Jean-Jacques Jespers
DICTIONNAIRE DES NOMS DE LIEUX Province de Hainaut
Mode d’emploi Le présent volume fait suite, en partie, au Nouveau dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, paru en 2011. Le contenu en a été complètement remis à jour. Vous y trouverez de nombreuses données onomastiques, historiques, administratives, politiques, culturelles et patrimoniales concernant la province de Hainaut. La première section, Liste des toponymes, consiste en un répertoire des entrées toponymiques, classées par commune. Chaque commune actuelle y est divisée en sections correspondant aux anciennes communes datant d’avant les fusions intervenues en 1964, 1970 et 1977 (voir la légende). Dans la section Notices par ordre alphabétique sont cités, dans l’ordre alphabétique, les communes, anciennes communes, sections, hameaux, dépendances, écarts, cours d’eau et entités géographiques, historiques, religieuses, ethniques, politiques ou administratives ayant trait, directement ou indirectement, à la province de Hainaut. Cependant, parmi les hydronymes (noms de cours d’eau) et parmi les toponymes locaux (désignant des champs, des bois, des accidents de relief, etc.) qui ne comportent aucune construction ou fondation humaine, ne sont repris que ceux qui ont une certaine renommée et/ou qui figurent sur les cartes au 1/50 000e de l’IGN. Outre les notices concernant des toponymes, hydronymes et régions, on trouvera dans ce chapitre, par exemple, des notices sur les territoires contigus (Brabant, Flandre, Namur), sur des entités historiques et géographiques plus larges (Bourgogne, Pays-Bas) ou sur les communautés religieuses qui ont marqué l’histoire (Bénédictins, Sœurs Grises, Trinitaires). Parmi les notices que je viens d’énumérer sont également insérées des définitions de termes courants dans la toponymie de nos régions (épinette, parapette, sart,…) ou de notions juridiques ou coutumières nécessaires à la compréhension des exposés historiques (comparçonnier, engagère, fief ample, …). Ces notices-ci sont imprimées dans un caractère différent. Dans cette section, j’ai retenu, pour l’entrée de chaque toponyme, la graphie la plus répandue dans les répertoires usuels des noms de rues, et non la forme idiomatique locale. Pour chaque entrée, j’ai mentionné les formes les plus anciennes qui me soient connues, en donnant la date de chaque men-
tion, mais sans toutefois référer au document où figure cette forme : on trouvera cette information dans les ouvrages cités en bibliographie. J’ai ensuite mentionné les hypothèses sur la signification de ces formes. Si ces hypothèses ne font pas l’objet d’un consensus ou résultent d’une proposition personnelle, elles sont suivies d’un point d’interrogation entre parenthèses. Lorsque j’ai pu récolter des informations historiques, géographiques, administratives, cultuelles, politiques ou économiques concernant les lieux cités, j’ai résumé ces données, dans chaque notice, après le symbole typographique §. Les données patrimoniales, monumentales et architecturales que j’ai pu rassembler figurent, quant à elles, après le symbole typographique ◙. Enfin, je mentionne, pour chaque lieu habité d’une certaine importance, le gentilé (c’est-à-dire le nom donné aux habitants) et, quand il y en a, le (ou les) blason(s) populaire(s), c’est-à-dire le (ou les) sobriquet(s) dont ces mêmes habitants sont affublés par leurs voisins ou concitoyens. Pour pouvoir consulter avec fruit ce dictionnaire, il est recommandé de lire d’abord, au début de la section Notices par ordre alphabétique, la liste des abréviations et, surtout, la légende des notices qui doit permettre au lecteur de s’y retrouver dans les spécificités, notamment typographiques, des notices. La section Glossaire des saints réunit ensuite des biographies succinctes concernant les saints et saintes figurant dans la toponymie ou l’histoire hainuyère. Leurs noms sont précédés, dans les notices, du symbole ⁜ qui renvoie à ce chapitre. La section Glossaire des noms de personnes, enfin, contient des éléments biographiques sur les personnalités évoquées dans les notices ou dont le nom dérive du toponyme (cf. le sigle NPD). Ces noms de personnalités sont suivis, dans les notices, d’un indice ♦ qui renvoie à ce dernier chapitre. Mon travail doit énormément à ceux de quatre spécialistes éminents, à qui je rends ici hommage : Carnoy, Gysseling, Herbillon et Vincent, auxquels sont reprises la plupart des gloses. Il s’appuie aussi sur les recherches de Deroy et Mulon, Droixhe, Germain, Michel et Pierret. C’est donc, avant tout, une œuvre de synthèse.
Quelques notions de toponomastique Quelques notions de toponomastique en Wallonie en Wallonie L’héritage prélatin et celtique L’héritage prélatin et celtique Quelques hydronymes (noms de cours d’eau) et toponymes Wallonie remontent la période antéQuelques de hydronymes (noms deà cours d’eau) et rieure à la de conquête romaine de laà Gaule. Certains, toponymes Wallonie remontent la période antémême, àsont peut-être romaine antérieursdeà la l’arrivée popurieure la conquête Gaule.des Certains, e s. a.c. Lesà hypothèses lations celtiques au VIIantérieurs même, sont peut-être l’arrivée desconcerpopunant leur forme d’origine peua.c.leur Lessignification hypothèses ne concerlations celtiques au VIIe s. et vent évidemment être avancées qu’avec une ne grande nant leur forme d’origine et leur signification peuprudence. Selon être Gysseling, plusieurs vent évidemment avancées qu’avec hydronymes une grande (tels que Meuse, Amblève, Dyle) ainsi que prudence. Selon Sambre, Gysseling, plusieurs hydronymes des noms d’habitats dérivésAmblève, d’hydronymes (tels que (tels que Meuse, Sambre, Dyle) ainsi Blaton, Lierneux, remonteraient des nomsBrogne, d’habitats dérivés Rulles) d’hydronymes (tels queà l’époque préhistorique, maisRulles) cette remonteraient thèse n’est pasà Blaton, Brogne, Lierneux, reprise dans les pages mais qui suivent. Le n’est linguiste l’époque préhistorique, cette thèse pas Devleeschouwer, croitqui pouvoir déceler dans les reprise dans les lui, pages suivent. Le linguiste plus anciens nomslui, de lieux trace d’une langue Devleeschouwer, croit lapouvoir déceler dansqu’il les nomme alpine, proche du lapon languequ’il qui plus anciens noms de lieux la traceprimitif, d’une langue aurait étéalpine, évincéeproche par l’apport celtique. nomme du lapon primitif, langue qui Les été formes primaires gauloises de quelques topoaurait évincée par l’apport celtique. nymes sont, quant à elles, indéniables et tiennent Les formes primaires gauloises de quelques topogénéralement à la localisation ou au relief.etElles pernymes sont, quant à elles, indéniables tiennent mettent d’évaluer l’anciennetéoude fondation de généralement à la localisation au la relief. Elles percertains d’évaluer habitats (citons Angleur, Bièvre, mettent l’ancienneté de Baudour, la fondation de Braives, Durbuy, Glons, Waulsort). certains Dinant, habitats Dour, (citons Angleur, Baudour, Bièvre, On trouve également dans la toponymie des traces Braives, Dinant, Dour, Durbuy, Glons, Waulsort). deOn groupes belges celtiques des ou traces celtotrouve ethniques également«dans la », toponymie germaniques, tels que« belges les Cérésiens, les ou Tongres de groupes ethniques », celtiques celto(Tongre-Saint-Martin), Condruses les(Condroz), germaniques, tels que les Cérésiens, Tongres voire peut-être les Pémanes (Tongre-Saint-Martin), les(Famenne). Condruses (Condroz), voire peut-être les Pémanes (Famenne). L’héritage gallo-romain L’héritage gallo-romain Sont à coup sûr d’origine latine les toponymes faisant desd’origine traits typiques detoponymes la civilisation Sontallusion à coup àsûr latine les fairomaine, comme Quartes (quarta «de quatrième borne sant allusion à des traits typiques la civilisation miliaire »), ou formés à partir de mots latins qui borne n’ont romaine, comme Quartes (quarta « quatrième pas survécu l’époque classique comme miliaire »), ouau-delà formés de à partir de mots latins qui n’ont Cheratte (cataracta), Tavier pas survécu au-delà deFelenne l’époque(*figulina), classique comme (*taberna), Templeuve Felenne (templum).(*figulina), Les autres Tavier topoCheratte (cataracta), nymes romans sont en (templum). revanche très (*taberna), Templeuve Lesprobablement autres topopostérieurs à la période nymes romans sont enromaine. revanche très probablement La plupartà la des toponymes wallons en -y, -ies, ou postérieurs période romaine. enLa -(i)gny, -(i)gnies sont d’origine gallo-romaine. plupart des toponymes wallons en -y, -ies,Ces ou désinences sont le sont produit d’une gallo-romaine. évolution linguisen -(i)gny, -(i)gnies d’origine Ces tique à partirsont deslesuffixes d’origine gaudésinences produitadjectivants d’une évolution linguisloise en –ac (parvenus jusqu’à nous sous leurs formes tique à partir des suffixes adjectivants d’origine gaulatinisées -acum, -acas)jusqu’à ou en nous -au (parvenus loise en –ac (parvenus sous leurs jusqu’à formes nous sous -acum, leurs formes -auum, -auas). Dans latinisées -acas)latinisées ou en -au (parvenus jusqu’à le présent volume, lorsque le déterminant est un Dans nom nous sous leurs formes latinisées -auum, -auas). de présent personne (anthroponyme), les désinences ennom -ac le volume, lorsque le déterminant est un ou personne -au sont généralement traduites par le syntagme de (anthroponyme), les désinences en -ac « domaine », tandis quetraduites les désinences en -iniac ou -au sontdegénéralement par le syntagme « domaine de », tandis que les désinences en -iniac
ou -iniau sont traduites par « domaine de ceux de », car elles impliquent une par notion de famille, clan ou -iniau sont traduites « domaine de de ceux deou », de elles collectivité. Cesune désinences traduites car impliquent notion de sont famille, de clanpar ou « terre » lorsque Ces le déterminant matériel (végétade collectivité. désinencesestsont traduites par type de sol). le déterminant est matériel (végéta«tion, terre » lorsque tion, type de sol). L’héritage germanique L’héritage germanique Les Francs qui se sont installés en Gaule à partir du VeLes s. ont donné à un grand nombre de lieux Francs quides se noms sont installés en Gaule à partir du ene s.Wallonie. Souvent, il s’agit d’anthroponymes : un V ont donné des noms à un grand nombre de lieux nouvel arrivant fondaitilune exploitation agricole :(ou en Wallonie. Souvent, s’agit d’anthroponymes un s’installait dans fondait une villa gallo-romaine), la fortifiait nouvel arrivant une exploitation agricole (ou et la faisaitdans connaître sousgallo-romaine), son nom ou sonla gentilice. s’installait une villa fortifiait Ainsi, par connaître exemple,sous lessoncollectifs germaniques et la faisait nom ou son gentilice. en -ingaheim, romanisés -ghien (cf. Enghien, Ainsi, par exemple, les encollectifs germaniques Ghislenghien) êtreentraduits, je l’ai en -ingaheim, peuvent romanisés -ghien comme (cf. Enghien, fait, par « habitation ceuxtraduits, de ». On trouvejeaussi Ghislenghien) peuventdeêtre comme l’ai (étantpardonné la cohabitation entre les trouve populations fait, « habitation de ceux de ». On aussi gallo-romaines germaniques)entre des toponymes où se (étant donné laet cohabitation les populations mélangent un déterminant germanique et une où désigallo-romaines et germaniques) des toponymes se nence gallo-romaine en -acum, -auum, -inum. mélangent un déterminant germanique et une désiUne gallo-romaine autre trace importante l’influence nence en -acum, de -auum, -inum. germanique décelée dans ledegrand nombregermade toUne peut autreêtre trace importante l’influence ponymes anthroponyme, nique peutcontenant, être déceléeoutre dans un le grand nombre de des tonoms communs ou des adjectifs germaniques. Cerponymes contenant, outre un anthroponyme, des tains ont été empruntés le roman, tels que *fanja noms communs ou des par adjectifs germaniques. Cer« lande » (wallon faing, tels fagne), *haisi tains ontmarécageuse été empruntés par le roman, que *fanja hé), *hamma» (wallon n’ont «(wallon lande marécageuse (wallon han). faing, D’autres fagne), *haisi pas été romanisés, tels que *berga « hauteur », *astan (wallon hé), *hamma (wallon han). D’autres n’ont « branche », *haima « habitation *hasla», *astan « coupas été romanisés, tels que *berga «»,hauteur », *rotha « essart ». Le germanique «drier branche », *haima « habitation », *hasla «*baki cou« cours » a «connu ancienne, qui lui drier », d’eau *rotha essartune ». faveur Le germanique *baki vaut d’être repris dans leune wallon (cf. Molenbaix, « cours d’eau » a connu faveurbêancienne, qui lui Marbaix) dansdans sa le forme féminisée bêse, bise vaut d’êtreourepris wallon bê (cf. Molenbaix, (cf. Hembise), des emprunts Marbaix) ou mais dans ilsaconnaît formeaussi féminisée bêse, plus bise récents sous mais la forme de aussi l’ancien wallon plus bèk (cf. Hembise), il connaît des emprunts (cf. Hellebecq, récents sous Wisbecq). la forme de l’ancien wallon bèk LaHellebecq, construction « déterminant + déterminé », em(cf. Wisbecq). pruntée au domaine«germanique, jusqu’aux La construction déterminant a+subsisté déterminé », emTemps Modernes. est courante dans lajusqu’aux zone où pruntée au domaineElle germanique, a subsisté l’influence germanique a été la plusdans ancienne et où la Temps Modernes. Elle est courante la zone plus tardive,germanique donc sur touta le actuel. l’influence ététerritoire la plus belge ancienne et la L’héritage germanique n’est pas limité plus tardive, donc sur touten le Wallonie territoire belge actuel. aux anthroponymes. Plusieurs toponymes L’héritage germanique en Wallonie n’est ou pashydrolimité nymes sont d’originePlusieurs germanique, soit parce qu’ils aux anthroponymes. toponymes ou hydroreprennent que des Germains ont donnée nymes sontl’appellation d’origine germanique, soit parce qu’ils au lieu en l’appellation question, soitque parce remontent à la reprennent des qu’ils Germains ont donnée période préromaine, lorsque desqu’ils populations germaau lieu en question, soit parce remontent à la niques coexistaient les Celtes en Gaule. En effet, période préromaine,avec lorsque des populations germaselon les recherches leslesplus récentes, la Belgique niques coexistaient avec Celtes en Gaule. En effet, actuellelesaurait été partiellement germanisée avant selon recherches les plus récentes, la dès Belgique actuelle aurait été partiellement germanisée dès avant
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le Ier s. a.c., voire avant l’arrivée des populations celtiques de La Tène. D’autres, comme Devleeschouwer, estiment que la frontière entre les langues germaniques et romanes suit le limes établi par Aetius au Ve s. et dont la surveillance était confiée par l’Empire à des auxiliaires frisons ou Ingévons. Ces auxiliaires, germains mais non francs, auraient donné des noms à plusieurs lieux de Wallonie en traduisant et en interprétant, parfois de façon erronée, les noms de lieux antérieurs. C’est dans cet héritage particulier que l’on classera les collectifs en -othu (qui peuvent se confondre avec les collectifs bas latins en -etum), en -ithja (qui se confond parfois avec -aticu) et en -umnjô (parfois confondu avec -onia).
L’héritage médiéval et ultérieur Un grand nombre de noms de lieux ont été fixés à la période médiévale. Leur forme dérive donc de l’idiome parlé à cette époque dans la région : wallon occidental, central ou oriental ; (wallon) liégeois ; picard ; champenois ; lorrain ; allemand ; luxembourgeois ; limbourgeois ; brabançon ; différents dialectes thiois. Étant donné la mobilité relative de la frontière linguistique en Belgique, on retrouve en Wallonie des noms thiois, voire des noms transférés tels quels du néerlandais (Opheylissem, Gette). Seules quelques formations savantes, politiques ou monastiques dérivent directement du français (Charleroi, Florival, Mariembourg, Orval, Philippeville, Rochefort).
La formation des communes et des provinces belges Les communes belges d’avant les fusions de 1964, 1970-71 et 1976-77 ont pour la plupart été créées par le régime français entre 1793 et 1814. Le gouvernement républicain puis impérial a inscrit la plupart des nouvelles communes dans les limites des circonscriptions religieuses (paroisses) ou, moins souvent, civiles (mairies, bans, bailliages) d’Ancien Régime, en y intégrant les anciennes seigneuries particulières (parfois de simples fermes), quel que soit leur statut politique antérieur. Les nouvelles communes ont été regroupées en départements dont les frontières correspondaient plus ou moins à celles des anciennes principautés, en supprimant toutefois les enclaves et les recouvrements. Le nouveau découpage politique a mis fin au morcèlement hérité du système féodal, mais la nouvelle géographie administrative reposait, dans certains cas, sur des réalités ancrées dans l’Histoire. Ainsi, par exemple, le département de la Dyle et celui des Deux-Nèthes recouvraient-ils, en gros, le territoire méridional de l’ancien duché de Brabant, de même que les départements de la Lys et de l’Escaut recouvraient ensemble le territoire de l’ancien comté de Flandre. L’œuvre française était si cohérente qu’elle fut reprise quasi telle quelle par le Royaume-Uni des Pays-Bas dès 1814 et par le Royaume de Belgique en 1830. Le gouvernement de La Haye se borna à rebaptiser provinces les départements et à leur donner des noms qui rappelaient les
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principautés d’Ancien Régime (Brabant, Flandre, Hainaut, Liège, Limbourg, Luxembourg, Namur), sans toutefois revenir sur leurs limites. Ce n’est qu’en 1839, par le traité des XXIV Articles, que des modifications importantes furent apportées à cette géographie administrative, avec la scission des provinces de Limbourg et de Luxembourg entre la Belgique et la maison d’Orange-Nassau. Par la suite, des fusions et des remembrements ont été opérés, afin de mieux répondre aux nécessités administratives et démographiques. En 1963, pour faire coïncider les limites territoriales avec la frontière linguistique telle qu’elle avait été fixée par la loi du 8 novembre 1962, des échanges de territoires ont eu lieu entre les provinces de Brabant, de Flandre occidentale, de Flandre orientale, de Hainaut, de Liège et de Limbourg. C’est en 1964, puis en 19701971 et enfin en 1976-1977 que sont intervenues d’importantes fusions, qui ont entraîné un remodelage profond de la géographie administrative et diminué de façon draconienne le nombre de communes : celuici est passé de 2739 en 1831 à 596 au 1er janvier 1977, puis à 589 en 1983 (avec les fusions à Anvers) et à 581 en 2019 (avec les dernières fusions en Région flamande). On compte aujourd’hui 262 communes en Wallonie, dont 69 dans la province de Hainaut.
Liste des toponymes Liste des toponymes Légende : C OMMUNE Légende : ACTUELLE Commune antérieure aux fusions de 1977 COMMUNE ACTUELLE Section nouvelle de commune (après 1977) Commune antérieure aux fusions de 1977 Commune fusionnée avant 1976 Section nouvelle de commune (après 1977) Commune absorbée avant 1940
Commune fusionnée avant 1976 Hameau, dépendance, écart, site. _____________________________________________ Commune absorbée avant 1940 Hameau, dépendance, écart, site. A ISEAU-PRESLES _____________________________________________
Aiseau 6250 AISEAU-PRESLES
Hayettes, Longagne, Menonry, Oignies, Saucis, Trieu desAiseau Socques. 6250 Hayettes, Longagne,6250 Menonry, Oignies, Saucis, Trieu Pont-de-Loup des Socques. Baty, Champs Saint-Clet, Fontaine del Manock, Joncquière, Malfait, Monts, Wairchat. Pont-de-Loup 6250 Baty, Champs Saint-Clet, Fontaine del Manock, JoncPresles 6250 quière, Malfait, Monts, Wairchat. Bas Sart, Belle Vue, Binches, Bordinou, Buriau, Cahoterie, Charnoie, Presles 6250Coumagne, Drève, Golias, Haie Cornaie,Sart, Mahau, Prés Burniaux, Vesquoit, Bas Belle Vue, Binches,Tayenne, Bordinou, Buriau, Vieux CahoSarts. terie, Charnoie, Coumagne, Drève, Golias, Haie Cor-
naie, Mahau, 6250 Prés Burniaux, Tayenne, Vesquoit, Vieux Roselies Sarts. Albart, Ban, Grand Pachi, Panama, Pauche, Pétoy, Praile. Roselies 6250
Albart, Ban, Grand Pachi, Panama, Pauche, Pétoy, ANDERLUES 6150 Praile. Alouette, Ansuelle, Arbiette, Aulniat, Blancs Trieux, Bois des Étroits, ANDERLUES 6150Bouchenies, Bourgogne, Brûlé, Bruyère Haute, Bruyère Polvée, Chenois, Couturelle, Alouette,laAnsuelle, Arbiette, Aulniat, Blancs Trieux, Culot du Bois, Fontaine Saint-Médard, Gendebien, Bois des Étroits, Bouchenies, Bourgogne, Brûlé, Gœgnies, Prêle, Haye, Herchies, Lalue, Loges, Bruyère laGrande Haute, Bruyère Polvée, Chenois, Couturelle, Marais,duMarlières, Nannan, Saint-Médard, Nazareth, Planty, Plein de Culot Bois, Fontaine Gendebien, Chênes, Point du Jour, des Belges, Roton, Taillette, Gœgnies, Grande Prêle,Roi Haye, Herchies, Lalue, Loges, Trieux, Rose,Planty, Viole, Plein Vivierdeà Marais, Vaneriau, Marlières,Viernoy, Nannan, Villa Nazareth, Taille, Viviers, Warimez. Chênes, Point du Jour, Roi des Belges, Roton, Taillette, Trieux, Vaneriau, Viernoy, Villa Rose, Viole, Vivier à Taille, Viviers, Warimez.
ANTOING
Antoing 7640 ANTOING
Billemont, Bruyère, Coucou, Crèvecœur, Grandfontaine, Guéronde, Antoing 7640Luchet, Notre-Dame au Bois, Trou d’Antoing, Verte Herbe, Ville Basse, Ville Haute. Billemont, Bruyère, Coucou, Crèvecœur, Grandfontaine, Guéronde, Bruyelle 7641Luchet, Notre-Dame au Bois, Trou d’Antoing, Verte Herbe, Ville Basse, Ville Haute. Catelet, Fontenelle, Haute Loge, Mareteau.
Bruyelle 7641 Calonne 7642
Catelet, Fontenelle, Haute Loge, Mareteau. Almanach, Berceaux, Cinq Rocs, Couture de la Justice, Curgies, Gaîté, Petit Rivage, Quatre Vents, Requiem, Calonne 7642 Rokes, Roquettes. Almanach, Berceaux, Cinq Rocs, Couture de la Justice, Curgies, Gaîté,7643 Petit Rivage, Quatre Vents, Requiem, Fontenoy Rokes, Roquettes. Bourgeon, Cavée, Ronquoy.
Fontenoy 7643 Maubray 7640
Bourgeon, Cavée, Ronquoy. Aulnois, Balles, Bois Bury, Buriziau, Chef-Lieu, Colpequin, Grand Camp, Haut Bout, Haute Seille, MaMaubray 7640 rais, Maugré, Morlies, Polissart, Chef-Lieu, Rapailles, Aulnois, Balles, Bois Plantis, Bury, Buriziau, Vezoncheau. Colpequin, Grand Camp, Haut Bout, Haute Seille, Ma-
rais, Maugré, 7640 Morlies, Plantis, Polissart, Rapailles, Péronnes Vezoncheau. Escaut, Large, Moulin Blanc, Ozières, Rosoir, SaintDruon, Venniaux. Péronnes 7640 Escaut, Large, Moulin Blanc, Ozières, Rosoir, SaintA TH Venniaux. Druon,
Arbre 7811 ATH
Grandsart, Haut Hôtel, Impegnies, Marez, Ponchau, Petit-Chièvres. Arbre 7811 Grandsart, Haut Hôtel, Impegnies, Marez, Ponchau, Ath 7800 Petit-Chièvres. Bourlu, Brantignies, Burbant, Faubourg de Bruxelles, Faubourg de Mons, Faubourg de Tournai, Lorette, Ath 7800 Maubreucq, Mont Burbant, Féron, Nazareth, Quartier de Bourlu, Brantignies, Faubourg de Bruxelles, l’Europe, Trahison, Trieu Périlleux, Faubourg Qui de Vive, Mons,Scamps, Faubourg de Tournai, Lorette, Vieux-Ath, Vieux Maubreucq, MontBaron. Féron, Nazareth, Quartier de
l’Europe, Qui Vive, Scamps, Trahison, Trieu Périlleux, Bouvignies 7803 Vieux-Ath, Vieux Baron. Bas Marais, Champ de Saint-Pierre, Culot, Fonds, Goberwelz, Haut Marais, Bouvignies 7803 Moulin de la Blanche, NotreDame de Bohême, Rieu, Remonquesnoy, RenièreBas Marais, ChampPlat de Saint-Pierre, Culot, Fonds, Gopré. berwelz, Haut Marais, Moulin de la Blanche, Notre-
Dame de Bohême, 7822 Plat Rieu, Remonquesnoy, RenièreGhislenghien pré. Baulenghien, Bois des Valises, Brimborion, Chemin de la Ghislenghien Sablonnière, Liermont, 7822 Mazarin, Niharmont.
Baulenghien, Bois des Valises, Brimborion, Chemin de la Sablonnière, Liermont, Mazarin, Niharmont. 8 8
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LISTE DES TOPONYMES
Gibecq 7823 Alouettes, Arcamp, Bragues, Hurtebise, Marais, Merlebecq, Sarrazin, Skip, Stoquy.
Houtaing 7812 Berlière, Coron, Hameau Moustache, Marais, Monts de Ligne.
Irchonwelz 7801 Bon Revoir, Hameau de Fion, Hameau d’En-Bas, Hameau du Bois, Hameau du Gouffre, Haussy, Marquette, Pavé, Rive droite de la Rivière, Trau al Cauche, Wardan.
Isières 7822 Bois Brûlé, Bosquet, Breucq, Cambry, Castillon, Cavée, Grand Marais, Marais du Breucq, Petit Marais, Outre-Dendre, Placquerie, Tourette, Tribouriau.
Lanquesaint 7800 Bélian, Buignies, Croix Vasseau, Croquet, Haut Marais, Héricamp, Lausnois, Renard, Sauve ta Bourse, Tanquin, Vivier à Dailles.
Ligne 7812 Bois du Breuil, Brocq, Chaussée, Douaire, Épinette, Hameau des Cats, Mahieu, Maillet, Picolome, Récollettes, Ruelle, Saint-Antoine, Tordoir, Vieux Pont.
Maffle 7810 Bas d’Arbre, Hove, Jonquoy, Ponchau.
Mainvault 7812 Bas du Mont, Bigaudes, Billebacq, Bois Hellin, Cantaraine, Cauchie, Chêne, Clévimont, Embise, Finteau, Fourmanteau, Hameau du Bois, Hameau d’Ollande, Hurtebise, Landat, Montagne, Mont de Mainvault, Pottes, Ramonnerie, Recq, Remonquesnoy, Renowelz, Rue Neuve, Thiolon, Vériomplanque.
Meslin-l’Évêque 7822 Arbrassart, Baudrenghien, Beausart, Chapelle au Caillou, Esquinterie, Glaude, Grand Champ, Grand Marais, Gros Caillou, Hameau du Diable, Haut Aulnoy, Manage, Marais, Montagne, Preuscamps, Stocquoi, Willausart.
Moulbaix 7812 Audricourt, Butte, Marquise, Motte, Place, Place de la Rouge, Porte au Welz, Vieux Tordoir.
Ormeignies 7802 Allée Verte, Autreppe, Bailles, Bétissart, Chapitre, Maison Mon Isaac, Mervau, Pilori, Quatre Chemins, Rosière, Rouge.
Ostiches 7804 Brun Culot, Buisson, Goumanpont, Grand Marais, Magenies, Perquiesse, Petit Marais, Pidebecq, Rottebrœucq, Sartiau, Stocq, Trimpont, Wyart.
Rebaix 7804 Ardenne, Bas-Trou, Beaulieu, Enfer, Francquier, Marais, Marais Mon Chien, Perquiesse, Porte de Gand, Porte des Prés, Quatre Chemins, Tenre, Trieu, Wyart.
Villers-Notre-Dame 7812 Bélicamp, Bois de l’Abbesse, Moulin, Place, Probideau.
Villers-Saint-Amand 7812 Bohette, Caplumont, Coucou, Floricamp, Foucaumont, Hardimé, Marais, Montagne, Pavé, Tombelin, Trois Billots, Willaufosse.
BEAUMONT Barbençon 6500 Bois de Renlies, Brun Fayt, Ciernaux, Couvent, Duise, Fayt, Fond Martin, Four à Verre, Gayolles, JetteFeuille, Jounion, Malfosse, Noir Chat, Pavé, Perruque, Planchette, Point du Jour, Queue de l’Herse, Récollets, Rond Pommier, Septanes, Terniaux, Vire, Zambremez.
Beaumont 6500 Agaise, Barrière, Castelain, Cavée, Chant des Oiseaux, Chaumont, Croix du Fief, Goutelle, Grand Vivier, Gravelinne, Hurimont, Laiterie, Leval-Beaumont, Lombardise, Long Marché, Maleguenne, Pachau, Pigeonnier, Pilot, Pont du Prince, Rat, Rond Bonnet, Roquettes, Saint-Julien, Saussarie, Thermodois, Tilleul Trésart, Tour Salamandre, Verte Vallée, Villette.
Leugnies 6500 Grand Trieu, Haie des Saules, Longue Haie, Pavillon, Saint-Martin, Sainte-Audegonde, Septaury, Rue de France, Taille des Marchés, Try Saint-Martin.
Leval-Chaudeville 6500 Chaudeville Croisette, Falin, Lorinchamps, Plaquette, Terne de Féaux, Terne des Vaches, Tinmont.
Leval
Renlies 6500 Barrière, Bonicourtil, Cucquegnies, Fief, Fosses, Fribourg, Géramont, Guinguette, Haie des Chats, Haut Marteau, Lutiau, Priessau, Roquette, Tilly, Trianeux, Trieu Robin, Waches.
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LISTE DES TOPONYMES
Solre-Saint-Géry 6500 Belle Plante, Bon Air, Carotterie, Chat, Château Tremblant, Court-Tournant, Escaille, Fostaille, Four à Chaux, Grand Thumas, Hameau, Hututu, Jonquière, Longuinière, Lorroir, Magritte, Marmite, Monceaux, Moulin à Eau, Nambay, Plagne, Pont Crotté, Ruelles, Sainte-Aldegonde, Témerée, Tombois, Trieux du Fourneau, Trieux des Fléaux, Trou du Loup, Villette.
Strée 6511 Baraque Boulette, Cité Mestriaux, Cocogne, Croix, Culées Souris, Faisanderie, Ferrée, Forêt, Fosse, Grand Chemin, Marzelle, Mestriaux, Montplaisir, Popignies, Rainwez, Ry de Leers, Salle, Sart le Roy, Tourivet, Trieu du Chêne, Vivia.
Thirimont 6500 Champ des Lièvres, Champ Malin, Château de Papier, Flaminne, Fort Leroy, Guirette, Mairiau, Malaise, Malakoff, Malplaquet, Martimpré, Menus, Palissade, Paradis, Petit Sartiau, Pichelotte, Piron, Pouilleux, Routures, Sartiau, Tombois, Tourette, Tuilerie.
BELŒIL Aubechies 7972 Archéosite, Au Lait, Coron Maton, Hurtebise, Leuze, Vert Marais.
Basècles 7971 Aubette Onze Heures, Bruyère, Casse-Cailloux, Cattenifosse, Château Bernard, Château Daudergnies, Château Pourbaix, Couture du Fouan, Crombiau, Estafette, Hellies, Murry Marais, Mutcherne, Pâturages, Perche à l’Oiseau, Porte à Camp, Pré à Parchon, Prés, Trou Antoine, Waudignies.
Belœil 7970 Basses Rues, Chiré, Écacheries, Favarcq, Quemogne, Ramecamp, Trieu.
Ellignies-Sainte-Anne 7972 Bourrelier, Cauchie, Culot, Fagneau, Mon Plaisir, Piquet, Quatre Arbres, Robersart, Roseraie, Sainte-Anne, Sarts, Vert Marais, Viau.
Quevaucamps 7972 Brugnon, Chaussée Brunehaut, Coron d’en Haut, Grand-Rue, Lancier, Leuze, Moulin d’En-Haut, Papae, Pâturage, Quatre Pavés, Risque à Tout.
Ramegnies 7971 Étoqui, Malmaison, Parquignon, Préelle, Pronnette.
Stambruges Grandglise 7973 Bruyère, Fayt, Grande Passée, Grippet, Marais, Mer de Sable, Mont des Chèvres, Petit Coron, Poudrerie, Vert Gazon.
Stambruges 7973 Buisson, Coron de la Station, Coron du Bon Dieu, Croquet, Mer de Sable, Nouveau Rond, Rié, Saint-Martin, Vieux Rond.
Thumaide 7971 Bas Coron, Bois Dugnole, Chaussée, Haut Coron, Haut Sart, Morbais, Paradis, Ribonfosse, Sainte-Brigitte.
Wadelincourt 7971 Aubette, Biez, Briqueteries, Couture sous la Ville, Doaire, Louette, Milomez, Partiau.
BERNISSART Bernissart Bernissart 7320 Chaussée, Coron à l’Eau, Coron d’en Haut, Coron Jaune, Coron Lagache, Coron Perdu, Fontaine Madame, Vieux Dieu.
Harchies 7321 Attrape, Calvaire, Catignier, Catillon, Coucou, Haye, Imbrechies, Maladrerie, Petit-Grandglise, Pont Gris, Préaux, Risque à Tout, Rivage, Sartis.
Blaton 7321 Bruyère Louvroise, Fayt, Feignies, Grande Bruyère, Mont des Groseillers.
Pommerœul Pommerœul 7322 Ansies, Bourbant, Chapelle, Marais de Ville, Mon Idée, Petit Crépin, Pont de Thulin, Rue de Ville.
Ville-Pommerœul 7322 En-Bas, Houssière, Maison Bourdon, Mauvais Fonds, Mouligneaux, Prés Madame, Rond du Bois de Ville, Vieux Rond, Ville.
BINCHE Binche 7130 Battignies Barrière Julien, Briqueterie, Château Desenfans, Mont de la Justice, Parsignies, Pastures, Prisches, Samme. 10
9
LISTE DES TOPONYMES
Binche Cantimpret, Faubourg du Posty, Faubourg SaintJacques, Faubourg Saint-Paul, Roquette, SainteEusébie, Vieux Sourdiau.
Bray 7130 Champ des Waimes, Cité des Charbonnages, Levant de Mons, Moustier.
Buvrinnes 7133 Bas l’Enfer, Basse Égypte, Bois d’Angre, Bois des Étroits, Bois le Comte, Boîte à Cailloux, Brisée, Bulteau, Chenois, Cinq Bonniers, Cinq Étoiles, Cornette, Coup de Fusil, Cour de Bady, Drangenne, Entre Monts, Fantignies, Flastré, Froid Manteau, Gasconnier, Grand Chemin, Lustre, Mahy Faux, Menu Bois, Mont Fayt, Montifaut, Sommes, Trieux, Vaucelle, Vingt-deux Bonniers, Walhain.
Épinois 7134 Bois des Vieilles, Bois du Roy, Bois Hoyaux, Bois Tonin, Ermitage Sainte-Apolline, Houssière, Jolimetz, Moulin, Pachy au Bois, Parapette, Quarante Bonniers, Salzème, Taille Miot, Trieux.
Leval-Trahegnies 7134 Bois d’Hamal, Bonne Espérance, Boulois, Buty, Courte, Croix Rouge, Cronfestu, Cron Ry, Fuwée, Harchies, Jonquière, Leval, Moulin Stoclet, Plateau Roland, Point du Jour, Prévost, Riau, Scailleux, Trahegnies, Trieux de Leval.
Péronnes 7134 Barrière Julien, Champ des Carrières, Charbonnage, Cité Max Buset, Cité Reine Élisabeth, Cité Vandervelde, Coron Blanc, Fond de Morvau, Fontenich, Française, Garga, Grand Cavin, Pavé de Bray, Pont SaintVaast, Sainte-Élisabeth, Sainte-Marguerite, Trou au Sable, Vieille Fosse.
Ressaix 7134 Chaussée Brunehaut, Clerfayt, Courte, Couture Mon Dieu, Houssu, Hutte, Pont Fichaux, Pont Salmon, SaintAlbert, Trieu.
Waudrez 7131 Berceau, Bourleau, Bruille, Champ des Marlières, Champ Perdu, Cour de Morneau, En Bas, Enfer, En Haut, Étoile, Guinguette, Moulin Bury, Pères Blancs, Pont du Lionsart, Prince d’Orange, Tout Vent, Transvaal, Waudriselle.
BOUSSU Boussu 7300 Alliance, Almottes, Autreppe, Bois Saint-Antoine, Boussu-Bois, Calvaire, Cavesses, Cornet, Coron, Croquet, Foyer Moderne, Haine, Hanneton, Herbières, Moulin de Briques, Parc à Saules, Petit Bruxelles, Quatre Pavés, Robertmont, Saint-Joseph, Sentinelle, Wallants.
Hornu 7301 Bas Courtils, Basinvals, Calvaire, Champ des Sarts, Coron, Escoufiaux, Grand Buisson, Grand-Hornu, Guinguette, Joncière, Justice, Marais, Petit-Hornu, Plate Veine, Préhus, Vanneaux, Vieux-Hornu.
BRAINE-LE-COMTE Braine-le-Comte 7090 Barrière d’Écaussinnes, Bosse, Bourbecq, Cabu, Champ des Vaux, Coraimont, Croix, Dinzelle, Faubourg de Mons, Favarge, Flamand, Foriest, Fosse al Becq, Gaillard, Houssière, Long Jour, Louvesse, Marouset, Mottes, Pire, Plouy, Pont Corbière, Pont d’Écaussinnes, Pont Jurion, Pont Laroche, Poreau, Poseur, Profondrieu, Quatorze Bonniers, Salmonsart, Scaubecq, Tour, Tunnel.
Hennuyères 7090 Ardennes, Ascotte, Aunois, Bouffrette, Chenois, Gourmette, Goutteux, Haut Bois, Haute Rue, Hodimont, Malogne, Planois, Ronchy, Scottin, Tunnel, Warichaix.
Henripont 7090 Castia, Combreuil, Gaudies, Notre-Dame des Grâces.
Petit-Rœulx-lez-Braine 7090 Cantines, Champ de l’Ange, Choque, Croix de Pierre, Favarge, Fossés, Hameau de Mer, Haut Bois, Marins, Mont de Mer, Piroux.
Ronquières 7090 Baccara, Bois d’Haurut, Brandart, Bruyère, Champ Maret, Champs Brichau, Champs Goret, Charly des Bois, Charly des Prés, Chenu, Chèvres, Clipotia, Escavée, Flinchaux, Gaudies, Gueulot, Halvaux, Haurut, Madot, Mon Idée, Mont de l’Escaille, Pied d’Eau, Point du Jour, Rond Bonnet, Ruelle des Morts, Quesnoy, Sainte-Barbe, Stocq, Surbise, Tomboy, Vandrom, Vaux.
Steenkerque 7090 Aubersart, Aulnois, Beaussart, Bosquet, Bucq, Champ du Moulin, Couplet, Fayt, Fosses, Grand Marais, Hameau du Bois, Haut Bosquet, Hoir, Horlebecq, Horruette, Hosté, Hurogne, Launois, Notre-Dame du 11
10
Notices par ordre alphabétique Liste des abréviations A a.c. abl. acc. adj. al. Allem. allem. anc. Anc. Rég. angl. anthr. art. auj. (B.)
BW bas lat. bas néerl. bl. pop. (Bo)
brab. (C.)
celt. cf. coll. cymr.
Antwerpen (province d’Anvers) ante Christum (avant notre ère) ablatif accusatif adjectif aliter, autre forme Allemagne allemand, -de (langue ou adj.) ancien, -ne Ancien Régime (avant 1789) anglais anthroponyme (nom de personne) article aujourd’hui BOLOGNE (M.), Petit guide étymologique des noms des régions, des villes, des villages et des rivières de Wallonie, Gilly, Institut Jules Destrée, 1970. province du Brabant wallon bas latin bas néerlandais (cf. flamand) blason populaire, sobriquet donné à des habitants BOILEAU (A.), Toponymie dialectale germano-romane du nord-est de la province de Liège, Paris, Les Belles Lettres, 1971. brabançon, -onne (adj.) CARNOY (A.), Origines des noms des communes de Belgique, y compris les noms des rivières et principaux hameaux, 2 vol., Louvain, Universitas, 1948. celtique commun (langue reconstituée) confer, se référer à… suffixe collectif ou forme collective cymrique (langue celtique ou brittonique du Pays de Galles et de la Basse Bretagne)
(D.M.) dat. déf. départ. dér. dial. dimin. étymol. flam. Fr. franç. frcq. (G.)
G.-D. gaél. gallo-r. gaul. gaum. germ. got. gtl. (H.)
hain. Ht hydr. hyp.
DEROY (L.) & MULON (M.), Dictionnaire de noms de lieux, Paris, Robert, coll. « Les usuels », 1992. datif déformation, déformé département (division administrative française) dérivé de…, dérivation de… dialecte, dialectal diminutif étymologie, étymologique flamand (idiome sud-néerlandais) France français, -se francique, langue des Francs ou dial. germ. du Sud-Est (Arelerland) ou de l’Est de la Wallonie GYSSELING (M.), Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Tongeren, Michiels, 1960. Grand-duché gaélique ou goïdélique (langue ancienne des Irlandais) gallo-romain gaulois (langue celtique de Gaule) gaumais germanique (langue reconstituée ou orig. ethnique) gotique (langue germanique orientale) gentilé (nom désignant la collectivité des habitants) HERBILLON (J.), Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire », n° 70, 1986. hainuyer, -ère ou hennuyer, -ère province de Hainaut hydronyme, nom de cours d’eau hypocoristique (diminutif ou appellation affectueuse) 84 35
NOTICES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
indo-eur. irl. lat. Lb Lg liég. litt. loc. locat. Luxemb. luxemb. Lx mérov. moy. N NPD nam. néerl. OV occ. or. orig. P.-B. pic. plur. pop. précelt.
36
langue indo-européenne primitive reconstituée irlandais latin Limburg (province de Limbourg) province de Liège liégeois, -se (wall. ou adj.) littéral, littéralement forme locale, localement locatif (cas latin) Luxembourg (Grand-duché) luxembourgeois, -se (langue ou adj.) province de Luxembourg mérovingien moyen province de Namur nom de personne dérivé du toponyme namurois, -se (dial. ou adj.) néerlandais, -se (langue ou adj.) Oost-Vlaanderen (province de Flandre orientale) occidental oriental origine Pays-Bas (actuels) picard pluriel populaire préceltique
préf. prélat. pron. prov. rac. rad. rég. RBC RLA RLF rom. sax. suff. v. (V.) VB var. vulg. vx. WV wall. (X.D.)
préfixe prélatin prononciation, prononcer province (division administrative belge) racine radical régime région de Bruxelles-Capitale région de langue allemande région de langue française roman, -ne (langue) saxon, -ne (langue ou adj.) suffixe vers… (date) V INCENT (A.), Les noms de lieux de la Belgique, Bruxelles, 1927. Vlaams Brabant (province du Brabant flamand) variante vulgo, vulgairement (au sens linguistique) vieux West-Vlaanderen (province de Flandre occidentale) wallon (langue ou adj.) DELAMARRE (X.), Dictionnaire de la langue gauloise, Paris, Errance, 2001.
85
LÉGENDE DES NOTICES
Légende des notices AISEAU-PRESLES
Commune résultant des fusions de 1976-1977.
BRUYELLE
Commune existant avant les fusions de 1976-1977.
°GRANDGLISE
Ancienne commune, absorbée par une autre commune entre 1940 et 1976.
ASSENOIS
Section de commune créée ou transférée après les fusions de 1976-77.
CHAUDEVILLE
Ancienne commune, agence ou mairie, créée par le régime français et fusionnée avec une autre commune avant 1940.
BOHETTE
Dépendance, village, hameau, écart, quartier, habitat séparé, lieu-dit, etc.
HAINAUT
Région géographique ; ancienne principauté ; cours d’eau ; entité politique, administrative, religieuse, culturelle ou ethnique ; nationalité.
TIÈRE :
Glose d’un toponyme répandu ou définition d’un terme ancien (administratif, juridique, culturel, traditionnel, etc.).
(Thuin,
Commune ou entité dont le village, le hameau, l’écart, etc. fait partie.
Ht)
Province (voir la liste des abréviations).
cf. Walcourt ; cf. Thy
Renvoi à un autre article de l’ouvrage (voir liste des abréviations.
c.f. 1976 } … ; c.f. rég. franç.} Commune formée par la fusion de… (avec indication de la date ou de la … période). al. Carnoy
Autre forme mentionnée pour le même nom de lieu ou autre nom propre.
1120 Eleseleh
Date et forme d’anciennes mentions écrites connues.
néerl. Eigenbrakel
Traduction dans une autre langue nationale ; exonyme.
*Alkottia
Forme non attestée ou reconstituée.
loc. À Choûf
Forme orale locale.
domaine de (coll. -ia) Gisal- Hypothèses étymologiques (voir la liste des abréviations). hard, anthr. germ. #
Ramecroix
⁜
Gertrude
Forme citée et glosée ailleurs. Renvoi au Glossaire des saints.
(?)
Glose inconnue, incertaine ou hypothétique ; données manquantes.
(H.), (C.), (X.D.), (G.), (Bo).
Source principale (voir la liste des abréviations).
><
Par opposition à ...
gtl. Genliciens, -iennes
Gentilé (nom donné aux habitants et habitantes du lieu, de la région, etc.).
f. > Mons 1970
Fusionné dans la commune de … , avec indication de la date ou de la période.
84
37
domaine de (coll. -ia) Gisal- Hypothèses étymologiques (voir la liste des abréviations). hard, anthr. germ. Ramecroix
#
⁜
Gertrude
LÉGENDE DES NOTICES
Forme citée et glosée ailleurs. Renvoi au Glossaire des saints.
(?)
Glose inconnue, incertaine ou hypothétique ; données manquantes.
(H.), (C.), (X.D.), (G.), (Bo).
Source principale (voir la liste des abréviations).
><
Par opposition à ...
gtl. Genliciens, -iennes
Gentilé (nom donné aux habitants et habitantes du lieu, de la région, etc.).
f. > Mons 1970
Fusionné dans la commune de … , avec indication de la date ou de la période.
§ 84 Jeanne de Brabant♦
Introduit une description historique, géographique et administrative.
◙
Introduit des éléments de patrimoine architectural ou monumental.
NPD
Nom de personne dérivé du toponyme ; renvoie au Glossaire des noms de personnes.
38
Renvoi au Glossaire des noms de personnes.
ACOZ
A ABBAYE (Audregnies, Quiévrain) : al. Trinité : abbaye [de l’ordre des #trinitaires]. § Abbaye dite Trinité, fondée en 1220 par Allard de Strépy – seigneur de Harchies, Ville et Audregnies – et son épouse, au lieu-dit Fontaine du Maréchal ; l’abbaye se développa et déménagea en 1507 au centre d’Audregnies, en bordure de la place ; elle fut supprimée en 1783 par Joseph II♦, puis vendue, et l’église abbatiale fut détruite. ◙ Grange et porte du verger de l’abbaye, de 1705 ; bâtiment abbatial de style tournaisien, avec un portail de petit-granit ou « pierre bleue », de 1763 ; ferme intégrant l’anc. grange, de la fin du XVIIIe s. ABBAYE (Beclers, Tournai) : al. Hameau de l’Abbaye : [hameau qui fut à] l’abbaye des chartreux de Chercq. ◙ Ferme du XVIIIe s. ABBAYE (Lobbes) : al. Ferme de l’Abbaye : [ferme de] l’abbaye Saint-Pierre de Lobbes. ◙ Ferme avec une « grange aux dîmes » et une brasserie, du XVIIIe s. ; cf. Saint-Pierre, Lobbes. ABBAYE (Merbes-le-Château) : al. L’Abbaye : domaine qui fut à l’abbaye du Val Saint-Lambert (Lg). ◙ Ferme du XVIIIe s. ABBAYE (Neufvilles, Soignies) : XXe s. Abbaye, al. 1254 Cense de le Court à la Cauchie : domaine qui fut à l’abbaye de Cambron [al. ferme (wall. cense) de la cour (rom. curtis) près de (lat. ad) la chaussée (pic. cauchie) romaine Bavay-Enghien-Asse]. ◙ Logis de 1734, bâtiments de 1760 ; cf. Cambron-Mairie. ABBAYE (Saint-Denis, Mons) : abbaye de SaintDenis en Broqueroie (cf. Broqueroie ; cf. Saint-Denis, Obourg). § Cette abbaye de bénédictines fut fondée en 1081 au bord de l’Aubrecheuil, dans des terres comtales, par la comtesse Richilde de Hainaut♦, sur le site d’un prieuré Saint-Denis cité en 866 et abandonné en 1081, comme succursale de l’abbaye Sainte-Marie de Sauve-Majeure (Gironde, Fr., jusqu’en 1434) ; l’abbaye reçut en 1084 les villages d’Obourg et de Saint-Denis et fut richement dotée ; ruinée plusieurs fois, supprimée en 1796, vendue et privée de son église en 1798, elle abrita une filature de coton de 1804 à 1958 dans les anciens dortoirs-réfectoires ; rachetée en 1959 par les pères blancs de Scheut (cf. Pères blancs) mais détruite par un incendie ; nouveau bâtiment construit en 1960 ; en 1978 une coopérative d’habitat groupé racheta l’ensemble et restaura une partie des bâtisses d’origine ; auj. partiellement transformée en logements. ◙ Vestiges des XVIIe et XVIIIe s. dont le portail monumental, le cloître et le
logis des moines, le moulin à eau, la brasserie ; entrée de la filature, du XVIIIe s. ABBAYE DES PRÉS (Anserœul, Mont-de-l’Enclus) : domaine qui fut à l’abbaye, c.-à-d. le chapitre SaintPierre et Saint-Hermès de Renaix (OV), dans les prés, ou à l’abbaye dite « des prés » de Faumont (Nord, Fr.) (?). ◙ Ferme. ABIE (Chapelle-à-Wattines, Leuze-en-Hainaut) : domaine qui fut à l’abbaye (wall. abîe) primitive de Leuze, plus tard chapitre Saint-Pierre. § Peut-être un établissement du VIIe s. ◙ Ferme. ABLENS (Grandmetz, Leuze-en-Hainaut) : al. Les Ablens, Le Sablens, 1675 Ablens : réunion de Grands Ablens et Petits Ablens : [terres] aux limites (lat. *liminis, dat. plur. de limes « frontière ») d’*Albo (déf. en Abbo-), dimin. probable de *Alboldus (germ. *ala « tout » et *bald « intrépide »), anthr. germ., ou gros sables (anc. franç. sablons), déf. par l’usage ; variante : domaine de (suff. -inas) *Alboldus, anthr. germ. (?). § Seigneurie centrale de Grandmetz, qui était en 1259 à Pierre des Ablens ; franc-fief de Flandre impériale enclavé dans le Hainaut ; appartint au XVIIe s. à Louis Errembault♦ ; f. > Grandmetz rég. franç. ; anc. hippodrome. ◙ Château néo-Louis XVI bâti en 1913 par Idesbald Rotsart de Hertaing, avec une façade semblable à celle du château de Grandmetz, qu’il avait quitté ; fermes des Grands Ablens et des Petits Ablens. ABREUVOIR (Onnezies, Honnelles) : abreuvoir. § La rue de l’Abreuvoir est la principale artère de la localité. ABRI-SOUS-ROCHE : cavité peu profonde s’enfonçant dans une paroi rocheuse, disposition fréquente dans les massifs karstiques. Les abris-sous-roche servirent souvent d’habitat aux époques paléolithique et néolithique.
ABYE (Tourpes, Leuze-en-Hainaut) : domaine qui fut à l’abbaye (wall. abîe) de Gembloux (N). ◙ Ferme abbatiale. ACENSE : al. Acensement : concession perpétuelle d’un bien foncier moyennant le paiement d’un #cens périodique.
ACOZ (Gerpinnes) : 1160 Acoce, 1178 Acoze, 1212 Aucoch, loc. Auco : aux (coll. -etum) sorbiers ou à la verveine (lat. alcea, alcia) (H.) ; gtl. Acoziens, -iennes, bl. pop. Coquis, Chinards (« moqueurs »), Tchaurs di Cûr (« chairs de cuir »). § Vestiges gallo-romains et mérovingiens ; l’ordre du Temple y eut une maison, probablement dépendante de la commanderie de Bertransart ; « ville à loi » (c.à-d. commune avec une charte-loi, datée de 1350) du comté de Namur, réunie avec Lausprelle en une seule seigneurie foncière en 1543 par Jean de Marotte, qui 85
39
ACREN-SAINT-GÉRÉON
acquit du comte de Namur (l’empereur Charles Quint♦) la seigneurie hautaine en 1583 ; elle passa ensuite aux familles de Quiévrain (1727, par succession) et d’Udekem (1759, par legs) ; forge en activité dès le XIVe s. ; platinerie du XVIIIe s. ; localité du bailliage namurois de Bouvignes (N) ; commune du départ. de Jemappes sous le rég. franç. ; la société de DorlodotHouyoux y établit en 1838 un complexe sidérurgique, actif jusqu’au milieu du XXe s. ; site de la « marche Saint-Roch et Saint-Frégo », une des marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse ; étape du « tour SainteRolende » (cf. Gerpinnes). ◙ Château du XVIIIe s. sur un socle du XVIe s., anc. propriété des d’Udekem où vécut Octave Pirmez♦ ; église néoclassique SaintMartin de 1844 ; NPD d’Udekem d’Acoz. ACREN-SAINT-GÉRÉON (Deux-Acren, Lessines) : al. Petit-Acren : partie secondaire du village d’Acren : 1161 Akerna, 1168 Acrena, loc. Acr’ : hydr. prémédiéval (G.), peut-être *Akarona : eau (suff. celt. -ona) de la terre (celt. *ara) de la déesse mère (celt. *Akka, hyp. d’un nom de divinité mère) (C., H.), désignerait la Marcq, avec une paroisse dédiée à saint ⁜ Géréon ; >< Acren-Saint-Martin al. Grand-Acren ; gtl. Acrenois, -oises. § Le finage hainuyer d’Acren fut séparé au XIIe s. en deux paroisses, la plus grande étant Saint-Martin ou Grand-Acren et la plus petite Saint-Géréon ; chaque paroisse avait un échevinage propre ; fit partie dès 1280 des « terres de débats » (cf. Terres de débats) ; localité de la châtellenie hainuyère d’Ath après 1335 ; agence, commune ou mairie du départ. de Jemappes sous le rég. franç. ; f. > Deux-Acren 1804 ; la paroisse Saint-Géréon disparut en 1828, absorbée par Saint-Martin. ACREN-SAINT-MARTIN (Deux-Acren, Lessines) : al. Grand-Acren, 1160 superiori Acharone, 1179 superiori Akerne : partie principale (lat. superior) du village d’*Acren (cf. Acren-Saint-Géréon), avec une paroisse dédiée à saint ⁜Martin, >< Acren-SaintGéréon al. Petit-Acren ; gtl. Acrenois, -oises. § Site d’un pèlerinage médiéval à la Vierge (Sedes Sapientiae, cf. Tongre-Notre-Dame) ; fit partie dès 1280 des « terres de débats » (cf. Terres de débats) ; localité de la châtellenie hainuyère d’Ath après 1335 ; agence, commune ou mairie du départ. de Jemappes sous le rég. franç. ; f. > Deux-Acren 1804 ; la paroisse absorba en 1828 celle de Saint-Géréon. ◙ Église gothique Saint-Martin des XIIIe-XVIe s. avec une tour romane. ACWICHE (Gougnies, Gerpinnes) : al. L’Acwich : [le lieu] aux eaux (bas lat. aquicia). AFFERMAGE : sous l’Anc. Rég., concession temporaire (à terme ferme) de la possession d’un bien foncier ; cette concession dite à ferme est à l’origine du nom ferme pour désigner une exploitation agricole.
AFFOUAGE : sous l’Anc. Rég., droit – consenti aux habitants d’un finage (cf. Finage) – de ramasser du bois de chauffage (anc. franç. affouer « chauffer », du lat. affocare). AGACE : al. Agache, Agaise, Agasse : terre schisteuse, stérile, ou terre où affleurent des grès schisteux (wall. nam. agôche, wall. agaise) (C.).
AGAISES (Ciply, Mons) (Havay, Quévy) : al. Champ des Agaises : [champ des] terres schisteuses, stériles. AGAISES (Haulchin, Estinnes) : al. Les Agaises : les terres schisteuses, stériles. § Vignoble qui produit le vin mousseux Ruffus. AGASSE (Herchies, Jurbise) : al. L’Agasse, SaintMoulin, 1561 Cense de Locre, XVIIe s. L’Agasse : la terre schisteuse, stérile [al. ferme (wall. cense) de l’eau claire (celt. *lukara, cf. irl. luko « clair) ou des seigneurs de Lokeren1 (OV), qui fut à la famille Saint-Moulin de 1794 à 2001]. ◙ Ferme en quadrilatère de 1723 avec un porche-colombier ; grange de 1829. AGASSES (Thiméon, Pont-à-Celles) : al. Les Agasses : les terres schisteuses, stériles. AGENCE : sous le rég. franç., forme administrative de pouvoir loc., équivalent approximatif de commune mais avec moins d’autonomie ; cf. Mairie.
AGONSARTS (Grosage, Chièvres) : al. Champs d’Agonsarts : [champs des] essarts (bas lat. sartum) d’Agon, anthr. médiéval. § Vestiges gallo-romains. AGRAPPE (Frameries) : al. L’Agrappe : « à la grappe » (déplacement de l’art.), enseigne (?). § Puits n° 2 de la s.a. Charbonnages de Frameries, le plus meurtrier du Borinage : de son ouverture en 1758 à sa fermeture en 1922, 38 coups de grisou y firent un total de 304 morts. AIMERIES (Haine-Saint-Pierre, La Louvière) : seigneurie qui fut au XVe s. à Nicolas Rolin♦, seigneur d’Aimeries al. Aymeries [litt. domaine de (suff. -iacas) Aymar, anthr. médiéval (?)] (AulnoyeAymeries, Nord, Fr.) et de Houdeng-Aimeries. § Cette seigneurie avec manoir échut ensuite aux Hénin-Liétard (1634), de Hossart (1636) et Brouwet (1745) ; elle comportait aussi des terres à HaineSaint-Paul et à Saint-Vaast. AIMONCAMPS (Rongy, Brunehaut) : plaine, champ (pic. camp) d’Aymon, anthr. médiéval. § Hameau ; établissement sportif. 1
1114 Lokerne, 1166 Locre, 1196 Lokerna, 1201 Loker, franç. Locre : à (locat. -en) l’eau claire (celt. *lukara, cf. irl. luko « clair) (G.) ou aux (locat. -eren) enclos (moy. néerl. lok) (C.).
86
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ALEXIENS
AINIÈRES (Arc-Wattripont, Frasnes-lez-Anvaing) : 1114 Asneriis, 1186 Anières : aux (coll. -arias) ânes (lat. asinus) (H., G.). § Sépulture celtique, vestiges gallo-romains ; seigneurie rattachée au XIVe s. au fief de Cordes et réunie à Arc, à la même époque, dans la seigneurie d’Arc-Ainières ; charte-loi accordée en 1421 ; paroisse ancienne, amputée de celle d’Arc en 1803 (confirmé en 1842). ◙ Église néoromane SaintVincent de 1871 sur le site d’édifices antérieurs. AIRE (Horrues, Soignies) : al. L’Aire : la surface [arable] (lat. area). ◙ Ferme. AIRE D’OISEAUX (Forge-Philippe, Momignies) : al. L’Aire d’Oiseaux : l’endroit (lat. area) des oiseaux. § Dans la forêt des princes de Chimay à Seloignes ; hameau détaché de Seloignes et f. > Forge-Philippe 1903. ◙ Ferme. AIREMONT (Mont-sur-Marchienne, Charleroi) : derrière le (wall. êri) mont. § Bois et jardin. AISANCE : chemin public ou terrain communal (anc. franç. aise, aisement, du lat. adiacens) (H.). AISE : al. Aisement, Auje : terrain communal, vaine pâture dont les manants (habitants roturiers d’un bourg ou d’un village) jouissaient gratuitement (anc. franç. aise, aisement, wall. auje, lat. adiacens) (H.).
AISEAU (Aiseau-Presles) : 952 Asium, 1170 Aisau, loc. Aujau : petite (dimin. -au) vaine pâture communale (H.) ; gtl. Aiseliens, -iennes, bl. pop. Mons d’Bèsaces (« maisons de [porteurs de] besaces »). § Vestiges paléolithiques (neandertaliens) et galloromains (villa et deux cimetières) ; village né v. 952 d’une installation agricole au hameau des Hayettes puis autour du château ; siège d’une seigneurie qui comprenait Aiseau, Le Roux (N), Oignies et une grande partie de Moignelée (N) et qui fut aux familles de Loupoigne (XIIe s.), Brant (1353), de l’Esclatière (1561), d’Andelot et finalement de Gavre (1566) ; après de longues contestations avec le comte de Namur, la seigneurie fut reconnue terre brabançonne en 1353 ou 1357 ; érigée en marquisat en 1625 au profit de Rasse de Gavre ; incluait, du XIIIe au XIXe s., des possessions du prieuré d’Oignies ; paroisse ancienne ; localité de la mairie brabançonne de Genappe (BW) ; commune du départ. de Jemappes sous le rég. franç. ; amputée en 1806 de Moignelée et du Roux, érigés en communes (départ. de Sambre-et-Meuse) ; activités minières et métallurgiques (les Forges d’Aiseau furent actives jusqu’en 1907) ; charbonnage exploité par la s.a. Roton-Farciennes et Oignies-Aiseau, actif jusqu’en 1960 ; verreries actives jusqu’en 1931 ; site de la « marche Saint-Martin », une des marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse. ◙ Porche de l’anc. château des de Gavre, du XVIIIe s. ; ferme jadis seigneuriale Al Cînse ; église moderniste Saint-Martin de la fin du XXe s., succédant à un édifice de 1732 où se trouvait le
buste-reliquaire de Marie d’Oignies (cf. Oignies), auj. au musée diocésain de Namur. AISEAU-PRESLES : c.f. 1977 } Aiseau (1806), Pontde-Loup (1867), Presles (1878) et Roselies ; nom de la commune d’après les localités principales, #Aiseau et #Presles ; gtl. Aiseau-Preslois, -oises. § Le centre administratif de la commune est à Roselies. AISELIES (Jumet, Charleroi) : al. Les Aiselies : les argilières (V.). § Site à Heigne ; quartier qui forme une paroisse avec La Bassée, à Roux. AISEMENT : cf. Aise.
AISEMENTS (Momignies) : al. Les Aisements, Plantis des Aisements : [plantation (anc. franç. planteis, plantin) des] vaines pâtures communales § En 1662, les habitants de Momignies pouvaient y exercer leurs droits d’affouage, de feuillage, de glandage et de pâturage. AISETTE (La Bouverie, Frameries) : al. L’Aisette : la petite (dimin. -ette) vaine pâture communale (wall. aise). § Quartier. AISNE (cours d’eau) : al. Aine : *Axonna : rivière (continuation en celt. d’un précelt. *Apsona, *Absona, adapté à la phonétique gauloise, |ps| → |xs| → |ks|, cf. Aisne [Fr.], précelt. *ab-, *aba- « eau » et *isa « rivière », suff. celt. -onna) (X.D.) ou, moins probablement, rivière (suff. -ona) mère (hyp. celt. *akka « mère » → « déesse mère ») (C.). § Désigne plusieurs cours d’eau. AISNE (Hérinnes, Pecq) : al. Aine : habitat sur un cours d’eau #Aisne. § Fief mouvant du Perron d’Audenarde (comté de Flandre, OV, cf. Pamele-Audenarde) et qui fut une baronnie ; appartint au XVe s. aux du Chastel de la Howardrie ; f. > Hérinnes rég. franç. AIWIS (Obaix, Pont-à-Celles) : al. Les Aiwis : les terres humides (wall. éwisse, bas lat. aquicia) ou aux eaux (wall. èwe, lat. aquis). ALBART (Roselies, Aiseau-Presles) : domaine qui fut à la famille Albart au XXe s. § Domaine rural du XIIe s. ayant appartenu au prieuré d’Oignies et acquis par le seigneur de Presles. ◙ Ferme du XVIIIe s. ALBRELLE (Horrues, Soignies) : al. L’Albrelle : à l’ (wall. al agglutiné) enclos (celt. *brogilo, anc. franç. breuil). ◙ Ferme. ALBRONNES (Pecq) : al. Coupure des Albronnes : [coupure, faille de] à la (wall. al agglutiné) source aménagée (néerl. bron). § Anc. bras mort de l’Escaut, zone naturelle. ALEXIENS (ordre religieux) : membres d’une congrégation sous l’invocation de saint ⁜Alexis, patron des infirmiers, des mendiants et des pèlerins. 87
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ALLAIN
§ Congrégation des frères alexiens (CFA) formée au XIVe s. (sous le nom de cellites ou lollards) de laïcs ne prononçant pas de vœux mais qui s’appelaient « frères » entre eux et qui s’occupaient d’ensevelir les morts pauvres, puis de soigner les pestiférés, les indigents et les aliénés ; ils adhérèrent à la règle augustinienne au XVe s. ; la congrégation, supprimée à la Révolution, fut refondée en 1854 par Dominique Brock ; les alexiens se consacrèrent dès lors aux soins hospitaliers et spécialement aux soins psychiatriques. ALLAIN (Tournai) : al. Alain, 864 Alanio, 1200 Aleig, XIIIe s. Allaing : [chez] Alanius, anthr. gallo-r. (G.), ou [chez un] Alain2 (C.) ; variante : à la (wall. al agglutiné) colline (germ. *hlain) (?). § Fit partie du quartier industriel des Chaufours ; anc. carrières et logements des ouvriers carriers, dits loc. roctiers ; paroisse depuis le XIXe s. ◙ Anc. fours à chaux ; église néoromane Saint-Amand de 1860 ; grotte-chapelle N.D. de Lourdes. ALLÉE VERTE (Ormeignies, Ath) : allée bordée d’arbres. § Domaine de la famille de Rouillé, où vécurent l’épistolière Angélique de Rouillé♦ et son fils Édouard-Isidore de Rouillé♦. ◙ Ruines du château de Rouillé, reconstruit en 1866 en style néo-Louis XIII, détruit v. 1935 ; chapelle néogothique N.-D. des Sept Douleurs, rebâtie par les habitants. ALLEMONT (Havinnes, Tournai) : al. L’Allemont : le mont d’Alla (germ. *ala « tout »), anthr. germ., ou de la pierre (celt. *[p]allo : dans les langues celt., le |p| ne se prononce pas), allusion possible à un mégalithe (?). § Bois appelé jadis Miraumont (« mont d’où l’on regarde »). ALLEU : al. Alou : bien foncier appartenant en pleine propriété (au sens romain du terme) à son détenteur (bas lat. allodium, du germ. *al-ôd « pleine propriété ») ; l’alleu relève du souverain et est attribué par lui ; variante : bien foncier de peu d’importance.
ALLIANCE (Boussu) : al. Alliance Nord : « à l’alliance », enseigne [quartier Nord de BoussuBois]. § Nom d’un charbonnage de Boussu-Bois, ouvert en 1827, fermé en 1961 ; le 5.5.1845, un coup de grisou y tua 42 mineurs. ALMANACH (Calonne, Antoing) (Chercq, Tournai) : al. Hameau de l’Almanach : [hameau de] « à l’almanach », enseigne. ◙ Fours à chaux Dutoit et fours-bouteilles Brébart. ALMOTTES (Boussu) : al. Les Almottes : à la (wall. al agglutiné) redoute médiévale (anc. franç. mote).
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Peuple caucasien dont quelques membres s’installèrent en Gaule au IVe s. et auraient pu servir de mercenaires aux Mérovingiens de Tournai.
ALOUETTE : petit (dimin. -ette) #alleu, déf. par étymol. pop., ou, parfois, alouette (?).
ALOUETTE (Anderlues) : al. L’Alouette : le petit # alleu ou « à l’alouette », enseigne (?). ◙ Ferme. ALOUETTE (Audregnies, Quiévrain) : al. L’Alouette : le petit #alleu ou « à l’alouette », enseigne (?). ALOUETTE (Blaregnies, Quévy) : al. L’Alouette : le petit #alleu ou « à l’alouette », enseigne (?). § Hameau ; anc. brasserie. ALOUETTE (Gilly, Charleroi) : al. L’Alouette : le petit # alleu ou « à l’alouette », enseigne (?). § Quartier. ALOUETTE (Hautrage, Saint-Ghislain) : al. Cense de l’Alouette, de Lalouette : [ferme (wall. cense) du] petit (dimin. -ette) #alleu (wall. allou). § Vestiges galloromains des Ier et IIe s. ◙ Ferme en quadrilatère du début du XVIIIe s. ALOUETTE (Pottes, Celles) : al. L’Alouette : le petit # alleu ou « à l’alouette », enseigne (?). § Site au Rejet de Sèbles ; moulin à vent en bois dit aussi moulin de Cavrinnes, disparu v. 1910. ALOUETTE (Roisin, Honnelles) : al. L’Alouette : le petit #alleu ou « à l’alouette », enseigne (?). § Hameau. ALOUETTE (Thuin) : al. L’Alouette : le petit #alleu ou « à l’alouette », enseigne (?). § Quartier. ALOUETTES (Gibecq, Ath) : al. L’Alouette, Champs des Alouettes : [champs des] alouettes. ALTIÈRE (Maulde, Tournai) (Thieulain, Leuze-enHainaut) : XIIIe s. Haltière, al. Les Haltiers : terre en hauteur (bas lat. alta terra) ou à la (wall. al agglutiné) hauteur (wall. tière) (?). § Une partie du hameau relevait du ban de Thieulain, mais dans la paroisse de Maulde. ALTRÉE (Jumet, Charleroi) : al. L’Altrée : le hallier, le buisson (anc. franç. haloterie) (C.). § Quartier. AMERCŒUR (Roux, Charleroi) : déf. de Amercourt : ferme (anc. franç. court, rom. curtis) d’Amala, anthr. germ., déf. par attraction du syntagme amer cœur. § Centrale thermoélectrique. AMÉRIQUE (Couillet + Goutroux, Charleroi) : al. L’Amérique : quartier évoquant l’exil de certains de ses habitants vers les États-Unis d’Amérique3. § Quartier proche de La Queue. AMÉRIQUE (Ham-sur-Heure, Ham-sur-HeureNalinnes) : quartier évoquant l’exil d’habitants vers les États-Unis d’Amérique. § Site à Beignée. 3
De nombreux Wallons frappés par la misère s’exilèrent aux États-Unis v. 1850-1860.
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ANDRIMONT
AMOUDRIES (cours d’eau) : al. Amondrées, 1612 Hamodrées : ruisseau (wall. ri) de la barrière (anc. franç. hamede) (C.) ; il est d’usage de mettre cet hydr. au plur. § Affluent du Ruisseau de Taravisée à Heppignies. AMOUDRIES (Heppignies, Fleurus) : al. Les Amoudries, Amoudrais, Champ des Amoudrais : [champ de l’] #Amoudries. § Aire de repos sur l’autoroute E42. AMOUGIES (Mont-de-l’Enclus) : 1372 Amougijs, 1394 Amelgiis, néerl. Amelgijs, loc. Amoujîe : domaine de (suff. -iacas déf. -ijs ou -ies) *Amalgis (germ. *amal « entreprenant » et *gisal « hôte, otage »), anthr. germ. (V., H.), ou simple formation rom. dér. de ce prénom ; gtl. Amougiciens, -iennes, bl. pop. Viaus (« veaux »). § Station paléolithique (moustérienne) ; formait avec Russeignies une seigneurie unique, fief de celle de Renaix (OV), qui fut aux barons de Pamele-Audenarde (cf. Pamele-Audenarde) à la fin du XIIIe s. puis aux Montmorency-Croisilles jusqu’à la Révolution ; l’ordre du Temple y eut des biens ; localité de la châtellenie flamande d’Alost (OV) ; commune du départ. de l’Escaut sous le rég. franç. ; paroisse séparée de celle de Renaix (OV) en 1801 ; commune transférée en 1963 de la prov. de Flandre orientale à celle de Hainaut. ◙ Vestiges d’édifices des templiers ; église mononef semiclassique Saint-Bavon de 1771 avec une nef gothique du XVIe s. sur les fondations d’une église romane du XIIe s., contenant des sépultures de la famille de Montmorency-Croisilles. AMOUR (cours d’eau) : al. Ruisseau d’Amour, Rieu d’Amour : [ruisseau (wall. occ. rieu)] à (agglutiné) [l’eau] marécageuse (germ. *môrha), déf. par étymol. pop. (?). § Affluent de l’Escaut à Tournai ; source près de Maulde. AMOURETTE (Thieulain, Leuze-en-Hainaut) : al. L’Amourette, Lamourette : [le (art. l’ agglutiné)] petit (suff. -ette) marais (germ. *morha, néerl. moer), déf. par étymol. pop. § Hameau. AMUGES (Pironchamps, Farciennes) : al. Les Amuges : les [lieux] humides (wall. amoûyi « humecter ») (?). ◙ Tour d’un moulin à vent de 1818 dit du Louat ou Druez ; cf. Louat. ANAISE (Wodecq, Ellezelles) : al. Hanaise : canardière (bas lat. *anatia) ou vaine pâture, terrain communal (anc. franç. aise) dans un fond humide (wall. han) (C.). § Hameau sur la chaussée romaine Bavay-Velzeke. ◙ Ferme en quadrilatère du XVIIIe s.
ANCHIN (Gages, Brugelette) : domaine qui fut à l’abbaye Saint-Sauveur d’Anchin4 [1079 Aquacignus, 1163 Aquicinctum : lieu entouré (bas lat. cinctum) d’eau (abl. lat. aqua) (G.)]. § Cette abbaye avait la collation de la paroisse de Gages. ◙ Ferme abbatiale du XVIIIe s. ANCIENNE PLACE (Bas-Warneton, CominesWarneton) : al. L’Ancienne Place : l’ancienne place du village. § Quartier. ANCRE (cours d’eau) : al. Ruisseau d’Ancre, 1179 Ankre : [ruisseau de la] prairie (germ. *angra) (G.). § Affluent de la Dendre à Ghoy ; source au Pottelberg, à la limite de Flobecq et Ellezelles. ANCRE (Ellezelles) : habitat sur l’#Ancre. § Moulin à eau disparu avant 1858. ANDERLUES : v. 673 Anderluuias, 868-972 Anderlobia, 1092 Andreloiz, loc. Andèrlûw : herbage, pâture (germ. *lubbja, got. lubja « herbe », anglo-sax. lybb « poison, remède ») en contrebas ou maudit (gaul. anderos « inférieur, infernal ») (X.D.) ou de la génisse ou de la jeune fille (celt. *andera « jeune fille, génisse ») (?) (H.) ; gtl. Anderlusiens, -iennes, bl. pop. Bourlettes, Bourlètis (allusion à la bourlette – « bourrelet » – qui couronne le clocher de l’église SaintMédard). § Vestiges gallo-romains ; possession de sainte Aldegonde au VIIe s., passée aux mains de l’abbaye de Lobbes dès le IXe s., puis aux comtes de Hainaut ; la seigneurie d’Anderlues et L’Allue (cf. Lalue, Anderlues), la plus importante de la paroisse, appartint dès le XIe s. aux seigneurs de Fontaine-l’Évêque, vassaux du comte de Hainaut ; l’abbé de Bonne Espérance avait la collation de la paroisse et y avait un fief ; sous le rég. autrichien, Anderlues et ses dépendances (dans la paroisse) furent rattachées à la prévôté hainuyère de Binche ; commune du départ. de Jemappes sous le rég. franç., développée grâce aux charbonnages au XIXe s (s.a. Houillères d’Anderlues) ; cokerie ; église romane Saint-Médard de 1060, avec une tour de 1050 qui servait de beffroi et un chœur du XVIe s., démolie en 2006. ANDRICOURT (Blicquy, Leuze-en-Hainaut) : ferme (rom. curtis) d’Andaric (germ. *and « pointe d’épée » et *rikja « puissant »), anthr. germ. § Seigneurie de la famille de Ligne du XVIe au XVIIIe s. ; hameau f. > Blicquy rég. franç. ; anc. brasserie. ANDRIMONT (Jamioulx, Ham-sur-Heure-Nalinnes) : al. Audrimont, Odrimont, Oudrimont, loc. Ôdrimont : 4
Abbaye bénédictine fondée en 1079 à Pecquencourt (Nord, Fr.), sur une île où aurait vécu l’ermite Gordaine au VIIe s. Site d’un collège jésuite en 1592, l’abbaye fut supprimée en 1790. Il en reste une abbatiale de 1250.
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ANETTES
mont d’Aldaric, anthr. goth. (C.) ou Halidric (germ. *halidu « coudrier » et *rikja « puissant »), anthr. germ. ; Andrimont est une reconstitution erronée, la forme correcte est Audrimont. § Hameau. ANETTES (Ciply, Mons) : loc. Cense à Zanettes : [ferme (wall. cense) aux (wall. à z’)] petits (dimin. -ette) canards (bas lat. *ana). ◙ Ferme. ANFROIDPONT (Blicquy, Leuze-en-Hainaut) : pont d’Amalfrid (germ. *amal « entreprenant » et *frithu « paix »), anthr. germ., sur la Petite Dendre. § Seigneurie particulière. ◙ Ferme ; moulin à eau d’avant 1391 sur la Petite Dendre, qui fut aux du Roy de Blicquy, dit aussi moulin Catoire (cf. Catoire, Blicquy), reconstruit en 1900. ANGRE (Honnelles) : 814 Angrise, 1050 Angeren, 1075 Angra, 1148 Angre, loc. Angue : [à la (locat. -en)] prairie (germ. *angra) ; est aussi l’anc. nom de la Grande Honnelle (H.) ; gtl. Angrois, -oises. § Habitat néolithique ; vestiges gallo-romains sur un diverticulum entre les chaussées Bavay-Tournai et Bavay-Velzeke, vestiges mérovingiens ; la seigneurie principale, à une famille éponyme, fut achetée au XIIe s. par le comte Baudouin IV de Hainaut♦ et donnée, avec Sebourg (Nord, Fr.), à son fils Henri, dont la lignée s’appela de Hainaut-Sebourg ; elle échut par mariage v. 1257 aux Hénin-Liétard, puis fut vendue vers 1350 à Guillaume de Sars [-la-Bruyère] (avec les autres fiefs du finage : Péruwelz, Beaufort et Montrœul) ; elle échut au XVe s. aux de Roisin, puis en 1607 aux de la Tramerie, en 1708 aux SainteAldegonde-Noircarmes et à la fin du XVIIIe s. aux de Lovencourt ; le chapitre métropolitain de Cambrai (Nord, Fr.) avait la collation de la paroisse ; localité de la prévôté hainuyère de Mons ; commune du départ. de Jemappes sous le rég. franç. ; production de chicorée, carrières. ◙ Église semi-classique SaintMartin de 1733 avec un clocher gothique du XVIe s. ; presbytère de 1787 ; ferme Demaret de 1780. ANGREAU (Honnelles) : 1118 Angrello, 1220 Angheriel, 1367 Angriau, loc. Angró, Angriyau : petit (dimin. -ellum) #Angre ; est aussi le nom d’un affluent de la Grande Honnelles à Angre ; gtl. Angréotois, -oises ou Angrellois, -oises, bl. pop. Sots (« fous »). § Habitat préhistorique, vestiges galloromains et mérovingiens ; village associé de longue date à Angre ; une cour échevinale y existait depuis le XIIIe s. et reçut une charte communale ; plusieurs seigneuries sur le finage, notamment des possessions des abbayes d’Hasnon (Nord, Fr.) et de Saint-Ghislain, du chapitre de Sainte-Croix de Cambrai (Nord, Fr.) et de celui de Sainte-Remfroye de Denain (Nord, Fr.) ; la seigneurie principale, qui était un arrière-fief soit d’Angre soit de Roisin, passa des d’Angriel (famille éponyme, branche cadette des de Roisin, du XIIe au
s.) aux Van den Eeckhoute (XVe s.), aux van der Meersche, aux de Jauche-Mastaing, aux Bette (XVIe s.), et enfin au feld-maréchal comte François de Croix de Clerfayt♦ (fin du XVIIIe s.) ; le chapitre métropolitain de Cambrai (Nord, Fr.) avait la collation de la paroisse ; localité de la prévôté hainuyère de Mons ; commune du départ. de Jemappes sous le rég. franç. ◙ Église classique Saint-Amand reconstruite en 1784 avec un clocher de 1598 ; ferme en quadrilatère Montfort du XIXe s. sur le site d’une anc. ferme seigneuriale. XIVe
ANGRES (Arc-Ainières, Frasnes-lez-Anvaing) : prairies (germ. *angra). ANSERŒUL (Mont-de-l’Enclus) : 1185 Anseroez, Anseroet, loc. Ans’reu : essart (wall. reu, germ. *rotha) d’Anshar (germ. *ansu « divinité » et *harja « armée ») (H.) ou Anso (germ. *ansu « divinité »), anthr. germ. (C.), ou aux esprits (celt. et germ. *ansu) ; gtl. Anserœulois, -oise, bl. pop. Bœufs, Bonasses. § Vestiges préhistoriques et gallo-romains (?) ; seigneurie hainuyère qui relevait au XIVe s. de la terre de Leuze ; donnée en 1372 par Louis II de Blois, seigneur de Leuze, à sa fille naturelle Marie, elle passa par mariage aux Berlaymont, puis aux de Lannoy (XVe s.) et aux de Croÿ♦ (1561) ; échut ensuite aux de Maulde et enfin aux de la Croix-Molembaix ; il y avait d’autres seigneuries dans le finage, dont une du chapitre Saint-Hermès de Renaix (OV), qui avait la collation de la paroisse ; rattaché au Tournaisis français de 1669 (traité de Chambord) à 1678 (traité de Nimègue), puis à la châtellenie hainuyère d’Ath ; commune du départ. de Jemappes sous le rég. franç. ◙ Église de style thérésien Saint-Paul de 1773, avec une nef de 1879. ANSIELSART (Feluy, Seneffe) : 1261 Ansielsart, 1450 Anssiessart, 1559 Anchiensart, loc. À Ansiessau : essart (bas lat. sartum) d’Anshelmus (germ. *ansu « divinité » et *helm « casque »), anthr. germ. (?). § Domaine qui fut aux de Bousies, seigneurs de Feluy. ◙ Ferme avec un corps de logis de 1744 ; dans la cour, chapelle Sainte-Barbe. ANSIES (Pommerœul, Bernissart) : domaine de (suff. -acum déf. -ies) Anso (germ. *ansu- « divin »), anthr. germ. (V.). ANSUELLE (Anderlues) : al. Hansuelle, Hannechœule, loc. Ans’wèle : habitat à la source de l’#Hansuelle al. Haye ou Ruisseau de la Haye. § Hameau ; fief mouvant de la cour féodale de Mons ; f. > Anderlues rég. franç. ; point culminant de la Moyenne Belgique (212,24 m) ; source Saint-Laurent dont l’eau est censée guérir les maladies des yeux. ◙ Ferme (cf. Bourgogne, Anderlues) ; obélisque-souvenir du baron de Leuze. 90
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TABLE DES MATIÈRES
Mode d’emploi Quelques notions de toponomastique en Wallonie La formation des communes et des provinces belges Liste des toponymes
4 5 6 7
Notices par ordre alphabétique
35
Liste des abréviations Légende des notices
35 37
Glossaire des saints
437
Glossaire des noms de personnes
445
Bibliographie
459
Textes : Jean-Jacques Jespers Couverture : Dominique Hambÿe
www.racine.be Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez régulièrement des informations sur nos parutions et activités. Toutes reproductions ou adaptations d’un extrait quelconque de ce livre, par quelque procédé que ce soit, sont interdites pour tous pays. © Éditions Racine, 2021 Éditions Racine, Tour & Taxis - Entrepôt Royal Avenue du Port, 86C / bte 104A B-1000 Bruxelles 1er tirage D. 2021. 6852.9 Dépôt légal : novembre 2021 ISBN 978-2-39025-1538 Imprimé en Europe