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Janvier 2026 January

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2026 : Cap sur la montée en puissance 2026: Building Combat Power

DANS CETTE ÉDITION | IN THIS EDITION

Messages des commandants du GS 2 Div CA et du 5 GBMC | Messages from the Commanders of 2 Cdn Div SG and 5 CMBG Plus de 50 nouvelles unités de logement à Valcartier | More than 50 New Housing Units in Valcartier EX BOMBARDE BORDEE • EX STALWART SAPPER • Et bien plus… | And much more…

BONI MILITAIRES

50 ans de service au sein du MDN Michel Lambert: Nearly 50 Years of

Le Club de course des Forces en mouvement! The Forces Running Club and HMCS on the Move!

Défi 28 jours moins d’alcool 28 Days Less Alcohol Challenge

HISTOIRE – Opération RECUPERATION (1998) : Quand les FAC portèrent l’effort national sur | HISTORY – Operation RECUPERATION (1998) When the CAF Carried the National Effort on

MATÉRIEL – Le Remington

870P : un atout opérationnel à courte portée | MATERIAL – The Remington 870P: An Operational Asset at Close Range

Message du commandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada

Chers membres de la communauté,

Alors que nous entamons l’an 2026, je vous adresse mes vœux de santé, de réussite et de fierté dans vos fonctions. Cette année s’annonce riche en évolution, et je souhaite partager les grandes orientations qui guideront notre travail commun.

La sécurité de nos bases et de nos garnisons demeure notre priorité absolue. Au cours des prochains mois, nous renforcerons les contrôles d’accès, améliorerons la circulation interne et intensifierons la sensibilisation de chacun aux bonnes pratiques. Ces ajustements visent à rendre nos installations plus sûres tout en préservant la fluidité de vos activités quotidiennes ; votre coopération sera donc essentielle pour que ces nouvelles procédures s’intègrent naturellement à nos routines.

Parallèlement, l’Armée canadienne poursuit sa modernisation. La nouvelle organisation en quatre grands piliers divisionnaires (Défense du Canada, Manœuvre, Soutien et Instruction) crée une structure plus cohérente et agile. Pour le Groupe de soutien de la 2e Division du Canada, les changements n’auront pas d’impact immédiat sur vos

Colonel Mathieu Dallaire

Commandant

tâches, mais ils posent les bases d’une meilleure coordination et d’une plus grande résilience à moyen terme.

Nous constatons également une augmentation continue du nombre de recrues sur la garnison de Saint-Jean et le site de Farnham. Cette croissance implique un besoin accru de soutien logistique et administratif. Comme nous l’avons toujours fait, nous nous adapterons rapidement afin de garantir que les nouveaux arrivants reçoivent le même niveau de service et d’accompagnement que nos membres actuels.

Enfin, nos engagements, tant au Canada qu’à l’étranger, restent au cœur de nos priorités. Le soutien aux déploiements sera renforcé afin que chaque militaire dispose des ressources nécessaires, tant sur le plan opérationnel que familial, pour accomplir ses missions dans les meilleures conditions possibles.

Je vous remercie pour votre professionnalisme, votre dévouement et votre esprit de corps. En travaillant ensemble, nous ferons de 2026 une année de progrès partagé et de cohésion renforcée.

Bonne année 2026 !

SERVIR AVEC HONNEUR ET PERSÉVÉRANCE

Colonel Mathieu Dallaire Commandant de base

Message from the Commander of 2nd Canadian Division Support Group

Dear community members,

As we enter 2026, I wish you health, success, and pride in your work. This year promises to be one of significant change, and I would like to share the main guidelines that will direct our joint efforts.

The security of our bases and garrisons remains our top priority. Over the coming months, we will be strengthening access controls, improving internal traffic flow, and raising awareness of best practices.

These adjustments are designed to make our facilities safer while maintaining the smooth flow of your daily activities; your cooperation will therefore be essential in ensuring that these new procedures become a natural part of our routines.

At the same time, the Canadian Army is continuing its modernization. The new organization into four major divisional pillars (Defence of Canada, Maneuver, Support, and Training) creates a more coherent and agile structure. For the 2nd Canadian Division Support Group, the changes will not have an immediate impact on your tasks, but they lay the foundation

for better coordination and greater resilience in the medium term.

We are also seeing a steady increase in the number of recruits at the Saint-Jean garnison and the Farnham site. This growth means an increased need for logistical and administrative support. As we have always done, we will adapt quickly to ensure that new arrivals receive the same level of service and support as our current members.

Finally, our commitments, both in Canada and abroad, remain at the heart of our priorities. Support for deployments will be strengthened so that every service

member has the necessary resources, both operational and family-related, to carry out their missions in the best possible conditions.

Thank you for your professionalism, dedication, and esprit de corps. By working together, we will make 2026 a year of shared progress and strengthened cohesion.

Happy New Year 2026!

SERVE WITH HONOUR AND PERSEVERANCE

Colonel Mathieu Dallaire

Base Commander

En mon nom ainsi qu’au nom du sergent-major de brigade, je vous souhaite un bon retour de vacances.

J’espère que vous en avez tous profité pour reconnecter avec vos proches et que vous revenez énergisés et prêts.

2026 sera une année occupée pour notre Brigade. Durant la semaine du 12 janvier, plus de 200 réservistes vont se joindre à nous pour nos derniers mois d’entraînement avant notre retour en opération en juin. Ils seront répartis parmi toutes les unités selon leurs qualifications. Je vous encourage à bien les accueillir afin qu’ils se sentent bien intégrés à notre équipe.

Notre mission en Lettonie a fondamentalement changé. Le premier changement s’exprime au travers d’une campagne de déstabilisation menée par la Russie contre l’Europe grâce à des actions non conventionnelles comme des incursions de drones, des coupures de câbles sous-marins de télécommunication, des attaques cybernétiques et opérations de sabotage sur des infrastructures stratégiques (aéroports, compagnies de télécommunications, gares ferroviaires, etc). La Lettonie subit de l’espionnage par drone, et des actions de vandalisme pilotées par notre adversaire. Nous serons la cible, soit d’espionnage ou d’activités d’influence. C’est une certitude.

Message du commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada Message from the Commander of 5 Canadian Mechanized Brigade Group

Commandant du 5 GBMC

5 CMBG Commander

L’accompagnement, la clé pour planifier ma transition de carrière

Une transition de carrière, ça ne s’improvise pas. Il faut une préparation réfléchie et approfondie, sur plusieurs aspects. C’est un processus qui prend du temps et qui est unique à chaque membre des Forces.

La clé d’une transition de carrière efficace et réussie ? L’accompagnement. C’est le plus qui transformera la transition en une expérience positive et enrichissante. Un bon accompagnement, c’est ce qui fait la différence entre une transition stressante et une transition sereine.

Un accompagnement centré sur votre bien-être prend en considération l’évolution de la personne : ses finances, sa santé, son intégration sociale, son logement, son environnement culturel et social, etc.

C’est ici que l’accompagnement prend tout son sens : il permet de clarifier les zones d’ombre, de répondre à vos questions et, surtout, de diminuer significativement le stress. L’incertitude est souvent source

d’angoisse. Avec les bonnes réponses, vous abordez chaque étape avec confiance.

Préparer une transition de carrière, c’est anticiper, ajuster et s’adapter au fil du processus. C’est réaliser des vérifications et obtenir des validations. Surtout, c’est savoir s’entourer de personnes qui possèdent l’expertise nécessaire pour vous guider. Chaque parcours est unique et un accompagnement personnalisé, centré sur le bienêtre, vous aidera à naviguer ces changements avec succès.

Ne laissez pas votre transition de carrière au hasard. Prenez le temps de bien vous entourer pour faire de ce changement une réussite.

Deuxièmement, lors de notre déploiement, nous allons passer d’un objectif de dissuasion par l’entraînement vers une dissuasion par l’exercice du plan de défense letton. Nous sommes en mode de «mission rehearsal» ou «répétition de la mission». Il va donc falloir changer notre mentalité pour mettre l’accent sur l’exécution réaliste du plan de défense. Cela vient avec des obligations en termes de sécurité opérationnelle, de maintien en puissance de 2ème ligne, de posture individuelle, d’état d’alerte et de projection de nos forces dans l’est du pays. Il faudra intégrer nos activités avec l’Armée lettone et sa garde nationale et coordonner nos déploiements avec les autorités locales dans notre zone d’opération assignée. Nous allons investir la majorité de notre temps à pratiquer et raffiner le plan de défense letton dans un milieu austère, ce qui veut dire que nous allons minimiser le temps passé en garnison afin d’affûter nos habiletés de combattants. Pour réussir notre mission, nous devons changer notre mentalité et traiter notre déploiement en Lettonie comme une opération et non simplement un exercice d’une durée de six mois. La protection de notre puissance

de combat est la fondation de notre succès et sera notre plus haute priorité. Nous devrons rester disciplinés et aux aguets de toute action compromettant notre sécurité opérationnelle et affectant notre liberté d’action. L’échec n’est pas une option dans notre profession, et la défense de la Lettonie dépend du sérieux qu’on investi dans notre mission. Au plaisir de vous revoir sur le terrain dans les prochains mois alors que nous finissons notre préparation opérationnelle.

ALLONS-Y!

Colonel David Brassard Commandant du 5 GBMC

On behalf of myself and the Brigade Sergeant Major, I wish you a happy return from vacation. I hope you all took the opportunity to reconnect with your loved ones and that you come back energized and ready.

2026 will be a busy year for our brigade. During the week of January 12, more than 200 reservists will join us for our final months of training before we return to operations in June. They will be assigned to all units according to their qualifications. I encourage you to welcome them so that they feel part of our team.

Our mission in Latvia has fundamentally changed. The first change is reflected in a destabilization campaign led by Russia against Europe through unconventional actions such as drone incursions, cutting undersea telecommunications cables, cyberattacks, and sabotage operations on strategic infrastructure (airports, telecommunications companies, train stations, etc.). Latvia is subject to drone espionage and acts of vandalism carried out by our adversary. We will be the target of either espionage or influence activities. That is a certainty.

Secondly, during our deployment, we will shift from a goal of deterrence through training to deterrence through the implementation of the Latvian defence plan. We are in “mission rehearsal” mode. We will therefore have to change our mindset to focus on the realistic execution of the defence plan. This comes with obligations

in terms of operational security, maintaining second-line capabilities, individual posture, alert status, and the projection of our forces in the east of the country. We will need to integrate our activities with the Latvian Army and its National Guard and coordinate our deployments with local authorities in our assigned area of operations. We will spend most of our time practising and refining the Latvian defence plan in a harsh environment, which means we will minimize the time spent in garrison in order to hone our combat skills.

To succeed in our mission, we must change our mindset and treat our deployment to Latvia as an operation, not just a six-month exercise. Protecting our combat power is the foundation of our success and will be our highest priority. We must remain disciplined and alert to any action that compromises our operational security and affects our freedom of action. Failure is not an option in our profession, and the defence of Latvia depends on how seriously we take our mission. I look forward to seeing you in the field in the coming months as we complete our operational readiness.

ALLONS-Y! ("Let's Go!")

Colonel David Brassard 5 CMBG Commander

Première concentration régimentaire de tir TOW

Un succès majeur pour les pelotons antichars du R22eR

GAGETOWN, N.-B. — Du 17 au 21 novembre 2025, le Royal 22e Régiment a franchi une étape décisive dans le développement de ses capacités antichars en organisant sa première concentration régimentaire de tir au système TOW (Tube-launched, Optically-tracked, Wireless-guided). Ce système, fait pour détruire une cible fortement blindée en un seul coup à plusieurs kilomètres de distance, représente la capacité antichar la plus robuste possédée par l’infanterie. L’événement réunissait les pelotons antichars des 1er et 2e Bataillons, ainsi que le peloton d’appui feu direct du 3 R22eR, responsable de l’organisation.

Adjudant Marc-André Goyet 3e Bataillon, Royal 22e Régiment

Rassemblés sur le Point de tir 4 à la Base de soutien de la 5e Division du Canada à Gagetown, les militaires ont exécuté une série d’engagements à longue portée impliquant des missiles TOW 2A et TOW Bunker Buster, tirés à des distances variantes entre 2 000 et 3 000 mètres. Ces tirs exigeaient une coordination minutieuse et une maîtrise du suivi optique. Ils ont permis aux équipes de perfectionner leur technique et d’accroître leur efficacité.

Au-delà de l’emploi du système, la concentration visait aussi à renforcer la cohésion entre les différents pelotons responsables des tâches de chasseurs de chars. Les échanges professionnels, le partage des expériences et la standardisation des méthodes de tir ont contribué à développer une compréhension commune du rôle antichar au sein du Régiment.

La cellule d’Appui feu direct de Gagetown s’est également jointe à l’activité, accompagnée des candidats du Direct Fire Support Commander Course (DFS CC) leur offrant l’occasion d’assister à des tirs réels et d’enrichir leur compréhension du tir direct dans un contexte opérationnel.

Sur trois jours de tir, un total impressionnant de 44 missiles ont été lancés, un record régimentaire qui témoigne de l’ampleur de l’entraînement. Le volume des engagements a offert aux tireurs un niveau d’exposition rare, renforçant à la fois leur confiance et leur compétence.

Le Cplc Néron-Dumouchel (chargeur) en compagnie du Cplc Marot (tireur) lors de la concentration régimentaire de tir TOW à Point de tir 4, en novembre 2025, BS 5 Div CA, Gagetown. MCpl Néron-Dumouchel (loader) with MCpl Marot (gunner) during the regimental TOW firing competition at Firing Point 4, in November 2025, 5 CDSB, Gagetown.

First Regimental TOW Firing Concentration A Major Success for the Royal 22e Régiment's Anti-Tank Platoons

Cette première concentration régimentaire de tir TOW est unanimement reconnue comme un succès majeur. Les organisateurs envisagent un retour de l’activité en 2026 et même d’élargir la portée en y intégrant des engagements sur cibles mouvantes, pour reproduire encore plus fidèlement les réalités opérationnelles contemporaines. Cette montée en échelle souligne l’évolution des compétences antichars du Régiment ainsi que l’élan vers une force anti blindée plus prêt à coordonner et à répondre efficacement sur le champ de bataille d’aujourd’hui comme de demain.

GAGETOWN, N.-B. — From November 17 to 21, 2025, the Royal 22e Régiment took a decisive step forward in developing its anti-tank capabilities by organizing its first regimental TOW (Tube-launched, Optically tracked, Wireless-guided) firing concentration. This system, designed to destroy a heavily armoured target with a single shot from several kilometres away, represents the most robust anti-tank capability possessed by the infantry. The event brought together the anti-tank platoons of the 1st and 2nd Battalions, as well as the direct fire support platoon of the 3 R22eR, which was responsible for organizing the event.

Le Cplc Anakin Girard-Dimanche (gauche, chargeur), l’Adj Mario Girard (centre, tireur), et le Cplc Luis Lopez (droite, commandant de section) lors de la concentration régimentaire de tir TOW à Point de tir 4, en novembre 2025, BS 5 Div CA, Gagetown. MCpl Anakin Girard-Dimanche (left, loader), WO Mario Girard (centre, gunner), and MCpl Luis Lopez (right, section commander) during the regimental TOW firing concentration at Firing Point 4, in November 2025, 5 CDSB, Gagetown.

Gathered at Firing Point 4 at the 5 Canadian Division Support Base in Gagetown, the soldiers carried out a series of long-range engagements involving TOW 2A and TOW Bunker Buster missiles, fired at distances ranging from 2,000 to 3,000 metres. These firings required careful coordination and mastery of optical tracking. They allowed the teams to perfect their technique and increase their effectiveness.

Beyond the use of the system, the focus was also on strengthening cohesion between the various platoons responsible for tank hunter tasks. Professional exchanges, sharing of experiences, and standardization of firing methods contributed to developing a common understanding of the anti-tank role within the Regiment.

The Gagetown Direct Fire Support Cell also joined the activity, accompanied by candidates from the Direct Fire Support Commander Course (DFS CC), giving them the opportunity to witness live firing and enrich their understanding of direct fire in an operational context.

Over three days of firing, an impressive total of 44 missiles were launched, a regimental record that reflects the scale of the training. The volume of engagements provided the gunners with a rare level of exposure, boosting both their confidence and their skills.

This first regimental TOW firing concentration is unanimously recognized as a major success. The organizers are planning to repeat the activity in 2026 and even expand its scope to include engagements on moving targets, in order to more accurately replicate contemporary operational realities. This scaling up underscores the evolution of the Regiment's anti-tank capabilities and the momentum toward an anti-armour force that is better prepared to coordinate and respond effectively on the battlefield of today and tomorrow.

Warrant Officer Marc-André Goyet 3rd Battalion, Royal 22e Régiment
PHOTO : CPL OLEKSANDRE, ASTAKHOV, IMAGERIE ÉCOLE D'INFANTERIE | INFANTRY SCHOOL IMAGERY, GAGETOWN
PHOTO : BISHOP, MACFARLENE, IMAGERIE ÉCOLE D'INFANTERIE | INFANTRY SCHOOL IMAGERY, GAGETOWN

Enregistrement du canon M777 par un membre de la batterie lors de l’Ex BOMBARDE BORDEE 2025. Recording of the M777 howitzer by a member of the battery during the 2025 EX BOMBARDE BORDEE.

EX

BOMBARDE BORDEE

Quand l’entraînement forge l’excellence opérationnelle

Dans le cadre d’un entraînement intensif visant à préparer l’unité pour les opérations futures, le 5e Régiment d'artillerie légère du Canada (5 RALC) a récemment mené l’Exercice BOMBARDE BORDEE (BB 25) dans les secteurs d’entraînement de Valcartier du 3 au 9 novembre 2025.

Adj Mélanie Brousseau 5 RALC

Cet événement majeur a mis en lumière la résilience, l’innovation et la cohésion des différentes Batteries, chacune contribuant à la réussite collective par des performances remarquables et des avancées tactiques. Entre défis techniques, compétitions exigeantes et validation opérationnelle, cet exercice a confirmé la capacité du Régiment à s’adapter aux réalités contemporaines du champ de bataille et à maintenir un haut niveau de préparation pour les missions à venir.

L’Exercice BOMBARDE BORDEE a permis à la Batterie X de transformer des défis en opportunités d’apprentissage. Bien que la préparation ait été rigoureuse, des problèmes de communication ont compliqué les premières évaluations, ce qui a souligné l’importance de vérifier les systèmes sur l’ensemble de la position. Après avoir surmonté ces obstacles, la Batterie a validé un déploiement dispersé, exécuté un plan de tir réussi et obtenu la certification pour la Roto 26-02 en vue de l’Opération REASSURANCE. L’épreuve finale, une

compétition sans GPS contre la Batterie R, a démontré que précision, rapidité et professionnalisme demeurent essentiels. Pendant sept jours, malgré la météo et l’adoption de nouvelles tactiques, la Batterie X a confirmé sa capacité à relever les défis et à se préparer pour MAPLE RESOLVE ainsi que pour les missions à venir. Chaque échec s’est ainsi transformé en une marche vers le succès.

Parallèlement, la Batterie Q a déployé ses systèmes radars, acoustiques et aériens (drones) dans les secteurs d’entraînement de Valcartier afin d’assurer la détection et la localisation des pièces d’artillerie adverses, contribuant ainsi à la supériorité informationnelle. La cellule de contre-batterie a conduit une analyse tactique approfondie pour établir des estimations des intentions et des plans ennemis dans un scénario fictif, en exploitant les données multicapteurs. De plus, la Batterie Q a procédé à la numérisation de ses capacités afin de renforcer l’interopérabilité des systèmes, accélérer la synchronisation des feux et optimiser la réactivité dans la conduite des opérations.

Dans le même temps, la Batterie V a conduit l’exercice final du cours de commandant de détachement de poste d’observation, validant ainsi les compétences requises pour la conduite des opérations. Les membres désignés pour le déploiement sur la rotation 2602 de l’Opération REASSURANCE ont complété avec succès leur validation opérationnelle. Par ailleurs, la Batterie V a assuré le soutien

à la validation de la Batterie X en exécutant plusieurs missions de tir et en élaborant des plans de tir, contribuant ainsi à la préparation et à la cohérence des feux.

De son côté, la Batterie R s’est illustrée par une performance exceptionnelle, démontrant une maîtrise tactique et technique au-delà des attentes. Déployée dans un environnement dépourvu de capacités GPS, elle a exécuté une douzaine de missions de tir entre midi et les dernières lueurs, tout en appliquant les nouveaux ordres de mouvement visant à renforcer la survivabilité face aux menaces contemporaines, notamment les drones. L’exercice a permis de perfectionner le camouflage des pièces, la défense locale et les manœuvres rapides, tout en validant la capacité de la batterie à opérer efficacement sous pression. Enfin, la Batterie R a confirmé son esprit guerrier lors d’une compétition interdétachements, où les pièces 25A et 25B ont établi des temps de déploiement remarquables, attestant du professionnalisme et de la létalité de ses équipes.

Enfin, la Batterie CS a démontré sa capacité à soutenir un déploiement complet dans un contexte tactique. Le transport régimentaire a assuré le déplacement de tout l’équipement essentiel, le ravitaillement continu et le montage/démontage des installations, incluant le HQSS. La troupe de maintenance a réalisé 21 opérations de réparation et remorquage (RRR) sur divers véhicules et équipements, tout en déployant une capacité de réparation de campagne et en menant des activités de perfec-

tionnement technique. Le Quartier Maître Régimentaire a assuré la logistique alimentaire et la distribution d’équipement à l’ensemble des Batteries. La Bie CS s’est entièrement déployée dans les secteurs d’entraînement de la BFC Valcartier pour la première fois en cinq ans, avec des cuisines de campagne nourrissant jusqu’à 200 personnes, un réseau de transmissions renforcé et des ressources adaptées aux besoins régimentaires. Ces succès constituent une base solide pour le futur déploiement de la Batterie dans le cadre de l’Opération REASSURANCE en 2026-2027. Pour conclure, l’Exercice BOMBARDE BORDEE n’a pas seulement validé des compétences techniques : il a révélé la force collective, l’adaptabilité et la détermination du Régiment à faire face aux défis modernes. Chaque Batterie, par ses efforts et ses réussites, a contribué à bâtir une capacité opérationnelle robuste, prête à répondre aux exigences des missions nationales et internationales. Ces réalisations témoignent d’un engagement sans faille et d’une préparation exemplaire pour les opérations à venir, notamment MAPLE RESOLVE et l’Opération REASSURANCE. Plus qu’un entraînement, BOMBARDE BORDEE a été une démonstration de professionnalisme et de cohésion, confirmant que le Régiment est prêt à relever les défis du futur.

UBIQUE

PHOTOS : BDR VALÉRIE EMOND, PHOTOGRAPHE D’UNITÉ | UNIT PHOTOGRAPHER, 5 RALC

EX BOMBARDE BORDEE

When Training Shapes Operational Excellence

As part of an intensive training program aimed at preparing the unit for future operations, the 5e Régiment d'artillerie légère du Canada (5 RALC) recently conducted Exercise BOMBARDE BORDEE (BB 25) in the Valcartier training areas from November 3 to 9, 2025.

WO Mélanie Brousseau 5 RALC

This major event highlighted the resilience, innovation, and cohesion of the different Batteries, each contributing to collective success through remarkable performances and tactical advancements. Between technical challenges, demanding competitions, and operational validation, this exercise confirmed the Regiment’s ability to adapt to the contemporary realities of the battlefield and maintain a high level of readiness for upcoming missions.

Exercise BOMBARDE BORDEE allowed Battery X to turn challenges into learning opportunities. Despite rigorous preparation, communication issues complicated the initial assessments, emphasizing the importance of checking systems across the entire position. After overcoming these obstacles, the battery validated a dispersed deployment, executed a successful fire plan, and obtained certification for Roto 26-02 in preparation for Operation REASSURANCE. The final test, a GPS-free competition against Battery R demonstrated that accuracy, speed, and professionalism remains essential. For seven days, despite harsh weather and the adoption of new tactics, Battery X confirmed its ability to meet challenges and prepare for MAPLE RESOLVE and future missions. Every setback became a stepping stone toward success.

Meanwhile, Battery Q deployed its radar, acoustic, and aerial systems (drones) in the Valcartier training areas to ensure detection and location of enemy artillery pieces, contributing to information superiority. The counter-battery cell conducted an in-depth tactical analysis to estimate enemy intentions and plans in a fictional scenario, leveraging multisensor data. Additionally, Battery Q digitized

its capabilities to strengthen system interoperability, accelerate fire synchronization, and optimize responsiveness in operations.

At the same time, Battery V conducted the final exercise of the Observation Post Detachment Commander course, validating the skills required for operational leadership. Members designated for deployment on Rotation 2602 of Operation REASSURANCE successfully completed their operational validation. Fur-

thermore, Battery V supported Battery X’s validation by executing multiple fire missions and developing fire plans, contributing to preparation and fire coherence.

For its part, Battery R stood out with an exceptional performance, demonstrating tactical and technical mastery beyond expectations. Deployed in an environment without GPS capabilities, it executed a dozen fire missions from midday until dusk while applying

new movement orders aimed at enhancing survivability against contemporary threats, including drones. The exercise improved gun camouflage, local defence, and rapid maneuvers while validating the battery’s ability to operate effectively under pressure. Finally, Battery R confirmed its warrior spirit during an inter-detachment competition, where guns 25A and 25B achieved remarkable deployment times, showcasing the professionalism and lethality of its teams.

Finally, Battery CS demonstrated its ability to support a full deployment in a tactical context. Regimental transport ensured the movement of all essential equipment, continuous resupply, and the setup/teardown of installations, including HQSS. The maintenance troop carried out 21 repair and recovery operations (RRR) on various vehicles and equipment while deploying field repair capabilities and conducting technical improvement activities. The Regimental Quartermaster ensured food logistics and equipment distribution to all batteries. Battery CS fully deployed in the Valcartier training areas for the first time in five years, with field kitchens feeding up to 200 people, a reinforced communications network, and resources tailored to regimental needs. These achievements form a solid foundation for the battery’s future deployment as part of Operation REASSURANCE in 2026–2027.

In conclusion, Exercise BOMBARDE BORDEE did more than validate technical skills: it revealed the collective strength, adaptability, and determination of the Regiment to face modern challenges. Each battery, through its efforts and achievements, contributed to building a robust operational capability, ready to meet the demands of national and international missions. These accomplishments reflect unwavering commitment and exemplary preparation for upcoming operations, including MAPLE RESOLVE and Operation REASSURANCE. More than just training, BOMBARDE BORDEE was a demonstration of professionalism and cohesion, confirming that the Regiment is ready to meet the challenges of the future.

UBIQUE

Déjeuner des troupes lors de l’EX BOMBARDE BORDEE 2025. Troops having breakfast during 2025 EX BOMBARDE BORDEE.
Véhicules en RAM, en direction des secteurs d’entraînement lors de l’exercice. Vehicles in RAM, heading for the training areas during the exercise.

EX STALWART SAPPER

Un exercice d’envergure mené par le 5 RGC

En novembre dernier, le 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) a accueilli à Valcartier l’Exercice STALWART SAPER, un entraînement majeur du Corps du Génie royale canadien, remarquable par son ampleur et par la diversité des unités réunies. Conçu comme un exercice de génie niveau 3 axé sur la conduite d’opérations au niveau troupe, il visait à amener les candidats du Cours d’officier du GénieNiveau élémentaire (COG - (NE)) 1.2 à planifier, commander et exécuter des tâches complexes dans un environnement réaliste, exigeant et contemporain.

Dans ce cadre, le 5 RGC a reçu les membres en formation de l'École du génie militaire des Forces Canadiennes (EGMFC), qui offre un cours d’officier du génie d’une durée d’environ neuf mois. Au total, 30 sous-lieutenants ont été intégrés au dispositif. Tous les candidats ont été appelés, à tour de rôle, à occuper les fonctions clés au sein des troupes : à chaque procédure de bataille, cinq candidats assumaient simultanément la fonction de commandant de troupe, tandis que les autres étaient intégrés comme sapeurs dans les différentes positions. D’une phase à l’autre, ce roulement permettait à chacun d’occuper successivement les rôles de commandement et d’exécution, tout en développant une compréhension complète des responsabilités sur le terrain.

Sur le plan opérationnel, l’exercice a vu le déploiement entier du régiment : le 52e Escadron de campagne détenait le mandat de diriger les opérations (avec l’appui du 51e Escadron composite, le 55e Escadron d’appui, le 58e Escadron de soutien logistique au combat et le poste de commandement régimentaire) et plusieurs unités externes ont pris part aux activités, dont 1 Combat Engineer Regiment (CER), 2 CER et 4 Engineer Support Regiment (ESR). Ce regroupement a permis de multiplier les interactions et de mettre l’accent sur la coordination, les communications et l’application rigoureuse des procédures.

Cinq tâches par jour : 45 occasions de se mesurer au terrain

Le rythme imposé aux troupes a été soutenu : cinq tâches par jour, pour un total de 45 tâches réalisées pendant l’exercice. Alignées sur les normes d’aptitude au combat (NAC) du génie niveau 3, ces activités visaient à évaluer la capacité des futurs officiers à commander des sapeurs dans des missions représentatives des besoins opérationnels actuels.

Parmi les tâches réalisées, on retrouvait notamment : la fouille de route et de zone, la neutralisation de munitions conventionnelles, la réalisation d’obstacles complexes et de groupes d’obstacles tactiques (champs de mines, fossés antichars), des franchissements (pont moyen et pont non réglementaire), le

renforcement d’infrastructures critiques, des brèches d’obstacles, la démolition de réserve de pont, ainsi que l’établissement d’un poste de contrôle de la circulation de véhicules. À certaines occasions, l’emploi de bateaux d’assaut est venu ajouter une dimension technique supplémentaire.

Réalisme, imprévus et gestion du stress

Ex STALWART SAPPER cherchait à maintenir un haut niveau de réalisme, autant par la complexité des scénarios que par la cadence d’exécution. La météo a d’ailleurs renforcé l’effet recherché : une neige imprévue a compliqué certaines séquences et obligé les troupes à s’adapter, tout en poursuivant leur mission. Ce contexte a permis de tester les compétences techniques, mais aussi la capacité à gérer le stress, à réagir rapidement et à maintenir une discipline de terrain constante.

L’exercice visait également à intégrer des éléments inspirés de conflits contemporains, notamment la guerre en Ukraine : présence de drones dans l’environnement d’entraînement (observation/menace simulée), accent sur le camouflage, et nécessité de conserver une posture prudente dans un espace où la détection peut survenir rapidement. L’intention : préparer les futurs commandants à évoluer dans un cadre où l’imprévu et la surveillance sont constants.

Un cycle «trois jours d’exercice, un jour de maintenance»

Sur le plan organisationnel, l’exercice reposait sur un cycle clair : trois jours d’exercice suivis d’une journée de maintenance, consacrée à l’entretien des véhicules, à la vérification des radios et à la remise en condition de l’équipement de troupe. Cette approche reflète une réalité essentielle : le succès de cet exercice repose sur la coordination et le commandement, mais aussi sur le maintien de l’équipement en conditions opérationnelles.

Les sous-lieutenants ont aussi été exposés à un rythme de bataille structuré comprenant une période de planification soutenue avant l’exécution. La rotation des postes, planifiée à l’avance sur des blocs de deux jours, visait à exposer les candidats à l’ensemble des responsabilités d’une opération au niveau troupe et à leur donner une compréhension globale du fonctionnement d’une équipe de sapeurs sur le terrain.

Un des membres assure la sécurité locale de son équipage lors de l’exercice au champ de tir Termoli. One of the members ensures the local security of his crew during the exercise at the Termoli

Conditions austères pour éprouver la résilience et les procédures

L’exercice a également mis l’accent sur l’endurance et les procédures en environnement austère. À la base d'opérations avancées (BOA) Chimo, les troupes ont établi leurs installations en appui aux opérations, tandis que certaines troupes ont été déployées en bivouac pendant 72 heures. L’objectif : éprouver la résilience, l’équipement et l’application des procédures de bivouac (sécurisation du périmètre, étapes de mise en place, coordination avec la reconnaissance et le quartier-maître, et réapprovisionnement tactique).

Le soutien logistique, essentiel compte tenu de l’ampleur du déploiement, a reposé sur une contribution importante des escadrons du 5 RGC. L’escadron 55, avec son équipement lourd et ses capacités de pontage, a appuyé les tâches de plus grande envergure. L’escadron 58, pour sa part, a assuré le réapprovisionnement et la continuité des opérations au niveau régimentaire.

Le COG-NE en manœuvre avec le VBL

Ex STALWART SAPPER a marqué une première : le cours s’est déroulé dans un contexte de régiment mécanisé, avec une interaction directe avec des plateformes comme les VBL. C’est la première fois que les candidats observaient et vivaient l’expérience mécanisée. Le 5 GBMC a permis d’offrir un environnement d’entraînement plus représentatif, où la mobilité, la coordination et l’appui mécanisé s’intègrent pleinement à la conduite des opérations du génie.

Visiteurs et succès collectif

L’exercice a été ponctué par la visite de dignitaires et d’équipes de commandement, dont une délégation du Conseil du Trésor venue vivre une expérience de type «soldat d’un jour». Ces visites ont souligné l’intérêt porté à cette formation et au savoir-faire du génie. Au terme de l’exercice STALWART SAPPER, les résultats démontrent le succès du corps du GRC : 100 % des sous-lieutenants ont satisfait aux objectifs d’instruction. En orchestrant un exercice d’envergure réunissant plusieurs unités du génie de combat des Forces armées canadiennes, le 5 RGC a consolidé un cadre d’entraînement structurant, fidèle aux exigences contemporaines. L’engagement des escadrons, la contribution des unités invitées et l’appui ponctuel d’éléments de la Réserve de l’Armée canadienne ont permis de préparer efficacement les futurs officiers à exercer le commandement de sapeurs dans des conditions réalistes et exigeantes.

firing range.
Des ingénieurs de combat exécutent les différentes étapes de construction d’un pont. Combat engineers perform the various stages of bridge construction.
PHOTO : CPL WILLIAM LATREILLE, AFFAIRES PUBLIQUES 5 GBMC | 5 CMBG PUBLIC AFFAIRS
PHOTOS : CPL CATHERINE ROBERT, SECTION IMAGERIE | IMAGERY SECTION, VALCARTIER

EX STALWART SAPPER

A Large-Scale Exercise Led by the 5 CER

Last November, the 5 Combat Engineer Regiment (5 CER) hosted Exercise STALWART SAPPER in Valcartier, a major training exercise for the Royal Canadian Engineers, notable for its scale and the diversity of the units involved. Designed as a Level 3 engineering exercise focused on conducting operations at the troop level, it aimed to enable candidates of the Engineer Officer Course - Elementary Level (EOC - EL) 1.2 to plan, command, and execute complex tasks in a realistic, demanding, and contemporary environment.

In this context, the 5 CER welcomed trainees from the Canadian Forces School of Military Engineering (CFSME), which offers a nine­month engineering officer course. A total of 30 second lieutenants were integrated into the exercise. All candidates were called upon, in turn, to perform key functions within the troops: during each battle procedure, five candidates simultaneously assumed the role of troop commander, while the others were integrated as sappers in various positions. From one phase to the next, this rotation allowed each candidate to successively take on command and execution roles, while developing a comprehensive understanding of responsibilities in the field.

Operationally, the exercise saw the entire regiment deployed: the 52 Field Squadron was tasked with leading operations (with support from the 51 Composite Squadron, the 55 Support Squadron, the 58 Combat Logistics Support Squadron, and the regimental command post), and several external units took part in the activities, including 1 Combat Engineer Regiment (CER), 2 CER, and 4 Engineer Support Regiments (ESR). This grouping allowed for increased interaction and emphasized coordination, communications, and strict adherence to procedures.

Five Tasks per Day: 45 Opportunities to Test their Skills in the Field

The pace imposed on the troops was sustained: five tasks per day, for a total of 45 tasks completed during the exercise. Aligned with Level 3 Combat Readiness Standards (CRS) for engineering, these activities were designed to assess the ability of future officers to command engineers in missions representative of current operational requirements.

The tasks performed included: road and area search, neutralization of conventional munitions, construction of complex obstacles and tactical obstacle groups (minefields, antitank ditches), crossings (medium bridge and non­standard bridge), reinforcing critical infrastructure, breaching obstacles, demolishing reserve bridges, and establishing a vehicle traffic control post. On some occasions, the use of assault boats added an additional technical dimension.

Realism, Unforeseen Events, and Stress Management

Ex STALWART SAPPER sought to maintain a high level of realism, both in terms of the complexity of the scenarios and the pace of execution. The weather reinforced the desired effect: unexpected snow complicated certain sequences and forced the troops to adapt while continuing their mission. This context made it possible to test technical skills, but also the ability to manage stress, react quickly, and maintain constant discipline in the field.

The exercise also aimed to incorporate elements inspired by contemporary conflicts, particularly the war in Ukraine: the presence of drones in the training environment (obser­

Des véhicules blindés légers (VBL) 6.0 effectuent un déplacement tactique dans les secteurs d’entraînement.

Armored Vehicles (LAVs) 6.0 perform a tactical movement in the training areas.

vation/simulated threat), an emphasis on camouflage, and the need to maintain a cautious posture in an area where detection can occur quickly. The intention was to prepare future commanders to operate in an environment where the unexpected and surveillance are constant.

A

“Three Days of Exercise, One Day of Maintenance” Cycle

Organizationally, the exercise followed a clear cycle: three days of exercise followed by a day of maintenance, devoted to servicing vehicles, checking radios, and reconditioning troop equipment. This approach reflects an essential reality: the success of this exercise depends on coordination and command, but also on keeping equipment in operational condition.

Second lieutenants were also exposed to a structured battle rhythm that included a period of sustained planning prior to execution. Job rotations, planned in advance in two­day blocks, were designed to expose candidates to the full range of responsibilities of a trooplevel operation and give them a comprehensive understanding of how a sapper team operates in the field.

Austere Conditions to Test Resilience and Procedures

The exercise also emphasized endurance and procedures in an austere environment. At Chimo Forward Operating Base (FOB), troops established their facilities in support of operations, while some troops were deployed in bivouac for 72 hours. The objective was to test resilience, equipment, and the application of bivouac procedures (perimeter security, setup steps, coordination with reconnaissance and quartermasters, and tactical resupply).

Logistical support, which was essential given the scale of the deployment, relied heavily on contributions from the 5 CER squadrons. Squadron 55, with its heavy equipment and bridging capabilities, supported the larger­scale tasks. Squadron 58, for its part, ensured resupply and continuity of operations at the regimental level.

EOC-EL Maneuvering

With the LAV

Ex STALWART SAPER marked a first: the course took place in a mechanized regiment context, with direct interaction with platforms such as LAVs. This was the first time that candidates observed and experienced mechaniza­

tion. The 5 CMBG provided a more representative training environment, where mobility, coordination, and mechanized support are fully integrated into engineering operations.

Visitors and Collective Success

The exercise was punctuated by visits from dignitaries and command teams, including a delegation from the Treasury Board who came to experience a “soldier for a day” type of experience. These visits highlighted the interest in this training and in engineering expertise.

At the end of Exercise STALWART SAPPER, the results demonstrated the success of the CER: 100% of second lieutenants met the training objectives. By orchestrating a large­scale exercise bringing together several Canadian Armed Forces combat engineering units, the 5 CER consolidated a structured training framework that meets contemporary requirements. The commitment of the squadrons, the contribution of the invited units, and the timely support of elements of the Canadian Army Reserve made it possible to effectively prepare future officers to exercise command of sappers in realistic and demanding conditions.

Afin de nous aider à conserver le Centre des sports propre et sécuritaire

To help us keep the Sports Centre clean and safe

RAPPEL

Jusqu'au 15 mai 2026

Vous devrez présenter vos espadrilles dans vos mains à un préposé de l’accueil du Centre des sports en même temps que votre carte militaire ou votre carte de membre.

REMINDER

Until May 15, 2026

You must present your sneakers in your hands to a Sports Centre front desk attendant along with your military ID or membership card.

Light
PHOTO : CPL WILLIAM LATREILLE, AFFAIRES PUBLIQUES 5 GBMC | 5 CMBG PUBLIC AFFAIRS

Quelques moments forts au 5 GBMC | Highlights From 5 CMBG

Affaires publiques 5 GBMC | Public Affairs 5 CMBG

En 2025, les unités de la 5e Groupe­brigade mécanisé du Canada ont poursuivi leur mission avec rigueur, énergie et esprit d’équipe. Cette collection de photos rassemble quelques moments marquants de l’année : entraînements exigeants, activités de cohésion, et instants de fierté partagée. À travers ces images se révèlent le professionnalisme, la résilience et l’engagement qui portent nos militaires, au quotidien comme dans la préparation des défis à venir. In 2025, units from the 5 Canadian Mechanized Brigade Group continued their mission with rigour, energy, and team spirit. This collection of photos captures some of the year's highlights: demanding training exercises, team­building activities, and moments of shared pride. These images reveal the professionalism, resilience, and commitment that drive our military personnel, both in their daily lives and in their preparation for the challenges ahead.

PHOTOS : SECTION IMAGERIE | IMAGERY SECTION, VALCARTIER

2 R22eR

22 mai 2025 – May 22, 2025

Consécration des nouveaux drapeaux du 2 R22eR. Consecration of the new flags of the 2 R22eR.

Lieu : Citadelle de Québec

Location: Citadel of Quebec

5 RT • 5 Sig Regt

29 octobre 2025 – October 29, 2025

L'Escadron des transmissions devient officiellement le Régiment des transmissions. The Signal Squadron officially becomes the Signal Regiment.

Lieu : BS 2 Div CA, Valcartier

Location: 2 Cdn Div SB, Valcartier

5 RALC

3 au 9 novembre 2025 November 3 to 9, 2025

Lieu : Secteurs d’entraînement de la BS 2 Div CA, Valcartier Location: Training areas of the 2 Cdn Div SB, Valcartier

5 Bon Svc • 5 Svc Bn

17 au 20 mars 2025 – March 17 to 20, 2025

Lieu : Secteurs d’entraînement de la BS 2 Div CA, Valcartier

Location: Training areas of the 2 Cdn Div SB, Valcartier

5 GBMC • 5 CMBG

18 août au 17 octobre, 23 octobre 2025 (Défi ultime) – August 18 to October 17, October 23, 2025 (Ultimate Challenge)

Lieu : BS 2 Div CA, Valcartier et Centre Castor / Mont Brillant

Location: 2 Cdn Div SB, Valcartier and Centre Castor / Mont Brillant

Ex SABRE AUCLAIR

12 RBC

27 octobre au 7 novembre 2025 October 27 to November 7, 2025

Lieu : Secteurs d’entraînement de la BS 2 Div CA, Valcartier

Location: Training areas of the 2 Cdn Div SB, Valcartier

Lieu : Gaspésie, Sept-Îles, Uashat mak Mani-Utenam, Secteurs d’entraînement de la BS 2 Div CA, Valcartier

Location: Gaspésie, Sept-Îles, Uashat mak Mani-Utenam, Training areas of the 2 Cdn Div SB, Valcartier

3 R22eR

3 au 12 octobre 2025 – October 3 to 12, 2025

Une médaille d’or pour le 3 R22eR. A gold medal for the 3 R22eR.

Lieu : Pays de Galles, Royaume-Uni

Location: Wales, United Kingdom

Ex CASTOR ENDURCI

1 R22eR

3 au 7 novembre 2025 November 3 to 7, 2025

Lieu : Secteurs d’entraînement de la BS 2 Div CA, Valcartier

Location: Training areas of the 2 Cdn Div SB, Valcartier

5 GBMC

Ex CAMBRIAN PATROL
Ex STALWART SAPPER
Lieu : Secteurs d’entraînement de la BS 2 Div CA, Valcartier Location: Training areas of the 2 Cdn Div SB, Valcartier

Valcartier : plus de 50 nouvelles unités de logement pour soutenir les familles militaires

Le ministère de la Défense nationale (MDN) poursuit ses investissements dans le portefeuille de logement militaire afin de répondre aux besoins opérationnels des Forces armées canadiennes (FAC) et d’améliorer l’accès à des logements modernes pour leurs membres. À l’échelle nationale, la première phase du programme de construction du Plan d’investissement du portefeuille de logements résidentiels de l’Agence de logement des Forces canadiennes (ALFC) vise la livraison de plus de 800 unités de logement résidentiel au cours des cinq prochaines années, dans neuf emplacements prioritaires : Esquimalt, Edmonton, Borden, Trenton, Kingston, Petawawa, Halifax, Valcartier et Gagetown.

À Valcartier, cette annonce se traduit par un ajout concret et attendu : plus de 50 unités de logement résidentiel (ULR) seront construites au cours des deux prochaines années, dans le cadre de trois projets dont la livraison est ciblée pour 2027. L’initiative s’inscrit dans un effort global de modernisation et d’augmentation de la capacité d’hébergement sur les sites où la pression est la plus marquée, avec l’objectif de mieux soutenir la stabilité des familles et la disponibilité opérationnelle de la Base.

Trois projets structurants, une même cible : 2027

Le plan prévu pour Valcartier combine plusieurs types d’immeubles et de configurations afin de maximiser le nombre d’unités livrées dans des délais réalistes, tout en diversifiant l’offre.

1. Secteur Vanier – 12 ULR (projet de 6 M$)

Dans le secteur Vanier, un projet évalué à 6 M$ permettra d’ajouter 12 ULR, réparties dans deux immeubles de six logements. Le contrat lié à ce chantier a récemment été attribué à Nova Construction MP Inc., pour un mon­

Rendu conceptuel de type «maison en rangée», prévue dans les projets de construction d’ULR à Valcartier.

Conceptual rendering of a “row house” type, planned as part of the RHU construction projects in Valcartier.

Rendu conceptuel d’un immeuble résidentiel multilogements qui viendra bonifier l’offre d’unités de logement résidentiel (ULR) à Valcartier. Conceptual rendering of a multi-unit residential building that will enhance the supply of residential housing units (RHU) in Valcartier.

ILLUSTRATIONS : ALFC |

Valcartier: More than 50 New Housing Units to Support Military Families

The Department of National Defence (DND) is continuing to invest in the military housing portfolio to meet the operational needs of the Canadian Armed Forces (CAF) and improve access to modern housing for its members. Nationally, the first phase of the Canadian Forces Housing Agency (CFHA) Residential Housing Portfolio Investment Plan construction program aims to deliver more than 800 residential housing units over the next five years in nine priority locations: Esquimalt, Edmonton, Borden, Trenton, Kingston, Petawawa, Halifax, Valcartier, and Gagetown.

In Valcartier, this announcement translates into a concrete and long­awaited addition: more than 50 residential housing units (RHUs) will be built over the next two years as part of three projects scheduled for delivery in 2027. The initiative is part of an overall effort to modernize and increase accommodation capacity at sites where pressure is most acute, with the goal of better supporting family stability and the operational readiness of the Base.

Three Major Projects, One Target: 2027

The plan for Valcartier combines several types of buildings and configurations to maximize the number of units delivered within a realistic timeframe, while diversifying the offering.

1. Vanier sector – 12 RHUs (6 million project)

In the Vanier sector, a project valued at $6 million will add 12 RHUs, spread over two six­unit buildings. The contract for this project was recently awarded to Nova Construction MP Inc. for $5,137,300. This milestone marks an important step forward, as work can now proceed according to schedule for delivery.

2. Cannon sector – 22 RHUs (C$11.7 million project)

The Cannon sector will host the largest project in terms of the number of units, with 22 RHUs for an investment of C$11.7 million. It will include a six­unit building and four row houses. Construction is scheduled to begin in spring 2026, a pivotal period for meeting the summer 2027 delivery target.

3. Bieler and Vanier sectors – 20 RHUs ($10.3 million project)

A third project, valued at $10.3 million, will add 20 RHUs spread across two sectors: one row (4 RHUs) in Vanier and four rows (16 RHUs) in Bieler. Like the Cannon project, construction is scheduled to begin in spring 2026, allowing the phases of completion to be aligned with the delivery objectives.

A Lever for Quality of Life... and Operational Capacity

Beyond the numbers, the addition of new RHUs addresses a key issue: ensuring that military families have more predictable and better access to quality housing, particularly in

areas where demand is high. The availability of adequate housing close to the workplace directly contributes to family stability, personnel retention, and the ability of units to maintain their level of readiness.

With this in mind, CFHA Chief Executive Officer Paola Zurro emphasizes the strategic significance of the investment: “These new housing units are part of our overall strategy to improve access to modern, adequate housing for Canadian Armed Forces members and their families in locations with pressing needs.”

Expected Benefits for the Valcartier Community

The arrival of new units in the Vanier, Cannon, and Bieler sectors should also generate positive local benefits, including construction activity, improved housing supply, and a greater capacity to accommodate families moving to Valcartier for assignments, training cycles, or operational needs.

With the two major construction projects set to begin in spring 2026, the coming months will be crucial for detailed planning, coordination of the implementation stages, and monitoring of timelines. For the military community, this initiative sends a clear message: housing remains a concrete pillar of personnel support, on par with training, equipment, and family services.

tant de 5 137 300,00 $. Cette étape marque une avancée importante, alors que les travaux peuvent désormais suivre le calendrier prévu en vue de la livraison.

2. Secteur Cannon – 22 ULR (projet de 11,7 M$)

Le secteur Cannon accueillera le projet le plus important en nombre d’unités, avec 22 ULR pour un investissement de 11,7 M$. Il comprendra un immeuble de six logements ainsi que quatre maisons en rangée. Le début de la construction est prévu au printemps 2026, une période charnière pour l’atteinte de la cible de livraison à l'été 2027.

3. Secteurs Bieler et Vanier – 20 ULR (projet de 10,3 M$)

Un troisième projet, évalué à 10,3 M$, ajoutera 20 ULR réparties sur deux secteurs : une rangée (4 ULR) à Vanier et quatre rangées (16 ULR) à Bieler. Tout comme le chantier de Cannon, le début de la construction est planifié pour le printemps 2026, permettant d’aligner les phases de réalisation avec les objectifs de livraison.

Un levier pour la qualité de vie… et la capacité opérationnelle

Au­delà des chiffres, l’ajout de nouvelles ULR vise un enjeu central : assurer aux familles militaires un accès plus prévisible et mieux adapté à un logement de qualité, particulièrement dans les secteurs où la demande est élevée. La disponibilité de logements adéquats, près du lieu de travail, contribue directement à la stabilité familiale, à la rétention du personnel et à la capacité des unités de maintenir leur niveau de préparation.

Dans cette optique, la Cheffe de la direction de l’ALFC, Paola Zurro, souligne la portée stratégique de l’investissement : «Ces nouvelles unités de logement s’inscrivent dans notre stratégie globale visant à améliorer l’accès à des logements modernes et adéquats pour les membres des Forces armées canadiennes et leur famille dans des emplacements à besoins pressants».

Des retombées attendues pour la communauté de Valcartier L’arrivée de nouvelles unités dans les secteurs Vanier, Cannon et Bieler devrait aussi générer des retombées positives à l’échelle locale, notamment par l’activité de construction, l’amélioration de l’offre résidentielle et une meilleure capacité à accueillir les familles qui s’installent à Valcartier dans le cadre d’affectations, de cycles d’instruction ou de besoins opérationnels.

Alors que les deux chantiers majeurs doivent s’amorcer au printemps 2026, les prochains mois seront déterminants pour la planification détaillée, la coordination des étapes de réalisation et le suivi des échéanciers. Pour la communauté militaire, cette initiative représente un signal clair : le logement demeure un pilier concret du soutien au personnel, au même titre que l’entraînement, l’équipement et les services aux familles.

PLANIFIER L’APRÈS-SERVICE L’Unité de transition et Mon Séminaire de Transition

Le début d’une année amène souvent son lot de réflexions, de décisions et parfois de changements importants. Pour les militaires appelés à traverser une période charnière, blessure, maladie ou préparation d’une transition vers la vie civile, une organisation des Forces armées canadiennes (FAC) peut justement offrir un appui concret : l’Unité de transition (UT).

L’UT accompagne les membres en leur proposant un soutien à la fois structuré et personnalisé. Son objectif est de les aider à avancer avec des repères clairs, un accès aux bonnes ressources et un suivi cohérent, selon la réalité de chacun.

Au quotidien, l’UT appuie les militaires dans la mise en place d’un plan de transition réaliste, adapté à leur situation personnelle, médicale, familiale et professionnelle. Elle facilite également la navigation parmi les services disponibles, en coordonnant certaines démarches et en orientant les membres vers les intervenants appropriés au bon moment. Que l’objectif soit d’explorer des options de carrière, de mieux comprendre les étapes administratives à venir ou de planifier la suite à moyen terme, l’UT demeure un point d’appui important tout au long du cheminement.

Dans cette optique, l’UT mise aussi sur des activités d’information pour permettre aux militaires de se projeter concrètement dans l’après­service. C’est notamment le cas de “Mon Séminaire de Transition”, un rendez­vous

encadré par le Groupe de Transition des FAC (GT FAC), qui vise à outiller les membres dès les premières étapes de leur planification.

Une transition bien préparée apporte plus de clarté, réduit l’incertitude et permet d’aborder la suite avec davantage d’assurance. Ce séminaire représente une occasion de poser ses questions, de clarifier ses options et de repartir avec des repères concrets pour la suite.

PLANNING FOR LIFE AFTER SERVICE Transition Unit and My Transition Seminar

The start of a new year often brings with its share of reflections, decisions, and sometimes significant changes. For military personnel going through a pivotal period, such as injury, illness, or preparation for transition to civilian life, one Canadian Armed Forces (CAF) organization can offer concrete support: the Transition Unit (TU).

Mon Séminaire de Transition 17 et 18 février 2026

Chapeauté par le Groupe de Transition des FAC, cet événement s’adresse à tous, mais plus spécialement aux militaires qui se trouvent entre 3 et 5 ans de la libération, afin d’obtenir l’information nécessaire pour amorcer une planification de la transition de la vie militaire à la vie civile.

INSCRIPTION : via code QR Jusqu’au 16 février 2026, 13 h 00

My Transition Seminar

February 17 and 18, 2026

Overseen by the FAC Transition Group, this event is open to everyone, but especially to military personnel who are between 3 and 5 years away from discharge, in order to obtain the information they need to begin planning their transition from military to civilian life.

REGISTRATION: via QR code Until February 16, 2026, 1:00 p.m.

The TU supports members by offering them structured and personalized assistance. Its goal is to help them move forward with clear guidelines, access to the right resources, and consistent follow­up, based on each individual's situation.

On a daily basis, the TU supports military personnel in developing a realistic transition plan tailored to their personal, medical, family, and professional circumstances. It also facilitates navigation among the available services by coordinating certain steps and directing members to the appropriate stakeholders at the right time. Whether the goal is to explore career options, better understand the administrative steps ahead, or plan for the medium term, the TU remains an important source of support throughout the process.

With this in mind, the TU also focuses on information activities to enable military personnel to make concrete plans for their postservice life. This is particularly the case with My Transition Seminar, an event organized by the CAF Transition Group, which aims to equip members with the tools they need from the very beginning of their planning process.

A well­prepared transition brings more clarity, reduces uncertainty, and allows you to approach the future with greater confidence. This seminar is an opportunity to ask questions, clarify your options, and leave with concrete guidelines for the future.

Michel Lambert : presque 50 ans de service au sein du MDN

Valcartier (Qc) — Après plus de cinquante ans consacrés au ministère de la Défense nationale (MDN) et à la communauté militaire, M. Michel Lambert, Gestionnaire supérieur des Programmes de soutien du personnel (PSP) à la Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier, quittera officiellement ses fonctions le vendredi 27 février 2026.

Bien connu à Valcartier, Michel Lambert s’est distingué tout au long de son parcours par un leadership affirmé, une volonté constante de soutenir les militaires et leurs familles, ainsi qu’une aptitude reconnue à mobiliser les équipes autour d’objectifs communs. À la tête de l’équipe PSP de la Base Valcartier depuis 2018, il a contribué à faire évoluer l’offre de services et les infrastructures au bénéfice direct des unités et de l’ensemble de la communauté.

Un parcours forgé par le service

Né à Drummondville, Michel Lambert s’engage tôt sous l’uniforme. Il amorce sa carrière militaire au milieu des années 1970 et se spécialise rapidement dans des domaines exigeants, où rigueur, sang­froid et maîtrise technique

Michel Lambert: Nearly 50 Years of Service with the DND

Valcartier, QC — After more than 50 years of dedicated service to the Department of National Defence (DND) and the military community, Michel Lambert, Senior Manager of Personnel Support Programs (PSP) at the 2nd Canadian Division Support Base Valcartier, will officially step down from his position on Friday, February 27, 2026.

Well known in Valcartier, Michel Lambert has distinguished himself throughout his career with his strong leadership, constant commitment to supporting military personnel and their families, and recognized ability to rally teams around common goals. At the head of the PSP team at Base Valcartier since 2018, he has helped to develop services and infrastructure that directly benefit the units and the entire community.

A Career Forged by Service

Born in Drummondville, Michel Lambert joined the military at an early age. He began his military career in the mid­1970s and quickly specialized in demanding fields where rigour, composure, and technical mastery is essential. Known for his marksmanship, he also excels in teams and activities where individual excellence contributes to collective performance.

His career path was also marked by memorable experiences, specialized training, and assignments that took him to a variety of environments, both in Canada and abroad. This experience, acquired over the years, refined his understanding of operational needs, troop preparation, and, above all, the importance of personnel support.

From uniform

to PSP: continuing the mission in a different way

In 1997, Michel Lambert began a new chapter with PSP, putting his expertise and knowledge of the military environment to work in military physical conditioning. He initially held positions directly related to performance support, before gradually taking on broader responsibilities.

Over time, he held various management positions, including assistant manager in 2009 and senior manager in 2018. In these roles, he distinguished himself with an approach that was both structured and human: listening to needs, seeking pragmatic solutions, and coordinating closely with units and partners to ensure consistent support for the Base's priorities.

Sustainable Projects Serving the Community

Under his leadership, several major initiatives and projects have helped modernize and strengthen PSP's offerings in Valcartier, including management consulting related to the construction of the Sports Centre stadium, the development of fitness trail stations, and the establishment of PSP Food Services. Whether optimizing facilities, developing sports infrastructure, or promoting healthy lifestyles, Michel Lambert has consistently sought to create conditions conducive to the preparation, well­being, and resilience of the military community.

A Legacy of Rigour, Adaptability, and Team Spirit

Among his teams, he has earned a reputation as a unifying manager who is actionoriented and attentive to the people around him. His career also illustrates a remarkable ability to adapt: from the military to civilian management, he has been able to keep pace with changing structures and advance the organization while staying focused on what matters most, supporting those who carry out the mission.

A Well-Deserved Departure and Recognition

February 27, 2026, will mark the end of an exceptional career, but also an opportunity to highlight Michel Lambert's lasting contribution to the Valcartier Support Base. The PSP and their colleagues would like to express their gratitude for his years of service, his leadership, his humanity, and his constant commitment to the military community.

sont essentiels. Reconnu pour son habileté au tir, il se démarque également au sein d’équipes et d’activités où l’excellence individuelle contribue à la performance collective. Son cheminement est aussi jalonné d’expériences marquantes, de formations spécialisées et d’affectations qui l’amènent à évoluer dans des environnements variés, au Canada comme à l’étranger. Cette expérience, acquise au fil des années, affine sa compréhension des besoins opérationnels, de la préparation des troupes et, surtout, de l’importance du soutien au personnel.

De l’uniforme aux PSP : poursuivre la mission autrement

En 1997, Michel Lambert amorce un nouveau chapitre au sein des PSP, mettant son expertise et sa connaissance du milieu militaire au service du conditionnement physique militaire. Il occupe d’abord des fonctions directement liées au soutien de la performance, avant de voir ses responsabilités s’élargir graduellement.

Au fil du temps, il assume divers postes de gestion, dont celui de gestionnaire adjoint en 2009, puis de Gestionnaire supérieur en 2018. Dans ces rôles, il se distingue par une approche à la fois structurée et humaine : écoute des besoins, recherche de solutions pragmatiques et coordination étroite avec les unités et les partenaires afin d’assurer un appui cohérent aux priorités de la Base.

Des projets durables, au service de la communauté

Sous son leadership, plusieurs initiatives et projets d’envergure ont contribué à moderniser et à renforcer l’offre des PSP à Valcartier,

Un membre de votre famille a servi dans les Forces armées canadiennes?

Contactez le Fonds du Souvenir afin d’établir leur admissibilité aux bénéfices de funérailles et d’inhumation.

Établi en 1909, la mission du Fonds du Souvenir est de veiller à ce qu’aucun Vétéran ne soit privé de funérailles et d’inhumation dans la dignité, ainsi que d’une pierre tombale militaire, dû à un manque de ressources financières au moment du décès.

Notre mandat principal est d’administrer, sans frais, le Programme de funérailles et d’inhumation d’Anciens Combattants Canada.

notamment la gestion­conseil liée à la construction du stade du Centre des sports, l’aménagement des stations de la piste santé et la mise sur pied des Services alimentaires PSP. Qu’il s’agisse d’optimiser les installations, de développer des infrastructures sportives ou de promouvoir de saines habitudes de vie, Michel Lambert a constamment cherché à créer des conditions propices à la préparation, au mieux­être et à la résilience de la communauté militaire.

Un héritage de rigueur, d’adaptabilité et d’esprit d’équipe

Auprès de ses équipes, il s’est fait reconnaître comme un gestionnaire rassembleur, orienté vers l’action et attentif aux gens qui l’entourent. Son parcours illustre aussi une remarquable capacité d’adaptation : du milieu militaire à la gestion civile, il a su accompagner l’évolution des structures et faire progresser l’organisation tout en gardant le cap sur l’essentiel, soutenir celles et ceux qui portent la mission.

Un départ et une reconnaissance bien méritée

Le 27 février 2026 marquera la fin d’un parcours exceptionnel, mais aussi l’occasion de souligner la contribution durable de Michel Lambert au sein de la Base de soutien Valcartier. Les PSP et leurs collaborateurs tiennent à lui exprimer leur reconnaissance pour ses années de service, son leadership, son humanité et son engagement constant envers la communauté militaire.

Did your family member serve in the Canadian Armed Forces?

Contact the Last Post Fund to determine their eligibility for funeral and burial benefits.

Established in 1909, the Last Post Fund’s mission is to ensure that no Veteran is denied a dignified funeral, burial and military gravestone, due to insufficient funds at the time of death.

Our primary mandate is to deliver, free of charge, the Veterans Affairs Canada Funeral and Burial Program.

Le Club de course des Forces et le NCSM Montcalm en mouvement!

L’automne dernier, le NCSM Montcalm était en mouvement lors de deux courses de 5 km organisées par le Club de course des Forces, une initiative portée par l’équipe de course CISM (Conseil International du Sport Militaire) des FAC. Les athlètes de l’équipe de course CISM des FAC sont de véritables ambassadeurs et modèles contribuant à la croissance du sport sur leurs bases et au sein de leurs unités. L’équipe de course, composée d’athlètes de tous les coins du pays, permet de déployer cette initiative à travers plusieurs Bases des FAC.

NCSM Montcalm

En tant qu’athlète CISM en course à pied, le matelot­chef Anthony Dionne a organisé deux courses de 5 km, le 6 septembre 2025 et le 25 octobre 2025, au sein de son unité de Réserve navale, le NCSM Montcalm, avec l’assistance de l’officier des sports, enseigne de vaisseau de 2e classe Isy Lucsanszky. Ces événements, ponctués d’une présentation sur les saines habitudes de vie, se sont déroulés dans un contexte convivial, rassemblant plus de 100 participants au total.

Le parcours empruntait le pittoresque parc linéaire de la rivière Saint­Charles, offrant un cadre sécuritaire et motivant pour l’ensemble des participants. Au­delà de la performance, ces deux rendez­vous ont surtout mis de l’avant l’esprit d’équipe et la promotion du mieux­être au sein de l’unité. Fort de cet engouement, le NCSM Montcalm entend poursuivre sur cette lancée afin de maintenir l’élan et de favoriser des habitudes de vie saines, au quotidien.

Les coureurs ajustent leurs montres et échangent quelques mots dans une ambiance de camaraderie, avant le signal de départ. Runners adjust their watches and share a few words in a friendly, team-spirited atmosphere before the starting signal.

Le CAF International Running Team est l’équipe de course à pied des Forces armées canadiennes affiliées au CISM. Elle regroupe des militaires­athlètes de partout au pays qui représentent les FAC lors d’événements et de compétitions, tout en agissant comme ambassadeurs du conditionnement physique et du mieux­être. Par leur leadership, ses membres contribuent aussi à stimuler la pratique de la course dans les bases et les unités, notamment par l’organisation d’activités locales et de défis accessibles à tous. Les membres intéressés à s’inscrire ou à en savoir plus peuvent consulter la page Facebook.

L’événement a été lancé par une capsule sur les saines habitudes de vie, illustrant une programmation complète et dynamique! The event kicked off with a short briefing on healthy lifestyle habits, showcasing a program that was both complete and dynamic!

The CAF International Running Team is the Canadian Armed Forces running team affiliated with CISM. It brings together military athletes from across the country who represent the CAF at events and competitions, while acting as ambassadors for physical fitness and wellness. Through their leadership, its members also help to promote running on bases and in units, in particular by organizing local activities and challenges that are accessible to all. Members interested in registering or learning more can visit the Facebook page.

Le Conseil international du sport militaire (CISM) est une organisation regroupant les forces armées de nombreux pays afin de promouvoir le sport comme outil de cohésion, de santé et de préparation opérationnelle. Au sein des Forces armées canadiennes (FAC), le programme CISM permet à des athlètes militaires sélectionnés de s’entraîner et de représenter le Canada lors de compétitions militaires internationales. Au­delà des résultats, le CISM met de l’avant des valeurs essentielles au service : discipline, esprit d’équipe, résilience et dépassement de soi.

The CISM (International Military Sports Council) is an organization that brings together the armed forces of many countries to promote sport as a tool for cohesion, health, and operational readiness. Within the Canadian Armed Forces (CAF), the CISM program allows selected military athletes to train and represent Canada in international military competitions. Beyond results, CISM promotes values that are essential to service: discipline, teamwork, resilience, and pushing oneself beyond one's limits.

The Forces Running Club and HMCS Montcalm on the Move!

Last fall, HMCS Montcalm was on the move during two 5K races organized by the Forces Running Club, an initiative led by the CAF CISM (International Military Sports Council) running team. The athletes on the CAF CISM running team are true ambassadors and role models who contribute to the growth of the sport on their bases and within their units. The running team, made up of athletes from across the country, allows this initiative to be rolled out across several CAF Bases.

HMCS Montcalm

As a CISM running athlete, Master Seaman Anthony Dionne organized two 5 km races, on September 6, 2025, and October 25, 2025, wit­

hin his Naval Reserve unit, HMCS Montcalm, with the assistance of Sports Officer, Acting Sub­Lieutenant Isy Lucsanszky. These events, which included a presentation on healthy lifestyles, took place in a friendly atmosphere, bringing together more than 100 participants in total.

The course wound through the picturesque Saint­Charles River Linear Park, providing a safe and motivating environment for all participants. Beyond performance, these two events focused on team spirit and promoting wellness within the unit. Building on this enthusiasm, HMCS Montcalm intends to continue this momentum in order to maintain momentum and promote healthy lifestyles on a daily basis.

Défi 28 jours moins d’alcool

Un projet national porteur prendra forme en février 2026 : le Défi 28 jours moins d’alcool. Fort du succès de l’édition 2025, qui a rassemblé plus de 300 participants provenant des Bases de Bagotville, Valcartier et de la Garnison Saint­Jean, ce défi amical et volontaire sera désormais ouvert à l’ensemble des Bases des Forces canadiennes.

Promotion de la Santé Base Valcartier

Le Défi 28 jours moins d’alcool vise un objectif à la fois simple et significatif : encourager les membres à réduire ou à cesser leur consommation d’alcool pendant une période de 28 jours, dans une optique de prévention, de mieux­être, de promotion de la santé physi­

28 Days Less Alcohol Challenge

A promising national project will take shape in February 2026: the 28 Days Less Alcohol Challenge. Building on the success of the 2025 edition, which brought together more than 300 participants from Base Bagotville, Valcartier, and Saint­Jean garrison, this friendly, voluntary challenge will now be open to all Canadian Forces Bases.

Health Promotion

Base Valcartier

The 28 Days Less Alcohol Challenge has a simple yet significant goal: to encourage members to reduce or stop their alcohol consumption for a period of 28 days, with a view to prevention, well­being, and the promotion of physical and mental health, while encouraging the adoption of more balanced lifestyles.

Alcohol consumption, although socially acceptable, can have a significant impact on health. According to public health data, alcohol is associated with more than 200 health problems, including sleep disorders, cardiovascular disease, certain cancers, and mental health issues. Even so­called “moderate” consumption can interfere with recovery, concentration, and stress management. Studies also show that alcohol disrupts sleep quality, reducing REM sleep and mental recovery, even when consumed in small amounts.

Reducing or stopping consumption for 28 days quickly leads to several benefits. These include improved sleep quality, increased energy levels, greater mental clarity, and more effective physical recovery.

This challenge is intended to be inclusive, accessible, and non­judgmental. It is not a competition based on individual performance, but rather a motivational framework that allows everyone to reflect on their personal relationship with alcohol. Each participant is free to set realistic goals based on their own circumstances and needs.

To support the initiative, an inter­base ranking will be established and updated weekly throughout February. Each participant's contribution will count toward their home base's results, promoting team spirit, cohesion, and collective pride. This friendly competition aims to encourage participation without pressure or judgment.

The 28 Days Less Alcohol Challenge is a concrete opportunity to take positive action for your health while contributing to a unifying national initiative. In February 2026, every action will count. Together, let's make this challenge a lever for prevention, resilience, and sustainable performance that benefits everyone.

que et mentale, tout en favorisant l’adoption d’habitudes de vie plus équilibrées.

La consommation d’alcool, bien qu’acceptée socialement, peut avoir des impacts importants sur la santé. Selon les données de santé publique, l’alcool est associé à plus de 200 problèmes de santé, incluant des troubles du sommeil, des maladies cardiovasculaires, certains cancers, ainsi que des difficultés liées à la santé mentale. Même une consommation dite «modérée» peut nuire à la récupération, à la concentration et à la gestion du stress. Des études démontrent également que l’alcool perturbe la qualité du sommeil, réduisant le sommeil paradoxal et la récupération mentale, même lorsqu’il est consommé en petite quantité.

Réduire ou interrompre sa consommation pendant 28 jours permet d’observer rapidement plusieurs bienfaits. Parmi ceux­ci, on note une amélioration de la qualité du sommeil, une augmentation du niveau d’énergie, une meilleure clarté mentale et une récupération physique plus efficace.

Ce défi se veut inclusif, accessible et non culpabilisant. Il ne s’agit pas d’un concours de performance individuelle, mais bien d’un cadre motivant permettant à chacun d’amorcer une réflexion personnelle sur sa relation à l’alcool. Chaque participant est libre de se fixer des objectifs réalistes, en fonction de sa réalité et de ses besoins.

Afin de soutenir la mobilisation, un classement interbases sera mis en place et mis à jour chaque semaine tout au long du mois de février. Chaque participation comptera et contribuera aux résultats de la base d’attache, favorisant ainsi l’esprit d’équipe, la cohésion et la fierté collective. Ce volet amical vise à encourager la participation sans pression ni jugement. Le Défi 28 jours moins d’alcool représente une occasion concrète de poser un geste positif pour sa santé, tout en contribuant à une initiative nationale rassembleuse. En février 2026, chaque geste comptera. Ensemble, faisons de ce défi un levier de prévention, de résilience et de performance durable au bénéfice de tous.

OPÉRATION RECUPERATION (1998)

Quand les FAC portèrent l’effort national sur leurs épaules

Début janvier 1998, une succession de tempêtes de pluie verglaçante s’abattit sur l’est du Canada et transforma rapidement la vie quotidienne en urgence nationale. Routes impraticables, arbres et lignes électriques effondrés, infrastructures fragilisées : de vastes secteurs du Québec, de l’Ontario et du Nouveau­Brunswick se retrouvèrent paralysés.

Dans plusieurs municipalités, les pannes d’électricité se prolongèrent, les communications devinrent difficiles et l’accès aux services essentiels fut compromis. Devant l’ampleur de la crise, les provinces demandèrent l’appui du gouvernement fédéral. Les Forces armées canadiennes (FAC) déclenchèrent alors l’Opération RECUPERATION, une intervention domestique d’envergure qui demeura un repère en matière de soutien aux autorités civiles.

Une mise en place rapide, à l’échelle

du pays

Sur le plan militaire, l’enjeu fut immédiat : déployer rapidement des effectifs, structurer le commandement et établir une coordination efficace avec les autorités civiles. L’opération mobilisa environ 15 000 militaires, issus d’un grand nombre d’unités à travers le Canada. Cette masse critique permit aux FAC de se positionner dans plusieurs régions simultanément, d’adapter l’effort selon les besoins locaux et de maintenir un soutien constant, jour et nuit.

Comme dans toute opération, la réussite reposa d’abord sur l’organisation : détermination des priorités, gestion des mouvements, mise en place de liaisons et diffusion d’ordres clairs. Sur un théâtre domestique, la complexité augmenta : les forces durent opérer au cœur de communautés civiles, dans un environnement instable, tout en appuyant directement les services municipaux, les organisations d’urgence et les équipes de rétablissement.

Un véhicule blindé de dépannage (VBD) Taurus, dégageant un pylône électrique effondré, au plus fort de l’Opération RECUPERATION (1998). A Taurus armoured recovery vehicle (ARV) clearing a collapsed power pylon at the height of Operation RECUPERATION (1998).

membres des

Des actions concrètes sur le terrain

Au fil de l’opération, les FAC déployèrent des effectifs dans les secteurs les plus touchés afin d’appuyer les autorités civiles et de rétablir l’accès aux services essentiels. Elles menèrent notamment des opérations de déblaiement pour rouvrir les routes et les voies d’accès, effectuèrent des patrouilles et des visites de résidences pour repérer les personnes vulnérables, participèrent à l’évacuation de citoyens isolés, et soutinrent la mise en place de centres d’hébergement par le transport de matériel, la manutention et la distribution de biens de première nécessité. Elles fournirent également un appui logistique continu aux municipalités pour répondre aux besoins urgents liés au chauffage, à l’approvisionnement et à la mobilité.

Endurance, risque et discipline L'Op RECUPERATION imposa un rythme et des conditions comparables à un déploiement en environnement austère. La glace rendit les déplacements dangereux et chaque intervention comporta des risques : chutes, branches sous tension, structures fragilisées, fils électriques, circulation réduite. Les militaires furent appelés à exécuter des tâches intensives et prolongées, où l’endurance, la sécurité et la discipline firent la différence. Dans plusieurs localités, la mission demeura simple dans sa formulation d’aider, mais complexe dans son exécution, car il a fallu prioriser, se coordonner, opérer en sécurité et tenir le tempo malgré la fatigue et les conditions météorologiques. Au terme de l’Opération RECUPERATION, les FAC soutinrent les autorités civiles et contribuèrent concrètement à sécuriser les communautés touchées. Cette intervention rappela que la préparation opérationnelle se traduisit aussi par une capacité d’agir vite, avec discipline, au service de la population.

Les
FAC intervinrent à plusieurs reprises sur le terrain pour sécuriser des infrastructures essentielles, notamment le réseau électrique, lors de l’Opération. CAF members intervened several times on the ground to secure essential infrastructure, including the power grid, during the Operation.

L'Opération RECUPERATION mobilisa près de 15 000 militaires et constitua le plus vaste déploiement des Forces armées canadiennes au Canada. Operation RECUPERATION mobilized nearly 15,000 military personnel and was the largest deployment of the Canadian Armed Forces in Canada.

PHOTOS : COURTOISIE BIBLIOTHÈQUE ET ARCHIVES CANADA | COURTESY LIBRARY AND ARCHIVES CANADA

OPERATION RECUPERATION (1998)

When the CAF

Carried

the National Effort on their Shoulders

In early January 1998, a series of freezing rainstorms hit eastern Canada and quickly turned everyday life into a national emergency. Impassable roads, fallen trees and power lines, and damaged infrastructure left large areas of Quebec, Ontario, and New Brunswick paralyzed.

In several municipalities, power outages continued, communications became difficult, and access to essential services was compromised. Faced with the magnitude of the crisis, the provinces requested support from the federal government. The Canadian Armed Forces (CAF) then launched Operation RECUPERATION, a major domestic intervention that remains a benchmark in terms of support to civilian authorities.

Rapid Deployment Across the Country

From a military standpoint, the challenge was immediate: to rapidly deploy personnel, structure the command, and establish effective coordination with civilian authorities. The operation mobilized approximately 15,000 military personnel from a large number of units across Canada. This critical mass allowed the CAF to position itself in several regions simultaneously, adapt its efforts to local needs, and maintain constant support, day and night. As in any operation, success depended on first and foremost on organization: setting priorities, managing movements, establishing lines of communication, and issuing clear orders. In a domestic theatre, the complexity increased: forces had to operate in the heart of civilian communities, in an unstable environment, while directly supporting municipal services, emergency organizations, and recovery teams.

Concrete Actions on the Ground

Throughout the operation, the CAF deployed personnel to the most affected areas to support civil authorities and restore access to essential services. In particular, they carried out clearance operations to reopen roads and access routes, conducted patrols and visited homes to identify vulnerable individuals, participated in the evacuation of isolated citizens, and supported the establishment of shelters by transporting equipment and handling and distributing essential supplies. They also provided ongoing logistical support to municipalities to meet urgent needs related to heating, supplies, and mobility.

Endurance, Risk, and Discipline

Op RECUPERATION imposed a pace and conditions comparable to a deployment in a harsh environment. Ice made travel dangerous, and every intervention involved risks: falls, live branches, weakened structures, electrical wires, and reduced traffic. The military was called upon to perform intensive and prolonged tasks, where endurance, safety, and discipline made all the difference. In several communities, the mission remained simple in its formulation to help, but complex in its execution, as it was necessary to prioritize, coordinate, operate safely, and maintain the pace despite fatigue and weather conditions.

At the end of Operation RECUPERATION, the CAF supported civilian authorities and made a concrete contribution secure the affected communities. This intervention served as a reminder that operational readiness also translates into the ability to act quickly and with discipline in the service of the population.

APPEL DE CANDIDATURES

MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

L’engagement personnel fait partie de vos valeurs ? C’est aussi l’une des nôtres.

Siéger au conseil d’administration est une activité enrichissante et gratifiante. Représentez les membres de votre caisse et faites profiter votre coopérative financière de votre expérience tout en contribuant au développement des communautés.

Vous avez de l’intérêt ? Vérifiez d’abord si vous êtes éligible. Vous devez être membre de la caisse depuis au moins 90 jours à la date de l’assemblée générale annuelle et être domicilié, résider ou travailler au Québec.

Pour connaître les autres critères d’éligibilité, consultez la Trousse d’information des personnes candidates et le formulaire d’avis de candidature disponibles à l’adresse suivante : www.desjardins.com/caissedesmilitaires

3 postes en élection

• 3 postes pour des mandats de 3 ans

Profils idéalement recherchés

Afin d’assurer que le CA offre une bonne représentation de nos membres et dans un souci de parité, le conseil d’administration recherche plus particulièrement des personnes avec les attributs et/ou compétences suivantes :

• des personnes ayant des compétences dans le domaine suivant : en droit ;

• des femmes pour atteindre la parité. Les hommes et les personnes non binaires sont également invitées à soumettre leur candidature ;

• des membres appartenant aux groupes d’âge suivants : de 18-34 ans et de 35-49 ans ;

• des personnes représentant les secteurs suivants : Force de réserve, Force régulière en service actif, employé civil de l’équipe de la Défense ou service avec la Marine ;

• des personnes représentant la diversité ethnoculturelle.

Comment poser ma candidature ?

C’est très simple.

Faites parvenir le formulaire d’avis de candidature obligatoire, dûment complété, et votre curriculum vitae (CV), par courriel à : annick.chaine@desjardins.com

La date limite pour déposer votre candidature est le 8 février 2026 à 17 h.

L’assemblée générale annuelle est prévue le 9 avril 2026 à 19 h 30

Pour toute information

Contactez Annick Chainé au 418 844-3787, poste 7155260 ou par courriel à annick.chaine@desjardins.com

Annick Chantal, secrétaire du conseil d’administration

Le Remington 870P : un atout opérationnel à courte portée

Reconnu au sein de nombreuses organisations policières et militaires à travers le monde, le Remington 870P occupe également une place au sein des Forces armées canadiennes. De jauge 12, ce fusil à pompe se distingue par une qualité recherchée en contexte d’instruction et d’emploi spécialisé : la fiabilité.

Conçu et éprouvé au cours des années 1950, le 870 s’est rapidement imposé auprès des chasseurs et tireurs sportifs dès le début des années 1960. Sa réputation s’est ensuite étendue aux milieux policiers, où il a été considéré comme un remplaçant crédible de plateformes plus anciennes devenues moins adaptées aux besoins modernes. Dans le même esprit, les forces armées ont reconnu l’intérêt d’un système robuste, simple d’utilisation et efficace à courte distance.

L’histoire du 870P rappelle que l’évolution des armes de dotation répond souvent à des réalités de terrain. Durant la guerre du Vietnam, l’Armée américaine a notamment mis en évidence le besoin d’une arme performante à courte portée, particulièrement dans des environnements contraignants comme la jungle. Le modèle 870P a alors été introduit comme une option pouvant, selon certains contextes, compléter l’armement individuel habituel.

Dans le contexte militaire canadien, le fusil à pompe s’inscrit avant tout comme un outil spécialisé : une capacité complémentaire mobilisée lorsque la mission requiert une solution simple, fiable et compatible avec

divers types de munitions. Cette adaptabilité contribue à maintenir sa pertinence, malgré l’évolution rapide des équipements et des plateformes.

Simple, robuste et intuitif

Le Remington 870P est un fusil à pompe à répétition, alimenté par un magasin tubulaire. Il permet également d’engager la sûreté sans devoir manœuvrer l’action au préalable — un détail technique jugé pertinent lors de certaines séquences d’emploi et de sécurité.

L’acquisition de la cible se fait de manière instinctive en alignant le regard sur le dessus du canon, ce qui favorise une prise en main rapide.

Parmi ses particularités, on retrouve un ensemble de deux tiges de commande reliant le fût à la culasse par des rails de guidage robustes. Cette conception contribue à un fonctionnement plus régulier et aide à réduire les incidents liés à une action moins fluide. Autrement dit, la plateforme privilégie la constance : une caractéristique recherchée lorsque l’équipement doit fonctionner dans des conditions variables.

Une capacité modulable selon les munitions

L’un des atouts d’un fusil à pompe comme le Remington 870P est sa capacité à accepter différents types de cartouches, selon le rôle recherché. Cette flexibilité permet d’envisager des usages variés, létaux ou à effet réduit dans le respect des règles d’engagement et du contexte.

Types de munitions couramment associés au fusil à pompe :

• Grenaille : munition très courante, composée de nombreuses petites billes (souvent en plomb ou en acier).

• Chevrotine (ex. 00) : bille de plus gros diamètres, offrant un effet différent de la grenaille.

• Balle (slug / « balle rayée ») : projectile unique, généralement plus précis et offrant un pouvoir de pénétration supérieur à la grenaille.

• Projectiles à effet réduit : munitions non létales (ex. sac de plombs, caoutchouc, éponge), utilisées dans des contextes spécifiques et strictement encadrés. La portée et l’effet varient donc selon la munition choisie, ce qui fait du fusil à pompe une plateforme opérationnelle et adaptable.

Un emploi spécialisé au soutien de la mobilité

Dans l’usage militaire, le fusil à pompe est parfois qualifié de «clé universelle». Les pionniers de l’Infanterie légère, les sapeurs du génie de combat et d’autres unités peuvent y recourir pour franchir certains obstacles et appuyer la manœuvre, notamment lors d’opérations offensives en milieu urbain. L’intention demeure la même : le 870P est envisagé comme une capacité complémentaire, associée à des tâches ciblées et visant à répondre à des besoins tactiques dans divers environnements.

Arme performante à courte portée, le Remington 870P est un fusil à pompe à répétition, alimenté par un magasin tubulaire. A short-range performer, the Remington 870P is a pump-action repeating shotgun fed by a tubular magazine.

Fiche technique

Type : fusil à pompe à répétition, magasin tubulaire

Jauge : 12 (cartouches 2 ¾ po / 70 mm)

Longueur du canon : 18 à 18,5 po

Longueur totale : 977 mm

Poids : environ 4 kg (≈ 7,5 lb)

Étranglement : cylindrique amélioré

Cadence pratique : 10 à 15 coups/ minute

LE SAVIEZ-VOUS?

Jauge 12 : ce que signifie le chiffre

Pour les fusils à canon lisse, le «calibre» correspond en fait à une ancienne mesure : la jauge 12 signifie qu’on pouvait historiquement fabriquer 12 billes de plomb (du diamètre du canon) à partir d’une livre de plomb. Plus le nombre est élevé (ex. 20), plus les billes sont petites… et donc plus le diamètre interne du canon est petit.

54e ANNÉE | 54th YEAR • N° 08 Janvier | January 2026

Le journal Adsum est une publication non officielle publiée avec la permission du commandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada. Les opinions et les points de vue exprimés dans ce journal ne sont pas nécessairement ceux du MDN, des FAC et des SBMFC/Personnel des FNP. | The Adsum is an unofficial publication published with the permission of the Commander of the 2nd Canadian Division Support Group. The opinions and views expressed in this newspaper are not necessarily those of DND, the CAF and CFMWS/NPF Personnel.

Des militaires du cours d’opérations urbaines effectuent du franchissement tactique à l’aide de fusils Remington de calibre 12. Soldiers from the urban operations course perform tactical crossing using 12-gauge Remington shotguns.
PHOTO : CPL MORGAN LEBLANC

The Remington 870P: An Operational Asset at Close Range

Recognized by numerous police and military organizations around the world, the Remington 870P also has a place within the Canadian Armed Forces. This 12-gauge pump-action shotgun stands out for a quality that is highly sought after in training and specialized use: reliability.

Designed and tested in the 1950s, the 870 quickly became popular with hunters and sport shooters in the early 1960s. Its reputation then spread to police circles, where it was considered a credible replacement for older platforms that had become less suited to modern needs. In the same vein, the armed forces recognized the value of a robust, easy­to­use system that was effective at short range.

The history of the 870P reminds us that the evolution of service weapons often responds to realities in the field. During the Vietnam War, the US Army highlighted the need for a high­performance short­range weapon, particularly in challenging environments such as the jungle. The 870P model was then introduced as an option that could, in certain contexts, complement the usual individual weaponry.

In the Canadian military context, the pumpaction shotgun is primarily a specialized tool: a complementary capability mobilized when the mission requires a simple, reliable solution that is compatible with various types of ammunition. This adaptability helps to maintain its relevance, despite the rapid evolution of equipment and platforms.

Simple, Robust, and Intuitive

The Remington 870P is a repeating pumpaction shotgun fed by a tubular magazine. It also allows the safety to be engaged without having to first operate the action, a technical detail considered relevant in certain sequences of use and safety. Target acquisition is instinctive, by aligning the eye with the top of the barrel, which promotes quick handling. Among its special features is a set of two control rods connecting the barrel to the breech via sturdy guide rails. This design contributes to a smoother operation and helps reduce incidents related to less fluid action. In other words, the platform favours consistency: a desirable feature when equipment must operate in variable conditions.

Modular capacity Depending on Ammunition

One of the advantages of a pump­action shotgun such as the Remington 870P is its ability to accept different types of cartridges, depending on the intended role. This flexibility allows for a variety of uses, lethal or reduced effect, in accordance with the rules of engagement and the context.

Types of Ammunition Commonly Associated with Pump­Action Shotguns:

• Shot: very common ammunition, consisting of many small pellets (often made of lead or steel).

• Buckshot (e.g., 00): larger diameter pellets, offering a different effect than shot.

• Slug: a single projectile, generally more accurate and offering greater penetration power than shot.

• Reduced-effect projectiles: non­lethal ammunition (e.g., lead bags, rubber, sponge), used in specific and strictly regulated contexts.

The range and effect therefore vary depending on the ammunition chosen, making the pump­action shotgun an operational and adaptable platform.

Specialized Use in support of Mobility

In military use, the pump­action shotgun is sometimes referred to as a “universal key.” Light infantry pioneers, combat engineers, and other units can use it to overcome certain obstacles and support maneuvers, particularly during offensive operations in urban environments. The intention remains the same: the 870P is intended as a complementary capability, associated with targeted tasks and designed to meet tactical needs in a variety of environments.

Un soldat du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment, s’entraîne avec le Remington 870P lors de l’Ex JAGUAR BALISTIQUE, aux champs de tir Trois-Rivières et Austère. A soldier from the 3rd Battalion, Royal 22e Régiment, trains with the Remington 870P during Ex JAGUAR BALISTIQUE at the Trois-Rivières and Austère firing ranges.

Technical Specifications

Type: repeating pump-action shotgun, tubular magazine

Gauge: 12 (2 ¾ in. / 70 mm shells)

Barrel length: 18 to 18.5 in.

Overall length: 977 mm

Weight: approximately 4 kg (≈ 7.5 lb)

Choke: improved cylinder

Practical rate of fire: 10 to 15 rounds/minute

DID YOU KNOW?

Gauge 12: what the number means

For smoothbore shotguns, the “calibre” is actually an old measurement: 12 gauge means that historically, 12 lead balls (the diameter of the barrel) could be made from one pound of lead. The higher the number (e.g., 20), the smaller the balls... and therefore the smaller the internal diameter of the barrel.

PHOTO : CPL MARC­ANDRÉ LECLERC, SECTION IMAGERIE | IMAGERY SECTION, VALCARTIER

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