14) :

{ Cet te technique

{ Cet a ppareil

{ Ce moyen

h) Un sermon (ligne 15) :

{ Un discours qui fait la morale

{ Une gentille déc laration

{ Un exposé c lair

i) L’exhorter (ligne 21) :

{ Le persuader

{ L’encourager

{ Le distraire

Partage tes réponses avec tes condisciples en expliquant ce qui t’a permis de trouver la(les) bonne(s) réponse(s).

Lorsque tu ne connais pas le sens d’un mot, il n’est pas toujours nécessaire d’avoir recours à un dictionnaire. La plupart du temps, le contexte général et le cotexte (ce qui est dit avant et après le mot concerné) te permettent d’en comprendre suffisamment le sens pour avancer dans la lecture sans problème de compréhension.

LIRE ET COMPRENDRE UN EXTRAIT DE MYTHE 2 ACTIVITÉ 1

1 Tu fais appel à tes connaissances personnelles

Le récit que tu vas lire est un extrait des douze travaux d’Hercule, un mythe célèbre. Un mythe est un récit fabuleux qui met en scène des êtres hors du commun (demi-dieux, héros…) aux prises avec des créatures ou des éléments surnaturels.

1. Tu as peut-être déjà entendu parler d’Hercule, que ce soit dans un jeu vidéo, un album ou un dessin animé.

a) Si oui , quelle est sa caractéristique principale ?

b) Si non, fais appel aux connaissances de la classe.

2. Conna is-tu d’autres mythes ou d’autres personnages mythologiques ? Si c’est le cas, partage tes connaissances avec tes condisciples.

2 Tu perçois le sens global d’un mythe

Prends connaissance de l’extrait du mythe d’Hercule. À l’issue de ta lecture, tu devras en choisir le meilleur résumé parmi les trois qui te seront proposés.

Hercule et l’Hydre de Lerne

Rendu fou par la déesse Héra, Hercule assassine sa femme et ses trois enfants. Revenu à la raison, désespéré par ce qu’il a commis, il est chargé d’accomplir douze travaux pour se faire pardonner ses actes.

Pour le deuxième des douze « t ravaux », le roi Eurysthée demande à Hercule de tuer l’Hydre de Lerne, un reptile monstrueux à neuf têtes, tapi dans un marécage. L’haleine de l’Hydre est empoisonnée et son sang, dit-on, est un puissant venin. Régulièrement, la bête quitte sa tanière en quête de chair humaine. Les habitants de la région sont terrifiés et désespérés.

En faisant route vers le marécage de Lerne, Hercule rencontre son neveu Iolas qui lui propose son aide.

J ’ai appris que les dieux t’avaient envoyé combattre l’Hydre, mon oncle !

Permets-moi de t ’accompagner. Moi aussi, je veux être un héros comme toi !

D’abord réticent , Hercule finit par accepter. Après plusieurs jours de route, les deux compères parviennent dans les marais de Lerne. Ils progressent lentement sur un sol humide et boueux, pris dans des nappes de brouillard. Au-dessus de leur tête, les arbres inclinent leurs branches de façon sinistre.

Soudain, une odeur pestilentielle les fait s’arrêter.

Iola s ! murmure Hercule, allume un feu et plonge mes flèches dedans. Je les lancerai dans le marais pour faire sortir la bête.

En effet, le feu réveille le monstre qui surgit du fin fond du marais.

L’Hydre démêle ses neuf têtes enragées, crachant leur haleine empoisonnée. Hercule saisit son épée, en tranche une, puis deux, puis trois…

Les blessures se mettent à saigner, c’est un nouveau piège puisque le sang de l’Hydre est un poison. Hercule est heureusement protégé grâce à la peau du Lion de Némée, tué par le héros lors de son premier défi.

Cependant, malgré sa force exceptionnelle, les efforts d’Hercule sont inutiles : tour à tour les têtes repoussent, plus effroyables qu’auparavant.

Iola s ! s’écrie-t-il, allume une torche. À chaque fois que je trancherai une de ses têtes, porte-la sur la plaie !

Le neveu d’Hercule obéit. Au fur et à mesure que le héros tranche les cous du monstre, Iolas applique la torche enflammée sur les plaies sanglantes. Aussitôt, sous l’effet de la brulure, l’Hydre hurle de douleur. Il y a un grésillement atroce. Une odeur de chair carbonisée se mêle aux brumes du marécage. Comme l’a espéré le héros, les têtes ne repoussent plus là où leur cou a été brulé. Le monstre s’effondre et disparait au fond du marais.

Hercule range ses armes et salue son aide de combat.

Merci pour tout, Iolas. Sans toi, je ne serais jamais parvenu à venir à bout de cette bête. J’espère que les dieux seront satisfaits.

Le jeune garçon s’incline en signe de reconnaissance et les deux hommes reprennent chacun leur chemin.

Hercule, à nouveau vainqueur, se rend alors à Mycènes pour prendre connaissance de son troisième travail.

1. Voici trois résumés de ce récit.

a) Sa ns retourner au texte, choisis celui qui te parait correspondre le mieux à ce que tu as lu et compris.

b) Tu seras capable d’expliquer oralement ce qui fait que tu as éliminé les deux autres.

Résumé 1

Hercule affronte l’Hydre de Lerne qui vit dans un marais boueux. Ce monstre terrifie la région. Son sang est venimeux et son haleine empoisonnée. Le tuer est très compliqué car il a aussi neuf têtes qui repoussent chaque fois qu’on les coupe. Heureusement, Hercule va penser à bruler les cous une fois les têtes coupées pour empêcher qu’elles repoussent. Le combat est atroce mais Hercule sort vainqueur.

Résumé 2

Hercule est chargé par le roi Eurysthée de tuer l’Hydre de Lerne qui terrorise la région. Ce monstre a neuf têtes, se cache dans des marais difficiles à atteindre et se nourrit de chair humaine. Son haleine est empoisonnée et son sang venimeux. Heureusement, Hercule croise Iolas, son neveu, qui se propose de l’aider.

D’abord, Hercule coupe avec force les têtes de l’Hydre, protégé du sang mortel par la peau du Lion de Némée. Malheureusement, les têtes repoussent sitôt coupées. Hercule demande alors à Iolas de bruler les cous de la bête au fur et à mesure qu’il les coupe. Le stratagème réussit. Le monstre est enfin vaincu.

Hercule a réussi son défi.

Résumé 3

Hercule est chargé par Eurysthée de tuer l’Hydre de Lerne qui mange de la chair humaine et terrorise la région. Ce monstre a neuf têtes qui repoussent chaque fois qu’on les coupe. Le sang qui s’échappe alors est venimeux mais les deux hommes sont protégés par une peau de lion.

Heureusement, Hercule va avoir l’aide de son neveu Iolas qui veut, lui aussi, devenir un héros. Ensemble, ils vont bruler les cous, ce qui empêche les têtes de repousser. Le monstre disparait dans le marais. Il est mort. Hercule a accompli sa mission. Chacun peut repartir chez lui.

Effectue ce parcours :

• soit pour t’aider à répondre à la question ci-dessus ;

• soit pour vérifier ta proposition.

A. Qui es t le héros de ce mythe ?

B Quelle mission lui es t confiée ?

C . Par qui ?

D. Au bénéf ice de qui ?

E . Quels da ngers doit-il surmonter ?

F De quelle(s) aide(s) dispose-t-il ? Pense aussi à ses qualités.

Les réponses à ces questions peuvent s’inscrire dans un schéma : le schéma actanciel.

Fiche outil « La structure narrative », p. 355

G. Replace les réponses aux questions précédentes sur ce schéma.

Adjuvants

Destinateur

Héros

Destinataire

Objet

Quête

Opposants

H. Compa re le contenu de ce schéma avec chacun des résumés proposés.

2. Pourquoi peut-on dire que ce récit est un mythe ?

3. E xplique avec tes mots ce que pourraient signifier les mots soulignés dans le texte.

– tapi :

– réticent :

pestilentielle :

– grésillement  :

Quand on lit un récit, on peut se poser une série de questions qui renvoient au schéma actanciel et qui peuvent permettre de comprendre globalement le récit.

1. Qui es t le héros ?

2. Quelle mission lui es t confiée ?

3. Par qui ?

4. Quelles difficultés doit-il surmonter pour réussir sa mission ?

5. Qui s’oppose à lui ?

6. De quelle(s) aide(s) dispose-t-il ?

7. Pour qui / Dans quel but réalise-t-il cette mission ? Ent rainement s « 2. Le

schéma actanciel », p. 36

Prends connaissance du récit Jason et la Toison d’or afin de répondre aux questions qui le suivent.

Jason et la Toison d’or

Jason n’était encore qu’un bébé lorsque son oncle Pélias, un bien méchant homme, ravit le royaume de son père. Afin de garantir la sécurité de leur fils, ses parents l’envoyèrent en secret dans de lointaines montagnes.

Lorsque Jason eut 21 ans, il se rendit à Iolcos, la ville où vivait son oncle Pélias.

Je sa is qui tu es et pourquoi tu es venu, dit Pélias à Jason. Tu auras le trône si tu me rapportes la Toison d’or 1

Pélias en était certain, Jason échouerait.

Sans hésiter, Jason, accompagné des Argonautes, ses fidèles compagnons, se mit en route vers le magnifique palais du roi Æétès. C’était un roi cruel, qui gouvernait son peuple d’une main de fer. Æétès vint à leur rencontre, leur souhaita la bienvenue et feignit l’amitié.

Je suis venu chercher la Toison d’or, expliqua Jason. Si je la rapporte à mon oncle Pélias, il me rendra le trône.

Tu peux prendre la Toison, répondit Æétès, qui ne souhaitait pourtant nullement en être dépossédé. Mais d’abord, tu devras exécuter seul les tâches que je te confierai.

Jason répondit qu’il ferait tout ce qu’il lui demanderait.

Tu devras labourer un champ avec deux taureaux crachant le feu. Puis tu y sèmeras des dents de dragon, ordonna le roi.

À côté d’Æétès se trouvait sa fille, Médée, qui était tout ouïe. Elle était tombée amoureuse de Jason dès qu’elle l’avait aperçu et elle avait décidé d’user de ses pouvoirs magiques pour lui venir en aide. Elle le savait, il ne réussirait jamais seul.

Le soir venu, Médée se glissa hors du palais et s’en alla cueillir des herbes magiques dans la montagne. Elle en fit un onguent , qu’elle prépara en récitant des

1 Peau d’un bélier, aux vertus magiques, dont la laine est faite d’or pur

incantations. En secret, elle le remit à Jason, en lui disant de s’en passer sur tout le corps. Il le protègerait du feu craché par les taureaux.

Le lendemain matin, Jason se dirigea d’un pas décidé vers le champ pour y affronter les taureaux. Æétès, Médée, les Argonautes et tous les habitants de la ville étaient venus pour le voir à l’œuvre. Jason s’approcha de la grotte où vivaient les taureaux. Ces derniers en sortirent bientôt en poussant un mugissement féroce, crachant le feu, piétinant le sol de leurs sabots de bronze. Les flammes roussirent le sol tout autour de Jason, mais sans le toucher. L’onguent magique préparé par Médée fonctionnait à merveille. Jason s’approcha tout près des taureaux gigantesques, sauta sur le dos du premier et l’empoigna par les cornes. Puis il contraignit les deux animaux à s’agenouiller, tout en les caressant pour les apaiser. Et il leur passa un licol autour du cou. La foule ébahie regarda en silence Jason conduire les taureaux à travers le champ et retourner la terre. Æétès, furieux de la réussite de Jason, lui remit alors un casque rempli de dents de dragon.

De nouveau, Jason dut arpenter le champ, cette fois pour y semer les dents. De chaque dent plantée jaillissait un soldat en arme. Mais Médée avait dit quoi faire à Jason. Il souleva un énorme rocher et le jeta au milieu des soldats.

Se croyant attaqués, ils se mirent à se battre entre eux. Bientôt, ils gisaient tous sur le sol, morts ou blessés. Les habitants de la ville poussèrent des cris de joie. Æétès enragea en silence mais ne put empêcher Jason de se procurer la Toison d’or.

Après bien d’autres aventures, Jason finit par apporter la Toison d’or à Pélias et exigea de lui le trône en retour. Stupéfait et fort mécontent de constater que Jason était rentré sain et sauf, Pélias ne put cependant qu’accéder à sa requête.

1. Qui es t le héros de ce mythe ?

2. Donne deux qua lités que l’on peut lui attribuer. Justifie tes choix.

3. Que souha ite-t-il obtenir ?

4. Quelle mission lui es t confiée ? Par qui ? Au bénéf ice de qui ?

5. À quelles difficultés doit-il faire face afin de mener à bien sa mission ?

6. De qui va-t-il recevoir de l’aide pour mener à bien sa mission ?

De quelle manière ?

7. Quelle es t la situation de Jason à la fin de ce récit ?

8. Quel verbe pourrait remplacer « ravit » à la ligne 2 ?

9. Que signif ie « tout ouïe » (ligne 24) ? Choisis pa rmi les propositions suivantes :

silencieusement – attentive – secrètement – amusée – silencieuse –attentivement – avec curiosité – agacée

10. Qu ’est-ce qu’un onguent (ligne 28) ? Choisis pa rmi les propositions suivantes :

une boisson – un tissu – une pommade – une potion

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

1. Sélec tionnes-en au moins deux.

2. Recopie-les dans ton dico perso qui se trouve à la fin de ton livre-cahier.

3. Compose pour chacun(e) un énoncé d’une ou deux phrases qui aide à le (la) comprendre.

4. Soumets-les à ton (ta) voisin(e).

5. Au besoin, aidez-vous pour les améliorer.

6. Proposez ces énoncés à votre professeur(e).

7. Voici deux exemples de ce qui est demandé.

Exemple 1 : Tout ouïe

a) Je note cet te expression à la lettre « T » du dico perso.

b) « Quand il m’a raconté cette histoire fantastique, j’étais tout ouïe. En effet, j’avais vraiment envie de l’écouter attentivement. »

E xemple 2 : Dépeindre

a) Je note ce mot à la let tre « D » du dico perso.

b) « J ’aime beaucoup les récits qui dépeignent la vie d’adolescents comme moi. »

ENTRA I NEMENTS

1. Le schéma narratif

1. Lis at tentivement la quatrième de couverture du roman Bjorn le Morphir de Thomas Lavachery en vue de répondre aux questions qui la suivent.

Lavachery, Th. (2017). Bjorn le Morphir . Paris : L’École des loisirs.

a) Complète le t ableau ci-dessous :

Qui ?

Où ?

Quand ?

Quoi ?

Situation initiale

b) Formule cette situation initiale en une phrase verbale.

c) Quel es t l’élément perturbateur de cette histoire ?

d) D’après les éléments dont tu disposes, émets une hypothèse sur une situation finale plausible ?

2. Voici un conte qui met en scène un petit cochon d’Inde. Ce conte a été découpé en huit parties, qui ont ensuite été mélangées.

a) Lis ces pa rties et reconstitue le conte en complétant le tableau ci-après. Notes-y, pour chaque étape du schéma narratif, la ou les lettres qui correspondent à l’extrait concerné.

ATout aurait été parfait s’il n’avait été offert en présent à un petit garçon nommé Titou. Titou était pourtant un petit bout de cinq ans mignon comme un ange et adorable avec ses parents, mais il était encore trop petit pour comprendre qu’un animal n’est pas un jouet…

BMais quand Titou voulut à nouveau se livrer à son jeu favori, il fut cruellement puni ! À peine eut-il saisi Futé qu’il se piqua à la main et s’enfuit en hurlant et en pleurant à chaudes larmes.

Personne ne comprit comment il avait pu se piquer de la sorte sans avoir quitté la maison…

CFuté en avait assez, il aspirait à une vie calme et douillette et le maudit gamin la lui gâchait bellement !

Par un bel après-midi ensoleillé, notre petit cochon d’Inde alla se promener dans le jardin. Il avait heureusement le droit d’entrer et sortir à sa guise, ce qui lui permettait d’échapper assez fréquemment à son tourmenteur.

— Rose, si je te demandais un service, me le rendrais-tu ?

La rose ayant accepté avec bonhomie, il lui exposa son idée : il voulait qu’elle lui prête deux ou trois dizaines de ses épines, il se les fixerait sur le dos et on allait voir ce que l’on allait voir !

La rose accepta car la solidarité entre les plantes et les animaux leur est nécessaire pour se protéger de l’homme.

Comment Futé arriva-t-il à fixer ses épines, je ne le sais pas car les petits cochons d’Inde savent conserver leurs secrets. D

EFAussi quand l’envie lui en prenait, il saisissait le malheureux Futé par le corps et jouait « à la voiture » ! Comprenez par là qu’il faisait prendre au pauvre hamster un élan et qu’il le propulsait sur toute la longueur du couloir… Futé glissait, glissait sur ses petites griffes et voyait arriver sur lui à toute vitesse la porte d’entrée… Il avait beau tenter d’éviter le choc ; bing ! il terminait sa course en heurtant l’obstacle avec fracas.

À peine remis de ses émotions, le garnement s’en était déjà emparé à nouveau et tout recommençait.

Sa promenade le conduisit près d’un rosier et, alors qu’il méditait tristement, une rose lui demanda pourquoi il paraissait si malheureux. Futé lui expliqua tout et la rose soupira : « Si tu étais un hérisson, il ne s’amuserait certainement pas longtemps à ce petit jeu… ! »

— Un hérisson, qu’est-ce que c’est ? demanda Futé surpris.

— C’est un petit animal qui vit parmi nous mais dont le corps est hérissé d’aiguilles de sorte que si quelqu’un le prend il se pique cruellement et ne s’y risque pas à nouveau.

Futé resta songeur puis il eut une illumination.

HGFuté était un petit cochon d’Inde qui vivait paisiblement dans une belle maison au fond d’un grand jardin.

Mais la leçon fut durable, Titou regarda désormais le « père Futé » avec une crainte mêlée de respect qui comblait de joie le malin petit animal.

Titou avait compris qu’un animal n’est pas un jouet et que l’on ne doit pas s’en servir au gré de sa fantaisie.

Et si tu as quelque peine à croire cette histoire, va vite demander à Futé si elle est vraie mais ne le serre pas trop fort, surtout si tu l’as déjà vu parler à une rose !

Guilleminot, P. (2020). Futé le petit cochon d’Inde . En ligne : https://lirenligne.net/ oeuvre-a-decouvrir/LiFJCRUV8KMCM/FUTE LE PETIT COCHON D’INDE.pdf

Situation initiale Élément perturbateur Action s Élément de résolution

Situation finale

b) Comme la plupa rt des contes, celui-ci comporte une morale. Surligne-la.

3. Voici la couverture et un extrait d’un roman de Tor Seidler : Le Rat Montagu . Prends-en connaissance.

Le Rat Montagu

Pour échapper aux hommes, les rats s’installent en masse sur les docks du port abandonné. Mais pas sur le dock nº51 car celui-là est habité par un humain, Dock-Personne…

En fin de compte, les rats les plus rapides et les plus avisés s’établirent

sur les appontements portant les numéros 60 et suivants. C’étaient les meilleurs. Étant autrefois utilisés par des cargos, leurs hangars étaient remplis de caisses vides dont chacune constituait un somptueux appartement pour une famille de rats. Mais au moment où lesdites familles commençaient à s’habituer à ces logements propres et confortables ,

a u moment où elles formaient un gouvernement, M. DockPersonne entreprit de pousser une brouette verte d’appontement en appontement. Cette brouette était pleine à ras bord de mort-aux-rats, fournie par le Service de l’Hygiène (une plaisanterie de mauvais goût pour les rats, car ce poison était loin d’être hygiénique). Beaucoup de rats périrent dans des souffrances atroces. Les autres durent choisir entre vivre dans une splendeur empoisonnée ou réintégrer les basfonds. […]

Mais un rat particulièrement astucieux conçut un plan pour se débarrasser de la Peste Verte, comme ils avaient surnommé la brouette. La plupart des rats sont très doués pour le grappillage et l’entassage, et ils sont spécialement attirés par les petits objets brillants tels que les pièces de monnaie. Puisque l’humeur revêche de M. Dock-Personne était due à la perte de son argent, source

d’interminables récriminations, ce rat judicieux proposa à ses congénères de lui servir une sorte de rente. Les rats mirent en commun tous leurs fonds secrets et se répandirent dans les rues pour chercher d’autres piécettes. Par une belle nuit d’été, alors qu’une longue période de sécheresse avait vidé l’énorme tonneau où se déversaient les gouttières du Dock 51, la gent trotte-menu emplit ce dernier presque jusqu’à ras bord avec ses économies : cinquante mille dollars en petite monnaie. Dès le lendemain, la dératisation cessa comme par enchantement. […] M. Dock-Personne avait déménagé depuis longtemps pour s’installer dans un immeuble de grand standing, débarrassant ainsi les rats de leur épouvantable voisin et les laissant en paix dans ses docks inutilisables.

S eidler , T. (2001). Le Rat Montagu (traduit de l’anglais par Noël Chassériau). Paris : Éditions Gallimard Jeunesse, p. 30-31.

a) Résume en une seule phrase la situation initiale de cet extrait.

b) Surligne da ns le texte l’élément perturbateur.

c) Retrouve les actions et reformule-les.

d) Da ns la liste des actions, surligne l’élément de résolution (élément équilibrant).

e) Formule la situation finale en une phrase de huit mots maximum.

2. Le schéma actanciel

1. Voici des débuts de contes. Retrouves-y, lorsque c’est possible, le héros, le destinateur, le destinataire et l’objet de la quête qui lui est confiée.

Un jeune fermier, nommé Nolleke, devait pour la première fois se rendre en ville au marché à la place de sa mère pour vendre un couple de poulets.

Contes de Flandre (choisis, traduits et adaptés par Maurice Lomré). (2008).

Paris : L’École des loisirs.

Autrefois, au pays de Tango, vivait un homme du nom d’Urashima qui avait un fils d’environ vingt-quatre ou vingt-cinq ans qu’on appelait Urashima Tarô. Celui-ci passait ses journées en mer et rapportait du poisson. Il assurait ainsi la subsistance de ses parents.

Contes japonais (choisis et traduits par Masahiro Inoue et Monique Sabbah, adaptés par Monique Sabbah). (2004). Paris : L’École des loisirs.

Il était une fois un homme qui avait trois fils, il était pauvre, vieux et fatigué. Cet homme possédait quelques champs et une forêt. Aussi voulait-il que ses garçons aillent couper des arbres dans la forêt, qu’ils vendent le bois et qu’ils paient ainsi ses dettes. Ses fils se mirent au travail.

Contes norvégiens (choisis, traduits et adaptés par Nils Ahl). (2002). Paris : L’École des loisirs.

Un jeune homme venait de réussir ses examens pour devenir juge. Il acheta une belle maison et chercha une jolie fille qui pourrait partager son toit. Malgré son allure fière et son beau visage, le jeune homme, qui s’appelait Luo Feng, ne tombait jamais amoureux des jeunes filles qu’on lui présentait.

Aussi décida-t-il de quitter sa ville natale pour voyager et rencontrer lui-même la femme de son cœur. Contes de Mandchourie (choisis et traduits par Guillaume Olive). (2003). Paris : L’École des loisirs.

Bouddha s’était retiré pour méditer dans une grotte près de Lo. Il avait comme voisine une huppe qui nichait dans une crevasse de la falaise.

Chaque année, la huppe migrait vers le sud, s’envolait vers ses pentes verdoyantes. Un jour, Bouddha lui demanda de rapporter la plus belle des fleurs qu’elle trouverait dans cette région pour orner son autel. La huppe, très fière de rendre service à Bouddha, prit son envol.

Contes tibétains (choisis, traduits et adaptés par Corneille Jest). (2007). Paris : L’École des loisirs.

2. Prends connaissance de l’histoire de Thomas Stevens en vue de l’analyser à l’aide d’un schéma actanciel.

Le premier tour du monde à vélo

Thomas Stevens nait le 24 décembre 1854 à Berkhamsted dans une petite ferme en Angleterre.

C’est un adolescent débrouillard, qui aime le sport, et qui partage son temps entre les travaux de la ferme et la lecture de romans d’aventures.

En 1872, il quitte l’Angleterre avec sa famille pour rallier les États-Unis et s’installer dans une ferme près de Kansas City.

Mais très vite, Thomas se lasse des travaux agricoles et décide de partir à l’aventure. Il a alors 18 ans et devient fan de vélo.

Contrairement à beaucoup de grands voyageurs de l’époque, Thomas Stevens n’est pas issu d’un milieu bourgeois. Il doit économiser sou après sou pour pouvoir faire l’acquisition d’un grand-bi pour la modique somme de 8 dollars. Le vélo est lourd, peu maniable et terriblement inconfortable.

En avril 1884, il quitte San Francisco avec l’intention de rallier Boston depuis San Francisco, soit une distance de près de 6 000 km de la côte ouest à la côte

est des États-Unis. Mais la traversée des Rocheuses n’est pas de tout repos : l’état des routes laisse à désirer, la météo est capricieuse, et le grand-bi n’en fait qu’à sa tête. Thomas Stevens enchaine les chutes sous les yeux des Indiens stupéfaits et finit par se résigner à franchir à pied les passages les plus périlleux. Il finit par rejoindre Boston à la fin de l’été 1884 après 101 jours d’un voyage éreintant.

L’année suivante, il entame carrément un tour du monde. Ce sera l’Angleterre, l’Europe, la Turquie

l’Irak et l’Iran où il passe l’hiver. Il fait de belles rencontres et les gens l’accueillent chaleureusement.

Le 10 mars 1886, lorsqu’il se présente à la frontière afghane, avec l’espoir de pouvoir pénétrer dans ce pays jusqu’alors fermé aux étrangers, il est arrêté et emmené en détention. Il croit sa dernière heure venue.

a) Qui es t le héros ?

b) Quelle es t sa quête ?

c) Qui en es t le destinateur ?

d) Qui en es t le destinataire ?

e) Quels sont les obs tacles rencontrés ?

Mais les gardes afghans finissent par le reconduire à la frontière perse après quelques jours de captivité. Il s’embarque alors pour l’Inde avant de traverser la Chine puis le Japon qu’il atteint en décembre 1886. Il est ainsi parvenu à atteindre son but : réaliser le premier tour du monde à vélo !

© Van In

f) Qui (Qu’est-ce qui) va lui venir en aide ?

3. Lis le résumé de La longue marche des dindes , un roman qui raconte l’histoire de Simon.

Simon a 15 ans et a doublé 4 fois son CE1. Il est enfin diplômé mais l’école, c’est fini pour lui. Son institutrice, Miss Rogers, lui fait comprendre qu’il faut maintenant qu’il prenne sa vie en main. Elle a confiance en lui.

C’est alors que Simon apprend qu’un de ses voisins a 1 000 dindes dont il ne sait que faire, car elles ne valent presque rien dans le Missouri – 25 cents – tellement il y en a. Mais à Denver, 1 000 km plus loin, elles pourraient se vendre beaucoup plus cher car les gens manquent de tout.

Simon a une idée de génie : il va convoyer à pied, du Missouri à Denver, soit sur plus de 1 000 km, 1 000 dindes qu’il va acheter 25 cents pour les revendre dans le Colorado 5 dollars.

Avec l’aide de Miss Rogers, qui lui prête ses économies, il prépare son expédition. Pour cela, il répare un vieux charriot et s’associe à Bidwell Peece, un ancien alcoolique qui conduira l’attelage.

Peu parient sur la réussite d’une pareille association : l’ex-ivrogne repenti et le cancre indécrottable

Pour compléter l’équipe, très rapidement, Jabeth, un esclave noir en fuite, les rejoints. Le trio est formé. L’aventure commence.

Le périple est semé d’embuches : 1 000 dindes qui réclament chacune 5 litres d’eau par jour, des types à dos de chameau qui les poursuivent pour les voler, les Indiens Potawatomis qui les arrêtent sur leur territoire sacré, la cavalerie qui veut s’entrainer à tirer sur les dindes, un nuage de sauterelles qui les attaque…

Mais finalement, Simon et ses compagnons arrivent à vendre les dindes 6 dollars pièce. Ce garçon est assurément doué pour les affaires. Il ira loin !

Van In …

Montre que tu as compris l’histoire en complétant le schéma actanciel ci-dessous.

Karr, K. (2018). La longue marche des dindes Paris : L’École des loisirs.
Quête

IL ÉTAIT UNE TOUTE PETITE FOIS…

Résumer oralement un conte

Après avoir découvert une histoire, on a souvent envie de la partager avec d’autres. Pour ce faire, on résume généralement le texte lu ou entendu en informant son interlocuteur des éléments essentiels du récit. Il est alors important de pouvoir organiser et formuler ses idées clairement, sans quoi notre interlocuteur risque de ne rien y comprendre…

Dans cette séquence, tu vas apprendre à résumer oralement un conte que tu as entendu à destination des autres élèves de ta classe.

Visées transversales

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – adopter une s tratégie d’écoute – orienter ton écoute d’un conte – écouter un récit en vue de le résumer – déterminer les c aractéristiques d’un résumé oral – préparer ta prestation orale

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – se cons truire une culture littéraire

Apprendre à apprendre : – a nalyser ses propres démarches et procédures – autoréguler son travail – expliciter et adapter ses stratégies

ACTIVITÉ LIMINAIRE

ADOPTER UNE STRATÉGIE D’ÉCOUTE

Au cours de cette séquence, tu écouteras plusieurs contes.

1. Écouter, ce n’est pas lire.

a) Quelle(s) différence(s) y a-t-il entre ces deux activités ?

b) Avec laquelle te sens-tu le plus à l’aise ? E xplique.

2. Coc he la ou les difficultés que tu crains de rencontrer.

Tu es libre d’en ajouter.

Tu crains d’être distrait(e) par tes condisciples, par les bruits extérieurs…

Tu crains de ne pas comprendre le sens global du message que tu entends.

Tu crains de ne pas tout retenir.

Tu crains de ne pas connaitre le sens de certains mots.

Tu crains de ne pas savoir à quoi faire particulièrement attention.

3. Partage tes réponses avec la classe.

Lorsqu’on te propose une tâche d’écoute, tu dois adopter des stratégies qui favorisent ta concentration

1. Pour rester concentré, l’important est que tu trouves l’attitude qui te convient

Ainsi, pour ne pas se laisser distraire et pour centrer au maximum leur attention sur le message véhiculé : – cer tains ont besoin de fermer les yeux ; – d’autres préfèrent gribouiller sur un morceau de papier ; – d’autres jouent avec leur crayon ou leurs cheveux ; – d’autres restent assis bien droit sur leur chaise ;

d’autres encore se couchent sur le banc ; –

2. Lorsque tu effectues une tâche d’écoute, il est impossible que tu retiennes l’ensemble des informations entendues. Si tu essaies de le faire, ta mémoire risque de rapidement saturer !

3. Il es t important que tu puisses définir à l’avance quel objectif tu devras poursuivre au terme de ton écoute et dès lors à quelles informations tu vas devoir particulièrement prêter attention.

Ainsi, il est important, avant même d’effectuer une tâche d’écoute, de répondre aux trois questions suivantes  : – que va is-je écouter ? – pour en faire quoi ? – quel(s) outil(s) puis-je mobiliser pour y parvenir ?

Fiche outil « 1. Lire et écouter efficacement », p. 313

1 ORIENTER SON ÉCOUTE D’UN

CONTE

Dans cette séquence, tu vas écouter un conte pour ensuite le résumer.

Cela va impliquer de mettre en place certaines stratégies et de mobiliser des outils spécifiques.

1 Tu rappelles les caractéristiques d’un conte

Le conte est un genre que tu connais déjà.

1. Quelles sont les c aractéristiques d’un conte ?

Coc he la (ou les) réponse(s) que tu juges correcte(s).

C’est un récit de fiction (c’est-à-dire un récit qui raconte une histoire imaginaire).

Le lieu et l’époque où se déroulent les évènements sont peu précis.

Les personnages n’ont jamais de pouvoirs magiques.

C’est un récit qui enseigne une leçon, une morale.

2. Quelle es t l’intention dominante de l’auteur d’un conte ?

Sélec tionne la bonne réponse parmi les propositions ci-dessous.

Distraire les destinataires en leur racontant une histoire plaisante qu’il a inventée.

Informer les destinataires sur la vie difficile des hommes et des femmes d’autrefois.

Convaincre les destinataires de faire le bien en leur racontant une histoire plaisante qu’il a inventée et dans laquelle le bien est récompensé.

Enjoindre aux destinataires de ne pas faire le mal.

3. Voici quatre illustrations de Gustave Doré, échappées de contes traditionnels.

a) Si tu conna is ces contes, note leur titre sous l’illustration.

Tu seras capable d’expliquer oralement à quel moment du récit chaque illustration fait référence.

b) Si tu ne les conna is pas, fais appel aux connaissances de la classe.

c) Partage tes réponses.

2 Tu mobilises le schéma actanciel

Comme tu l’as vu dans la séquence 1 « T ’as compris l’histoire ? », tu peux utiliser deux sortes de schémas pour comprendre globalement un récit et en saisir l’essentiel : le schéma actanciel et le schéma narratif. Dans cette séquence, nous utiliserons le schéma actanciel pour faire part de l’essentiel du conte.

1. Dessine c i-dessous le schéma actanciel.

Quête

Quête

2. Si tu ne sa is plus précisément de quoi il s’agit ou pour vérifier ta réponse, consulte la fiche outil « L a structure narrative ».

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355

3. Lorsque tu écouteras un conte afin de le résumer, sur quoi devras-tu centrer ton attention ? Coc he les réponses que tu juges correctes.

Le lieu et l’époque où se déroulent les évènements

Les évènements racontés

Les raisons d’agir du héros

Ce qui est drôle

Les personnages et leur rôle

La vie de l’auteur du conte

La personnalité du héros

Ce qui est émouvant

4. Confronte tes réponses à celles de tes condisciples.

Dans cette séquence, tu auras à écouter en vue de dégager les élément s clés du récit pour pouvoir ensuite . Pour ce faire, le sera un outil très utile.

ACTIVITÉ 1 2

ÉCOUTER UN RÉCIT EN VUE DE LE RÉSUMER

Tu écoutes un conte et tu en élabores le schéma actanciel

Écoute le conte intitulé Bâton, tape ! sachant qu’ensuite tu travailleras à partir de tes souvenirs d’écoute pour en dégager le schéma actanciel.

1. Complète le sc héma actanciel proposé à la fin de ton livre-cahier sur la base de tes souvenirs.

Effectue ce parcours :

• soit pour t ’aider à répondre à la question ci-dessus ;

• soit pour vérifier ta proposition.

A. Qui sont les héros de cette histoire ?

B Quelle es t leur mission, leur quête ? Que veulent-ils obtenir ?

C Qui les a c hargés de cette mission ?

D Pour le bénéfice de qui veulent-ils remplir cette mission ?

E . De quelle(s) aide(s) bénéficient-ils ?

F Qu’est-ce qui s’oppose à eux ?

2. Quelles qua lités / quels défauts peux-tu attribuer aux personnages suivants ? Tu seras capable de justifier oralement tes choix.

– L a qualité commune aux trois frères :

– Le défaut de l’aubergiste :

– Le défaut des voleurs :

3. Complète ton sc héma actanciel en notant les qualités/défauts dont tu pourrais faire part dans le résumé.

4. Quelles sont les t rois grandes étapes de la quête ? Note -les sur le schéma.

5. Comment l’his toire se termine-t-elle pour le(s) héros et le(s) destinataire(s) ?

6. Partage tes réponses avec la classe pour arriver à un accord.

3 DÉTERMINER

LES CARACTÉRISTI q UES D’UN RÉSUMÉ ORAL

1 Tu donnes ton avis sur une prestation orale

Tu vas visionner la prestation de Tomi, qui présente le résumé de Bâton, tape !

Pour réaliser celle-ci, il disposait du schéma actanciel complété précédemment.

Dans un premier temps, tu vas centrer ton attention sur la qualité de sa prise de parole.

1. Prends connaissance des critères à respecter si l’on veut qu’une prise de parole soit réussie. Assure-toi de bien les comprendre.

1. La voix

● L a parole doit être audible , c’est-à-dire facile à entendre. Pour cela, il faut :

– adopter un volume sonore suffisant, ni trop bas (inaudible), ni trop haut (fatigant, agaçant) ;

– a rticuler correctement les sons que l’on prononce et parler distinctement (ne pas parler « entre ses dents »).

● Le débit , c’est-à-dire la vitesse à laquelle on s’exprime, ne doit être ni trop rapide ni trop lent. Il faut également éviter de placer de longues pauses à des endroits inadéquats.

2. La posture

● On é vite de bouger inutilement ou d’adopter une position inadéquate (affalé sur une table, les mains devant la bouche…).

● On ne mâc he pas de chewing-gum.

3. Le regard

● On ne regarde pas uniquement le support à notre disposition.

● On lè ve les yeux pour regarder son public afin qu’il se sente concerné.

2. Visionne la prestation de Tomi et évalue-la en entourant le signe adéquat dans la deuxième colonne du tableau ci-dessous.

Critère Appréciation

Voix – Volume – Ar ticulation – Débit

Posture

Regard

3. Confronte ton appréciation avec celle de tes condisciples.

2 Tu vérifies la fidélité et la complétude du résumé

Tu vas visionner une deuxième fois la prestation de Tomi. Il s’agit cette fois de vérifier si le résumé est fidèle (le contenu du résumé correspond-il à ce qui est raconté dans le récit ?) et complet (le résumé reprend-il tous les éléments essentiels du récit ?). Pour ce faire, tu t’aideras du schéma actanciel du conte que tu as réalisé lors de l’activité 2.

1. Pendant la prestation, coche les éléments du schéma actanciel au fur et à mesure qu’ils apparaissent dans le résumé.

2. Peux-tu dire que Tomi a proposé un résumé suffisamment complet ?

Oui pa rce que…

Non pa rce que…

3. Confronte ta réponse à celles de tes condisciples.

4. Il y a une erreur de fidélité dans le résumé que tu as entendu. Laquelle ?

3 Tu identifies l’intention d’un résumé

Quelle est l’intention de l’auteur du résumé d’un conte ? Pour répondre, réfléchis à ce qui suit.

a) Quels sont les destinataires potentiels d’un résumé d’un conte ? Coche la (les) réponse(s) que tu juges correcte(s).

{ Ceux qui conna issent bien le conte

{ Ceux qui ne le conna issent pas

{ Ceux qui ne s’en souviennent pas

b) Sur cet te base, quelle est l’intention de l’auteur d’un résumé ?

4 Tu observes l’organisation du résumé

Prends connaissance de la retranscription du résumé de Tomi en vue d’identifier le système de temps employé et la manière dont la progression des informations est assurée.

Bâton, tape ! raconte l’histoire d’une famille pauvre dans laquelle il y a trois frères : Pierre, Jean et Jacques. Chacun à leur tour, les trois frères vont partir chercher du travail pour gagner de l’argent et en faire bénéficier toute leur famille.

C’est d’abord Pierre qui part. Après quelques jours de marche, il rencontre sur son chemin une vieille dame à qui il donne son dernier crouton de pain. Cette vieille dame, qui est en réalité une fée, lui offre une nappe blanche. Cette nappe se couvre de nourriture dès qu’on le souhaite. Malheureusement, l’aubergiste cupide et malhonnête chez qui Pierre passe la nuit échange sa nappe magique contre une nappe ordinaire. Pierre rentre donc chez lui avec une simple nappe sans pouvoir.

C’est ensuite au tour de Jacques de se mettre en route. Il souhaite également retrouver la nappe magique. Il rencontre lui aussi la dame-fée. Lui, il l’aide à traverser une rivière. Pour le récompenser, elle lui offre une poule qui pond des œufs en or. Malheureusement, il dort dans la même auberge que son frère et l’aubergiste lui vole sa poule. Jacques rentre donc chez lui les mains vides.

C’est enfin au tour de Jean de se mettre en route. Il rencontre la dame-fée lui aussi. Il l’aide à traverser un bois. En échange, il reçoit un bâton qui frappera à la demande. Armé de son bâton magique, il récupère la nappe et la poule chez l’aubergiste malhonnête. Toujours armé de son bâton, il échappe à trois voleurs cruels sur le chemin du retour et rentre chez lui.

Ainsi, grâce à la serviabilité des trois frères récompensée par la dame-fée, la famille pourra désormais vivre heureuse, sans manquer de rien.

1. Par quoi Tomi a-t-il commencé sa prestation ?

2. Propose d’autres manières de commencer.

3. Par quoi l’a-t-il terminée ?

4. Quel es t le temps de conjugaison utilisé ?

5. Entoure les organisateurs textuels qui permettent à l’histoire de progresser.

Fiche outil « Les organisateurs textuels », p. 329

6. En voici d’autres que tu aurais pu utiliser. Classe-les dans le tableau ci - dessous .

premièrement – finalement – tout d’abord – pour commencer –en premier lieu – en dernier lieu – pour finir – pour conclure –puis – après – deuxièmement – en deuxième lieu

Début Suite Fin

7. Ensemble , complétez la procédure ci-dessous.

Le résumé d’un conte le des tinataire du contenu de ce conte, appelé le texte source. Il est (beaucoup) plus court que ce texte source.

1. Pour résumer un conte, il faut donc :

a) sélectionner les informations importantes et ne retenir que ; cet te sélection peut se faire en partant du schéma ;

b) veiller à informer correctement le destinataire en étant au tex te source. Cela signifie qu’on ne déforme pas les informations du texte source.

2. On ora lise le schéma actanciel en utilisant :

a) le système de temps du ; b) des qui font progresser l’action

Fiche outil « 2. Réaliser une production écrite ou orale », p. 321

ACTIVITÉ 1

4

PRÉPARER

SA PRESTATION ORALE

Tu oralises à partir d’un schéma actanciel

Pour réaliser ta prestation finale, tu pourras disposer du schéma actanciel. C’est pourquoi, dans cette activité, tu vas t’entrainer à l’utiliser avec un(e) condisciple pour résumer oralement un début de conte.

1. Met tez-vous en binôme.

2. Lisez c hacun mentalement le début du conte qui vous a été attribué.

3. Complétez un sc héma actanciel comme aide-mémoire.

4. Ent rainez-vous à résumer oralement le début de votre conte.

5. Résumez oralement le début de votre conte pour votre partenaire.

Effectuez chacun ce parcours :

• soit pour vous aider à préparer votre prestation ;

• soit pour en vérifier la complétude.

Toutes les questions n’ont pas nécessairement de réponse explicite.

A. Qui es t (sont) le (les) héros de cette histoire ?

B . Quelle sera sa (leur) mission ?

C Qui la lui (leur) a confiée ?

D. Au bénéf ice de qui ?

E Qu’est-ce qui s’oppose à lui (eux) ?

F Qu’est-ce qui l’(les) aide ?

6. Éva luez chacun la prestation de votre partenaire en utilisant la grille ci - dessous .

Critère

Audibilité

Pertinence (respect des caractéristiques du genre et des consignes)

Indicateur

• Volume de la voix

• Ar ticulation

• Débit

• Sélec tion des informations : – le nom du conte es t donné – le héros est identifié – la quête es t donnée – les aut res éléments essentiels du schéma actanciel sont mentionnés

• Utilisation du présent

Évaluation

Intelligibilité

• Syntaxe correcte

7. Formulez chacun un feedback à votre condisciple : a) en donna nt deux points positifs de sa prestation ; b) en formulant, si nécessaire, deux conseils bienveillants pour lui permettre d’améliorer sa future prestation.

TU AMÉLIORES TA DICTION

Voici des virelangues, des (morceaux de) phrases amusantes difficiles à prononcer.

1. E xerce-toi à les lire à haute voix :

a) en a rticulant exagérément ;

b) en commenç ant par les dire lentement ;

c) en termina nt par les dire à une vitesse normale et sans forcer l’articulation.

1) Éc artons ton carton car ton carton nous gêne.

2) A s-tu vu le tutu en tulle de Lili d’Honolulu ?

3) Douze douches douces.

4) Ba bette a fait bombance à bord du bateau de bob.

5) Un dragon gradé dégrade un gradé dragon.

6) Ces cerises sont si sures qu’on ne sait pas si c’en sont.

7) Un pâtissier, qui pâtissait chez un tapissier qui tapissait, dit un jour au tapissier qui tapissait : « Vaut-il mieux pâtisser chez un tapissier qui tapisse ou tapisser chez un pâtissier qui pâtisse ? »

2. Lis à haute voix avec un crayon dans la bouche le texte suivant. C’est l’histoire de l’évadé du Nevada qui s’évada dans la vallée, dans la vallée du Nevada qu’il dévala pour s’évader sur un vilain vélo volé qu’il a volé dans la villa. Et l’évadé du Nevada fut délavé dans la vallée par toute l’eau qui tombait là et l’on vit l’évadé vanné s’avouer que la vie d’évadé ne valait pas la vie d’avant car à vélo quand il y a du vent on est vidé, c’est évident !

TÂCHE FINALE

Tu vas à présent écouter un conte et le résumer oralement en te filmant.

1. Écoute le conte proposé par ton (ta) professeur(e).

2. Prépare ton schéma actanciel en vue de l’utiliser comme aide-mémoire.

3. Aide -toi de ce que tu as appris au cours de cette séquence.

4. F ilme ta prestation.

5. Visionne ta prestation et évalue-toi en répondant aux questions suivantes.

Questions Évaluation

– Ta prestation est-elle audible (volume, articulation, débit) ?

– Regardes-tu ton interlocuteur de temps en temps ?

– A s-tu donné le nom du conte présenté ?

– A s-tu sélectionné suffisamment d’informations en t’aidant du schéma actanciel ?

– A s-tu terminé ta prestation par le résultat de la quête ?

Oui – Non

Oui – Non

Oui – Non

Oui – Non

Oui – Non

6. En f onction de ton autoévaluation, envisage les améliorations possibles et recommence si nécessaire.

7. Communique t a vidéo à ton (ta) professeur(e) selon les consignes qu’il (elle) te donnera.

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

PETITES PHRASES, GRANDS EFFETS

Rédiger et présenter une consigne à l’écrit

À l’école, les consignes sont partout. Ton rôle en tant qu’élève ?

Les suivre et les appliquer… la plupart du temps.

Dans cette séquence, les rôles vont changer. Tu vas apprendre à reconnaitre ce qui fait la qualité d’une bonne consigne pour en créer ensuite toi-même. L’objectif ? Formuler sous la forme de consignes précises et structurées la marche à suivre pour effectuer avec succès une production dans le cadre du cours de français.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – compa rer deux productions – obser ver et comprendre des consignes scolaires – explic iter une tâche sous la forme de consignes

Visées transversales

Apprendre à apprendre – dé velopper l’apprentissage explicite du vocabulaire – acquérir une consc ience des apprentissages

ACTIVITÉ 1

COMPARER DEUX PRODUCTIONS

Un professeur a demandé à chaque élève de sa classe de mettre par écrit une recette pour préparer des crêpes, avec une même liste d’ingrédients. Tu vas observer deux productions d’élèves pour cette même tâche afin de déterminer celle qui est la plus efficace.

1. Lis at tentivement les deux recettes retranscrites ci-dessous afin de répondre aux questions qui leur font suite.

Recette rédigée par Ibrahim

Recette de crêpes

Ingrédients (pour 4 personnes) :

• 250 g de farine

• 3 œufs

• ½ litre de lait

• 1 cuillère à soupe d’huile

• 1 pincée de sel

Préparation :

1) Verse les 250 g de farine dans un grand saladier.

2) Ca sse les 3 œufs, ajoute les blancs et les jaunes à la farine et commence à mélanger avec un fouet. Si tu le souhaites, tu peux utiliser un fouet électrique.

3) Verse le lait petit à petit tout en continuant à mélanger pour éviter les grumeaux.

4) Ajoute l’huile et le sel , puis mélange vigoureusement jusqu’à ce que tu obtiennes une pâte lisse.

5) L aisse reposer la pâte pendant 30 minutes. Pour éviter que de la poussière ou des insectes ne tombent dans la pâte, tu peux couvrir le saladier d’un essuie de vaisselle.

6) Fais chauffer une poêle légèrement huilée.

7) Verse une petite louche de pâte afin de couvrir uniformément le fond de la poêle d’une fine couche de pâte.

8) Fais cuire chaque crêpe environ 1 minute de chaque côté, afin que la pâte soit bien cuite et légèrement colorée.

Recette rédigée par Léo

Recette de crêpes

Ingrédients (pour 4 personnes) :

• 250 g de farine

• 3 œufs

• ½ litre de lait

• 1 cuillère à soupe d’huile

• 1 pincée de sel

Prends la farine et casse les œufs. Mélange jusqu’à ce que cela semble bien. Il faut aussi mettre du lait, mais pas trop vite. Ajoute de l’huile et du sel et laisse reposer la pâte. Quand tu penses que la pâte est prête, fais-la cuire tout de suite dans une poêle. Laisse cuire jusqu’à ce que la crêpe soit marron. Retourne-la. Fais la même chose avec le reste.

2. Le professeur a donné la recette d’Ibrahim à un groupe d’élèves et la recette de Léo à un autre. Voici le résultat obtenu par chacun des deux groupes.

a) Selon toi , quelle est la photo qui correspond au groupe qui a suivi la recette de Léo ?

b) Pourquoi ? Coc he la ou les réponses correctes.

Tu seras capable de justifier oralement ton ou tes choix.

{ Les consignes de la recette de Léo étaient beaucoup trop détaillées.

{ Les consignes données par Léo étaient imprécises/approximatives.

{ Le groupe qui a suivi la recette de Léo n’avait probablement jamais fait de crêpes.

{ Léo a oublié de mentionner certaines informations nécessaires pour le bon déroulement de la préparation.

3. L a recette fait partie des textes qui ont pour intention d’enjoindre. Rappelle ce que cela signifie. Pour ce faire, coche la bonne réponse.

Réunir les gens ensemble afin qu’ils fassent la fête

Donner des ordres à quelqu’un pour qu’il réalise une tâche ou adopte un comportement

Raconter de belles histoires pour faire rêver

4. Cite d’autres types de textes qui poursuivent la même intention.

5. Da ns sa recette, Ibrahim formule deux conseils.

a) Surligne -les.

b) Ces conseils te semblent-ils utiles ? E xplique.

c) Quel verbe se retrouve dans ces deux conseils ?

6. Cite t rois qualités de la consigne d’Ibrahim.

7. Partage tes réponses avec tes condisciples.

Les textes dont l’intention principale est d’ décrivent le comportement attendu de la part du récepteur du message.

Dans ce type de textes :

–  les ac tions à réaliser sont décrites avec : le récepteur doit comprendre facilement ce qu’il doit faire, même s’il n’a jamais réalisé cette tâche ;

–  les différentes consignes sont organisées dans l’ordre  ;

–  les consignes sont dis tinctes les unes des autres et structurées à l’aide de ou de .

2 O b SERv ER ET COMPRENDRE DES CONSIGNES SCOLAIRES

1 Tu définis la notion de consigne

Le mot « consigne » es t un terme polysémique, c’est-à-dire qu’il possède plusieurs significations possibles.

Surligne, dans l’extrait du dictionnaire ci-dessous, la définition de la consigne telle qu’elle est envisagée dans cette séquence.

Consigne , nom féminin

1. Ser vice chargé de la garde des bagages ; lieu où les bagages sont déposés. Consigne automatique

2. Ins truction stricte donnée à quelqu’un, qui est chargé de l’exécuter. Donner, transmettre la consigne .

3. Somme remboursable versée à la personne qui consigne un emballage.

2 Tu relèves les verbes employés dans la séquence 2

Les consignes scolaires commencent souvent par un verbe d’action : relève, décris, compare… Tu vas observer ces verbes de plus près pour découvrir leur diversité et clarifier leur signification.

Observe la page 52, dans la séquence 2 « Il ét ait une toute petite fois… ».

a) Cet te page compte six demandes adressées à l’élève. Seules trois lui sont adressées sous la forme de consignes. Lesquelles ?

b) Relève, dans ces consignes, les verbes utilisés pour désigner l’action à réaliser.

c) À quel mode et à quel temps sont-ils conjugués ?

d) Partage tes réponses avec tes condisciples.

3 Tu définis le vocabulaire des consignes

Parmi les verbes d’action, certains ont un sens évident pour chacun, quel que soit le contexte : ils désignent une action simple et concrète à réaliser, comme « découper ». Par contre, d’autres ont des définitions qui peuvent varier selon les situations et/ou la discipline scolaire concernée. Tu vas apprendre à les identifier et à préciser leur signification dans le cadre du cours de français.

1. Les consignes ci-dessous sont toutes issues de Connexion français 1 . Complète le tableau en indiquant par une croix si le verbe employé dans la consigne désigne une action concrète simple ou une action demandant une réponse plus élaborée.

Consigne

Coche les affirmations correctes.

Avec laquelle te sens-tu le plus à l’aise ? Explique .

Justifie l’emploi du temps pour les verbes encadrés…

Entoure les deux arguments qui sont les plus importants pour toi…

Souligne chacun des arguments utilisés.

Formule la thèse défendue par ces messages.

Action concrète simple

Action avec réponse plus élaborée

2. Cite t rois autres verbes de consignes qui indiquent une action concrète simple.

3. Da ns le tableau de la page suivante, tu trouveras la définition de verbes de consignes utilisés dans la séquence 2 « Il était une toute petite fois… ».

a) Complète la deuxième colonne du tableau en sélectionnant le verbe adéquat dans la liste ci-dessous.

Communiquer Préparer Classer Justifier Compléter

Confronter Évaluer Sélectionner

b) Retrouve, dans la séquence 2, une consigne qui mobilise chacun de ces verbes. Indique, dans la dernière colonne, la page où cette consigne se trouve.

Définition

Travailler à quelque chose pour être prêt(e) le moment venu.

Apprécier la qualité d’une production en faisant apparaitre ses qualités et les aspects à améliorer.

Donner une ou plusieurs preuves pour appuyer une réponse.

Ajouter les élément s manquants pour que l’ensemble soit entier.

Compa rer en vue de vérifier l’exactitude.

Transmettre une information, une idée, un message ou un travail à quelqu’un.

R anger ou regrouper des éléments selon un ou plusieurs critères précis.

Choisir, dans un ensemble, le ou les éléments qui répondent le mieux à un critère donné.

VerbePage

4. D’autres verbes sont fréquemment utilisés dans le cadre du cours de français. Pour chacun d’eux, coche la définition qui convient.

a) Compa rer, c’est…

{ donner des exemples ;

{ préciser le sens d’un mot ;

{ met tre en parallèle plusieurs éléments pour faire apparaitre leurs ressemblances et leurs différences.

b) Citer, c’est…

{ nommer sa ns commenter ni apporter de précisions ;

{ donner une explic ation ;

{ regrouper des informations.

c) Illus trer, c’est…

{ donner un exemple concret pour rendre une idée plus claire ;

{ dessiner une image en lien avec un élément évoqué ;

{ recopier la consigne avec une belle écriture.

4 Tu observes les variations d’usage des modes et des temps

Dans l’encadré de la page 49, dans la même séquence, de nombreuses consignes sont données pour amener les élèves à réussir leur prestation orale.

a) Da ns le point 1, les auteurs ont utilisé deux verbes différents afin de montrer qu’il s’agit d’une obligation. Quels sont-ils ?

b) Da ns ce cas, à quel mode sont exprimés les verbes qui désignent l’action à réaliser ?

c) Da ns les points 2 et 3, à quel mode et à quel temps les verbes de consignes sont-ils directement exprimés ?

d) Reformule le point 3 en utilisant :

– l’ impératif présent à la 2 e pers. sg. ;

– l’ indicatif futur simple à la 2 e pers. sg. ;

– un verbe d’obligation suivi d’un infinitif ;

– l’infinitif présent.

Ent rainement s « 1. Lʼimpératif présent », p. 75

Pour exprimer des consignes, on peut utiliser différents modes et temps.

Généralement, les consignes sont formulées à l’

Rangez vos affaires !

D’autres formulations permettent également d’exprimer une consigne :

– en utilisa nt l’indicatif ou l’indicatif ;

On éteint la lumière en sortant du local.

Tu rédigeras un récit correspondant au schéma narratif qui t’est donné.

– en utilisant l’ . Compléter le tableau avec les informations demandées.

Il est aussi possible de formuler un ordre en utilisant un verbe d’ suivi du verbe d’action exprimé à l’

Il faut justifier ta réponse à l’aide de deux exemples.

Tu dois compléter chaque phrase à l’aide d’un mot de la liste.

Tu es obligé(e) de respecter l’ordre des consignes.

5 Tu observes les compléments utilisés dans la consigne

Parfois, la consigne ne se limite pas à exprimer l’action à réaliser. Tu vas maintenant observer les compléments qui permettent d’apporter des précisions à certaines consignes.

1. Da ns l’encadré de la page 43, dans la séquence 2, cette consigne t’était donnée.

« Lorsqu’on te propose une tâche d’écoute, tu dois adopter des stratégies qui favorisent ta concentration. »

a) Qua nd cette consigne doit-elle être appliquée ? Surligne la réponse.

Fiche outil « L a conjugaison aux temps les plus fréquents », p. 332

b) Par quel type de complément cette précision est-elle donnée dans la consigne ? Donnes- en la fonction.

c) Ce complément es t-il un « groupe nominal prépositionnel » ou une « proposition subordonnée » ? Jus tifie ta réponse.

d) Reformule ce complément en utilisant l’autre classe grammaticale.

e) Confronte tes réponses à celles de tes condisciples.

2. Da ns la recette rédigée par Ibrahim, on trouve le même type de complément.

Ajoute l’huile et le sel, puis mélange vigoureusement jusqu’à ce que tu obtiennes une pâte lisse.

Fais cuire chaque crêpe environ 1 minute de chaque côté, afin que la pâte soit bien cuite et légèrement colorée.

a) Souligne -les dans chacune des deux phrases ci-dessus.

b) Surligne le verbe conjugué utilisé dans chacun des deux compléments identifiés.

c) À quel mode et à quel temps sont-ils conjugués ?

d) Pourquoi ce mode est-il employé ici ? Coc he la réponse correcte.

{ L a situation évoquée est un résultat espéré mais incertain.

{ Le verbe est placé après un connecteur.

{ Cela rend la phrase plus polie.

e) Les précisions apportées par ces compléments te semblent-elles nécessaires ?

Justifie ta réponse.

f) Transforme le complément de la première phrase en un groupe infinitif prépositionnel.

Dans certains cas, un complément vient préciser le contexte dans lequel l’ordre doit être exécuté. Ce complément peut être exprimé par :

– un groupe nominal ; À la suite de cet exercice, …

– un groupe prépositionnel ; Après avoir terminé cet exercice, …

– une proposition . Quand tu auras terminé cet exercice, …

Fiche outil « Le complément circonstanciel », p. 336

Ent rainement s « 2. Le complément circonstanciel », p. 76

3 EXPLICITER UNE TÂCHE SOUS LA

FORME DE CONSIGNES

En tant qu’élève, tu peux être amené(e) à formuler toi-même des consignes, notamment lorsque tu collabores avec d’autres ou lorsque tu souhaites expliquer à un(e) absent(e) comment s’y prendre pour réaliser une tâche précise.

1 Tu observes une procédure

Ludivine a été absente durant deux semaines, et malgré le fait qu’elle dispose des notes complétées, elle n’a pas compris ce qu’elle devra faire pour réussir la tâche finale de la séquence 2. Elena lui a déjà expliqué comment s’y prendre pour gérer son écoute.

1. Lis son message .

De : elena@cnx.com

À : ludivine@cnx.com

Objet : Fiche – Résumer un conte

Salut Ludivine,

Je t’ai mis en pièce jointe la fiche que j’ai commencé à construire. J’ai déjà décrit la première étape : ce qu’il y a à faire quand on doit écouter un conte en vue de le résumer. Ça devrait t’aider.

A+ Elena

– Respecte ce qui est dit dans le récit (ne rien inventer ou modifier dans l’histoire). COPYRIGHTVANIN

Doc_Résumer_oralement_un_conte_entendu.docx 145 KB

2. Prends connaissance de la pièce jointe.

1. Gère bien ton écoute  :

• Reste concentrée .

• N’essaie pas de tout retenir par cœur, c’est impossible.

• Complète un schéma actanciel dont tu as tracé la structure auparavant.

Tu peux le faire au crayon, sans perdre trop de temps à veiller au soin.

Tu auras le temps de le remettre au propre plus tard, si besoin.

Attention ! Ton résumé devra être complet  et fidèle , donc ton schéma doit l’être aussi.

– Complète toutes les cases du schéma.

3. Pour réaliser la première étape de sa fiche, Elena a accompli plusieurs actions. Les voici dans le désordre. Numérote-les pour en rétablir l’ordre.

– Elle a formulé les actions à réaliser sous la forme de consignes.

– Elle a lis té les infos à retenir sous la forme de mots-clés.

– Elle a relu la séquence en surlignant les actions importantes à réaliser pour réussir la tâche.

– Elle a s tructuré et organisé sa production en utilisant des numéros, des puces, des soulignements, du gras et de l’italique…

4. Pourquoi Elena a-t-elle mis certains mots en gras ?

5. Pourquoi a-t-elle mis un passage en italique ?

6. Quels mode et temps a-t-elle principalement utilisés ?

7. Partage tes réponses avec tes condisciples.

2 Tu explicites la suite de la procédure sous la forme de consignes

1. Poursuis ci-après le travail commencé par Elena pour permettre à Ludivine de réaliser la tâche attendue. Pour rappel, celle-ci consiste à résumer oralement un conte entendu et à envoyer à son professeur l’enregistrement de sa prestation. La structure à suivre pour poursuivre la fiche t’est donnée.

2. Prépare ta prestation orale

Pour créer ton support :

Pour formuler le contenu :

Pour réaliser une prestation orale de qualité :

Attention !

3. Enregistre-toi

2. Confronte ta proposition avec celles de tes condisciples en vue de constituer une fiche commune.

TÂCHE FINALE

On te propose de remobiliser les apprentissages abordés dans le cadre de cette séquence avant de réaliser la tâche finale de la séquence 5 « Inspire-toi… ».

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

Séquence 3 P ETITES PHRASES , GRANDS EFFETS

1. L’impératif présent

1. Complète le t ableau ci-dessous en conjuguant les verbes proposés à l’impératif présent. Certains sont irréguliers.

ENTRAINEMENTS

Impératif présent être avoirsavoirallerdire faire

2 e pers. du singulier

2 e pers. du pluriel

2. Complète les pointillés pour reconstituer le mode d’emploi permettant de construire le jeu Super Mario « B low Up! Shaky Tower ». Pour ce faire, conjugue les verbes entre parenthèses à l’impératif présent en utilisant la 2 e personne du singulier et la 2 e personne du pluriel. Un exemple t’est donné.

Avant de commencer, (lire) lis / lisez les instructions attentivement.

1. (Fixer) / avec soin la tour sur le socle. (Maintenir) / bien la partie qui dépasse de la tour dans le socle comme indiqué sur le schéma.

2. (Installer) / l e sommet de la tour en prenant soin de faire correspondre les deux △

3. (Insérer) / les 8 plateformes dans les trous prévus sur les côtés de la tour.

4. (Accrocher) / le suppor t de la balle au sommet de la tour. Attention, (mettre) / -le da ns le bon sens !

5. Tu es / Vous êtes maintenant prêt(e)(s) à jouer !

D’après Epoch Games (2020). Super Mario TM Blow Up! Shaky Tower  [jeu de société]. En ligne : https://supermario.epochtoys.com/fr-be/shaky-tower/, consulté le 28/11/2025.

3. Conjugue les verbes entre parenthèses à l’impératif présent. Utilise la 2 e personne du singulier puis du pluriel pour finaliser les règles du jeu Uno « Super Mario ».

1. (Choisir) / l e bon nombre de joueurs. Pour une partie de Uno « Super Ma rio »,  le nombre idéal de joueurs est entre 3 et 5. (Assurer) -toi / -vous que chaque joueur a suffisamment d’espace pour jouer confortablement.

2. (Dis tribuer) / les cartes. (Fournir) / 7 cartes à chaque joueur. Le reste des cartes forme la pioche, et la première carte de cette pioche est retournée. (Vérifier) / que c haque joueur a bien 7 cartes avant de commencer.

3. (Utiliser) / à bon esc ient les cartes spéciales. (Garder) / la c arte Super Étoile pour être protégé(s) contre des attaques majeures ou pour finir une manche.

(Surprendre) / les aut res joueurs avec la carte vierge et effaçable mais (être) / subtil(s) en l’utilisant judicieusement.

Ne (faire) / ja mais confiance aux autres joueurs !

D’après Pixel404 (2024, 15 mai). Comment Jouer à Uno Mario : Guide Ultime pour les Débutants . En ligne : https://www.pixel404.fr/post/ comment-jouer-à-uno-mario-guide-ultime-pour-les-débutants.

2. Le complément circonstanciel

1. Transforme les éléments soulignés dans les phrases qui suivent.

a) Lorsqu’il s’agit d’un groupe nominal (GN), reformule-le sous la forme d’une proposition subordonnée.

b) À l’ inverse, s’il s’agit d’une proposition subordonnée, fais-en un GN.

c) Tu dois utiliser le connecteur qui t’est imposé.

Un exemple t’est donné.

Après l’ouverture de la boite, Antoine a sauté de joie.

Quand il a eu ouvert la boite, Antoine a sauté de joie.

• Au moment de l’explosion de la brique jaune, vous recevrez une étoile.

Quand

• Qua nd vous aurez détruit les barreaux de la cage, un Chomp se libérera.

Après

• Après l’ouverture des quatre coffres, vous les viderez entièrement.

Lorsque

• Vous pourrez continuer votre route lorsque le Whomp aura été éliminé

Après

• Vous serez récompensé(e)s une fois la première étoile récupérée

Lorsque

2. Complète le t ableau suivant à l’aide du nom ou du verbe correspondant.

Un exemple t’est donné.

Si nécessa ire, consulte un dictionnaire afin de vérifier ta réponse.

Verbe Nom ouvrir ouverture accuser rénover décoller at terrissage réparer accept ation nettoyer soutenir cueillet te participer pa rtir compréhension entretenir punir a nnonce

discuter

3. Transforme le complément circonstanciel souligné dans chacune des phrases qui suivent. Selon la consigne donnée, reformule-le sous la forme d’un groupe nominal prépositionnel (GNP), d’un groupe infinitif prépositionnel (GIP) ou d’une proposition subordonnée (P2).

• Qua nd l’avion aura décollé, les passagers pourront se détendre.

GNP :

• Lors de l’arrivée du train en gare, les navetteurs doivent s’éloigner du bord des quais.

P2 :

• Après la traversée du pont, tournez à gauche.

GIP :

• Lorsque le soleil se lèvera, nous partirons en randonnée.

GNP :

• Après la cueillette d’environ 1 kilo de mures, vous pourrez commencer la préparation de la confiture.

GIP :

• Elle a poursuivi ses efforts jusqu’à ce qu’elle soit épuisée .

GNP :

• Une fois la maison rénovée, ils pourront rapidement emménager.

GNP :

• Au moment de l’annonce des résultats, tout le monde doit se lever.

P2 :

• Elle a a mélioré son record parce que ses amis l’ont soutenue

GNP :

• Après avoir réparé la toiture, les ouvriers devront démonter les échafaudages.

GNP :

Poursuis tes entrainement sur iDiddit, avec des exercices supplémentaires.

ENTRE LES LIGNES

Lire, comprendre et interpréter un récit

Les auteurs de récits mobilisent souvent une série de procédés pour surprendre, amuser ou émouvoir le lecteur, ménager le suspense ou encore rendre leurs histoires plus captivantes. Pour créer ces effets, les auteurs bouleversent l’ordre chronologique, passent sous silence certains évènements, nous amènent volontairement sur de fausses pistes… Apprendre à décoder activement toutes ces informations t’aidera à ne pas perdre le fil !

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – réaliser des inférences pour dégager le sens global d’un récit – lire une planche de BD et combler les ellipses de l’histoire – lire une nouvelle par dévoilement progressif

Visées transversales

Apprendre à apprendre : – réfléchir à sa pratique de lecteur – s’autoréguler

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – se cons truire une culture littéraire

Développer une pensée critique et complexe : – identifier les procédés utilisés pour produire un effet sur soi et sur autrui

ACTIVITÉ 1

RÉALISER DES INFÉRENCES POUR DÉGAGER LE SENS GLOBAL D’UN RÉCIT

1 Tu lis un récit de Bernard Friot

Prends connaissance du récit ci-dessous en essayant de te représenter le narrateur et le lieu où il se trouve.

Planète Mars, neuf heures du soir.

Cher papa, chère maman,

Eh oui, me voici sur la planète Mars. J’espère que vous vous êtes bien inquiétés depuis ce matin et que vous m’avez cherché partout. D’ailleurs, je vous ai observés grâce à mes satellites espions et j’ai bien vu que vous faisiez une drôle de tête cet après-midi. Même que papa a dit : « Ce n’est pas possible, il a dû lui arriver quelque chose ! » (Comme vous le voyez, mes micros longue distance sont ultrapuissants.) Eh bien, j’ai un peu honte de le dire, mais je le dis quand même, parce que c’est la vérité : je suis rudement content que vous vous fassiez du souci. C’est de votre faute, après tout. Si vous ne m’aviez pas interdit d’aller au cinéma avec François, je ne serais pas parti. J’en ai marre d’être traité comme un gamin ! D’accord, je n’aurais pas dû vous traiter de vieux sadiques… Mais maman m’a bien traité de gros mollasson, alors on est quittes.

Ne me demandez pas comment je suis arrivé ici, c’est un secret et j’ai juré de ne pas le dire. En tout cas, je me plais bien sur Mars. Les gens ne sont peut-être pas très agréables à regarder, mais ils sont super-sympas. Au moins personne ne fait de réflexions quand vous avez le malheur d’avoir un 9 en géographie. Vous voyez à qui je fais allusion…

Il y a quand même des choses un peu bizarres. Je ne parle pas des espèces de scarabées que les Martiens grignotent à l’apéritif. Sur Terre aussi, il y a des trucs impossibles à manger. Les choux de Bruxelles, par exemple. Non, le plus tordu, c’est la façon dont on fait les bébés. Il suffit qu’un garçon et une fille se regardent dans les yeux, et hop ! ils de viennent papa-maman. J’ai déjà une demi-douzaine d’enfants. Je crois que je vais mettre des lunettes de soleil. C’est plus prudent.

J’ai encore des tas de choses à vous raconter, mais je préfère m’arrêter là. Portez-vous bien et à bientôt, j’espère.

Félicien

Friot, B. (1992). Un Martien. Dans Nouvelles histoires pressées . Toulouse : Éditions Milan, p. 57.

1. Berna rd Friot est-il le narrateur de ce récit ? Jus tifie ta réponse.

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355

2. Note da ns le schéma ci-dessous, sous la forme de mots-clés, tout ce que tu penses savoir du narrateur.

Situation familiale Caractère

Narrateur

Identité

3. Surligne da ns le texte les indices sur lesquels tu te bases pour répondre.

4. Selon toi , où se trouve le narrateur au moment où il rédige cette lettre ?

a) Entoure ton degré de certitude par rapport à ta réponse : + (certain(e)) ± (moyennement certain(e)) ? (pas certain(e) du tout)

b) Souligne da ns le texte les passages sur lesquels tu as fondé ta réponse.

5. Confronte tes réponses et tes hypothèses avec celles de tes condisciples.

2 Tu prends connaissance de la fin de l’histoire

Le récit que tu viens de lire n’était pas complet. Ton (Ta) professeur(e) va t’en proposer les dernières lignes.

1. L a fin de cette lettre devrait te permettre de dire avec certitude où se trouve Félicien.

a) Quel es t cet endroit ?

b) T ’y attendais-tu ?

2. Si nécessa ire, complète la caractérisation de Félicien commencée plus haut.

3 Tu fais part de ta compréhension globale

1. Ma intenant que tu disposes de toutes les informations utiles, vérifie ta compréhension globale du récit en répondant aux questions suivantes.

a) Qui es t le personnage principal ?

b) Que c herche-t-il à obtenir en écrivant cette lettre ?

c) Qu’est-ce qui pourrait l’empêcher d’obtenir ce qu’il souhaite ?

d) Qu’est-ce qui pourrait l’aider à l’obtenir ?

2. Cet te histoire ne suit pas l’ordre chronologique.

a) À toi de le rétablir en complétant la ligne du temps ci-après. Pour ce faire, replaces-y les numéros des informations suivantes dans le bon ordre.

Félicien écrit sa lettre. (1)

Félicien se dispute avec ses parents. (2)

Les parents de Félicien lui interdisent d’aller au cinéma. (3)

Son père s’inquiète de la disparition de Félicien. (4) Félicien se réfugie dans le grenier. (5)

b) Selon toi , pourquoi l’auteur a-t-il choisi de raconter l’histoire de cette façon ?

Coche la (les) proposition(s) que tu estimes correcte(s). Tu seras capable de la (les) justifier oralement.

{ Pour mieux surprendre le lecteur

{ Pour perturber le lecteur

{ Pour maintenir le suspense

3. Selon toi , que va-t-il se passer quand les parents de Félicien auront reçu cette lettre ?

4. Confronte ta réponse avec celle de tes condisciples.

5. Quelle a été t a réaction à cette lecture ?

Dans une nouvelle à chute , l’auteur essaie volontairement d’induire son lecteur en erreur pour le surprendre par une fin inattendue. Pour cela, l’auteur dissimule dans son texte des indices qui envoient le lecteur sur de mauvaises pistes ou qui peuvent être interprétés de plusieurs façons.

L’auteur peut aussi recourir au bouleversement de l’ordre chronologique pour maintenir le suspense ou retarder le dénouement de l’histoire.

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355

LIRE UNE PLANCHE DE BD ET COMBLER LES ELLIPSES DE L’HISTOIRE

1 Tu fais appel à tes connaissances sur la bande dessinée

La Belgique est reconnue mondialement dans le domaine du 9 e art : la bande dessinée. En effet, plusieurs héros de BD bien connus sont nés de l’imaginaire d’auteurs belges, contemporains ou non.

Reconnais-tu les héros de BD représentés ci-dessous ?

a) Si oui , nomme-les.

b) Si non, fais appel aux connaissances de la classe.

2 Tu comprends le sens global d’une planche de bande dessinée

Voici une planche de BD mettant en scène Gaston Lagaffe, un célèbre personnage imaginé par l’auteur belge André Franquin. Prends connaissance de ce récit en t’intéressant au contexte et aux personnages de l’histoire.

Note : Roba est un auteur de bande dessinée, célèbre pour la série Boule et Bill

Franquin . (2018). Le Géant de la gaffe . Marcinelle : Dupuis.

1. Où se déroule cette histoire ?

2. Qui es t le chef de Gaston ?

3. Que peux-tu dire de Gaston ?

4. Da ns la deuxième vignette, Gaston fait face à un problème. Lequel ?

5. Considère la dernière vignette. Gaston affirme : « Vous êtes ici pour toujours. » Qu ’est-ce qui lui permet de dire cela ?

6. Cet te planche est un gag, c’est-à-dire qu’elle est destinée à faire rire ou sourire. Qu’as-tu trouvé d’amusant sur cette planche ?

7. Voici une série de proverbes.

a) A ssure-toi que tu les comprends bien.

b) Coc he le proverbe que ce gag pourrait illustrer.

{ On at trape plus vite un menteur qu’un voleur.

{ Tel est pris qui croyait prendre.

{ Qui vole un œuf vole un bœuf.

{ L a nuit, tous les chats sont gris.

c) Tu seras capable de justifier oralement ton choix.

8. Partage tes réponses avec tes condisciples.

3 Tu découvres la notion d’ellipse narrative

Lorsque tu prends part à un évènement (fête, sortie entre amis…) et que tu en fais le récit à une personne qui n’était pas avec toi, tu ne racontes certainement pas tout de la première à la dernière minute ! Il en es t de même dans de nombreuses œuvres de fiction, BD comme romans… Ce procédé s’appelle une ellipse narrative.

1. Da ns la planche de BD…

a) Fra nquin a-t-il raconté ce qui s’est déroulé entre les cases 3 et 4 ?

b) Que s’est-il passé entre ces deux moments ?

c) Cela a-t-il gêné ta compréhension du sens global de l’histoire ?

2. Repère une autre ellipse narrative présente sur cette planche.

a) Où se situe -t-elle ?

b) Quels sont les é vènements qui n’ont pas été racontés ?

c) Selon toi , pour quelle(s) raison(s) ?

Dans un récit, le procédé de l’ ellipse narrative permet notamment : – de ne pas raconter de détails inutiles ; – de ma intenir le suspense ; – de ne pa s ennuyer le lecteur ; – d’accélérer le rythme du récit.

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355
Ent rainement s « Le sens global d’une planche de BD », p. 95

ACTIVITÉ 1

LIRE UNE NOUVELLE PAR DÉVOILEMENT PROGRESSIF 3

Dans cette activité, tu vas découvrir progressivement une nouvelle intitulée « Erreur fatale ». Tu formuleras des hypothèses et tu les vérifieras au fil de ta lecture, en cherchant à repérer et décoder les implicites ainsi que les procédés mis en place par l’auteur.

Fiche outil , « Les postures et les modalités de réception », p. 317

1 Tu identifies un genre de récit et tu émets des hypothèses

1. Sur la ba se du titre, quel genre de récit t’attends-tu à lire ?

2. Lis la première partie de ce récit.

Partie 1

Erreur fatale

M. Walter Baxter était un grand lecteur de romans policiers depuis de longues années. Le jour où il décida d’assassiner son oncle, il savait donc qu’il ne devrait pas commettre le moindre impair.

Il savait aussi que pour éviter toute possibilité d’erreur, le mot d’ordre devait être « simplic ité ». Une rigoureuse simplicité. Pas d’alibi préparé à l’avance et qui risque toujours de ne pas tenir. Pas de modus operandi compliqué. Pas de fausses pistes manigancées.

Si, quand même, une fausse piste, mais petite. Toute simple. Il faudrait qu’il cambriole la maison de son oncle, et qu’il emporte tout l’argent liquide qu’il y trouverait, de telle manière que le meurtre apparaisse comme un cambriolage ayant mal tourné. Sans cela, unique héritier de son oncle, il se désignerait trop comme suspect numéro un. 1 5

3. Ce début conf irme-t-il le genre de récit imaginé ?

a) Si oui , surligne les mots qui le justifient.

b) Si non, à quel genre de récit as-tu affaire ?

Jus tifie ta réponse en surlignant les mots qui t’ont permis de répondre.

4. À quoi dois-tu t ’attendre quand tu lis un récit de ce genre ?

5. Résume en une phrase le plan de Baxter.

6. Pourquoi veut-il éliminer son oncle ?

7. Choisis le(s) mot(s) qui pourrai(en)t remplacer l’expression « modus operandi » : recette – manière de faire – procédure – mode opératoire –opération – instruction – consigne

2 Tu vérifies tes hypothèses et tu cernes la personnalité de Baxter

Lis la suite de la nouvelle et réponds aux questions.

Partie 2

Il prit tout son temps pour faire l’emplette d’une pince-monseigneur dans des conditions rendant impossible l’identification de l’acquéreur. La pincemonseigneur lui servirait à la fois d’outil et d’arme.

Il mit soigneusement au point les moindres détails, car il savait que la moindre erreur lui serait funeste et il était certain de n’en commettre aucune. Avec grand soin, il fixa la nuit et l’heure de l’opération.

La pince-monseigneur ouvrit la fenêtre sans difficulté et sans bruit. Il entra dans le salon. La porte donnant sur la chambre à coucher était grande ouverte, mais comme aucun bruit n’en venait, il décida d’en finir avec la partie cambriolage de l’opération.

Il savait où son oncle gardait son argent liquide, mais il tenait à donner l’impression que le cambrioleur l’avait longuement cherché. Le beau clair de lune lui permettait de bien voir à l’intérieur de la maison ; il t ravailla sans bruit…

Deux heures plus tard, une fois rentré chez lui, il se déshabilla vite et se mit au lit. La police n’avait aucune possibilité d’être alertée avant le lendemain, mais il était prêt à recevoir les policiers si par hasard ils se présentaient avant. Il s’était débarrassé de l’argent et de la pince-monseigneur. Certes, cela lui avait fait mal au cœur de détruire quelques centaines de dollars en billets de banque, mais il s’agissait là d’une mesure de sécurité indispensable – et quelques centaines de dollars étaient peu de chose, à côté des cinquante mille dollars au moins qu’allait représenter l’héritage.

1. L’hypothèse émise à la question 6 (page précédente) se confirme-t-elle ?

a) Si oui , surligne le fragment qui confirme ton hypothèse.

b) Si non, surligne le fragment qui rectifie ton hypothèse.

2. Quelle c aractéristique peux-tu attribuer à Baxter ?

a) Entoure parmi les adjectifs suivants ceux qui te semblent convenir. Assuretoi au préalable que tu les comprends tous.

avare – inquiet – organisé – cruel – impulsif – idiot –distrait – courageux – déterminé – honnête

b) Prépare-toi à justifier oralement ton (tes) choix.

c) Confronte ton (tes) choix à celui (ceux) de tes condisciples.

3. L’auteur a aménagé deux ellipses dans cette partie.

a) Retrouve-les et indique-les dans le texte par une croix.

b) Quels sont les é vènements qui ne sont pas racontés ?

c) Pourquoi l’auteur les a-t-il passés sous silence ?

4. Ba xter a-t-il bien suivi le plan prévu ? Jus tifie ta réponse.

3 Tu lis le dénouement de l’histoire

Lis la fin de la nouvelle et réponds aux questions.

Partie 3

On frappa à la porte. Déjà ? Il se força au calme, alla ouvrir. Le shérif et son adjoint entrèrent en le bousculant : « Walter Baxter ? Voici le mandat d’amener. Habillez-vous et suivez-nous.

— Vous m’arrêtez ? Ma is pourquoi ?

— Vol avec effraction. Votre oncle vous a vu et reconnu ; il es t resté sans faire de bruit à la porte de sa chambre à coucher ; dès que vous êtes parti, il est venu au poste et a fait sa déposition sous serment. »

L a mâchoire de Walter Baxter s’affaissa. Il avait, malgré tout, commis une erreur.

Il avait, certes, conçu le meurtre parfait, mais le cambriolage l’avait tellement obnubilé qu’il avait oublié de le commettre.

B rown , F. (2001). Erreur fatale. Dans Fantômes et farfafouilles (traduit par Jean Sendy, traduction révisée par Thomas Day). Paris : Gallimard, Folio SF n° 79 (© Éditions Denoël, 1981).

Cette nouvelle est une « nouvelle à chute », comme le récit de Bernard Friot.

a) R appelle ce que cela signifie.

b) À quelle f in devait-on s’attendre ?

c) Comment l’auteur nous a-t-il fait oublier le véritable projet de Baxter ?

d) Quelle(s) caractéristique(s) ajouterais-tu pour qualifier Baxter ?

e) Confronte tes réponses avec celles de tes condisciples.

TÂCHE FINALE

Lis le récit L’Enfer du jeu de façon progressive, en répondant après chacune des trois parties aux questions qui te sont proposées. Les deuxième et troisième parties, ainsi que les questions qui s’y rapportent, te seront distribuées par ton (ta) professeur(e).

Partie 1

L’Enfer du jeu

C’en était fini, il avait perdu. Son adversaire venait d’abattre ses cartes et, avec un sourire auquel il manquait au moins deux dents, lui faisait signe de payer son dû. Il baissa les yeux. Son regard glissa vers le tas de billets posés sur la table. Tout à coup, il saisit son gobelet et le jeta au visage de celui qui lui faisait face. En se levant d’un bond, il renversa sa chaise, courut au fond de la pièce, fouilla à l’intérieur d’une caisse et en sortit un pistolet.

Il pointa le canon en direction du vainqueur et appuya à plusieurs reprises sur la détente. À l’exception d’un vague cliquetis, rien ne se produisit. L’autre, profitant de cet empêchement, se ruait déjà sur lui. Ce colosse qui le dépassait de près de deux têtes le désarma d’une seule main. Il l’empoigna, lui arrachant par la même occasion le bandage qu’il avait au bras et un cri de douleur lorsqu’il appuya sur la plaie suppurante et rougie.

Ils roulèrent sur le sol. Tout comme les noms d’oiseaux qu’ils échangeaient, les objets alentour volaient sur leur passage : un tabouret, un seau, une guitare et même une lampe que les secousses causées par l’affrontement avaient projetée d’une commode.

Contre toute attente, la lutte était assez équilibrée. Le plus frêle des deux compensait son manque de force par une grande vélocité. Il avait beau suffoquer sous le poids de son assaillant, il réussissait toujours à se dégager, à coups de pied, de genou, de poing ou de griffe. Il allait peut-être remporter la bataille.

Bindèle-Braem, C. (2017). L’Enfer du jeu En ligne https://lesmotsdecaro.com/courte-nouvelle-a-chute-lenfer-du-jeu/.

1. Sur la ba se de ta lecture de cette première partie du récit :

a) Où se déroule cette histoire ?

b) Qui sont les deux personnages en présence ?

2. Résume en une phrase ce qu’il se passe dans cette première partie.

3. Quel nom commun pourra it remplacer l’expression « les noms d’oiseaux » à la ligne 13 ?

4. Quel nom commun pourra it remplacer « vélocité » à la ligne 18 ? Choisis parmi les propositions suivantes : violence – prudence – rapidité – méchanceté

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

Séquence 4 ENTRE LES LIGNES

Le sens global d’une planche de BD

1. Voici une courte aventure de Calvin, un petit garçon étonnant. Prends-en connaissance en portant ton attention sur la compréhension globale de ce récit et sur les ellipses réalisées par l’auteur.

Paris : Hors collection, p. 117.

a) L a situation initiale de cette histoire n’est pas représentée. Quelle est-elle ?

b) Formule l’élément perturbateur de ce court récit.

c) Ce récit pourrait être résumé par cette phrase : « Pour ne pas être déçu, il ne faut rien espérer ». – Qu’espérait Calvin ?

– Pourquoi est-il déçu ?

d) Que s’est-il passé entre la 3 e et la 4 e vignette ?

e) Pourquoi l’auteur n’a-t-il pas raconté ce qui s’est passé ?

Watterson , B. (2024). Calvin et Hobbes : la petite intégrale (volume 1, livre 2).

2. Voici une planche extraite d’un album de Titeuf. Prends-en connaissance en centrant ton attention sur le cadre spatiotemporel, les évènements principaux et les ellipses réalisées par l’auteur.

Z ep. (1997). Titeuf : tchô, monde cruel (tome 6). Paris : Glénat, p. 32.

a) Où et avec qui se trouve Titeuf dans cette histoire ?

b) Ce gag fait partie de l’album Tchô, monde cruel  (« Au revoir, monde cruel »).

– Pour qui ce monde est-il cruel dans ce récit ?

– Cite trois mésaventures qui justifient cette appellation.

c) L’auteur n’a pas raconté ce qui s’est passé entre les vignettes 3 et 4.

– Que s’est-il passé ?

– Pourquoi l’auteur a-t-il fait une ellipse à ce moment du récit ?

d) Repère une autre ellipse sur cette planche et analyse-la de la même manière.

e) Cet te planche est un gag. Qu’as-tu trouvé d’amusant sur cette planche ?

comprendre et interpréter un

3. Voici un gag tiré d’un tome de L’agent 212 . Prends-en connaissance afin de pouvoir répondre aux questions suivantes.

C auvin , R. et Kox , D. (1989). L’agent 212 : sifflez dans le ballon ! (tome 11). Marcinelle : Dupuis, p. 41.

a) Le récit commence par une série d’actions : lesquelles ?

b) L’auteur n’a volontairement pas raconté la situation initiale et l’élément perturbateur de l’histoire.

– Selon toi, pourquoi ?

– Formule-les.

Situation intiale :

Élément perturbateur :

c) L’élément équilibrant n’est pas illustré non plus.

– Formule-le.

– Pourquoi n’est-il pas illustré ?

d) Pourquoi le commissaire est-il désespéré sur la dernière vignette ?

INSPIRE-TOI

Écrire un récit sur la base d’illustrations

Lire ou écouter une histoire permet de se plonger dans un autre univers et de s’évader en vivant des aventures par procuration. Imaginer un récit et le mettre en mots, en devenant auteur, peut aussi s’avérer une activité passionnante car tu es alors le maitre du jeu ! Da ns cette séquence, c’est toi qui vas prendre la plume pour écrire un récit. Afin de nourrir ton imagination, tu disposeras d’illustrations.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à :

– orienter ton éc rit

– imaginer et réviser une situation initiale écrite à partir d’une illustration

– réactiver les savoirs linguistiques indispensables pour la rédaction d’un récit

– formuler un élément perturbateur

– cons truire un récit complet sous la forme d’un scénario

– corriger une tex tualisation

Visées transversales

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – a pprendre à coopérer

Développer la créativité et l’esprit d’entreprendre :

– réaliser une œuvre de façon graduellement autonome

ACTIVITÉ 1

ORIENTER SON ÉCRIT 1

1 Tu es au clair avec la tâche à réaliser et avec les destinataires de ton récit

Au fil de cette séquence, en collaboration avec d’autres élèves de ta classe, tu vas écrire un récit à partir d’illustrations. Ce récit aura une structure narrative, son narrateur sera externe et l’ordre chronologique sera respecté. Votre professeur(e) rassemblera vos productions finalisées et vous aidera à les diffuser en ligne ou sous la forme d’un fascicule papier.

1. Sac hant cela, qui seront les destinataires de votre travail écrit ?

2. À quoi vous faudra-t-il dès lors être attentifs lors de l’écriture de votre texte ?

2 Tu réfléchis à la procédure à mettre en place pour réaliser la tâche demandée

Pour écrire un récit à partir d’illustrations, tu devras suivre une série de démarches.

Lorsqu’on te propose une tâche d’écriture, quelle qu’elle soit, il est important de mettre en œuvre une succession de démarches .

Nous te proposons de suivre la procédure suivante. Au minimum, tu dois :

1) êt re au clair avec la tâche demandée (type d’écrit, destinataire, longueur…) ;

2) pla nifier le contenu de ton écrit ;

3) met tre en texte la planification établie ; 4) relire ton texte pour t’assurer de sa cohérence et effectuer les révisions nécessaires ;

5) vérifier l’orthographe en fonction de tes forces et tes faiblesses et corriger les erreurs décelées.

1. Que signif ie « pla nifier » ? Donne un synonyme.

2. Que peut-on planifier dans la vie de tous les jours ?

3. Da ns la séquence 1 « T ’as compris l’histoire ? », tu a s revu le schéma narratif.

a) R appelle le nom des différentes étapes qui le composent.

b) Si tu ne t ’en souviens pas, consulte la fiche outil « L a structure narrative ».

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355

4. Quel peut êt re l’intérêt d’avoir recours au schéma narratif pour planifier son récit ? Coc he les propositions correctes.

Le schéma narratif permet de savoir qui sont les adjuvants et les opposants du héros.

Le schéma narratif permet de définir les grandes étapes de l’histoire dans l’ordre chronologique.

Le schéma narratif permet de s’assurer qu’aucune étape importante du récit n’a été involontairement oubliée.

Le schéma narratif peut faciliter la division du texte en paragraphes lors de la textualisation.

ACTIVITÉ 1

IMAGINER ET RÉVISER UNE SITU ATION INITIALE ÉCRITE À PARTIR

D’UNE ILL USTRATION

1 Tu planifies une situation initiale

Pour respecter la chronologie de la structure narrative, on commence habituellement par une situation initiale.

1. Obser ve attentivement cette image qui pourrait en illustrer une.

2. Cons titue un binôme avec ton (ta) voisin(e).

3. Lisez les ques tions suivantes qui se rapportent à cette illustration.

a) Qui pourra it être le personnage représenté ?

b) Où pourra it avoir lieu cette situation initiale ?

c) Qua nd pourrait-elle se dérouler ?

d) Que fait le personnage à ce moment-là ?

4. Répondez en complétant la deuxième colonne du tableau ci-dessous.

Question Proposition

Identité :

Qui ?

Physique :

Traits de caractère :

Où ?

Qua nd ?

Quoi ?

2 Tu évalues une situation initiale (SI)

Prenez connaissance de la fiche complétée par Svetlana, une élève de votre âge, à partir de cette même illustration.

Question Proposition

Identité : Justin, 20 ans, éducateur

Qui ?

Physique : 1m65, yeux marron, cheveux courts

Traits de caractère : courageux, intrépide, parfois un peu inconscient…

Où ? Le personnage se trouve dans un camp de vacances.

Quand ? Pendant les vacances d’été

Quoi ? Il est fatigué par la longue journée qu’il vient d’avoir et il est au téléphone avec une amie.

1. Selon vous, ce que Svetlana propose est-il cohérent avec l’illustration imposée ?

Oui, parce que…

Non, parce que…

2. Partagez vos réponses avec la classe et discutez-en.

3. Sur la base de vos discussions, révisez éventuellement la planification de la situation initiale effectuée précédemment.

3 Tu mets en relation planification et textualisation de la SI

Voici une planification cohérente de la situation initiale, élaborée sur la base de l’illustration observée précédemment. Prends-en connaissance en vue d’en évaluer la textualisation réalisée par Émile.

Question Proposition

Identité : Leila, 14 ans

Qui ?

Physique : cheveux bruns, jeans et sweatshirt

Traits de caractère : méfiante, vite inquiète

Où ? Chambre Maison de vacances

Espagne

Quand ? Vacances d’été

Nuit

Quoi ? Ne dort pas Toute seule

Parents de sortie

1. Lis la tex tualisation réalisée par Émile.

1 5 10

Leila, une jeune adolescente, était allongée sur son lit , les yeux grands ouverts .

Elle a regardé sa montre : vingt-trois heures. Leila a soupiré. Ses parents lui avaient dit qu’ils rentreraient tard, mais à ce point-là…

Quelques instants après, comme elle n’arrivait pas à dormir, la jeune fille s’est redressée, a pris un magazine qui trainait sur le bureau et a enclenché le ventilateur.

La chaleur était encore étouffante, bien que ce soit la nuit.

Par la fenêtre, Leila pouvait observer le jardin de leur maison de vacances. Elle avait beau y passer ses journées, l’endroit, dans l’obscurité, lui paraissait étrange

Elle ne savait pas très bien pourquoi, mais cette végétation sauvage lui semblait maintenant sinistre et menaçante. Cela lui donnait un peu froid dans le dos, et, malgré la chaleur, Leila a frissonné. © Van In

2. Émile a dû c hoisir le narrateur de son histoire lorsqu’il a effectué la mise en texte.

a) Quel c hoix a-t-il effectué ?

{ Le narrateur de son histoire est Leila.

{ Le narrateur de son histoire est un autre personnage de l’histoire avec qui Leila est susceptible de discuter.

{ Le narrateur de l’histoire est une sorte de témoin invisible qui a accès aux pensées et aux émotions des personnages.

b) Quelle personne de conjuga ison ce narrateur utilise-t-il pour s’exprimer ?

c) Ce c hoix est-il conforme aux consignes de la tâche exprimées au début de l’activité 1 ?

3. Le texte d’Émile est cohérent avec le tableau de planification proposé plus haut.

a) Prouve cette affirmation en surlignant, dans son texte, les passages reprenant des informations mentionnées dans ce tableau. Tu seras capable de justifier oralement les fragments choisis.

b) Cer taines informations du tableau ne sont pas reprises par Émile dans son texte.

– Lesquelles ?

Selon toi , pourquoi ne les a-t-il pas toutes reprises ?

4. Comment Émile te donne -t-il envie de connaitre la suite de l’histoire ?

RÉACTIVER

LES SAVOIRS LINGUISTIQUES INDISPENSABLES POUR LA RÉD ACTION D’UN RÉCIT

1 Tu observes et utilises le système de temps du passé

1. Cite les deux temps de conjuga ison principalement utilisés dans la textualisation d’Émile à l’activité 2.

2. Quel aut re temps aurait-il pu utiliser à la place du passé composé ?

3. Lis l’encadré ci-dessous concernant le système de temps utilisé et complète-le.

La situation initiale que tu viens de lire utilise le système de temps du passé  : les évènements racontés ont eu lieu AVANT le moment de la narration.

Lorsqu’on raconte un évènement passé, on utilise généralement :

–  pour les descriptions, les actions qui durent ou se répètent ;

–  (ou ) pour les actions b rèves.

Exemple :

Chaque matin, Sandro se levait, prenait son vélo et se rendait au travail.

Ce jour-là, en sortant du garage, il a aperçu (aperçut) un oiseau qui sifflait sur le toit d’une voiture. C’était un minuscule oiseau qui ne mesurait que quelques centimètres. Ses plumes brillaient sous le soleil matinal et son bec jaune s’ouvrait et se fermait en cadence.

Charmé par cette mélodie, Sandro est arrivé (arriva) à l’usine de très bonne humeur. Il avait chanté tout le long du chemin !

On utilise aussi lorsqu’on racon te une action antérieure aux actions exprimées au passé.

X X avait chanté es t arrivé (arriva) moment de la narration

4. Jus tifie l’emploi du temps utilisé pour les verbes encadrés dans le texte de la page précédente.

5. Conjugue les verbes du texte suivant en respectant le système de temps du passé.

Rose (relever) la tête. Elle (avoir) la sensation pénible qu’on les (fixer) … Tandis que la bande d’amis (s’engouffrer) dans l’auto, elle (parcourir) rapidement des yeux la foule dispersée sur le quai, les boutiques et les c afés le long du port. Elle (apercevoir) alors un petit homme étrange. Enfoui dans un pull irlandais à grosses mailles, il (se tenir) à l’angle d’une ruelle qui (déboucher) sur le dock. Depuis quelques secondes, l’inconnu les (contempler) de dessous sa casquette de marin. Malgré ses cheveux gris, il (avoir) la taille d’un garçon de douze ans. Son dos (présenter) une courbure fortement accentuée, d’où sa posture insolite. Il (se détourner) sitôt qu’il (se rendre) compte qu’on l’ (repérer)

D’après Ferdjoukh , M. (2022). Le Club de la pluie et la maison qui chuchote. Paris : L’École des loisirs, p. 22.

Fiche outil « L a conjugaison aux temps les plus fréquents », p. 332

Entrainements « 1. L a conjugaison au passé simple », p. 127

Entrainements « 2. Le système de temps du passé », p. 128

2 Tu repères les indices grammaticaux employés pour caractériser un personnage, un lieu, un objet…

Lorsqu’on lit un récit, on se fabrique des images mentales sur la base de notre lecture. C’est cela qui contribue à nous plonger au cœur de l’histoire. Pour que cela soit possible, les auteurs disposent de différents moyens grammaticaux.

Ceux-ci sont utilisés pour caractériser les personnages, le moment, le lieu, les objets…

1. Voici sept moyens grammaticaux permettant la caractérisation. Prendsen connaissance.

a) Illus tre chacun d’eux par un exemple choisi parmi les fragments soulignés dans la situation initiale textualisée par Émile.

Moyen grammatical permettant la caractérisation

Un complément du nom

Un at tribut du sujet

Un adjec tif épithète

Une a pposition

Un complément c irconstanciel de manière

Un complément c irconstanciel de lieu

Un complément c irconstanciel de temps

Exemple du texte

b) Corrige tes propositions avec l’aide de ton (ta) professeur(e).

Fiche outil « Les expansions du nom », p. 339

Fiche outil « Le complément circonstanciel », p. 336

2. Lis ce début de récit en essayant de te représenter mentalement les personnages et le lieu.

La librairie appartenait à Mademoiselle Amandine. Comme d’habitude, elle ouvrit le volet et admira l’étalage qu’elle avait réalisé. Il y avait des romans et d’autres livres. Sa librairie était connue dans la région. À cette heure, le quartier se réveillait. Soudain, une moto arriva et s’arrêta. Un homme en descendit et se dirigea vers la boutique.

© Van In

a) Comment te représentes-tu Mademoiselle Amandine ?

b) Où situera is-tu la librairie ?

c) À quoi ressemble l’homme qui arrive sur sa moto ?

d) Comment es t sa moto ?

3. À toi ma intenant de compléter le texte lacunaire ci-dessous afin de donner au lecteur une image plus précise des personnages, des actions et du lieu évoqués.

(CC de lieu) , la librairie (apposition) appartenait à Mademoiselle Amandine, (apposition) . Comme d’habitude, elle ouvrit (CC de manière) le volet et admira l’étalage qu’elle avait réalisé la veille. (CC de lieu) , il y avait des romans (adj. épithète) , et, (CC de lieu) , des livres (c. du nom) et des livres (c. du nom) qu’elle trouvait particulièrement (attribut) . Sa (adj. épithète) librairie était connue dans la région.

À cette heure (adj. épithète) , le quartier se réveillait. Soudain, une (adj. épithète) moto arriva (CC de manière) et s’arrêta (CC de lieu)

Un homme, (adj. épithète) et (adj. épithète) , en descendit (CC de manière) et se dirigea vers la boutique. 1 5 10 15

4. Partage ta production avec tes condisciples en la lisant à voix haute.

Entrainements « 3. Les moyens grammaticaux permettant la caractérisation », p. 130

3 Tu crées une atmosphère

Reprends le récit d’Émile reproduit à l’activité 2 (page 106).

1. Comment pourra it-on qualifier l’atmosphère qui s’en dégage ? sereine angoissante festive surprenante

2. Entoure, directement dans le texte, les mots sur lesquels tu fondes ta réponse.

3. Donne les a ntonymes des mots que tu as entourés, lorsque c’est possible.

Lorsque tu écris un récit, tu dois :

a) veiller à caractériser un minimum les lieux, les actions, les objets et les personnages pour permettre à ton lecteur de se les représenter tels que tu les as imaginés, tout en lui laissant une certaine part de liberté.

Tu disposes notamment de ces sept moyens pour les caractériser  :

– le complément du nom ;

– l’attribut du sujet ;

– l’adjectif épithète ;

– l’apposition ;

– le complément circonstanciel de manière ;

– le complément c irconstanciel de lieu ;

– le complément c irconstanciel de temps ;

b) c hoisir et créer une atmosphère cohérente pour permettre à ton lecteur de se plonger dans l’ambiance du récit. Pour ce faire, tu dois mobiliser une série de mots ou d’expressions en lien avec cette atmosphère, tout au long de ton texte.

4 Tu textualises ta SI en mobilisant les savoirs linguistiques entrainés

1. Remettez-vous en binômes et reprenez la situation initiale que vous avez planifiée sous forme de tableau à la page 105.

2. Textualisez-la en :

a) mobilisa nt un narrateur externe ;

b) utilisa nt le système de temps du passé ;

c) utilisa nt les moyens de caractérisation vus précédemment ; d) c réant une atmosphère.

3. Partagez votre situation initiale textualisée avec la classe.

4. Choisissez à présent celle qui vous parait la plus intéressante. Préparezvous à défendre votre choix :

– cet te situation initiale permet-elle de se représenter suffisamment les lieux, les personnages… ?

– cet te situation initiale plonge-t-elle le lecteur dans une atmosphère identifiable ?

4 FORMULER UN ÉLÉMENT PERTURBATEUR

Tu formules un élément perturbateur en partant d’une illustration

1. Voici trois illustrations qui pourraient faire suite à la situation initiale illustrée proposée à l’activité 2. Votre professeur(e) va attribuer l’une d’elles à votre binôme.

2. Rédigez, en une ou deux phrases, l’élément perturbateur évoqué par cette illustration en l’enchainant directement à la situation initiale.

3. Lisez les productions compilées par votre professeur(e).

a) Quels sont les mot s introducteurs utilisés pour passer de la situation initiale à l’élément perturbateur ?

b) Quel es t le temps de conjugaison employé pour exprimer l’élément perturbateur ?

c) Partagez vos réponses et complétez l’encadré suivant de la façon la plus complète possible.

L’ élémen t perturbateur (ou élément déclencheur) est le plus souvent introduit par un adverbe ou un connecteur de temps  :

En out re, l’apparition de l’élément perturbateur s’accompagne gén éralement d’un changement du temps de conjugaison (utili sation du ou du ).

5 CONSTRUIRE UN RÉCIT

COMPLET SOUS LA FORME D’UN SCÉNARIO

1 Tu reconstitues le scénario d’une histoire

1. En binôme , prenez connaissance du texte Histoire-télégramme de Bernard Friot.

1 SNCF : Société nationale des chemins de fer français. À partir d’un certain nombre d’enfants (3), les voyageurs bénéficient d’une réduction de 50 %.

Friot, B. (1992). Histoire-télégramme. Dans Nouvelles histoires pressées Toulouse : Éditions Milan, p. 25.

2. Quelle es t ta réaction à la lecture de ce récit ? E xplique-la.

3. Qu ’est-ce qu’un télégramme ?

4. Quelle es t la particularité de ce texte, s’agissant de sa construction ?

5. Proposez un titre qui pourrait lui convenir.

6. Complétez le t ableau ci-dessous en replaçant chaque élément de l’histoire à l’endroit adéquat.

Élément perturbateur

Roi demande chevaliers sauver princesse

Péripéties

Élément de résolution

Situation f inale

7. Ce récit ne mentionne pas explicitement de situation initiale. Imaginez-la en répondant aux questions ci-dessous.

Qui ?

Où ?

Qua nd ?

Quoi ?

8. Formulez-la ensuite à la manière de Bernard Friot.

9. Partagez vos réponses avec vos condisciples.

2 Tu réalises le scénario de ton récit

Tu vas à présent reprendre et poursuivre le récit commencé en binôme lors des activités précédentes.

1. À toi maintenant d’imaginer des péripéties, un élément de résolution et une situation finale pour achever ce récit.

Relis les conseils suivants :

• soit pour t ’aider à répondre à la question ci-dessus ;

• soit pour vérifier ta proposition.

1. Le récit imaginé doit conserver le personnage et le cadre spatiotemporel de la situation initiale.

2. Les péripéties doivent succéder logiquement à l’élément perturbateur/ déclencheur.

3. L’ élément de résolution doit résoudre le problème posé par l’élément perturbateur/déclencheur.

4. L a situation finale est une situation d’équilibre.

Péripéties

Élément de résolution

Situation f inale

2. Après t’être assuré(e) de la cohérence de ta planification, textualise la suite et la fin de ton récit.

CORRIGER UNE TEXTU ALISATION

1 Tu organises le récit en paragraphes

Un duo d’élèves a procédé à une autre forme de textualisation du récit de Bernard Friot, à l’aide de phrases grammaticalement plus construites. Prends connaissance de leur travail dactylographié ainsi que du commentaire de leur professeur.

Commentaire

Bravo pour la qualité de votre récit. Cependant, vous avez oublié de constituer des paragraphes, ce qui aurait amélioré l’intelligibilité de votre texte.

Textualisation

Il y a longtemps, dans un royaume pas si éloigné que ça, un roi avait une fille qu’il aimait très fort. Comme tous les après-midis, la princesse effectuait son habituelle promenade à cheval quand un dragon apparut dans le ciel, plongea comme un aigle et l’enleva entre ses griffes, en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. Le roi convoqua alors les meilleurs chevaliers de son royaume pour leur demander de sauver sa malheureuse fille. Il leur promit évidemment la main de celle-ci en cas de victoire sur le monstre. Les trois chevaliers, des hommes sympathiques, musclés et courageux mais pas très futés, partirent donc avec enthousiasme pour délivrer la princesse. À peine arrivé à la tanière du dragon, le premier se précipita sur lui à pleine vitesse, l’épée levée. Le dragon le carbonisa. Le deuxième, un peu moins sûr de lui, décida de passer avec son cheval entre les pattes du monstre pour lui planter sa lance dans le ventre. Il finit écrabouillé. Quant au troisième, qui tremblait dans son armure, le dragon l’avala tout cru. Puis, il s’en retourna dans sa caverne. Au château, le roi était désespéré. Si les trois chevaliers n’avaient pas pu libérer sa fille, qui y parviendrait ? L’arrivée du facteur tira le souverain de ses réflexions. Il avait une idée pour vaincre le dragon : il suffisait de lui envoyer une lettre piégée. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le facteur envoya par voie expresse un courrier à la tanière du dragon. Celui - c i, qui ne recevait pas souvent de courrier, fut très intrigué de recevoir une lettre. Il venait à peine de retirer le papier de l’enveloppe que celui-ci explosa, réduisant le monstre à un petit tas de cendres. Le dragon vaincu, la princesse put retourner chez elle. Elle fut un peu surprise d’apprendre que son père l’avait promise en mariage à celui qui la sauverait. Mais comme le facteur était justement le genre d’hommes qui lui plaisait, elle accepta de l’épouser. Depuis ce jour, la princesse et le facteur vivent heureux, ont beaucoup d’enfants et bénéficient à vie d’une réduction pour famille nombreuse à la SNCF.

1. Que veut dire le professeur par « a méliorer l’intelligibilité de votre texte » ?

Rendre votre texte plus facile à comprendre

Corriger l’orthographe de votre texte

Utiliser dans votre texte des mots de vocabulaire moins familiers

2. Le texte des élèves manque d’intelligibilité car ils ont oublié de créer des paragraphes.

a) Pourquoi un texte sans paragraphes est-il difficilement intelligible ?

b) Comment peut-on marquer visuellement la présence des paragraphes dans un texte ?

c) Comment le sc héma narratif peut-il t’aider à créer des paragraphes dans un texte ?

d) Place une double ba rre (//) à chaque endroit où il faudrait créer un nouveau paragraphe.

3. Discute de tes c hoix avec tes condisciples.

outil « Les organisateurs textuels », p. 329

2 Tu ponctues suffisamment un texte

Émile a poursuivi son récit commencé lors de l’activité 2. Son professeur lui a demandé de revoir la ponctuation, et donc la façon de découper son texte.

1. Aide -le à répondre aux demandes de son professeur.

a) Prends connaissance de la fiche outil « L a ponctuation ».

Fiche outil « La ponctuation », p. 341

b) Place une double ba rre (//) à l’endroit où un point serait nécessaire.

c) Place une ba rre (/) à l’endroit où une virgule serait requise.

Fiche

Leila dormait presque quand quelqu’un frappa à la porte. Alors elle se leva et courut vers la porte de sa chambre, croyant que ses parents étaient rentrés elle n’eut pas le temps de faire trois pas qu’elle sentit une main sur sa cheville et glissa. Elle s’évanouit.

Quand elle se réveilla la première chose qu’elle vit ce furent des bougies elle se releva petit à petit et vit un grand champ de fleurs qui l’entourait. Elle commença à marcher et vit une plaque où il était inscrit : « Si tu veux revoir tes parents suis les bougies » Leila eut un frisson mais elle n’avait pas le choix elle devait continuer elle reprit donc son chemin le chemin était interminable et Leila commençait à fatiguer mais surtout elle avait très froid et très faim Leila était cependant courageuse et elle continua son chemin.

Soudain Leila sentit qu’elle tombait elle ressentit une douleur dans son bras elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout ça n’était qu’un rêve.

2. Discute de tes c hoix avec tes condisciples pour arriver à un accord.

3 Tu vérifies l’orthographe

Voici le texte écrit par Lukas à partir de la situation initiale de l’activité 2. Lukas a trois faiblesses en orthographe :

– les c haines d’accord du verbe ;

– les homophones « a/à » ;

– les termina isons homophones « é/er/ez ».

5 COPYRIGHTVANIN

1

1. Comment comptes-tu t ’y prendre pour relire son texte ?

2. Met s ta procédure en application afin d’effectuer les corrections nécessaires en recopiant le texte corrigé.

Soudain on a frapper a la porte et Leila n’a plus fait plus aucun bruit. Elle a attendut un moment avant de regardé par la fenêtre. Ses parents était peut-être revenu. Ce serait formidable ! Surement qu’ils s’inquiétais de l’avoir laissée seule a la maison…

Comme elle n’entendais plus rien, elle s’est décidée a aller chercher son téléphone. Ainsi, elle pourrait essayé de les appelé avant d’ouvrir la porte. Son téléphone retrouver, elle a pu faire le numéro de ses parents en espérant qu’ils l’entendrait.

Oui ! ç a a marcher ! C ’est bien eux qui frappait a la porte parce qu’ils avaient oublié leur clé. Vite vite, Leila a dévalé les escaliers, ouvert la porte et sauter dans les bras de ses parents.

3. Partage tes corrections avec tes condisciples et modifie-les si nécessaire.

Entrainements « 4. L a correction orthographique de copies », p. 133

« L’orthographe lexicale, les chaines d’accord et les homophones », p. 345

4 Tu révises ta textualisation

1. Reprends la textualisation du récit que tu as réalisée à l’activité 5 et effectues-y les corrections nécessaires : a) vérifie la ponctuation et la découpe en paragraphes ; b) vérifie l’orthographe de ta production en ciblant ton attention sur tes difficultés personnelles.

2. Dema nde à un(e) condisciple de relire ta production afin d’effectuer les dernières corrections nécessaires.

Fiche outil

TÂCHE FINALE

À ton tour de prendre la plume pour écrire un récit ! Afin de nourrir ton imagination, tu disposes d’un choix d’illustrations.

1. Choisis pa rmi les illustrations suivantes celle qui sera la situation initiale de ton histoire.

2. Choisis ma intenant l’illustration à partir de laquelle tu imagineras un élément perturbateur.

3. Rédige, sur une feuille séparée, un récit complet à partir des illustrations choisies. Ton récit comportera au minimum le nombre de mots indiqué par ton (ta) professeur(e).

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

1. La conjugaison au passé simple

1. Da ns la nouvelle suivante :

a) souligne les verbes au passé composé ; b) en dessous de c haque soulignement, conjugue le verbe au passé simple à la même personne.

Métro

Moi, je ne voulais pas monter dans cette rame.

Quand j’ai vu les wagons archibondés, j’ai proposé à papa d’attendre le prochain métro. Il a haussé les épaules et m’a poussé devant lui. D’autres voyageurs ont réussi à s’engouffrer avec nous, à s’encastrer entre d’autres voyageurs tassés les uns contre les autres. […]

Je ne sais pas combien de temps a duré le trajet. Très vite, j’ai cessé de compter les stations, très vite, j’ai abandonné l’espoir de me délivrer de la mêlée. J’ai senti pourtant autour de moi la pression se détendre, l’air circuler plus librement et j’ai compris qu’on approchait de la tête de ligne.

D’ailleurs, un haut-parleur a annoncé :

— Porte d’Orléans. Terminus. Tout le monde descend. […]

Et puis des pas se sont approchés. J’ai pensé : « Un agent qui vient cont rôler que les wagons sont vides ; il va m’aider à sortir. » L a porte s’est ouverte. Une voix a constaté :

— Personne.

La porte s’est refermée.

C’est alors que j’ai compris que je n’existais plus.

Friot, B. (2019). Métro. Encore des histoires pressées Toulouse : Éditions Milan, p. 45-47.

2. Da ns ce début de conte, conjugue les infinitifs entre parenthèses au passé simple.

Il était une fois un homme pauvre qui avait trois fils. Lorsqu’il (mourir) , les deux a înés (décider) d’aller courir le monde et d’y tenter leur chance. Mais ils (refuser) d’emmener le plus jeune.

— Toi, oui toi, (dire) -ils . Tu n’es bon qu’à rester assis près du feu et fouiller les cendres.

— Dans ce cas, j’irai seul de mon côté.

Les deux aînés (partir) et (arriver) à la ferme du roi. Ils (trouver) du t ravail, l’un auprès du maître des écuries, l’autre auprès du maître jardinier. Askeladd (partir) aussi et (emporter) avec lui un grand pétrin dont les autres ne s’étaient pas souciés, et qui était tout ce qui restait de leurs parents. C’était lourd à porter, mais il ne (vouloir) pa s l’abandonner.

Après avoir marché un moment, il (arriver) lui aussi à la ferme du roi, et (demander) à le ser vir. On lui (répondre) qu’on n’avait pas besoin de lui. Il (insister) d e manière si sincère et si gentille qu’à la fin, il (obtenir) la permission de travailler en cuisine et de porter le bois et l’eau. Il était travailleur et capable, et bientôt, tous l’(apprécier)

Comment Askeladd vola les canards argentés, le couvre-lit, et la harpe d’or du troll. Contes norvégiens (choisis, traduits et adaptés par Nils Ahl) (2002). Paris : L’École des loisirs, p. 9-10.

2. Le système de temps du passé

1. Da ns le fait divers insolite relaté ci-après, conjugue les verbes entre parenthèses aux temps qui conviennent pour respecter le système de temps du passé. Utilise uniquement l’indicatif imparfait et le passé composé.

Une plante bien encombrante…

Salomé, une jeune journaliste parisienne, a reçu une amende alors qu’elle transportait une plante jugée trop encombrante dans les couloirs d’une station de métro de sa ville.

Cette histoire de plante (commencer) le dima nche 4 mai. Il (faire) beau . Afin d’embellir son appartement, Salomé (décider) de se rendre dans une jardinerie. Elle (prendre) le mét ro pour s’y rendre et (choisir) de s’offrir un strelitzia, un oiseau de paradis, une grande plante d’environ 1,30 mètre de haut pour 25 centimètres de diamètre. Sa plante dans les bras, elle (passer) le por tique du métro, et là, une agente de la RATP l’ (contrôler) et lui (expliquer) que sa pla nte (être) tellement haute qu’elle était considérée comme un encombrant, et qu’il (être) interdit de transporter des encombrants dans le métro.

Salomé (recevoir) une a mende de 150 euros, deux fois le prix de son oiseau de paradis. Après avoir payé son amende, elle (être autorisée) , malgré tout, à prendre le métro avec sa plante.

Comme la jeune femme n’ (être) pa s du genre à se laisser faire, elle (commencer) à raconter son aventure sur les réseaux sociaux. Elle (expliquer) qu’elle ne (comprendre) pa s pourquoi transporter une plante (couter) plus cher que de frauder le métro. De plus, Salomé ne (déranger) vraiment personne, d’autant qu’elle (être) encore dans le couloir qui la (conduire) sur les qua is. Finalement, quelques jours plus tard, la société de transport (décider) de lui rembourser l’amende perçue.

2. Da ns ce début de roman, conjugue les verbes entre parenthèses en respectant le système de temps du passé. Utilise l’indicatif passé simple, imparfait ou plus-que-parfait.

Les cimes des arbres (se perdre) da ns les nuages. Des nuées d’insectes (crépiter) et l’air résonnait du cri des jacamars. […]

L’Indien ne (quitter) pa s des yeux la petite part du ciel qui (percer) ent re les branches. En quelques instants, elle (virer) au noir de plomb, comme si le jour (venir) de s’éteindre. […]

Le hurlement aigu d’un alawata * (retentir) comme une alarme. Immédiatement, les singes, les oiseaux et les insectes (se taire) . Tous en même temps. Les feuilles elles-mêmes (se figer) da ns une immobilité de pierre. […] L’Indien (sembler) at tendre quelque chose et la forêt entière (attendre) avec lui. […]

Une bourrasque de vent (agiter) souda in les branches, quelques gouttes tièdes (s’écraser) da ns la poussière et un éclair (taillader) les nuages . Le coup de tonnerre qui (suivre) (sembler) frac asser le ciel. […] C’ (être) l’un de ces orages comme il en (éclater) c haque jour à la saison des pluies, assourdissant, capable de tout détruire sur son passage. […]

Un dernier roulement de tonnerre, un rayon de soleil entre les branches… Aussi brutalement qu’il (débuter) , l’orage (s’arrêter) . P etit, X.-L. (2015). Itawapa . Paris : L’École des loisirs, p. 11-13. *Singe hurleur

3. Les moyens grammaticaux permettant la caractérisation

1. Identif ie la fonction des moyens grammaticaux soulignés dans le texte.

Les monstres marins hantent les sept mers de notre globe. Ils déploient leurs redoutables tentacules sur des kilomètres de long et sont la terreur des vieux

Le serpent-cracheur vit uniquement dans les mers glacées. Cette anguille géante donne du fil à retordre à nos courageux marins-pêcheurs !

En 1555 , l’évêque d’Uppsala, en Suède, tomba nez à nez avec un des plus gigantesques serpents de mer jamais vu auparavant.

Selon ses dires, le monstre de soixante mètres de long et d’une circonférence de six mètres portait une incroyable crinière rousse.

En novembre 1861, l’équipage de l’Alectron, un navire battant pavillon français , mena un combat sans merci contre une de ces créatures des mers. Finalement, le monstre fut vaincu et partit la queue basse et raccourcie de huit mètres .

H awkins , C. et J. (1996). Les Monstres (traduit de l’anglais par Claude Lauriot-Prévost). Paris : Gallimard.

2. Étoffe ce texte en y ajoutant des éléments de caractérisation et en respectant la fonction demandée.

Les sorcières habitent généralement de (épithète) ma isons. Celles-ci se situent souvent (CC de lieu) o u (CC de lieu)

Les sorcières aiment y rester (CC de temps) , surtout (CC de temps) , qua nd il commence à faire froid.

On reconnait ces maisons grâce à certains indices : le garage est (attribut) , il y a des chats (CC de lieu) , le numéro (compl. du nom) es t un chiffre (épithète) comme le 13, les volets sont (attribut) et une c loche (compl. du nom) ser t de sonnette.

À l’intérieur, la maison (compl. du nom) semble particulièrement (attribut)  : t apis (compl. du nom) , murs recouverts (compl. du nom) , rideaux (compl. du nom) .

Enfin, il faut savoir que les sorcières possèdent souvent une (épithète) bibliot hèque où l’on trouve des livres (compl. du nom)

© Van In

4. La correction orthographique de copies

1. Voici le texte d’Ève, rédigé lors d’un atelier d’écriture. Lorsqu’elle a dicté sa production à Nadia, en vue de sa publication dans la revue de l’école, elle a oublié de mentionner sept points et cinq virgules. Trace « // » pour c haque point oublié et « / » pour c haque virgule.

Ce jour-là j’étais avec une fille dont le nom est Lise c’était la première fois que je la remarquais j’avais été mis en équipe avec elle pour un projet de sciences je n’en étais pas ravie du tout et elle non plus on se parlait du travail quand on a commencé à parler de soccer un sport que nous aimions et pratiquions toutes les deux. Après cela nous avons commencé à parler de notre nourriture préférée : la poutine. Plus nous nous parlions plus je me rendais compte à quel point on se ressemblait les années qui ont suivi ont été les meilleures de ma petite vie dixsept ans plus tard nous sommes toujours de très bonnes amies qui l’eût cru ? © Van In

2. Il es t arrivé un problème identique au texte de Manuel. Fais les corrections nécessaires de la même manière que précédemment.

Le 18 décembre 2026 le dernier jour d’école avant les vacances de Noël je me levai de bonne humeur il restait huit heures cinquante-sept minutes et vingt-deux secondes avant le début des vacances cela faisait déjà un mois que j’attendais ce congé Après avoir pris ma douche et m’être habillé je marchai jusqu’à la cuisine et me préparai un petit-déjeuner selon mon souvenir je mangeai une tartine à la confiture un yaourt et une banane Après avoir rapidement englouti tout cela je pris mon sac mis mon manteau et embrassai mon père avant de partir pour cette dernière journée je lui fis un signe de la main puis empruntai le chemin vers l’école mes pieds s’enfonçaient dans la grosse neige épaisse quand tout à coup j’entendis des pas derrière moi j’aperçus alors Sylvain qui courait me rejoindre.

3. Surligne la proposition correcte parmi celles proposées afin que le texte d’Alexandre soit correct. Tu seras capable de justifier ton choix.

Les forêts de l’Australie regorgent d’une incroyable diversité d’espèces animales. Alors que l’Australie se réveille, le drame écologique dû aux incendies de forêts a/à pourtant déjà commencé/commencer . On ne peut en vouloir qu’ a/à l’homme. En effet, le réchauffement climatique est essentiellement créé/créer par l’être humain : il entraine une augmentation des températures et des sécheresses prolongées, ce qui rend les forêts plus sèches et inflammables. Plus d’un milliard d’animaux sont déjà morts en Australie a/à cause de cela.

Par exemple, lors des incendies de forêt, les koalas, qui vivent dans les eucalyptus, se retrouvent piégés dans les flammes : ils meurent d’asphyxie ou de brulures, car ils se déplacent lentement et dépendent des arbres pour se nourrir et se protégé/protéger de leurs ennemis.

Heureusement, l’espèce n’est pas encore éteinte mais la préservation de leur biotope est cruciale pour l’équilibre de la chaine alimentaire : si le koala disparait, ses prédateurs n’auront plus rien a/à manger, et l’ensemble de l’écosystème sera affecté/affecter

Peut-on y remédié/remédier ? Et sur tout, comment ?

4. Yasmine n’est pas toujours certaine de ses accords dans le groupe nominal (GN). De plus, elle confond souvent « ses » et « ces » ainsi que « sont » et « son ». Pour l’aider :

a) c hoisis entre « ses » et « ces » en éc rivant le déterminant adéquat sur les pointillés ;

b) surligne le mot adéquat da ns les passages en gras ; c) souligne les GN ; d) vérifie les accords dans ces GN et fais les corrections nécessaires.

Le petit jaguar que je vais vous

présenter s’appelle Simba. Il vit dans un grand désert d’Afrique avec pa rents et sœurs .

Aujourd’hui, le petit Simba a décidé d’aller chercher à manger. Il court très vite car c’est un jaguar. Sur  son/sont chemin, il croise une grosse meute de lions. Habituellement, a nimaux ne lui font pas peur mais, cette fois, ils son/sont nombreux : de beau gros lions jaune marchent derrière une fier lionne et adora ble petits. lionceaux son/sont très jeunes et les lions adultes bien occupé à les surveiller mais Simba se méfie et se cache dans des buissons sec et épais. Quand il n’entend plus de bruit, il pointe son/sont museau et sort de sa cachette.

Vite, il retourne près de pa rents.

5. Ama ndine a terminé la textualisation de son expression écrite et arrive à l’étape de la correction. Cependant, elle sait qu’elle a quelques faiblesses en orthographe dans ces différents domaines :

–  la ponctuation ; –  ses/ces ;

son/sont ;

a/à ;

é/er ;

–  les accords dans le groupe nominal.

Aide -la à rendre un travail sans faute en effectuant les corrections nécessaires.

a) Da ns le texte ci-dessous, trace « // » lorsqu’il faut ajouter un point et « / » lorsqu’il faut ajouter une virgule.

b) Surligne les mot s mal orthographiés.

c) Recopie le texte en effectuant les corrections nécessaires.

Quand il habitait en ville Malik aimait lire des mangas coréen le soir avant de s’endormir pendant son temps libres il bricolait et cuisinait tout en écoutant de la musique. Il pratiquait plusieurs activité extrascolaire comme la natation le vélo et le volley. Il faisait ses activités-là le soir ou le samedi. Il pratiquait son sport fétiches le volley avec ces amis.

Maintenant qu’il à déménager, il se retrouve seul mais entouré de beau paysages. Parfois il repense à sont ancienne vie son souvenir préférer c’est quand ces meilleurs amis ses parents et lui son allés mangé des pâtes à la carbonara pour fêté son anniversaire.

Poursuis tes entrainement sur iDiddit, avec des exercices supplémentaires.

CONVAINCU ?

Manifester sa compréhension d’un texte à structure argumentative

Au quotidien, nous sommes régulièrement confrontés à des personnes qui souhaitent nous faire adopter un comportement ou une opinion en tentant de nous convaincre. D’autres désirent simplement susciter notre réflexion. Que ce soit dans une revue, sur Internet, sur une affiche ou dans un livre, leur discours n’est pas toujours facile à décoder. Dans cette séquence, tu vas apprendre à identifier et à dégager rapidement les grands éléments d’un discours argumenté.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – dis tinguer deux intentions de communication – mobiliser la s tructure argumentative

Visées transversales

Apprendre à apprendre : – dé velopper ses capacités à raisonner

Développer une pensée critique et complexe : – t raiter des informations en tenant compte des paramètres de la situation de communication

Tu fais la différence entre enjoindre et convaincre

Observe les affiches ci-dessous en centrant ton attention sur le comportement que l’on voudrait faire adopter à leurs destinataires.

3. À qui sont-elles destinées ? COPYRIGHTVANIN

NE PAS NOURRIR LES CANARDS

MERCI DE NE PAS NOUS DONNER

DE PAIN

MÊME SI NOUS ADORONS ÇA !

MAIS POURQUOI MAIS POURQUOI

Nous, oiseaux aquatiques, avons un régime naturel composé principalement de VEGETAUX (herbes, graines, algues) et de PETITES PROIES (insectes, larves, mollusques). Le pain est totalement inadapté à nos besoins : il contient TROP DE SEL, il se digère mal, gonfle dans notre estomac et peut provoquer des troubles graves pouvant mener sur le long terme à la MORT. Lorsqu’il tombe dans l’eau, le pain en décomposition consomme l’OXYGENE DISSOUS indispensable à d’autres espèces aquatiques comme les POISSONS et les larves de LIBELLULES, provoquant leur MORT…

Le GLUTEN présent dans le pain peut entraîner des DEFORMATIONS OSSEUSES comme l’«aile d’ange», qui empêche de voler, ainsi que des MALADIES DU FOIE. En mangeant du pain, nous perdons l’habitude de rechercher notre nourriture naturelle et équilibrée. Certains individus deviennent même AGRESSIFS près des lieux où les humains nous nourrissent.

Le pain non consommé attire les RATS, qui se multiplient rapidement et peuvent s’attaquer à nos OEUFS.

Enfin, le pain abandonné favorise la prolifération de bactéries responsables du BOTULISME, une maladie MORTELLE pour les oiseaux aquatiques… et très dangereuse pour l’ETRE HUMAIN.

POUR ETRE SYMPA AVEC LES CANARDS, DONNEZ-LEUR : Des végétaux (salade, pissenlit), des graines (blé, maïs, riz cuit), des légumes coupés (courgettes, carottes, petits pois)

1. Où ces affiches pourraient-elles être placées ?

2. Qui pourra it les avoir réalisées ?

4. Quel compor tement les concepteurs de ces affiches veulent-ils obtenir de leur destinataire ?

5. Quelle es t la différence entre les deux manières de s’y prendre ?

6. Selon toi , laquelle est la plus efficace ? E xplique.

Pour arriver à obtenir un résultat de la part du récepteur d’un message, il y a deux manières de procéder :

– enjoindre : donner un ordre à quelqu’un. Le récepteur obéit à cet ordre s’il trouve la demande légitime ou si la personne qui donne l’ordre a du pouvoir sur lui ;

– convaincre  : essayer d’amener quelqu’un à adopter un avis ou un comportement en lui donnant des raisons de le faire, des arguments.

La plupart des textes destinés à convaincre ont une structure argumentative que l’on peut schématiser de la manière suivante :

Thèse

Argument(s)

La thèse , c’est l’opinion ou le comportement que l’on souhaite faire adopter par son destinataire.

Un argument , c’est une bonne raison que l’on avance pour prouver l’intérêt de sa thèse.

ACTIVITÉ 1

2 MOBILISER LA STRUCTURE ARGUMENTATIVE

1 Tu identifies la thèse défendue

Les réseaux sociaux, certains sont pour, d’autres sont contre, d’autres encore sont mitigés. Prends connaissance des avis suivants publiés sur un forum consacré à ce sujet. Tu devras identifier la thèse défendue par chaque auteur.

1. A ssocie chaque texte avec sa thèse :

a) en c hoisissant parmi celles proposées ci-dessous et en la recopiant à l’endroit adéquat ;

– Les réseaux sociaux sont mauvais pour l’image de soi.

– Les réseaux sociaux ont à la fois de bons et de mauvais côtés.

– Les réseaux sociaux peuvent détruire une personne.

– Les réseaux sociaux aident à diffuser l’information.

b) en surligna nt dans le texte ce qui t’a permis d’opérer l’association.

ON

EN DISCUTE…

Les réseaux sociaux

Thèse :

Pour moi, les réseaux sociaux comportent des avantages. Ils aident à rester en contact avec sa famille, ses amis ou encore des personnes qui habitent loin de nous. Ils permettent aussi de se divertir, de jouer en ligne. C’est bien quand on est tout seul à la maison.

Toutefois, les réseaux ont également des inconvénients : on peut se faire harceler, humilier ou intimider. Ça arrive aussi qu’on soit tenté d’acheter des choses dont on n’a pas véritablement besoin.

Leona

Thèse : K arim

Sur les réseaux sociaux, on voit beaucoup de photos et de vidéos où les personnes se mettent en scène : elles chantent, dansent, se maquillent. On les voit aussi en vacances, au concert, dans des restaurants… On a l’impression que ces personnes sont plus belles, font des choses plus intéressantes que nous, qu’elles ont trouvé la recette du bonheur. On se sent nul et on n’a pas le moral.

Thèse : Thelma

Lancer une rumeur sur Internet, c’est très facile et ça peut se propager très rapidement via les réseaux sociaux. Cela peut faire des dégâts importants et il faut beaucoup de temps avant qu’ils ne soient réparés. Il y a déjà eu des suicides d’adolescents après des rumeurs en ligne. Ce que l’on poste sur un réseau social peut rester longtemps visible. On peut tous en être victime et c’est très grave…

Thèse : Eloi

Moi je t rouve que les réseaux sociaux permettent d’avoir des informations sur des pays où l’on ne peut pas s’exprimer librement à la télévision et sur le quotidien de leurs habitants. Ainsi, sur les fils d’actualité, on peut découvrir des nouvelles qui arrivent de l’autre bout du globe en temps réel. Les réseaux sociaux nous informent aussi, par exemple, sur les combats que des gens mènent contre les sociétés qui ne se soucient pas de l’environnement.

2. De qui pa rtages-tu l’avis ?

3. Confronte ton avis avec celui de tes condisciples.

2 Tu comprends une affiche et en formules la thèse implicite

Peut-être as-tu déjà vu un de ces messages de courtoisie accrochés dans le train ? Leur but : rendre le voyage plus agréable pour tous les voyageurs. Prends-en connaissance. 1 2 3

1. Quelle es t l’originalité de ces affiches ?

2. Apprécies-tu cette manière de présenter une demande ? Argumente ton choix.

Oui parce que

Non pa rce que

3. Formule la thèse défendue par ces messages.

Thèse 1 :

Thèse 2 :

Thèse 3 :

3 Tu retrouves les arguments qui soutiennent une thèse

On a demandé aux lecteurs d’un forum d’une revue pour jeunes s’ils seraient prêts à remplacer leurs professeurs par un robot. Voici quelques-unes de leurs réactions.

Donne

IMANY2 dit :

Les professeurs ont chacun leur personnalité : certains sont sympathiques et rigolos et d’autres moins mais ce n’est pas très grave. Les robots pourraient être injustes car on ne sait pas comment ils auront été programmés.

YAYA1#@ dit :

Ce serait nul ! Je ne pense pa s qu’ils pourraient aussi bien nous expliquer que les professeurs qui nous connaissent. Ce serait aussi dommage que tous les professeurs se retrouvent au chômage.

SHEREKHAN dit :

Les professeurs sont soulants ! Les robots seraient peut-être plus cools…

MARYBELLE dit :

Si le robot tombe en panne, on fait comment ? Et puis , ils n’ont pas de sentiments…

MUCHOU dit :

Moi je pense que les robots, ce serait chouette car ils pourraient mieux expliquer et ils auraient plus de patience. Ils pourraient répéter sans fin…

RACHEL dit :

Ce serait bien car on pourrait tricher sans qu’ils le voient ! Enf in, je crois…

1. Indique « + » ou « – » devant chaque intervention selon que l’élève est pour ou contre le remplacement des professeurs par des robots.

2. Complète les schémas d’argumentation ci-dessous sur la base de l’ensemble de ces avis.

Argumentation

Avis favorable

Argumentation

Avis défavorable

3. Et toi ?

a) Sera is-tu prêt(e) à remplacer ton (ta) professeur(e) par un robot ? Tu seras capable de défendre oralement ta position.

b) Entoure les deux arguments qui sont les plus importants pour toi dans le schéma d’argumentation qui défend ton opinion.

4. Partage ton avis avec la classe.

Entrainement s « 1 . L a thèse et ses arguments », p. 155

4 Tu comprends une capsule vidéo argumentative

Tu vas visionner une capsule qui parle des jeux vidéos. Lis attentivement les questions auxquelles tu devras répondre avant de la regarder.

1. À qui s ’adresse cette capsule ?

2. Sur quelles études se ba se-t-elle ?

a) Cite -les.

b) Ces sources sont-elles fiables ?

3. Reformule la thèse défendue dans cette vidéo.

4. Quels a rguments cette capsule met-elle en avant pour nous convaincre des bienfaits des jeux vidéos ?

5. Deux conditions sont cependa nt nécessaires pour que les jeux soient bénéfiques pour les enfants. Cite-les.

6. Partage tes réponses avec la classe.

5 Tu distingues l’argument de son développement

Pour convaincre son destinataire, l’auteur d’une argumentation mobilise des arguments. Toutefois, pour avoir davantage de chances de convaincre son interlocuteur, il est préférable qu’il les développe. En effet, le développement permet de mieux faire comprendre l’argument, de le rendre plus concret.

Développer un argument , c’est l’illustrer par un exemple, l’expliquer, le prouver.

Le schéma de l’argumentation se complète alors comme suit :

Thèse Argument

Développement(s) de l’argument

Remarque : un même argument peut avoir plusieurs développements.

Voici trois courts textes à structure argumentative. Prends-en connaissance en vue de retrouver pour chacun la thèse, l’argument ainsi que son développement. Sur cette base, tu complèteras pour chaque texte le schéma correspondant. Tu préciseras également qui en est (sont) le(s) destinataire(s).

Texte 1

Vous pensez qu’une trottinette électrique est un simple objet inoffensif ? Vous vous trompez. Quand on utilise une trottinette électrique, il est nécessaire de se protéger, et en priorité de protéger la tête par un casque. En effet, en cas de collision avec un véhicule motorisé, la tête des utilisateurs de trottinettes électriques est particulièrement vulnérable : 6 conducteurs de trottinettes hospitalisés sur 10 sont touchés à la tête.

© Van In

Fiche outil « L a structure argumentative », p. 360

Destinataire(s) :

Texte 2

Il est important de ne pas laisser allumer vos tondeuses robots en continu ! En effet, quand ces engins continuent de tondre la nuit, leurs lames tranchantes peuvent trouver sur leur route des hérissons en balade car c’est à ce moment que ces petits mammifères sortent à la recherche de nourriture : des limaces, des insectes, des fruits et même parfois des œufs. Les prédateurs du hérisson sont rares car leurs milliers de piquants les protègent dans la plupart des cas. Cependant, ils ne peuvent rien contre la force de la lame d’une tondeuse. C’est ainsi que, chaque année, des centaines de hérissons gravement blessés sont accueillis dans les centres de revalidation. Beaucoup de ces amis de nos jardins doivent finalement être euthanasiés tellement leurs blessures sont importantes.

Destinataire(s) :

Texte 3

Vous aimez le chocolat ? Votre chien aussi ! Si vous laissez un morceau de chocolat à sa portée, il aura vite fait de l’engloutir. Or, il faut savoir que, contrairement aux humains, le chien est très sensible aux effets néfastes de la théobromine, un des constituants du cacao et donc du chocolat. Ainsi, en moyenne, l’ingestion de 150 à 300 g de c hocolat noir est mortelle chez un chien moyen de 10 k g. Il est donc important de ne pas en laisser trainer. © Van In

Destinataire(s) :

6 Tu réagis à une argumentation développée

La titulaire d’une classe a demandé à ses élèves de choisir un endroit pour l’excursion de fin d’année. Pour cela, elle a proposé des avis positifs sur trois parcs assez différents. Prends-en connaissance.

1. Da ns chaque document :

a) surligne les arguments avancés pour défendre le fait que ce parc de loisirs doit être visité ; b) souligne le(s) développement(s) de chacun de ces arguments.

Texte 1

Il faut vraiment aller à Pairi Daiza ! C’est un zoo reconnu. Il a été élu meilleur zoo d’Europe à plusieurs reprises. Lors d’une visite, on ne voit pas le temps passer tellement il y a de choses à voir : on y trouve plus de 7 500  animaux comme des pandas géants, des ours blancs, des orangsoutans, des morses, des oiseaux rares… De plus, le parc mène des projets pour protéger la nature. C’est ainsi que la Fondation de Pairi Daiza travaille à protéger les orangs - out ans de Bornéo ou tente de réintroduire des aras au Brésil.

Texte 2

Adventure Valley Durbuy, c’est le plus grand parc aventure de Belgique. Tout d’abord, il permet de s’immerger dans la nature puisqu’il est installé au milieu de plus de 300 hectares de forêt. Ensuite, on peut y vivre de palpitantes aventures en famille ou entre amis, par exemple avec la Dino Mission ou avec le parcours accrobranche où il faut se montrer à la fois habile et agile. Enfin, on peut tester son courage en relevant le défi du mur d’escalade ou en osant la tyrolienne, que l’on descend à 50 km/h sur plus de 500 mètres.

Texte 3

À Walibi, on est sûr de passer un super moment ! D’abord, il y a des attractions pour toutes les envies. Si on veut avoir un peu peur, il y a le Kondaa ou le Loup-Garou ; si on préfère quelque chose d’un peu plus tranquille, on peut choisir le TikiWaka ou le Calamity Jane. Il y a plus de 40 attractions ! De plus , pas de crainte à avoir concernant la sécurité car toutes les attractions à sensation forte sont équipées de ceinture, barre ou harnais de sécurité. Enfin, il y a toujours de nouvelles surprises : il y a souvent de nouvelles zones qui sont inaugurées comme le Dock World en 2025.

2. Quel es t l’intérêt de développer les arguments dans ces textes ?

Van In

3. Sur la ba se des arguments et de leur(s) développement(s)…

a) quel sera it le parc que tu choisirais ?

b) quel es t l’argument développé que tu as trouvé le plus important ?

4. Partage ton avis avec tes condisciples.

Entrainement s « 2. Le schéma argumentatif », p. 157

TÂCHE FINALE

Prends connaissance du texte Non à la captivité des cétacés en vue de répondre aux consignes qui le suivent.

Des dauphins mènent des vies misérables dans des bassins en béton, des delphinariums, où leur nature d’animal sauvage n’est pas respectée. Dressés par la faim, condamnés à tourner en rond, ils meurent à petit feu dans le seul but de divertir les visiteurs.

Même si les dauphins ont l’air de sourire tout le temps, ils souffrent d’un profond malêtre lorsqu’ils sont enfermés pour divertir. En effet, des études ont démontré que les cétacés ont conscience de leur captivité et se laissent volontairement mourir quand ils ne peuvent plus accepter la réalité de cette triste vie. Il faut savoir que, quand ils sont libres, ces mammifères nagent en ligne droite pendant plusieurs kilomètres – jusqu’à 160 km – et plongent à plus de 30 mètres de profondeur, ce qui est impossible en captivité où ils ne peuvent que tourner en rond dans des petits bassins de 5 mètres de profondeur.

Les dauphins captifs sont dressés grâce à la nourriture. C’est leur obéissance qui les nourrit. Dans la nature, un grand dauphin peut ingurgiter jusqu’à 25 kilos de poissons vivants par jour. Dans les parcs, on le récompense avec un poisson mort chaque fois qu’il réussit son tour. De plus, beaucoup de parcs aquatiques.

soumettent leurs mammifères à la faim pour les dresser et ensuite pour qu’ils assurent le spectacle en espérant obtenir finalement à manger.

Le public des parcs aquatiques pense que les dauphins s’amusent avec leurs dresseurs et que c’est normal que ces animaux fassent des pitreries, sautent dans des arceaux, se dressent sur leur queue ou jouent au ballon. Ce sont pourtant des animaux sauvages qui ne sont pas là pour amuser les humains mais qui ont droit à une vie libre, conforme à leur nature.

En captivité, les dauphins vivent beaucoup moins longtemps qu’en liberté même si dans l’océan ils doivent échapper aux prédateurs et aux filets de pêche. Un dauphin sauvage peut atteindre l’âge de 40 voire 50 ans alors qu’en captivité, cette espérance de vie est diminuée de moitié. La moitié de tous les dauphins capturés meurent dans les deux premières années de captivité. Par la suite, d’autres meurent de pneumonie, de maladie intestinale, d’ulcères, d’empoisonnement au chlore et d’autres maladies liées au stress. © Van In

Lors de tes vacances, un ami te propose de te rendre dans un parc où se produisent des dauphins.

a) Relè ve quatre arguments dans le texte pour lui prouver que ce n’est pas une bonne idée.

b) Développe chacune de ces raisons par un extrait du document que tu peux reformuler.

– Argument 1 : Développement : – Argument 2 : Développement :

– Argument 3 :

Dé veloppement :

– Argument 4 :

Dé veloppement :

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

1. La thèse et ses arguments

1. Voici une affiche de sensibilisation. Observe-la.

a) À qui cet te affiche s’adresse-t-elle ? Jus tifie ta réponse.

b) Où pourra it-elle être apposée ?

c) Formule la thèse qu’elle défend.

d) Surligne les a rguments qui la soutiennent.

2. Lis le tex te suivant en essayant de deviner qui est le compagnon de vacances idéal dont on parle.

Pour commencer, il est toujours content : il ne fait pas la tête parce qu’il faut marcher 10 kilomètres dans les bois et qu’il pleut, il ne réclame pas une glace en trépignant pendant des heures et il ne pose pas un tas de questions sur le programme de l’après-midi…

Ensuite, en vacances, votre compagnon vous suit partout : au marché, en balade, en randonnée, pour des baignades à la mer ou en rivière… Ce qui crée une complicité parfaite.

Finalement, à bien y réfléchir, avec lui, les vacances sont vraiment sympas : il vous fait découvrir des endroits insolites puisqu’il vous amène souvent à vous diriger vers des lieux un peu moins fréquentés. Ainsi, grâce à lui, vous explorez vraiment votre destination de vacances en faisant de nombreuses balades ou encore en cherchant des criques isolées pour qu’il puisse aussi se baigner… © Van In

a) D’après cet article, qui est le compagnon idéal en vacances ?

b) Propose un titre à ce texte qui en sera la thèse.

c) Surligne les t rois arguments mobilisés pour appuyer cette thèse.

3. Tu en as marre de voir des publicités pour la malbouffe qui ciblent les enfants. En effet, tu es convaincu(e) que la malbouffe est un véritable danger, particulièrement pour les jeunes. Ce texte te donne raison.

a) Surligne les a rguments en faveur de cette thèse.

b) Souligne les dé veloppements qui leur sont associés.

Attention danger !

Vous pensez peut-être que quelques spots publicitaires glissés entre deux dessins animés sont sans conséquence. Vous vous trompez ! Selon une étude sérieuse, présentée lors du Congrès européen sur l’obésité en mai 2025, seulement 5 petites minutes passées devant des publicités pour des aliments gras, sucrés ou salés suffisent à augmenter la consommation énergétique des enfants de 130 kcal par jour. Soit l’équivalent de deux tranches de pain… ou d’une poignée de bonbons. Or, les impacts de la malbouffe et de la surconsommation de calories sur les enfants sont nombreux. En voici quelques-uns.

• L a malbouffe a un réel impact sur la santé physique. En effet, les aliments riches en sucre et en graisses favorisent la prise de poids (obésité) et augmentent le risque de développer un diabète

• Ce t ype de nourriture augmente les problèmes dentaires. Les aliments riches en sucre contribuent à l’apparition de caries et leur acidité attaque l’émail des dents .

• Une mauvaise alimentation affecte le cerveau, pouvant causer des problèmes de mémoire, d’attention, et même de dépression, surtout chez les adolescentes et adolescents dont le cerveau est encore en développement.

• L a malbouffe peut entrainer une certaine « accoutuma nce » et dès lors influencer les préférences alimentaires une fois devenu adulte. Il est ainsi difficile, par la suite, de changer les mauvaises habitudes prises et de manger plus sainement et plus équilibré

2. Le schéma argumentatif

1. Prends connaissance de l’article ci-dessous en vue de compléter le schéma argumentatif à trois niveaux qui t’est proposé.

Un animal séducteur mais pas inoffensif : le raton laveur

Avec son masque noir et son pelage fourni, le raton laveur a l’air bien sympathique. Pourtant, il fait partie des espèces invasives au sud de notre pays. En effet, incontrôlable et destructeur, il sème la panique en Wallonie.

Originaire d’Amérique du Nord, ce redoutable envahisseur a colonisé nos forêts, nos campagnes et même nos villes à une vitesse vertigineuse : près de 100 000  individus ont été recensés sur notre territoire, et plus de 2 millions à l’échelle européenne. Le raton laveur se répand partout. Il peut s’accommoder de tous les types de milieux naturels. Il a aussi un régime alimentaire très souple : il est omnivore (il peut manger à peu près tout).

C’est un animal à priori charmeur et intelligent, mais avec lequel toute cohabitation est impossible. Il s’attaque aux volailles et aux nichées d’oiseaux, vandalise les poubelles, pille les garde-mangers, vole les fruits sur les arbres, s’installe dans les greniers et génère du tapage nocturne.

Il est aussi porteur de maladies qu’il peut transmettre aux humains ainsi qu’aux animaux domestiques, principalement la rage et la baylisascariose. Or, la proximité avec les humains ne le dérange pas nécessairement.

Il est déjà trop tard pour l’éradiquer totalement, il va donc falloir cohabiter mais pas n’importe comment.

D’après Walravens , F. (2025, 17 mai). Ratons laveurs en Wallonie : une invasion incontrôlable et dangereuse . En ligne : https://www.rtbf.be/article/ratons-laveurs-en-wallonie-une-invasion-incontrolableet-dangereuse-11527624, consulté le 08/12/2025 ; L’Environnement en Wallonie. (2024, 12 août).

Attention si vous croisez un raton laveur ! En ligne : https://environnement.wallonie.be/home/a-la-une/actualites/ actualites/attention-si-vous-croisez-un-raton-laveur.html, consulté le 08/12/2025.

2. Jessie et Et han s’apprêtent à emménager ensemble dans un appartement. Jessie trouve que les plantes vertes sont indispensables mais Ethan n’en est pas persuadé.

a) En lisa nt le texte suivant, relève, pour défendre chacune de ces deux opinions, trois arguments et leurs développements.

b) Sur cet te base, réalise, sur la page suivante, deux schémas d’argumentation à trois niveaux :

– l’un pour soutenir la thèse de Jessie ; – l’autre pour soutenir la thèse d’Ethan.

Les plantes apportent de nombreux bénéfices à l’intérieur de la maison.

Avant tout, elles purifient l’air en absorbant le dioxyde de carbone et en libérant de l’oxygène, ce qui aide à avoir un air plus sain. De plus, certaines plantes sont réputées pour leur capacité à filtrer des substances nocives comme le formaldéhyde et le benzène, souvent présents dans les matériaux de construction et les produits d’entretien. Outre les particules nocives, le feuillage des plantes capte la poussière en suspension, ce qui est une bonne chose pour les personnes allergiques à la poussière… en plus de l’aspirateur bien sûr !

Les plantes améliorent aussi le confort acoustique en absorbant les ondes sonores et en atténuant les vibrations

Enfin, elles aident à se sentir bien dans sa tête grâce à leur effet déstressant . Le simple fait de les regarder et d’en prendre soin suffirait.

Cependant, les plantes n’ont pas que des bons côtés. Aussi jolies soientelles, certaines sont allergisantes. Elles peuvent entrainer, par le contact avec les feuilles ou la sève, des irritations ou des brulures au niveau de la peau ou encore des quintes de toux

De plus, la plupart des plantes sont potentiellement dangereuses si on en mange les fruits, les graines ou si on en grignote les feuilles. Attention donc aux animaux domestiques ou aux jeunes enfants qui risqueraient de vouloir en gouter et se retrouveraient empoisonnés !

Enfin, selon les fondements du Feng Shui qui vise à aménager les pièces de la maison en évitant d’encombrer celles où l’on vit, être entouré de trop de plantes provoquerait une sensation d’étouffement plutôt qu’une sensation de bienêtre.

PAROLES DE PETIT PRINCE

Mettre en voix de façon expressive un texte dialogué

Lire une histoire à voix haute, c’est permettre à son ou ses auditeurs de se laisser emporter par le récit. Pour parvenir à cet objectif, il est essentiel de lire le texte de façon correcte et audible, afin qu’il soit compris sans effort. Toutefois, il est également important de donner vie à son récit, notamment en soignant le rythme de sa lecture et en reflétant, par son intonation, le caractère des personnages ou les émotions ressenties. Tu vas pouvoir t’entrainer à ces savoir-faire durant cette séquence, en travaillant en duo la lecture d’un dialogue fictionnel célèbre.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – décoder l’étymologie du mot « dia logue » – dé velopper tes connaissances culturelles – lire et comprendre un dialogue à mettre en voix – repérer les indices explicites à prendre en compte pour une lecture expressive – inc arner les personnages d’un dialogue – préparer ta prestation en t’entrainant en duo

Visées transversales

Apprendre à apprendre : – dé velopper ses capacités à observer, comparer, raisonner

Développer la créativité : – réaliser une production de façon progressivement autonome

ACTIVITÉ LIMINAIRE

DÉCODER L’ÉTYMOLOGIE DU MOT « DIAL OGUE »

Dans cette séquence, tu vas être amené(e) à mettre en voix un dialogue. Mais sais-tu quelle est l’origine du mot « dia logue » ?

1. Le mot « dia logue » es t issu de deux termes employés en grec ancien : – dia signifie « ent re / d’un côté à l’autre / à travers » ; – logos signifie « discours/parole ».

a) Sur la ba se de cette étymologie, comment peut-on définir un dialogue ?

b) Quels aut res termes issus des mêmes mots grecs connais-tu ?

– Note deux mot s en lien avec les mathématiques comportant le préfixe « dia- ».

Note deux mot s comportant le suffixe « -logue ».

c) Partage tes réponses avec tes condisciples. Tu seras capable d’expliquer oralement la signification des mots proposés.

2. Généra lement, comment repère-t-on visuellement un passage dialogué dans un récit ?

3. Te sens-tu à l’aise à l’idée de lire un texte dialogué à voix haute ?

Oui , j’adore lire à voix haute et me mettre dans la peau des personnages.

Oui, à condition que ce soient des phrases courtes et qu’il n’y ait pas de mots trop compliqués.

Non, j’ai des difficultés pour lire à voix haute et j’ai peur de faire des erreurs.

Non, je n’aime pas être obligé(e) de lire devant tout le monde. J’ai peur qu’on se moque de moi.

DÉVELOPPER

SES CONNAISSANCES

C u LT u RELLES

Tout au long de cette séquence, tu vas te préparer à lire à voix haute, de façon expressive, un extrait d’une œuvre très célèbre, Le Petit Prince , dont l’auteur est Antoine de Saint-Exupéry. Dans cette activité, tu vas apprendre à (mieux) connaitre ce roman ainsi que son auteur.

1 Tu fais connaissance avec l’auteur et son œuvre

Visionne la capsule vidéo consacrée à Antoine de Saint-Exupéry et à son récit Le Petit Prince  en vue de répondre aux questions suivantes.

a) Où et qua nd est né Antoine de Saint-Exupéry ?

b) Quel es t le métier qu’il a exercé et qui lui a inspiré ses histoires ?

c) Où se t rouvait-il lorsqu’il a écrit Le Petit Prince ?

d) Qu’est-ce qui fait la particularité de ce roman ?

e) Pourquoi peut-on dire que Le Petit Prince est un ouvrage extrêmement célèbre ?

2 Tu associes des illustrations à quelques informations clés sur Le Petit Prince

Voici quelques illustrations présentes dans Le Petit Prince et réalisées par Saint-Exupéry lui-même, ainsi qu’une série de phrases résumant le début du roman, jusqu’à la rencontre entre le petit prince et le renard. Associe chaque illustration à la phrase qui lui correspond.

Le petit prince vit seul sur une petite planète, l’astéroïde B612, où apparaissent régulièrement de petits volcans.

Une rose apparait sur la planète du petit prince. Celle-ci exige de lui qu’il prenne soin d’elle avec beaucoup d’attention.

Le petit prince entame un voyage qui le fait passer par différentes planètes sur lesquelles il rencontre des personnages originaux et solitaires, dont un allumeur de réverbères qui exécute les ordres sans se poser de questions.

Arrivé sur Terre, le petit prince découvre qu’il existe d’autres roses que celle qui pousse sur sa planète. Il est déçu par cette découverte, car sa fleur lui avait dit qu’elle était unique.

Toujours sur Terre, il fait la rencontre d’un renard.

Saint-Exupéry, A. de (1946). Le Petit Prince . Gallimard.

ACTIVITÉ 1

LIRE ET COMPRENDRE LE PASSAGE à METTRE EN V OI x

1 Tu lis un extrait du roman Le Petit Prince

L’extrait que tu vas mettre en voix à l’activité 5 sera issu du passage qui raconte la rencontre du petit prince avec le renard.

Lis ce passage du roman en centrant ton attention sur l’état d’esprit des deux personnages.

— Bonjour, dit le renard.

— Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

— Je suis là, dit la voix, sous le pommier…

— Qui es-tu ? dit le petit prince . Tu es bien joli…

— Je suis un renard, dit le renard.

— Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

— Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

— Ah ! pa rdon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta :

— Qu’est-ce que signifie « a pprivoiser » ?

— Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?

— Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

— Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élè vent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

— Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

— C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « c réer des liens… »

— Créer des liens ?

— Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

— Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…

— C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…

— Oh ! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince.

Le renard parut très intrigué :

— Sur une autre planète ?

— Oui.

— Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

— Non.

— Ça, c’est intéressant ! Et des poules ?

— Non.

— Rien n’est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée :

— Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne ma nge pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste !

Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

— S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.

— Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

— On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

— Que faut-il faire ? dit le petit prince

— Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

ACTIVITÉ 1

Le lendemain revint le petit prince.

— Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai ; je découvrira i le prix du bonheur ! Ma is si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur… Il faut des rites.

— Qu’est-ce qu’un rite ? dit le petit prince

— C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je va is me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurais point de vacances.

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :

— Ah ! dit le renard… Je pleurerai.

— C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…

— Bien sûr, dit le renard.

— Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince

— Bien sûr, dit le renard.

— Alors tu n’y gagnes rien !

— J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta :

— Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.

Le petit prince s’en fut revoir les roses :

— Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

— Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est

elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

Et il revint vers le renard :

— Adieu, dit-il…

— Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

— L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

— C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

— C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.

— Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

— Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

Saint-Exupéry, A. de (1946). Le Petit Prince . Gallimard.

2 Tu réponds à quelques questions de compréhension

1. Combien d’intervenants différents cet extrait comporte-t-il ?

2. Qui sont-ils ?

3. Comment se sent le petit prince au début de cet ex trait ?

4. Pourquoi ? Que cherche-t-il ?

5. Quel est l’état d’esprit du renard ? Comment déc rit-il sa vie quotidienne ?

6. Le renard propose au petit prince de l’apprivoiser.

a) Quelle déf inition le renard donne-t-il à ce terme ?

b) Pourquoi le renard exprime-t-il ce souhait ?

c) Selon le renard, quelles sont les deux conditions à respecter pour y parvenir ?

d) Quelles sont les deux conséquences qua nd deux personnes se sont apprivoisées ?

7. Pourquoi le renard dit-il au petit prince : « J ’y gagne à cause de la couleur du blé » ?

8. À la f in de cet extrait, le petit prince et le renard ont-ils obtenu ce qu’ils souhaitaient ? Développe ta réponse.

9. Partage tes réponses avec tes condisciples.

REPÉRER LES INDICES à PRENDRE EN COMPTE

POuR uNE LECTuRE ExPRESSIVE

1 Tu différencies la voix du personnage de celle du narrateur

1. Relis l’extrait ci-dessous et surlignes-y les fragments qui correspondent aux interventions du narrateur. Ce sont les passages qui constituent des commentaires ajoutés par la personne qui raconte l’histoire.

— Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…

— C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…

— Oh ! Ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince.

Le renard parut très intrigué :

— Sur une autre planète ?

— Oui .

— Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

— Non.

— Ça , c’est intéressant ! Et des poules ?

— Non.

— Rien n’est parfait, soupira le renard.

2. Les commentaires du narrateur peuvent jouer plusieurs rôles. Associe à chacun des rôles suivants un exemple issu de l’extrait ci-dessus.

Rôle

Certains commentaires précisent uniquement quel est le personnage qui s’exprime.

Cer tains commentaires donnent des indications sur les émotions ressenties par le personnage.

D’autres mentionnent le personnage qui s’exprime et la façon dont les paroles sont prononcées.

Exemple

Saint-Exupéry, A. de (1946). Le Petit Prince . Gallimard.

3. Relis le début de l’extrait reproduit à l’activité 2 (l. 1 à 25) et surlignes-y tous les commentaires du narrateur.

a) Quels sont les différents verbes employés par le narrateur ?

b) Quel comment aire précise la façon dont s’exprime le personnage ?

4. Quels signes de ponc tuation permettent de marquer la présence de commentaires du narrateur ?

5. Écoute la mise en voix de cet extrait.

6. Comment les deux lecteurs marquent-ils la différence entre les interventions du narrateur et les paroles des personnages ?

Lorsqu’un dialogue fait partie d’un récit de fiction, le intervient parfois dans les paroles des personnages sous la forme de .

Ces interventions permettent de savoir parle mais aussi parfois de quelle ou avec quelle ces paroles sont prononcées.

Lorsqu’on oralise un texte à voix haute, il est important de ces commentaires des paroles prononcées, en adoptant un ton et en marquant une courte

Fiche outil « L a structure dialoguée », p. 362

2 Tu identifies les différents signes de ponctuation et la façon de les mettre en voix

Respecter la ponctuation permet de rythmer correctement sa lecture à voix haute et de donner le sens adéquat au texte lu.

1. Prends connaissance de l’encadré ci-dessous et complète les blancs.

Les signes de ponctuation ont pour rôle d’indiquer au récepteur les blocs de mots qui fonctionnent , af in de faciliter la du texte.

Comprendre un texte sans aucune ponctuation peut ainsi s’avérer un véritable casse-tête.

Quand on lit un texte à voix haute, il est donc essentiel de « faire entendre » la aux personnes qui nous écoutent.

Généralement, à l’oral, une correspond à une pause brève.

Le point et ses différentes variantes (deux points, point d’interrogation, point d’exclamation, points de suspension) correspondent quant à eux à une pause plus

Certains points nécessitent d’adopter une intonation particulière pour prononcer la phrase qu’ils terminent :

– le point d’ interrogation et le point d’exclamation nécessitent d’adopter une intonation ;

– les point s de suspension nécessitent d’adopter une intonation et de marquer une pause plus que pour le point.

Le lecteur doit par contre éviter de placer des pauses lorsqu’il n’y a aucune

2. Écoute la mise en voix de cet extrait.

Fiche outil  « La ponctuation », p. 341

3. Repère les erreurs de mise en voix commises par les deux lecteurs en les indiquant par une croix.

— Bonjour, dit le renard.

— Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

— Je suis là, dit la voix, sous le pommier…

— Qui es-tu ? dit le petit prince . Tu es bien joli…

— Je suis un renard, dit le renard.

— Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

— Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

— Ah ! pa rdon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta :

— Qu’est-ce que signifie « a pprivoiser » ?

— Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?

— Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

— Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élè vent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

— Non, dit le petit prince. Je cherche des amis.

A. de (1946). Le Petit Prince . Gallimard.

4. Partage tes réponses avec tes condisciples.

5. Écoute ma intenant une lecture à voix haute de cet extrait, qui respecte la ponctuation de l’auteur.

3 Tu donnes du sens aux phrases grâce à la ponctuation

Voici un exercice qui te permettra de t’entrainer à respecter les signes de ponctuation lors d’une lecture à voix haute.

Mettez-vous en duo. Pour chaque paire de phrases, un membre choisit en secret une des deux propositions et la lit à voix haute. L’autre membre doit deviner quelle est la version choisie. Ensuite, inversez les rôles.

a) « On mange, les enfants ? »

« On mange les enfants ? »

b) Ma mère m’a dit à 8h30 : « Tu prendras le train pour Bruxelles. »

Ma mère m’a dit : « À 8h30, tu prendras le train pour Bruxelles. »

c) Avant, les enfants, c’était simple.

Avant les enfants, c’était simple.

d) Je ma nge une glace au café.

Je mange une glace, au café.

Saint-Exupéry,

ACTIVITÉ 1

INCARNER

LES PERSONNAGES

1 Tu détermines le caractère de chacun des personnages

Lorsque tu prépares la lecture d’un texte à voix haute, il faut que tu identifies le(s) trait(s) de caractère des personnages ainsi que leurs émotions afin d’adopter l’intonation la plus adéquate possible.

Voici une liste de traits de caractère.

curieux – poli – râleur – sage – sensible – nerveux –affectueux – rusé – mal intentionné

a) A ssure-toi que tu comprends chacun des termes proposés.

b) Sur la ba se du passage lu à l’activité 2, complète le tableau ci-dessous en associant à chacun des deux personnages les traits de caractère qui leur correspondent. Tu seras capable de justifier oralement tes réponses.

Indices : – il y a quat re intrus ; – cer tains adjectifs peuvent convenir au petit prince et au renard.

prince Renard

2 Tu prépares ta lecture en annotant le texte et tu vérifies tes annotations

1. Da ns le tableau ci-après :

a) souligne les inter ventions du narrateur ;

b) complète les pointillés en indiqua nt les émotions ressenties par le personnage lorsqu’il prononce la réplique correspondante. Choisis parmi la liste ci-dessous : inquiet – en colère – bouleversé – triste –accusateur – surpris – euphorique

Petit

Extrait Annotations

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :

— Ah ! dit le renard… Je pleurerai.

— C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…

— Bien sûr, dit le renard.

— Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince

— Bien sûr, dit le renard.

— Alors tu n’y gagnes rien ! J ’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

2. Écoute deux mises en voix de cet extrait.

a) Quelle mise en voix te semble le mieux correspondre aux émotions des personnages ? Tu seras capable de justifier oralement ta réponse.

b) Da ns cet extrait, distingue les deux lecteurs en surlignant les paroles prononcées par chacun à l’aide de deux couleurs différentes.

c) Sur la ba se de tes surlignements, comment les lecteurs se sont-ils réparti la parole ?

ACTIVITÉ 1

PRÉPARER SA PRESTATION EN S’ENTRAINANT EN D u O

1 Tu construis une grille d’évaluation

1. Selon vous, quels sont les six critères les plus importants que vous devrez respecter afin de réaliser une bonne prestation en duo ?

2. Partagez vos réponses avec vos condisciples afin de créer une grille commune pour toute la classe.

Appréciation Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3 1. 2. 3. 4. 5. 6.

Critères d’évaluation

2 Tu prépares ta lecture avec ton binôme

Ton (Ta) professeur(e) va constituer des binômes et va ensuite attribuer à chacun un extrait de la rencontre entre le petit prince et le renard. À vous de vous préparer afin de pouvoir réaliser une lecture à voix haute de cet extrait à destination des autres élèves de votre classe.

1. Répartissez-vous les personnages et les interventions du narrateur.

2. Annotez l’extrait qui vous a été confié afin de préparer votre lecture.

3 Tu mobilises la grille d’évaluation

Ton (Ta) professeur(e) va choisir trois binômes afin qu’ils partagent avec la classe leur lecture à voix haute de l’extrait qui leur a été attribué.

Pour chacune des prestations :

a) complète la grille d’évaluation réalisée précédemment ;

b) formule un conseil d’amélioration ou un compliment portant sur la prestation.

T u AMÉLIORES TON INTONATION ET LA FL u IDITÉ DE TES INTERVENTIONS

1. Tu te sers des indications du texte

Dans chacune des phrases suivantes, prête attention aux verbes utilisés dans les commentaires du narrateur ainsi qu’aux éventuelles autres précisions données afin de lire la phrase avec l’intonation adéquate.

a) Surligne le verbe utilisé dans chaque intervention du narrateur.

b) Avec l’aide de ton (ta) professeur(e), assure-toi que tu les comprends bien.

c) Lis la phra se qui t’est attribuée en lui donnant l’intonation correspondante.

1. Vous êtes éliminés ! hurla l’entraineur.

2. Vous êtes éliminés, déclara l’entraineur.

3. Comment voulez-vous que je lui dise ? s’écria-t-il.

4. Comment voulez-vous que je lui dise ? implora-t-il.

5. Nous pa rtirons demain, se réjouit Victor.

6. Nous pa rtirons demain ? s’inquiéta Adriel.

7. L aissez-moi réfléchir… chuchota Emma.

8. L aissez-moi réfléchir ! répliqua-t-elle.

9. Il faut encadrer le titre en vert, expliqua le professeur de mathématiques.

10. Il faut encadrer le titre en vert ? s’étonna Marin.

11. Je ne peux pa s partir seule, hoqueta-t-elle.

12. Je ne peux pa s partir seule ! affirma-t-elle.

13. Comment ? Tu rigoles ? pouffa sa mère.

14. Quoi ? Tu plaisantes ? interrogea sa mère.

15. Mat thieu eut un haut-le-cœur : « Ma nger des brocolis ! Quelle idée ! »

16. Jules dit ent re ses dents : « Ma nger des brocolis ? Quelle idée ! »

17. Anouk dit posément : « Il n’est pas question que je te donne les réponses. »

18. Albion dit en chantonnant : « Il n’est pas question que je te donne les réponses. »

19. Ma rylou ajouta en souriant : « Et toi, comment t’appelles-tu, petit garçon ? »

20. Jea n demanda sèchement : « Et toi, comment t’appelles-tu, petit garçon ? »

2. Tu t’entraines à lire à plusieurs

Prépare la lecture du texte suivant, extrait du roman Le dernier des vampires de Willis Hall. Tu devras ensuite le lire à voix haute avec les autres élèves de la classe selon les indications de ton (ta) professeur(e). Tiens compte des indications données par le texte !

L’homme était grand et mince. Son visage long avait quelque chose d’infiniment triste. Ses cheveux sombres étaient lissés en arrière sur son crâne. Ses yeux bruns jetaient des étincelles. Il était vêtu d’un habit noir. Il portait une chemise blanche amidonnée, avec un nœud papillon. Une chaîne pendait à son cou, ornée d’un médaillon d’or, une cape noire doublée de rouge reposait sur ses épaules.

Il n’y avait pas de doute possible.

— Je sais qui vous êtes, déclara Edgar en s’interdisant de chevroter.

Il serrait de toutes ses forces une gousse d’ail au fond de sa poche.

— Ne faites pas dévier la conversation, voulez-vous ? dit l’homme d’une voix triste, en agitant une main aux doigts démesurément longs.

Il agita une main aux doigts démesurément longs.

— Vous êtes Dracula. Le comte Dracula.

— Pas du tout.

— Oh, que si ! Inutile de le nier.

— Oh, que non, et je ne mens pas. Je suis comte, mais pas Dracula. Je suis le comte Alucard.

— Alucard, rétorqua Edgar, ce n’est jamais que Dracula à rebours.

— Ah tiens ? Bonté divine , je ne l’avais jamais remarqué !

Ma is Edgar connaissait le moyen de prouver qu’il s’agissait d’un vampire. Il tira son ail de sa poche et le brandit sous le nez de l’inconnu.

H all , W. (2020). Le dernier des vampires (traduit de l’anglais par Hervé Zitvogel). Paris : Flammarion, p. 88-90.

TÂCHE FINALE

En duo, vous allez mettre en voix, de façon expressive, un autre extrait dialogué du  Petit Prince .

1. Votre professeur(e) va former des duos et attribuer à chaque groupe l’extrait qu’il devra lire.

2. Prenez d’abord connaissance du passage entier ci-dessous afin de bien le comprendre.

3. Préparez votre lecture en duo.

4. Lisez à voix haute, pour l’ensemble de la classe, l’extrait qui vous a été attribué.

La sixième planète était une planète dix fois plus vaste. Elle était habitée par un vieux Monsieur qui écrivait d’énormes livres.

— Tiens ! voilà un explorateur ! s’écria-t-il, quand il aperçut le petit prince.

Le petit prince s’assit sur la table et souffla un peu. Il avait déjà tant voyagé !

— D’où viens-tu ? lui dit le vieux monsieur.

— Quel est ce gros livre ? dit le petit prince. Que faites-vous ici ?

— Je suis géogra phe, dit le vieux monsieur.

— Qu’est-ce qu’un géographe ?

— C ’est un savant qui connaît où se trouvent les mers, les fleuves, les villes, les montagnes et les déserts.

— Ça c’est bien intéressant, dit le petit prince. Ça c’est enfin un véritable métier !

Et il jet a un coup d’œil autour de lui sur la planète du géographe. Il n’avait jamais vu encore une planète aussi majestueuse.

— Elle est bien belle, votre planète. Est-ce qu’il y a des océans ?

— Je ne puis pa s le savoir, dit le géographe.

— Ah ! (Le petit prince était déçu.) Et des montagnes ?

— Je ne puis pa s le savoir, dit le géographe.

— Et des villes et des fleuves et des déserts ?

— Je ne puis pa s le savoir non plus, dit le géographe.

— Mais vous êtes géographe !

— C ’est exact, dit le géographe, mais je ne suis pas explorateur. Je manque absolument d’explorateurs. Ce n’est pas le géographe qui va faire le compte des villes, des fleuves, des montagnes, des mers, des océans et des déserts. Le géographe est trop important pour flâner. Il ne quitte pas son bureau. Mais il y reçoit les explorateurs. Il les interroge, et il prend en note leurs souvenirs. Et si les souvenirs de l’un d’entre eux lui paraissent intéressants, le géographe fait faire une enquête sur la moralité de l’explorateur.

— Pourquoi ça ?

— Parce qu’un explorateur qui mentirait entraînerait des catastrophes dans les livres de géographie. Et aussi un explorateur qui boirait trop.

— Pourquoi ça ? f it le petit prince.

— Parce que les ivrognes voient double. Alors le géographe noterait deux montagnes, là où il n’y en a qu’une seule.

— Je connais quelqu’un, dit le petit prince, qui serait mauvais explorateur.

— C’est possible. Donc, quand la moralité de l’explorateur paraît bonne, on fait une enquête sur sa découverte.

— On va voir ?

— Non. C ’est trop compliqué. Mais on exige de l’explorateur qu’il fournisse des preuves. S’il s’agit par exemple de la découverte d’une grosse montagne, on exige qu’il en rapporte de grosses pierres.

Le géographe soudain s’émut.

— Mais toi, tu viens de loin ! Tu es explorateur ! Tu vas me décrire ta planète !

Et le géogra phe, ayant ouvert son registre, tailla son crayon. On note d’abord au crayon les récits des explorateurs. On attend, pour noter à l’encre, que l’explorateur ait fourni des preuves.

— Alors ? interrogea le géographe.

— Oh ! Chez moi , dit le petit prince, ce n’est pas très intéressant, c’est tout petit. J’ai trois volcans. Deux volcans en activité, et un volcan éteint. Mais on ne sait jamais.

— On ne sait jamais, dit le géographe.

— J’ai aussi une fleur.

— Nous ne notons pas les fleurs, dit le géographe.

— Pourquoi ça ! c ’est le plus joli !

— Parce que les fleurs sont éphémères.

— Qu’est-ce que signifie : « éphémère » ?

— Les géographies, dit le géographe, sont les livres les plus sérieux de tous les livres. Elles ne se démodent jamais. Il est très rare qu’une montagne change de place. Il est très rare qu’un océan se vide de son eau. Nous écrivons des choses éternelles.

— Mais les volcans éteints peuvent se réveiller, interrompit le petit prince. Qu’est-ce que signifie : « éphémère » ?

— Que les volcans soient éteints ou soient éveillés, ça revient au même pour nous autres, dit le géographe. Ce qui compte pour nous, c’est la montagne. Elle ne change pas.

— Mais qu’est-ce que signifie « éphémère » ? répéta le petit prince qui, de sa vie, n’avait renoncé à une question, une fois qu’il l’avait posée.

— Ça signifie « qui es t menacé de disparition prochaine ».

— Ma fleur est menacée de disparition prochaine ?

— Bien sûr.

« Ma fleur est éphémère, se dit le petit prince, et elle n’a que quatre épines pour se défendre contre le monde ! Et je l’ai laissée toute seule chez moi ! »

Ce fut là son premier mouvement de regret. Mais il reprit courage :

— Que me conseillez-vous d’aller visiter ? dema nda-t-il.

— La planète Terre, lui répondit le géographe. Elle a une bonne réputation… Et le petit prince s’en fut, songeant à sa fleur.

A. de (1946). Le Petit Prince . Gallimard.

T u C ONSTR u IS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

Saint-Exupéry,

Y A PAS PHOTO !

Exprimer oralement un jugement de gout motivé sur une photographie

Aujourd’hui, tout le monde prend des photos et des milliards de clichés circulent dans le monde. Cependant, tous ne se valent pas : la photographie est un art à part entière. Les noms de Martin Parr, Jacques-Henri Lartigue, Eliott Erwitt, Vivian Maier… ne te disent peut-être rien. Pourtant, leurs œuvres sont exposées dans le monde entier. Nous te proposons de découvrir quelques-unes de leurs photographies et de nous faire part de ton jugement de gout sur celles-ci.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – obser ver un jugement de gout motivé – déc rire une photo – enric hir ton vocabulaire pour formuler ton avis – motiver ton avis – préparer ta prise de parole

Visées transversales

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – conna itre et exprimer ses gouts

Développer une pensée critique et complexe : – identifier les procédés utilisés pour produire un effet sur soi et sur autrui

ACTIVITÉ LIMINAIRE

S’INFORMER SUR L’INVENTION

DE LA PHOTOGRAPHIE

Quand et comment a-t-on inventé la photographie ? Da ns cette activité, tu vas découvrir une courte vidéo pour en apprendre un peu plus sur le sujet.

1. Regarde la vidéo qui t’est proposée en vue de répondre aux questions ci-dessous.

2. En quelle a nnée la photographie a-t-elle été inventée ?

3. Comment s ’intitule la photo ci-dessous ?

4. Qui en es t l’auteur ?

5. Quel es t le problème des premières photographies ?

6. Qui a a mélioré le procédé ?

7. Comment se nomme le nouveau dispositif ayant amélioré ce procédé ?

O b SERVER UN j UGEMENT DE GOUT MOTIVÉ

1 Tu définis le jugement de gout motivé

En primaire, tu as sans doute été amené(e) à exprimer un « jugement de gout » à propos d’un récit.

1. Prouve que tu te souviens de ce dont il s’agit en cochant la ou les propositions correctes.

Un jugement de gout, c’est : faire part de son avis personnel ; c ritiquer en faisant apparaitre tous les défauts ; expliquer sa réaction devant quelque chose ; es timer le niveau de qualité.

2. Da ns cette séquence, tu apprendras à motiver ton jugement de gout. Quel est le sens de « motiver » da ns cette situation ?

a) Souligne celui qui correspond au contexte.

b) Formule un exemple pour chacun des deux sens de ce mot.

Motiver , verbe transitif

1. Jus tifier par des motifs, des raisons. Expliquer (fournir le motif de quelque chose).

2. Inciter quelqu’un à agir.

Exemple 1 :

E xemple 2 :

3. Partage tes réponses avec la classe.

Exprimer un jugement de gout, c’est donner son à propos d’un objet ou d’une production culturelle : roman, nouvelle, film, pièce de théâtre, sculpture… Ce jugement repose sur les que cet objet ou cette production a pu susciter chez nous. son jugement de gout, c’est donner une ou plusieurs raisons qui cet avis personnel.

2 Tu donnes ton avis sur la prestation orale de deux élèves

Tu vas visionner les prestations d’Astou et de Côme, qui expriment chacun leur jugement de gout motivé à propos d’une photo de Martin Parr, un célèbre photographe anglais. Leur exposé devait comporter une brève description de la photo ainsi que trois arguments, basés sur des motifs différents, pour justifier leur avis.

1. Regarde attentivement cette photo de Martin Parr.

Parr, M. (1996). Westbay.

Fiche outil  « L a structure argumentative », p. 360

2. Visionne les prestations des deux élèves et évalue celles-ci en entourant le signe adéquat dans les deuxième et troisième colonnes du tableau.

Critère

Voix – volume – a rticulation – débit

Utilisation du support (photo projetée)

Regard

Appréciation Astou Côme

3. Partage ton évaluation avec tes condisciples.

3 Tu évalues et définis le contenu des prestations

1. Prends connaissance des questions ci-dessous puis visionne à nouveau les deux prestations.

2. Réponds aux questions suivantes.

a) A stou et Côme ont-ils salué leur public ?

b) Ont-ils identifié la photo (titre et nom du photographe) ?

c) Ont-ils décrit la photographie de Martin Parr ?

d) Ont-ils donné leur avis ? Si oui , sont-ils du même avis ?

e) Ont-ils chacun justifié leur avis à l’aide de trois motifs différents ?

f) Si oui , identifie-les parmi les propositions suivantes.

Motif

Les souvenirs suscités par la photo

Le sujet

Les choix techniques (plans, flou…)

La réputation du photographe

Les couleurs

g) Par quoi terminent-ils leur présentation ?

3. Partage tes réponses avec la classe.

AstouCôme

4. Lequel de ces deux avis rencontre globalement le tien ?

Pour exprimer ton jugement de gout à propos d’une photo, tu devras :

– la photo présentée (nom du photographe et titre de la photo) ;

– la brièvement en évoquant les éléments qui ont retenu ton attention ;

– donner clairement ton et le par des différents.

ACTIVITÉ 1

DÉCRIRE UNE PHOTO 2

1 Tu situes la scène et tu identifies le sujet d’une photo

1. Lis les desc riptions faites par Astou et Côme dans leur exposé en vue de répondre aux questions qui les suivent.

Exposé d’Astou

Le cliché a été pris au Royaume-Uni. On le voit grâce au drapeau rouge et bleu au second plan. Le ciel est bleu vif. C’est sans doute les vacances. À l’avant-plan, on voit deux grosses mouettes qui veulent chacune s’emparer d’un ravier de frites jaune orange.

Exposé de Côme

Cette scène se déroule à la mer, sans doute pendant l’été. Le ciel est bleu et il y a du vent car les drapeaux, au second plan, flottent. Au premier plan, deux mouettes veulent chacune s’emparer d’un ravier de frites. À l’arrière-plan, c’est flou mais on dirait une petite colline.

2. Où se situe la scène ? Surligne les indic ations données par chacun.

3. Quelles sont les hypothèses avancées par Astou et Côme quant au moment où la photo a été prise ?

4. Réponds aux questions suivantes en te basant sur les descriptions des deux élèves.

a) Qui es t mis en avant ?

b) Que font-elles ?

c) Où se situent-elles sur la photo ?

5. Quels aut res éléments sont cités ? Souligne -les.

6. Entoure les formulations utilisées pour structurer ces descriptions.

Pour décrire brièvement une photo, il faut répondre aux questions suivantes :

– où et qua nd se situe la scène ? (je peux éventuellement émettre des hypothèses)

– quel es t le sujet principal de la photo ?

– quels sont les élément s du décor qui valent la peine d’être cités ou que j’ai envie de citer ?

Pour organiser la description, on utilisera les termes suivants :

– l’avant-plan (ou premier plan) pour ce qui se situe près de l’observateur ;

– l’arrière-plan (ou second plan) pour ce qui se situe derrière.

Arrière-plan

Avant-plan

On pourra également utiliser un vocabulaire qui précise l’emplacement des objets dans l’espace : au milieu, à droite, à gauche, en haut, en bas…

Fiche outil  « L a structure descriptive », p. 364

2 Tu t’entraines à décrire une photo

Voici quatre photos. Choisis-en une et prépare mentalement sa description. Si tu le souhaites ou si ton (ta) professeur(e) t’y invite, tu la présenteras devant la classe.

De Backer, E. (2021). Hazenbijeenkomst in het bos (« Rencontre de lièvres dans un bois »).
Parr, M. (1983-1985). New Brighton
Erwitt, E. (1956). USA. Los Angeles, California.
Lartigue, J.-H. (1960). Florette

ACTIVITÉ 1

SON AVIS

Au terme de cette séquence, tu seras amené(e) à exprimer et développer ton avis. Pour ce faire, tu devras utiliser des outils langagiers te permettant d’exprimer l’intensité de ton ressenti.

1. Da ns les phrases suivantes, souligne :

a) en bleu , les verbes et tournures verbales utilisés pour exprimer un jugement de gout positif ;

b) en rouge, les verbes et tournures verbales utilisés pour exprimer un jugement de gout négatif.

J’aime cette photo.

Je suis séduit(e) par ce cliché.

Cette photographie me déplait.

Ce portrait me fascine.

Cette photo ne m’attire pas.

Je déteste ce cliché.

Cette photographie m’attire.

Ce paysage m’émerveille.

Je n’apprécie pas cette image. J’adore ce cliché.

J’apprécie cette image.

Ce paysage me plait.

Je suis attiré(e) par cette œuvre.

Ce cliché ne me plait pas.

Je n’aime pas cette photo.

Je ne suis pas attiré(e) par cette image.

Cette œuvre me rebute.

2. En te ba sant sur les énoncés ci-dessus, quelles sont les deux manières de formuler un avis négatif ?

3. Complète le t ableau ci-dessous à l’aide de l’ensemble des verbes relevés à la question 1.

a) Notes-y les verbes à l’infinitif.

b) Veille à les écrire à la forme active et affirmative.

Verbe appréciatif ( + )

Verbe dépréciatif (–)

4. Parmi ces verbes, relève deux paires d’antonymes.

5. Complète l’échelle d’intensité ci-dessous, en notant :

a) à droite, les trois verbes appréciatifs dont l’intensité est la plus forte ;

b) à gauc he, les deux verbes dépréciatifs dont l’intensité est la plus forte.

NEUTRE

6. Da ns son exposé, Côme a annoncé : « Je n ’aime pas du tout cette photo. » Place l’avis de Côme sur l’échelle d’intensité ci-dessus en y traçant une croix.

7. Cer tains adverbes permettent d’augmenter ou de diminuer l’intensité d’un jugement de gout. On les appelle des modalisateurs. Une liste de ces adverbes est reprise ci-dessous.

a) Surligne les adverbes qui permettent de renforcer l’intensité d’un jugement. b) Surligne da ns une autre couleur les adverbes qui permettent de diminuer l’intensité d’un jugement. totalement – plutôt – quelque peu – extrêmement –modérément – absolument – pas du tout – un peu – assez –vraiment – profondément – relativement – beaucoup

Fiche outil « Les adverbes de modalisation », p. 348

8. En ajout ant dans chacune des deux phrases ci-dessous un des adverbes évoqués,

a) diminue de f açon différente l’intensité des verbes « a pprécier » et « déplaire » ;

b) augmente de façon différente leur intensité.

Version neutre  :

J’apprécie ce cliché.

Cette photo me déplait.

Intensité diminuée  :

Intensité augmentée  :

9. Partage tes réponses avec tes condisciples.

10. Complète la synt hèse ci-dessous à l’aide de deux exemples issus de la question 8 b.

Pour refléter précisément l’intensité de ton ressenti lorsque tu formules ton avis :

– tu dois c hoisir parmi les verbes appréciatifs ou dépréciatifs celui qui correspond le mieux à ton avis ;

E xemples : J’aime.

Je déteste.

Attention ! Tu as également la possibilité d’exprimer ton avis en utilisant la forme négative d’un verbe :

Exemples : Je n’aime pas cette photo.

Je ne déteste pas cette photo.

– tu peux nua ncer cet avis en utilisant un adverbe qui atténue ou renforce l’intensité de ton jugement (un modalisateur ).

Exemples :

Fiche outil « Les adverbes de modalisation », p. 348

Pour motiver ton avis sur une photo, tu peux utiliser différents motifs.

Cette activité va permettre de les préciser.

1 Tu t’inities au choix des plans

1. Prends connaissance du document suivant qui traite de différents plans utilisés en photographie pour cadrer le sujet.

Les plans en photographie

Très gros plan

Plan rapproché

Gros pla n

Plan moye n

Plan d’ensemble

Plan général

La taille des plans est basée sur le découpage de la silhouette humaine.

– Le plan général consiste à prendre le sujet dans son environnement général. Le sujet est donc vu avec un certain recul puisqu’il est intégré à ce grand espace. On a ainsi une bonne idée de l’endroit où se trouve le sujet.

– Le plan d’ensemble est un cadrage plus resserré que le plan général. Le sujet photographié occupe une plus grande partie de l’image. Le sujet et son environnement sont aussi importants l’un que l’autre.

– Le plan moyen est un cadrage resserré sur le sujet principal. Il doit apparaitre en entier sur la photo. Dans ce genre de plan, on s’intéresse beaucoup moins au décor et à l’environnement dans lequel se trouve le sujet. Celui-ci est plus important que le décor.

– Le plan rapproché ne montre que la partie supérieure du sujet coupé à la taille ou à la poitrine.

– Le gros plan consiste à cadrer une partie importante du sujet pour la mettre en valeur. Le décor est alors quasi inexistant et on met en valeur une partie du sujet.

– Le très gros plan consiste à isoler un détail (une bague de fiançailles par exemple) ou une partie du corps humain (un œil).

© Van In

2. Identif ie le plan utilisé dans la photo de l’activité 1.

3. Quel effet ce choix a-t-il eu sur Astou et Côme ?

4. Identif ie les plans utilisés dans les photos de l’activité 2 avant de partager oralement avec tes condisciples l’effet produit sur toi.

Els De Backer, Hazenbije enkomst in het bos  :

Ma rtin Parr, New Brighton  :

Elliot t Erwitt, USA. Los Angeles, California :

Jacques- Henri Lartigue, Florette  :

2 Tu fais appel à tes souvenirs

Une photo peut t’évoquer une situation que tu as vécue, un souvenir, ce qui peut éveiller en toi des sentiments très divers.

1. Quels souvenirs la photo des mouettes a-t-elle suscités chez Astou et Côme ?

2. Quel(s) sentiment(s) ces souvenirs ont-ils éveillé(s) en eux ?

3. Obser ve de nouveau attentivement les photos présentées jusqu’à présent dans cette séquence. Choisis-en une en vue de partager oralement un souvenir qu’elle pourrait t’évoquer et les sentiments que ce souvenir éveille en toi.

3 Tu t’intéresses aux couleurs utilisées

Comme pour le peintre, les couleurs constituent l’un des outils les plus importants du photographe.

1. Obser ve la roue chromatique ci-dessous et lis le texte qui l’accompagne pour en savoir plus sur cette représentation ordonnée des couleurs.

La roue chromatique

La roue chromatique de base comporte 12 couleurs : 3 sont dites primaires (rouge, jaune et bleu). À partir de ces 3 couleurs, en les mélangeant entre elles à diverses proportions et en leur ajoutant du noir ou du blanc, on obtient toutes les couleurs possibles.

Celles-ci se divisent traditionnel lement en 2 c atégories : – les couleurs c haudes : elles évoquent l’énergie et la chaleur. C’est toute la gamme des jaunes, orangés, rouges, roses ; – les couleurs froides : elles évo quent l’apaisement et la fraicheur. C’est toute la gamme des verts, bleus et violets.

Une couleur se décline aussi en nuances. Ainsi, par exemple, il n’existe pas qu’un seul bleu : on parle de bleu azur, de bleu ciel, de bleu marine…

Froid Chaud

2. Quelles couleurs sont mises en évidence par chacun des photographes dans les photos ci-dessous ? Si tu le souha ites, précise leur(s) nuance(s).

De Backer, E. (2021). Hazenbijeenkomst in het bos (« Rencontre de lièvres dans un bois »).

Lartigue, J.-H. (1960). Florette

3. Voici une série d’adjectifs utilisés pour qualifier une couleur. criarde tendre fade gaie choquante lumineuse franche agressive vivante vive terne éclatante

a) A ssure-toi que tu les comprends bien.

b) Indique à côté de c hacun : – « + » si l’adjectif est mélioratif (dimension positive, valorisante) ; – « – » si , à l’inverse, il est péjoratif.

c) A ssocie, dans une phrase, le « vert » et le « jaune » des photos c i-dessus à un de ces adjectifs.

d) Quel effet ce choix de couleur a-t-il sur toi ? Dé veloppe oralement.

4 Tu caractérises une atmosphère et la relies à un motif

L’atmosphère qui se dégage d’une photo peut tenir à ce qui est représenté (son sujet) mais aussi à la manière dont cela est représenté (technique employée…).

1. Voici une liste d’adjectifs pouvant caractériser une atmosphère. agréable – rassurante – chaleureuse – détendue – sinistre – joyeuse –paisible – apaisante – lourde – inquiétante – triste – oppressante –angoissante – lugubre – tendue – amusante – festive – légère – étrange

a) A ssure-toi que tu les comprends bien. Au besoin, échange avec la classe ou utilise un dictionnaire.

b) Entoure les adjectifs mélioratifs.

2. Reprends les photos proposées lors de l’activité 2.

a) Ca ractérise leur atmosphère.

b) Jus tifie oralement tes choix en nommant le(s) motif(s) qui te permet(tent) cette caractérisation.

ACTIVITÉ 1

1 Tu gères ton stress

PRÉPARER

SA PRISE DE PAROLE

Prendre la parole devant la classe n’est une chose facile pour personne. La peur et le stress sont des obstacles à surmonter pour réaliser une performance satisfaisante.

1. Comment te sens-tu à l’idée de faire un exposé devant la classe ? Entoure l’émoticône qui correspond à ton état d’esprit.

2. Voici une série de conseils pour éviter de paniquer et pour réussir ta présentation.

a) Lis-les at tentivement.

b) Lequel te semble le plus utile pour toi ?

Conseil n° 1

Choisis bien ton support

Sur les sites que ton (ta) professeur(e) te propose, cherche la photo qui t’inspire vraiment et ne prends pas la première photo venue.

Conseil n° 2

Prends soin de toi

Avant le jour de ton exposé, change-toi les idées : va promener ton chien, lis un bon bouquin, regarde un film sympa… De plus, mange équilibré : ni trop gras, ni trop sucré pour bien dormir !

Ne te couc he pas trop tard pour ne pas bâiller pendant ta présentation.

Conseil n° 3

Entraine-toi

Lis à voix haute pour t’entrainer et enregistre-toi.

Utilise des phrases simples et parle au présent.

Fais des pauses entre les différentes parties de ton exposé : distingue la description et chacun des arguments.

Conseil n° 4

Regarde ton public.

Utilise ton corps

Utilise un pointeur ou ton bras pour montrer ce dont tu parles sur la photo projetée.

Conseil n° 5

Prépare un aide-mémoire

Écris le moins possible. Plus tu écris et moins tu dis. En effet, tu seras tenté(e) de lire ton texte plutôt que de regarder ton auditoire et d’animer ta présentation.

2 Tu réalises un aide-mémoire

Parmi les conseils pour réussir ta présentation orale, l’utilisation d’un aide - mémoire est particulièrement rassurante et efficace.

1. Voici l’aide-mémoire préparé par Astou pour son exposé (activité 1). De quoi se compose-t-il ?

Martin Parr « W estbay »

Description : Angleterre (drapeau rouge et bleu)

Été (ciel bleu vif)

Avant-plan : mouettes et frites jaune orange

Sujet original

J’adore

Manière de photographier

Souvenirs

Mouettes qui se disputent

Mouettes en plan moyen/nettes

Décor flou à l’arrière-plan

Vacances à la mer

Photo

2. Obser ve les deux photos ci-dessous.

Erwitt, E. (1955). FRANCE. Provence.
Maier, V. (1975). Chicago.

a) Choisis ent re la photo d’Elliot Erwitt et celle de Vivian Maier.

b) Prépare un aide-mémoire en vue de la présentation d’un jugement de gout relatif à cette photo.

c) Ent raine-toi à oraliser ton jugement de gout.

TU AMÉLIORES TA PRISE DE PAROLE

1. Tu visualises le temps de ta prestation

La prestation qui est attendue de ta part au terme de cette séquence devrait durer environ 1 minute à 1 minute 30. Ton (Ta) professeur(e) va demander le silence dans la classe. Ce silence va durer plus ou moins le temps prévu pour cette prestation.

a) L a première fois, contente-toi de garder le silence.

b) Ce temps t ’a-t-il paru long ou court ?

c) Ensuite , avec ton aide-mémoire sous les yeux, entraine-toi à formuler ton exposé dans ta tête (ou à voix basse) en utilisant un maximum du temps qui t’est imparti.

2. Tu évites les tics de langage

« Heu , du coup, alors, genre, en fait… » On a presque tous des tics de langage qui peuvent finir par agacer l’auditoire lors d’une présentation. Identifie et maitrise les tiens en effectuant les consignes suivantes.

a) Choisis un sujet que tu ma itrises : ton sport, ta série ou ton jeu préféré…

b) Enregistre-toi en train d’expliquer en quoi il consiste et pourquoi tu l’apprécies, en une à deux minutes maximum.

c) Réécoute ta prestation et fais la liste des éventuels tics de langage que tu repères.

d) Ent raine-toi à les éliminer le plus possible.

e) Sois indulgent(e) avec toi-même : ce n’est pas facile et cela ne se fait pas en un jour !

3. Tu vérifies que tu maitrises ton sujet

Pour être à l’aise, il est important de bien connaitre son sujet, même si l’on dispose d’un aide-mémoire. Pour savoir si tu maitrises bien ton sujet, remplis le texte lacunaire suivant sur la base de tes souvenirs et sans avoir la photo ni l’aide-mémoire sous les yeux.

La photo que je vais présenter s’appelle Elle a été prise par Elle représente

Voici les éléments les plus importants sur cette photo :

Mon avis global sur la photo : Mes t rois arguments :

1)

2)

3)

TÂCHETÂCHEFINALEFINALE

À toi de présenter oralement un jugement de gout motivé sur une photographie.

1. Choisis une photo en couleurs au sein des suppor ts proposés par ton (ta) professeur(e).

2. Prépare ton jugement de gout.

3. Présente-le à la classe.

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

DIS-MOI POURQUOI

Lire et comprendre un texte informatif à structure explicative

Lire peut permettre de se divertir, de se laisser emporter par le suspense ou de ressentir des émotions. Toutefois, on peut aussi lire pour mieux comprendre le monde qui nous entoure. C’est notamment le cas lorsqu’on se pose des questions qui commencent par « pourquoi ». Trouver des réponses à ces questions peut satisfaire ta curiosité et t’aider à mieux comprendre de nouvelles découvertes, des phénomènes étonnants ou encore des évènements insolites.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – compa rer différents supports – mobiliser le ra pport cause/conséquence – sc hématiser un texte à structure explicative

Visées transversales

Apprendre à apprendre : – dé velopper l’apprentissage de supports langagiers permettant d’exprimer la relation de causalité

Développer une pensée critique et complexe : – t raiter des sources d’informations

ACTIVITÉ LIMINAIRE

COMPARER DIFFÉRENTS SUPPORTS

Dans cette activité liminaire, tu vas observer plusieurs supports qui poursuivent une même intention afin de les comparer.

COPYRIGHTVANIN

1. Quels sont les différents types de publications représentés ?

2. Quelle intention domina nte poursuivent-ils ?

3. En conna is-tu d’autres qui poursuivent la même intention ?

4. Aimes-tu lire ou regarder ce genre de supports ?

a) Si oui , lequel aurait ta préférence parmi ceux proposés ci-dessus ?

b) Si non, lequel pourra it t’intéresser ?

1 ACTIVITÉ 1

Dans cette séquence, nous nous intéresserons en particulier aux textes explicatifs qui répondent à la question « Pourquoi ? ». Ceux-ci mobilisent la notion de cause/ conséquence.

1 Tu définis la cause et la conséquence

1. Qu ’appelle-t-on une cause ? Coc he la ou les bonnes réponses.

Ce par quoi quelque chose arrive

Ce qui fait qu’un évènement se réalise

L’origine, la raison de quelque chose

Le résultat d’une action

QUI EST LE PREMIER?

2. Qu ’appelle-t-on une conséquence ? Coc he la ou les bonnes réponses.

Ce qui ne devrait jamais arriver

Ce qui est le résultat de quelque chose

La suite logique d’une action, d’un fait

3. L aquelle se produit avant l’autre ?

2 Tu identifies des causes et des conséquences

1. A ssocie les images ci-après pour former quatre duos de photos qui comporteront chacun une cause et une conséquence. Pour ce faire, complète le tableau suivant.

Cause

Conséquence

2. Repère, dans le texte suivant, quatre causes et leurs conséquences respectives. Note-les dans le tableau ci-dessous.

En décembre 2014, dans les rues de Varna, en Bulgarie, des passants sont tombés nez à nez avec un chat vert.

Certains ont cru qu’il s’agissait d’une mauvaise blague imaginée par un cruel plaisantin. Ce n’est en effet pas très drôle de peindre un chat vivant !

En réalité, on s’est rendu compte que ce chat avait l’habitude de déambuler et de dormir dans un garage désaffecté. Dans ce garage avaient été abandonnés des pots de peinture verte dont le contenu avait fini par fuir sur le sol. En s’y promenant et en y dormant, le chat se salissait. Or, les chats sont des animaux qui aiment être propres. Par conséquent, il se léchait consciencieusement tout le corps pour faire sa toilette. C’est ainsi qu’il a fini par se recouvrir de peinture.

Ne vous inquiétez pas, il a finalement changé d’endroit et a retrouvé son magnifique pelage tigré.

3. Sur la ba se de ce tableau :

a) formule une question commençant par « Pourquoi » ;

b) réponds-y à l’aide d’une phrase complète.

Ent rainement s « 1. L a relation cause/conséquence », p. 223

ACTIVITÉ 1

SC h ÉMATISER UN TE x TE à STR UCTURE E x PLICATIVE

1 Tu schématises de courts textes en identifiant l’explication principale

Prends connaissance des trois textes ci-dessous en vue de répondre aux questions qui les suivent.

Texte 1

Pourquoi

C ’est essentiellement parce qu’elle est différente de celle qu’on a l’habitude d’entendre. Sur un enregistrement, le son de notre voix nous parvient uniquement par l’oreille. Lorsqu’on parle, en revanche, on s’entend par deux canaux : celui du conduit auditif, bien sûr, mais aussi celui de la boite crânienne. Ainsi, le son émis est aussi transmis par les os de la mâchoire jusqu’à l’oreille interne.

Texte 2

Pourquoi

L a raison pour laquelle nous ne percevons pas notre propre odeur réside dans un phénomène appelé « ha bituation olfactive », c ’est-à-dire que, quand notre cerveau est exposé de manière prolongée à une odeur spécifique – comme notre propre odeur corporelle –, il finit par l’ignorer. Cette aptitude du cerveau permet de se concentrer sur des odeurs nouvelles ou inhabituelles (odeur de gaz ou de brulé par exemple). L’inconvénient est que cette adaptation nous empêche de prendre conscience des changements dans notre propre odeur corporelle, comme lorsqu’on transpire après un effort physique intense…

© Van In
© Van In

Pourquoi

L a disposition des lettres sur nos claviers d’ordinateur est en fait héritée de l’ancêtre des claviers, la machine à écrire. Inventée en 1868 par Christopher Latham Sholes, cette machine avait initialement les touches disposées suivant l’ordre alphabétique. Cependant, l’inventeur s’est vite rendu compte que les tiges métalliques qui étaient reliées aux touches de la machine se bloquaient lorsque deux touches côte à côte étaient utilisées successivement et trop rapidement. Il imagina alors une autre disposition basée sur la séparation des lettres les plus employées pour limiter le blocage de la machine. Cela donnera le clavier QWERTY pour les anglophones puis AZERTY pour les francophones. Lorsque les premiers ordinateurs apparurent au cours du 20 e siècle, on garda cette disposition des lettres parce qu’elle était déjà bien entrée dans les habitudes des utilisateurs de machines à écrire. © Van In

1. Quel es t le sujet de chacun de ces textes ?

Texte 1 :

Texte 2 :

Texte 3 :

2. Sur cet te base, titre-les.

3. Quelle es t l’intention dominante de ces textes ?

4. Partage tes réponses avec tes condisciples.

5. Ces t rois textes ont une structure explicative. On peut la schématiser comme suit :

Questionnement (Pourquoi ?) Explication

6. Complète l’encadré ci-dessous.

Les textes explicatifs ont habituellement une intention . Ils fournissent une explication à un phénomène, à un comportement… Ils répondent notamment à la question « Pourquoi ? ». Dans ce cas, la relation entre les éléments d’une même ligne du schéma explicatif est une relation de à . L’explication précise les causes, les raisons d’un évènement, d’un fait ou d’une situation. Pour comprendre efficacement un texte explicatif, on identifie la question à laquelle le texte répond et on centre son attention sur les différents éléments d’explication fournis.

Fiche outil « L a structure explicative », p. 366

7. Sc hématise les textes lus précédemment pour montrer que tu les as bien compris. La première explication t’est donnée à titre d’exemple.

Texte 1

Pourquoi

Elle n’est pas celle qu’on a l’habitude d’entendre.

a) Quels connec teurs pourrais-tu indiquer sous la flèche ?

b) Dé veloppe oralement l’explication donnée.

Texte 2

a) Dé veloppe oralement l’explication donnée.

b) Cite une conséquence positive et une conséquence négative de ce phénomène.

Dé veloppe oralement l’explication donnée.

2 Tu schématises un texte mobilisant plusieurs explications

Lis le texte suivant en centrant ton attention sur son organisation.

Pourquoi a-t-on peur des clowns ?

Toi aussi, tu as frissonné en regardant la bande-annonce du film  Ça ? Ou tu t’es déjà senti mal à l’aise en présence d’un clown ? Sac he que tu n’es pas le seul ! Chez certaines personnes, cette peur des clowns peut même aller jusqu’à la phobie, c’est ce qu’on appelle la coulrophobie.

Mais pourquoi avons-nous peur des clowns alors que ce sont des personnages farceurs et espiègles ?

D’abord, la peur des clowns viendrait de leur maquillage. Celui-ci masque leurs vraies émotions. Il est alors difficile de comprendre et d’analyser ce qu’ils ressentent réellement, ce qui peut être perçu comme une menace par ton cerveau. Ce même maquillage, avec un teint blanc et des traits du visage rouges, nous rappellerait une mine malade, nous donnant donc le signal d’une possible maladie contagieuse !

Ensuite, leur comportement imprévisible nous met mal à l’aise. Comme nous ne savons jamais comment ils vont réagir (nous faire une farce ou nous faire peur), nous restons sur la défensive.

Enfin, on remarque que, dans plusieurs films et dans des séries très connues, on a représenté les clowns comme des personnages inquiétants et tueurs,

Texte 3

par exemple le Joker dans  Batman . Si nous avons vu un de ces films ou si nous en avons vu des extraits, on associe désormais les clowns à la peur et nous oublions qu’ils devraient normalement nous faire rire.

D’après Pourquoi avons-nous peur des clowns ? (2023, 23 ma rs). Québec Science En ligne : https://www.quebecscience.qc.ca/14 - 17-ans/encyclo/pourquoi-avons-nous-peur-des-clowns/

1. Combien d’éléments d’explication comporte ce texte ? Énonce -les.

2. Sur quoi te ba ses-tu pour répondre ?

3. Surligne, dans le texte, les passages qui précisent ces éléments d’explication.

4. Sur la ba se de tes réponses précédentes, complète ci-dessous le schéma explicatif qui correspond à ce texte.

5. Formule oralement chaque ligne du schéma en commençant par : « On a peur des c lowns… ».

3 Tu précises les explications avancées

Comme tu viens de le constater, le premier niveau d’explication n’est pas toujours suffisant pour répondre de manière satisfaisante à la question posée. En effet, l’explication peut être trop vague ou pas assez spécifique.

1. Regarde la vidéo suivante en vue de compléter le schéma ci-dessous.

Pourquoi faut-il dormir ?

Le corps travaille pendant le sommeil.

Le cerveau travaille pendant le sommeil.

2. Quel(s) connecteur(s) pourrais-tu indiquer sur chacune des trois flèches entre le premier élément d’explication et le dernier niveau du schéma ?

Ent rainement s « 2. Le schéma explicatif », p. 229

ACTIVITÉ 1

TESTER SES C ONNAISSANCES

Tout au long de cette séquence, tu as rencontré des textes informatifs sur différents sujets. Ci-dessous, voici un test de vérification qui te permettra de valider ou non certaines affirmations.

Indique par une croix dans la colonne adéquate si l’affirmation est conforme aux informations reprises dans cette séquence (C), non conforme (NC) ou si les textes ne te permettent pas de prendre position (?). Tu seras capable de corriger oralement les réponses non conformes.

Affirmation C NC ?

Les personnes jeunes n’ont pas de problème de sommeil.

Ce n’est pas normal d’avoir peur des clowns.

L’hormone de croissance est produite pendant le sommeil.

Le Joker est un clown triste.

Les clowns transmettent des maladies.

Pour bien retenir ses leçons, il faut dormir suffisamment.

L’odeur de gaz est une odeur inhabituelle dans une maison.

On ne sent pas la transpiration des autres.

En Bulgarie, un plaisantin a peint un chat en vert.

La machine à écrire a été inventée au 20 e siècle.

Résultst du test : /10

Tu as 10 Bravo !

Tu as 8 ou 9 Presque très bien ! Tu as peut-être été un peu trop vite…

Tu as 6 ou 7 Pas mal, mais prends toujours le temps de vérifier les informations données en consultant les documents à ta disposition.

Tu as 5 ou moins de 5 Afin de vérifier l’exactitude des informations données, entraine-toi à retrouver le document et le passage adéquats en te servant du paratexte (titres, intertitres, illustrations…) et prête bien attention à tous les mots de chaque affirmation à vérifier.

TÂCHE FINALE

Tu vas lire un texte répondant à la question « Pourquoi le chat ronronne-t-il ? » avant de regarder une capsule vidéo sur le même sujet. En utilisant les deux supports, tu pourras répondre le plus précisément possible à cette question.

1. Lis l’article et schématises-en le contenu. Ton schéma comportera un niveau d’explication. Chaque explication commencera par un infinitif.

Pourquoi le chat ronronne-t-il ?

Les chats sont plutôt bavards. Ils miaulent, sifflent, grognent, pleurent et crient. Mais le ronronnement d’un chat est probablement le son le plus mystérieux et le plus ensorcelant de tous. Que veut nous dire un chat lorsqu’il ronronne ? Cela fait partie des choses que l’on pense savoir sans pour autant avoir réellement approfondi la question. La première réponse qui nous vient à l’esprit est : « Parce que mon chat est heureux. » Pourtant, la signification et la raison du ronronnement ne sont pas aussi simples et peuvent être multiples.

D’abord, la signification que l’on préfère : le chat ronronne de plaisir. Ce ronronnement est l’une des premières choses qu’un chaton fait après sa naissance en combinaison avec le pétrissage des pattes. Les chatons le font avec leur mère pour montrer qu’ils sont satisfaits et en sécurité. Plus tard, sur nos genoux, détendu et bien au chaud, le chat adulte ronronnera aussi par plaisir.

Cependant, il arrive que les chats ne ronronnent pas de bonheur, mais pour exprimer une douleur. Par exemple, lors d’une mise bas difficile ou en toute fin de vie. Ronronner est leur façon bien à eux de réduire les douleurs ou les gênes ressenties. Rien d’étonnant donc que votre chat ronronne aussi après une opération chez le vétérinaire ou s’il s’est blessé. Il est donc important d’être attentif à ce signal.

Les chats ronronnent aussi pour interagir avec d’autres félins. Par exemple, ils ronronnent souvent quand ils se toilettent mutuellement, utilisant les vibrations pour créer des liens. Deux chats qui s’entendent bien peuvent s’assoir l’un à côté de l’autre et ronronner à l’unisson. Cela contribue à renforcer leur lien.

Enfin, le ronronnement appelé « ronronnement suppliant » par les scientifiques est utilisé par le chat lorsqu’il veut obtenir quelque chose de bien précis : de l’attention ou de la nourriture. Sa fréquence ressemble au son d’un bébé qui pleure et nous, pauvres humains, y réagissons de manière quasi automatique. © Van In

2. Complète ton sc héma en visionnant cette capsule.

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

1. La relation cause/conséquence

1. Voici cinq images pouvant exprimer soit une cause, soit une conséquence.

a) À pa rtir de chacune d’elles, imagine une relation de cause à conséquence.

ENTRAINEMENTS

b) Formule deux phrases simples, l’une reprenant la cause (1) et l’autre la conséquence (2), que tu places sur la ligne du temps.

c) Pour chaque relation de cause à conséquence imaginée, rédige un énoncé complet : – qui explic ite la relation cause/conséquence ; – da ns lequel tu emploies un des connecteurs ci-dessous. parce que – car – donc – c’est pourquoi – comme –à cause de – grâce à – puisque – en raison de

d) Pour chacun des énoncés créés, tu préciseras la catégorie grammaticale employée pour exprimer la cause ou la conséquence. groupe nominal prépositionnel – proposition coordonnée –proposition subordonnée

Un exemple t’est donné.

1

2

Moussa Djibra a marqué un but. Son club a remporté la Ligue des Champions.

Énoncé : Grâce au but marqué par Moussa Djibra, son club a remporté la Ligue des Champions.

 Groupe nominal prépositionnel

Énoncé :

Énoncé :

4

Énoncé :

2. Lis le tex te suivant. Retrouves-y trois causes et trois conséquences que tu reformuleras.

Tout avait commencé par un après-midi de mars, sous un ciel couleur de bave d’escargot. Euphemia Hollins revenait du supermarché, chargée comme un mulet des provisions de la semaine, lorsqu’une giboulée malveillante l’avait poussée à se réfugier dans la première boutique venue, l’agence de voyage Tours et tricks. Là, plutôt que de regarder bêtement tomber la pluie derrière la vitre, Euphemia s’était tournée vers un présentoir bariolé, planté juste à côté de la porte et garni de brochures alléchantes :

Partir loin de tout ?

La Flor ide est à vous !

Deux semaines sans pareilles

Sous le soleil de Plougastel !

Toute l’Europe en sept jours !

Perros-Guirec, son casino, sa plage ! Vacances folles au Tyrol !

Alors , sans réfléchir, elle avait commencé à feuilleter. Et tout un univers s’était déployé sous ses yeux, un monde fait de couchers de soleil sur la mer, de clairs de lune sur des temples en ruine, d’orangeades au bord de piscines.

H all , W. (2020). Le dernier des vampires (traduit de l’anglais par Hervé Zitvogel). Paris : Flammarion. 1 5

3. Lis le tex te suivant en vue d’en savoir plus sur le ver de terre.

Le ver de terre, un animal indispensable

Le ver de terre n’est généralement pas l’animal que l’on préfère. Sa peau rose et visqueuse – car hydratée par la production continue de mucus –dégoute même certaines personnes. Pourtant, indispensable pour un jardin en bonne santé, cet animal est l’ami des jardiniers.

On classe les vers de terre en trois catégories.

Les premiers vivent tout le temps dans le sol. De ce fait, ils sont de couleur pâle (gris, rose, vert ou bleu). Ils creusent des galeries parallèles à la surface du sol pour chercher l’humidité, ce qu’ils apprécient. Ces galeries permettent à l’eau de s’infiltrer dans le sol et ainsi de l’aérer et de permettre aux racines d’y pénétrer.

Les seconds se nourrissent d’un mélange de terre, de feuilles et de débris organiques qu’ils trouvent à la surface du sol. Ils l’emportent en profondeur en creusant des galeries verticales. De cette façon, ils labourent la terre mieux qu’avec une charrue !

Enf in, les troisièmes vivent principalement à la surface du sol. Ils sont donc très vulnérables. Heureusement, ils se reproduisent très vite et en nombre. Lorsque le temps est trop sec, ils fabriquent des cocons qui peuvent résister à la sècheresse. Ils sont souvent rouge vif, sans stries. Ils se nourrissent de matière organique et de végétaux en décomposition. C’est pourquoi on les utilise dans le traitement des ordures ménagères.

Alors, convaincu(e) de son intérêt ?

a) Mont re que tu en sais plus sur le ver de terre en complétant le tableau cidessous.

Cause

La peau du ver de terre est hydratée par le mucus.

L a peau du ver de terre est rose et visqueuse.

Conséquence

Le ver de terre est l’ami des jardiniers.

Ces vers sont de couleur pâle.

Certains vers aiment l’humidité.

L’eau s’infiltre dans le sol.

L a terre est labourée.

Ces vers sont très vulnérables.

Parfois, le temps est trop sec pour les vers.

Ces vers sont utilisés dans le traitement des ordures ménagères.

b) Reformule cinq lignes du tableau en respectant la structure proposée.

1. car

2. En ra ison de ,

3. grâce à/aux

Séquence 9 Dis-moi pourquoi...

4. Puisque/qu’ ,

5. pa rce que/qu’

2. Le schéma explicatif

Schématise les textes suivants pour répondre à la question posée.

Pourquoi l’eau de mer est-elle salée ?

Jadis vivait un voleur célèbre, dans l’île de Wan, province de Chŏlla. En ce temps-là, le maire du village possédait une paire de meules en pierre magiques. Si l’on disait à la meule :

« Qu’apparaisse du riz ! »

Du riz apparaissait. On pouvait faire pareillement surgir de l’or. Le voleur étudie plusieurs années les moyens de voler cette meule extraordinaire. Une nuit, il a enfin réussi à voler la meule sans se faire remarquer. Il va au bord de la mer, de peur de se faire arrêter s’il reste dans l’île. Une fois parvenu en pleine mer, le voleur arrête sa barque :

« Je suis en sûreté ici. Ces jours-ci, le sel coûte très cher. Je vais faire sortir du sel de la meule ; et a insi, je vais devenir riche. »

Avec cette petite idée dans le crâne, le voleur crie en direction de la meule :

« Qu’apparaisse du sel ! »

La meule tourne ping-ping , et produit sans cesse du sel, blanc de neige.

« Ŏlssigu-chŏlsigu , quelle joie ! Enf in, je deviens riche ! »

R avi, le voleur danse tŏngshil-tŏngshil de joie. Mais il oublie d’arrêter la meule. Le sel s’entasse dans la barque : une vraie montagne de sel. La barque chavire, le voleur se noie. Cette meule tourne encore au fond de la mer, faisant jaillir sans cesse du sel. Voilà pourquoi l’eau de mer est salée.

Pourquoi l’eau de mer est salée et autres contes de Corée (traduit du coréen par Maurice Coyaud et Jin-Mieung Li). (2024). Paris : Gallimard.

Pourquoi l’eau de mer est-elle salée ?

Pourquoi l’eau de mer est-elle salée ?

Deux phénomènes naturels nous permettent de comprendre pourquoi l’eau de mer est salée.

D’une part, il faut s’intéresser à la pluie. Quand elle tombe, elle ruissèle sur les roches et se charge en minéraux comme le sodium, le calcium, le magnésium ou le potassium. Lorsque l’eau s’évapore ensuite pour former des nuages, certains éléments chimiques se combinent pour former du sel. Ensuite, quand il pleut sur la mer, cette eau salée se mélange à l’océan.

L’autre raison à la présence de sel dans les océans se trouve dans les fonds marins. En fait, le plancher océanique est parcouru de fissures qui dégagent de la chaleur émanant du magma au cœur de la terre. Cela provoque des réactions chimiques qui libèrent des sels minéraux. Ces sels se diffusent ensuite dans l’océan grâce aux courants chauds.

D’après Le Guérandais. (s.d.). Pourquoi la mer est-elle salée ?

En ligne : ht tps://www.leguerandais.fr/fr/mag-sale/ pourquoi-mer-est-elle-salee, consulté le 24/11/2025.

Pourquoi l’eau de mer est-elle salée ?

3

Pourquoi les zèbres ont-ils des rayures ?

On s’est longtemps demandé pourquoi les zèbres avaient ce pelage rayé original. Une équipe de chercheurs californiens a apporté des éléments en faveur d’une des hypothèses émises. Les zèbres sont très sensibles aux différentes maladies transmises par les taons et les mouches tsétsés. Ces maladies sont potentiellement mortelles pour les zèbres. Il fallait donc que la nature trouve une parade à ces piqures intempestives. Le pelage noir et blanc des zèbres servirait donc à perturber la vue de ces insectes volants et ainsi à les dissuader de se poser sur eux.

Pourquoi les zèbres ont-ils des rayures ?

Texte

Pourquoi les orangs-outans sont-ils en danger ?

Les orangs-outans, ce qui signifie « personnes de la forêt », doivent, depuis plusieurs années, faire face à plusieurs dangers. Parmi ceux-ci, la déforestation qui réduit leur habitat à vue d’œil. En effet, la forêt indonésienne, qui est la troisième plus grande forêt au monde, disparait rapidement. Les industriels en rasent et en brulent d’énormes parties pour y planter des palmiers à huile de palme, cette huile qu’on retrouve dans les chips, les biscuits, les pâtes à tartiner ou encore les biocarburants.

Mais les orangs-outans sont aussi et avant tout victimes de la chasse illégale. Ils sont tués pour leur viande, leur valeur médicinale (des parties de ces animaux pourraient, selon certains, guérir quelques maladies) ou encore capturés pour alimenter le trafic d’animaux exotiques de compagnie.

Pourquoi les orang-outans sont-ils en danger ?

Poursuis tes entrainement sur iDiddit, avec des exercices supplémentaires.

À CHACUN SES GOUTS

Motiver un jugement de gout sur une œuvre littéraire

Lire un récit et expliquer pourquoi tu l’apprécies ou non : voilà une compétence que tu seras amené(e) à réaliser à plusieurs reprises durant ta scolarité.

Tout au long de cette séquence, tu apprendras à formuler ton appréciation d’un récit et à la justifier sur la base de critères pertinents. Ce sont en effet certains aspects précis, comme les personnages, les thèmes abordés ou les choix d’écriture, qui nous font aimer – ou pas – un récit.

Savoir définir ce qui te plait ou non, c’est aussi apprendre à mieux te connaitre en tant que lecteur ou lectrice, et ainsi t’aider à poser tes choix pour tes futures lectures.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à :

– exprimer tes gout s littéraires

– identifier la structure d’un jugement de gout

– lire un récit en vue de formuler un jugement de gout

– obser ver la textualisation d’un jugement de gout

– rédiger un jugement de gout sur la base de critères pertinents

– réviser et corriger ton jugement de gout

Visées transversales

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – conna itre et exprimer ses gouts – se cons truire une identité de lecteur

Apprendre à apprendre :

– a pprendre à s’autoévaluer – réviser une production écrite

Développer une pensée critique et complexe : – identifier les effets de sens produits par le travail de l’auteur

ACTIVITÉ LIMINAIRE

1 Tu réagis à une citation

EXPRIMER SES GOUTS LITTÉRAIRES

Voici une citation qui t’invite à réfléchir à ton rapport à la lecture.

Je suis la somme des livres que j’ai lus. Ce n’est pas si simple : je suis aussi la somme des livres que j’ai refusé de lire.

B osquet, A. (1995). La Fable et le Fouet Paris : Gallimard.

1. Comment comprends-tu la première partie de la citation : « Je suis la somme des livres que j’ai lus » ?

2. Comment comprends-tu la seconde partie de la citation : « Je suis aussi la somme des livres que j’ai refusé de lire » ?

3. Reformule cette citation avec tes propres mots pour montrer que tu l’as bien comprise.

4. A s-tu déjà refusé de lire un livre ? Ou a s-tu déjà abandonné un livre en cours de lecture ?

Si oui…

a) le(s)quel(s) ?

b) pourquoi ?

5. À l’inverse, te souviens-tu d’un récit qui t’a particulièrement marqué(e) ?

a) Quel es t ce récit ?

b) Pourquoi t’a-t-il marqué(e) ?

c) Selon toi , quel est le lien entre ce récit et toi ?

6. Partage tes réponses avec tes condisciples.

2 Tu détermines ton profil de lecteur ou de lectrice

Par l’intermédiaire d’un test, tu vas avoir l’occasion de déterminer le profil de lecteur ou de lectrice dont tu te rapproches le plus.

1. Pour chaque question posée, surligne une seule réponse : celle qui te correspond le mieux.

1 Da ns quel but lis-tu ?

◆ Pour m’évader, pour voyager dans d’autres mondes.

■ Pour me détendre, pour me changer les idées.

▲ Pour faire plaisir à un proche ou pour éviter d’être sanctionné(e) par mes professeurs (autrement, je ne lis jamais).

2 Comment c hoisis-tu un livre ?

◆ Je conna is mes gouts et mes auteurs préférés, mais je lis aussi volontiers d’autres récits sur lesquels je tombe.

▲ L a plupart du temps, on choisit pour moi.

■ Je c hoisis généralement mes lectures selon le thème abordé, la couverture ou la taille du livre.

3 À quels moment s lis-tu ?

▲ Uniquement qua nd je suis obligé(e).

■ Qua nd j’ai fini mes devoirs, en vacances ou quand je m’ennuie.

◆ Dès que j’en ai la possibilité, parfois même en cachette !

4 Si tu devais choisir un livre d’après son titre, ce serait :

▲ Histoire simple ;

◆ Plongée ver s un monde fascinant ;

■ Le livre qui me ressemble

5 Si tu pouva is rencontrer un(e) auteur(e), ce serait :

◆ J . K. Rowling, pour discuter magie, aventures et mondes parallèles ;

■ Molière, pour en apprendre plus sur son époque ;

▲ je ne conna is pas vraiment d’auteurs… mais peut-être quelqu’un qui écrit des BD ou des mangas.

6 Si tu pouva is entrer dans l’univers d’un roman, tu souhaiterais :

■ discuter avec les personnages pour mieux les comprendre ;

▲ vite refermer le livre… avant qu’il ne t’arrive des trucs bizarres ;

◆ vivre l’aventure aux côtés des personnages et y rester le plus longtemps possible.

2. Compte combien de f ois chaque symbole a été surligné, puis reportetoi au profil correspondant au symbole le plus représenté.

Total de  ◆ :

Total de ■ :

Total de ▲ :

Majorité de ◆

Tu es un lecteur / une lectrice passionné(e).

Tu aimes lire. Tu lis souvent, par plaisir, et tu n’as pas peur d’essayer de nouveaux genres ou des ouvrages d’auteurs inconnus. Continue comme ça, et n’hésite pas à partager tes expériences de lecture autour de toi. Certaines personnes pourraient, grâce à toi, devenir elles aussi des lectrices ou des lecteurs assidus et vivre, grâce à cela, des aventures passionnantes !

Majorité de ■

Tu es un lecteur / une lectrice modéré(e).

Tu lis de temps en temps, selon ton humeur, quand l’occasion se présente. Ce n’est pas ta passion principale, mais tu sais apprécier un bon livre. Tu as le souci de bien comprendre les récits et tu lis aussi pour apprendre. Qui sait ? Un jour, tu pourrais peut-être trouver LE livre qui déclenchera un vrai coup de foudre pour la littérature !

Majorité de ▲

Tu es un lecteur / une lectrice en devenir.

La lecture, ce n’est pas ton truc, ou peut-être simplement tu n’as pas encore trouvé ce qui te plait vraiment. Ce n’est pas grave : l’important, c’est d’oser explorer ! B D, mangas, nouvelles, thrilleurs, récits d’aventures… Il y a surement un type d’ouvrages fait pour toi. À toi de tester, en acceptant de parfois te tromper.

3. Le résultat de ce test te correspond-il ? Pourquoi ?

1 ACTIVITÉ 1

I d ENTI f IER LA STRUCTURE d ’ UN j UGEMENT d E GOUT

Dans la séquence 8 « Y a pa s photo ! », tu a s appris à exprimer oralement ton jugement de gout à propos d’une photographie. Ici, il s’agira de réaliser une production écrite, à propos d’une œuvre littéraire. Comme pour la photo, tu devras motiver ton jugement de gout en te basant sur différents motifs de jugement.

1 Tu classes les motifs de jugement

Pour rédiger ton jugement de gout, tu vas devoir mobiliser différents motifs de jugement, spécifiques aux œuvres littéraires.

Ces motifs peuvent être classés en deux catégories :

–  les motifs relatifs à la matière, c’est-à-dire ceux qui se rapportent à l’histoire, à ce qui est raconté ;

–  les motifs relatifs à la manière, c’est-à-dire ceux qui se rapportent à la façon dont l’histoire est racontée.

Complète le tableau ci-dessous en recopiant chacun des motifs de jugement proposés dans la colonne qui lui correspond.

a) A ssure-toi de bien comprendre chacun des termes.

b) Si nécessa ire, demande des explications à ton (ta) professeur(e).

la présence ou non de descriptions – le dénouement –le niveau de langue mobilisé – le genre du récit –le respect ou non de l’ordre chronologique – le cadre spatiotemporel –la présence ou non de dialogues – la vraisemblance –la présence d’ellipses – le(s) thème(s) abordé(s) –le choix du type de narrateur – le message véhiculé –les personnages – la présence de récits parallèles

Motif relatif à la matière

Motif relatif à la manière

Motif relatif à la matière

Motif relatif à la manière

outil « L a structure narrative », p. 355

2 Tu lis un jugement de gout afin de dégager son organisation

1. Lis le jugement de gout c i-dessous en portant ton attention sur les motifs de jugement évoqués par l’élève et sur sa façon de les développer.

J’ai beaucoup aimé le roman « Sur la route de Shangri-La », de Patrick Delperdange.

Tout d’abord, ce livre m’a plu car il m’a emmené dans un endroit que je connais : Bruxelles. Ainsi, on y évoque des lieux que j’ai découverts lors d’un séjour avec mes parents : la Gare du Nord, l’hôtel Atlas ainsi que la Grand-Place et ses rues avoisinantes. Cela m’a donné l’impression que tout était réel et cela m’a vraiment permis de me plonger dans l’aventure…

Par ailleurs, j’ai trouvé les personnages de ce roman très attachants. Par exemple, Arthur, le grand frère, essaie de protéger sa petite sœur Lorraine, jeune et innocente… Leur père, Jim, est quant à lui un personnage un peu mystérieux. À travers leurs péripéties, on se rend compte que chacun d’eux a ses propres problèmes et qu’ils cherchent tous quelque chose, que ce soit des réponses à leurs questions ou un endroit où se sentir bien. En tant que lecteur, je me suis pris d’affection pour eux.

Fiche

Enfin, ce que j’ai bien aimé aussi, c’est la présence de nombreuses scènes d’action. En effet, l’auteur m’a tenu en haleine et je ne me suis jamais ennuyé… La scène qui m’a particulièrement impressionné est celle où Arthur et Lorraine sont pris au piège alors qu’ils sont prêts à découvrir la vérité… Ils sont alors forcés de prendre des décisions rapides pour échapper au danger.

En résumé, « Sur la route de Shangri-La » est un livre qui m’a fortement marqué. Je le recommande à celles et ceux qui aiment les histoires qui explorent le passé des personnages et font réfléchir sur la difficulté des relations humaines.

2. Réponds aux questions ci-après.

a) Surligne la phrase dans laquelle l’élève exprime l’avis qu’il défend, c’est-à-dire la thèse.

b) Ce jugement de gout es t-il positif, négatif ou mitigé ?

c) À quelle personne ce jugement de gout es t-il exprimé ?

d) Combien d’arguments Célestin mobilise-t-il pour appuyer sa thèse ?

e) Sur quel indice visuel t ’es-tu basé(e) pour répondre ?

f ) Souligne c hacun des arguments utilisés et précise le motif évoqué.

g ) Céles tin développe chacun de ses arguments de deux façons différentes. Lesquelles ? Coc he les bonnes réponses.

{ En donna nt un ou plusieurs exemples concrets issus du roman

{ En précisant l’effet produit sur lui par le motif de jugement qu’il mobilise

{ En racont ant en détail la vie de l’auteur

h) Comment Céles tin termine-t-il son jugement de gout ?

Un jugement de gout développe un avis , subjectif. Il peut donc varier d’une personne à l’autre. C’est pourquoi l’auteur s’y exprime essentiellement en « ».

Tout jugement de gout présente une structure

L’avis personnel (la ) est exprimé dans le premier

Pour soutenir son avis, son opinion, l’auteur d’un jugement de gout doit avancer des , c’est-à-dire les raisons sur lesquelles il se fonde pour exprimer son jugement.

Chaque argument constitue un différent. Au sein de chaque paragraphe, chaque argument est de deux manières :

–  c haque argument est illustré par un ou plusieurs concrets issus du récit ;

–  l’ produit sur le lecteur par l’argument évoqué est précisé.

Le jugement de gout se termine généralement par une petite sous la forme d’un . Ce dernier mentionne le profil des lecteurs auxquels le texte lu pourrait plaire (ou déplaire).

Fiche outil « L a structure argumentative », p. 360

3. Complète le sc héma d’argumentation proposé ci-après pour qu’il corresponde au jugement de gout formulé par Célestin.

a) Pour chaque argument, fais apparaitre les deux développements mobilisés : – l’exemple ou les exemples précis issus du roman ; – l’effet que cet argument a produit sur Célestin.

b) A ttention : veille à ne pas noter plus de huit mots par case.

Motif :

Exemple(s)

Effet

Exemple(s)

Effet

Motif :

Exemple(s)

Effet

Motif :

4. Partage tes réponses avec tes condisciples.

Entrainements « 1. Le schéma d’argumentation d’un jugement de gout », p. 268

ACTIVITÉ 1

LIRE UN RÉCIT EN VUE d E f ORMULER UN j UGEMENT d E GOUT

Tu vas découvrir une nouvelle. Celle-ci sera découpée en deux parties, et, au terme de chacune, quelques questions te seront posées. Ces questions t’aideront à identifier les éléments qui pourront te permettre, par la suite, de motiver ton jugement de gout.

1 Tu lis le début de la nouvelle

La nouvelle que tu vas lire s’intitule « Plus ja mais ça ! ».

1. À la lec ture de ce titre :

a) quelle hypothèse peux-tu formuler quant au contenu du récit ?

b) à quel genre d’histoire t’attends-tu ?

2. Lis le début de la nouvelle, reproduit ci-après.

Plus jamais ça !

Ils avaient tout prévu, absolument tout… sauf ÇA !

Et ma intenant, ils se tenaient serrés les uns contre les autres, petite grappe tremblotante, transis de froid, épuisés et encore sous le choc. Même

Rudy se taisait, chose inimaginable en temps normal !

Pourtant, tout avait si bien commencé, jusqu’au moment où…

Les négociations avec les parents avaient débuté plusieurs semaines auparavant. Il faut bien avouer qu’ils n’étaient pas chauds à l’idée que leur progéniture respective rejoigne un groupe de jeunes pour participer à un soi-disant weekend festivalier. En réalité, il s’agissait ni plus ni moins d’une escapade à la campagne, auréolée d’une nuit enchanteresse

dans la grange du grand-père d’un copain de classe.

Le père et la mère de Philippe et Rudy trouvaient les garçons trop jeunes, surtout Rudy qui venait de fêter ses quatorze ans et qui se pavanait jour et nuit, fier comme Artaban, dans son nouveau maillot des Diables Rouges. Philippe, son ainé de deux ans, ne désespérait pas d’obtenir gain de cause. Ce weekend revêtait une importance capitale, à ses yeux. En effet, il aurait enfin la possibilité de se rapprocher de celle qui ne quittait plus ses pensées : la belle Alexandra. Seul petit bémol, les jeunes amoureux ne seraient pas vraiment seuls, chacun étant accompagné de son chaperon : Rudy pour Philippe, et, pour Al exandra,

Charlotte, sa sœur cadette âgée de treize ans.

Dans la famille des deux filles, les choses furent encore plus compliquées :

« Quoi ? Rejoindre une foule de jeunes hystériques, prêts à tout, dans une espèce de camping sauvage avec des groupes de rock déjantés ??? Moi , vivante, JAMAIS ! »  s’était écriée la maman au bord de l’évanouissement, soutenue par un papa terrifié à l’idée de ce qui pourrait arriver à ses petites chéries.

Mais, à force de supplications, de subites hausses de notes scolaires générales, de pleurs (surtout ceux d’Alexandra), de promesses style « juré-craché » interminables, la petite bande des quatre avait obtenu, in extremis , le feu vert sous une avalanche de recommandations : envoie-nous un sms dès que vous êtes arrivés, surtout surveille bien ta petite sœur, fais attention à ce que tu bois, appelle au moindre problème, prends des vêtements chauds, ne te couche pas trop tard, et patati, patata… Finalement, le grand jour arriva.

on est bientôt arrivés ? C ’est encore loin ? Dis , on est bientôt arrivé ? Il faut dire que le ralentissement provoqué par des kilomètres de travaux avait mis à rude épreuve les nerfs de Monsieur Duparc. Il avait donc décidé de quitter l’autoroute et de prendre les petites routes secondaires ; ce serait plus long, peut-être, mais bon, on était samedi et le chalet qu’ils avaient loué pour la première semaine des vacances n’allait pas s’envoler. Les champs et les bois se succédaient, accueillant l’arrivée d’un printemps tant attendu. L’air était encore frais, mais les oiseaux gazouillaient tant et plus, dans l’espoir de conquérir l’élu ou l’élue de son cœur. Bref, une journée presque parfaite.

Dans leur toute nouvelle voiture rutilante, la famille Duparc se prenait au jeu des devinettes, il fallait bien occuper la petite Jane qui ne cessait de vociférer toutes les cinq minutes :

C’était son premier jour de travail à la ferme des Pins et Tom sifflotait tout en nettoyant les étables. Depuis tout gosse, il ne rêvait que de cela : travailler à la ferme et dans les champs, s’occuper des animaux, apprendre doucement le métier, quoi. À dix-sept ans, c’était un fier gaillard, grand et bien bâti. Enfin, quinze jours loin de l’école et des profs. Que du bonheur ! Regardant la cour où se côtoyaient allègrement poules, coqs, canards, chiens et chats, il soupira de bien-être et se sentit chez l ui.

Les sacs à dos remplis de provisions, de vêtements de rechange et de sacs de couchage, la petite troupe avançait sur la route de campagne. Tout avait fonctionné comme prévu : les parents, qui ne se connaissaient pas, les avaient mis dans le train trois heures plus tôt, sans se douter le moins du monde de la supercherie. À peine le train avait-il pris de la vitesse que les quatre aventuriers s’étaient rejoints dans le même compartiment. Si Philippe et Alexandra ne voyaient qu’eux au monde, les deux plus jeunes se mirent aussitôt à se jauger du regard. Charlotte, de nature réservée, se colla contre sa sœur et fit mine de s’intéresser au paysage. Il n’en fallut pas plus à Rudy pour se moquer d’elle en imitant son air pincé. Les joues de la jeune fille devinrent de la même couleur « sang frais »  que le maillot fétiche de l’effronté. Le weekend s’annonçait beaucoup moins excitant qu’elle ne l’avait prévu, à cause de cet idiot ! Les quatre jeunes étaient descendus à une petite gare, dans un endroit presque désert, avides de liberté et s’étaient lancés dans « la grande aventure ».

Ils marchaient depuis un bon moment, les deux amoureux main dans la main, seuls au monde, précédés d’un Rudy en grande forme et suivis d’une Charlotte boudeuse.

Cependant, le frère de Philippe râlait sec : « Cool, le weekend… Je me demande vraiment ce que je fais

ici : entre les deux amoureux qui se regardent, ravis, d’un air bovin, et l’autre petite rouquine qui tire la tronche depuis le début… Super, quand je pense que je fais tout ça pour le frérot alors que j’aurais pu être au foot avec les copains. Pouah, en plus c’est dégueu la façon dont ils se bécotent… Les filles, ça gâche vraiment tout… »  Puis tout haut : « Hé, Charlotte, tu sais que t’as vraiment l’air d’une carotte… Houhou, Charlotte, la carotte… ». L a jeune fille se raidit : « Vraiment, les garçons sont de gros nuls ! »

Juste à l’embranchement, une petite plaque fleurie au nom de la ferme des Pins les fit obliquer sur la gauche. La petite route sinuait entre les prairies vert tendre parsemées çà et là des taches blanches et noires des vaches gourmandes. Sans raison apparente, l’adepte des Diables Rouges s’arrêta face à une vieille clôture toute rouillée et entama une danse frénétique en poussant de grands cris. Il remuait les bras comme un forcené et prenait des poses de plus en plus provocatrices. Il hurlait et gesticulait en tous sens, faisant s’envoler quelques oiseaux apeurés. C’était une vision de démence. Au loin, les nuages prirent une couleur inquiétante, de plus en plus noire… Ignorant le danger, Rudy s’époumonait sous le regard ahuri des autres, en shootant dans des ballons imaginaires : GOAAAL… Quelque part, il déclencha ainsi une fureur incroyable et mo rtelle.

« Ma is arrête, imbécile. Tu es fou ou quoi ? J ’en ai marre de tes idioties, tu m’entends ! Plus ja mais je te prendrai avec moi. ARRÊTEEEEEEE. »

À force de patience et de douceur, Alexandra parvint à calmer Philippe. Rudy prit un air penaud et reprit la route, passablement calmé. Seule Charlotte semblait se rendre compte

de la situation, elle partit en courant et dépassa vivement ses compagnons. Tout à coup, l’air se chargea d’une tension insoutenable, la nature ellemême sembla se terrer. Il était déjà tard, le temps s’était encore refroidi et une brume opaque s’empara traitreusement des prés et des champs. La ferme n’était plus très loin, heureusement.

3. Da ns les premiers paragraphes de cette nouvelle, l’auteure bouleverse l’ordre chronologique. Elle effectue en effet un retour en arrière de plusieurs semaines.

a) Indique l’endroit précis de ce flashback à l’aide d’une croix.

b) Quel effet ce début de récit a-t-il eu sur toi ?

{ Cela m’a perturbé(e), j’ai eu du mal à comprendre l’histoire étant donné que tout me semblait mélangé.

{ Cela m’a donné envie de lire la suite du récit pour savoir quel évènement traumatisant les personnages avaient vécu.

{ Aut re :

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355

4. Y a-t-il des mots de vocabulaire qui ont freiné ta compréhension du récit ? Si oui , lesquels ?

5. À la lec ture de cette première partie du récit, Naïm a partagé cet avis avec son professeur : « Je détes te cette histoire car la plupart des personnages sont des adolescents. »

a) Es-tu du même avis que lui ?

b) E xplique en une ou deux phrases pourquoi tu partages ou non son point de vue.

6. Une aut re élève, Amina, a affirmé : « C ’est vraiment le genre d’histoire que j’adore. Il y a plein de personnages différents. »

a) Et toi , qu’as-tu pensé du fait qu’il y ait de nombreux personnages ?

b) Cela t ’a-t-il gêné(e) dans la bonne compréhension de l’histoire ?

7. Madelon a t rouvé le personnage de Rudy irrespectueux.

a) Es-tu d’accord avec elle ?

b) Justifie ta réponse en t’appuyant sur un passage du récit.

8. Et toi… ?

a) Quel personnage préfères-tu ? Pourquoi ?

b) Quel personnage a pprécies-tu le moins ? Pourquoi ?

9. Afin d’éviter la répétition du prénom « Rudy », l’auteure du récit a utilisé de nombreuses anaphores comme « l’adepte des Diables Rouges » ou encore « l’effronté ». Apprécies-tu cette façon de faire ? Pourquoi ?

Fiche outil « Les anaphores », p. 350

Ent rainements « 2. Les anaphores », p. 270

10. Selon toi , de quoi parle le narrateur quand il indique (l. 180-182) :

« Quelque pa rt, il déclencha ainsi une fureur incroyable et mortelle » ?

Formule une hypothèse.

2 Tu lis la fin de la nouvelle et fais le point sur ta lecture

1. Lis la f in de la nouvelle et réponds ensuite aux questions posées.

Le fermier les accueillit chaleureusement et pria Tom de les conduire dans la grange. Fatigués par la longue marche et affamés, les quatre voyageurs s’installèrent avec des soupirs de satisfaction sur les bottes de paille fraîche, sous l’œil goguenard du jeune homme. « Voici une lampe de poche, surtout ne faites pas de feu et ne sortez pas de la grange pendant la nuit. Vous n’êtes pas du coin, on dirait, plutôt de la ville, non ? Ha ha, des gars de la ville… Si vous respectez ce que je vous dis, il ne vous arrivera rien. »

s’était endormie quelques instants auparavant, fut projetée en avant et se mit aussitôt à crier :

« Ma is tu es fou, que se passe-til ? Pourquoi sommes-nous arrêtés ?

Jane, ma chérie, ça va ? Tu n’as rien ?

N’aie pas peur, Maman est là !

— Je ne sa is pas ce qui se passe, il y a des voitures arrêtées devant nous, c’est peut-être un accident. Restez ici, je vais aller voir, répondit Monsieur Duparc.

— Pas question, je viens avec toi ! Jane, ma chérie, tu restes dans la voiture, surtout reste bien sage. On arrive. Chéri, ferme la voiture à clé, que la petite ne descende pas… »

Le soir tombait sur les prés recouverts d’un lac de brouillard dans lequel semblaient flotter, çà et là, des formes spectrales. Monsieur Duparc jura : c’était bien la peine de prendre les routes secondaires, pour rouler au pas dans un monde perdu et tomber sur un croisement au milieu de nulle part. Le GPS était aux abonnés absents, évidemment ! Seul indice de trace humaine : un petit panneau indiquant une ferme. Il espérait bien trouver quelqu’un qui puisse l’aider à rejoindre la grand’route. Soudain, les feux arrière d’un véhicule apparurent, il freina brutalement. Son épouse, qui

Ja ne se recroquevilla sur son siège, elle entendait des cris à la fois proches et lointains, il semblait que des gens couraient en tous sens, des ombres passaient dans le brouillard. Soudain, il y eut un grand bruit, comme un énorme coup de tonnerre, suivi de nouveaux cris perçants et ce fut l’affolement. Jane ferma les yeux et se glissa en bas du siège, ses cheveux hérissés sur la tête, chuchotant plaintivement : Maman ! Papa !

L’avertissement de Tom avait été comme un coup de massue

pour Philippe, Alexandra, Rudy et Charlotte. On était loin de la merveilleuse nuit romantique prévue. Ils installèrent leur matelas et touchèrent à peine aux provisions. Nerveux, ils écoutaient s’estomper les derniers bourdonnements des activités de la ferme. Alexandra tentait de réconforter Charlotte qui, de silencieuse et craintive vers la fin de l’après-midi, devint folle de terreur et étreignait le bras de sa sœur avec force.

« On es t perdus, on va mourir, tout ça à cause de Rudy ! hurla it-elle.

— Mais qu’est-ce qu’elle raconte ? Elle est folle ta sœur, non, mais elle est vraiment dingue ! J’ai rien fait moi, dis-lui Philippe… Et arrête de crier, tu nous casses les oreilles, si tu continues, je…

— Tais-toi !! répliqua Philippe, laisse-la tranquille ou tu auras affaire à moi. On en a tous marre de tes singeries.

— Il a raison, enchaina Alexandra, t’as pas le droit de parler ainsi à ma sœur. Tu n’as fait que l’embêter toute la journée. T’es vraiment pas sympa !

— Oh, puisque c ’est comme ça, je me casse. J’en ai marre de vous trois, deux niais amoureux et une bêcheuse… J’vous laisse la lampe de poche, les poules mouillées, moi je vais faire un tour dans le coin. Si l’autre croit qu’il m’a fichu la trouille, il se fiche le doigt dans l’œil. Gars de

la ville, gars de la ville, j’t’en ficherai moi. Salut la compagnie, dormez bien, les nullos… »

C’est alors que cela se produisit.

Durant leur discussion animée, ils n’avaient pas prêté attention à ce qui pouvait se passer à l’extérieur… La porte de la grange fut secouée violemment, des grognements rageurs se firent entendre ; un souffle mauvais, puissant, sorti des gorges de l’enfer balaya sauvagement la grange. Des bruits métalliques, comme une gigantesque et lourde chaine secouée en tous sens, résonnaient furieusement dans la cour pavée. Une ombre colossale se profila entre les interstices de la porte, une véritable machine de guerre…

Les quatre jeunes se blottirent les uns contre les autres, les yeux écarquillés, retenant leur souffle, n’osant plus faire le moindre geste. Philippe, qui tenait la lampe de poche devant lui, éclaira son visage décomposé.

« Éteins , vite, il ne faut pas qu’on soit repérés »  lui chuchota une Alexandra éperdue. Le monstre s’acharnait, réclamant ses proies. Cela dura longtemps… une éternité… Puis soudain, le silence tomba… lourd… menaçant…

La lueur blafarde du matin envahit la grange, le petit groupe osait à peine bouger, chacun claquait des dents nerveusement. Pourtant, leurs membres endoloris et le froid intense les obligèrent à se lever, prudemment.

Lorsqu’ils entendirent des voix humaines, ils ouvrirent doucement la porte et s’avancèrent lentement dans la cour.

« Alors , les citadins, bien dormi ??? cria joyeusement Tom. Ma parole, vous avez gravement ronflé, on dirait… Z’avez pas entendu le raffut cette nuit ??

— S..S..Si, réussit à bégayer Philippe, que s’est-il passé ? — C ’est Émile, le taureau qui a fait des siennes. Hier soir, il est devenu comme fou furieux, il a réussi à démolir la clôture de la prairie où il était et il a foncé comme un malade sur la route. Il a failli provoquer un accident, plusieurs voitures se sont retrouvées bloquées pour un bon moment. Ouah, y avait une pagaille monstre, des gens qui criaient, des enfants qui pleuraient… En plus, on n’y voyait rien avec ce brouillard à couper au couteau ! Il y avait même un gars super furax qui hurlait qu’il ne prendrait plus jamais les chemins de campagne, que c’était plus dangereux que l’autoroute et que sa gamine avait vomi partout dans la voiture tellement elle avait eu peur ! Le patron et moi, on a fini par retrouver l’Émile, on l’a ramené à la ferme et on l’a enfermé dans une des étables. Il avait l’air calmé. Pendant la nuit, on ne sait pas ce qui s’est passé, il

a de nouveau eu une crise de folie et a arraché la chaine qu’on lui avait mise. Il s’est échappé dans la cour et on l’a de nouveau attaché. Je ne vous conseille pas d’aller le voir, il a encore l’air furibond. Je ne sais pas quelle mouche l’a piqué. Maintenant, faut aller réparer la clôture ! Si vous voulez donner un coup de main… »

Ne dema ndant pas leur reste, les quatre jeunes quittèrent la ferme en vitesse, sans même remercier le fermier pour son hospitalité. Dans le ciel maussade, de lourds nuages s’accumulaient, aucun oiseau ne chantait.

« P fff, sont vraiment grossiers les gens de la ville, hein Émile, dit Tom à l’entrée de l’étable. Ben mon vieux, tu nous en as fait voir toi, j’suis crevé, moi. Je me demande bien ce qui s’est passé pour que tu pètes un câble ! Tu nous as bien fait courir le gros, et je ne suis pas prêt de remettre ça, j’te l’dis ! »

Alors que Tom s’épongeait le front avec son mouchoir rouge, le puissant animal tourna lentement son énorme tête vers lui. Les naseaux dilatés, il le fixait de ses petits yeux sombres dans lesquels flamboyait un reste de folie haineuse.

Le temps, soudain, s’arrêta…

Wautelet, G. (2015). Plus jamais ça ! Dans CE1D 2015 Français : portefeuille de documents Fédération Wallonie-Bruxelles, p. 4 - 8.

2. Ce récit propose une fin ouverte : l’auteure laisse le lecteur imaginer ce qu’il va se produire ensuite.

a) Que va-t-il se passer ? Réponds en trois phrases maximum.

b) Que penses-tu de ce t ype de fin ?

3. Vers la fin de ce récit (l. 149 à 181), Tom explique aux quatre adolescents ce qu’il s’est passé durant la soirée et la nuit, en effectuant ainsi une sorte de retour en arrière (flashback).

Ces explications correspondent-elles à l’hypothèse que tu avais posée à la question 10, après ta lecture de la première partie de cette nouvelle ?

Justifie ta réponse.

4. L’auteure de cette nouvelle a construit son récit autour de récits parallèles séparés par des astérisques. Le narrateur change ainsi plusieurs fois de point de vue. Tantôt on suit les quatre ados, tantôt la famille Duparc, tantôt Tom.

a) A s-tu apprécié ce choix ?

b) Pourquoi ?

Fiche outil « L a structure narrative », p. 355

5. L arissa indique qu’elle a adoré cette histoire car l’atmosphère était particulièrement angoissante.

a) Quels éléments du récit l’ont amenée à qualifier l’atmosphère de cette façon ?

b) Cet te atmosphère t’a-t-elle également plu ? Si non, pourquoi ?

6. T homas a détesté cette histoire car elle lui semble totalement invraisemblable.

a) Es-tu d’accord avec lui pour dire que ce récit est invraisemblable ?

b) Cela a-t-il contribué à ce que tu apprécies ou non le récit ? Pourquoi ?

3 Tu prépares ton jugement de gout

Tu viens de lire une nouvelle. Tu vas maintenant te préparer à planifier ton jugement de gout en t’appuyant sur certains motifs parmi ceux évoqués au fil du questionnaire.

1. Positionne-toi en cochant la réponse qui te correspond. Globalement, je peux dire que : { j’ai aimé cette nouvelle ; { je n’ai pas aimé cette nouvelle.

2. Pour chaque motif de jugement repris dans le tableau suivant, indique :

a) s’il s’agit d’un motif relatif à la matière ou à la manière ; b) ton avis à propos de ce motif : « J ’ai aimé » ou « Je n’ai pas aimé ».

Motif de jugement

Les caractéristiques des personnages

Le nombre de personnages

Les bouleversements de l’ordre chronologique (« retours en arrière » ou « flashbacks »)

La présence de récits en parallèle

Le niveau de langue utilisé

Motif relatif à la matière

Motif relatif à la manière

« J’ai aimé » (+)

OU « Je n ’ai pas aimé » (–)

Le cadre spatiotemporel

L’atmosphère

Le type de fin

La vraisemblance

3. Quels sont les t rois motifs de jugement qui t’ont principalement amené(e) à formuler une appréciation positive ou négative à propos de cette nouvelle ? 1) 2) 3)

4 Tu planifies ton jugement de gout sous la forme d’un schéma

Sur la base de tes réponses précédentes, élabore le schéma d’argumentation de ton jugement de gout.

a) E xprime la thèse.

b) Formule trois arguments en lien avec les motifs de jugement précédemment choisis.

c) Dé veloppe, pour chaque argument : – l’exemple ou les exemples concrets issus du récit ; – l’effet produit sur toi.

ACTIVITÉ 1

OBSERVER LA TEXTUALISATION d ’ UN j UGEMENT d E GOUT

Tu compares le schéma d’un jugement de gout et sa textualisation

Un professeur a demandé à ses élèves de formuler un jugement de gout à propos de la nouvelle « Erreur fatale », que tu a s lue dans la séquence 4. Au terme de leur lecture, chacun a réalisé le schéma d’argumentation de son jugement de gout.

1. Prends connaissance du schéma réalisé par Diego.

Pas d’enquête ni de détective, coupable connu

Genre policier non respecté

Effet : découragé

Walter a oublié de commettre le meurtre

J’ai détesté la nouvelle

Dénouement peu crédible / invraisemblable

Effet : déçu, frustré

Un impair, manigancées, un mandat d’amener, obnubilé…

Vocabulaire compliqué

Effet : ralenti, bloqué

2. Lis la tex tualisation de son schéma.

J’ai détesté la nouvelle « Erreur fatale ».

Tout d’abord, je m’attendais à un récit policier mais ce n’en était finalement pas du tout un. En effet, il n’y a pas de détective, pas d’enquête et pas de coupable à trouver puisqu’on sait dès le départ que c’est Walter. L’absence de ces différents éléments rend l’histoire plutôt plate à mes yeux, ce qui m’a découragé dans ma lecture car, dans ce genre de récits, j’aime habituellement essayer de deviner qui a commis le crime et pour quelles raisons.

Ensuite, le dénouement m’a paru vraimentpeucrédible . À la fin, Walter rate son plan, mais c’est totalement invraisemblable. On ne comprend pas du tout comment il a pu faire une erreur aussi stupide (comment peut-il oublier de commettre un meurtre ?). Cela m’a donc fortement déçu et même frustré.

Enfin, certains mots de vocabulaire employés dans la nouvelle étaient parfois compliqués à comprendre pour moi. C’est dommage car cela m’a bloqué dans ma lecture, et cela m’a quelque peu empêché de me plonger dans le récit. Par exemple, je n’avais jamais rencontré des mots comme « un impair », « une pince-monseigneur », « un mandat d’amener », « manigancer » ou « obnubiler ». J’ai ainsi dû consulter un dictionnaire à plusieurs reprises pour comprendre ce que l’auteur avait voulu dire.

Je déconseille donc ce récit aux lecteurs en quête d’énigmes à résoudre ou en recherche de récits vraisemblables.

a) Da ns le texte ci-dessus, entoure : – en rouge, les connecteurs situés en début de paragraphe ; – en bleu , les connecteurs situés à l’intérieur des paragraphes.

b) À quoi ser vent les connecteurs situés en début de paragraphe ? Coc he la ou les bonnes réponses.

{ À int roduire un personnage ou une action

{ À a nnoncer un nouvel argument

{ À rendre le texte plus long

{ À s tructurer l’avis en montrant la progression logique

c) À quoi ser vent les connecteurs situés à l’intérieur des paragraphes ? Coc he la ou les bonnes réponses.

{ À mont rer clairement le lien logique entre deux idées

{ À mieux comprendre pourquoi l’auteur a aimé ou pas le texte

{ À exprimer les émotions du personnage princ ipal

d) Diego utilise éga lement des modalisateurs afin de faire apparaitre l’intensité de son rejet.

– Surligne ces moda lisateurs.

– Sur cet te base, quel est l’élément qui a suscité chez lui le plus grand déplaisir lors de sa lecture ?

e) Quelle(s) autre(s) différence(s) constates-tu entre le schéma et sa textualisation ?

Fiche outil « Les connecteurs », p. 352 Ent rainements « 3. Les connecteurs », p. 271
Fiche outil « Les adverbes de modalisation », p. 348 Ent rainements « 4. Les adverbes de modalisation », p. 273

ACTIVITÉ 1

RÉdIGER SON jUGEMENT dE GOUT SUR LA BASE dE CRITÈRES PERTINENTS

À la fin de cette activité, tu vas devoir textualiser le schéma de ton jugement de gout à propos de la nouvelle « Plus ja mais ça ! ». Avant de te lancer dans cette rédaction, tu vas être amené(e) à expliciter les critères à respecter pour aboutir à une production de qualité.

1 Tu listes les critères à respecter

1. Énonce les c ritères qu’un(e) élève doit toujours respecter lorsque son (sa) professeur(e) lui demande de rédiger un texte.

2. En te ba sant sur les différents exemples de production vus au cours de cette séquence et sur les apprentissages réalisés, coche, parmi les critères plus spécifiques proposés ci-dessous, ceux que tu penses essentiels dans un jugement de gout.

Exprimer une opinion personnelle en s’exprimant essentiellement en « je »

Persuader l’autre de lire ou de ne pas lire le récit concerné

Employer un ton neutre

Formuler explicitement sa thèse

Mobiliser des connecteurs adaptés pour introduire les arguments et les développements

Formuler une conclusion sous la forme d’un conseil de lecture

Développer chacun de ses arguments en les illustrant de façon concrète et en évoquant l’effet produit sur soi

Formuler une évaluation de la qualité de l’œuvre

Séparer chaque argument dans un paragraphe différent

Utiliser des modalisateurs

3. À pa rtir des critères que tu viens de sélectionner, complète la première colonne de la grille d’évaluation ci-dessous en formulant sept questions à te poser lorsque tu dois évaluer un jugement de gout. Partage tes réponses avec tes condisciples.

Question à me poser

Évaluation de la production de Mustafa

Autoévaluation de ma production

2 Tu mobilises la grille réalisée pour évaluer une production

Lis le jugement de gout écrit par Mustafa à propos du conte Bâton tape !  (conte que tu avais découvert lors de la séquence 2 « Il ét ait une toute petite fois… »).

a) Souligne les erreurs d’orthographe directement dans la production de Mustafa.

b) Éva lue les autres aspects de la production de Mustafa en complétant la deuxième colonne de ta grille d’évaluation.

c) Partage tes réponses avec tes condisciples et justifie-les oralement si nécessaire.

Tout le monde détestent cette histoire.

En effet, l’histoire est longue et répétitive, ça devient embêtant… Puis, la fin est prévisible : les frères aide leurs parents a gagner de l’argent et tout le monde est trop content. Je suis lassé de ce type de dénouement. Deuxièmement, je n’ai pas aimé les personnages. Je trouves les frères naïf et franchement pas malin.

Non, vraiment, si vous voulez passer un bon moment, je vous déconseille la lecture de ce conte !

Entrainements « 5. L a correction d’une production », p. 274

3 Tu rédiges ton jugement de gout

Rédige ton jugement de gout en t’appuyant sur le schéma d’argumentation basé sur la nouvelle « Plus ja mais ça ! », que tu a s réalisé précédemment (p. 253).

ACTIVITÉ 1 RÉVISER ET CORRIGER

5

SON j UGEMENT d E GOUT

1 Tu autoévalues ta production

Évalue ton jugement de gout (rédigé à la page précédente) à propos de la nouvelle « Plus ja mais ça ! », en complét ant la colonne de droite de la grille d’évaluation précédemment construite (page 258).

2 Tu e ffectues les améliorations nécessaires

1. Partage ta production avec ton (ta) professeur(e) ou avec un(e) de tes condisciples afin de t’assurer que tu t’es bien autoévalué(e).

2. Améliore ton jugement de gout en tenant compte de ton autoévaluation et des commentaires d’amélioration reçus.

1. Lis la nouvelle « Longue vie à Monsieur Moustache ».

2. Formule, sur une feuille séparée, ton jugement de gout à propos de cette nouvelle en mobilisant trois arguments développés.

Longue vie à Monsieur Moustache

Paris, septembre 2004

Les s****** ! murmura Sophie . Les c***, les sales c*** !…

Elle jet a rageusement la lettre mais le papier tomba au sol avec l’exaspérante lenteur d’une feuille morte en automne. La jeune femme resta figée un instant, perdue, puis décrocha son téléphone. Elle composa le numéro de portable de Marc en priant pour qu’il soit joignable.

Lui seul saurait la calmer, rien d’autre que sa voix parviendrait à apaiser ou à libérer – ce qui revenait au même – les larmes qui s’amassaient dans sa gorge.

— Marc, c’est moi !

— Qu’est-ce qui se passe ? Je suis en…

Ils me coupent les c rédits. Ces c****** refusent de prolonger les recherches.

Plusieurs secondes passèrent avant que Marc ne réagisse. Sans doute cherchait-il les bons mots.

— Je suis désolé, ma chérie.

Sophie fondit en larmes. Enfin.

Je suis désolé… Ma is on s’y attendait, non ?

Sophie poussa un gémissement d’enfant boudeur en guise de réponse. On en a déjà beaucoup pa rlé, poursuivit Marc. Tu étais la première à dire qu’ils n’allaient pas laisser les vannes ouvertes indéfiniment sans résultats concrets. Sans la guérison totale de Monsieur Moustache !

— Je sa is ! la nça Sophie. Mais c’est trop bête, je suis sûre que j’étais à deux doigts de réussir…

— Tu les connais mieux que moi ! La conviction ne suffit plus : il y a belle lurette que la recherche est devenue une affaire de gros sous…

— Il aurait suffi de faire rapatrier de nouveaux spécimens !… Encore quelques tentatives et j’allais… Sophie, calme-toi. Ne recommence pas à tourner en rond. Tu as déjà toutes les réponses…

— Mais…

— Mon cœur, on en reparlera ce soir. J’étais en ligne avec ma bellesœur, il faut que je la reprenne. L’état de sa fille s’est aggravé.

— Alice ?

Oui. Et avec Franck qui est au bout du monde, c’est la panique complète. Mais je te raconterai plus tard, ma chérie. D’ici là, promets-moi de te calmer. Je comprends ta déception. Je suis déçu aussi. Mais tu es jeune, ta carrière ne fait que commencer, tu…

— Ce n’est pas une question de carrière, Marc, je…

— Je sais. Il faut que je raccroche, là. À ce soir. Je t’aime.

— Je t’aime aussi.

Sophie reposa son téléphone. Apaisée. Comme toujours avec Marc. Sa voix, de même que le contact de sa peau, agissait sur elle tel un filtre magique. Était-ce cela qu’on appelait l’amour ? Elle avait passé trop de temps penchée sur ses livres et son microscope pour y connaître quoi que ce soit. Mais avec Marc, tout était simple, à sa place. Elle avait l’impression de l’avoir toujours connu alors qu’ils n’avaient pas encore fêté le deuxième anniversaire de leur rencontre, alors qu’elle n’avait toujours pas rencontré sa famille, ces parents qu’il redoutait à trente ans comme s’il en avait seize, ce frère aventurier passant la moitié de l’année à travailler plus ou moins illégalement dans la forêt amazonienne, avec qui il s’était récemment réconcilié après dix ans de brouille… Cette pensée la ramena à la lettre qui traînait maintenant au sol. L’Amazonie, d’où Marc avait rapporté cette apocynacée unique dont la

ressemblance avec la Catharanthus roseus l’avait aussitôt frappée. Il faut dire qu’elle savait tout de cette pervenche de Madagascar qui avait été le sujet de son mémoire de fin d’études. Une plante que les Malgaches utilisaient depuis longtemps pour lutter contre le diabète, qui, du haut de ses trente centimètres maximum, renfermait plus de soixante-dix alcaloïdes, dont les racines recelaient l’ajmalicine, un formidable hypotenseur, et dont les parties aériennes comportaient de puissants agents bloquants de la division cellulaire utilisés contre la leucémie. Un miracle de la nature que les Américains avaient tenté de cultiver en masse pour finalement se rendre compte que ses caractéristiques médicinales étaient radicalement diminuées loin de la terre natale.

C’était une évidence pour Sophie, comme le foie gras breton ou la truffe chinoise qui n’égaleraient jamais ceux du Périgord ! C ’était une question de terroir, cette cuisine intime de la nature dont le savoir des hommes ne percerait jamais complètement les secrets.

Dès que Sophie avait regardé de près sa jolie « per venche d’Amazonie », elle avait su qu’elle y trouverait des qualités proches de celles de sa petite cousine malgache. Et les résultats de ses premières analyses avaient été si spectaculaires qu’elle avait été aussitôt convaincue

que Marc, par hasard, dans cette vallée perdue de la forêt amazonienne où son frère Franck démarrait l’un de ses mystérieux chantiers, avait mis la main sur un éventuel puissant remède à la leucémie. À vingt-six ans à peine, elle avait décroché un budget de recherches et s’était surprise le soir même à rêver le discours de remerciements qu’elle ferait à Stockholm, le jour de la remise de son prix Nobel. Et voilà que tout s’écroulait, parce que Monsieur Moustache, le gros rat blanc à qui elle avait inoculé une leucémie carabinée, ne se décidait pas à guérir.

— Où j’ai merdé ? se dema nda Sophie en ramassant la lettre qui, quelques minutes plus tôt, lui avait appris qu’elle allait devoir renoncer à ses travaux.

Elle regarda sa montre : 10 h 28. Et Marc qui ne rentrerait qu’à 19 heures ! C ’était samedi, mais elle préférait passer la journée au labo plutôt qu’à tourner en rond dans les soixante-trois mètres carrés de leur appartement.

— Pourquoi tu t’obstines à mourir ? demanda Sophie à Monsieur Moustache en se penchant vers sa cage.

Le gros rat ne daigna même pas lever son long museau, allongé, l’œil trouble. Mourant.

La veille encore, Sophie avait préparé une nouvelle injection, la

dernière puisqu’elle avait épuisé ses réserves de « per venche ». Elle comptait l’effectuer lundi, mais à quoi bon, désormais ?

— C’est trop bête, siffla la jeune femme entre ses dents. C’est quand même pas le bout du monde, le Brésil ! Si ? Bon, d’accord… Mais n’empêche !

Il m’aurait suffi de quelques pieds de plus. J’aurais été les chercher moimême, s’il avait fallu !

Des mois plus tôt , Sophie avait consulté son gros atlas pour tenter de localiser la vallée où Marc, en visite auprès de son frère, avait ramassé la fleur. Le nord-est du Brésil, au sud de Belém, la capitale de l’État de Para, à soixante kilomètres à l’ouest de la grande route transamazonienne, perdue en pleine jungle à mi-chemin entre Acará et Tomé-Açu, le long de la rivière Acará-Mirim. Un bout du monde qui semblait le seul berceau de cette plante inconnue des spécialistes qu’avait contactés Sophie. Une étroite vallée dont elle avait rêvé de nombreuses fois.

Mais qu’elle ne verrait jamais.

Fais un effort, putain ! lança Sophie qui continuait à parler toute seule. Lèvetoi ! Allez ! Lève-toi et mange !

Mais Monsieur Moustache ne broncha pas, trop occupé à son agonie.

Sophie se redressa et fit quelques pas vers la fenêtre fermée de barreaux dont la peinture blanche partait en lambeaux. Le ciel était bleu dehors,

et pourtant il pleuvait sur Sophie. Elle avait échoué. Il allait bien falloir qu’elle l’admette, de gré ou de force.

Une vallée sans nom, au nord-est du Brésil, trois jours plus tard

Franck s’était mis à haïr tout ce qui l’entourait et qu’il aimait tant avant. Mata Densa, cette forêt incroyablement dense, ses arbres gigantesques, le vacarme des animaux, les fougères géantes, les lianes, les hommes qui travaillaient sans relâche, le bruit des tronçonneuses, l’odeur du bois coupé, celui de la cendre chaude et humide, la pluie, la chaleur, les insectes partout, les reptiles, la rivière au lourd débit brun… Franck s’était mis à haïr le monde entier depuis qu’Alice était malade.

Il vivait comme en transe, écartelé entre son corps et son esprit, ses pieds posés sur le sol brésilien et ses pensées au plus près de son enfant chérie, là-bas, dans cet hôpital parisien. Il ne dormait plus, parcourait des kilomètres harassants à travers la forêt primaire pour pouvoir téléphoner à sa femme. Hier soir, les nouvelles avaient été mauvaises. Alice réagissait mal à la chimio. Les médecins n’étaient pas encourageants.

Franck avait passé trois jours à Paris un mois plus tôt, une semaine après que le verdict des médecins était tombé. Il avait trouvé bonne mine à sa fille. Bon moral, aussi.

À la voir ainsi, il était impossible de se douter qu’elle était rongée de l’intérieur par la leucémie. D’ailleurs, Franck ne voulait pas y croire. Ce n’était pas possible. Pas elle. Pas sa fille. Pas Alice, sa merveille, son souci depuis seize ans, son bonheur, sa fierté. Pas le cancer. Pas Alice.

« Il va falloir vous préparer au pire », avait dit le professeur Le Gall à Nadine. Et cette phrase répétée au téléphone par la voix tremblante de sa femme vint frapper Franck au cœur avec onze heures de retard. Il tomba à genoux, épuisé, terrassé, et leva son visage vers le ciel. Ses larmes se mêlèrent à la pluie tiède. Les hommes les plus proches le regardèrent avec stupéfaction. Qu’arrivait-il donc au patron ces dernières semaines ? Ét aitil bien en train de pleurer ?

Fra nck s’en voulait d’être reparti pour l’Amazonie. Bien sûr qu’il ne pouvait laisser les hommes seuls plus de quelques jours dans la forêt ! Évidemment que trop d’argent était en jeu !… Ma is sa place était auprès de sa fille, pas à des milliers de kilomètres d’elle. Et pourtant, rester aurait été une défaite, une capitulation. Rester aurait été l’aveu qu’effectivement, il se préparait au pire. Rester aurait laissé se glisser entre lui, Nadine et Alice l’ombre du mot qu’il se refusait même à penser. Et pour repousser l’idée de cette mort impensable, il avait dû mettre entre lui et son cœur

les milliers de kilomètres qui l’avaient ramené ici, dans cette étroite vallée sans nom dont ses hommes abattaient les arbres, pillaient le bois déjà vendu à prix d’or en France.

Franck se releva et engueula l’homme le plus proche pour se donner une contenance.

Qu’est-ce que tu regardes ? cria-t-il en portugais. Est-ce que je te paye pour faire du tourisme ? Au boulot, nom de Dieu ! Je ne veux plus un arbre debout dans cette vallée à la fin de la semaine ! C ’est compris ?

À l’annonce de la maladie d’Alice, Franck avait doublé les salaires des hommes pour qu’ils accélèrent la cadence. Les tronçonneuses hurlaient jour et nuit désormais, et, à ce rythme, le travail serait terminé avant le mois d’octobre. Franck pourrait alors rentrer en France pour plusieurs semaines, plusieurs mois s’il le fallait… Déjà, cette vallée qui, un an plus tôt, n’était que luxuriance, ressemblait à un champ de bataille après un bombardement.

Franck marcha jusqu’à l’énorme amoncèlement de grumes qui se trouvait derrière lui. Du bois que l’on disait exotique, en France, et qui ferait des parquets coûteux, des terrasses somptueuses, des abords de piscines de luxe. Son regard fut attiré plus loin par une chose rose au pied de la souche fraîchement tranchée d’un acajou. Franck s’avança et reconnut

aussitôt la fleur dont Marc, son frère, avait ramassé plusieurs spécimens pour ramener en France quand, pour la première fois depuis dix ans, il était venu le voir au Brésil. Franck n’en avait plus rencontré depuis des semaines. Il y en avait pourtant partout, neuf mois plus tôt, mais le passage des pelleteuses et la chute des arbres avaient détruit la quasi-totalité des pieds. Franck repensa à Marc, à leurs discussions, ici même, au campement. Marc, son petit frère si différent de lui, ce rêveur, cet utopiste aux yeux de qui son travail l’avait fait passer pour un monstre si longtemps. Franck avait immédiatement constaté un changement en lui quand il était arrivé pour ce court séjour dans la forêt primaire. Marc avait une lueur nouvelle dans les yeux, une chaleur en même temps qu’une quiétude qui l’avaient décidé à venir faire la paix, malgré tout. Cela ne pouvait qu’être lié à cette nouvelle fiancée dont il lui avait parlé. Sophie, s’il se rappelait bien. Elle avait l’air d’être une fille bien. Une chercheuse, biologiste ou quelque chose comme ça. C’était pour elle que Marc avait ramassé les pieds de cette plante aux fleurs rosées.

Alice aussi aimait les fleurs. Elles se seraient certainement plu, toutes les deux…

Frank s’immobilisa aussitôt. Seraient. Il avait pensé seraient ! Comme si Alice

ne devait jamais rencontrer Sophie !

Comme si…

C’était la première fois qu’il se surprenait à intégrer l’éventualité de la mort de sa fille à ses pensées, et cela le plongea dans une rage subite. Fou de douleur, de culpabilité, de haine et d’amour, il piétina la fleur à la base de la souche d’arbre, détruisant ainsi le dernier pied de cette « per venche d’Amazonie »  qui ne poussait que dans cette étroite vallée sans nom de l’est du Brésil.

Paris, le même jour

Sophie leva le nez de son classeur. Le bruit venait de se reproduire, faible, aigu, répétitif. Sans doute la plomberie antédiluvienne de l’hôpital… Mais, trente secondes plus tard, le drôle de couinement se répéta, très distinctement cette fois, et la jeune femme se leva. Elle marcha vers la porte du labo et l’ouvrit, incrédule. Elle alluma la lumière et le vit aussitôt : Monsieur Moustache, debout près de son écuelle vide. Monsieur Moustache qui réclamait à manger pour la première fois depuis des semaines.

Sophie eut envie de crier, de pleurer, de danser.

Deux jours plus tôt, dimanche, elle avait rencontré la nièce de Marc,

Alice, dans sa chambre d’hôpital. La petite avait une mine effrayante avec ses cernes bleus et ses cheveux presque tous tombés à cause de la chimiothérapie. Une jolie fille pourtant. Une jolie mourante de seize ans.

Sophie, le lendemain, était arrivée en colère au labo, révoltée contre l’injustice de la vie, de la mort, contre les sommes misérables que l’on consacrait à la recherche, contre ceux qui lui avaient coupé les crédits. Par défi, par rage, elle avait fait à Monsieur Moustache la dernière injection préparée la semaine précédente. Puis, bien forcée, elle s’était attelée à contrecœur aux travaux de routine qu’on lui avait confiés suite à l’arrêt de son programme. Et voilà qu’aujourd’hui, Monsieur Moustache réclamait à manger, sur ses quatre pattes, en vie. En vie !

Elle avait eu raison. Depuis le début. Et cette fois, elle la tenait, sa preuve. Monsieur Moustache, c’était sûr, allait permettre de débloquer les crédits, de reprendre les recherches. Puisqu’il était désormais démontré, irréfutablement, que la « per venche d’Amazonie » pouva it vaincre la leucémie.

O llivier , M. (2005). Longue vie à Monsieur Moustache. Dans B ordage , P. et al Nouvelles vertes Paris : Éditions Thierry Magnier, p. 103-116.

TU CONSTRUIS TON d ICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

1. Le schéma d’argumentation d’un jugement de gout

Voici deux avis sur un même livre.

a) Complète , pour chacun d’eux, le schéma d’argumentation qui le suit.

b) Note , sous chaque argument, s’il met en avant la manière ou la matière.

La lecture de ce premier tome m’a déçue.

5

Avant tout, j’ai trouvé l’intrigue très légère. Suite à la disparition de son père, l’héroïne passe un temps interminable à tourner en rond, passive. Elle n’agit pas, ce qui fait que l’intrigue avance à la vitesse d’un escargot. Même le retour inattendu du père, puis, à nouveau, sa disparition ne parviennent pas à relancer l’intrigue.

Ensuite, les descriptions des personnages et du cadre sont peu développées et je n’arrive pas à me les représenter.

De plus, je n’ai pas vraiment accroché avec le style de l’autrice car certaines tournures de phrases m’ont interpelée comme « Ma nuit es t finalement aussi agitée que ma journée, bien que pas pour les mêmes raisons ».

Dommage , je ne lirai pas les prochains tomes !

Avis 2

Je n’ai que du positif à dire sur ce roman, tout m’a plu.

Tout d’abord, visuellement, la couverture réalisée par Anaïs Flogny est magnifique. On peut se représenter les personnages et cela m’a clairement donné envie de lire le livre.

Ensuite, la qualité d’écriture d’Évelyne Brisou-Pellen n’est plus à prouver. L’écriture est fluide, on avance dans la lecture facilement, et le vocabulaire est facile à comprendre, comme dans la plupart de ses romans.

De plus, j’ai adoré la mention des suffragettes et de l’inégalité entre les hommes et les femmes, ça m’a donné envie d’en savoir plus sur le sujet et de lire plus de livres à ce propos.

En bref, j’ai adoré et j’ai lu ces 360 pages en un weekend !

B risou- P ellen , É. (2024). Agatha, Charlie et moi (tome 1).
Paris : Albin Michel.
Avis 1

Schéma de l’avis 1

Sc héma de l’avis 2

2. Les anaphores

Complète les pointillés à l’aide des propositions ci-dessous afin de constituer un texte cohérent. les chauvesouris – ces mammifères – leurs – elles –ces animaux – cette position – leur ( × 4) – elle –ces créatures – ils ( × 2) – les chiroptères

Pourquoi les chauvesouris dorment-elles la tête en bas ?

sont des créatures étonnantes et fascinantes.

En effet, sont les seuls mammifères capables de voler. Mais ce n’est pas seule spécificité ! Ainsi , adoptent également une position très particulière pour dormir : font dodo la tête en bas ! Quelle es t la raison principale de ? s’explique par le fait que, pour fuir rapidement prédateurs, qui vivent pour la plupart au sol, ont besoin de pouvoir s’envoler très vite : grâce à la gravité, se laissent tomber et prennent leur envol.

La circulation sanguine des chiroptères – c’est leur nom scientifique –est adaptée : le sang ne stagne pas dans cerveau.

Par ailleurs, ne s’épuisent pas pour rester suspendus à une branche d’arbre. waccrochage est passif : il ne demande aucune énergie.

3. Les connecteurs

1. Voici un jugement de gout sur Oh, boy ! , un roman de Marie-Aude Murail.

M urail , M.-A. (2023). Oh, boy ! Paris : L’École des loisirs.

a) Entoure le connecteur qui introduit chaque passage. b) Rétablis l’ordre du texte en indiquant devant chaque passage le numéro qui correspond à sa place. Le premier t’est donné.

Numéro

1 Je viens de passer un moment très agréable grâce à la lecture de Oh, boy !.

Par ailleurs, elle réussit à rendre crédible cette succession de « pa s d’chance » grâce à son t alent car on vit les aventures de chaque personnage en y croyant vraiment.

Enf in, le personnage de Bart est un vrai rayon de soleil dans cette histoire. Ce jeune homosexuel totalement assumé est un véritable cliché ambulant. Drôle, maladroit et extrêmement attachant, il se met toujours dans des situations incroyables qui donnent du rythme à cette lecture.

De plus , on a toujours une touche positive pleine d’humour, notamment avec les répliques de la petite Venise qui donnent une touche de fraicheur à ce roman.

B ref, un bon roman jeunesse à découvrir si ce n’est déjà fait.

Cependa nt, Marie-Aude Murail fait passer plusieurs messages liés à ces thématiques tout en douceur, sans brusquer le lecteur.

D’abord, l’histoire accumule les sujets difficiles à traiter tels que : le suicide, l’homosexualité, la vie des enfants en foyer, la solitude, la maladie, les femmes battues.

2. Voici un jugement de gout lacunaire sur le roman Sothik . Replace les connecteurs suivants dans le texte. Tu dois tous les employer. puisque/puisqu’ – pour commencer –ensuite – enfin – en effet – quand – car –par ailleurs – ainsi

J’ai vraiment apprécié le roman de Marie Desplechin. , j’ai trouvé ce livre intéressant. , il m’a fait connaitre, à travers l’histoire de Sothik, ce qui s’est passé au Cambodge en 1975 je ne connaissais pas cette histoire avant d’avoir lu ce livre.

, ce récit est vraiment réaliste il est inspiré de faits réels : l’auteure, qui est journaliste, l’a écrit avec Sothik Hok qu’elle a rencontré lors d’un voyage à Phnom Penh. Sothik lui a raconté l’histoire de son enfance gâchée par le régime des Khmers rouges et Marie Desplechin l’a mise en mots.

, j’ai été ému par le témoignage de Sothik il raconte son enfance difficile. Durant cette période, faite de famines, de tortures et de massacres, il a dû faire preuve de débrouillardise. , à huit ans, le garçon a dû quitter ses parents, travailler à chasser les rats des rizières et garder des bœufs et des vaches sans avoir de nourriture ni de soins. Son courage le rend attachant. , les illustrations de Tian tout au long du livre m’ont aidé à me représenter le cadre et les personnages. 1 5 10 15

D esplechin , M. et H ok , S. (2016). Sothik (illustré par Tian). Paris : L’École des loisirs.

4. Les adverbes de modalisation

Utilise des adverbes de modalisation pour proposer deux variantes de chaque phrase :

– une avec une intensité forte (positive ou très marquée) ; – une avec une intensité faible (plus atténuée ou incertaine).

Tu dois utiliser un modalisateur différent dans chaque proposition.

Un exemple t’est donné.

Phrase de base

Phrase modalisée intensité forte

Phrase modalisée intensité faible

Le spectacle m’a plu.Le spectacle m’a vraiment plu. Le spectacle m’a relativement plu.

Ce livre est court.

Cet auteur a du t alent.

Ce roman est réussi.

Cet te scène est impressionnante.

L a fin du livre m’a surpris.

5. La correction d’une production

Le professeur a souligné les erreurs orthographiques présentes dans le brouillon de Maud et lui a demandé de créer au moins quatre paragraphes.

Aide Maud à rendre un travail impeccable en corrigeant son texte.

a) Indique par une barre verticale les endroits où des paragraphes doivent être créés.

b) Choisis les connec teurs qui doivent être ajoutés à ces endroits.

c) Corrige les erreurs orthographiques soulignées.

d) Recopie le texte en intégrant l’ensemble de tes corrections.

J’ai

adoré le roman « Sothik ». I l y a du drame et un peu d’action. En effet, ces l’histoire d’un garçon qu’il s’appelle Sothik et qui es née en 1967 dans une ville du Cambodge. Il a trois ans quand la guerre civil fait rage. Les Khmer rouge prennent le pouvoir et la vie va alors radicalement changé . Les livres sont détruit , les religion son interdites, les propriétés privées n’ existe plus. La famille de Sothik est alors séparé Le récit est a la première personne et ont a dès lors l’impression de vivre cet histoire à ces côtés, ce qui la rend encore plus captivant . Le livre est court est facile a lire. J’ai beaucoup aimé la façon dont cet histoire est racontée, avec des mots simples mais très touchant . Voilà pourquoi je vous conseille vraiment de lire « Sothik » !

Poursuis tes entrainement sur iDiddit, avec des exercices supplémentaires.

EXPLIQUEZ-NOUS !

Présenter oralement, en groupe, un exposé informatif avec un support

Pourquoi ne pourrait-on pas vivre sur Mars ? Et pourquoi l’appelle-t-on la planète rouge ? Pourquoi ne joue-t-on plus au croquet lors des Jeux olympiques ? Et pourquoi le karaté a-t-il uniquement été présent aux JO en 2021 ? L a vie est remplie de « pourquoi » auxquels on essaie de répondre. Pour ce faire, on se renseigne, on lit plusieurs sources d’information et on construit une explication. Dans cette séquence, vous serez amenés à présenter le résultat de vos recherches, par groupes, afin de répondre à une question.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – regarder et évaluer une prestation – t ’informer sur la manière de réaliser un diaporama – exploiter un dossier informatif en vue de réaliser un diaporama

Visées transversales

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – a pprendre à coopérer

Développer la créativité et l’esprit d’entreprendre : – réaliser collectivement une production de façon graduellement autonome

1 REGARDER ET ÉVALUER UNE  PRESTATION

1 Tu manifestes ta compréhension d’un exposé informatif

Trois élèves ont présenté à leur classe un exposé sur le thème des Jeux olympiques.

Écoute et regarde attentivement leur prestation.

a) Sur la ba se de celle-ci, complète le schéma explicatif suivant qui pourrait correspondre à leur aide-mémoire.

b) Partage tes propositions avec celles de tes condisciples pour arriver à un accord.

2 Tu analyses et évalues un exposé explicatif

Tu vas regarder à nouveau l’exposé en portant particulièrement ton attention sur la prestation des élèves.

1. Par quoi commence la prestation des élèves ?

2. Par quoi se termine-t-elle ?

3. Par quoi commence chacune de leurs interventions ?

4. Ana lyse leur prestation en répondant aux questions suivantes.

a) Comment les élè ves sont-ils disposés ?

b) Comment se sont-ils réparti la parole ?

c) Comment utilisent-ils le support ?

5. Éva lue la prestation orale de chacun en complétant le tableau suivant.

Élève 1

Articulation

Vitesse

Intonation

Élève 2

Élève 3

6. Quel es t l’intérêt d’accompagner l’exposé d’un diaporama :

a) pour celle ou celui qui présente ?

b) pour celle ou celui qui écoute ?

7. Partage tes réponses avec tes condisciples.

Lorsqu’on réalise un exposé à plusieurs et qu’on dispose d’un support, il faut :

– se positionner face à la classe sans cacher le support ; – se ser vir du support pour appuyer ses paroles.

Le déroulé d’un exposé présenté par trois élèves se fait idéalement comme suit :

– le premier élève salue, présente le sujet et donne la première explication ; – le deuxième enchaine avec la deuxième explication ; – le dernier termine avec la troisième explication puis reformule le thème de l’exposé ; – les t rois élèves saluent.

Chaque intervention est introduite par un connecteur.

2 S’IN f OR m ER SUR LA m ANI è RE DE RÉALISER UN DIAPORA m A

1 Tu observes le texte des dias

Voici les dias de la présentation, excepté la première.

Certains jeux ne sont plus assez populaires

De nouvelles disciplines sont mises en lumière

Certains sports sont des sports nationaux

Le jeu de paume
Le croquet
L’escalade (Tokyo) Le breakdance (Paris)
Le lacrosse
Le football américain

1. Les textes présents sur les dias peuvent être classés en deux catégories. Lesquelles ?

2. Coc he les caractéristiques qui s’appliquent aux textes que tu peux observer.

Le nombre de mots par titre est peu élevé.

Les titres présentent des phrases verbales (sujet, verbe, complément).

Les titres présentent des phrases non verbales.

Le nombre de mots par titre est relativement important.

Le texte légendant les illustrations est un groupe nominal.

3. Transforme les phrases de titres en phrases non verbales.

4. À quoi correspondent les titres des dias dans le schéma explicatif ?

2 Tu choisis une illustration adéquate

1. À quoi ser vent les illustrations reprises sur les dias reproduites à l’exercice précédent ? Coc he la ou les bonnes réponses.

Capter l’attention

Donner à voir (visualiser) les informations présentées

Permettre de mieux comprendre les informations

Rendre la présentation agréable

2. À quel niveau du schéma correspondent les illustrations ?

3. Pour chacune des illustrations suivantes, indique si elle pourrait convenir pour illustrer la dia introductive de l’exposé que tu as visionné. Justifie tes choix.

OUI / NON parce que

OUI / NON parce que

OUI / NON parce que

OUI / NON parce que

4. Propose une illustration qui pourrait convenir pour la dia d’introduction d’un exposé sur un des thèmes suivants :

– la vie sous-ma rine ; – le végétarisme ; – la protection de la nature ; – les da ngers d’internet ; – les bienf aits de la lecture ; – le dressage des chiens .

3 Tu apprends à mettre en forme des dias

1. Prends connaissance des conseils suivants pour réaliser un bon diaporama.

Tu dois réaliser un diaporama ? Alors, lis ceci attentivement…

Pour être efficaces et intéresser le public, les dias doivent avoir une qualité essentielle : la simplicité !

On craint souvent d’oublier quelque chose et on alourdit les diapositives : ce n’est pourtant pas nécessaire de rédiger de longs textes. Avant tout, pour comprendre les explications, c’est toi que l’on doit écouter !

Lorsqu’on a choisi les infos qui seront projetées, il faut :

– choisir une police de caractère lisible ;

– c hoisir une taille de police adaptée à la distance avec le public ;

– c hoisir un arrière-plan qui n’attire pas trop l’attention ; – utiliser un cont raste élevé entre la couleur d’arrière-plan et la couleur du texte ;

– vérifier l’orthographe et la grammaire.

Pour compléter le texte et rendre le support plus attractif, les illustrations sont indispensables. Il est important de :

– sélec tionner une illustration en lien direct avec la présentation, qui aide à mieux comprendre ou à mieux se représenter ce dont on parle ;

– c hoisir une reproduction de qualité ;

– agra ndir l’image suffisamment pour qu’elle soit lisible.

2. Surligne les mot s-clés de ce texte.

© Van In

3. En te ba sant sur ces recommandations, quelles sont les dias parmi celles proposées ci-dessous que tu garderais et celles que tu supprimerais ? Tu seras capable de justifier oralement tes réponses.

De nouvelles disciplines sont mises en lumière

De nouvelles disciplines sont mises en

L’escalade (Tokyo) Le breakdance (Paris)
lumière
Ensuite,
nouveaux
L’escalade (Tokyo) Le breakdance (Paris)

De nouvelle disciplines son mise en lumières

De nouvelles disciplines sont mises en lumière

De nouvelles disciplines sont mises en lumière

De nouvelles disciplines sont mises en lumière

L’escalade (Tokyo) Le breakdance (Paris)
nouvelles
lumière
L’escalade (Tokyo) Le breakdance (Paris)
L’escalade (Tokyo) Le breakdance (Paris)
L’escallade (tokyo) Le break dance (paris)

Mars est une petite planète : par rapport à la Terre, elle est 7 fois moins volumineuse et 10 fois moins massive. Nous lui donnons aussi le nom de « pla nète rouge », c ar sa surface est recouverte de poussière riche en oxyde de fer, à l’origine de sa couleur rougeâtre (couleur de la rouille). Même si elle ressemble à un immense désert aride, détrompez-vous : il fait à sa surface –60°C en moyenne ! Il y fait froid parce qu’elle se situe plus loin du Soleil que la Terre : à 228 millions de km (contre 150 millions de km pour la distance Terre-Soleil).

D’après Centre national d’études spatiales. (s.d.). La planète Mars En ligne https://cnes.fr/dossiers/planete-mars, consulté le 22/10/2025

Texte 2

Vivre sur la planète Mars : c’est la mort en une fraction de seconde !

Dans le faible volume d’air de la planète Mars, on trouve essentiellement du dioxyde de carbone, à 96 %. Selon l’ Institut national de recherche et de sécurité (INRS), le CO 2 est mortel pour les humains à partir d’une concentration de 11 %, a lors imaginez ce que donnerait une seule bouffée d’air toxique martien. La suffocation et la mort seraient immédiates.

Par ailleurs, le froid sur Mars est très intense. En effet, contrairement à une idée répandue (due à l’association de la chaleur avec la couleur rouge de Mars), les températures y oscillent entre –120° et 0° Celsius. Une exposition sans protection thermique entrainerait des gelures immédiates des parties exposées du corps (visage, mains, bras, jambes…).

D’après Barthelemy, M. (2023, 28 aout). Selon les experts : voici pourquoi on ne peut pas vivre sur Mars ! Ça m’intéresse. En ligne https://www.caminteresse.fr/sciences/selon-les-experts-voici-pourquoion-ne-peut-pas-vivre-sur-mars-11189006/, consulté le 22/10/2025 ; Planètes : la vie est ailleurs. Science & Vie junior (hors-série, septembre 2000) ; et dossier diffusé par le Centre national d’études spatiales (2006).

Mars dans la ligne de mire de la science

En sa qualité de quatrième planète du système solaire, Mars intéresse grandement les scientifiques car elle aurait pu un jour contenir de l’eau. Entre les satellites, les robots qui foulent son sol et les projets fous de certains milliardaires, la planète est dans la ligne de mire de la science.

Mais c’était sans compter cette nouvelle difficulté, que les scientifiques n’avaient pas vue venir. En effet, la présence de poussières toxiques dans l’atmosphère de Mars pourrait rendre plus compliquée que prévu l’exploration de la planète par des astronautes… Parmi ces substances, la silice, le gypse et divers métaux.

Ces poussières martiennes pourraient s’infiltrer dans les poumons et le sang des humains. À titre d’exemple, il est possible de constater les dégâts que la poussière lunaire a faits sur l’organisme des astronautes qui se sont rendus sur la Lune. Elle a provoqué chez eux des irritations, des larmoiements et de la toux.

D’après Guyonnet, L. (2025, 27 mars). La poussière martienne toxique et nocive pour l’être humain : quels impacts pour les projets de colonisation de la planète rouge ? Science & Vie.

En ligne https://www.science-et-vie.com/ciel-et-espace/la-poussiere-martienne-toxique-et-nocive-pour-letrehumain-quels-impacts-pour-les-projets-de-colonisation-de-la-planete-rouge-194571.html, consulté le 22/10/2025.

Sur la base du dossier informatif, réalisez un schéma explicatif permettant de répondre à la question posée.

Pourquoi la vie sur Mars est-elle impossible ?

Effectuez ce parcours :

• soit pour vous aider à répondre à la question ci-dessus ;

• soit pour vérifier votre proposition.

A. Surlignez les informations permettant de répondre à la question posée.

B. Met tez-vous d’accord afin de déterminer le nombre d’éléments d’explication à noter dans le deuxième niveau du schéma.

C. Proposez une formulation commune pour chacun de ces éléments (phrase verbale ou non verbale).

D. Dé veloppez chacun d’eux, dans le dernier niveau du schéma, à l’aide des informations reprises dans les différents documents.

E. Relisez votre schéma pour en vérifier l’exactitude et la conformité aux textes sources.

2 Vous concevez un diaporama de présentation

Réalisez un diaporama de présentation complet à partir du schéma explicatif élaboré à la page précédente.

3 Vous coévaluez vos productions

Selon les consignes données par votre professeur(e), vous allez observer et coévaluer un ou plusieurs diaporamas afin de faire apparaitre leurs qualités ainsi que les aspects à améliorer.

Sur la base de vos observations, complétez la grille d’évaluation ci-dessous à l’aide d’émoticônes.

Évaluation

Critère

La première dia introduit le sujet du diaporama.

Les titres des autres dias correspondent au 2 e niveau du schéma explicatif.

Les illustrations et leurs légendes correspondent au 3 e niveau du schéma explicatif.

Les illustrations sont lisibles et de qualité.

Les textes ne contiennent pas d’erreurs orthographiques.

Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4

1. Tu contrôles ta respiration

Pour t’exprimer efficacement, il faut que tu sois détendu(e) et que ta respiration soit paisible. La respiration est la base d’une voix stable et posée.

Mets-toi debout, derrière ta chaise, les jambes légèrement écartées :

a) relâche tes épaules en les faisant monter puis descendre doucement ;

b) mobilise ton ventre pour respirer : gonfle-le au maximum puis rentre-le le plus possible ;

c) inspire par le nez en comptant jusque 4 puis expire, toujours par le nez, en comptant jusque 4 ;

d) répète cette respiration plusieurs fois ;

e) a llonge progressivement le temps d’inspiration et d’expiration : 5, 6, 7 secondes, sans forcer.

2. Tu soignes ta posture et ton regard

La manière dont tu te tiens devant ton public en dit long sur toi : elle montre ta confiance, ton stress ou ton malaise. Adopter une posture stable et ouverte favorise dès lors une prise de parole plus sereine et plus convaincante.

a) Place -toi debout, les pieds légèrement écartés et les bras détendus le long du corps.

b) Ferme les yeux et imagine que tes pieds ont des racines, comme un arbre solidement ancré au sol.

c) Imagine un f il qui part de tes pieds, remonte le long de ton dos et te tire doucement vers le haut, par le sommet de ta tête. Tes épaules restent basses.

d) Conser ve cette position équilibrée, yeux fermés, tête droite.

e) Ouvre les yeux et balaie le groupe du regard.

f) Lorsque tu croises le regard d’un(e) condisciple, soutiens-le quelques secondes, puis cherche un autre regard.

TÂCHE f INALE

1. Ton (Ta) professeur(e) va constituer, dans la mesure du possible, des groupes de trois élèves.

2. Chaque groupe va recevoir une question et les documents lui permettant d’y répondre.

3. En groupe, préparez votre prestation selon la procédure abordée au cours de la séquence et entrainez-vous à oraliser votre exposé.

4. Présentez aux autres membres de la classe la réponse à votre questionnement selon les modalités précisées par votre professeur(e).

TU C ONSTRUIS T ON DIC O PER SO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

ON LIT, ON PARTAGE

Lire un roman complet et partager sa lecture Dans cette séquence, tu vas lire un roman dans son intégralité. La lecture s’effectuera en plusieurs étapes et des moments de partage en groupes sont prévus. Cela vous permettra d’échanger vos points de vue, de clarifier ensemble ce qui pourrait vous poser problème et de réactiver certains savoirs et savoir-faire abordés tout au long de cette année.

À l’issue de votre lecture, vous mettrez en commun le résultat de votre travail avec l’ensemble de la classe et vous répondrez aux questions que les différents groupes auront imaginées.

À l’issue de cette situation d’apprentissage, tu auras appris à : – faire connaissance avec un roman – lire un roman complet

Visées transversales

Se connaitre et s’ouvrir aux autres : – prendre la parole dans un groupe et respecter les règles de courtoisie lors de ses interactions avec les autres – a pprendre à coopérer et à négocier

Développer une pensée critique et complexe : – pratiquer une lec ture distanciée

S’INFORMER SUR LA THÉMATIQUE DU ROMAN ACTIVITÉ LIMINAIRE

Tu vas lire un roman qui raconte la vie d’une famille de migrants. Lis attentivement le document suivant pour en apprendre davantage sur ce sujet.

Pourquoi certaines personnes quittent-elles leur pays ?

De nos jours, on estime que 325 millions de personnes peuvent être considérées comme des migrants, c’est-à-dire qu’elles vivent depuis plus d’un an dans un pays dans lequel elles ne sont pas nées. Parmi celles-ci, plus de 30 millions sont des enfants, et 150 000 d’entre eux ont voyagé sans l’aide d’un adulte.

À chaque départ correspond une histoire singulière.

Certaines personnes cherchent à échapper à des régimes politiques autoritaires ou dictatoriaux, qui ne respectent pas leurs droits fondamentaux. Pour ces migrants, la fuite est parfois une nécessité, particulièrement pour ceux qui tentent de s’opposer au régime en place. Et s’opposer veut parfois simplement dire vouloir poursuivre son travail comme avant (c’est le cas des journalistes ou des enseignants, par exemple) ou pouvoir continuer à étudier.

Dans le même ordre d’idées, les conflits et les guerres sont également des raisons majeures qui obligent les gens à migrer. Afin de fuir la violence, ils choisissent de laisser derrière eux leur pays d’origine pour trouver refuge dans un endroit qu’ils espèrent plus sûr et accueillant.

En outre, il arrive que des personnes quittent leur pays car elles y sont poussées à cause de la pauvreté et des conditions de vie difficiles. Ces migrants partent en espérant trouver du travail et une vie meilleure ailleurs.

Enfin, de plus en plus de migrants doivent fuir leur pays en raison de conditions climatiques hostiles. À cause de catastrophes telles que des inondations, des tempêtes ou des températures extrêmes, ceux qu’on appelle les « réfugiés climatiques » sont de venus très nombreux.

1. Surligne les ra isons pour lesquelles on peut être contraint de quitter son pays.

2. Conna is-tu des migrants ou as-tu toi-même dû quitter ton pays ?

ACTIVITÉ 1

1 Tu observes différentes premières de couverture du roman

Le roman que tu vas lire a été écrit et publié en néerlandais en 2022, sous le titre Misjka , et a ensuite été traduit en plusieurs langues.

Voici les couvertures de ce roman tel qu’il a été publié dans sa version originale ainsi qu’en français, en allemand et en anglais.

Van de Vendel, E. et E lman , A. (2024). Mischka (illustré par Annet Schaap). Paris : L’École des loisirs (traduit par Maurice Lomré) ; Stut tgart : Thienemann (traduit par Rolf Erdorf) ; Montclair : Levine Querido (traduit par Nancy Forest-Flier) ; Rome : Sinnos (traduit par Laura Pignatti).

1. Déc ris les personnages représentés sur ces couvertures.

2. Selon toi , quelle est la relation entre les deux personnages ?

3. À quelle époque se pa sse l’histoire ? Émet s une hypothèse.

4. Quelles sont les ressemblances et les différences entre ces quatre couvertures ?

5. Selon toi , qui pourrait être Mischka ?

6. Sur la ba se de ces illustrations, émets des hypothèses sur l’histoire qui va t’être racontée.

2 Tu lis le résumé de la quatrième de couverture

Le résumé présent sur la quatrième de couverture du roman est reproduit ci - dessous . Prends-en connaissance afin de vérifier les hypothèses émises.

2. Qu ’apprends-tu de plus à propos des personnages représentés ? 1 5

À présent que sa famille a obtenu une maison, Roya va enfin pouvoir accueillir un animal domestique. Ce sera un lapin nain, très doux, très gentil et très joueur. Bienvenue, Mischka !

Roya l’aime tellement qu’il devient vite son confident. Elle voudrait lui raconter le long voyage qui l’a conduite du pays où elle est née, l’Afghanistan, jusqu’en Europe où elle vit aujourd’hui.

Mais Roya ne se rappelle pas grand-chose. Ses trois frères et ses parents pourront-ils l’aider à se souvenir ?

Van de Vendel, E. et E lman , A. (2024). Mischka (illustré par Annet Schaap, traduit par Maurice Lomré). Paris : L’École des loisirs.

1. Les hypothèses que tu as émises sur la base des premières de couverture se confirment-elles ?

Oui pa rce que…

Non parce que…

ACTIVITÉ 1

LIRE LE ROMAN 2

1 Tu prends connaissance du déroulement de l’activité

1. La classe va être divisée en plusieurs groupes.

2. Le roman a été découpé en cinq parties. Au terme de chacune d’elles, les membres des différents groupes échangeront leur compréhension des différents chapitres en répondant à une série de questions.

3. Pour chaque partie, le groupe choisira ou imaginera un titre qui pourrait en résumer le contenu ainsi qu’une question de compréhension qui pourrait être posée aux autres groupes.

4. Un échange avec l’ensemble de la classe se fera à la fin de la lecture.

2 Vous lisez la première partie du roman (pages 9 à 19) 1

1. Qui raconte cet te histoire ?

2. Complétez le sc héma ci-dessous, à propos de la narratrice, avec tout ce que vous avez appris dans cette partie.

Identité

Caractère / centres d’intérêt

Apparence physique

1 L a pagination mentionnée est celle de la version poche (L’École des loisirs, 2025).

Famille

3. En vous basant sur le texte de l’activité liminaire, déterminez à quelle catégorie de migrants appartiennent Roya et sa famille.

4. Recopiez la phrase issue du roman qui pourrait servir de légende à l’illustration de la page 16.

5. Selon vous, est-ce important d’avoir un animal domestique ?

a) Partagez vos réponses avec votre groupe.

b) Complétez la phra se suivante.

Dans notre groupe, élèves trouvent que c’est important d’avoir un animal domestique parce que , tandis que élèves pensent que ce n’est pas important parce que

6. Éc rivez en deux phrases la situation initiale de ce roman.

7. Notez une proposition de titre pour cette partie.

8. Imaginez une ques tion que l’on pourrait poser sur cette partie.

3 Vous lisez la deuxième partie du roman (pages 20 à 48)

1. Complétez le sc héma relatif au personnage de Roya (page précédente) avec les nouvelles informations relevées dans cette partie.

2. Répondez aux questions suivantes pour prouver que vous en savez davantage sur différents personnages du livre.

a) Pourquoi Mischka mordille-t-il les doigts ?

b) Pourquoi le papa de Roya cultive-t-il des roses ?

c) Pourquoi, selon Roya, Mischka fait-il pipi sur les gens ?

d) Pourquoi Roya se plait-elle dans sa nouvelle école ?

e) Pourquoi Hamayun va-t-il chercher Mischka dans son clapier la nuit ?

f ) Pourquoi la maman a-t-elle libéré le pigeon d’Hamayun ?

3. Notez une proposition de titre pour cette partie.

4. Imaginez une ques tion que l’on pourrait poser sur cette partie.

4 Vous lisez la troisième partie du roman (pages 50 à 83)

1. Voici une carte de l’Europe et de l’Asie qui va vous permettre de visualiser le trajet parcouru par Roya et sa famille. Les Pays-Bas, où ils vivent, sont déjà marqués par une croix.

a) Indiquez pa r une croix les autres lieux mentionnés dans cette partie du roman.

b) Tracez le trajet qu’ils ont dû emprunter.

2. Quels sont les moyens de déplacement utilisés par Roya et sa famille pour fuir leur pays ?

3. Voici cinq photographies. Chacune d’elles représente un moment du parcours de la famille de Roya.

a) Numérotez-les dans l’ordre chronologique des évènements.

b) Pour chacune des photographies, proposez une phrase du texte afin de la légender / l’accompagner. Un exemple vous est donné.

« Not re famille s’est entassée dans une toute petite auto et Hamayun a même dû prendre place dans le coffre avec les bagages et l’énorme Morteza. » (p. 74 - 75)

4. Le voyage n’a pas été vécu de la même manière par tout le monde. Roya, elle, ne se souvient de presque rien.

a) Indiquez , à l’aide d’adjectifs et dans le phylactère correspondant, comment les frères et les parents se sont sentis pendant le voyage (sentiments et/ou émotions). Vous devez inférer certaines réponses.

b) Préparez-vous à justifier oralement vos choix lors de la mise en commun finale, après la lecture du roman.

Les frères

Les parents

5. Da ns cette partie du livre, il est question de « pa sseur(s) ».

a) Que savez-vous des passeurs ?

b) Ce que vous avez lu confirme-t-il ce que vous saviez des passeurs ?

Jus tifiez votre réponse.

c) Entourez trois adjectifs qui pourraient leur être associés. Vous serez capables de justifier oralement vos choix lors de la mise en commun finale. irrespectueux – intéressés – sympathiques – antipathiques –patients – compréhensifs – organisés

6. Da ns le dernier chapitre de cette partie, la maman de Roya lui raconte un conte : « Le Sultan en sucre. » Pour montrer que vous l’avez compris, explicitez ci-dessous chaque composante du schéma actanciel. Un exemple vous est donné.

Fiche outil, « L a structure narrative », p. 355

– Destinateur : le sultan

7. Notez une proposition de titre pour cette partie.

8. Imaginez une ques tion que l’on pourrait poser sur cette partie.

5 Vous lisez la quatrième partie du roman (pages 87 à 121)

1. Quel évènement marque le début de cette partie ?

2. Selon Roya, que s’est-il passé ?

3. Voici une série d’actions entreprises par la famille pour retrouver le fugitif.

a) Complétez-les avec les noms des personnages.

b) Numérotez-les dans leur ordre d’apparition.

1 Le lapin a disparu. placardent et distribuent les affiches. reçoit des messages. et fouillent les recoins du salon et les remises des voisins.

8 Le lapin est retrouvé. , , et , , et

Sur les indications de , Roya et ses frères suivent une piste en se rendant chez explorent le quartier. imprime des affiches de Mischka.

4. Mada me Slagmolen n’est pas très sympathique avec Roya et ses frères.

a) Citez les deux ra isons avancées par madame Toos pour justifier son attitude.

b) Selon Ba shir, pourrait-il y avoir une ou plusieurs autre(s) raison(s) ? Si oui , la(les)quelle(s) ?

c) Et vous, qu’en pensez-vous ?

5. Voici une série d’émotions ressenties par Roya tout au long de cette partie. Résumez en une phrase au moins une situation, un moment où elle a ressenti chacune de ces émotions. Un exemple vous est donné.

Inquiétude : Roya est inquiète lorsqu ’ elle se rend compte que Mischka a disparu.

Colère :

Impatience :

Espoir :

Peur :

Soulagement :

6. Avez-vous déjà vécu une situation semblable à celle qu’a vécu Roya ? Si vous le souhaitez, partagez ce souvenir avec votre groupe.

7. Notez une proposition de titre pour cette partie.

8. Imaginez une ques tion que l’on pourrait poser sur cette partie.

6 Vous lisez la dernière partie du roman (page 122 à la fin)

1. On en sa it un peu plus sur ce qui s’est passé : comment Michka a-t-il pu se sauver ?

2. Pourquoi Roya pleure-t-elle au moment de son exposé ?

3. Peut-on dire que Roya peut compter sur ses frères ? Jus tifiez votre réponse.

4. Selon Roya, pourquoi Mischka s’est-il sauvé ?

5. Son hypothèse vous semble-t-elle vraisemblable ?

6. Notez une proposition de titre pour cette partie.

7. Imaginez une ques tion que l’on pourrait poser sur cette partie.

7 Vous faites le point sur votre lecture

1. Complétez éventuellement le schéma à propos de la narratrice commencé au début de la lecture (page 297).

2. Voici des avis formulés en ligne par des élèves de votre âge.

a) Ont-ils apprécié Mischka ? Notez « + », « ± », « – » à côté de leur nom.

b) Surlignez les motifs pour lesquels ils ont a imé ou non le roman.

c) Complétez le tableau à la suite des avis en traçant une croix en face des motifs évoqués par chacun.

AVIS 1 djdrit 42

c ’est un livre émouvant et drôle, avec un personnage principal, Roya, aussi sympathique que son petit lapin. e n plus, le vocabulaire est facile à comprendre pour des jeunes de notre âge. Je n’ai juste pas trouvé les illustrations au pastel gras très séduisantes.

2 hulotte**

Mischka est un livre très plaisant. On ne s’ennuie pas. Les chapitres sont courts et très bien écrits. J’ai aussi aimé les personnages autour de Roya, notamment sa maitresse et ses camarades de classe, qui sont tous gentils et respectueux avec elle. Dans beaucoup d’histoires où on voit des enfants migrants, ils sont souvent rejetés ou maltraités. Lire un roman où le contraire se produit me touche beaucoup.

L’histoire du livre m’a touchée. L’adoption d’un petit lapin est l’occasion pour Roya et sa famille de raconter les péripéties qui les ont conduits d’Afghanistan jusqu’aux Pays-Bas, où ils vivent comme nous. Les moments difficiles comme les bons souvenirs de cette fuite sont transmis au lecteur à travers les histoires racontées à Mischka. J’ai trouvé cette façon de faire originale et très émouvante.

AVIS 4 Marilynthecat

Mischka est un roman court, ce qui fait que je l’ai bien aimé. e n plus , des illustrations parsèment le livre, des portraits de tous les membres de cette famille unie et aimante, toujours accompagnés du lapin Mischka.

Les illustrations

Le thème

La longueur du récit

Le héros / L’héroïne

Les personnages

La manière de raconter

La vraisemblance

Le vocabulaire utilisé

Fiche outil, « L a structure argumentative », p. 360

3. Quelles sont les ra isons avancées que vous partagez à l’issue de votre lecture ?

4. Ma intenant que vous avez terminé la lecture du roman, expliquez pourquoi on peut estimer que :

a) le roman est émouvant ;

b) le roman est drôle ;

c) le roman est original ;

d) da ns ce roman, les migrants ne sont pas rejetés.

5. On peut affirmer que la fin de l’histoire est positive et optimiste. Justifiez ces deux adjectifs.

6. Prenez connaissance de l’interview qu’Edward van de Vendel nous a accordée pour nous parler du roman Mischka . Interview

Comment est née l’histoire de Mischka ?

Mischka est le livre que j’ai écrit à partir des histoires vraies racontées par mon ami Anoush Elman. Nous avions auparavant travaillé ensemble sur un roman pour jeunes adultes, Le garçon qui trouva le bonheur , paru en 2008.

Ce livre racontait la vie d’Anoush, alors âgé de 17 ans, qui avait dû fuir l’Afghanistan à 12 ans avec ses parents, ses frères et sa petite sœur. Ils ont voyagé pendant 6 mois en marchant la plupart du temps et en séjournant dans des maisons abandonnées au milieu de nulle part. Ils étaient « guidés » pa r des trafiquants d’êtres humains. Enfin, ils sont arrivés aux Pays-Bas où, pendant 7 ans, ils ont séjourné dans des centres d’asile. Ils ont eu de nombreuses difficultés pour obtenir un permis de séjour. Entretemps, ils ne pouvaient pas retourner en Afghanistan, le père

étant menacé de mort par les talibans, car il était un « libre penseur » et donnait des leçons aux filles.

Après la publication de ce livre, Anoush et moi avons entretenu une très belle amitié. Un jour, il m’a raconté l’histoire du lapin que sa famille avait acheté. J’ai eu envie d’en faire un livre pour les plus jeunes, écrit à partir du point de vue de Roya, la sœur d’Anoush (9 ans dans le livre).

J’ai donc demandé à Roya, la vraie, ce dont elle se souvenait de la fuite

Edward van de Vendel et Anoush Elman, auteurs du roman Mischka

d’Afghanistan, et elle m’a répondu que ce n’était pas grand-chose. Elle était trop petite à l’époque, et la famille n’en parlait presque jamais. Dans le livre, j’utilise donc le lapin comme un moyen pour Roya de découvrir sa propre histoire (elle dit aux autres : « Mischka veut savoir »).

a) Qui es t Anoush Elman ?

Quels sont les thèmes autour desquels l’histoire se construit ?

Le livre parle de la famille, de la fraternité et de la sororité. Il permet de découvrir et de faire réfléchir sur ce qui vous façonne, vous et vos proches, au fil du temps.

© A. L. pour Van In

b) Sur la ba se de ce que vous venez de découvrir, pourquoi pouvons-nous affirmer que l’histoire de Roya est vraisemblable ?

c) Citez c inq moments du roman inspirés de l’histoire d’Anoush.

7. Vous allez maintenant partager les réponses élaborées durant votre lecture selon les consignes de votre professeur(e).

TU CONSTRUIS TON DICO PERSO

Au cours de cette séquence, tu as sans aucun doute rencontré des mots ou des expressions que tu ne connaissais pas. Ils se trouvent soit dans les textes, soit dans les exercices, soit dans les encadrés.

Reporte-toi à la page 30 et procède comme indiqué.

FICHES OUTILS

Lire ou écouter est une tâche complexe. Pour devenir un récepteur plus efficace et plus confiant, il est donc important que tu apprennes à :

• déterminer à l’avance les stratégies que tu vas employer ;

• met tre en place certains processus qui vont t’aider à lire et écouter sans t’épuiser ni te décourager.

Prends connaissance de la capsule vidéo qui t’est proposée afin de mieux comprendre les leviers dont tu disposes.

Voici une carte mentale qui les résume.

Participative

Fonctionnelle

Littéraire

Interprétative

Posture

RÉCEPTION

P rocessus

Décodage

Compréhension

Interprétation

Appréciation

Intégrale

Sélective

Globale

M odalité de lecture/écoute

S tratégies

Pauses

Retours en arrière

Prise de notes

Schémas

Quand tu prends connaissance d’un texte, en le lisant ou en l’écoutant, tu peux être amené(e) à mobiliser jusqu’à quatre processus mentaux , souvent en même temps :

• le décodage ;

• la compréhension ;

• l’interprétation ;

• l’appréciation.

RÉCIT LES PROCESSUS MENTAUX DE RÉCEPTION

Tout cela nécessite beaucoup d’énergie et de concentration. Pour ne pas t’épuiser ni te décourager, voici quelques conseils en lien avec chacun de ces quatre processus.

1. Le décodage

C’est la première étape indispensable en tant que récepteur.

Le décodage est le processus mental qui te permet de transformer les signes lus ou les sons entendus en une suite de mots clairement identifiés.

Avant une lecture ou une écoute, il est essentiel de t’assurer que les conditions sont réunies pour que tu puisses décoder efficacement.

Voici quelques exemples de questions à te poser :

�� Le volume de l’enregistrement est-il suffisamment fort ?

�� L’environnement est-il silencieux ?

�� L a police de caractère est-elle facilement lisible ?

�� L a luminosité de l’écran ou la qualité d’impression est-elle correcte ?

Si ces conditions ne sont pa s remplies, tu peux les ajuster toi-même ou en avertir ton (ta) professeur(e)

2. La compréhension

Une fois que tu as identifié les mots, tu dois en comprendre la signification

La compréhension est le processus qui te permet de donner du sens aux mots et aux phrases, pour construire progressivement le sens global du texte.

A. Si tu éprouves une difficulté de compréhension, tu peux immédiatement mettre en place certaines stratégies (si les conditions le permettent) :

• ra lentir ta lecture ;

• relire ou réécouter le passage concerné ;

• reformuler dans ta tête ce que tu viens de lire ou d’entendre.

B. En c as de difficulté de vocabulaire , il n’est pas nécessaire de systématiquement chercher la définition du mot qui te pose problème ou d’en demander l’explication à ton (ta) professeur(e) ou à un(e) autre élève, surtout si :

• tu es en pos ture participative (tu veux te laisser emporter par le récit) ;

• tu fais une lecture globale (pour saisir rapidement l’essentiel du document).

Dans les autres situations, en t’arrêtant un moment et en analysant le contexte global et le cotexte (le reste de la phrase ou du paragraphe autour du mot), tu peux souvent deviner le sens du mot et ainsi continuer ta lecture sans en perdre le fil

C. Pour soulager ta mémoire , surtout lors d’une tâche d’écoute ou face à une lecture longue, tu peux garder une trace de ce que tu comprends. Pour ce faire, tu peux :

• prendre régulièrement des notes  : en fonction de la longueur du texte, faire des pauses à la fin de chaque paragraphe, de chaque section ou de chaque chapitre. À l’écoute, en particulier, prendre note à l’aide de mots-clés pour ne pas perdre de temps (réserver la prise de notes pour la seconde écoute, si elle est prévue) ;

• surligner ou souligner les idées impor tantes directement dans le texte (lorsque c’est possible) ;

• éla borer le schéma du texte correspondant à sa structure.

3. L’interprétation

L’interprétation est le processus qui te permet d’aller au-delà de ce qui est explicitement exprimé. C’est le fait que tu ne te limites pas uniquement à comprendre ce que le texte dit clairement.

Interpréter, c’est chercher à savoir :

• ce que l’auteur du texte sous-entend ;

• ce qu’il veut faire passer indirectement comme message ;

• ce qu’il cherche à provoquer chez toi comme réaction ou comme réflexion.

Pour t’approprier un document en profondeur , il est nécessaire que tu ailles au-delà de ce qui est explicitement dit .

Pour ce faire, tu dois :

• comprendre les sous-entendus ( lever les implicites ) : – en repérant les indices présents dans le document ; – en les met tant en lien les uns avec les autres ; – en en déduisa nt des pistes d’explication ( effectuer des inférences ) ;

COPYRIGHTVANIN

• formuler des suppositions personnelles (des hypothèses ) : – en t’appuyant sur tes connaissances personnelles ; – en faisant des liens avec les expériences que tu as vécues.

4. L’appréciation

L’appréciation est le processus qui t’amène à porter un jugement personnel  : aimes-tu ou non le texte ? Et pourquoi ? Ce jugement peut évoluer au fil de ta lecture.

L’appréciation repose sur :

• ce que tu as compris du texte ;

• ce que tu en as interprété ;

• ce que tu as ressenti pendant ta lecture.

L’ appréciation n’est pas toujours un processus volontaire ou conscient. Ton cerveau a tendance à formuler spontanément un avis sur ce que tu es en train de lire ou d’écouter. Et lorsque cette impression est négative , cela a tendance à te distraire voire à te décourager . L’envie de comprendre et d’interpréter le texte peut alors diminuer. Si cela t’arrive, prends un moment pour identifier ce qui te dérange vraiment dans le texte. Lorsque c’est possible, discutes-en avec quelqu’un : cela pourrait t’aider à mieux comprendre ta réaction et peut-être à trouver des moyens de dépasser cette difficulté.

Avant de lire ou d’écouter un document, demande-toi pourquoi tu le fais .

• Comprendre une situation, un phénomène, un évènement ?

• Trouver la réponse à une question précise ?

• Te détendre, te divertir ?

• Te forger une opinion personnelle sur un sujet ?

• Vérifier l’exactitude de certaines informations ?

• …

LES POSTURES ET LES MODALITÉS DE RÉCEPTION

En effet, en fonction de ton objectif, tu devras choisir la posture la plus adaptée et focaliser ainsi ton attention sur certains aspects du texte plutôt que d’autres.

Je veux uniquement me divertir ?

J ’adopte une POSTURE PARTICIPATIVE .

Je plonge dans l’univers du texte.

Je m’identifie aux personnes ou aux personnages évoqués.

Je laisse place à mes émotions.

Je dois répondre à des consignes qui me demandent d’analyser le texte ?

J ’adopte une POSTURE DISTANCIÉE .

Je garde une distance émotionnelle avec le contenu qui est évoqué.

Je me concentre sur les informations transmises et sur l’analyse des procédés utilisés par l’auteur.

J’effectue une lecture ou une écoute détaillée , en prêtant attention à chaque mot.

Je souhaite analyser un texte tout en me plongeant dans l’univers proposé ?

J ’adopte une POSTURE LITTÉRAIRE .

Je cherche à ressentir des émotions et à apprécier le style de l’auteur ainsi que ses choix d’écriture

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement ce qui est dit, mais aussi la façon dont cela est dit et ce que cela provoque en moi.

Je cherche à bien comprendre ce qui est dit, même de façon sous-entendue ?

J ’adopte une POSTURE INTERPRÉTATIVE .

Je cherche avant tout à donner du sens au texte. J’effectue une lecture ou une écoute détaillée . Je fais des liens avec ce que je connais.

Je me forge mon propre avis à propos de ce qui est dit ou de ce que vivent les personnages. Je formule des hypothèses (suppositions) et je cherche à décoder l’implicite (en associant les indices).

Je cherche des informations précises ou je souhaite les vérifier ?

J ’adopte une POSTURE FONCTIONNELLE .

Je cherche à récolter les informations qui me sont nécessaires. Je me concentre sur le contenu.

Je ne prête pas attention à la manière d’écrire de l’auteur.

Je cherche essentiellement à m’informer pour enrichir mes connaissances ?

J ’adopte une P OSTURE COMPRÉHENSIVE .

Je me concentre uniquement sur les informations explicites , c’est-à-dire sur ce qui est clairement exprimé dans le texte.

La plupart du temps, une réception efficace repose sur une lecture (ou une écoute) intégrale . Il s’agit pour le récepteur de prendre connaissance de la totalité du document afin de le comprendre et de l’apprécier dans son ensemble.

Toutefois, certaines situations particulières peuvent amener le récepteur à adopter d’autres modalités :

Lecture ou écoute sélectiveLecture ou écoute globale (survol)

Je lis ou j’écoute seulement certains passages, que je sélectionne en fonction de ce que je recherche.

Cette modalité est particulièrement adaptée à une posture fonctionnelle, lorsque tu cherches la réponse à une question précise ou que tu veux vérifier l’exactitude d’une information en particulier.

Je lis rapidement le texte sans m’attarder sur les détails, ou j’écoute le texte en me centrant sur les idées principales.

Cette modalité permet de vérifier, sans perdre de temps, si un texte correspond ou non à ta recherche.

Les modalités spécifiques de l’écoute

Écouter ou lire un message demande de mobiliser des stratégies assez semblables.

Toutefois, dans certaines situations, la lecture se distingue de l’écoute. En effet, la lecture permet dans la plupart des cas de progresser à son rythme, en faisant des pauses ou des retours en arrière quand on le souhaite .

L’écoute, quant à elle, existe selon deux modalités .

Écoute directe

Le message est diffusé « en direct ».

Tu écoutes le message en temps réel, sans possibilité de faire des pauses ou de revenir en arrière.

Écoute différée

Le message est disponible de façon enregistrée. Tu peux l’écouter à ton propre rythme, faire des pauses, revenir en arrière, le réécouter autant de fois que tu le souhaites.

Que tu sois amené(e) à formuler un résumé, rédiger un court récit de fiction, motiver un jugement de gout ou encore présenter un exposé oral, il y a des étapes importantes à suivre pour atteindre ton objectif.

Prends connaissance de la capsule vidéo qui t’est proposée afin de mieux comprendre ces étapes.

ÉCRITE OU ORALE

1. Planifier

PRODUCTION

2. Textualiser (ou oraliser) = réaliser un premier essai de production

3. Réviser et corriger

Déterminer la marche à suivre

– Ana lyser la situation de communication

– Programmer le travail à réaliser

Élaborer le schéma (ou le plan) de sa production

– Déterminer la structure du schéma à mobiliser

– Rechercher des idées et compléter son schéma

Déterminer les caractéristiques formelles à respecter

Voici une carte mentale qui les résume. Scan

Réviser sa production

– Vérifier le contenu et s’assurer de la clarté du message

Corriger sa production

– Effectuer les adaptations formelles, grammaticales et orthographiques nécessaires

Finaliser sa production en vue de sa diffusion

Planifier, c’est…

1. Déterminer la marche à suivre

Avant de réaliser une production écrite ou orale, il faut définir ce qu’il faut faire, quand le faire et comment le faire.

1. Ana lyser la situation de communication

Pose-toi systématiquement ces quatre questions afin de t’assurer que tu es au clair avec ce qui est attendu de toi.

• Quelle est l’intention principale que je dois poursuivre ?

– Informer  : apporter des connaissances

– Persuader / Convaincre  : amener à changer d’avis ou à agir différemment

– Enjoindre  : donner un ordre, faire agir d’une certaine façon

– Procurer de l’agrément / Émouvoir  : divertir, susciter des émotions

• À qui vais-je m’adresser ?

– Une personne en pa rticulier ou un public plus large ?

– Quelqu’un que je connais ? Da ns une relation d’égalité avec moi ou non ?

– Un(e) expert(e) ou un(e) novice dans le domaine ?

• Quel support vais-je utiliser ?

– Texte écrit ou prestation orale ? En format papier ou numérique ?

– Durée ou longueur imposée ?

– Possibilité d’utiliser des illustrations ?

• Quel est le contexte de ma communication ?

– Consignes précises à respecter ?

– Production individuelle ou travail de groupe ?

– Production isolée ou insérée dans un projet plus large (dossier, exposition, conférence, évènement…) ?

– Modalités de diffusion (en classe, dans l’école, dans un média public, en direct, enregistré…) ?

2. Programmer le travail à réaliser

Une fois la situation de communication précisée, il est essentiel d’ organiser ton travail dans le temps . Pour ce faire, pose-toi les deux questions suivantes :

• Quand dois-je remettre ou présenter le travail qui m’est demandé ?

• Quelles échéances intermédiaires vais-je me fixer pour être certain(e) de terminer dans les délais ?

– Qua nd dois-je avoir terminé mon plan / mon schéma ?

– Qua nd dois-je avoir réalisé une première version complète de ma production ?

– Qua nd dois-je avoir achevé ma relecture ?

2. Élaborer le schéma (ou le plan) de sa production

1. Déterminer le t ype de structure textuelle à mobiliser

Sur la base de ton analyse de la situation de communication, tu vas déterminer le genre textuel que tu vas mettre en œuvre dans ta production. Chaque genre correspond à une structure dominante.

Les principales structures que tu peux mobiliser sont : – la structure narrative ; – la s tructure argumentative ; – la s tructure dialoguée ; – la s tructure descriptive ; – la s tructure explicative.

outils « C . Structures », p. 355

Chacune de ces structures correspond à un type de schéma. C’est grâce à celui-ci que tu vas pouvoir planifier ta production, autrement dit en réaliser le plan.

Attention !

La structure à adopter n’est pas automatiquement liée à l’intention poursuivie.

Un texte qui a pour but de convaincre n’adopte pas nécessairement une structure argumentative. Pour convaincre, un auteur peut, par exemple, choisir un genre qui développe une structure narrative, comme la fable.

De même, un texte dont l’intention est de procurer de l’agrément ne doit pas obligatoirement suivre une structure narrative. L’auteur pourrait notamment choisir une structure explicative. Ce serait le cas, par exemple, d’un texte humoristique qui aurait pour titre « Comment rendre fou son professeur ? ».

2. Rechercher des idées et compléter son schéma

Selon les consignes reçues et l’ampleur à donner à ta production, tu dois d’abord déterminer combien d’éléments tu vas intégrer dans ton schéma.

En fonction de la situation, à toi de :

• collecter les éléments de contenus nécessaires (en consultant diverses sources et/ou en te basant sur ton opinion ou ton expérience personnelle) ;

Attention !

À toi de vérifier que les éléments de contenu que tu souhaites mobiliser correspondent bien au sujet de ta production et aux différents paramètres de la situation de communication.

• les organiser correctement , en respectant la logique du schéma que tu as choisi.

Fiches

3. Déterminer les c aractéristiques formelles à respecter

Lorsque ton schéma est complété, liste les caractéristiques formelles que ta production finale devra respecter :

• caractéristiques du genre (formules d’ouverture et de clôture, intertitres, découpe en paragraphes, rimes…) ?

• niveau de langue ?

• système de temps ?

Une fois que ta planification est terminée, tu es prêt(e) pour entamer la textualisation.

La textualisation (ou l’oralisation) constitue la deuxième étape à réaliser pour mener à bien une production écrite ou orale. Elle ne peut s’effectuer efficacement qu’une fois la planification achevée.

Textualiser, c’est réaliser un premier essai de production

1. S’il s’agit d’une production orale

C’est le moment de t’entrainer à oraliser ton plan ou ton schéma (qui te sert d’aidemémoire) en formulant des phrases qui s’enchainent pour former un texte structuré. Pour te sentir plus à l’aise, entraine-toi à plusieurs reprises, à voix haute. L’objectif est que ta prestation devienne de plus en plus fluide et naturelle.

• Respecte les caractéristiques formelles que tu as déterminées (niveau de langue, système de temps…).

• Adopte un volume et un débit corrects.

• Place des pauses aux moments adéquats.

• Varie ton intonation.

Si ta prestation orale est destinée à être filmée ou à être réalisée devant un public, veille également à :

• adopter une posture adaptée ;

• développer un contact visuel (en imaginant la présence d’un public) ;

• utiliser de façon appropriée le support qui sera affiché en soutien à ta présentation, si tel est le cas.

• Essa ie, dès cette étape, de ne pas rester fixé(e) sur ton aide-mémoire, mais utilise-le progressivement uniquement pour te rassurer ou pour vérifier, ponctuellement, que tu n’as pas oublié d’éléments.

• Le cas échéant, n’oublie pas également de réaliser, à cette étape, le support à destination de ton public pour soutenir ta prestation orale.

Une fois que tu te sens prêt(e), enregistre-toi ou filme-toi, afin de pouvoir observer ta prestation et ensuite effectuer les révisions et corrections nécessaires.

2. S’il s’agit d’une production écrite

C’est le moment de transformer ton schéma en un texte complet et cohérent.

• Respecte les caractéristiques formelles que tu as déterminées (niveau de langue, système de temps…).

• Mobilise des organisateurs textuels (intertitres, paragraphes…).

• Formule des liens explicites entre les informations.

• Construis des phrases complètes et n’oublie pas la ponctuation finale.

• Respecte les chaines d’accord.

Comme il s’agit d’un premier essai, n’hésite pas à modifier ce que tu écris en cours de route.

Une fois que ton texte est entièrement rédigé, tu es prêt(e) pour la dernière étape.

Une fois que tu as réalisé une première textualisation de ta production ou que tu as produit une oralisation complète de ton aidemémoire, il est temps de relire ou de réécouter ta production afin de l’améliorer et de la finaliser en vue de sa diffusion.

Parfois, tu vas être obligé(e) de réaliser la phase de révision et de correction seul(e). Il est donc important de t’y entrainer de façon autonome. Toutefois, il peut être difficile pour toi de déceler tes propres erreurs. C’est pourquoi, lorsque c’est possible, tu ne dois pas hésiter à demander l’aide d’un(e) condisciple ou de ton (ta) professeur(e), de façon globale ou plus ciblée. Pense également à proposer ton soutien à l’un ou l’autre de tes condisciples.

1. Réviser sa production

Dans un premier temps, concentre-toi sur le contenu de ta production et sur la clarté de ton message.

• Ta production correspond-elle à l’intention que tu poursuis ?

• Respecte-t-elle les autres dimensions de la situation de communication ?

• As-tu mis en œuvre les caractéristiques du genre sélectionné ?

• Ta production est-elle structurée de façon adéquate ?

• Propose-t-elle des phrases claires et précises, qui facilitent la compréhension ?

À la suite de cet te première relecture, tu peux effectuer divers changements :

• réorganiser certaines idées (en modifiant l’ordre des phrases ou des paragraphes) ;

• ajouter ou supprimer certains passages ;

• reformuler des phrases ;

• ajuster le choix de certains mots ; – pour êt re plus précis(e) ;

– pour é viter les répétitions et les confusions.

Améliorer son aide-mémoire

Dans le cas d’une production orale, cette phase de révision peut t’amener à adapter ton schéma . Tu peux aussi enrichir ton aide-mémoire avec quelques éléments supplémentaires comme :

• des mot s de vocabulaire précis à employer ;

• des synonymes à mobiliser ;

• des connec teurs logiques à utiliser à certains endroits.

2. Corriger sa production

Dans un second temps, tu vas t’assurer que ta production est correcte sur les plans formel, grammatical et orthographique.

Pour ce faire :

• vérifie les aspects grammaticaux et orthographiques qui sont habituellement problématiques pour toi : terminaisons verbales, accords, homophones, ponctuation ;

• vérifie à l’aide d’ouvrages de référence (dictionnaire, manuel de grammaire, référentiel de conjugaison…) les mots ou les tournures qui te semblent plus complexes ou que tu utilises plus rarement.

Fiche outil « L’orthographe lexicale, les chaines d’accord et les homophones », p. 345

Si tu travailles sur un support numérique, utilise le vérificateur orthographique de ton traitement de texte pour identifier les mots éventuellement problématiques.

Attention ! Ne te contente pa s d’accepter automatiquement les suggestions. Prends le temps d’analyser par toi-même les erreurs signalées et corrige-les en t’appuyant, si besoin, sur les bons outils.

Vérifier son support de présentation

Dans le cas d’une production orale avec affichage d’un support, c’est le moment de vérifier si celui-ci ne comporte aucune erreur grammaticale ou orthographique. Laisser une erreur affichée devant ton public pourrait en effet le perturber et nuire à la bonne transmission de ton message.

3. Finaliser sa production en vue de sa diffusion

Après l’avoir révisée et corrigée, finalise ta production afin qu’elle soit prête à être réalisée en direct ou diffusée. Selon la situation, cela peut impliquer de :

• recopier ton texte ou ton aide-mémoire au propre, en soignant ta graphie ;

• finaliser la réalisation de ton support de présentation ;

• vérifier la mise en page de ton document ;

• réaliser un enregistrement clair et de qualité de ta production orale, dans le format attendu.

Les organisateurs textuels désignent les éléments qui permettent de guider le récepteur dans la compréhension de la structure globale d’un raisonnement, d’un récit ou d’une explication.

Ces éléments peuvent prendre diverses formes :

LES ORGANISATEURS TEXTUELS

• indices visuels d’organisation (paragraphes, puces, intertitres…) ;

• adverbes de liaison.

1. Les indices visuels d’organisation

Les indices visuels d’organisation permettent de percevoir, en un coup d’œil, le passage d’une idée à une autre. Ils segmentent visuellement le texte.

• Les paragraphes permettent de séparer visuellement chaque étape d’un récit court, chaque argument ou chaque élément d’explication. Ils sont indiqués par un passage à la ligne ainsi que par :

un interligne ou un a linéa (décalage vers la droite de la 1 re ligne du paragraphe).

Les contes sont souvent issus de la tradition orale. On les racontait autrefois au coin du feu, pour distraire petits et grands.

Aujourd’hui, ils sont souvent lus dans les écoles ou publiés dans des recueils destinés aux enfants.

Les contes sont souvent issus de la tradition orale. On les racontait autrefois au coin du feu, pour distraire petits et grands.

Aujourd’hui, ils sont souvent lus dans les écoles ou publiés dans des recueils destinés aux enfants.

• Les puces (qui peuvent aussi prendre la forme de lettres ou de numéros) permettent de distinguer les éléments d’un raisonnement ou d’une énumération Pour en montrer la hiérarchie , il est possible d’utiliser plusieurs niveaux de puces.

• Les intertitres peuvent fonctionner seuls ou en combinaison avec des puces. Ils renseignent le lecteur sur le contenu du segment qui leur fait suite. Ils peuvent être rédigés sous la forme de groupes nominaux, de questions ou d’affirmations.

2. Les adverbes de liaison

Les adverbes de liaison indiquent les liens qu’entretiennent les segments entre eux. Ils permettent de connecter deux paragraphes ou deux parties d’un même paragraphe. Ils sont toujours suivis d’une virgule lorsqu’ils débutent la phrase.

En voici quelques exemples fréquents classés selon leur nuance sémantique :

Chronologie/Temps

(tout) d’abord, ensuite, enfin, auparavant, autrefois, désormais, actuellement

Addition/Enchainement d’idées de plus, en outre, par ailleurs

Cause/Explication en effet, effectivement, de fait, d’ailleurs

Conséquence/Résultat par conséquent, de ce fait, dès lors

Opposition pourtant, cependant, toutefois, néanmoins, en revanche, au contraire

Illustration/Exemple par exemple, ainsi, notamment

Conclusion/Résumé en résumé, pour conclure, en conclusion, en définitive

Comparaison/Ressemblance de même, de la même façon

• Les adverbes de liaison s’utilisent tant à l’oral qu’à l’écrit.

• Da ns un texte argumentatif, des adverbes de liaison (exprimant l’explication ou l’exemple) sont généralement utilisés pour relier l’argument et son développement.

Lors d’un débat, il est important de prévoir un système qui permet à tout le monde de prendre la parole, et ce, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, certains peuvent être d’un tempérament plus réservé. En effet , certains n’osent pas se manifester même s’ils ont des idées à partager.

• Un adverbe de liaison peut parfois se placer à l’intérieur de la phrase. Il n’est donc pas toujours situé exactement entre les deux éléments qu’il relie.

Tout d’abord, certains peuvent être d’un tempérament plus réservé. Certains n’osent d’ailleurs pas se manifester même s’ils ont des idées à partager.

TA FICHE EN UN COUP D’Œ IL !

Les organisateurs textuels : pour quoi faire ?

Guider la compréhension de la structure globale

Indices visuels

= segmenter visuellement le texte

• Paragraphes (interligne ou alinéa) : séparer les étapes, les arguments

• Puces : distinguer les éléments, hiérarchiser

• Inter titres : annoncer le contenu

Adverbes de liaison

= connecter deux paragraphes ou deux parties d’un même paragraphe

E xemples : ensuite, enfin, de plus, en effet, par conséquent, pourtant, par exemple, en résumé, de même…

1. L’indicatif présent

À l’indicatif présent, la forme verbale est constituée du radical et de la terminaison

Tu parcour-s, ils parcour-ent

Voici les terminaisons les plus fréquentes, selon la personne de conjugaison :

1 re pers. sing. -e/-s 1 re pers. pl. -ons

2 e pers. sing. -s 2 e pers. pl. -ez

3 e pers. sing. -e/-t 3 e pers. pl. -ent

Attention !

Lorsque le radical se termine par un « d », on n’ajoute aucune terminaison à la 3 e personne du singulier.

J’entend-s Tu entend-s Il entend Nous entend -ons

• Pour les verbes en « - er » (verbes du 1 er groupe), le radical correspond au verbe sans sa terminaison de l’infinitif (« - er »).

regard er g Je regard -e

• Pour tous les verbes en « -ir » dit s du 2 e groupe (c’est-à-dire les verbes qui ont leur participe présent en « -issa nt » [ grandir g grandissant ]) et pour certains autres verbes, le radical utilisé à l’indicatif présent varie entre les formes du singulier et du pluriel.

Finir Je fini -s Nous finiss -ons // grandir, fournir, vieillir…

Dormir Je dor -s Nous dorm -ons

Sentir Je sen -s Nous sent -ons

Se battre Je me bat -s Nous nous batt -ons // mettre

Craindre Il crain -t Ils craign -ent // peindre, atteindre…

Savoir Elle sai -t Elles sav -ent

• Lorsque le radical du verbe se termine par un « i », cet te lettre finale se transforme en « -y » à la 1 re et à la 2 e personne du pluriel.

Je voi -s g Nous voy -ons

Certains verbes se conjuguent de façon irrégulière . Il est donc nécessaire d’en mémoriser la conjugaison.

En voici dix parmi les plus fréquemment utilisés :

AvoirÊtreAllerFaireDire

1 re pers. sing. 2 e pers. sing.

3 e pers. sing. ai as a suis es est vais vas va fais fais fait dis dis dit

1 re pers. pl.

2 e pers. pl. 3 e pers. pl.

avons avez ont sommes êtes sont allons allez vont faisons faites font disons dites disent

1 re pers. sing.

2 e pers. sing.

VouloirPouvoirPrendreBoireVenir

3 e pers. sing. veux veux veut peux peux peut prends prends prend bois bois boit viens viens vient

1 re pers. pl.

2 e pers. pl.

3 e pers. pl. voulons voulez veulent pouvons pouvez peuvent prenons prenez prennent buvons buvez boivent venons venez viennent

Attention !

Les verbes dont le radical se termine par « - c » ou « -g », comme « ma nger » et « commencer », comportent une spécificité orthographique à la 1 re personne du pluriel de l’indicatif présent et à plusieurs personnes de l’indicatif imparfait.

Pour conserver la prononciation correcte de la fin du radical devant la voyelle « a » ou « o » :

– il faut ajouter un « e » a près le « g » : nous man g-e -ons, ils ran g-e -aient  ; – il faut ajouter une cédille au « c » : nous commen ç -ons, elles avan ç -aient .

2. L’indicatif imparfait

À l’indicatif imparfait, la forme verbale est constituée du radical du verbe à la 1 re personne du pluriel de l’indicatif présent et de la terminaison de l’imparfait

Ind. présent

1 re pers. pl.

Ind. imparfait

Nous regard -ons Je regard -ais

Nous grandiss -ons Tu grandiss -ais

Nous pren -ons Il pren -ait

Voici les terminaisons de l’imparfait, selon la personne de conjugaison :

1 re pers. sing. -ais 1 re pers. pl. -ions

2 e pers. sing. -ais 2 e pers. pl. -iez

3 e pers. sing. -ait

3 e pers. pl. -aient

Attention !

Pour le verbe « êt re », la conjugaison de l’indicatif imparfait se base sur le radical de la 2 e personne du pluriel de l’indicatif présent, avec une accentuation modifiée.

Vous êtes g J’ ét -ais, tu ét -ais, il ét -ait, nous ét -ions, vous ét -iez, ils ét -aient

3. L’indicatif futur simple

À l’indicatif futur simple, la forme verbale est constituée de l’ infinitif présent suivi des terminaisons du futur simple

Donner g Je donner -ai

Partir g Je partir -ai

Lorsque l’infinitif présent se termine par un « e », ce dernier n’est pas conservé dans la conjugaison de l’indicatif futur simple.

Boire g Il boir -a

Voici les terminaisons du futur simple, selon la personne de conjugaison :

1 re pers. sing. -ai 1 re pers. pl. -ons

2 e pers. sing. -as 2 e pers. pl. -ez

3 e pers. sing. -a

COPYRIGHTVANIN

3 e pers. pl. -ont

Attention !

Cer tains verbes forment leur radical de l’indicatif futur simple de façon différente. Il est donc nécessaire d’en mémoriser la 1 re personne du singulier.

avoir g aur -ai venir g viendr -ai être g ser -ai courir g courr -ai aller g ir -ai mourir g mourr -ai faire g fe r -ai pouvoir g pourr -ai tenir g tiendr -ai voir g verr -ai vouloir g voudr -ai envoyer g enverr -ai

4. L’indicatif passé composé

Comme son nom l’indique, le passé composé est un temps de conjugaison composé, c’est-à-dire en plusieurs mots . Pour former l’indicatif passé composé, on conjugue l’auxiliaire « avoir » ou « êt re » à l’indicatif présent et on y ajoute le participe passé

a) Tous les verbes dont l’infinitif se termine par « - er » ont leur pa rticipe passé qui se termine par « -é » . regarder g regardé compter g compté

b) Tous les verbes du 2 e groupe (dont l’infinitif présent se termine par « -ir » et dont l’indicatif présent à la 1 re personne du pluriel est en « -issons ») ont leur participe passé qui se termine par « -i » grandir g grandi établir g établi

c) Pour les autres verbes, la formation du participe passé ne suit pas de règle régulière. Voici les participes passés les plus fréquents  :

avoir g eu pouvoir g pu venir g venu

être g été croire g cru entendre g entendu faire g fait devoir g dû courir g couru

dire g dit savoir g su recevoir g reçu

vouloir g voulu voir g vu prendre g pris lire g lu perdre g perdu mettre g mis

boire g bu ouvrir g ouvert

À la voix active, la plupart des verbes se conjuguent avec l’auxiliaire « avoir ».

Toutefois, certains verbes marquant une notion de mouvement, ainsi que leurs dérivés, se conjuguent toujours avec l’auxiliaire « êt re ». En voici les plus fréquents : « aller », « arriver », « partir », « rester », « tomber », « venir ».

De même, les verbes pronominaux se conjuguent toujours avec l’auxiliaire « êt re ».

Je me suis levée Ils se sont nui E lles se sont plu

5. L’impératif présent

L’impératif est un mode de conjugaison qui ne comporte que trois personnes  : la 2 e personne du singulier, la 1 re personne du pluriel et la 2 e personne du pluriel.

Sa spécificité : il s’emploie sans sujet exprimé

Les verbes se conjuguent à l’impératif présent sur le modèle de l’indicatif présent.

Tu prends g Prends ! Tu finis g Finis ! Nous prenons g Prenons ! Nous finissons g Finissons !

Vous prenez g Prenez ! Vous finissez g Finissez !

Attention !

À la 2 e personne du singulier de l’impératif présent, on ne met pas de « s » a près un « e ».

Donne ! Mange ! Regarde ! Cueille ! Recouvre !

Le « s » n’est conservé après un « e » que lorsque le verbe à l’impératif présent à la 2 e personne du singulier est suivi du pronom « en » ou « y ».

Penses-y ! Manges-en !

Certains verbes se conjuguent de façon irrégulière à l’impératif présent :

2 e pers. sing. AieSois Va Sache

1 re pers. pl. AyonsSoyonsAllonsSachons

2 e pers. pl. Ayez Soyez AllezSachez

LE COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL

Le [complément circonstanciel ] est un mot ou un groupe de mots qui apporte une information supplémentaire au verbe ou au reste de la phrase. Il peut notamment préciser le moment, le lieu, la manière, la cause, le but… Il répond donc à des questions comme :

• Quand ? Il par tira [demain].

• Où ? E lle joue [dans le jardin].

• Comment ? Il avance [avec prudence].

• Pourquoi ? E lle est absente [parce qu’elle est malade].

• Dans quel but ? Elle s’entraine [pour obtenir une médaille].

Généralement, le complément circonstanciel complète les constituants principaux de la phrase que sont le sujet et le prédicat (le verbe et ses éventuels compléments essentiels). Dans ce cas, il est facultatif et peut être supprimé sans rendre la phrase grammaticalement incorrecte.

Paul joue [dans la cour de récréation].

Parfois, le complément circonstanciel est directement associé au verbe et fait partie du prédicat : il constitue donc un complément essentiel du verbe. Dans ce cas, le complément circonstanciel est indispensable et ne peut pas être supprimé sans modifier le sens de la phrase ou la rendre grammaticalement incorrecte.

Elle habite [à Paris]

Marco est allé [à Valence] .

Les catégories grammaticales

1. Le groupe prépositionnel 1

Le plus souvent, le complément circonstanciel est exprimé par un groupe nominal prépositionnel . On appelle groupe nominal prépositionnel (GNP) un groupe nominal introduit par une préposition simple ou composée (connecteur).

Il se repose [dans sa chambre].

[Lors de notre balade], nous avons aperçu une biche.

Le complément circonstanciel peut aussi être exprimé par un groupe infinitif prépositionnel  :

Elle travaille [pour réussir].

Pour l’introduire, les prépositions les plus fréquentes sont : à , dans , par , pour , en , vers , avec , sans , sous , de , chez , durant , sur , devant , derrière , avant , après , entre , parmi , près de , à côté de , en face de

2. L’adverbe

Le complément circonstanciel peut également être exprimé par un adverbe ou un  groupe adverbial  :

Elle marche [lentement].

Il s’est [prudemment] approché de la bête.

Ils sont partis [très vite].

1. Appelé aussi groupe connectif

3. La proposition subordonnée

Lorsqu’un complément circonstanciel n’est pas exprimé par un mot ou un groupe de mots, mais par une proposition entière (contenant un sujet et un verbe conjugué), on parle de proposition subordonnée circonstancielle

3.1 Définition

L a [ proposition subordonnée ] désigne un ensemble de mots :

• introduit par un connecteur subordonnant (ou conjonction de subordination) ;

• contenant au minimum un sujet et un prédicat .

Je partirai [quand tu seras prête].

Elle est restée à la maison [parce qu’ elle est malade].

Il court [comme s’ il était poursuivi par un voleur].

On dit que la proposition subordonnée (P2) est une proposition « enchâssée » dans la proposition principale (P1) : cela signifie qu’elle a été « acc rochée » à la P1 pour former une seule et même phrase, appelée phrase complexe.

Phrase 1 : Elle est restée à la maison.

Phrase 2 : Elle est malade.

P1 + connecteur subordonnant + P2 = phrase complexe :

Elle est restée à la maison [parce qu’elle est malade].

Au sein de la phrase complexe, la phrase 1 est devenue la proposition principale et la phrase 2 est devenue la proposition subordonnée.

Le préfixe « sub - » vient du latin et signif ie « sous ». On peut d’ailleurs appeler la proposition subordonnée une « sous-phra se ». L a proposition subordonnée est en effet placée « sous » la proposition principale : elle dépend de cette dernière et occupe une fonction en son sein.

3.2 Connecteurs subordonnants

La plupart des connecteurs subordonnants se reconnaissent par le fait qu’ils se terminent par « -que » . Les autres connecteurs subordonnants les plus fréquents sont « si », « quand » et « comme ».

Voici quelques exemples de connecteurs subordonnants :

• de temps : quand , lorsque , pendant que , tandis que , depuis que , dès que, jusqu’à ce que ;

• de cause : parce que , puisque , étant donné que , vu que ;

• de conséquence : si bien que , de sorte que , tellement… que ;

• de but : pour que , afin que ;

• de comparaison : comme (si)

3.3 Usage du subjonctif

La plupart des propositions subordonnées circonstancielles ont un verbe conjugué à l’indicatif. Cependant, dans certaines propositions subordonnées circonstancielles, le verbe doit se conjuguer au subjonctif . Ce mode est utilisé lorsqu’on exprime une action non réalisée, envisagée ou incertaine .

C’est le cas notamment dans les :

• propositions subordonnées circonstancielles de but ; Elle a répété son exposé à de nombreuses reprises [afin qu’ elle soit à l’aise au moment de sa présentation devant la classe].

• propositions subordonnées circonstancielles de temps qui évoquent un fait qui ne s’est pas encore produit.

Il est rentré s’abriter [avant que la pluie ne se mette à tomber].

Louisa et Ahmed discutent ensemble [en attendant que leur professeur finisse sa réunion].

L’entraineuse a encouragé son athlète [jusqu’à ce que ce dernier réussisse à se qualifier].

TA FICHE EN UN COUP D’ŒIL !

Le complément circonstanciel : pour quoi faire

?

Apporter une information supplémentaire (moment, lieu, manière, cause, but…) au verbe ou au reste de la phrase

Apporter une information supplémentaire grâce à :

• un groupe nominal prépositionnel : Il se repose [dans sa chambre].

• un groupe infinitif prépositionnel : Elle travaille [pour réussir].

• un adverbe : Elle marche [lentement].

• une proposition subordonnée : Elle est restée à la maison [parce qu’elle est malade].

Note

La proposition subordonnée circonstancielle :

• es t introduite par un connecteur subordonnant (parce que, étant donné que, si, quand, comme…) ;

• comprend au moins un sujet et un prédicat ;

• contient un verbe au subjonctif lorsqu’elle exprime une action non réalisée, envisagée ou incertaine.

Les expansions du nom désignent les (groupes de) mots qui permettent, à l’intérieur du groupe nominal , d’apporter des précisions à propos du nom qui constitue le noyau du groupe.

1. Le groupe nominal (GN)

LES EXPANSIONS DU NOM

Le groupe nominal désigne un ensemble de mots qui a pour noyau (ou centre) un nom. Le noyau est le mot le plus important du groupe. Ce noyau peut être précisé par une ou plusieurs [ expansions du nom ]

Les expansions du nom peuvent généralement être supprimées sans rendre la phrase grammaticalement incorrecte.

La sortie [scolaire prévue demain dans une usine de recyclage] devrait s’avérer passionnante.  La sor tie devrait s’avérer passionnante.

Le groupe nominal minimal est composé d’un nom seul ou d’un nom accompagné de son déterminant.

Victoria est partie nager.

Il a acheté une chaise

2. Les différents types d’expansions

Les [ expansions du nom ] apportent des précisions au groupe nominal minimal qu’elles complètent. Elles constituent donc des apports au noyau Le mot expansion signifie « agrandissement », « élargissement ».

Au sein du groupe nominal, on distingue différents types d’expansions du nom selon la classe grammaticale à laquelle elles appartiennent

1. L’épithète

L’épithète correspond à la fonction de l’ adjectif ou du groupe adjectival qui constitue une expansion du nom.

Un trésor [inestimable] reposait au fond de la grotte.

Une [toute petite] porte [sculptée avec soin] lui permit d’accéder à un [nouveau] monde [merveilleux]

On parle d’ épithète détachée lorsque l’adjectif ou le groupe adjectival est séparé du reste du groupe nominal par une virgule. Ce procédé permet de mettre l’expansion en évidence.

Cette cavité , [peuplée de centaines de chauvesouris], était vraiment effrayante.

[Surprise par cette découverte], Pascaline décida de consulter le sorcier du village.

2. L’apposition

L’apposition désigne la fonction du nom ou du groupe nominal qui constitue un apport au noyau au sein du GN.

Mon oncle [Basile] m’avait offert une magnifique maquette.

Le Zéphir , [un navire solide et rapide], traversa facilement la mer agitée.

3. Le complément du nom

Le complément du nom désigne la fonction :

• d’un groupe nominal prépositionnel qui constitue un apport au noyau au sein du GN ; Le journal [du voyageur disparu] contenait des indices précieux.

La tour [à l’angle du château] servait de poste d’observation.

• d’un groupe infinitif prépositionnel qui constitue un apport au noyau au sein du GN ;

Le lieutenant lui remit un message [à transmettre de toute urgence au général]

Elle lui a laissé le temps [de réfléchir]

• d’une proposition (enchâssée) relative .  Ce type de proposition sera abordé en 2 e année.

TA FICHE EN UN COUP D’Œ IL !

Les expansions du nom : pour quoi faire ?

Apporter des précisions au noyau d’un groupe nominal

Épithète = apporter des précisions au nom grâce à :

• un adjectif : Une porte sculptée

• un groupe adjectival : Une porte sculptée avec soin

Note

• Le groupe nominal minimal est composé d’un nom (avec ou sans déterminant).

• Les expansions du nom peuvent être supprimées.

Apposition = apporter des précisions au nom grâce à :

• un aut re nom : Mon oncle Basile

• un aut re groupe nominal : Le Zéphir, un navire solide et rapide

Complément du nom = apporter des précisions au nom grâce à :

• un groupe nominal prépositionnel : Le journal du voyageur

• un groupe infinitif prépositionnel : Un message à transmettre

La ponctuation désigne l’ensemble des signes utilisés pour découper un texte en phrases et isoler certains (groupes de) mots à l’intérieur de la phrase. Correctement utilisée, elle permet de rendre un texte plus facile à lire et à comprendre.

LA PONCTUATION

1. La ponctuation pour découper un texte en phrases

Une phrase commence par une lettre majuscule et se termine par un signe de ponctuation final

.

!?Le point termine une phrase déclarative . Cette nouvelle est captivante.

Le point d’interrogation s’utilise à la fin d’une phrase interrogative

Pourquoi les volcans entrent-ils en éruption ?

Tu as vraiment bien relu ta production ?

Le point d’exclamation se place :

• à la fin d’une phrase exclamative (pour insister sur l’émotion ressentie )

J’adore cette chanson !

On retrouve systématiquement un point d’exclamation après une interjec tion.

Aïe ! Boum ! Chut ! Hélas ! Oh ! Waw ! Youpie !

• à la fin d’une phrase injonctive (qui formule un ordre ou une interdiction )

Lis ce passage avec plus d’émotion !

Ne pas s’approcher de la forêt interdite !

Les points de suspension indiquent une interruption du message , une hésit ation , une réflexion

Elle voulait continuer, mais elle s’est arrêtée soudainement…

Je ne sais pas quoi dire…

Tu devrais réfléchir avant d’agir…

Les points de suspension peuvent également s’utiliser à l’intérieur de la phrase.

Le héros avança dans la forêt sombre et… disparut.

La ponctuation finale : une affaire d’intonation !

La ponctuation finale influence la manière dont tu dois prononcer une phrase à voix haute. Si la phrase se termine par :

• un point d’interrogation , lis-la avec une intonation montante ;

• un point d’exclamation , mets plus de force ou d’émotion dans la voix ;

• des points de suspension , lis-la avec une intonation descendante et marque une pause relativement longue.

2. La ponctuation pour structurer la phrase , La virgule s’utilise pour :

• séparer les éléments d’une énumération

L’exposé doit être clair, structuré, précis et convaincant.

• mettre un mot ou un groupe de mots en évidence

– On place toujours une virgule entre le complément placé en début de phrase et le sujet

Sans hésitation, le chevalier brandit son épée contre le dragon.

– On peut placer une virgule de chaque côté d’une expansion du nom , comme l’apposition ou l’épithète détachée.

Philibert, un homme juste et sage, décida de protéger son peuple. La forêt, dense et mystérieuse, semblait cacher bien des secrets.

• juxtaposer des propositions , c’est-à-dire rassembler deux phrases pour n’en former qu’une seule

Le sujet est complexe, il nécessite une bonne préparation. La phrase ainsi formée est appelée une phrase multiple

:Les deux-points peuvent introduire :

• une énumération

Elle avait trois souhaits : devenir conteuse, voyager et transmettre des histoires.

• une explication (cause) ou une conséquence

Elle a interrompu sa lecture : le bruit l’empêchait de se concentrer. Il n’a pas pris le temps de répéter : son exposé a été un désastre.

• une prise de parole directe (ou une citation )

Le professeur a rappelé : « La ponc tuation est essentielle à la compréhension. »

()Les parenthèses servent à ajouter une information , sans interrompre le fil de la phrase.

Elles permettent principalement d’insérer :

• une explication

Ce conte met en scène un ogre (créature mythique, de très grande taille, souvent associée à la cruauté) à la poursuite de deux jeunes enfants abandonnés.

• une précision

La sorcière (probablement jalouse de la princesse) lança un sort terrible.

• un ou plusieurs exemples

De nombreux genres littéraires sont abordés en 1 re secondaire (biographie, conte, fable, mythe, nouvelle, roman).

• une traduction

L’expression Once upon a time (« Il était une fois ») marque le début traditionnel des contes en anglais.

Les guillemets sont utilisés pour encadrer des éléments que l’on souhaite distinguer du reste du texte.

Ils permettent de :

• c iter les paroles exactes d’un locuteur ou d’un auteur. Dans ce cas, les guillemets sont généralement précédés des deux-points. Il a demandé : « A s-tu bien lu les consignes ? »

• met tre en valeur un mot ou une expression

Sacha a affirmé avoir découvert une « méthode révolutionnaire » pour ne pas s’endormir en classe.

• enc adrer des titres d’œuvres lorsqu’ils sont intégrés dans une phrase manuscrite

J’ai lu « Le Petit Prince » pendant les vacances.

Les pauses : la ponctuation de l’oral

À l’oral, il n’existe pas de signes de ponctuation. C’est grâce aux pauses que tu peux découper ton discours en unités de sens et ainsi aider ton auditeur à te comprendre.

Lorsque tu t’exprimes oralement, c’est à toi de placer ces pauses au bon moment :

• une pause longue permet de séparer les phrases les unes des autres : elle correspond à une ponctuation finale (point, point d’interrogation, point d’exclamation…) ;

• une pause cour te marque un temps de respiration sans interrompre complètement l’idée : elle correspond à une ponctuation à l’intérieur de la phrase (virgule, deuxpoints, parenthèses…).

TA FICHE EN UN COUP D’Œ IL !

Pour découper un texte en phrases

terminer une phrase déclarative

terminer une phrase interrogative ?

terminer une phrase exclamative ou injonctive

indiquer une interruption du message, une hésitation, une réflexion

Pour structurer la phrase

La ponctuation : pour quoi faire ?

séparer les éléments d’une énumération, mettre des mots en évidence, juxtaposer des propositions

introduire une énumération, une explication, une conséquence, un discours direct, une citation

ajouter une information (explication, précision, exemple, traduction)

encadrer des éléments du texte (paroles, titres d’œuvres…), mettre des mots en évidence

Pour vérifier efficacement l’orthographe, la grammaire et la conjugaison d’une production écrite, il est important, à chaque relecture, de focaliser son attention sur certains points en particulier.

On peut se baser sur  :

• les aspects signalés par son (sa) professeur(e) ;

• ses propres difficultés.

Pour une relecture efficace  :

LEXICALE, LES CHAINES D’ACCORD ET LES HOMOPHONES

• relire sa copie plusieurs fois, en se concentrant sur un type d’erreur à la fois . Par exemple : une première relecture pour l’orthographe lexicale, une deuxième pour les accords, une troisième pour les homophones, une dernière pour la ponctuation ;

• utiliser une liste de vérification pour cocher chaque catégorie d’erreurs vérifiée ;

• apprendre de ses erreurs : noter les types d’ erreurs fréquentes repérées dans ses copies pour éviter de les refaire

Outre la ponctuation, voici les principaux points à vérifier lors de la relecture d’une copie.

1. L’orthographe lexicale

L’orthographe lexicale concerne l’ écriture correcte des mots , quelle que soit leur utilisation dans la phrase. On peut la vérifier en utilisant un correcteur orthographique, un lexique ou un dictionnaire.

Conseils :

• vérifier les mots souvent orthographiés de façon incorrecte ;

• utiliser un outil de vérification dès qu’on a un doute ;

• faire attention aux doubles lettres et aux accents.

2. Les chaines d’accord

Les chaines d’accord concernent les accords à réaliser  :

• avec le sujet

– Le verbe s’accorde en personne et en nombre avec son sujet

Marius et ses amis vont probablement prendre le bus pour aller à la piscine.

Marius et moi allons probablement prendre le bus pour aller à la piscine.

Conseil : profiter de cette vérification pour s’assurer du respect des règles de  conjugaison en faisant attention aux verbes irréguliers.

Vous faites un excellent travail.

Fiche outil « L a conjugaison aux temps les plus fréquents », p. 332

– L’attribut du sujet et le participe passé des verbes conjugués avec l’auxiliaire « être » s’accordent en genre et en nombre avec le sujet .

Cette leçon était passionnante

Les élèves de 1 re sont partis en excursion.

• avec le noyau du groupe nominal

Le déterminant , l’adjectif épithète (ou le participe passé employé sans auxiliaire) et le  nom en apposition s’accordent en genre et en nombre avec le noyau du  [ groupe nominal ]

[ Certaines joueuses ] furent surprises d’être sélectionnées.

[Les nombreux conseils donnés par leur professeur] ont été bien utiles.

[Mes voisins , de jeunes adultes très sportifs,] courent chaque matin environ 10 k m.

Le participe passé du verbe employé avec l’auxiliaire « avoir » ne s’accorde généralement pas, sauf si le complément direct de ce verbe (CDV) est placé avant le participe passé. Dans ce cas, le participe passé s’accorde avec ce CDV.

Sandrine a contemplé cette magnifique vallée depuis le sommet de la colline. Depuis le sommet de la colline, on peut observer une magnifique vallée. Sandrine l’a  contemplée durant de nombreuses minutes.

3. Les homophones

Les homophones sont des mots qui se prononcent de la même façon mais qui s’écrivent différemment selon leur classe de mots ou leur signification .

Exemples :

• a/à : Elle a fini. / Il va à l’école.

• c’est/ses/ces : C’est la période des fêtes de fin d’année. / Il a retrouvé ses chaussures. / Dès qu’il a vu ces bijoux dans la vitrine du magasin, il les a voulus.

• son/sont : Elle a perdu son stylo. / Les élèves sont partis.

• ou/où : Tu veux du thé ou du café ? / Où vas-tu ?

• leur/leurs : Il leur parle. / Elle a retrouvé leurs cartables.

Conseil : remplacer le mot concerné par un autre pour en vérifier la classe ou le sens.

E lle a fini. // Elle avait fini.

 C ’est bien le verbe « avoir », donc on éc rit « a ».

Il va à l’école. // Il va vers l’école.

 C ’est bien un connecteur (préposition), donc on écrit « à ».

Il leur parle. // Il lui parle.

 C ’est bien le pronom, donc on ne l’accorde pas.

Elle a retrouvé leurs cartables. // Elle a retrouvé les cartables.

 C ’est bien le déterminant, donc on l’accorde en nombre avec le nom.

TA FICHE EN UN COUP D’ŒIL !

Relire sa copie : pour quoi faire ?

Vérifier

l’orthographe, la grammaire et la conjugaison

Un type d’erreur à la fois en se focalisant en priorité sur ses difficultés

L’orthographe lexicale

= vérifier l’écriture des mots

• en utilisant un outil de correction en cas de doute

• en vérifiant les doubles lettres et les accents

Les chaines d’accord

= vérifier les accords

• avec le sujet : le verbe, l’attribut du sujet et le participe passé employé avec « êt re »

• avec le noyau du groupe nominal : le déterminant, l’adjectif épithète et le nom en apposition

[Les nombreux conseils donnés par leur professeure] ont été bien utiles .

Les homophones

= vérifier l’écriture des mots qui se prononcent de la même façon en utilisant la substitution

Elle a fini. // Elle avait fini.

Il va à l’école. // Il va vers l’école.

La ponctuation

= vérifier le découpage du texte et des phrases

Les adverbes de modalisation sont des (groupes de) mots qui permettent à l’auteur d’un texte d’ apporter des nuances à son propos , en faisant transparaitre plus clairement ce qu’il pense ou ce qu’il ressent vis-à-vis de ce qu’il dit. Autrement dit, ce sont des marques de sa subjectivité

LES ADVERBES DE MODALISATION

Les adverbes de modalisation ajoutent des nuances à une phrase neutre en exprimant principalement :

Phrases neutres

• la certitude ou le  doute

• les émotions ressenties

• le niveau d’appréciation (positive ou négative)

Il a raison.

Elle a réussi.

Ce tableau est beau.

Cette sculpture me rebute.

Phrases modalisées

Il a évidemment raison. Il a peut-être raison.

Heureusement , elle a réussi. Étonnamment , elle a réussi.

Ce tableau est extrêmement beau.

Ce tableau est assez beau.

Cette sculpture me rebute totalement

Cette sculpture me rebute quelque peu

1. Adverbes qui expriment le degré de certitude ou de doute

Certitude

assurément, certainement, évidemment, incontestablement, indéniablement, indiscutablement, surement…

Doute

apparemment, à priori, peut-être, potentiellement, probablement, sans doute, vraisemblablement…

2. Adverbes qui marquent une évaluation ou une émotion face à ce qui est dit

heureusement, malheureusement, admirablement, dramatiquement, hélas, bizarrement, curieusement, étonnamment, positivement, négativement…

3. Adverbes qui renforcent ou atténuent une prise de position

Renforcement

absolument, beaucoup, complètement, extrêmement, pas du tout, pleinement, profondément, totalement, tout à fait, très, vraiment…

Atténuation

assez, légèrement, modérément, partiellement, plutôt, presque, quasiment, quelque peu, relativement, un peu…

TA FICHE EN UN COUP D’ŒIL !

Les adverbes de modalisation : pour quoi faire ?

Nuancer le propos par des marques de subjectivité

Exprimer la certitude ou le doute + a ssurément, certainement, évidemment… – a pparemment, peut-être, probablement…

Exprimer une émotion + heureusement, admirablement… – ma lheureusement, hélas, bizarrement…

Exprimer un niveau d’appréciation : renforcer ou atténuer une prise de position + absolument, beaucoup, très… – assez, légèrement, un peu…

En grammaire, une anaphore est un terme de reprise : c’est un mot ou un groupe de mots qui reprend le sens d’un groupe nominal déjà mentionné dans le texte, appelé le [ référent ]

L’utilisation des anaphores permet de réduire le nombre de répétitions tout en assurant la cohérence du texte.

LES ANAPHORES

L’anaphore peut être de quatre types : la répétition partielle, le remplacement par un autre groupe nominal, l’usage d’un pronom et l’utilisation d’un déterminant possessif.

1. La répétition partielle

Ce procédé permet de renvoyer à un élément précis déjà cité, sans le répéter entièrement, en le faisant généralement précéder d’un déterminant démonstratif ( ce, cet, cette, ces ). Il faut éviter d’acheter [des vêtements fabriqués à l’autre bout du monde]. En effet, ces vêtements sont souvent confectionnés par des personnes exploitées et sous-payées.

2. Le remplacement par un autre groupe nominal

Ce procédé permet d’éviter totalement la répétition en utilisant :

• un synonyme (mot de sens proche) ;

• un hyperonyme (mot de sens plus global).

La plupart du temps, ce type d’anaphore fonctionne également avec un déterminant démonstratif

Synonyme :

[La maison] à côté de la mienne est très grande. Cette habitation compte d’ailleurs huit chambres et quatre salles de bain.

Hyperonyme :

[L’Atomium] a été érigé en 1958. Ce bâtiment est aujourd’hui un des symboles les plus célèbres de la Belgique.

Au Moyen Âge, les enfants jouaient déjà [aux osselets, aux billes et au cerceau]. Tous ces jeux reviennent régulièrement à la mode.

3. L’usage d’un pronom

Ce procédé permet d’éviter la répétition en utilisant un pronom . Ce dernier peut reprendre son référent totalement ou partiellement [Les fleuves] sont des cours d’eau, souvent longs. Ils reçoivent leurs eaux d’autres cours d’eau (rivières et ruisseaux). Tous se jettent dans une mer ou un océan. Certains sont très célèbres comme le Nil ou l’Amazone. D’autres n’existent pas, comme le Styx, le fleuve des Enfers dans la mythologie grecque.

4. L’utilisation d’un déterminant possessif

Ce procédé permet d’indiquer le lien avec le référent, sans le répéter, en utilisant un déterminant possessif ( mon, ton, son, ma, ta, sa, mes, tes, ses, notre, votre, leur, nos, vos, leur(s) ).

[La tour Eiffel] a plus de deux siècles : sa construction remonte à 1889.

TA FICHE EN UN COUP D’Œ IL !

Les anaphores : pour quoi faire ?

Reprendre une information déjà mentionnée da ns le texte

Utiliser des anaphores permet de réduire le nombre de répétitions tout en assurant la cohérence du texte.

La répétition partielle

Il faut éviter d’acheter [des vêtements fabriqués à l’autre bout du monde]. En effet, ces vêtements sont souvent confectionnés par des personnes exploitées et sous-payées.

Le remplacement par un autre groupe nominal

[L’Atomium] a été érigé en 1958. Ce bâtiment est aujourd’hui un des symboles les plus célèbres de la Belgique.

L’usage d’un pronom

[Les fleuves] sont des cours d’eau, souvent longs. Ils reçoivent leurs eaux d’autres cours d’eau.

L’utilisation d’un déterminant possessif

[La tour Eiffel] a plus de deux siècles : sa construction remonte à 1889.

Les connecteurs permettent de rendre explicite le lien entre différents composants d’une phrase.

1. Les connecteurs coordonnants entre les propositions

LES CONNECTEURS

Les connecteurs coordonnants permettent notamment de rendre explicite le lien qui existe entre deux [ propositions ] qui composent une phrase multiple.

[Le vent souffle fort], c’est pourquoi [les bateaux ne sortent pas aujourd’hui].

On appelle proposition un ensemble comportant un sujet, un prédicat et éventuellement un ou plusieurs compléments. La phrase multiple est une phrase qui réunit deux propositions indépendantes (ou plus).

• Soit ces propositions sont simplement placées l’une à côté de l’autre et séparées par une virgule (parfois aussi « : » ou « ; »).

 Ce sont des propositions juxtaposées [Ludovic a remarqué mes difficultés] , [il est venu m’aider à terminer l’exercice].

• Soit ces propositions sont reliées l’une à l’autre par un connecteur coordonnant .

 Ce sont des propositions coordonnées . [Ludovic a remarqué mes difficultés], donc [il est venu m’aider à terminer l’exercice].

Les connecteurs coordonnants et termes assimilés se placent entre les deux propositions qu’ils relient. Leur liste est assez limitée.

Chronologie puis

Addition et

Cause/Explication car

Conséquence/Résultat donc, c’est pourquoi

Opposition mais, or

Une proposition juxtaposée ou coordonnée n’a pas de fonction particulière dans la phrase et n’est donc pas dépendante de l’autre proposition.

2. Les autres connecteurs à l’intérieur de la phrase

Certains connecteurs permettent d’introduire des compléments à l’intérieur de la phrase. Ils explicitent eux aussi les relations entre les éléments qu’ils relient.

• Les prépositions  :

Elle a compris cette règle grâce à l’exemple donné par son professeur Cause

Le chien de ma voisine a disparu. Appartenance

En voici quelques exemples fréquents classés selon leur nuance sémantique :

Temps avant, après, durant

Lieu dans, sur, sous, devant, derrière, près de, à côté de, en face de

But pour, en vue de

Cause à cause de, grâce à, en raison de

• Les connecteurs subordonnants :

Il a commencé à faire du basket lorsque son frère lui a proposé de rejoindre son club

Temps/Chronologie

En voici quelques exemples fréquents classés selon leur nuance sémantique :

Temps quand, lorsque, pendant que, tandis que, depuis que, dès que, jusqu’à ce que

Cause parce que, puisque, étant donné que, vu que

Conséquence si bien que, de sorte que, tellement… que

But pour que, afin que

Comparaison comme (si).

TA FICHE EN UN COUP D’Œ IL !

Les connecteurs : pour quoi faire ?

Expliciter le lien entre deux propositions coordonnées = connecteurs coordonnants

Introduire un complément = prépositions et connecteurs subordonnants

Un texte à structure narrative (ou récit) est une production écrite ou orale qui raconte une histoire, c’est-à-dire une suite d’évènements situés dans le temps

LA STRUCTURE NARRATIVE

Le mot « narratif » vient du verbe latin narrare qui signifie « raconter », « transmettre une expérience ». En français, « narrer » est d’ailleurs synonyme du verbe « raconter ».

1. Une structure, plusieurs genres

Il existe plusieurs genres de textes qui présentent une structure narrative dominante, notamment :

Le conte Récit imaginaire, situé dans un cadre spatiotemporel peu précis, dans lequel le bien est récompensé ou le mal puni. Il vise souvent à transmettre des valeurs ou à faire adopter de bons comportements.

Le roman Récit de fiction à l’intrigue relativement complexe.

La nouvelle Court récit de fiction, généralement centré sur une action principale unique.

Le récit de vie Récit qui raconte (une partie de) la vie d’une personne. Il peut s’agir d’une autobiographie (récit de sa propre vie) ou d’une biographie (récit de la vie de quelqu’un d’autre).

Le mythe Récit qui met en scène des êtres aux qualités extraordinaires (dieux, héros, créatures fantastiques) aux prises avec des éléments surnaturels.

La fable Récit imaginaire qui fait intervenir des personnages – souvent des animaux qui parlent et agissent comme des humains – afin de transmettre une morale ou une leçon de vie.

La plupart des textes à structure narrative dominante comportent également :

• des pa ssages descriptifs, qui permettent au lecteur ou à l’auditeur de mieux visualiser et s’imaginer l’univers du récit ;

• des pa ssages dialogués, qui relatent les discussions qu’entretiennent entre eux les personnages.

2. Des outils pour bien comprendre un récit

Afin de percevoir le sens global d’un texte à structure narrative ou de planifier un récit en tant qu’auteur, il existe trois outils principaux.

1. La ligne du temps

Toute histoire racontée par le biais d’un récit peut être schématisée à l’aide d’une ligne du temps faisant apparaitre les évènements majeurs dans l’ordre chronologique

Attention !

Pour construire la ligne du temps d’une histoire en tant que récepteur, il faut généralement reconstituer soi-même la chronologie des évènements , en les ordonnant selon leur succession logique dans le temps. En effet, dans de nombreux récits, les évènements ne sont pas strictement racontés dans l’ ordre chronologique réel (c’est-à-dire l’ordre dans lequel les évènements se sont produits ou sont censés s’être produits).

Ainsi, les auteurs utilisent souvent :

• des rétrospections (flashbacks ou retours en arrière) ;

• des anticipations (évocation d’évènements futurs).

Ces procédés permettent notamment à l’auteur de :

• renforcer le suspense ;

• dévoiler progressivement les motivations ou le passé des personnages ;

• attiser l’intérêt du lecteur ou de l’auditeur.

2. Le schéma narratif

Le schéma narratif permet de distinguer les cinq constituants fondamentaux de la plupart des récits. Il aide à dégager l’essentiel de l’histoire en montrant l’ évolution d’une situation de départ .

La situation initiale

C’est le point de départ du récit, avant que les évènements que l’on veut raconter ne se produisent.

La situation initiale reprend généralement :

• le c adre spatiotemporel (lieu et moment) ;

• l’ identité et la situation des personnages principaux.

L’élément perturbateur / L’élément déclencheur (= le problème)

C’est le premier évènement marquant du récit, celui qui provoque la suite du récit, c’est le déclencheur.

Il vient perturber, bouleverser, troubler la situation initiale.

C’est l’élément sans lequel l’histoire n’aurait jamais eu lieu.

Les péripéties / Les actions

Ce sont l’ensemble des évènements qui suivent l’élément déclencheur.

Dans le schéma narratif, on se concentre principalement sur les actions qui ont pour objectif de faire progresser la résolution du problème ou qui l’empêchent.

L’élément de résolution / L’élément équilibrant (= la solution)

C’est l’action décisive, celle qui permet de trouver une solution relativement durable au problème rencontré.

La situation finale

C’est le point d’arrivée du récit, la nouvelle situation dans laquelle se trouvent les personnages une fois le problème résolu.

3. Le schéma actanciel (ou schéma des actants)

Le schéma actanciel permet de faire apparaitre le(s) rôle(s) joué(s) par les différents personnages dans la réussite ou l’échec de la mission confiée au(x) héros.

Cette mission , appelée quête , correspond à un objectif important impliquant généralement un déplacement ainsi que des épreuves et des obstacles à surmonter.

Le but précis poursuivi par le(s) héros (appelé objet de la quête) peut par exemple être : retrouver quelqu’un, obtenir un objet précieux, sauver une personne, accomplir un exploit.

Adjuvants

Destinateur Destinataire

Héros Objet

Opposants

– Le destinateur est la personne à l’origine de la mission. C’est lui qui donne au héros une raison de se lancer dans la quête. C’est parfois le héros lui-même qui endosse ce rôle, notamment lorsqu’une émotion ou une valeur le pousse à agir.

– Le héros est le personnage qui est chargé d’accomplir la quête. C’est lui qui est désigné pour atteindre le but fixé.

– Les adjuvants sont les personnages et/ou les éléments qui aident le héros à réussir sa quête.

– Les opposants sont les personnages et/ou les éléments qui empêchent le héros de réussir sa quête ou qui le freinent dans sa progression. Les opposants lui imposent des épreuves, l’amènent à effectuer de mauvais choix…

– Le destinataire est la personne ou le groupe de personnes qui bénéficie du succès de la mission. Il peut s’agir du héros lui-même ou d’autres personnages.

Quête

3. Quelques termes importants

1. Fiction ou réalité

Les récits ne racontent pas toujours des évènements réels. Parfois, ils sont le fruit de l’imagination de leur(s) auteur(s). Quand un récit ne correspond pas à la réalité , on dit qu’il s’agit d’une fiction.

Cette fiction peut toutefois évoquer des évènements qui pourraient être réels . On parle alors de récit fictionnel vraisemblable (ou réaliste).

Si on décompose le mot, « vraisemblable » signifie « qui ressemble à quelque chose de vrai ». Son antonyme est « invraisemblable ».

• la fin ouverte  : l’auteur ne conclut pas clairement l’histoire . Le récepteur doit imaginer ce qui va se passer après la fin du récit, car certains problèmes restent non résolus ou plusieurs interprétations sont possibles. Cette fin laisse volontairement place à l’imagination du lecteur. COPYRIGHTVANIN

2. Présence d’un narrateur

Dans un texte à structure narrative de type fictionnel, la « voix » qui raconte n’est généralement pas celle de l’auteur du texte. Celui qui raconte les évènements est appelé le narrateur

Ce narrateur peut être :

• interne à l’histoire : le narrateur est un des personnages du récit et raconte l’histoire de son point de vue ;

• externe à l’histoire : le narrateur raconte l’histoire comme un spectateur anonyme, invisible des autres personnages.

3. Ellipses na rratives

Dans un récit à structure narrative, on ne raconte pas la totalité des évènements qui se sont produits entre le début et la fin de l’histoire. Cela rendrait le récit très long et très ennuyeux.

L’auteur d’un récit utilise donc ce qu’on appelle des ellipses narratives : c’est un procédé qui consiste à sauter volontairement une période de temps et donc à ne pas raconter ce qui s’est passé pendant cette période. Autrement dit, certaines actions ou certains évènements sont passés sous silence.

4. Différents types de fin

Dans un récit, on distingue généralement deux grands types de fin :

• la fin fermée  : l’auteur termine clairement et complètement l’histoire Le récepteur comprend précisément ce que sont devenus les différents personnages ;

Il existe des récits dits « à chute ». Ce sont des textes à structure narrative dont la fin change complètement la façon de comprendre ou d’interpréter l’ensemble du récit. Le but de l’auteur est de surprendre le lecteur (ou l’auditeur), même si quelques indices sont généralement disséminés tout au long de l’histoire.

5. Récits parallèles

Certains textes à structure narrative développent des récits parallèles . Cela signifie que plusieurs histoires sont racontées dans un même texte. Ces histoires peuvent concerner des personnages ou des événements différents, mais elles sont toujours liées d’une manière ou d’une autre . Souvent, les récits parallèles s’alternent (on passe d’une histoire à l’autre tout au long du récit) jusqu’à ce que les différentes intrigues se rejoignent .

Un texte à structure argumentative est une production écrite ou orale qui s’organise autour d’arguments (des raisons, des preuves) destinés à soutenir une thèse (une affirmation, un avis, une opinion, un comportement souhaité).

LA STRUCTURE ARGUMENTATIVE

Généralement, un texte à structure argumentative a pour intention de convaincre le destinataire d’adopter l’avis ou le comportement défendu dans la thèse. Parfois, il vise plutôt à justifier une réponse, une appréciation, une prise de position ou un comportement personnel.

1. Une structure, plusieurs genres

Il existe plusieurs genres de textes qui présentent une structure argumentative dominante :

• le jugement de gout ;

• l’affiche ou le dépliant publicitaire ;

• la justification d’une réponse scolaire ;

• la lettre de demande ou d’invitation ;

• le billet d’humeur ;

• le mot d’excuse ;

2. Comment schématiser un texte à structure argumentative ?

Afin de percevoir le sens global d’un texte à structure argumentative ou en vue de planifier un texte argumentatif en tant qu’auteur, le schéma argumentatif est un soutien très utile.

Ce schéma permet de faire apparaitre de façon succincte le contenu d’un texte à structure argumentative. En voici un exemple :

Thèse

Argument(s)

Développement(s)

• Chaque a rgument est relié à la thèse par une flèche allant de la droite vers la gauche pour montrer que l’argument sert à soutenir/appuyer la thèse.

• Passer de la thèse vers l’argument, c’est répondre à la question « Pourquoi ? ».

• Il peut a rriver qu’un argument ne soit pas développé. À l’inverse, un argument peut être expliqué/illustré par un ou plusieurs développements.

3. Quelques termes importants

1. Thèse

La t hèse , c’est l’ avis , l’idée, l’ opinion soutenue par l’auteur. La thèse peut également désigner le comportement que l’auteur défend.

Il est important de pratiquer une activité artistique.

La thèse est généralement exprimée dès le début du texte. Elle peut également être reprise à la fin de la production, au sein de la conclusion.

Parfois, notamment sur certains supports publicitaires, la thèse est implicite, c’est-à-dire qu’elle n’est pas mentionnée clairement. Le lecteur doit alors l’inférer, c ’est-à-dire la deviner à partir du message et/ou de l’image.

2.  Argument

Un argument est une raison avancée par l’auteur pour justifier, appuyer sa thèse.

Cela permet de réduire son stress et d’augmenter son bienêtre personnel.

Dans un texte argumentatif complexe, qui comporte plusieurs arguments développés, chaque argument est généralement présenté dans un paragraphe différent afin d’assurer la clarté du raisonnement. Chaque paragraphe est alors introduit par un adverbe de liaison (par exemple : D’abord / Ensuite / Enfin ).

3.  Développement

Le développement sert à expliquer ou à illustrer l’argument : il permet de donner un exemple , un fait précis , une information plus concrète , qui aide à mieux comprendre l’argument et à le rendre plus convaincant

Cela permet de réduire son stress et d’augmenter son bienêtre personnel. Ainsi, participer à un atelier d’improvisation ou de danse permet de se défouler tout en passant un bon moment.

Da ns les genres que tu es actuellement amené(e) à produire, chaque argument et son (ses) développement(s) sont regroupés dans un seul et même paragraphe.

Un texte à structure dialoguée est une production écrite ou orale qui présente un échange entre plusieurs interlocuteurs, réels ou fictifs

LA STRUCTURE DIALOGUÉE

Le mot « interlocuteur » vient du latin. Il est composé du préfixe « inter- » (= « entre ») et du mot « locuteur » issu du nom locutor (= « celui qui parle »).

1. Une structure, plusieurs genres

On peut retrouver une structure dialoguée dominante dans différents types de production :

• les saynètes, sketchs, pièces de théâtre ;

• les scènes dialoguées dans un récit de fiction ou dans une production audiovisuelle ;

• les interviews ;

• les débats, tables rondes ;

• les demandes de renseignements, d’explications, d’aide ou d’autorisation ;

2. Quelques termes importants

1. Les répliques

Une réplique est une unité de dialogue : c’est ce qu’un personnage dit dans un échange avec un ou plusieurs interlocuteurs.

Dans le texte théâtral et dans les genres associés , la réplique est généralement introduite par le nom du locuteur.

CHAPERON ROUGE  : Grand-mère, est-ce bien toi ? Ta voix me semble si étrange…

LOUP  : Oui, ma chère… C’est moi… Approche donc…

Dans les récits (romans, nouvelles, contes…), chaque réplique débute généralement par un tiret . Il annonce qu’un personnage prend la parole. Le tiret se place en début de ligne, juste avant la majuscule qui débute la phrase prononcée. Chaque fois qu’un personnage différent s’exprime, son intervention est précédée par un tiret. Cela permet au lecteur d’identifier clairement le changement d’interlocuteur.

Quand la petite arriva, elle trouva la porte ouverte et entra.

Bonjour, grand-mère !

Bonjour, ma chère enfant, répondit le loup.

Oh ! grand-mère, que vous avez de grands bras !

C’est pour mieux t ’embrasser, mon enfant.

Oh ! grand-mère, que vous avez de grandes jambes !

C’est pour mieux cour ir, mon enfant.

2. Les didascalies et les commentaires du narrateur

Un texte à structure dialoguée contient parfois d’ autres informations que les répliques elles-mêmes

• Dans le texte théâtral et dans les genres associés , la version écrite du texte inclut souvent des didascalies . Ce sont des indications sur :

– le ton ou l’intonation des répliques ;

– les ges tes et les déplacements des personnages ;

– le décor, l’éclairage ou l’ambiance sonore.

Elles servent à guider le travail des acteurs et du metteur en scène , mais elles ne sont pas prononcées oralement lors de la représentation de la pièce.

MARIE (en colère, se levant brusquement) : Tu n’aurais jamais dû me mentir !

• Dans les récits, les passages dialogués peuvent être accompagnés de commentaires du narrateur . Ces indications :

– mentionnent l’identité du locuteur ;

– précisent le ton ou l’intonation des paroles prononcées ;

– déc rivent les pensées ou les émotions des personnages ;

– précisent le contexte ou l’action autour du dialogue ;

– expliquent les réactions des interlocuteurs.

Contrairement aux didascalies, ces commentaires font partie intégrante de la narration et sont lus comme le reste du texte lorsqu’on partage le récit à voix haute. Ils peuvent se situer avant, à l’intérieur ou après chaque réplique.

La pièce était plongée dans une semi-obscurité, et un silence pesant régnait.

Tu es sure que nous devrions entrer maintenant ? demanda Ronny, sa voix tremblante trahissant son inquiétude.

Oui, il n’y a pas d ’autre choix, répondit Clarisse , il faut avancer !

Et si quelqu’un nous surprend ? murmura Sophia en jetant des regards nerveux autour d’elle.

Dans ce cas , nous improviserons, dit Ronny en essayant de sourire pour rassurer les autres .

Clarisse avança la première et, avec une voix basse mais ferme, elle affirma :

Allons- y !

Un texte à structure descriptive est une production écrite ou orale qui présente des éléments de façon organisée et détaillée afin de faire voir ou imaginer une réalité. Il organise des informations dans un ordre logique pour faire apparaitre un objet, un lieu, une personne, un animal, un concept dans ses différentes dimensions .

1. Une structure, plusieurs genres

LA STRUCTURE DESCRIPTIVE

Voici quelques exemples de productions pouvant développer une structure descriptive : Le portrait réel ou fictionnel

Décrit une personne ou un personnage, son apparence, sa personnalité.

Le guide touristique ou la baladodiffusion

Décrit des lieux, leurs caractéristiques, leurs attraits, leur histoire.

Le mode d’emploi

Décrit les composants et les différents usages d’un objet.

La structure descriptive est régulièrement mobilisée dans les récits afin de permettre au destinataire de s’imaginer plus facilement le cadre de l’action et les acteurs en présence.

2. Comment schématiser un texte à structure descriptive ?

Afin de percevoir le sens global d’un texte à structure descriptive ou en vue de planifier un texte descriptif en tant qu’auteur, le schéma descriptif est un soutien très utile. En voici un exemple :

Thème

Sous-thèmes

Lieu de vie

Éléments de description

Marécages

L’Hydre de Lerne

Apparence physique

Reptile monstrueux

Pouvoirs

Haleine empoisonnée

Écailles vertes et luisantes 9 têtes

Sang = puissant venin

Régénération de ses têtes

3. Quelques termes importants

1.  Thème

Le thème est le sujet principal d’un texte descriptif. Il désigne ce dont le texte parle, ce qu’il cherche à faire voir ou imaginer

2.  Sous-thème

Le sous-thème est une dimension ou un aspect particulier du thème. Il permet de décomposer le thème en plusieurs catégories afin de mieux organiser la description.

Chaque sous-thème peut lui-même comprendre un ou plusieurs éléments de description (informations concrètes / caractéristiques observables).

Dans un texte descriptif, chaque sous-thème correspond généralement à un  paragraphe différent

Un texte à structure explicative est une production écrite ou orale qui apporte une réponse à une question , implicite ou explicite, commençant généralement par « Pourquoi » ou « Comment » Son objectif est de fournir des éléments d’explication permettant de faire comprendre l’origine, les causes ou le déroulement d’un phénomène Un texte à structure explicative a généralement pour intention d’ informer le destinataire.

LA STRUCTURE EXPLICATIVE

Attention !

Il existe certains textes à structure explicative dont l’intention dominante est de divertir , car ils proposent des éléments d’explication fictifs , fondés sur l’imagination plutôt que sur la réalité. Il est donc essentiel d’analyser la situation de communication afin de vérifier le statut de l’explication donnée.

1. Une structure, plusieurs genres

On peut retrouver une structure explicative dans différents types de production :

• les articles d’encyclopédie ;

• les ouvrages documentaires ;

• les magazines ;

• les reportages ;

• les capsules vidéos ;

2. Comment schématiser un texte à structure explicative ?

Afin de percevoir le sens global d’un texte à structure explicative ou en vue de planifier un texte explicatif en tant qu’auteur, le schéma explicatif est un soutien très utile.

Ce schéma permet de faire apparaitre de façon succincte le contenu d’un texte à structure explicative. En voici deux exemples :

Question

Pourquoi certains oiseaux migrent-ils ?

Explication(s) = réponse(s) à la question posée

Pour assurer leur survie

Développement(s) de l’explication

Déplacement vers des régions plus chaudes

Déplacement vers des zones à la nourriture plus abondante

Pourquoi faut-il préserver les abeilles ?

Parce qu’elles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation

75 % des cultures ont besoin d’une pollinisation par les insectes pour assurer la production

Le développement permet de préciser l’explication donnée et/ou de l’illustrer, en apportant des faits concrets, des exemples, des données chiffrées. Le développement de l’explication est parfois indispensable pour permettre la compréhension du phénomène en profondeur.

INDEX

A

Adjuvants 357

Adverbe de liaison 330 de modalisation 348

Alinéa 329

Anaphore 350

Anticipation 356

Apport 339

Apposition 339, 342, 346

Appréciation 316

Argument 361

Attribut du sujet 346

Auxiliaire 334

C

Chaines d’accord 345

Citation 342

Commentaire du narrateur 363

Complément circonstanciel 336 du nom 340

Compréhension 314

Connecteur 336, 352 coordonnant 352 subordonnant 337, 353

Conte 355

Correction 327

Cotexte 315

D

Décodage 314

Destinataire 357

Destinateur 357

Déterminant démonstratif 350 possessif 351

Deux-points 342

Développement 361

Didascalie 363

E

Écoute différée 319 directe 319

Élément de résolution 357 perturbateur 356

Ellipse narrative 358

Énumération 342

Épithète 339, 346 détachée 339, 342

Expansion du nom 339, 342

F

Fable 355

Fiction 358

Fin fermée 358 ouverte 358

Flashback 356

G

Groupe

infinitif prépositionnel 336, 340 nominal 339 nominal prépositionnel 336, 340 Guillemets 343

H

Héros 357

Homophone 346

Hyperonyme 350 Hypothèse 315

IImpératif présent 335 Implicite 315 Indicatif

futur simple 334 imparfait 333 passé composé 334 présent 332

Inférence 315 Intention 322

Interjection 341

Interligne 329

Interprétation 315

Intertitre 329

LLigne du temps 356

M

Modalité 319 Mythe 355

N

Narrateur 358 Nouvelle 355 Noyau 339, 346

O

Opposants 357

Oralisation 325

Ordre chronologique 356

Organisateurs textuels 329 Orthographe lexicale 345

P

Paragraphe 329, 361, 365

Parenthèses 343

Participe passé 346

Pauses 343

Péripéties 356

Phrase complexe 337 exclamative 341 injonctive 341 multiple 342, 352

Planification 322

Point 341 d’exclamation 341, 342 d’interrogation 341, 342

Points de suspension 341, 342

Ponctuation 341

Posture 317

Prédicat 336

Préposition 336, 353

Pronom 350

Proposition coordonnée 352 enchâssée 337 juxtaposée 352 principale 337 subordonnée 337

Puces 329

Q

Quête 357

R

Radical 332, 333

Récit 355 à chute 359 de vie 355 parallèle 359

Référent 350

Répétition partielle 350

Réplique 362

Rétrospection 356

Révision 327

Roman 355

S Schéma actanciel 357 argumentatif 360 descriptif 364 explicatif 366 narratif 356

Situation de communication 322 finale 357 initiale 356

Sous-thème 365

Structure argumentative 360 descriptive 364 dialoguée 362 explicative 366 narrative 355

Subjectivité 348

Subjonctif 338

Synonyme 350

TTextualisation 325 Thème 365 Thèse 361 Tiret 362

V

Verbe du 1 er groupe 332 du 2 e groupe 332, 334 pronominal 335 Virgule 342

Vraisemblable 358

DICO PERSO COPYRIGHTVANIN

Q R S T

Table des matières

SITUATIONS D’APPRENTISSAGE

Introduction Connexion, mode d’emploi

Déco uvrir l’organisation de Connexion Français 1

Séquence 1 T’as compris l’histoire ?

Entrainements

Lire et comprendre globalement un récit

Entrainements

Séquence

Rédiger et présenter une consigne à l’écrit

Éc rire un récit sur la base d’illustrations

Entrainements 1. L a conjugaison au passé simple

Le système de temps du passé

3. Les moyens grammaticaux permettant la caractérisation

Ma nifester sa compréhension d’un texte à structure argumentative

Entrainements 1. L a thèse et arguments

Séquence

Met tre en voix de façon expressive un texte dialogué

Tu améliores… Tu améliores ton intonation et la fluidité de tes interventions

E xprimer oralement un jugement de gout motivé sur une photographie

Tu améliores… Tu améliores ta prise de parole

Séquence

pourquoi…

Lire et comprendre un texte informatif à structure explicative

Entrainements 1. L a relation cause/conséquence

Séquence 10 À chacun ses gouts

Motiver un jugement de gout sur une œuvre littéraire

Entrainements 1. Le schéma d’argumentation d’un jugement de gout

2. Les anaphores

3. Les connecteurs

4. Les adverbes de modalisation

5. La correction d’une production

Séquence 11 Expliquez-nous !

Présenter oralement, en groupe, un exposé informatif avec un support

Tu améliores… Tu améliores ta respiration et ta posture

Séquence 12 On lit, on partage…

Lire un roman complet et partager sa lecture

FICHES OUTILS

A. Outils généraux

1. Lire et écouter efficacement

postures et les modalités de

B. Outils langagiers

– Les

C. Structures

lexicale, les chaines d’accord et les homophones

S équence 2, activité 2, page 47

Quête

Crédits : page 12 © Imageselect/AKG Images ; page 22 © Inspire Education ; page 27 © Shutterstock/IA ; page 45 (Le Petit Chaperon rouge et Le Petit Poucet) © Imageselect/Album/Collection Kharbine-Tapabor, (Barbe bleue) © Alamy/Imageselect/Classic Image, (Le Chat botté) © Imageselect/Album/Fine Art Images ; page 61 © Shutterstock/IA ; page 84 (Spirou) © Dupuis, 2025, (Tintin) © Hergé/Tintinimaginatio 2025, (Kid Paddle) Midam © Dupuis, 2025 , (Lucky Luke) © Lucky Comics, 2025, (Boule et Bill) © Studio Boule & Bill, 2025, (Ducobu) Godi -Zidrou © Éditions Du Lombard (Dargaud-Lombard S.A.) 2025 ; page 85 Tome 14 - Le Géant de La gaffe © Dupuis, Dargaud-Lombard SA, 2018, by Franquin, all rights reserved ; pages 86 et 87 © Shutterstock/RVillalon ; page 95 Calvin & Hobbes, la petite intégrale volume 1, Bill Watterson © Hors Collection, 2024 pour la présente traduction française. Hors Collection, un département d’Edi8 ; page 98 L’agent 212 - Tome 11 - Sifflez dans le ballon ! © Dupuis, 1989 by Cauvin & Kox www.dupuis. com - All rights reserved ; page 127 © Shutterstock/IA ; page 138 www.MaisonPecheNature.fr ; page 149 © Shutterstock/Nataliya Nazarova ; page 150 © Shutterstock/Alexandre.ROSA ; page 151 C’est assez! ; page 163 © Alamy/Imageselect/GARDEL Bertrand/hemis.fr, Hemis ; page 184 © Alamy/Imageselect/CBW ; page 186 GB. ENGLAND. West Bay. 1996, Martin Parr/Magnum Photos ; page 191 (reprise page 199) © Els De Backer ; GB. England. New Brighton. From ‘The Last Resort’. 1983-85, Martin Parr/Magnum Photos ; Page 192 Elliott Erwitt/Magnum Photos/Los Angeles, California, USA, 1956, (reprise page 199) Photographie J H Lartigue ©Ministère de la Culture (France), MAP-AAJHL ; page 203 Elliott Erwitt/Magnum Photos/FRANCE. Provence. 1955 ; page 211 (photo G) © Shutterstock/By Bilanol ; page 212 © Alamy/ Imageselect/WENN, WENN Rights Ltd ; photo 213 © Shutterstock/By columbo.photog ; page 235 © Shutterstock/By Featureflash Photo Agency ; pages 279, 283 et 284 (Breakdance) © Alamy/Imageselect/ ZUMA Press, ZUMA Press, Inc. ; page 279 (jeu de paume) © Imageselect/Bridgeman, (lacrosse) dcJohn, CC BY 2.0, (football américain) © Alamy/Imageselect/RP Library ; page 281 (photos 1, 2 et 4) © Alamy/ Imageselect/ZUMAPress, ZUMA Press, Inc., (photo 3) © Alamy/Imageselect/IPA, Independent Photo Agency, (photo 5) © Alamy/Imageselect/DPPI, DPPI Media, (photo 6) © Alamy/Imageselect/ABACAPRESS, Abaca Press, (photo 7) © Alamy/Imageselect/Nikola Krstic, (photo 8) © Alamy/Imageselect/Sport In Pictures, (illustration) © Alamy/Imageselect/Victor Joly ; page 282 © Shutterstock/By Antonin Albert ; page 286 © Alamy/Imageselect/Geopix ; page 300 © Belga/AFP-ARCHIVE ; page 309 © Shutterstock/ Hollandse Hoogte

Images vidéo Saint-Exupéry page : page 163 © Alamy/Imageselect/GARDEL Bertrand/hemis.fr, Hemis, © Alamy/Imageselect/Zuri Nageur, © Alamy/Imageselect/The Keasbury-Gordon Photograph Archive, KGPA Ltd, © Imageselect/piemags, © Alamy/Imageselect/ABACAPRESS, Abaca Press, © Alamy/Nigel Dickinson

Image vidéo exposé Jeux olympiques : page 276 © Shutterstock/Box Lab

CONNEXION

FRANÇAIS

La méthode Connexion Français t’invite à développer tes compétences en français de manière active et motivante.

À travers des situations variées et des textes soigneusement choisis, tu apprendras à lire, écrire, parler et écouter avec plus d’aisance et de réflexion, en tenant compte du contexte et des intentions de communication. Tu exploreras différents genres et structures (narrative, descriptive, argumentative, explicative, dialoguée) et construiras des messages clairs et porteurs de sens.

Les activités proposées t’amèneront explicitement à planifier, vérifier et ajuster ta compréhension ou ta production, tout en renforçant ton vocabulaire et ta maitrise de la langue. Tu développeras ton autonomie et ton esprit critique grâce à des apprentissages progressifs et des dispositifs attrayants, tout en découvrant des œuvres et des supports qui enrichiront ta culture.

Avec Connexion Français, tu apprends à apprendre, à collaborer et à réfléchir aux stratégies que tu mets en place. Une méthode qui t’accompagne pas à pas pour mieux comprendre, mieux écrire et mieux communiquer, et pour t’exprimer avec assurance et créativité.

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Auteurs

Laura Capasso

Sylvain Huybrechts

Ariane Leturcq

Delphine Radelet

Steve Vandamme

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