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Le travail universitaire en littérature française La recherche : méthodologie et outils


Le travail universitaire en littérature française La recherche : méthodologie et outils

Pierre SCHOENTJES & Griet THEETEN Avec la collaboration de Kayo QUINTENS


© Academia Press Coupure Rechts 88 B-9000 Gent Tél. 09 233 80 88 info@academiapress.be www.academiapress.be Éditions Academia Press est une division de Uitgeverij Lannoo nv. Mise en page : Keppie & Keppie Illustration couverture : Saskia Scheltjens Pierre Schoentjes & Griet Theeten Le travail universitaire en littérature française – La recherche : méthodologie et outils Gent, Academia Press, 2023, 63 pp. ISBN 978 94 014 9884 5 D/2023/45/501 NUR 633 Aucune reproduction de cet ouvrage, par impression, photocopie, microfilm ou par quelque procédé que ce soit, ne peut être effectuée sans l’autorisation écrite et préalable de l’éditeur.


Avant-propos Ce guide de rédaction d’un travail universitaire a pour ambition de présenter quelques outils et clés qui doivent permettre à l’étudiant de mener à terme une recherche scientifique portant sur une œuvre littéraire dans le domaine du français. Il met l’accent sur la rédaction d’un mémoire de bachelier ou d’un mémoire de Master, mais la méthodologie et les outils sont également utiles pour la rédaction d’un commentaire de texte moins vaste. Ce manuel veut préciser la démarche qu’implique un travail universi­ taire, en prêtant une attention particulière à certaines questions pratiques. La formulation d’une problématique, la constitution de fiches de lecture, l’établissement d’une bibliographie, la mise en place de la structure, la rédaction de notes de bas de page et la présentation feront l’objet de conseils spécifiques. En même temps, vous trouverez dans ce manuel les principaux outils de recherche dans le domaine de la littéra­ ture française depuis le XIXe siècle jusqu’à maintenant. Les ouvrages de référence permettent de s’informer sur une œuvre, de la mettre en contexte et de mener à bonne fin le travail bibliographique. Le présent document est le remaniement du manuel La recherche en litté­ rature française : un guide d’introduction, établi par Pierre Schoentjes et Caroline De Mulder (avec la collaboration de Vicky Colin), paru en 2011 chez Academia Press. Que ces collaboratrices de l’époque soient ici remerciées pour le travail réalisé pour le premier manuel. Nous remer­ cions aussi vivement Ivan Arickx pour sa relecture attentive de cette nouvelle version du manuel.

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Introduction Objectifs du travail universitaire Le travail universitaire est un exercice scientifique où la description et l’évocation n’ont pas leur place, pas plus que les jugements superficiels. Son caractère argumentatif le distingue de l’essai qui obéit à des règles plus souples. Toute argumentation se base sur la connaissance approfon­ die de ce qui a déjà été écrit sur l’auteur et le sujet que le chercheur se propose d’étudier. Tout travail universitaire, de la dissertation au travail de fin d’études, doit témoigner de différentes capacités. Dans un premier temps, le travail doit démontrer que vous êtes capable de déterminer un sujet d’étude et de bien délimiter un problème. Ensuite, le travail universitaire vous conduira à rassembler une documentation sur le sujet choisi, que vous devrez organiser. Il faudra en outre exposer les différents points de vue découverts dans la littérature parcourue. A partir des informations trou­ vées, vous devrez approfondir le travail d’étude à l’aide d’une méthodo­ logie scientifique qui fait preuve de votre esprit critique. Le texte définitif doit enfin confirmer que vous êtes à même de rédiger un texte argumen­ tatif convaincant, logique et compréhensible qui communique les résul­ tats de votre recherche. Mais au-delà de ces capacités liées directement à la formation universi­ taire, il s’agit tout aussi bien d’une découverte intellectuelle et d’un enri­ chissement personnel, qui permet d’élargir vos horizons et d’assouvir votre curiosité.

Les étapes de la recherche Chaque recherche en littérature française parcourt un certain nombre d’étapes. Il s’agit de déterminer une hypothèse de travail, une probléma­ tique ou encore une thèse, et de l’élaborer, à l’aide de lectures appro­ priées, sans tomber dans la paraphrase. 1. Recherche exploratoire Selon vos intérêts personnels, vous avez lu des œuvres littéraires dont certains aspects vous intéressent. Vous en prenez des notes, sans vous 7


L E T R AVA I L U N I V E RS I TA I R E E N LITTÉ R AT U R E F R A N ÇA I S E

soucier de ce que d’autres ont pu dire ou écrire sur le livre en question. Bien évidemment, ces notes éparses seules ne seront pas suffisantes comme base de la recherche. Il convient de rechercher de plus amples informations sur le sujet d’étude (l’ouvrage, l’auteur, le contexte, le thème à étudier) en consultant quelques sources secondaires. 2. Définir le sujet Après ces lectures exploratoires, vous pouvez définir le sujet et formuler une ou plusieurs questions de recherche qui forment la base de votre hypothèse de travail. Ensuite, vous pouvez commencer à établir un plan provisoire, dont les différentes parties permettent de répondre progressi­ vement à la question formulée. 3. Établir une bibliographie Une fois le sujet défini, vous devez effectuer des lectures supplémentaires, pour compléter les sources que vous avez déjà consultées lors de vos lectures exploratoires. Ces nouvelles sources permettent de vous docu­ menter sur les diverses dimensions liées au choix de votre sujet. 4. Ajuster votre plan de travail Après toutes ces lectures, vous rassemblez vos notes sur les sources primaires et secondaires. Vous vous posez la question de savoir dans quelle partie de votre plan provisoire vous pouvez les intégrer afin d’obtenir l’argumentation la plus claire possible. Vos lectures et réflexions vous amèneront sans doute à modifier votre plan de travail et éventuellement à peaufiner une dernière fois votre question de recherche. 5. Rédiger Enfin, vous pouvez passer à la rédaction. En cours de route, afin d’éviter des déviations et des répétitions, n’oubliez pas de relire ce que vous avez déjà écrit avant de reprendre l’écriture. Il est extrêmement important de soigner la langue de votre mémoire. Il faudra donc lire, relire et réécrire plusieurs fois votre texte.

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I N T RO D U C T I O N

6. Finition Pour terminer, il convient d’établir la table des matières et la bibliogra­ phie. Il faut mettre au point les appels de note, les notes de bas de page et la ponctuation. C’est pendant cette dernière étape qu’on va aussi véri­fier et éventuellement améliorer la mise en page de l’ensemble. Attention, ce travail peut être plus long que prévu ! Voilà les différentes étapes que le présent manuel cherchera à présenter en vous offrant un certain nombre de méthodes et d’outils nécessaires pour la recherche en littérature française. L’ordre des étapes tel qu’il est présenté ici est logique plutôt que chrono­ logique. On attendra rarement d’avoir établi une bibliographie définitive pour commencer à lire et à établir des fiches de lecture. De même, la définition du sujet se modifie tout au long du travail ; elle évolue à mesure que la connaissance s’approfondit, que de nouvelles idées ouvrent de nouvelles voies.

Quelques conseils avant de commencer  Travaillez régulièrement. Commencez à travailler dès le début du premier semestre. Rassembler les sources, lire et prendre des notes, puis rédiger un mémoire sont des activités qui prennent du temps. Essayez de lire ou d’écrire tous les jours. N’oubliez pas que l’écriture est un travail auquel il faut se former et pour lequel il faut s’entraîner. C’est en écrivant qu’on devient un bon écrivain. 1

 Écrivez en plusieurs étapes . N’essayez pas de brûler des étapes et acceptez qu’un texte nécessite plusieurs réécritures avant de pouvoir être considéré comme un texte fini. Dans un premier temps, on écrit pour faire sortir les idées, sans faire particulièrement attention à la forme et sans se préoccuper des détails. Dans un deuxième temps, on s’intéresse au contenu, à la structure et à l’argumentation. Le lecteur ne doit pas avoir à deviner ce que vous avez voulu dire ; c’est à l’auteur de faire l’effort d’être clair. Lors d’une troisième réécriture, vous allez réviser la langue et le style dans le but d’alléger le texte, de varier et de préciser ce que vous avez écrit. 1

D’après Maël Goarzin, « Comment écrire sa thèse ? Quelques conseils », 30 septembre 2013, <http://biospraktikos.hypotheses.org/952> (consulté en août 2014).

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LE T R AVA I L U N I V E RS I TA I R E E N LI T T É R AT U R E F R A N ÇA I S E

 Cherchez du feedback. Confrontez votre texte à la lecture d’autres personnes afin de mieux comprendre comment vous pouvez encore améliorer le travail universitaire. Ne vous contentez pas de feedback positif, mais allez à la recherche d’un feedback critique et constructif. Remettez rapidement un texte fini à votre directeur de thèse. Mais d’autres personnes peuvent aussi vous aider : vos collègues et cama­ rades de classe, vos amis, votre famille,… peuvent donner des conseils précieux.  Soyez curieux ! Une analyse littéraire se fonde non seulement sur la lecture des œuvres qu’on se propose d’étudier, mais aussi sur une connaissance approfondie de la littérature. Cette connaissance permet d’établir des liens, de saisir des rapports, de découvrir des aspects nouveaux de l’œuvre étudiée. Elle ne peut être remplacée par la connaissance de la bibliographie critique que vous serez amené(e) à établir. Pour vous guider dans vos choix de lectures, référez-vous aux grandes histoires littéraires ou à des ouvrages comme La bibliothèque idéale de Pierre Boncenne (Paris, Librairie générale française, 1992). Tenez-vous au courant de l’actualité littéraire. Enfin, n’hésitez surtout pas à vous « perdre » de temps en temps dans une bibliothèque ou une librairie et à y feuilleter ce qui vous tombe sous la main…

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Définir le sujet et établir la problématique 1.

Déterminer le sujet

Quand vous savez sur quel(s) livre(s) vous voulez travailler, vous faites une première recherche exploratoire. Rapidement, il faut essayer de déterminer le sujet. Celui-ci n’est de préférence pas trop large, mais bien délimité dès le début. Afin de déterminer le sujet, on se pose quelques questions qui portent aussi bien sur les impressions de lecture que sur le contexte dans lequel le livre a été publié. C’est la réponse à ces questions qui permettra de distiller vos centres d’intérêt et d’en établir ensuite la problématique.

1.1.

Un sujet bien délimité

Il est conseillé de prendre un sujet assez spécifique, ni trop général ni trop précis. Si le sujet est trop large, vous risquez de ne pouvoir vous arrêter qu’aux généralités et, pis, de faire un travail incomplet. Vous ne pourrez pas parler de tous les aspects du livre ou des livres de votre corpus. Il convient de relever ces éléments qui sont pertinents pour répondre à votre question de recherche. Si par contre le sujet choisi est trop précis, vous risquez de perdre de vue les grandes lignes. L’idéal est donc de faire une analyse concrète d’un (ou de plusieurs) livre(s) et de bien connaître l’auteur et le cadre contextuel.

1.2.

L’art de s’interroger sur la lecture et l’interprétation

Pendant et après la lecture, vous pouvez vous poser les questions suivantes :  Qu’est-ce qui m’a frappé(e) lors de la lecture ? Vos fiches de lecture (fiches de citations, fiches de synthèse2) sont très révélatrices sur ce point. En relisant ces fiches, vous constaterez que vous avez sélectionné des extraits qui vous intéressaient particulièrement alors que vous ne mentionnez pas du tout les autres passages, les autres 2

Voir p. 26 du présent manuel.

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L E T R AVA I L U N I V E RS I TA I R E E N L I T T É R AT U R E F R A N ÇA I S E

personnages… Posez-vous la question de savoir pourquoi vous avez sélectionné ces passages particuliers.  Me suis-je plutôt intéressé au texte tel qu’il est ou au contenu ? Le texte peut être lu de deux façons. Premièrement, il y a l’intérêt porté aux mots qui constituent des phrases. C’est l’aspect formel. La recherche s’intéresse à la construction des phrases, à la construction du récit ou encore à la voix narrative, par exemple dans les études « la voix narrative chez Pascal Quignard ». Deuxièmement, une problématique plus globale peut susciter l’intérêt, par exemple « le rôle de la femme dans l’œuvre de Stendhal » ou « liberté et destin dans l’œuvre romanesque de Marguerite Yourcenar ». Attention ! Il est impossible de séparer la forme du contenu. Tenez compte du fait que les deux vont ensemble. Une recherche sur le rôle des femmes, par exemple, s’intéresse nécessairement aux mots précis par lesquels la femme est désignée. Elle se penche sur le discours direct (ou indirect) utilisé pour rapporter les propos des femmes. Vous trouverez dans l’analyse concrète des arguments pour appuyer votre position. De même, une étude sur un aspect formel d’un livre (la narration, les descriptions) n’est pas exempte d’éléments thématiques tels que des motifs, l’idéologie, le caractère des personnages,…

1.3.

L’art de contextualiser

1.3.1.

L’œuvre de l’auteur

Il convient de placer les romans dans une perspective plus générale en jetant un coup d’œil sur l’ensemble de l’œuvre de l’écrivain. Non seule­ ment vous aurez une vue plus claire sur le style de l’auteur, vous capterez également ce qui est propre à l’ouvrage que vous étudiez. Une démarche possible consiste à analyser le roman en le mettant en rapport avec les autres écrits de l’auteur.  Ainsi, le premier et le dernier roman d’un même écrivain peuvent faire l’objet d’une analyse voulant démontrer une évolution du style ou l’influence d’un certain événement sur l’écriture de l’auteur. C’est une perspective chronologique. 12


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 Un même auteur peut également avoir fait le choix de réécrire le même livre, en s’adressant à un autre public. Une analyse de ces deux œuvres permet par exemple de démontrer la facilité avec laquelle l’auteur change de registre. Il convient de se poser la question de savoir si l’idée d’écrire pour deux publics lui est venue toute seule ou si la seconde version a été écrite dans le but de plaire à quelqu’un : s’agit-il d’un ouvrage de commande ?  Une analyse de différents romans du même auteur permet également de sonder les contradictions internes. Où les romans s’opposent-ils les uns aux autres ? Quelles sont les contradictions et comment les expliquer ? Sont-elles dues au style ou peut-on supposer une évolution de l’écriture ? Quelle place revient au contexte culturel changeant ? Dans le cas d’une pareille étude comparative, il convient de lire toute l’œuvre de l’auteur, si elle n’est pas trop étendue. Plus tard, une sélection des romans les plus pertinents s’imposera. Ceux-ci permettront de répondre avec clarté et cohésion à votre problématique.

1.3.2.

Des mises en relation

Une autre piste possible est la mise en relation avec des livres d’autres écrivains. Au lieu de comparer le roman avec d’autres œuvres du même auteur, vous ouvrez la perspective à d’autres écrivains auxquels vous pensez pendant la lecture. Certains romanciers prennent modèle sur un auteur ou au contraire, s’y opposent. Voici quelques exemples : ex. « Sartre lecteur de Proust : sensation et mémoire dans La Nausée » ex. « Diderot, Baudelaire et les femmes damnées » ex. « L’ironie de Lydie Salvayre vs l’ironie de Jean Echenoz »

1.3.3.

La réception

La réception d’un ouvrage fait également partie du contexte et constitue un autre domaine de recherche. En effet, comme l’affirme Rohou, « une œuvre, créée une seule fois, est réinterprétée bien souvent et […] sa rela­ tion esthétique à ses lecteurs peut être assez différente de sa relation géné­ tique à son auteur et à son époque originelle »3. Dans une étude portant 3

Jean Rohou, L’histoire littéraire : Objets et méthodes, Paris, Armand Colin, éds. Nathan, 2005, p. 84-85.

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sur la réception, on s’intéresse donc à la dialectique entre l’auteur, le texte et le lecteur4. Si vous choisissez d’effectuer une étude de réception, n’oubliez pas de consulter l’ouvrage de référence de Hans Robert Jauss (Pour une esthé­ tique de la réception, Paris, Gallimard, 1978).

1.4.

Quelques conseils

 Si vous vous intéressez à plusieurs thèmes et sujets qui se rattachent à divers horizons, parlez-en avec votre directeur de recherche ou avec d’autres étudiants afin d’en sélectionner un. Sinon vous risquez de prendre un sujet trop large en voulant incorporer tous les éléments qui vous intéressent.  Vous pouvez établir une carte mentale sur laquelle vous notez tous les sujets qui vous intéressent. Essayez de regrouper les sujets et d’en écar­ ter ceux qui vous intéressent moins ou qui sont trop éloignés des autres sujets.  Choisissez un sujet qui vous intéresse. Tenez compte de vos goûts, lectures et intérêts personnels. Vérifiez si le sujet n’a pas encore fait l’objet d’études détaillées. Explo­ rez les travaux et analyses qui ont été faits au sujet de l’œuvre choisie. Familiarisez-vous avec le domaine d’étude auquel le roman appartient afin de pouvoir faire votre choix, lorsque vous serez bien documenté.

2.

Établir la problématique

Le travail universitaire se construit autour d’un certain nombre de ques­ tions. Celles-ci sont au cœur de la définition du sujet et du plan (en élabo­ ration continuelle). ex. L’œuvre de E. A. Poe a-t-elle influencé celle de Charles Baudelaire, et de quelle façon ? ex. L’œuvre de Lautréamont est-elle une tentative de réenchanter le monde par l’écriture ? De telles questions relèvent d’une hypothèse de départ ou de travail. Établir une problématique consiste à formuler une question qui découle 4

Ibid.

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Table des matières Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Objectifs du travail universitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Les étapes de la recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Quelques conseils avant de commencer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 Définir le sujet et établir la problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 1. Déterminer le sujet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 1.1. Un sujet bien délimité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 1.2. L’art de s’interroger sur la lecture et l’interprétation . . . . . . . 11 1.3. L’art de contextualiser . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 1.3.1. L’œuvre de l’auteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 1.3.2. Des mises en relation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 1.3.3. La réception . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 1.4. Quelques conseils . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 2. Établir la problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 2.1. Connaître l’état de recherche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 2.2. Caractéristiques d’une bonne problématique . . . . . . . . . . . . 15 2.3. Quelques conseils pratiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 2.4. Comment répondre à la problématique ? . . . . . . . . . . . . . . 17 Établir la bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 1. Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 1.1. Sources primaires et sources secondaires . . . . . . . . . . . . . . . 19 1.2. Comment sélectionner les sources ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 1.3. Où se procurer les sources ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 2. Comment lire les sources primaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 2.1. Avant la lecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 2.2. Pendant la lecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 2.3. Après la lecture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

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L E T RAVA I L U N I V E RS I TA I R E E N L I T T É R AT U R E F R A N ÇA I S E

Organiser les informations nouvelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 1. Fiches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 2. Logiciels de gestion bibliographique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 3. Le livre numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 La rédaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 1. Organiser ses idées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 1.1. Établir un plan prospectif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 1.2. Rédiger un résumé problématisant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 2. La structure du travail universitaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 2.1. L’introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 2.2. Le corps du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 2.3. La conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 3. Référer aux sources primaires et secondaires : le fondement scientifique du travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 4. Le registre académique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36 4.1. Un style académique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 4.2. Un vocabulaire soigneusement choisi . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 4.3. Une expression syntaxique correcte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Le toilettage du texte : la présentation du travail . . . . . . . . . . . . . . . 43 1. Les composantes d’un mémoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 2. Les citations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 2.1. La citation intégrée et la citation détachée . . . . . . . . . . . . . . 44 2.2. La ponctuation dans la citation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 2.3. La citation dans la citation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46 2.4. Signaler une erreur dans une citation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 3. Appels de note et notes de bas de page . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 3.1. Les appels de note . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 3.2. Les notes de bas de page . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 4. La notation des références . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 4.1. Les modèles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 4.1.1. Références d’un livre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 4.1.2. Références d’un article . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 4.1.3. Références de documents inédits (mémoire, thèse) 52 4.1.4. Références d’une page Internet . . . . . . . . . . . . . . . . . 53

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T A B L E D E S M AT I È R E S

4.2. Références bibliographiques incomplètes . . . . . . . . . . . . . . . 53 4.3. Les abréviations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 4.4. Le système anglo-saxon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 5. La bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 6. La table des matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 7. Quelques cas particuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 7.1. La majuscule dans les titres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 7.2. L’inclusion du déterminant dans les titres . . . . . . . . . . . . . . . 59 7.3. Les chiffres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 Boîte à outils Les ressources bibliographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 1. Les outils de mise en contexte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 1.1. Traités et manuels d’histoire littéraire . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 1.1.1. Littérature générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 1.1.2. Littérature française . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 1.2. Encyclopédies et dictionnaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 1.2.1. Dictionnaires de langue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 1.2.2. Encyclopédies générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 1.2.3. Encyclopédies et dictionnaires de littérature . . . . . . . 69 1.2.4. Dictionnaires biographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72 1.3. Collections proposant une introduction aux œuvres et aux auteurs majeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74 2. Les outils spécifiques pour la littérature (française) . . . . . . . . . . . 75 2.1. Pour établir une bibliographie primaire . . . . . . . . . . . . . . . . 75 2.1.1. Littérature générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 2.1.2. Littérature du XIXe et du XXe siècle . . . . . . . . . . . . 76 2.2. Pour établir une bibliographie secondaire . . . . . . . . . . . . . . 78 2.2.1. Bibliographies générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 2.2.2. Littérature du XIXe et du XXe siècle . . . . . . . . . . . . 80 2.2.3. Bases de données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80 2.2.4. Revues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 2.2.5. Les robots « académiques » spécialisés . . . . . . . . . . 83 2.2.6. Grands sites pour les littéraires . . . . . . . . . . . . . . . . . 84

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L E T R AVA I L U N I V E RS I TA I R E E N L I T T É R AT U R E F R A N ÇA I S E

3. Outils pour quelques domaines de recherche particuliers . . . . . . 85 3.1. Littérature de voyage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85 3.2. Littératures et leurs frontières imaginaires . . . . . . . . . . . . . 86 3.3. Les personnages littéraires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86 3.4. Littérature et mythologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87 3.5. Littérature et symboles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88 3.6. Sciences humaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 3.7. Littérature et théorie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89 3.8. La presse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91 3.9. L’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 3.10. La littérature de guerre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 3.11. La religion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97 3.12. L’occultisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 98 3.13. L’ironie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 3.14. Écopoétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 3.15. Proust . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103 3.16. La littérature contemporaine (1980-…) . . . . . . . . . . . . . . . 104 3.17. La littérature comparée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 3.18. Les arts comparés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 3.19. La littérature française hors de France . . . . . . . . . . . . . . . . 110

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