

GUIDE SCIENCE AZUR
pour les curieux de science



La Côte d’Azur est un territoire que l’on croit connaître.
Pourtant, derrière ses paysages, ses musées, ses jardins, ses îles ou ses villages se cachent des décennies de découvertes scientifiques, d’innovations et de recherches qui contribuent à mieux comprendre notre monde.

Avec ce guide Science Azur, Université Côte d’Azur et les établissements de recherche vous invitent à porter un autre regard sur ce territoire d’exception.
Chaque étape révèle le dialogue fécond entre un patrimoine vivant et les chercheuses et chercheurs qui, dans nos laboratoires, explorent les grandes questions de notre époque : biodiversité, intelligence artificielle, santé, patrimoine, mathématiques, physique, droit, migrations ou encore création.
Sur la Côte d’Azur, la recherche s’ancre dans les territoires, s’inspire de leurs richesses et contribue en retour à les préserver, les expliquer et les faire évoluer. À Grasse, les plantes à parfum deviennent objets de recherche ; à Sophia Antipolis, l’innovation façonne les technologies de demain ; à Nice, Cannes, Antibes scientifiques, artistes, institutions culturelles et acteurs locaux construisent ensemble des connaissances au service de la société.
En proposant un tourisme de découverte scientifique, ce guide illustre l’une des missions essentielles de l’université : rapprocher la science des citoyens.

Car comprendre les recherches menées près de chez soi, c’est aussi mieux saisir les défis auxquels nos sociétés sont confrontées et mesurer combien la connaissance constitue un bien commun.
Je vous souhaite une belle exploration de cette Côte d’Azur où patrimoine, culture et science se rencontrent à chaque étape.
Jeanick Brisswalter Président d’Université Côte d’Azur

SOMMAIRE
Quinze parcours de découverte
#1 - Au coeur de Grasse
#2 - À la découverte de Mouans-Sartoux et Cannes
#3 - Au gré des chemins des Îles de Lérins
#4 - Sur les dolines de Sophia Antipolis
#5 - Dans l’écrin naturel du Cap d’Antibes
#6 - Au milieu de la plaine du Var
#7 - Sur la colline de Fabron à Nice
#8 - Sur la promenade des Anglais
Au centre de Nice
#9 - Au lycée Masséna
#10 - Sous la crypte
#11 - À travers le Muséum
#12 - Sur le campus Valrose
#13 - En haut du mont Gros
#14 - À Villefranche-sur-Mer
#15 - Vers le Moyen-Pays et le Haut-Pays
La création de ce guide s’inscrit dans le cadre du projet SCIENCE AZUR, labellisé Science Avec et Pour la Société par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.

AU COEUR DE GRASSE
Le Musée International de la Parfumerie (MIP) invite à découvrir l’histoire des parfums, des arômes et des odeurs à travers les civilisations. Référence internationale, il met en valeur les savoir-faire du Pays de Grasse dans un parcours mêlant objets patrimoniaux, expériences sensorielles et découvertes scientifiques.
Ses riches collections de plus de 57 000 objets, offrent un regard original sur l’histoire des sociétés humaines. De l’Antiquité à nos jours, explorez les usages religieux, médicinaux, sociaux et esthétiques des parfums.
www.museesdegrasse.com
Musée International de la Parfumerie
2 boulevard du Jeu de Ballon 06130 Grasse
Ouvert au public en semaine et week-end
Entrée payante

Au cœur des plantes à parfum, entre tradition et expérimentation
À Mouans-Sartoux, à quelques kilomètres de Grasse, les Jardins du MIP prolongent l’immersion dans l’art de la fabrication des parfums par une approche tournée vers la recherche et l’expérimentation.
Héritiers des jardins d’essai développés par les industriels grassois dès le début du XXe siècle, ils perpétuent depuis 2010 une tradition de
recherche appliquée autour des plantes à parfum et vous invitent à découvrir les principales plantes cultivées dans la région.
Les Jardins du Musée International de la Parfumerie
979 Chem. des Gourettes 06370 Mouans-Sartoux
Ouvert au public en semaine et week-end
Entrée payante
Des molécules aux fragrances
À Grasse, les plantes à parfum sont aujourd’hui au cœur de recherches menées par le laboratoire de chimie ICN*.
Depuis 2016, l’ICN, le MIP et la fondation L’Occitane ont développé des programmes de recherche sur les plantes à parfum oubliées, dont certaines font l’objet de réintroductions et de nouvelles cultures au sein des Jardins du MIP.
L’ensemble des forces vives de la filière parfum du territoire grassois est aujourd’hui fédéré autour des enjeux de demain grâce à la création d’une chaire partenariale
Patrimoine Arômes, Parfums et Cosmétiques.
Les recherches de l’ICN s’étendent aussi à des domaines de la chimie contemporaine. On y étudie la chimie des substances naturelles issues de la

biodiversité méditerranéenne et utilisées en parfumerie ou en cosmétique, ou encore la chimie des matériaux. En lien avec les sciences de la santé, les chercheuses et chercheurs travaillent sur des molécules bioactives aux propriétés antimicrobiennes et antiinflammatoires.
Au-delà de ces applications, d’autres recherches menées au laboratoire permettent de mieux comprendre les mécanismes fondamentaux de la matière dans l’Univers depuis la formation des premières molécules jusqu’aux conditions qui ont permis l’apparition du vivant sur Terre.
En savoir plus
Engagés depuis des années, les acteurs du territoire grassois se sont associés au sein d’une chaire partenariale Économie Sociale et Solidaire. Ciblant des enjeux d’innovation sociale, elle soutient la recherche appliquée, au service d’un modèle économique plus humain et durable.
Le saviez-vous ?
Le Prix Nobel de littérature Ivan Bounine a séjourné à Grasse durant son exil, après avoir quitté la Russie à la suite de la Révolution de 1917.
Installé sur la Côte d’Azur, il trouve dans les paysages et l’atmosphère de la ville une source d’inspiration pour son œuvre.
C’est à Grasse qu’il rédige plusieurs de ses textes majeurs, dont Les Allées sombres, considéré comme son chef-d’œuvre.
Une statue à son effigie est aujourd’hui visible dans le parc de la Villa Saint-Hilaire, proche de la villa Belvédère où a vécu l’écrivain.
A LA DECOUVERTE DE MOUANS-SARTOUX ET CANNES
Créé en 1990 à Mouans-Sartoux, l’Espace de l’Art Concret (eac.) est un centre d’art contemporain d’intérêt national incontournable. Il abrite la Donation Albers-Honegger, inscrite aux inventaires du Centre national des arts plastiques (Cnap), une collection exceptionnelle de plus de 800 œuvres d’art abstrait, unique en France et classée Trésor national.
L’eac. propose un projet artistique et social fondé sur la rencontre et le dialogue entre l’art concret, la création contemporaine et le public. www.espacedelartconcret.fr
Espace de l’Art Concret Centre d’art contemporain d’intérêt national
Château de Mouans 06370 Mouans-Sartoux
Ouvert au public en semaine et week-end
Entrée payante

Quand l’art dialogue avec la science
Dans ce lieu dédié à l’art concret, l’art et la science se rencontrent autour d’une même démarche : observer, comprendre et expérimenter. Ce mouvement artistique explore notre manière de percevoir les formes, les couleurs et l’espace à travers des œuvres construites selon des principes rationnels.
Inspirés par les mathématiques et la géométrie, les artistes utilisent des formes simples : carré, cercle, ligne. Fidèle à cet héritage, l’Espace de l’Art Concret développe de nombreuses collaborations avec le milieu scientifique, à découvrir autour d’expositions et de rencontres avec les artistes.
Les mathématiques à l’œuvre
Fondé en 1965 à Nice, le laboratoire de mathématiques
LJAD* rend hommage à JeanAlexandre Dieudonné, l’un des plus grands mathématiciens français du XXe siècle et membre du groupe Bourbaki.
Premier doyen de la faculté des sciences de Nice, il installe le laboratoire au rezde-chaussée du Château de Valrose.
Au fil des décennies, le laboratoire a élargi son champ d’action à un large spectre des mathématiques fondamentales et appliquées. Ses équipes développent des recherches de pointe notamment en analyse, géométrie, topologie, probabilités, statistiques. Elles contribuent également à la modélisation de
Le saviez-vous ?
phénomènes complexes en interaction avec la physique, la mécanique des fluides, la biologie, les sciences de l’environnement et l’informatique. Les chercheuses et chercheurs du LJAD explorent aussi bien des questions théoriques que des enjeux contemporains liés à l’analyse des données, à l’intelligence artificielle, à la prévision des risques et à leur gestion.
Aujourd’hui, il est l’un des laboratoires de mathématiques les plus influents en France et bénéficie d’une visibilité internationale importante.
En savoir plus
Le Mathemarium, rattaché au LJAD ouvre ses portes chaque mercredi pour vous faire découvrir les mathématiques autrement, à travers manipulation, jeux et expérimentations.
Le campus universitaire Georges Méliès à Cannes est un pôle de référence des Industries Culturelles et Créatives en Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Il réunit formations, recherches et professionnels de l’audiovisuel pour accompagner les métiers d’avenir du secteur.
Les travaux du laboratoire CTELA s’inscrivent dans une réflexion sur les liens entre arts, savoirs et expériences sensibles. Les chercheuses et chercheurs étudient les relations entre arts et littérature à travers les processus de création, de réception et d’interprétation des œuvres dans des contextes culturels variés. Il rassemble de nombreuses disciplines : littérature française, littératures comparées, études anglophones, architecture, arts du spectacle, esthétique, musicologie et sciences de l’art.

AU GRE DES CHEMINS DES ILES DE LERINS
Les îles de Lérins sont situées au large de Cannes et forment un site naturel et patrimonial remarquable.
L’île Saint-Honorat, au sud, est occupée par une communauté de moines de la congrégation cistercienne de l’Immaculée Conception. Elle est célèbre pour son abbaye, ses vignobles et son ancien monastère fortifié.
L’île Sainte-Marguerite, au nord, est connue pour ses espaces naturels et son Fort Royal, autrefois prison d’ État qui a reçu l’Homme au Masque de fer.
Dans ce cadre historique, l’île Sainte-Marguerite abrite également un lieu de mémoire discret : le cimetière musulman.

Prenez le temps de découvrir ce lieu, témoin d’une page de l’histoire de l’île.
Traversées en navette depuis Cannes
En semaine et week-end Entrée gratuite pour le monastère
La science au service de la mémoire
En contrebas du fort, un chemin étroit traverse pins et pierres sèches jusqu’à une clairière où reposent environ 274 Algériens morts en captivité au XIXe siècle, entre 1842 et 1883.
Il s’agit pour la plupart de prisonniers liés à la conquête de l’Algérie par la France.
Beaucoup de prisonniers sont morts sur l’île car les conditions
de vie étaient particulièrement difficiles.
Leurs tombes sont encore visibles et reconnaissables aux cercles de pierres qui les entourent.
Les recherches menées depuis plusieurs années ont permis de mieux documenter l’identité des défunts et de replacer ce lieu dans l’histoire de la conquête coloniale de l’Algérie.
Des exils d’hier aux migrations d’aujourd’hui
Comprendre ce volet de l’histoire est le travail du laboratoire des migrations humaines URMIS*, installé à Nice et à Paris.
Depuis ses origines niçoises, dans les années 1960, l’URMIS réunit sociologues, anthropologues, historiens, géographes et démographes autour d’une même question : comment les sociétés fabriquent-elles de la différence ? À quelques kilomètres d’ici, la frontière franco-italienne, à Vintimille et dans la vallée de la Roya, offre un terrain d’observation privilégié. Les scientifiques y étudient comment se durcissent les contrôles aux frontières et leurs effets sur les personnes en migration, mais aussi la manière dont des habitants se mobilisent pour les accueillir et leur venir en aide. Plus largement, les recherches montrent comment les restrictions à la mobilité poussent les personnes
Le saviez-vous ?
migrantes vers des routes toujours plus dangereuses, notamment au péril de leur vie en Méditerranée.
L’essentiel se joue aussi dans le regard porté sur l’« Autre ». Les chercheuses et chercheurs montrent que les frontières entre un « nous » et un « eux » — tracées selon l’origine, la religion ou la couleur de peau — ne sont jamais naturelles : elles se construisent, se transforment et parfois se contestent. Comment naissent le racisme et les discriminations ? Pourquoi certaines différences deviennent-elles des motifs d’exclusion ? Autant de questions qui résonnent jusque sur cette île, où reposent des hommes exilés loin de chez eux.
En savoir plus
Le projet SCIENCE AZUR valorise l’expertise des chercheuses et chercheurs, notamment contre la circulation des fausses informations.
Retrouvez leurs éclairages sur scienceazur.univ-cotedazur.fr, par exemple sur les liens entre changement climatique et migrations.
Sur l’île Sainte-Marguerite, le Méditerranoscope, animé par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) des îles de Lérins et Pays d’Azur, permet de découvrir la biodiversité de la Méditerranée grâce à ses aquariums. On y observe de près la vie marine locale : poissons des îles, herbiers de posidonies et écosystèmes fragiles. Une visite à ne pas manquer pour découvrir les richesses de la Méditerranée !
Ouvert au public en semaine et en week-end, entrée gratuite. www.cpieazur.fr

SUR LES DOLINES DE SOPHIA ANTIPOLIS
Créée à l’initiative de l’ingénieur des Mines, Pierre Laffitte, la technopole Sophia Antipolis est construite dès 1969 d’après un concept fort de « fertilisation croisée » entre les chercheuses et chercheurs du monde entier, les ingénieurs, les enseignants et les leaders industriels au sein d’une cité qui serait dédiée à l’innovation.
Implantée sur 2 400 hectares entre Antibes, Biot et Valbonne, elle devient rapidement un pôle d’excellence accueillant de grands groupes, des laboratoires et des écoles prestigieuses.
Première technopole d’Europe, elle accueille aujourd’hui 2 500 entreprises et plus de 40 000 employés.
www.sophia-antipolis.fr
MINES PARIS - PSL
1 rue Claude Daunesse 06560 Valbonne Événements culturels, conférences et visites guidées organisés toute l’année.
La science à l’ombre du Soleil

Dès 1976, Mines Paris-PSL figure parmi les premiers acteurs scientifiques à s’installer à Sophia Antipolis.
Parmi ses unités de recherche, le laboratoire de sciences des matériaux, le CEMEF*, étudie les procédés de transformation et de mise en forme des matériaux.
Le laboratoire de mathématiques appliquées, le CMA*, développe quant à lui des travaux sur la modélisation, l’optimisation et les enjeux de transition énergétique.
L’entrée du site réserve une surprise singulière : le cadran solaire de l’Équinoxe conçu en 1980 par Jean Salins.
Cette œuvre technique en inox joue avec la lumière et les ombres pour révéler, lors des équinoxes et des solstices, les mots correspondants.
Quatre fois par an, le phénomène se produit, offrant une lecture du temps et du rythme des saisons !
Un territoire d’innovation scientifique
La technopole de Sophia Antipolis s’est ainsi rapidement imposée comme un pôle majeur de recherche en sciences et technologies du numérique, attirant dès ses débuts des organismes de référence.
Implanté dans la technopole dès 1982 par le CNRS, le laboratoire de physique des matériaux CRHEA* explore les matériaux avancés et développe leur fabrication pour les nanotechnologies.
Dès 1983, Inria s’implante sur la technopole. Le centre Inria d’Université Côte d’Azur occupe une place centrale dans la recherche en sciences et technologies du numérique : intelligence artificielle, science des données, robotique, cybersécurité.... Dans cet écosystème, Inria a contribué, dès les années 1980, aux premières connexions internet entre la France et les États-Unis, une avancée majeure dans l’histoire d’Internet en Europe… et une fierté scientifique !
Le laboratoire d’informatique I3S*, créé en 1989, est également un pilier historique du site de Sophia Antipolis. Ce laboratoire fédère les recherches en sciences et technologies de l’information et de la communication et couvre un large spectre allant de l’intelligence artificielle et de la robotique jusqu’aux systèmes embarqués.
Au laboratoire d’électronique LEAT*, les activités de recherche sont menées sur les télécommunications, les réseaux et les objets connectés.
Le campus SophiaTech d’Université Côte d’Azur fait dialoguer formation, recherche et innovation autour des sciences du numérique et de l’Intelligence Artificielle, notamment à travers son institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle, le 3IA Côte d’Azur.
En savoir plus
Rendez-vous à Terra Numerica, chaque premier samedi du mois, pour découvrir les sciences du numérique à travers des ateliers ouverts à tous. Une initiative du CNRS, d’Inria et d’Université Côte d’Azur.

Le saviez-vous ?
La Maison de l’Intelligence Artificielle propose aujourd’hui de sensibiliser les habitants des Alpes-Maritimes à l’Intelligence artificielle à travers des ateliers et de les accompagner dans leurs usages. www.maison-intelligence-artificielle.com
* CEMEF : Centre de Mise en Forme des Matériaux (Mines Paris PSL)
* CMA : Centre de Mathématiques Appliquées (Mines Paris PSL)
* CRHEA : Centre de recherches sur l’HétéroÉpitaxie et ses Applications (Université Côte d’Azur, CNRS)
* I3S : Laboratoire d’Informatique, Signaux et Systèmes de Sophia Antipolis (Université Côte d’Azur, CNRS)
* LEAT : Laboratoire d’Électronique, Antennes et Télécommunications (Université Côte d’Azur, CNRS)
DANS L’ECRIN NATUREL DU CAP D’ANTIBES
Installée au XIXe siècle sur le Cap d’Antibes, la Villa Thuret abrite l’un des plus remarquables jardins botaniques de la Côte d’Azur.
Les visiteurs viennent y admirer près d’un millier d’espèces d’arbres et arbustes.
Depuis 1946, le site est géré par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE).
Jardin botanique de la Villa Thuret
90 Chem. Gustave Raymond, 06160 Antibes
Ouvert au public en semaine
Entrée gratuite

Un jardin dédié à la recherche
Dès 1857, Gustave Thuret a conçu ce jardin comme un haut lieu de la recherche et les activités scientifiques ont perduré après sa mort en 1875 et l’acquisition du domaine par l’État.
Aux XIXe et XXe siècles, des avancées majeures ont été faites au jardin telles qu’en botanique, la notion du concept d’évolution et des prémices de la génétique par Charles Naudin, successeur de
Gustave Thuret, directeur de la Villa Thuret de 1878 à 1899.
D’autres faits scientifiques marquants sont directement liés au site : Georges Poirault, directeur jusqu’en 1936, a initié la lutte biologique en France.
Suivront des travaux pionniers en France en génétique, cytologie, amélioration génétique des plantes ornementales et à parfum et la découverte des élicitines.
Préserver les écosystèmes et les agrosystèmes
Le site a été un des moteurs essentiels du développement de la filière horticole azuréenne.
Les activités de recherche menées à la Villa Thuret ont ainsi façonné le paysage urbain iconique de la Côte d’Azur avec l’introduction et l’acclimatation de nombreuses espèces ornementales tels que les palmiers et les eucalyptus.
Les activités de la Villa Thuret menées aujourd’hui sont les expérimentations dans le jardin, la valorisation scientifique des collections vivantes et non-vivantes, l’accompagnement des politiques publiques sur les espèces adaptées au changement global.
En savoir plus
En 2004, les laboratoires de pathologie végétale d’INRAE présents sur le Cap d’Antibes ont déménagé à Sophia Antipolis.
Aujourd’hui le laboratoire en santé des plantes, ISA*, étudie les interactions entre les plantes, les insectes et les microorganismes afin de mieux comprendre le fonctionnement des agrosystèmes.
Les objectifs de recherche du laboratoire ISA sont le développement de stratégies innovantes de protection des plantes telles que le biocontrôle, la lutte biologique et la résistance des plantes, afin de permettre une agriculture plus respectueuse de l’environnement et de la santé humaine.
Le laboratoire ISA travaille sur les mécanismes moléculaires, cellulaires et physiologiques d’interaction entre la plante et divers organismes, ravageurs ou symbiotiques.
Les recherches concernent les bases moléculaires de la reconnaissance et du dialogue entre organismes.
Elles se focalisent sur les processus qui contribuent à établir, à maintenir ou à empêcher les relations entre la plante et ces organismes.
A visiter pendant la Fête de la Science !
Le saviez-vous ?
Après la disparition de Gustave Thuret, sa belle-sœur, Louise Fould, en 1877, fait une donation à l’État afin que celui-ci puisse acquérir la Villa Thuret et son jardin.
Elle pose des conditions essentielles : qu’à perpétuité, le domaine conserve, son nom et sa vocation scientifique, et soit rattaché à un établissement d’enseignement supérieur.
Grâce à cette décision visionnaire, la Villa Thuret est demeurée un haut lieu de recherche.

AU MILIEU DE LA PLAINE DU VAR
Installé dès 2014 au cœur du stade Allianz Riviera à Nice, le Musée National du Sport, labellisé musée de France, abrite l’une des plus importantes collections sportives au monde, avec plus de 45 000 objets et 400 000 documents retraçant 500 ans d’histoire du sport.
À travers un parcours immersif, il retrace cette histoire grâce à des objets rares, des archives, des mises en scène sonores et des jeux.
Revivez les grands moments sportifs et leurs émotions, de l’effort à la victoire, des sports populaires aux disciplines plus confidentielles.
Musée National du Sport
6 Allée Camille Muffat Stade Allianz-Riviera 06200 Nice
Ouvert au public en semaine et week-end Entrée payante

Repousser les limites du corps par la science
Le Musée National du Sport met en lumière les liens étroits entre sport et recherche scientifique. À travers ses expositions, il permet de comprendre comment les innovations textiles, la biomécanique du mouvement, les données et la psychologie du sport transforment les entrainements et améliorent
les performances. Aujourd’hui, la science permet une approche plus personnalisée et contribue ainsi à repousser les limites des performances sportives de chacun. Les recherches sur la motricité humaine sont menées à Nice par des chercheuses et chercheurs du laboratoire LAMHESS*.
Sport, santé et performance
Les recherches menées à Nice au sein du laboratoire des sciences du sport, le LAMHESS*, jouent un rôle central dans la compréhension du fonctionnement humain et de ses capacités d’adaptation à l’effort.
Le laboratoire étudie la motricité humaine à différentes échelles, depuis la coordination des gestes jusqu’aux réponses physiologiques à l’exercice.
Il mobilise des outils d’analyse du mouvement, de mesure de la performance et de suivi de l’activité physique afin de comprendre comment le corps s’adapte, progresse ou se fatigue.
Les recherches du laboratoire portent notamment sur la prévention des blessures,
l’optimisation de la performance sportive et l’accompagnement de l’activité physique pour la santé, que ce soit chez les sportifs, les patients en rééducation ou les publics vieillissants.
Le LAMHESS s’intéresse également aux effets de l’activité physique sur la qualité de vie, le vieillissement et la prévention de certaines maladies chroniques.
En associant sciences du mouvement, physiologie, biomécanique et santé, le laboratoire contribue à faire progresser les connaissances sur le corps humain et à accompagner les évolutions des pratiques sportives et de l’activité physique pour tous.

Le
saviez-vous ?
Le laboratoire de recherche en physique fondamentale et appliquée INPHYNI* s’est implanté récemment dans la plaine du Var. La recherche fondamentale côtoie des applications concrètes pour mieux comprendre le monde qui nous entoure.
Les thèmes de recherche abordés sont aussi variés que l’optique, la photonique, la physique quantique, la fluidique et les matériaux complexes ou encore la physique non-linéaire.
Par exemple, les chercheuses et chercheurs d’INPHYNI exploitent les propriétés quantiques de la lumière pour mesurer plus précisément la taille des étoiles, pour sécuriser d’une manière absolue les télécommunications ou encore accélérer les calculs de haute performance.
SUR LA COLLINE DE FABRON, A NICE
Située sur la colline de Magnan, face à la baie des Anges, la Villa Les Passiflores de la fin du XIXe siècle, classée aujourd’hui au titre des monuments historiques, a été léguée à la Ville de Nice en 1921 par l’antiquaire Godefroy Brauer, à la condition d’être dédiée à une mission d’intérêt public. Cette vocation perdure encore aujourd’hui. Intégrée au campus Trotabas, berceau de l’enseignement juridique et des sciences politiques à Nice, la villa accueille soutenances de thèses, colloques, rencontres scientifiques et académiques.
En savoir plus
Villa Les Passiflores
Av. Doyen Louis Trotabas 06000 Nice
Au printemps 68, Marc Chagall a réalisé la grande mosaïque Le Message d’Ulysse de la Salle des Pas Perdus du campus. Il en a fait cadeau « à la jeunesse » après avoir reçu des mains de Louis Trotabas l’essai de Gabriel Audisio intitulé Ulysse ou l’intelligence. Composée de 200 000 pièces, elle est dédiée aux étudiants.

De la belle époque à la vie universitaire
Louis Trotabas (1898-1980), juriste et figure incontournable de l’histoire universitaire niçoise, a fondé en 1934 l’Institut d’Études Juridiques de Nice. Son ambition était simple : permettre aux étudiants de se former au droit sans quitter la Côte d’Azur.
Lorsque la Villa Les Passiflores accueille l’institut en 1938,
Visite à l’occasion des journées européennes du patrimoine Entrée gratuite elle devient le théâtre de cette aventure académique naissante.
Derrière ses façades Belle Époque, se construit alors un projet universitaire appelé à s’étendre. Il aboutira, quelques décennies plus tard, à la création de la Faculté de droit en 1962 puis de l’Université de Nice en 1965.
Le droit entre innovation et mutation
Les recherches en droit sur les territoires niçois et azuréens s’organisent.
Le laboratoire de droit public et privé CERDP* développe des recherches fondamentales et appliquées en mettant l’accent sur les procédures civiles, pénales et administratives, ainsi que sur l’évolution des systèmes de justice et l’accès au droit.
Le laboratoire de droit international LADIE* s’intéresse aux dynamiques du droit dans un contexte globalisé, en étudiant le droit international public, le droit de la Mer, le droit de l’Union européenne et les relations entre systèmes juridiques.
C’est au sein de l’Institut de la Paix et du Développement que l’engagement et la contribution d’Université Côte d’Azur dans
développement et de leurs interactions se réalisent.
Le laboratoire de science politique ERMES* étudie l’évolution des formes de gouvernance, les transformations des collectivités territoriales, les pratiques du pouvoir ou encore les manières dont les institutions et les citoyens se représentent la société et leur place en son sein.
Le laboratoire de droit CERDACFF* est spécialisé dans l’étude du droit public et du rôle de l’État face aux mutations contemporaines. Ses recherches portent sur des sujets très concrets qui touchent l’action publique : sécurité, souveraineté, justice administrative, fiscalité, citoyenneté, laïcité, inclusion ou encore transformation numérique des administrations.

Le saviez-vous ?
À l’angle du boulevard Raimbaldi et de la rue Lepante, la fresque de 12 m « Fier d’être Nissart » met à l’honneur des personnalités qui ont marqué l’histoire de la ville de Nice. Réalisée en trompel’œil en 2024 par l’artiste Patrick Commecy, elle représente de nombreuses figures locales. Parmi elles figurent Simone Veil et René Cassin, deux grandes figures du droit dont l’héritage continue de résonner à Nice et au-delà.
* CERDP : Centre d’Études et de Recherche en Droit des Procédures (Université Côte d’Azur)
* LADIE : Laboratoire de Droit International et Européen (Université Côte d’Azur)
* ERMES : Équipe de Recherche sur les Mutations de l’Europe et de ses Sociétés (Université Côte d’Azur)
* CERDACFF : Centre d'Études et de Recherche en Droit Administratif, Constitutionnel, Financier et Fiscal (Université Côte d’Azur)
SUR LA PROMENADE DES ANGLAIS
Le Centre Universitaire Méditerranéen (CUM) est l’un des lieux culturels emblématiques de Nice. Installé depuis 1933 dans un palais de la Promenade des Anglais, il a été pensé par Paul Valéry comme un espace de diffusion des savoirs et de dialogue entre les disciplines. Son amphithéâtre, rénové par l’architecte et Grand Prix de Rome Roger Séassal, accueille encore aujourd’hui de grandes conférences et débats en lien avec les grandes questions de société.
Profitez d’une programmation annuelle de conférences et de rencontres tout au long de l’année.
Centre Universitaire Méditerranéen
65 Promenade des Anglais 06000 Nice
Ouvert en semaine

Le CUM, un projet méditerranéen
Dès 1933, Paul Valéry est nommé premier administrateur du CUM. Académicien, écrivain, poète et penseur, il est une figure majeure de la vie intellectuelle du XXe siècle.
Il définit les principes du Centre en appelant à en faire « …le lieu d’élaboration d’une connaissance méditerranéenne, le point
où se forme une conscience de plus en plus nette et complète de la fonction de cette mer privilégiée dans le développement des idéaux et des ressources de l’homme. »
L’inscription en latin DOMINABITVR A MARI VSQVE AD MARE, « Qu’il domine d’une mer à l’autre mer », figure sur sa façade.
L’héritage des idées : penser et comprendre l’humain
L’héritage intellectuel de Paul Valéry trouve aujourd’hui un écho particulier dans les recherches de deux laboratoires niçois qui prolongent chacun à leur manière les grandes interrogations sur la connaissance et l’esprit humain.
Le laboratoire de philosophie CRHI* étudie la formation, la circulation et la transformation des systèmes de pensée à travers l’histoire. En croisant philosophie, histoire et sciences sociales, les chercheuses et chercheurs analysent la manière dont les idées naissent, évoluent, structurent les sociétés et influencent les représentations du monde. Les recherches du laboratoire s’organisent autour de 4 axes : l’État et la justice sociale, les questions d’être
et de phénomène, l’éthique et la politique des nouvelles technologies et enfin un axe consacré à l’épistémologie des savoirs et à l’histoire des sciences et des techniques.
Le laboratoire LAPCOS* s’intéresse à la fois à la psychologie sociale et à la psychologie du travail, et aussi à la psychologie cognitive et comportementale.
Les chercheuses et les chercheurs étudient des domaines variés tels que les comportements coopératifs, les stéréotypes, la mémoire, les interactions hommemachine, les phénomènes religieux, les processus identitaires, la justice organisationnelle ou encore la perception de l’avenir.
En savoir plus
La Promenade des Anglais fait partie du site « Nice, ville de la villégiature d’hiver de Riviera », inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2021. Pour en savoir plus sur cette distinction, rendez-vous au Centre du Patrimoine Mondial de Nice, situé sur la Promenade des Anglais.
Le saviez-vous ?

* CRHI : Centre de Recherches en Histoire des Idées (Université Côte d’Azur) * LAPCOS : Laboratoire d’Anthropologie et de Psychologie Cliniques, Cognitives et Sociales (Université Côte d’Azur)
CMMC : Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine (Université Côte d’Azur)
AU CENTRE DE NICE, AU LYCEE MASSENA
Face à la Promenade du Paillon, le lycée Masséna se distingue par la façade de son ancien palais du XIXe siècle.
Établissement emblématique de la ville de Nice, il est désormais classé monuments historiques pour sa valeur architecturale unique.
Non ouvert au public, le bâtiment se laisse admirer depuis l’extérieur.
Sur le cadran de la tour de l’horloge, symbole du lycée, est inscrite la devise du lycée « Horas ne numerem nisi serenas » : Je souhaite ne compter que les heures heureuses.
Ouvert en 1812, et alors seul lycée du département, il a formé des générations d’élèves parmi lesquels figurent des personnalités appelées à marquer durablement les domaines intellectuels, scientifiques et artistiques.
En savoir plus
Romain Gary a été élève au lycée Masséna.
Devenu l’un des grands auteurs du XXe siècle, il est aussi le seul écrivain à avoir reçu deux fois le prix Goncourt : en 1956, sous son nom, puis en 1975 sous le pseudonyme d’Émile Ajar,

Parmi les figures qui lui sont liées, Paul Montel, grand mathématicien niçois, a étudié sur les bancs du lycée fin XIXe siècle.
Jules Romains, quant à lui, y a enseigné la philosophie entre 1917 et 1919. Écrivain et dramaturge, il développe à Nice une partie de son œuvre et rédige notamment le tome XVIII de la série Les Hommes de bonne volonté.
Yves Klein, célèbre pour son iconique « Bleu Klein », a été en 1937 élève à Masséna. Quelques décennies plus tard, Jean-Marie Gustave Le Clézio devient élève de l’établissement. L’écrivain, lauréat du prix Nobel de littérature en 2008, a d’ailleurs souvent évoqué l’influence de Nice et de la Méditerranée dans son œuvre.
De la pensée à la création artistique
Ces parcours littéraires trouvent aujourd’hui un prolongement dans les recherches du laboratoire de littérature LIRCES*, du laboratoire de sciences du langage BCL* et du laboratoire de communication SIC.LAB*.
Les chercheuses et chercheurs du laboratoire de littérature LIRCES* étudient la manière dont les récits, les œuvres et les représentations culturelles façonnent notre compréhension du monde et influencent nos sociétés. Les chercheuses et chercheurs s’intéressent aux récits présents dans les livres, les films, les séries, les jeux vidéo, les réseaux sociaux, mais aussi dans les médias, la politique ou encore la santé, afin de mieux comprendre leur rôle dans notre vie quotidienne.
Le laboratoire BCL réunit linguistes et psychologues autour d’une même question : comment fonctionne le langage, du cerveau jusqu’aux
Le saviez-vous ?
À une époque où les horloges installées dans les espaces publics n’étaient pas encore parfaitement synchronisées, l’heure pouvait varier de plusieurs minutes d’un point à l’autre de la ville.
Pour y remédier, un cadran solaire fut installé en 1866 sur la façade sud de l’Opéra de Nice, grâce au mécène britannique Sir Thomas Coventry.
Plus qu’un élément décoratif, il indiquait l’heure solaire exacte, devenant un repère précieux pour harmoniser le temps au cœur de la ville.
mots que nous utilisons. Leurs recherches portent à la fois sur le fonctionnement du langage dans le cerveau, sur les règles des langues (sons, mots, grammaire) et sur la manière dont nous parlons et écrivons dans la vie quotidienne. Pour cela, les chercheuses et chercheurs s’appuient sur des corpus, c’est-à-dire de grands ensembles de textes et de données, ainsi que sur des expériences et des enquêtes. Ils utilisent aussi des outils numériques pour analyser les langues, créer des bases de données et développer des logiciels spécialisés.
Le laboratoire SIC.LAB* étudie des questions fondamentales liées à la circulation de l’information, aux différentes formes de médiation, aux technologies de l’information et de la communication spécialisé dans l’étude des médias, du numérique et des pratiques communicationnelles.

AU CENTRE DE NICE, SOUS LA CRYPTE
Située sous les places Jacques Toja et Garibaldi, la crypte archéologique de Nice conserve les vestiges de la ville ancienne des époques médiévales et moderne. Elle permet de lire, sous la ville actuelle, plusieurs siècles d’histoire à travers les traces des fortifications de la cité historique. Mise au jour en 2006 à l’occasion des fouilles archéologiques pour l’aménagement de la ligne 1 du tramway, la crypte est l’une des plus vastes de France, avec environ 2 000 m², juste après celle du Louvre à Paris.
www.nice.fr/lieux/la-crypte
La crypte
1 place Jacques Toja 06300 Nice
Ouvert au public en semaine et week-end Entrée payante

Un site patrimonial au cœur de la recherche
La crypte archéologique de Nice est un site patrimonial géré par le service Ville d’art et d’histoire de la Ville de Nice.
Des fouilles sont régulièrement menées sur la Côte d’Azur par le service d’Archéologie Nice Côte d’Azur, en collaboration avec des chercheuses et chercheurs du laboratoire CEPAM*, dans le cadre de programmes d’archéologie urbaine. Ces travaux permettent de mieux
comprendre l’évolution des sociétés méditerranéennes, leurs modes de vie, leurs échanges et la transformation des espaces urbains au fil des siècles.
Ces recherches s’inscrivent dans des réflexions plus larges sur l’histoire des territoires, l’évolution des villes et les interactions entre les sociétés humaines et leur environnement.
Sur les traces du passé en Méditerranée
Le laboratoire CEPAM* est un laboratoire spécialisé en archéologie, histoire et anthropologie des sociétés anciennes. Il étudie le fonctionnement des sociétés du passé et leurs relations à l’environnement sur le temps long, de la Préhistoire au Moyen Âge, en mobilisant des approches complémentaires qui s’étendent des biomarqueurs moléculaires aux textes anciens, en passant par les archives biologiques, géologiques et culturelles, les représentations figurées et les monuments.
Ses recherches couvrent un large spectre géographique avec un ancrage fort en
Méditerranée et portent sur des thématiques variées : organisation des sociétés anciennes, évolutions des techniques, circulation des populations et transformations des paysages.
Le CEPAM accorde une place importante aux nouvelles méthodes scientifiques comme l’archéométrie, l’imagerie, la modélisation 3D, l’IA ou les mathématiques appliquées. Elles offrent l’opportunité d’acquérir de nouvelles données et de renouveler les recherches sur les corpus existants.
En savoir plus
Au pied du mont Boron à Nice, découvrez la grotte du Lazaret, un site préhistorique exceptionnel occupé il y a environ 120 000 à 190 000 ans. On y a retrouvé des outils, des foyers et des restes d’animaux, témoignant de la vie des premiers groupes humains.

Le saviez-vous ?
Le site de Terra Amata découvert lors de travaux de terrassement en vue de la construction d’un immeuble est aujourd’hui un musée de la Préhistoire. Ce site de fouilles a livré des traces de foyers maîtrisés par des groupes humains préhistoriques parmi les plus anciens d’Europe, ainsi que des vestiges d’habitat en plein air datant de près de 400 000 ans. Ces découvertes ont profondément renouvelé la compréhension des modes de vie des premiers habitants de la région niçoise, en montrant leur capacité à utiliser le feu, à organiser des espaces de vie et à s’adapter à leur environnement.
AU CENTRE DE NICE, A TRAVERS LE MUSEUM
Le Muséum d’histoire naturelle de Nice est le plus ancien musée municipal de la ville. Ouvert en 1846 dans la vieille ville, il s’installe définitivement en 1863 à son emplacement actuel.
Museum d’histoire naturelle de Nice
60 bis bd Risso, 06300 Nice
Ouvert au public en semaine et weekend
Entrée payante
Il est issu des collections de plusieurs naturalistes niçois, parmi lesquels Jean-Baptiste Vérany, spécialiste des céphalopodes, Jean-Baptiste Barla, reconnu pour ses travaux sur la flore et les champignons de la région et Vincent Fossat, peintre qui aide Barla à constituer une collection de plusieurs milliers de moulages de champignons et d’un herbier de 1000 poissons.
Aujourd’hui le Muséum présente une partie de ses collections au public dans ses expositions et lors d’événements. www.mhnnice.org

Au cœur de la biodiversité méditerranéenne
Avec près d’un million de spécimens, les collections du Muséum constituent un centre de ressources et un outil majeur pour la recherche scientifique.
Elles sont alimentées et enrichies depuis près de 200 ans par un travail quotidien d’échantillonnage et d’identification réalisé au sein même du Muséum.
Ces collections permettent aux chercheuses et chercheurs de comprendre et de documenter
la diversité et l’évolution du vivant. Labellisé musée de France, le Museum d’histoire naturelle de Nice demeure un centre de conservation essentiel pour la connaissance du vivant.
Le Muséum collabore étroitement avec les chercheuses et chercheurs experts de la biodiversité marine benthique littorale de Méditerranée, tout particulièrement à Nice.
Vers une gestion durable des écosystèmes marins
Le laboratoire de biologie marine ECOSEAS* possède des expertises en taxonomie de la flore et de la faune. L’écologie fonctionnelle des écosystèmes, l’écotoxicologie et le développement de nouvelles technologies de suivi de biodiversité sont aussi des expertises du laboratoire.
Les chercheuses et les chercheurs étudient les interactions entre les sociétés humaines et les écosystèmes, avec un focus particulier sur les milieux méditerranéens et alpins.
Ils analysent la biodiversité à différentes échelles, depuis les espèces jusqu’aux paysages, afin de comprendre les dynamiques de transformation des milieux marins sous l’effet des activités humaines, du
changement climatique et des pressions environnementales.
Les chercheuses et chercheurs travaillent notamment sur le suivi des espèces, l’évolution des habitats, la conservation de la biodiversité et la restauration écologique. Ils s’appuient sur des données de terrain et des outils numériques pour reconstituer les trajectoires écologiques sur le long terme.
ECOSEAS contribue également à l’aide à la décision publique en matière de gestion des espaces naturels, de protection des espèces et d’aménagement durable des territoires, notamment pour la mise en œuvre de la nouvelle aire marine protégée (AMP) en baie des Anges.
En savoir plus
L’association Les Petits Débrouillards sensibilise petits et grands aux sciences. Ils ont notamment réalisé, en partenariat avec l’IRD, une exposition interactive et itinérante « Notre mer Méditerranée » pour sensibiliser à la protection de la mer.
Le saviez-vous ?
Sur le port de Nice, le Centre de Découverte Mer et Montagne mène depuis 1991 des actions de sensibilisation à la biodiversité méditerranéenne et aux enjeux environnementaux. ll propose de découvrir le monde marin à travers des échanges avec des médiateurs scientifiques, des observations d’espèces et des activités ludiques et pédagogiques.
Venez découvrir le monde marin dans la salle Vincent Fossat, tous les mercredis aprèsmidi, à travers échanges, observations et jeux.
Entrée gratuite. www.mermontagne.org

SUR LE CAMPUS VALROSE
Ancienne demeure aristocratique, le campus Valrose est le site universitaire le plus emblématique de Nice. Installé au cœur d’un vaste parc de 10 hectares, il s’organise autour du Château de Valrose, joyau architectural du XIXe siècle construit par le banquier russe Paul von Derwies.
Transformé en campus au XXe siècle, il est aujourd’hui le siège d’Université Côte d’Azur et un lieu central de la vie universitaire niçoise. Classé monument historique, le Domaine Valrose est l’un des sites majeurs de la Ville de Nice inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Châteaux, isba, sculptures, anciennes écuries et parc racontent l’histoire singulière de ce lieu d’exception. https://univ-cotedazur.fr
Université Côte d’Azur
Campus Valrose
28 av Valrose
06100 Nice
Visites payantes sur réservation

Un campus emblématique
Le parc Valrose abrite de nombreux laboratoires de recherche, faisant du campus un lieu où production des connaissances et enseignement se côtoient au quotidien.
Dans les universités, les enseignements sont réalisés par des enseignantes-chercheuses et des enseignants-chercheurs qui sont ainsi à la fois produc-
teurs de connaissances et passeurs des savoirs de la licence au doctorat.
Parmi les laboratoires figurent l’Institut de Chimie de Nice, le Laboratoire JeanAlexandre Dieudonné pour les mathématiques, le Laboratoire Joseph-Louis Lagrange pour l’astrophysique, le laboratoire ECOSEAS et enfin l’Institut de Biologie Valrose.
La santé au cœur des recherches niçoises
Situé sur le campus Valrose, le laboratoire de biologie iBV* étudie les mécanismes fondamentaux du vivant, de la cellule aux organismes.
Ses travaux de recherche en biologie cellulaire, génétique et en biologie du développement permettent de mieux comprendre le fonctionnement du vivant et les processus impliqués dans certaines maladies.
D’autres grands instituts de recherche en santé sont implantés sur notre territoire.
Le laboratoire de biologie C3M*, implanté à l’Archet, étudie les mécanismes du métabolisme et les maladies chroniques, comme le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires. Ses équipes travaillent à mieux comprendre ces pathologies afin de développer de nouvelles approches thérapeutiques.
Le laboratoire de biologie
IRCAN*, situé à l‘hôpital Pasteur, cherche à comprendre les mécanismes biologiques, unissant le vieillissement et les cancers, avec une attention
particulière portée au rôle joué par le stress, qu’il soit lié à l’environnement ou au mode de vie.
Le laboratoire de biologie
LP2M*, situé à l’hôpital Pasteur, s’appuie sur des approches biochimiques, moléculaires et cellulaires pour développer des applications cliniques à fort potentiel de transfert pour les maladies inflammatoires chroniques, l’ostéoporose, les troubles neurologiques et cardiovasculaires, l’ischémie, la transplantation et le rejet de greffe.
Sur le site de Sophia Antipolis, le laboratoire de biologie IPMC* développe des recherches sur l’origine de nombreuses pathologies. Biologistes, chimistes, pharmacologues et médecins contribuent au développement et à l’évaluation de nouveaux diagnostics et traitements, notamment contre le cancer, l’épilepsie et les maladies métaboliques, rénales, neurovasculaires et neurodégénératives.
En savoir plus
Ne manquez pas la vidéo ÉchoScientifique avec Jacques Barik, enseignant-chercheur à l’IPMC*, et le youtubeur Dans Ton Corps, pour explorer les mécanismes de l’addiction.
Le saviez-vous ?
En plein cœur de Nice, un monument rend hommage aux soignants. Le scientifique Albert Calmette, co-inventeur du vaccin BCG, n’y apparaît qu’en médaillon, rappelant que la science agit souvent dans la discrétion mais avec un impact durable.
Ce vaccin, destiné à protéger contre la tuberculose, une maladie infectieuse touchant les poumons, a permis de sauver des dizaines de millions de vies dans le monde.

* iBV : Institut de Biologie Valrose (Université Côte d’Azur, CNRS, Inserm)
* C3M : Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire (Université Côte d’Azur, Inserm)
* IRCAN : Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement (Université Côte d’Azur, CNRS, Inserm)
* LP2M : Laboratoire de Physiomédecine Moléculaire (Université Côte d’Azur, CNRS)
* IPMC : Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (Université Côte d’Azur, CNRS, Inserm)
EN HAUT DU MONT GROS
Perché sur les hauteurs de Nice, au mont Gros, l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA) est un lieu consacré aux sciences de la Terre et de l’Univers.
La grande coupole de l’Observatoire a été conçue par l’architecte Charles Garnier et les travaux ont commencé en 1881.
L’abri de la grande lunette équatoriale est réalisé avec l’aide de l’ingénieur
Gustave Eiffel, constructeur d’une coupole cylindro-sphérique en charpente métallique qui, pour faciliter la rotation, reposait dans une cuve circulaire remplie d’eau.
Universarium
96 bd de l’Observatoire 06300 Nice
Ouvert au public en semaine et weekend
Entrée payante
Dans son soubassement, on y découvre Universarium, un espace muséal ludique et interactif pour tous les curieux et les passionnés de l’Univers, du Big Bang à la formation des étoiles !
www.oca.eu/fr/cat-visite-activites/universarium

Aux origines de l’Observatoire
L’Observatoire de la Côte d’Azur s’inscrit dans une longue tradition de recherche scientifique en astronomie.
Créé à la fin du XIXe siècle, il a été implanté à Nice sur ce site afin de bénéficier de conditions d’observation particulièrement favorables. Le projet est rendu possible grâce
au soutien du mécène Raphaël Bischoffsheim, fils de banquier passionné d’astronomie.
Depuis ses débuts, l’observatoire contribue au rayonnement de la science française dans le monde, comme en témoigne sa grande lunette de 18 mètres de long installée dans la grande coupole.
Quand la recherche éclaire l’Univers
L’Observatoire de la Côte d’Azur et ses équipes de renommée internationale mènent des travaux de recherche de pointe en astronomie, en astrophysique et en géosciences.
Comment les étoiles, les planètes et les galaxies se forment-elles ? Quelles sont les origines de la vie sur Terre ?
Le laboratoire d’astrophysique Lagrange* se penche sur ces questions en participant à des observations du ciel tout en développant de nouvelles méthodes pour les améliorer.
Le laboratoire d’astrophyisque Artemis* s’intéresse quant à lui aux lois de la physique qui
régissent le cosmos, de la relativité générale d’Einstein aux ondes gravitationnelles en passant par les lasers qui permettent de les déceler. Il co-pilote un détecteur d’ondes gravitationnelles à Pise, en Italie.
Le laboratoire de géosciences
Géoazur*, situé à Sophia Antipolis, scrute notre environnement proche et lointain, depuis les profondeurs de la Terre et de l’océan jusqu’à l’espace. Son but : comprendre les phénomènes naturels et les mécanismes de vulnérabilité et de résilience des territoires.
En savoir plus
L’Observatoire de la Côte d’Azur a aussi des équipements sur le plateau de Calern à Caussols. Informez-vous sur les ouvertures exceptionnelles aux visiteurs pour y découvrir des instruments d’observation, tir laser vers la Lune et son paysage unique à plus de 1 300 mètres d’altitude !
Le saviez-vous ?
L’astronomie ne se pratique pas uniquement dans les laboratoires ! À Sophia Antipolis, l’association PSTJ propose des observations et des activités de sensibilisation à l’astronomie.
À Èze, l’association PARSEC permet au grand public de découvrir le ciel à travers des soirées d’observation, des animations et des rencontres avec des passionnés.
Chaque été, à l’occasion de la Nuit des Étoiles, des astronomes amateurs et professionnels proposent des événements pour vous permettre d’observer la voûte céleste et d’en apprendre davantage sur les merveilles de l’Univers.

* LAGRANGE : Laboratoire Joseph-Louis Lagrange (Université Côte d'Azur, OCA, CNRS)
* ARTEMIS : Laboratoire d'Astrophysique Relativiste, Théories, Expériences, Métrologie, Instrumentation, Signaux (Université Côte d'Azur, OCA, CNRS)
* Géoazur : Laboratoire de Recherche Terre-Océan-Espace (Université Côte d'Azur, OCA, CNRS, IRD)
A VILLEFRANCHE-SUR-MER
Découvrez la Corderie, l’un des bâtiments emblématiques du port royal de la Darse, situé à Villefranche-sur-Mer.
Construite à la fin du XVIIIe siècle pour la fabrication des cordages nécessaires aux navires, la Darse constitue aujourd’hui l’un des ensembles portuaires historiques les mieux préservés de la Côte d’Azur.
Inscrit aux monuments historiques en 1991, ce patrimoine exceptionnel accueille désormais une partie des activités de l’Institut de la Mer de Villefranche (IMEV).
IMEV
Quai de la Corderie 06230 Villefranche-sur-Mer Visites exceptionnelles

D’un site portuaire aux sciences de la mer
Si Villefranche-sur-Mer est devenue un haut lieu de recherche en océanographie, c’est grâce aux caractéristiques uniques de sa rade, naturellement alimentée par les eaux du large et à proximité immédiate des grands fonds.
Dès le XIXe siècle, la richesse du site suscite l’intérêt des naturalistes.
À partir de 1885, le zoologiste russe Alexis Korotneff transforme un des anciens bâtiments du port, celui des Galériens, en un laboratoire
de zoologie. Il l’organise avec deux autres naturalistes : Jules Barrois et Hermann Fol.
Aujourd’hui, les scientifiques empruntent le même passage qu’au XIXe siècle. Bien que le nom de la station ait évolué, l’inscription « station zoologique » sur la porte est restée inchangée depuis.
La station continue d’accueillir des scientifiques venus du monde entier.

De l’Océan au vivant
Aujourd’hui, l’Institut de la Mer de Villefranche, avec ses deux laboratoires de recherche, est l’un des principaux centres français de recherche en sciences marines.
Le laboratoire LOV* cherche à répondre à certaines des grandes questions liées à l’Océan, comme l’impact du changement climatique sur les mers et l’Océan, le rôle du plancton dans la régulation du climat et le cycle du carbone, ou encore comment la biodiversité marine évolue face aux pressions environnementales.
Ses équipes étudient les interactions entre les processus physiques, chimiques et biologiques de l’Océan, dans la Méditerranée mais aussi dans tous les océans du globe.
Le laboratoire LBDV* s’intéresse quant à lui aux mécanismes fondamentaux du vivant. En étudiant des organismes marins tels que les oursins, les méduses ou les ascidies, les scientifiques cherchent à mieux comprendre comment se forme un
Le saviez-vous ?
Charles Darwin, ci-contre, auteur de la théorie de l’évolution, a soutenu la création de la station zoologique de Villefranche-sur-Mer.
Dans une lettre adressée à Jules Barrois, un des fondateurs de la station, le naturaliste britannique salue cette initiative scientifique et se réjouit de l’ouverture d’un lieu de recherche sur le monde marin.
organisme, comment les cellules se spécialisent pour former les différents organes, comment certains organismes se régénèrent ou encore comment les espèces ont évolué au cours du temps.
Ces travaux contribuent à faire progresser nos connaissances sur les grandes étapes du développement et de l’évolution du vivant.
En savoir plus
Le programme « adopt a float », porté par l’Institut de la Mer de Villefranche permet aux élèves du monde entier de suivre le parcours d’un flotteur sous-marin et les données scientifiques collectées en temps réel.
Ce programme offre aux élèves la possibilité d’explorer l’océan global et de comprendre l’importance de son étude scientifique pour mieux le protéger.
En adoptant un robot sousmarin, les élèves et leurs enseignants sont guidés pour (re)découvrir l’Océan.

VERS LE MOYEN-PAYS ET LE HAUT-PAYS
Situé au cœur de Valberg, le DOME, Maison Départementale de l’Environnement et de l’Observation, est un espace dédié à la découverte de la nature, de l’environnement et de l’astronomie.
Ouvert à tous les publics, il rassemble un planétarium immersif à 360°, la Maison du parc national du Mercantour, une médiathèque, des espaces d’exposition et de conférence ainsi qu’un cinéma.
Pensé comme un lieu de partage et d’apprentissage, il invite visiteurs, familles et scolaires à mieux comprendre les richesses naturelles du territoire.
www.valberg.com/les-activites/dome
Rue Jean Mineur, 06470 Péone
Ouvert au public en semaine et weekend Entrée gratuite et activités payantes

Le Mercantour, sentinelle de l’environnement
Le parc national du Mercantour s’étend sur 1 891 km2 dans les Alpes du Sud, dont deux tiers situés dans les vallées des Alpes-Maritimes. Son massif montagneux à la fois riche et fragile est un véritable laboratoire à ciel ouvert.
Une collaboration avec l’institut d’intelligence artificielle 3IA Côte d’Azur permet, grâce à un piégeage photographique et vidéo intensif effectué dans le parc du Mercantour, une analyse via des outils d’IA
de données audio-visuelles concernant des espèces animales habitant le parc et ainsi participer à létude de l’évolution de la biodiversité.
Les scientifiques y observent également les effets du changement climatique, les risques naturels tels que les avalanches, les glissements de terrain ou les crues torrentielles, afin de mieux comprendre et anticiper les transformations des milieux alpins.
Construire les territoires de demain
Aujourd’hui, les enjeux environnementaux et les risques naturels, comme les effets du changement climatique sur les montagnes, les littoraux et les ressources naturelles, font l’objet de recherches de pointe au sein de plusieurs structures de la Côte d’Azur.
Le laboratoire de géographie
ESPACE* étudie les interactions entre espace, nature et société, de l’échelle du logement à celle du continent, avec un intérêt particulier pour les territoires méditerranéens. Les recherches visent à la production de connaissances géographiques et à la prospective territoriale.
De son côté, l’IMREDD* développe des solutions
Le saviez-vous ?
innovantes pour accompagner la transition écologique et l’adaptation des territoires. Ses équipes travaillent en lien étroit avec les collectivités, les entreprises et les chercheuses et chercheurs afin d’expérimenter de nouvelles approches dans les domaines de l’énergie, de la mobilité, de la gestion des ressources et de la résilience urbaine.
Ensemble, ils contribuent à mieux comprendre les transformations de notre planète, imaginer des villes plus résilientes face aux risques de demain et construire des territoires plus durables face aux défis environnementaux du XXIe siècle.
En savoir plus
Au cœur des Alpes du Sud, découvrez le Musée des Merveilles, à Tende, véritable porte d’entrée vers le site exceptionnel de la Vallée des Merveilles.
À Beuil, un buste rend hommage à Joseph Garnier (1813-1881), économiste et journaliste né dans le village.
Il a contribué à diffuser le libéralisme économique en France et a joué un rôle clé dans l’enseignement de l’économie politique.
Son héritage trouve un écho dans le laboratoire d’économie GREDEG*.
Chercheuses et chercheurs analysent comment les idées économiques évoluent et comment se structurent les rapports de pouvoir dans l’économie en croisant le droit, l’économie, le management et la sociologie.

Il résonne également avec les recherches du laboratoire de management GRM* qui étudie les organisations des entreprises, administrations, associations, et leur fonctionnement. Leurs travaux portent sur les modes de gestion, les prises de décision et les relations entre les différents acteurs au sein de ces structures.
* ESPACE : Laboratoire Etude des Structures, des Processus d’Adaptation et des Changements de l’Espace (Université Côte d’Azur, Aix-marseille Université, Avignon Université, CNRS)
* GREDEG : Groupe de recherche en droit, économie et gestion (Université Côte d’Azur, CNRS, INRAE)
* GRM : Groupe de recherche en Management (Université Côte d’Azur)
* IMREDD : Institut Méditerranéen du Risque de l’Environnement et du Développement Durable.
Tous les lieux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, à l’exception du cimetière musulman, de Terra Numerica et du jardin de la Villa Thuret.
Les autrices remercient toutes les personnes qui les ont accompagnées dans leurs recherches pour la rédaction des textes et la conception des illustrations, avec le réseau des partenaires de Science Azur, la bibliothèque du Chevalier Victor de Cessole, la bibliothèque Romain Gary, la mission Nice Patrimoine Mondial - UNESCO, Alain Nissim, guide conférencier, Judith Kiraly, présidente de la english american library of Nice et l’ensemble des directrices et directeurs des laboratoires de recherche de la Côte d’Azur.
Guide de tourisme scientifique. Gratuit. Ne peut pas être vendu.
Une co-production : Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, CNRS, INRAE, Inria, Inserm, IRD, Mines Paris PSL, IMEV
Directeur de publication : Jeanick Brisswalter
Autrices : Anne-Sophie Coldefy, Armelle Favery, Doriane Vincent
Illustratrice : Héloïse Gautier
Imprimé par Trulli en France, à Vence, en juillet 2026, sur papier recyclé, avec des encres végétales.
ISSN : en cours © 2026
Tous droits réservés pour tous pays. Toute reproduction, représentation, adaptation ou traduction, intégrale ou partielle, de cet ouvrage, par quelque procédé que ce soit, est interdite sans l’autorisation préalable écrite de l’éditeur, sauf exceptions prévues par le Code de la propriété intellectuelle, notamment pour les copies strictement réservées à l’usage privé du copiste et les courtes citations justifiées par le caractère scientifique, pédagogique, critique ou d’information de l’œuvre.



