Axe 1 Axe 2 Méthode de travail
SOILLY Thomas - Groupe B

M1 • DESIGN GRAPHIQUE : PROJET D'APPLICATION

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Axe 1 Axe 2 Méthode de travail

M1 • DESIGN GRAPHIQUE : PROJET D'APPLICATION

Pour ce premier axe, j’ai voulu placer la contemplation au centre de l’expérience utilisateur, en partant de l’idée que le chemin et le temps passé comptent plus que la performance. Le projet s’appuie donc sur le MontDore et cherche à retranscrire des sensations d’immensité et de solitude face au paysage. Des références comme Caspar David Friedrich, notamment Le Voyageur contemplant une mer de nuages, m’ont aidé à penser une interface où l’usager adopte une posture de spectateur, tournée vers l’observation et le ressenti, il y a beaucoup de photo par exemple.
Même si le projet est ancré au Mont-Dore, mon regard est aussi influencé par le fait d’avoir grandi dans les montagnes du Livradois. Ces paysages me sont familiers et m’évoquent des souvenirs personnels, notamment les forêts, le silence et les grands espaces. Cette expérience vécue nourrit naturellement l’esthétique et l’ambiance générale du projet, avec des espaces blancs de par et d’autres, des tons froids.
Graphiquement, j’ai choisi une mise en page simple et aérée, en utilisant le blanc comme un espace de respiration, en référence à la neige et aux paysages ouverts de montagne. L’interface se rapproche de l’idée d’un carnet de voyage numérique, avec une typographie ancienne et une palette de couleurs sobres. L’objectif est de proposer un objet visuel calme et intemporel, à l’écart des codes technologiques classiques.



Pour la structure de mes pages, j'ai choisi de travailler sur une grille de 8 colonnes afin de bien aligner tous mes modules. Ça donne une mise en page à la fois claire et élégante, où chaque élément trouve sa place naturellement. On retrouve le blanc omniprésent qui rappelle mes inspirations sur la neige, et j'ai construit mes blocs en m'inspirant des modules de l'architecture de Charlotte Perriand.
La typographie vient soutenir ce côté romantique que je recherchais. L'idée est d'amener directement l'œil de l'utilisateur sur les photos : j'ai sélectionné des visuels de groupes ou de personnes seules en pleine contemplation face au paysage. Enfin, j'ai intégré des sections dédiées pour mettre en avant la faune et la flore, comme demandé dans le brief, afin de rendre l'expérience plus complète



L’organisation des pages est pensée autour de l’aspect communautaire, qui constitue le cœur du projet. Le carnet de bord et les actualités en temps réel permettent aux randonneurs de partager directement leurs photos, leurs expériences et leurs informations de terrain. Ces contenus sont intégrés de manière centrale afin de valoriser l’échange et le retour d’expérience. En parallèle, la structure du site permet de préparer son voyage directement sur la plateforme, avec des avis, des conseils et des recommandations partagés par la communauté. Cette organisation vise à accompagner l’utilisateur à chaque étape, en rendant la préparation du trek plus claire, plus sûre et plus sereine.
La version mobile du projet est pensée de manière plus directe et réactive.
Elle met l’accent sur le partage rapide de contenus, afin de permettre aux randonneurs de publier facilement leurs pensées, leurs photos ou leur ressenti pendant le parcours. L’objectif est aussi de pouvoir signaler des difficultés rencontrées sur le chemin, comme des problèmes de balisage ou des conditions météo particulières. Cette approche fait du mobile un outil de terrain, complémentaire à la version desktop davantage orientée vers la préparation, et renforce le lien entre les utilisateurs à travers un échange spontané et en temps réel.
Accéder au figma

Pour ce deuxième axe, j'ai voulu explorer le côté plus sportif et intense du trek. Ici, on n'est plus seulement dans l'observation, mais dans l'action et la performance physique. Je me suis inspiré du design des marques d'équipement technique et des magazines de sport de haute montagne pour créer une interface qui donne envie de se surpasser. J'ai remplacé les blancs contemplatifs par un orange dynamique, une couleur qui rappelle l'énergie nécessaire pour grimper mais aussi les codes de sécurité en milieu hostile.
La structure reste organisée, mais elle devient plus technique. J'ai mis en avant des modules d'aide à la décision : des filtres par niveau de difficulté et une carte précise pour localiser les étapes et les refuges. L'aspect communautaire change aussi d'angle : au lieu de simples récits poétiques, on partage ici des conseils d'experts sur le matériel ou la gestion de l'effort, pour que chaque randonneur puisse préparer son aventure avec un maximum de confiance et de sécurité. C'est un axe qui s'adresse à ceux qui cherchent à tester leurs limites face aux sommets.



Graphiquement, j'ai choisi une palette dominée par un orange vif, qui rappelle l'énergie de l'effort, mais aussi les codes de sécurité et le balisage technique en montagne. La typographie est plus moderne et imposante que sur le premier axe, ce qui donne un aspect beaucoup plus dynamique et "expert" à l'interface. On quitte le journal intime pour entrer dans une logique de tableau de bord (dashboard) où la donnée et le résultat sont mis en avant.
Une structure centrée sur la performance
La construction repose sur des modules clairs qui hiérarchisent l'information technique. Dès l'accueil, l'utilisateur est invité à choisir son niveau (Découverte, Aventure, Expert), ce qui segmente directement l'expérience selon l'intensité recherchée. J'ai intégré des outils de mesure précis, comme le suivi des kilomètres parcourus et du dénivelé positif, pour que chaque marcheur puisse visualiser sa progression en temps réel. Cette approche est complétée par une carte interactive des chalets, indispensable pour la logistique d'un trek engagé.
Le cœur de cet axe, c'est l'aspect communautaire tourné vers la motivation. J'ai créé un système de défis collectifs (cumuler 1 000 km, marche matinale, etc.) pour inciter les membres à se dépasser ensemble. Le profil utilisateur devient une vitrine de ses exploits avec un système de badges et de statistiques (cols franchis, défis complétés), ce qui ajoute une dimension de gamification au projet. C'est un espace où l'on partage des alertes de terrain et des conseils techniques de guides pour réussir ses objectifs en toute sécurité.
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Ma démarche de création n’a pas été linéaire et j’ai rencontré plusieurs difficultés, notamment lors de la phase de conception. Le zoning a été une étape compliquée pour moi, car j’avais du mal à me projeter et à imaginer le rendu final à partir de blocs très abstraits. En revanche, le passage aux wireframes s’est fait de manière plus naturelle. Le fait de commencer à structurer les contenus de façon plus concrète m’a aidé à mieux organiser l’interface et à clarifier le parcours utilisateur.
La prise en main de Figma a également représenté un obstacle important. J’ai dû consacrer beaucoup de temps à des tutoriels pour comprendre le fonctionnement de l’outil, ce qui a parfois été frustrant. Cet apprentissage en grande partie autodidacte, combiné au temps limité, ne m’a pas permis de retranscrire toutes mes intentions initiales. Certains aspects du projet restent donc volontairement perfectibles.
Malgré ces difficultés, ce projet a été très formateur. Le travail sur les deux axes m’a permis de mieux comprendre l’importance d’une structure solide dans la conception d’une interface. L’utilisation des grilles et des modules a été essentielle pour assurer une cohérence visuelle, notamment dans l’alignement des colonnes sur l’axe de la performance. J’ai également pris conscience du rôle central de la typographie, en observant à quel point le choix d’une police peut influencer l’ambiance générale d’un site, en le faisant basculer d’un univers romantique vers quelque chose de plus technique.