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WALL STREET AFFICHE DE NOUVEAUX RECORDS APRÈS

UN REPLI ÉCLAIR

Quelle est la durabilité de ce rebond ? Et quelles sont les opportunités d’achat ?

Réponses à 10 questions

Question lecteur

L’action Colruyt a-t-elle encore des atouts ?

L’Investisseur

Rédaction

Éditeur et rédacteur en chef : Filip Salmon

Responsable de la stratégie actions : Gert Bakelants

Analystes : Marc Brems, Frank De Mol, Adrien Figliola, Youry Huygen, Simon Renty, Geert Smet

Marketing: David Kronfeld, Chantal Janssens

Éditeur responsable : Peter Quaghebeur, Avenue du Port 86 C, B 309, 1000 Bruxelles

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43e année, paraît chaque semaine - ISSN 0771-9582 - Bureau de dépôt :

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Images © Mediafin - Shutterstock - Belga Image

Proximus, TSMC, ASML et Imerys

LE REBOND RAPIDE DE WALL STREET APRÈS LE REPLI 8

Quelle est la durabilité de ce rebond ?

Quelles sont les opportunités d’achat ?

TRACKER DE LA SEMAINE 12

Investir dans les infrastructures européennes.

LA TAXE SUR LA PLUS-VALUE 13

Réponses à 10 questions fréquentes

QUESTION LECTEUR 16

L’action Colruyt a-t-elle encore des atouts ?

Kinnevik, Savenca et Vopak

Les actions vous offrent une protection naturelle

Devenir millionnaire: presque tout le monde y a déjà pensé au moins une fois. Pour certains, c’est la preuve ultime d’avoir « réussi ». Pour d’autres par contre, c’est un statut qu’il vaudrait mieux sanctionner, par exemple avec un impôt sur la fortune. Ces dernières années, le nombre de millionnaires dans notre pays aurait légèrement diminué, surtout en raison d’investissements prudents.

Pourtant, il y a de fortes chances que de nouveaux millionnaires apparaissent dans les années à venir. Et dans le même temps, «être millionnaire» n’est plus ce que c’était. Certes, cela reste pour beaucoup un objectif de sérénité financière, mais l’inflation érode de plus en plus ce chiffre symbolique. C’est précisément cette inflation qui le met à portée de davantage de personnes. Dès lors, que signifierait encore ce statut?

DESTRUCTEUR DE VALEUR

On ne parle pas pour rien du « spectre de l’inflation », dont tout le monde devrait avoir peur. Chaque 100 euros que vous aviez le 1er janvier 2000 ne valent plus, en termes de pouvoir d’achat, que 55,8 euros. Ou inversement : vous avez désormais besoin de 179,3 euros pour acheter le même panier de biens et services qu’à l’époque avec 100 euros. L’inflation est destructrice, et après quelques années, l’impact cumulatif est énorme. Pourtant, tout le monde n’en est pas pleinement conscient.

Dans les pays à forte inflation et à monnaie faible, presque tout le monde est millionnaire. Pensons notamment à des pays tels que l’Argentine et le Venezuela. Un économiste néerlandais m’a offert il y a quelques années un billet de 200 millions de dollars zimbabwéens, joliment encadré. Il s’agit là d’un sage rappel de la façon dont les choses peuvent mal tourner. Il fut un temps où 1 dollar zimbabwéen valait au-

Cela peut sembler contre-intuitif, mais conserver en permanence trop de liquidités comporte de sérieux risques.

Gert Bakelants Responsable de la stratégie actions

tant qu’1 dollar américain, jusqu’à ce que l’hyperinflation en pulvérise la valeur. L’argent vaut en fin de compte autant que ce que vous pouvez en faire. Si vous devez vous rendre au distributeur automatique pour le moindre achat, cela ne vous sert pas à grand-chose. Et même si les salaires sont indexés, cela reste souvent un emplâtre sur une jambe de bois : votre épargne n’échappe pas à l’inflation.

FAUSSE SÉCURITÉ

Même sans hyperinflation, le pouvoir d’achat se dégrade plus vite que beaucoup ne le pensent. En Turquie, l’inflation a ainsi dépassé les 84% en 2022. Cette même année, l’indice boursier BIST 100 a progressé d’environ 190%. Pour de nombreux investisseurs turcs, il s’agissait d’une forme de protection : non pas parce que les actions sont sans risque, mais parce qu’elles peuvent évoluer avec la hausse des prix. Même à des niveaux d’inflation « normaux », la valeur de l’argent recule rapidement. À plus long terme, les actions offrent une protection naturelle.

Il ne s’agit pas ici de plaider pour investir tous vos moyens en actions. Il s’agit plutôt de recommander de ne pas les négliger, aux côtés d’autres classes d’actifs. Cela peut sembler contre-intuitif, mais détenir beaucoup de liquidités comporte de sérieux risques. Les actifs tangibles – dont les actions – préservent bien mieux leur pouvoir d’achat.

À court terme, les actions comportent effectivement les risques les plus élevés, car les marchés peuvent parfois fluctuer fortement et de manière irrationnelle. Mais avec le temps, les risques changent de camp. Les actions deviennent alors moins risquées, tandis que le cash perd avec certitude (beaucoup) de valeur.

Proximus: nous relevons notre conseil

Le nouveau CEO de Proximus, Stijn Bijnens, insuffle un vent de fraîcheur chez le leader belge des télécoms. Pour l’instant, l’action ne participe pas au fort rally des valeurs télécoms européennes. Reviendra-t-elle bientôt en grâce auprès des investisseurs ?

Le secteur européen des télécoms semble sortir d’une longue hibernation. Cette année, après l’énergie et les matières premières, c’est le secteur le plus performant. Depuis début 2024, on observe même une hausse de plus de 50%. Cette solide performance est surtout liée à une recherche de sécurité, car le secteur paraît à l’abri des principales incertitudes du marché. Les craintes liées à l’IA poussent les investisseurs vers des actifs tangibles. Les télécoms ne semblent pas souffrir d’une disruption par l’IA et pourraient même en tirer profit via des gains d’efficacité. Par leur caractère local, les acteurs télécoms sont relativement protégés contre les menaces commerciales et géopolitiques. Leur faible dépendance énergétique constitue actuellement un atout et l’inflation peut en général être répercutée assez facilement. Enfin, l’attitude plus souple des régulateurs européens en matière de fusions et de coopérations apporte un soutien supplémentaire.

LE COUP DE BALAI DE STIJN BIJNENS

Le CEO Stijn Bijnens n’a pas manqué ses débuts chez Proximus. Lors d’une journée investisseurs en début d’année, le dividende a immédiatement été réduit. Le dividende annuel passe de 0,6 à 0,3 euro par action et sera désormais versé en une seule fois. Ensuite, il devrait progressivement remonter à 0,40 et 0,50 euro en 2027 et 2028. Les effectifs seront fortement réduits, de 15%. Proximus réalisera cela via des départs naturels. Plus tôt, les attentes concernant Proximus Global, les activités internationales, avaient déjà été fortement revues à la baisse, entraînant une dépréciation.

Le CEO se dit ouvert à une vente de cette division, mais souhaite d’abord améliorer les performances opérationnelles.

Entre-temps, le marché domestique continue de très bien performer. Proximus y occupe une position solide, surtout en Belgique francophone. La grande onde de choc attendue de l’arrivée du nouvel acteur roumain Digi ne s’est pour l’instant pas matérialisée. Il y a bien eu un effet sur les prix, mais Digi n’a pas encore attiré beaucoup de clients. Sa part de marché mobile reste inférieure à 1%, contre 41% pour Proximus. Dans l’internet fixe, Digi ne couvre que quelques grandes villes. Proximus détient ici une part de 44% et a même réussi à gagner encore des clients.

CONCLUSION

Proximus a subi un coup lors de la journée investisseurs, puis le cours a évolué latéralement. L’action ne se négocie qu’à peine à 6,3 fois le bénéfice attendu. Et ce alors que le secteur bénéficie d’une revalorisation. Nous relevons notre recommandation. Prenez une position limitée, mais attention au profil de risque relativement élevé.

Le plus grand opérateur télécom belge. Actif dans la communication fixe et mobile, la télévision numérique et internet.

RISQUE Acheter Vendre Accumuler Conserver Alléger

Faible Moyen Élevé Très élevé

DONNÉES DIVERSES

Ticker PROX (Bruxelles)

Code ISIN BE0003810273

Cours 6,63 €

RATIOS PERTINENTS

Cours/bénéfice 26e 6,3

Rendement dividend. brut 4,5%

Dette nette/EBITDA 2,7

Taiwan Semiconductor confirme à nouveau son rôle central dans le super-cycle de l’IA

Le géant des puces Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) souligne pourquoi l’entreprise est le cœur battant de la révolution mondiale de l’IA. Le leader mondial des puces avancées a écrasé les attentes avec une hausse du chiffre d’affaires de 35,1% à 35,7 milliards de dollars, tandis que le bénéfice net a bondi de 58%, un résultat impressionnant.

DES CHIFFRES SOLIDES PORTÉS PAR L’IA

La croissance est presque entièrement soutenue par la demande explosive de puces pour l’IA. Le segment du high-performance computing (HPC), qui comprend notamment des puces pour Nvidia, Apple et les hyperscalers, a progressé de manière spectaculaire et représente désormais plus de 55% du chiffre d’affaires total. La production des puces les plus avancées en 3 nm et 5 nm tourne à pleine capacité.

DES PERSPECTIVES ET DES INVESTISSEMENTS AMBITIEUX

Alors que le secteur des semi-conducteurs a historiquement été cyclique, il est clair que l’IA modifie structurellement la demande de puces. TSMC, en tant que plus grand producteur mondial de puces à façon (« foundry »), est un maillon indispensable: l’entreprise fabrique les puces les plus avancées au monde et dispose d’un quasi-monopole dans le segment haut de gamme. Cette position se traduit par un fort pouvoir de fixation des prix et, par conséquent, par des marges élevées. La marge brute était d’environ 66%.

En outre, la demande restera forte, de sorte que la capacité constitue plutôt

CONCLUSION

un facteur limitant. Des clients comme NVIDIA, Apple et Advanced Micro Devices continuent d’investir massivement dans les puces pour centres de données et les processeurs d’IA, pour lesquels TSMC est indispensable en tant que fournisseur. Pour l’ensemble de 2026, TSMC table sur une croissance du chiffre d’affaires d’environ 30%. Pour répondre à cette demande, l’entreprise prévoit des investissements de 52 à 56 milliards de dollars. Il y a bien sûr aussi des risques. Les investissements peuvent, à court terme, limiter la croissance des bénéfices. Les tensions géopolitiques autour de Taïwan engendrent également une certaine incertitude chez les investisseurs internationaux.

VALORISATION:

LA QUALITÉ A UN PRIX

Après la forte hausse de l’action au cours de l’année écoulée, l’action a plus que doublé, TSMC se négocie à un ratio cours/bénéfice attendu de 25,3. Ce n’est pas une aubaine et c’est supérieur aux valorisations historiques de cette action. Avec une croissance bénéficiaire attendue d’environ 30%, ce ratio cours/ bénéfice reste toutefois défendable.

TSMC profite du déplacement structurel de l’industrie des semi-conducteurs vers les puces les plus avancées. Le titre peut être conservé fermement. TSMC peut aussi être acheté indirectement via le tracker iShares Emerging Markets, dans lequel l’action a la pondération la plus importante.

Le géant des semi-conducteurs

Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) est le plus grand fournisseur de puces avancées au monde.

RATIOS PERTINENTS

ASML relève ses objectifs après un trimestre solide et profite de la vague de l’IA

ASML a bien commencé l’année et aborde dès lors 2026 avec davantage d’optimisme. Le groupe néerlandais relève sa prévision de C.A pour 2026 à une fourchette comprise entre 36 et 40 milliards d’euros. Cette ambition accrue fait suite à un solide premier trimestre et à un niveau de commandes toujours élevé après un quatrième trimestre particulièrement robuste.

Au dernier trimestre, ASML a réalisé un C.A de 8,8 milliards d’euros (+13%), supérieur aux attentes. La demande ne vient pas seulement des producteurs de puces avancées, avec TSMC parmi les principaux clients, mais de plus en plus aussi des fabricants de puces mémoire comme Samsung Electronics et SK Hynix (Corée du Sud). Ce segment gagne en importance et représente déjà 51% des ventes de produits. Les clients commandent aujourd’hui agressivement des capacités supplémentaires, car la demande de puces (mémoire) avancées reste supérieure à l’offre.

La vente de machines EUV demeure un important moteur de croissance. Il s’agit de machines de lithographie extrêmement avancées qui permettent aux fabricants de produire les puces les plus petites et les plus puissantes. ASML y reste quasiment sans concurrence. L’entreprise se trouve toutefois encore dans une phase d’apprentissage et de montée en puissance. D’ici la fin de l’année, ASML veut atteindre une capacité de production de 60 systèmes EUV par an, avant de porter ce chiffre à 80 systèmes par an d’ici fin 2027.

Cette expansion a toutefois un coût. La hausse des ventes de machines EUV pèse à court terme sur la marge opérationnelle, qui s’est établie à 53% au cours du trimestre écoulé. Pour le suivant, ASML table sur une marge comprise entre 51 et 53%. À plus long terme, l’ambition reste néanmoins d’évoluer vers 60%. Les tensions géopolitiques restent, quant à elles, aussi un point

d’attention. Dans sa fourchette d’estimation de C.A, ASML a déjà pris en compte d’éventuelles restrictions supplémentaires à l’exportation imposées par les États-Unis. La Chine perd surtout en poids dans le mix de ventes. Le pays représentait 20% du C.A au dernier trimestre, contre 40% il y a deux ans.

Le développement du secteur de l’IA bat toujours son plein et ASML constitue un maillon crucial de la chaîne mondiale des semi-conducteurs, profitant directement de la vague d’investissements. Cela se reflète dans la valorisation élevée de 35 en moyenne ces dernières années.

CONCLUSION

Pour ASML, les pénuries de puces avancées constituent un contexte favorable. Le principal risque reste l’impact des tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine. Par ailleurs, la demande pour ses machines dépend des investissements de grands clients comme TSMC dans la production de puces. C’est assurément un risque, mais aucun ralentissement de la croissance ne se profile à ce stade. Le titre ASML mérite donc clairement d’être conservé.

Ce groupe néerlandais est le leader mondial des machines de lithographie pour puces. Il vend des équipements DUV classiques et les nouvelles machines EUV.

Acheter Vendre Accumuler Conserver Alléger CONSEIL

RISQUE

Faible Moyen Élevé Très élevé

DONNÉES DIVERSES

Ticker ASML (Amsterdam)

Code ISIN NL0010273215

Cours 1.249,80 €

RATIOS PERTINENTS

Cours/bénéfice 26e 39,4

EV/EBITDA 27e 23,3

Flux de trésorerie / action 18,15 €

Imerys, l’une

des principales participations de

GBL

Le holding GBL est connu pour ses participations comme Adidas et Pernod Ricard. Le groupe français de minéraux Imerys parle moins aux investisseurs, alors que GBL détient près de 55% du capital. Au cours de Bourse actuel, cette participation vaut un peu plus d’un milliard d’euros, soit 10% de la capitalisation boursière de GBL. Imerys est le leader mondial des minéraux industriels, mais 2025 a été une année difficile. Le C.A a ainsi reculé de 0,7 % à périmètre comparable, à 3,384 milliards d’euros. Le flux de trésorerie opérationnel (EBITDA) a diminué de 19,1%, à 546 millions d’euros.

Sur le plan bilanciel, il n’y a pas d’inquiétude aiguë. La dette nette s’élevait à 1,39 milliard d’euros à la fin de 2025, soit 53% des fonds propres. Ces fonds propres ont toutefois été fortement amputés l’an dernier. Un montant de pas moins de 467 millions d’euros de goodwill a été déprécié. Cela a entraîné une perte nette de 409 millions d’euros. Malgré cette dépréciation, les fonds propres atteignent encore 30,8 euros par action. Hors éléments exceptionnels, l’entreprise est néanmoins restée bénéficiaire: 146 millions d’euros, soit 1,73 euro par action. Sur ce montant, 0,70 euro revient aux actionnaires. L’année 2026 sera encore une année de transition, en raison de conditions de marché difficiles et de prix de l’énergie élevés. Au cours des années suivantes, le bénéfice pourrait à nouveau progresser grâce à 50 à 60 millions d’euros d’économies de coûts annuelles. Vous payez respectivement 12 et 10 fois les bénéfices attendus pour 2027 et 2028.

CONCLUSION

QUARTZ ET LITHIUM

Dans l’équation Imerys, un élément de valeur majeur est la participation de 50% dans The Quartz Corporation (TQC). TQC fournit du quartz d’une pureté extrême, une matière première clé pour des marchés porteurs comme l’énergie verte et l’électronique. Lors des très bonnes années 2023 et 2024, TQC a dégagé un bénéfice net de, respectivement, 160 et 196 millions d’euros. L’an dernier, le bénéfice est retombé à 35 millions d’euros, surtout à cause de stocks élevés en Chine. À côté de cela, il y a le projet français de lithium Emili, davantage à considérer comme un joker. Projet stratégique au niveau européen, dans la logique d’une plus grande autonomie sur les matières premières pour batteries.

UNE TOUCHE SPÉCULATIVE

En février de l’an dernier, Bloomberg a rapporté que GBL étudiait un retrait de la cote d’Imerys. Depuis, ce dossier est resté étonnamment silencieux. Dans le même temps, GBL a vendu Umicore et a aussi cédé une partie du groupe de test et d’inspection SGS.

L’action se négocie près de son plus bas niveau depuis plus de 20 ans, en raison de la faiblesse du marché de la construction et de l’industrie. L’engagement du patron Huth peut indiquer une réorientation active visant à créer de la valeur. Les portefeuilles largement diversifiés peuvent prendre une première position dans Imerys en anticipant des années meilleures.

Imerys est un groupe français, leader mondial des minéraux industriels (talc, kaolin,...), fournissant des matériaux de spécialité à de nombreux secteurs industriels.

DONNÉES DIVERSES

Ticker NK (Paris)

Code ISIN FR0000120859

Cours 22,20 €

RATIOS PERTINENTS

Cours/bénéfice 27e 12,1

Cours/Valeur comptable 0,7

Rendement dividendaire 3,4%

La baisse est-elle derrière nous?

4 opportunités d’achat à Wall Street

Depuis le plancher de fin mars, les marchés boursiers ont affiché un formidable rebond, avec de nouveaux records pour Wall Street. A-t-on désormais vu le point bas? Et quelles opportunités d’achat peut-on dénicher? L’analyste Simon Renty traverse l’océan et examine quelles actions américaines sont intéressantes pour y investir.

Le conflit en Iran a poussé les actions américaines à un creux d’un peu moins 10% sous leur récent sommet. De nombreux baromètres boursiers européens et asiatiques ont perdu davantage de terrain. Le blocage du détroit d’Hormuz et la destruction d’installations énergétiques ont propulsé les prix de l’énergie à la hausse. Cela menace à la fois de peser sur l’économie et d’alimenter l’inflation. Comment se fait-il alors que les marchés se soient rétablis aussi rapidement?

UN REBOND LOGIQUE

Le large indice boursier américain S&P 500 a connu son rebond le plus marqué depuis la crise du covid en 2020 et a filé vers de nouveaux records, au-delà du cap historique des 7.000 points. Les investisseurs avaient craint que les banques centrales ne relèvent leur taux directeur pour combattre le risque inflationniste. Mais celles-ci se montrent étonnamment attentistes.

C’est un rally boursier très suspect aux yeux des investisseurs, voire carrément « détesté » par certains.

Le grand écart entre les prix de l’énergie spots (les prix du marché immédiat) et ceux des contrats futurs (prix attendus dans une période déterminée) montre que le marché part du principe que les problèmes seront rapidement résolus. Le pétrole et le gaz se trouvent actuellement surtout au mauvais endroit, mais la pénurie globale devrait rester limitée. En dehors du Moyen-Orient, la production est nettement augmentée. Les marchés ont en outre un effet autorégulateur: plus ils sont sous pression, plus le gouvernement américain semble enclin à trouver rapidement une solution au conflit.

Des anticipations de bénéfices en hausse donnent aussi un coup de pouce. Surtout pour la technologie et (sans surprise) l’énergie, la croissance des bénéfices attendue pour cette année est plus élevée qu’avant le conflit. Les industries intensives en énergie ont, à l’inverse, vu leurs anticipations de bénéfices reculer. Le premier trimestre aurait déjà été solide,

avec une croissance des bénéfices d’environ 12%. Pour les valeurs énergétiques, le bond des bénéfices ne viendrait qu’à partir du deuxième trimestre. Un dollar faible donne toujours aux Américains un vent favorable.

Les obligations, qui avaient elles aussi accusé le coup, n’ont récupéré que la moitié des pertes. Elles profitent moins que les actions de la stimulation budgétaire et fiscale promise par les gouvernements.

SOYEZ CONTRARIANTS: REGARDEZ LE SENTIMENT À très court terme, plus important encore, il y a le jeu du sentiment. Malgré le fait que Wall Street n’a perdu “que” quelque 10%, des indicateurs de sentiment pointaient déjà vers des nerfs très à vif. Et, dans ce cas, vous avez intérêt à adopter une position à contrecourant. Les tensions géopolitiques se révèlent, a posteriori, souvent être de beaux points d’entrée. Le célèbre in-

dice “fear and greed” de CNN est, à un moment donné, passé au rouge foncé. L’enquête auprès des investisseurs du courtier Saxo a montré en avril le sentiment le plus négatif parmi les investisseurs privés depuis mai de l’an dernier… là aussi un excellent moment d’achat.

L’indice de volatilité VIX, un baromètre de la peur pour les marchés boursiers, n’a pas atteint des sommets extrêmes. Néanmoins, il a tout de même brièvement dépassé 30. Ce n’est pas une garantie pour l’avenir, mais quiconque, au cours des 30 dernières années, achetait systématiquement lorsque le VIX passait au-dessus de 30, obtenait en moyenne un rendement de 12,4% sur une période de six mois.

UN RALLYE DÉTESTÉ

En mars, les économistes et commentateurs de marché adoptaient souvent une attitude prudente et ont, par conséquent, été surpris par le rebond. C’est pourquoi il s’agit d’un rallye boursier très contesté et, pour certains, même “détesté”. Si ces voix sont forcées de réviser leur opinion à la suite d’évolutions positives, elles peuvent soutenir davantage la hausse des marchés.

Il en va de même pour les investisseurs. Ces dernières années, un fort réflexe “acheter le creux” est apparu. Les corrections boursières ne duraient jamais longtemps et étaient systématiquement suivies d’un rebond en V. Cela a renforcé la confiance dans l’idée que toute turbulence de marché constitue une opportunité d’achat (une tendance qui nous inquiète d’ailleurs à long terme). Mais beaucoup de “dip buyers” auront manqué cette occasion. La baisse a en effet été comparée à la “baisse des tarifs” d’un an plus tôt, qui avait été nettement plus profonde (près de 20%). Les acheteurs de creux qui ont raté leur moment et doivent, à contrecœur, entrer à des cours plus élevés, peuvent eux aussi soutenir une poursuite de la hausse.

PEUT-ON ALLER PLUS BAS?

Bien entendu, il faut tenir compte d’un scénario dans lequel les marchés boursiers subissent encore un choc. Même si des éléments positifs ont été observés, il est encore loin d’y avoir un accord sur le détroit d’Hormuz et le programme nucléaire iranien. L’impact sur l’inflation et les taux d’intérêt sera crucial.

Les Américains dépensent près de 2 000 dollars par an en rencontres, mais seule une fraction de cette somme est consacrée aux applications de rencontre.

Mais, malgré tout, nous voyons actuellement de belles opportunités à Wall Street. Il y a un an, l’Europe était encore nettement moins chère que les États-Unis, mais cet écart de valorisation est en grande partie comblé. En outre, les ÉtatsUnis, en tant qu’exportateur d’énergie, sont moins impactés par le conflit. Nous mettons en avant quatre noms américains dans le logiciel, qui avaient déjà perdu du terrain avant la crise iranienne.

OPPORTUNITÉS D’ACHAT À WALL STREET

1 UBER: LEADER MONDIAL DES APPLIS DE TAXI

L’action Uber a bien rebondi ces dernières semaines, mais avait connu auparavant un semestre faible. Cela tenait davantage au sentiment de marché qu’aux résultats propres de l’entreprise. Le cours a été entraîné par la crainte liée à l’IA sur le marché.

Les voitures autonomes constituent-elles une disruption ou une opportunité? Le débat existe depuis un moment. Nous pensons qu’elles coexisteront. Uber investit fortement dans les taxis autonomes via des partenariats, ce qui limite ses investissements propres.

Sur le marché des applis de taxi, Uber est le leader absolu. Dans la plupart des marchés où Uber est actif, il occupe une position dominante et écrase la concurrence. Les marges sont donc assez élevées. Dans le segment de la livraison de repas, la rentabilité s’est améliorée. À moins de 25 fois le bénéfice, l’action est nettement moins chère qu’auparavant.

Uber parie sur les taxis autonomes

2 GEN DIGITAL: FAIBLEMENT VALORISÉE

Chez Gen Digital, la hausse récente reste modeste par rapport à la baisse du dernier semestre. Ici aussi, la morosité générale autour des logiciels a joué un rôle. L’entreprise est spécialisée dans la cybersécurité et se concentre surtout sur le marché des consommateurs. Vous la connaissez via des marques comme Avast et Norton.

Le risque de disruption n’est pas nouveau et l’IA représente aussi une opportunité. Les cyberattaques deviennent de plus en plus sophistiquées et constituent un problème croissant. Récemment, les objectifs annuels ont encore été relevés. Gen Digital n’est pas un “hyper-croissance”, mais dispose d’une position forte et de belles marges dans un marché qui croît régulièrement. En face, on trouve une valorisation d’à peine 8 fois le bénéfice.

3 MICROSOFT: ACTEUR DOMINANT

Microsoft a bondi ces der-

nières semaines après une période plus faible. L’éditeur de logiciels dispose d’une position dominante et de flux de revenus relativement prévisibles et diversifiés, dans des marchés en croissance. Il a bâti une position solide dans l’innovation IA avec son partenaire OpenAI. En tant que plus grand actionnaire, il pourrait profiter d’une Introduction en bourse de ce dernier.

La plateforme cloud Azure bénéficie de la demande croissante en puissance de calcul. Nous pensons qu’Azure rattrape lentement Amazon Web Services en tant que leader du marché. À 25 fois le bénéfice, l’action reste intéressante.

4 MATCH GROUP: GUETTER UN PRINTEMPS DU DATING

Match Group, le groupe chapeautant des plateformes de rencontre en ligne comme Tinder et Hinge, a signé en quelques semaines une remontada sur les marchés boursiers de 20%. Pourtant, l’action a déjà été valorisée nettement plus haut il y a quelques années. Les rencontres en ligne suivent gé-

néralement un modèle de revenus “freemium”, avec un service de base gratuit et des options payantes. De ce fait, les résultats sont très cycliques et volatiles. Pendant les confinements de la pandémie par exemple, la propension à payer pour les applications de rencontre avait sensiblement progressé. Depuis, on parle depuis quelques années d’un hiver du dating.

Le moment où les résultats repartiront à la hausse est incertain, mais nous continuons à croire au potentiel de bénéfices futurs. Aujourd’hui, davantage de couples se rencontrent en ligne qu’hors ligne et les applications de rencontre y jouent un rôle central dans une société toujours plus digitale. Même si les marges sont assez élevées, on peut encore extraire plus de valeur de ce marché. Les daters américains dépensent chaque année près de 2.000 dollars (!) en rendez-vous, mais seule une fraction de ce montant va aux applis de rencontre.

Quant à la disruption par l’IA: même avant l’arrivée de l’IA, il était déjà enfantin de bricoler une appli de rencontre. Mais le marché est caractérisé par de forts effets de réseau. À moins de 13 fois le bénéfice, l’action reste très bon marché.

Avast et Norton, marques bien connues de Gen Digital.

Chaque semaine, nous présentons un tracker qui mérite une attention particulière. Cette fois, l’analyste Frank De Mol a jeté son dévolu sur un tracker axé sur les infrastructures européennes.

Investir dans les infrastructures européennes

Ces deux prochaines annés, l’Europe misera sur les infrastructures, surtout dans les réseaux d’énergie, le transport, les infrastructures numériques et les capacités liées à la défense. Elle veut ainsi renforcer sa compétitivité, sa sécurité et la transition énergétique. Depuis 2025, la Commission européenne en fait une priorité. L’objectif est aussi de soutenir l’industrie, de sécuriser l’approvisionnement énergétique et de réduire les retards européens dans les technologies clés et les réseaux majeurs.

Le sous-investissement dans les infrastructures énergétiques entraîne directement des factures d’énergie plus élevées et freine le développement de secteurs stratégiques. L’Union européenne continue d’investir dans le rail, la recharge, le ravitaillement et les liaisons transfrontalières.

L’Europe doit aussi investir dans l’innovation, les centres de données, les plates-formes de données, les réseaux d’énergie et la cybersécurité

L'Europe veut devenir moins dépendante en investissant fortement dans les infrastructures

Frank De Mol Analyste financier

pour rester dans la course en IA et en technologies numériques.

L’Europe veut ainsi être moins vulnérable aux chocs géopolitiques et aux conflits commerciaux.

Il y a quelques mois, nous avons évoqué un tracker misant sur l’autonomie stratégique, Amundi European Strategic Autonomy. Dans son prolongement, le tracker Global X European Infrastructure peut être vu comme un tracker misant sur le seul développement des infrastructures. Infrastructures classiques (routes),

mais aussi réseaux, numérique, défense, etc. Il existe aussi le tracker WisdomTree European Infrastructure (WBLD, IE000AFVONT7), coté sur Euronext Paris, mais il n’a été lancé qu’en mars de cette année. Il ne compte que 5,6 millions d’euros d’actifs sous gestion. L’indice sous-jacent n’existe lui aussi que depuis environ six mois, ce qui rend le tracker difficile à juger. L’accent de ce tracker porte sur l’ingénierie & la construction (env. 40%) et l’équipement électrique (plus de 30%).

INVESTIR EN INFRASTRUCTURE DE FACON DIVERSIFIÉE

Le tracker Global X European Infrastructure (ticker BRIJ pour Milan/ B41J pour Francfort, IE000PS0J481) se compose à près de moitié d’entreprises d’ingénierie et construction, comme Vinci, Ferrovial et Eiffage. Les utilities électriques, le transport & la logistique, l’aéronautique & la défense (Thales, Aena, Leonardo) pèsent chacune un peu plus de 12% du tracker.

Un nom notable est Ackermans & van Haaren. La société d’investissement n’est investie qu’à un peu plus de 30% en « infrastructures » via DEME et CFE. L’entreprise est douzième dans le tracker avec un poids de 3,65%).

Il s’agit d’un tracker physique de capitalisation, non enregistré en Belgique. Les frais annuels sont de 0,47%. Les actifs dépassent 500 millions d’euros. Mais le différentiel entre cours acheteur et vendeur n’est pas toujours faible, de sorte qu’il vaut donc mieux utiliser des limites d’achat pour passer un ordre.

Les 10 questions les plus fréquentes sur la taxe sur les plus-values

À la fin de l’an dernier, pas moins de 625 questions (!) nous ont été posées au sujet de la taxe sur les plus-values

Avez-vous, vous aussi, reçu un courriel de votre courtier vous demandant ce que vous allez faire : opt-in ou optout ? Et que signifie concrètement la taxe sur les plus-values pour vos trackers, vos transactions en devises étrangères ou des produits comme les options ? L’analyste Frank De Mol regroupe 10 questions récentes sur la taxe sur les plus-values et apporte des réponses claires ainsi que des conseils pratiques.

Début avril, le Parlement a validé définitivement la taxe de 10% sur les plus-values sur les actifs financiers. Sont notamment visés: actions, obligations, fonds et trackers, assurances d’épargne et d’investissement, cryptomonnaies, or d’investissement et options. Pour chaque contribuable, une exonération annuelle de 10.000 euros est prévue.

1 OPT-IN OU OPT-OUT: QUE CHOISIR?

Pour chaque compte-titres, vous devez faire savoir à votre banque ou à votre courtier si vous optez pour l’opt-in ou l’opt-out. Date limite: le 1er juin 2026. Si vous voulez être certain que tout soit traité dans

les temps, mieux vaut vous décider rapidement.

Après le 1er juin, votre choix est verrouillé pour le reste de l’année: aucune modification possible en cours de route. En revanche, vous pourrez réadapter votre option chaque année.

Par défaut, c’est l’opt-in qui s’applique. Dans ce cas, la banque ou le courtier retient la taxe sur les plus-values réalisées, en prenant comme référence le cours au 31 décembre 2025. Vous souhaitez bénéficier de l’exonération de 10.000 euros ou faire valoir des moins-values? Il faudra les revendiquer via votre déclaration d’impôt. Et, contrairement à l’opt-out, vous ne

devrez pas y déclarer toutes vos plus-values, mais uniquement celles nécessaires pour récupérer l’exonération et, le cas échéant, pour imputer vos moins-values. Même logique si vous voulez faire reconnaître un prix d’achat plus élevé: cela passe aussi par la déclaration. Pas encore dans la déclaration de cette année, mais dans celle de 2027 (revenus 2026).

Avantage: la retenue se fait automatiquement par la banque.

Inconvénient: vous payez la taxe dès la réalisation, même si, au total, vous restez sous l’exonération de 10.000 euros. Résultat: de l’argent immobilisé pendant 1 à 2 ans, qui ne peut donc pas produire de rendement sur cette période.

Vous pouvez aussi choisir l’opt-out. Vous déclarerez alors vous-même, dans la déclaration d’impôt (première fois en 2027), toutes les plus-values réalisées, et vous y imputerez l’exonération ainsi que d’éventuelles moins-values.

Avantage: pas de préfinancement; vous gardez l’argent disponible pour investir.

Celui qui opte pour l’opt-in choisit une plus grande tranquillité d’esprit, mais doit alors aussi avancer un montant d’impôts.

Inconvénient: vous devez tout suivre vous-même et déclarer sans erreur. Oublier un élément n’est pas une option, puisque votre banque ou votre courtier doit transmettre à l’administration fiscale une attestation fiscale reprenant vos plus-values. La plupart des banques et courtiers vous fourniront un récapitulatif des plus- et moins-values réalisées, ce qui vous permettra en principe de reprendre facilement les montants dans votre déclaration d’impôt. Certains courtiers indiquent même, au moment de chaque vente, le montant de taxe sur les plus-values que vous devrez déclarer. En revanche, les courtiers étrangers (Degiro, Mexem, Bux, ...) ne mettront pas ces informations à disposition: déclarer correctement devient alors un véritable casse-tête.

2 ACTIONS EN DEVISES: COMMENT CELA SE PASSE?

Si vous achetez et vendez des actions américaines et que tout est réglé à chaque fois en euros, rien de compliqué: vous payez 10% sur la différence entre le prix de vente en euros et le prix d’achat en euros. Le revers de la médaille, c’est qu’à chaque conversion vous supportez des frais de change.

La

ou pour payer la taxe sur les plus-values, vous «vendez» en réalité des liquidités: cela crée un moment de plus-value. Et ce calcul, vous devrez le faire vous-même… puis le déclarer dans votre feuille d’impôt. Une mission presque impossible. Le ministre des Finances Jan Jambon a indiqué que ce ne serait pas une priorité pour l’administration fiscale, mais, formellement, ne pas déclarer n’est pas une option.

Pour retrouver des taux de change à une date donnée, vous pouvez consulter le site de la Banque nationale.

3 QUELLES MOINSVALUES RÉALISÉES PUIS-JE IMPUTER SUR MES PLUS-VALUES?

Les moins-values historiques ne peuvent pas être prises en compte. La confusion reste fréquente. Des actions achetées il y a longtemps et lourdement en perte (pensez à Nyrstar, Sequana Medical ou Biotalys) ne pourront pas venir en déduction de plus-values éventuelles.

Les choses se corsent si votre compte-titres est couplé à un compte en dollars. Beaucoup d’investisseurs en gardent un, justement pour éviter les frais de change à chaque transaction.

Fiscalement, la mécanique devient si complexe que les erreurs sont quasi inévitables. En opt-in, l’intermédiaire financier retient la taxe sur les plus-values sur des actions américaines en se basant sur les prix d’achat et de vente en dollars, convertis en euros. Jusqu’ici, tout va bien.

Le vrai nœud du est qu’à chaque fois que vous utilisez des liquidités de ce compte en dollars, que ce soit pour acheter des actions américaines

Prenons l’exemple de Biotalys. Vous avez acheté 200 actions en 2023 à 7 euros. Au cours actuel (2,25 euros), votre moins-value est de 950 euros ((7 - 2,25) x 200). Cette moins-value, vous ne pouvez pas l’utiliser. Seule compte la moins-value constituée depuis le 31 décembre 2025 (le «moment photo»). Ce jour-là, le titre a clôturé à 3,37 euros. Si vous vendez aujourd’hui à 2,25 euros, vous pourrez faire valoir, dans la déclaration d’impôt de l’an prochain, une moins-value de 224 euros ((3,37 - 2,25) x 200), à condition d’avoir aussi réalisé des plus-values en 2026.

Si, au moment de la vente, vous affichez une plus-value par rapport au «moment photo» du 31 décembre 2025, alors aucune taxe n’est due, puisqu’un prix d’achat historique plus élevé peut être pris en compte via la déclaration d’impôt.

4 J’AI ACHETÉ EN PLUSIEURS FOIS: QUEL PRIX D’ACHAT RETIENT-ON?

Pour les achats à partir du 1er janvier 2026, la méthode FIFO (First in, First Out) s’applique: les actions achetées en premier sont aussi celles qui sont réputées vendues en premier. Pour les achats réalisés avant le 31 décembre 2025, c’est un prix d’achat moyen qui vaut. Ce prix moyen n’a d’intérêt que s’il est supérieur au cours du 31 décembre 2025. Et si vous voulez appliquer ce prix moyen plus élevé, vous devrez le faire via la déclaration d’impôt.

5 PUIS-JE DÉDUIRE LES FRAIS?

Non. Les frais de transaction et la taxe sur les opérations de bourse payée ne peuvent pas être déduits de la plus-value. Autrement dit, vous payez aussi la taxe sur les plus-values… sur des frais. C’est regrettable.

6 FONDS ET TRACKERS: Y A-T-IL DU CHANGEMENT?

Pour les fonds ou trackers purement obligataires, rien ne bouge: les plus-values restent soumises à la taxe Reynders de 30%. En revanche, les plus-values sur des fonds/trackers purement actions tombent désormais sous la taxe sur les plus-values de 10%.

Pour les fonds/trackers investis au moins à 10% en titres à revenu fixe, la taxe Reynders s’applique à la partie portant intérêt, et la taxe sur les plus-values à la partie actions.

7 QUAND PARLE-TON DE «GESTION ANORMALE»?

La taxe sur les plus-values est de 10%. En cas de gestion anormale, elle peut grimper à 33%. Mais qu’est-ce qu’une gestion anormale? Le flou demeure. Selon le ministre Jambon, ce ne serait envisagé que dans des cas exceptionnels. Emprunter pour investir, multiplier les transactions et détenir une part

Plusieurs critères combinés déterminent si l’on entre ou non dans le viseur du fisc.

Frank De Mol Analyste financier

importante de cryptomonnaies pourrait attirer l’attention du fisc. Reste une inconnue majeure: à partir de quand parlet-on, concrètement, de «beaucoup de transactions»?

8 OBLIGATIONS

ACHETÉES

LARGEMENT SOUS LE PAIR: QUID A L’ÉCHEANCE?

Vous avez acheté une obligation sous le pair (par exemple à 80%) et vous la laissez arriver à échéance à 100%. Selon le ministre Jambon, ces cas relèvent, quoi qu’il arrive, de la taxe sur les plus-values. Plusieurs fiscalistes contestent cette lecture, notamment parce qu’à l’échéance il n’y a pas de vente au sens classique. Les banques que nous avons contactées indiquent qu’elles suivront l’interprétation de Jambon.

La différence entre le prix de remboursement (généralement 100%) et le prix d’émission (si inférieur au pair) restera soumise à un taux de 30%. La

différence entre le prix d’émission (si inférieur à 100%) et le prix d’achat sera soumise à la taxe sur les plus-values.

9 OPTIONS: QUELLES RÈGLES?

Avec les options, plusieurs scénarios existent. Lors de l’exercice d’une option, c’est toujours le prix d’exercice qui sert de cours de départ. Si vous achetez (vendez) une option puis la revendez (la rachetez), toute plus-value réalisée tombe sous la taxe sur les plus-values. En revanche, si vous vendez une option, encaissez une prime et que l’option expire sans valeur, aucune taxe n’est due.

10 ET LES DIVIDENDES OPTIONNELS?

Avec un dividende optionnel, vous pouvez opter pour un paiement en actions ou en cash. Même en cas de distribution en actions, un précompte de 30% reste dû. Mais si vous revendez ensuite ces actions avec une plus-value, 10% seront dus sur cette plus-value.

Le ministre des Finances Jan Jambon, qui a mis en place la taxe sur les plus-values.

La rédaction de L’Investisseur reçoit régulièrement des questions de ses lecteurs. Chaque semaine, nous en sélectionnons une qui aborde une thématique ou une problématique d’ordre plus général. Cette semaine, l’analyste Adrien Figliola répond à une question portant sur Colruyt.

Colruyt : sous pression, mais pas sans atouts

VOTRE QUESTION

Colruyt enchaîne les trimestres avec des performances opérationnelles plus faibles et ses concurrents gagnent du terrain. La famille renforce son emprise sur le capital et une sortie de Bourse reste possible. Faut-il conserver l’action ou la vendre?

NOTRE RÉPONSE

La concurrence se durcit pour Colruyt et les craintes sur la rentabilité ne sont pas infondées. Au 1er semestre de l’exercice 2025/26, la marge opérationnelle est passée de 5% à 4% du chiffre d’affaires. Depuis l’après-covid, la marge EBIT subit une pression baissière.

Depuis quelques années, la plupart des magasins Delhaize ouvrent le dimanche. Carrefour fait de même depuis janvier. Cela grignote la position du leader belge, qui perd des parts de marché. Une nuance s’impose toutefois: avec un peu plus de 4%, la marge reste comparable à celle d’Ahold Delhaize et demeure nettement supérieure à celle de Carrefour, dont la marge opérationnelle dépasse à peine 2%.

Colruyt tente entre-temps de corriger le tir. Le groupe développe Colruyt Professionals pour les clients B2B, étend encore les ouvertures dominicales chez Okay et poursuit le déploiement de Collect & Go pour suivre la montée du commerce en ligne.

Une étape importante a aussi été la cession d’activités déficitaires en France. Colruyt a vendu 81 magasins moins performants au Groupement Mousquetaires pour 215 millions d’euros, allégeant ainsi la charge opérationnelle.

BILAN SOLIDE, LA SORTIE DE BOURSE RESTE UNE OPTION

Le bilan reste sain: le ratio dette financière nette/EBITDA n’est que de 0,7, contre 2 chez Ahold Delhaize. Grâce à cette marge financière, Colruyt peut poursuivre les rachats d’actions. En décembre, 4 millions d’actions ont encore été annulées, ramenant le nombre total d’actions en circulation à 120,6 millions, contre 143 millions en avril 2019.

Sous l’effet de ces rachats continus, le «flottant», soit la part des actions librement négociables en Bourse, est retombé à 22% du capital. Il reste donc moins de 1 milliard d’euros d’actions réellement négociables sur le marché. Une liquidité aussi réduite fait de Colruyt un candidat logique

à une sortie de Bourse. Si la famille décidait un jour de lancer une offre publique de retrait, les actionnaires minoritaires pourraient bénéficier d’une prime substantielle. D’autant que la valeur de l’immobilier du groupe serait, dans cette logique, largement supérieure à la capitalisation boursière: plus d’une fois et demie la capitalisation totale.

DIVIDENDE STABLE ET DÉCOTE SUR LES ACTIFS

Les atouts continuent pour l’instant de l’emporter sur les risques opérationnels. Le dividende de 1,38 euro par action procure, au cours actuel, un rendement brut de 4,2%. En outre, les rachats d’actions soutiennent le bénéfice par action. Avec plus de 6,1 milliards d’euros d’actifs tangibles et un ratio EV/EBITDA de seulement 5,4, la décote paraît nette. Colruyt mérite un achat en cas de repli vers 32 euros, en quantité limitée toutefois, en raison de son dividende, de la décote par rapport à ses actifs et de l’optionalité d’une sortie de Bourse.

Les 3 graphiques de la semaine

Chaque semaine, notre expert en analyse technique, Marc Brems, présente trois valeurs accompagnées de leurs graphiques, qu’il juge prometteuses d’un point de vue technique. Soucieux de s’adapter au profil de chaque investisseur, il distingue systématiquement une valeur refuge, une valeur de croissance et une valeur spéculative.

SAVENCIA

1 VALEUR REFUGE : SAVENCIA SORT DE SA TENDANCE LATÉRALE

L’action du producteur français de fromages a montré son caractère défensif grâce à des fluctuations de cours limitées durant des semaines boursières volatiles. Cela dit, le titre peut parfois connaître de forts mouvements, comme l’an dernier après le signal d’achat et la sortie au-dessus de 55 euros. Depuis le pic de mai 2025 (72,8 euros), le cours avait quelque peu reculé, mais la phase de correction semble désormais définitivement terminée après la percée, la semaine dernière, de la moyenne mobile à 200 jours. Depuis le début de l’année, cette moyenne faisait office de résistance. Savencia est digne d’achat.

2 VOPAK : UN CROISSANCEUR ASSEZ STABLE ET À NOUVEAU DIGNE D’ACHAT

Sur la période 2020-2022, le cours du groupe néerlandais de stockage de produits pétroliers Vopak avait fortement chuté, mais il évolue depuis dans une tendance haussière. Les corrections se sont à chaque fois révélées être des occasions d’achat. Après le récent repli, l’action cote désormais sous le niveau du 25 février. Ce jour-là, le cours avait fortement grimpé après la publication des résultats annuels et l’annonce d’un programme de rachat d’actions propres. Il y a donc des raisons de guetter un nouveau plancher. La moyenne à 200 jours peut servir de filet de sécurité. Le RSI indique que l’action est survendue.

3 KINNEVIK : L’ACTION TROUVE-T-ELLE ENFIN UN PLANCHER ?

Kinnevik, le holding suédois qui investit dans des entreprises de croissance, évolue dans une longue tendance baissière. Le record datait d’avril 2021 à 487,8 couronnes suédoises et, le mois dernier, le cours est tombé à 46,78 couronnes, son plus bas niveau depuis avril 2009. Le RSI a désormais formé un signal de divergence (un plancher plus élevé, tandis que le cours atteignait un plus bas). Depuis lors, le cours a formé des creux de plus en plus hauts et les volumes ont augmenté. Une percée au-dessus de la moyenne à 50 jours (56 couronnes) pourrait améliorer la configuration. Une première position peut être prise.

Saison des résultats lancée

Le Portefeuille de L’Investisseur est un portefeuille réel, investi en argent réel et soumis à des frais réels. Dès que nous passons un ordre d’achat ou de vente, nous vous en informons immédiatement par un e-mail alerte et une notification sur votre smartphone. Vous pouvez ainsi acheter et vendre en même temps que nous, et obtenir le même rendement. Ce portefeuille vise une diversification suffisante, dans une optique long terme. Si vous souhaitez investir de manière plus défensive ou, au contraire, plus dynamique, consultez nos conseils d’achat à la page 20. Vous pouvez également retrouver ce portefeuille sur investisseur.be, où vous pouvez à tout moment consulter le cours actuel de chaque action.

portefeuille investisseur

Bien que la saison des résultats n’ait pas encore vraiment démarré, la semaine écoulée a déjà livré une foule d’informations pour notre portefeuille d’actions. Nous restons brefs mais vous pouvez consulter notre site web pour une analyse et des conseils plus approfondis.

Carrefour a enregistré au T1 une croissance de 2,2% en données comparables, portée par ses trois marchés clés. Le développement des marques propres contribuera de manière structurelle à l’amélioration des marges. En France et en Espagne, le déploiement du modèle de proximité et de franchise s’accélère. Le distributeur confirme ses objectifs annuels : une hausse de la rentabilité de 25 points de base (2,6% en 2025). Avec un ratio cours/bénéfice de 10, sa valorisation reste abordable. Cela laisse entrevoir un potentiel de hausse supplémentaire.

TON D’AVERTISSEMENT

L’euro fort affaiblit le groupe d’imagerie Barco. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a reculé de 15%, dont 7% imputables à la vigueur de l’euro. La guerre en Iran et l’attentisme des clients y ont également contribué. Seul le département cinéma numérique a résisté. La division Enterprise, qui comprend notamment l’outil de réunion ClickShare, a vu son chiffre d’affaires chuter d’un quart.

Barco n’adhère plus à ses prévisions annuelles. Le ton prudent de la mise à jour trimestrielle indique qu’il ne faut pas s’attendre prochainement à un redressement durable. La valorisation est et reste faible, mais le risque d’un avertissement officiel sur résultats est élevé. Le momentum a disparu, même si la valorisation est basse : nous avons abaissé notre conseil à conserver.

L’ARGENT AU TRAVAIL

La filiale de Tubize, UCB, rachète l’américain Neurona Therapeutics. Cette biopharmaceutique se concentre sur le développement de thérapies cellulaires régénératives contre l’épilepsie et d’autres affections du système nerveux. UCB verse immédiatement 650 millions de dollars, auxquels pourront s’ajouter jusqu’à 500 millions supplémentaires en fonction de l’atteinte de certains jalons.

Le médicament candidat est encore en phase 1/2 et engendrera encore de nombreux coûts. Corrigé des éléments exceptionnels, l’EBITDA devrait ainsi progresser cette année de 15% à 25% au lieu de 15 à 29%.

Adobe dépense de l’argent pour elle-même et va racheter jusqu’en avril 2030 pour 25 milliards de dollars de ses propres actions. Cette opération vise à restaurer la confiance des investisseurs. Les achats pourront être financés par la génération de flux de trésorerie.

Le ton prudent de la mise à jour trimestrielle indique qu’il ne faut pas s’attendre à un redressement durable rapide chez Barco.

EN BREF

Le holding technologique Prosus a cédé une participation de 4,5% dans le livreur de repas allemand Delivery Hero à Uber pour 270 millions d’euros. Après cette vente, Prosus détient encore 21,8% de Delivery Hero.

Meta taille dans ses effectifs et prévoit une vaste vague de licenciements dans laquelle près de 8 000 emplois disparaîtraient, soit environ 10% du total. Grâce à l’intelligence artificielle, l’entreprise qui chapeaute Facebook et WhatsApp peut fonctionner avec moins de personnel.

Selon le rapport annuel, le patron de Montea, Jo De Wolf, a acquis l’an dernier via un plan d’actionnariat 55 000 actions Montea supplémentaires nettes. Cela représente un investissement de plus de 6 millions d’euros, signe de confiance dans ce spécialiste de l’immobilier logistique. Malgré la hausse des taux, Montea a connu un beau rebours en bourse le mois dernier.

Le fabricant de semi-conducteurs Melexis va collaborer avec le spécialiste chinois de la robotique OYMotion. Celui-ci intégrera la technologie Tactaxis de Melexis dans sa nouvelle gamme de mains robotiques. Cette technologie peut conférer aux robots une dextérité humaine, un marché en pleine croissance.

Geert Smet Analyste financier
Le groupe pharma UCB reprend l’américain Neurona Therapeutics

Exit Alstom et Vivendi

Cette page recense les valeurs que nous privilégions actuellement, sur la base de l'évolution du cours, de la valorisation, de la solidité bilancielle, des perspectives et des catalyseurs potentiels. La liste ci-dessous est donc amenée à évoluer.

ABAISSEMENT DE CONSEIL

POUR ALSTOM ET VIVENDI

Le constructeur ferroviaire

Alstom a publié des résultats annuels préliminaires pour 2025/26. Le C.A. est ressorti au-dessus des attentes, tout comme le flux de trésorerie disponible, mais la rentabilité a déçu. La marge EBIT est tombée à 6%, bien en dessous des 7% espérés. Des effets de change négatifs ont pesé sur la marge, de même qu’un ralentissement dans la livraison de trains et de tramways. Le flux de trésorerie disponible a en revanche atteint 330 millions d’euros, un niveau supérieur aux attentes. Le principal élément décevant est qu’Alstom n’a pas réitéré ses objectifs pour l’exercice 2026-

investisseur l’

La richesse de l’offre cinématographique laisse entrevoir un solide exercice 2026 après un premier trimestre encourageant.

Gert Bakelants Responsable Stratégié actions

2027. Le groupe table toutefois sur un niveau de commandes supérieur au C.A. ainsi que sur un redressement de la marge opérationnelle de 6% à 6,5%.

L’action s’était bien redressée depuis son point bas de 2024, après que l’augmentation de capital eut rassuré le marché et que les contrats non rentables hérités de Bombardier eurent progressivement perdu de leur impact. Mais le non-respect des attentes en matière de marge risque à nouveau d’éroder la confiance du marché pendant un certain temps. Nous avons abaissé notre conseil à conserver. Le niveau de risque est, lui, passé de moyen à élevé. Alstom sort de la sélection d’achat.

opportunités d’achat

OUT: Alstom

CD = croissance durable; PT = promesses & turnarounds

Vivendi VA = actions value; VR = valeurs de rendement

Vivendi quitte également la sélection d’achat. Par rapport à son point bas d’il y a un mois, le titre a rebondi de 30%. La spéculation autour de sa principale participation, à savoir Universal Music Group (UMG), confère encore au titre un potentiel suffisant pour justifier une recommandation de conserver bien établie. Bill Ackman souhaiterait lancer une OPA sur UMG. Fin 2025, UMG représentait 73% du portefeuille de Vivendi.

RAPPORTS TRIMESTRIELS

Kinepolis a accueilli 27,4% de cinéphiles en plus au 1er trimestre, grâce à une offre de films plus étoffée. C’est mieux que prévu. Aux É.-U., l’acquisition d’Emagine a été finalisée en février, ce qui explique en partie la croissance dans ce pays. Comme d’habitude, il n’y a pas encore de chiffres de rentabilité, mais la recette par visiteur a de nouveau progressé, partiellement atténuée par la faiblesse du dollar américain et du dollar canadien. Cela s’est déjà traduit par une hausse de l’EBITDA et du bénéfice net.

Sanofi a connu un solide début d’année. Tant le C.A. (+13,6%) que le bénéfice par action (+14%) ont dépassé les attentes. Merci une nouvelle fois au médicament Dupixent, dont les ventes ont progressé de plus de 30%, à 4,2 milliards d’euros. Le groupe pharma a dès lors confirmé ses objectifs annuels.

Le programme de rachat d’actions de 1 milliard d’euros a entre-temps déjà été réalisé à hauteur de 921 millions d’euros.

La Bourse chinoise en hausse

Chaque semaine, cette page et la suivante sont consacrées à l’évolution des principaux indices boursiers, des matières premières et des devises, agrémenté d’un graphique instructif. La page suivante est quant à elle dédiée à l’analyse d’un ou plusieurs secteurs. Les valeurs mentionnées sont bien entendu également disponibles sur investisseur.be, accompagnées de conseils détaillés.

DEVISE COURS VARIATION 31.12.’25 VARIATION 5 ANS TAUX 10 ANS CONSEIL

EUR - - - 3,55% portefeuille de base: env. 60%

USD 1,174 -0,1% +2,5% 4,28% réinvestir AUD 1,639 +7,3% -5,3% 4,95% première position CAD 1,603 +0,5% -6,2% 3,46% position limitée

conserver

0,868 +0,5% -0,5% 4,86% une alternative intéressante

52,735 -2,1% -81,3% 30,14% spéculative, risque elevé SEK 10,772 +0,2% -6,2% 2,83% réinvestir

10,886 +8,4% -7,9% 4,35% réinvestir

réinvestir

5,83 +10,8% +14,5% 13,55% réinvestir/ position limitée

0,918

INDICE BOURSIER DE SHANGHAI

Indice CSI 300

BIOTECH & PHARMA

La semaine à venir

La saison des résultats bat son plein. À Bruxelles, le concepteur de puces Melexis figure notamment parmi les premiers à publier ses comptes. À Wall Street, de grands noms de la tech comme Alphabet, Meta Platforms, Amazon et Microsoft seront à l’affiche jeudi. L’analyste Simon Renty passe en revue les temps forts boursiers. 2 1 3 4 5

À LA RECHERCHE DE LA CROISSANCE CHEZ MELEXIS

Chez le concepteur de puces Melexis, il faudra voir mercredi si la situation chez les constructeurs automobiles repart, après une normalisation des stocks en 2025. Face au ralentissement des ventes de voitures électriques, le nombre de puces par véhicule continue malgré tout d’augmenter. Pour le premier trimestre, nous n’attendons pas encore de croissance. Nous espérons une légère amélioration des marges. Plus importantes encore seront les perspectives du management.

ALPHABET LAISSE DERRIÈRE LUI LES CRAINTES LIÉES À L’IA

Chez Alphabet, la crainte d’une disruption par l’IA s’est quelque peu apaisée sur le marché. L’action a de nouveau frôlé des records en quelques semaines. Nous suivrons de près l’évolution des annonces liées aux moteurs de recherche. Au premier trimestre, le C.A aurait progressé de 20%. Nous sommes curieux de voir si ce sera maintenu. Par ailleurs, l’évolution des dépenses d’investissement est cruciale.

QUELS SONT LES BESOINS EN CAPITAUX DE META PLATFORMS ?

Meta Platforms a surpris tout le monde lors de ses résultats annuels en annonçant un objectif de croissance impressionnant d’environ 30% pour le premier trimestre. Entre-temps, les taux de change sont devenus un peu moins favorables, mais le marché part malgré tout du principe que cet objectif a été atteint. Il faudra voir quelles prévisions Meta donnera pour le reste de l’année. L’évolution des coûts et des dépenses d’investissement sera particulièrement scrutée.

CHEZ AMAZON, L’ACCENT EST MIS SUR AMAZON WEB SERVICES

Chez le géant du commerce en ligne Amazon, le chiffre d’affaires aurait progressé de près de 15% au 1er trimestre. Pour le reste de l’année aussi, une croissance à deux chiffres est attendue. L’attention se porte ici sur la croissance de la plateforme cloud Amazon Web Services. L’entreprise profite de la demande croissante en puissance de calcul pour les applications d’IA. Quant à ses propres développements en IA, Amazon nous a jusqu’ici laissés un peu sur notre faim.

LES PRIX ÉLEVÉS DU MATÉRIEL PÈSENT-ILS SUR MICROSOFT ?

Le concurrent Microsoft aurait encore légèrement mieux progressé qu’Amazon au cours du trimestre écoulé. Ici, l’attention se concentre sur la plateforme cloud Microsoft Azure, en quête du leadership du marché. Nous examinerons aussi les performances des applications bureautiques, du système d’exploitation Windows et du jeu vidéo. La hausse des prix du matériel a-t-elle un impact négatif ?

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