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Franc-parler mai 2011

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Franc-parler

Le journal de l'Union démocratique du centre

Immigration 4

La Suisse risque la surpopulation, voici les consĂ©quences de l’immigration.

Asile

6

La grande majorité des demandeurs ne sont pas des requérants, mais bien des migrants.

Se rassembler tous ensemble pour notre démocratie directe.

Il faut mettre un frein à l’immigration

Selon les scĂ©narios, la population suisse pourrait atteindre environ 10 millions d’habitants en 2035. Le moteur de cette Ă©volution est l’immigration sans fin. Les consĂ©quences sur les infrastructures, les loyers, les prix des terrains, l’amĂ©nagement du territoire, la consommation Ă©nergĂ©tique, les Ă©coles, le systĂšme de santĂ© ou les institutions sociales ne sont Ă  ce jour prĂ©visibles que de maniĂšre trĂšs approximative. Elles seraient en tous les cas trĂšs graves.

La plupart des Suissesses et des Suisses le remarquent: le nombre et l’afflux d’immigrĂ©s dans notre pays ne cessent de croĂźtre. Pourtant, la politique et les mĂ©dias essaient de nous faire avaler que tout cela ne serait pas si grave. Par des tours de passe-passe politiques sans cesse renouvelĂ©s, ils tentent de minimiser les problĂšmes liĂ©s Ă  l’immigration. Il est de plus en plus clair que les consĂ©quences d’une trĂšs forte immigration seront graves.

L’immigration doit redevenir contrĂŽlable et soumise Ă  des limites. Il est clair que ce dĂ©bat ne peut avoir lieu que si l’on y inclut Ă©galement la libre-circula-

tion des personnes avec l’UE. PrĂšs de 70 % de l’immigration provient Ă  ce jour des États de l’UE, de sorte qu’un rĂ©examen de la libre-circulation des personnes s’impose.

2 Editorial

Limiter l’immigration

La Suisse ne peut plus maĂźtriser et contrĂŽler indĂ©pendamment l’immigration. ConsĂ©quence de la libre circulation des personnes avec l’UE et des frontiĂšres ouvertes, le solde migratoire dĂ©passait durant les quatre derniĂšres annĂ©es un pourcent de la population totale du pays. En chiffres absolus, la population de la Suisse s’est accrue de plus de 83’000 personnes chaque annĂ©e, soit de l’équivalent du nombre d’habitants de la ville de St-Gall. 70% des immigrants proviennent de l’UE, mais cet afflux ne peut ĂȘtre influencĂ© par la Suisse en raison de l’accord de libre circulation des personnes. Il est grand temps que la Suisse retrouve le contrĂŽle de l’immigration et puisse limiter l’afflux d’immigrants.

Durant les quatre annĂ©es Ă©coulĂ©es, le nombre d’immigrants en Suisse dĂ©passait de plus de 330 000 celui des Ă©migrants. Il s’agit lĂ  d’un chiffre officiel. ConsĂ©quence de la libre circulation des personnes, la Suisse ne peut pas freiner ce flot migratoire. Cette situation est aggravĂ©e par la facilitĂ© du regroupement familial en provenance de pays tiers, par de nombreux clandestins et par la forte augmentation du nombre des requĂ©rants d’asile. En soixante ans seulement, la proportion d’étrangers en Suisse a presque quadruplĂ©. Et cela bien que jamais encore dans son histoire la Suisse n’a naturalisĂ© autant de personnes. L’Office fĂ©dĂ©ral de la migration s’attend Ă  ce que cette croissance dĂ©mographique se pour-

suive jusqu’en 2035. 10 millions de personnes pourraient bientît vivre en Suisse.

Les consĂ©quences nĂ©gatives de l’immigration s’aggravent Les consĂ©quences de cette immigration sur l’économie, les loyers, le prix du sol, l’amĂ©nagement du territoire, les infrastructures, les Ă©coles, le chĂŽmage, la santĂ© publique et les institutions sociales sont de plus en plus perceptibles. ConsĂ©quence: les prix des loyers ont massivement augmentĂ©, en ville de Zurich, par exemple, de quelque 60% durant les dix ans Ă©coulĂ©s. Le mĂȘme dĂ©veloppement peut ĂȘtre observĂ© Ă  la campagne. La pression sur le marchĂ© du travail s’accroĂźt, les immigrants en provenance de l’UE Ă©vinçant les travailleurs originaires d’Etats tiers. Le taux de chĂŽmage actuel de 3% est relativement Ă©levĂ© alors que nous vivons une phase de haute conjoncture Ă©conomique.

Retrouver le contrĂŽle

Plus personne ne conteste aujourd’hui le fait que ce dĂ©veloppement exige une rapide correction. Or, depuis l’introduction de la libre circulation des personnes, la Suisse ne dispose plus des instruments permettant de contrĂŽler l’immigration. Il est Ă©vident pour l’UDC que la Suisse doit retrouver sa libertĂ© d’action dans le domaine de l’immigration.

Une initiative pour la limitation de l’immigration nous rendra les instruments de contrîle

Il s’agit d’ancrer les points suivants dans la Constitution fĂ©dĂ©rale:

‱ la Suisse doit pouvoir gĂ©rer de maniĂšre autonome l’immigration d’étrangĂšres et d’étrangers.

‱ l’immigration doit ĂȘtre limitĂ©e par des plafonds annuels et des contingents pour toutes les autorisations relatives au droit des Ă©trangers et au droit d’asile.

‱ la Suisse tient compte de ses intĂ©rĂȘts ainsi que de ses besoins en main-d’Ɠuvre en attribuant des autorisations de sĂ©jour, d’établissement et de frontaliers. Le principe de la prioritĂ© des nationaux doit ĂȘtre appliquĂ©.

‱ des critĂšres doivent ĂȘtre dĂ©finis pour l’octroi d’autorisations de sĂ©jour et d’établissement.

‱ il n’existe pas de droit Ă©tabli Ă  un Ă©tablissement durable, au regroupement familial ou aux prestations sociales.

‱ il n’est pas permis de conclure des traitĂ©s internationaux qui sont en opposition avec ces principes.

‱ Les traitĂ©s internationaux en contradiction avec la nouvelle disposition constitutionnelle doivent ĂȘtre adaptĂ©s ou rĂ©siliĂ©s.

Toni Brunner

PrĂ©sident de l’UDC Suisse

Zottel entame un Tour de Suisse

Notre mascotte Zottel, Ă  l’image de l’UDC, est « proche des gens ». Il accompagne en effet volontiers son maĂźtre Ernst Schibli en voyage, il se rend rĂ©guliĂšrement Ă  nos assemblĂ©es des dĂ©lĂ©guĂ©s, pour le plus grand plaisir des visiteurs. Zottel va Ă  prĂ©sent entamer un Tour de Suisse et rendre visite aux diffĂ©rents conseillers nationaux Ă  travers tout le pays. Le 18 mai, Zottel rencontrera Toni Brunner dans sa ferme Ă  Ebnat-Kappel. Il y fera connaissance de son non moins fameux cochon Nubes et verra ainsi l’endroit oĂč il « crĂšche ». Vous pourrez suivre les pĂ©rĂ©grinations de Zottel dĂšs la premiĂšre Ă©tape de son Tour de Suisse le 24 mai sur le site Internet de Zottel, Ă  l’adresse www.zottel-2011.ch ou sur celui de l’UDC Suisse, www.udc.ch.

Zottel félicite les gagnants du concours de dessin !

Zottel et son maßtre, le conseill national Ernst Schibli, ont débuté leur Tour de Suisse. Notre mascotte félicite les gagnantes et gagnants du concours de dessin.

Angélique Ruch, Moutier

Je félicite tous les gagnants du concours et remercie tous les participants! A bientÎt dans votre région...

Willi Forrer, Klosters Nathanael KĂŒnzli, Laupersdorf
Anina Ineichen, Oberwil

4 Immigration

Initiative UDC pour la limita

La Suisse est submergĂ©e par une vague d’immigrants. Le projet de nouvelle initiative «pour la limitation» redonnerait Ă  notre pays les instruments lui permettant de gĂ©rer l’immigration. Une initiative populaire dans ce sens sera proposĂ©e Ă  la prochaine assemblĂ©e des dĂ©lĂ©guĂ©s de l’UDC. Il faut que la Suisse retrouve les moyens de contrĂŽler quantitativement et qualitativement l’immigration. C’est capital pour notre pays.

Avec l’introduction de la libre circulation des personnes, la Suisse a renoncĂ© Ă  tous les instruments de gestion de l’immigration. Depuis, la statistique de l’immigration explose. On en connaĂźt les principaux chiffres. Ils sont effrayants: 157 271 nouvelles autorisations de sĂ©jour et d’établissement ont Ă©tĂ© accordĂ©es durant l’annĂ©e record 2008. En quatre ans seulement, la population de la Suisse s’est accrue en chiffres nets de 330 000 personnes. Une image pour illustrer ce dĂ©veloppement: chaque annĂ©e l’équivalent de la population de la ville de St-Gall s’est installĂ© sur le Plateau suisse. Et rien ne permet de prĂ©voir la fin de ce phĂ©nomĂšne. Impossible de prĂ©voir si dans dix ou vingt ans la Suisse aura huit, dix ou douze millions d’habitants – voire davantage. MĂȘme l’Office fĂ©dĂ©ral de la statistique prĂ©voit 10 millions d’habitants dans un proche avenir.

MĂȘme les meilleurs experts se sont trompĂ©s

Tous les pronostics établis

millions

jusqu’ici se sont rĂ©vĂ©lĂ©s faux. Ce constat ne concerne pas seulement les politiques, y compris le Conseil fĂ©dĂ©ral; mĂȘme les experts les plus qualifiĂ©s ont massivement sous-estimĂ© les effets de la libre circulation des personnes. Aucun expert n’a, par exemple, su prĂ©dire – ne fĂ»t-ce que partiellement – la forte immigration en provenance d’Allemagne.

Une forte proportion de citoyens se

sont Ă©galement trompĂ©s. Ils n’ont pas rĂ©alisĂ© ce que signifie au fond la libre circulation des personnes, c’estĂ -dire la perte pour le pays signataire du contrĂŽle du nombre d’immigrants. Nombre de citoyennes et de citoyens ont cru que la libre circulation Ă©tait nĂ©cessaire pour faire venir la maind’Ɠuvre dont la Suisse a besoin. Une absurditĂ©: nul besoin d’un traitĂ© international pour permettre Ă  des gens d’immigrer. Ou encore les votants

Développement de la population

Suisses Naturalisés depuis 1980 Etrangers

Le solde migratoire de ces quatre derniÚres années est de 330 000 immigrants, soit une densité de population évquivalente au canton du Tessin ou à la ville de Zurich.

tion de l’immigration

ont-ils cru que la libre circulation des personnes avait un rapport avec l’ouverture des marchĂ©s. C’est encore faux: le libre-Ă©change et la libre immigration sont deux choses fondamentalement diffĂ©rentes.

Plafonds et contingents

MaĂźtriser et contrĂŽler signifie for cĂ©ment aussi limiter. La Suisse doit retrouver la possibilitĂ© de fixer des contingents. C’est exactement ce que rĂ©clame le projet d’initia tive populaire. La Suisse fixera des plafonds annuels pour les autorisations de sĂ©jour. Il faudra aussi veiller Ă  empĂȘcher que cette disposition ne soit contournĂ©e.

Toutes les catĂ©gories d’étrangers devront ĂȘtre impliquĂ©es. Il faut Ă©viter que, par exemple, le contingentement des autorisations de sĂ©jour ordinaires soit sapĂ© par la multiplication des autorisations de courte durĂ©e. Ou encore que les plafonds soient Ă©ludĂ©s via le droit d’asile ou par un regroupement familial excessif. Les frontaliers doivent eux aussi faire l’objet de contingents spĂ©ciaux.

tive ne peut rĂ©gler cette question dans le dĂ©tail. On se contentera d’inscrire dans la Constitution fĂ©dĂ©rale le principe selon lequel l’immigration en Suisse n’est possible qu’en prĂ©sence d’une offre d’emplois correspondante et si le demandeur rĂ©pond Ă  certaines exigences personnelles.

La frontiĂšre suisse est de plus en plus passĂ©e par des immigrants de toutes sortes. Les autoritĂ©s ont perdu le contrĂŽle de l’immigration depuis l’entrĂ©e en vigueur de la libre circulation des personnes. Cette situation ne peut plus durer, l’UDC exige une nouvelle nĂ©gociation de cet accord.

Seules des personnes voulant et pouvant s’intĂ©grer doivent avoir le droit d’immigrer et de vivre durablement en Suisse. Tous les dĂ©tails du projet devront ĂȘtre dĂ©finis au niveau de la loi en cas d’acceptation de l’initiative. D’autres pays nous donnent l’exemple avec des systĂšmes qui fonctionnent bien. Le

sionnelle, l’indĂ©pendance financiĂšre prĂ©visible, le pays d’origine, les rapports avec le pays d’accueil, l’ñge et les connaissances linguistiques. Ce systĂšme permet de gĂ©rer de maniĂšre optimale l’immigration et d’accueillir facilement les travailleurs et les professionnels qualifiĂ©s dont le pays a besoin. En revanche, celles et ceux qui ne cherchent qu’à abuser des institutions sociales et refusent de s’intĂ©grer n’atteignent pas le nombre de points requis et sont d’emblĂ©e Ă©cartĂ©s.

Nouvelles nĂ©gociations indispensables avec l’UE

Le fait est que toute limitation concrĂšte de l’immigration contrevient Ă  l’accord de libre circulation des personnes conclu avec l’UE. Aussi longtemps que tous les ressortissants de l’UE, soit plus que 500 millions de personnes, ont un droit Ă©tabli Ă  venir en Suisse aux conditions fixĂ©es par l’accord, notre pays ne peut pas imposer des plafonds et des contingents.

Quels sont les critĂšres?

Lorsqu’on fixe des contingents et des plafonds, il faut bien entendu se demander selon quels critĂšres ces limitations doivent ĂȘtre dĂ©finies. L’initia-

Canada, l’Australie et la NouvelleZĂ©lande, par exemple, gĂšrent l’immigration avec un systĂšme moderne basĂ© sur des points: pour l’obtention d’un permis de sĂ©jour, il faut rĂ©unir un nombre minimal de points qui sont attribuĂ©s selon divers critĂšres comme les qualifications professionnelles et scolaires, le type de profession, l’expĂ©rience professionnelle, la durĂ©e restante de l’activitĂ© profes-

En cas d’acceptation de l’initiative, la Suisse devrait donc entamer de nouvelles nĂ©gociations sur la libre circulation des personnes avec l’UE. Bruxelles n’a pas de raisons objectives de refuser ces discussions. L’UE ne tire en effet aucun avantage de l’actuelle Ă©migration en direction de la Suisse et devrait aussi comprendre les inquiĂ©tudes de la Suisse face au volume migratoire actuel. ExtrapolĂ© Ă  l’UE, la statistique migratoire suisse Ă©quivaut Ă  quelque 5 millions de personnes; il va de soi qu’un tel nombre d’immigrants serait impensable pour l’UE.

Cette initiative n’est absolument pas «la fin de la voie bilatĂ©rale». Dans le pire des cas, il faudrait adapter quelques accords bilatĂ©raux. Mais c’est lĂ  un petit problĂšme face aux consĂ©quences nĂ©gatives d’une immigration incontrĂŽlĂ©e.

6 Politique d’asile

«Autruche - seul animal offi politique»

Cette citation de Pierre Daninos semble avoir Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e tout exprĂšs pour la classe politique suisse dĂšs lors qu’on parle de migration. N’en dĂ©plaise aux europhoriques pour qui la migration ne peut qu’ĂȘtre une bonne chose, force est de constater que la grande idĂ©e de peuple europĂ©en rĂ©siste mal Ă  la rĂ©alitĂ©. Chaque jour que Dieu fait, notre population se trouve confrontĂ©e aux difficultĂ©s engendrĂ©es par cette migration subie et non choisie. Bien sĂ»r, les chantres du melting pot entonnent Ă  tue-tĂȘte les trompettes de l’économie qui tourne Ă  plein rĂ©gime, des places de travail créées grĂące Ă  l’arrivĂ©e de travailleurs venus d’ailleurs, de la bonne situation Ă©conomique de la Suisse qui doit tout Ă  ces bras et cerveaux venus se mettre au service de notre pays. La lecture est un peu courte.

par Yvan Perrin, conseiller national, vice-président, La CÎte-aux-Fées (NE)

On peut tout d’abord se demander sur le principe de la poule et de l’Ɠuf si cette situation doit aux migrants venus apporter leur force de travail Ă  notre industrie ou si au contraire ce ne serait pas plutĂŽt parce que notre Ă©conomie se porte mieux qu’ailleurs que ces gens sont venus chez nous. Chacun a naturellement sa rĂ©ponse mais Ă©tant d’un naturel plutĂŽt pessimiste quant Ă  la nature humaine, j’ai tout lieu de penser que ces centaines de milliers de personnes qui se sont Ă©tablies sur notre sol ces derniĂšres annĂ©es l’ont fait en pensant en prioritĂ© Ă  leur intĂ©rĂȘt et non Ă  celui de notre pays, charitĂ© bien ordonnĂ©e commençant par soi-mĂȘme. Quelle que soit la motivation profonde de ces nouveaux venus, leur arrivĂ©e ne va pas sans poser problĂšme. Les infrastructures n’ont pas suivi le dĂ©veloppement dĂ©mographique fulgurant imposĂ© par la libre circulation et dĂ©sormais, seules les personnes Ă  fort pouvoir d’achat sont Ă  mĂȘme de choisir l’endroit oĂč elles souhaitent vivre tant les loyers ont

pris l’ascenseur, rĂ©pondant naturellement Ă  la loi de l’offre et de la demande. De fait, la population indigĂšne n’a le choix qu’entre des sacrifices importants pour pouvoir assumer des locations de plus en plus Ă©levĂ©es ou le dĂ©mĂ©nagement lĂ  oĂč les coĂ»ts sont moindres. Si cette derniĂšre solution est retenue, c’est ensuite le transport qu’il faut rĂ©soudre car les capacitĂ©s de dĂ©placement n’ont pas non plus Ă©tĂ© adaptĂ©es, qu’elles soient publiques ou privĂ©es. Il suffit de chercher Ă  se rendre de Lausanne Ă  GenĂšve en dĂ©but de journĂ©e pour s’en convaincre. Le choix est simple, voyager debout en train, l’aisselle du voisin dans le nez ou faire du sur-place dans les bouchons sur l’autoroute. Exaltantes perspectives.

Un autre problÚme majeur doit beaucoup à cet afflux non contrÎlé. Souvenez-vous, la gauche annonçait que

le sort de la condition ouvriĂšre allait enfin s’amĂ©liorer grĂące aux contrĂŽles soutenus qui allaient ĂȘtre mis en Ɠuvre pour s’assurer qu’aucun dumping salarial ne rognerait les revenus des salariĂ©s voire ne les pousserait au chĂŽmage. RatĂ© lĂ  aussi. MalgrĂ© toute la bonne volontĂ© affichĂ©e par les prĂ©tendus dĂ©fenseurs des prolĂ©taires, on relĂšve une pression Ă  la baisse sur les salaires dans deux cas sur cinq, soit 40%. Travailler autant pour gagner moins, c’est un peu la proposition que beaucoup de travailleuses et travailleurs de notre pays ont reçu ces derniĂšres annĂ©es. Certes, personne n’est obligĂ© d’accepter mais la sanction en cas de refus ne se fait pas attendre, la porte est immĂ©diatement indiquĂ©e Ă  celles et ceux qui auraient le mauvais goĂ»t de rĂ©sister Ă  la globalisation version Bruxelles.

Les abus en matiĂšre d’asile ont Ă©tĂ© nombreux depuis janvier 2011. Le Conseil fĂ©dĂ©ral n’a toutefois pas dĂ©cidĂ© de rĂ©agir.

Nouvel effet pervers de la libre circulation, les personnes tombĂ©es au chĂŽmage sont clairement laissĂ©es pour compte par les pouvoirs publics qui n’ont rien entrepris pour assurer la reconversion professionnelle de ces gens qu’on a mis dehors. A quoi bon former les travailleurs indigĂšnes Ă  grand frais quand on peut faire appel Ă  une main-d’Ɠuvre extĂ©rieure formĂ©e et meilleur marchĂ© ? RĂ©sultat des courses, le chĂŽmage augmente tandis qu’on va chercher des travailleurs de plus en plus

ciellement doué de sens

loin. Comme d’habitude, la classe politique prĂ©sente un problĂšme comme une solution et nous explique que ces nouveaux arrivĂ©s sont une chance inespĂ©rĂ©e pour notre pays puisqu’ils contribuent Ă  l’assainissement de nos assurances sociales. En clair, ces travailleurs contribueraient Ă  la bonne santĂ© de l’AVS et de l’AI. Juste, si ce n’est que ce discours est assez semblable Ă  celui que Bernard Madoff servait Ă  ses clients. Les nouveaux investisseurs permettaient de verser les intĂ©rĂȘts aux anciens jusqu’au moment oĂč le systĂšme se grippe. N’oublions pas que les cotisants d’aujourd’hui sont les rentiers de demain et qui assu-

l’immigration ? A ces questions, la classe politique n’a visiblement pas de rĂ©ponse. AprĂšs nous, le dĂ©luge !

Si ces difficultĂ©s constituent autant de dĂ©fis pour notre pays, au moins pouvons-nous constater que nous Ă©voquons ici une population venue chez nous pour travailler, ce qui est loin d’ĂȘtre le cas pour tout le monde. L’ouverture des frontiĂšres nous vaut Ă©galement de recevoir de nombreuses personnes qui n’ont pas pour habitude de mettre la main Ă  la pĂąte mais plutĂŽt dans la poche des autres. Cela va des mendiants qui rĂ©clament la charitĂ© de maniĂšre parfois agressive aux

Demandes d’asile de l’Afrique du nord 2011

janvier février mars avril

Les demandes d’asile en provenance de la Tunisie ont augmentĂ© entre janvier et avril 2011 de 275%!

rera le versement de leur propre rente le jour venu ? Nous lançons-nous dans une spirale infernale qui vaudrait à notre pays de ne devoir sa survie qu’à

criminels de haut vol manifestant un respect pour le moins limitĂ© de la vie d’autrui. Comme toujours, le monde politique est incapable d’admettre les

effets dĂ©sastreux de son utopie. Les criminels n’ont pas attendu Schengen pour se rendre en Suisse, le trafic de drogue a toujours existĂ©, le systĂšme informatique Schengen constitue une arme de destruction massive pour les criminels, l’insĂ©curitĂ© n’est qu’une notion subjective brandie par un parti d’extrĂȘme droite bien connu pour effrayer le bon Peuple. Ce discours, nous le connaissons par cƓur. Quand le message est dĂ©sagrĂ©able, on discrĂ©dite le messager et c’est de ce principe dont l’UDC est victime. A chaque fois que nous mettons en Ă©vidence un nouvel aspect pervers de la libre circulation, des accords de Schengen ou Dublin, la classe politique crie haro sur le baudet. On peut comprendre cette attitude; reconnaĂźtre que ces accords ne nous ont pas valu le havre de paix et de prospĂ©ritĂ© qu’on nous promettait revient de facto Ă  admettre qu’on a pu se tromper, tout au moins se montrer un peu optimiste, chose impensable en politique. Selon Winston Churchill, un bon politicien est celui qui est capable de prĂ©dire l’avenir et qui, par la suite, est Ă©galement capable d’expliquer pourquoi les choses ne se sont pas passĂ©es comme il l’avait prĂ©dit. Et bien en Suisse, rĂ©jouissons-nous, nous avons des politiciens nettement plus forts que ceux dont parlait Churchill puisqu’ils arrivent Ă  nous expliquer que les choses se sont passĂ©es comme il l’avaient prĂ©dit mĂȘme si les faits leur donnent tort tous les jours.

Dans ces conditions, il n’y a rien Ă  attendre de ces hommes et de ces femmes qui persisteront Ă  placer Bruxelles avant les intĂ©rĂȘts de la population suisse. La seule rĂ©ponse aux effets dĂ©sastreux de la libre circulation, de Schengen, de Dublin tient en trois lettres : UDC.

10 septembre: fĂȘte de famille sur la Place fĂ©dĂ©rale

AprĂšs le grand rassemblement populaire d’octobre 2007 Ă  Berne, l’UDC invite les Suissesses et les Suisses Ă  la fĂȘte de la famille du 10 septembre prochain sur la Place fĂ©dĂ©rale. Ainsi, l’UDC veut rappeler combien la famille est importante dans la sociĂ©tĂ© d’aujourd’hui. Aucun autre parti ne s’est autant engagĂ© en faveur de la famille que l’UDC. En effet, seule l’UDC a combattu les hausses d’impĂŽts et de taxes qui alourdissent les charges fiscales des familles. Aussi, grĂące Ă  son initiative en faveur des familles, l’UDC exige que chaque famille puisse bĂ©nĂ©ficier jusqu’à 10’000 francs de dĂ©ductions fiscales.

L’UDC s’est mise d’accord le 14 avril dernier avec les autoritĂ©s de la ville de Berne pour organiser sa fĂȘte des familles le samedi 10 septembre 2011 sur la Place fĂ©dĂ©rale. L’UDC avait initialement dĂ©posĂ© une demande d’autorisation pour une manifestation avec un cortĂšge Ă  travers la ville de Berne un samedi d’octobre. Selon le conseiller communal Reto Nause, la ville ne peut cependant pas garantir la sĂ©curitĂ© d’une manifesta-

tion et d’un cortĂšge en octobre. Cette restriction de la libertĂ© de rĂ©union et d’opinion est profondĂ©ment dĂ©cevante pour l’UDC qui a cependant reçu l’assurance que la sĂ©curitĂ© et l’ordre seraient garantis samedi aprĂšs-midi 10 septembre. Pour l’UDC, il Ă©tait prioritaire que sa manifestation puisse se dĂ©rouler sans heurt.

L’UDC invite donc dĂšs Ă  prĂ©sent tous ses membres et sympathisants

En 2007, ce sont plusieurs miliers de Suissesses et de Suisses qui s’étaient rassemblĂ©s aux cĂŽtĂ©s de l’UDC afin de dĂ©filer librement et calmement Ă  travers la ville de Berne et jusque sur la Place fĂ©dĂ©rale.

Des citoyens de tous les Ăąges, de toutes les rĂ©gions et de tous les genres s’étaient rĂ©unis afin de s’unir sous le drapeau suisse et de dire combien leur attachement Ă  la Suisse leur Ă©tait important.

Rappelons ensemble cet attachement le 10 septembre.

y compris leurs enfants et petits-enfants Ă  participer Ă  cette grande fĂȘte de famille sur la Place fĂ©dĂ©rale. Elle se rĂ©jouit d’ores et dĂ©jĂ  d’une fĂȘte belle et digne.

Nous voulons nous engager sans hésitation tous ensemble pour une Suisse indépendante avec des citoyennes et des citoyens libres qui ont le dernier mot dans notre démocratie directe.

Le 10 septembre prochain, soyez nombreuses et nombreux Ă  vous rĂ©unir avec votre famille Ă  Berne et n’oubliez pas de prendre votre drapeau suisse afin de cĂ©lĂ©brer ensemble une grande fĂȘte Ă  notre pays, la Suisse.

Depuis longtemps, l’UDC est le seul parti qui s’engage en faveur des familles et en faveur de la Suisse. Soutenez l’action de l’UDC pour les familles en vous rĂ©unissant le 10 septembre 2011 Ă  Berne sur la Place fĂ©dĂ©rale.

FĂȘte de la famille UDC

Tous Ă  Berne pour la grande fĂȘte de la famille UDC

Le 10 septembre 2011, le mot d’ordre pour tous les membres de la famille UDC, jeunes et moins jeunes, pour tous les sympathisants, les amis et tous ceux qui dĂ©fendent une Suisse libre, indĂ©pendante et neutre est : « Tous Ă  Berne pour la grande fĂȘte de famille UDC sur la Place fĂ©dĂ©rale ! » Par notre prĂ©sence Ă  cet Ă©vĂ©nement, nous exprimerons, dans une ambiance festive, notre attachement Ă  notre dĂ©mocratie directe et donc notre volontĂ© de garantir un bon avenir Ă  notre pays. Nous comptons sur votre prĂ©sence Ă  ce grand rassemblement.

par Nadja Pieren, dĂ©putĂ©e, vice-prĂ©sidente UDC Suisse et prĂ©sidente du comitĂ© d’organisation, Berthoud (BE)

En nous rĂ©unissant le 10 septembre 2011 sur la Place fĂ©dĂ©rale Ă  Berne, nous Ă©mettrons un signal clair : l’UDC montre son visage, elle se tient droite, ne baisse pas les yeux, l’UDC prend les difficultĂ©s Ă  bras-le-corps et affiche sa cohĂ©sion, lorsqu’il est important et dĂ©terminant de le faire.

Chers membres de l’UDC, le 23 octobre 2011, jour des Ă©lections nationales, sera un jour important et dĂ©terminant pour l’avenir de notre pays. Nous avons au-devant de nous des Ă©lections dĂ©cisives au Conseil national et au Conseil des États. Alors prouvons, le 10 septembre, que nous savons mobiliser la population et affluons en masse Ă  Berne, depuis chacun des 26 cantons, avec drapeaux, cloches, costumes traditionnels et autres !

À la fĂȘte de famille UDC, nous exprimerons par notre forte prĂ©sence que l’UDC est le parti qui dĂ©fend l’avenir de notre pays, un avenir dans la libertĂ© et la sĂ©curitĂ©. Il est donc important que toutes les gĂ©nĂ©rations soient prĂ©sentes ce samedi. En effet, le bien

de la Suisse est dans l’intĂ©rĂȘt de tous, jeunes et vieux. La famille, soutien de chacun d’entre nous, sera au cƓur de la fĂȘte UDC. Toutes les gĂ©nĂ©rations seront reprĂ©sentĂ©es. Ensemble, nous nous Ă©rigerons : pour une Suisse libre et indĂ©pendante, sans juges Ă©trangers et sans diktat europĂ©en, pour une Suisse neutre, pour laquelle la dĂ©fense nationale est au premier plan, pour la dĂ©mocratie directe, afin que le peuple continue d’avoir le dernier mot Ă  l’avenir.

La fĂȘte de famille UDC sera une fĂȘte joyeuse et colorĂ©e pour tous. Des attractions pour jeunes et vieux, de la restauration et de la musique seront offertes. D’intĂ©ressants exposĂ©s succincts de personnalitĂ©s connues et de jeunes hommes et femmes politiques vous y attendent. Il y aura un programme d’activitĂ©s spĂ©cial avec concours pour les enfants, ainsi que des reprĂ©sentations musicales. Et bien entendu, Zottel sera lui aussi de la partie !

nus Ă  notre rassemblement, vous ĂȘtes cordialement invitĂ©s. RĂ©servez dĂšs aujourd’hui la date du 10 septembre et venez Ă  Berne. Aidez-nous Ă  mobiliser le plus de personnes possibles, afin que nous nous rendions Ă  Berne en nombre, de toute la Suisse, le 10 sep-

Venez nombreuses et nombreux avec votre famille Ă  la grande fĂȘte de la famille UDC le 10 septembre 2011 sur la Place fĂ©dĂ©rale Ă  Berne. Des grands-parents jusqu’aux petits enfants, soyez des nĂŽtres!

tembre. Des cars effectueront l’allerretour vers et de Berne depuis tous les cantons. Veuillez prendre contact avec votre parti cantonal (ou le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l’UDC Suisse). Celui-ci vous renseignera volontiers au sujet du voyage aller et retour.

Comme vous le voyez, ce sera une fĂȘte agrĂ©able et conviviale pour tous. Vous et votre famille ĂȘtes aussi les bienve-

Je me réjouis vivement de passer avec vous et votre famille un aprÚsmidi convivial et enrichissant à Berne le 10 septembre 2011.

5e Tournoi de foot de l’UDC

Samedi,

16 juillet 2011 dĂšs 10h00

Reitplatz, Winterthour Töss

Grand tournoi de foot de l’UDC. Bonne ambiance, compĂ©tition, trophĂ©es, prix, musique et bien plus seront au rendez-vous.

CatĂ©gories (aucune limite d’ñge)

Equipe mixte (6 joueurs, dont au minimum 2 femmes)

Equipe masculine (6 joueurs)

Les joueurs individuels sont également les bienvenus. Selon les possibilités, une équipe sera constituée.

Participation : Fr. 50.- par Ă©quipe. PossibilitĂ©s d’annoncer votre Ă©quipe tout de suite sur Internet www.udc.ch ou par e-mail Ă  imobersteg@svp.ch

Renseignements: Ariane Imobersteg 031 300 58 58

Fin des inscriptions: 2 juillet 2011

Proche des gens

PrĂ©sence de l’UDC dans les comptoirs

Les reprĂ©sentantes et reprĂ©sentants de l’UDC se montrent proches des gens. Un nombre incroyable de sympathisants et de citoyens ont reçu leur programme du parti signĂ© de la part d’une personnalitĂ© de notre parti. Aussi, ils ont pu signer les initiatives UDC pour les familles et pour l’élection du Conseil fĂ©dĂ©ral par le peuple. De plus, pour nos visiteurs ce fut l’occasion d’établir un Ă©change avec nos Ă©lus et de les questionner sur les enjeux actuels. L’UDC sait combien ce contact direct est important.

L’UDC a tenu des stands Ă  Berne lors de la BEA-Expo et en Suisse centrale pour participer Ă  la Luga. A cette occasion, de nombreux visiteurs se sont intĂ©resssĂ©s Ă  la politique de l’UDC et ont signĂ© nos deux initiatives en cours. Ils ont aussi pu faire la connaissance du programme de l’UDC.

Lors de la RhEMA, Toni Brunner a signĂ© des centaines de programmes politiques de l’UDC. Le magnifique stand UDC a reçu de nombreuses visites de citoyens curieux de faire la connaissance du prĂ©sident de l’UDC et des idĂ©es de notre parti. Plusieurs autres reprĂ©sentants de l’UDC Ă©taient Ă©galement de la partie.

Contrat avec le peuple

Samedi,

27

août au Théùtre 11, Thurgauerstrasse 7 à Zurich-Oerlikon

Nous invitons les dĂ©lĂ©guĂ©s de l‘UDC Suisse et tous les membres du parti Ă  l‘ouverture de la campagne Ă©lectorale. Les candidates et candidats UDC au Conseil national et au Conseil des Etats signeront le Contrat avec le peuple. Ils attestent ainsi leur promesse Ă©lectorale faite au peuple de s‘engager pour une Suisse libre et indĂ©pendante.

Déroulement du programme:

dĂšs 10h00 Ouverture des portes

11h00

Début de la partie politique en présence du conseiller fédéral

Ueli Maurer et de l’ancien conseiller fĂ©dĂ©ral Christoph Blocher avec de nombreux divertissements

12h45 Fin conviviale de la manifestation avec musique, collations et boissons

N‘oubliez pas ce lancement de la campagne!

Le nombre de places est limitĂ©. Commandez dĂšs Ă  prĂ©sent votre carte d‘invitĂ© auprĂšs d‘ info@udc.ch

Les Suisses votent UDC

UDC Suisse, www.udc.ch, info@udc.ch, tél. 031 300 58 58, CCP: 30-8828-5

FĂȘte de famille

sur la Place fédérale

Samedi, 10 septembre 2011 Ă  Berne

Nous invitons tous les membres et sympathisants de la grande famille UDC ainsi que leurs enfants et petits-enfants Ă  une fĂȘte marquĂ©e par de nombreuses prestations folkloriques sur la Place fĂ©dĂ©rale Ă  Berne. Nous nous rĂ©jouissons par avance d‘une manifestation belle et digne. Notre objectif est de nous engager ensemble pour une Suisse indĂ©pendante composĂ©e de citoyennes et de citoyens libres qui ont le dernier mot dans notre dĂ©mocratie directe.

Déroulement du programme:

dÚs 13h00 Réunion sur la Place fédérale

14h30 DĂ©but de la partie politique avec le conseiller fĂ©dĂ©ral Ueli Maurer et l’ancien conseiller fĂ©dĂ©ral Christoph Blocher 15h40 Suite et fin conviviales de la fĂȘte avec musique, collations et boissons, jeux et divertissements pour les enfants

17h00 Fin de la manifestation

Les Suisses votent UDC

Droits populaires

L’UDC est opposĂ©e Ă  la levĂ©e de la dĂ©mocratie directe

L’UDC s’oppose catĂ©goriquement au minage de plus en plus Ă©vident de la dĂ©mocratie directe. Aussi rejette-t-elle l’introduction de la juridiction constitutionnelle. Cette rĂ©forme politiserait encore plus la justice et dĂ©placerait des compĂ©tences des citoyens et du Parlement vers les tribunaux. En fin de compte, les droits populaires en seraient affaiblis. Il n’est pas acceptable que les droits populaires soient pareillement sapĂ©s.

par Christoph Mörgeli conseiller national, StÀfa (ZH)

La rĂ©cente proposition du Conseil fĂ©dĂ©ral d’étendre la liste des motifs d’invalidation des initiatives populaires et d’imposer un examen prĂ©alable des initiatives avec un «avertissement» figurant sur les listes de signatures doit Ă©galement Ă©tĂ© rejetĂ©e.

Il s’agit aussi de combattre la tendance de placer tout le droit international au niveau du droit international impĂ©ratif et de se rĂ©fĂ©rer, lors de l’apprĂ©ciation d’initiatives populaires et de la prĂ©paration de textes de loi, Ă  des critĂšres aussi vagues que «la teneur essentielle des droits fondamentaux constitutionnels».

L’UDC rejette l’avant-projet de la Commission des affaires juridiques du Conseil national visant Ă  introduire une juridiction constitutionnelle. La suppression proposĂ©e de l’article 190 de la Constitution fĂ©dĂ©rale, qui dĂ©finit les lois fĂ©dĂ©rales et le droit international public comme droit applicable par les tribunaux, entraĂźnerait un affaiblissement considĂ©rable des droits du peuple, encouragerait l’instauration d’un Etat de juges et provoquerait une politisation supplĂ©mentaire de la

justice. Dans la discussion sur la juridiction constitutionnelle, il ne s’agit pas en premier lieu du rapport entre la Constitution et les lois fĂ©dĂ©rales, mais bien plus de la question centrale de savoir qui a la compĂ©tence de concrĂ©tiser des dispositions constitutionnelles imprĂ©cises. La suppression de l’art. 190 permettrait aux juges de dĂ©clarer anticonstitutionnelles des lois fĂ©dĂ©rales ou des parties d’elles sans tenir compte de l’avis du Parlement et du peuple. Et cela mĂȘme si le Parlement et le peuple ont consciemment formulĂ© ainsi une loi fĂ©dĂ©rale en donnant plus de poids Ă  d’autres facteurs qu’aux dispositions constitutionnelles qui, compte tenu de leur formulation, admettent diverses interprĂ©tations. L’instauration d’une juridiction constitutionnelle provoquerait une importante insĂ©curitĂ© du droit parce qu’on ne pourrait plus se fier aux prescriptions figurant dans les lois fĂ©dĂ©rales. Les procĂ©dures judiciaires en seraient allongĂ©es et plus coĂ»teuses. En fin de compte, l’idĂ©e de la juridiction constitutionnelle tĂ©moigne d’une mĂ©fiance injustifiĂ©e Ă  l’égard du peuple en tant que souverain.

tĂ©es par une majoritĂ© du peuple et des cantons. C’est arrivĂ© avec les initiatives sur l’internement et sur l’imprescriptibilitĂ©. Dans le cas de l’initiative sur les minarets et de l’initiative UDC sur le renvoi, on fait Ă©galement valoir l’argument du droit international pour ne pas appliquer Ă  la lettre ces nouvelles dispositions constitutionnelles.

Les reprĂ©sentants de l’UDC lors de la confĂ©rence de presse pour protĂ©ger les droits populaires.

Non Ă  l’affaiblissement de la dĂ©mocratie directe et des droits populaires! L’UDC s’oppose aussi avec force aux tendances croissantes Ă  restreindre les droits du peuple. Le droit international sert de plus en plus souvent de prĂ©texte pour empĂȘcher l’application selon la volontĂ© du souverain d’initiatives parfaitement justifiĂ©es et accep-

La rĂ©cente proposition du Conseil fĂ©dĂ©ral d’étendre la liste des motifs d’invalidation des initiatives populaires et d’imposer un examen prĂ©alable des initiatives populaires avec un «avertissement» figurant sur les listes de signatures doit Ă©galement ĂȘtre rejetĂ©e. TrĂšs dangereuse aussi Ă  ce propos la tendance Ă  placer tout le droit international au niveau du droit international impĂ©ratif et de se rĂ©fĂ©rer lors de l’apprĂ©ciation d’initiatives populaires et de la prĂ©paration de textes de loi Ă  des critĂšres aussi vagues que «la teneur essentielle des droits fondamentaux constitutionnels».

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Impressum

Tirage: 10 000 exemplaires

Edition: Stiftung SVP-Parteizeitung

Adresse: Franc-parler, Case postale 8252, 3001 Berne, franc-parler@udc.ch

Périodicité: mensuelle Imprimerie: Zofinger Tagblatt AG, Henzmannstrasse 20, 4800 Zofingen, www.ztonline.ch

Collaborateurs: MichÚle Berger, Kevin Grangier Crédit photo Page 3: © UDC Suisse

Abonnement: Fr. 35.- pour les non-membres. Annonces: Kevin Grangier, franc-parler@udc.ch

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Redevances radio/TV

PĂ©tition contre les redevances: 200 francs par an, c’est assez

Le 17 mai, nous avons dĂ©posĂ© la pĂ©tition redevance-arnaque « Redevances radio/TV: 200 francs c’est assez » Ă  l’adresse du Conseil fĂ©dĂ©ral et du Parlement. En quatre mois seulement, 143’297 personnes ont signĂ© notre texte. Cette pĂ©tition compte ainsi parmi celles qui ont rencontrĂ© le succĂšs le plus retentissant dans notre pays. Avec cette action en ligne et sur Facebook, nous faisons aussi figure de modĂšle pour les campagnes politiques Ă  venir.

par Natalie Rickli conseillĂšre nationala, Winterthour (ZH)

En automne dernier, le Parlement a adoptĂ© un changement de systĂšme pour la redevance radio/ TV: dĂšs 2015, il est prĂ©vu d’introduire la «redevance gĂ©nĂ©rale de mĂ©nage». Chaque particulier et chaque entreprise doit payer, indĂ©pendamment de la prĂ©sence ou non d’un appareil de rĂ©ception ou de la question de savoir si quelqu’un dans le mĂ©nage consomme des programmes SSR. C’est Ă  cela que nous nous opposons.

Celui qui paie la redevance n’a pas son mot à dire

Le payeur de redevance doit simplement payer sa redevance radio/TV; il n’a par contre rien Ă  dire. C’est certainement aussi pour cela qu’un aussi grand nombre de personnes a signĂ© la pĂ©tition et ainsi exprimĂ© son mĂ©contentement. Les interventions de l’UDC au Parlement visant Ă  rĂ©duire la redevance ou, au moins, Ă  transfĂ©-

rer la compĂ©tence pour les questions de redevance au Parlement se sont soldĂ©es par des Ă©checs. Aujourd’hui, le Conseil fĂ©dĂ©ral dĂ©cide Ă  lui seul du montant de la redevance. La transparence des comptes ne rĂšgne ni Ă  la SSR ni chez Billag. Les payeurs de la redevance ont le droit de savoir ce qu’il advient des 1,2 mia. de francs perçus par la SSR !

des 18 chaßnes de radio et 8 chaßnes de télévision. Ces chiffres sont toutefois nécessaires pour pouvoir mener un débat de fond sur le service public. Et

Natalie Rickli entourĂ©e de Francisca BrechbĂŒhler et de Brenda MĂ€der lors du dĂ©pĂŽt des 140 000 signatures de la pĂ©tition.

En aoĂ»t 2010, le Conseil fĂ©dĂ©ral a fait savoir qu’il n’y aurait pas d’augmentation de la redevance en 2011. Effectivement, elle n’a pas augmentĂ©. Billag est en revanche passĂ©e Ă  la facturation annuelle, ce qui gĂ©nĂšre des Ă©conomies annuelles de 10 mio. de francs. Or cet argent est versĂ© dans la caisse des redevances et non aux payeurs de la redevance : il s’agit d’une augmentation dissimulĂ©e. Nous exigeons que cet argent soit rendu aux payeurs de redevance ! En raison de l’opacitĂ© des comptes de la SSR, il est impossible de dĂ©terminer combien coĂ»te chacune

Nos revendications sont les suivantes :

ce service public doit impĂ©rativement faire une fois l’objet d’une dĂ©finition claire. Pour fournir le service public, il n’y a certainement pas besoin de 18 chaĂźnes de radio et 8 chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision. Ce que les chaĂźnes privĂ©es peuvent faire doit ĂȘtre laissĂ© aux chaĂźnes privĂ©es. Compte tenu de tout ce qui prĂ©cĂšde, on peut donc affirmer: 200 francs, c’est assez !

143’297 personnes partagent cet avis!

1. La redevance radio et tĂ©lĂ©vision doit ĂȘtre ramenĂ©e Ă  200 francs par an.

2. Toutes les Ă©conomies faites par la sociĂ©tĂ© Billag et toutes les redevances non transmises doivent ĂȘtre restituĂ©es aux payeurs de la redevance.

3. Le Parlement doit Ă©dicter une rĂšglementation selon laquelle les personnes faisant la preuve qu’ils ne consomment pas de programmes radio et TV sont exemptĂ©s de la redevance.

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