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Sommaire

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JANVIER

FÉVRIER

MARS

AV R I L

P. 6

P. 26

P. 50

P. 82

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6 JUIN

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JUILLET

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AO Û T

P. 106

P. 134

P. 154

P. 174

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MAI

SEPTEMBRE

O C TO B R E

N OV E M B R E

DÉCEMBRE

P. 188

P. 210

P. 236

P. 256

INDEX P. 270

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Mon Dieu ! Comme ils sont beaux Les tremblants animaux Que le givre a fait naître La nuit sur ma fenêtre ! Ils broutent des fougères Dans un bois plein d’étoiles Et l’on voit la lumière À travers leurs corps pâles. LE GI VRE ( E XT RAI T )


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JANVIER LES JOURS S'ALLONGENT DE

0 1   h  0 4 ELLÉBORE

Helleborus Floraison : décembre à avril

POUR BIEN COMMENCER LE MOIS…

Récupérer les graines des potirons ? Quand le mois de janvier nous réserve une journée glaciale, un potage onctueux préparé avec un potiron récolté au potager nous rappelle les chaleurs de l’été qui ont fait mûrir les gros fruits ventrus. Lorsque nous découpons un potiron, nous pouvons en récupérer les semences pour les semis de l’année suivante. Avec une cuillère, il faut gratter les fibres qui contiennent les graines au cœur du potiron. Nous les dégageons avec les doigts et les déposons sur une feuille de papier absorbant. Puis nous les frottons pour les nettoyer. Ensuite, les graines sont simplement déposées sur une assiette à placer à l’écart d’une source de chaleur pour un séchage lent. Après quinze jours, les graines pourront être conservées dans un sachet de papier, dans un lieu sec et frais. Attention : si nous avons cultivé plusieurs types de cucurbitacées, il est plus que probable qu’une hybridation aura été effectuée par les insectes butineurs. Les plantes issues des graines pourront donc développer des fruits qui ne seront pas identiques au potiron qui a fourni les semences. Côté formes et couleurs, ils seront une surprise… Ces fruits seront comestibles, mais avec des qualités différentes. Certains auront un goût agréable, d’autres seront fibreux. Prudence, les coloquintes ne sont pas comestibles. Si un plant était présent au jardin, l’hybridation risque de produire des fruits susceptibles de provoquer des troubles digestifs.


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gourmand

Stratégie anti-mouron Du mouron blanc envahit le potager ? Cette plante possède une redoutable puissance végétative. Le moindre coup de râteau fait apparaître à la surface des graines de mouron enfouies par de précédents travaux au jardin. Elles peuvent garder leur faculté germinative durant plusieurs dizaines d’années. Aussitôt à la lumière, les graines germent. Le mouron qui s’enracine au fur et à mesure de son développement est déjà en fleurs cinq semaines après sa germination. Les petites corolles blanches qui ponctuent le tapis vert ne s’ouvrent que durant une journée. Mais cela leur suffit pour bientôt répandre quantité de semences. Elles peuvent germer dès qu’elles tombent sur le sol. Aussi, le meilleur conseil pour endiguer la présence du mouron est de ne surtout pas le laisser fleurir. Il faut le biner dès son apparition, avec une grande régularité.

Des perches et des tuteurs Les fins troncs de noisetier que nous coupons à cette époque de l'année peuvent se prêter à d’autres usages. Nous pouvons tresser une palissade ou des bordures. Les rameaux latéraux ramifiés pourront soutenir les petits pois ou les vivaces des parterres. Jadis, les jardiniers n’achetaient pas de manches pour leurs outils. Les troncs plus larges qu’ils prélevaient étaient mis à sécher, avant de porter un râteau ou une binette.

C’est le moment d’y penser. Si nous avons l’intention de semer des haricots grimpants en juin prochain, nous aurons besoin de perches. Comment faisaient nos grands-parents quand les jardineries n’existaient pas et que l’usage du bambou était loin d’être aussi répandu qu’aujourd’hui ? Ils utilisaient des troncs de noisetier. Cette manière de procéder garde tout son intérêt, et elle a également l’avantage d’être économique. Avec l’autorisation du propriétaire, ou de l’agent des forêts si le bois est public, nous pouvons prélever maintenant des jeunes troncs de noisetier. Ces arbustes ont la particularité de pousser bien droit. Des rameaux gros comme un manche de brosse offrent déjà une belle longueur. Idéalement, les troncs que nous récoltons pour nos perches doivent être pelés. Si l’écorce reste en place, elle constitue une couche protectrice qui maintient de l’humidité dans le bois et favorise la décomposition.

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Pourquoi les carottes sont-elles rouges ? Si les carottes du potager sont rouges, c’est tout simplement parce qu’elles contiennent du carotène. Mais à l’explication biologique peut s’ajouter un récit historique. La carotte rouge fut découverte en Syrie, au IV e siècle, par des agronomes arabes. Comme cette carotte avait une saveur agréable, les Arabes l’ont propagée dans tout le bassin méditerranéen jusqu’en Andalousie. De là, la carotte rouge est arrivée dans nos régions au Moyen Âge. Mais à l’époque, la carotte indigène, le panais et la carotte rouge avaient tous les trois une racine grêle. Ce n’est qu’au XVII e siècle que des horticulteurs hollandais sont parvenus à obtenir une racine beaucoup plus charnue, la « longue orange ». C’est à partir de cette carotte hollandaise que les sélectionneurs ont créé toutes les variétés de carottes cultivées depuis dans nos potagers. Dans les catalogues des grainetiers sont disponibles des variétés de carottes qui ont échappé à l’uniformisation de la couleur. N’hésitons pas à semer la ‘Blanche de Küttingen’, la ‘Jaune du Doubs’, la ‘Longue rouge sang’, la ‘Cosmic Purple’…


Quand une ligne de poireaux demeure au potager de manière isolée, elle constitue une cible privilégiée pour les campagnols qui peuvent la ravager, fût après fût. Il faut être vigilant, repérer les attaques et récolter les poireaux avant qu’ils ne disparaissent.

Des poireaux même s’il gèle Durant tout l’hiver, les poireaux peuvent rester au potager, où ils seront récoltés en fonction des besoins. Mais quand le gel se fait intense, le sol durcit en profondeur. Il est alors impossible d’enfoncer la fourche-bêche. N’oublions donc pas, durant ces prochains jours, d’installer une épaisse couche de paille ou de feuilles mortes au pied des poireaux pour ralentir la progression du gel dans le sol. Quand la terre sera néanmoins trop dure, nous pourrons utiliser un vieux truc de jardinier. Il faut tout d’abord arroser à leur pied, avec de l’eau tiède, les poireaux que nous souhaitons récolter. Nous attendons quelques minutes. Puis, nous utilisons une grosse aiguille à tricoter. Il faut l’enfoncer dans le poireau jusqu’à la base du fût qui est ainsi bien solidifié. On écarte les feuilles extérieures, on saisit le poireau avec les deux mains, on tire et le poireau est extrait. L’enveloppe et les racines restent dans le sol. Le poireau est déjà épluché.

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Ma liste de graines Chaque année, c’est le même refrain. Le printemps venu, je manque de temps pour dénicher toutes les variétés que je voudrais cultiver au potager. Pour ne plus être contraint à devoir choisir entre deux pauvres sachets sur le présentoir de la jardinerie, c’est cet hiver que je dois consulter les catalogues des grainetiers pour effectuer des commandes. Internet devient incontournable. Au moins une soirée sera nécessaire pour parcourir le site de l’association américaine Seed Savers qui sauvegarde les anciennes variétés de légumes. Une belle collection de haricots secs est disponible en ligne. Le catalogue d’échange des graines entre membres contient plus de 12 500 variétés. Extraordinaire ! www.seedsavers.org

Les astuces en plus Ne pas récolter la mâche en coupant les rosettes au collet, car de nouvelles feuilles ne se développeraient pas. La bonne manière de procéder : réunir les feuilles entre les doigts et les couper toutes d’un coup de couteau, pas trop bas. Il sera ainsi possible de récolter une seconde, voire une troisième fois. Nettoyer déjà les vitres de la serre des couches d'algues, de mousse et de poussières. Nous pourrons ainsi offrir la meilleure luminosité à nos premières cultures de la nouvelle saison. Inspecter les oignons de conservation et retirer ceux qui pourrissent, même partiellement. Pour éviter ce problème, cultiver les oignons sur une parcelle qui n’a pas reçu de fumier ou de compost. Bien laisser sécher les bulbes avant de les placer dans un local frais et ventilé. Il est temps de tailler les vignes. Le réveil de ces plantes étant précoce, une taille tardive provoque d’importants écoulements de sève. Prélever des boutures de groseilliers et les enfoncer dans un pot rempli de sable de rivière. Elles vont émettre des racines à planter au printemps.

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ornemental

La pierre bleue parmi les fleurs Trottoirs, escaliers, murets, mobilier, bacs à fleurs, bassins et cascades… Dans les marbreries, la demande de pierre bleue est actuellement importante pour l’aménagement des jardins. Si ce revêtement, qui n’est pas bon marché, fait un grand retour alors que les pavés de béton coloré étaient jusqu'il y a peu le matériau le plus demandé, c’est parce que le jardin est de plus en plus considéré comme une pièce supplémentaire de la maison. On accepte donc de lui consacrer un budget plus élevé.

La pierre bleue revient aussi en force parce que les idées ne manquent pas pour la marier à d’autres matériaux comme le bois ou les galets, formant un contraste intéressant de surfaces et de couleurs. Comme la pierre bleue n’est pas une spécificité belge, il est possible de choisir des dalles d’autres origines, moins chères. Avec ces matériaux, pour le même budget mais en demandant des garanties de qualité par rapport au gel, il est possible de paver de plus grandes surfaces, d'ériger des murets et, surtout, de créer du mobilier extérieur. Des tables et des bancs de terrasse en pierre bleue, voilà la grande tendance de demain.

Boutures sous contrôle Dans les serres ou les vérandas où la température est douce, les boutures de géraniums réalisées cet automne se sont mises à pousser. Non seulement elles ont produit de nouvelles feuilles, mais voilà qu’apparaissent aussi des floraisons. Des boutons sont présents et des fleurs s’épanouissent. Ces floraisons sont prématurées. Elles affaiblissent la bouture qui doit pour l’instant réserver son énergie au développement de la masse racinaire et des ébauches des futures tiges. Tous les boutons sont éliminés. Chaque chose en son temps. Nos boutures auront ainsi les meilleures chances de nous offrir des floraisons abondantes à partir du mois de mai. JANVIER

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Un sentier de galets Les pavés de béton coloré pour allées sont maintenant présents dans beaucoup de jardins. Au point qu’on ne les remarque plus guère. Pour paver un sentier de manière originale, pourquoi ne pas utiliser les galets vendus pour constituer les berges des pièces d’eau ? Mais un peu de vigilance s’impose. Des pierres rondes ne sont pas des galets. Ce sont des fragments de rochers arrondis par rotation dans un tambour métallique. On peut d’ailleurs parfois déceler les anciens angles. Ce sont de véritables galets usés par l’eau que nous devons utiliser pour notre sentier. La technique est simple. Sur un lit de gros gravier qui fait office de fondation, on étale une couche de sable stabilisé par du ciment. Les galets sont enfoncés dans le sable, à plat ou sur la tranche. Le résultat est superbe. Surtout après une pluie : les galets mouillés changent de couleur.

Contrôle anti-pourriture Les tubercules de dahlias placés à l’abri du gel depuis le début du mois de novembre doivent être régulièrement inspectés. Il faut vérifier que certains ne sont pas en train de pourrir, au risque de gâter toute la touffe. Si de la pourriture est présente, il faut sectionner les parties atteintes avec une lame bien tranchante, puis épandre de la cendre de bois sur les sections pour les sécher. Par la suite, ces touffes devront être revues régulièrement.

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Règne minéral

C’est une nouvelle tendance. Des jardiniers visitent les carrières à la recherche de belles pierres. Auparavant, elles étaient surtout utilisées pour constituer une rocaille. Elles prennent maintenant place à l’avant-plan des parterres, autour de la pièce d’eau ou dans un espace japonisant. C’est dans le gazon que cette présence du minéral peut être particulièrement mise en scène, avec des installations qui s’inspirent d’ambiances de sites mégalithiques. Stonehenge au jardin ! Cet hiver, nous pouvons aussi parcourir les chantiers des démolisseurs de bâtiments. Ils gardent les belles pierres taillées ou sculptées pour les revendre à la pièce. Un pilier venu d’un château, des seuils usés par le passage, un œil-de-bœuf en pierre se prêtent à quantité d’aménagements au jardin.

Marcher au sec Pour rejoindre la remise, le compost ou le poulailler en traversant le gazon, un petit sentier nous évitera de mouiller nos chaussures dans l’herbe scintillante de rosée. Le moyen le plus simple de circuler les pieds au sec consiste à placer des pierres plates dans la pelouse. Des piquets sont tout d’abord enfoncés tous les 65 cm. C’est la longueur du pas normal d’une personne adulte. À hauteur de chaque piquet, une pierre est disposée en fonction de sa forme pour obtenir, pas après pas, un ensemble harmonieux. Lorsque chaque pierre a reçu son emplacement définitif, on creuse alors à la pelle un trou correspondant à sa forme. Il n'est pas nécessaire de placer une couche de sable stabilisé en guise de fondation. Vu le poids de la pierre et sa surface, son maintien est assuré.

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Plutôt que des pierres plates, on peut préférer des dalles en fin béton que l'on peut fabriquer soi-même. Un jardinier a eu l’idée de confectionner un moule en forme de limbe. Il y étale une feuille de pétasite récoltée dans son jardin avant de remplir le volume de béton. Les nervures saillantes s’impriment dans la dalle. Chaque pas permet de découvrir une feuille différente de la précédente.

Les astuces en plus Dès que la terre devient humide sous les pluies hivernales, circuler dans les parterres (comme au potager) sur de longues planches. Sinon, la terre se compacterait sous nos pas, ce qui réduirait l’aération et la porosité, et altérerait les conditions de vie des racines et des organismes du sol. Attention aux passages répétés de la brouette sur la pelouse. Dans le sol gorgé d’eau, la roue peut creuser de profondes ornières. Pour le transport du bois pour le poêle, par exemple, prévoir un sentier en planches. Les graines contenues dans les gousses qui pendent aux branches du catalpa peuvent être semées. Placer les pots à l’extérieur pour que les graines subissent le froid de l’hiver. Elles germeront au printemps et les jeunes arbres pousseront rapidement. un arbre est mort au jardin à la suite de l’attaque d’un champignon Si à son pied, l’idéal est de retirer sa souche et le maximum de racines. Cette masse morte peut en effet favoriser le maintien du champignon. Attendre cinq ans avant de replanter un arbre à cet emplacement.

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dedans et dehors

Les feuilles brunissent Durant la saison froide, le chauffage central et le manque d’aération font en sorte que l’air de nos habitations devient sec au point que les plantes vertes souffrent d’un manque d’humidité atmosphérique. Sauf les cactus et les yuccas qui supportent bien la sécheresse, la plupart des plantes d’intérieur exigent une hygrométrie variant entre 60 et 90 %. Aussi, une atmosphère trop sèche provoque-t-elle vite le brunissement du bout des feuilles. Une vaporisation régulière du feuillage avec un pulvérisateur à main est particulièrement appréciée par les plantes. Utiliser de l’eau de pluie (à température de la pièce) plutôt que de l’eau du robinet permet d’éviter des taches de calcaire. Plus simple : des granulés d’argile expansée sont placés dans un plateau. De l’eau est versée dans le plateau. Comme les billes d’argile présentent une immense surface par rapport à leur volume, l’évaporation de l’eau sera favorisée. Les plantes vivront en permanence dans une atmosphère humide qui isolera les plus délicates de l’air sec produit par le chauffage central.

Ronde d’arrosoirs Beaucoup d’arbustes en pot meurent en hiver, mais le coupable n’est pas le gel. C’est la sécheresse qui décime les boules de buis ou les conifères qui décorent les terrasses et les abords des maisons. Si, l'été, elles sont arrosées régulièrement lorsque l’arrosoir visite les jardinières d’annuelles, les plantes en pot sont souvent oubliées durant l’hiver. Or leur feuillage persistant transpire de l’humidité et, sans un apport d’eau régulier, la mort survient d’autant plus vite que les vents secs se montrent particulièrement desséchants. Attention, une averse hivernale ne remplace pas un arrosage, car le feuillage, qui agit comme un parapluie, empêche souvent la pluie de pénétrer en profondeur dans la motte.

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Azalée d’intérieur Cadeaux appréciés pendant les fêtes de fin d’année, les azalées en pots meurent souvent rapidement, faute de soins adéquats. Ces plantes de serre froide supportent mal la sécheresse de l’air et les températures élevées qui règnent dans nos intérieurs en hiver. Pour éviter un dépérissement rapide, la potée doit être placée à une température située entre 5 et 10 °C. La floraison sera alors belle et longue. Lorsque les dernières fleurs sont fanées, les arrosages sont plus parcimonieux : on se contente de garder la motte humide. L’eau de distribution étant souvent calcaire, elle neutralise progressivement l’acidité du substrat de culture, entraînant le dépérissement de la plante. Le mieux est d’utiliser de l’eau de pluie ou, à défaut, de l’eau minérale en bouteille. Au printemps, l’azalée est rempotée, dans un pot plus large que le précédent, avec un mélange de terreau et de terre de bruyère. Durant l’été, la potée est installée au jardin, à l’ombre, et arrosée régulièrement. Avant les premières gelées, l’azalée regagne son local d’hivernage où la température ne dépasse pas 10 °C. À la fin de l’hiver apparaissent les premiers boutons floraux. Pour favoriser leur développement, un copieux arrosage est prodigué à la plante. 17


Une plante carnivore dans le salon Dans les jardineries, on peut croiser des plantes carnivores. Gare à l’achat impulsif en cette période durant laquelle nous avons envie de luxuriance et d’exotisme ! Ces végétaux exigent des conditions de culture précises pour survivre plus de quelques semaines dans nos intérieurs. Le bon choix : la mangeuse de mouches. La dionée (Dionaea muscipula) est non seulement robuste, mais constitue aussi une des prédatrices les plus spectaculaires. Les feuilles en deux lobes sont garnies de longs cils, formant comme une mâchoire. Celle-ci se referme en trois secondes si un insecte touche à deux reprises les cils tactiles à l’intérieur du piège. Des sucs digestifs vont alors digérer les parties molles de l’insecte. Quand le piège s’ouvrira à nouveau, il ne contiendra plus que le squelette chitineux du malheureux moucheron. Pourquoi les mâchoires ne se referment-elles qu’après deux contacts successifs ? Pour éviter une fausse alerte comme la chute d’une brindille. La plante vit de longues années en élargissant sa touffe si on lui assure un repos hivernal de trois mois à 10 °C, avec le terreau légèrement humide.

Faire fleurir le cactus de Pâques Le rhipsalidopsis ou cactus de Pâques est une cactée originaire du Brésil, particulièrement répandue dans nos intérieurs. Ses tiges retombantes sont constituées de segments de forme rectangulaire qui s’enchaînent les uns aux autres. Dans la nature, ce cactus est épiphyte : il vit sur une autre plante sans pour autant la parasiter. Contrairement aux autres cactées, les rhipsalidopsis ont besoin d’un substrat comportant seulement du terreau, arrosé chaque semaine et pourvu d’engrais durant la période de croissance, de mars à septembre. Les cactus de Pâques peuvent produire une profusion de fleurs rouges. Le truc pour obtenir des floraisons abondantes : mettre la plante au repos JANVIER

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dans une pièce plus sombre et à une température plus basse durant l’hiver, en réduisant l’arrosage. Dès que les boutons commencent à se former, on replace la plante à la chaleur et en pleine lumière, en évitant toutefois le soleil de midi. Les apports d’eau sont effectués de nouveau de manière habituelle pour soutenir la floraison. Le grand danger : la chute des boutons floraux qui tombent facilement. Il faudra donc éviter de manipuler la plante et de lui faire subir de fortes variations de température. Gare aux courants d’air froids qui peuvent rafraîchir la pièce.

Gare aux cochenilles

Il suffit qu’une plante introduite dans la maison en soit porteuse pour que les cochenilles farineuses soient bien vite présentes dans toute l'habitation. Facilement repérés sur le feuillage, ces insectes piqueurs et suceurs ont la particularité de porter sur le corps des filaments blancs cireux qui les protègent des pulvérisations. D’autres cochenilles peuvent aussi être présentes. Elles sont collées sur les feuilles, protégées par une carapace. On ne peut laisser les cochenilles se multiplier : les plantes subiraient des dégâts. Il est possible de les combattre avec une solution alcoolique à fabriquer soimême. Dans 200 ml d’eau tiède, diluer une cuillère à soupe de savon noir ; ajouter ensuite un litre d’eau froide, puis une cuillère à soupe d’alcool à brûler et une cuillère à soupe d’huile de colza. À l’aide d’un coton-tige, badigeonner les cochenilles farineuses et les cochenilles à carapace. Répéter le traitement jusqu’à disparition des insectes.

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en pratique

Une serre cet hiver Avant que les fabricants ne soient débordés de commandes en mars prochain, la morte-saison est une bonne période pour installer une serre au jardin. Dès février, elle permet des semis précoces de fleurs annuelles et de légumes à repiquer. Durant l’été, elle accueille des tomates, des poivrons, des aubergines… Quand arrive l’automne, les tablettes se garnissent de boutures. Puis la serre abrite les plantes méditerranéennes de la terrasse en compagnie d’un petit chauffage électrique qui maintient le volume hors gel. Toutes ces étapes d’une année sous le toit de verre, une petite serre en aluminium peut parfaitement les assumer. Mais la mode est aux modèles qui, en plus d’être fonctionnels, sont jolis. Les serres en bois, en cèdre rouge imputrescible, sont mises en valeur plutôt que d’être dissimulées au fond du terrain. Elles se déclinent en une belle gamme de volumes qui créent d’emblée une ambiance de jardin de cottage.

Le bois de la terrasse, exotique ou indigène ? Au sujet de la terrasse en bois au jardin, on dit toujours qu’une essence exotique est nécessaire pour une bonne résistance à la pourriture. Mais le bois de nos régions fait aussi l’affaire. Le pin sylvestre, aussi appelé sapin rouge du nord, imprégné en autoclave d’ions métalliques empêchant la pourriture, nous offre la certitude de ne pas contribuer à la destruction des forêts tropicales. Même atout pour le châtaignier, riche en tannins, qui offre une résistance naturelle au pourrissement. Quelle que soit son origine, le bois n’est pas le moins cher des matériaux de construction. Quand il répond à des normes de sécurité et de résistance à la pourriture, il a un coût. De plus, pour la réalisation d’une terrasse en bois, le budget quincaillerie n’est pas négligeable. Toutes les vis doivent être en inox. Des vis normales rouilleraient dans l’humidité. Une terrasse en bois peut donc représenter un budget important.

De l’électricité au jardin Pour éclairer le jardin, il faut creuser des tranchées et y enterrer les câbles électriques. Deux types de conducteurs étanches sont indiqués pour un placement dans le sol. Le câble EXVB est entouré d’une gaine synthétique épaisse qui résiste bien aux agressions mécaniques. L’idéal est de le glisser dans un fourreau qui assurera une protection supplémentaire, car ce câble pourrait être abîmé par un violent coup d’outil. Les fourreaux enterrés présentent un grand avantage : il est toujours possible d’y tirer par la suite des câbles supplémentaires. Le câble EVAVB est, lui, entouré d’une gaine renforcée par d’épais brins métalliques. Il résistera à un coup de bêche ou de pioche et peut être enterré sans fourreau. L’idéal est d’effectuer le câblage souterrain du jardin dans son intégralité pour n’ouvrir le sol qu’une seule fois. JANVIER

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Tailler sans échelle Quand on l’utilise pour la taille des arbres, l’échelle figure parmi les outils de jardinage les plus dangereux. Le sol du jardin n’est pas toujours plat. Un pied de l’échelle peut soudainement s’enfoncer profondément dans la terre. Le sommet appuyé sur une branche peut glisser sur l’écorce mouillée. Le travail dans ces conditions est d’autant plus dangereux que l’on doit effectuer des mouvements avec le sécateur, une scie, voire la tronçonneuse.

Enfin, le vertige peut accroître encore le risque d’une chute. La solution est simple : pourquoi ne pas travailler depuis le sol avec des outils à long manche ? Les manches télescopiques nous permettent d’effectuer des tailles à plusieurs mètres de haut. La perche peut porter un gros sécateur actionné par une cordelette. Le manche télescopique peut aussi soutenir une scie d’élagage aux dents pointues particulièrement tranchantes. Ce type de scie permet d’obtenir des coupes bien nettes en toute sécurité.

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Attention aux boules de graisse Plus économiques et sans doute plus sains quant à la composition : nos pains maison. De la graisse végétale neuve pour friture est mise à fondre. Sont alors ajoutés les graines, les insectes déshydratés, les arachides… Avant solidification, la pâte est moulée pour former les blocs à suspendre.

Quand l’hiver s’installe, les oiseaux se rapprochent des maisons et beaucoup de personnes aiment leur offrir de la nourriture. Les jardineries et les grandes surfaces de bricolage proposent actuellement une vaste gamme de mangeoires et d’aliments. Des boules de graisse sont en vente partout. Elles s’accrochent facilement aux branches et attirent les mésanges en nombre, mais elles peuvent faire plus de tort que de bien. Certaines boules ne sont pas d’une qualité suffisante parce qu’elles ont été fabriquées avec de la graisse de friture périmée. Elles contiennent donc des substances néfastes pour la santé des oiseaux. Pour éviter ce problème, le mieux est d’acheter des produits dont l’étiquette mentionne clairement la nature des ingrédients. On peut aussi se tourner vers les blocs présentés en barquette, qui doivent être démoulés et placés dans un support grillagé à suspendre. Ces préparations de qualité existent en différentes compositions, en fonction des oiseaux présents et de l’intensité du froid.

Séance d’aiguisage C’est paradoxal, mais ce sont les lames qui ne tranchent pas qui sont les plus dangereuses. Elles nous obligent à couper avec davantage de force, accentuant ainsi le risque d’accident. Une pierre à aiguiser doit donc figurer dans toute bonne panoplie de jardinier. Régulièrement, il faut la mettre à tremper dans de l’eau et prendre quelques minutes pour entretenir le tranchant de la lame coupante du sécateur, du couteau de poche et du greffoir. Pour un bon aiguisage, il faut pousser la lame sur la pierre, comme pour en couper des tranches. Le fin du fin est de parachever le travail avec une pierre de coticule extraite près de Vielsalm et vendue dans les coutelleries. Cette pierre ultraJANVIER

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douce s’utilise avec de l’eau. Un truc des greffeurs de rosiers : pour éliminer les traces de sève de leur greffoir, ils frottent la lame sur la pointe mouillée d’une botte. Le caoutchouc humide se révèle légèrement abrasif et permet d’obtenir un beau poli de l’acier.

Un trou dans la glace Quand la surface de la mare est prise par la glace, les poissons ne risquent-ils pas de périr ? Effectivement, sous la couverture de glace, les gaz issus de la décomposition des matières organiques sur le fond vont s’accumuler. À terme, la concentration de ces gaz dissous va augmenter et on risque d’assister à une asphyxie des poissons. Si le gel perdure, il faut donc idéalement maintenir un trou dans la glace, mais on ne peut pas la casser avec une masse, car les ondes de choc peuvent tuer les poissons. Il faut plutôt creuser un trou avec une source de chaleur comme une bouilloire posée sur la glace. Le plus simple consiste à laisser flotter, avant l’hiver, une bouteille en plastique de cinq litres lestée avec un poids. Lors de la formation de la glace, la bouteille est compressée, ce qui permet de réduire la pression exercée sur les berges. Il suffit d’enlever la bouteille pour disposer d’un trou. Avec le tuyau d’arrosage, on siphonne alors quelques centimètres d’eau sous la glace et les gaz peuvent s’échapper sur toute la surface de l’eau.

Éclats de terre cuite Un pot de terre cuite présente une fêlure sur toute sa hauteur ? Tant mieux ! Nous allons pouvoir le casser en morceaux. Traditionnellement, des éclats de terre cuite sont utilisés pour recouvrir le trou de drainage des pots. Avec sa forme bombée, l’éclat de poterie, non seulement, empêche le terreau de boucher le trou, mais permet aussi une évacuation efficace de l’eau en excès. Ce petit détail joue un grand rôle.

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Lavage de bottes Une balade dans la campagne ? Une plantation au jardin ? Si des pluies ont détrempé le sol durant les jours précédents, il est fort possible que nous rentrions à la maison avec les bottes bien crottées. Un petit truc permet de les nettoyer facilement en quelques instants. Deux fins piquets sont plantés au jardin en bordure d’une allée ou de la terrasse. Le plus simple est d’acheter deux manches de brosse qui pourront rester en place durant toute la mortesaison. Ils ne manqueront pas d’intriguer les visiteurs de passage au jardin… Enfilées sur les piquets, les bottes peuvent aisément être nettoyées avec le tuyau d’arrosage. Il suffit de faire tourner les bottes pour enlever la boue tout en dirigeant toujours le jet d’eau dans la même direction. Ainsi renversées, il n’y a aucun risque qu’elles soient mouillées à l’intérieur. On laisse ensuite les bottes toutes nettes sur les piquets jusqu’à ce qu’elles soient sèches.

Attention au sel de déneigement Si les allées du jardin ou les abords de la maison sont verglacés, évitons d’utiliser du sel. Le sel de déneigement est du chlorure de calcium. Et qui dit chlorure dit chlore, un élément avec lequel les plantes n’aiment guère entrer en contact direct. Par ailleurs, ce sel percole dans le sol et peut finir par provoquer une intoxication des plantes via les racines. On assiste alors à des sécheresses physiologiques. Les plantes se dessèchent comme si elles manquaient d’eau. JANVIER

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