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FILM GUIDE #2026-2 – Mars 2026

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POLICE FLASH 80

Flics pour rire

LES K D’OR

Le premier film de Jérémy Ferrari !

JUMPERS

Les animaux en folie

RYAN GOSLING

dans PROJET DERNIÈRE CHANCE

Mars #2026-02 filmguide.ch

Gagnez ces superbes prix offerts par JUMPERS

Chers passionnés de cinéma,

Le mois de mars décolle – et nous avec ! Ryan Gosling voyage jusqu’aux étoiles dans PROJET DERNIÈRE CHANCE. Il y incarne un modeste professeur de sciences naturelles propulsé dans l’espace pour sauver rien de moins que la Terre. Entre immensités cosmiques et rencontres inattendues, se déploie une aventure pleine de tension et de surprises. Nous consacrons notre article de couverture à ce film hors du commun.

Mais ici, sur Terre, rien n’est plus calme pour autant : dans JUMPERS, des scientifiques transfèrent la conscience humaine dans des robots animaux. Nous découvrons ainsi, de manière inédite, ce que les animaux font et pensent tout au long de la journée.

Pour accompagner ce nouveau divertissement d’animation signé DisneyPixar, nous avons également préparé ci-dessous un superbe concours !

Philipp Portmann Éditeur

JEU CONCOURS JUMPERS !

Préparez-vous à vivre votre propre aventure en pleine nature et tentez de gagner l’un des trois sets exclusifs comprenant un sac à dos, une gourde, un carnet et un porte-clés aux couleurs de JUMPERS !

Pour participer au tirage au sort : Envoyez-nous un e-mail avec le motclé JUMPERS à l’adresse suivante : concours@filmguide.ch.

Date limite de participation : 31 mars 2026

Éditeur

Rédacteur en chef

Bernard Achour

Rédacteur

Carmine Carpenito, Emma Portmann

Directeur de publication

Philipp Portmann

5 — EN COUVERTURE RAYAN GOSLING PROJET DERNIÈRE CHANCE

6 — ANIMATION JUMPERS

9 — PORTRAIT MARGARET QUALLEY L’ULTIME HÉRITIER

11 — PORTRAIT FRANÇOIS DAMIENS POLICE FLASH 80

12 — FILM GUIDE LES SORTIES DU MOIS

14 — ANIMATION PLANÈTES

15 — INTERVIEW Jérémy Ferrari LES K D’OR

17 — COMÉDIE DRAMATIQUE

PORTMANN GROUP

Etzelmatt 5 5430 Wettingen +41 56 426 88 55 info@portmann-group.com www.portmann-group.com

Design & Layout

Romano Bassi Huit Onze, Genève

Couverture : © Keystone EPA Alison Dinner

Vente d'annonces

Patrick Knecht p.knecht@portmann-group.com

ISSN 2813-7353

Les éditeurs n’assument aucune responsabilité pour le matériel envoyé. Le contenu éditorial est exempt de publicité sauf mention contraire.

© PORTMANN GROUP 2026

Tous droits réservés. Toute réutilisation du contenu de ce magazine sans autorisation écrite est interdit.

GRANDS PLAISIRS

21 — INTERVIEW Annemarie Jacir PALESTINE 36 23 — COMÉDIE DRAMATIQUE PILLION

23 — À SUIVRE LES SORTIES DU MOIS PROCHAIN

FILM GUIDE est disponible gratuitement dans tous les bons cinémas ou sous forme d'abonnement pour le recevoir directement chez soi:

RYAN GOSLING PROJET DERNIÈRE CHANCE

Une star dans les étoiles, rien de plus logique. Dans PROJET DERNIÈRE CHANCE (original: PROJECT HAIL MARY), Ryan Gosling est chargé d’une mission intergalactique.

Ryan Gosling a bâti sa carrière comme on trace une ligne de crête, en refusant les raccourcis. Enfant canadien attiré par la scène, formé à la discipline du jeu dès l’adolescence, il avance avec une idée simple : choisir peu, mais choisir juste.

CONTRE-EMPLOIS FONDATEURS

En 2001, « Danny Balint » le révèle dans un rôle frontal : un skinhead juif, personnage inconfortable, dérangeant, qui installe d’emblée son goût du risque. Le succès romantique de « N’oublie jamais » l’expose au grand public, mais il refuse de s’y enfermer. Il surprend encore avec « Half Nelson », portrait d’enseignant toxicomane qui lui vaut une nomination à l’Oscar en 2007. « Je ne cherche pas des héros, je cherche des failles », explique-t-il. Sa rencontre avec Derek Cianfrance prolonge cette ligne : « Blue Valentine » ausculte l’usure amoureuse, le sublime « The Place Beyond the Pines » élargit la tragédie à l’échelle d’une lignée.

ICÔNE ESTHÉTIQUE

« Drive » agit comme un choc esthétique, transformant Ryan Gosling en figure silencieuse, presque mythologique. Il enchaîne sans se répéter : le musical mélancolique

« La La Land », la science-fiction méditative de « Blade Runner 2049 », puis l’apesanteur

intime de « First Man » où il effectue son premier voyage dans l’espace. Même quand il accepte des projets très visibles, il garde la main. Le phénomène « Barbie » montre son sens du contre-pied ludique, tandis que « The Fall Guy » révèle un plaisir assumé pour le spectacle. « S’amuser n’empêche pas d’être exigeant », rappelle-t-il.

CAP VERS LES ÉTOILES

Avec « Projet Dernière chance », Ryan Gosling poursuit aujourd’hui cette logique sélective. Le scénario, centré sur un homme ordinaire propulsé malgré lui au cœur d’une mission spatiale vitale, mêle science, humour et solitude cosmique. Il y incarne un scientifique confronté à l’inconnu absolu, dans un film qui promet autant d’émotion que de vertige. « J’aime les histoires où l’intelligence devient une aventure humaine », confiet-il. Et d’ajouter : « Ce film parle de coopération, pas de conquête ». Tonalité lumineuse, suspense existentiel, ampleur populaire : « Projet Dernière chance » synthétise tout ce qu’il recherche. Et il précise : « Il faut le voir sur le plus grand écran possible ».

PROJET DERNIÈRE CHANCE

EN SALLE LE 18 MARS

JUMPERS ROBOT POUR ÊTRE VRAI

Titus, Prince des insectes
Le Roi des amphibiens
Le Maire Jerry
Le Roi des oiseaux
Le Roi des insectes Mabel Ellen

Un scénario débordant d’imagination et une technique de pointe font de JUMPERS un nouveau fleuron de l’animation tous publics.

Chez Pixar, les idées les plus singulières sont parfois celles qui ouvrent les mondes les plus vastes. Ainsi, « Jumpers » est né d’un pari narratif audacieux : regarder notre planète à hauteur d’animal, sans filtre, sans mièvrerie, avec une énergie de comédie et une vraie ambition de cinéma.

UNE IDÉE FOLLE

À l’origine, le réalisateur/coscénariste

Daniel Chong imagine une fable décalée, presque trop étrange pour voir le jour. « J’ai proposé trois idées de films, et “Jumpers” était celle pour laquelle j’étais à peu près certain qu’ils n’iraient jamais Pourtant, le concept s’impose femme transfère sa conscience dans un animal robotisé pour dialoguer avec le monde sauvage. « Le fil conducteur a tou jours été la comédie et les personnages poursuit-il, rappelant que l’humour fut la clef pour faire accepter cette idée de science-fiction accessible.

LE MONDE VU AUTREMENT

Le scénario suit Mabel, jeune amoureuse des animaux, prête à tout pour sauver une clairière menacée. Pour la productrice

Nicole Paradis Grindle, le film devait être « drôle, émotionnel, rempli d’action, presque un thriller dans ses dernières scènes ». Derrière l’aventure, « Jumpers » parle de responsabilité collective : « Le message, c’est que nous devons travailler ensemble. Nous sommes tous dans le même bateau », insiste-t-elle. Le choix des castors n’est pas anodin. Daniel Chong rappelle qu’ils sont « souvent appelés les ingénieurs des écosystèmes » : en bâtissant, ils font renaître la vie autour d’eux. Une métaphore limpide, jamais appuyée.

toute nouvelle chaîne de fabrication qui remplace le détail naturel par des coups de pinceau peints. » Résultat : une nature impressionniste, lisible, vibrante, au service des personnages. La musique de Mark Mothersbaugh parachève l’ensemble. « Les thèmes émotionnels deviennent de plus en plus déchirants à mesure que le film avance », souligne Daniel Chong.

Porté en VO par les voix de Jon Hamm, Meryl Streep, Bobby Moynihan ou encore Piper Curda, et en VF par celles d’Artus, Mallory Wanecque, Melha Bedia et Allison

La Reine des poissons
Le Roi George Loaf
Les Reines reptiles
Tom Lizard Diane
La Reine des insectes

L’ULTIME HÉRITIER

MARGARET QUALLEY

Épicentre féminin du diaboliquement divertissant L’ULTIME HÉRITIER, Margaret Qualley poursuit brillamment son ascension après le choc « The Substance ».

Fille de la splendide Andie MacDowell, Margaret Qualley aurait pu se contenter d’un héritage. Elle en a fait un point de départ, jamais un abri. « À force de suivre la carrière de mes parents, j’ai très vite eu envie de suivre leurs traces », dit-elle, tout en précisant que ce désir n’allait pas sans doutes ni distance.

Très tôt, la danse classique, puis le mannequinat, lui donnent une discipline mais lui communiquent aussi une certaine fatigue. « Je venais d’avoir 18 ans, et j’ai alors compris que la danse m’intéressait beaucoup moins que la comédie. »

DES DÉBUTS

PROMETTEURS

Née en 1994, elle observe le cinéma de près, mais sans fascination naïve. « Ma mère partie tourner voulait dire qu’elle allait vivre ailleurs une vie qui ne me concernait pas », confie-t-elle. Cette lucidité nourrit une vocation tardive, réfléchie. Formée à la danse puis au jeu, elle découvre le plateau presque par hasard, lors du tournage de « Palo Alto », avant de s’installer durablement dans la série « The Leftovers », expérience fondatrice. « J’ai tourné le pilote pendant mes vacances d’été, puis je suis retournée terminer mes études », rappelle-t-elle, comme si tout devait rester à sa juste place.

EN QUÊTE DE LIBERTÉ

Sa révélation au cinéma arrive avec « The Nice Guys », où un petit accident devient un apprentissage. « Russell Crowe m’a dit que le meilleur moment, c’était quand je m’étais cognée la tête », raconte-t-elle. Quentin Tarantino confirme cette énergie dans « Once Upon a Time… in Hollywood », puis Claire Denis l’emmène ailleurs avec « Stars at Noon ». De Yorgos Lanthimos, rencontré sur « Pauvres créatures » puis « Kinds of Kindness », elle retient une liberté précieuse : « Il aime qu’on explore sans se prendre trop au sérieux. » Elle y affine un jeu physique,

instinctif, toujours tenu par une conscience aiguë du cadre.

SELF CONTROL

En 2024, « The Substance » agit comme une épreuve totale. Confrontée à Demi Moore, Margaret Qualley incarne une jeunesse fabriquée, sous contrôle. « J’avais l’impression de servir une histoire plus grande que moi », explique-t-elle. Le tournage est exigeant, presque hostile. « Ce film ne cherchait pas le confort », dit-elle encore. Mais c’est là qu’elle trouve une vérité nouvelle : « Le but n’était pas d’être parfaite. Le but était d’être humaine. » Aujourd’hui, elle avance avec méthode. Le thriller très drôle et très noir « L’Ultime Héritier » lui offre un contrepoint plus frontal face à Glen Powell, tandis que « The Dog Stars » la propulsera dans un monde post-apocalyptique imaginé par le grand Ridley Scott. Margaret Qualley regarde son parcours sans illusion ni triomphe. « Je veux que ce que je ressens fasse sens », dit-elle simplement, comme une ligne de conduite.

L’ULTIME HÉRITIER EN SALLE

LE 25 MARS

Gagnez des billets pour ce film

Il suffit d'envoyer un e-mail avec pour objet « HÉRITIER » à concours@filmguide.ch.

POLICE FLASH 80 FRANÇOIS DAMIENS

Toujours aussi irrésistiblement drôle, l’attachant et de plus en plus populaire François Damiens est à son meilleur dans l’hilarant et très soigné POLICE FLASH 80.

Il avait tout juste 5 ans que sa grand-mère l’appelait déjà « Mon petit emmerdeur ». Chez François Damiens, le surnom fait boussole : une manière d’être au monde, frontal, instinctif, irrésistiblement humain, qui finira par faire de lui le meilleur import belge avec les frites.

HYMNE À L’HUMOUR

« Dikkenek » ou « L’Arnacœur, » où sa silhouette et son débit transforment le second rôle en souvenir durable. Il se méfie pourtant de l’étiquette. « Je n’ai pas envie de devenir une idée de moi-même », confie-t-il, lucide. Capable de gravité, il surprend dans « La Délicatesse » et le triomphal « La Famille Bélier » laissant affleurer une tendresse qu’un proche résumait ainsi : « Un Bourvil belge. » Lui préfère parler de timidité : « Il faut que je me sente à l’aise pour être naturel. »

POLICE SECOURS

Né en 1977 à Uccle dans un milieu sans vocation artistique particulière, il se cherche longtemps, tâtonne, s’essaie à des études qui ne le mènent nulle part. L’humour surgit comme une échappatoire, presque une pudeur. « La blague est une façon de faire passer un message », dit-il, sans posture. Sa notoriété naît avec les caméras cachées de François l’Embrouille, exercice ancien qu’il dynamite en repérant le bon client et en s’y engouffrant « comme un rottweiler ». Derrière la provocation, il observe, teste, écoute. Il le répète : « Les gens sont beaucoup plus bienveillants qu’on ne le croit. » Le malaise devient révélateur, le rire un outil de vérité.

MONSIEUR CINÉMA

Le passage au cinéma s’impose sans calcul. François Damiens y vole souvent la scène, que ce soit dans « OSS 117 – Le Caire, nid d’espions », « Le Petit Nicolas »,

Avec « Police Flash 80 », qui a fait se gondoler le dernier Festival de l’Alpe d’Huez, il trouve un rôle à sa démesure : un policier des eighties, bête, brutal, dépassé, mais traversé par une humanité maladroite. Le film joue du pastiche sans complaisance, ressuscite une époque tout en la regardant droit dans les yeux. François Damiens rend son personnage grotesque et touchant, massif et fragile, incarnation d’un monde révolu dont les angles morts éclairent encore le présent. Il avance ainsi, sans stratégie, entre rire et mélancolie, préférant la justesse à la pose et rappelant qu’un emmerdeur peut devenir avec le temps un acteur profondément nécessaire.

POLICE FLASH 80 EN SALLE LE 18 MARS

MARS 2026

Situation au moment de la clôture de la rédaction. Toutes les données sont fournies sans garantie.

CORRIENTES DE Milagros Mumenthaler AVEC Isabel Aimé Gonzales Sola, Esteban Bigliardi, Maurizio Bertorello GENRE Drame (1 h 44)

DISTRIBUTEUR Cineworx TOM LE CHAT À LA RECHERCHE DU DOUDOU PERDU DE Joost van den Bosch, Erik Verkerk

PLANÈTES

DE Momoko Seto GENRE Animation (1 h 15) DISTRIBUTEUR Praesens-Film

Animation (1 h 02) DISTRIBUTEUR Outside the Box

DISTRIBUTEUR Warner PILLION DE Harry Lighton AVEC Harry Melling, Alexander Skarsgard, Douglas Hodge GENRE Comédie dramatique (1 h 46)

DISTRIBUTEUR Praesens-Film LE COSE NON DETTE DE Gabriele Muccino AVEC Stefano Accorsi, Carolina Crescentini, Miriame Leone GENRE Drame (1 h 54)

DE Nicolas Charlet, Bruno Lavaine. AVEC Laurent Lafi tte, Blanche Gardin, Olga Kurylenko GENRE Comédie (1 h 44)

DE Mélisa Godet AVEC Karin Viard, Latetita Dosch, Eye Haïdara GENRE Drame (1 h 50)

Filmcoopi

DE Mamoru Hosoda GENRE Animation (1 h 51)

DISTRIBUTEUR Praesens-Film LES K D’OR DE Jeremy Ferrari AVEC Jeremy Ferrari, Laura Felpin, Éric Judor GENRE Comédie (1 h 37)

DISTRIBUTEUR Frenetic LE TESTAMENT D’ANN LEE DE Mona Fastvold AVEC Amanda Seyfried, Lewis Pullman, Tim Blake Nelson GENRE Drame musical (2 h 10)

VICTOR COMME TOUT LE MONDE DE Pascal Bonitzer AVEC Fabrice Luchini, Marie Narbonne, Chiara Mastroianni GENRE Comédie dramatique (1 h 28) DISTRIBUTEUR Pathé Films DAVID DE Phil Cunninham, Brent Dawes GENRE Animation (1 h 49) DISTRIBUTEUR Labora

DISTRIBUTEUR Disney

DISTRIBUTEUR Morandini LE CRIME DU 3 e ÉTAGE DE Rémi Bezançon AVEC Gilles Lellouche, Laetitia Casta, Guillaume Gallienne GENRE Comédie policière (1 h 45)

Sony Pictures L’HOMME DE GLACE DE Corina Gamma GENRE Documentaire (1 h 31) DISTRIBUTEUR Frenetic JUMPERS DE Daniel Chong GENRE Animation (1 h 45) DISTRIBUTEUR Disney TOUTE MA VIE DE Matias Carlier GENRE Documentaire (1 h 09) DISTRIBUTEUR Bande à Part

DON’T LET THE SUN DE Jacqueline Zünd AVEC Levan Gelbakhiani, Maria Pia Pepe, Agnese Claisse GENRE Drame (1h 40) DISTRIBUTEUR Filmcoopi

DISTRIBUTEUR Cineworx THE BRIDE! DE Maggie Gyllenhaal AVEC Jessie Buckley, Christian Bale, Annette Benning GENRE Drame fantastique (2 h 06)

DISTRIBUTEUR Ascot Elite REMINDERS OF HIM DE Vanessa Caswill AVEC Maika Monroe, Tyriq Withers, Rudy Pankow GENRE Drame (1 h 55)

DISTRIBUTEUR Universal WIDER THAN THE SKY DE Valerio Jalongo GENRE Documentaire (1 h 22)

DE Jean-Baptiste Saurel AVEC François Damiens, Audrey Lamy, Xavier Lacaille GENRE Comédie (durée non précisée)

DISTRIBUTEUR Pathé Films

36 DE Annemarie Jacir AVEC Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel el Basha GENRE Drame (1 h 59) DISTRIBUTEUR Trigon I LOVE YOU, I LEAVE YOU DE Moris Freiburghause GENRE Documentaire musical (1 h 33) DISTRIBUTEUR Outside the Box

DE Corinne Kuenzli GENRE Documantary (1 h 40) DISTRIBUTEUR MovieBiz THEY WILL KILL YOU DE Kirill Sokolov AVEC Myha'la, Zazie Beetz, Patricia Arquette GENRE Horreur (1h 34) DISTRIBUTEUR Warner POLICE FLASH

DE Phil Lord, Christopher Miller AVEC Ryan Gosling, Sandra Hüller, Milena Vayntrub GENRE Fantastique (2 h 36) DISTRIBUTEUR Sony Pictures LE LAC DE Fabrice Aragno AVEC Clotilde Courau, Bernard Stamm GENRE Drame (1 h 15) DISTRIBUTEUR Adok Films LA BEAUTÉ DE L’ÂNE DE Dea Gjinovci GENRE Documentaire (1 h 17) DISTRIBUTEUR First Hand Films THE LAST VIKING DE Anders Thomas Jensen AVEC Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Lars Brygmann GENRE Thriller (1 h 56) DISTRIBUTEUR Filmcoopi

L’ULTIME HÉRITIER DE John Patton Ford AVEC Glen Powell, Margaret Qualley, Ed Harris GENRE Thriller (1 h 45) DISTRIBUTEUR Pathé Films

PLANÈTES UN VOYAGE FANTASTIQUE

Joyau de beauté visuelle et de poésie, PLANÈTES combine l'infiniment petit et l'infiniment grand.

« je veux plonger le spectateur dans une épopée merveilleuse et écologique. » Cette phrase de la réalisatrice Momoko Steo éclaire tout « Planètes », odyssée sensorielle d’animation où l’intime devient cosmique. Conçu comme l’aboutissement d’un long travail sur le vivant, le film suit quatre graines de pissenlit projetées dans l’espace après la destruction de la Terre, contraintes de chercher un sol où survivre. Momoko Seto explique avoir voulu montrer des êtres vivants « comme on ne les a jamais vus », en confondant réel et imaginaire, infiniment petit et immensité. L’animation est née d’un patient tournage du monde biologique : 260 jours de prises de vues, des plantes, des mousses, des champignons et des animaux filmés en macro, en hyper ralenti et en ultra accéléré, afin de « percevoir l’invisible ».

Refusant une 3D artificielle, la réalisatrice revendique une fidélité absolue au vivant, laissant la nature devenir actrice. Sans dialogue, le récit s’appuie sur le mouvement, le son et la musique, conçus comme des tableaux sensoriels. Le designer sonore Nicolas Becker et le compositeur Quentin Sirjacq évoquent une écriture faite de « surprise et d’émerveillement », mêlant instruments atypiques et silences habités. Cette traversée microscopique devient alors une méditation sur l’exil, la migration environnementale et la recherche d’un chez-soi, portée par une émotion universelle et accessible.

« Planètes » impressionne par sa beauté fragile, sa poésie et son ambition formelle. Un film rare, généreux, qui rappelle que le cinéma peut révéler le monde.

PLANÈTES

EN SALLE LE 11 MARS

LES K D’OR

JÉRÉMY FERRARI

« LA FOLIE DES AUTRES ME PASSIONNE AUTANT QU’ELLE ME FAIT RIRE »

Superstar du stand-up, Jérémy Ferrari dégoupille avec son premier film LES K D’OR une comédie pas comme les autres.

Pourquoi avoir eu envie de passer au cinéma ?

Jérémy Ferrari : À un moment, j’ai eu besoin de me faire peur autrement. Le one-man-show, je maîtrise, je sais exactement où je vais, je sais comment je vais faire rire. Le cinéma, je ne savais pas faire. Et ça m’a attiré. J’avais envie de me retrouver dans une situation où je n’étais plus en contrôle, où je pouvais me planter.

D’où vient l’idée du scénario ?

C’est parti d’une information réelle qui m’est restée en tête. J’avais lu des choses sur l’entourage et les enfants supposés de Muammar Kadhafi, et je me suis dit que le plus intéressant n’était pas le dictateur, mais ce que pro duit un système pareil. L’idée d’un fils caché, ce n’est pas un prétexte, c’est une conséquence logique. Quelqu’un qui grandit dans le mensonge, le luxe, la peur des autres, sans jamais être confronté au réel. Je ne vou lais surtout pas faire un film sur Kadhafi, mais sur un type fabriqué par un pouvoir absurde, enfermé dans une bulle qui le rend complètement déconnecté.

Quelles étaient vos intentions humoristiques ?

Je n’avais pas envie de caricaturer. Le comique ne vient pas du personnage en lui-même, mais du décalage entre ce qu’il croit être et ce qu’il est réel lement. Lui se voit comme quelqu’un d’important, de légitime, alors que le monde autour de lui ne fonctionne plus comme ça. C’est une fable politique déguisée. Le rire naît de cette collision entre sa vision du monde et la réalité.

Qu’est-ce qui change fondamentalement entre la scène et la mise en scène ?

Sur scène, tout est centré sur moi, mon rythme, ma parole. Au cinéma, je dois disparaître. Il faut accepter que le film ne m’appartienne plus. Il y a les acteurs, le cadre, le montage. C’est vertigineux, mais aussi beaucoup plus riche.

Votre rapport à la folie traverse souvent votre travail, y compris dans « Les K d’or »…

La folie, c’est une question de point de vue. La folie des autres me passionne autant qu’elle me fait rire et qu’elle m’agace. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la pathologie, c’est la normalité qui déraille. Les gens pensent être raisonnables, mais leurs comportements sont parfois complètement absurdes. Moi compris. J’ai toujours travaillé avec ça. C’est une énergie, mais aussi un danger.

Faire ce film a-t-il été éprouvant ?

Oui, parce que je suis obsessionnel. J’ai du mal à lâcher. Le cinéma m’a obligé à accepter l’imperfection. Un film ne sera jamais exactement ce que j’avais dans la tête. Et c’est très bien comme ça.

Que vous a apporté cette expérience ?

Une forme d’humilité. Et l’envie de continuer. Parce que tant que je ne suis pas sûr de savoir faire, j’ai encore quelque chose à apprendre.

MARS

LAS CORRIENTES

VICTOR COMME TOUT LE MONDE

GO, HUGO !

Dans un rôle qui lui ressemble beaucoup, Fabrice Luchini brille de mille feux dans VICTOR COMME TOUT LE MONDE.

Réputé pour son amour des grands textes classiques et sa diction inimitable, Fabrice Luchini trouve dans « Victor comme tout le monde » un personnage et un terrain de jeu taillés à ses formidables mesures. « Tous les rôles ont quelque chose de nous-mêmes », dit-il. Puis il précise : « Même si l’histoire intime de celui que j’incarne ici n’est pas du tout la mienne. » Écrit par Sophie Fillières et mis en scène par Pascal Bonitzer, le film avance en trompe-l’œil, entre fiction et reflet, autour d’un acteur habité par Victor Hugo et rattrapé par une paternité tardive. Le réalisateur raconte avoir été « charmé par l’histoire ainsi que par l’humour et la poésie dégagés par les personnages », et insiste sur ce double imaginaire : Robert Zucchini « est à la fois complètement Fabrice et pas du tout ».

Le scénario épouse une mélancolie douce, nourrie par la disparition, la transmission et la scène, sans jamais écraser la comédie. Fabrice Luchini décrit un héros qui « flotte » et a longtemps « abandonné toutes les zones de sa vie » au profit du métier, jusqu’à ce que l’irruption d’une fille inconnue le ramène au présent. Le film joue alors la rencontre du théâtre, de la vie et du cinéma. « Quand la caméra vient me chercher, je dis les mots de Hugo pour chaque spectateur, pas pour mille en même temps. » « Victor comme tout le monde » avance ainsi à pas feutrés, tendre et joueur, portrait d’homme et d’acteur sauvé par les autres, où l’intelligence du texte rencontre une émotion simple, durable et partagées.

VICTOR COMME

TOUT LE MONDE EN SALLE LE 11 MARS

Gagnez des billets pour ce film

Envoyez simplement un e-mail avec le mot-clé « VICTOR » à concours@filmguide.ch

Date limite de participation : 31 mars 2026

ALTER EGO

COUP DOUBLE

Sensation au Festival de l’Alpe d’Huez, l’hilarant et décalé ALTER EGO permet à Laurent Lafitte de réaliser un véritable tour de force.

Dans « Alter Ego », les réalisateurs Nicolas et Bruno prennent un point de départ limpide et inquiétant : que reste-t-il de soi quand un autre vient occuper exactement la même place, en mieux, plus lisse, plus désirable ? Le scénario installe Alex, homme ordinaire, confronté à l’apparition d’un double parfait qui fissure peu à peu son équilibre. Les cinéastes expliquent vouloir raconter « une spirale de déconsidération », une mécanique intime où la jalousie devient moteur dramatique et comique. Ce qui les intéresse, disent-ils, c’est « la violence douce de la comparaison permanente », celle qui ronge sans bruit et transforme le quotidien en terrain instable. Le film se déploie alors par glissements successifs, jouant du miroir, de la répétition et du malaise, jusqu’à faire basculer la comédie vers une étrangeté assumée.

Au centre, Laurent Lafitte signe une double performance jubilatoire, anthologique et troublante. L’acteur évoque « deux manières d’être au monde, deux respirations », travaillées sans effets visibles, par le corps, le rythme, l’infime. Nicolas et Bruno soulignent combien cette incarnation était essentielle : « Il fallait que tout repose sur le jeu, sans trucage, sans artifice. » Récompensé à juste titre à l’Alpe d’Huez, Laurent Lafitte compose ainsi deux présences distinctes, l’une effacée, l’autre envahissante, et donne chair à une paranoïa doucement délirante. Drôle, piquant, parfois même flippant, « Alter Ego » observe notre époque à hauteur d’homme. Une comédie d’idées incarnée, portée par un acteur au sommet, qui transforme une angoisse contemporaine en pur plaisir de cinéma.

ALTER EGO EN SALLE LE 4 MARS

PALESTINE 36

Written & directed by GEORGI

LA MAISON DES FEMMES L’UNION FAIT LA FORCE

Il nous a semblé évident de partager avec vous notre coup de cœur pour ce film admirable, nécessaire et bouleversant qu’est LA MAISON DES FEMMES.

Par Bernard Achour

Si la mission première du cinéma est de divertir au sens le plus large du terme, il est des films qui choisissent de la contourner pour s’adresser au cœur et à la conscience du spectateur, quitte à bousculer ses convictions pour mieux lui ouvrir les yeux. Deux ans après le déjà superbe « Je verrai toujours vos visages », le premier long métrage de Mélisa Godet « La Maison des femmes » pousse encore plus loin le curseur de l’urgence et de l’émotion.

REGARDER EN FACE

« On a collectivement, hommes et femmes, un problème autour des violences faites aux femmes, mais il existe des solutions concrètes. » Cette phrase de la réalisatrice irrigue tout son film, pensé comme un geste citoyen autant que cinématographique. Inspirée par la Maison des femmes de Saint-Denis fondée par la gynécologue Ghada Hatem, elle choisit une structure chorale pour embrasser la complexité du réel. Elle revendique un regard frontal, précis, mais refuse toute spectacularisation de la souffrance, préférant filmer les visages, l’écoute, le soin, et cette énergie quotidienne qui consiste à « mettre, dans un seul endroit, tous les dispositifs dont ces femmes ont besoin pour se relever ».

SOIGNER SANS PATHOS

Le scénario épouse le rythme de cette maison singulière où convergent patientes et soignantes, sans hiérarchie de

douleur ni compétition du malheur. Mélisa Godet insiste sur cette ligne morale : « Je ne voulais pas cantonner ces femmes au statut de victimes. » Le film trouve ainsi un équilibre exceptionnel entre noirceur et lumière, entre gravité et respiration. Porté par un casting d’une justesse remarquable, il privilégie la force du collectif à la figure héroïque. Chaque personnage devient un maillon essentiel d’une chaîne humaine tendue vers la réparation, filmée avec une pudeur qui décuple l’émotion.

ÉTAT D’URGENCE

En racontant le quotidien de ces structures encore trop peu nombreuses, « La Maison des femmes » dépasse le simple constat. Il documente, explique, transmet. La réalisatrice rappelle que ces lieux « changent concrètement des vies » et qu’ils demeurent fragiles, dépendants de soutiens financiers et politiques. Le film agit alors comme un révélateur : il montre que des réponses existent, que la solidarité peut s’organiser, que l’écoute est déjà une action. Jusqu’à un épilogue foudroyant où le comble de la douleur fusionne jusqu’aux larmes avec le comble du lyrisme.

A propos de mission, il est aussi des films, rarissimes, non seulement capables d’ouvrir les yeux, mais aussi de faire avancer le monde dans lequel nous vivons, voire de le rendre meilleur. « La Maison des femmes » est de ceux-là.

LA MAISON DES FEMMES EN SALLE LE 11 MARS

L’HOMME DE GLACE

Konrad Steffen – Une vie pour l’Arctique Un Film de CORINA GAMMA

ANNEMARIE JACIR

« NOUS NE SERONS JAMAIS EXILÉS »

Annemarie Jacir signe avec PALESTINE 36 une fresque historique en prise directe avec l’actualité.

Comment l’année 1936 s’est-elle imposée à vous pour évoquer l’histoire des Palestiniens ?

Annemarie Jacir : Elle marque un tournant majeur dans notre histoire en tant que Palestiniens, car elle a vu le début de la révolte arabe, un soulèvement massif et à grande échelle des Palestiniens contre la domination coloniale britannique. C’est l’année où la lutte nationale palestinienne pour l’indépendance a éclaté avec toute sa force, un moment clé qui a façonné le cours de nos vies pour les décennies à venir, et ce jusqu’à aujourd’hui.

Le fil rouge du scénario est une femme…

Khuloud est une combinaison de plusieurs personnages réels. Je me suis inspirée de femmes journalistes palestiniennes comme Asma Tubi, qui publiait des essais sous un pseudonyme masculin afin d’éviter les réactions négatives pour avoir exprimé des idées féministes et nationalistes. May Ziadeh écrivait également sous un pseudonyme masculin, tout comme Amina Al Said. L’utilisation d’un nom masculin permettait aux femmes écrivains d’être prises au sérieux dans les débats intellectuels, de critiquer plus librement le

colonialisme et le patriarcat, et de publier en toute sécurité sans répercussions sociales. C’est le monde que j’ai imaginé pour Khuloud.

Comment avez-vous abordé les désaccords politiques qui font vaciller son couple ?

Je ne suggère pas que la politique l’emporte sur l’intimité. Ce qui m’intéresse, ce sont les moments et les choix que chacun fait dans sa vie et la façon dont ces choix changent notre monde. Toute la structure du film repose sur les choix qu’une personne fait dans sa vie et qui changent tout, sur la façon dont nous sommes façonnés par l’histoire. Quelqu’un comme Amir fait parfois de mauvais choix, sans aucune idée que dans dix ans, tout son monde aura disparu, sa maison, sa vie, tout ce qu’il possède.

En quoi l’attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a-telle impacté le tournage ?

Nous étions dévastés. Nous avons dû évacuer toute l’équipe, nous avons perdu tous nos lieux de tournage et tout ce que nous avions préparé. Ce qui se passait autour de nous dans la vie réelle était horrible. Quant

au film, nous savions que la seule chose à faire était de continuer. L’authenticité restait une priorité pour moi, encore plus importante qu’auparavant : nous devions tourner ce film sur le territoire dont il traite, avec les personnes dont il parle.

Que signifie la chanson qui accompagne le générique de fin ?

C’est une chanson révolutionnaire sur la persévérance, sur le fait que nous ne serons jamais exilés, que nous n’abandonnerons jamais, et sur l’esprit de révolte.

PALESTINE 36

EN SALLE LE 18 MARS

KARIN VIARD LAETITIA DOSCH OULAYA AMAMRA EYE HAÏDARA

un film écrit et réalisé par MÉLISA GODET

PIERRE DELADONCHAMPS JULIETTE ARMANET JEAN-CHARLES CLICHET LAURENT STOCKER de la Comédie Française

Trailer et infos

Suivez nos coups de cœur

DÈS LE 11 MARS AU CINÉMA

À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.

PILLION DUR À « CUIR »

Ceux qui iront voir PILLON ne doivent pas avoir peur de la nudité. Car si le film de Harry Lighton n’est pas avare en la matière, il parle surtout des multiples manières dont l’amour peut se vivre.

Colin est un jeune homme timide issu d’une petite ville qui vit encore chez ses parents et se laisse porter par les événements plutôt que de faire ses propres choix. Dans un pub, il rencontre Ray, le charismatique chef d’un club de motards queer et cuir, un personnage qu’Alexander Skarsgård habite avec une présence calme, presque intimidante, terriblement érotique, à laquelle Colin peine à résister. Ce qui commence comme un rapprochement prudent se transforme rapidement en une relation

SUIVRE

aux rôles clairement définis : Ray mène, Colin suit. Dans l’appartement du biker, cette dynamique devient tangible : Colin cuisine, nettoie, dort sur le sol plutôt que dans le lit et obéit à tout, y compris au niveau sexuel. La frontière entre abandon de soi et acceptation reste volontairement floue. À ce titre, Harry Melling incarne Colin avec une grande vulnérabilité et rend palpable son désir de proximité.

UN TITRE BIEN TROUVÉ

Pour autant, « Pillon » n’est pas un jeu de pouvoir froid. Le film ménage des

Dans le prochain numéro de FILM GUIDE

moments de chaleur, de comique discret et de tendresse inattendue. Entre domination et soumission naît une intimité singulière dans laquelle Colin commence à se redéfinir. Le titre est parfaitement choisi : un « pillion » désigne le passager à l’arrière d’une moto. Aussi crue que paradoxalement adorable, cette chronique a été récompensée à Cannes et fait sensation au Festival de Zurich. Osez la découvrir : vous ne le regretterez pas.

PILLION EN SALLE LE 4

LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2 : Le trio infernal revient pour notre plus grand plaisir

COCORICO 2 : Une vraie tranche de rire

MICHAEL : Le biopic le plus attendu de l'année

Disponible dès le 1er avril, gratuitement dans votre cinéma ou sur abonnement pour le recevoir chez vous.

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