REFAIRE UN PETIT COIN DE MONDE
PASCALE SEYS
Connais-toi ! Toi-même !
Refaire un petit coin de monde
AVANT-PROPOS L’HYPOTHÈSE DE SOCRATE Après ses philosophies vagabondes déclinées en un triptyque composé de drôles d’histoires convoquant de drôles-debêtes-pas-si-bêtes, c’est une Pascale Seys tisseuse de liens, gourmande et libre, qui nous revient pour nous livrer de petites histoires sur la grande histoire de la philosophie. Bulles, fenêtres, messages flash qui invitent à la profondeur, brèches pour ouvrir les plafonds du quotidien qui nous écrase comme le poids de l’éléphant qui obscurcit notre vue, ces récits courts sont autant d’invitations à déchiffrer la complexité du monde à travers des questions qui nous concernent au quotidien : qu’est-ce que le bonheur ? Quelle est la nature de l’amour ? Jusqu’à quel point sommesnous libres de nos choix ? Pourquoi échangeons-nous des cadeaux ? Pourquoi réfléchir fait-il peur ? Quel sens trouver
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à la souffrance et aux injustices ? Et, au bout du compte, comment appréhender la mort ? Si pour répondre à ces interrogations, certains consultent des voyants, des religieux, des coachs de vie, des gourous ou des astrologues, Pascale Seys nous rappelle qu’une autre voie est possible : celle de la raison alliée à la sensibilité. Alors que nous répétions en boucle les discours de la télévision et des journaux, surveillions notre toux et notre température en tournant en rond, cherchant compulsivement les dernières statistiques des morts en Chine puis chez nous, Pascale Seys s’est saisie de ce moment d’arrêt, de cette interruption relative du monde tel qu’il va, pour ralentir le rythme, reprendre celui de l’escargot et redonner de l’amplitude à nos vies en se remettant à l’écoute et en revisitant, à sa façon, les ouvrages de pensées que nous ne prenons jamais la peine d’ouvrir faute d’espace mental disponible, et l’histoire de leurs penseurs. C’est un livre dans lequel on se promène – on avance, on revient en arrière – et qui a le pouvoir de nous divertir et de nous instruire tout à la fois. Et surtout il nous surprend, passant avec allégresse d’une leçon de foot de Spinoza au plus vieux métier du monde, ou explorant les notions plus techniques que sont l’ataraxie ou l’ultracrépidarianisme. On y picore comme dans une auberge espagnole, chacun trouvant ce qu’il a lui-même apporté. Dans un monde qui craque de toutes parts, invoquer les anciens, les poètes, les artistes nous rend moins seuls et Pascale Seys gagne son pari que les idées, ces éléments vivants qui occupent en permanence le champ de nos
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préoccupations, de nos échanges et de nos activités, quand elles sont grandes et belles, n’ont pas d’âge : jamais elles ne vieillissent ni ne meurent. De livre en livre, notre philosophe écrivaine, toujours à la recherche du mot juste, reflet d’une vie bonne et ajustée, semble se demander comment font les autres pour vivre. Dans ce livre-ci, la question est abordée de façon plus légère et ludique. Avec le panache qui caractérise son travail, Pascale Seys paraît s’amuser des choses qui arrivent, nous livrant entre les lignes ses propres hypothèses. Avec Zygmunt Bauman, elle nous démontre l’ineptie de la théorie économique du ruissellement selon laquelle la richesse des riches accumulée au sommet de la société ruissellerait sur les plus pauvres. On pense alors à tous ces invisibles qui, en temps de pandémie, permettent à l’économie de tourner tandis que, jeté dans le monde et abandonné à lui-même, l’homme contemporain se sent un pion interchangeable. Avec Voltaire, elle nous invite au yoga mental qui consiste à toujours soutenir le point de vue de l’autre sans jamais l’humilier. Avec Hannah Arendt, elle nous montre que la vie strictement individuelle et privée, rivée au sein de la famille ou du foyer, nous prive d’une dimension plus large et proprement humaine qui constitue probablement, comme le rappelle l’odyssée humaine, la seule manière de rendre le monde habitable. Pascale Seys se fait aussi déesse de la consolation lorsqu’avec Boèce le captif, elle attire notre attention sur le fait qu’une pensée n’est jamais aussi riche, féconde et consolatrice que lorsqu’elle se met au service de la vie libre.
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Nous accordant tout le long sa considération – qui dit l’acte de constater ou d’observer attentivement une présence soutenue –, elle nous rappelle aussi que parler ou philosopher la plume à la main donne une possibilité d’action, celle de faire quelque chose de ce qui nous arrive, d’agir et de résister. Le livre de Pascale Seys s’ouvre sur un virus qui nous concerne tous, celui de l’amour. Il s’achève avec les mots de Hannah Arendt qui nous disent l’urgence de penser qui renvoie, face à l’effondrement du monde commun, à la capacité de décider et d’opérer des choix qui nous tiennent responsables de l’avenir. Entre ces deux temps de lecture qui nous emmènent de l’intime au politique, Pascale Seys nous invite à vivre pleinement le privilège d’être vivant en nous engageant à tenir la promesse de consolider le monde. Carine Bratzlavsky*
*En charge de projets culturels à la RTBF et productrice de la collection Un p’tit shoot de philo.
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I LE VIRUS DE L’AMOUR Quels mythes se cachent sous l’élan amoureux ? Quels rêves ? Quelles désillusions ? Et quels sont les modèles dont nous disposons pour comprendre le mystère de ces rencontres singulières qui sont telles que soudain, le ciel s’entrouvre sur l’étonnement qu’il existe une joie à inventer du deux ? Dans L’Éducation sentimentale, Frédéric Moreau, jeune héros romantique, tombe éperdument amoureux d’une femme mariée qu’il idéalise, Marie Arnoux. À l’occasion d’un dîner et tandis que les convives conversent à l’envi, Flaubert décrit cette passion foudroyante, en écho à ses propres sentiments fervents à l’égard d’Élisa Schlésinger : « Frédéric, en écoutant ces choses, regardait Madame Arnoux. Elles tombaient dans son esprit comme des 12
métaux dans une fournaise, s’ajoutaient à sa passion et faisaient de l’amour [...] Mais elle vint dans l’angle du salon où il se tenait, lui demanda s’il connaissait quelquesuns des convives, s’il aimait la peinture, depuis combien de temps il étudiait à Paris. Chaque mot qui sortait de sa bouche semblait à Frédéric être une chose nouvelle, une dépendance exclusive de sa personne. Il regardait attentivement les effilés de sa coiffure, caressant par le bout son épaule nue ; il n’en détachait pas ses yeux, il enfonçait son âme dans la blancheur de cette chair féminine ; cependant il n’osait lever ses paupières, pour la voir plus haut, face à face1. » Ce roman d’un amour sans aveux qui lie deux êtres par le silence est structuré par deux phrases balises qui évoquent le devenir tragique de tout sentiment amoureux : « Ce fut comme une apparition » et, au terme de trois cent septante et une pages décrivant, sur une période de vingt-six ans, de 1841 à 1867, l’itinéraire d’un jeune homme qui marche inexorablement vers la faillite de ses idéaux, « Et ce fut tout ». Comme pour signifier, quoique l’on en dise et quoique l’on veuille, que tout commence et que tout finit avec l’amour, quand bien même le rendez-vous serait manqué ou flamboyant, brodé de joies, de peines ou de malentendus. Mais qu’est-ce que l’amour ? Telle est l’énigme à laquelle chacun d’entre nous s’efforce de répondre pour lui-même et pour sa résolution se confrontent à coups de rimes, d’imagination ou de thèses, les poètes, épistoliers, romanciers et philosophes, sachant qu’aucune de leurs réponses ne saurait satisfaire définitivement. C’est qu’il y a dans ce sujet, assurément pour et depuis longtemps, infiniment matière à penser. Déjà à l’époque des guerres du Péloponnèse, il était coutumier aux hommes – par ailleurs seuls maîtres de la guerre 1
Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale, Paris, la Guilde du livre, pp. 60-61.
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des récits – de discuter de la question capitale qui consiste à savoir ce qu’aimer veut dire et à quelles conditions, et pourquoi les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. De ces antiques conversations a jailli un texte fondateur, Le Banquet2, traduction du grec Συμπόσιον, rédigé par Platon vers 380 avant l’ère commune. Le Banquet relate une soirée mémorable et mémorablement alcoolisée au cours de laquelle la question de l’amour a été débattue avec passion par plusieurs convives, parmi lesquels notamment un philosophe et ses disciples, un médecin, un auteur de théâtre, un poète et un amant jaloux. Chacun des invités au banquet y va de sa thèse : l’amour est-il un dieu qui nous frappe de ses flèches en plein cœur ? L’amour est-il une chose vulgaire pour les gens vulgaires à qui il faut préférer des préoccupations moins futiles ? Est-ce une harmonie universelle qui gouverne le monde ? Est-ce un attrait purement sexuel ou est-ce une affaire d’âme ? Parmi un grand nombre d’hypothèses soulevées lors de cette soirée, une thèse d’Aristophane est parvenue jusqu’à nous : il s’agit d’une conception de l’amour comprise comme nostalgie d’une fusion bienheureuse, à laquelle Freud donnera plus tard le nom de « désir archaïque ». Aristophane raconte qu’à l’origine, il existait trois catégories d’êtres humains – et non deux, comme aujourd’hui : le mâle, qui est un fils du Soleil, la femelle, qui est une fille de la Terre et l’androgyne, sorte de troisième sexe, enfant de la Lune. La forme humaine était celle d’une sphère pourvue de quatre bras, quatre jambes et deux visages, d’une tête unique et de quatre oreilles, de deux sexes et le tout à l’avenant. Les humains se déplaçaient en avant ou en arrière comme des culbutos sur leurs huit membres avec une vélocité d’acrobates fulgurante. Effrayés devant tant de compétences, les dieux prirent peur d’être surpassés par les Platon, Le Banquet. Traduction et notes par Emile Chambry, Paris, Garnier Flammarion, 1964.
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hommes et il fut décidé, au sommet de l’Olympe, de les affaiblir non pas en les éliminant – sinon, qui honorerait les dieux ? – mais en les divisant. Zeus ordonna ainsi que l’on nous coupât en deux, sur toute la longueur, exactement à la façon dont nous découpons une sole dans nos assiettes. Il demanda ensuite à Apollon de retourner notre visage et de recoudre notre ventre du côté de la coupure, en cet endroit même que l’on appelle le nombril. Cette cicatrice universelle tient lieu de témoin de la blessure fondatrice, originelle. Elle nous rappelle à chaque instant que nous avons été séparés de notre moitié perdue et nous invite à la modestie avec, comme menaçante perspective, la possibilité d’un nouveau châtiment si l’envie nous prenait de rivaliser une nouvelle fois avec les dieux. Chaque partie, regrettant sa moitié, avait un désir impérieux de la retrouver et Aristophane précise que la part perdue se languissait de l’autre au point de se laisser mourir de faim et d’inaction. Zeus, pris de pitié, décida de déplacer les organes sexuels à l’avant du corps et c’est ainsi que naquit le plaisir sexuel, afin de soulager les amants de la perte originelle de leur moitié perdue. Depuis lors, certains hommes recherchent leur moitié homme, certaines femmes recherchent leur moitié femme tandis que l’androgyne, cette forme mixte composée des sexes féminin et masculin, recherche un partenaire hétérosexuel. La fiction d’Aristophane n’impose aucune réponse définitive mais force est de constater qu’il n’en comporte pas moins de justes intuitions, en plus d’expliquer de manière virtuose, moderne et sans stéréotype de genre, le mystère de l’attirance sexuelle.
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II LA LEÇON DE FOOT DE SPINOZA La question est abyssale : sommes-nous des êtres libres ou déterminés ? Et si nous sommes l’un ou l’autre, quel élément en serait-il la cause ? Parce qu’il y a un début, parce qu’il y a une fin et parce qu’entre les deux il y a des twists, la vie nous confronte à des choix, à des joies et le plus souvent à des problèmes à résoudre. Mais sommes-nous vraiment libres de nos choix ? Spontanément, nous avons plutôt tendance à répondre « Oui, bien sûr, il est certain que nous sommes libres de choisir où nous allons et de décider ce que nous voulons faire ! », le répétant comme on frapperait avec acharnement sur un vieux clou, afin de mieux nous en assurer. Face à cette réponse empressée, un philosophe du XVIIe siècle qui réfléchissait à la liberté humaine a répondu toutefois, circonspect, que nous sommes plus déterminés que libres. 16
Réfugié juif d’origine portugaise établi aux Pays-Bas, Baruch Spinoza gagnait modestement sa vie en taillant des lentilles optiques pendant que son esprit, libre de voler où il voulait, fabriquait une grande pensée à l’architecture entièrement déductive. Le nom de Spinoza donne déjà à réfléchir tant il consonne avec une variété de rose : la rosa spinozissima aux épines nombreuses – connue également sous le nom d’églantier pimprenelle. Que la philosophie de Spinoza soit épineuse et pénétrante, c’est ce qu’ont estimé de nombreux lecteurs conservateurs, qui ont adoré détester le philosophe en le criblant d’injures et en le jetant comme un malpropre au ban de la société de son temps. À l’âge de trente ans, Spinoza commence la rédaction en latin de L’Éthique, un livre majeur qui sera immédiatement censuré, ses premiers lecteurs lui reprochant de nier l’existence d’un Dieu créateur et la liberté. Du reste, avant même qu’il n’ait écrit quoi que ce soit, la communauté juive d’Amsterdam avait condamné Spinoza avec une rare violence, interdisant à quiconque de lui écrire, de lui parler et de s’approcher de lui à moins d’un mètre. Il subissait ce que l’on appelle un herem, c’est-à-dire une excommunication, une exclusion de la communauté d’Amsterdam et une mise à distance sociale. Concernant la liberté humaine, préférant la notion de libre nécessité à celle de libre décret, Spinoza a précisé son point de vue à la fin de sa vie dans une lettre à l’un de ses amis. En 1674, le philosophe écrit à Georgius Hermanus Schuller : « J’appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d’une certaine façon déterminée3. » 3 Baruch Spinoza, Lettre à Schuller [1674], lettre LVIII, trad. du latin par Ch. Appuhn, dans Œuvres, vol. IV, GF Flammarion, 1966, pp. 303-304.
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Afin de rendre cette affirmation claire et intelligible, imaginons un ballon qui reçoit une attaque du pied droit d’un génie du football en avant-centre, par exemple de Cristiano Ronaldo. Le coup de pied de Ronaldo est une cause extérieure qui donne au ballon une certaine quantité de mouvement. La persistance du ballon dans le mouvement après que l’offensive a eu lieu, Spinoza l’appelle contrainte. Et ce qui est vrai du ballon, il faut l’entendre de toute chose singulière, car toutes les choses, même les plus complexes, sont nécessairement déterminées par une force extérieure qui les fait exister et agir. Imaginons maintenant que le ballon pense tandis qu’il roule sur le gazon. Le ballon croira qu’il est libre et qu’il roule et qu’il glisse sur le terrain parce qu’ il le choisit et parce qu’il le veut, alors qu’en réalité, pour Spinoza, il n’en est rien. C’est une erreur de jugement : sans l’action de Ronaldo, le ballon resterait immobile. Il se trouve que nous aussi, comme ce ballon pensant, nous estimons être libres d’aller et de venir plutôt ici que là, de choisir ceci plutôt que cela ou d’aimer celle-ci plutôt que celui-là, alors qu’il n’en est rien. Et si nous nous vantons d’être libres, c’est uniquement, selon Spinoza, parce que nous ignorons absolument tout des causes qui nous déterminent. Quelles sont ces causes ? Qui donc shoote dans le ballon ? Personne, c’est-à-dire rien d’autre que la nécessité. Le ballon roule sur le gazon et nous nous orientons plutôt dans un sens ou dans l’autre en pensant être libres, alors que nous y sommes poussés par une mystérieuse nécessité. Ou encore, pour le résumer selon l’expression spinoziste bien connue qui enclencha la querelle du panthéisme, la nécessité équivaut à dire Deus sive natura (Dieu ou, si vous voulez, la nature).
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Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être. Dans une perspective morale, que faire dès lors face aux épreuves, face à ce qui arrive et que nous ne choisissons pas ? Pour Spinoza, la forme la plus haute de la sagesse consiste à accueillir la nécessité, c’est-à-dire à accepter l’imprévisibilité des circonstances et, si cela est possible, à s’en réjouir. Une leçon de sagesse pratique lumineusement nuancée par Hannah Breslover lorsqu’elle déclare que « nos destinées obéissent à une loi immuable qui semble s’ordonner à un point de rencontre vacillant et toujours incertain entre une volonté désirante et l’instabilité des circonstances. »
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Certains textes ou éléments de textes réunis ici ont été publiés dans le journal économique L’Écho sous la forme d’un abécédaire et ont fait l’objet d’une collection animée graphiquement de P’tits shoots de philo produits par la RTBF, réalisés par le Studio Oilinwater, jouant de l’hybridation de la pensée et des codes de communication contemporains. Merci pour leur confiance et leur soutien à Carine Bratzlavsky, Eve-Marie Vaes, Xavier Flament, Matthieu Gorissen, Nathalie Frogneux, Annette Sachs, Christiane Degrune, Michel Scohy, Philébé et Gwenn Lucas. © Textes : Pascale Seys © Illustrations : Oilinwater Studio Direction artistique et mise en page : Oilinwater Studio Merci à Aubin Delhaye & Carla Petelski Correction : Patricia Couderc www.racine.be Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez régulièrement des informations sur nos parutions et activités. Toutes reproductions ou adaptations d’un extrait quelconque de ce livre, par quelque procédé que ce soit, sont interdites pour tous pays. © Éditions Racine, 2021 Éditions Racine, Tour & Taxis - Entrepôt Royal Avenue du Port, 86C / bte 104A B-1000 Bruxelles 1er tirage D. 2021. 6852. 26 Dépôt légal : octobre 2021 ISBN 978-2-39025-180-4 Imprimé en Europe SOURCES ILLUSTRATIONS Double-page : illustration de Un autre monde, Grandville, 1844 - Chapitre I, Giovanni Battista Bracelli, Bizzarie di Varie Figure, 1624 - III, Grandville, Illustration de Scènes de la vie privée et publique des animaux, 1842 - IV, Robert Fludd, Utriusque Cosmi, 1621 - V, The Principles of Light and Color, Edwin D. Babbitt, 1878 - VI, Hercules assisting Atlas de Claude Mellan - VII, Geometrical psychology, or, The science of representation: an abstract of the theories and diagrams, B. W. Betts, 1887 - VIII, Characters and Caricaturas, William Hogarth, 1743 - IX, Aristote et Phyllis, Hans Baldung, 1513 - XI, Practical Character Reader, L. A. Vaught, 1902 - XIII, Dessin du XVIème siècle d’un auteur inconnu - XIV, Dessin du 16e siècle, auteur inconnu - XVI, Extrait d’une feuille de travail de Michael Snijders, 1630 - XVIII, La musique de Gounod, Benjamin Breen - XIX, Chouette Chinoise de John Edward Gray, 1834 - XX, Illustration de Un autre monde, Grandville, 1844 - XXI, Dogs, jackals, wolves, and foxes: a monograph of the Canidae de St George Jackson, 1890 - XXII, Illustration d’une dissection, dessin de Pettigrew, 1861 - XXIV, The Heart of Man: Either a Temple of God, Johannes Gossner, 1732 - XXV, Markham’s Maister-peece [Masterpiece], Containing all Knowledge Belonging to Smith, Farrier, or Horse=Leech, Touching on Curing All Diseases in Horses, Gervase Markam, 1644 - XXVI, Illustration par George Wharton Edwards dans Bird Gods, 1898 - XXVII, Oculus Artificialis, Johann Zahn, 1685 - XXVIII, Bee from Sheet of Studies of Nine Insects, par Jan van Kessel, 1665 - XXX, Les illustrations d’Émile-Antoine Bayard pour De la Terre à la Lune de Jules Verne, 1870 - XXXI, L’équipage du capitaine Roberts fait la fête à Old Calabar River, du livre The Pirates Own Book de Charles Ellms, 1837 - XXXII, Extrait d’un échantillon de soie française, compilé par Mary Ann Beinecke Decorative Art Collection, 1900 - XXXIII Image de Ophthalmodouleia: Das ist, Augendienst par Georg Bartisch, 1583 - XXXIV, Image de Alcuni monumenti del Museo Carrafa par Giovanni Carafa, 1778 - XXXV, Shouldering the imitation ox, d’une édition de 1909 de Wild Nature’s Ways de Richard Kearton - XXXVI, Decipherment of Blurred Finger Prints, par Francis Galton, 1893 - XXXVIII, Automobile straddling railroad tracks during race between New York and San Francisco par Spooner and Wells, 1908 - XXXIX, Testa anatomica, Filippo Balbi, 1854 - XXXX, Les illustrations d’Émile-Antoine Bayard pour De la Terre à la Lune de Jules Verne, 1870.