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Transporteur de l'Année 1993!/!2017 Février 2017
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1994GALLIKER1995TTS1996 GILBERTDECLERCQ1997 COULIER1998BELLEKENS 1999TRANSMET2000GALLI KER2001H.ESSERS2002 R O G I ST E R LO G I ST I K 2 0 03 WAUTERSTANKTRANSPORT 2004MOND2005VANSNICKEVENS2006FR.HENDRICKX 2 0 07 V I N C E N T LO G I ST I C S 2 0 0 8 VA N M O E R G R O U P 2009VANDIEVEL2010THYS TANKTRANSPORT2011GSNEL 2012VANDIEVEL(SUPERTRANS PORTEUR)2012REMITRANS2013 NINATRANS2014LUXTRANS PORT2015TRAFUCO2016 ROSANTRA2017GHEERAERT
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TRUCK & BUSINESS Transporteur de l’Année 1993 / 2017 Février 2017 - Livre d’Or
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7 EDITORIAL 9 L E T R A N S P O R T E U R D E L ’A N N É E , D E S U C C È S E N S U C C È S
12 GALLIKER (1994&2000)
34 FRANS HENDRICKX & ZONEN (2006)
Le changement dans la continuité
Le développement par la logistique
14 TTS (1995)
36 VINCENT LOGISTICS (2007)
« Dis-moi qui est ton transporteur, je saurai qui tu es ! »
« Hausser le niveau de professionnalisme »
16 GILBERT DE CLERCQ (1996)
La diversification comme moteur de croissance
3 8 VA N M O E R L O G I S T I C S ( 2 0 0 8 )
De transporteur à prestataire logistique intégré
4 0 VA N D I E V E L ( 2 0 0 9 & 2 0 1 2 ) 18 COULIER (1997)
« Continuer à croître au même rythme »
L’exception qui confirme la règle
4 2 TA N K T R A N S P O R T T H Y S ( 2 0 1 0 ) 20 BELLEKENS (1998)
« Le titre a donné confiance aux nouveaux clients »
Rester vigilant pour l’avenir
44 SNEL LOGISTICS SOLUTIONS (2011)
22 TRANSMET (1999)
« Des opportunités au lieu d’obstacles »
L’avenir commence aujourd’hui
46 REMITRANS (2012)
24 H.ESSERS (2001)
« Oser se remettre constamment en question »
Une grande entreprise à l’esprit familial
4 8 N I N AT R A N S ( 2 0 1 3 )
26 ROGISTER LOGISTIK (2002)
« Un transport plus sûr et plus durable »
Le salut par la logistique
50 LUX TRANSPORT (2014)
2 8 WA U T E R S G L O B A L L O G I S T I C S ( 2 0 0 3 )
« Donnez-nous la chance de former les jeunes »
Une expansion stratégique
52 TRAFUCO (2015)
30 MOND / XPO LOGISTICS (2004)
« Le chauffeur est notre priorité »
« Le prix a permis d’accroître la visibilité » 3 2 VA N S N I C K - E V E N S V S L O G I S T I C S ( 2 0 0 5 )
55 ROSANTRA (2016)
« Fidèle à la PME familiale »
« Entreprendre est un défi permanent »
ET LE VAINQUEUR 2017 EST …
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Transporteur de l'Année 1993 / 2017
T R A N S P O R T E U R D E L ’A N N É E , C L A P 2 5 È M E : U N PA L M A R È S E N B É TO N Novembre 1993. Salon Trailer à Courtrai. Travaillant à l’époque chez MMM, nous lançons alors la première édition du Transporteur de l’Année. Nos modèles ? Les élections du même type qui se déroulaient alors en France et en Grande-Bretagne et dont le lustre nous faisait rêver. Assistance ? En criant haut (et fort), une petite centaine de personnes… 25 ans plus tard, nous sommes 1.200 à couronner Gheeraert en tant que Transporteur de l’année 2017. Les Transport & Logistics Awards, que j’ai perdus de vue pendant 12 ans – entre le moment où nous avons créé TRANSPORTMEDIA avec mon associé Philippe Quatennens et juin dernier où nous avons repris les activités ‘transport & logistics’ de MMM Business Media -, sont vraiment devenus grands, s’affirmant – pour reprendre un poncif qui a ici tout son sens - comme l’événement incontournable du secteur. Si l’échelle de cette belle fête du transport a bien changé, les objectifs initiaux sont restés les mêmes : donner une image positive du transport routier en honorant ses plus brillants représentants. A la lecture du palmarès de ce quart de siècle, on peut sans forfanterie dire que les initiateurs du Transporteur de l’Année – au premier rang desquels je salue évidemment Jean-Marie Becker, fondateur de MMM – ne se sont pas trompés. En 25 ans, un vainqueur a disparu (Coulier), un autre a changé de nom suite à un rachat (Mond devenu XPO Logistics) alors que tous les autres sont encore bel et bien actifs ! Nous vous invitons à les découvrir dans les pages qui suivent, au sein de ce Livre d’Or, un véritable ‘collector’ numéroté de 1 à 1.200 que je suis très heureux, au nom de toute l’équipe de TRANSPORTMEDIA, de vous offrir. HIGHER RETURN PER KILOMETER
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Mon premier Transporteur de l’Année fut Bellekens en 1998. A l’époque, j’étais très fier d’avoir écrit l’article de présentation de ce candidat, pour lequel les lecteurs de Truck & Business avaient voté en masse. Depuis lors, un jury d’experts a remplacé le vote des lecteurs, et le prestige du prix s’en est encore retrouvé renforcé. Ce qui me frappe en lisant les articles qui présentent tous les vainqueurs, c’est la capacité de quasiment tous les Transporteurs de l’Année à se remettre en question, à innover (écocombis, propulsions alternatives, formation de chauffeurs) et à délivrer des messages forts pour l’avenir du transport routier. Ces messages, ils les formulent avec toute l’autorité morale que leur confère un titre qui n’a jamais été contesté. Qu’ils soient donc lus par ceux, des fédérations professionnelles au monde politique, qui ont dans les mains la compétitivité et la représentativité des entreprises belges de transport !
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CLAUDE YVENS, RÉDACTEUR EN CHEF TRUCK & BUSINESS.
colophon Christophe Duckers - Transport Media Centre - Half Daghmael 1K, 3020 Herent - Tel +32 (0) 16 22 11 31 - info@transportmedia.be - www.transportmanagement.be • M A N A G I N G Christophe Duckers • R É D A C T I O N : R É D A C T E U R E N C H E F Claude Yvens - claude.yvens@transportmedia.be • R É D A C T I O N F I N A L E Yannick Haesevoets - yannick.haesevoets@transportmedia.be Christel Cluyten - christel.cluyten@transportmedia.be • C O L L A B O R A T E U R S Frédéric Willems, Guillaume Maris, Tom Mondelaers, Erik Roosens, Hendrik De Spiegelaere, Pieter Jan • Ghysens, Philippe Van Dooren, Michel Buckinx, Jean-Michel Lodez et Timothy Vermeir • F O N D A T E U R Jean-Marie Becker • P H O T O G R A P H I E Erik Duckers • S A L E S & M A R K E T I N G : P R O J E C T M A N A G E R Veerle Goossens - tel +32 (0) 16 22 11 31 - veerle.goossens@transportmedia.be • PROJECT EXECUTIVE Ludo Vranken - tel +32 (0) 16 22 11 31 - ludo.vranken@transportmedia.be • MARKETING Frédéric Willems - frederic.willems@transportmedia.be • DESIGN Effecive Media nv - www.effectivemedia.be ÉDITEUR RESPONSABLE
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PUB 25 ans d’histoire du transport. 25 fois « Transporteur de l’Année ». Toutes nos félicitations ! MAN Truck & Bus est très heureux de pouvoir faire partie de cette édition spéciale de Truck & Business. Nous attendons toujours avec impatience l’annonce du « Transporteur de l’Année », une reconnaissance qui fait figure de véritable référence dans le secteur du transport, secteur qui ne stagne jamais et évolue et optimalise en permanence, tout comme MAN même. Avec des innovations récentes telles que la MAN TGX EfficientLine 3, non seulement nous économisons 6,35 % de carburant supplémentaire par an, mais nous dépassons toujours les attentes du marché sur le plan de la sécurité et de l’équipement. Découvrez vite la gamme complète sur www.man.be.
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Transporteur de l’Année En avance sur son temps A Tour & Taxis, le Transporteur de l’Année est désormais salué par 1200 professionnels !
Si les awards sont aujourd’hui légion dans tous les milieux, le Transporteur de l’Année est cependant un des plus anciens trophées remis en Belgique à une entreprise. Et si (presque) tous les lauréats sont aujourd’hui encore florissants, c’est que la manière dont ils sont choisis a du bon…
Il aura fallu attendre 1995 pour assister à la naissance du prix de l’Entreprise de l’Année. Deux ans auparavant, l’idée de décerner un prix à un transporteur belge méritant était née dans la tête de Jean-Marie Becker, fondateur et éditeur du magazine Truck & Business (voir interview en pages suivantes). 1993, c’est l’année de la création du fameux ‘marché unique’ européen, mais c’est aussi une période où le secteur est en plein bouleversement : faillites et création de nouvelles entreprises se succèdent à un rythme accéléré, et toute initiative visant à professionnaliser le secteur est bonne à prendre. C’est ce qui fera le succès du Transporteur de l’Année. L’annonce du concours est publiée dans le numéro 88 de Truck & Business en septembre 1993. La date de clôture des inscriptions est fixée au 30 septembre,
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et rendez-vous est donné fin novembre au salon Trailer de Courtrai. C’est la filiale belge du groupe suisse Galliker qui remporte la palme, devant une bonne centaine d’invités (il n’était pas encore question de places payantes à l’époque, les organisateurs étaient déjà très contents d’avoir du monde !). L’année suivante, la cérémonie déménage vers Bruxelles, dans le cadre cette fois du Salon de l’Auto et du Camion. TTS et Gilbert De Clercq viennent s’ajouter à la liste des vainqueurs prestigieux. Le Transporteur de l’Année tolère à cette époque l’un ou l’autre prix annexe (le Truck Graphic Award, par exemple, qui récompense les plus beaux ‘looks’), puis la cérémonie s’ouvre véritablement au secteur logistique avec le premier
Le Transporteur de l’Année, c’est avant tout de la crédibilité.
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Galliker a été la toute première entreprise à obtenir le titre de Transporteur de l’Année.
A chaque déménagement, les Transport & Logistics Awards grandissent : aux Caves de Cureghem, ils réunissent jusqu’à 800 personnes..
prix du Logistics Manager of the Year en 1997. Durant cette période, les lauréats du Transporteur de l’année se nomment Coulier, Bellekens et Transmet, et la fin des années ’90 voit un jury se réunir pour la première fois. Il ne compte encore que pour 50 % du résultat final, mais la fin du vote ‘lecteurs’ est proche. En 2000, c’est le grand déménagement : le Transporteur de l’Année s’installe dans le cadre un peu mystérieux des Caves de Cureghem. C’est l’époque des montreurs d’ours et des animations orientales ou ‘casino’, mais aussi de l’émergence de nouveaux prix qui font aujourd’hui toujours partie des Transport & Logistics Awards : Truck Fleet-Owner of the Year en 2001, Truck Safety Award en 2003, Green Truck Award et Truck ICT Award en 2007. Avec les années, la remise du prix du Transporteur de l’Année est devenue ‘the place to be’, l’événement grandit chaque année au point de se trouver, déjà, à l’étroit avec ses 800 invités dans une salle désormais trop petite. Même lorsqu’une année, une tempête de neige et le verglas laissent craindre le pire aux organisateurs. Mais rien n’arrête un transporteur belge…
Van Dievel termine 2e du Transporteur Européen de l’Année 2010, derrière le britannique Tradeteam et devant le roumain Lazar.
En 2009, nouveau déménagement vers Tour & Taxis, où il est possible d’accueillir plus de 1000 personnes. Le concept de l’événement s’enrichit encore, avec un buffet apéritif, un repas servi (sous cloche !) à table et un buffet ‘desserts’ qui permet de prolonger le ‘networking’ jusqu’aux petites heures. L’année suivante, le Transporteur de l’Année doit même partager la vedette avec un prix plus prestigieux encore : le magazine Truck Europe (également édité par MMM Business Media) remet pour la troisième fois le trophée du Transporteur Européen de l’Année à la société anglaise Tradeteam (Van Dievel, Transporteur de l’Année en 2009, termine à une belle deuxième place). La société de Sint-Katelijne Waver sera encore une fois mise à l’honneur deux ans plus tard en étant élue ‘Super Transporteur’ par le public lors de la cérémonie 2012 qui marque l’avènement du 20e lauréat. Les ‘awards’ sont désormais payants et… systématiquement sold-out !
trop longue en 2014), avant que TRANSPORTMEDIA ne reprenne Truck & Business et les Transport & Logistics Awards en juin 2016 et ne se mette à préparer l’édition 2017 au cours de laquelle sera décerné le 25e prix du Transporteur de l’Année.
CLAUDE YVENS
D’autres éditions des Awards suivront encore (marquées entre autres par une mémorable vente aux enchères… beaucoup
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« Je voulais améliorer l’image de marque du transport »
avant tout de la crédibilité. La qualité des dossiers augmentait chaque année, et j’ai aussi voulu faire de la cérémonie un moment auquel tout le monde était fier de participer. Je pense que nous y avons réussi… »
JEAN-MARIE BECKER « J’ai toujours cherché à valoriser le secteur du transport routier. En 1993, en pleine ouverture du marché unique, il fallait montrer que le transport routier belge possédait aussi des entreprises performantes. Valoriser les vainqueurs devait les aider à mieux se positionner face à la concurrence étrangère, mais c’était aussi un excellent moyen de faire se rencontrer tous les acteurs du transport ». A l’époque, seul l’officiel des Transporteurs, en France, remet un prix similaire. « Avec 120 personnes nous ayant rejoints lors de la première édition à Trailer, nous étions déjà contents,
mais l’événement a vraiment commencé à prendre de l’ampleur à partir du moment où nous l’avons organisé à Bruxelles et où les premiers sponsors nous ont soutenus », poursuit-il. « L’autre évolution marquante, c’est quand le jury a progressivement remplacé le vote des lecteurs. Nous avons aussi analysé systématiquement la situation financière des candidats, pour éviter de voir un lauréat disparaître trois ans plus tard, comme c’était parfois le cas avec le Manager de l’Année. Le Transporteur de l’Année, c’est
A-t-il un seul regret ? Oui : « Il est dommage que nous n’ayons pas réussi à intéresser davantage la presse grand public au secteur du transport au travers du Transporteur de l’Année… » Un beau défi à relever pour les équipes de TRANSPORTMEDIA !
A 25 ans d’intervalle… toujours la même passion pour le transport routier.
ILS ONT PRÉSENTÉ LES T R A N S P O R T & L O G I S T I C S AWA R D S
Au fur et à mesure des années, de nombreuses vedettes ont présenté la cérémonie. L’une d’entre elles fera son grand retour en 2017…
Fabienne Van de Meersch et Stef Wauters
Kurt Van Eeghem
Francesca Vanthielen
Geena Lisa
Veronique De Kock
Sandrine Van Handenhoven
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Bert Kruismans
Indra De Witte
Jan Buermans
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1994 / 2000
« Le changement dans la continuité » GALLIKER GROUP Double lauréate, Galliker reste fidèle à ses principes et à ses métiers de base. Depuis son premier titre de Transporteur de l’Année en 1994, la société n’a cessé de se développer mais dans les domaines qu’elle maîtrise parfaitement.
Le premier ‘Transporteur de l’Année’ s’appelle Galliker, une société d’origine suisse mais qui possède un siège à Milmort près de Liège. Six ans plus tard, en 2000, elle remet ça en décrochant une deuxième palme. Qu’est-ce que ces deux titres ont apporté à l’entreprise ? Rolf Galliker : « Les deux titres ont eu un écho différent. Le premier titre était important car nous avons été les premiers à le décrocher. C’était la première fois que le secteur récompensait un de ses pairs. De plus, Galliker n’était présent en Belgique que depuis 1988. En 2000, le prix a
eu davantage d’impact encore car le concours était plus connu, mieux structuré et nous avons apprécié cette distinction à sa juste valeur. »
« La concurrence est toujours plus rude de la part des grands opérateurs, notamment ceux qui font uniquement appel à la sous-traitance. » (Rolf Galliker)
C A L Q U É E S U R A LT I S H O F E N
Depuis ces deux titres, Galliker a continué à développer les spécialisations qui sont les siennes depuis toujours. Rolf Galliker les détaille : « Le groupe Galliker s’est toujours spécialisé sur la Suisse et l’Italie. Nous avons dès lors développé notre réseau dans ces deux pays. Nous possédons
aujourd’hui une quinzaine de plates-formes régionales en Suisse, et nous venons d’inaugurer à la fois notre troisième centre logistique automobile au siège d’Altishofen et une plateforme locale à Landquart, tout en finalisant la deuxième phase de notre centre Logistique 4 à Altishofen, un bâtiment multi-étages de 300 mètres sur 180 consacré au secteur Healthcare qui sera terminé en 2017. En Italie, nous avons ouvert une deuxième filiale en 2013 dans la région de Turin après celle de Melzo près de Milan. En Belgique, nous disposons de trois sites : la filiale de Liège calquée sur la maison-mère d’Altishofen, un centre logistique à Messancy et une implantation à Gand. Galliker Belgique a toujours privilégié une clientèle disposant d’EDC nécessitant un transport international. Nos spécialités sont le transport bâché, le transport à température ambiante, frais ou réfrigéré mais aussi la logistique Rolf Galliker : « En 2000, le titre de Transport de l’Année a eu davantage d’impact encore car le concours était plus connu, mieux structuré et nous avons apprécié cette distinction à sa juste valeur. »
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GALLIKER GROUP AUJOURD’HUI
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Personnel: 2800 personnes 18 sites dans 6 pays Entrepôts: 500.000 m2 Flotte: 1800 véhicules moteurs, 1600 véhicules tractés
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Le groupe Galliker poursuit son développement en se concentrant sur ses spécialisations historiques.
pour les secteurs automobile et pharmaceutique. Dans le secteur automobile par exemple, Galliker est le partenaire historique d’un grand constructeur suédois. Je tiens aussi à préciser que nous travaillons quasi exclusivement avec notre propre matériel et personnel. Le recours à des sous-traitants est pratiquement nul. Cette façon de faire fait aussi partie de l’ADN de la société depuis toujours. » L A Q U A D R AT U R E D U C E R C L E
Depuis 1993, le monde du transport a bien évolué et le transporteur d’aujourd’hui doit parfois résoudre la quadrature du cercle. R. Galliker : « On a assisté à l’ouverture du marché du transport. Je dirais même une ouverture débridée. Et le mouvement est toujours en cours. Auparavant, on avait la concurrence des chauffeurs slovaques ou polonais, aujourd’hui ils viennent d’encore plus loin, y compris même de pays hors Europe. Ceci entraîne une dégringolade des prix. Galliker possède sa propre filiale en Slovaquie avec tout le matériel nécessaire. C’est une façon de faire face à cette situation. D’une manière générale, la concurrence est toujours plus rude de la part des grands opérateurs, notamment ceux qui font uniquement appel à la sous-traitance. Une sous-traitance qu’il
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faut chercher à l’Est. Autre défi : le marché est demandeur d’un service de qualité mais n’est pas prêt à en payer le prix. C’est paradoxal, mais le transporteur doit s’accommoder de ce paradoxe et trouver des solutions. Il est de surcroît confronté à un certain nombre de taxes, difficiles à répercuter sur le client. La taxe suisse vient par exemple d’augmenter pour la troisième fois, il y a maintenant la taxe belge, etc. Il y a beaucoup trop de disparités entre les états en matière de taxation. C’est tout le problème de l’absence d’harmonisation européenne, un problème qui n’est pas neuf. Enfin, il y a toujours la difficulté à trouver de bons chauffeurs pour le transport longue distance, même à l’Est car ces pays se développent aussi. La demande de transport routier continue pourtant à croître et le multimodal n’apporte que des solutions partielles. »
dernière activité, Galliker est quasiment considéré comme un importateur en Suisse puisqu’il se charge de la préparation des véhicules, de leur contrôle en fin de leasing, des réparations, etc. A noter aussi que la 4e génération de la famille Galliker (les deux filles de Rolf Galliker, les fils et la fille de Peter et Esther Galliker) ont fait leur entrée dans l’entreprise. Une telle longévité familiale est suffisamment rare pour la souligner.
MICHEL BUCKINX
MAINTENIR LE CAP
Pour les années à venir, Galliker entend continuer à appliquer ses recettes, c’est-à-dire aller de plus en plus loin dans les domaines où il est fort. Au programme notamment : des investissements dans des centres logistiques spécialisés – dans la branche pharmaceutique par exemple - et le développement de la logistique automobile. Concernant cette
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1995
« Dis-moi qui est ton transporteur, je saurai qui tu es ! » TTS TTS a été sacré Transporteur de l’Année en 1995. Ce titre décroché après 20 ans d’existence marquait le passage de la jeunesse à la maturité. Une maturité qui a mené la société à une notoriété européenne.
Le titre de Transporteur de l’Année constitue une étape importante dans l’histoire de TTS. Luc Gustin, General Manager TTS Branch : « La société avait 20 ans quand elle a décroché l’award. Le rayonnement médiatique du prix était une reconnaissance des bonnes pratiques et du savoir-faire exercés au profit des clients. La dynamique des projets pouvait alors s’amplifier, et les frères ‘s Heeren ont, avec leur personnel, concentré leur énergie sur un objectif commun. » LE TEMPS DU DÉPLOIEMENT
Avec la maturité est donc arrivé le temps du déploiement. Les sites italien, français et espagnol se sont installés avec un ancrage multimodal et l’infrastructure logistique a pris son essor. Après être certifiée ISO 9002, GMP et SQAS, TTS a encore empoché le tout premier Truck Safety Award.
en termes d’horaires et un certain éloignement de la maison, que tous ne sont pas prêts à accepter. Le deuxième défi réside dans les normes environnementales toujours plus exigeantes, nécessitant des investissements importants et réguliers. Le troisième défi est lié à l’évolution constante des réglementations qui génèrent des complexités administratives et opérationnelles ainsi que des coûts supplémentaires. Pensons par exemple à la taxe kilométrique en Belgique ou à la loi Macron en France. La congestion du réseau routier représente aussi un défi de taille. »
« TTS va continuer à développer ses activités multimodales dans les trois années qui viennent. » (Luc Gustin)
« Dans les deux à trois prochaines années, TTS va procéder au renouvellement de la flotte, au développement des activités multimodales et citernes et à l’intégration d’une nouvelle technologie au niveau des ordinateurs de bord. »
MICHEL BUCKINX
Mais ceci n’engendrera pas de retard dans les projets. Luc Gustin :
TTS, qui fait aujourd’hui partie de Jost Group, voit l’avenir avec sérénité mais n’élude pas les défis qui attendent le secteur. Luc Gustin : « Le premier défi concerne les chauffeurs. Il devient difficile de recruter des chauffeurs locaux avec de l’expérience et motivés par la ‘vie’ de chauffeur. Ce métier demande beaucoup de flexibilité Pour TTS, le titre de Transporteur de l’Année constitue une étape importante qui marque son passage à la maturité.
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Tout démarre avec
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Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par la deuxième génération.
De transporteur à prestataire logistique intégré GILBERT DE CLERCQ Un large éventail de services logistiques combiné à un parc diversifié au sein d’une structure paneuropéenne ont fait de la société familiale Gilbert De Clercq de Temse une valeur sûre dans le monde du transport et de la logistique. Et l’entreprise ne craint pas de jouer un rôle de pionnier au niveau des solutions de transport innovantes.
Gilbert De Clercq a été créé en 1957 à Sint-Niklaas par… Gilbert De Clercq. Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par la deuxième génération. Avec l’internationalisation de son portefeuille clients, la société ouvre Gilbert De Clercq España en 2002 dont le siège est situé à Tudela et De Clercq Slovakia en 2006 à Bratislava. La société évolue au fil des ans passant de transporteur traditionnel à fournisseur de services intégrés de transport et de logistique à, enfin, véritable supply chain innovator intégré. M. Filip De Clercq,
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A l'époque Véhicules moteurs 50 Matériel tracté 70 Personnel 56 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
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administrateur délégué : « Depuis notre titre de Transporteur de l’Année, l’entreprise a connu une accélération. Non seulement la 2e génération est arrivée dans la société, mais nous avons aussi mis au point et développé nos activités logistiques. Pour nous, le titre a surtout représenté une forme de reconnaissance pour nos collaborateurs et le bon fonctionnement de l’organisation, avec pour conséquence une forte croissance. Les médias régionaux ont également fait leur travail ce qui a suscité l’intérêt de chauffeurs, notamment, pour notre entreprise. L’award a également
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« Seul un cadre législatif européen uniforme est à même de créer un terrain de jeu honnête. » (Filip De Clercq)
En 1996, Gilbert De Clercq disposait déjà d’un espace de stockage de 35.000 m2.
renforcé la capacité de négociation par rapport à nos clients et fournisseurs avec un focus sur des synergies win-win. FORTE CROISSANCE
« A l’origine, la société s’articulait autour du transport conventionnel et grand volume, mais en 1999, les activités se sont diversifiées en incluant le transport frigorifique. Ce nouveau business a permis d’engager une collaboration avec un certain nombre de partenaires et sous-traitants qui nous aident à effectuer nos missions de transport. Nos activités se sont non seulement développées, mais nous avons aussi mis l’accent de plus en plus souvent sur le marché européen. Résultat : l’ouverture d’une implantation en Espagne (2002) pour pouvoir desservir le sud du marché européen et l’ouverture d’une implantation en Slovaquie (2006) pour pouvoir couvrir le marché de l’est. Compte tenu de la position stratégique de ces implantations, nous avons pu proposer une couverture européenne totale tout en assurant notre propre croissance, tant sur le plan local qu’international. La coordination et l’optimalisation entre les différentes implantations sont garanties par un Transport Management System intégré.
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Nos activités logistiques ont également continué à croître avec un service logistique pour les industries de l’emballage, alimentaire et chimique. Aujourd’hui, nous gérons une surface de stockage de 130.000 m2, dont une partie est également louée à des tiers. Ces dernières années, nous avons accentué notre collaboration avec d’autres entreprises afin de pouvoir proposer une solution encore plus complète et ceci essentiellement au sein d’une ‘tour de contrôle’. » N U M É R I S AT I O N ,
DURABILITÉ
ET
CONNECTIVITÉ
Gilbert De Clercq n’a jamais eu peur de jouer les pionniers ou de s’engager. Quels sont les défis pour les années à venir ? « La numérisation, la durabilité et la connectivité constitueront des composantes de base. Nous misons dès lors pleinement sur le développement de notre plateforme ICT, l’organisation de formations poussées pour nos collaborateurs – leurs tâches deviennent de plus en plus complexes – et certainement sur la recherche de carburants alternatifs et/ou d’autres modes de transport durables. Nous avons d’ailleurs été le 2e transporteur flamand à obtenir une autorisation des autorités
flamandes dans le cadre du projet-pilote Ecocombi. Des tests sont également en cours avec des véhicules au LNG, des semis frigorifiques CryoTech, etc… » Enfin : l’Europe unie est perçue par un grand nombre de sociétés comme une coquille vide dans laquelle chaque pays fait cavalier seul et qui ne bénéficie certainement pas au secteur. A juste titre ? « Le secteur du transport et, au-delà, certainement aussi le secteur logistique ont urgemment besoin d’un cadre législatif européen uniforme. C’est la seule manière de créer un terrain de jeu honnête pour toutes les parties concernées. Mais sur le plan national aussi, il est nécessaire d’avoir une politique de mobilité plus efficace et structurée. Le trafic est à la limite du chaos, ce qui coûte des milliers d’euros à la société. Les péages perçus feraient mieux d’être utilisés pour l’optimalisation ou le développement de l’infrastructure routière, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ! », conclut M. Filip De Clercq.
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1997
Fin de l’histoire ... COULIER C’est l’exception qui confirme la règle. Un peu moins de vingt ans après avoir été couronné Transporteur de l’Année, Transport Coulier (devenu Samat Belgium) a définitivement cessé ses activités en 2016. Longtemps, les couleurs de Coulier ont été synonymes d’excellence dans le transport de produits chimiques.
Coulier, c’était un des spécialistes incontestés du transport de produits chimiques en citernes. En 1992, la société avait connu de sérieuses difficultés financières qui avaient mené à une mise en faillite et à la reprise par le groupe français Samat. Le redressement avait été spectaculaire, tout comme la démarche
de professionnalisation entamée par la nouvelle direction qui avait mené la société de Hamme à coiffer le titre de Transporteur de l’Année cinq ans plus tard. Au sommet de son activité, Samat Belgium employait plus de 200 personnes, mais la chute de ce fleuron du transport routier belge débuta bien avant la
crise de 2008. Le déménagement de Hamme vers Anvers en 2011 n’y changea rien, et Samat cessa donc toutes ses activités de transport en Belgique en 2016.
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1998
Rester vigilant pour l’avenir Gert Bellekens : « De nombreux clients et fournisseurs ont apprécié le titre à sa juste valeur. »
TRANSPORT BELLEKENS
Le marché du transport est - personne ne le contestera - en constante évolution, tant que le plan économique qu’écologique ou légal. Pouvoir se montrer flexible par rapport à cela a toujours été la clé du succès pour Transport Bellelkens de Heist-op-den-Berg.
Depuis sa création voici 80 ans, Transport Bellekens s’est toujours montré très ouvert aux conditions de marché fluctuantes. Cette approche a notamment permis à la société de remporter le titre de Transporteur de l’Année en 1998. Depuis lors, elle n’a cessé de croître. M. Gert Bellekens : « Lorsque nous avons participé à l’élection, nous venions tout juste d’acheter un terrain pour proposer du stockage et de l’entreposage en plus du transport proprement dit. L’objectif était d’étoffer notre éventail de services et de pouvoir attaquer de nouveaux marchés. De nombreux clients et fournisseurs ont d’ailleurs apprécié le titre à sa juste valeur. » Mais cela ne signifiait pas que l’entreprise allait se reposer sur ses lauriers. Transport Bellekens a réfléchi à la manière d’assurer son
avenir et d’anticiper un marché qui évolue sans cesse et de plus en plus vite. « C’est ainsi que nous avons déménagé en 2004 pour nous installer dans une nouvelle implantation presque cinq fois plus grande que la précédente. Ce terrain comprend notamment quatre entrepôts de 2.000 m2, reliés entre eux par des zones de chargement et déchargement communes, un nouveau garage avec truck-wash, de nouveaux bureaux tandis qu’un dépôt existant de 5500 m2 a été rénové et adapté avec 14 quais de chargement et deux portes. Le terrain total permet de parquer quelque 120 poids lourds. Dès le départ, nous avons misé sur la location des espaces d’entreposage et de bureaux. Aujourd’hui, on dénombre 16 locataires différents. » En 2005, notamment à cause
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A l'époque Véhicules moteurs 55 Matériel tracté 72 Personnel 90 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
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Le transport national est toujours assuré par des véhicules belges.
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d’un manque de chauffeurs, la société a créé une entité autonome en Slovaquie qui se charge surtout des envois internationaux. Une nécessité pour pouvoir rester concurrentiel et pour être rentable dans le transport international long courrier. Le transport national est cependant toujours réalisé par des véhicules belges. « La flotte tractée totale de Bellekens Transport s’est stabilisée, depuis quelques années déjà, à environ 120 semi-remorques. Par contre, la manière de travailler a fort évolué. Les kilomètres à vide sont autant que possible évités, ce qui n’est pas aisé à réaliser dans un grand pays tel que la France. Continuer à optimaliser la rentabilité et élever encore notre niveau de service constituent deux priorités chez nous. » Le marché français était et est toujours le plus important pour Transport Bellekens, mais le groupage - une spécialité de la société - perd du terrain au profit des charges complètes. « La France représente toujours plus de 95 % de notre trafic, tant en food qu’en produits non-food. Le groupage représente désormais moins de 20 % du volume de transport en direction de la France, un choix difficile que nous avons fait il y a quelques années et dont nous ne pouvions pas prévoir les
« Une Europe unie devrait signifier que nous pouvons travailler dans un marché beaucoup plus transparent. » (Gert Bellekens)
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Lorsque Transport Bellekens est devenu Transporteur de l’Année, la société venait tout juste d’acheter un terrain industriel dans le but de proposer aussi du stockage et de l’entreposage.
retombées. Mais ceci date d’il y a dix ans maintenant. » UNE EUROPE À DEUX VISAGES ?
Un chef d’entreprise ose-t-il encore réfléchir à moyen ou même à long terme ? « Compte-tenu de la problématique Est-Ouest, de la situation économique moins bonne qu’il y a vingt ans, de la crise en Europe… les perspectives sont difficiles à évaluer. Nous évoluons, avec la globalisation, vers des entreprises qui soit devront choisir une niche déterminée, soit se développer pour rester concurrentielles. La combinaison stockage, location, transport et éventuellement réparation aux véhicules pour compte de tiers est, selon moi, toujours réaliste sans devoir forcément croître. Transport Bellekens a évolué au fil des ans pour arriver à un niveau qui nous semble idéal et qui nous permet de garder le contrôle sur l’ensemble. Une consolidation avec un partenaire comparable actif sur d’autres marchés peut porter ses fruits, mais ce type de rapprochement ne peut pas devenir trop grand ni trop lourd sous peine d’être néfaste pour toutes les parties concernées, et en particulier les clients. » Quels sont les principaux défis qui vous attendent par rapport
à il y a 20 ans ? « Entreprendre dans un monde qui évolue et se numérise toujours plus vite nous pousse à être encore plus vigilants que jadis. Une Europe unie devrait normalement nous permettre de travailler dans un marché beaucoup plus transparent, ce qui pourrait supprimer de nombreuses frictions. Mais rien n’est moins vrai. A cause de législations protectionnistes, le problème ne fait que s’amplifier. Chaque pays introduit une multitude de nouvelles règles, ce qui nous éloigne plus que jamais d’une Europe unie. Du côté du chargeur, il faut constamment faire des concessions au niveau du prix du transport, mais d’un autre côté le transporteur doit être en ordre par rapport à toutes les nouvelles législations et s’adapter chaque année. Ce qui fait grimper les coûts et réduit encore les marges qui sont déjà très faibles dans le secteur. Aussi longtemps que l’Europe travaillera avec des poids et dimensions différentes, le secteur du transport restera sous pression. L’avenir nous dira d’où vient le vent. »
GEERT DE TEMMERMAN
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1999
L’avenir commence aujourd’hui TRANSMET Pour Transmet, le titre de ‘Transporteur de l’année 1999’ a couronné le travail remarquable accompli au 20e siècle et marqué l’entrée dans le 21e siècle – le début d’une nouvelle ère où la technologie, la numérisation et la mondialisation sont incontournables. Herman Smets (au centre) : « L’arrivée de la troisième génération fera certainement souffler un vent de nouveauté dans l’entreprise. »
Louis Smets et son épouse Emma Pardon ont fondé Vervoer Transmet à la fin des années 1930, mais le transport routier, qui s’apparentait à une activité artisanale, a entre-temps connu une formidable évolution et est devenu une véritable industrie. Transmet a non seulement vécu cette (r)évolution socio-économique, mais y a aussi contribué activement. UNE RENOMMÉE UTILE
« L’année 1999 a servi de catalyseur à plusieurs niveaux, les progrès technologiques et numériques n’ont plus arrêté depuis. Le système tracking & tracing de tous nos véhicules et semi-remorques en est un bel exemple : il fournit en permanence des informations en temps réel sur notre parc. Il y a aussi eu la pression grandissante exercée par les transporteurs d’Europe de l’Est, que nous n’avons jamais considérée comme une menace mais plutôt comme une opportunité. Les nouveaux accords de collaboration ont créé des synergies qui ont permis à Vervoer Transmet
de se développer au cours des dix dernières années, aussi bien en termes de chiffre d’affaires que de personnel. Nous avons ainsi pu conquérir de nouveaux marchés comme la Slovaquie, la Roumanie, l’Autriche, la Suisse et la Norvège », raconte Herman Smets. « Le titre de ‘Transporteur de l’Année’ a couronné le travail remarquable accompli au 20e siècle et marqué l’entrée dans le 21e – le début d’une nouvelle ère où la technologie, la numérisation et la mondialisation sont incontournables. En 2000, nous avons doté toute la flotte d’ordinateurs de bord. Et la même année, nous avons franchi le cap des 100 collaborateurs », explique Herman Smets. L’optimisation des processus internes s’est traduite par l’obtention du certificat ISO 9001 en 2001. En 2007, un Truck ICT Award est venu récompenser les efforts mis en œuvre dans le domaine technologique. « Les Awards ne sont pas un but en soi mais constituent tout de même un signe – surtout pour les observateurs extérieurs – indiquant que nous ne restons pas les
bras croisés. Une certaine renommée est bien sûr utile pour attirer de nouveaux clients, tandis que les clients existants y voient souvent la confirmation qu’ils ont raison de nous faire confiance. Toujours en 2007, nous avons obtenu le certificat HACCP et en 2015, nous avons équipé tous les semi-remorques d’un système de suivi afin de
« Il faut, si possible, conclure des accords de collaboration avec d’autres transporteurs afin de réduire le nombre de kilomètres à vide au strict minimum. » (Herman Smets)
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répondre à la demande des clients, toujours plus nombreux à vouloir des informations en temps réel », ajoute Herman Smets. UNE CROISSANCE CONTINUE
« L’entreprise est encore active dans trois secteurs – logistique, transport bâché et transport en citernes – mais nous essayons de proposer un service complet au sein de chaque niche. Le transport bâché concerne pratiquement tous les types de marchandises (food et non-food), avec des chargements complets ou partiels. Le transport en citernes vise principalement les détergents et les produits dérivés, y compris ADR. Les activités logistiques, qui exigent 8.000 m² d’entreposage, complètent et élargissent elles aussi notre offre de services. Le fait de proposer une solution to-
tale aux clients apporte une valeur ajoutée non négligeable à notre entreprise. » L’environnement et la sécurité sont aussi deux aspects de plus en plus prépondérants. Un nouveau défi pour le secteur ? « Ces dernières années, les semi-remorques ont été équipés d’un système de caméra pour supprimer l’angle mort et d’autres solutions de sécurité : Lane Departure Warning, Adaptive Cruise Control, programme électronique de stabilité, etc. Sur le long terme, nous continuerons à tenter de réduire nos émissions de CO2. Pour l’instant, notre flotte est composée à 80 % de tracteurs Euro 6, mais il est toujours possible de faire mieux. » Il n’est guère évident d’avancer des prévisions, mais que pouvons-nous encore attendre de
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A l'époque Véhicules moteurs 57 Matériel tracté 120 Personnel 89 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
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Transmet ? « La croissance ne peut pas devenir un objectif en soi, mais nous espérons qu’elle restera continue, comme ces dernières années. L’arrivée de la troisième génération fera certainement souffler un vent de nouveauté dans l’entreprise. Dans les années à venir, nous allons surtout nous concentrer sur la simplification du back-office administratif, grâce à la gestion des données et à l’échange de données informatisé (EDI). Les investissements dans la sécurité et la formation devront toujours recevoir l’attention nécessaire, mais par-dessus tout, nous veillerons à améliorer davantage notre efficacité, compte tenu de la petite marge imposée. Il faut, si possible, conclure des accords de collaboration avec d’autres transporteurs afin de réduire le nombre de kilomètres à vide au strict minimum. C’est non seulement intéressant sur le plan financier, mais aussi pour l’environnement. » Le transport routier est et reste vital pour l’économie. En Belgique, les coûts salariaux élevés et les embouteillages représentent des défis de taille auxquels nous devons essayer de trouver une solution, tous ensemble. Il n’est plus possible de refiler à chaque fois le problème à la génération ou à la législature suivante. L’avenir commence aujourd’hui !
GEERT DE TEMMERMAN
Herman Smets: « Le titre de Transporteur de l’année a marqué pour nous l’entrée dans le 21e siècle. »
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2001
Une grande entreprise à l’esprit familial H.ESSERS
Noël Essers: « Une entreprise de transport est extrêmement dépendante de la ‘bonne volonté’ de ses chauffeurs et magasiniers. »
H.Essers enregistre une croissance exceptionnelle depuis la fin des années 1980, raflant quelques distinctions majeures au passage. Noël Essers (73), fils du fondateur Henri Essers aujourd’hui disparu et président de l’entreprise, revient sur quelques souvenirs et évoque l’avenir.
A notre arrivée, nous découvrons un tableau représentatif de la vie chez H.Essers : la direction nous salue d’un air enjoué, Noël Essers discute avec un chauffeur et l’entreprise tourne à plein régime. On comprend d’emblée que l’ambiance familiale n’exclut pas une organisation rigoureuse. « Vous voyez cette fierté qui émane de nos collaborateurs ? », lance Noël Essers. « C’est essentiel parce que ce sont eux qui représentent H.Essers. » « Une entreprise de transport est extrêmement dépendante de la ‘bonne volonté’ de ses chauffeurs et magasiniers. Voilà pourquoi nous accordons tant d’importance au respect – nos collaborateurs méritent notre estime, le secteur du transport a déjà assez souffert ces dernières années. Je connais certains chauffeurs depuis 45 ans et je ne peux qu’être fier de nos travailleurs. »
H. ESSERS HIER ET AUJOURD’HUI
A l'époque Véhicules moteurs 370 Personnel 1500 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
essers.com
DE HENRI À NOËL
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Fondée en 1928 par Henri Essers, H.Essers était exclusivement spécialisée dans le transport. Un demi-siècle plus tard, la direction a décidé – sous l’impulsion de Noël – de conquérir un nouveau marché.
« Dans la seconde moitié des années 1980, nous avons énormément investi dans des entrepôts et des solutions IT. Les activités d’entreposage ont contribué à notre développement. Pour l’instant, nous disposons de plus de 950.000 m² de surface d’entreposage et comptons plus de 5.400 salariés. Après s’être lancée dans la logistique, H.Essers a connu une croissance ininterrompue. » « Depuis quelques années, nous nous concentrons sur les acquisitions, nécessaires à l’implantation sur de nouveaux marchés. Le rachat de Centrum Transport en 2004 a été crucial. Nous sommes maintenant actifs dans 12 pays et à la pointe des transports vers la Roumanie, la Pologne, la Turquie et la Bulgarie. Ces dernières années, nous avons aussi enregistré une forte croissance en Turquie, en Russie, au Kazakhstan, en Iran, à Dubaï et dans les autres Emirats arabes unis. Notre chiffre d’affaires augmente d’une dizaine de pour cent chaque année. Cela reste notre objectif pour 2017. » S A F E B OX C O N TA I N E R
La stratégie repose principalement sur les transports de niche, e.a.
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Fondée en 1928 par Henri Essers, H.Essers était exclusivement spécialisée dans le transport.
pour les secteurs pharmaceutique et électronique. « Nous sommes en train de construire un safe box container, une espèce de coffrefort sur roues, dévoile Noël Essers. Environ 200 semi-remorques sont en phase de développement et intégreront ce système ‘maison’. Grâce à ces semi-remorques ultra sécurisées, nous pouvons effectuer un suivi hyper précis de la température. Les portes sont verrouillées via l’ordinateur, au bureau. Le chauffeur ne peut plus les ouvrir par la suite, ce qui assure une protection optimale des produits. Les 25 premiers safe box containers ont été mis en service il y a peu. » « Nous mettons tout en œuvre pour avoir le meilleur parc possible. Nous le devons d’ailleurs à nos collaborateurs : nous ne pouvons quand même pas les envoyer en Mongolie par exemple avec un vieux brol. Une équipe suit aussi les camions en permanence : si l’un d’eux reste à l’arrêt trop longtemps, nous contactons immédiatement le chauffeur pour vérifier si tout va bien. Sécurité d’abord ! » UNE
SEULE
F É D É R AT I O N
me dérange que des gens qui n’y connaissent rien fixent les règles. Prenez les temps de conduite et de repos : ils sont beaucoup trop stricts. Les tracteurs actuels sont des petits bijoux de technologie dans lesquels on dort très bien. Or, si le chauffeur roule une demi-heure en trop, l’amende est salée. Ces gens ont détruit notre métier », déclare-t-il sans détour. Noël Essers plaide par conséquent pour la création d’une seule fédération professionnelle. « Nous pourrions ainsi faire front et demander une concertation avec le ministère afin de chercher une solution tous ensemble. La Belgique est très à la traîne dans ce domaine, alors que le transport est indispensable. Il faut prendre conscience de l’importance du transport et de la logistique pour la société. Je suis donc en faveur d’un assouplissement de la législation et d’une fédération unique. »
« Il faut prendre conscience de l’importance du transport et de la logistique pour la société. Je suis donc en faveur d’un assouplissement de la législation et d’une fédération unique. » (Noël Essers) « PRENEZ SOIN DE VOTRE PERSONNEL »
Pour conclure, Noël revient sur le titre de Transporteur de l’Année remporté en 2001. « Ce prix nous a permis d’acquérir une solide renommée. Cela a été – et c’est toujours – une formidable reconnaissance. Ce que j’en retiens surtout, c’est la fierté de nos collaborateurs. D’où mon message à la nouvelle génération d’entrepreneurs : prenez soin de votre personnel, en adoptant les mesures nécessaires. Le transport n’est pas un secteur facile où le ‘9-5’ est la norme. Veillez donc à ce que les travailleurs se sentent respectés, parce que ce sont eux qui font tourner l’entreprise », conclut Noël Essers. YANNICK HAESEVOETS
DE
TRANSPORT
Tout n’est pourtant pas rose aux yeux de Noël Essers. « La difficulté à trouver des chauffeurs me préoccupe. On ne respecte pas assez le secteur du transport, cela
Ce que Noël Essers retient surtout du titre remporté en 2001, c'est la fierté de ses collaborateurs.
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L T
2002
Le salut par la logistique ROGISTER LOGISTIK Transporteur de l’Année en 2002, Rogister Logistik est aujourd’hui toujours une filiale du groupe allemand Offergeld, mais la société présente un profil très différent de celui qui était le sien à l’époque.
Lorsque Rogister Logistik est devenu Transporteur de l’Année en 2002, la société réalisait 85 % de son chiffre d’affaires (16 millions EUR à l’époque) en transport, alors que la proportion entre transport et logistique était de 50 / 50 au sein du groupe Offergeld dont Rogister était une filiale depuis 1973. Si le site de Welkenraedt est toujours aussi actif qu’avant, ce ne sont plus ses propres camions qui effectuent les transports. « Nous occupons aujourd’hui une trentaine de personnes à la division ‘transport’, y compris le personnel du cross-dock, mais nous travaillons maintenant avec des partenaires locaux ou non », explique le directeur commercial Patrick Senster. A NOUVEAU LA CROISSANCE
Les types de marchandises ont aussi évolué. Le transport de verre plat a fait place à une activité soutenue dans le domaine des
« L’activité de transport est en croissance, mais ce sont aujourd’hui des partenaires qui assurent la traction. » (Patrick Senster)
Le transport de verre plat était une des grandes spécialités de Rogister Logistik quand la société de Welkenraedt a été élue Transporteur de l’Année en 2002.
FMCG (Fast Moving Consumer Goods), complétée par le transport d’aciers. Depuis 2014, Rogister Logistik est de nouveau à l’embauche. Les entrepôts de Welkenraedt sont pleins, et il a même fallu louer des surfaces de stockage à l’extérieur, grâce à une situation qui fait de Welkenraedt une plate-forme idéale entre la Belgique et l’Allemagne. Le groupe Offergeld est en effet spécialisé (entre autres) dans la logistique du hard discount, une niche très particulière où il fait savoir s’adapter aux exigences du client (et même à ses dimensions de palettes). Rogister Logistik accueille donc les marchandises des producteurs allemands destinées aux
hard discounters belges et les marchandises des producteurs belges qui vendent aux discounters allemands. Ce positionnement a permis à la société de Welkenraedt de retrouver la voie de la croissance et d’embaucher une vingtaine de nouveaux collaborateurs depuis deux ans. Elle emploie aujourd’hui une soixantaine d’ouvriers, une vingtaine d’employés et une vingtaine d’intérimaires. Le groupe Offergeld envisage également de déployer à Welkenraedt des prestations logistiques pour des webshops, un domaine dans lequel elle a déjà acquis une certaine expérience en Allemagne.
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CLAUDE YVENS
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LOOKING FORWARD TO THE NEXT 25 YEARS!
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2003
Une expansion stratégique WAUTERS GLOBAL LOGISTICS Wauters Global Logistics a toujours été active dans le transport de produits chimiques. Mais depuis son titre en 2003, plusieurs changements importants ont eu lieu, tant sur le plan des activités que de la structure d’entreprise.
L’activité principale de Wauters Global Logistics, fondée dans les années 40, demeure le transport de produits chimiques dans le Benelux, en Allemagne et en France. Avec une flotte de plus de 400 conteneurs-citernes et plus de 100 camions-citernes, l’entreprise sillonne toute l’Europe par la route, mais offre aussi des possibilités intermodales.
Le secteur pétrochimique a beaucoup évolué au fil des ans : d’abord organisé au niveau national, il s’est étendu à l’Europe pour ensuite se mondialiser. Et le nombre d’acteurs ne fait que diminuer. Cette évolution a eu des répercussions sur les fournisseurs de services logistiques, y compris Wauters Global Logistics.
Récemment, la société a encore ajouté le transport maritime à sa gamme d’activités. Etienne Wauters : « Nous sommes actifs sur un marché de niche où le nombre de clients est relativement limité. Leur satisfaction est donc le fil rouge de toute notre organisation. Afin de satisfaire notre clientèle, nous anticipons ses besoins. Et pour ce faire, il est indispensable d’exploiter au mieux les expériences de l’entreprise, mais aussi de disposer d’une équipe professionnelle et de matériel moderne. C’est pourquoi nous attachons beaucoup d’importance à la qualité et à la sécurité à tous les niveaux de l’entreprise. »
Etienne Wauters : « Wauters Global Logistics a connu une période difficile en 2008, avant que je n’acquière l’intégralité des parts. En 2014,
nous avons commencé à collaborer avec Lanfer Logistik. De son côté, Lanfer cherchait un partenaire à Anvers pour renforcer ses activités de transport de produits chimiques dans la WA U T E R S G L O B A L L O G I S T I C S HIER ET AUJOURD’HUI
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Etienne Wauters : « Afin de satisfaire notre clientèle, nous anticipons ses besoins. »
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« En l’absence de solution structurelle à la paralysie du trafic à Anvers, nous serons contraints de transférer nos activités à Rotterdam ou à Hambourg. » (Etienne Wauters)
Lanfer Logistik participe à l’actionnariat, ce qui débouchera sur une reprise totale en 2024.
région. Quant à nous, nous cherchions un partenaire pour soutenir notre expansion et augmenter notre compétitivité. L’élément déclencheur de cette collaboration, ce fut la demande croissante pour des fournisseurs capables d’offrir des services globaux en Europe, avec un volume de transport suffisant. Concrètement, nous disposons désormais d’une flotte de plus de 700 tracteurs et pouvons nous appuyer sur un réseau paneuropéen encore plus grand grâce aux différents sites européens des deux entreprises. »
s’est en effet lancée dans le transport maritime, à côté du transport routier et intermodal. Cette activité consiste surtout en une collaboration avec une dizaine d’opérateurs de citernes de Moyen et d’Extrême-Orient. « Notre connaissance des normes européennes pour le transport de produits chimiques joue un rôle capital. Nous réceptionnons les conteneurs-citernes de ces partenaires – originaires notamment de Chine, d’Inde et du Moyen-Orient – et nous les livrons à leur client final dans toute l’Europe. Nous nous chargeons aussi de récupérer et de nettoyer les conteneurs, et nous assurons un contrôle qualité ainsi que la recherche du fret de retour. » LE MONDE POLITIQUE DOIT CHOISIR
La collaboration avec Lanfer Logistik s’est étendue à l’actionnariat, ce qui débouchera à terme sur une reprise totale par Lanfer en 2024. « Cette fusion est avantageuse pour toutes les parties. Nous disposons ainsi d’un partenaire solide qui nous permettra de poursuivre notre croissance sur nos marchés. Quant à Lanfer Logistik, il pourra renforcer sa présence en dehors de sa zone géographique principale, à savoir l’Allemagne. De notre côté, nous continuerons à nous concentrer sur le Benelux, la France et le sud de l’Europe, des marchés que nous connaissons déjà bien. Cela devrait générer une croissance de 5 à 10% par an pour notre entreprise. » Depuis la fusion, un nouveau département a vu le jour. L’entreprise
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« Le port d’Anvers devient un hub de plus en plus important pour l’import-export de produits chimiques. Et nous pensons qu’il y a encore un énorme potentiel de croissance. Mais cette croissance pourrait se réduire à néant si les
politiques continuent de tergiverser et de remettre les choix à plus tard. Les décideurs doivent sans tarder adapter l’infrastructure routière à Anvers et dans sa périphérie, et trouver une solution à la paralysie quotidienne du trafic. Le temps presse. À nos yeux, le choix importe peu, du moment que l’on trouve une solution structurelle ! À défaut, nous serons contraints de transférer nos activités à Rotterdam ou à Hambourg. C’est aussi le conseil que je donne aux clients qui me demandent le lieu idéal pour stocker des produits chimiques. Les problèmes d’embouteillages à Anvers sont un véritable casse-tête et il est grand temps que l’on commence à s’en rendre compte. Sinon, de nombreux acteurs économiques importants de la région en tireront les conclusions qui s’imposent ! »
GEERT DE TEMMERMAN
Wauters Global Logistics (à l’époque Wauters Tanktransport) a toujours été active dans le transport de produits chimiques.
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CA
2004
« Le prix a permis d’accroître la visibilité » MOND / XPO LOGISTICS Une chose est sûre, le titre de Transporteur de l’Année braque les projecteurs sur la société qui le remporte. C’est ce qui s’est passé avec Mond, vainqueur en 2004, dont l’award a attiré l’attention de TDG qui allait reprendre la société en 2006…
Pour Bram Blondé, Business Development Director Europe de XPO Logistics, le titre a influencé l’avenir de la société : « Ce prix a récompensé la qualité de service de Mond et sa capacité à utiliser avec succès son expertise. Il a permis d’accroître la visibilité de Mond dans le monde de la logistique et a certainement contribué à attirer l’attention de TDG qui a acquis Mond en 2006. » Norbert Dentressangle a repris à son tour TDG en 2010, et en 2015, c’est XPO Logistics qui absorbe Norbert Dentressangle pour en faire sa plate-forme européenne de développement.
Le potentiel de croissance est énorme. », explique Blondé. La réduction de l’empreinte écologique constitue un autre défi pour l’industrie du transport. « Les innovations mises en place dans la région parisienne, comme nos deux offres multimodale - navette ferroviaire et transport routier au gaz d’une part, acheminement par voie fluviale d’autre part - nous permettent d’offrir des solutions de distribution urbaines fiables. XPO est également pionnier dans l’utilisation de tracteurs au LNG à Paris et d’écocombis en Espagne», explique encore Blondé.
DE NOMBREUSES OPPORTUNITÉS
« Le titre a certainement contribué à attirer l’attention de TDG qui a acquis Mond en 2006. » (Bram Blondé)
Pour XPO, les défis futurs riment avec opportunités. « Les opportunités ne manquent pas dans le transport européen. Nous pensons être les mieux placés pour les saisir grâce à notre taille et à l’attention que nous portons à la performance. Pourtant leader en Europe, XPO ne possède pourtant qu’une part de marché d’environ 1%, compte tenu de la fragmentation de ce marché.
Quant aux projets futurs, XPO mise sur l’innovation. « XPO Logistics investit chaque année énormément dans la technologie. Côté transport, nous avons récemment développé un service ‘dernier km’ pour les biens lourds basé sur l’expertise de nos collègues américains en la matière et sur nos réseaux LTL en Europe. Nous prévoyons une pression accrue en termes de capacité, avec une augmentation de la demande après trois ans de conjoncture molle. Il est donc nécessaire de maintenir les investissements en capacité, afin de soutenir les stratégies de croissance de nos clients », conclut Bram Blondé.
MICHEL BUCKINX
De Mond à TDG à Norbert Dentressangle à XPO, que de chemin parcouru pour la société de Welkenraedt !
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2005
« Fidèle à la PME familiale » VAN SNICK-EVENS – VS LOGISTICS Le secteur belge des transports compte encore de nombreuses PME familiales. L’entreprise Van Snick – Evens, qui a décroché le prix du Transporteur de l’Année en 2005, est convaincue que ces entreprises garderont leur place, compte tenu de leur flexibilité et de leur capacité de transport suffisamment grande.
« Peut-être devronsnous nous éloigner un peu de notre stratégie initiale de petite PME familiale. » (Eddy Van Snick)
Fondée en 1959 à Gooik, Van Snick – Evens était à l’origine spécialisée dans le transport d’animaux. Au cours de son histoire, elle s’est progressivement tournée vers le transport national et international, la distribution et la logistique. Au décès de M. Van Snick, son fils Eddy reprend la tête de l’entreprise, qui opère désormais sous le nom commercial VS Logistics et emploie une cinquantaine de collaborateurs.
aussi été particulièrement fiers de porter ce titre. L’ambiance familiale de notre entreprise, à laquelle nous restons très attachés, s’en est trouvée renforcée. »
« VS Logistics est une marque qui regroupe les entreprises Van Snick, Suntrans, Eufreco International, Vingo et Imgo. Au fil des ans, nous avons repris les activités de transport et d’affrètement de toutes ces entreprises. L'intégration totale des différentes implantations a permis de réaliser des synergies et des économies. Nous avons privilégié l’appellation VS Logistics parce qu’elle désigne plus clairement nos activités », explique Eddy Van Snick.
« Nous avons toujours notre place dans le secteur car nous proposons plusieurs services annexes, dont le stockage et le transbordement de marchandises. Il est important pour nous d’avoir un portefeuille clients bien équilibré. Notre petite structure nous permet par ailleurs de répondre rapidement et efficacement aux besoins du client.
« Pour nous, remporter le titre de Transporteur de l’Année était un hommage posthume à mon père, mais nos collaborateurs ont eux
PHOTO DU DESSUS: Au décès de M. Van Snick, le fils Eddy a repris la direction de l’entreprise située à Gooik. Le titre de Transporteur de l’Année 2005 a été pour lui un hommage posthume à son père.
Depuis toujours, la PME a voulu garder une dimension familiale et un ancrage local fort, y compris au niveau de ses collaborateurs. Elle continue à se distinguer de la concurrence grâce à son offre de services variée et sa fiabilité.
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Nous sommes également très attentifs à la qualité de nos relations avec les clients. Nous devons bien connaître leurs attentes, mais aussi savoir ce que nous pouvons leur proposer. C’est pourquoi nous avons choisi d’offrir toute une série d’activités dans le secteur du transport et de la logistique. Cette approche assure une bonne adéquation avec la demande du marché, d’une part, et garantit la continuité et la stabilité de notre entreprise, d’autre part. Un aspect qui a toujours été primordial pour nous, avant comme après notre victoire. Notre chiffre d’affaires relativement stable est selon moi le parfait reflet de nos ambitions ! »
VS Logistics s’est spécialisée dans différentes formes de transport, y compris le stockage et le transbordement de marchandises.
Le parc de véhicules de VS Logistics, très diversifié, compte actuellement une petite quarantaine de véhicules. En plus des camionnettes, camions-remorques, véhicules bâchés, etc., il comprend également des remorques plateaux pour le transport de machines et des semi-remorques réfrigérées pour le transport de denrées alimentaires.
En combinant le transport et la logistique, l’entreprise a bien entendu fixé la barre beaucoup plus haut, mais cela lui apporte également de la stabilité. La capacité de stockage actuelle de VS Logistics est d'environ 20.000 m², mais elle sera prochainement augmentée de 5.000 m². Une extension importante pour la PME. « Cette capacité complémentaire aura certainement des conséquences sur notre organisation, mais elle est en partie guidée par la demande croissante de services de qualité. Nous ne pouvons pas passer à côté de cette opportunité, même si cela signifie que nous devrons peut-être nous éloigner un peu de notre stratégie initiale de petite PME familiale. Il serait cependant
A la demande de plusieurs clients, des services logistiques se sont également ajoutés, et gagnent de plus en plus en importance. « Pour certains clients, nous nous chargeons de toute la gestion du stock, de l’entreposage et de la livraison de leurs marchandises à leurs clients. Ce service est intéressant pour le taux d’occupation des véhicules et leur coût au kilomètre. »
déraisonnable de nous accrocher obstinément à ce modèle. Nous devons simplement faire preuve de prudence. Notre entreprise peut et doit se développer, mais pas à n’importe quel prix. Nous continuons à faire honneur à notre titre de Transporteur de l’Année et à offrir des services fiables et irréprochables, deux facteurs qui doivent permettre à notre PME familiale de continuer à se distinguer des géants du transport et de la logistique », conclut Eddy Van Snick.
GEERT DE TEMMERMAN
VA N S N I C K - E V E N S - V S L O G I S T I C S HIER ET AUJOURD'HUI
A l'époque Véhicules moteurs 35 Matériel tracté 49 Personnel 50 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
vansnick-evens.be
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2017 35 50 50 5,5 VS Logistics est le nom de marque qui regroupe les entreprises Van Snick, Suntrans, Eufreco International, Vingo et Imgo.
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2006
Développer l’activité logistique FRANS HENDRICKX & ZONEN Frans Hendrickx, Transporteur de l’Année en 2006, a été un des premiers à proposer des services logistiques en Belgique. Une activité qui continue à progresser et gagne du terrain par rapport au transport routier.
« Nous avons décroché le titre de Transporteur de l’Année en 2006. Une victoire fantastique, d’autant plus que nous fêtions cette année-là nos 50 ans d’existence et qu’il ne pouvait y avoir meilleure récompense pour rendre hommage au fondateur de la société, Frans Hendrickx. Nos clients et fournisseurs ont été nombreux à réagir, mais cette victoire, nous la devions avant tout à nos collaborateurs. Depuis dix ans, nous pouvons en effet compter sur une équipe solide et fiable, convaincue par la qualité de notre approche innovante et qui donne de ce fait le meilleur d’elle-même », explique Rocco Cannizzaro, le directeur général.
S E R V I C E S VA L
Rocco Cannizzaro : « Nous pouvons compter, depuis 2006, sur une équipe solide et fiable de collaborateurs qui donnent le meilleur d’eux-mêmes. »
FRANS HENDRICKX HIER ET AUJOURD’HUI
A l'époque Véhicules moteurs 150 Matériel tracté 280 Personnel 180 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
tr-hendrickx.be
2017 120 295 170 21,7
Depuis, le monde ne s’est pas arrêté de tourner; la concurrence et les tensions sur les prix n’ont fait qu’augmenter. « Le secteur est sous pression, nous le constatons chaque jour. Certains de nos clients se sont expatriés, en partie à cause des coûts salariaux élevés en Belgique. Nous avons pu combler le vide en attirant une nouvelle clientèle séduite par nos compétences et notre offre combinée transport/ logistique », poursuit Rocco Cannizzaro.
Ce sont ces charges salariales et la volonté de préserver la main-d’œuvre belge qui ont motivé l’entreprise à réorganiser ses activités de transport. « Nous avons dû réduire notre rayon d’action; le transport longue distance par des chauffeurs belges n’est plus viable. Nous avons donc allégé notre parc pour ne garder que 120 camions, soit une réduction de 20 %. En contrepartie, nous avons investi massivement dans la logistique, une activité où notre société fait depuis toujours figure de pionnière en Belgique. En dix ans, nous avons quasiment doublé notre capacité de stockage pour atteindre les 140.000 m² et proposons désormais de nombreux services à valeur ajoutée. Nous répondons aux exigences très strictes de l’industrie pharmaceutique et chimique (dont le stockage des produits dangereux qui requièrent un agrément Seveso seuil haut), du secteur des boissons et du stockage conditionné de produits comme le vin, le chocolat, les graisses, les sucres… Cette diversité nous permet d’égaliser les pics d’activité. Associer le transport et la logistique, c’est la formule gagnante ». La qualité du support IT, la création de valeur ajoutée et les certificats de qualité donnent à la société une longueur d’avance supplémentaire sur la concurrence. « Le client idéal est celui qui veut se concentrer sur sa production et
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ses ventes, et qui confie l’ensemble de sa logistique à un spécialiste », souligne Cannizzaro.
A M É L I O R E R L A R E N TA B I L I T É
« Au vu de la conjoncture actuelle, je nous vois évoluer de plus en plus vers la logistique, avec une extension de notre capacité de stockage et de notre WMS. Beaucoup d’entreprises de notre secteur font d’importants efforts pour réduire leur empreinte écologique. Nous sommes personnellement engagés dans plusieurs projets pilotes, avec des véhicules qui utilisent les énergies alternatives. Mais notre engagement ne se limite pas aux seuls véhicules. Nous avons cosigné le Certificat environnemental RSE et mis en place, dans nos entrepôts, des mesures qui visent notamment les économies d’énergie sur le lieu du travail. La recherche d’un bon équilibre entre l’humain, le profit et la planète a toujours été une de nos priorités. Nous avons par ailleurs investi dans la création de notre propre centre de formation, qui est aussi accessible aux personnes extérieures. En plus de la formation continue obligatoire, ce centre dispense une formation à
Pour Frans Hendrickx & Zonen, associer transport et logistique s’est avéré être la formule gagnante.
« La fusion des fédérations professionnelles au sein d’un seul et unique organe pourrait mettre davantage la pression sur le monde politique. » (Rocco Cannizzaro)
la conduite écologique/économique et peaufine les connaissances techniques de nos collaborateurs. En ce qui concerne les responsabilités extérieures à notre entreprise, nous souhaiterions une révision en profondeur de l’approche de l’organisation du trafic routier et de son infrastructure. Il est urgent que notre secteur puisse compter sur des politiques conscients de l’ampleur du travail à accomplir pour permettre au transport routier de redevenir viable. Plusieurs éléments pèsent sur notre rentabilité, dont la taxe kilométrique
qu’il faut appliquer correctement, et nos infrastructures routières, qui doivent être modifiées car elles sont totalement obsolètes et responsables d’embouteillages monstrueux tous les jours – sans parler de leur impact écologique. La fusion des fédérations professionnelles au sein d’un seul et unique organe pourrait mettre davantage la pression sur ces réorganisations. Nous devons miser sur une collaboration à long terme avec nos clients, car elle n’offre que des avantages pour chaque partie. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, mais moyennant une bonne entente entre tous les acteurs, nous devrions pouvoir arriver à gérer une entreprise économiquement rentable sur le sol belge ! ».
GEERT DE TEMMERMAN
En 2006, la société de transport fondée par Frans Hendrickx soufflait ses 50 bougies.
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2007
« Hausser le niveau de professionnalisme » VINCENT LOGISTICS Pour Jean Vincent, administrateur délégué de Vincent Logistics, l’avenir du transport passe par un niveau de professionnalisme accru. Pour faire face à des exigences toujours plus élevées, il convient d’appliquer une gestion sans faille, un suivi strict et surtout une véritable politique commerciale.
Pour Jean Vincent, l’avenir du transport passe par un professionnalisme accru.
Ces principes appliqués dans son entreprise l’avaient déjà aidé à obtenir du titre de Transporteur de l’Année en 2007. Jean Vincent précise : « Le prix fut une grande satisfaction pour notre société et surtout pour nos collaborateurs en particulier. Il s’agissait d’une reconnaissance de la profession, ce qui fait toujours plaisir. D’un point de vue commercial, l’impact a été moins significatif. » MAÎTRISE DES COÛTS
Aujourd’hui, l’activité de transport de Vincent Logistics se répartit entre le transport contractuel de longue durée, le transport de produits industriels palettisés vers les quatre pays limitrophes de la Belgique et le transport par véhicules plateaux spéciaux pour les secteurs de la construction et de l’agriculture. L’activité logistique, elle, se fait sur base d’une capacité de stockage de 45.000 m². Depuis l’obtention du titre, la société connaît une croissance
continue et emploie aujourd’hui 240 personnes, ce qui n’empêche pas Jean Vincent de considérer son entreprise comme une PME : « Nous connaissons une croissance organique de 4 à 8 % par an.
VINCENT LOGISTICS HIER ET AUJOURD’HUI
Véhicules moteurs Matériel tracté Personnel
A l'époque 100 125 140
2017 135 220 240
vincentlogistics.com
En 2016, cette croissance est même passée à 12 %. Nous disposons d’un parc de 135 véhicules moteurs et 220 véhicules tractés. Pour avoir une entreprise performante faisant face aux exigences de ses clients, nous devons faire preuve de beaucoup de rigueur dans la gestion journalière. Dans notre secteur, les marges d’exploitation sont très faibles et toute erreur se paye cash. » C’est cette rigueur qui, selon Jean Vincent, permettra aux transporteurs de s’en sortir à l’avenir dans un contexte de plus en plus exigeant à tous les niveaux. « Le secteur du transport est en profonde mutation. Les exigences toujours plus fortes des clients industriels,
« Il y a trop de transporteurs qui ne maîtrisent pas leurs coûts de production. » (Jean Vincent)
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explique encore Jean Vincent. Ces efforts vont encore se renforcer. En 2017, la société va notamment mettre en circulation 10 tracteurs fonctionnant uniquement au LNG. « Nous investissons également dans un écocombi, projet sur lequel nous travaillons déjà depuis cinq ans. Nous considérons que cet outil est hyper performant si on se réfère à l’utilisation intensive qui en est faite par nos voisins hollandais, allemands et scandinaves. Malheureusement, son utilisation sera limitée chez nous. »,
Jean Vincent croyait tellement aux écocombis qu’il avait déjà acheté un dolly il y a cinq ans.
les impératifs écologiques, les taxes diverses et la congestion routière imposent aux transporteurs un niveau de professionnalisme toujours plus élevé. Dans cette situation, il faut privilégier le rationnel à l’émotionnel. D’autant plus que la pression sur les prix est constante. Il faut donc que les sociétés maîtrisent leurs coûts de production afin de pouvoir déterminer exactement un prix de vente. Or, de nombreuses entreprises de transport ne maîtrisent pas ces coûts, avec pour conséquence le risque de disparaître à court terme. », constate Jean Vincent. « Les transporteurs actuels doivent avoir une taille critique permettant de disposer d’une structure de gestion interne munie d’un département informatique, d’un département financier, d’un département d’exploitation, d’un département suivi qualité et assurance, d’un département commercial et d’un département technique », poursuit Jean Vincent, qui constate également qu’en Belgique, la fonction commerciale est souvent beaucoup plus réduite par rapport à ce qui
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se passe aux Pays-Bas : « Les entreprises de transport y développent l’aspect commercial et démarchent les clients. En Belgique, les transporteurs sont bons au niveau technique, mais moins au niveau commercial. En ce qui me concerne, je consacre 70 % de mon temps au suivi et à la gestion commerciale proactive. » L ’A S P E C T
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EST
La gestion de parc de Vincent Logistics répond à des principes stricts : « Nous remplaçons systématiquement 24% de nos véhicules moteurs chaque année. Par conséquent, nous disposons désormais de 55% de véhicules Euro 6 et 45 % de véhicules Euro 5. », explique Jean Vincent, pour qui l’avenir du transport passe décidément par un professionnalisme poussé au maximum, à tous les niveaux de l’entreprise.
MICHEL BUCKINX
DE MISE
« Nous sommes très axés sur le respect de l’environnement. Dès 2000, nous disposions d’un truckwash fonctionnant à l’eau de pluie. 85 % des eaux usées sont recyclés. Depuis 2009, nous avons équipé 1500 m² de toiture avec des panneaux photovoltaïques et en 2014, l’intégralité des éclairages au sein des bâtiments a été remplacée par des solutions LED, ce qui a permis une réduction significaLorsque la société a reçu son titre de Transporteur de l’Année, ses activités de transport s’appuyaient déjà sur une solide tive de la consominfrastructure logistique. mation d’électricité »,
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2008
Van Moer Logistics est à nouveau en mode croissance depuis plusieurs années.
La diversification comme moteur de croissance VAN MOER LOGISTICS Van Moer Logistics a été élu Transporteur de l’Année en 2008. Mais la fête fut de courte durée. Cette même année, en effet, la crise allait frapper. Durement. Cette période difficile est aujourd’hui passée, le groupe est à nouveau en mode croissance et ne cache pas ses ambitions.
Lorsque Jo Van Moer décroche l’award en 2008, le marché est encore particulièrement optimiste, pour ne pas dire euphorique. L’entreprise connait une croissance importante, croissance qui s’est accélérée au cours des deux années précédentes. Ce qui a poussé la société à construire une nouvelle infrastructure à Zwijndrecht : un nouveau siège, un nouvel atelier pour la réparation de conteneurs et un nouvel entrepôt de plus de 30.000 m2. Pour cela, un terrain de 180.000 m2 a été cédé par INEOS via un bail emphytéotique. « A ce moment-là, je ne pouvais pas encore savoir que 2008 allait devenir une année noire… Le sentir dès
le mois d’août et la crise a totalement éclaté en novembre. Cela m’a véritablement empêché de dormir. Tout était à l’arrêt. En très peu de temps, le chiffre d’affaires a chuté de 40 %. 30 poids lourds sur les 70 se retrouvaient subitement immobilisés. J’ai dû licencier 6 employés. De bons éléments ! Cela a fait mal. Très mal », raconte Jo Van Moer avec un sourire amer. Le fait que la société ait décroché le prix du Transporteur de l’Année quelques mois auparavant, a contribué à faire passer la pilule. « Non pas que cet award ait généré davantage de chiffre d’affaires. Mais le trophée représente une très belle carte de visite. La société est tout
« Quand j’ai reçu le prix début 2008, je ne pouvais pas savoir que 2008 allait être une année noire. » (Jo Van Moer)
de suite prise plus au sérieux. Nous avons d’ailleurs été contactés par des entreprises comme BASF ou Degussa pour examiner les convergences potentielles. Pour les chauffeurs également, ce fut une exquise sensation de rouler à bord d’un poids lourd arborant un autocollant ‘Transporteur de l’Année’. Merci à Joost Van Lierde (ndlr : logistics manager à l’époque, aujourd’hui senior commercial manager) qui avait élaboré et soumis le dossier de candidature.
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Entre-temps, le groupe a non seulement surmonté la crise mais a retrouvé une courbe ascendante. Il compte désormais 7 implantations dans le port d’Anvers et en a ouvert 7 autres en dehors : chez Umicore à Hoboken, à Zellik dans le cadre de la distribution pour Delhaize, à Vilvorde (Inland Container Terminal), un entrepôt à Gand et trois implantations en Roumanie pour la distribution de produits food et automotive. DIVERSIFIER
Aujourd’hui encore, Jo Van Moer ne jure que par une diversification saine. « Notre stratégie est et reste : se diversifier à temps », déclare-t-il. Cela s’est traduit par des réalisations dans de nombreux domaines. Van Moer Logistics est désormais actif dans - notamment - le secteur du papier, la chimie, les produits sidérurgiques, la distribution de produits alimentaires, la reprise des activités logistiques de sociétés d’expédition (comme ECU Worldwide ou Rhenus), la logistique ferroviaire (de rouleaux de papier et depuis peu d’eau) et la navigation fluviale. Cette dernière activité connaît une forte croissance. « A Vilvorde, où nous avons ouvert, il y a 5 ans, l’Inland Container Terminal sur le site de Cargovil, nous avons d’abord dû manger notre pain noir. Mais depuis le début de cette année, le business est en plein boom. Parmi nos clients, il y a Caterpillar Parts à Grimbergen. Pour lui, nous traitons 480 conteneurs par semaine. Deux péniches affrétées par nos soins font chaque jour la navette entre Anvers et Vilvorde. Nous venons tout juste d’en remplacer une en achetant un nouveau bateau de 210 TEU », explique Jo Van Moer. DISTRIBUTION
Les activités de distribution pour Delhaize ont, elles aussi, connu des débuts difficiles. « Après la
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Dans une interview accordée à Truck & Business en 2008 à l’occasion du titre de Transporteur de l’Année, Jo Van Moer déclarait : « Je ne veux pas être le plus grand, mais le meilleur. »
reprise de Wambacq-Peeters, leur transporteur-maison, nous avons eu des problèmes avec les syndicats. Mais ceux-ci sont aujourd’hui résolus et ont fait place à une dynamique retrouvée. Arrivé à échéance en février dernier, le contrat avec Delhaize a non seulement été prolongé de 3 ans mais aussi étendu. Aux 86 tracteurs déjà mobilisés, nous avons dû en ajouter 16. Mieux même : Van Moer Distribution va aussi rouler pour Colruyt. Provisoirement sur base d’un contrat d’un an avec deux véhicules, mais avec la perspective de mobiliser 20 ensembles routiers à terme. »
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Le groupe Van Moer continue donc à croître. « Nous avons procédé l’an passé à une augmentation de capital par l’apport de trois nouveaux partenaires afin de soutenir la croissance. Aujourd’hui, notre chiffre d’affaires atteint environ 100 millions €, mais nous voulons le doubler d’ici à 2020. Sur ces 100 millions supplémentaires, 60 millions environ viendront d’acquisitions et 40 millions de la croissance organique. Ce dernier point n’est certainement pas exagéré. Rien qu’avec les projets déjà engagés - sans acquisitions éventuelles donc -, nous atteindront certainement 120 millions € de chiffre d’affaires cette année déjà », conclut Jo Van Moer.
Point délicat dans tout cela, la difficulté de trouver de nouveaux chauffeurs, sans doute parce que Van Moer Distribution opère généralement en double équipage, pour PHILIPPE VAN DOOREN un travail de jour et de nuit. « Nous avons donc organisé des journées emploi à Zellik. Elles ont connu beaucoup de succès puisque nous VA N M O E R L O G I S T I C S HIER ET AUJOURD’HUI avons pu attirer plus de 25 nouveaux chauffeurs. A l'époque Certains d’entre eux ont Véhicules moteurs 70 un permis C et nous Personnel 220 participons au coût de Chiffre d'affaires (en mio EUR) la formation pour obtevanmoergroup.com nir le permis CE », précise encore Jo Van Moer.
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« Continuer à croître au même rythme » VAN DIEVEL La troisième génération de la famille De Wael est aux commandes de Van Dievel : de g. à dr. : Jan, Mia et Louis.
Depuis son titre de Transporteur de l’Année en 2009, Van Dievel poursuit imperturbablement son développement. Avec notamment une augmentation de 70 % de son chiffre d’affaires. La stratégie pour l’avenir ? Continuer à croître au même rythme, avec un soin particulier pour les solutions ICT qui offrent une valeur ajoutée aux clients.
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vandievel.eu
« L’ICT est, chez Van Dievel, un des principaux axes d’investissement depuis des années. » (Louis De Wael)
Pour Van Dievel aussi, le titre de Transporteur de l’Année, et celui de Super Transporteur quelques années plus tard, a permis d’accroître la notoriété. Louis De Wael, Managing Director : « En dehors de l’award de Transporteur de l’Année en 2009, Van Dievel a aussi décroché le titre de Super Transporteur en 2012. Deux prix délivrés par nos collègues transporteurs ! Ceci a effectivement permis de renforcer notre réputation sur le marché, par rapport aux fournisseurs notamment. Ces distinctions nous donnent aussi de la fierté et soulignent par ailleurs notre professionnalisme. »
UNE OFFRE ENRICHIE
Difficile d’évaluer à quel point le prix a eu son influence sur l’avenir de la société, mais depuis 2009, Van Dievel a connu une belle évolution et enrichi son offre comme le confirme Louis De Wael : « Depuis 2009, Van Dievel a vu son chiffre d’affaires progresser de 70 %. Aujourd’hui, la société s’appuie sur une flotte directe et indirecte de 150 véhicules moteurs et 300 unités tractées. En plus de notre spécialisation historique dans le FTL – OTIF (comprenez Full Truck Load – On Time In Full, ndlr) pour
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des clients ‘worldclass’ dans un rayon de 500 kilomètres autour de Bruxelles, notre offre de services s’est étoffée avec le transport de conteneurs, le fret aérien, la distribution B2B, le transport pour le secteur pharmaceutique et des solutions spécifiques développées pour certains clients. Nous avons également obtenu le certificat IATA. Enfin, nous avons créé notre Academy pour la formation des chauffeurs, une académie reconnue par les pouvoirs publics pour le recyclage Code 95. » Le département formation de Van Dievel, dont cette Academy, compte un formateur-mentor, un coordinateur, deux formateurs, deux instructeurs-chauffeurs et 10 parrains. Ils se chargent des formations permettant aux chauffeurs de passer d’un permis B à CE, de formations internes et externes Code 95. Autre belle initiative : l’optimalisation du transport en collaboration avec trois autres partenaires (Coca-Cola Enterprises, Colruyt et CHEP). Cette optimalisation, qui repose notamment sur l’utilisation des services de pallet pooling de CHEP, débouche sur une
réduction annuelle de 30 % des émissions de CO2. Ce système permet par exemple de réduire de plus de 16.000 km par an les trajets à vide dans le cadre de la distribution pour Coca-Cola. Colruyt, de son côté, est assuré de la qualité des palettes qui arrivent dans son entrepôt automatisé et Van Dievel bénéficie d’une administration simplifiée grâce à l’utilisation du pallet pooling. La belle évolution de Van Dievel s’inscrit dans un contexte dont le transporteur de Malines ne nie pas la complexité. Louis De Wael : « Le plus grand défi pour le secteur du transport reste la pénurie de chauffeurs. Une difficulté qui ne fait que croître avec les années. L’autre grand défi du transport de demain, c’est la mobilité. Ou plutôt l’immobilité. Je pense ici à la congestion routière toujours plus aigüe. Voilà deux tâches sur lesquelles les pouvoirs publics devraient se pencher en priorité s’ils veulent que la Belgique préserve sa position de centre logistique européen. » R E N TA B I L I T É E T I C T
Le transporteur est bien conscient de ces défis de taille, mais il ne s’en
Le chiffre d’affaires de Van Dievel a augmenté de 70 % depuis 2009, année du titre.
effraie pas. Pour preuve, la société ne manque pas de projets pour les prochaines années. « Notre souhait est de continuer à croître au même rythme avec une rentabilité qui suit une courbe identique. Notre but est de progresser dans les secteurs existants et dans ceux qui présentent une complémentarité. Ce qui est très important pour nous aussi, c’est d’être en phase avec la technologie, être même précurseur sur le plan des possibilités liées à l’ICT et qui apportent une valeur ajoutée à nos clients, à notre personnel et – on y revient – à la rentabilité. L’ICT est, chez Van Dievel, un des principaux axes d’investissement depuis des années. Cela représente environ 2 à 3 % du chiffre d’affaires annuel. » Van Dievel est et reste une société familiale dirigée par la troisième génération. Celle-ci est composée de deux frères et d’une sœur, plus précisément Mia, Jan et Louis De Wael.
MICHEL BUCKINX
Avant de devenir Transporteur de l’Année en 2009, Van Dievel avait remporté le Transport Safety Award en 2003 et le tout premier Green Truck Award en 2007, ce qui en fait la société la plus titrée de l’histoire des awards.
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2010
« Le titre a donné confiance aux nouveaux clients » TANKTRANSPORT THYS Le titre de Transport de l’Année a permis d’améliorer la notoriété de la société Tanktransport Thys et de renforcer son image en termes de qualité et de pérennité. « Il a également donné confiance aux nouveaux clients », précise Frank Thys, General Manager de la société anversoise. Ce n’est pas rien.
TA N K T R A N S P O R T T H Y S HIER ET AUJOURD’HUI
A l'époque Véhicules moteurs 45 Matériel tracté 55 Personnel 46 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
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tanktransport-thys.com Frank Thys, General Manager Tanktransport Thys : « Nous poursuivons notre développement par le biais de la diversification. »
C’est en 2010 que Tanktransport Thys est désigné ‘Transporteur de l’Année’. Un titre dont se souvient très bien Frank Thys : « Cette distinction a considérablement accru notre notoriété. Les nouveaux clients nous ont directement mieux considérés. Ils nous ont d’emblée fait confiance. Par ailleurs, en utilisant le logo ‘Transporteur de l’Année’ sur nos véhicules-citernes et sur nos e-mails, nous avons pu créer une certaine image de qualité et de la. »
D I V E R S I F I C AT I O N
Tanktransport Thys est spécialisé dans le transport de liquides alimentaires. La société est active dans le Benelux, en France, en Allemagne et en Suisse. Depuis son titre, Tanktransport Thys a quelque peu diversifié ses activités comme l’explique Frank Thys : « Nous poursuivons notre développement, non pas par une politique de reprises mais par une diversification de nos activités. C’est ainsi que depuis quelques années, nous effectuons aussi de
transport de matières premières liquides pour l’alimentation animale. Ceci grâce à l’obtention du certificat Feed Chain Alliance d’Ovocom, anciennement certificat GMP. Par ailleurs, en 2015, nous avons également lancé le transport de vrac sec, toujours dans un souci de diversification. » Au-delà, l’entreprise de transport anversoise s’est également engagée dans une politique écologique. Frank Thys : « Nous avons tout d’abord investi dans le rajeunissement de notre flotte. Aujourd’hui, 70 % de nos tracteurs
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répondent à la norme Euro 6, ce qui nous a permis de réduire notre empreinte écologique. En outre, nous avons obtenu le certificat Lean & Green en 2013. Ce certificat est accordé aux entreprises qui s’engagent - comme nous l’avons donc fait - à réduire de 20 % leurs émissions de CO2 sur une période de cinq ans. Enfin, puisque nous parlons du parc, nous avons décidé d’équiper tous nos véhicules de tous les dispositifs de sécurité possibles proposés par notre fournisseur de véhicules, y compris l’alcolock. » LE CHAUFFEUR, LE DÉFI NUMÉRO 1
Pour les années qui viennent, la société entend privilégier les chauffeurs locaux et une approche basée sur un service de qualité pour une clientèle prête à mettre le prix pour cela. « Nous avons décidé pour l’avenir de continuer à travailler avec des chauffeurs locaux payés selon les barèmes légaux belges. Notre défi consiste à trouver des clients prêts à payer un prix conforme au marché pour cette qualité fournie », précise Frank Thys. Pour le General Manager, trouver de jeunes chauffeurs constitue d’ailleurs un des principaux défis du transport routier dans son ensemble. Il explique : « Le principal défi pour le secteur du transport routier sera de trouver de jeunes chauffeurs qui peuvent être
Tanktransport Thys va ‘vraisemblablement’ construire de nouveaux bureaux en 2017. Sur le modèle de la nouvelle maison portuaire d’Anvers ?
mobilisés de manière flexible. A cause du vieillissement des chauffeurs, on assiste à un grand nombre de départs et cette situation, combinée à un afflux très limité de nouvelles recrues, va encore renforcer la pénurie de chauffeurs locaux de qualité. » Autre défi pointé par Frank Thys : la concurrence des chauffeurs étrangers. Mais sur ce plan, il y a peutêtre une solution : « Grâce à l’adaptation des législations en France et en Italie, il sera plus difficile pour nos collègues transporteurs de travailler avec des chauffeurs étrangers. Les salaires minimum et des représentants à l’étranger devraient pouvoir limiter le ‘dépavillonnage’ des flottes en faveur d’alternatives
« Nous continuerons à travailler avec des chauffeurs locaux payés selon les barèmes légaux belges. » (Frank Thys)
meilleur marché. Nous espérons que ceci aura une influence positive sur les tarifs de transport avec, comme conséquence, une augmentation du rendement. » Pour être complet, signalons encore que côté ‘infrastructures’, la société est actuellement à la recherche d’un nouveau parking pour poids lourds et va ‘vraisemblablement’, selon les termes de Frank Thys, construire de nouveaux bureaux en 2017. Rappelons que la société compte aussi une installation de lavage de poids lourds située à Merksem. Il s’agit d’une installation informatisée ultra moderne conforme aux normes HACCP les plus récentes et ouverte aussi aux tiers. « Nous avons construit cette installation en 2009. Son chiffre d’affaires atteint aujourd’hui 1.000.000 d’euros pour un effectif de huit personnes », ajoute Frank Thys.
MICHEL BUCKINX
Le titre de Transporteur de l’Année a considérablement accru la notoriété de la société.
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2011
« Des opportunités plutôt que des obstacles » SNEL LOGISTICS SOLUTIONS Snel Logistic Solutions à Deinze a remporté le titre en 2011. A l’époque, elle s’efforçait de moderniser ses méthodes de travail, le matériel et la technologie. Un coup de téléphone à Gert Snel, directeur de Snel Logistic Solutions, nous confirme qu’il en va de même aujourd’hui.
« Nous avions commencé à rouler avec des camions Euro 5 alors que rien ne nous y obligeait. Nous étions déjà ‘Lean & Green’ grâce à notre parc de véhicules moderne, notre service d’entretien durable et nos entrepôts écologiques », explique Gert Snel. « N O U S AV O N S M E N É À B I E N N O T R E PROJET »
« L’objectif était de réduire nos émissions de CO2 de 23 % en 5 ans et nous pouvons affirmer l’avoir atteint en 2016. Nous surveillons surtout les pneus et l’aérodynamique de nos véhicules pour réduire la consommation, mais c’est toute notre organisation qui est Lean &
Green. Nous utilisons des LED partout. Notre flotte comprend des camions LNG et des écocombis (aux Pays-Bas). Nous avons ramené à 85 km/h la vitesse maximale autorisée pour nos chauffeurs. Nous réduisons les kilomètres en optimalisant le planning grâce à de nouveaux systèmes ICT. Ceuxci permettent également d’optimiser la gestion et le contrôle des clients, ainsi que l’établissement de nos KPI. Tout cela figurait dans le dossier qui nous a valu le prix du Transporteur de l’Année 2011. Et nous avons mené à bien ce projet dans son intégralité », souligne Gert. Qu’est-ce que ce titre a changé pour l’entreprise ? « Deux choses. Premièrement, une immense fierté au sein de l’entreprise – cinq ans plus tard, nous sommes d’ailleurs toujours aussi fiers de cet exploit – et, deuxièmement, une plus grande estime de la part de nos clients. Ils étaient plus compréhensifs lorsque quelque chose se passait moins bien. Je dirais aussi que les collaborateurs sont plus impliqués, ce qui est positif car de nos jours, il n’est pas évident de trouver des gens. Nous nous servons donc de ce titre comme d’un argument, y compris sur le plan commercial, et nos fournisseurs l’apprécient eux aussi. En Belgique, le titre de Transporteur de l’Année Gert Snel: « 2017 marque le lancement de notre système informatique intégré. Administration, comptabilité, planning, WMS… tout s’y trouve ! »
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Cette année, Gert Snel voudrait faire rouler ses écocombis en Wallonie.
est un gage de sérieux et nous en sommes satisfaits. » « Cela fait longtemps que nos chauffeurs n’utilisent plus de documents papier grâce aux ordinateurs de bord. Nous vérifions de plus en plus si nos clients sont livrés à temps – un point crucial aujourd’hui – et eux-mêmes prennent de plus en plus l’initiative de nous informer lorsque les véhicules arrivent à temps. Quant au planning, il se complexifie sans cesse et nous utilisons de plus en plus d’outils pour nous faciliter la tâche. 30 % de nos véhicules circulent la nuit, ce qui nécessite une intense coordination. La difficulté vient du fait que tout doit être parfaitement synchronisé. En 2014, nous avons décidé de tout changer. Après 3 ans de préparation, 2017 marque le lancement de notre système informatique intégré. Administration, comptabilité, planning, WMS… tout s’y trouve ! En 2011, une grande partie du travail se faisait encore manuellement : aujourd’hui, tout est automatisé. Nos collaborateurs
ont tous suivi une formation afin de pouvoir utiliser le nouveau logiciel TMS début janvier », poursuit Gert. RAPPORT DE DURABILITÉ
« En fait, nous avons pratiquement tout changé au cours des 5 dernières années. En ce qui concerne le matériel, nous n’achetons évidemment plus que des Euro 6. Du point de vue de l’organisation, notre entreprise fonctionne pratiquement 24 heures sur 24 et notre clientèle s’est agrandie. Cependant, nous continuons à mettre l’accent sur l’environnement. En 2016, nous avons rédigé un rapport de durabilité dans lequel nous nous engageons à promouvoir les 4 ‘P’ - Planet, People, Profit, Passion - de notre stratégie. Nous voulons être une entreprise où les gens aiment travailler. Nous formons les chauffeurs inexpérimentés qui ne possèdent qu’un permis C et les aidons à devenir d’excellents professionnels. Et nous les écoutons.
SNEL LOGISTIC SOLUTIONS HIER ET AUJOURD’HUI
A l'époque Véhicules moteurs 133 Personnel 285 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
gsnel.eu
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En outre, la planète est une priorité pour chaque collaborateur de l’entreprise. Nous avons d’ailleurs modernisé récemment nos bureaux et utilisé un matériau encore plus isolant. Il s’agit donc d’une démarche présente à tous les niveaux. » ET ENSUITE ?
« Nous visons une saine croissance et voulons simplifier la vie de nos clients le plus possible. Nous avons plusieurs prospects en vue, tant pour le volet logistique que du transport. Nous nous attachons aussi à améliorer notre organisation interne. Un projet concret ? L’an prochain, nous voudrions que nos écocombis roulent en Wallonie – il y a là une possibilité que nous devons approfondir. Dans notre secteur, il faudrait être davantage à la recherche des opportunités et cesser de se concentrer sur les obstacles », affirme Gert en riant. PIETER JAN GHYSENS
« Quand nous avons obtenu le titre, les clients ont été plus compréhensifs lorsque quelque chose se passait moins bien. Les collaborateurs étaient aussi plus impliqués. » (Gert Snel)
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2012
« Oser se remettre constamment en question » REMITRANS Remitrans continue à se développer et à se professionnaliser, sans pour autant renoncer aux valeurs d’une société familiale. Dans ce contexte, la recherche de solutions visant à réduire son empreinte écologique jouera un rôle central dans la poursuite du déploiement de l’entreprise.
Parmi les constantes à travers l’histoire de Remitrans, il faut pointer le courage de se remettre perpétuellement en question et la volonté de sans cesse professionnaliser l’entreprise. Tout en restant dans un contexte familial. En attirant un manager externe et en développant le conseil d’administration, la société de Ninove y parvient parfaitement. Cette année, cela fera exactement 50 ans que Remitrans a vu le jour. La société était alors située à Kester dans le Pajottenland. Les activités de transport ont été systématiquement enrichies et Remitrans est devenu un prestataire de transport et logistique important pour qui l’innovation et le service constituent des aspects primordiaux. M. Frank Coppens : « Depuis la victoire de 2012, notre entreprise a continué à se développer et à investir, tant dans les personnes que dans les moyens, sans perdre de vue pour autant notre cœur d’activité, en l’occurrence le transport et l’entreposage. L’award représentait une reconnaissance claire pour notre personnel et nos actionnaires. Les années passées,
Les activités de Remitrans s’articulent autour du transport bâché et citerne, en combinaison avec une infrastructure très développée.
nous avons mis tout en œuvre pour améliorer encore notre niveau de service, notamment en osant remettre constamment en question nos structures. C’est la seule manière de nous armer pour le futur. » Les activités de Remitrans s’articulent, depuis plusieurs années déjà, autour de deux niches : le transport bâché et citerne, en combinaison avec une infrastructure logistique très développée.
REMITRANS À L’ÉPOQUE ET AUJOURD’HUI
A l'époque Véhicules moteurs 86 Matériel tracté 180 Personnel 93 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
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remitrans.be
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Sous l’impulsion de son service logistique notamment, Remitrans a pu augmenter le niveau de service aux clients ainsi que la productivité de la flotte. » « Nous ne nous limitons toutefois pas au transport et au stockage pour nos clients, mais assurons aussi la gestion de leur stock. De cette manière, nous sommes en mesure de mieux encore planifier l’utilisation des véhicules, de réduire le nombre de kilomètres à vide et d’obtenir une rentabilité durable du parc. Ceci s’inscrit parfaitement dans la politique écologique sur laquelle nous nous concentrons depuis quelques années. » Remitrans a également continué à évoluer en matière de gestion de flotte et suit de très près la rentabilité par véhicule.
ne génèrent pas seulement des baisses de coûts mais qui réduisent aussi la pollution.
En tant que prestataire logistique, Remitrans continue à croire dur comme fer à la plusvalue que le transport multimodal pourrait apporter.
T R A N S P O R T M U LT I M O D A L
POLITIQUE DE DURABILITÉ
Remitrans est conscient du fait que le transport routier impacte l’environnement. L’entreprise a dès lors pris un certain nombre de mesures ces dernières années pour réduire au maximum son empreinte écologique. Remitrans est une des sociétés à participer au programme lean & green. Ce programme pousse les organisations et les entreprises à atteindre un niveau de rentabilité plus élevé en prenant des mesures qui
chargé à 100 %. Mais y arriver seul est quasiment impossible et c’est pourquoi nous avons réuni plusieurs clients pour voir comment nous pouvions réaliser cet objectif. Finalement, nous avons réussi à faire rouler ce véhicule en permanence dans le cadre d’un service navettes entre nos différents clients et à harmoniser parfaitement les flux de marchandises entre eux. Une situation win-win pour toutes les parties concernées. » Ce nouveau tracteur n’est pas la seule action durable de Remitrans. La totalité de la toiture des entrepôts - soit 45.000 m2 - a été couverte de panneaux solaires, de quoi alimenter en énergie toute l’entreprise.
Pour bénéficier de cette reconnaissance, la société doit réduire ses émissions de CO2 de 20 % d’ici à 2018. « Depuis quelque temps, nous possédons un poids lourd qui roule au gaz naturel. Il s’agit d’un tracteur Scania P340 équipé d’un moteur CNG 9 litres Euro 6 de 340 ch. Cela nous a permis d’obtenir un ECR Award (Efficient Consumer Response). Un poids lourd au gaz naturel donne le meilleur résultat lorsqu’il peut rouler en permanence
Lors de la mise en service d’un de ses entrepôts à Ninove, le rêve de Remitrans était de pouvoir réutiliser la vieille ligne ferroviaire industrielle qui y était reliée. Une opportunité à laquelle Remitrans croit encore dur comme fer. « Ce projet est malheureusement en suspens depuis un petit temps et les autorités font toujours blocage, mais nous espérons toujours pouvoir utiliser bientôt l’ancienne voie ferrée. En tant que transporteur/prestataire logistique, nous continuons à croire fermement à la plus-value que ceci devrait générer. Le transport combiné affiche suffisamment de potentiel quand on peut le planifier de manière adéquate. Malheureusement, le marché ne semble aujourd’hui pas encore mûr pour cela. Si nous voulons maintenir la viabilité de notre réseau routier pour chacun et à un prix raisonnable, il faudra tôt ou tard examiner les modes alternatifs de transport », conclut M. Frank Coppens.
GEERT DE TEMMERMAN
Chez Remitrans, on ne renonce pas aux valeurs d’une société familiale.
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2013
« Un transport plus sûr et plus durable » NINATRANS
Transporteur de l’Année en 2013, Best European Road Transport Operator en 2014, Best Innovation en 2015, Lean and Green Star en 2016… Ce ne sont là que quelques-unes des récompenses que Ninatrans a décrochées ces dernières années. Son secret ? Tout miser sur des solutions de transport durables, être ouvert aux innovations et viser un service professionnel.
« Nous nous remettons constamment en question afin de voir comment professionnaliser encore plus notre organisation. » (Benny Smets)
En 20 ans, Ninatrans est passée du statut de petite PME à l’une des entreprises les plus dynamiques et audacieuses de Belgique, sous la houlette de son CEO Benny Smets, de sa sœur Nina (CFO), qui gère les finances, et de son beaufrère Bruno Vannerum (COO), responsable du volet opérationnel. Aujourd’hui, son parc compte plus de 150 véhicules.
en hausse, ce qui permet de réaliser des économies d’échelle et donc de faire preuve d’encore plus de flexibilité », précise Benny Smets. « Cette croissance s’explique en partie par le fait que nous cherchons constamment à améliorer notre organisation et que nous n’hésitons pas à jouer les précurseurs, ce qui ne passe pas inaperçu auprès de nos clients ».
« Ces dernières années, nous avons enregistré une croissance annuelle moyenne de près de 15 %. La croissance n’est pas un but en soi, mais résulte d’une demande
Les titres de Transporteur de l’Année et de ‘Best European Road Transport Operator 2014’ sont venus valider les choix stratégiques et structurels de ces dernières années. De plus, ils ont incontestablement aidé le transporteur à poursuivre sur le chemin de la croissance, où l’accent est fortement mis sur la responsabilité sociétale des entreprises. « Ninatrans continue de se focaliser sur le développement des transports urgents, mais nous avons aussi ajouté les transports pharmaceutiques et frigorifiques à nos services. En 2016, nous avons repris les activités d’un transporteur malinois spécialisé dans le transport frigorifique. De cette Ninatrans est dirigée par Benny Smets (CEO), sa sœur Nina (CFO) et son beau-frère Bruno Vannerum (COO).
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En 2014, Ninatrans a mis en service la première remorque ‘goutte d’eau’ de Belgique.
manière, nous pouvons encore mieux agencer nos trajets et réduire le nombre de kilomètres à vide. Cette reprise nous permet également d’accroître notre expertise dans cette niche où nous étions déjà actifs à plus petite échelle. Jusqu’à présent, notre croissance reposait surtout sur le développement de nos activités de transport, mais avec cette reprise, nous pouvons aussi proposer des services logistiques ». SOLUTIONS
DE
TRANSPORT
DU-
RABLES
À l’heure actuelle, une entreprise qui souhaite trouver des solutions afin de maîtriser au maximum ses coûts, voire les réduire, doit impérativement investir dans la technologie, l’ICT et l’écologie. « Nous considérons qu’il est de notre responsabilité sociétale de contribuer par tous les moyens possibles à la réduction de notre empreinte écologique. Nous n’hésitons donc pas à investir dans des nouveautés qui peuvent nous y aider. Presque tout le parc automobile a été remplacé par des poids lourds Euro 6. En 2015, nous avons reçu le ‘Best Innovation Award’ pour avoir été les premiers à introduire un écocombi sur les routes belges ». Ces dernières années, Ninatrans a également mis en place toute
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N I N AT R A N S
HIER ET AUJOURD’HUI une série de nouveautés en vue de réduire A l'époque 2017 ses émissions de CO2, Véhicules moteurs 120 160 dans le prolongement Matériel tracté 220 270 du programme Lean & Personnel 144 196 Green. En 2014, la soChiffre d'affaires (en mio EUR) 28,95 ciété a mis en service ninatrans.be la première remorque ‘en goutte d’eau’ de Belgique. Sa forme aérodynamique permet de limiter professionnaliser encore plus. au maximum la résistance et les « Il est clair que la pression sur les turbulences liées à l’air, ce qui ré- tarifs du transport ne diminuera duit la consommation et donc les pas dans les années à venir, malgré émissions de CO2. la demande croissante de transport. C’est la raison pour laquelle Toujours en 2014, Ninatrans a inefficacité et optimisation restetroduit le tout premier camion ront les maîtres mots de Ninatrans. 100 % LNG de Belgique, un pas de Nous restons ouverts aux opplus vers la diminution des émisportunités qui nous permettent sions de CO2 et des particules de continuer à développer l’enfines. « La principale contrainte est treprise de façon innovante, en le nombre limité de stations-serinvestissant dans des véhicules vice et la puissance des moteurs. dotés de systèmes de propulsion Ici aussi, nous pensons qu’il y alternatifs, comme le LNG. Le secaura beaucoup de changements teur souhaite aussi que les autoà court terme. L’obtention de la rités améliorent la mobilité en réLean and Green STAR, en 2016, duisant les files structurelles. Une est venue couronner les efforts taxe kilométrique intelligente pour constants que nous déployons les voitures particulières pourafin de réduire nos émissions de rait y contribuer », conclut Benny CO2 ». Smets.
Ninatrans se base sur les normes de la méthodologie LEAN pour optimiser tous les niveaux de son organisation. Cela signifie que le transporteur ose se remettre constamment en question afin de voir comment la développer et la
GEERT DE TEMMERMAN
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2014
« Donnez-nous la chance de former les jeunes » Ernest Lux envisage une reprise de l’autre côté du pays.
LUX TRANSPORT Situé en Hesbaye, Transport Lux a été élu Transporteur de l’Année en 2014. Une année de crise, au cours de laquelle la capacité financière de l’entreprise, que lui assurent sa riche histoire et ses nombreux clients essentiellement actifs dans le secteur de l’alimentation, a revêtu toute son importance. Nous avons rencontré Ernest Lux, gérant de Transport Lux. « Nous étions en train de tout automatiser. Cette transformation englobait le suivi des chauffeurs, mais aussi les échanges avec les clients. Depuis, nous avons presque totalement abandonné le papier. Avec un peu de chance, tout sera bientôt entièrement numérisé. Nous continuons quoi qu’il en soit à améliorer constamment notre infrastructure IT. » TRANSPORT LUX HIER ET AUJOURD’HUI
A l'époque Véhicules moteurs 70 Matériel tracté 120 Personnel 70 Chiffre d'affaires (en mio EUR)
transport-lux.be
L A S TA B I L I T É D E N O T R E E N -
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TREPRISE
« Ce n’est qu’en 2014 que nous n’avons vraiment commencé à investir dans l’IT. Cela fait plus de 60 ans que nous existons. Notre entreprise est donc assez
vieille, et travaille de manière plutôt traditionnelle. Mais ce titre est aussi dû à la stabilité de notre organisation. Notre plus gros client est Aperam, le célèbre géant de l’acier de Genk (l’ancien ALZ). Nous travaillons aussi en majeure partie avec de grandes multinationales du secteur de l’alimentation et du conditionnement, du type Coca Cola, Pepsi, Alken Maes, Colruyt et AB-Inbev. Cela nous a certainement aidés à traverser cette année difficile. Le secteur de l’alimentation est bien entendu assez stable en période de crise. Personne ne va s’arrêter de boire ou manger. Les prix restent donc serrés et compétitifs, ce qui n’est pas le cas dans le bâtiment, par exemple. Nos exportations vers la France, qui constituent le deuxième pilier de notre organisation,
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« Donnez-nous la chance de former les jeunes dès 16 ans via l’apprentissage en milieu professionnel. » (Ernest Lux)
Transport Lux continue à améliorer constamment son infrastructure IT et se prépare à l’e-CMR.
volumes sans devoir engager du personnel supplémentaire et sans laisser les coûts fixes s’envoler. Grâce à une nouvelle sorte d’ordinateur de bord, nos chauffeurs jouent aussi de plus en plus les ‘secrétaires’. Résultat : le travail au bureau diminue et les commandes sont de plus en plus souvent traitées depuis les cabines. Nous envisageons par ailleurs une opération de croissance externe, histoire d’optimiser l’interaction entre l’est et l’ouest de la Belgique. Mais nous avons encore le temps. Il n’y a rien de concret pour le moment », explique Ernest en souriant. L E R É S E AU R O U T I E R N E S U I T PA S
ont continué à tourner. Nous n’avons donc pas souffert de cette mauvaise année », confie Ernest. « Ce que nous apporte le titre de Transporteur de l’Année ? Un beau coup de pub ! Nous avons pu convaincre des clients qui n’auraient peut-être pas fait appel à nous sinon. Depuis, nous jouons aussi davantage la carte de la sécurité. Mais attention ! Ce
prix nous a aussi donné un bon boost en interne. Nos collaborateurs sont fiers de travailler pour un Transporteur de l’Année, et les jeunes sont aussi un peu plus tentés de rejoindre notre entreprise. « 2014 n’est naturellement pas si loin. Si la croissance était nulle à l’époque, elle est aujourd’hui de 10%. Nous n’avons pas le choix : pour survivre dans notre secteur, nous devons grandir. Les marges ne cessent de se réduire, et la concurrence est de plus en plus féroce. Nous devons augmenter les volumes pour conserver une certaine marge. C’est pourquoi nous investissons tant dans l’IT, histoire de ne pas être dépassés à l’avenir. Nous passerons par exemple bientôt à l’e-CMR. Nous faisons tout le nécessaire pour nous y préparer et conserver notre position dans le secteur. » ET ENSUITE ?
Grâce au titre décroché en 2014, Ernest Lux a convaincu des clients qui, autrement, n’auraient peut-être pas fait appel à ses services.
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« Comme je vous l’expliquais, en interne, nous nous concentrons surtout sur la modernisation de notre infrastructure IT. La situation est ce qu’elle est : il faut doper les
Si l’entreprise vise cette interaction et recherche un site de l’autre côté du pays, ce n’est naturellement pas sans raison. « Nos routes arrivent lentement mais sûrement à saturation. Il est grand temps d’investir dans le béton, ou nous ferons bientôt du surplace du matin au soir. La circulation a énormément augmenté. Le transport joue un rôle capital. Pourtant, le réseau routier ne suit pas. La situation devient vraiment problématique. Au même titre que notre coût salarial: nous ne pouvons plus concurrencer le reste de l’Europe. Il va falloir réduire ces coûts. Mais pas en diminuant les salaires ! Notre secteur a déjà suffisamment de mal à attirer les jeunes. Comment allons-nous faire face au vieillissement ? Il faut aussi que chacun de nous participe à l’amélioration de l’image du secteur. Y compris les pouvoirs publics : donnez-nous la chance de former les jeunes dès 16 ans via l’apprentissage en milieu professionnel, et nous nous en sortirons », conclut Ernest.
PIETER JAN GHYSENS
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2015
« Le chauffeur est notre priorité » TRAFUCO Trafuco est un tout jeune lauréat puisqu’il a décroché le titre de Transporteur de l’Année en 2015. Et force est de constater que l’avant-dernier vainqueur de l’award a su surfer sur la vague du succès avec une croissance de 45 % depuis son couronnement. Peutêtre parce qu’il a décidé de tout mettre en œuvre pour garantir la qualité du service avec des chauffeurs compétents.
Le souvenir du titre est encore tout chaud dans la mémoire de Marc Van den Broeck, propriétaire et CEO de Trafuco : « Pour le personnel, et aussi pour les tiers d’ailleurs, l’impact du titre a été assez important. Tout le monde l’a apprécié à sa juste valeur. Ce titre constitue une reconnaissance du travail accompli au cours des dix dernières années et de la bonne santé de la société. Cela nous a fait d’autant plus plaisir que notre entreprise est toujours totalement belge. » CROISSANCE CONTINUE
Au fil des ans, Trafuco a connu une croissance continue marquée par diverses reprises importantes. Rappelons par exemple, rien qu’en 2016, la reprise des activités de transport de conteneurs et de bâchées de XPO Logistics dans le port d’Anvers ou encore la reprise d’Alfred Talke Transport Services (ATTS) spécialisé dans le transport citerne de produits chimiques. Depuis le titre, cette croissance est donc plus que jamais au rendez-vous, comme TRAFUCO HIER ET AUJOURD’HUI
Marc Van den Broeck, CEO de Trafuco : « En un an, nous avons enregistré une croissance de 45 %. »
A l'époque Véhicules moteurs 172 Matériel tracté 391 Personnel 217 Chiffre d'affaires (en mio EUR) 27
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« J’espère que la taxe kilométrique va au moins se généraliser aux camionnettes. » (Marc Van den Broeck)
La croissance de Trafuco repose notamment sur une politique de reprises, toujours combinée à une croissance organique.
le précise Marc Van den Broeck : « En un an, nous avons enregistré une croissance de 45 %. Notre chiffre d’affaires est passé de 27 à 39 millions d’euros pour un parc de plus de 860 unités et un effectif de 325 personnes. Concernant le parc, il s’agit plus précisément de 260 tracteurs, 200 semi-remorques citernes, 80 semi-remorques bâchées, 320 châssis et 4 barges. » Les principales activités de Trafuco sont aujourd’hui le transport de produits liquides en citernes, le transport bâché et le transport de conteneurs, mais de nombreuses autres activités font également partie de l’offre de services comme le transport de substances dangereuses, de déchets, le stockage temporaire ou encore le ravitaillement de navires en huile de graissage. Trafuco propose des prestations de transport sur route et du transport en connexion avec le réseau ferroviaire et fluvial. Le ‘first and last mile’ s’effectue par poids lourd en cas de transport fluvial et ferroviaire. A noter encore une activité à laquelle la société attache beaucoup d’importance : les formations ADR et dans le domaine de l’aptitude professionnelle pour
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le propre personnel de Trafuco mais aussi pour des tiers. Cette multitude d’activités font de la société de Schelle un des principaux acteurs du transport belge. Et pour être à la hauteur de ce statut, Trafuco mise sur la qualité du service. « Le principal défi du transport consiste à trouver de bons chauffeurs. Des chauffeurs qui garantissent la qualité du service. Et comme on n’est jamais aussi bien servi que par soimême, nous avons décidé d’assurer nous-mêmes la formation des chauffeurs via notre propre transport academy. Pour subsister, il faut conserver un certain niveau de qualité. Nous y arrivons en soignant l’aspect ‘personnel’. Les chauffeurs sont formés sur leur lieu de travail afin d’obtenir un permis C/CE, ceci en collaboration avec la VDAB et le Fonds Social. Même les chauffeurs inexpérimentés ont l’opportunité d’apprendre le job. » SUR SA LANCÉE
L’autre grand défi, c’est de répondre aux multiples exigences actuelles. Le transport est un secteur difficile. Il y a les impératifs horaires, la saturation sur les
routes, les files, etc. Pour répondre à toutes ces exigences, il faut faire preuve d’un grand réalisme vis-àvis du client. Assurer un service de qualité, cela a un prix. Enfin, je voudrais dire un mot sur la taxe kilométrique. J’espère qu’elle va se généraliser au moins aux camionnettes, mais idéalement aussi aux voitures. Les poids lourds sont obligés d’être sur la route. C’est leur raison d’être. Les voitures ne sont pas toujours obligées d’être sur la route. Pourquoi cette taxe se limiterait-elle dès lors aux seuls poids lourds ? », commente Marc Van den Broeck. On le voit, le CEO de Trafuco sait exactement ce qu’il veut et prévoit encore d’autres faits d’armes d’envergure pour le futur. « Notre projet principal consiste à poursuivre notre politique de reprises dans les mêmes secteurs. Une politique de reprises complétée par une croissance organique pour garantir notre développement constant. Le tout s’inscrivant dans une démarche de qualité, de sécurité et de respect de l’environnement. »
MICHEL BUCKINX
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« Entreprendre est un défi permanent » ROSANTRA Un an après l’obtention du titre, Rosantra se souvient avec fierté de cette reconnaissance par le secteur, mais depuis lors l’entreprise a travaillé dur pour son avenir en privilégiant la croissance basée sur la qualité plutôt que la quantité.
Nancy Luypaert-Schamphelaere a grandi dans le monde du transport et de la logistique et a passé toutes ses vacances scolaires dans la société familiale Antrago à Hamme. Vingt ans plus tard, elle créait, avec l’aide de son père, sa propre entreprise de transport à Hamme. Après la reprise d’Antrago, Rosantra a poursuivi sa route de manière indépendante. Sous l’impulsion de son père Tony notamment, et soutenue par une expertise externe, sa croissance s’est accélérée. « Si nous voulions poursuivre notre croissance, il était nécessaire de réaménager totalement notre site et de le moderniser. Pour cela, nous avons élaboré une stratégie d’avenir claire : réorganisation du parking, ouverture d’un truck-wash couvert et d’un atelier moderne, nouveaux bureaux et nouvelle station avec AdBlue… L’ensemble a été totalement fermé et sécurisé. Mon père, qui est malheureusement décédé en 2014, m’a beaucoup aidée et assistée pendant les travaux sur le site. Notre participation à l’élection et notre victoire
Nancy Luypaert-Schamphelaere : « Cet award a aussi été accueilli très positivement chez nos clients. »
lui ont donc été dédiées pour le remercier de tout ce qu’il m’a apporté dans la construction de ma carrière professionnelle », déclare Nancy Luypaert-Schamphelaere, la première gagnante féminine du titre de Transporteur de l’Année. L’impact de la victoire s’est clairement fait sentir chez Rosantra. « Je peux compter, jour après jour, sur une solide équipe de collaborateurs qui me soutient totalement, mais un award attribué par le secteur fut pour eux une motivation supplémentaire pour proposer une qualité encore meilleure et une reconnaissance de leur propre implication. Mais chez nos clients aussi, le titre a été accueilli très positivement. » A N N É E D E L A C O N S O L I DAT I O N
Rosantra a franchi quelques étapes importantes ces dernières années. En Belgique, la société se
concentre essentiellement sur le transport de conteneurs, le transport en just-in-time et le transport spécialisé sur mesure. Pour servir un maximum de clients, elle dispose d’un parc très varié de véhicules tractés comme des fourgons, des semis avec hayon, des semis pour coils, des semis conçues pour le transport de tuyaux, des semis mégas… Tout ceci en visant un taux d’occupation maximal des véhicules. « Pour y parvenir, différentes pistes ont été suivies comme une combinaison de trafics de jour et de nuit ou encore une collaboration accrue avec d’autres collègues transporteurs. Nous avons aussi constamment adapté notre stratégie d’affrètement vers les PaysBas et le Luxembourg et nous n’achetons plus une eurovignette annuelle mais seulement quand il le faut absolument. »
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Pour Rosantra, l’an passé fut avant tout une année de repos et de consolidation avec toutefois les investissements de remplacement et d’extension nécessaires tels que prévus dans le planning. L’introduction de la taxe kilométrique et la compétence professionnelle Code 95 ont constitué, pour de nombreuses entreprises, un des plus grands défis de l’année écoulée. Mais la foudre ne tombe pas à chaque fois qu’il tonne… « Nous avions prévu d’accélérer le remplacement de notre parc par des véhicules Euro 6 afin de pouvoir minimaliser l’impact de la taxe et nous nous étions promis de la répercuter intégralement dans nos prix de transport. Nous avons dès lors su garder sous contrôle son influence comme nous l’avions prévu. Les formations dans le cadre du Code 95 ont aussi été systématiquement intégrées dans notre planning annuel. » Le secteur évolue constamment à différents niveaux. Quel est le prochain défi pour Rosantra ? « L’environnement est devenu le thème central de ces derniers mois et nous essayons nous aussi d’en tenir compte, non seulement en investissant dans des véhicules écologiques mais aussi en voyant ce que l’on peut améliorer en interne. C’est ainsi que nous lancerons en 2017 l’Easy Invoicing ou
Rosantra a franchi quelques étapes importantes ces dernières années dans le développement de ses activités.
le traitement numérique des factures. Nous essayons ainsi d’apporter notre contribution au maintien d’un environnement sain tout en poursuivant la numérisation de notre organisation. » A moyen terme, Rosantra prévoit une nouvelle extension de sa capacité de stockage pour élever encore le niveau de service à ses clients. Madame Nancy LuypaertSchamphelaere : « Le secteur est constamment en mouvement et les défis se succèdent à un rythme soutenu. En tant que chef d’entreprise, il faut pouvoir suivre. Mais je resterai toujours fidèle à mon crédo : la qualité plutôt que la quantité ! ».
GEERT DE TEMMERMAN
« Les défis se succèdent à un rythme soutenu dans le secteur. En tant que chef d’entreprise, il faut pouvoir suivre. » (Nancy LuypaertSchamphelaere)
ROSANTRA HIER ET AUJOURD’HUI
A l'époque Véhicules moteurs 38 Matériel tracté 90 Personnel 49 Chiffre d'affaires (en mio EUR) Toute la famille était manifestement ravie du titre de Transporteur de l’Année...
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SCOOP
Gheeraert emporte la mise
Etrangement, il aura fallu attendre 2017 pour qu’une entreprise originaire de Flandre Occidentale devienne Transporteur de l’Année. La victoire de Gheeraert vient couronner une belle histoire de famille.
Cela fait plusieurs années que Gheeraert ‘tournait autour’ du concours de Transporteur de l’Année sans franchir le pas. Le coup d’essai s’est donc transformé en coup de maître en 2017. Avec 65 années d’expérience, la société de Loppem s’appuie aujourd’hui sur la troisième génération familiale (Stijn et Peter) pour continuer à grandir et explorer des pistes nouvelles. Les deux administrateurs délégués ont notamment eu la sagesse de s’entourer d’un conseil consultatif externe qui les aide à affiner leur vision stratégique et à valider les décisions importantes.
VA L E U R S A J O U T É E S
Gheeraert, c’est d’abord une tradition familiale solide, avec tout ce que cela comporte comme bon sens dans la gestion des fondamentaux financiers. C’est aussi une recherche permanente de valeur ajoutée, qui se traduit par la recherche de niches où la qualité de la prestation transport a toujours un prix que le client est prêt à payer. Mais la société brugeoise a aussi su s’inscrire dans les grandes tendances du transport moderne. Pilier de l’organisation Astre en
GHEERAERT EN BREF
• Direction: Stijn et Peter Gheeraert • Chiffre d’affaires (2015): 16,7 millions EUR • Personnel: 140, dont 110 chauffeurs (+ 20 chauffeurs en sous-traitance) • Flotte: 85 véhicules (dont 65 tracteurs et 20 porteurs), 170 (semi-)remorques
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Belgique, elle utilise l’effet réseau au maximum pour utiliser ses propres moyens de transport (et ses chauffeurs, tous sous payroll belge) au maximum de leurs capacités. Le même objectif justifie les importants investissements en cours dans l’automatisation des processus. Gheeraert a également anticipé les exigences de la formation continue en créant son propre institut de formation agréé (TransForm). Plus récemment, la société a passé un accord avec Citydepot pour devenir la base opérationnelle du spécialiste des distributions urbaines à Bruges. Gheeraert réfléchit même plus loin et envisage de développer des concepts de livraisons urbaines utilisant la complémentarité entre la route et la voie navigable. A l’évidence, le Transporteur de l’Année nous réserve encore de belles surprises…
Éditeur responsable : FEBIAC a.s.b.l. - Boulevard de la Woluwe 46 bte 6 - 1200 Bruxelles
TRANSPORTEUR DE L’ANNÉE 2017
CLAUDE YVENS
Gheeraert est le premier transporteur de Flandre Occidentale à devenir Transporteur de l’Année. 58
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