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FILM GUIDE #2026-1 – Février 2026

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Le cinéma à l’état pur entre vos mains

L’INFILTRÉE

Un flic pas comme les autres

LOS DOMINGOS

Il était une foi

CRIME 101

Chris Hemsworth, super braqueur

MARSUPILAMI

Irrésistible et insaisissable !

Gagnez des goodies exclusifs pour la sortie de « MARSUPILAMI »

LOS DOMINGOS LES

DIMANCHES

QUE FERAS-TU DES DIMANCHES DU RESTE DE TA VIE ? UN FILM DE ALAUDA RUIZ DE AZÚA

DÈS LE 25 FÉVRIER AU CINÉMA

TRAILER

Chers cinéphiles,

Février est le mois des grandes émotions

Saint-Valentin, les vacances scolaires – et une belle sélection de films qui parlent d’amour, de passion et de drames. Tantôt romantiques, tantôt drôles ou haletants, ils sont toujours pensés pour l’écran et pour être partagés.

Notre article de couverture est consacré à la très attendue comédie autour de la pétillante figure culte Marsupilami. À l’occasion de la sortie du film du même nom, nous avons également préparé un superbe concours – la participation vaut donc le détour.

Philipp Portmann

GAGNEZ DES PELUCHES MARSUPILAMI !

Le Marsupilami provoque une joyeuse pagaille dans le nouveau film qui lui est consacré – et il n’épargne pas non plus notre magazine. Ce farceur plein d’entrain s’est glissé en douce à plusieurs endroits du numéro avec ses idées farfelues.

Votre mission : comptez tous les Marsupilamis cachés à partir de la page 6 et envoyez-nous le nombre exact par e-mail à concours@filmguide.ch / Objet : Marsupilami

Si votre réponse est correcte, vous aurez peut-être la chance d’être tiré au sort et de remporter l’une de ces adorables peluches Marsupilami.

Date limite de participation : 28 février 2026

IMPRESSUM

Éditeur

Rédacteur en chef

Bernard Achour

Maquette & couverture

Romano Bassi

Directeur de publication

Philipp Portmann

Design & Layout

Huit Onze, Genève

Couverture : © Pathé Films

en Kooperation avec

PORTMANN GROUP

LE RÊVE AMÉRICAIN

9 — ANIMATION GOAT –RÊVER PLUS HAUT

11 — DRAME COUTURES

12 — FILM GUIDE LES SORTIES DU MOIS

15 — DRAME LOS DOMINGOS

17 — PORTRAIT Ahmed Sylla L’INFILTRÉE

21 — INTERVIEW Maryam Touzani RUE MÁLAGA

19 — PORTRAIT Christophe Barratier LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE

Etzelmatt 5 - 5430 Wettingen +41 56 426 88 55 info@portmann-group.com www.portmann-group.com

Vente d'annonces

Patrick Knecht p.knecht@portmann-group.com

ISSN 2813-7353

Les éditeurs n’assument aucune responsabilité pour le matériel envoyé. Le contenu éditorial est exempt de publicité sauf mention contraire.

© PORTMANN GROUP 2026

Tous droits réservés. Toute réutilisation du contenu de ce magazine sans autorisation écrite est interdit.

23 — HORREUR SCREAM 7

23 — À SUIVRE LES SORTIES DU MOIS PROCHAIN

FILM GUIDE est disponible gratuitement dans tous les bons cinémas ou sous forme d'abonnement pour le recevoir directement chez soi:

UNE COMÉDIE PLEINE DE RESSORT ! MARSUPILAMI

Avec cette nouvelle comédie inspirée du mythique MARSUPILAMI de Franquin, le très populaire Philippe Lacheau réussit son meilleur film.

Avec « Marsupilami », Philippe Lacheau, leader de la célèbre « Bande à Fifi », s’attaque à une icône absolue de la bande dessinée franco-belge, longtemps jugée impossible à transposer en prises de vues réelles jusqu’à la première tentative d’Alain Chabat en 2012. Loin de la simple réadaptation opportuniste, le film revendique un amour ancien, presque intime, pour le personnage imaginé par Franquin, et transforme ce défi en terrain de jeu cinématographique généreux, spectaculaire et résolument populaire.

RETOUR EN ENFANCE

Philippe Lacheau ne cache rien de son attachement fondateur : « J’avais dans ma chambre un tas de BD héritées de mon grand frère et de mes parents. Parmi elles, il y avait quelques albums du Marsupilami, c’est ainsi que je l’ai découvert. » Cette découverte précoce nourrit une fascination durable : « Ce qui me fascine chez lui, c’est qu’il incarne à la fois la force et la mignonnerie, l’intelligence et l’espièglerie. » La genèse du film repose sur une volonté claire : offrir une aventure de cinéma familiale, pensée pour plusieurs générations. « Quand on s’attaque au Marsupilami, il faut aussi plaire aux tout-petits. C’est là que résidait toute la difficulté d’écriture. » Le scénario épouse cette ambition : une expédition en pleine jungle, un journaliste un peu largué, une scientifique déterminée, et la rencontre avec une créature aussi imprévisible qu’attendrissante.

DÉFIS ET DÉMESURE

Transposer le Marsupilami impliquait un soin technique constant, notamment pour donner corps à la bondissante mascotte. « Il est plus facile de jouer avec une marionnette robotisée, on peut l’avoir dans les bras », explique Philippe Lacheau, qui insiste sur l’importance de l’interaction physique trop souvent gâchée par le recours aux effets de synthèse. Débordant d’enthousiasme, un Jamel Debbouze déchaîné à l’écran salue l’énergie du tournage : « Ce qui fait le sel de ce métier, c’est quand la spontanéité ou l’imprévu l’emportent. »

RIRES EN RAFALES

Comme on peut s’en douter, la comédie n’est jamais reléguée au second plan : elle s’intègre à l’action sans à aucun moment la freiner. « Tous les gags visuels ont été minutieusement écrits », précise le réalisateur. Le film, qui doit être vu sur le plus grand écran possible, conjugue ainsi efficacité ultra divertissante et ampleur visuelle, dans un équilibre constant entre aventure et humour. Pensé comme un grand spectacle fédérateur, « Marsupilami » assume pleinement son ambition familiale. Entre soin technique, fougue humoristique et fidélité à l’esprit de Franquin, il invite à retrouver le plaisir d’un cinéma familial généreux, conçu pour rire ensemble et en prendre plein les yeux.

MARSUPILAMI EN SALLE LE 4 FÉVRIER

© Christophe Brachet
© Christophe Brachet

CRIME 101 CHRIS HEMSWORTH

Loin du Thor auquel on l'associe spontanément, Chris Hemsworth stupéfie dans le thriller hypertendu CRIME 101.

Alors qu’il s’apprête pour la dixième fois à déchaîner le tonnerre grâce au marteau du demi-dieu Thor dans « Avengers – Doomsday », Chris Hemsworth n’en poursuit pas moins une carrière parallèle au Marvel Cinematic Universe grâce à des films comme « Rush » ou « Furiosa – Une Saga Mad Max ». Mais avec son rôle de braqueur dans « Crime 101 », il tient peut-être sa plus belle occasion d’imposer un talent parfois éclipsé par l’image du super-héros qui a fait sa gloire.

LE SENS DU DÉTAIL

« J’ai toujours été fasciné par les codes, par ces systèmes très précis qui gouvernent un milieu », confie Chris Hemsworth. « Crime 101 » s’inscrit dans cette obsession : un polar méthodique, presque mathématique, où chaque geste a un coût. Son personnage, un braqueur réputé pour son sang-froid et sa discipline, lui permet d’explorer « un homme qui croit pouvoir contrôler chaque variable ». Ce qui l’a attiré ? « Le scénario ne juge jamais ses personnages. Il les observe. » Hemsworth insiste sur la rigueur du récit, sur cette manière de raconter le crime comme un ensemble de procédures, d’erreurs minuscules et de décisions irréversibles : « Ce sont souvent les détails les plus insignifiants qui font tout s’effondrer. »

UNE ÉQUIPE DU TONNERRE

Sur le tournage, il évoque un climat de concentration extrême. « Tout reposait sur l’écoute », explique-t-il, soulignant l’importance de ses partenaires de jeu, de Halle Berry à Mark Ruffalo. « Quand chacun arrive avec une proposition claire, il n’y a plus qu’à se faire confiance. » Il parle d’un film où l’ego n’a pas sa place : « Personne n’est là pour briller seul. » Cette approche collective nourrit un jeu plus intériorisé, loin de toute démonstration. « J’avais envie

de disparaître derrière le personnage », dit-il, évoquant un travail sur la retenue, le regard, la posture. Le film devient alors un terrain d’expérimentation, où l’acteur s’efface pour mieux servir une mécanique implacable.

LE CRIME COMME MIROIR

« Crime 101 » lui permet aussi d’interroger sa trajectoire. « J’ai besoin de films qui me mettent en danger autrement », reconnaît-il. Le polar devient un miroir tendu à ses propres choix, à cette envie de varier les registres sans renier le plaisir du cinéma populaire.

« Ce que j’aime, c’est quand un film peut être à la fois intense et accessible. » À travers ce braqueur obsédé par la règle parfaite, il explore une huma nité fissurée, faite de certitudes fragiles et d’angles morts. Avec « Crime 101 », Chris affirme une autre facette de son jeu, plus intériorisée, plus précise, portée par un récit exi geant. « Ce film m’a rappelé pour quoi j’aime jouer », conclut-il avec enthousiasme. « Parce qu’il m’a permis d’être exactement là où je devais être. »

LE RÊVE AMÉRICAIN LE HAUT DU PANIER

Une comédie sportive merveilleusement emballée qui transporte vers les sommets du plaisir.

C’est comme on dit l’histoire « incroyable mais vraie » de deux Français passionnés de basket qui, à force de débrouillardise et d’obstination, décidèrent dans les années 90 de s’improviser agents de sportifs au point de devenir des figures majeures de la NBA, la légendaire ligue professionnelle américaine. Relatée dans le film signé Anthony Marciano, leur folle épopée est sans l’ombre d’un doute ce qu’on verra de plus enthousiasmant sur les écrans en ce début d’année.

Ils s’appellent Jérémy et Bouna. L’un travaille dans un vidéoclub à Amiens, l’autre fait des ménages à l’aéroport d’Orly. Comme ils nourrissent un amour inconditionnel pour le basket, ils se mettent à recruter des joueurs amateurs dans l’espoir de les « vendre » à des équipes françaises. Et ce qui était au départ un moyen d’échapper à leur quotidien étriqué se transformera en une hallucinante success story ». Grâce à l’humanité des personnages, à l’ampleur saisissante de la mise en scène, à la prodigieuse complémentarité du tandem Raphaël Quenard/Jean-Pascal Zadi, cette magnifique célébration de l’amitié et de la persévérance s’impose comme une masterclass de « feel good movie », un spectacle dont on ressort littéralement ivre de bonheur.

LE RÊVE AMÉRICAIN EN SALLE LE FÉVRIER

Tentez de gagner 3 x 2 billets pour ce bonheur de film ! Envoyez simplement un e-mail avec le mot-clé « LE RÊVE AMÉRICAIN » à concours@filmguide.ch Date limite de participation : 28 février 2026

GOAT –

RÊVER

PLUS

HAUT

C’EST DE LA BALLE

Des animaux, du sport, de l’action, de l’humour, une animation à la pointe de la technique… Bienvenue dans GOAT – RÊVER PLUS HAUT.

Après avoir donné un sacré coup de jeune à l’animation moderne avec le triomphe artistique, commercial et oscarisé des deux « Spider Man », le studio Sony Pictures frappe encore un grand coup avec « Goat – Rêver plus haut », une épopée sportive et animalière unique en son genre.

GLOIRE AUX OUTSIDERS

L’action se déroule dans un monde entièrement peuplé d’animaux et suit Will, un jeune bouc déterminé à s’imposer dans un sport inspiré du basket dominé par des gabarits bien plus imposants que lui. Co-réalisateur du film, Tyree Dillihay explique : « Nous voulions raconter une histoire d’outsider au sens le plus pur, quelqu’un qui part avec un handicap physique mais refuse d’accepter les limites qu’on lui impose. » Le sport devient alors un moteur narratif universel. « Les films de sport parlent intrinsèquement de croyance, de communauté et du

fait de dépasser ce que les autres attendent de vous.

UNE ANIMATION PHYSIQUE

La difficulté majeure fut de rendre crédible un sport de contact joué par des animaux. « L’un des plus grands défis a été de comprendre comment ces animaux se déplacent, sautent, entrent en collision et se relèvent d’une manière à la fois crédible et expressive », poursuit Tyree Dillihay. « Nous voulions que le spectateur ressente l’impact, la vitesse, l’épuisement. » Le monde du film participe pleinement au spectacle, avec des terrains aux reliefs inattendus. « L’environnement n’est pas un simple décor, il influence activement la façon dont le jeu se déroule. »

LA GRIFFE SONY

Présenté comme un nouveau terrain d’expérimentation pour Sony Animation, « Goat – Rêver plus haut » s’inscrit dans

Sony Animation, on nous encourage à tenter de grandes choses et à ne pas nous répéter. » Le casting vocal participe à cette ambi tion : « Nous cherchions des voix capables d’apporter de l’authenti cité, de l’humour et du cœur. la présence de doubleurs du calibre de Caleb McLaughlin (« ou du champion de basket Stephen Drôle, énergique et fédérateur, « Goat –Rêver plus haut » revendique une émotion simple et directe. « Si le public sort de la salle en se sentant inspiré et plein d’énergie, alors nous aurons fait notre travail », conclut Tyree Dillihay. Un film d’animation qui joue collectif et vise haut, très haut.

GOAT – RÊVER PLUS HAUT EN SALLE LE 11 FÉVRIER

COUTURES

L’ÉTOFFE D’UNE RÉUSSITE

Dominée par Angelina Jolie et la Suissesse Ella Rumpf, une émouvante chronique au féminin.

« Coutures » s’aventure dans l’univers de la mode sans jamais céder à son vernis à travers trois trajectoires féminines prises dans un même tourbillon professionnel et intime.

Le récit suit une réalisatrice américaine venue à Paris tourner un film pour un défilé sans savoir qu’elle est atteinte d’un cancer

du sein, une maquilleuse débordée qui rêve d’écrire et une jeune mannequin sud-soudanaise projetée dans un monde qu’elle découvre à peine. Signé Alice Winocour, le film trouve une force particulière dans la présence d’Angelina Jolie, que sa maladie très médiatisée a logiquement trouvé un écho dans son personnage.

« C’est un film sur la vie », explique-t-elle. Moins exposée mais tout aussi juste, la

Suissesse Ella Rumpf, césarisée pour « Le Théorème de Marguerite », incarne une femme prise entre exigences professionnelles et désir d’émancipation. Le film observe ces femmes « cousues ensemble dans ce tissu d’humanité » comme le dit magnifiquement Angelina Jolie. Une œuvre chorale d’une grande délicatesse.

COUTURES EN SALLE LE 18 FÉVRIER

Tentez de gagner 3 x 2 billets pour ce film passionnant !

Envoyez simplement un e-mail avec le mot-clé « COUTURES » à concours@filmguide.ch

Date limite de participation : 28 février 2026

FÉVRIER 2026

!

HOLA FRIDA

DE André Kadi, Karine Vézina GENRE Animation (1 h 22)

DISTRIBUTEUR Outside The Box

À BRAS-LE-CORPS

DE Marie-Elsa Sgualdo AVEC Lila Gueneau, Grégoire Colin, Thomas Doret GENRE Drame (1 h 36)

DISTRIBUTEUR Outside The Box GOAT

LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT

Hasan Hadi Baneen Ahmad Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat GENRE Drame (1 h 42)

DISTRIBUTEUR Filmcoopi

Matthieu Lucci, Samuel Kircher GENRE Drame (1 h 37)

DE Gwennaël Bolomey GENRE Documentaire (1 h 4)

DISTRIBUTEUR Ciné-Doc

DISTRIBUTEUR Sister Distribution RENTAL FAMILY DE Mitsuyo Miyazaki AVEC Brendan Fraser, Mari Yamamoto, Takehiro Hira GENRE Comédie dramatique (1 h 50)

À PIED D’ŒUVRE DE Valérie Donzelli AVEC Bastien Bouillon, André Marcon, Virginie Ledoyen GENRE Comédie dramatique (1 h 32)

DISTRIBUTEUR Agora

DISTRIBUTEUR Disney

Philippe Lacheau

Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Tarek Boudali

Films

DE Justin Tipping AVEC Tyriq Withers, Marlon Wayans, Julia Fox GENRE Horreur (1 h 36)

DISTRIBUTEUR Sony Pictures

Rachel McAdams, Dylan O'Brien, Edyll Ismail

EWIGI LIEBI

DE Pierre Monnard AVEC Luca Hänni, Elena Flury, Susanne Kunz GENRE Comédie romantique (1 h 44)

DISTRIBUTEUR DCM Film NO OTHER CHOICE DE Park Chan-wook AVEC Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Woo Seung-kim GENRE Comédie noire (2 h 19)

ENFANTS DE LA RÉSISTANCE

LES

DE Christophe Barratier AVEC Lucas Hectir, Nina Filbrandt, Artus GENRE Comédie dramatique (1 h 40)

DISTRIBUTEUR Ascot Elite

DISTRIBUTEUR Frenetic LOL 2.0 DE Lisa Azuelos

DE Bart Leyton AVEC Chris Hemsworth, Halle Berry, Mark Ruff alo GENRE Thriller (2 h 15)

DISTRIBUTEUR Sony Pictures

LE CHANT DES AUTRES DE Vadim Jendreyko GENRE Documentaire (2 h 16) DISTRIBUTEUR

AVEC Sophie Marceau, Thaïs Alessandrin, Vincent Elbaz GENRE Comédie (durée non précisée)

DISTRIBUTEUR Praesens

AGATA CHRISTIAN –DELITTO SULLE NEVI DE Eros Puglielli AVEC Paolo Calabresi, Maccio Capatonda, Giorgio Colangeli GENRE Comédie policière DISTRIBUTEUR Morandini

HURLEVENT » DE Emerald Fennell AVEC Margot Robbie, Jacob Elordi, Hong Chau

Drame (2 h 10)

AMÉRICAIN

LE RÊVE

DE Anthony Marciano AVEC Jean-Pascal Zadi, Raphaël Quenard, Josh Casaubon GENRE Comédie (2 h 01)

DISTRIBUTEUR Pathé Films LOS DOMINGOS DE Alauda Ruiz de Azua AVEC Patricia Lopez Arnaiz, Miguel Garcés, Juan Minujin GENRE Drame (1 h 58)

DE Josh Safdie AVEC Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Odessa A'zion GENRE Comédie dramatique (2 h 29)

DISTRIBUTEUR Agora

DISTRIBUTEUR Ascot Elite CHERS PARENTS

DE Emmanuel Patron AVEC André Dussollier, Miou-Miou, Arnaud Ducret GENRE Comédie (1 h 26)

DISTRIBUTEUR Praesens

WOMAN AND CHILD

DE Saeed Roustaee AVEC Parinaz Izadyar, Sinan Mohebi, Payman Maadi GENRE Drame (2 h 11) DISTRIBUTEUR Pathé Films

Situation au moment de la clôture de la rédaction. Toutes les données sont fournies sans garantie.

SCREAM 7

DE Kevin Williamson AVEC Neve Campbell, Courteney Cox, Isabel May GENRE Horreur (Durée non précisée)

DISTRIBUTEUR Warner

THE LAST VIKING DE Anders Thomas Jensen AVEC Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Sofi e Grabol GENRE Thriller (1h56)

RUE M Á LAGA DE Maryam Touzani AVEC Carmen Maura, Marta Etura, Ahmed Boulane GENRE Drame (1 h 56) DISTRIBUTEUR Filmcoopi IS THIS THING ON ? DE Bradley Cooper AVEC Will Arnett, Laura Dern, Andra Day GENRE Comédie dramatique (2 h 4) DISTRIBUTEUR Disney MARTY SUPREME

DISTRIBUTEUR Filmcoopi

Rue Málaga

L’INFILTRÉE

DE Ahmed Sylla AVEC Ahmed Sylla, Michèle Laroque, Kaaris GENRE Comédie (1 h 35)

DISTRIBUTEUR Frenetic

SUPER CHARLIE DE Jon Holmberg GENRE Animation (1 h 20)

DISTRIBUTEUR Praesens

THE HISTORY OF SOUND

DE Oliver Hermanus AVEC Josh O’Connor, Paul Mescal, Chris Cooper GENRE Drame (2 h 9)

DISTRIBUTEUR Universal

Co andez vos bons de cinémamaintenant
Les roses se fanent, le cinéma reste.

UN FILM DE CHRISTOPHE BARRATIER

LE 11 FÉVRIER AU CINÉMA

LOS DOMINGOS ET DIEU, DANS TOUT ÇA ?

C’est

avec une intelligence et une émotion magnifiques que LOS DOMINGOS aborde le sujet brûlant et risqué de la foi.

Avec « Los Domingos », la cinéaste espagnole Alauda Ruiz de Azúa signe un film d’une justesse inespérée, capable d’aborder la foi sans dogme, la famille sans schéma figé et l’enfance sans angélisme. Dès sa genèse, il s’est construit comme un récit à hauteur humaine, sensible aux gestes ordinaires et aux silences du quotidien, pour mieux saisir ce moment fragile où l’intime se heurte à l’institution.

CROIRE OU NE PAS CROIRE

Le scénario s’organise autour d’une enfant dont la ferveur religieuse soudaine vient fissurer l’équilibre familial. Alauda Ruiz de Azúa raconte être « partie d’une situation très concrète, presque banale, qui pouvait pourtant provoquer un véritable séisme à l’intérieur d’une famille ». Le film observe sans juger, refusant toute lecture manichéenne : « La foi n’est ni un problème ni une solution, c’est une expérience intime qui peut déranger ceux qui l’entourent », dit-elle. Cette approche irrigue la mise en scène, toujours au plus près des corps et des regards, attentive à ce qui se transforme sans jamais basculer dans le

discours. La religion devient un terrain de dialogue, jamais de démonstration : « Je ne voulais pas faire un film contre ou pour la religion, mais un film sur ce que la croyance provoque entre les gens. »

EN CONFIANCE

La force du film tient aussi à sa jeune interprète principale Bianca Soroa, dont la présence aimante et déterminée structure le récit. La réalisatrice souligne chez elle « une maturité émotionnelle impressionnante, alliée à une grande simplicité », qualité qui permet au film de rester accessible sans rien perdre de sa profondeur. Le tournage a privilégié une économie de moyens et une grande concentration : « Il était essentiel de créer un espace de confiance, où chaque scène puisse respirer. » Ce travail précis donne naissance à un film qui avance par touches, laissant au spectateur le temps de ressentir plutôt que de comprendre.

CRÉER DU LIEN

Après la remarquable série « Querer », « Los Domingos » confirme la singularité d’Alauda Ruiz de Azúa, cinéaste du lien et de la nuance. Elle revendique un cinéma

ouvert : « J’aime penser mes films comme des espaces de conversation. » Loin de toute abstraction, le film articule enjeux spirituels et réalités sociales avec une douceur ferme, rappelant que le cinéma peut éclairer sans simplifier. « Ce qui m’intéresse, ce sont les zones de frottement, là où personne n’a totalement raison ni totalement tort. »

Accessible sans être lisse, profond sans jamais se refermer, « Los Domingos » impressionne par sa capacité à conjuguer récit intime et questionnement universel. Sa réalisatrice y affirme une voix singulière, réceptive et généreuse : « Si le film fonctionne, c’est parce qu’il parle de nous, même quand on croit ne pas s’y reconnaître. » Soit une œuvre qui accompagne longtemps, bien au-delà de sa dernière image.

LOS DOMINGOS EN SALLE LE 25 FÉVRIER

L’INFILTRÉE

AHMED SYLLA

Figure reconnue du stand-up, Ahmed Sylla confirme avec L’INFILTRÉE que son incontestable fibre comique a toute sa place au cinéma.

Par Bernard Achour

Contrairement à Gad Elmaleh, Ahmed Sylla n’a guère souffert de la pénible campagne publicitaire à épisodes pour laquelle le Crédit Lyonnais débaucha quelques figures confirmées ou émergentes du stand-up français. « Mes racines sont sur la scène, et j’espère que mes branches s’épanouiront au cinéma », disait joliment à ses débuts ce Nantais de 35 ans, avant d’ajouter : « Quant à mon feuillage, il fera ce qu’il voudra. »

MERCI FACEBOOK !

Comme beaucoup de futurs comiques, c’est en faisant le pitre à l’école qu’il a découvert sa capacité à dérider les autres. « La première personne à m’avoir poussé sur les planches était une prof exceptionnelle, madame Moneger », se souvient-il en insistant pour qu’on cite le nom de sa bonne fée. « Elle m’a dit : “On me parle souvent de toi, viens donc faire du théâtre avec nous.” Au début, j’ai été un peu réticent car, franchement, Molière et compagnie, ça ne me parlait pas du tout, mais dès la fin de mon premier cours, je me suis juré de ne jamais

arrêter. » Puis, un jour de 2010, alors qu’il ne sait toujours pas comment concrétiser ce qui est devenu sa grande passion (« Pas forcément l’humour précise-t-il, plutôt le métier d’acteur en général »), il poste par jeu quelques vidéos sur Facebook pour faire rigoler ses copains. Trois mois plus tard, un producteur le contacte et lui propose d’intégrer sa troupe pour se produire sur des scènes ouvertes.

DE LA SCÈNE À L’ÉCRAN

Direction Paris, le Samba Show, Bobino, le Cabaret sauvage, puis le casting de « On ne demande qu’à en rire », l’émission très prescriptrice de Laurent Ruquier… « Tout est parti de là, et j’ai été de plus en plus sollicité. » Depuis, ce fils de com merçants sénégalais s’est fait connaître par de triomphaux one man shows, des prestations au Marrakech du rire, de nom breuses apparitions cathodiques, jusqu’à ce qu’il franchisses le cap du cinéma avec l’étonnant « Goal of the Dead « L’Ascension », Grand Prix du Festival de l’Alpe d’Huez, où il fondit en larmes en voyant son idole Omar Sy se lever pour l’applaudir.

INFILTRATION RÉUSSIE

Essentiellement sollicité pour des emplois comiques (« Chacun pour tous », « Le Dindon », « Jumeaux mais pas trop », « Notre tout petit mariage »), il s’est pourtant montré bouleversant en 2023 dans le drame « Un Petit frère » présenté à Cannes et très convaincant dans la demi-teinte avec « Comme un prince ». « Tout dépend du regard que les réalisateurs posent sur moi », dit-il. Aujourd’hui, il retrouve avec un plaisir contagieux ses racines fantaisistes dans « L’Infiltrée », où il se met lui-même en scène en fonctionnaire de police maladroit qui se déguise en femme pour démanteler un gang de « guerrières ». Un hilarant

DÈS LE 25 FÉVRIER AU CINÉMA

LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE CHRISTOPHE  BARRATIER

Satellisé par le triomphe des « Choristes », Christophe Barratier retrouve avec bonheur ses thèmes de prédilection dans « Les

Enfants de la résistance ».

Chez Christophe Barratier, tout part d’une conviction simple : le cinéma est un art populaire qui exige du travail, de la rigueur et une fidélité intime à ce que l’on est. Fils du producteur Jacques Perrin, il refuse très tôt l’idée d’un héritage automatique : « Je n’ai jamais pensé que le nom suffisait. Il fallait prouver, film après film. » Ses débuts se font à l’ombre des plateaux, dans une logique d’apprentissage concret, au contact de la production, de la musique et de l’écriture.

APPRENTISSAGES

Avant de passer à la mise en scène, il observe, écoute, apprend. La musique devient un socle déterminant : « Elle m’aide à penser les films, à leur donner une respiration. » Cette sensibilité irrigue ses premiers projets et structure son rapport aux acteurs, aux rythmes, aux

émotions. Il ne revendique aucune posture d’auteur théorique : « Je suis quelqu’un de très pragmatique, j’aime quand les choses avancent. » Le cinéma se construit pour lui dans le collectif, dans la précision du geste et l’attention portée au public.

TRANSMISSION

Le succès massif des « Choristes » ne change pas sa ligne. Il y voit d’abord la confirmation qu’un film exigeant peut rencontrer un large public : « Je crois profondément au cinéma populaire quand il est sincère. » Il parle souvent de transmission, thème central de son œuvre : la musique, l’enfance, l’éducation, la filiation. « Faubourg 36 » prolonge cette réflexion à travers la mémoire collective, « La Nouvelle guerre des boutons » revitalise un classique, tandis que « L’Outsider » explore un territoire plus âpre, celui de l’obsession et de la chute sociale. Il assume ces écarts : « Je n’ai jamais voulu refaire le même film. » Chaque projet devient un espace d’expérimentation, sans renier une identité profondément humaniste.

FIDÉLITÉS

S’il ne gagne pas à tous les coups (« Envolemoi » et « Comme par magie » n’ont pas vraiment convaincu), il confirme avec « Le Temps des secrets », qu’il poursuit un cinéma

de l’émotion maîtrisée, attentif aux parcours intimes. Parfois accusé de « passéisme », il évoque souvent son besoin de cohérence : « Je préfère une trajectoire lisible à une carrière erratique. » Tiré d’une saga en bande dessinée où un trio de gamins en fait voir de toutes les couleurs à l’occupant nazi, « Les Enfants de la Résistance » s’inscrit dans cette continuité, en abordant l’Histoire par le regard de la jeunesse, sans simplification ni didactisme. Cocasse et touchant, le film prolonge une obsession constante : raconter la transmission des valeurs à hauteur d’enfants, sans les réduire à des symboles.

Christophe Barratier avance avec constance, sans effets d’annonce, guidé par une idée claire du cinéma : « Faire des films, c’est une responsabilité vis-à-vis de ceux qui les regardent. » Entre musique, mémoire et récit collectif, son parcours dessine celui d’un cinéaste fidèle à ses convictions, attaché à un cinéma accessible, exigeant et profondément incarné.

LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE

EN SALLE LE 11 FÉVRIER

GRANDS PLAISIRS POUR PETITS CREUX

EVA’S SANDWICH HOUSE Avenue Sainte-Luce 2

1003 Lausanne

Téléphone 021 311 99 05

HORAIRES D’OUVERTURE

Lundi à vendredi 07:00-19:00

Samedi 08:00-19:00

« J’AI VOULU RACONTER UNE HISTOIRE D’AMOUR SANS IRONIE, SANS PROVOCATION » MARYAM TOUZANI RUE MÁLAGA

À presque 80 ans, une femme redécouvre le désir.

L’occasion pour la réalisatrice de RUE MÁLAGA de brosser une chronique sensible et tranquillement audacieuse.

Votre film aborde une relation inattendue et délicate. Comment est né le scénario ?

Maryam Touzani : D’une observation très simple : celle de corps que l’on regarde de moins en moins, de désirs que l’on considère comme illégitimes. J’avais envie de raconter une histoire d’amour sans ironie, sans provocation, en la prenant au sérieux dès le départ. Le scénario s’est construit autour de cette idée de rencontre tardive, presque clandestine, dans une ville qui elle-même porte des strates de mémoire.

Le film se déroule à Tanger. Quel rôle joue la ville dans le récit ?

Tanger n’est pas un décor, c’est un organisme vivant. C’est une ville traversée par les absences, par les départs, par les retours impossibles. J’avais besoin de cette ville-là, de ses rues étroites, de ses seuils, pour accompagner des personnages qui avancent avec pudeur. La rue Malaga existe vraiment, et son nom contient déjà une promesse d’ailleurs.

Quels étaient les enjeux principaux au tournage ?

Le plus important était de préserver une grande douceur. Le film parle de désir, mais jamais de transgression spectaculaire. Sur le plateau, nous avons travaillé dans un climat très calme, presque silencieux, pour que chaque geste reste juste.

Je voulais que les acteurs aient le temps, que rien ne soit pressé ou appuyé.

La mise en scène semble guidée par une grande retenue.

Je crois beaucoup à la suggestion. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui circule entre les corps, ce qui ne se dit pas. J’essaie de filmer au plus près des émotions, sans les enfermer. La caméra doit accompagner, pas imposer.

Comment s’est imposée la présence de la grande actrice espagnole Carmen Maura dans votre film ?

Elle s’est décidée très tôt. Elle porte en elle une histoire du cinéma, mais aussi une grande liberté. Elle n’a jamais jugé son personnage. Elle l’a regardé avec beaucoup de tendresse et de curiosité. Sa manière d’être, son humour discret, sa précision ont profondément nourri le film.

Qu’a-t-elle apporté au tournage ?

Une confiance immédiate. Avec elle, tout devenait possible parce qu’elle ne cherchait jamais à séduire la caméra. Elle était là, pleinement. Son travail a donné une épais seur particulière au personnage, une vérité que je n’aurais pas pu fabriquer autrement.

Que souhaitez-vous que les spectateurs retiennent en sortant de « Calle Malaga » ?

J’aimerais que le film ouvre un espace de regard différent. Qu’il permette de penser autrement l’âge, le désir, la liberté. Ce sont des sujets uni versels, mais que l’on choisit sou vent de taire. Le cinéma peut être un lieu où l’on réapprend à regarder.

LA NOUVELLE COMÉDIE DE ANDERS THOMAS JENSEN

LE RÉALISATEUR DE ADAM’S APPLES ET RIDERS OF JUSTICE

Trailer et infos

Suivez nos coups de cœur

«Une comédie délicieusement noire.»

INDIEWIRE

MADS MIKKELSEN NIKOLAJ LIE KAAS

THE LAST VIKING

DÈS LE 18 FÉVRIER AU CINÉMA

Après 15 ans derrière les barreaux pour un braquage de banque, Anker sort de prison. Il va enfin pouvoir récupérer sa part du butin que son frère Manfred avait enterrée à l’époque. Mais celui-ci souffre d’un trouble dissociatif de l’identité et se prend désormais pour John Lennon. Il n’a aucun souvenir de l’endroit où se trouve l’argent. Afin de rafraîchir sa mémoire, les deux frères se rendent dans l’ancienne maison familiale, entretemps devenue un logement Airbnb géré par une boxeuse amateure et son mari. Cela aiderait-il peut-être Manfred de faire revivre les Beatles ? Et le hasard fait bien les choses car un Ringo séjourne dans un hôpital psychiatrique non loin de là, et en Suède, on déniche quelqu’un qui alterne entre George et Paul, ou même parfois Björn d’ABBA.

SCREAM 7 À GORE ET À CRIS

Il y a trente ans, le premier SCREAM débarquait dans les salles et devenait en 1996 un phénomène mondial. Pour le 30e anniversaire de la saga, Ghostface fait son grand retour et prend une nouvelle fois pour cible l’icône de la franchise, Sidney Prescott. Jamais l’affrontement n’aura été aussi personnel.

Par Carmine Carpenito

Qu’une série horrifique, qui plus est portée par un casting en grande partie constant, traverse plusieurs générations tout en conservant un succès commercial relève de l’exception. La plupart du temps, même les plus grandes marques finissent par perdre leur public lorsque l’inspiration s’essouffle. En revanche, « Scream » réussit sans cesse le même tour de force : conjuguer des éléments familiers à des impulsions nouvelles, séduisant ainsi aussi bien les fans de la première heure qu’un public renouvelé.

RETROUVAILLES SANGLANTES

Le retour de Neve Campbell dans le rôle de Sidney Prescott constitue l’un des

temps forts de ce septième opus, après son absence remarquée dans le dernier épisode. Pour la sixième fois, l’actrice canadienne endosse ce rôle iconique, où elle affronte l’ennemi le plus dangereux qu’elle ait jamais connu. Ghostface ne menace plus seulement sa vie, mais également celle de sa fille ; elle doit donc trouver un moyen de protéger sa famille et de mettre un terme définitif aux agissements du tueur.

L’ESPRIT DE FAMILLE

La mise en scène est assurée par Kevin Williamson, figure fondatrice de la saga qu’il a façonnée dès ses débuts comme scénariste et producteur, et qui passe ici pour la première fois derrière la caméra. Aux côtés de Neve Campbell, Courteney

Cox reprend son rôle de Gale Weathers, tandis que Jasmin Savoy Brown (Mindy) et Mason Gooding (Chad) sont eux aussi de retour. L’ancienne garde est donc à nouveau sur le front, et le suspense demeure entier quant à l’identité des prochaines victimes du couteau du terrifiant psychopathe masqué.

SCREAM 7

EN SALLE LE 25 FEVRIER

À SUIVRE

Dans le prochain numéro de FILM GUIDE

PROJECT HAIL MARY – Ryan Gosling (Photo) en mission mystérieuse comme astronaute

VICTOR COMME TOUT LE MONDE – Fabrice Luchini au sommet de son art.

LES K D’OR – Une comédie hilarante et gonflée signée Jeremy Ferrari.

Dès le 4 mars disponible gratuitement dans votre cinéma ou sur abonnement pour le recevoir chez vous.

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