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Tropics Arts & Culture Magazine

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SOMMAIRE AOUT 2011

ARTS & CULTURE A LA UNE LE METIER DE BOUQUINISTE EN AFRIQUE MEMORIAL SONY LABOU TANSI ARTS & CULTURE GALLERIE D’AFRIQUE DU SUD A VISITER… GILLES GIRARD ENTRETIENS CHRISTIAN JAMES LE CADET ECRIVAINS LEOPOLD SEDAR SENGHOR REVUE LITTERAIRE 26eme NUMERO DE ‘LANGUES & LINGUISTIQUE’ MUSIQUE SONS DU MOMENT AGENDA ANNA TEKO MUSEE/EXPO HUMANITAIRE ONGs


TM arts & culture l A la une

Le métier de bouquiniste moins rentable Kinshasa- Les conditions sociales difficiles que traverse la République démocratique du Congo, ont inspiré aux Congolais en général et les Kinois en particulier, plus d'ingéniosité pour se prendre en charge. Des métiers de toutes sortes sont exercés. La vente de livres sur la voie publique est une activité qui nourrit bien son homme à Kinshasa. (Source : Le Potentiel)

Charly Woto, un jeune homme qui exerce le métier de bouquiniste sur l'avenue Plateau, à Gombe, sur le tronçon compris entre les avenues Colonel Ebeya et Tombalbaye, parle de ce métier. Vendeur depuis cinq ans, il déclare que ce commerce est jugé illicite par l'Etat congolais mais persiste dans plusieurs quartiers de Kinshasa.

Charly Woto explique qu'il exerce cette activité à la suite d'un long chômage. Grâce à cette activité, il a payé des études supérieures à l'Université de Kinshasa (Unikin).

Evoquant les réalités du métier de bouquiniste, il note : « Nous nous procurons d'anciens ouvrages des bibliothèques, ceux que les préposés estiment qu'ils ne sont plus consultés. Parfois, nous en obtenons par le biais des fournisseurs de librairies. Rarement, mais il y a aussi des ouvrages qui proviennent de collections personnelles ». Malgré cette diversité de sources d'acquisition, Woto déplore le fait qu'il réalise un très mauvais chiffre d'affaires alors qu'il propose des ouvrages à un prix très abordable. Selon lui, le Congolais préfère s'acheter autre chose qu'un livre, oubliant que l'esprit se nourrit en étudiant comme les vieux Romains.


TM arts & culture l A la une Rentrée scolaire - Les librairies ne font pas recettes A trois semaines de la rentrée académique, les parents ne se pressent pas au comptoir des livres. «Je n'ai pas encore commencé à acheter les manuels scolaires de mes enfants. Tout simplement parce que je n'ai pas assez d'argent pour le faire. Mais je pense que d'ici la fin de la semaine prochaine, je le ferai», explique Catherine Tchouenté, vendeuse au marché Acacia à Yaoundé. (Source : Mutations)

Et une de ses collègues installée juste près d'elle de lancer, sourire aux lèvres « moi je ne sais même pas si mes enfants auront des livres cette année. Les prix sont élevés et je n'aurai pas assez d'argent pour tous mes enfants ». Pour Chantal Kingue, autre parent approchée dans la rue, « ce n'est pas une question d'argent mais tout simplement un manque de temps ». Célestin Deffo, père de cinq enfants tous scolarisés, déclare quant à lui : « je n'ai pas encore inscrit mes enfants et je ne peux donc pas acheter les manuels, vu que c'est après inscription qu'est remise la liste des manuels scolaires. Pour l'instant la priorité pour moi, ce sont les inscriptions». Comme Célestin Deffo, de nombreux parents ne se sont pas encore présentés devant les comptoirs de librairies. En conséquence, ce n'est pas la grande affluence dans les magasins. Un tour effectué dans plusieurs librairies de la ville de Yaoundé montre bien que les clients se font rares. A LIPATRAD, l'une des principales librairies de la ville, on a de la peine à circuler entre les étagères qui croulent sous les manuels scolaires.


TM arts & culture l Mémorial SONY LABOU TANSI « UN GEANT S’EN EST ALLE ! » Né en 1947 au Congo, romancier, poète et dramaturge congolais, Sony Labou Tansi était un membre de l’avant-garde africaine. Son écriture satirique mais pleine d’espoir s’est confrontée à la censure à de nombreuses reprises. Les thèmes centraux de ses œuvres sont la corruption du pouvoir et la résistance. Il a souvent provoqué puis rompu les genres littéraires occidentaux en utilisant l’exagération, un langage démembré et une esthétique anti-naturaliste. Sony Labou Tansi n’a jamais abandonné la satire politique et la critique, mais, dans ses dernières œuvres, il touche aussi à des thèmes tels que l’amour, la vie et la mort.

Sony Labou Tansi a été successivement professeur d’anglais, chef de service à la Direction Générale de la Recherche Scientifique et député. En 1979, il fonde le Rocado Zulu Théâtre de Brazzaville et publie son premier roman : La Vie et demie. Sony Labou Tansi gagna plusieurs prix littéraires comme le Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire pour L’Anté-peuple. En 1988, il obtient le premier prix de la Francophonie de la SACD et le prix de la Fondation Ibsen. Il a effectué en 1990, une résidence d’écriture à la Maison des Auteurs des Francophonies en Limousin, qui a présenté et co-produit plusieurs de ses pièces parmi lesquelles La Rue des mouches, Antoine m’a vendu son destin, Moi, veuve de l’empire, Le Coup de vieux, Qui a mangé Mme D’Avoine Bergotha ?, La Parenthèse de sang. Ses pièces ont été également mises en scène : à Brazzaville, Dakar, Paris (Théâtre National de Chaillot, par Gabriel Garran), New-York (Ubu Theater, par George Wolfe). Sony Labou Tansi est décédé le 14 juin 1995. Références : La Vie et demi, Le Seuil, 1979 L’État honteux, Le Seuil, 1981 L’Anté-peuple, Grand prix de l’Afrique Noire, Le Seuil, 1983 - réédition Point Seuil, 2010. Les Sept solitudes de Lorsa Lopez, Le Seuil, 1985 Les Yeux du volcan, Le Seuil, 1988 Le Commencement des douleurs, Le Seuil, 1995


TM arts & culture l Pretoria Art Museum


TM arts & culture l Entretien Christian James Le Cadet est un artiste peintre haïtien, connu sous le nom de "Jimmy" ou "Jika". Sous l'influence de ses parents et de son grand-père maternel, tous peintres, Christian James Le Cadet alias Jika a commencé tout récemment a explorer son héritage encore caché. Naviguant actuellement entre Miami et Haïti, et très prochainement en Europe, il crée son propre style sous l'étiquette de "Jika". Avec ses pièces uniques, Jika nous accueille humblement dans son monde de paix et d'amour en dévoilant ses sentiments les plus intérieurs par son travail d'art. Rencontre avec cet artiste hors du commun .

1) Je voudrais que tu te présentes aux lecteurs de TropicsMag ? Tout d'abord,avant de commencer,j e tiens a saluer les fidèles lecteurs de Tropicsmag ainsi que toi Annick. Jika a vu le jour le 4 décembre 1961 à Jacmel ville côtière de la République d'Haiti située dans le département du sud-Est. Petit fils d'Hector Ambroise, homme qui a su laisser ses traces tant dans la musique haitienne,la poésie et la peinture.Très connu dans le milieu des affaires sous le nom de Pain-KDet, nom de sa boulangerie, Christian James Cadet se retrouve maintenant dans le milieu artistique et développe son goût pour la peinture inspirée des Mayas, de L'Egypte et de L'Afrique. Divorce, et père de trois garçons,Gaetan Cadet, Laurent Cadet et Christian Cadet, Jika navigue entre la Floride et son pays natal. Homme simple, courtois, calme, Jika se donne comme objectif d'atteindre le monde à travers son style tout à fait particulier.


TM arts & culture l Entretien 2) Depuis quand cette passion ? Ma passion pour la peinture s'est développée cela remonte il y à trois ans. Imaginez vous que je me suis retrouve seul dans un appartement de Miami regardant quatre murs blancs, déprimé suite à mon divorce,je ne cessais de penser à mon avenir et au passé. Il fallait m'évader l'esprit, et c'est en dessinant sur un morceau de papier que l'idée m'est venue avec la complicités d'une amie qui m'a suggéré de peindre. J'ai touché à un pinceau pour la première fois en 2009 et c'est de là que mon engouement pour la peinture a pris naissance. N'ayant plus de canevas, j'ai décidé d'explorer la possibilité de m'exprimer sur du tissu ainsi une de mes chemises fut la première victime. Découvrant la beauté sur du tissu, je me laisse d'autres horizons,en peignant sur tout ce que je vois. 3 ) Quel est ton parcours,ta formation ? Mon parcours assez bizarre, diplôme en Marketing Management de Queensborugh Community College, Jika a travaillé dans différents domaines. Je me suis retrouvé tantôt a Guantanamo Bay Cuba travaillant comme intreprète lors de la migration massive des Haitiens et des Cubains en 1996. Un peu plus tard avec les Gardes Cotes Americaines comme interprète avec qui j'ai passe trois mois en mer, ensuite dans mon pays natal lors de la formation de la Police Nationale d'Haiti comme responsable de l'équipe de recrutement avant de se retrouver à Jacmel comme entrepreneur où j'ai monté une boulangerie,bar et restaurant. Dix and plus tard je me retrouve a nouveau sur le sol américain et c'est là que j'ai pu découvert mes talents d'artiste. Aucune formation artistique, j'ai hérité mes talents du Très Haut et de ma famille. Plusieurs universités américaines m'ont contacté pour me perfectionner mais mon intuition me dit toujours non,un cadeau de Dieu n'a plus besoin de perfection. Je veux garder mon style unique. 4) Où puises-tu ton inspiration ? Je dis toujours que la source de mon inspiration est intarissable, puisque mon inspiration est puisée dans le coeur des femmes, dans leur façon de vivre en général. Une partie de mon inspiration provient également de mon passé, les douleurs, les chagrins, les déceptions que j'ai connu dans ma vie. J'ai mûri et la peinture qui tout au début était un hobby est devenu une passion qui s'agrandit tous les jours,et c'est cette formation d'expression de mon état d'âme qui m'a permis de me débarrasser du passé. Je me suis servi de la peinture comme thérapie pour me retrouver dans un nouveau monde rempli de paix et d'amour.


TM arts & culture l Entretien

5) As- tu un rituel de travail? des méthodes bien particulières? des petites manies ?un espace entièrement dédie au Taf ? Parlant de rituel de travail, ça n'existe pas pour moi. Pas d'heure spécifique pour m'exprimer. Je peins pratiquement tous les jours car je trouve toujours quelque chose qui me fascine et me donne l'envie de n'extérioriser. Cependant des manies oui j'en ai, pour bien peindre, Jika s'est développé ses propres habitudes, un verre de vin rouge, de la musique, du fromage et voila le corps astral de Jika s'en va a la recherche d'un monde de paix et d'amour.


TM arts & culture l Entretien 6) Comment t'es venue l'idée de commercialiser tes créations? Vous savez rien est facile dans la vie, il faut toujours avoir de la persévérance, de la volonté et être animé du désir de réussir. Je suis très sûr de moi, aucun doute que je suis un grand artiste et c'est bien cette assurance qui me permet d'être là où je suis maintenant. En regardant tout ce que je crée, je me suis dit mais pourquoi ne pas montrer aux autres ce que je fais. C'est ainsi que j'ai trouvé le site internet Facebook qui par la suite est devenue ma meilleure façon de faire de la promotion pour Jika. Je me suis donné à fond, devenant presque un addicte du site surtout en lisant les commentaires qui m'aillaient droit au coeur. J'ai commencé à vendre aux États Unis, ensuite j'ai commencé à recevoir des offres pour des expositions.Voila comment que Jika a su crée sa place dans le domaine de la peinture. Maintenant, c'est du sérieux, la peinture devient une pièce maîtresse dans ma vie et bientôt je n'aurai plus besoin de travailler, tel est mon objectif.

7) Quels sont tes projets en cours et ceux à venir pour 2011 (les principaux car j'imagine que tu en as beaucoup ? 2011 pour Jika est l'année décisive, l'année du succès de Jika. Actuellement je suis en Haiti pour montrer à mon peuple les oeuvres d'un homme qui a su changer son mode de vie, son mode de penser pour devenir un vrai artiste. Mon rêve pour cette année également est de faire une grande tournée en Europe pour montrer mon travail et me créer une place importante dans la communauté européenne, et également j'aimerais bien faire un retour à la source, je veux parler de l'Afrique à qui je dois une partie de mon inspiration.


TM arts & culture l Editorial Il y a un peu plus d'un an, Tropics Magazine était mis en ligne pour la première fois. Il est né de la volonté de créer, sur Internet, une revue de référence. Aujourd’hui, Tropics Magazine est un véritable succès. Son audience n’a cessé d’augmenter. Il est des moments où un magazine se montre plus vivant qu’à l’accoutumée. C’est notamment le cas lorsqu’une série d’évènements, de temps forts, s’y succèdent en peu de temps. Tropics Magazine renaît ainsi avec ses nouvelles séries, telle art et culture aux couleurs de peinture, et à la valse des mots. Sous une symphonie musicale feutrée. Musique, culture, art seront donc mensuellement les rubriques de notre nouveau magazine. Art & Culture magazine est une revue de référence sur l’histoire de l’art, et de la culture qui traiterait de l’actualité, sans concession, qui publierait des articles de fonds et qui serait un véritable portail de ces disciplines. Art & Culture magazine a comme ambition de mettre l'accent sur quelques jalons concernant les relations entre la peinture et la culture, la musique au travers de titres de certaines œuvres artistiques. C’est qu’ici aussi que les couleurs et les mots se mêlent aisément de façon délibérée par les artistes. Les échanges entre peintres et écrivains et musiciens deviennent très fréquents, les uns dialoguant avec les autres. Pourtant, la peinture et la musique possèdent des caractéristiques qui les distinguent fondamentalement. La première nous offre des œuvres immuables, silencieuses alors que la seconde est invisible, quasi-insaisissable, sans cesse renouvelée d'une interprétation à une autre La peinture se rapprocherait de la littérature par cette tendance à exprimer des sentiments. Ce rapprochement se révèle, de manière explicite, dans le choix des titres tant des œuvres picturales que littéraires… C'est en remontant aux sources de la culture de chaque pays que l'on découvre les forces vraies, les tendances naturelles, les instincts communs. Or il n'y a pas de graphologie plus révélatrice que la peinture : à travers ses variations, ses engouements, ses contraintes, l'âme transparaît toujours; l'idéal subsiste. Art & Culture Magazine révélateur de talents !!!!!!!!!!!!!

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TM arts & culture l Ecrivains Poète et homme d'état, Léopold Sédar Senghor est né le 9 octobre 1906 à Joal, à une centaine de kilomètres de Dakar, dans une famille de propriétaires terriens Sérère de religion catholique.

En 1914 il commence ses études en entrant à l'internat de N'Gazobil chez les Pères du Saint-Esprit.

En 1923 il rentre au Collège Libermann de Dakar dont il sort bachelier en 1928 et bénéficiaire d'une demi-bourse du gouvernement Français. La même année il embarque pour la France où il rentre au Lycée Louis-le-Grand. En 1931 il entre en Khâgne toujours au Lycée Louis-le-Grand, où il rencontre George Pompidou, Paul Guth, Robert Verdier, Henri Queffelec. En 1933 Léopold Sédar Senghor devient le premier agrégé africain de l'Université. La même année il sollicite et obtient la nationalité Française qui eût été sienne de plein droit si le hasard l'avait fait naître à Dakar, Gorée, Rufisque ou Saint-Louis.

Il fonde en 1934 avec l'intellectuel martiniquais Aimé Césaire et Léon Damas la revue de ''l'Etudiant Noir'', où il dépose ses premières réflexions sur la négritude. "Objectivement, la négritude est un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs, économiques et politiques ; intellectuelles et morales, artistiques et sociales, non seulement des peuples d'Afrique noire, mais encore des minorités noires d'Amérique,voire d'Asie et d'Océanie." En 1937, il est nommé professeur de lettres et grammaire au Lycée Descartes à Tours, puis professeur au Lycée Marcelin Berthelot à Saint-Maur-des-Fossés. En 1939, Léopold Sédar Senghor est mobilisé au 23ème, puis 3éme Régiment d'Infanterie Coloniale. Le 20 juin 1940, il est fait prisonnier à la Charité-sur-Loire et c'est en 1941 qu'il rentre dans la Résistance au sein du Front national Universitaire. Libéré en 1942 pour raison de santé, il reprend son poste au Lycée Marcelin Berthelot et devient en 1944 chargé de cours à l'Ecole Nationale de la France d'Outre-Mer. Après la seconde guerre mondiale, il adhère à la SFIO qu'il quitte en 1947 pour fonder le Bloc démocratique sénégalais (qui deviendra par la suite le Bloc populaire sénégalais puis l'élément principal de l'Union progressiste sénégalaise en 1958) et devient député du Sénégal. En 1955 Secrétaire d'Etat à la Présidence du Conseil dans le cabinet Edgar Faure. En Janvier 1960 le Sénégal et la République Soudanaise forment la Fédération du Mali dont il préside l'Assemblée Constituante. Le Sénégal obtient son indépendance en juin de la même année et c'est en août que Léopold Sédar Senghor est élu président de la République, fonction qu'il occupera jusqu'au 31 décembre 1980. Il quitte le pouvoir de son plein gré, laissant sa place à Abdou Diouf, successeur qu'il s'est choisi et a préparé à la fonction. Léopold Sédar Senghor décède à Verson en Normandie le 20 décembre 2001.


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TM arts & culture l Revue Littéraire Le 26-ème numéro de la revue internationale "Langues et Linguistique", qui a retenu la thématique de l'"enseignement de la langue amazighe au Maghreb", vient de paraître. (Source : Maghress)

Réalisé sous la direction du professeur Fatima Agnaou de l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), ce numéro est consacré, dans son intégralité, à la présentation des travaux de transposition didactique de la langue amazighe en cours d'élaboration dans les pays du Maghreb. Des travaux qui consistent, entre autres, en l'élaboration de curricula, la confection du livre scolaire, de supports didactiques et de produits multimédias éducatifs, la mise en place de dispositifs, de modules de formation et de tests d'évaluation, mais aussi l'organisation de colloques et de séminaires thématiques. Destinées aux étudiants, chercheurs et aux professionnels des domaines de l'éducation, de la linguistique générale et appliquée et de l'anthropologie linguistique, ces analyses ont été méthodiquement explorées par des universitaires et experts en la matière, du Maroc et d'ailleurs. Ainsi, Ahmed Boukous et Fatima Agnaou de l'IRCAM proposent une approche systémique qui analyse les acquis de la politique éducative au Maroc, le référentiel institutionnel et les fondements juridiques et psychopédagogiques de l'enseignement de l'amazighe, ainsi que les modalités de son opérationnalisation.


TM arts & culture l Revue Littéraire

L'Algérienne Nacira Abrous part de son expérience comme encadrante des classes pilotes pour consacrer son article à l'enseignement de l'amazighe dans les régions amazighophones d'Algérie. Elle met en lumière la nécessité d'une politique linguistique qui offre les conditions de réussite du processus d'introduction de l'amazighe dans le système éducatif, notamment sur les plans du statut de la langue, de la législation scolaire et de la formation des acteurs de l'aménagement de la langue. Moussa Imarazene, un autre chercheur algérien, décrit, lui, la situation de l'enseignement de l'amazighe dans son pays, en s'attardant sur les points de force et de faiblesse qui caractérisent l'expérience algérienne. Depuis les Pays-Bas, Abderrahmane Elaissati interroge l'expérience de l'enseignement de l'amazighe au Maroc dans le cadre de la problématique générale de l'éducation bilingue, à travers quelques expériences internationales. Le chercheur en culture amazighe, Moha Ennaji, décortique, de son coté, les données générales du contexte dans lequel s'inscrit l'enseignement de l'amazighe au Maroc, tant aux niveaux politique, socioculturel et académique, mais aussi sur le plan des représentations sociales. Dans un autre article, tout aussi important, Fatima Sadiqi examine les avancées réalisées dans le domaine de l'enseignement de l'amazighe au Maroc. Elle décrit les attributs sociolinguistiques de la langue amazighe, explicite le contexte sociopolitique de son intégration dans l'éducation et met en exergue les succès et les échecs de l'enseignement de cette langue. Benaissa Ichou, un chercheur marocain en langue amazighe, analyse, lui, l'écart entre le projet de généralisation de l'enseignement de l'amazighe au Maroc et les mesures prises en faveur de l'intégration réelle de l'amazighe dans le système éducatif. Dans une étude exploratoire, le chercheur Abdellah Kassi traite, pour sa part, de l'apport du corps des inspecteurs à l'enseignement de l'amazighe au Maroc. Pour clore, Fouad Saa discute des nouvelles filières d'études amazighes à l'université marocaine, en s'attardant sur l'expérience de l'université de Fès. "Langues et Linguistique" est une revue périodique dirigée par Moha Ennaji et Fatima Sadiqi, professeurs universitaires à Fès. La revue se veut "un forum pour l'étude scientifique des langues naturelles, plus particulièrement les langues en usage en Afrique et au Moyen Orient".


TM arts & culture l Librairie HANE Khadi Des fourmis dans la bouche Denoël - Paris - 2011 ISBN: 9782207111550 160 p. - 14,8 x 20,5 cm

Disponibilité éditeur: Disponible chez l'éditeur. Prix public éditeur: 14,50 €

KHADRA Yasmina L'équation africaine Julliard - Paris - 2011 ISBN: 9782260019602 328 p. - 14,5 x 22,5 cm

Disponibilité éditeur: Disponible chez l'éditeur. Prix public éditeur: 19,00 €

DARBOIS Dominique (photos), AMROUCHE Pierre (textes) Afrique, terre de femmes Ides et Calendes - Neuchâtel et Paris - 2004 ISBN: 9782825802182 (Photogalerie 17) 91 p., photographies en noir et blanc de Dominique Darbois, textes de Pierre Amrouche et repères biographiques de Michèle Auer - 17 x 12 cm

Disponibilité éditeur: Disponible chez l'éditeur. Prix public éditeur: 19,00 €


TM arts & culture l Musique

Après l'énorme succès de "C COMME CA" Yanina revient avec un nouveau titre déjà plebiscité par les internautes!!! Extrait de son dernier album "Touchée" toujours dans les bacs. Le single s'appel "Si tu le demandais" a/ Yanina Ruart c/ Joel Roch


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Le 6 ème volume des compilations Passion zouk arrive dans les bacs by Wagram. 25 titres inÊdits produits pour l'occasion!


TM arts & culture l Artistes Alpha Blondy est une figure incontournable du reggae africain mais aussi du reggae mondial. Originaire de Côte d'Ivoire où il vit toujours aujourd'hui, il se fera très vite remarquer de par l'originalité de son reggae et la tonalité de ses textes qui vont secouer l'Afrique de l'Ouest. Comme si un vent mystique allait pour toujours envelopper la Côte d'Ivoire des années 80. Premier fils d'une famille de neuf enfants, Seydou Koné naît à Dimbokro en 1953. Elevé par sa grand-mère, le petit garçon connaît des années heureuses : portant le même prénom que le grand-père décédé, il est le « petit mari » de l'aïeule qui le cajole. Elevé parmi des femmes âgées, il en apprend notamment de nombreuses expressions dioula recherchées. Une règle importe et marquera l'enfant pour toute sa vie : il faut « parler droit », ne pas mentir, quelles que puissent en être les conséquences. En 1962, il retrouve sa mère à Korhogo ; celle-ci l'emmène à Odjenné où son mari travaille pour la Compagnie française de Côte d'Ivoire, la CFCI. Seydou Koné passe dix ans à Odjenné, où en 1972, il préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire (MEECI). On l'appelle Elvis Blondy. La même année, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo. Elève inscrit à l'internat, l'adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse) : les Atomic Vibrations jouent en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent Sainte-Elisabeth voisin... A force de sécher les cours pour préparer les concerts, Seydou est, à la fin de l'année, renvoyé du lycée. Désireux d'apprendre l'anglais, il convainc sa mère (qui lui trouve 25000 F CFA) de le laisser partir, en auto-stop, pour le Liberia voisin. En 1973, Seydou Koné est à Monrovia. Il y reste treize mois, prenant des cours pour maîtriser la langue des Beatles et donnant des leçons de français. Mais le jeune homme veut aller plus loin. Il rentre en Côte d'Ivoire avec l'idée de partir aux Etats-Unis perfectionner son anglais, aller à l'université, faire de la musique et créer un groupe. A l'époque, il a en effet déjà écrit maintes chansons. «Come back Jesus», par exemple, a été écrite au Liberia (le titre sera publié en 1985 sur l'album «Apartheid is nazism»). C'est en 1976 que le rêve devient réalité : Blondy (c'est ainsi qu'il signe les lettres envoyées aux amis restés au pays, surnom qui existe depuis le collège à Odjenné) débarque à New York. Il s'inscrit dans une première école, la Geneva School of busines, où il suit pendant trois mois des leçons d'anglais commercial. Puis il use les bancs du Hunter College pour prendre des cours de langue accélérés et passer avec succès le test qui lui permet enfin de s'inscrire à l'American Language Program de Columbia University. Pendant deux ans, le jeune Ivoirien suit ce programme destiné aux étudiants étrangers. En même temps, souvent de nuit, forcément, il enchaîne les jobs alimentaires -il est notamment coursier, à 5 dollars le pli porté. A ce rythme, il tombe bientôt malade. Alors qu'un médecin lui conseille de se reposer, un ami ivoirien, Oullaï Joachim, lui suggère de venir le rejoindre à Waco, au Texas. Seydou arrête les cours et quitte New York, son climat qui peut être si froid et son rythme infernal.


TM arts & culture l Artistes A Waco, le compatriote l'aide à trouver du travail : c'est l'usine de dindons Plantation Food, puis celle de poulets. Mais les abattoirs, cela ne correspond pas si bien que ça au jeune homme qui, à New York, comme la plupart des Africains, évoluait dans les milieux carribéens et notamment jamaïcains : toute la période new-yorkaise a en effet été celle d'une approche de la philosophie rasta, illustrée par le concert donné par Burning Spear en 1976 à Central Park, dont Alpha parle encore aujourd'hui comme d'une date majeure, et en quelque sorte, emblématique. Après les volailles, donc, le jeune Blondy trouve un job chez le plus grand distributeur de musiques chrétiennes du monde. Pour sa part, il continue d'écrire ses titres. Une rencontre lui donne beaucoup d'espoir : celle du Jamaïcain Clive Hunt, qui lui présente The Sylvesters, un groupe formé par une famille de Dominicains qui joue régulièrement dans les petites salles de l'Etat de New York. Espérant enfin réussir, Blondy quitte le Texas et commence à se produire en première partie des Sylvesters. Il chante ses propres compositions, dont «Burn down the apartheid», «Bory Samory» (publié en 1984 sur « Cocody Rock ») ou «War», de Bob Marley, en français (publié en 1994 sur «Dieu»)... Mais le plus grand espoir du jeune homme repose sur les 8 chansons enregistrées, sous la houlette de Clive Hunt, au studio Eagle Sound à Brooklyn. A l'époque, Clive Hunt a déjà réalisé le 1er album des Abyssinians, travaillé avec Max Romeo et écrit une chanson (Milk and Honey) pour Dennis Brown. Le disque ne voit malheureusement jamais le jour : le réalisateur ayant des problèmes d'argent, il a, dit-on à Blondy, quitté New York pour Londres. Déjà quatre ans passés aux Etats-Unis, sans résultat vraiment palpable : en 1980, Blondy décide de rentrer en Côte d'Ivoire. Peu glorieux, le retour est douloureux. Le rêve américain a tourné au cauchemar. De retour à Abidjan, Blondy habite chez des amis. Il se met à répéter avec des musiciens ghanéens au ghetto d'Adjamé, au Bracody Bar. Désormais, il se fait appeler Alpha, qu'il a ajouté à Blondy en signe d'espoir d'une nouvelle vie, d'un commencement. En 1981, Roger Fulgence Kassy lui propose de passer dans l'émission qu'il présente à la télévision ivoirienne (la RTI), «Première chance». Les deux hommes se connaissent de longue date. Adolescents, ils se retrouvaient en effet à Abidjan pendant les grandes vacances, au quartier Ebrié, chacun chez son oncle (les deux oncles travaillaient à la Présidence) ; ils ont passé le BEPC la même année. Avant le départ au Liberia, en 1973, c'est d'ailleurs ensemble qu'ils se présentent au concours d'entrée à la RTI. Fulgence réussit, et entre au studio-école de la télévision ivoirienne. Quand Blondy revient des Etats-Unis, Fulgence fait partie de l'équipe du studio 302, dirigée par Georges Benson. En 1981 donc, Ful, comme l'appelle Alpha, lui propose «Première chance». Pour le chanteur qui a bientôt trente ans, c'est plutôt la dernière chance... Il interprète quatre chansons : «Christopher Colombus» de Burning Spear, et trois de ses compositions, «Bintou were were», «Dounougnan» et «The end». «Tu verras, demain, ta vie va changer», avait prévenu Fulgence. Effectivement. Devant l'engouement suscité par le passage à la télévision, Georges Benson propose au chanteur de produire son premier album. Ce sera «Jah Glory», qui sort fin 1982 début 1983. C'est, au grand regret de Seydou Koné, malheureusement trop tard pour faire partager sa joie à sa grand-mère chérie. Sur l'album, un titre que Benson hésite à mettre : «Brigadier sabari». La chanson (dont l'intitulé peut se traduire par la supplication «Brigadier, pitié!») dénonce les violences dont la police est coutumière. Le titre fait un tabac en Côte d'Ivoire et dans toute la région. Il accompagne jusqu'à aujourd'hui la riche carrière d'Alpha Blondy, qui compte plus de quinze albums et un nombre incalculable de concerts. Avec son groupe le Solar System, l'artiste se produit en effet aux quatre coins de la planète, portant haut les couleurs de l'Afrique et de son pays, la Côte d'Ivoire. Site : http://www.alphablondy.info


TM arts & culture l Entrepreneurs Né en Martinique en 1972, Frank Anretar fait ses études dans une filière technique. Il passe un BTS en informatique industrielle en 1996 avant de suivre une formation en administration des systèmes et réseaux. Mais, dès les années 90, d’autres préoccupations l’accaparent. Partant du constat que la diaspora francophone originaire des Antilles, d’Afrique et de l’Océan Indien est peu représentée dans les remises de prix littéraires ou musicaux, il décide d’agir pour palier ce manque et crée en 2001 une association ayant pour but d’organiser une cérémonie récompensant les artistes les plus talentueux dans le monde de la littérature, de la musique et du cinéma. La première remise de prix, intitulée Les Césaire de la Musique et soutenue par le très prestigieux Aimé Césaire, a lieu en 2006. Et le succès est au rendez-vous : au bout de deux ans d’existence à peine, l’évènement est retransmis sur les chaînes nationales et largement médiatisé. En 2008, conséquemment au décès d’Aimé Césaire le 17 avril, l’évènement prend l’appellation Trophées des Arts Afro Caribéens.

Outre les aspects culturels et l’artistiques, Frank Anretar souhaite agir dans des domaines plus larges. Ainsi en 2009 celui qui a lancé Zouker.com, le premier site d’évènementiel afro-caribéen, créé la FAAC : Fédération des Associations Africaines et Créoles, dont le lancement officiel a lieu en janvier 2010. Structurée par pôles de compétences : sociale, économique, culturelle, santé, sportive, éducative... cette fédération prône pour la reconnaissance et la représentativité de la diversité dans le pluralisme Français. Elle vise à fédérer les personnes originaires d’Afrique et d’Outre Mer autour de projets communs pour valoriser leurs atouts et leur permettre de parler d’une seule voix. Toutes les entreprises mises sur pied par Frank Anretar consistent, dans un esprit républicain, à démontrer la valeur des afro caribéens et à donner aux jeunes générations des exemples de réussite auxquels elles peuvent s’identifier pour donner, à leur tour, le meilleur d’elles-mêmes. Car comme le dit Frank Anretar : « il faut s’organiser pour exister ». Téléphone : +336 69 05 67 97 Mail : president@lafaac.com


TM arts & culture l Agenda


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